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Affaire El Khabar : gel de la transaction

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Plus d'un milliard de dinars de transactions sans factures en 10 jours
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Quotidien national d'information
N° 6406 Prix 10 DA France 1 C
Jeudi 16 juin 2016
LE GROUPE DE PRESSE A DÉCIDÉ DE FAIRE APPEL DEVANT LE CONSEIL D’ÉTAT
Affaire El Khabar :
gel de la transaction
Par
LA TRANSACTION commerciale pour l’achat du Groupe médiatique El Khabar (journal, télévision,
imprimeries et société de diffusion)
par Ness Prod, une filiale du Groupe
industriel Cevital, a été gelée par
décision du juge du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs
(Alger), a-t-on constaté sur place.
Dans la salle d’audience envahie par
une trentaine de journalistes, le président de la séance se prononce : la
requête introduite par le ministère
de la Communication pour l’annulation de l’achat des parts
d’El Khabar par Nass Prod est
acceptée dans la forme, tandis que
dans le fond, il a été décidé le gel
des effets de la transaction. A
l’extérieur de l’édifice de justice,
tout le monde s’attendait à une décision finale pour cette affaire introduite en référée. Les avocats des
deux parties expliquent à tour de
rôle la décision de justice et convoquent chacun ses compétences pour
tirer les perspectives de ce bras de
fer, engagé depuis deux mois entre
Nass Prod et le ministère de la
Communication. D’emblée, maître
Nadjib Bitem, avocat du ministère,
Photo : S. Zoheir
Ourida Sellam
entend «mettre au clair» ce qui a été
décidé ou prononcé par le juge.
«Tout d’abord, le gel ne veut en
aucun cas dire que la transaction
est annulée. En aucun cas, le gel ne
portera préjudice à l’entreprise El
SELON UN BILAN DU MINISTÈRE
Khabar», explique-t-il. Et de préciser : «Le juge a accepté la requête
dans la forme. Tandis que dans le
ACTUALITÉ
DANS LE CADRE D’UN ACCORD ENTRE LE MINISTÈRE
DE L’EDUCATION ET L’ENTREPRISE ALFATRON
L’énergie a attiré 14 milliards
de dollars d’IDE de 2010 à 2015
ÉCONOMIE
„ Le code de l'investissement
ne peut résoudre
tous les problèmes
de l'économie .....................p3
40 000 enseignants seront formés
dans le domaine de l’informatique
Par
CULTURE
„ Engouement pour
«Les nuits du cinéma»
à Alger ...............................p14
Par
LE SECTEUR de l’énergie a
capté pas moins de 14,01 milliards
de dollars d’investissements directs
étrangers (IDE) durant la période
2010 - 2015. Ce montant a été communiqué par le ministère de
l’Energie, lequel précise que la
moyenne annuelle des investisse-
ments réalisés s’élève de ce fait à
2,3 milliards de dollars. Pour uniquement l’année dernière, les IDE
dans le secteur de l’énergie se sont
établis à 2,3 milliards de dollars,
enregistrant une hausse de 45% par
rapport à 2014, détaille le département de l’énergie dans le dernier
numéro de la revue Algérie Energie,
cité par l’APS.
Suite en page 3
QUELQUE 40 000 enseignants
de toutes les régions du pays seront
formés dans le domaine de l’informatique, à la faveur d’un accord
signé entre le ministre de l’Education nationale et l’entreprise
publique Alfatron, a indiqué, hier le
directeur général de l’entreprise,
Habib Ghazi. Alfatron est spécialisée dans le montage et l’installation des équipements informatiques.
Suite en page 5
Photo : DR
Photo : Archives
Abdallah Kaddour
Smaïl Boughazi
fond il a décidé de geler la transaction.» De son côté, l’avocate maître
Fetta Sadat, membre du collectif de
défense d’El Khabar, regrette, elle,
que le «gel soit prononcé dans cette
a f f a i re » . C a r, a rg u e - t - e l l e ,
«la requête était irrégulière, introduite au nom du ministère de la
Communication. Or, ce dernier n’a
aucune compétence…».
Par ailleurs, les avocats de la
défense sont appelés à introduire
leurs requêtes avant le 22 juin prochain, c’est-à-dire «verser les
conclusions en réplique», explique
l’avocate, estimant qu’il «y a une
volonté de la justice d’en finir avec
cette affaire». Cependant, elle reste
pessimiste quant au sort de la transaction. «On se dirige vers l’annulation» de la transaction,
pronostique l’avocate. Pour elle
comme pour maître Nadjib Bitem,
la justice a décidé de classer et d’en
finir avec cette affaire, «avant le
15 juillet, date des vacances judiciaires», ont-ils précisés.
Mais le Groupe El Khabar a
décidé de faire appel devant le
Conseil d’Etat, a indiqué, dans
l’après-midi d’hier, M e Chaib
Sadek, un des avocats du groupe.
Suite en page 2
Supplément Culture
«Blanche Algérie»,
une opportunité
peu exploitée
Lire pp 11 à 13
MONDE
„ Damas condamne
la présence française
en Syrie..............................p17
2
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 16 juin 2016
IL DEVAIT ÊTRE CONNU HIER
Le verdict dans l’affaire CNAN
reporté au 29 juin
Par
Hasna Yacoub
e juge du pôle spécialisé de
Sidi M’hamed, qui devait
rendre hier son verdict dans
l’affaire Cnan, a décidé de prolonger le temps de délibération
d’une quinzaine de jours. Le
magistrat a ainsi annoncé le report
de la date du verdict au 29 juin
prochain. Une aubaine pour les
absents dont le nombre était assez
important parmi les accusés, les
avocats ainsi que les parties
civiles. Pour rappel, cette affaire
qui s’est ouverte le 18 mai dernier,
concerne une vingtaine d’accusés
dont les anciens P-dg de la compagnie nationale algérienne de navigation à savoir Koudil Ali,
Bombar Ali ainsi que plusieurs
autres cadres du pavillon national
et de ses filiales ainsi que de partenaires. Ces derniers sont poursuivis dans ce dossier pour
passation de marchés contraire à la
loi et à la réglementation dans le
but de l’octroi d’indus privilèges à
autrui, dilapidation de l’argent
public et son utilisation de
manière illégale, abus de fonction,
négligence ayant causé la perte de
l’argent public, conflits d’intérêts,
violation de la réglementation de
change et du transfert des capitaux, non dénonciation et escro-
Photo : DR
L
querie portant préjudice à l’Etat.
Selon l’accusation, le scandale
a éclaté il y a au moins 5 ans à la
suite d’un courrier adressé au procureur de la République faisant
état de l’existence de plusieurs
crimes et délits commis par les
gestionnaires de Cnan Groupe. Ce
dernier a chargé la brigade d’investigations judiciaires de la gendarmerie d’ouvrir une enquête
préliminaire. Les conclusions de
celle-ci ont fait état d’une «négligence» dans la gestion de Sntm
Cnan, devenue par la suite Cnan
Groupe, et d’un «laisser-aller
important qui a causé une perte
énorme de l’argent public». Il a
également été souligné dans l’enquête que les gestionnaires qui se
sont succédé à la tête de cette
importante compagnie «ont trans-
gressé les lois et enfreints la
réglementation notamment pour la
passation de marchés dans le
cadre de la réparation, la location
ou encore la vente des navires
dont même une partie des revenus
de la vente n’ont pas été
récupérés», et cela avec la complicité de leurs subordonnés dont le
directeur des finances et de la
comptabilité, le directeur de l’é-
Affaire El Khabar : gel de la transaction
Suite de la page 1
«Le jugement prononcé est conservatoire et
pas définitif dans le sens où le groupe El
Khabar va introduire un recours devant le
Conseil d’Etat dans un délai de 15 jours», a
déclaré l’avocat.
La défense du Groupe El Khabar a insisté
également sur «l’incompétence du tribunal
administratif s’agissant des actes notariés».
Pour rappel, le ministère de la Communication avait introduit une action en référé auprès
de ce tribunal sur la conformité du rachat du
Groupe de presse El Khabar par le Groupe
agroalimentaire Cevital en se basant sur les
dispositions de l’article 25 du Code de l’information. Cet article stipule qu’«une même personne morale de droit algérien ne peut
posséder, contrôler ou diriger qu’une seule
publication périodique d’information générale
de même périodicité éditée en Algérie». Le
Président-directeur général du Groupe Cevital,
Issad Rebrab, est déjà propriétaire du quotidien
zzz AU FIL DES JOURS
Par
Noureddine Khelassi
LE TRIBUNAL administratif de Bir Mourad
Raïs a décidé de «geler les effets de l’acte de
vente» du groupe El Khabar au milliardaire
Issad Rebrab, propriétaire du conglomérat
Cevital. Malgré des vices de procédure initiaux, le juge des référés a considéré finalement que l’action était recevable en la
forme et sur le fond et a ordonné de stopper
les conséquences inhérentes au contrat liant
sa filiale Ness Prod aux actionnaires d’El
Khabar. Il est vrai qu’il y avait une erreur au
début parce que la défense du ministère de
la Communication n’avait pas encore en
main le contrat de cession. Mais dès l’obtention d’une copie, la procédure a été corrigée, chose parfaitement permise par la loi.
Restent donc les résultats de l’achat d’El
Khabar. Tous les effets du contrat sont
immédiatement gelés. Il en est ainsi de l’introduction du titre en Bourse annoncée
péremptoirement et en guise de parade
politique par le magnat de l’huile de table,
du sucre et du verre plat. Idem pour les
nominations et toutes les décisions prises
Liberté. En vertu de cette transaction, le
Groupe Cevital a acquis plus de 80% des
actions du groupe El Khabar, une Société par
actions (SPA) incluant le journal éponyme, la
chaîne de télévision KBC, les imprimeries et
une société de diffusion. La dernière séance a
été consacrée aux plaidoiries des avocats des
deux parties. Le tribunal avait reporté l’affaire,
dans laquelle le ministère demande l’annulation de la transaction du rachat, à quatre
reprises.
O. S.
quipement et des affaires techniques et les directeurs des commissions des études des marchés
ainsi que les hauts cadres responsables des navires faisant partie de
la flotte du Groupe Cnan. L’accusation soutient que «les accusés
ont, de manière délibérée, immobilisé les navires durant de
longues périodes dans le seul but
d’amener les pouvoirs publics à
décider de la vente de la flotte du
Groupe Cnan pour qu’ils puissent
en tirer profit». Il est fait allusion
d’ailleurs dans le dossier présenté
à la justice, des coûts ahurissants
de réparation de navires dans des
chantiers de sociétés étrangères où
le montant initial de réparation
prévu dans le contrat se retrouve
dépassant plus de 300% grâce à
des avenants. Le cas du navire
Hadjar est à citer comme exemple.
Ce navire dont les travaux de
réparation ont coûté à la Cnan près
de 10 millions de dollars, a été
évalué à 6 millions de dollars lors
de sa cession. Mieux, les dirigeants de la Cnan seraient arrivés
à une négligence totale dans la
gestion au point où la Compagnie
a loué un navire pour l’exploiter
durant la saison estivale sans se
rendre compte que ce dernier ne
répondait pas aux normes. Son
accostage a été refusé dans les
ports étrangers et la Cnan a dû le
rendre à son propriétaire sans se
faire «rembourser». Plusieurs
autres griefs ont été retenus contre
les mis en cause, raison qui a
amené le procureur de la
République à demander des peines
allant de 2 à 10 années de prison
ferme. Il a ainsi requis les plus
grandes peines à savoir 10 et
8 années de prison ferme à l’encontre des deux ex P-dg de la
Cnan, Bombar Ali et Koudil Ali.
Une peine de 10 ans ferme et un
mandat d’arrêt international ont
été requis à l’encontre des deux
accusés en fuite.
H. Y.
Vente d’El Khabar : le droit et rien d’autre
après le rachat par le nouveau propriétaire
(temporaire). Evidemment, ces décisions ne
sont pas annulées mais gelées immédiatement après la notification aux concernés. Le
transfert de propriété est donc bloqué jusqu’à nouvel ordre. Le jugement en référé
est, par définition, exécutoire par provision,
c’est-à-dire provisoirement. En effet, «l’ordonnance en référé ne préjudicie pas au principal. Elle est exécutoire par provision, avec ou
sans caution, nonobstant les voies de recours.
Elle n’est pas susceptible d’opposition ni de
défense à exécution» (article 303 du code de
procédure civile et administrative). Elle est
d’autant moins opposable qu’elle n’a pas été
rendue en premier ressort par défaut, ce
dernier cas étant le seul qui permet l’opposition (article 304). Dans cette affaire où il
s’agissait de recourir au droit, de l’interroger et de le dire, le ministre de la
Communication était parfaitement dans son
droit et dans son rôle, tout en sachant qu’il
allait engager une délicate et difficile opération. Il avait alors introduit une action en
référé auprès du tribunal compétent sur la
conformité de la transaction entre le brasseur d’affaires et le groupe de presse El
Khabar, propriétaire d’un quotidien bien en
vue, d’une télé offshore, d’une messagerie
de presse et de rotatives notamment. Son
action était fondée sur l’article 25 du code
de l’information qui interdit sans équivoque
la possession de plus d’un journal par une
même personne physique ou morale. Cet
article est on ne peut plus clair : Une même
personne «ne peut posséder, contrôler ou
diriger qu’une seule publication périodique
d’information générale de même périodicité
éditée en Algérie». La partie adverse avait
pour sa part basé sa stratégie de défense sur
l’idée que le milliardaire n’était pas devenu
lui-même et directement propriétaire des
quotidiens Liberté et El Khabar, possessions
de deux filiales autonomes de Cevital. Sauf à
prendre le juge administratif pour un branquignol, cette ligne de défense était vouée
d’avance à l’échec. Dans tous les cas de
figure, c’est-à-dire qu’il en soit l’actionnaire
unique, majoritaire ou partiel, Issad Rebrab
reste propriétaire, d’une manière ou d’une
autre, des deux filiales en question de son
groupe. En jetant son dévolu financier sur El
Khabar, il allait donc, ipso facto, posséder ou
contrôler les deux titres en question.
Elémentaire, mon cher Watson, aurait
répliqué Sherlock Holmes s’il était Algérien!
Cela étant dit, l’affaire n’est pas encore
entendue car le dossier n’est pas encore
clos. A moins que le grossium de l’agroalimentaire ne considère lui-même que l’affaire
est déjà pliée et décide donc de ne pas aller
sur le fond.
En attendant, la vie ne doit pas s’arrêter
pour El Khabar car la décision du tribunal ne
signifie en rien son arrêt de mort. Le groupe
peut continuer à vivre. Il existait avant Issad
Rebrab et il lui survivrait. Ses actionnaires,
dans le cas où la Justice validerait, sur le
fond, la décision en référé du tribunal administratif, pourraient s’ils le souhaitaient
trouver un autre acheteur. Dans le cas de la
vente du groupe au richissime patron de
Cevital, ni les actionnaires d’El Khabar ni
Issad Rebrab n’étaient le sujet car ce n’étaient pas eux qui étaient visés intuitu personae. C’est la transaction, précisément sa
légalité et sa recevabilité du point de vue de
la loi qui était l’objet et constituait le sujet. Il
n’était donc question que du droit et rien
d’autre.
N. K.
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 16 juin 2016
3
SELON LE MINISTRE DE L’INDUSTRIE ET DES MINES, ABDESSELAM BOUCHOUAREB
Le code de l’investissement ne peut résoudre
tous les problèmes de l’économie
Par
Bahia Aliouche
es mesures incitatives et
les exonérations fiscales
accordées aux investisseurs dans le cadre du projet de
loi sur la promotion de l’investissement, «seront sans incidence
sur le Trésor public contrairement à ce qui est dit par certains
députés». C’est la réponse affirmative du ministre de l’Industrie
et des Mines, Abdesselam
Bouchouareb, à l’adresse des
députés, lors de la dernière
séance consacrée au débat dudit
projet de loi. Ces derniers, rappelons-le, ont considéré que les
avantages et exonérations fiscales prévues dans ledit projet de
loi étaient «démesurées», redoutant un manque à gagner
considérable pour le Trésor
public au moment où le pays a
plus que jamais besoin de ressources financières.
Selon M. Bouchouareb, «le
texte en question vise à diversifier l’économie, créer des
richesses pour la financer, des
postes d’emploi, et élargir l’assiette fiscale». Il cite à titre
d’exemple le taux des dépenses
fiscales récupérées par l’Etat, en
phase de réalisation des projets
qui est à hauteur de 70%. Au
moment où le pays a besoin de
nouvelles sources de financement «nous devons faire le choix
entre l’impôt sur les bénéfices
Photo : S. Zoheir
L
des sociétés (IBS) (qui compte
parmi les incitations) et les priorités, à savoir la création de
richesses et de postes d’emploi».
Revenant aux critiques
des députés sur les facilités,
les avantages et exonérations
fiscales «démesurées» prévues
dans ledit projet de loi,
M. Bouchouareb a indiqué que
contrairement à ce qui est dit
«les exonérations ont été
réduites», signalant l’élaboration
d’une liste négative des 200 activités exclues de ces avantages.
Les avantages «ne seront pas
accordés anarchiquement»
Amendements et 26 questions déposés à l’APN
Le bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN) a étudié, hier, 32 amendements portant sur le projet de loi relatif à la promotion de l’investissement puis
soumis ceux répondants aux conditions requises par la loi à la commission des
affaires économiques pour en délibérer ultérieurement. Par la suite, le bureau a examiné 26 questions (4 écrites et 22 orales) déposées à son niveau pour adresser celles
conformes aux conditions de droit au gouvernement. Auparavant le président de
l’APN, Mohamed Larbi Ould Khelifa, avait souligné la nécessité d’observer le même
rythme de travail afin de parachever l’adaptation de l’arsenal législatif aux dispositions
de la récente révision constitutionnelle et diligenter l’examen des projets de loi à
caractère urgent tel le projet de loi organique modifiant et complétant la loi portant
régime électoral qui doit être soumis prochainement aux membres de l’APN. Le
bureau de l’APN a adopté une nouvelle programmation comportant des séances en
soirée afin de finaliser les travaux dans les délais impartis
comme auparavant, a-t-il fait
remarquer. Le code de l’investissement ne peut être la seule
solution à tous les problèmes de
l’économie nationale, a-t-il précisé, insistant sur l’impératif
d’améliorer le climat des
affaires, à travers la lutte contre
la bureaucratie, la garantie du
foncier industriel et le financement afin de pouvoir relancer
l’investissement en Algérie. Il a,
en outre, salué l’amélioration
progressive enregistrée dans le
climat de l’investissement, citant
la signature par le ministère de
l’Habitat d’une décision autorisant l’octroi à l’investisseur d’un
permis de construction dans un
délai ne dépassant pas 20 jours.
Concernant le foncier, le
ministre est revenu sur les nombreuses mesures prises par l’Etat
pour créer un véritable marché
du foncier afin de mettre fin à la
spéculation, dont la création de
nouveaux parcs industriels,
l’aménagement de 39 sites sur un
total de 49 prévus et la récupération des terres inexploitées.
M. Bouchouareb a, d’autre part,
indiqué qu’aucun changement
n’était à signaler pour le droit de
préemption sinon que le nouveau
texte propose de l’adapter aux
usages mondialement en
vigueur, en inscrivant une partie
de cette règle au titre des lois fiscales. Le ministre a, en outre,
cité la règle 51/49% régissant les
investissements étrangers, que le
projet de loi propose d’extirper
du code de l’investissement pour
être régie par les textes de lois de
Finances, rappelant qu’une
mesure dans ce sens a été introduite par la LF 2016. Il ne s’agit
pas, a-t-il poursuivi, de
«renoncer à ce principe mais de
le renforcer, cette règle étant
désormais élargie au secteur
commercial alors qu’elle se limitait auparavant au secteur de
production et des services».
Répondant à certains députés qui
ont estimé que l’Etat avait
renoncé à cette règle avec le
danger que cela représente pour
les richesses du pays, le ministre
a indiqué que les «failles enregistrées par le passé avaient
permis l’entrée de flux d’investissements étrangers utilisés
dans des activités de commerce.
En la conjoncture économique
actuelle la suppression de cette
règle ne profitera pas au pays.»
B. A./APS
Signature prochaine d’accords pour la production de phosphate
Répondant aux interrogations de certains députés sur l’absence
d’une vision claire d’investissement, le ministre de l’Industrie,
Abdesselam Bouchouareb, a précisé, mardi dernier, les 15
filières auxquelles le gouvernement accorde la priorité à l’investissement, au regard de leur apport pour l’Etat oscillant entre
26 et 30 milliards de dollars, ajoutant que les incitations importantes prévues dans le projet de loi sur l’investissement s’inscrivent dans le cadre de ces filières stratégiques. Il est prévu le 20
juin courant la signature d’accords sur la réalisation de projets
relatifs à la production de phosphate, un à Tébessa, deux à Souk
Ahras et un autre à Hadjar Soud (Skikda). Ces investissements
contribueront à augmenter la production nationale de phosphate qui devrait passer de 1 million de tonnes actuellement à
10 millions tonnes à la fin 2019, ce qui fera de l’Algérie l’un des
premiers producteurs des différents types d’engrais. Le ministre
a également cité le projet de Bellara (Jijel) de sidérurgie qui
«sera finalement opérationnel après 33 ans d’attente», estimant
que les premiers essais seront effectués en janvier 2017, année
où la production devrait atteindre 2 millions de tonnes avant de
doubler (4 millions) en 2019. Concernant le ciment, le ministre
a indiqué que l’Algérie était en phase d’aménager des stations
pour l’exportation de ce produit, le groupe industriel des
ciments d’Algérie (Gica) devant produire à lui seul 20 millions de
tonnes de ciment en 2019 contre 12,1 millions de tonnes en
2015, outre l’entrée en production prochaine de l’usine de
Biskra (juillet ou septembre), et l’usine Ain Kbira avec 1 million
de tonnes ce qui permettra à l’Algérie d’arrêter l’importation de
ce produit. Enfin, le ministre a indiqué que le secteur sera renforcé par une loi d’orientation sur le développement des PME
qui sera prochainement soumise au parlement pour débat.
L’énergie a attiré 14 milliards de dollars d’IDE de 2010 à 2015
Suite de la page 1
S’agissant de la répartition des investissements par branche d’activité, il ressort
que les hydrocarbures se sont taillé la part
du lion avec plus de 99% des IDE réalisés
au cours des six dernières années pour un
montant de 13,9 milliards de dollars. Par
contre, seuls 112 millions de dollars ont
été orientés vers les autres branches
énergétiques et de dessalement d’eau de
mer. Dans les hydrocarbures, la même
source précise que l’activité de développement des gisements s’est accaparée de
83% des IDE réalisés, soit 11,5 milliards
de dollars entre 2010 et 2015 dont 26%
par l’Italie (ENI), suivie par les firmes
américaines (14%), britanniques (14%),
norvégiennes (14%) et canadiennes (8%).
Quant à l’activité exploration, le ministre
indique que celle-ci a attiré des flux d’investissements de l’ordre de 2,1 milliards
de dollars durant la même période. Autrement dit, il s’agit de 15% des IDE destinés
à la branche des hydrocarbures. Les
sociétés britanniques y occupent la première place avec une part de 28%, suivies
par les compagnies espagnoles avec 12%,
et les russes, allemandes et chinoises avec
10% chacune. Pour ce qui concerne l’activité aval, le ministre a fait savoir qu’elle a
enregistré un montant de 300 millions de
dollars d’IDE durant la période de référence. Les IDE relatifs à cette filière sont
globalement orientés vers le développement de l’industrie pétrochimique à travers trois projets. Le premier a trait au
complexe des engrais Al Djazaïria Omania
Asmida (AOA) réalisé en partenariat avec
la société omanaise Suhail Bahwan. Ce
projet a mobilisé des investissements de
259 millions de dollars entre 2010 et 2015.
Le deuxième projet est Sorfert, réalisé en
Répartition géographique des IDE (2010-2015)
A/ Par pays
- Italie : 3,155 milliards de dollars
- Grande-Bretagne : 2,185 milliards de dollars
- Etats-Unis : 1,646 milliard de dollars
- Norvège : 1,589 milliard de dollars
- Canada : 923 millions de dollars
- Espagne : 755 millions de dollars
- France : 708 millions de dollars
- Thaïlande : 484 millions de dollars
- Chine : 346 millions de dollars
- Vietnam : 344 millions de dollars
- Allemagne : 332 millions de dollars
- Danemark : 323 millions de dollars
- Russie : 297 millions de dollars
- Oman : 259 millions de dollars
- Australie : 143 millions de dollars
- Irlande : 156 millions de dollars
- Malaisie : 155 millions de dollars
- Autres : 177 millions de dollars
B/ Par zone géographique
- Europe : 9,5 milliards de dollars (68%)
- Amérique du Nord : 2,6 milliards de dollars (18%)
- Asie : 1,6 milliard de dollars (12%)
- Afrique et Moyen-Orient : 310 millions de dollars
(2%).
partenariat avec la compagnie égyptienne
Orascom avec un montant de 34 millions
de dollars. Le dernier est celui de gaz
industriels en association avec la société
allemande Linde doté d’un montant de
6 millions de dollars. Le bilan du ministre
de l’Energie sur les IDE a intégré aussi la
branche énergie et dessalement de l’eau de
mer. Il fera savoir ainsi que 112 millions
de dollars ont été mobilisés pour des
investissements pour la réalisation de stations de dessalement entre 2010 et 2015
soulignant que 10 stations sur un total des
12 prévues dans le programme initial ont
été mises en production. Le bilan mentionne, sur ce point, que 19% des IDE destinés à la branche énergie et dessalement
d’eau de mer sont issus du partenariat
entre Sonelgaz et la firme américaine
General Electric pour la réalisation d’une
usine de turbines à gaz. Le reste l’a été par
des compagnies espagnoles, singapouriennes et canadiennes.
S. B./APS
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 16 juin 2016
SUR DÉCISION DU WALI DE CONSTANTINE
LA TABLE GÉANTE
SERA DRESSÉE
AU STADE MUSTAPHATCHAKER DE BLIDA
Les projets seront accordés
aux communes «actives»
Un f’tour collectif
pour 1 600 orphelins
et veuves la semaine
prochaine
De notre correspondant
à Constantine
Nasser Hannachi
ous les nouveaux
projets inscrits
dans les communes en retard dans la
concrétisation des programmes qui leur ont été
affectés seront annulés.» C’est
la décision clairement
exprimée par le wali de
Constantine, Hocine Ouadah,
mardi dernier, à l’issue du dernier conseil de wilaya. Le chef
de l’exécutif a instruit le
directeur de la planification et
du budget d’opérer en
défaveur des localités qui
enregistrent un retard dans la
présentation des dossiers techniques de leurs projets respectifs. «Ces projets doivent être
destinés à d’autres municipalités qui ont prouvé leur aptitude dans l’exécution de leur
programme de développement», a insisté le wali, qui
précisera que tous les projets
annulés seront communiqués
incessamment par ses services
dans une conférence de presse
à tous les médias. Le conseil a
également passé en revue la
lancinante problématique de
gérance des biens communaux
et leur rentabilisation. A cet
effet, le premier responsable
de la wilaya a chargé les
Photo : Archives
«T
maires des douze communes
de revoir les délibérations
consacrées aux prix de location de l’immobilier et du
patrimoine municipal. Il
faudra souscrire aux orientations et mesures du gouvernement concernant la gestion des
biens et du patrimoine en s’alignant sur les tarifs appliqués
dans le marché de l’immobilier public. «La nécessité de
mettre en œuvre les directives
du gouvernement en ce qui
concerne la révision des prix
s’impose. En aucun cas on ne
devra déroger à la règle»,
a-t-il affirmé.
Au même titre, le wali
accorde un délai de 15 jours à
l’Hôtel de ville de Constantine
en vue de mettre en location
«aux enchères» le marché de
la cité Echouhada ainsi que les
48 stands à l’intérieur du
marché de gros (fruits et
légumes), non exploité depuis
la réception du projet.
M. Ouadah a également
demandé aux maires d’établir
un état d’évaluation sur les
marchés de proximité, les
infrastructures scolaires et la
mise en conformité des
constructions. Concernant
l’état global de la municipalité
de Constantine, selon le wali,
il sera étudié au cours de la
prochaine visite du ministre de
l’Intérieur et des Collectivités
locales, Noureddine Bédoui.
N. H.
POUR LA COUVERTURE DES 379 PLAGES AUTORISÉES À LA BAIGNADE
17 000 agents de la Protection civile
pour les 14 villes côtières
DIX-SEPT MILLE agents
de la Protection civile, entre
professionnels et saisonniers,
seront mobilisés pour la saison
estivale à travers les 14 villes
côtières que compte l’Algérie,
a indiqué, hier, la direction
générale de la protection civile
(Dgpc). «La Dgpc a renforcé
cette année son effectif pour
atteindre 17 000 agents devant
être mobilisés dans les
379 plages autorisées à la baignade sur les 608 plages que
compte le pays», a déclaré à
l’APS le sous-directeur
des statistiques et de l’information, le colonel Farouk
Achour.
Les services de la
Protection civile se sont également dotés de nouveaux
moyens d’intervention dont
plus de 100 engins pneumatiques, et ce, en vue de renforcer, a-t-il expliqué, les
capacités dans ce domaine et
combler les insuffisances
constatés. Le colonel Achour a
souligné que les services de la
Protection civile ont recensé
«plus d’un million d’estivants
depuis le 1er juin», précisant à
ce titre, que les éléments de
secours sont intervenus déjà,
pour sauver 1 035 personnes
de la noyade dont 678 dans
des plages interdites à la baignade. «Il a été, malheureusement, enregistré deux décès
dont un au niveau d’une plage
autorisée à la baignade», a-til déploré. «Nous avons lancé
une campagne de proximité
pour expliquer notamment aux
parents les dangers de la baignade en dehors de la limite
autorisée et sur les précautions à prendre pour protéger
également, leurs enfants
contre les coups de soleil ainsi
que sur les intoxications alimentaires», ajoutera-t-il.
Durant cette campagne «nous
avons parlé, entre autres, avec
les estivants des dangers liés à
la baignade dans les plans
d’eau», a-t-il dit, précisant
«avoir enregistré, à ce
jour, sept décès à Chlef,
Oum El Bouaghi, Tizi Ouzou,
M’Sila et Taref».
Le colonel Achour a en
outre, fait savoir que les services de la Protection civile
ont enregistré, au cours de
la saison estivale écoulée,
5
«50 564 interventions dans
les plages notamment,
32 403 personnes ont été
sauvées contre 121 autres
décédées, dont 48 cas dans
des plages surveillées».
Interrogé sur la mise en
service des six hélicoptères
acquis dernièrement par la
Protection civile, il dira qu’ils
seront probablement opérationnels d’ici fin 2016. «Vingt
pilotes dont 5 femmes sont en
cours de qualification par des
moniteurs étrangers», a-t-il
précisé.
L’ASSOCIATION caritative Kafil
El Yatim (section de Blida) organisera,
le 23 juin prochain, un f’tour collectif
pour plus 1 600 orphelins et veuves, au
niveau du stade Mustapha-Tchaker,
avec la participation de nombreuses
figures nationales de la scène artistique,
sportive et du monde de la presse, a
indiqué, hier, à l’APS le chargé de
la communication. Organisée en
collaboration avec l’association Mitidja
de la presse sportive, le Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja et
l’Office du complexe sportif MustaphaTchaker, cette initiative, première du
genre à l’échelle nationale, sera intitulée «La plus grande table du f’tour au
stade de la victoire», en allusion aux
victoires de la sélection nationale de
football au niveau de ce stade, a
expliqué Yacine Boumedienne. Les
joueurs internationaux Antar Yahia et
Karim Ziani, ainsi que les comédiens
Bahia Rachedi et Hamza Feghouli,
connu sous le nom de Mama Messaouda, ont été cités parmi les personnalités invitées à cette table du f’tour.
Soulignant la coïncidence de l’opération
avec la Journée mondiale des veuves,
M. Boumediene, a signalé la programmation, en marge de cette table, d’une
cérémonie symbolique de distribution
de tenues de l’Aid au profit des orphelins, au titre de la campagne «Sanabil El
Kheir 5», outre la distinction d’orphelins ayant obtenus de très bons résultats
durant leur cursus scolaire. A noter que
l’association «Kafil El Yatim» a lancé, à
l’occasion du mois sacré de Ramadhan,
sa cinquième campagne de solidarité
«Sanabil El kheir», pour la collecte de
14 000 couffins alimentaires, au profit
de veuves et d’orphelins, parallèlement
à 5 700 tenues, destinées à habiller des
orphelins, durant la fête de l’Aïd El Fitr.
Cette association caritative assure la
prise en charge de près de 8 000 orphelins et 3 225 veuves de la wilaya de
Blida. Elle compte 21 sections à travers
la région et organise régulièrement des
campagnes de solidarité au profit des
veuves et des orphelins. L’association
assure à ses protégés, entre autres, la
distribution de couffins durant le
Ramadhan, de vêtements pour l’Aïd et
de trousseaux scolaires, tout en
leur offrant également des sessions de
formation ciblées.
40 000 enseignants seront formés dans le domaine
de l’informatique
Suite de la page 1
M. Ghazi a affirmé que «les formations
seront certifiées et préparées et dispensées
via ‘Microsoft IT Academy’, qui est une
plateforme de formation du géant américain
de l’informatique Microsoft, partenaire
d’Alfatron». M. Ghazi a fait savoir que
«dans un premier temps, des super-formateurs seront formés par des cadres spécialisés, avant de transmettre, dans une seconde
phase, leurs connaissances aux 40 000 enseignants ciblés». Ces enseignants, qui seront
équipés de tablettes, «seront formés en outre
sur des logiciels pour produire du contenu», a
noté le DG d’Alfatron, ajoutant qu’il s’agit
d’«un premier pas vers la réalisation d’un
autre projet entre l’entreprise et le ministère,
en l’occurrence la création d’une plateforme
e-éducation. Le même responsable a indiqué
que «e-éducation est un projet qui sera réalisé au cours des deux prochaines années,
avec une plateforme contenant des cours et
des exercices d’application dans les différentes matières». La plateforme «concernera
les trois paliers de l’éducation nationale et
même celle de l’enseignement supérieur», a-til précisé, signalant que «les logiciels utilisés
peuvent également importer des contenus
d’autres plateformes éducatives». Ce concept
intervient dans un contexte où plusieurs pays
ont entamé des chantiers de refondation de
l’école avec d’importantes promesses
sur le numérique et où les avancées technologiques ouvrent de nouvelles perspectives
pédagogiques.
La ministre de l’Education nationale,
Nouria Benghabrit, n’a cessé depuis la prise
de ses fonctions d’insister sur la nécessité
de moderniser le système éducatif et de
réorienter le numérique, déjà très présent
dans la vie des élèves, vers une meilleure
utilisation.
A. K.
6
I D É E S
Jeudi 16 juin 2016
Mémoire de frères
ÉDITORIAL
Rompez !
Par
Quotidien national d’information
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réclamation, sauf accord préalable avec la direction.
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POURQUOI en arriver jusqu’à légiférer pour restreindre le droit à la
parole aux officiers supérieurs de l’Armée nationale populaire, qu’ils
soient encore en activité ou à la retraite ? En fait, la prééminence
d’une liberté d’expression dans une Algérie qui se veut à l’avant-garde
de la réalité démocratique dans la région, voire dans le monde arabe
ne pourrait qu’être concédée à toute partie mais à la condition
expresse que les règles officiellement établies et/ou convenues fassent
l’objet du plus grand respect.
Dans l’institution militaire, ces règles existent d’elles-mêmes dès
l’instant où le choix est fait d’en intégrer les rangs. De manière simple,
cela s’appellerait alors le devoir de loyauté et obéirait donc plus à une
attitude morale qu’au caricatural strict interdit hiérarchique et à
l’image arbitrairement rigide renvoyée par celle-ci (institution) qu’elle
(l’institution) à l’extérieur.
L’article 22 du décret 06-02, portant statut général des militaires,
décline sans ambigüité et équivoque que «l’état de militaire exige, en
toute circonstance, discipline, loyalisme, esprit de sacrifice,
abnégation, sujétion et désintéressement». Ce qui, certes, résume de
manière très lapidaire la nature de l’investissement moral, dans sa
très profonde acception, attendu par l’Etat de toute personne
individuellement engagée en ce sens.
En soulignant que «le militaire est tenu à l’obligation de réserve en
tout lieu et en toute circonstance. Il doit s’interdire de tout acte ou
comportement de nature à compromettre l’honneur ou la dignité
de sa qualité ou à porter atteinte à l’autorité et à l’image de
marque de l’institution militaire», l’article 24 de la même ordonnance évoquée a le mérite d’en approfondir le champ d’application et
plus particulièrement levée toute interprétation biaisée qui laisserait
croire à quelques-uns parmi d’anciens officiers qu’ils peuvent ne plus se
considérer tenus par leur engagement une fois n’appartenant plus aux
rangs de l’ANP, ce qui fut le cas et a servi d’alibi pour s’épancher,
parfois sans retenue, à travers les médias sur des sujets dont les
conséquences sont bien loin de dévitaliser l’institution par les
«révélations» et/ou «contributions» faites mais, comble de l’ironie, de
renvoyer plutôt l’image flétrie de ces mêmes personnages lesquels sont
ipso-facto perçus comme pathétiques, aigris. En plus de donner toutes
les raisons possibles au peuple algérien de ne croire en rien de ce qui
s’apparente à de grossières harangues de poissonniers.
Le respect de l’institution militaire, et ça a le mérite de valoriser
l’image de tout Algérien qui porterait l’uniforme ou ferait le choix de
la servir, consisterait à ne pas se faire cadrer par des textes, de
s’imposer des engagements contraignants au motif qu’à un moment ou
un autre il pourrait s’en libérer car c’est par là que passe la loyauté.
En effet, le plus grave dans cette situation inédite est ceux (militaires)
qui, au nom des libertés démocratiques, du respect des droits
élémentaires des uns et des autres notamment la liberté d’opinion et
d’expression, croient avoir fait bouger les lignes sont beaucoup plus
coupables d’un risque de régression au sein d’une institution qui depuis
quelques années a gagné en professionnalisme et jouit du plus grand
respect à l’extérieur comme à l’intérieur du pays.
En d’autres lieux, circonstances, d’autres termes auraient été accolés
aux militaires qui rompraient le respect qu’ils devaient à l’institution
qui les a faits : renégats.
A. L.
Par
Brahim Senouci
ernand : en ce dimanche 10 mai 1998, on
enterre une vieille dame à Arcueil, dans la
banlieue parisienne. Elle emporte dans sa
tombe le portrait d’un homme, l’homme de sa vie,
l’époux dont elle est la veuve depuis plus de
quarante ans. Elle s’appelle Hélène Iveton. Son
mari s’appelait Fernand.
Fernand Iveton, membre du Parti communiste
algérien, membre du FLN, prend fait et cause
pour l’indépendance de l’Algérie. En novembre
1956, il décide de mener une opération de
sabotage dans l’usine à gaz qui l’emploie. Il
installe une charge explosive dans un tuyau et
relie cette charge à une minuterie. L’explosion est
prévue à une heure où l’usine est déserte. Toutes
les précautions sont donc prises pour qu’il n’y ait
pas de victimes, simplement des dégâts matériels.
La bombe fait long feu. Il n’y a aucun dégât.
Fernand est arrêté, torturé, et condamné à mort.
René Coty, alors président de la République,
rejette le recours en grâce introduit par l’avocat
communiste Joé Nordmann, à qui il raconte une
étrange anecdote. En 1917, pendant la Première
Guerre Mondiale, alors jeune officier, René Coty
assiste à l’exécution de deux jeunes soldats
français condamnés pour mutinerie. Ils avaient
participé à un mouvement de désobéissance pour
protester contre la stratégie de l’état-major qui
avait occasionné une effrayante boucherie. Il
s’approche de l’un des soldats et lui dit : «Toi
aussi, mon petit, tu meurs pour la France.»
Coty considérait-il que, d’une certaine manière,
Fernand Iveton devait mourir pour la France ?
Peut-être se dit-il que la cause colonialiste n’est
pas forcément la bonne et que le supplice
d’Iveton serait de nature à racheter en partie la
faute de la France … Toujours est-il que le
11 février 1957, il est guillotiné à Alger, dans la
cour de la prison Barberousse, en compagnie de
deux de ses compagnons d’armes, Mohamed
Ouennouri et Mohamed Lakhneche. Les trois
camarades s’embrassent et meurent en ayant eu le
temps de crier : Vive l’Algérie !
Annie Fiorio-Steiner, pied-noir, militante du
FLN, prisonnière politique de la France coloniale,
leur dédie ce poème :
Ce matin ils ont osé
C’était un matin clair
Aussi doux que les autres
Où vous aviez envie
De vivre et de chanter.
Vivre était votre droit
Vous l’avez refusé
Pour que par votre sang
D’autres soient libérés.
Que vive votre idéal
Et vos sangs entremêlés
F
Pour que demain ils n’osent plus
Ils n’osent plus
Nous assassiner.
Ahmed : Ahmed Zahana, plus connu sous le nom
de Zabana, est un militant indépendantiste
algérien. Jeune «indigène», passionné de football,
il est titulaire du certificat d’études primaires,
diplôme qui constitue l’horizon unique et
indépassable pour l’écrasante majorité des
Algériens. Ses activités politiques de militant du
Mouvement pour le triomphe des libertés
démocratiques de Messali Hadj, parti auquel il a
adhéré en 1949, le conduisent en prison pour un
premier séjour de trois ans. Une fois libéré, il
retrouve l’activisme politique et s’engage dans la
lutte armée en participant au déclenchement de la
guerre de libération, le 1er novembre 1954. Il est
capturé par l’armée française le 8 novembre de la
même année. Blessé au cours de l’accrochage, il
est d’abord conduit à l’école communale du
village d’El Gaada, près de Sig. Monsieur Casé,
instituteur pied-noir, désigne le blessé et ses
compagnons à ses élèves en leur disant : «Voilà
ce qui vous arrivera si vous suivez les rebelles.»
Ahmed Zabana est incarcéré à la prison d’Oran le
3 mai 1955. Après une parodie de justice, il est
condamné à mort. Le 19 juin1956, il est transféré
à la sinistre prison Barberousse, sur les hauteurs
d’Alger pour y être guillotiné, à la grande joie des
ultras de l’Algérie française. Il est ainsi le premier
condamné depuis le déclenchement de la Guerre
de libération à monter sur l’échafaud. La
guillotine qui servit à son exécution est au musée
central de l’Armée.
Avant son exécution, il adresse cette lettre à sa
famille :
Mes chers parents, ma chère mère,
Je vous écris sans savoir si cette lettre sera la
dernière et cela, Dieu seul le sait. Si je subis un
malheur quel qu’il soit, ne désespérez pas de la
miséricorde de Dieu car la mort pour la cause de
Dieu est une vie qui n’a pas de fin, et la mort pour
la patrie n’est qu’un devoir. Vous avez accompli
votre devoir puisque vous avez sacrifié l’être le
plus cher pour vous. Ne me pleurez pas et soyez
fiers de moi.
Enfin, recevez les salutations d’un fils et d’un
frère qui vous a toujours aimés et que vous avez
toujours aimé. Ce sont peut-être là les plus belles
salutations que vous recevez de ma part, à toi ma
mère et à toi mon père ainsi qu’à Nora, El Houari,
Halima, El Habib, Fatma, Kheïra, Salah, Dinya et
à toi, mon cher frère Abdelkader ainsi qu’à tous
ceux qui partageront votre peine.
Allah est Le Plus-Grand et il est seul à être
équitable.
Votre fils et frère qui vous aime de tout son
cœur.
Hmida (surnom affectueux d’Ahmed Zabana).
B. S.
R É G I O N S
Jeudi 16 juin 2016
ENERGIE : SELON LE DIRECTEUR DE SDC, FILIALE DE SONELGAZ
INVESTISSEMENT
TOURISTIQUE PRIVÉ
Des créances de plus de 556 millions
de dinars à recouvrer à Ghardaïa
e portefeuille des créances
détenues par la Société de
l’électricité et du gaz
(Sonelgaz) sur l’ensemble des
abonnés de la wilaya de Ghardaïa
a atteint une ardoise de plus
556 millions DA, a-t-on appris
hier du directeur local de la
société de distribution centre
(SDC, filiale de Sonelgaz). La
plus grande créance, de l’ordre de
296 millions DA, est détenue par
les collectivités locales, les directions de wilayas et autres entreprises publiques, soit un taux de
53% de l’ensemble des créances,
a indiqué Ahmed Brahimi à
l’APS, avant d’ajouter que les
créances des abonnés ordinaires
(ménages) représentent 270 millions DA, soit un taux de 47%.
Aggravé par les retards de
quelques administrations à
honorer leurs consommations
ainsi que les effets directs du
climat social qu’a connu la région
de Ghardaïa, ce manque à gagner
pèse négativement sur la dynamique interne de l’entreprise en
matière d’amélioration des prestations de service, a ajouté
M. Brahimi. Ces retards, enregistrés dans plusieurs quartiers de la
vallée du M’zab, sont la conséquence des actes de vandalisme,
de destruction et d’incendie de
locaux commerciaux et habitations qu’a connus la région, a-t-il
expliqué.
Selon M. Brahimi, ces dettes
non recouvrées constituent plus
de 173 % de l’enveloppe financière réservée au plan d’urgence
2016 pour la wilaya de Ghardaïa
estimée à 356 millions DA. Pour
cela, les services de distribution
de Ghardaïa s’attellent à mettre
en place des facilitations pour
permettre aux abonnés de s’acquitter de leurs redevances dans
la quiétude, en collaboration avec
les associations et comités de
quartiers, a-t-il ajouté. Ces efforts
de recouvrement des créances ont
Neuf nouveaux
projets agréés
à Blida
devront offrir l’opportunité à de
nombreux jeunes de bénéficier de
séjours en bord de mer tout en
participant à des activités éducatives, et en présentant, notamment, des expositions dédiées aux
sites historiques et touristiques de
la capitale des Aurès. La sélection des bénéficiaires obéira à des
critères «objectifs et transparents» afin que cette opération
atteigne les objectifs qui lui sont
assignés, à savoir permettre aux
jeunes affiliés et adhérents aux
maisons de jeunes, aux centres
sportifs de proximité et aux clubs
de jeunes de la wilaya de Batna,
de bénéficier de l’opération
«Plan bleu», a-t-on encore noté.
Les listes nominatives des
bénéficiaires seront établies par
les établissements de jeunes que
compte la wilaya de Batna, à
raison de trente jeunes par établissement, a-t-on expliqué de
même source.
A côté du plan bleu, de nombreux jeunes batnéens bénéficieront de séjours sur le littoral au
titre d’un programme d’échanges
avec des wilayas côtières parmi
lesquelles Boumerdès et Tipasa,
est-il noté.
APS
NEUFS nouveaux projets
d’investissement privés dans le
domaine touristique dans la
wilaya de Blida ont été agréés
dernièrement, par le ministère du
Tourisme et de l’Artisanat, a-t-on
appris hier du directeur local du
tourisme. Le ministère de tutelle
a agréé neuf nouveaux investissements privés touristiques à
Blida, alors que deux autres sont
à l’étude, a indiqué Mansour
Abdeslam. «Sur ce total de projets, six seront implantés au
niveau de la région touristique
de Chréa, deux dans la commune
de Blida, et un à Beni Mered», a
précisé le responsable du tourisme de la wilaya. M. Mansour a
fait part du parachèvement des
travaux au niveau de deux projets
hôteliers privés dans la région de
Chréa, d’une capacité d’accueil
globale de 220 lits, au moment
ou un troisième projet similaire
est en réalisation à Hammam
Melouane, avec un taux d’avancement estimé à 60 %.
Dans le domaine de l’investissement touristique public, la
wilaya de Blida a bénéficié d’une
dotation de 260 millions de
dinars, destinée à la réalisation
de cinq projets touristiques, dont
celui de l’aménagement de la
zone touristique de Chiffa,
attendu à la réception juin courant, a-t-il ajouté.
A noter qu’au titre des auditions tenues par le wali,
Abdelkader Bouazgui, en vue de
s’enquérir de la situation de
différents secteurs dans la
wilaya, celui-ci avait exprimé
son «mécontentement» à l’égard
de la situation du secteur touristique, appelant les responsables
concernés à consacrer davantage
d’efforts en vue d’exploiter, au
mieux, les importantes ressources de la région en la
matière. M. Bouazgui a particulièrement déploré la «situation
d’abandon» dans laquelle se
trouvent les locaux commerciaux
réalisés au titre du programme du
président de la République. Le
secteur touristique a bénéficié, à
ce titre, de 2 112 locaux, dont
1 208 attribués à des artisans, estil signalé. Le wali a instruit les
responsables concernés en vue de
«remédier à la situation
des locaux faute de quoi les
mesures qui s’imposent seront
entreprises», a-t-il averti.
Le parc hôtelier de Blida
englobe 15 hôtels, d’une capacité
d’accueil de 1 145 lits, a indiqué
le même responsable.
APS
PLUSIEURS programmes,
susceptibles de générer des
emplois et d’impulser la dynamique de développement local,
ont été lancés dans la wilaya de
Laghouat, a-t-on appris hier
auprès de la direction de l’action
sociale (DAS) de la wilaya. Le
programme «Blanche-Algérie» a
consacré 150 chantiers au profit
des communes de la wilaya, dont
50 chantiers pour la seule com-
mune de Laghouat et 26 autres
pour celle d’Aflou, a-t-on
indiqué.
La wilaya de Laghouat s’est
vue accorder, suite à la dernière
visite de la ministre de la Solidarité nationale dans la région,
d’une tranche supplémentaire de
75 chantiers susceptibles de
répondre à l’engouement des
jeunes sur ce type de programmes
d’emplois, a-t-on ajouté. Ces
chantiers, comprenant chacun
huit personnes, assurent des travaux d’hygiène du milieu dans
les centres urbains et les lieux
publics, dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie et la préservation de l’environnement.
La wilaya de Laghouat s’est
vue accorder par ailleurs, dans le
cadre du programme de travaux
d’utilité publique à haute intensité de main-d’œuvre, 98 projets
répartis sur l’ensemble de ses
communes, appuyés d’une
tranche de 64 opérations supplémentaires, selon la même source.
Les programmes de l’action
sociale ont été renforcés également par l’inscription, au titre des
programmes de développement
social (ADS) de 2016, de 15 nouveaux projets qui viendront
s’ajouter aux neuf projets déjà
retenus pour la wilaya.
APS
Photo : DR
L
été précédés par une campagne de
sensibilisation auprès de la population des quartiers affectés par
les événements sur la nécessité
d’honorer les factures impayées
de l’électricité et du gaz de ville.
En plus de ces créances, la
direction de distribution de
Ghardaïa a déploré un taux de
déperdition de l’ordre de 13,8%
sur le réseau d’électricité et de
12,6% sur celui du gaz naturel,
sachant que la longueur du réseau
électrique est de plus de 4 845 km
linéaires et celui du gaz naturel
de plus de 1 470 km.
La direction de distribution de
Ghardaïa fait également face à
d’autres facteurs d’ordre frauduleux, dont la conjonction réduit
sensiblement ses rentrées, notamment les branchements illicites et
les branchements sans compteurs,
a-t-il signalé. Une enveloppe de
356 millions DA a été par ailleurs
mobilisée dans le cadre du plan
d’urgence 2016 par la direction
SDC Ghardaïa pour la réalisation
de 21 km linéaires de renforcement du réseau électrique avec
33 postes transformateurs, dont
70% ont été réalisés, pour «éviter
les perturbations sur le réseau
électrique à travers la wilaya», at-il ajouté. La direction SDC
Ghardaïa a réalisé durant l’an
dernier, 325 nouveaux branchements, 58 km linéaires de réseau
électrique de moyenne et basse
tension avec 36 postes transformateurs, et près de 94 km de
réseau de gaz et le raccordement
de 1 867 nouveaux foyers au
réseau de gaz naturel, selon la
même source. Dans le cadre de
l’électrification agricole, pas
moins de 40 branchements de
nouveaux périmètres agricoles
ont été effectués avec la réalisation de 81 km de réseau moyenne
et basse tension et 41 postes
transformateurs, a-t-on fait
savoir. La wilaya de Ghardaïa
dispose d’un réseau de distribution de gaz estimé à 1 471 km
linéaires et 14 stations de distribution de gaz et de 4 846 km de
réseau électrique avec
2 691 transformateurs, a
affirmé M.Brahimi. Elle totalise
121 187 abonnés au réseau électrique et 68 284 raccordements à
celui du gaz naturel, selon la
même source.
APS
BATNA
Plus de 2 000 jeunes ciblés par le programme «Plan Bleu 2016»
PAS MOINS de 2 500 jeunes
de Batna, âgés entre 14 et 18 ans,
bénéficieront cet été de vacances
sur les côtes de Skikda, de Jijel et
de Bejaia dans le cadre du programme «Plan Bleu 2016» élaboré par l’Office des
établissements de jeunes (Odej),
a-t-on appris hier auprès de ce
dernier.
Initiés par le ministère de
tutelle, ces séjours, encadrés par
des animateurs du secteur de la
jeunesse et des sports, entrent
dans la perspective du développement du tourisme éducatif des
jeunes notamment ceux vivant
dans les communes déshéritées et
les quartiers populaires, a précisé
le directeur de l’Odej, Mourad
Yezger.
Le programme «Plan Bleu
2016», entamé depuis hier 15 juin
et qui devra se poursuivre jusqu’au 3 septembre prochain, est
réparti sur cinq phases, qui
7
Action sociale : de nouveaux programmes pour générer des emplois à Laghouat
8
Jeudi 16 juin 2016
C O N J O N C T U R E
LA LIVRE STERLING EST SOUS PRESSION
Bexite : vers une crise des changes ?
Par
Une capacité
d’absorption d’un petit
choc inflationniste
Romaric Godin
a perspective du Brexit rend
le marché des changes très
nerveux. La livre sterling a
en effet beaucoup baissé depuis le
25 mai, date de la parution des
premiers sondages annonçant une
inversion de tendance de l’opinion
britannique en faveur de la sortie
de l’UE. Depuis cette date, la
livre est passée de 1,3175 euro à
1,26 euro, soit un recul de
4,3%. Face au billet vert, le recul
est de 3,7% à 1,416 dollar. Pour
beaucoup, ce recul de la monnaie
britannique annonce une
catastrophe à venir en cas de vote
en faveur du Brexit. L’étude du
Trésor britannique sur les
conséquences d’un divorce avec
l’UE évalue le recul de la livre de
15%. La plupart des prédictions
tablent tous sur une correction
après le vote, comprise entre
5% et 30% !
Pourquoi le Brexit
inquiète sur le marché
des changes
L’effet négatif sur la monnaie
britannique d’un vote en faveur du
Brexit ne fait pas l’ombre d’un
doute. La raison en est simple :
le vote «Leave» ouvrira une
période d’incertitude juridique et
économique. Pendant deux ans au
minimum (la période peut être
élargie), le Royaume-Uni devra
négocier un nouveau régime de
relations avec l’Union européenne.
De ce nouveau régime dépendra
notamment l’accès du RoyaumeUni au marché unique européen.
Dans le cas britannique, cet élément est particulièrement important dans le cas des services. Privé
d’un libre accès à ce marché,
Londres pourrait être moins
attirante pour les investisseurs,
notamment ceux actifs dans la
finance, mais aussi pour les
sièges sociaux paneuropéens. Des
éléments extrêmement importants
pour l’économie britannique.
Même si toute l’activité ne
s’effondrera pas, il y aura là une
forte incertitude. Or, les marchés
détestent l’incertitude. Les opérateurs de change vont donc naturellement chercher à réduire, après le
vote en faveur du Brexit, leur
exposition à la livre.
La livre,
Brexit-dépendante ?
Le mouvement a d’ailleurs
débuté. La livre sterling évolue en
réalité au rythme des publications
de sondages et de l’évolution des
cotes chez les bookmakers
(considérée outre-manche
comme un élément de prédiction
historiquement beaucoup plus
fiable que les sondages). La livre
baisse donc à mesure que le Brexit
devient plus probable. Et elle
remonte lorsque le maintien dans
l’UE revient en grâce. Jamais
l’indice de volatilité de la monnaie
britannique n’a été aussi élevé
depuis la crise de 2008-2009. Ceci
est renforcé par le fait que les
investisseurs vivaient jusqu’à la fin
du mois de mai dans une sorte
de certitude que le Brexit était une
fiction improbable. La livre avait
ainsi progressé de 6,5% entre début
avril et fin mai face à l’euro,
revenant à son niveau de début
janvier. Le réveil a été violent et a
ramené la livre à un niveau
Photo : DR
L
intégrant un peu plus le risque.
Cette chute de la livre est-elle
inquiétante ? Pour le moment, elle
ne présente rien d’anormal. En
réalité, c’est bien plutôt le
renforcement de la livre en avril et
mai qui semblait étrange. Les
fondamentaux de la monnaie
britannique plaident en effet
plutôt pour son affaiblissement. La
trajectoire de croissance du
Royaume-Uni se dirige plutôt vers
un ralentissement. Au premier
trimestre 2015, le PIB britannique
a progressé de 0,4% contre
0,6% au trimestre précédent. C’est
moins que la zone euro (0,6%). De
plus, la Banque d’Angleterre
n’envisage pas de remonter
immédiatement ses taux, à la
différence de la Fed.
Une baisse encore
limitée
Surtout, le Royaume-Uni
accuse un déficit courant
monumental, de 7% de son PIB,
alors que la zone euro dégage un
excédent courant de 3% du PIB.
Ceci conduit à une forte demande
de devises, notamment d’euros,
outre-manche. C’est un élément
structurel qui tend à faire reculer la
livre et qui abaisse également le
taux d’équilibre de la monnaie
britannique. Face à l’euro, ce
niveau est autour de 1,15 ou
1,20 euro. On s’y dirige, mais les
sondages en faveur du Brexit ont
peut-être simplement, pour le
moment, ramené la monnaie de Sa
Majesté à des niveaux plus
raisonnables. En tout cas, à ce
niveau, il n’y a aucun risque
macroéconomique majeur.
Evidemment, si la victoire du
Brexit se précise, la livre va
davantage reculer. Il y aura sans
doute, dans les jours suivant le
vote, un effet de choc qui pourrait
encore entraîner la monnaie à la
baisse. Mais, pour mesurer un effet
macroéconomique, il faudra
constater une dépréciation continue
et durable. Et la nature de cet effet
dépendra de l’ampleur de cette
baisse.
Tout dépendra alors de
plusieurs éléments et de leur
appréciation par le marché.
Le scénario catastrophe dépendra
beaucoup de la tournure que
prendront les négociations après le
vote. Or, et c’est logique, on ne sait
rien de réel sur les intentions
de l’UE.
La clé des négociations
avec l’UE
Avant le vote, les discours
fermes comme ceux de Wolfgang
Schäuble dans Der Spiegel qui
a prévenu que «dehors, c’est
dehors», cherchent sans doute surtout à peser sur la campagne.
Si l’UE rechigne à accorder un
accès au marché unique aux
Britanniques, si l’on sent que la
«ligne dure» l’emporte en Europe,
alors l’incertitude grandira. Surtout
si, côté britannique, s’ajoutent des
éléments de politiques intérieures
complexes comme une scission au
sein du parti conservateur, de
nouvelles élections générales ou un
nouveau référendum écossais sur
l’indépendance. La livre risque
alors d’entrer dans une zone
dangereuse et de reculer davantage.
Or, sur le marché des devises
comme sur les autres, la baisse
provoque souvent la baisse. Les
investisseurs qui étaient restés en
dehors du marché prennent peur et
décident de «prendre leurs pertes»
et de vendre. Ce courant vendeur
pourrait alors menacer de
dégénérer en crise monétaire.
Vers une forte hausse
des taux ?
Dans ce cas, le Royaume-Uni
serait en position difficile.
Très désindustrialisé, le pays ne
profiterait pas immédiatement
de la baisse de la livre pour ses
exportations, mais les importations
se renchériront alors rapidement.
Ceci pourrait ralentir l’activité.
Certes, le Royaume-Uni est fortement exportateur de services, mais
l’incertitude de l’environnement
financier pourrait réduire ce mouvement. D’autant que le modèle
économique britannique dépend
très fortement des investissements
étrangers, lesquels pourraient aussi
se réduire en raison précisément de
la baisse de la livre, donc de la
perte de valeur des actifs en livres.
Dès lors, la Banque d’Angleterre
n’aura pas d’autres choix pour
éviter une spirale inflationniste
néfaste que de stopper la baisse de
la monnaie en remontant ses taux
assez fortement pour frapper les
esprits. Dans le contexte actuel de
taux bas partout ailleurs, ce
pourrait être efficace, mais ce renchérissement du coût de financement pourrait ne pas éviter le
ralentissement de l’activité outremanche. Avec le maintien de l’incertitude, les investissements
étrangers resteront réduits et
l’activité domestique affaiblie.
Vers une action sur le
marché des changes des
Banques centrales ?
Ce scénario a cependant une
alternative moins catastrophique.
La baisse de la livre peut aussi être
contenue par une action concertée
des Banques centrales, peu
soucieuses de voir se développer
une crise monétaire autour de la
deuxième économie européenne.
La BCE a ouvertement évoqué une
action coordonnée avec la Banque
d’Angleterre (BoE). Pour la BCE,
une forte remontée de l’euro face à
la livre n’est pas plus souhaitable
que peut l’être la chute de la devise
britannique pour la BoE. La livre
est, en effet, une des principales
monnaies de réserve du monde,
avec le yen, l’euro et le dollar. Plusieurs banques de la zone euro sont
très exposées au marché des
changes. C’est notamment le cas
de ce colosse aux pieds d’argile
qu’est la Deutsche Bank. Pour
Mario Draghi qui s’efforce de
redresser les perspectives d’inflation via le système bancaire, un tel
choc n’est pas acceptable. Il y a
donc fort à parier que si la chute de
la livre prend une tournure préoccupante, les Banques centrales
interviendront de conserve pour
racheter des sterlings. Une action
forte et déterminée pourrait permettre de stabiliser la monnaie à un
niveau sans doute faible, traduisant
l’incertitude post-Brexit, mais
tolérable par l’économie
britannique et le système bancaire
européen. Du reste, devant le
danger d’une spirale négative et
alors que l’économie mondiale est
encore très exposée aux chocs, on
peut imaginer que les négociations
entre l’UE et le Royaume-Uni
prendraient alors un tour plus
«raisonnable» afin de rassurer les
opérateurs.
Or, l’économie britannique ne
souffre pas de l’inflation. La
hausse des prix a été de 0,3% en
mai, en dessous des attentes du
marché à 0,4%. Le taux sous-jacent
est de 1,2%. Il y a donc une
certaine marge pour «absorber» la
baisse de la livre. Une remontée
raisonnable de l’inflation pourrait
même redonner une certaine
visibilité aux chefs d’entreprises
locaux et favoriser l’investissement
interne à l’économie britannique.
Ces perspectives pourraient, à leur
tour, favoriser une stabilisation de
la livre et permettre à la BoE de
remonter très graduellement
ses taux, afin de normaliser sa
politique monétaire dans de bonnes
conditions. Des taux encore bas et
une monnaie faiblement dépréciée
pourraient alors être un cocktail
favorable à l’économie britannique
et, finalement, à terme, compenser
les effets de l’incertitude.
Le rôle de la politique
britannique
Enfin, un dernier élément peut
jouer : celui de la politique
britannique post-Brexit. Cette
dernière apparaît comme encore
incertaine. Mais une chose est
certaine : le vote contre l’UE
outre-manche n’est pas un vote
contre le modèle économique
britannique actuel. Le prochain
gouvernement devrait donc
s’efforcer de maintenir ce modèle
basé sur l’attraction d’investissements étrangers. Pour compenser
l’éventuelle perte de l’accès au
marché unique, en réalité, la mise
en place de coûts supplémentaires
(établissement d’une filiale
européenne, créations de normes
distinctes, droits de douanes), le
gouvernement britannique qui
gérera le Brexit pourrait encore
abaisser le taux d’imposition
sur les entreprises, une mesure
compensée par de nouvelles
coupes budgétaires pour réduire le
déficit public qui est très important
(4,4% du PIB, soit 0,8 point de
plus que la France).
Ceci induira sans doute un
nouveau régime d’austérité violent,
mais il maintiendrait en partie
l’attractivité de la livre par la
réduction du déficit budgétaire
et le maintien des flux d’investissements. C’est sans doute ce que les
partisans du Brexit chez les
Conservateurs et à l’UKIP ont en
tête. Mais cette dernière stratégie
est risquée : en cas de récession
de la demande intérieure (la
consommation des ménages est un
élément clé de la croissance
britannique) induite par cette
politique, la livre sera affaiblie à
terme. Néanmoins, des messages
forts dans ce domaine dans les
premiers mois pourraient rassurer
les marchés.
Il est difficile, au final, de
connaître réellement l’impact du
Brexit sur la livre sterling. Les
facteurs qui la détermineront sont
multiples : la politique intérieure
britannique, l’ampleur de la
réponse des Banques centrales, la
durée et la nature des négociations
avec l’UE seront auteur de facteurs
que les opérateurs devront évaluer
et interpréter.
R. G.
In latribune.fr
C O N J O N C T U R E
LES CRAINTES D’UN BREXIT PÈSENT SUR LES MARCHÉS
L’euro baisse face au dollar, les craintes
d’un Brexit pèsent sur les marchés
Par
Algérie presse service
euro baissait mardi face à
un dollar favorisé par de
bons chiffres américains
et, surtout, l’inquiétude de marchés
financiers sur lesquels la perspective d’une décision de la Réserve
fédérale, le lendemain, était largement éclipsée par les craintes d’un
Brexit.
En fin de journée, l’euro valait
1,1207 dollar contre 1,1292 dollar
lundi soir.
La monnaie européenne baissait
nettement face à la monnaie
nippone, à 118,83 yens - après
avoir atteint 118,52 yens, son
niveau le plus faible depuis début
2013 contre 119,90 yens lundi.
Le dollar reculait un peu face à
la devise japonaise, à 106,03 yens
contre 106,19 yens lundi.
Les mouvements des changes
«reflètent l’affaiblissement des
Bourses mondiales», a estimé Eric
Viloria, de Wells Fargo.
Les places financières
européennes, asiatiques et, dans
une moindre mesure, Wall Street
enregistrent un mauvais début de
semaine, notamment parce que les
investisseurs craignent une sortie
du Royaume-Uni de l’Union
européenne (UE) à l’issue du
référendum du 23 juin.
En conséquence, ce sont les
devises considérées comme des
valeurs refuges, comme le yen et le
franc suisse, qui ont enregistré les
meilleures performances mardi,
mais, de façon moins habituelle
depuis un ou deux ans, le dollar
profitait plus que l’euro de cette
aversion au risque.
«Généralement, l’euro aurait
tendance à se comporter comme le
franc suisse et le yen (...) en tant
L’
que devise de réserve, mais il
souffre probablement des craintes
sur le référendum de la semaine
prochaine au Royaume-Uni», a
reconnu M. Viloria.
La dynamique semble de plus
en plus positive pour les partisans
du Brexit qui, en plus d’être en tête
dans les sondages, ont engrangé
mardi le soutien du Sun, le quotidien le plus vendu au RoyaumeUni.
«Comme le Brexit retient toute
l’attention, les réunions de
Banques centrales de cette semaine
semblent passer à l’arrière-plan»,
a remarqué dans une note Christopher Vecchio, de DailyFX, en
référence à la Réserve fédérale
(Fed) américaine, ainsi qu’aux
Banques du Japon (BoJ) et
d’Angleterre (BoE).
La Fed a notamment engagé
mardi une réunion de deux jours, à
l’issue de laquelle elle rendra une
décision de politique monétaire,
mais les cambistes ne s’attendent
pas à ce qu’elle poursuive pour
l’heure son resserrement monétaire, a priori favorable au dollar,
en relevant ses taux.
«Les investisseurs semblent
sereins - voire complaisants quant à la décision de demain
sur les taux», a regretté
M. Vecchio. «Ce n’est pas le bon
état d’esprit.»
Reconnaissant que la Fed ne
changerait sûrement pas sa
politique avant le référendum
britannique, il prévenait toutefois
que son communiqué ou la conférence de presse de sa présidente,
Janet Yellen, pourraient contribuer
à renforcer le dollar s’ils laissaient
entendre que la Banque centrale est
prête à rapidement reprendre par la
suite le rythme de sa normalisation
monétaire. Pour le moment, en tout
état de cause, «les chiffres
américains étaient bons
aujourd’hui, en particulier sur les
ventes de détail, ce qui a contribué
à soutenir le dollar», a conclu
M. Viloria. Ces ventes, indicateur
de la consommation, ont un peu
plus augmenté que prévu en mai.
La livre britannique, logiquement affectée par les craintes de
Brexit, reculait légèrement face à
la monnaie européenne, à
79,36 pence pour un euro, et, bien
plus nettement, face au dollar, à
1,4123 dollar pour une livre.
La devise suisse montait nettement face à l’euro, à 1,0791 franc
pour un euro, son niveau le plus
élevé de l’année, et, plus légèrement, face au billet vert, à
0,9629 franc pour un dollar.
La monnaie chinoise a fini en
baisse face au billet vert, à 6,5970
yuans pour un dollar à 15h30
GMT, son niveau le plus faible en
fin d’échanges européens depuis
février 2011 - contre 6,5856 yuans
lundi à la même heure.
L’once d’or a fini à
1 287,15 dollars au fixing du soir
contre 1 280,80 dollars lundi.
APS
UN PAYS AU BORD DE L’EFFONDREMENT
Le Venezuela met fin à la semaine de deux jours
pour les fonctionnaires
«A PARTIR de cette semaine,
le mercredi, jeudi et vendredi les
employés publics reviennent à
leurs centres de travail jusqu’à 13h
- soit six heures de travail au total
- pour remplir leurs fonctions», a
déclaré le chef de l’Etat, Nicolas
Maduro, dans un discours
retransmis à la télévision.
La réduction à deux jours - les
lundi et mardi - de la semaine de
travail des fonctionnaires avait été
la mesure la plus spectaculaire
prise par le gouvernement
vénézuélien pour affronter une
grave crise énergétique provoquée
par la sécheresse. L’exécutif avait
aussi décidé la suspension des
classes le vendredi, de la
maternelle au lycée, une mesure
qui prend également fin cette
semaine.
Face à cette sécheresse, qui
serait la pire depuis 40 ans selon
Nicolas Maduro, le gouvernement
avait multiplié les derniers mois les
mesures, imposant notamment des
coupures quotidiennes d’électricité,
le changement de fuseau horaire de
30 minutes, la création de
nouveaux jours fériés et la
réduction à six heures par jour du
temps de travail dans les
ministères. La plupart de ces
mesures restent en vigueur mais
M. Maduro a assuré mardi que les
services d’électricité reviendraient
à la normale les week-ends.
Un pays au bord de l’effondrement. Le Venezuela, qui dispose
des plus larges réserves pétrolières
de la planète, est pénalisé par la
chute des cours du brut qui apporte
96% de ses devises. Cette crise se
traduit par des pénuries de produits
de première nécessité (dont
Caracas ne peut plus payer
l’importation), obligeant les
Vénézuéliens à faire la queue
pendant des heures devant les
supermarchés et à supporter la pire
inflation au monde, à 180% par an
en 2015. Cette année, le Fonds
monétaire international (FMI) table
sur une inflation de 700%. Dans ce
contexte, le président Maduro est
soumis à une pression de plus en
plus forte de l’opposition, qui
souhaite organiser d’ici la fin de
l’année un référendum pour le
révoquer, surfant sur le mécontentement populaire.
AFP
Accord entre pays de l’UE sur les fonds monétaires
LES PAYS membres de
l’Union européenne sont parvenus
à un accord sur la régulation des
fonds monétaires, a annoncé mardi
le commissaire aux Services
financiers, Jonathan Hill, un
compromis qui pourrait mettre fin
à trois ans de blocage sur un
dossier qui divise l’UE.
Le marché européen des fonds
monétaires, qui représente
plusieurs milliers de milliards
d’euros, a été mis en cause pour
son rôle dans le déclenchement de
la crise financière de 2007-2008.
Les autorités européennes ont
tenté d’interdire les fonds dits «à
valeur liquidative constante»
(constant net asset value, CNAV),
qui représentent la moitié environ
du marché européen et qui ont
pour principale caractéristique
d’émettre des titres dont la valeur
est garantie quelles que soient les
fluctuations des marchés, ce qui les
expose à un risque accru.
L’accord évoqué mardi par
Jonathan Hill lors d’une audition
au Parlement européen prévoit de
donner aux fonds CNAV la
possibilité d’investir dans des
produits moins risqués ou de se
transformer en fonds à valeur
liquidative variable dans un délai
de deux ans après l’adoption des
nouvelles règles, explique un
projet que s’est procuré Reuters.
Rédigé par les Pays-Bas, qui
président le Conseil européen
jusqu’à la fin du mois, le projet
devait être adopté hier par les
représentants des Etats membres et
avalisé vendredi par les ministres
des Finances de l’UE.
L’Allemagne souhaite la
disparition totale des fonds CNAV
mais certains pays dans lesquels
la gestion de fonds représente
une activité importante,
comme l’Irlande, le Luxembourg
ou la Grande-Bretagne,
s’y opposent.
L’accord devra être approuvé
par un vote du Parlement
européen avant de pouvoir être
appliqué.
Reuters
Jeudi 16 juin 2016
9
LES BESOINS IRANIENS
ESTIMÉS À 400 AVIONS
L’Iran annonce
un accord sur l’achat
de Boeing
L’IRAN a annoncé mardi
avoir conclu un accord avec
Boeing en vue de l’achat
d’avions de ligne, rouvrant ainsi
au constructeur aéronautique
américain un marché fermé
depuis des décennies, moins de
six mois après la levée des
sanctions internationales.
Les modalités de l’accord
sont encore imprécises mais des
sources occidentales et moyenorientales ont déclaré qu’une fois
validé, il permettrait à la compagnie nationale IranAir d’intégrer
à sa flotte plus de 100 Boeing,
soit en les achetant directement à
l’avionneur, soit en les louant.
«Dans les jours à venir, les
modalités de l’accord avec cette
entreprise seront annoncées», a
dit le ministre des Routes et du
Développement urbain, Abbas
Akhoundi, cité par l’agence de
presse Mehr. L’arrangement
n’est pour l’instant, selon les
sources, que l’esquisse d’un futur
contrat en bonne et due forme qui
doit encore obtenir l’aval des
autorités américaines.
Alors que les sanctions ont
empêché pendant près de 40 ans
l’Iran d’acheter des avions
américains, Boeing n’a ces
derniers mois été autorisé qu’à
présenter ses différents modèles à
IranAir et à quelques autres
compagnies.
Parallèlement, IranAir a commandé fin janvier 118 avions à
Airbus pour environ 25 milliards
de dollars (22 milliards d’euros)
au prix catalogue, à la suite de la
levée des sanctions internationales dont le pays faisait l’objet
en raison de son programme
nucléaire. «Nous sommes
engagés dans des conversations
avec des compagnies aériennes
iraniennes avec l’aval du
gouvernement américain en vue
de l’achat éventuel d’avions de
ligne Boeing et des services afférents», a déclaré un porte-parole
de Boeing dans un courriel.
«Nous ne donnons pas de
détails sur des conversations en
cours avec des clients; nous
avons pour habitude de laisser
les clients annoncer tout accord
conclu et tout accord éventuel
sera subordonné au vert du gouvernement américain».
Farhad Parvaresh, le président
d’IranAir, avait dit la semaine
dernière à Reuters que la compagnie aérienne discutait d’une
grosse commande avec Boeing,
comparable peut-être à celle de
plus de 100 appareils passée avec
Airbus. On estime que l’Iran a
besoin d’environ 400 avions pour
rajeunir sa flotte et faire face à la
croissance annoncée du secteur
du transport aérien.
Pour vendre des appareils sur
le marché iranien, Boeing et
Airbus ont tous les deux besoin
d’obtenir des licences d’exportation des autorités américaines,
leurs avions utilisant des
technologies américaines.
Même si ces licences sont
accordées, expliquent des sources
du secteur, la mise en œuvre des
contrats prendra du temps en
raison des incertitudes sur le
financement, les entreprises
iraniennes restant pour l’instant
privées de tout accès au système
financier américain.
Reuters
10
Jeudi 16 juin 2016
F O C U S
UN MONDE SANS CASH N’EST PAS SANS RISQUE
Des banques en ligne à la blockchain
Par
Tanguy de Coatpont*
lors que le mouvement généralisé
de dématérialisation nous entraîne
aujourd’hui, bon gré, mal gré, vers
un monde sans cash, sera-t-il encore possible de véritablement casser sa tirelire
d’ici quelques années ?
Depuis les années 60 et l’arrivée des
premiers ordinateurs dans les transactions
financières, il ne fait guère de doute que
l’avenir de la finance sera digital, comme
le prouve le succès des services bancaires
en ligne et des applications idoines sur
nos Smartphones. C’est une formidable
opportunité pour les consommateurs, mais
également pour les Etats et les Banques
centrales qui peuvent ainsi
mieux réguler les fluctuations financières,
supprimer les coûts de fonctionnement
inhérents à l’utilisation des pièces et des
billets, et traquer plus efficacement la
fraude et le détournement d’argent.
De nombreux pays se sont d’ores et
déjà engouffrés en éclaireur sur cette voie,
comme la Suède où il est impossible de
réaliser un dépôt en cash dans certaines
agences bancaires et où les machines de
retraits d’argent disparaissent peu à peu.
Même l’Eglise s’y met, avec la quête
électronique lors des célébrations ! Tout
est fait pour inciter le citoyen à utiliser
des moyens de paiement dits scripturaux
au détriment de la trop vieille monnaie
fiduciaire. N’en déplaisent aux seniors et
allergiques numériques laissés de fait au
bord de la voie express du progrès...
Virus, spywares
et autres malwares en liberté
Ça, c’est pour le côté pile du rêve suédois et de ses voisins, norvégien et finlandais, séduits eux aussi par l’idée d’un
monde sans cash. Mais côté face, la situation est moins rose, car personne n’est à
l’abri. Ici, c’est un logiciel espion, installé
sur un ordinateur via un mail anodin, dont
la tâche est d’enregistrer le numéro de
carte bancaire tapé sur le clavier.
Là, c’est un site, copie parfaite du site
d’une banque, qui demande de confirmer
des coordonnées bancaires pour «simple»
vérification. Rien qu’en France,
840 000 foyers ont été victimes de fraude
bancaire en 2014, soit 300 000 de plus
qu’en 2010.
Le circuit financier professionnel n’est
pas en reste. Comme pour l’ordinateur
d’un particulier, un système bancaire peut
être victime d’un malware capable de
ralentir l’échange de données financières
comme de paralyser l’ensemble de ses
serveurs. On se souvient également du
premier grand casse numérique, baptisé
Carbanak, qui en 2015 avait touché des
banques du monde entier pour un préjudice total estimé à plus d’un milliard de
dollars. Désireuses de profiter des avantages de la finance numérique tout en
limitant les risques qu’elle représente, de
nombreuses entreprises ont choisi d’investir dans la blockchain, présentée
comme une technologie quasiment miraculeuse. C’est sur elle que reposent les
projets de développement et de circulation
de monnaies virtuelles, dont la plus
connue, déjà en circulation, est le Bitcoin.
Un malware dans la blockchain
Il faut voir une blockchain comme un
registre sans cesse mis à jour via Internet,
et dans lequel sont consignés, de façon
très sécurisée, l’ensemble des transactions
réalisées. A chaque opération correspond
en quelque sorte une page qui ne peut
s’ajouter au registre qu’après validation
des mouvements précédents consignés sur
les pages existantes. Et ces enregistre-
Photo : DR
A
ments sont irrévocables. De par son
fonctionnement, la blockchain garantit
ainsi la traçabilité et l’intégrité d’une
crypto-monnaie comme le Bitcoin. En
théorie...
Car dans la pratique, les maillons de la
chaîne peuvent aussi être rongés par des
parasites. Deux exemples parmi d’autres.
Le premier consiste à glisser un malware
dans la blockchain pour en fausser les
informations.
La démonstration a été faite avec
Interpol en mars 2015, et on ne s’attardera
pas ici sur la façon de le faire. Mais un an
plus tard, force est de constater que rien
ne permet d’éviter la corruption d’un
système comme le Bitcoin et autres
crypto-monnaies, pourtant regardées avec
intérêt par le monde économique comme
une alternative sérieuse à la monnaie fiduciaire.
Second cas de piratage possible : le
changement de nature de la blockchain
utilisée pour une monnaie comme le
Bitcoin. Le principe est de prendre le
contrôle du registre à plus de 50% pour
dénaturer la valeur de la crypto-monnaie.
Si en théorie le principe est simple, il est
très coûteux en termes de ressources à
consacrer. On parle ici d’une opération
de grande envergure lourde à financer,
à la portée théorique d’organisations
mafieuses, terroristes ou de pays totalitaires. Et il faudrait que la dépense faramineuse en vaille la chandelle, comme
par exemple chercher à déstabiliser le
fonctionnement de notre économie. Peu
probable, mais techniquement possible
malgré tout.
Malgré ces risques, la blockchain reste
porteuse de nombreux espoirs pour la
commercialisation de nouveaux services
et l’utilisation légale généralisée des
crypto-monnaies. La perspective d’un
monde sans cash, aussi futuriste soit-elle,
nous oblige pourtant à nous interroger
dès maintenant sur sa viabilité. Dans un
monde où tout est tracé et où tout
peut être espionné, comment protéger la
vie privée des consommateurs et la sécurité de leurs données ?
Qui en a la responsabilité : les entreprises, le gouvernement ou les consommateurs eux-mêmes ? Et surtout qui
financera, sachant que le coût estimé de
la cybercriminalité uniquement pourrait
être de 2 200 milliards d’euros d’ici
2020. Nous avons encore quelques
années pour apporter des réponses à ces
questions, mais c’est une étape essentielle pour que la numérisation grandissante de la finance reste une opportunité.
La disponibilité et la valeur de notre
argent en dépendent.
T. de C.
* Tanguy de Coatpont, Directeur
général de Kaspersky Lab France et
Afrique du Nord
Publicité
La Tribune du 16/06/2016/ANEP n° 420 188
SUPPLÉMENT
HEBDOMADAIRE
P12
P13
Son budget doit passer au crible
pour une relance appropriée
Les pouvoirs publics ont tout à gagner
Faire appel aux Street-artists
pour embellir le cadre de vie
«Blanche Algérie»,
une occasion ratée
pour l'art dans la ville
EMBELLISSEMENT ET DÉCORATION DES ESPACES URBAINS
Le programme «Blanche Algérie» s’est retrouvé associé à
des ateliers d’embellissements des espaces urbains.
Badigeonner une petite ruelle détournée, colorer un escalier
public, décorer l’entrée d’un jardin, orner des blocs de
béton, les murs de soutènement et les clôtures de fresques,
de dessins et autres graphismes... L’idée, qui a fait
doucement son chemin, était généreuse et répond à une
attente largement partagée. Toutes nos villes ont grandement
besoin de cette note de fraîcheur et de rêve. C’est dire toute
l’importance du street-art qui transforme toute la ville en
exposition à ciel ouvert. Seulement, «Blanche Algérie» n’a
pas su, du moins jusqu’à présent, mobiliser les décorateurs
urbains, les peintres et les graphistes pour soutenir et
encadrer ces actions tant appréciées par les passants, les
visiteurs et les riverains. Beaucoup de plasticiens locaux se
feraient un plaisir d’élaborer et de conduire un petit projet
dans ce sens, pourvu qu’on les sollicite à cet effet. L’art
urbain doit être aussi créatif, sensé, porteur d’un message
ou annonciateur d’une belle espérance. Si c’est pour des
slogans de supporters de foot, autant laisser nos murs
«tranquilles». De l’aveu de la ministre de la Solidarité, le
programme «Blanche Algérie» n’a pas été bien exploité. On
en a fait de belles choses et des moins bonnes. Il serait
grand temps d’en faire le bilan pour voir ce qui a bien
marché, ce qui n’a pas fonctionné et les raisons exactes du
flop. On doit enquêter sur l’utilisation des budgets alloués à
ce programme et les attentes des citoyens en la matière pour,
ensuite, le réorienter dans le bon sens et le recentrer sur ses
objectifs initiaux
Photo : DR
«Blanche Algérie», une opportunité peu exploitée
Par
Kamel Amghar
e programme «Blanche
Algérie», placé sous
l’égide du ministère de la
Solidarité nationale, porte
fondamentalement sur la
protection de l’environnement
et l’hygiène du milieu. En plus
L
de lancer concrètement de
petits projets dans ce domaine,
l’entreprise promeut à l’occasion la bonne culture écologique et participe sur le terrain
à l’amélioration des conditions
de vie des citoyens, notamment
dans les milieux urbains. Le
nettoyage d’un quartier, la
remise en état d’un site
patrimonial envahi par des
herbes folles, l’éradication
d’une décharge sauvage, le tri
de déchets, l’entretien des
espaces verts, voilà, à peu près,
le type d’initiatives soutenu par
ce programme qui fait appel à
de jeunes chômeurs pour mener
à bien ses actions et autres
projets.
Suite en page 12
ARRET SUR IMAGE
Le droit algérien protège un peu mieux les droits d’auteurs
Par
Noureddine Khelassi
L’ÉVÈNEMENT était inédit et la symbolique forte. Fin mai dernier, deux millions de supports audiovisuels piratés ont été
détruits en présence du Premier ministre, de cadres de l’Office
national des droits d’auteurs et des droits voisins (Onda) et de
représentants d’organismes internationaux de même vocation.
Plusieurs auteurs, dont des chanteurs, des paroliers, des
cinéastes et dramaturges du pays et de la diaspora tels Lounis
Aït Menguellet, Idir, Rabah Driassa et Ahlam Mosteghanemi
étaient présents. Cette cérémonie symbolique a suscité sur les
réseaux sociaux une vaste polémique imbécile à forts relents
politiques et à caractère ethnocentriste. Elle fut notamment
l’œuvre d’indépendantistes kabylistes qui avaient trouvé scandaleux que des artistes kabyles soient présents à une cérémonie pourtant dédiée exclusivement à la défense des droits
d’auteurs. Ces Tontons Macoutes du MAK, véritables flics de la
pensée unique identitariste, avaient frappé d’apostasie politique Idir et Aït Menguellet pour le simple fait que ces deux
chanteurs emblématiques aient serré la main du Premier
ministre de leur propre pays ! Inouï ! Comme si Abdelmalek
Sellal était Benyamin Netanyahou, l’Algérie l’Etat sioniste
d’Israël, Alger Tel Aviv et la Kabylie Ghaza enclavée et bombardée ! Mais passons sur cette polémique provoquée par des
crétins lobotomisés pour ne retenir que l’essentiel : les droits
d’auteurs et leur niveau de protection en Algérie. Oublions
cette écume des jours navrants pour souligner que notre pays
est à l’avant-garde de la protection des droits d’auteurs en
Afrique et dans le monde arabe malgré l’insuffisance évidente
de l’arsenal juridique ad hoc. Toute chose étant relative par
ailleurs, les droits d’auteurs s’en trouvent ainsi un peu mieux
défendus par le droit qui a enregistré des avancées ces quinze
dernières années. Sur le terrain purement symbolique, notons
quelques signes qui «parlent». D’abord, cette cérémonie de
destruction de cet énorme lot de DVD et de CD contrefaits. Il y
a aussi cette convention de protection des droits d’auteurs
signée par l’Onda et l’opérateur téléphonique qatari Ooredoo.
Accord, second du genre après un contrat avec l’algérien
Mobilis, qui porte sur l’exploitation des œuvres dans les plateformes en relation avec les sonneries musicales. Arrangement
de bon aloi qui permettra aux artistes, écrivains et producteurs
nationaux et étrangers une légitime rémunération au titre de
l’exploitation de leurs œuvres. Autre signe éloquent, la décision
de l’Onda d’ester en justice des télés privées offshore pour
«exploitation illégale» de contenus artistiques algériens et étrangers, surtout des œuvres musicales et cinématographiques. Il
était temps de sévir contre des chaînes de droit étranger qui ne
respectent pas le droit algérien en le bafouant allègrement à
longueur d’antenne et sans bourse délier en matière de redevances et de droits d’auteurs. Exceptions à la règle générale,
Ennahar TV et Dzair News ont paraphé avec l’Onda des protocoles d’exploitation des œuvres protégées. Tous ces contrats
interviennent pourtant dans un contexte commercial algérien
peu propice à la reconnaissance des droits d’auteurs. S’inscrit
aussi, d’autre part, dans le même registre, un autre accord
avec Google. Sur cette base, des royalties seront versées par le
géant américain pour toutes les vidéos algériennes exploitées
sur le Net. Signer des accords de ce type, c’est finalement bien.
Protéger plus, c’est encore mieux. Donc, mettre beaucoup plus
l’accent sur le renforcement de la lutte contre le piratage et
toutes les formes d’atteinte à la propriété intellectuelle. Mais
bien que les choses soient encore difficiles, l’Onda a aujourd’hui
plus de visibilité sur le terrain du droit pour agir plus efficacement contre le piratage et la contrefaçon. Et dans ce domaine,
des accords ont été passés avec la Police, la Gendarmerie et les
Douanes. Du point de vue strictement légal, il existe plus d’une
trentaine d’ordonnances, de lois et de décrets encadrant la
propriété intellectuelle et les droits d’auteurs. Cet arsenal a été
renforcé à partir de 1999 et a trouvé son point d’orgue avec
l’ordonnance 03-05 du 19 juillet 2003 relative aux droits d’auteurs et droits voisins qui a abrogé l’ordonnance 97-10 du
6 mars 1997. Ce texte, conféré à toute création littéraire et
artistique à caractère original, englobe toutes les catégories
d’œuvres citées dans l’article 2 de la Convention de Berne pour
la protection des œuvres littéraires et artistiques. Reste à
mieux rétribuer les droits d’auteurs en révisant les barèmes qui
tiennent peu compte de l’évolution de l’inflation et du pouvoir
d’achat. A titre d’illustration de la modicité des droits versés,
soulignons que les droits d’auteurs ont rapporté
600 millions de dinars en 2014, somme versée à 11 000 auteurs,
dont 3 127 artistes. Montant global absolument modique
même si on a enregistré durant cette année une augmentation
de 17% de plus par rapport aux cinq ans précédents.
N. K.
DOSSIER
DOSSIER
SON BUDGET DOIT PASSER AU CRIBLE POUR UNE RELANCE APPROPRIÉE
D
Nasser Hannachi
epuis le lancement du programme
«Blanche Algérie», les acquis
enregistrés sur terrain ne présagent
pas une application à la lettre, puisque la
même configuration caractérise la majorité
des municipalités à Constantine et dans
quelques régions de l’est. L’embellissement
des cités et le cadre de vie désirés par les
pouvoirs publics n’ont pas vraiment suivi. Il
eut des essais dans la confection des espaces
verts et le ramassage des ordures ménagères
en impliquant quelque 400 jeunes à la faveur
de ce plan en particulier en 2015, par
exemple, au niveau de la wilaya de
Constantine, où 50 projets étaient adoptés,
après que Cirta ait bénéficié depuis le début
en 2005 de 500 postes directs.
Sur papier plus d’un millier d’emplois
aura été généré, en réalité «Blanche Algérie»
piétine par endroit et dans les grandes
localités telles Constantine ou El Khroub qui
ont tardé à dresser des fiches techniques
afférées à chaque intervention. Jusqu’ici les
budgets alloués aux diverses opérations
restent inconnus sauf à se lancer dans une
gymnastique pour totaliser le nombre d’emplois créés en les multipliant par le salaire
minimum garanti. Et un autre paramètre
fausse les calculs sachant que ce ne sont pas
tous les desseins en marche. La nécessité
aujourd’hui reste de revaloriser ce programme en lui accolant une nouvelle dynamique avec le concours indéfectible des
APC. La tutelle établit son constat avouant
que la feuille de route a été mal exploitée
sans aller loin dans la recherche des lacunes
ou entraves qui entachent le programme. Un
audit pour justifier l’argent injecté doit intervenir pour relancer de plus belle le projet,
voire l’envelopper dans un autre concept plus
prometteur. «On a vu ces dernières années
une vague de projets dans le domaine de nettoyage. Des jeunes s’adonnent à cette tâche
un peu partout dans la ville. Les espaces
verts sont pris en charge. Malheureusement
«Blanche Algérie», une opportunité peu exploitée
Suite de la page 11
Cela permet évidemment de tisser des liens d’amitié et de
solidarité entres les jeunes d’une ville ou d’une cité, contribue à leur
faire prendre conscience de l’intérêt à s’organiser et à agir ensemble
pour améliorer leur propre quotidien. Une espèce d’animation
socioculturelle émane de ces projets de proximité, donnant parfois
naissance à une sympathique dynamique juvénile qui reprend le relais
à l’échelon local, sollicite le parrainage d’actions ponctuelles et
contribue au débat sur tout cela.
C’est ainsi que «Blanche Algérie» s’est retrouvée associée à des
ateliers d’embellissements des espaces urbains. Badigeonner une
petite ruelle détournée, colorer un escalier public, décorer l’entrée
d’un jardin, orner des blocs de béton, les murs de soutènement et les
clôtures de fresques, de dessins et autres graphismes... L’idée, qui a
fait doucement son chemin, était généreuse et répond à une attente
largement partagée. Toutes nos villes ont grandement besoin de cette
note de fraîcheur et de rêve. Faute de petites attractions de cette
espèce, on s’ennuie tellement de la monotonie et de la routine qui
caractérisent nos cités et autres quartier. Vivotant dans le même décor
qui se dégrade au fil des années, on a souvent l’impression de périr,
soi-même, chaque jour un peu plus. Cette «nudité» vieillissante des
murs et des espaces environnants ressemble au spectacle d’une lente
descente aux enfers. On a toujours envie de voir de nouvelles choses,
de vivre constamment du changement et du mouvement pour se sentir
mieux et se plaire dans la vie. La monotonie et la routine tue l’homme
en silence, après l’avoir dépouillé de toute son énergie positive.
C’est dire toute l’importance du street-art qui transforme toute la ville
en exposition à ciel ouvert. Seulement, «Blanche Algérie» n’a pas su,
du moins jusqu’à présent, mobiliser les décorateurs urbains, les
peintres et les graphistes pour soutenir et encadrer ces actions tant
appréciées par les passants, les visiteurs et les riverains. Beaucoup de
plasticiens locaux se feraient un plaisir d’élaborer et de conduire un
petit projet dans ce sens, pourvu qu’on les sollicite à cet effet. L’art
urbain doit être aussi créatif, sensé, porteur d’un message ou
annonciateur d’une belle espérance. Si c’est pour des slogans de
supporters de foot, autant laissés nos murs «tranquilles».
De l’aveu de la ministre de la Solidarité, le programme «Blanche
Algérie» n’a pas été bien exploité. On en a fait de belles choses et des
moins bonnes. Il serait grand temps d’en faire le bilan pour voir ce qui
a bien marché, ce qui n’a pas fonctionné et les raisons exactes du flop.
On doit enquêter sur l’utilisation des budgets alloués à ce programme
et les attentes des citoyens en la matière pour, ensuite, le réorienter
dans le bon sens et le recentrer sur ses objectifs initiaux. Seulement,
les organismes qui gèrent cette belle entreprise (Agence de développement social et la direction de wilaya de l’action sociale) doivent
absolument sortir de leurs bureaux et aller à la rencontre d’acteurs
capables de conduire les projets vers le succès escompté. Pour
l’entretien d’un jardin, une fresque, un montage quelconque ou même
le nettoyage d’une plage, on ferait mieux et vite avec le savoir-faire et
les conseils avisés d’un spécialiste qui, très souvent, ne réclame rien
en contrepartie. On peut toujours rectifier le tir et rattraper le temps
perdu, pourvu qu’on s’organise en conséquence et qu’on fasse appel
aux bonnes personnes.
K. A.
Faire appel aux Street-artists
pour embellir le cadre de vie
Photo : DR
Photo : DR
De notre correspondant à Constantine
13
LES POUVOIRS PUBLICS ONT TOUT À GAGNER
«Blanche Algérie», une occasion
ratée pour l’art dans la ville
certaines cités souffrent encore d’un manque
de prise en charge flagrant en la matière. Il
faudra sillonner les fins fonds des banlieues
pour s’en apercevoir. Des détritus et des
saletés ceinturent quelques cités. Certes, la
responsabilité est imputable en grande partie
aux citoyens, mais pour rester dans le
programme ‘‘Blanche Algérie’’ peu de chose
ont été réalisées», affirme un citoyen.
Une évaluation du programme dans
chaque région demeure une solution
préalable pour entrevoir d’autres mécanismes
novateurs. A ce sujet précis, admet un gestionnaire : «On ne peut pas rester dans le
spectre de nettoyage. Il faudra dépasser cette
option normalement acquise et le rôle de
paysagistes et (Streets artistes) n’est pas à
exclure du schéma global de «Blanche
Algérie». Les couleurs viennent à manquer et
nul ne peut avancer que les artistes se
bousculent pour apporter leur palette aux
diverses localités. Là aussi, il incombe aux
responsables de changer leur vision sur l’embellissement des municipalités en sollicitant
des urbanistes aguerris et des spécialistes
porteurs de projets novateurs. La ville a
besoin d’allure. Vu l’état peu enchanteur de
l’environnement, la priorité est attribuée aux
collectes d’ordures et à l’assainissement du
milieu dès lors que le civisme sévit toujours
dans les grandes agglomérations. Du coup,
l’aspect esthétique est relégué au second
plan. «Blanche Algérie» brillerait un jour à la
faveur de véritables schémas moyennant des
compétences. Les budgets quand bien même
s’avèrent utiles pour amorcer chaque projet,
ils ne pourront dissimuler les tares dans
l’accomplissement des missions. Celles-ci
requièrent un planning adéquat pour chaque
circonscription. Il sera concrétisé par des gestionnaires à la vision élargie sur les besoins
des cités en matière d’aménagement ou
embellissement. Injecter des fonds pour
assouvir le seul besoin de la courbe du
chômage ne pourra faire jaillir des villes
rénovées. Les collectivités locales doivent
s’interroger sur les résultats obtenus au terme
du dispositif en question. Une simple
comparaison dénote si «Blanche Algérie» a
réellement été d’un grand apport dans
l’embellissement de nos agglomérations. Les
villes ont-elles changé de look ces dernières
années ?
N. H.
Jeudi 16 juin 2016
ANNABA
Le cinéma El Manar
objet de convoitises
De notre correspondant à Annaba
L
Mohamed Rahmani
es islamistes sont revenus à la charge cette semaine pour mobiliser leurs
troupes en vue de demander le transfert de la salle de cinéma El Manar
(ex-Variétés) pour procéder à une extension de la mosquée «Errahmane»
située en plein centre ville. Arguant de l’exiguïté de ce lieu de culte qui ne peut plus
accueillir les nombreux fidèles qui le fréquentent, ils exploitent la bonne foi des
citoyens s’agissant de leur sentiment religieux pour s’attaquer à cet espace culturel.
En effet, lors de la prière du vendredi, ils se déplacent en masse pour investir les
lieux qui se trouvent ainsi dans l’incapacité d’accueillir un si grand nombre alors
que les autres mosquées situées dans le périmètre et un peu plus loin peuvent facilement les prendre en charge. On squatte la rue avec des tapis pour montrer
qu’effectivement cette mosquée ne peut plus contenir un si grand nombre et donc la
solution est toute trouvée pour éliminer cet espace culturel qui dérange.
On a voulu ainsi opposer la religion à la culture alors que celles-ci sont
complémentaires et solidaires dans l’épanouissement de l’individu et son élévation.
Les islamistes y voient un concurrent dangereux pour leurs desseins car la culture
admet la critique et le débat ce qui ouvre les esprits et leur permet d’analyser les
choses de peser le pour et le contre d’argumenter et de décider de ce qui est bon ou
pas. Et donc sous couvert de ce prétexte spécieux, on a voulu forcer la main aux
autorités pour les amener à accéder à cette demande en mobilisant des centaines de
fidèles pour la plupart de bonne foi car n’étant pas au courant des dessous de cette
affaire qui vise l’évacuation de cette salle de cinéma d’un espace culturel déjà
indigent et orphelin.
Ce qui a encore soulevé l’ire des tenants de cette forfaiture c’est que la wilaya a
demandé à ce que la propriété de cette salle mythique qui avait fait le bonheur des
cinéphiles pendant ces années où le 7e art avait encore droit de cité, soit transférée
au ministère de la Culture et ainsi échapper aux convoitises des uns et des autres.
Selon nos informations 120 millions de dinars ont été alloués pour la rénovation
totale de cette salle de cinéma équipements y compris.
Cette décision n’a pas été du goût des opposants à ce projet dont l’objectif est la
relance du cinéma dans cette ville qui a connu une disette qui aura duré plus de 30
ans mais avec le retour du festival d’Annaba du film méditerranéen (FAFM), c’est
la résurrection de cet art qui se profile et qui peut-être sera le point de départ du
renouveau et de l’essor du cinéma.
Et donc cette agitation, cette mobilisation des fidèles, cette manipulation de
masse essaye d’exercer une pression sur les responsables de la wilaya pour arriver à
une annulation pure et simple du projet de rénovation.
Les amoureux du 7e art, faute d’association ou de mouvement qui les réunisse,
observent la scène impuissants devant cet assassinat programmé de la culture. Cette
culture maltraitée et vilipendée par l’ignorance mais ne dit-on pas que l’ignorance
est plus obscure que la nuit ?
M. R.
Photo : DR
Jeudi 16 juin 2016
Par
D
Malik Boumati
es dizaines de milliards de dinars ont
été dépensés dans des opérations
d’embellissement des villes et des
agglomérations. Cela s’est passé pendant que
l’Algérie était en opulence grâce au matelas
financier conséquent engendré par l’importante hausse des prix du pétrole. Quelques
années après la clôture de cette opération
d’envergure, le bilan reste mitigé. Pour ne
pas sombrer dans le «négativisme», disons
que l’opération a été un demi-succès pour
éviter de dire qu’il a été un demi-échec. Des
trottoirs n’ont été rénovés que partiellement,
et pour ceux qui ont été rénovés en totalité,
ils ont subi des éventrements entre 2015 et
l’année en cours en raison de travaux
multiples.
Il faut dire qu’il était très difficile
d’embellir nos villes. Le massacre architectural et urbanistique entamé il y a plus de
trente années, ne pouvait pas être effacé par
des rafistolages au niveau des trottoirs. Les
pouvoirs publics pouvaient uniquement
réduire la nature hideuse de nos villes,
grandes et petites. Mais pour atténuer la
laideur de la ville et donner un visage à
l’opération d’embellissement, les pouvoirs
publics auraient pu associer les acteurs de la
culture et des arts qui ont les moyens de
donner une touche particulière aux rues des
villes et des agglomérations algériennes. Il
semble même que l’implication des Streetartists (artistes de rue), ces adeptes des
graffitis, de la décoration urbaine, des paysagistes entre autres, était prévue dans l’agenda
des responsables de l’Etat.
Dans cette optique, des budgets ont même
été dégagés pour ce programme d’embellissement par la culture urbaine. Aujourd’hui,
on ne voit rien dans les rues algériennes qui
puisse renvoyer vers l’enveloppe allouée à ce
programme, à l’exception de quelques
dizaines d’œuvres réalisées par des jeunes
artistes ou par de simples citoyens à travers
plusieurs wilayas du pays. Tout le monde se
souvient de cette campagne qui a donné des
couleurs à des dizaines d’escaliers,
transformés en arc-en-ciel. Œuvre de jeunes
des quartiers imprégnés de la culture
background, ils auraient pu être mobilisés
dans le cadre du programme d’embellissement des villes.
Mais, visiblement, il existe encore au sein
des institutions de l’Etat des responsables qui
pensent que la culture background n’est pas
compatible avec l’Etat. Et qu’elle est trop
anticonformiste appréciée uniquement par
les marginaux de la société. Pourtant, les
choses changent sur ce registre et les Streetartists sont très sollicités à travers le monde.
L’on peut même admirer leurs œuvres dans
les plus grandes villes du monde. Aussi, de
magnifiques œuvres ont été réalisées par ces
artistes de rues dans plusieurs wilayas du
pays, y compris dans le Sud, comme à
Tindouf. Si certains responsables de l’Etat
ont peur de la subversion dont sont accusés
les artistes background, ils n’ont qu’à voir
les fresques extraordinaires réalisées et qui
n’ont rien à voir avec la politique.
Uniquement de belles choses qui transforment l’endroit où elles ont été réalisées avec
beaucoup de cœur et d’art.
Il est temps de mettre un terme à cette
appréhension et changer le regard sur les
nombreux jeunes engagés dans la culture
urbaine. Il y a certes des jeunes qui
s’expriment de façon un peu radicale à travers leurs œuvres mais il s’agit d’un regard
de tous ces jeunes sur leur société et leur
pays. Un regard sincère. Un regard beau
exprimé avec des couleurs qui donnent une
autre image au quartier, au village ou à la
ville. C’est tout ce qu’il y a dans les intentions des Street-artists. C’est tout ce que l’on
doit voir dans les actions de ces artistes des
temps modernes. L’idéal est de relancer
l’idée, remobiliser les moyens et faire appel
à eux pour des opérations d’embellissement
des villes. L’image de nos agglomérations en
vaut la chandelle.
M. B.
Photo : DR
12
14
C U L T U R E
Jeudi 16 juin 2016
ENGOUEMENT POUR «LES NUITS DU CINÉMA» DE MD CINÉ
Des projections de qualité dans une ambiance
conviviale et familiale
Il est à noter que le prix du billet est de 600 DA par personne et donne accès aux deux séances de la soirée,
celle de 22h et celle de minuit avec en prime un petit coussin pour regarder confortablement la projection
Par
Sihem Bounabi
a première édition des
«Nuits du cinéma» organisée depuis jeudi dernier
par MD Ciné, au Théâtre de verdure du complexe Laâdi-Flici
d’Alger, connaissent un véritable
engouement auprès des cinéphiles de tous âges lors des deux
séances de 22h et minuit. Mardi
soir dernier, un public composé
de familles et de groupe de
jeunes a afflué à la première
séance de 22h pour la projection
du troisième volet du longmétrage d’animation Kung Fu
Panda, qui séduit grands et
petits. Dès l’entrée, l’accueil
chaleureux des agents de sécurité
et du préposé donne le ton d’une
ambiance conviviale, sécurisée
et encadrée par des professionnels du métier.
Il est à noter que le prix du
billet est de 600 DA par personne et donne accès aux deux
séances de la soirée, celle de 22h
et celle de minuit avec en prime
un petit coussin pour regarder
confortablement la projection.
Tout au long de la projection,
le public était captivé tant par
l’histoire que par la qualité du
son et de l’image. La projection
a également été marquée par
l’interaction des cinéphiles présents riant aux répliques les plus
humoristiques ou poussant des
«oh» d’émotions lors des scènes
poignantes.
Durant la pause avant la
reprise de la deuxième séance,
quelques familles accompagnées
de jeunes enfants quittent les
gradins, tandis que d’autres avec
de plus grands enfants se dirigent
vers la buvette du théâtre de verdure pour se ravitailler en popcorn et boissons gazeuses.
Veillant au bon déroulement
de cette nuit du cinéma, Ryad
Photo : DR
L
Ayadi, représentant MD ciné,
nous explique que «les nuits du
cinéma ont été organisées spécialement à l’occasion de mois
du ramadhan qui coïncide avec
des soirées à températures estivales. L’idée est venue d’organiser cela en plein air afin
d’offrir au cinéphiles, surtout
aux familles un cadre conviviale
pour regarder les films les plus
récents dans de meilleures
conditions de projection sur le
plans technique»
Ryad Ayadi, souligne également qu’il s’agissait de répondre
avant tout à une forte demande
qui existe, celle de cinéphiles qui
veulent voir des films récents
dans de bonnes conditions en son
et image. «Nous travaillons en
partenariat avec Arts et Culture,
gestionnaire du théâtre de verdure Lâadi Flici, dont l’expérience à la salle Ibn Khaldoun a
attiré beaucoup de monde avec
un très bon taux de remplissage
pour la plupart des séances.
Nous avons beaucoup de personnes qui viennent en famille
avec leurs enfants, des groupes
de jeunes et de jeunes filles, un
public de tout âge ce qui prouve
que l’algérien est en train de
renouer avec le cinéma quand
ont lui offre de la qualité.» Il
souligne a ce sujet que cette 1re
édition, des «nuits du cinéma»
bénéficie du soutien de l’Onda,
du Cnca et du Cadc
Il explique, à ce sujet que le
choix d’investir dans de l’équipement de haute technologie
avec projecteur DCP (Digital
Cinéma Packaging) et 3D, son
Dolby est un investissement,
consenti par MDCiné, afin d’offrir une projection cinématographique de qualité, ce qui
contribue à faire revenir les
Algériens dans les salles de
cinéma.
Le représentant de MDCiné
souligne par ailleurs, que le professionnalisme pour relancer une
véritable industrie de cinéma
passe aussi par le respect des
règles de distribution et d’exploitation de films. Il affirme à ce
sujet qu’à «MD Ciné, nous travaillons dans ce domaine depuis
plus de 15 ans, en distribuant de
façon exclusive les films des
grandes majors internationales à
l’instar de Disney, 20th Century
Fox, Paramount, Universal, dont
nous payant les droits de diffusions. Nous sommes conformes à
toute la réglementation de
l’Onda et nous avons également
obtenu les visas d’exploitation
du ministère de la Culture. Il est
important de souligner cela car
c’est cette rigueur qui permet de
lutter contre le piratage et de
mettre en place une véritable
industrie du cinéma en Algérie»
Une démarche qui a donné
ses fruits avec la forte affluence,
depuis la projection des films
inédits, à la salle Ibn Khaldoun,
qui cartonne au box office mondial a l’instar de la sortie de Star
Wars : le Réveil de la Force en
Algérie et qui s’est faite en
simultanée avec la sortie mondiale.
D’autres films, très attendus,
ont connus le même succès, que
cela soit pour les grands ou les
petits à l’instar de Kung-Fu
Panda 3 , Zootopie, Voyage
d’Arlo, le dernier X-men,
Capitan American Civil War et
Batman vs Superman, qui sont à
l’affiche lors de la première
quinzaine des soirées ramadanesques avec une surprise pour
le programme de la deuxième
quinzaine.
Ryad Ayadi, souligne que les
nuit du cinéma ont débuté
jeudi passé avec le blockbuster
hollywoodien Warcraft projeté
en Algérie le 10 juin passé
à la même date de sa sortie
américaine. Considérer comme
véritable événement cinématographique, le long-métrage à
attirer plus de mille personnes
lors de sa projection Alger,
affirme notre interlocuteur.
Il est noter que le programme
détaillée de cette premier édition
est disponible sur internet avec la
page officiel de l’événement
ainsi que sur la page officiels de
l’établissement art et culture. La
soirée de jeudi prochain sera
marquée par la projection, en 1re
partie de soirée du film d’animation 3D Livre de la jungle et à
minuit l’avant-première de du
long-métrage Good Luck
Algeria, très attendus par les
cinéphiles.
S. B.
LE GENRE MUSICAL EST TRÈS PRISÉ À JIJEL
Les airs chaâbis animent le port de Boudis
LE PORT de pêche et de
plaisance de Boudis (Jijel) a été
illuminé aux couleurs du chant
chaâbi à la faveur des soirées
organisées dans le cadre
de l’animation du mois de
Ramadhan. Pour la seconde
soirée, le public a été nombreux
à se rendre dans cet espace portuaire où le genre chaâbi, très
prisé à Jijel, a eu droit de cité.
Tout comme la population
locale, les estivants en séjour
dans cette station balnéaire ont
découvert, l’instant d’une
soirée, les virtuoses du chaâbi,
Aziz Mekideche, Rédha
Mouaad, Nassredine Zaima,
Haroun Hadji, qui se sont
relayés sur la scène pour faire
revivre des airs encore en
vogue, légués par les grands
cheikhs à l’image d’El Hadj
El Anka et Amar Ezzahi. Des
familles d’une wilaya du Sud,
en séjour à Jijel à l’occasion du
mois de Ramadhan et de la
saison estivale, et des jeunes
spectateurs n’ont pas tari d’éloges pour ce genre de spectacle
qui de plus est organisé dans un
cadre agréable.
L’initiative de la direction de
la culture, appuyée par le wali,
Larbi Merzoug, qui a, à maintes
reprises, appelé les professionnels du port et de la pêche à
coller à ce genre de manifestations à l’occasion du mois sacré
de Ramadhan, s’est avérée
excellente de l’avis de nombreux spectateurs. Le cadre de la
manifestation s’est révélé idéal
et la météo a été aussi clémente,
notamment en soirée, avec un
ciel dégagé où scintillaient les
étoiles, ajoutant à l’ambiance du
spectacle cette touche naturelle.
Ces soirées marines sont d’autant plus appréciées et courues
que la sécurité est assurée
convenablement. Le programme
d’animation élaboré par la direction de la culture pour le mois
sacré prévoit le passage sur
scène des artistes Khelfallah
Ahcène et Tennoun Mouaad
(14 juin), Berri Mohamed et
Chouiki Mohamed (15 juin),
Boulaassel Samir et Saadoudi
Mohamed (16 juin). La maison
de la culture Omar-Oussedik,
second site retenu à Jijel, dispose aussi d’un riche programme d’animation culturelle
et artistique et de variétés pour
égayer les soirées de Ramadhan.
APS
Décès de l’écrivain Hachemi Larabi
L’AUTEUR et docteur
Hachemi Larabi est décédé
mardi dernier à l’âge de 87 ans à
l’hôpital d’Aïn Taya à Alger. Le
défunt, qui était détenteur d’un
doctorat d’Etat en sciences économiques, est l’auteur de plusieurs livres dont Chroniques
d’un Algérien heureux, une
œuvre publiée en 2013, retraçant
70 ans d’histoire de l’Algérie, de
la révolution ainsi que de son
parcours en tant que militant,
commis de l’Etat et penseur.
En plus de la langue arabe qu’il
a apprise, aussi bien dans
les écoles algériennes que pendant son enfance à Djamaâ
Ezzaytouna en Tunisie, le défunt
était un parfait polyglotte.
Hachemi Larabi a fréquenté les
universités françaises et alle-
mandes et son parcours personnel est étroitement lié à celui
de l’Algérie contemporaine et sa
révolution. Après l’indépendance de l’Algérie, il a occupé,
entre autres, le poste de DG de la
Chambre de commerce d’Alger.
Il a aussi représenté l’Algérie
durant de longues années dans
des institutions économiques
internationales.
S O C I É T É
15
Jeudi 16 juin 2016
ASSOCIATION SANTÉ SIDI EL-HOUARI D’ORAN
de récompense matérielle en
retour, sinon l’amitié, la
solidarité et la découverte du
sentiment de se sentir utiles
ensemble», soutient-il.
Pour son premier responsable, l’association SDH, parce
que composée majoritairement
de jeunes, est naturellement
tournée vers les jeunes, «elle
est construite par eux et pour
eux». «Les sentiments positifs
et chaleureux, la solidarité sont
cultivés et tout cela est mis au
service de notre culture
profondément algérienne et des
multiples héritages de notre
histoire», fait-il valoir.
L’investissement continu des
membres de SDH sera
matérialisé, au fil des ans, par
nombre d’actions citoyennes en
faveur de la valorisation du
patrimoine ainsi que par la mise
en place d’une école de formation aux métiers traditionnels
de la construction.
Opportunité d’insertion
professionnelle
Et de rappeler que c’est à
partir d’un site en ruine que
cette jeunesse a édifié une école
de formation professionnelle
qui a formé et inséré dans les
chantiers des centaines de
jeunes.Plus de 500 diplômés
sont issus de cette structure de
formation, dont la moitié a pu
être insérée au sein des
entreprises chargées de la
réhabilitation d’immeubles
Photo : DR
association Santé Sidi
El-Houari (SDH)
d’Oran célèbre cette
année le 25e anniversaire de sa
création, soit un quart de siècle
d’activisme bénévole au service
du patrimoine et des jeunes.
L’association SDH été créée
en 1991 par un groupe de
citoyens composé notamment
de médecins, infirmiers et
architectes qui s’étaient
mobilisés pour la réhabilitation
du site historique des Bains
Turcs et de l’Hôpital du
Campement, dont la
construction remonte respectivement aux périodes ottomane
et française.
L’appropriation de ces deux
sites, qui étaient à l’abandon,
a permis à ce groupe de
bénévoles d’installer le siège de
l’association au sein de cet
espace situé au cœur
du quartier populaire de
Sidi El-Houari qui concentre, à
lui seul, la majorité des édifices
du patrimoine historique de la
ville d’Oran.
L’installation a été précédée
d’une vaste campagne de
volontariat qui a donné lieu à la
collecte et évacuation de près
de 2 200 tonnes de déchets et
détritus entassés jusqu’alors au
niveau des deux sites.
«Des citoyens de bonne
volonté se sont regroupés au
sein de SDH, pour donner le
meilleur d’eux-mêmes, leur
temps, leur intelligence et leur
passion», souligne Kamel
Bereksi, le président de
l’association. «D’autres
citoyens, par centaines, ont pris
le relais, y apportant aussi leur
force et leur sensibilité personnelle aux différentes actions
menées», indique-t-il.
«Les adhérents continuent
de donner de leur compétence
et de leur énergie sans attendre
Photo : DR
25 ans au service du patrimoine et des jeunes
L’
anciens de la ville dans le cadre
d’un programme de la wilaya.
Implantée dans l’enceinte
abritant le siège de l’association, cette école accueille
notamment les jeunes déscolarisés, leur offrant une opportunité d’insertion professionnelle
par l’acquisition d’un métier
dans les divers segments de
la construction. Les cursus
théoriques sont consolidés par
des stages pratiques dans divers
ateliers dédiés à la maçonnerie
traditionnelle et taille de pierre,
à la menuiserie et charpente, à
la ferronnerie d’art, à l’électricité bâtiment, à la plomberie,
ainsi qu’à la couture traditionnelle et moderne.
Le staff de l’association a
également mis sur pied un Pôle
socioculturel qui a permis à des
milliers de jeunes de connaître
l’animation et l’éducation à la
citoyenneté.
Des actions de proximité
sont ainsi régulièrement
organisées, axées sur des
thèmes variés comme «L’écocitoyenneté et protection du
patrimoine naturel», «Le patrimoine matériel et immatériel»,
et «La prévention sanitaire» en
partenariat avec d’autres
associations.
Dans leur bilan, les responsables de SDH notent également l’animation d’une
trentaine de grands événements,
parmi
lesquels
des
chantiers culturels durant les
étés et avec la participation
d’étudiants de différents pays,
les célébrations du mois du
patrimoine (18 avril-18 mai),
deux colloques sur les métiers
traditionnels et deux foires aux
métiers.
Dans le même contexte, une
dizaine de films documentaires
ont été réalisés, entre autres, sur
«Les métiers traditionnels»,
«Le rôle de la femme dans le
développement rural»,
«L’interculturalité OranBordeaux» au titre du jumelage
de la capitale de l’Ouest
algérien avec la ville française,
«Le patrimoine matériel et
immatériel de Sidi El-Houari»
et «Le rôle des jeunes comme
acteurs de l’inclusion sociale et
économique».
En outre, SDH a à son actif
l’élaboration d’études
sociologiques portant sur la
situation des femmes rurales
dans la wilaya d’Oran et sur
celle des jeunes dans les quartiers du vieil Oran tels
Raz El-Aïn, Es-Sanaouber (exPlanteurs) et Sidi El-Houari,
outre des guides d’information
sur la protection de l’environnement, la biodiversité et
l’insertion socioprofessionnelle.
Un Centre de ressources
inter-associatif a été aussi créé
à l’effet de renforcer les
capacités des membres de SDH
et d’un vaste réseau d’associations amies.
«Tout ce travail représente
une contribution concrète au
développement économique,
social et culturel», se félicite le
président de SDH, rappelant
que son association figure
parmi les partenaires du
Programme national d’appui
jeunesse emploi (PAJE) qui
soutient la création d’activités
favorisant l’employabilité.
L’association SDH est ainsi
résolue à préserver son statut
d’école d’apprentissage pour
protéger et valoriser le bien
culturel public, donnant
l’occasion à chacun de
construire son rapport citoyen
au patrimoine national qui
constitue «une dimension vitale
pour le devenir de la jeunesse»,
conclut M. Bereksi.
APS
16
M O N D E
Jeudi 16 uin 2016
SELON UNE NOTE DU CONTRE-TERRORISME BELGE
Risque d’attentats imminents
en France et en Belgique
Les terroristes de l’EI auraient quitté la Syrie il y a environ une semaine et demie afin de rejoindre
l’Europe via la Turquie et la Grèce, en bateau, sans passeport. Ils seraient déjà en possession de
l’armement nécessaire, leur action serait imminente et leurs cibles désignées
Par
Reda Cadi
ne alerte anti-terroriste a
été transmise à la police
belge après une
information selon laquelle des
djihadistes du groupe Etat
islamique (EI) auraient quitté la
Syrie au début du mois
pour commettre des attentats en
Belgique et en France, a déclaré,
hier, une source proche des
services de sécurité. Le Centre
de crise belge, qui a également
fait état de cette alerte, ne
prévoie pas pour le moment de
relever le niveau d’alerte en
Belgique à son stade le plus
élevé, a dit un porte-parole.
Selon le journal belge La
Dernière heure, qui a rapporté le
premier l’information, le
message d’alerte transmis
à la police indique que les
«combattants auraient quitté la
Syrie il y a environ une semaine
et demie afin de rejoindre
l’Europe via la Turquie
et la Grèce, en bateau, sans
passeport», sans préciser la date
exacte de leur éventuel départ.
«Ces personnes se sépareraient
en deux groupes, l’un pour la
Belgique, l’autre pour la France,
afin d’aller commettre des
attentats par groupe de deux»,
ajoute le message, selon lequel
Photo : DR
U
«ces personnes seraient déjà
en possession de l’armement
nécessaire et leur action serait
imminente».
Paul Van Tigchelt, directeur
de l’Organe de coordination pour
l’analyse de la menace (Ocam), a
confirmé ces informations à La
Dernière Heure, restant toutefois
prudent. «L’Ocam reçoit toutes
sortes d’informations. Il s’agit le
plus souvent d’informations
brutes. C’est notre mission, en
lien avec nos partenaires, de les
contextualiser, de les analyser et
de vérifier leur fiabilité», a-t-il
expliqué. «Sur la base de cet
exercice, nous avons conclu que
relativement à ces informations,
il n’y avait pour l’instant pas
nécessité d’augmenter le niveau
de la menace par rapport aux
cibles qui sont mentionnées.»
Trois cibles sont citées : un
grand centre commercial
bruxellois, un restaurant (non
localisé) d’une chaîne fast-food
américaine et une cible policière,
type commissariat (non localisé).
Toutefois, le niveau «3, grave»,
de la menace n’a pas été relevé.
Pour le contre-terrorisme
belge, «il y a des cellules
dormantes de l’Etat islamique en
Europe (…), la France reste la
cible de prédilection pour l’EI»,
mais «on ne peut exclure
qu’elles pourraient exécuter un
ou des attentats également en
Belgique (…). En cas de
nouvel(aux) attentat(s), il(s)
viserait(ent) à faire un maximum
de victimes (et) pourraient
également viser certaines
infrastructures (communications,
nucléaires...)»
Le risque d’attaque est
d’autant plus menaçant que
Mohamed Abrini, le terroriste de
Bruxelles, l’avait évoqué dans un
message qui a été intercepté,
mardi dernier, dans la prison où
il est incarcéré, en Belgique. «Il
y a quelque chose qui bouge en
France», y avait-il écrit en arabe.
R. C. (agences)
PAR LA VOIX DE SON SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
LE SECRETAIRE-GENERAL
de l’Otan Jens Stoltenberg a de
nouveau appelé, hier, la Russie à
cesser son soutien aux séparatistes prorusses dans l’est de
l’Ukraine et à «retirer ses forces
et équipements militaires» du
pays, y compris de la Crimée
annexée. «La Russie doit cesser
de soutenir les militants (rebelles
séparatistes, ndlr) et retirer ses
forces et équipements militaires
du territoire ukrainien», a
déclaré M. Stoltenberg au
deuxième et dernier jour d’une
réunion des ministres de la
Défense de l’Alliance à
Bruxelles. Ces derniers ont
reçu, mardi matin dernier, leur
homologue ukrainien, Stepan
Poltorak.
Le chef de l’Otan a souligné
que les chefs d’Etat et de
gouvernement des 28 pays de
l’Alliance montreraient leur
«ferme soutien (...) à la souveraineté et l’intégrité territoriale
de l’Ukraine» en recevant le
président Petro Porochenko
lors de leur prochain sommet à
Varsovie, les 8 et 9 juillet.
Moscou a toujours nié être
directement impliqué aux côtés
des rebelles dans ce conflit qui a
fait plus de 9 300 morts depuis le
printemps 2014.
M. Stoltenberg a regretté que,
sur la ligne de front dans l’est de
l’Ukraine, «les violations du
cessez-le-feu se poursuivent jour
après jour et les observateurs de
l’Osce (Organisation pour la
sécurité et la coopération en
Europe) continuent d’être
empêchés dans leur travail» de
supervision de l’application de la
trêve.
Les accords de Minsk, censés
mettre un terme au conflit,
«restent le seul chemin pour
trouver une solution durable. Il
est urgent que toutes les parties
les mettent pleinement en
œuvre», a-t-il exhorté.
«Les Alliés ne reconnaissent
pas et ne reconnaîtront pas
l’annexion illégale et illégitime
de la Crimée» par la Russie et
«nous continuerons à appeler la
Russie à cesser de déstabiliser
l’Ukraine», a martelé
M. Stoltenberg, rappelant la
position adoptée par l’Alliance
dès le début du conflit. Le
soutien de la Russie aux
séparatistes prend différentes
Photo : DR
L’OTAN appelle la Russie à retirer ses forces
d’Ukraine et de Crimée
formes, selon le chef de l’Otan :
«Ils fournissent de l’aide
matérielle avec des équipements,
des armes, et aussi différentes
formes de conseil et
d’assistance», selon lui. «Ils
amassent des troupes le long de
la frontière ukrainienne et
continuent de fournir un soutien
directement à l’intérieur
de l’Ukraine», a détaillé
M. Stoltenberg, en affirmant
que «la Russie continue son
renforcement militaire en
Crimée, qui fait partie de
l’Ukraine».
AFP
M O N D E
Jeudi 16 juin 2016
17
LA QUALIFIANT D’«AGRESSION EXPLICITE ET INJUSTIFIÉE»
Damas condamne la présence française en Syrie
Le ministère des Affaires étrangères syriennes estime que la présence des forces spéciales françaises
et allemandes dans le nord de la Syrie constitue une «agression explicite et injustifiée contre la
souveraineté et l’indépendance» de la Syrie. Des sources militaires françaises avaient confirmé la semaine
dernière que des soldats français se trouvaient en Syrie pour «conseiller» les groupes armée à Manbij,
une ville du nord-ouest du pays tenue par le groupe Daech
Par
la Rédaction Internationale
e gouvernement syrien a
condamné la présence de
membres des forces
spéciales françaises et
allemandes dans le nord de la
Syrie, rapportent des médias
publics syriens citant le
ministère des Affaires
étrangères. Selon l’agence
officielle de presse Sana, le
ministère estime que cette
présence constitue une «agression explicite et injustifiée contre
la souveraineté et l’indépendance» de la Syrie. A Berlin, le
ministère allemand de la Défense
a démenti ces accusations,
affirmant qu’il n’y avait aucun
soldat des forces spéciales
allemandes en Syrie. Des sources
militaires françaises avaient
confirmé la semaine dernière
que des soldats français se
trouvaient en Syrie pour
«conseiller» les groupes armée à
Manbij, une ville du nord-ouest
du pays tenue par le groupe
Daech. La diplomatie américaine
a nié de son côté toute tension
avec l’Arabie Saoudite à propos
de la manière dont les Etats-Unis
gèrent la guerre en Syrie, pourtant source de frictions entre les
deux alliés. Le département
d’Etat était une nouvelle fois
Photo : DR
L
interrogé sur les relations
stratégiques entre Washington et
Riyad à l’occasion de la
rencontre entre le secrétaire
d’Etat John Kerry et l’influent
vice-prince héritier Mohammed
ben Salmane. Cette visite princière aux Etats-Unis se déroule
dans un contexte de tensions
entre alliés. Les relations se sont
nettement tendues entre l’administration Obama et la grande
monarchie pétrolière, en particulier sur le dossier syrien pour
lequel Washington a refusé une
intervention militaire.
Washington a mis peu à peu de
l’eau dans son vin se rapprochant
de la position de Moscou.
L’Arabie Saoudite semble
n’avoir pas digéré l’amorce de
dégel historique entre
l’Amérique et l’Iran. «Si vous me
demandez s’il y a un grand fossé
philosophique entre les
Saoudiens et les Etats-Unis sur
la manière d’avancer sur le
terrain en Syrie, la réponse est
non», a tenu à tempérer, le porteparole du ministère des Affaires
étrangères, John Kirby. De son
côté John Kerry a adressé «une
mise en garde» à la Russie dans
le conflit syrien, affirmant que la
«patience» de Washington était
«très limitée quant au fait de
savoir si Assad devra ou non
rendre des comptes». Bien que
parrains de la trêve et du
processus de paix, les Etats-Unis
et la Russie s’opposent sur la
question du président Assad.
Pour le Kremlin, seuls les électeurs syriens ont le droit de
parler de l’avenir de leur
Président. Les Etats-Unis sont
«aussi prêts à demander des
comptes aux (groupes armés)
membres de l’opposition» sur les
exactions ou qui «continuent les
combats en violation du cessezle-feu», a poursuivi John Kerry.
Trois rounds de négociations
indirectes entre Damas et les
groupes d’opposition ont été
organisés cette année à Genève
sous l’égide de l’ONU mais
n’ont abouti à aucune avancée.
Début juin, le président Assad a
promis de reconquérir chaque
centimètre de son pays. Le
conflit a déjà fait 280 000 morts
et des millions de réfugiés en
plus de cinq ans.
R. I.
À CINQ MOIS DE LA PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE
Par
la Rédaction Internationale
LA GENE était perceptible
parmi les élus républicains du
Congrès au lendemain du
discours prononcé par le futur
candidat du parti conservateur à
la présidentielle. Dans son
intervention, Donald Trump a
violemment attaqué le président
Barack Obama et a plaidé pour
une interdiction d’accès au
territoire américain pour «les
ressortissants de pays où opèrent
des organisations terroristes
antiaméricaines». Certains élus,
comme Orin Hatch (Utah) ont
affirmé n’avoir pas pris connaissance de ce discours. Le chef de
la majorité républicaine au
Sénat, Mitch McConnell
(Kentucky), s’est refusé au
moindre commentaire. Le sénateur John Cornyn (Texas) a
assuré qu’il ne s’exprimera plus
sur Trump jusqu’à l’élection, le
8 novembre. Le «speaker»
(président) de la Chambre des
représentants, Paul Ryan
(Wisconsin) a estimé que la
proposition de Trump n’est pas
«dans l’intérêt du pays».
«Découragé par la campagne»
du milliardaire, le président de
l’influente commission des
affaires étrangères du Sénat,
Bob Corker (Tennessee), a
estimé que ce n’était pas «un
discours à prononcer de la part
de quelqu’un qui veut diriger le
pays dans des circonstances
difficiles».
Donald Trump a partagé
mardi 14 juin un article du
New York Post consacré à la
réaction du tueur d’Orlando aux
attentats du 11-Septembre. Ce
dernier, alors âgé de 14 ans,
avait été renvoyé de son école
pour avoir déclaré notamment
que «les Américains ont eu ce
qu’ils méritaient». Trump avait
été vivement attaqué en
novembre 2015 pour avoir
déclaré avoir vu de nombreux
musulmans «qui dansaient dans
les rues» dans le New Jersey.
Une affirmation qui n’a pas pu
être corroborée. A l’issue d’une
réunion avec son cabinet
consacré à la lutte contre
l’organisation Daech le président
Barack Obama a vivement
critiqué le discours prononcé la
veille par le futur candidat
républicain. Alors que ce dernier
juge le président prisonnier du
«politiquement correct» pour ne
pas avoir employé l’expression
«islamisme radical», Obama a
Photo : DR
Le discours de Trump après Orlando heurte les républicains
estimé qu’«appeler une menace
par un nom différent ne la fait
pas disparaître ! C’est une
distraction politique !» «Nous
voyons où cette rhétorique et ces
approximations sur l’identité de
ceux que nous combattons
peuvent nous mener», a assuré le
président : «Allons-nous traiter
les musulmans américains
différents, où cela peut-il
s’arrêter ?» De son côté, la
future candidate démocrate à la
présidentielle du 8 novembre,
Hillary Clinton, creuse l’écart
sur son adversaire républicain
dans un sondage publié le
14 juin par Bloomberg.
Si l’élection avait lieu à
présent, Mme Clinton obtiendrait
49% des intentions de vote
contre 37% à Trump.
Une majorité relative de
personnes interrogées
(45 % contre 41 % pour sa
rivale) fait en revanche
confiance à ce dernier pour
répondre à un acte de terrorisme
comme celui perpétré à Orlando.
Hillary Clinton a ouvert des
négociations avec son adversaire
de la course à l’investiture,
Bernie Sanders, à Washington,
après avoir remporté les
dernières primaires organisées
dans la capitale fédérale. Comme
conditions à son éventuel
ralliement, Sanders évoque des
réformes dans un parti dont il
n’est pas membre (c’est un
indépendant).
R. I.
18
S P O R T S
Jeudi 16 juin 2016
GYMNASTIQUE : JEUX OLYMPIQUES-2016
SELON LE JOURNAL
SUISSE BLICK
Bourguieg et Boufadene
fourbissent leurs armes
Le président
de la Fifa se rapproche
de Maradona
La FAG estime que Farah Boufadene et Mohamed Abdeldjalil Bourguieg
sont deux des grands espoirs de la gymnastique algérienne, leur offrant les
meilleurs moyens possibles pour bien se préparer aux joutes olympiques
Par
Algérie presse service
Photo : DR
L
es deux gymnastes
algériens, Farah
Boufadene et Mohamed
Abdeldjalil Bourguieg, qualifiés
aux Jeux olympiques de Rio
(5-21 août), poursuivent leur
préparation en prévision de ces
joutes, de manière régulière et
selon le programme initialement
établi.
Sous la houlette de
l’entraîneur national
Abdelmadjid Hadji, Mohamed
Abdeldjalil Bourguieg
s’entraîne régulièrement à la salle
de Boufarik, avec ses autres
équipiers de la sélection
nationale.
«Bourguieg s’entraîne
quotidiennement à la salle
fédérale de Boufarik, aux côtés
de ses équipiers, dans des
conditions de préparation
adéquates. Ces séances
d’entraînement sont adaptées au
mois sacré du Ramadhan. Il
s’agit surtout de maintenir la
forme, pour ensuite enchaîner
avec un programme spécifique
qui s’étalera jusqu’au départ à
Rio pour les JO», a déclaré à
l’APS le président de la
Fédération algérienne de
gymnastique (FAG), Salah
Bouchiha.
L’athlète devra se déplacer,
avec ses coéquipiers de
l’équipe nationale, en
République tchèque pour un
regroupement de 15 jours à
Prague à partir du 12 juillet
prochain.
Sa compatriote Farah
Boufadene a préféré continuer à
travailler en France où elle est
établie, sous la houlette de
l’entraîneur Saâd Eddine Hamici,
en attendant son départ aux
USA pour un long stage
qui se poursuivra jusqu’aux
JO-2016.
«Boufadene a préféré
s’entraîner en France, jugeant
que le centre où elle se prépare
lui fournit de meilleurs moyens et
conditions de préparation à des
joutes aussi importantes que les
JO. On a accepté sa demande, en
attendant la concrétisation du
stage prévu à Orlando (USA), qui
s’inscrit dans le cadre d’une
convention entre le Comité
olympique et sportif algérien
(COA) et le Comité olympique
américain. L’athlète se déplacera
aux Etats-Unis dès la finalisation
du dossier qui ne devrait pas
tarder», a souligné le président de
la FAG.
Pour rappel, l’athlète Farah
Boufadene avait été mise au
repos, après sa blessure au dos,
contractée en touchant la
table de saut, lors des derniers
championnats d’Afrique qui se
sont déroulés à Alger en mars
dernier. Boufadene souffrait d’un
lumbago (Affection
douloureuse de la région
lombaire, ndlr) qui nécessitait du
repos.
«On cherche toujours et en
premier lieu à préserver nos
athlètes, maintenir leur forme et
surtout leur faire éviter
des blessures inutiles, très
fréquentes et délicates dans notre
discipline. Pour l’instant, tout se
passe bien pour eux, j’espère
qu’ils vont arriver à se présenter
aux JO dans la meilleure forme et
condition physique possible», a
conclu Bouchiha.
La FAG estime que Farah
Boufadene et Mohamed
Abdeldjalil Bourguieg sont deux
des grands espoirs de la
gymnastique algérienne, leur
offrant les meilleurs moyens
possibles pour bien se préparer
aux joutes olympiques.
APS
LIGUE DES CHAMPIONS/ ES SÉTIF
Le coach Amrani «optimiste» avant d’affronter
Mamelodi Sundowns
L’ENTRAINEUR de
l’Entente de Sétif, Abdelkader
Amrani, s’est dit «optimiste»
avant la confrontation avec
Mamelodi Sundowns (Afrique du
Sud), samedi prochain à domicile,
dans le cadre de la phase de
poules de la Ligue des champions
d’Afrique 2016 de football
(1re journée).
Dans un entretien à l’APS, le
coach sétifien s’est félicité de la
stratégie de préparation menée et
concrétisée «précocement» par la
direction de l’Aigle noir, avant
même la fin de la saison dernière.
«Cette stratégie consiste à
scinder ingénieusement l’effectif
en deux groupes, dont l’un a terminé la Ligue 1 Mobilis, tandis
que le deuxième groupe, composé
de joueurs qualifiés pour la
compétition africaine, a bénéficié
d’un repos pour mieux entamer le
stage préparatoire en vue de la
compétition africaine et du
championnat national», a-t-il
expliqué.
L’ESS, champion d’Afrique
2014, a effectué un stage
préparatoire du 1er au 13 juin à
l’Ecole nationale des sports
olympiques d’El-Bez de Sétif,
dans les «meilleures conditions»,
précise le coach Amrani, estimant
que le succès de ce regroupement
est dû aux efforts déployés par les
joueurs malgré la canicule et le
jeûne (mois de Ramadhan).
Les Blanc et Noir ont été
contraints de faire l’impasse sur
les matchs amicaux et étaient
sans un attaquant de pointe, lors
de leur préparation. Toutefois,
Amrani a minimisé l’effet de ces
deux entraves du fait que «le
championnat national n’a pas fini
tôt et que la période de repos des
joueurs était très courte».
Evoquant la situation de la
dernière recrue, Rachid Nadji, et
la possibilité de sa participation
samedi prochain, Abdelkader
Amrani a affirmé que «tout se
décidera durant ces trois jours»,
rassurant que l’Entente abordera
ce rendez-vous continental avec
un effectif au complet.
Le regroupement a été mis au
profit par le staff technique pour
améliorer tous les aspects
physique, technique et
psychologique des joueurs, et a
été également une occasion aux
joueurs pour se remettre en question en vue de la phase de poules
qui s’annonce difficile, a estimé,
de son côté, le défenseur latéral,
Fares Hachi.
Il a, à cet effet, mis en garde
ses coéquipiers contre un éventuel scénario semblable à celui de
l’année dernière dans la même
compétition où l’ESS a perdu les
premiers points sur son terrain
face à l’USM Alger et a
hypothéqué ses chances de passer
aux demi-finales. Il s’agira aussi,
affirme le défenseur sétifien, de
respecter l’adversaire qui n’a rien
à perdre et va jouer sans pression,
car étant repêché dans cette
compétition après l’exclusion de
l’équipe congolaise, Vita Club,
par la Confédération africaine de
football (CAF).
La CAF a désigné le trio
malien constitué de Mahamado
Keita, Bala Diarra et Maurepas
Diakite, pour arbitrer cette
affiche.
L’ES Sétif s’est qualifiée pour
la troisième saison consécutive
pour la phase de poules de cette
prestigieuse compétition, une
première dans les annales du
football algérien en éliminant le
club soudanais d’Al-Merrikh,
rappelle-t-on.
APS
TRES critique jusqu’à maintenant
envers l’institution, Diego Maradona
va aider à résoudre la crise dans le
football argentin et apporter «son
soutien» au nouveau président de la
Fifa Gianni Infantino, qu’il a rencontré
la semaine dernière à Paris, a indiqué
mardi la Fifa.
Elu en février pour succéder à Sepp
Blatter, Infantino a eu «un entretien
très positif et constructif avec
Diego Maradona», vendredi à
Paris, a indiqué la Fifa, confirmant
une information du journal suisse
Blick.
«Il est important que de vraies
légendes du football comme Maradona
s’intéressent à l’avenir de ce
sport et s’impliquent dans la
promotion et le développement du
football», a ajouté la Fifa dans un
communiqué.
Cette rencontre répond à la volonté
de Gianni Infantino «de reconnecter la
Fifa avec les joueurs qui ont écrit
l’histoire du football», a-t-on noté.
Dans ce cadre, Infantino avait
convié lors du dernier congrès de la
Fifa à Mexico d’anciens grands
joueurs comme Marcel Desailly,
Ronaldinho ou l’Espagnol Carlos
Puyol. Fin mai, la Fifa a également
annoncé la nomination de l’ancien
international croate Zvonimir Boban
au poste de secrétaire général adjoint.
Maradona a proposé «son soutien»
pour tenter de résoudre la crise de
gouvernance que traverse la
Fédération argentine de football
(AFA), a ajouté la Fifa. La lutte pour
le contrôle de l’AFA dure depuis la
mort de son dirigeant historique, Julio
Grondona, il y a presque deux ans.
«Je ne vais pas être un observateur
de la Fifa, je viens comme
collaborateur direct de Gianni
Infantino. C’est un geste patriotique
pour sauver le football», a déclaré
Maradona en arrivant mardi à Buenos
Aires.
«Je ne vais pas arriver à
l’AFA pour poser une bombe et tout
recommencer à zéro, au contraire, je
veux que le football argentin
redevienne fort comme il l’a toujours
été, mais avec de la transparence»,
a-t-il ajouté.
La Fifa et la Confédération
sud-américaine de football
(Conmebol) mènent actuellement
une mission conjointe sur place.
Extrêmement critique envers
les précédents dirigeants de la Fifa,
Maradona avait estimé en mai
2015, avant que n’éclate le pire
scandale de corruption de son histoire,
que «sous Sepp Blatter, la Fifa est
devenue une honte et une douloureuse
gêne pour nous autres qui aimons le
football».
Un émissaire de la Conmebol,
Monserrat Jiménez, et un de la Fifa,
Primo Corvaro, sont arrivés cette
semaine en Argentine et devaient
rencontrer mardi les membres du
comité exécutif de l’AFA.
Lundi, ils ont été reçus par le
président argentin Mauricio Macri,
dirigeant du club de Boca Juniors entre
1995 et 2007.
«Il n’y a aucune chance que Macri
prenne le contrôle de l’AFA (...) Que
Macri s’occupe du pays, de donner à
manger aux gens, on s’occupera du
football. Le football n’a rien à faire
avec la politique, le football c’est la
FIFA et les joueurs», a ajouté
Maradona.
APS
S P O R T S
Jeudi 16 juin 2016
MENACE D’EXCLUSION DE LA SÉLECTION RUSSE DE L’EURO-2016
LIGUES 1 ET 2 :
Une mesure plus politique que sportive
Le délai accordé aux 14 clubs
menacés d’interdiction de
recrutement a expiré hier
Le délai accordé par la Fédération
algérienne de football (FAF) à 14 clubs
des deux Ligues professionnelles (1 et
2) pour assainir leurs contentieux et
apurer leurs dettes hier.
La FAF avait prévenu que «faute de quoi,
ils (les clubs) seront interdits de recrutement pour la saison prochaine».
Les formations concernées sont : le
CS Constantine, le RC Arbaâ, le
MC Oran, l’USM Harrach, le
RC Relizane et le CR Belouizdad, de la
Ligue 1, le CA Batna, l’O Médéa, le
CABB Arréridj, la JSM Béjaïa,
l’USM Bel-Abbès, l’OM Arzew et le MC
Saïda, de la Ligue 2 ainsi que l’USMM
Hadjout, reléguée en division amateur.
Entre-temps, pratiquement tous les
clubs en question ont débuté leur
opération de recrutement, alors qu’une
source à la Ligue de football
professionnel (LFP) a fait savoir à l’APS
que beaucoup d’entre eux n’ont pas
encore réglé leurs contentieux
financiers.
Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le sport, cela arrangerait bien des pays européens
que l’organisation de la prochaine Coupe du monde soit retirée à la Russie. Les menaces
d’exclusion de la sélection russe font partie des ballons-sondes envoyés depuis quelques temps
par les institutions sportives internationales, toutes disciplines confondues, comme cela a été le
cas pour les soupçons de dopage notamment en athlétisme
Par
A. Lemili
ur le plateau de Canal+
(décalé) Daniel Cohn
Bendit a tout de suite
conclu que les supporteurs de la
sélection de Russie sont au football ce qu’est un cul de jatte à la
discipline en question. Pour l’un
des plus illustres trublions de
mai 68, il n’y aurait pas matière
à réflexion : «Il faut bouter la
Russie de l’Euro». La raison ?
Elle est simple selon DCB : «Il
s’agit d’individus appartenant à
une organisation néo-nazie et le
pouvoir russe est loin de ne pas
le savoir. Bien au contraire.» Et
dans ce même ordre d’idées, le
Franco-Allemand prend donc
prétexte des évènements qui ont
agité la cité phocéenne avant,
pendant et après la rencontre
ayant opposé les Anglais aux
Russes pour en appeler à
dessaisir ces derniers de
l’organisation de la prochaine
Coupe du monde.
Ceci étant, il faudrait toutefois concéder que les représentants des deux pays ont
effectivement tout chamboulé
dans la ville de Marseille.
Encore heureux donc que
d’autres groupes de supporteurs
considérés comme dangereux
parmi les délégations hongroise,
polonaise, autrichienne ne soient
pas entrés dans la danse. Ce qui
ne saurait sans doute tarder à
mesure que la compétition
avance et que se dessine les
contours de la qualification sinon
de l’élimination.
La Fédération russe de football ne minimise pas la menace
brandie par l’Uefa de l’exclure
en cas de répétition du désordre
créé dans la ville phocéenne. A
telle enseigne d’ailleurs que
ladite fédération a accepté sans
sourciller de s’acquitter de
l’amende de 150 000 euros qui
lui a été infligée par l’institution
S
Photo : DR
MC Alger : Kacem Mehdi
prolonge pour deux saisons,
Karaoui OK pour rester
européenne du football et surtout
de s’engager, ce qui est peu
probable, sur le fait qu’il n’y
aura plus de dérapage en ce sens.
Mais pour ce faire, la délégation
russe et les hommes de la
sécurité qui l’accompagne vont
avoir bien des difficultés à
séparer le bon grain de l’ivraie
dans la mesure où les services de
police français sont persuadés
que des nationalistes ukrainiens
auraient infiltré les groupes de
supporteurs russes.
Le gâchis le plus sérieux a
commencé à l’issue de la rencontre entre les deux équipes et
qui s’est soldée par un partage
des points (1-1) où après avoir
usé et abusé de fumigènes dans
les tribunes du Vélodrome en
plus de proférations de propos
racistes, les supporteurs russes se
sont attaqués à ceux de l’équipe
adverse balançant tout ce qui
pouvait leur tomber sous les
mains. La violence russe sortira
des limites de l’enceinte, puisque
les plus agités parmi les
représentants russes s’attaqueront aux vitrines de certains
commerces, vandaliseront des
véhicules et perturberont le
quotidien des habitants de
Marseillais lesquels ont pourtant
la réputation de ne connaître que
rarement la quiétude quand leur
équipe évolue chez elle.
Rappelons quand même que
les affrontements ou plutôt
l’agression des supporteurs
russes sur leurs homologues
anglais a accouché sur 35 victimes majoritairement parmi les
Britanniques dont le cas de l’un
d’eux serait jugé très alarmant.
La rencontre d’hier était encore
plus appréhendée puisqu’elle
opposait deux pays qui ont fait
partie du même camp politique
quoique c’était au corps défendant de ce qui était, il fut un
temps, la Tchécoslovaquie et
donc avant la scission du pays.
Le printemps de Prague reste une
étape historique indélébile. C’est
face à la Slovaquie donc que les
Russes sont appelés à se
surpasser pour assurer la suite du
parcours.
En conclusion, et pour des
raisons qui, en réalité, n’ont rien
à voir avec le sport, cela arrangerait bien des pays européens que
l’organisation de la prochaine
Coupe du monde soit retirée à la
Russie. Les menaces de l’Uefa
après ce qui s’est passé à
Marseille font partie des
ballons-sondes envoyés depuis
quelques temps par les institutions sportives internationales,
toutes disciplines confondues,
comme cela a été le cas pour les
soupçons (certes avérés en
partie) de dopage notamment en
athlétisme. Il semblerait quelque
part que la Russie de Poutine est
en train de faire les frais d’une
sournoise machination politique
suscitée justement par la...
politique à tous égards du pays
concerné.
A. L.
DJAMEL MENAD L’ENTRAÎNEUR DU CLUB :
«Il reste seulement deux licences à attribuer
au MC Alger»
LA DIRECTION du MC
Alger a pratiquement arrêté son
effectif en vue de la saison 20162017, puisqu’il ne reste plus que
deux licences à consommer à
l’occasion de l’actuel mercato
estival, a annoncé Djamel Menad
l’entraîneur de l’équipe évoluant
en Ligue 1 algérienne de
football.
«Nous sommes sur le point de
clôturer la liste des 22 joueurs
qui défendront les couleurs de
l’équipe la saison prochaine. Les
deux dernières licences restantes
devraient être attribuées avant le
21 courant, date fixée pour la
19
reprise des entraînements», a
déclaré Menad, mardi en marge
de la présentation à la presse du
nouveau gardien de but des Vert
et Rouge Kheireddine Boussouf
(ex-NA Hussein Dey).
Menad a émis le vœu que les
deux licences restantes soient
exploitées dans le recrutement
«d’un latéral droit et un milieu
défensif», ajoutant qu’en plus
des 22 joueurs qui seront retenus
dans l’effectif de l’équipe première, il y aura deux autres de
l’équipe des moins de 21 ans qui
feront partie du groupe. Le
MCA, qui participera la saison à
venir à la Coupe de la
Confédération africaine de
football (CAF), a engagé jusque
là six nouveaux éléments. Il
s’agit de Zahir Zerdab
(MO Béjaïa), Brahim
Boudebouda (USM Alger),
Antar Djemaouni (ASM Oran),
Hadj Bougueche (USM
Harrach), Zakaria Mansouri à
titre de prêt du Paradou AC,
ainsi que de Boussouf.
Le club a récupéré aussi son
gardien de but international
olympique Farid Chaâl, prêté la
saison passée à l’USM
El Harrach (Ligue 1, Algérie).
Ce dernier sera en concurrence
avec Boussouf et aussi Fawzi
Chaouchi que la direction
mouloudéenne a décidé de
renouveler son contrat malgré la
suspension de dix matchs qu’il a
écopé de la part de la commission de discipline de la Ligue de
football professionnel à l’issue
de l’exercice passé.
La Fédération algérienne de
football a réduit à 22 (au lieu de
25) le nombre des licences
accordées à chaque club des
deux Ligues professionnelles à
partir de l’exercice 2016-2017.
APS
Le milieu de terrain Kacem Mehdi, en
fin de contrat avec le MC Alger (Ligue1
algérienne de football) a signé un
nouveau bail de deux saisons, a appris
l’APS auprès de la direction du club
algérois.
Considéré comme une pièce maîtresse
dans l’échiquier du Mouloudia, Kacem
Mehdi prolonge ainsi son aventure avec
les «Rouge et Vert» en attendant d’autres
éléments à l’image du défenseur Taoufik
Zeghdane.
De son côté, le milieu de terrain international Amir Karaoui a donné son
accord pour prolonger son contrat
après avoir été sur le point de tenter
une expérience à l’étranger.
Très actif sur le marché des transferts,
le Doyen a enregistré jusque-là l’arrivée
de 6 joueurs : Zahir Zerdab (MO
Béjaïa), Brahim Boudebouda
(USM Alger), Antar Djemaouni
(ASM Oran), Hadj Bougueche
(USM Harrach), Zakaria Mansouri,
prêté par le Paradou AC pour une
saison et le gardien de but Kheireddine
Boussouf (NA Hussein Dey).
Le Mouloudia a aussi récupéré le
portier international olympique Farid
Chaâl, prêté la saison dernière à
l’USM Harrach.
Détenteur de la Coupe d’Algérie 20152016, le club de la capitale disputera la
prochaine édition de la Coupe de la
Confédération africaine (CAF).
El-Orfi (USM Alger) signe
pour deux saisons
au NA Hussein Dey
Le milieu de terrain défensif de
l’USM Alger Hocine El-Orfi a signé
mardi soir un contrat de deux saisons au
NA Hussein Dey, a appris l’APS auprès
du club pensionnaire de la Ligue1
algérienne de football.
En fin de contrat avec l’USM Alger,
El-Orfi avait porté aussi les couleurs du
Paradou AC (Ligue 2) et de la
JS Kabylie.
Outre El-Orfi, le Nasria a enregistré
l’arrivée entre autres du milieu de
terrain de l’ASO Chlef Zakaria
Benhocine ainsi que du gardien de but
international de la JS Kabylie, Izzedine
Doukha. Le club a également engagé
Gaya Merbah le gardien de but du
RC Arbaâ, club relégué en Ligue 2 en fin
de saison. Le NAHD, finaliste malheureux de la précédente édition de la
Coupe d’Algérie, a terminé la saison
2015-2016 à la 11e place au classement
avec 40 points.
www.latribunedz.com
GAÏD SALAH EN VISITE À LA 5E RÉGION MILITAIRE, CONSTANTINE
Jeudi 16 juin 2016
MÉTÉO
Les éléments de l’ANP appelés
à rester sur le qui-vive
Centre Max. 26° Plutôt
Min 15° ensoleillé
Par
Algérie presse service
e vice-ministre de la
Défense nationale, Chef
d’état-major de l’Armée
nationale populaire (ANP), le
général de corps d’armée, Ahmed
Gaïd Salah, a appelé, hier à
Constantine, les éléments de
l’ANP de s’armer «davantage de
vigilance, d’éviter toute sorte de
routine et de respecter les
consignes et les mesures sécuritaires et préventives» lors de l’accomplissement des diverses
missions. Le général de corps
d’armée Gaïd Salah intervenait
lors d’une visite de travail et
d’inspection à la 5e Région militaire (Constantine), a indiqué,
hier, un communiqué du ministère
de la Défense nationale.
Cette visite «s’inscrit dans le
cadre du contact permanent et
direct avec la troupe et permet de
s’enquérir de visu de la situation
sécuritaire prévalant dans la
région et de la situation de ses
unités». Le général de corps
d’armée a présidé, au siège du
Commandement de la région et en
présence du général-major, Amar
Athamnia, commandant de la
5e Région militaire, une réunion
de travail, à laquelle ont pris part
l’état-major, les cadres ainsi que
les commandants des secteurs
opérationnels et les commandants
des unités et des structures de formation, où il a prononcé une allocution d’orientation qui a été
suivie, via visioconférence, par
les éléments de toutes les unités.
Dans son allocution, le viceministre de la Défense nationale a
souligné les «grands efforts»
fournis par l’ANP et les différents
corps de sécurité «pour que notre
patrie puisse vivre en paix et en
sérénité». «L’ANP doit être fière
de ses laborieux et inlassables
efforts qui sont le prolongement
naturel et le parachèvement
L
Max. 23° Plutôt
Min 17°ensoleillé
Est
Max. 29°
ensoleillé
Min 15
Sud
Max. 44°
ensoleillé
Min 24°
Source
http://fr.weather.yahoo.com
Horaires des prières
Fadjr...........03.37
Echourouk ...05.28
Dohr...........12.48
Assar ..........16.40
Maghreb ....20.12
Icha ............21.53
Photo : DR
„ M. Sellal reçoit l’envoyé spécial du président ougandais
logique des actions de nos
ancêtres de l’Armée de libération
nationale que l’histoire préservera à jamais leurs gloires dans
la mémoire de l’humanité», a-t-il
affirmé. Pour le vice-ministre de
la Défense nationale, «sans
ces actes d’héroïsme, le
phénomène du colonialisme
n’aurait disparu, les peuples
opprimés n’auraient recouvré
leur liberté et leur dignité et
l’Algérie n’aurait, aujourd’hui,
pu venir à bout du fléau du terrorisme et protéger sa souveraineté
et son indépendance contre toutes
éventuelles menaces et intentions
malsaines quelconques».
«A cet effet, nous veillons à
promouvoir les efforts des personnels militaires pour que leurs missions soient homogènes avec les
grands et nobles objectifs de notre
pays, qui exigent de consacrer
loyalement tous nos efforts, de
nous acquérir d’une permanente
vigilance, d’éviter la routine et de
respecter les consignes et les
mesures sécuritaires et préventives. Ce sont les qualités de ceux
qui sont dévoués à leur pays et
qui ne cessent de défendre sa
souveraineté nationale et de
préserver sa stabilité et sa
sécurité», a ajouté le vice-ministre
de la Défense nationale. La parole
a été donnée ensuite aux personnels qui ont exprimé leur
«dévouement absolu» à l’ANP et
à l’Algérie et leur «engagement
solennel» à défendre sa sécurité et
sa stabilité. A l’issue de cette
rencontre, le général de corps
d’armée a présidé une seconde
réunion, à laquelle ont pris part,
aux côtés du général-major,
Amar Athamnia, les cadres de
l’état-major de la région ainsi que
les commandants des secteurs
militaires et les chefs de services
de sécurité. Lors de cette réunion,
l’adjoint au commandant de la
région a présenté un exposé sur
les différentes questions sécuritaires prévalant sur le territoire de
compétence, pour qu’ensuite le
général de corps d’armée donne
des orientations et des recommandations à caractère opérationnel et
sécuritaire «portant sur la nécessité de redoubler d’efforts pour
l’éradication à jamais des résidus
du terrorisme de notre pays».
APS
SELON LE MINISTÈRE DU COMMERCE
Plus d’un milliard de dinars de transactions
sans factures en 10 jours
LE CHIFFRE d’affaires
dissimulé de transactions
commerciales sans factures, mises
au jour par les services de
contrôle du ministère du
Commerce, a atteint plus de
1,045 milliard de dinars sur la
période allant du 27 mai au 5 juin,
a indiqué ce département ministériel. Durant cette dizaine de jours
ayant précédé le Ramadhan,
478 infractions liées au défaut de
facturation ont été constatées, soit
11,45% du total des principales
infractions enregistrées suite à des
opérations de contrôle des
pratiques commerciales, selon le
bilan de l’activité du contrôle
économique et de la répression
des fraudes.
Les services concernés ont
aussi relevé 2 162 infractions
pour défaut de publication des
Ouest
prix (51,82% du nombre total des
infractions), 403 pour oppositions
au contrôle (9,65%), 377 pour
défaut de registre de commerce
(9,03%), 89 pour la pratique de
prix illicites (2,13%) ainsi que
51 infractions pour défaut de
modification du registre du
commerce (1,22%). Pour ce
qui concerne le contrôle de la
qualité et la répression, il a été
constaté, sur la même période,
2 759 infractions aux règles de la
qualité. Ce qui s’est traduit par
l’établissement de 2 611 procèsverbaux et la proposition de
fermeture de 99 locaux commerciaux. Les interventions effectuées ont permis la saisie de
70,66 tonnes de produits non
conformes ou impropres à la
consommation d’une valeur de
10,83 millions de dinars. Il a été
relevé 1 194 infractions pour
défaut d’hygiène (43,3%),
318 pour détention et mise en
vente de produits impropres à la
consommation (11,53%),
201 pour absence d’autocontrôle
(7,3%), 220 pour défauts d’étiquetage (8%) et 153 infractions
pour détention et mise en vente de
produits non conformes (5,55%).
Pour rappel, en 2015, le
chiffre d’affaires dissimulé de
transactions commerciales sans
factures avait atteint plus de
64 milliards de dinars, en hausse
de près de 10% par rapport à
2014. Entre 2010 et 2015, les services du ministère du Commerce
avaient décelé des transactions
commerciales non facturées pour
une valeur de plus de 270 milliards de dinars.
APS
Le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, a reçu hier à Alger, M. Henry Oryem Okello, ministre
des Affaires internationales, envoyé spécial du président de la République d’Ouganda, en visite en
Algérie, indique un communiqué des services du Premier ministre. Après avoir procédé à un tour
d’horizon sur l’état des relations bilatérales, la situation prévalant en Afrique a été abordée, précise
la même source. Evoquant la question des institutions africaines, l’analyse «converge vers la
nécessité de les consolider d’avantage afin de participer à assurer une meilleure gouvernance des
questions liées à la promotion humaine et politique en Afrique», souligne le communiqué.
L’audience, qui s’est déroulée en présence du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et
de la Coopération internationale, M. Ramtane Lamamra, a par ailleurs permis d’aborder plusieurs
questions internationales d’intérêt commun, conclut la même source.
„ L’APN reprend ses travaux aujourd’hui en séance plénière consacrée
aux questions orales
L’Assemblée populaire nationale (APN) reprendra ses travaux aujourd’hui en séance plénière qui
sera consacrée aux questions orales, a indiqué hier un communiqué de l’APN. Six questions orales
seront destinées au Premier ministre, au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de
la Pêche, au ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et à la ministre de
la Poste et des Technologies de l’information et de la communication.
„ Médéa : 411 foyers raccordés au réseau de distribution d’électricité
et de gaz naturel
Pas moins de quatre cent onze foyers, ventilés à travers plusieurs communes rurales de la wilaya
de Médéa, ont été raccordés au réseau de distribution local d’électricité et de gaz naturel, a-t-on
appris hier auprès de la société de distribution du centre (SDC). Les projets d’électrification rurale
mis en service au niveau des villages de kouakeb, dans la commune de Guelb-el-kebir, nord-est de
Médéa, et Hamma Djenine, Ouled Aggoune et Ouled Ahmed Benyoucef, relevant de la
commune de Sidi-Ziane, à l’est, ont permis le raccordement de 133 foyers ruraux qui étaient
dépourvus de cette énergie. Deux cent soixante foyers, situés au niveau du village de kherbet
Styouf, région du sud-ouest de la wilaya qui dépend de la commune de Derrag, à 110 km du cheflieu de wilaya, ont bénéficié, fin mai dernier, d’un raccordement au réseau de distribution de gaz
naturel, a ajouté la même source qui fait état aussi du raccordement de dix-huit foyers, implantés
dans le quartier Makam Ech-chahid, périphérie nord de Médéa.
„ Tissemsilt : des espaces de proximité pour la collecte du sang
Le centre de transfusion sanguine de Tissemsilt a ouvert des espaces de proximité pour la collecte
des dons du sang au chef-lieu de wilaya, durant ce mois du ramadhan. En marge d’une opération
de don du sang, organisée dans la soirée du mardi à proximité de la mosquée Aboubakr Seddiq de
Tissemsilt, le Dr Ali Djoudi a indiqué que des espaces de proximité ont été ouverts dans des
établissements juvéniles et culturels et grandes mosquées de la ville, pour accueillir les donneurs
de sang, sous la supervision d’un staff paramédical chargé de la mise en oeuvre de cette campagne.
Le CTS a lancé, au début du mois du ramadhan, en collaboration avec la direction de la santé et la
population et celle des affaires religieuses et des wakfs, des associations et la radio régionale de
Tissemsilt, un programme de sensibilisation en vue de collecter un grand nombre de pochettes de
sang. Ce programme porte sur la distribution de dépliants aux citoyens, la diffusion de spots
publicitaires sur les ondes de la radio en mobilisant des imams pour inviter citoyens, associations et
comités de quartiers à participer à ces opérations de solidarité.
„ La SNTF équipe ses trains d’un nouveau système de climatisation
La Société nationale des transports ferroviaires (Sntf) va mettre en circulation, à compter
d’aujourd’hui, les premières voitures de train équipées d’un nouveau système de climatisation plus
performant, apprend-on auprès de cette entreprise. Mises à niveau dans les ateliers de
maintenance de Sidi Bel Abbès de la Sntf, ces nouvelles rames seront incorporées, dans un
premier temps, au train circulant sur la ligne ferroviaire liant Alger à la ville d’Oran, améliorant
graduellement les conditions de voyage des usagers. Cette opération fait partie d’un programme
de mise à niveau graduel des systèmes de climatisation au niveau des grandes lignes ferroviaires
(Alger, Constantine, Annaba, Bechar...). D’autres voitures seront donc mises en service au fur et à
mesure de leur réception pour assurer progressivement l’ensemble des trains de grande ligne
avec ces nouveaux systèmes de climatisation. La SNTF compter parachever cette opération en
été 2017, a indiqué à l’APS le directeur général de cette société publique, Yacine Bendjaballah.
Lutte antiterroriste : sept casemates et deux bombes détruites à Médéa
Sept casemates pour terroristes et deux bombes ont été détruites mardi par les forces
de l’Armée nationale populaire (ANP) à Rouakeche, dans la wilaya de Médéa
(1re Région militaire), lors de l’opération de ratissage, toujours en cours, menée dans la
région, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).
«Dans le cadre de l’opération en cours, menée par les forces de l’Armée nationale populaire,
dans la zone de Rouakeche, wilaya de Médéa (1re Région militaire), un détachement a
découvert et détruit sur les lieux le 14 juin 2016, sept casemates pour terroristes et deux
bombes», précise-t-on.
Par ailleurs, «l’opération d’identification des deux criminels abattus par un détachement de
l’ANP, le 13 juin 2016, dans la zone de Taza, wilaya de Jijel (5e RM), a permis de reconnaître
«B. Ayoub» et «B. Athmane», alias Abou Moussaab, ayant rejoint les groupes terroristes en
2008», ajoute le MDN.
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