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2014 Avril: « Tout de bon, Fränzi - Swiss-Ski

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Le maga zine suisse des sports de neige
Les techniciens de service:
les travailleurs de l’ombre
Avril 2014
CHF 8.–
Roman Schaad:
le dur à cuire chez les fondeurs
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Tout de bon,
Fränzi.
www.snowactive.ch
éditorial
La couleur du cristal
pour Lara Gut
L
’émotion de Lara Gut, son premier globe de cristal levé au
firmament du super-G, lors des finales de Lenzerheide,
restera l’une des belles images de l’hiver 2013–2014. Consécration logique et magique pour une championne qui a d’emblée
sonné la charge à Sölden. Lors du géant d’ouverture sur neige
autrichienne, la Tessinoise a lancé de belle manière les Suissesses dans la Coupe du monde et les JO. Inimitable, elle a repris
ses bonnes habitudes. Avec un bilan plus que positif et quelquefois un grain de folie, cette gourmande a revisité le passé. Elle a
remodelé des résultats historiques. Démontrant que rien n’est
jamais gravé dans le marbre! Dans ce contexte, parler d’un hiver
majeur tient de l’euphémisme.
Armée de beaucoup d’audace, au sommet de sa technique,
Lara Gut a mis quatre des six super-G de la saison dans son escarcelle. Styliste au physique de star, elle fait exploser les chronos.
Pour mémoire: médaillée d’argent de super-combiné et descente
des Mondiaux de Val d’Isère, en 2009, elle a dégagé cette saison
un sentiment de plénitude. Capable d’enrouler les courbes, dessinant des angles incroyables, Lara a logiquement damé le pion
à ses adversaires. Et pas des moindres. Son adaptabilité de sensitive talentueuse lui a en outre permis de triompher par deux fois
en descente. A Beaver Creek et Lenzerheide. Avec un doublé
super-G-descente au Colorado. Enchaînant à Lake Louise, en
super-G. Avant de glisser en conquérante vers le globe de la
discipline. Une victoire à Cortina d’Ampezzo et tout était dit!
Plus volontaire que jamais, car le talent en suffit pas, ou ne
suffit plus, Lara Gut a réussi des coups d’éclats. Grignotant également au passage quelques accessits. Grappillant une médaille
de bronze en descente à Sotchi. Alors qu’elle visait l’or! Mais le
jour J, Dominique Gisin a maté la concurrence. A la poursuite de
son Graal, la championne d’Engelberg est devenue championne
olympique. Comme une artiste confirmée, au moment d’entrer
en scène, Dom avait tout pour réussir. Découvrir le bonheur sur
la plus haute marche de la boîte lors des JO, le talent c’est aussi
ça! La trajectoire frisait la perfection, sous la banderole d’arrivée
les années blessures se sont estompées. Un rêve devenait réalité.
Et si on parlait télémark? Cette discipline quelque peu ignorée.
Dont les racines plongent aux origines du ski! Talon libre, flexion
du genou intérieur, une Suissesse a squatté quasiment tous les
podiums cette saison. Sacrée championne du monde de la spécialité, Amélie Reymond a aussi du cristal plein les yeux. D’une
discrétion qui n’a d’égale que sa science de la génuflexion, la
Sédunoise de 26 ans en juin, caracole en tête de la discipline.
Depuis son entrée en compétition, lors de la saison 2006–2007,
cette sportive polytechnicienne escalade les premières marches
des podiums avec une aisance déconcertante. Désireuse de trouver une alternative au ski alpin, elle s’est mise au virage télémark
pour mieux se trouver au sommet . . . de la hiérarchie!
Multiple championne planétaire, Amélie Reymond a engrangé
des globes de cristal en veux-tu en voilà. A faire pâlir les alpins!
Cette saison encore, la Suissesse a mis globe et classement
général de la Coupe du monde à son fabuleux palmarès. Ainsi que
les trois globes des disciplines Classic, sprint classique et sprint
parallèle. Qui vont enrichir sa collection. De quoi faire saliver
Didier Cuche! Lorsqu’on sait que le champion des Bugnenets a
opté pour le télémark dans le cadre de l’obtention d’un brevet de
prof de ski avec brevet fédéral.
Aldo-H. Rustichelli
Rédacteur Snowactive
[email protected]
Lara Gut a réussi une saison épanouie en forme de globe de cristal
du super-G!
S n owact i v e avri l 2 0 1 4
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Le trajet avec la nouvelle télécabine
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de Bruson dure huit minutes. Mise en
service au début de l’hiver, elle a été
officiellement inaugurée en mars.
32
sommaire
Le maga zine suisse des sports de neige
Les techniciens de service:
les travailleurs de l’ombre
Avril 2014
CHF 8.–
Roman Schaad:
le dur à cuire chez les fondeurs
6 Une équipe forte
Le préparateur de matériel, personne de confiance des athlètes
10 La dernière fois
La dernière course de Fränzi Aufdenblatten
L’O
EXC FFRE
LUSI
VE
LECAUX
TE
page URS
2
TouT de bon,
Fränzi.
www.snowactive.ch
Couverture:
La Valaisanne Fränzi
Aufdenblatten a fait ses
adieux au Cirque blanc en
réalisant une place de podium lors de sa dernière
course de Coupe du
monde à Lenzerheide.
Photos: Keystone/
Erik Vogelsang
12 Championnats suisses de biathlon
Goms, excellent organisateur de biathlon
14 Ski de fond: Roman Schaad
Très motivé, malgré de nombreux revers
16 Grand Prix Migros
Stars de la TV et du ski à la finale à Arosa
20 Série dédiée à la relève en ski alpin
Des entraînements durs à l’écart des projecteurs
21 Viande Suisse Summer Trophy
Neuf chances jusqu’à la finale
28 Festival du ski à Zermatt
Plaisirs du ski avec des célébrités: inscrivez-vous maintenant
36 Championnat romand populaire
Une compétition ouverte à tous les fans de glisse
40 Skis suisses
Stöckli, valeureux survivant d’une brillante époque
46 Top of Europe
A prix réduit au Jungfraujoch
48 Fränzi Aufdenblatten
La sympathique Valaisanne tire sa révérence
52 Médecine
L’importance de la chaussure de ski
56 Roland Imboden, directeur de Swiss-Ski
Davantage de deniers publics pour le sport
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58 Michael von Grünigen
Skier’s Edge est son deuxième pilier
61 Sci Svizzero
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impressum: Snowactive Avril 2014, organe officiel de Swiss Ski; 47e année; paraît 6 fois par an; ISSN 1661-7185; Editeur, imprimeur et rédaction Strike Media Schweiz
AG, Gösgerstrasse 15, 5012 Schönenwerd, Téléphone 062 858 28 20, Téléfax 062 858 28 29; Directeur d’édition Wolfgang Burkhardt; Rédaction Joseph Weibel (j.weibel@
snowactive.ch), Aldo-H. Rustichelli ([email protected]); Rédaction de photo Erik Vogelsang; Annonces Prosell AG, Schönenwerd, Rebekka Theiler
([email protected]), Wolfgang Burkhardt ([email protected]); Collaborateurs permanents Christian Andiel, Richard Hegglin, Kurt Henauer; Traductions Thierry
Wittwer; Responsabilité design et production Brandl & Schärer AG, Olten, Röbi Brandl, Kurt Schärer; Service abonnements ­Prosell AG, Schönenwerd, [email protected]
Téléphone 062 858 28 28; Prix d’abonnement CHF 49.– pour un an, CHF 89.– pour 2 ans (TVA comprise); Copyright Strike Media Schweiz AG, Gösger­strasse 15, 5012
Schönenwerd; Reproduction autorisée uniquement avec l’accord formel de la rédaction; www.snowactive.ch, [email protected], [email protected]
Swiss Ski: Rédaction Petra Kropf, [email protected]; Collaborateurs permanents Christian Stahl, Diana Fäh, Anita Suter, Christian Manzoni, Nadine Hess,
David Hürzeler, Fridolin Luchsinger; Changement d’adresse ancienne et nouvelle adresse à Swiss Ski, Case postale, 3074 Muri, Télephone 031 950 61 11, Téléfax
031 950 61 12
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S n owact i ve av r il 2014
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| Techniciens de service
Techniciens de service |
«C’est un beau métier»
Nous sommes début avril, le rideau est tombé sur la saison de Coupe du monde depuis deux semaines, le
printemps s’installe avec ses températures clémentes, ses arbres fleurissants et ses fleurs qui éclosent.
Chez lui, à Madesimo (Italie), tout près de la frontière, Marco Pilatti prépare les skis de Mirena Küng. Après
une longue pause pour cause de blessure, l’Appenzelloise de 25 ans peut enfin reprendre les entraînements
sur neige. «Les techniciens de service ne prennent pas de vacances», affirme cet Italien de naissance en
riant. «C’est tout de même un peu plus calme pour le moment», explique Marco. «Mais il y a toujours
quelque chose à faire!» Il s’agit notamment d’aller chercher les nouveaux skis chez les fabricants de skis
et d’effectuer les préparatifs en vue des deux entraînements sur neige que l’équipe féminine de vitesse a
encore au programme avant Pâques.
> Texte: Anita Suter
> Photos: Anita Suter/Dominique Pittet
Q
uand on lui demande si les multiples
trajets, les nombreuses heures de
travail en dehors des heures de
bureau habituelles et l’hiver intensif d’un
technicien de service ne lui pèsent pas
parfois, il répond: «C’est un beau métier.
J’aime être dans les montagnes, sur les
routes avec l’équipe, mon travail avec les
athlètes.» Certes, il passe parfois toute
une journée dans une cave sombre, «mais
ensuite, je me rends sur la piste à l’aube,
je vois les montagnes se dresser devant
moi . . . c’est tout simplement un beau métier.» Dans le milieu du ski, Marco est dans
son élément. L’Italien jouit d’une expérience de plus de trente ans. Marco Pilatti,
qui fut jadis lui-même un skieur de compétition ambitieux, a travaillé comme technicien de service pour l’équipe masculine
italienne jusqu’en 1989, puis comme entraîneur de cette même équipe et ensuite
de celle des dames à partir de 1998. Il a
rejoint Swiss-Ski au cours de la saison
2012/2013 et est repassé dans le camp des
techniciens de service. «Il ne faut pas rester au même endroit trop longtemps, il faut
6
toujours chercher un nouveau défi à relever», dit-il pour justifier son choix.
La collégialité malgré la concurrence. Il
apprécie également son travail de technicien de service car il lui permet d’entretenir un lien très étroit avec ses «coureuses»
comme il aime les appeler. «En tant qu’entraîneur, c’est différent, tu es obligé de
faire preuve de la même loyauté envers
toutes les athlètes d’une équipe.» En tant
que technicien de service, tu es responsable d’une, parfois de deux mais de maximum trois athlètes. Cela soude les gens.»
Même si les différents techniciens de service de l’équipe féminine de vitesse travaillent pour des fabricants de skis et des
athlètes qui sont des concurrents, et que
chacun détient son propre secret pour un
ski parfait, l’ambiance est clairement empreinte de collégialité. Lorsque Marco Pilatti s’est retrouvé cloué au lit avec une
grippe à Beaver Creek, les techniciens de
service des autres athlètes l’ont remplacé
au pied levé et se sont occupés des skis de
ses «coureuses» sur la piste. En contrepartie, Marco Pilatti prépare toujours le
souper dans l’appartement de vacances
qu’il partage avec ses collègues. Aujourd’hui encore, l’équipe a l’eau à la
bouche en repensant aux spaghettis aglio
et olio.
L’atelier de ski comme centre névralgique. En pénétrant dans l’un des ateliers
de ski semblable à ceux qui sont temporairement aménagés dans n’importe site de
Coupe du monde, parfois dans la cave de
l’hôtel, parfois dans un garage, dans un
conteneur avec ou sans lumière du jour, on
perçoit tout de suite l’atmosphère affairée
et amicale qui y règne. En rendant visite à
Marco et à ses collègues en plein travail,
l’image des «petits lutins», des petites
mains zélées nous vient rapidement à
l’esprit. Des heures durant, ils travaillent
en coulisses, souvent jusque très tard le
soir et depuis très tôt le matin, à la toute
fine pointe de l’aube. Malgré la lourde
charge de travail, l’amusement est également au rendez-vous, les rires, les bavardages et les discussions vont bon train. Le
local à skis est le véritable centre névralgique du site de compétition correspondant. Aménagé directement dans l’hôtel ou
parfois un peu plus loin, c’est un lieu de
travail et d’échanges. C’est ici que se
posent les jalons pour les courses imminentes. Pour la majorité des athlètes, un
Dernier peaufinage :
Marco Pilatti en plein travail.
S nowact i v e av r il 2014
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| Techniciens de service
Techniciens de service |
A gauche: «C’était une journée
formidable»; Marianne KaufmannAbderhalden et son technicien
rayonnent sur le podium le 21 décembre
2013.
A droite: Un lieu de travail et d’échange;
les jalons d’une course sont souvent
posés dans le local à skis.
Marianne Kaufmann-Abderhalden
«Pendant la saison en particulier, Marco fait partie
de mes principales personnes de référence.»
petit tour par le local à skis est une étape
obligée du programme de la soirée, pour
parler du matériel en vue des prochains
jours, mais aussi pour avoir de véritables
échanges avec les techniciens de service.
«Le local à skis est également un lieu
chargé d’émotions. Les athlètes me par­
lent de leurs vies, des bons et des mauvais
moments, du ski et de leur vie privée.» Cet
hiver, Marco Pilatti, engagé comme technicien de service du Pool de Swiss-Ski et
qui, à ce titre, encadre les athlètes qui ont
des contrats avec différents fabricants de
skis, était responsable des skis rapides
de Marianne Kaufmann-Abderhalden, de
Priska Nufer et de Joana Hählen. Il entretient un lien particulièrement étroit avec
ces trois athlètes. «Nous parlons de tout,
pas seulement du sport et des skis», explique Marco. Et d’ajouter, fort de son expérience de vie de quinquagénaire et avec
un sourire: «Les femmes sont les femmes,
8
elles doivent toujours parler à quelqu’un
et lorsque nous sommes sur la route, dans
90% des cas, cela tombe sur les techniciens de service.» Marianne KaufmannAbderhalden confirme qu’un lien spécial
unit l’athlète et le technicien de service,
au-delà de la préparation des skis: «Pendant la saison en particulier, Marco fait
partie de mes principales personnes de
référence», répond la St-Galloise quand on
lui demande quel lien l’unit à son technicien de service.
La confiance mutuelle est capitale pour
la collaboration. «C’est important d’avoir
une bonne relation», déclare Marco. Si lors
d’un entraînement, une athlète ne parvient
pas à produire une performance parce
qu’elle a des soucis dans sa vie privée ou
parce que qu’un événement s’est produit
dans son entourage, c’est important
qu’elle se confie à moi. Qu’elle me dise
quand les problèmes sur les pistes ne sont
pas directement liés à mon travail de technicien de service, pour que je sache que le
fartage ou l’affûtage des carres n’est pas
en cause. Sinon, je ressasse pendant des
heures en me demandant ce qui clochait
au niveau du matériel.
65 paires de ski dans les bagages pour
les USA. Lorsque Marco évoque le matériel, il ne parle pas de deux trois paires de
skis et d’un peu de fart. Pour une course
de descente, Marco emporte six à sept
paires de skis par athlète. Si un supercombiné figure au programme, trois paires
de skis de slalom sont à ajouter à la liste.
«J’ai fait le voyage vers les USA où j’encadrais trois athlètes avec 65 paires de
skis!», explique l’Italien. Le transport c’est
une chose, mais la préparation des skis en
est une autre. La veille de la course, Marco
applique un fart de base sur les skis en
fonction des prévisions météorologiques.
Après un repérage de la piste de course,
souvent effectué par un entraîneur, il obtient des informations sur la neige: estelle agressive, terreuse, molle? Sur la
base de ces indications, et non sans en
avoir reparlé avec l’athlète, il affûte les
carres, applique le fart de course en soirée
et le «finish» au petit matin. Après le repérage qui permet aux athlètes de découvrir
la piste juste avant la course, ils parlent
des carres. Doivent-elles être plus ou
moins affûtées? Avant la course, il accompagne l’athlète au départ, prépare ses skis
et, sous pression, il suit attentivement les
temps intermédiaires à la radio. Ce fut
également le cas le 21 décembre l’année
dernière à Val d’Isère . . .
21 décembre 2013, Val d’Isère. Marianne
Kaufmann-Abderhalden prend le départ
de la descente en douzième position, réalise de très bons temps intermédiaires et
franchit l’arrivée en établissant un nouveau meilleur temps. Alors qu’elle figure
toujours sur le panneau du leader après la
15e concurrente au départ, Marco est
convaincu qu’elle réussira à décrocher une
place de podium. Après le passage de la
S nowact i v e av r il 2014
concurrente n°22 et un dernier coup d’œil
sur la liste des concurrentes devant encore
prendre le départ, il sait que Mary va gagner la course. A ce moment, Marianne
commence elle aussi à se rendre compte
qu’elle pourrait bien rester sur le panneau
du leader, peut-être même à la première
place. De nombreux éléments donnent à
penser que la Toggenbourgeoise de 28
ans, qui a souvent été aux prises avec ellemême et a déjà songé à prendre sa retraite,
va remporter la première course de Coupe
du monde de sa carrière, ici et maintenant.
Mais elle garde son sang-froid. Même
quand la victoire devient réalité et que
personne ne peut plus compromettre son
meilleur temps, la spécialiste de la descente ne laisse transparaître aucune émotion. Laisser libre cours à ses émotions en
public, ce n’est pas le genre de Marianne.
Mais parfois, même la volonté la plus farouche ne sert à rien . . . Lorsque Marco
apparaît dans l’aire d’arrivée, c’en est fini
du sang-froid de la championne de Coupe
du monde. L’athlète et son technicien de
service tombent dans les bras l’un de
l’autre et versent tous deux des larmes de
joie. Après la célébration de victoire offi-
cielle sur le podium, quand l’hymne national a retenti et que le champagne coule à
flots, Marianne appelle Marco sur la plus
haute marche du podium. Le technicien de
service et la skieuse posent pour la photo
et se laissent fêter, rayonnants: c’est la
récompense pour de très très nombreuses
heures de collaboration. «C’était un grand
jour», dira Marco plus tard. «Tout s’est
passé comme sur des roulettes: Mary a
très bien couru et le matériel était parfait.»
Pendant combien d’heures ont-ils donc
discuté de la nature du revêtement des
skis, sélectionné le ski apparemment parfait avant chaque course, parcouru ensemble des milliers de kilomètres à bord
du même bus VW pour rejoindre les différents sites de compétition avec un chargement complet de skis. Combien de fois
Marco Pilatti a-t-il encouragé son athlète
au départ et attendu, sous pression, de voir
si le succès serait au rendez-vous. Pour
Marianne, Marco est tout simplement plus
que le coach qui prépare ses skis. Il est à
la fois la personne de confiance et l’ami
proche qui, en ce grand jour, a mérité de
se hisser à ses côtés sur le podium. <
9
| M a p r e m i è r e d e r n i è r e fo i s : F r ä n z i A u f d e n b l at t e n
M a p r e m i è r e d e r n i è r e fo i s : F r ä n z i A u f d e n b l at t e n |
Ma
dernière
course de Coupe du monde
> Texte: Anita Suter; > Photos: Keystone
Après 14 ans dans le circuit de la
CM, Fränzi Aufdenblatten a décidé
de mettre un terme à sa carrière
de skieuse professionnelle. Son
dernier départ en Coupe du
monde, elle l’a pris devant le public suisse lors de la finale, disputée à Lenzerheide. Cette course
aurait dû ressembler à toutes les
autres, mais finalement . . .
A
dire vrai, ma dernière journée de
course en Coupe du monde a com­
mencé comme n’importe quelle
autre journée de course, si l’on fait abs­
traction des nombreuses personnes
émues qui m’ont entourée. Citons par
exemple l’entraîneur qui, lors de l’analyse
vidéo de la veille, avait fait remarquer, un
brin de mélancolie dans la voix, qu’il avait
inséré mon nom dans le titre d’une analyse
vidéo pour la dernière fois; ou les nom­
breux entraîneurs étrangers qui, lors de la
reconnaissance au petit matin, ont pris
quelques instants pour me serrer la main
en guise d’adieu.
Même au départ encore, d’innom­
brables athlètes, coaches et concurrentes
de toutes équipes sont venus me trouver
pour me souhaiter une bonne dernière
descente. C’est là que j’ai vraiment com­
mencé à lutter. Tous ces mots de sympa­
thie m’avaient profondément touchée. A
chaque instant, je devais me ressaisir pour
10
me concentrer sur la tâche à accomplir. Je
voulais absolument tout donner, une der­
nière fois encore, relevant le défi con­
sistant à maîtriser une descente aussi
«vache». On m’avait souvent demandé,
avant cette journée, si je comptais vrai­
ment quitter le circuit en disputant une
dernière course normale. D’autres, en ef­
fet, tirent leur révérence en costume tra­
ditionnel ou lors d’une course spéciale. Ce
n’est tout simplement pas mon style. Ce­
pendant, après avoir serré toutes ces
mains, je me suis sentie envahie par le
doute l’espace d’un instant: avais-je pris la
bonne décision? Etais-je encore prête à
assumer les risques qu’il faut nécessaire­
ment prendre dans une descente rapide?
Parviendrais-je, sur le moment, à me
concentrer sur le parcours? En effet, si je
n’y arrivais pas, je finirais même par me
mettre en danger.
Heureusement, j’ai pu compter sur
Alexandra Meissnitzer, qui m’a confortée
avant la course dans ma décision de déva­
ler la piste sans tambours ni trompettes.
Elle-même avait, à l’époque, terminé sa
carrière de la même façon, parvenant en­
core à monter sur le podium à cette occa­
sion.
«J’étais contente d’avoir un petit numéro
de dossard.» C’est ainsi que j’ai pris le
départ, en deuxième. J’étais contente
d’avoir un petit numéro de dossard, qui m’a
permis d’abréger ma lutte intérieure. En
passant la ligne d’arrivée, je savais que
j’avais réalisé une belle descente, mais je
ne savais pas à quel point ma performance
était bonne. L’accueil que l’on m’a réservé
m’a complètement surprise! Comme
toutes mes coéquipières partaient après
moi et se trouvaient donc encore en haut
de la piste, je n’avais pas imaginé que
quelqu’un m’attendrait dans l’aire d’arri­
vée. Pourtant, Nadia Styger, Tina Weira­
ther, Mirena Küng et Didier Cuche étaient
Un départ dans des conditions
idylliques : Fränzi Aufdenblatten
décroche un podium lors de sa toute
dernière course de Coupe du monde
sous les ovations de son équipe.
là avec une pancarte et m’ont arrosée de
champagne devant un public déchaîné.
Quel beau moment ! La tension dont j’avais
souffert au départ encore s’est envolée
d’un seul coup. Jusque-là, presque tout ce
qui touchait à ma retraite m’avait laissée
relativement indifférente. J’avais même
surmonté ma conférence de presse d’adieu
à Crans-Montana sans verser une larme.
Dans cette aire d’arrivée de Lenzerheide,
toutefois, les vannes se sont complète­
ment ouvertes. Que tout le monde se ré­
jouisse à ce point avec moi sur cette mon­
tagne m’a touchée au-delà des mots.
S nowact i v e av r il 2014
«Ce n’est pas possible . . .» Pouvoir rester
si longtemps devant le panneau du leader
pour ma dernière course – qui plus est
assise, puisque je venais de recevoir une
chaise longue dédicacée par l’équipe – est
quelque chose dont j’avais tout au plus
rêvé. Pendant les entraînements déjà,
j’avais remarqué que la piste et la neige me
convenaient bien et que j’avais donc des
chances de faire une bonne dernière
course. Mais je n’aurais jamais cru réussir
une si belle descente: c’était tout simple­
ment le délire total! A un certain point,
après avoir vu toujours plus de coureuses
franchir la ligne d’arrivée, j’ai commencé
à me dire que ma performance me mène­
rait peut-être sur le podium. «Cela ne va
pas vraiment m’arriver», me suis-je dit.
«Ce n’est pas possible que je monte encore
sur le podium lors de ma dernière course
de Coupe du monde.» Pourtant, c’est ce
qui s’est produit. Et lorsque je me suis re­
trouvée sur le podium pour la remise des
prix, sur la musique de l’hymne national
suisse (diffusé grâce à Lara), j’ai repensé
à Alexandra Meissnitzer et me suis dit que
la meilleure décision de ma carrière était
probablement celle-ci: me donner à fond
dans cette dernière course.
Ma dernière course aurait-elle pu être
meilleure? Non. C’était parfait. Si j’avais
gagné, on aurait remis en question ma
décision d’arrêter. Là, j’ai le privilège de
partir sur la meilleure note qui soit. <
info
Plus d’informations sur le départ de
Fränzi Aufdenblatten aux pages 48 et 49.
11
| C h a m p i o n n at s s u i s s e s d e b i at h lo n 2 0 1 4
Un chef d’œuvre signé
«Conches»
1
5
2
3
8
9
6
10
4
7
11
1Le podium du départ en ligne masculin
(d. g. à d.) : Simon Hallenbarter décroche
l’argent pour terminer sa carrière,
derrière le champion suisse Benjamin
Weger et devant le médaillé de bronze
Mario Dolder.
2Aita Gasparin prend la tête du peloton des
juniors dans la montée vers le stand de tir.
3Patricia Jost (devant) et ses concurrentes
s’élancent.
4Patricia Jost a choisi la piste de tir moins
battue par le vent, ce qui a contribué à sa
double médaille d’or.
5Elisa Gasparin (centre) remporte la
dernière course de la saison et le titre de
championne suisse devant sa sœur Selina
Gasparin (à droite) et Irene Cadurisch
(à gauche).
6Irene Cadurisch, promue, devant
l’imposant décor montagnard valaisan.
7Simon Hallenbarter fête son départ du
sport d’élite d’élite avec du vin mousseux
et en compagnie de son fan-club.
8Près d’un millier de passionnés de
biathlon ont déambulé dans la tribune
naturelle du stand de tir à Ulrichen.
9Le chef de discipline biathlon Markus
Regli (à gauche) en conversation avec le
directeur de Swiss-Ski Roland Imboden.
10Le début d’une nouvelle carrière?
Les fondeurs Martin Jäger et Eligius
Tambornino.
11Benjamin Weger franchit la ligne d’arrivée
du départ en ligne, tandis que le fan-club
de Simon Hallenbarter attend l’arrivée de
celui qui va raccrocher.
12
C h a m p i o n n at s s u i s s e s d e b i at h lo n 2 0 1 4 |
Les Championnats suisses de
biathlon 2014, disputés à Ulrichen, resteront la référence. C’est
à eux que l’on pourra et que l’on
devra comparer les compétitions
de biathlon en Suisse ces prochaines années: une organisation
parfaite, un stade génial, près de
1000 supporters et des services
d’exception tant pour les sportifs
que pour les spectateurs. Cerise
sur le gâteau, la vallée de Conches
peut s’enorgueillir d’avoir conservé une bonne partie des titres.
> Texte et Photos: Christian Manzoni
P
our la deuxième fois depuis 2012,
les chasseurs à ski ont sacré leurs
champions à Ulrichen, dans la vallée
de Conches. Il faut dire que le centre nordique semble taillé pour une manifestation
de cette dimension. Mené par Yvonne et
André Vogt, le CO vit le biathlon, vit la
manifestation et élève ces courses au titre
à un niveau que semblent justifier les succès obtenus par l’équipe suisse dans les
compétitions internationales. C’est sans
hésitation aucune que Selina Gasparin,
médaillée d’argent aux Jeux Olympiques,
déclare: «Cette manifestation est parfaite:
un parcours super, un stand de tir génial
pour les athlètes comme pour les supporters et un encadrement d’exception pour
nous les sportifs. C’est fantastique!» Précisions que l’Engadinoise a fait cette déclaration après avoir été détrônée par sa
jeune sœur Elisa aux CS . . .
C’est du biathlon, mais les spectateurs
arrivent par centaines . . . Bien entendu,
en cette période post-olympique, le biathlon fait beaucoup parler de lui. En outre,
les «directs» réguliers de la RTS lui ont fait
une place dans les foyers suisses. Que
cette réalité puisse contribuer à une augmentation massive du nombre de supporters ayant quitté leur salon pour le stade
pourrait sembler exagéré au vu du statut
de «discipline marginale» que beaucoup
attribuent au biathlon. Mais n’oublions pas
que le Valais, patrie de Benjamin Weger,
de Simon Hallenbarter, de Patricia Jost, de
Ladina Meier-Ruge, de Flurina Volken et
d’autres encore est le nombril du biathlon
suisse. «Je n’avais jamais vu de tels
championnats nationaux. C’est incroyable
qu’autant de supporters soient venus au
S nowact i v e a p r il 2014
stade. Il y avait certainement un millier de
personnes. » Ces mots, nous les devons à
Armin Auchentaller, nouveau chef entraîneur de l’équipe féminine suisse et formateur expérimenté des champions italiens
et américains.
Un rendez-vous chargé d’émotions. Menés par les fanclubs de Simon Hallenbarter et de Benjamin Weger, les supporters
ont célébré une fête du biathlon inoubliable. Des choses à fêter, il y en avait à la
pelle: Simon Hallenbarter, vieux renard de
l’équipe et ancien numéro 25 mondial,
avait choisi cette manifestation pour remettre son fusil au placard. Armés de
sonnailles, des supporters bordaient la
piste pour accompagner les derniers
mètres de la longue carrière du sportif,
désormais âgé de 35 ans, et l’accueillir
avec du champagne sur la ligne d’arrivée.
Dans l’aire d’arrivée, plus d’une personne
a versé des larmes. La veille déjà, lors de
la fête du biathlon organisée à Glurigen, la
légende Matthias Simmen avait rendu
hommage au futur «retraité» en présentant une rétrospective de sa carrière et son
remarquable palmarès. Ces journées de
CS ont donc été marquées par toute une
gamme d’émotions continuellement présentes, suscitées par la retraite prochaine
ou par la victoire du sportif.
La loi des sportifs du cru. Pour des Championnats suisses dans la vallée de Conches,
il faut du grand sport et surtout . . . des
victoires à domicile. Fort heureusement,
elles ont été nombreuses. Même si seul
Lino Föhn, espoir de Suisse centrale, est
parvenu à réaliser un sans-faute au stand
de tir samedi en faisant fi du vent, Patricia
Jost et Flurina Volken ont assis, chez les
juniors filles, la domination valaisanne en
biathlon. Le dimanche, Patricia Jost doublait d’ailleurs la mise. Les supporters
frénétiques, qui en demandaient autant à
l’élite, n’ont pas été déçus en assistant à la
double victoire de Benjamin Weger; une
performance conforme aux attentes. Chez
les dames, Ladina Meier-Ruge, pourtant
partie en outsider, a déstabilisé le stade
entier en prenant soudain la tête du départ
en ligne devant toutes les Gasparin et Cadurisch. Cette performance n’a pourtant
pas empêché une Gasparin de s’imposer.
Il s’agissait d’Elisa, la deuxième des trois
sœurs, victorieuse pour la 2e fois de sa
carrière.
Une barre placée bien haut. En organisant
ces Championnats suisses 2014 à Ulrichen, le SC Obergoms a placé la barre bien
haut pour les futures manifestations de
biathlon en Suisse. Les responsables ont
aménagé un petit stade pourvu de tribunes
autour des dix cibles mobiles, Ulrichen ne
disposant pas d’un stand de tir permanent,
ont tracé des parcours sélectifs sur la
neige de printemps, ont servi des mets en
abondance et des boissons en encore plus
grande abondance aux spectateurs dans
les cantines et ont fourni aux personnes
présentes toutes les informations nécessaires sur la compétition et sur son issue.
Ulrichen a prouvé qu’on pouvait, à relativement peu de frais, mettre sur pied des
Championnats n’ayant absolument rien à
envier aux compétitions internationales.
La recette: une pincée de savoir-faire,
beaucoup d’amour du détail et une quantité encore plus grande d’enthousiasme,
d’engagement, de passion pour le sport et
ainsi de suite. Les CS 2014 resteront un
chef-d’œuvre signé «Conches». Nous en
parlerons et nous en souviendrons longtemps, et regretterons l’époque de la présence de Claudio Böckli et de Simon Hallenbarter sur la piste, comme tous leurs
supporters.<
Nos champ ions suisse s
de biathlon 2014
Spr int
Dames: 1. Selina Gasparin (EN/S-chanf);
2. Irene Cadurisch (cadre C/Maloja);
3. Elisa Gasparin (cadre A/S-chanf).
Juniors filles: 1. Patricia Jost (cadre B/
Reckingen); 2. Flurina Volken (cadre C/
Fiesch); 3. Aita Gasparin (cadre C/
Pontresina).
Jeunesse filles: 1. Lena Häcki (cadre C/
Engelberg).
Hommes: 1. Benjamin Weger (EN/Geschinen); 2. Ivan Joller (EN/Stans); 3. Simon
Hallenbarter (cadre A/Obergesteln).
Juniors garçons: 1. Severin Dietrich (cadre
C/Zernez) et Jules Cuenot (cadre C/
Le Cerneux-Péquignot). Jeunesse garçons:
1. Lino Föhn (Ibach).
Départ e n l igne
Dames: 1. Elisa Gasparin (cadre A/
S-chanf); 2. Selina Gasparin (EN/S-chanf);
3. Irene Cadurisch (cadre C/Maloja).
Juniors filles: 1. Patricia Jost (cadre B/
Reckingen); 2. Flurina Volken (cadre C/
Fiesch); 3. Aita Gasparin (cadre C/
Pontresina).
Jeunesse filles: 1. Lena Häcki (cadre C/
Engelberg).
Hommes: 1. Benjamin Weger (EN/
Geschinen); 2. Simon Hallenbarter
(cadre A/Obergesteln); 3. Mario Dolder
(cadre A/Zeglingen).
Juniors garçons: 1. Jules Cuenot (cadre C/
Le Cerneux-Péquignot); 2. Severin Dietrich
(cadre C/Zernez).
Jeunesse garçons: Joscha Burkhalter
(Zweisimmen).
13
| Ski de fond: Roman Schaad
Ski de fond: Roman Schaad |
Extraits
de vie d’un battant
L’une des caractéristiques les
plus frappantes de Roman Schaad
est son sourire contagieux. En
règle générale, ce sportif de
Suisse centrale, âgé de 20 ans,
semble d’une nature joyeuse,
­paraissant ne jamais laisser
gâcher son humeur. Plusieurs
fois, le jeune fondeur aurait déjà
eu de bonnes raisons de jeter
l’éponge dans sa jeune carrière.
Pourtant, il a toujours trouvé
la motivation nécessaire pour
continuer et revenir encore
plus fort sur le circuit.
> Texte: Fridolin Luchsinger
> Photos: Nordic Focus
Après sa chute à Sotchi,
Roman Schaad s’est battu
pour rallier l’arrivée avec
une épaule déboîtée et un
genou contusionné.
L
e 12 février 2014, les spectateurs ont
eu le souffle coupé lorsque Roman
Schaad, lancé à 50 kilomètres à
l’heure, a violemment percuté les bande­
roles lors du sprint olympique. Il lui en a
«seulement» coûté une contusion au ge­
nou et une dislocation de l’épaule gauche.
Ce n’étaient de loin pas les blessures les
plus graves que le sportif ait subies, sur
des skis (de fond) ou dans un autre
contexte:
«Lorsque j’avais 12 ans, j’ai eu un ac­
cident de ski que je ne pourrai jamais
oublier. Je suis tombé et me suis cassé le
bras gauche. La guérison s’est bien dérou­
lée, mais après un an ou deux, j’ai remar­
qué que quelque chose n’allait pas. Les
médecins ont alors vu que la tête de l’hu­
mérus ne grandissait plus. Aujourd’hui,
mon bras gauche mesure environ 5 cm de
moins que le droit. J’ai appris à me dé­
brouiller avec ce handicap. L’année der­
nière, je me suis en plus déchiré le liga­
ment croisé du genou droit en jouant au
football. J’ai dû arrêter le sport quelques
semaines et travailler longuement à mon
rétablissement. Enfin, le 9 mars de cette
année, je me suis disloqué l’épaule droite
au Marathon de ski de l’Engadine.»
14
Roman est quelqu’un qui ne se laisse
pas déstabiliser – en aucun cas par une
blessure. Il poursuit imperturbablement
son chemin. Cet hiver, tout semblait lui
sourire. Au début de la saison, à Davos, il
laissait entrevoir son grand potentiel en
s’adjugeant une 10e place pour ses débuts
en Coupe du monde. A la fin janvier de cette
année, il atteignait ensuite ce qui constitue
pour l’instant le point culminant de sa
carrière, en remportant la médaille de
bronze lors des CM M23 à Val di Fiemme.
Une semaine plus tard tout juste, il confir­
mait sa bonne forme en se classant pour
la deuxième fois de la saison dans le top
10 grâce à sa 9e place dans la course de
Coupe du monde à Toblach. Il semblait
avoir constamment le vent en poupe. En
février, le sportif s’est trouvé face à son
deuxième grand objectif de la saison, les
Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi. Enfin, le
jour J était là, et tout semblait aller pour le
mieux: Roman Schaad avait la forme et son
matériel était aussi bon que ses temps
intermédiaires. Et soudain, la chute. Sa
blessure à l’épaule, bien que bénigne, a
stoppé son assaut. Un mois plus tard, le
sportif se disloquait une nouvelle fois
l’épaule, cette fois celle à gauche, et l’opé­
L’Italie semble bien lui réussir. A Toblach, Roman Schaad se hisse pour la deuxième fois
(après Davos) dans le top dix d’un sprint de Coupe du monde.
Le temps fort provisoire de sa jeune carrière:
Roman Schaad termine troisième au sprint
des CM M23 à Val di Fiemme (ITA).
ration était inévitable. Malgré tout, Roman
Schaad ne se révolte pas contre son destin,
mais regarde vers l’avenir avec confiance.
«J’ai le don de ne pas ressasser long­
temps les choses négatives et de regarder
vers l’avenir. Après un accident, il faut re­
mettre la partie du corps blessée en bon
état. Ce travail de régénération, je le vois
comme une chance. J’en profite pour reve­
nir plus fort qu’avant. Lorsque j’ai une
période creuse à cause de blessures, je
cherche toujours le meilleur moyen de
remonter à la surface. Je vis totalement
en accord avec cette devise: Remember
that life is full of ups and downs. Without
the downs, the ups would mean nothing.
Heureusement, je suis entouré de nom­
breuses personnes qui m’aident à me re­
mettre sur pied. Il s’agit notamment, bien
sûr, des membres de ma famille, de mes
collègues et de ma copine, qui me sou­
tiennent toujours à 100%. Naturellement,
je reçois aussi beaucoup d’assistance de
mes entraîneurs, des physiothérapeutes
et des médecins.»
A la fin de son apprentissage sanitaire,
Roman a déménagé à Davos avec son frère
Fabian pour miser complètement sur le ski
de fond. Il espérait obtenir un soutien fi­
nancier grâce à «I believe in you», une
plate-forme de financement participatif.
Sur celle-ci, les sportifs peuvent présenter
un projet, annonçant la somme qu’ils
comptent réunir par le biais de dons. Ils
devront ensuite utiliser cet argent pour
atteindre un objectif communiqué dès le
S nowact i v e av r il 2014
départ. Roman a trouvé suffisamment de
contributeurs pour le soutenir et a donc pu
réaliser pleinement son projet:
‹I believe in you› est une super plateforme. Grâce à elle, nous autres sportifs
pouvons aller de l’avant. J’ai réalisé mon
projet à plus de 100%. Je suis naturelle­
ment très heureux que d’autres personnes
croient en moi et me soutiennent. Je vais
maintenant investir l’argent reçu dans
mon entraînement, à bon escient et de
façon ciblée.»
Depuis l’automne dernier, il existe éga­
lement le «Team XC-Schaad», qui soutient
Roman et Fabian. Les deux frères ont com­
mencé par une newsletter mensuelle.
Aujourd’hui, il est possible d’acheter des
articles de supporters pour encourager
l’un ou l’autre ou de participer à des
voyages permettant d’applaudir les
Schaad en compétition. En règle générale,
le frère de Roman et toute sa famille sont
une référence importante:
«Mon frère Fabian est très important
pour moi. C’est ensemble que nous
sommes forts. Nous nous stimulons mu­
tuellement, à l’entraînement comme dans
nos loisirs. Nous nous sommes installés à
Davos ensemble et c’est ensemble égale­
ment que nous faisons notre école de re­
crues. J’ai aussi une très bonne relation
avec mes demi-frères, Andreas et Küde. Si
des questions me préoccupent, quelles
qu’elles soient, et que j’ai besoin d’aide, je
m’adresserai tout d’abord à mes parents
ou à Andreas.»
Il y a quelques semaines, Roman a com­
mencé l’ER pour sportifs d’élite à Macolin.
Il espère pouvoir y combiner son service
avec la phase de rééducation qui l’attend.
Cette dernière constitue, aux yeux du spor­
tif d’Unteriberg, une composante impor­
tante de sa préparation à la saison pro­
chaine, car il compte revenir en force:
«J’ai beaucoup d’objectifs en tête. L’an­
née prochaine, il y aura les Championnats
du monde à Falun. Je veux y participer.
J’aimerais aussi réussir à rejoindre
l’équipe nationale. Beaucoup pensent que
je suis un sprinter. C’est sûrement dans le
sprint que réside actuellement ma force,
mais à long terme, j’aimerais aussi m’im­
poser dans les courses de longue distance.
Je veux également participer aux pro­
chains Jeux Olympiques d’hiver, qui auront
lieu à Pyeongchang dans quatre ans, pour
y montrer ce que je sais faire.»<
www.schaad-xcski.ch
www.ibelieveinyou.ch
15
| Grand Prix Migros 2014
Grand Prix Migros 2014 |
Une jeune star du petit écran et une star du ski
en herbe à la finale du Grand Prix Migros
6
Alors que l’aînée, Lea, était la star
du spot publicitaire du Grand Prix
Migros de cette année et qu’elle
est ainsi apparue régulièrement
sur le petit écran au début de cet
hiver, c’est sa cadette d’une année, Nina, qui s’est qualifiée pour
la finale du Grand Prix Migros, qui
réunit les meilleurs coureuses et
coureurs de la saison 2014. La
seconde a pu compter sur sa sœur
pour venir l’encourager lors de la
finale. Nous avons rencontré les
deux sœurs à Arosa et les avons
accompagnées durant ce weekend hors du commun.
Le s pot TV e t se s
pr otagoniste s
1
3
Dans le spot publicitaire du Grand Prix Migros 2013/2014, diffusé en décembre durant
les plages publicitaires de la Télévision
Suisse RTS Deux, Lea endosse le premier
rôle tandis que sa sœur apparaît comme figurante dans deux scènes. Lors de la finale
du Grand Prix Migros, nous avons discuté
avec les deux sœurs à propos du tournage
et des réactions qu’a suscitées le spot
parmi leur entourage. Vous pouvez
visionner le spot sur: www.gp-migros.ch/
grand-prix-migros/videos.
2
4
7
6Nina (à g.) et Lea, tout sourire sur les
cabas Migros de l’hiver passé.
7Nina en pleine action.
8 Carlo Janka et Beat Feuz ont eux aussi
fait le détour pour assister à la finale du
Grand Prix Migros à Arosa.
> Texte: Petra Kropf
> Photos: Petra Kropf, Alphafoto
L
es deux sœurs Lea (11 ans) et Nina
(10 ans) arrivent à Arosa vendredi
matin et se rendent avec leurs parents à la piste d’entraînement avec le télésiège Carmenna. Différents parcours
d’entraînement y attendent déjà les finalistes du Grand Prix Migros. Nina est justement l’une de ces finalistes: samedi et
dimanche, dans le cadre d’un slalom géant
et d’une Combi Race (lors de laquelle il
s’agira de contourner des portes ayant des
écarts variables entre elles), elle se mesurera aux autres coureuses étant montées
sur un podium lors de l’une des treize
courses de sélection.
Didier Cuche comme idole. Les deux
sœurs ont déjà participé à une course de
sélection du Grand Prix Migros à quatre
reprises, mais c’est la première fois que
Nina, à Airolo, a pu se qualifier pour la finale. A l’entraînement de la veille de la
compétition, elle n’est pas pour autant
nerveuse et profite de skier avec sa sœur
et ses parents et de demander un autographe à la skieuse Fabienne Suter. Cette
dernière n’est toutefois pas son idole. En
effet, son modèle est Didier Cuche, «mais
il a malheureusement mis un terme à sa
16
6
5
carrière», déplore-t-elle avec une certaine
amertume. Le premier temps fort du
week-end est programmé pour vendredi
soir avec la cérémonie d’ouverture au
cœur d’Arosa. Les jeunes coureurs et coureuses y suivent leur porte-drapeau lors
d’un long cortège jusqu’à la Postplatz.
Patrick Küng, le vainqueur de la descente
du Lauberhorn, y allume alors la flamme
du Grand Prix Migros et annonce ainsi
l’ouverture officielle de la finale 2014. Nina
Un week-end riche en temps forts:
1 Patrick Küng allume la flamme du
Grand Prix Migros lors de la cérémonie
d’ouverture.
2Nina (en vert) lors du défilé avec les
autres finalistes argoviens.
3+5 Plaisir et divertissement dans le village
des sponsors . . .
4 . . . et dans la tente de Swiss-Ski.
6Nina (à g.) et Lea obtiennent un
autographe de Fabienne Suter.
et Lea sont aussi fin prêtes pour le concert
de la star des ados Luca Hänni qui clôture
la cérémonie. «A l’aller, nous avons écouté son CD dans la voiture», raconte Lea
avant de poursuivre: «nous l’avons emprunté à des amis.»
«Skier du mieux que je peux.» Les choses
sérieuses commencent samedi pour Nina
avec le slalom géant, sa discipline préférée. Avec sa sœur, elle s’entraîne trois
8
après-midis par semaine avec le ski-club
Hausen am Albis dans le domaine skiable
Brunni Alpthal. Après une longue saison,
elle comptabilise ainsi de nombreuses
heures d’entraînement. Mais Nina ne souhaite pas se mettre la pression: «Je ne me
suis pas fixé d’objectif. Je vais simplement
m’élancer et skier du mieux que je peux.»
Au départ, elle finit quand même par être
gagnée par un peu nervosité. Heureusement, elle a un bon truc pour la combattre:
prendre de profondes inspirations. Pendant qu’elle observe les concurrentes qui
s’élancent avant elle, son père René prépare ses skis. Enfin, le tour de Nina est
arrivé. 1’1’’6 plus tard, la voilà déjà dans
l’aire d’arrivée avec un 24e rang. Sa mère
Monika et sa sœur Lea l’y attendent. «J’ai
pas mal dérapé dans la partie supérieure»,
regrette Nina.
S nowact i v e av r il 2014
Elle compte y remédier le lendemain à
l’occasion de la Combi Race: «Je vais passer plus près des portes et moins déraper». Elle termine alors au 21e rang et en
est satisfaite. «C’était plus facile de skier
qu’hier», raconte-t-elle ensuite, depuis le
village des sponsors, «il y avait quelques
sillons à côté de certaines portes, mais ils
étaient au moins réguliers.» Avec sa sœur,
elle peut alors une nouvelle fois participer
aux différents jeux proposés par les sponsors avant de se rendre à la proclamation
des résultats afin d’y applaudir les vainqueurs. Elle y recevra également le cadeau
réservé aux finalistes: une brochure d’entraînement avec une corde à sauter et de
la craie (pour plus d’infos, voir pages 22 et
23). Nina et Lea ont ainsi toutes les clés en
main pour réussir leur entraînement estival.<
Nina et Lea, l’année dernière vous étiez
déjà présentes lors de la finale, pas en tant
que participantes, mais en tant qu’actrices
pour le spot publicitaire du Grand Prix Migros, dans lequel Lea endosse le premier
rôle. Racontez-nous comment ça s’est passé!
Lea: c’était éreintant (elle rit). Nous devions
à chaque fois remonter la piste pour refaire
la même scène de ski. Pour monter, nous
nous installions sur une moto des neiges et
dans un véhicule de piste.
Quelles autres scènes avez-vous aussi dû
tourner pour le clip ?
Nina: J’ai participé à la scène de la piscine
où il fallait plonger après le coup de sifflet.
On m’aperçoit également brièvement à un
pupitre dans la scène dans la classe.
Lea: j’ai dû me tenir accroupie sur une
planche à rouler. Dans un premier temps,
cela n’a pas été facile, mais ensuite, papa
m’a poussée et j’y suis parvenue sans problème.
Pendant la diffusion du spot, vos amis et vos
connaissances vous en ont-ils souvent parlé?
Lea: oui, on m’en a souvent parlé, notamment mes enseignants. Nous avons même
visionné le spot à l’école avec toute la classe.
Monika (la mère): nous avons aussi régulièrement reçu des SMS de connaissances qui
avaient vu le clip publicitaire ou qui avaient
aperçu Lea ou Nina sur un cabas Migros.
17
| H e lv e t i a N o r d i c T r o p h y
H e lv e t i a N o r d i c T r o p h y |
Insuffler un élan
à la relève
A l’adolescence, les jeunes sportifs posent d’importants jalons
pour leur futur. Le volume de
leur entraînement doit sans
cesse être augmenté, afin de
créer les bases d’une performance optimale à l’âge adulte.
Dans le même temps, d’autres
exigences vont elles aussi crescendo : devoirs et bonnes notes
à obtenir à l’école, relations
sociales à entretenir. L’équilibre
n’est pas toujours simple à
trouver. Deux jeunes talents qui
s’illustrent actuellement dans
la série nationale des disciplines
nordiques, l’Helvetia Nordic
Trophy, en savent quelque
chose.
Premières envolées sur un tremplin fait
maison. Mais comment donc en est-il venu
au saut à ski dans ces circonstances? C’est
son père Benz, qui a fait partie d’une génération à succès de sauteurs de Gstaad,
qu’il faut pointer du doigt. «Pour sa première envolée sur un tremplin, Sandro
avait six ou sept ans. Nous avions construit
un tremplin derrière la maison. Sur ses
premiers essais, il a atterri sur les fesses»,
raconte son père en souriant. Il poursuit:
«Je n’étais pas le seul papa à vouloir offrir
à son fils la possibilité de découvrir le saut
à ski. Ainsi, nous nous attelions à plusieurs
chaque hiver à la construction et à l’entretien d’un tremplin.» De plus en plus de
pères rejoignent bien vite l’aventure pour
leur prêter main forte.
Mais au fil des ans, ce monticule qu’ils
avaient construit n’était plus au niveau des
sauteurs, et il leur fallait une alternative.
Ils l’ont trouvée à Chaux-Neuve, dans le
Jura français, à deux heures et demie de
Gstaad. Trop loin donc pour faire quelques
C’est également grâce à des skis rapides
et au bon travail des coaches que Flavia
Lindegger a eu le plaisir de se voir féliciter
à plusieurs reprises dans l’aire d’arrivée
durant sa jeune carrière.
sauts en vitesse le soir en fin de journée.
Par conséquent, Sandro s’entraîne essentiellement en salle pendant la semaine. Il
ne peut sauter sur le tremplin du club que
le mercredi après-midi, traditionnellement congé. Ce jour-là, Sandro prend le
train après l’école jusqu’à Montreux, où il
retrouve d’autres membres de l’équipe
Ouest, avant de voyager en bus jusqu’à
Chaux-Neuve avec l’entraîneur Arnaud
Bousset. Et après l’entraînement, le même
trajet retour est au programme. La plupart
du temps, il n’est pas chez lui avant 20h00.
Les week-ends sans compétitions, le SC
Gstaad prend le chemin de Chaux-Neuve
pour s’y entraîner.
L’école doit faire preuve de compréhension. En saut à ski, une compétition dure
trois jours: entraînement le vendredi, une
compétition le samedi, une autre le dimanche. Le programme de Sandro se
calque donc sur ce calendrier: «Avant une
compétition, nous devons dans la plupart
des cas partir dès le vendredi matin car la
route est souvent longue. Et nous revenons généralement le dimanche soir.» En
d’autres termes, en incluant le mercredi
après-midi, trois jours et demi par semaine sont consacrés au saut à ski, sans
compter les entraînements en salle. Nous
avons demandé à Sandro si cela ne posait
des problèmes avec l’école: «Non. J’ai
convenu avec mes professeurs que je rattraperais simplement tout ce que je rate.
C’est juste pénible quand nous avons un
test le vendredi, mais je peux le repasser
le lundi.» Une école de sport, qui s’applique à assurer une compatibilité parfaite
entre sport et études, serait une bonne
solution, mais il ne l’envisage pas (encore),
tant il est heureux dans son environnement actuel.
De la colline derrière la maison au grand
tremplin de la Chaux-Neuve: Sandro
Hauswirth poursuit son ascension avec
passion.
Les valeurs du sport: épanouissement et
amitié. La relève du ski de fond met elle
aussi tout son cœur à l’ouvrage. Cependant, comme les fondeurs sont plus nombreux que les sauteurs sur le circuit, leur
situation est un peu plus sereine. D’ordinaire, ils disputent moins de courses nationales et davantage de courses régionales, étant donné que la plupart des
associations régionales ont leur propre
série de compétitions. Par exemple, le
Bündner Skiverband organise ainsi la
Leonteq Nordic Cup, que la Davosienne
Flavia Lindegger (13 ans) a remporté dans
la catégorie des M14.
Flavia doit moins voyager pour les compétitions et pour l’entraînement, car elle
dispose à Davos et dans ses environs de
conditions idéales. Et comme elle est extrêmement active, elle combine sans peine
son entraînement avec différentes disciplines. Ainsi, on peut la croiser presque
tous les jours sur ses skis de fond, à VTT
ou à la piscine. Cette diversité à l’entraînement n’est qu’un des aspects qui font à ses
yeux le charme de sa discipline: «Ce qui
me plaît dans le ski de fond, c’est que c’est
un sport d’extérieur, que je le pratique
avec mes amis et que je peux m’en faire de
nouveaux pendant les courses. J’aime
aussi qu’il faille de l’endurance et qu’il y ait
autant de possibilités d’entraînement différentes.» De cette manière, en dépit de
l’entraînement qui lui prend tant de temps
et de l’école, elle peut lier et entretenir de
nombreux contacts.
18
S nowact i v e av r il 2014
> Texte: Fridolin Luchsinger
> Photos: Ldd.
A
treize ans, Sandro Hauswirth est
l’un des sauteurs à ski les plus
brillants de sa catégorie d’âge. A la
fin de sa longue saison, qui s’est étalée de
juin à mars, il occupait la troisième place
du classement général de l’Helvetia Nordic
Trophy dans la catégorie des M14. Sandro
saute pour le SC Gstaad, ce qui n’a rien
d’étonnant au premier abord. Sauf si l’on
songe qu’il n’y a plus de tremplin de saut
à ski à Gstaad ou aux alentours depuis le
milieu des années 1990 . . .
Le gymnase sportif, un autre facteur de
succès. Pour l’heure, Flavia aspire à rejoindre un gymnase sportif, afin de pouvoir
continuer à avoir de bonnes notes, tout en
augmentant l’intensité de son entraînement. Cette combinaison est difficile pour
bon nombre d’athlètes de la relève. Il n’est
pas rare qu’ils optent pour une formation
et renoncent au sport. Actuellement, Flavia est tout comme Sandro dans une classe
ordinaire, et a la chance de pouvoir si nécessaire disposer d’un jour de congé. Car
lorsque des courses nationales sont au
programme, elle doit chausser ses skis
dès le vendredi pour reconnaître la piste.
Les membres du SC Davos se rendent tous
ensemble aux courses dans le car postal
du club. Sur place, ils sont encadrés par
les auxiliaires du ski-club, qui se chargent
de gérer leurs besoins. A chaque fois, le
fartage des skis est un défi particulier, et
notamment pour les courses en style classique. En règle générale, préparer une
paire de skis ne suffit pas ; ainsi les coachs
travaillent-ils à plein régime avant le départ.
Les courses doivent aussi être organisées. Le père de Flavia, Thomas, est l’un
de ces coachs de l’OJ nordique de Davos. Il
accompagne Flavia et les autres enfants
sur une partie des courses. Sa contribution
a en outre été significative de par son rôle
de président du CO de l’Helvetia Nordic
Trophy de cette année à Davos, qui a été
simultanément le théâtre des Championnats suisses M16. Sa fonction de président
de l’OC a commencé tout juste un an avant
l’événement en lui-même, avec la constitution du CO, la recherche de sponsors et
quantité d’autres activités. Ensuite, sa présence a été requise pour diverses tâches
d’importance durant les compétitions. Et
quiconque a déjà assisté à une manifestation destinée à la relève, quelle qu’elle soit,
a sûrement déjà remarqué que les parents
ne sont pas toujours les interlocuteurs les
plus faciles. Une organisation limpide garantissant un déroulement impeccable des
courses et permettant aux athlètes une
comparaison nationale équitable est d’autant plus importante. Pas question d’oublier les nombreux auxiliaires: ils préparent et délimitent la piste, distribuent les
dossards, servent du thé, entre autres
responsabilités. Il faut les remercier de
tout cœur, car eux aussi contribuent grandement à ce que les jeunes sportifs disposent des meilleures conditions-cadres
qui soient pour pratiquer leur sport. <
19
| Séries destinées à la relève alpine
V i a n d e S u i ss e S u m m e r T r o p h y 2 0 1 4 |
Loin des projecteurs . . .
Le Nidwaldien Semyel Bissig, 16 ans, est l’un des prodiges de la saison dernière.
Il a couronné sa saison fructueuse en s’imposant à la Coupe Jeunesse Ochsner Sport 2014.
Nathalie Gröbli (centre) peut également
faire le bilan d’une excellente saison. La
Nidwaldienne a pris la tête du classement
général M18 de l’Oerlikon Swiss Cup 2014.
Pour arriver au sommet,
­plusieurs facteurs doivent être
réunis : le talent, la persévérance, l’assiduité à l’entraînement, le bon environnement,
un soupçon de chance et enfin,
des personnes ou des entreprises qui croient aux talents
de la relève et les encouragent.
De la chrysalide Semyel au papillon
Didier. La célèbre chaîne de magasins de
sport Ochsner Sport n’est pas la seule à
s’engager en faveur de la relève du ski alpin. Oerlikon, un groupe technologique
actif au niveau mondial, soutient également le travail investi dans la relève et les
centres de performance de la fédération
suisse Swiss-Ski depuis plusieurs années.
Oerlikon est le parrain de toutes les
courses FIS en Suisse ainsi que le sponsor
principal de la Swiss Cup éponyme, un
classement spécial réservé aux athlètes
juniors. L’Oerlikon Swiss Cup comporte
plusieurs courses Oerlikon FIS déterminées à l’avance. Au printemps, le classement général sert de base pour les sélections dans les différentes équipes de la
relève. L’Oerlikon Swiss Cup ainsi que la
Coupe Jeunesse Ochsner Sport offrent
ainsi une plate-forme idéale aux jeunes
talents pour faire leurs preuves en vue
d’accéder à un cadre de Swiss-Ski, étape
importante sur la voie de l’élite. Parallèlement, Ochsner Sport ou Oerlikon apportent
une contribution précieuse pour que la
Suisse puisse continuer à célébrer des
victoires. C’est également valable pour
Swisscom qui offre son soutien à la relève
suisse dans le cadre de son projet de promotion «Swisscom Junior Team» et permet aux jeunes athlètes sélectionnés de
s’entraîner dans des conditions idéales et
de se préparer de façon professionnelle
aux annuels Cdm juniors de ski alpin. Des
conditions générales de cet acabit sont
indispensables pour permettre aux Semyel Bissig d’aujourd’hui de devenir les
Didier Cuche de demain.
<
> Texte: Diana Fäh
> Photos: Reto Schläppi/Ldd.
L
a relève du ski n’a pas une position
facile au sein de l’opinion publique.
Pourtant, les jeunes talents du ski
investissent quasiment autant de temps et
de passion dans le ski de compétition que
les athlètes connus et passent eux aussi
d’innombrables heures sur les pistes durant l’hiver, que ce soit pour l’entraînement ou les courses. Tandis qu’en été,
leurs pairs transpirent à la piscine par
30 °C, nos espoirs de la relève transpirent
tout autant, mais dans des salles de musculation où règne une atmosphère suffocante et des locaux de fitness imprégnés
de sueur. A cela s’ajoute le fait que pour les
parents, la carrière de skieur de leur enfant représente une charge financière
considérable, sans parler du temps qu’ils
20
consacrent pour accompagner leur fille ou
leur fils aux courses. Tout cela se passe
toutefois loin des regards et des feux de
projecteurs des médias, et échappe par
conséquent à l’attention du grand public
qui ne s’intéresse habituellement qu’aux
performances de Lara Gut, de Patrick
Küng ou de Dominique Gisin.
Qui donc connaît Semyel Bissig? Très peu
de gens savent que dans l’ombre de Dominique Gisin et Cie, certains jeunes athlètes
de la relève avides de réussite réalisent
déjà d’excellentes performances dans leur
catégorie d’âge. Ou le nom de Semyel
Bissig vous dit-il quelque chose? Le jeune
Nidwaldien n’est que l’un des innombrables talents de la relève qui n’ont qu’un
seul objectif: faire la course en tête en
Coupe du monde. Semyel Bissig est quoi
qu’il en soit en très bonne voie d’y parvenir.
Cet athlète d’à peine 16 ans a déjà levé le
premier obstacle sur ce chemin: il a remporté l’ensemble des huit courses de la
Coupe Jeunesse Ochsner Sport, la série de
courses dédiée aux moins de 16 ans, s’imposant ainsi à la tête du classement général avant l’heure. Semyel Bissig a en outre
à son actif un 3e rang décroché lors de la
première édition du «Longines Future Ski
Champions» à Val d’Isère, une course
comparative entre les 14 meilleurs athlètes de la relève M16 du monter entier,
deux deuxièmes places lors de la course
internationale M16 à Pozza di Fassa et,
notez bien, deux victoires au Trofeo Topolino, l’une des courses de ski les plus renommées pour les jeunes skieurs des
catégories M16 et M14.
Action estivale x 10
Les jeunes sportifs de neige ne
connaissent pas l’ennui, même en
période estivale: l’été prochain,
le Viande Suisse Summer Trophy
de Swiss-Ski sera organisé pour
la quatrième fois. Cette année,
l’offre concerne neuf lieux de déroulement des épreuves et autant
de possibilités de se qualifier
pour la grande finale à Thoune
(BE).
> Texte: Petra Kropf
> Photos: Alphafoto/Ldd.
U
ne foule de jeux créatifs, d’exercices
d’adresse et une bonne dose de suspense, mais aussi beaucoup d’animation, voilà ce que propose la quatrième
édition du Viande Suisse Summer Trophy
à ses jeunes participants(e)s. Depuis son
lancement en 2011, la série estivale de
compétitions dédiée aux jeunes sportifs de
neige a sans cesse été étoffée et cet été,
elle prendra ses quartiers dans dix localités à travers toute la Suisse.
Deux nouvelles associations régionales
recrutées. Pour la première fois, le Viande
Suisse Summer Trophy fera également
halte au sud des Alpes, à Bellinzone.
«Nous sommes ravis d’accueillir cette
sympathique manifestation au Tessin pour
la première fois», ont déclaré Enzo Filippini et Walter Lentschik de la fédération
tessinoise de ski, avant de dévoiler: «Tous
ceux qui ont envie de neige dès le mois de
septembre ne seront assurément pas déçus.»
Cet été, l’association régionale Sarganserland-Walensee fait son entrée dans le
calendrier de la série estivale avec Mels.
«Les premiers jeux d’aventure qui se dérouleront notamment dans une ferme de
montagne et au bord de l’eau, sont déjà
connus. Nous ne pouvons en dire davantage», a estimé Mario Schneider, président du ski-club Graue Hörner Mels. De
plus amples informations sur les postes à
effectuer à Mels seront publiées régulièrement sur le site Internet http://summertrophy-mels.jimdo.com (en allemand). Et
Mario Schneider d’ajouter: «Une chose est
sûre, tous les passionnés de la Coupe du
monde de football y trouveront également
leur compte.»
Grande finale de la saison à Thoune.
Comme chaque année, les meilleures
équipes des neuf courses de sélection régionales peuvent participer une nouvelle
fois à la finale mi-septembre. En 2014,
Thoune sera l’hôte de la grande manifestation de clôture de la saison. «Après avoir
organisé trois compétitions de sélection
ces dernières années, nous nous appuyons
sur notre expérience et nous organiserons
à nouveau les différentes compétitions en
plein air, dans la halle de gymnastique
ainsi que dans la piscine», a révélé le président du CO de Thoune Roman Schweizer.
Pour de plus amples informations et pour
les inscriptions (à partir du 1er mai 2014):
www.viandesuisse-summertrophy.ch
Pr och ains re nde z- vous du
«Vian de Suisse Summe r Trop hy»
15 juin 2014
Meiringen
21 juin 2014
Mels SG
29 juin 2014
Herisau
17 août 2014 Ilanz
23 août 2014 Schüpfheim
24 août 2014
Brigue
30 août 2014
Meilen
31 août 2014
Yverdon-les-Bains
6 septembre 2014
Bellinzone
13 septembre 2014 finale à Thoune
S nowact i v e av r il 2014
21
| Coaching Inside
Coaching Inside |
Entraînement hors neige
a v e c
d e s
e n f a n t s
Entraînement hors neige pour jeunes skieurs et snow­boardeurs
Les exercices de la brochure «Entraînement
hors neige pour jeunes skieurs et snowboardeurs» sont conçus de manière à pouvoir être
exécutés par tous les enfants, sans spécialisation dans une spécialité sportive. Pour rendre
les entraî­nements plus captivants et plus moti-
vants, chaque exerce imite et aborde une spécialité sportive d’hiver et l’une de ses figures de
proue. Chaque leçon peut être adaptée à différents niveaux de condition physique. La brochure complète est disponible sur le site Internet www.mobilesport.ch sous la rubrique
«thèmes du mois». La série d’exercices est
subdivisée en cinq unités d’entraînement
sur les thèmes suivants: «Fort comme Lara»,
«Courir comme Dario», «Sauter comme Simi»,
«Stylé comme Dave», «Rapide comme Fanny».
Voici quelques exercices issus de la brochure.
Coordination: stylé comme Dave
Force: fort comme Lara
Endurance: courir comme Dario
Tête en bas
Effectuer une rotation ou un élan cir­culaire assis vers l’avant/l’arrière aux anneaux ou à la
barre fixe. Aider si nécessaire. Répéter le mouvement plusieurs fois d’affilée.
Départ
Deux partenaires se font face et se lancent une
médecine-ball la faisant rebondir sur le sol
(lancer impulsif).
Course avec estimation de temps
Deux enfants courent sur un parcours défini et
tentent de revenir au point de départ après un
temps déterminé (1, 2, 3 minutes).
Airtime
Chacun à leur tour, les enfants montrent une
figure sur le trampoline et les autres tentent de
l’imiter et d’effectuer une réception stable.
Entraînement de descente
Course-traîneau: un enfant se place en position
accroupie sur un support est traîné par un autre
enfant à l’aide de deux cordes à sauter reliées
sur une distance de 15 à 20 mètres, aller et retour.
Puzzle sur parcours varié
Plusieurs groupes effectuent en même temps
un parcours de 2–3 minutes comportant des
obstacles naturels tels que des bacs à sable,
des bancs, des escaliers, des arbres, etc. L’objectif de chaque groupe est de constituer un
puzzle et il ne peut ramener qu’une pièce à
chaque tour.
Renforcement
Formes de saut ludiques avec la craie
Ramer
Plier la corde en 4, plier et tendre lentement les
jambes, passer la corde au-dessus et en-dessous des jambes en alternance.
2 x 10–15 rép.
Dessiner un parcours de sauts simple et augmenter progressivement le degré de complexité. Cases plus grandes, trois rangées, rotations . . . à faire aussi avec la corde!
Rouge: pied droit
Blanc: pied gauche
Pour s’illustrer sur la neige, il convient de se préparer avant que la neige ne fasse son apparition. Ce qui
vaut pour le sport de compétition se justifie également pour les enfants, en tenant compte des exigences
spécifiques à l’âge en termes de motivation et de niveau d’effort. Swiss-Ski édite deux nouvelles
brochures avec des séries d’exercices et des unités d’entraînement qui sont une source d’inspiration pour
l’entraînement hors neige avec des enfants de 7 à 12 ans.
> Texte: Roland Herzig, Pia Alchenberger
> Photos: Peter Läuppi
> Illustrations: Rainer Benz
Entraînement varié
avec la corde à sauter
J
uste à temps pour la grande fonte
des neiges, Swiss-Ski a élaboré deux
nouvelles brochures qui regorgent
d’idées pour l’entraînement hors neige
avec des enfants. Les finalistes du Grand
Prix Migros ont déjà reçu l’une des deux
brochures en cadeau début avril. Le set
complet comprend une corde à sauter, une
craie, et une série d’exercices sur le thème
«Entraînement varié avec la corde à sauter». La deuxième brochure a été élaborée
conjointement avec mobilesport.ch, une
plate-forme en ligne de l’Office fédéral du
sport (OFSPO), en tant que thème du mois
intitulé «Entraînement hors neige pour
jeunes skieurs et snowboardeurs».
<
Saut à la corde
Entraînement varié avec la corde à sauter. Avec
une corde à sauter et une craie, il est possible
d’exécuter des formes d’entraînement variées,
adaptées aux enfants, qui améliorent les capacités de coordination ainsi que la force, la vitesse
et l’en­durance. Les exercices correspondants
peuvent être réalisés quasiment partout et le
risque de blessure est minime. L’imagination
est quasiment sans limite, que ce soit pour
l’entraînement au club ou à la maison, avec des
amis ou seul(e).
Il est possible de commander la brochure
«Entraînement varié avec la corde à sauter» par
e-mail à l’adresse [email protected] ou
de la télécharger sur la page Internet du GrandPrix-Migros www.gp-migros.ch/fr/grand-prixmigros/tuyaux-dentrainement.
Saut de base à pieds joints
20–25 répétitions (rép.)
Variantes:
Avec saut intermédiaire, direct, en avant, en
arrière
22
Sautiller en position accroupie
Descendre progressivement de plus en plus
bas.
Qui réussira à sauter dans la ­position la plus
accroupie?
Variation/Steigern:
Avec/sans contact avec le sol
Avec/sans les jambes tendues
S nowact i v e av r il 2014
Marelle
On lance un caillou dans la case n°1. Ensuite, on
saute progressivement sur chaque chiffre. Il est
interdit de pénétrer dans la case qui contient le
caillou, de sauter dans la case enfer et d’empiéter sur les lignes; le caillou doit rester dans la
case. Sur le chemin du retour, tu ramasses le
caillou et tu reviens en sautillant. On continue
avec la case n°2. Celui qui commet une faute
cède la place au joueur suivant.
23
| Assemblée des délégués de Swiss-Ski
S w i s s F r e e s k i : T h e M o vi e |
Levée de rideau sur l’équipe
suisse de freeski
Swiss-Ski lance les invitations pour
l’Assemblée des délégués
La 110e Assemblée des délégués
de Swiss-Ski se déroulera le 28
juin à Langnau, dans l’Emmental.
Outre la partie statutaire, elle
sera l’occasion de distinguer les
sportives et sportifs émérites.
> Texte: Fridolin Luchsinger
> Photo: Bern Tourismus
C
omme le veut la tradition, les représentants des ski-clubs et des associations régionales se rencontreront
fin juin, à l’occasion de l’Assemblée des
délégués de Swiss-Ski. Cette année, la
famille des sports de neige se réunira à
Langnau, dans l’Emmental: la patrie de
plusieurs sportives et sportifs couronnés
de succès qui ont réussi à s’établir au sein
de l’élite nationale, voire internationale. Le
plus célèbre d’entre eux est sûrement le
skieur de Schangnau Beat Feuz. Si l’on se
montre un peu flexible, on peut également
considérer la star montante de Grosshöchstetten, Luca Aerni, comme un habitant de l’Emmental. Enfin, si la spécialiste
de snowboardcross originaire de Langnau
Sandra Gerber a joué de malchance dans
sa discipline lors des Jeux Olympiques
d’hiver à Sotchi, elle a laissé entrevoir son
grand potentiel au cours des courses d’entraînement.
24
Au cœur de Langnau. Lorsqu’il est question de sport et d’Emmental, il est impossible de ne pas parler de la fierté de l’Emmental pour son équipe de hockey sur
glace: les SCL Tigers. Leur stade, la patinoire de l’Ilfis, accueillera fin juin l’Assemblée des délégués. Ces derniers profiteront ainsi d’une infrastructure des plus
remarquables: l’exposition des sponsors
et des fournisseurs sera accessible toute
la journée sur l’immense esplanade, tandis que l’AD elle-même se tiendra dans la
spécieuse salle Tiger. La remise des prix
aux gagnantes et aux gagnants de la Swiss
Loppet sera organisée dans le Kühnis
Treff, tandis que l’apéritif dînatoire sera
donné dans la galerie Jakob. Ceux qui
auront une petite faim en cours de journée
pourront se restaurer dans le restaurant
du stade, le Bistro46. Vous trouverez de
plus amples informations sur le lieu de
déroulement de l’assemblée ainsi que sur
les possibilités de vous rendre sur place
sur le site www.ilfishalle.ch.
AD, distinctions, séance d’autographes
et convivialité. Tous les délégués et les
athlètes sont cordialement invités à l’AD.
Outre la partie statutaire, les distinctions
et la séance d’autographes avec les stars
de Swiss-Ski, ce rassemblement se veut
également des plus conviviaux. Aussi les
invités pourront-ils échanger quelques
anecdotes sur l’hiver passé mais également sur les années antérieures, et trin-
Les freeskieurs ont connu une
saison 2013/2014 hors du commun. Ils ont fait leur entrée aux
Jeux Olympiques et de plus en
plus de journalistes cherchaient à
comprendre ce qu’était le «slopestyle» et ce qui caractérisait le
fameux «style». Elmar Bossard,
cinéaste et proche de l’équipe
suisse de freeski, a accompagné
les freeskieurs pendant pratiquement une année et montre dans
un documentaire ce qu’il s’est
passé en coulisses durant cette
période mouvementée.
> Texte: Oliver Balsiger, Petra Kropf
> Photos: Keystone
T
out d’un coup, les freeskieurs
suisses n’étaient plus simplement
un groupe d’amis faisant le tour du
monde pour célébrer leur amour du free­
ski, mais bel et bien des espoirs de médailles suisses. Et avant même qu’ils
n’aient eu le temps de s’en rendre compte,
ils se sont retrouvés dans le village olympique vêtus des gilets argentés de Swiss
Olympic. Les freeskieurs à la réputation
sauvage se seraient-ils assagis? Assistet-on même au «domptage» de tout un
sport? C’est sur ces questions que s’est
penché le projet filmique «Swiss Freeski
– The Movie». Il a suivi l’équipe de Swiss
Freeski au plus près lors de la saison olympique et, en tant que film documentaire,
raconte le moment où cette discipline un
peu folle qu’est le freeski a mûri (mais pas
trop) et ce qui a suivi.
Le documentaire de 45 minutes «Swiss
Freeski – The Movie» sera diffusé pour la
première fois en septembre prochain à
l’occasion de la légendaire manifestation
freestyle.ch qui a lieu à la Landiwiese à
Zurich. En attendant, les bandes-annonces
déjà en ligne en donnent un avant-goût:
<
www.swissfreeski.ch/themovie
Le tournage de «Swiss Freeski – The Movie» a
été soutenu par le presenting sponsor Samsung, les sponsors Swisscom, Helvetia et Raiffeisen ainsi que par les partenaires Laax, Corvatsch, Alpiq et Sportmint. La Schweizer Radio
und Fernsehen SRF y a également contribué.
quer à la saison (olympique) couronnée de
succès autour de spécialités de l’Emmental et d’un verre de vin.
L’invitation officielle pour l’Assemblée
des délégués sera envoyée fin avril. Le CO
de Swiss-Ski vous souhaite un bon début
de printemps et se réjouit de vous accueillir à Langnau le 28 juin prochain. <
P r o gra m m e d e l’A D
> A partir de 11h00
Exposition des sponsors et fournisseurs.
Les stands resteront ouverts jusqu’à 18h00.
Le Bistro46 de la patinoire de l’Ilfis proposera des possibilités de se restaurer tout au
long de la journée.
> 11h00–13h00
Remise des cartes de vote
> 13h30–15h00
Assemblée des délégués
> 15h15–16h45
Distinctions
> 16h45-17h15
Fabian Unteregger musclera nos zygomatiques!
> A partir de 17h15
Séance d’autographes avec les stars de
Swiss-Ski
> 17h15–19h00
Apéritif dînatoire pour les délégués et les
convives de Swiss-Ski
Programme de la Swiss Loppet:
> A partir de 10h45
Arrivée des convives invités;
café et croissants
> 11h30 Remise des prix
> vers 13h00 Petit apéritif
L’homme derrière la caméra:
Elmar Bossard
Comment est venue l’idée de cette collaboration?
J’avais déjà accompagné l’équipe au Colorado
en décembre 2012 afin de la filmer et, comme
déjà mentionné, j’avais déjà sympathisé avec
plusieurs de ses membres. Ils ont tous apprécié
le résultat de ce premier tournage. Lorsqu’ils
ont eu l’idée de réaliser un film, ils ont d’emblée
pensé à moi pour le tourner.
Cinéaste et photographe, Elmar Bossard est
aussi un snowboardeur émérite. Il a accompagné les freeskieurs suisses pendant un an en
tant que «journaliste infiltré» afin d’obtenir des
images normalement inaccessibles à un cinéaste externe ordinaire. Elmar Bossard a déjà
réalisé plusieurs grandes productions avec
l’entreprise de production Shaba Pictures (par
ex. «WATSK – we are the super kids», «Appreciate That» ou «Color Me»). En parallèle, il a
endossé différents mandats pour l’entreprise
Stöckli Outdoor Sports.
En repensant aux six derniers mois, comment
décrirais-tu le temps passé avec l’équipe
suisse de freeski?
Nous avons bien sûr participé à plusieurs fêtes
ensemble et avons eu de bons moments. Mais
au vu des nombreuses blessures qui ont jalonné
cet hiver, j’ai également engrangé de nombreux
souvenirs moins réjouissants. Cela m’a affecté
personnellement de les voir se rendre à l’hôpital
les uns après les autres ou de les voir rentrer à
la maison.
Elmar Bossard, cela fait presque une année
que tu accompagnes régulièrement l’équipe
suisse de freeski. Comment se sont passés ces
moments en sa compagnie?
J’avais déjà rencontré la plupart des coureurs
avant, mais ça a tout de même été très intéressant de les côtoyer de près et d’apprendre à
mieux les connaître. Certains d’entre eux sont
devenus de bons amis.
S nowact i v e AV R IL 2014
A la base, tu accompagnais l’équipe en tant que
cinéaste documentaire et externe. Mais, en
même temps, tu passais des semaines entières avec eux, partageais leur appartement
et tu as naturellement développé des affinités
avec les coureurs et leurs entraîneurs. Comment cela a-t-il influencé ton travail documentaire?
Cela aurait parfois été plus facile de ne pas
aussi bien connaître les coureurs. Je pense
notamment aux moments où je les filmais à
l’hôpital et qu’ils n’avaient pas forcément envie
d’être devant l’objectif alors qu’ils avaient mal.
Je pense qu’ils auront malgré tout du plaisir à
regarder ces images après coup. Quant aux
spectateurs, ils pourront visionner un film qui
retransmet les émotions de ces moments sans
les biaiser.
L’objectif initial du film était de montrer l’évolution de l’équipe dans ses préparatifs en vue
des Jeux Olympiques. Entre-temps, les images
pour le film « Swiss Freeski – The Movie » sont
presque toutes dans la boîte. As-tu obtenu les
séquences que tu escomptais?
Nous n’avions pas d’attentes particulières. Pendant la préparation du film, tout tournait autour
des Jeux Olympiques et sur ce qu’il s’y passerait. Cela aurait naturellement été plus facile de
raconter une histoire ayant pour couronnement
une médaille d’or olympique. L’accueil en
Suisse et l’intérêt médiatique que cela aurait
suscité auraient par exemple constitué des
thèmes parfaits pour le film. Mais il y a malgré
tout eu des histoires intéressantes à raconter,
mis à part le fait que tout a plus ou moins capoté le jour J.
25
| agenda/En bref
En bref |
Sw i ss-Ski-Events
Assemblée des délègues Swiss-Ski
+ remise des prix de la Swiss Loppet
2014
Comme le veut la tradition, les vainqueurs au classement général de la
Swiss Loppet seront mis à l’honneur à
l’occasion de l’Assemblée des délégués
de Swiss-Ski qui se tiendra le 28 juin à
Langnau i.E. La proclamation du classement de la Swiss Loppet ne sera toutefois pas le seul temps fort de la manifestation. En effet, la partie officielle sera
suivie d’une séance d’autographes en
présence de nombreux athlètes de
Swiss-Ski. Faire un crochet par la région
de l’Emmental et par l’AD de Swiss-Ski
le 28 juin vaudra donc la peine! Voir
aussi la page 24.
Dès 11h00
Exposition des sponsors et des
fournisseurs
11h30
Remise des prix de la Swiss Loppet
13h30–15h00
Assemblée des délégués
15h15–16h45
Hommages
Dès 17h15
Séance d’autographes avec des
athlètes de Swiss-Ski
Viande Suisse Summer Trophy
Testez votre condition physique estivale:
le Viande Suisse Summer Trophy est
une compétition polysportive par équipe
de cinq. La série d’été de Swiss-Ski
s’adresse à tous les enfants et les
jeunes entre 7 et 15 ans. A travers dix
disciplines, vous pourrez faire montre
de votre forme, de votre sens de la coordination et de votre adresse. Voir aussi
la page 21.
15 juin
Meiringen
21 juin
Mels SG
29 juin
Herisau
17 août
Ilanz
23 août
Schüpfheim
24 août
Brig
30 août
Meilen
31 août
Yverdon-les-Bains
6 septembre
Bellinzone
13 septembre
Thoune (finale)
www.viandesuisse-summertrophy.ch
26
La photo du mois
Cherchez l’erreur! Les champions
de ski du Grand Prix Migros ne se
laissent pas déconcerter par la
perte ridicule de leur ski extérieur.
Une fois de plus, lors de la grande
finale du Grand Prix Migros à Arosa, les jeunes champions de la relève ont démontré qu’ils évoluaient
sur leurs skis avec un style très sûr.
Plus d’informations à ce sujet aux
pages 16/17.
Helvetia Nordic Trophy
Saut à ski
Les rendez-vous de l’été de la série
nationale de compétitions dédiée aux
jeunes sauteurs seront mis en ligne sur
la page Internet www.swiss-ski.ch/fr/
sport-de-competition/saut-a-ski/
helvetia-nordic-trophy dès le début du
mois de mai.
Saut à ski :
Grand Prix d’été FIS à Einsiedeln
8 et 9 août
L’élite mondiale des sauteurs à ski posera à nouveau ses valises à Einsiedeln
en août 2014. Les grandes pointures du
saut à ski proposeront aux spectateurs
un show aérien de première classe sur
le tremplin Andreas Küttel. Un village
avec des événements parallèles passionnants, des partenaires du monde
sportif suisse et des personnalités issues de la scène sportive et politique,
agrémenteront la manifestation.
www.sommerskispringen.ch (en allemand et anglais)
Ski de fond et biathlon :
Nordic week-end à Andermatt
12–14 septembre
Du 12 au 14 septembre, Andermatt sera
entièrement placée sous le signe du ski
de fond et du biathlon. Le Nordic weekend aura lieu au pied du col de l’Oberalp
pour la cinquième fois consécutive.
Outre les compétitions sportives, les
offres de formation continue pour les
entraîneurs et une exposition des fournisseurs du Swiss-Ski Pool, une initiation au ski de fond et au biathlon sera
également proposée aux enfants.
www.swiss-ski.ch
freestyle.ch à Zurich
27 et 28 septembre
Le légendaire Freestyle event sur la
Landiwiese zurichoise est un must pour
tous les amateurs de sport d’action.
Plusieurs athlètes de Swiss-Ski seront
bien entendu aussi au départ des compétitions de freeski et de snowboard. A
cette occasion, la première du projet
«Swiss Freeski – The Movie» sera également projetée. Voir aussi la page 25.
www.freestyle.ch
www.swissfreeski.ch
L e s va i n q u e u rs s o n t c o n n u s , le s p ri x s e ron t
at t ri b u é s a u m o i s d e ju i n
La Swiss Loppet est le classement
général qui reprend les dix plus
grandes compétitions populaires
de ski de fond de Suisse. Depuis le
marathon de ski de l’Engadine, qui
est la dernière course populaire de
la saison de la Swiss Loppet, les
nouveaux vainqueurs au classement général sont connus: il s’agit
de Sandra Wagenführer de Davos
et d’Evgeny Bodganov de Lausanne. Avec Caroline Reinhardt,
Doris Hogg, Evgeny Bogdanov et
Heinz Lehmann, quatre fondeurs
ont en outre tous réussi l’exploit de
participer à toutes les courses de
la Swiss Loppet de la saison. L’hiver dernier, il n’y a eu que neuf
courses, ce qui est exceptionnel,
car la course de ski de fond populaire de Rothenthurm a dû être
reportée et n’entre pas en ligne de
compte dans le classement général cette année.
La remise des prix des vainqueurs de la Swiss Loppet 2014 se
déroulera lors de l’Assemblée des
délégués de Swiss-Ski qui se tiendra le 28 juin 2014 à Langnau im
Emmental.
www.swiss-loppet.com
C o u p e J e u n e ss e O c hs n e r S p o rt 2 0 1 4
U n gagn a n t ava n t l’he u re e t u n e ré c i d i vi st e
La Coupe Jeunesse Ochsner Sport
2014 s’est terminée en point
d’orgue début avril à Lenzerheide.
Dans le cadre de cette série de
courses dédiée aux jeunes de
moins de 16 ans, les meilleurs
skieurs de la relève du pays ont été
sacrés lors de quatre week-ends
de courses organisés à travers
toute la Suisse. Chez les garçons,
le vainqueur au classement général était déjà connu avant l’heure.
En effet, dès le troisième week-end
de course, le Nidwaldien Semyel
Bissig a pris la tête du classement
grâce à ses six victoires sur six
courses qui l’ont rendu intouchable. Kean Mathis (420 points) et
Theo Carroz (360 points) se sont
classés respectivement deuxième
et troisième. Chez les filles, la
gagnante de l’année dernière, Mélanie Meillard, a renouvelé son
exploit et s’est imposée au classement général grâce à cinq victoires
et avec 580 points à son actif devant
Aline Danioth (460 points) et Valentine Macheret (390 points).
Championn at s s uiss es amat eur s de s ki alpin
Chr is t in e Zur fluh et Domin ik Bis chof t it r és
Plais ir de la r andonn ée av e c Rail Away CFF
Les membr es de Swiss -Ski e n p rofite nt
doublement
Le 22 mars 2014, les compétiteurs
amateurs les plus rapides ou les
plus assidus de la saison passée se
sont affrontés à Elm pour briguer
les titres de champion suisse amateur. Christine Zurfluh (Isenthal) et
Dominik Bischof (Grub-Eggersriet)
ont été les grands vainqueurs du
jour. Sur une piste raccourcie pour
l’occasion, ce sont pour une fois
trois manches et non deux qui ont
été disputées, les deux meilleures
comptant ensuite pour le classement. Les compétiteurs n’ont pas
été les seuls à s’illustrer à un très
haut niveau, les illustres ouvreurs
Cet été encore, les clients des
CFF pourront bénéficier de nombreuses offres de billets combinés
avec jusqu’à 20% de réduction
dans le cadre de l’offre RailAway.
Les membres de Swiss-Ski profitent même doublement: une réduction de CHF 10.– supplémentaires leur est octroyée sur une
offre combinée RailAway pour les
randonnées. Vous pouvez commander les bons dont vous avez
besoin sur Internet à l’adresse
www.swiss-ski.ch/membres/
offres. L’offre est valable jusqu’au
31 octobre 2014. Alors, n’attendez
plus: partez à la rencontre de
légendes passionnantes sur le
Lötschentaler Höhenweg, traversez les paysages intacts en effectuant la randonnée panoramique
Hochstollen en Suisse centrale,
explorez les instruments qui tin­
tent le long du Sentier des sons
dans le Toggenburg ou traversez le
pont suspendu vertigineux entre
Belalp et Riederalp en Valais. Vous
trouverez ces offres parmi de nombreuses autres excursions passionnantes sur cff.ch/randonnee.
www.swiss-ski.ch/membres/
offres
excellentes performances. Dans la
catégorie M21, c’est Wendy Holdener qui a pris la tête du classement
général de l’Oerlikon Swiss Cup
2014, alors qu’elle avait manqué la
première moitié de la série de
courses et n’est entrée en lice que
dans la seconde moitié. Vous dé-
couvrirez sur la page ci-après qui
s’est finalement imposé au classement général chez les hommes:
www.swiss-ski.ch/fr/sport-decompetition/ski-alpin/oerlikonswiss-cup.
– le président de Swiss-Ski et
champion du monde de descente
Urs Lehmann ainsi que l’ancien
membre de l’équipe nationale Tobias Grünenfelder – avaient, il est
vrai, déjà placé la barre très haut.
Sous l’égide de Nick Feldmann,
le CO de l’OSSV, qui a compté sur la
précieuse collaboration des remontées mécaniques d’Elm, a réalisé un travail formidable et a assuré un déroulement impeccable de
la manifestation.
Oer likon Swiss Cup 2014
Du pur s us pens de bout en bout
Au moment du bouclage de la rédaction, le verdict de cette édition
de l’Oerlikon Swiss Cup, la série de
courses dédiée aux athlètes juniors (M18/M21), n’était pas encore
connu. Chez les hommes, dans la
catégorie M18, Marco Odermatt et
Loïc Meillard ont joué au chat et à
S nowact i v e av r il 2014
la souris pour s’emparer de la
première place. Dans la catégorie
M21, un changement de leader a
constamment émaillé l’ensemble
des treize courses. Chez les dames
par contre, Nathalie Gröbli s’était
déjà adjugé le classement avant
l’heure, grâce à la constance de ses
27
L’événement du ski unique avec des invités de choix –
en exclusivité pour vous!
25 au 30 novembre 2014
Cette année, pour le début de la
saison d’hiver, nous vous proposons six hôtels de choix à Zermatt
pour l’hébergement de quatre ou
cinq jours et, comme de coutume,
une offre exclusive de modèles de
skis à tester sur l’un des plus beaux
glaciers d’Europe et en compagnie
d’illustres invités – juste pour vous!
Maria Anesini-Walliser
Fränzi Aufdenblatten
Chantal Bournissen
préférentiel de CHF 7.–. Vous rejoignez ensuite
Zermatt en taxi au prix de CHF 20.– (à partir de
trois personnes CHF 7.– par personne).
ET TOUT CELA EST INCLUS
Skipass pour trois ou quatre jours, tests de
skis, VIP Corner au centre de test et accompagnement par d’anciens cracks du ski. Tout
cela est inclus au même titre que des leçons de
Yoga gratuites ainsi qu’une offre de «bien-être»
Mike von Grünigen
Bruno Kernen
NOTRE OFFRE
Durant trois ou quatre jours, vous pouvez tester les tout nouveaux modèles de skis de douze
marques célèbres. Autant et aussi longtemps
que vous le désirez (au plus tard jusqu’à la fermeture du centre de test).
Relaxez et faites-vous plaisir sur les pistes
comme en-dehors – espérons-le sous le soleil
de Zermatt. Appréciez le magnifique panorama
alpin ainsi qu’une coupe de mousseux ou un
café à notre stand VIP du centre de test – évidemment en exclusivité pour vous!
NOS HÔTELS
Vous avez le choix parmi six hôtels au top de
Zermatt. Que ce soit à l’hôtel Pollux ou à l’hôtel
Walliserhof au cœur du village de montagne, à
l’Europe Hotel & Spa ou au Romantik Hotel Julen à l’est du centre ou encore à l’hôtel Alpenhof ou Chalet Hotel Schönegg, vous profitez
d’un luxe quatre étoiles et plus. Et vous pouvez
être sûr d’être bien reçus et choyés. Nos hôtes
habitués sont plein d’éloges à ce sujet. Après
le ski, le bien-être et un sublime repas du soir
vous font passer une soirée agréable dans une
ambiance décontractée et conviviale.
DU NOUVEAU ET DE L’ÉPROUVÉ . . .
. . . réunir pour former un tout, c’est la recette
du succès de ce test de skis à Zermatt, un événement exclusif et unique en son genre. Les
changements et la marche du temps sont pour
Urs Räber
nous un défi constant! Cette année, notre partenaire cinq étoiles, le Grand Hotel Zermatterhof, entreprend la rénovation de toutes les
chambres qui n’ont pas encore été remises à la
page. En 2015, juste à temps pour les 150 ans
de la première ascension du Cervin, le Grand
Hotel Zermatterhof rouvrira ses portes pour accueillir à nouveau les hôtes du Festival du ski.
Avec l’hôtel Alpenhof et le Chalet Hotel Schönegg, nous avons pu enthousiasmer deux établissements quatre étoiles Superior pour notre
événement. Ils constituent les deux nouveaux
sites d’hébergement du Festival du ski de cette
année, se joignant à nos partenaires de longue
date l’Europe Hotel & Spa, le Romantik Hotel
Julen, l’hôtel Pollux et l’hôtel Walliserhof.
Soyez assurés d’y être les bienvenus!
HÔTEL ALPENHOF****S
L’hôtel Alpenhof est situé directement au bord
de la rivière Viège et à proximité immédiate de
la station de bus-navette pour les remontées
mécaniques de Zermatt. L’hôtel compte 62
chambres et suites, un excellent secteur Spa et
bien-être ainsi que des spacieuses salles de séjour et des salles à manger élégantes, un bar et
un Zigar Lounge. Les personnes qui apprécient
la combinaison des styles rustique et moderne
sont ici au bon endroit. A propos, l’hôtel a été
imaginé et bâti par un architecte autrichien, ce
qui se voit. L’établissement est géré par Hans
Peter et Annelis Julen.
Erika Reymond-Hess
spéciale (valeur: CHF 230.–) pour les personnes
accompagnantes qui ne désirent pas skier (possible uniquement dans les hôtels suivants: Hotel Alpenhof, Chalet Hotel Schönegg, Romantik Hotel Julen, Europe Hotel & Spa).
D’autre part: depuis l’an passé, «Eiger Sonne»
est notre nouveau partenaire de protection
solaire. Ce produit de protection solaire encore
entièrement suisse est fabriqué par la pharmacie Dr. Portmann SA d’Interlaken. Depuis
Karin Roten
2013, la crossklinik de Bâle, le Swiss Olympic
Medical Centre, compte également parmi nos
partenaires. Une équipe de médecins, de scientifiques du sport et de physiothérapeutes vous
accompagnera également et vous donnera de
bons conseils sur l’échauffement, la coordination, les mouvements et la planification de
l’entraînement.
Adolf Ogi
CHALET HOTEL SCHöNEgg ****S
Le Chalet Hotel Schönegg et l’hôtel Alpenhof
sont quasiment voisins. L’hôtel Schönegg est
toutefois situé «quelques étages plus haut» sur
les hauteurs de Zermatt et offre une vue imprenable sur le Cervin et ses environs. L’hôtel
est divisé en deux ailes qui comprennent 48
chambres et suites. L’offre comprend également un secteur bien-être, de belles salles à
manger ainsi qu’un bar. L’on rejoint l’hôtel par
un tunnel propre à l’établissement avec ascenseur. L’on peut rejoindre confortablement les
remontées mécaniques en bus-navette ou à
pied (10 minutes). L’établissement est géré par
Anna et leur frère Sebastian Metry.
VOUS AVEZ LE CHOIX . . .
. . . non seulement entre six hôtels au top mais
également entre trois différentes offres. Vous
arrivez déjà le mardi et repartez tranquillement le samedi. Ou bien vous arrivez le mercredi et restez jusqu’au dimanche. Last but not
least: vous arrivez déjà le mardi et ne repartez
que le dimanche.
DÉBUT DE VOTRE SÉJOUR
Vous parquez votre voiture à un prix spécial à
Täsch puis prenez le taxi pour vous rendre à
Zermatt. Ainsi commence votre séjour au Festival du ski 2014. Notre partenaire, Taxi Christophe à Täsch, rend cela possible. Votre voiture
est parquée dans le parking couvert au prix
Notre offre de bien-être
Hôtel Alpenhof****S
Chalet Hotel Schönegg ****S
Hôtel Pollux****
Europe Hotel & Spa****
Romantik Hotel Julen**** S
Hôtel Walliserhof****
O 4 ou 5 nuitées avec buffet
de petit déjeuner
O Repas du soir à 4 plats le mardi,
le mercredi, le jeudi et le
samedi. Le vendredi dîner de
gala ou dîner spécial
O Bien-être en alternative au ski
(voucher d’une valeur de
CHF 230.–)
O Possibilités de parquer votre
voiture à prix réduit (parking
couvert) et transfert en taxi de
Täsch à Zermatt et de Zermatt
à Täsch
O Skipass pour 3 ou 4 jours
O Transport des bagages à votre
hôtel et retour
O Test des skis à volonté dans
notre centre de test spécial sur
le Trockener Steg
O Accompagnement par d’anciens cracks du ski sur les
pistes
O VIP-Corner avec café et coupe
de vin mousseux au Trockener
Steg
O 10% de rabais auprès des magasins Intersport de Zermatt
O Bon pour une raclette
(restaurant Furri, Furi)
O Encadrement dans les hôtels
O Conseils sur les chaussures de
ski au Trockener Steg et dans
les hôtels
O Newsletter quotidienne
O Wireless-LAN et Pay TV
(en partie gratuit)
O Conseils en médecine du sport
par notre partenaire la crossklinik de Bâle
O Leçons de Yoga gratuites pour
débutants et non débutants
O Cadeau de bienvenue
Pour les catégories de
chambres, orientez-vous sous:
www.alpenhofhotel.ch
www.schonegg.ch
www.hotelpollux.ch
www.europe-zermatt.ch
www.julen.ch
www.walliserhof-zermatt.ch
inscription au 35e Festival du ski 2014
Nom
Ochsner Sport
inscriptions en ligne sous: www.ski-festival-zermatt.ch
E
Prénom
 Je désire participer au programme alternatif «bien-être» au lieu du ski (possible uniquement:
Hôtel Alpenhof, Europe Hotel & Spa, Romantik Hotel Julen, Chalet Hotel Schönegg)
Date de naissance
Rue, No
NPA, localité
Téléphone privé
Téléphone bureau
Adresse e-mail
Date
Signature
Personne d’accompagnement
Nom
Prénom
Date de naissance
Rangez vos vêtements d’hiver
chauds au placard et essayez la
nouvelle collection de printemps.
Lorsque le printemps fait son apparition, l’envie de marcher ou de
faire des randonnées est irrésistible.
 Je désire participer au programme alternatif «bien-être» au lieu du ski
(possible uniquement: Hôtel Alpenhof, Europe Hotel & Spa, Romantik Hotel Julen, Chalet Hotel Schönegg)
Je réserve / nous réservons l’arrangement suivant:
Arrangement 1
 Mardi 25 novembre
au samedi 29 novembre 2014.
5 jours / 4 nuitées
Skipass/bien-être 3 jours
Arrangement 2
 Mercredi 26 novembre
au dimanche 30 novembre 2014.
5 jours / 4 nuitées
Skipass/bien-être 3 jours
Hôtel Alpenhof****S
 Chambre double standard pour 1 personne
 Chambre double standard
 Chambre double Superior
 Suite Junior
 Suite
4 nuits
1910.–
1310.–
1400.–
1440.–
1515.–
5 nuits
2336.–
1585.–
1700.–
1750.–
1840.–
Chalet Hotel Schönegg ****S
 Chambre à 1 lit
 Chambre double Boutique sans
vue sur le Cervin et pour 1 personne
 Chambre double Boutique sans VC
 Chambre double Boutique avec VC
 Chambre double Style avec VC
 Suite Junior
 Suite Duplex
4 nuits
1290.–
1450.–
5 nuits
1560.–
1760.–
1270.–
1350.–
1450.–
1565.–
1565.–
1540.–
1640.–
1750.–
1900.–
1900.–
Hôtel Pollux****
 Chambre double pour 1 personne
 Chambre double
4 nuits
1160.–
1050.–
5 nuits
1400.–
1245.–
nfin le printemps
Arrangement 3
 Mardi 25 novembre
au dimanche 30 novembre 2014.
6 jours / 5 nuitées
Skipass/bien-être 4 jours
Europe Hotel & Spa****
Chambre double pour 1 personne
(déjà réservées/complet)
 Chambre double standard
 Chambre double Design
Chambre double Superior Design
(déjà réservées/complet)
4 nuits
1270.–
5 nuits
1590.–
1050.–
1150.–
1250.–
1260.–
1365.–
1505.–
Romantik Hotel Julen****S
 Chambre double pour 1 personne
 Chambre double sans vue sur le Cervin
 Chambre double avec vue sur le Cervin
 Chambre double Superior
 Suite de luxe
4 nuits
1550.–
1190.–
1250.–
1315.–
1370.–
5 nuits
1895.–
1440.–
1515.–
1590.–
1665.–
Hôtel Walliserhof****
 Chambre double pour 1 personne
 Chambre double
 Suite Junior
4 nuits
1160.–
1050.–
1250.–
5 nuits
1400.–
1245.–
1485.–
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points forts d’Ochsner Sport – stylée, raffinée et innovante.
La montagne appelle. Non plus
recouverte d’un manteau blanc,
mais dans un vert puissant avec
des taches de couleurs formées
par la flore dans toute sa splendeur. La collection de printemps 46
NORD se présente dans des couleurs toutes aussi rafraichissantes.
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Avec le rallongement des journées,
les températures clémentes et le
soleil bienfaisant, tout le monde
ressent le besoin de sortir et de
bouger. La motivation est particulièrement grande lorsque la nature
sort de son hibernation et que l’été
n’est plus loin. Et le plaisir est encore plus grand avec des vêteDes randonnées en confort
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6Trousse CHF 19.90
Prix par personne et par arrangement en CHF. La confirmation des réservations est effectuée directement par l’hôtel concerné.
Prière d’envoyer l’inscription à: Brandl & Schärer AG, Ski-Festival Zermatt, Postfach, 4601 Olten
Les partenaires de Festival du ski à Zermatt
Organisation
3
Equipementiers
1
5
Skischuhfitting
2
Partenaires
4
Protection Solaire
Lounge VIP
Magazin de sport officiel
Partenaire Média
Festival news
Parking/Taxi
Medicalpartner
6

S nowact i v e av r il 2014 p u bl i re p o rtag e
31
TOURISME
TOURISME
Huit minutes plus tard, les amateurs de
glisse sont prêts à faire valoir leur technique.
Ambiance freeride pour les fans de spots loin du brouhaha des pistes.
Bruson à portée
de spatules
> Texte: Aldo-H. Rustichelli
> Photos: Gérard Berthoud
G
Câble en guise de trait d’union, entre
Le Châble et les Mayens-de-Bruson,
la nouvelle télécabine mise en service
au début de l’hiver a été officiellement
inaugurée en mars dernier. Patience
donc récompensée pour des pionniers
qui ont œuvré sans relâche pour que
l’installation devienne réalité.
32
lisser vers l’avenir, tel pourrait être
le slogan des responsables éco­
nomico-touristiques du secteur de
Bruson et des 4Vallées. Dont Verbier et
Téléverbier sont les figures de proue. Un
contexte global devenu, au fil des saisons,
synonyme de vaste domaine skiable. Carrefour incontournable des plaisirs de la
montagne à l’état pur. Sans oublier des
Sn owactive av ril 2014
S nowact i v e av ril 2014
installations de remontées mécaniques
plantées aux endroits stratégiques. Pas à
dire, les Valaisans savent y faire lorsqu’il
s’agit de cultiver les virages des accros de
émotions majeures sur planches diverses.
Pérennisant du même coup un savoir-faire
convaincant et dynamique. Sans lésiner
sur l’investissement financier lorsqu’il
s’agit de faire jouer la complémentarité.
Mais le jeu en vaut la chandelle. Des pistes
mythiques et des dénivelés grandioses
sont synonymes d’adrénaline. Sans snober des spots en poudre à faire pâlir les
Chamoniards! Genre Bec des Rosses. En
désenclavant un peu plus Bruson, des visionnaires rectifient sans aucun doute un
oubli de l’histoire régionale.
Satisfactions et investissements. Affirmer qu’il y en a pour tous les goûts et pour
toutes les techniques, sur les hauts de
Bruson, n’a rien d’audacieux. La preuve
par la satisfaction du directeur général de
Téléverbier Eric Balet. Qui a glissé, à propos de la télécabine: «Sa mise en fonction
a dopé la fréquentation du domaine skiable
de Bruson. Depuis le début de l’hiver, entre
300 et 500 personnes/jour ont passé de
Verbier à Bruson.» Alors qu’Eloi Rossier,
président de la commune précitée, ancien
du Présidium de Swiss-Ski, a rendu hommage aux précurseurs qui ont cru à l’avènement de l’installation. Et de citer Louis
Maret, fondateur de Télé-Bruson, initiateur de la fusion avec Téléverbier. Au33
TOURISME
jourd’hui âgé de 83 ans, tout d’émotion
lors de l’inauguration, l’octogénaire a parlé d’un jour extraordinaire. Espérant encore voir se réaliser, complément du domaine skiable, le télésiège du Six-Blanc.
Eloi Rossier a encore rompu une lance en
faveur de Gaston Barben. Un passionné
incontournable de la région. Evoquant son
engagement sans faille. Lui qui comme nul
autre veille sur un patrimoine qui lui tient
particulièrement à cœur. Brandissant à
bon escient un esprit de conquête comme
une bannière. Gaston Barben de détailler
pour sa part le chemin parcouru. Et de
rappeler les embûches surmontées face
aux difficultés multiples pour voir aboutir
le projet.
Jean-Pierre Morand comblé. De discours
en bénédiction de la nouvelle installation,
Jean-Pierre Morand, président de Téléverbier, a projeté un pont virtuel et symbolique entre les trois partenaires touristiques de Bagnes. Soit Téléverbier, la
commune et la bourgeoisie. De prolonger
sa métaphore avec un pont physique entre
Verbier-Bruson. Deux stations complémentaires, désormais directement réu-
TOURISME
nies. De bénédiction, il en a été question
par trois fois. Puisque après la télécabine,
l’abbé Theux a béni la retenue collinaire de
Monneyeu. Un lac artificiel de quelque
15 000 m3. Ainsi que le système d’enneigement mécanique du secteur de La Pasay
et de Moay. Equipé de 30 perches à neige
et cinq canons ventilateurs. Autant de
gages réunis pour garantir la qualité des
pistes. A condition que le thermomètre
affiche des températures négatives! Globalement, financièrement, pas moins de
23 millions ont été injectés. La somme
répartie entre Téléverbier et Bagnes.
Constat, le dynamisme se paye! En finalité,
c’est tout bénéfice pour les glisseurs
avides de beaux dénivelés. Dans un domaine fraîchement relié.
Bruson en mode ski-alpiniste. En développant plus encore la région, tout en restant authentique, Bruson diversifie son
offre. Non pas que les possibilités en ski
alpin, télémark ou planche soient rapidement épuisées. Pas du tout. Mais les pentus alentour aidant, le ski-alpinisme s’est
trouvé un terrain de jeu propice à de belles
sensations. Preuve à l’appui, la première
manche de la Coupe du monde 2013–2014
s’est déroulée avec succès dans la station.
Cela étant, Eloi Rossier, en fine spatule
toute neige, a été sollicité pour remettre
ces lattes légères sur la verticalité. A la
fois pragmatique et perfectionniste, ce
connaisseur de la montagne a enfilé le
costard d’organisateur. Pas n’importe lequel cependant. Celui du travail bien fait.
Dans cette optique, on a vu le président de
Bruson humer l’atmosphère des compètes
de la discipline en découvreur. La manche
de ski-alpinisme qui se déroulera sur les
courbes de niveau de sa commune s’annonce d’ores et déjà top!
De grands anciens. Avec l’installation Le
Châble-Mayen-de-Bruson, et des cabines
à huit places, le trajet s’effectue en huit
minutes. Dans l’absolu, le remue-méninge
qui a conduit à la réalisation de la télécabine Le Châble-Bruson ne doit rien au
hasard. Mais tout à des bâtisseurs. Agilité
novatrice à plein-temps en bandoulière, de
l’énergie à revendre, ils façonnent leur coin
de pays. Rien de nouveau en réalité. De
grands anciens ont montré la voie. Ils ont
su prouver aux sceptiques qu’ils étaient
Symphonie en rouge et noir pour les cabines
à huit places de Bruson.
Eloi Rossier, en président de commune
heureux, a rendu hommage aux pionniers
à qui la région doit la nouvelle installation.
dans le vrai. Toujours tournée vers l’avenir
la région décline le futur avec passion.
Avec raison aussi. Des rêves se concrétisent. D’autres passent à la trappe. Pionnier parmi les pionniers, au siècle dernier
Me Rodolphe Tissières a donné le ton.
Le verbe aiguisé. Montagnard confirmé,
au raisonnement pertinent, avec un rien
d’impertinence ciblée à ses heures, Rodolphe Tissières a rêvé Verbier en précurseur. Avec des hommes de sa trempe ne
rechignant pas à la tâche. Anecdote! A
l’occasion d’une rencontre au sommet,
l’inoubliable président d’honneur de Téléverbier avait fait ressortir les difficultés
des débuts. Quand le tiroir-caisse rechignait à fonctionner à plein régime. De ses
propos, il ressortait alors que le domaine
skiable avait encore des atouts à faire valoir. Tant son potentiel sautait aux yeux.
Dans le même état d’esprit, les héritiers
n’ont pas raté les bennes du tourisme!
Optimiste par nature, celui a qui l’on doit la
Patrouille des Glaciers, première mouture,
s’est révélé être un visionnaire avisé. Quelquefois contesté! Fonceur un rien frondeur, il était ce qu’il est convenu d’appeler
un personnage! D’autres ont repris le
flambeau avec succès. Pour que la neige
de Verbier et environs ait toujours un goût
de soleil! Les fans de glisse ne s’y trompent
pas. Ils savent que les belles mises en
bouche ne manquent pas. <
Annonce
Au Châble, lors de l’inauguration officielle,
la neige avait déserté la station de départ
de la télécabine.
Enthousiasme?
«Engagement total pour un seul objectif.»
Sandro Viletta, Marc Gisin, Rahel Kopp, Daniel Yule, Luca Aerni,
Anthony Bonvin, Marc Berthod, Nadja Jnglin-Kamer | Ski de fond
Sponsoring – notre contribution aux performances de haut niveau.
34
Sn owactive av ril 2014
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Trajectoires en forme
de série culte!
Reparti pour une saison! A l’aube de l’hiver, le 36e Championnat romand populaire de ski alpin et snowboard
a planté ses piquets en date du 25 janvier dernier au Col des Mosses. Première étape d’une douzaine de
compétitions au programme 2014. Avec une finale magistrale à Rougemont. Malgré les sautes d’humeur
du temps, en cheville ouvrière, Pierre Kaufmann est plutôt satisfait.
On comprend mieux pourquoi les Amis
montagnards de Genève ont opté pour un
nocturne aux Carroz.
> Texte: Aldo-H. Rustichelli
> Photos: Martine Stoeckli/journal de Ste-Croix/Cervos
P
articularité de ce Championnat
romand, 36e du nom en l’occurrence, tout un chacun peut participer.
Membre ou non de Swiss-Ski. Depuis que
lattes et snowboards sont arrivés à maturité, le nombre de participants est resté
stable malgré des conditions météo parfois limites relève Pierre Kaufmann (899
partants pour 901 en 2013). Qui dit mieux!
Jeunes ou plus âgés, répartis en sept catégories, chacun y va de son acte de bravoure
au féminin-masculin. En faisant perdurer
l’esprit de la convivialité, les organisateurs
travaillent à l’évolution d’une glisse ludique et dynamique. Sur deux voire une
planche unique. A tel point que ces compètes, quelquefois disputées en nocturne,
vont plus loin qu’une série de slaloms, de
géants, de descentes voire de super-G.
Déclinées sous cette forme,
aux Carroz, les bouffées d’adrénaline
ont un goût de reviens-y!
36
Sn owactive av ril 2014
S nowact i v e av ril 2014
Pour beaucoup de participants, c’est l’occasion de se mesurer à la concurrence. De
se tirer la bourre entre potes. Un peu
comme une mini-Coupe du monde! Le tout
sur des pistes préparées nickel. Les stations hôtes prennent en effet la chose au
sérieux. Cérémonial de remise des prix
compris.
L’esprit de la glisse. Sans donner dans la
caricature, il faut reconnaître que clubs et
organisateurs engagés depuis trois
grosses décennies dans l’aventure font
dans l’euphorisant. En cumulant le plaisir
de participer et celui de glisser, ils et elles
revalorisent ski et snowboard populaires.
Ceux qui n’ont pas partagé les ambiances
fiévreuses d’avant et d’après courses
peinent à imaginer ce monde en ébullition.
Où on vit les différentes épreuves avec
passion. Pas de résultats imposés, mais le
parfum de la finale booste les imaginations. En outre, l’essence de ces épreuves
réunit une infinité de manières de se sublimer. De faire évoluer techniquement ses
courbes entre les portes. Elément propre
à aiguiser des sensations sécuritaires.
Pour naviguer en libre sur des pistes devenues grands boulevards. En effleurant le
créneau sécurité, précision, le casque est
obligatoire. Moments de partage, dans le
cadre du Championnat romand, ambiance
et variété des styles riment avec cordialité.
Certains se font plaisir avec un ski cool.
Presque appliqué. Alors que d’autres, les
cadors existent aussi en popu, renvoient en
sorties de virages. Entre ces extrêmes, des
nuances. De celles qui génèrent de grosses
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C H A M P I O N N A T R O M A N D P O P U LA I R E
C H A M P I O N N A T R O M A N D P O P U LA I R E
émotions. A chacun de trouver les clés du
plaisir entre des piquets propices aux défis. A condition de se la jouer tactique.
Quand creux et bosses jalonnent le parcours, il faut puiser dans sa technique pour
exploiter son potentiel. Aller au fond de ses
envies. Situation épique lorsque le chrono
vous talonne!
Manie-tout expérimenté. Remettre, saison après saison, l’ouvrage du Championnat romand populaire sur le métier n’est
pas une mince affaire. Au même titre que
gérer, parallèlement, la 7e Coupe romande
populaire et le 5e Challenge par club. Superviser ce multipack exige une grosse
expérience. Comme celle que balade
Pierre Kaufmann depuis un fagot de
lustres. Ce stakhanoviste aux compétences multiples connaît la musique. Au
point que la casquette qu’il coiffe lui sied à
ravir. Affaire de compétences et de
connaissances. A l’évidence, le bonhomme
a des connexions utiles. Tout en restant
tributaire de ses partenaires. Que ce soit
sur le plan de l’organisation, du chronométrage, de la distribution des prix, Pierre
Kaufmann contrôle. Conseille au besoin.
La diplomatie reste son credo. Sans pour
autant élever au rang de dogme un ent­
housiasme communicatif. Il cultive les
contacts. L’ouverture d’esprit. Privilégie
l’amitié. Il sait appuyer sur l’accélérateur
pour doper les bonnes volontés. Constamment en version optimiste, Pierre Kaufmann fonctionne verbalement en mode
carving. Sans oublier de lancer des idées
qui étonnent. Qui font mouche. Avec en
poche une bonne dose de médiation.
De belles compétitions. Question basique:
peut-on objectivement comparer une dizaine d’épreuves sur des pistes et sites
différents? Dont une aux Carroz. En HauteSavoie. Réponse: pas vraiment. Néanmoins, dénominateur commun, que ce soit
au Col des Mosses, à Sainte-Croix et à
Rathvel en nocturne, à la Dent-de-Vaulion,
aux Rochers-de-Naye, aux Rasses, à la
Dôle où à Rougemont pour la finale, les uns
et les autres s’offrent des clichés. On accroche une première médaille à des palmarès qui ne demandent qu’à s’étoffer.
Souvent, les organisateurs des lieux précités ont érigé la glisse en passion commune. Exemple, Les Rasses, en date du 23
février. Où pas moins de 64 concurrents,
tous âges et sexes confondus, se sont affrontés dans deux manches de géant. Malgré un temps quasi printanier, perfs et
bonne humeur étaient au rendez-vous à
l’ombre de Chasseron. Un coin du Pays
vaudois très prisé des skieurs de tout poil.
38
Semaines en petits, grands et groupes privés
De nombreux participants avec
en toile de fond une ambiance
compétition aux Rasses.
Aux Carroz, à quelques encablures d’Annecy,
poudre garantie dans un paysage à couper
le souffle.
Randonneurs, alpins et fondeurs. Quoi de
plus naturel alors, que sous un ciel de cinoche, cette petite station familiale fasse
un clin d’œil à Pierre Kaufmann. Genevois
d’adoption natif de l’Oberland, il s’est déclaré conquis par l’accueil. Par l’endroit.
Tout en soulignant l’excellence de l’organisation. Et de la bonne couverture médiatique!
pour cette station de Haute-Savoie, les
Amis montagnards de Genève ont eu fin
nez. Eux qui organisent un slalom et un
géant sous les étoiles. Mise ne garde ! Pour
se la jouer collet monté, mieux vaut émigrer ailleurs. Par contre, diurne et nocturne, Les Carroz incitent les freeriders à
s’offrir des pintes de liberté. Les envolées
de poudre deviennent alors symphonie.
C’est show devant! Planté à une poignée
de kilomètres d’Annecy, la région a vu un
certain Pierre Tardivel, défricheur de
pentes abruptes, tailler des virages en
voisin. <
Des raisons d’aimer. Pour ceux qui ont
fréquenté les grands raouts alpins au plus
haut niveau, se retrouver dans des ambiances de Championnat romand populaire tient de la régénération. Tant les stations qui participent sont sources de bonne
humeur. De décontraction. Avec des organisateurs ventilant un je-ne-sais-quoi de
sympa qui donne envie de revenir. Le col
des Mosses, on connaît. La Dent-de-Vaulion un peu moins. Les Carroz on découvre!
En Haute-Savoie voisine, cette station située entre 1100 et 2100 m d’altitude ne
paye peut-être pas de mine. D’emblée
pourtant, de beaux tracés accrochent l’œil
entre les conifères. Des pistes noires,
rouges, bleues, vertes, presque un arc-en-
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Technique et engagement au rendez-vous
pour gommer des centièmes.
Pierre Kaufmann,
manie-tout du
Championnat
romand populaire.
Une casquette
qui lui va bien!
ciel, sont à l’avenant. Il suffit de choisir les
bonnes courbes de niveau pour affoler ses
spatules. Le domaine skiable mérite attention. Canons à neige en sus! Soit des
installations appréciées et appréciables,
garantes de matière première quand la
météo joue au yoyo. Si vous cherchez le
dépaysement, c’est juste à côté! En optant
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S nowact i v e av ril 2014
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S K I AL P I N
S K I AL P I N
Alex Fivaz, un funambule
collectionneur de victoires
en skicross!
Une troisième place en descente, à Crans-Montana, pour la championne olympique de Sotchi
Tina Maze.
> Texte: Aldo-H. Rustichelli
> Photos: Gérard Berthoud
Q
Des skis suisses
décomplexés
Pour mieux décliner le présent et Stöckli, s’impose un retour dans le passé.
Avec, accrochage, Attenhofer. Du nom d’un Davosien, prénom Adolf,
fondateur d’une fabrique à Zurich en 1921. Devenu en 1952 le principal fabricant européen
de skis métalliques. Le fameux A15. Parallèlement, en 1928, John Authier commence à se forger
une identité à Bière. Où il lance, avant les années Vampire, le label Suiskis.
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Sn owactive av ril 2014
u’ils soient anciens, taillés ou améliorés rocker, les virages suisses
gagnants méritent un clin d’œil.
Actuellement, face aux géants que sont
Head, Rossignol, Salomon, Fischer et Atomic, Stöckli reste le seul Helvète à leur
tenir la dragée haute. Survivant d’une
époque révolue dans notre pays, avec
50 000 paires de skis produites annuellement, le Lucernois fait mieux que de la figuration. Présent dans toutes les catégories de jeu de la glisse, ce résistant à
connotation familiale marquée ne craint
pas les nouveaux challenges. Alors qu’Attenhofer, Schwendener, Streule et Authier
ont été obligés de mettre la clé sous la
porte, il n’en reste donc qu’un! Passion,
innovation, évolution en guise de bannière,
il est un sacré concurrent pour les mammouths de la branche. Des précurseurs,
on en a parlé. Puis on les a oubliés dans un
coin poussiéreux de mémoire. C’était
avant que Stöckli squatte les podiums et
S nowact i v e av ril 2014
occupe le devant de la scène mondiale.
Dans ce contexte de renouveau, exhumer
des bêtes de course fabriquées en Suisse
fait partie des plaisirs du ski! Tout en évoquant quelques grands anciens bardés de
médailles. De titres planétaires.
zé. Plus encombrante qu’une collection de
timbres-poste, certes, mais à découvrir
comme un livre d’histoire. Dans l’esprit du
ski alpin et nordique. Qui permet d’enfiler,
le temps d’une visite, le costard d’anciens
champions héros d’une nation. Un jeu de
Le passé, c’est quoi au juste? A l’époque,
il semble que l’essentiel résidait dans la
facilité de tourner un virage. Souvent l’improvisation servait de sésame à l’exaltation des skieurs. Alors que les grandes
envolées en poudre existaient déjà. On
voulait du rythme dans l’action. Pour
s’éclater, les autochtones pouvaient
compter sur une trentaine de fabricants.
En effet, chaque région des Alpes, Préalpes ou de mi-montagne se targuait
d’avoir un tailleur de lattes! Menuisier ou
charron! Affirmation nullement exagérée
lorsqu’on visite, ici et là, des collections de
matos anciens. A donner le vertige. Comme
celle du Franc-Montagnard Laurent Don-
Gérant de la succursale Stöckli à SaintLégier, Louis Monney sait que chaque hiver
est synonyme d’améliorations pour le
fabricant suisse.
41
S K I AL P I N
rôle rétrospectif pour imaginer les cracks
d’alors avec de pareilles planches aux
pieds. Qui plus est, sur des pistes rustiques.
L’avènement du Vampire. En élaguant
quelques séquences, on débarque chez
Authier à l’aube des années 50. Avec l’arrivée du Vampire. Un ski mythique concocté
par un certain Alfred Überschlag. Concepteur à Bière. Des lattes qui ont propulsé
Georges Schneider, des Ponts-de-Martel,
vers le titre de champion du monde de
slalom. A Aspen (Colorado) en 1950. En
outre, au féminin, détour par un événement olympique souvent occulté. En 1956,
à l’occasion des JO de Cortina d’Ampezzo,
la Vaudoise Madeleine Berthod a remporté l’or dans la discipline reine. Le jour
de ses 25 ans. Du même coup, elle devenait
championne du monde de descente! Les
deux titres étant décernés conjointement!
De mémoire d’anciens, cette fille d’agriculteur, athlète au grand cœur et au palmarès enviable, aimait à enfourcher un
gros cube pour sillonner routes et chemins
des environs de Château-d’OEx. Chapeau!
S K I AL P I N
La Colombe et ses Rossignol! Plus tard,
dans les années 70, un descendeur d’exception a balayé de vieux clichés. Icône
incontournable, Roland Collombin a toujours eu la passion du ski performance.
Capable de provoquer des émotions. Le
tout emballé dans un grain de folie sympa.
Ex-cycliste doué, le Valaisan a développé
l’art de vulgariser la descente avant Bode
Miller en faisant passer le message. Démontrant qu’il s’agit d’un sport plaisir.
Sérieux, dangereux, mais exaltant! Ce
champion unique, dont l’image résiste à
l’usure du temps, s’est fabriqué un palmarès chic avec des Rossignol Equipe Suisse.
Avec eux, il a dévalé la Streif. Où il s’est
imposé deux fois faut-il le rappeler. Il a
gagné le Lauberhorn. Squatté la plus
haute marche de la boîte à Val Gardena, à
Avoriaz et réussi un triplé à Garmisch. Fidèle au même matos tout au long de sa
carrière. Un ski développé par Gaston Haldemann, à Stans. Qui a aussi permis au
duo Russi-Collombin de gagner, en 1972,
l’or et l’argent olympique de la descente à
Sapporo. Avant que la Colombe mette par
deux fois la Coupe du monde de la spécia-
lité (1973–1974) à son actif. Auréolé de huit
victoires et onze podiums au plus haut niveau, le Bagnard a marqué la descente de
son empreinte. Malheureusement, souvenir brutal, une bosse, devenue celle à Collombin, l’a obligé à mettre la flèche à Vald’Isère. Deux chutes, dont une à la limite
du handicap, ont eu raison de sa fougue.
Sagesse oblige, l’artiste quittait la scène.
Laissant la vedette à l’Autrichien Franz
Klammer. Une autre référence d’exception
de la discipline reine, avec qui le crack de
Versegères venait d’engager un mano a
mano épique. Restait alors un film inachevé . . .
La régénération vue par Stöckli. En prenant du recul, on constate que l’histoire du
ski en Suisse, selon le dernier fabricant du
pays, est une fenêtre ouverte sur l’avenir.
Presque un travail de mémoire. Celle de la
transmission d’un savoir-faire. De la recherche de la perfection. D’un futur axé
sur l’innovation. Depuis l’avènement des
skis Stöckli, en 1935, à Wolhusen, les produits ont anticipé la mode. Sans vraiment
faire table rase du passé, les concepteurs
Georges Schneider, champion du monde de slalom à Aspen (1950)
avec des Vampire.
ont collé à la révolution culturelle d ski
ludique. Dès 1993, année de l’entrée de
Stöckli en compétition, Urs Kälin, et Marco
Büchel ont contribué au développement de
skis dits de piste. Avec des nuances techniques propres à satisfaire un maximum
de skieurs. Slalomeur brillant, bien que
fantasque, Didier Plaschy a également
laissé parler son feeling et travaillé à
l’amélioration du produit labellisé suisse.
Histoire d’accompagner les glisseurs
lambda dans leur quête de sensations
nouvelles. Pour la petite histoire Paul Accola, Jürg Grünenfelder et le descendeur
Slovène Andrej Jermann ont été des ambassadeurs connus et reconnus de Stöckli.
Tina Maze et les autres! Palmarès grand
comme ça, Tina Maze, 31 ans le 2 mai,
symbolise parfaitement la réussite de
Stöckli en compétition. Bardée de titres
planétaires, de médailles olympiques, de
globes de cristal, la Slovène a laissé sa
signature sur presque toutes les pistes
Coupe du monde. Conjugaison de talent et
de vitalité, elle contribue à ventiler l’image
de la gamme Laser. Produit phare de la
marque. Au même titre que Fabienne Suter. Souvent dans le top-ten, quelquefois
bloquée au pied du podium, la Schwytzoise
n’en ventile pas moins une image dynamique. A l’instar de Nadja Jinglin-Kamer
Fabienne Suter, meilleure
Suissesse (7e) sur la nouvelle
piste du Mont-Lachaux à
Crans-Montana.
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S nowact i v e av ril 2014
Madeleine Berthod, une Vaudoise championne olympique de descente
à Cortina d’Ampezzo en 1956. Egalement sur Vampire!
qui monte en puissance. Puis encore, coincé entre l’alpin et le freestyle, le skicross
est la chasse gardée de Stöckli. Avec Fanny Smith et Alex Fivaz, gladiateurs des
temps modernes, qui survolent la discipline, le fabricant de Wolhusen tient le haut
de la déferlante. Déferlante sur laquelle
s’est illustré Mike Schmid, le rider de tous
les superlatifs! Médaillé d’or aux JO de
Vancouver. Avant d’être rattrapé par la
poisse.
Marketing payant. Présent dans tous les
créneaux du ski alpin, Stöckli a toujours su
s’adapter au marché. Comme le relève
Louis Monney, gérant de la succursale de
Saint-Légier, la Coupe du monde est une
Descendeur d’exception, Roland Collombin et
ses skis fétiches Rossignol Equipe Suisse.
excellente vitrine. De plus en plus de
clients ont à cœur de jouer la carte suisse.
Que ce soit pour les skis de pistes, de randos, voire de freerides, en début de saison
les râteliers affichent complet. Avec, évolution oblige, chaque hiver une nouveauté
technique à découvrir. Façonnés par l’expérience, les réseaux de distribution sont
efficaces. Que ce soit en Suisse ou à
l’étranger. Puisque 40% de la production
annuelle est ventilée dans 32 pays. Dont
en Autriche! Complémentarité estivale,
Stöckli fait aussi dans le vélo de route et le
VTT. <
43
ochsner sport
ochsner sport
Une vue exclusive sur la
piste Beltrametti.
La plus jeune gagnante, Rosalie Ribi de
Mannenbach sur le lac de Constance, n’a
que dix ans et est déjà un grand fan de ski:
«Je regarde toutes les courses de Coupe
du monde à la télé», dit-elle. Ses sympathies vont à l’équipe suisse de ski: «Je tiens
les pouces à toutes les Suissesses et à tous
les Suisses.»
Tim Messmer, 12 ans, lui aussi un Suisse
oriental de Wittenbach près de St-Gall, est
également un skieur passionné. Directement aux abords de sa maison se trouve
un petit remonte-pente. «Malheureusement, celui-ci est hors-service depuis
longtemps déjà», précise son père Rolf.
Ainsi Messmer junior s’est tourné vers le
football: «Mon équipe préférée est le FC
Se rendre compte du dénivelé de la piste par soi-même.
Didier Défago, Denise Feierabend et Mauro
Caviezel donnent de bons tuyaux.
Un accompagnement exemplaire par Déf,
Mauro et Denise.
Décharge d’adrénaline
avec Denise et Didier
C’est presque comme un six au
Lotto. Place exclusive dans la loge
VIP. Devant soi un spectacle de
glisse avec les meilleurs skieurs
du monde. Et après, respirer bien
profondément puis s’élancer sur
la piste Beltrametti au dénivelé
dément – une sensation de frissons unique avec Denise Feierabend et Didier Défago comme
guides compétents.
> Texte: Richard Hegglin
> Photos: Ldd.
44
D
ouze parmi les entre-temps 700 000
membres du CLUB OCHSNER
SPORT avaient tiré le gros lot pour
les RedBullSkills. A Lenzerheide, ils ont
vécu un événement de ski d’un genre particulier. Ils ont été témoins de l’une des
courses de ski les plus particulières qu’il
soit (descente, slalom, super G et slalom
géant en UNE manche!). Puis, par un
temps splendide, ils ont pu évoluer sur la
piste, accompagnés d’un champion olympique et de l’une des meilleures slalomeuses actuelles du monde.
St-Gall et mon joueur préféré, outre Xherdan Shaqiri, est Ermir Lenjani.» Il a énormément apprécié les moments passés sur
la piste avec Denise et Déf. «C’était un
moment très agréable», s’enthousiasme
son père.
Didier Défago, père d’Alexane (6½) et de
Timéo (5), a fait preuve d’une grande gentillesse en tant que responsable de groupe.
«A la fin d’une saison, c’est avec grand
plaisir que je fais ce genre de choses où il
y a ni stress ni précipitation. Et je m’amuse
beaucoup.» Mais sa mentalité de compétiteur a tout de même un peu ressurgit:
«Dommage que je n’ai pas pu leur montrer
la pente du départ très exigeante.» Celle-ci
n’avait pas été préparée pour les RedBullSkills.
«Les gens», dit Denise Feierabend, «ont
écouté avec attention lorsque Didier expliquait les passages difficiles sur cette piste.
Tous étaient impressionnés par l’énorme
dénivelé dont on ne se rend pas vraiment
compte à la télé.» Avec son instinct féminin, Denise s’est occupée de garder le
groupe ensemble. Malgré son attention,
elle n’a pu éviter de «perdre» deux hôtes.
Rosalie, justement elle, a dû quitter le
groupe avant la fin après que son père
Marcel ait été contraint d’abandonner pour
raison de douleurs aux genoux. «C’est ce
que je craignais dès le début», expliqua-til à Denise, «mais je ne voulais pas priver
Rosalie de ce plaisir et j’ai serré les dents
aussi longtemps j’ai pu.»
Pour une gagnante de ces tickets CLUB
exclusifs, le niveau d’adrénaline était déjà
élevé durant la course: «J’ai soutenu Nadja en pensées de toutes mes forces.» Son
nom: Katja Kamer, la sœur de Nadja Inglin-Kamer qui habite dans la même maison avec son partenaire et ses trois enfants.
Rosalie Ribi avec son père Marcel dans
l’attente de l’événement exclusif.
qu’en tant que membre du CLUB Ochsner
Sport, non seulement tu es de la partie,
mais tu es au plein cœur. C’est pourquoi participer en vaut doublement la
peine.<
A propos: Nadja Jnglin-Kamer termina à
la 5e place. Les gagnants furent Mauro
Caviezel et Denise Feierabend de l‘Ochsner
Sport Racing Team qui, deux semaines
après la victoire de la course par nation,
pouvait signer un nouveau succès à Lenzerheide et se placer devant Wendy Holdener et Tina Maze. Soit dit, Mauro Caviezel
a lui aussi tenu à accompagner l’illustre
groupe du CLUB sur la piste. La preuve
Promotion de la relève: Tim Messmer
avec son idole Didier Défago.
Tim Messmer (à droite) et Rolf Messmer sont
parés pour l’aventure à ski.
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S nowact i v e av r il 2014 p u bl i re p o rtag e
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Chemin de fer de la Jungfrau
Chemin de fer de la Jungfrau
Inäbnit, «cela n’a rien à voir avec le voyage
en train quotidien comme pendulaire.»
Mais travail varié et passagers joviaux
ou pas: «Ces derniers temps il est devenu
plutôt difficile de trouver du personnel
qualifié – comme presque partout dans
l’industrie», s’inquiète Inäbnit. Presque
honteusement, il avoue que deux employés
spécialisés allemands ont été engagés
dernièrement. Des pentes de jusqu’à 25
pourcent, de grande différences de température et une météo capricieuse avec son
lot de neige et tempêtes: le matériel roulant du Chemin de fer de la Jungfrau est
soumis à des conditions extrêmes. Les
composantes les plus touchées sont les
roues dentées en acier de chrome-molybdène. Une rame automotrice entièrement
occupée avec une unité d’entraînement en
montée et une unité de commande en
descente circule avec un frottement de
roulement de jusqu’à 48 tonnes. Etant
donné que deux roues dentées accrochent
toujours simultanément, cela correspond
à une charge de six tonnes par roue. Pour
les rames automotrices doubles, côté aval
et côté amont, le frottement de roulement
peut atteindre jusqu’à 60 tonnes. Mais
étant donné que dans ce cas quatre roues
dentées accrochent simultanément, la
charge par roue est de «seulement» quatre
tonnes environ. «On a beau graisser tant
que l’on veut, il y a toujours un frottement»,
dit Inäbnit.
Des crocs
d’acier
Chaque année, le Chemin de
fer de la Jungfrau transporte
823 000 passagers de la Petite
Scheidegg au Jungfraujoch situé
à 3454 mètres d’altitude. Cela
constitue un défi important pour
les hommes comme pour le
matériel. Depuis maintenant
plus de 100 ans.
> Texte: Martin Zimmerli
> Photos: Erik Vogelsang
L
e poste de travail de Heinz Inäbnit se
trouve à une altitude de 2320 mètres.
A la station «Glacier de l’Eiger» le
maître mécanicien et chef des ateliers du
Chemin de fer de la Jungfrau est responsable du matériel roulant de la voie ferrée
la plus haute d’Europe. 16 Personnes de
formation technique travaillent ici dont
quatre apprentis en polymécanique. «Ce
sont des jobs intéressants», dit Heinz Inäbnit, «le travail est varié et exigeant.»
Une réalité en effet. Les employés ne
sont pas seulement chargés des travaux
de réparation et de révision des 18 rames
automotrices et rames automotrices
doubles. Au besoin, ils se chargent euxmêmes de les transformer. Ainsi fait pour
les 10 rames automotrices achetées par la
société du Chemin de fer du Jungfrau entre
46
1954 et 1962. L’équipe de Heinz Inäbnit les
a dotées de portes automatiques et d’un
nouveau système de freinage. Les spécialistes ont également équipé ce matériel
roulant d’un certain âge d’isolations thermique et phonique modernes, effectué
le recâblage de tout le système de commande (plus de 100 câbles) et donné aux
rames un nouvel aspect extérieur. Un programme ambitieux mené entièrement en
régie propre, de la planification à la réalisation jusqu’à la mise en service. Pour
cela, le Chemin de fer de la Jungfrau a
investi près de 1,5 millions de francs par
rame. Une somme non négligeable, mais
toujours plus économique que l’achat de
rames automotrices neuves. Une rame
neuve coûte en effet près de sept millions
de francs.
Mais les tâches de Heinz Inäbnit ne se
limitent pas à la réparation, à la révision et
à la transformation du matériel roulant.
Tous les employés sont accessoirement
conducteurs de rame automotrice. Surtout
en été, lorsque l’afflux de passagers est le
plus important. 35 personnes en tout travaillent alternativement dans les ateliers
et dans les cabines de conduite. «La plupart apprécie cette variation dans le travail», dit Inäbnit. Durant l’été, les employés
sont heureux de pouvoir sortir des ateliers,
mais quand arrive l’automne, ils sont
contents de pouvoir y retourner.
Comparé au travail habituel d’un
conducteur de train, par exemple pour les
CFF, le travail de conducteur de rame automotrice auprès du Chemin de fer de la
Jungfrau apporte des avantages non négligeables. Les horaires de travail sont fixes
(en été le premier train quitte la Petite
Scheidegg à 8 heures et le dernier y revient
à 18h20) et surtout les passagers sont plus
enthousiastes car ils ne font pas le voyage
en train par obligation. «L’excursion au
Jungfraujoch est un événement particulier
dont on se réjouit à l’avance», poursuit
Sn owactive av r il 2014
Afin de maintenir l’usure du matériel à
un minimum, les roues dentées sont soumises à un durcissement par induction. La
profondeur de durcissement est de cinq
millimètres. Lorsqu’une roue dentée est
usée, elle peut être retournée une fois lors
de la révision car les dents ne sont sollicitées que d’un côté (côté aval). La fois
d’après, elle doit être remplacée. Pour une
rame automotrice, cela est le cas après
environ 100 000 kilomètres et pour les
rames automotrices doubles après en­
viron 250 000 à 300 000 kilomètres. En
Heinz Inäbnit, le chef des ateliers du chemin
de fer le plus haut d’Europe est responsable
de l’entretien du matériel roulant.
d’autres termes, une roue dentée exécute
environ 5000, respectivement 12 000 à
15 000 descentes.
Heinz Inäbnit aime bien les hivers doux
comme l’hiver passé. Des hivers sans importantes chutes de neige ou tempêtes.
Alors la circulation des trains se fait sans
problèmes. Il faut toutefois relativiser.
Avec des vitesses de vent de jusqu’à 80
km/h – en plaine déjà un phénomène important – le Chemin de fer de la Jungfrau
circule sans aucune restrictions. Jusqu’à
150 km/h, ce n’est toujours pas un problème. «Pour le matériel roulant», précise
Inäbnit, «pour les passagers en revanche,
c’est une autre affaire une fois arrivé en
haut.» Mais tous les hivers ne sont pas
aussi «cléments» que le dernier. Inäbnit se
souvient de l’hiver 1999, lorsque lui et ses
gars se sont retrouvés coincés par la neige
9 jours durant à la station du glacier de
l’Eiger. «Mais cela n’était pas particulièrement dur», dit-il en y repensant, «nous
avions suffisamment à manger. C’était
quand même une petite aventure.»
Le fait que les ateliers du Chemin de fer
de la Jungfrau se trouvent à la station du
glacier de l’Eiger et non pas sur la Petite
Scheidegg où il y aurait pourtant plus de
place a une raison historique. Entre 1896
et 1912, l’avancée des travaux de construction du chemin de fer se faisait depuis ce
lieu. Durant cette période, jusqu’à 300 personnes étaient stationnées ici. <
Découvrez le Jungfr aujoch
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tickets, mais jusqu’au 5 mai 2014 au plus
tard.
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achetés aux guichets du Chemin de fer de
la Jungfrau uniquement sous présentation
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S nowact i ve av r il 2014
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HF 197
C
e
d
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au lie
Jungfraujoch – Top of Europe
Le Jungfraujoch exerce un effet magnétique et est l’une des destinations les plus
prisées en Suisse. La plus haute gare ferroviaire d’Europe est située à 3454 mètres
d’altitude. Non loin de là se trouve le
Sphinx, un pic qui culmine à 3571 mètres.
L’arrivée sur le toit de l’Europe est une
expérience unique pour tout visiteur! La
visite du palais des glaces est également
un événement exclusif permettant de découvrir un monde fascinant. Pour le centenaire du Chemin de fer de la Jungfrau en
2012, un parcours aventure de 250 mètres
a été inauguré.
*1
00.– sans et 80.– avec abonnement
demi-tarif ou AG
47
inside
inside
> Texte: Richard Hegglin
> Photo: Keystone
Lorsque des sportives ou des
sportifs tirent leur révérence,
l’éloge qu’on en fait consiste
souvent à énumérer les titres
et les records obtenus. Mais
lorsqu’une athlète fait ses
adieux et que toutes et tous
soulignent avant tout ses qualités personnelles, c’est sans
doute le plus grand honneur que
l’on puisse lui rendre. Fränzi
Aufdenblatten a su donner une
note humaine à ce sport de
pointe implacable et souvent
impitoyable.
Fränzi Aufdenblatten
des adieux de conte de fée
L
a jeune femme de Zermatt – un peu
à l’image de «Amba» Hoffmann –
appartient à cette catégorie d’acteurs du ski que l’on perçoit le plus
lorsqu’ils ne sont plus là. Lara Gut le formule précisément: «Il y a les athlètes qui
gagnent et il y a aussi celles qui ont le don
de fortifier l’équipe. Elles sont des éléments importants au sein d’une équipe.»
Durant 14 ans, Fränzi s’est donnée à fond
au service de Swiss-Ski – lors de 236
courses de Coupe du monde et plus d’une
douzaine d’événements majeurs comme
JO et mondiaux.
Fränzi incorporait l’opposé des skieuses
de pointe acharnées qui ne regardent ni à
gauche ni à droite et sacrifient tout à leur
sport. Elle aussi était ambitieuse et a pris
de gros risques, mais comme elle le dit
elle-même: «Si je ne suis pas parvenue à
atteindre les sommets, c’est peut-être
parce que je n’ai pas pris le sport suffisam-
48
ment au sérieux. Probablement parce que
d’autres aspects de ce sport me rendaient
heureuse et que cela me suffisait.» Fränzi
est une skieuse passionnée, mais combattre la concurrence par tous les moyens
possibles et avec acharnement n’est pas
dans sa nature. C’est sans doute aussi la
raison de sa grande popularité dans la
famille du Cirque blanc.
Victoire à la course Topolino contre titre
mondial. Deux jours avant sa dernière
course à Lenzerheide, elle a discuté avec
Liz Görgl. L’Autichienne lui confia: «Le premier souvenir que j’ai de toi remonte à la
course Topolino que tu as remportée. Moi
j’ai terminé cinquième.» Cette course
classique pour les enfants, c’était il y a 20
ans. Fränzi lui répondit: «J’échangerais
volontiers ma victoire au Topolino contre
l’un de tes titres mondiaux.» Rétrospectivement elle doit avouer: «J’aurais tout de
même bien aimé remporter une telle médaille.» Lors de sa dernière course pour un
titre à Sotchi, elle n’est passée à côté d’une
médaille que pour une demi-seconde en
terminant sixième avec le dossard numéro
29. «Qui sait, si j’avais tiré un numéro de
dossard plus bas, peut-être qu’alors . . .»
Mais les «si…» ne sont pas la tasse de
thé de Fränzi Aufdenblatten. Pour cela elle
a trop le sens des réalités. La Valaisanne
n’est pas dupe et connait bien ses points
forts mais aussi ses faiblesses. «Même
très bien», précise-t-elle «et mieux on les
connait et plus on essaye d’éliminer ses
faiblesses, plus on s’aperçoit que c’est
difficile. Surtout à la fin d’une longue carrière. C’est d’ailleurs l’une des raisons de
mon retrait.»
43 fois dans les dix meilleures. Puis elle
s’explique: «La faculté de glisse et la
conduite intuitive sont très difficiles à apSn owactive av r il 2014
prendre. Soit on a ces qualités – soit on ne
les a pas. On peut atteindre beaucoup avec
le réglage fin du matériel. Mais il y a tellement de facteurs qui doivent jouer pour
pouvoir décrocher une place de podium. A
un moment donné, j’ai dû me rendre à
l’évidence que je ne disposais pas des
toutes meilleures qualités pour devenir
une descendeuse hors-pair.»
Elle dit ne pas être parvenue à adapter
son style de glisse à toutes les pistes,
toutes les conditions de terrain et toutes
les neiges. Quand même, à 43 reprises elle
y est parvenue assez bien pour terminer
parmi les dix meilleures – un bilan dont
elle peut être fière. Et parfois arrive le jour
où tout s’emboîte à la perfection: ainsi en
décembre 2009 lorsqu’elle remporta le
super G de Val d’Isère et put fêter la seule
et unique victoire de sa carrière en Coupe
du monde. «En réalité, j’ai skié comme à
mon habitude et au départ j’étais ni plus ni
moins nerveuse. Tout était comme lors des
x autres courses disputées.» Mais l’événement heureux s’est produit. De manière
aussi inexplicable que lorsque ça va mal et
S nowact i v e av r il 2014
que l’on ne comprend pas pourquoi. «Avant
cette victoire, j’avais terminé au-delà du
30e rang à Lake Louise, sans avoir commis
de faute visible. Puis j’arrive à Val d’Isère
et je gagne sans vraiment avoir skié différemment.»
beaucoup et c’était du tonnerre.» Snowactive est entièrement de cet avis et soutien
Didier Cuche qui portait une pancarte dans
l’aire d’arrivée avec les mots: «Merci pour
ton rire.» Ce rire va manquer à la grande
famille du Cirque blanc.
<
«Merci pour ton rire». Et enfin arrive la
finale de la Coupe du monde à Lenzerheide
qui se transforme pour Fränzi en un conte
de fée comme seul le sport les écrits. Dans
son avant-dernière course, elle réalise
l’exploit de monter sur le podium, pour la
troisième fois dans sa carrière. Là, elle se
place aux côtés de Lara Gut et, incroyable
coïncidence, de la même Liz Görgl. Mêmes
des cracks comme Bernhard Russi, Franz
Heinzer, Pirmin Zurbriggen ou Didier
Cuche n’ont pas eu le privilège d’une place
de podium lors de leurs courses d’adieu.
«Je ne pleure pas si facilement», dit la
Valaisanne de 33 ans, «mais j’ai dû lutter
pour ne pas verser de larmes.» Je suis
simplement heureuse d’avoir pu connaitre
tout cela et d’avoir prouvé une dernière fois
ce dont je suis capable. «Cela m’a signifié
Lisez en pages 10/11 comment Fränzi a
vécu sa dernière course.
Fr än zi au Fe stival du ski 2014
Fränzi Aufdenblatten prendra part elle aussi
au Festival du ski à Zermatt. Ce test de ski
unique et exclusif aura lieu cette année du
25 au 30 novembre 2014 (voir pages 28–30).
Durant les deux jours de tests, elle accompagnera les hôtes du Festival du ski sur les
pistes – se joignant à d’autres cracks du ski
comme Maria Anesini-Walliser, Erika Reymond-Hess, Mike von Grünigen, Bruno Kernen, Karin Roten ou Chantal Bournissen.
www.ski-festival-zermatt.ch
49
raiffeisen
raiffeisen
Raiffeisen
prolonge son engagement
jusqu‘en 2017
Gabriele Burn, membre de la Direction de
Raiffeisen Suisse et Urs Lehmann, Président
de Swiss-Ski, après la prolongation de
contrat à Adelboden.
Alexia Willimann et Beat Feuz lors
de la remise des prix.
Raiffeisen prolonge une nouvelle
fois son partenariat avec SwissSki de trois années supplémentaires, soit jusqu‘à 2017. Le
Groupe bancaire soutient depuis
2005 les athlètes suisses de
haut niveau et la relève dans les
sports de neige.
> Texte: Markus Rutz
> Photos: Raiffeisen
E
n signant le contrat lors de l‘épreuve
de Coupe du monde à Adelboden en
janvier 2014, Raiffeisen a confirmé
son engagement à long terme pour les
sportifs de haut niveau et la relève. Raiffeisen soutient également onze fédérations
régionales de ski, écoles de jeunes talents
sans lesquelles il n‘y aurait pas de champions suisses. Raiffeisen est donc fière
d‘être le plus grand sponsor de la relève
en Suisse et de permettre ainsi à plus de
20 000 jeunes de profiter de son engagement auprès de Swiss-ski et des fédérations régionales.
Ambiance exceptionnelle lors
de la finale de la Coupe du monde
de ski à Lenzerheide.
50
Sn owactive av r i l 2 0 1 4 p ub l i re p o rtag e
S nowact i v e av r il 2014 p u bl i re p o rtag e
Hands up pour la relève suisse. Depuis
l‘hiver 2010–2011, Raiffeisen récolte avec
sa vente d‘articles pour fans «Hands up»,
des fonds pour la relève des sports de
neige suisse afin d‘améliorer les possibilités d‘entraînement – et ce avec un franc
succès! Plus de 700 000 francs ont d‘ores
et déjà pu être récoltés grâce à la vente de
bonnets, écharpes et gants et ont été re-
versés au profit de plus de 60 projets dans
toute la Suisse. A cela s‘ajoutent les
200 000 francs issus des ventes de la saison dernière. Raiffeisen remercie tous
ceux qui soutiennent son action par l‘achat
d‘articles.
Raiffeisen superskifan.ch. Durant la saison 2013–2014 a été lancée l‘action Raiffeisen cherche le super fan de ski: C‘est
Alexia Willimann qui remporte ce titre
qu‘elle conservera durant un an. Elle a
répondu avec bravoure aux défis posés et
a reçu son prix des mains de Beat Feuz lors
de la finale de la Coupe du monde de ski à
Lenzerheide.
Les sociétaires des Banques Raiffeisen
bénéficient également de cet engagement. Cette année encore, les sociétaires
des Banques Raiffeisen profitent largement de la promotion des sports de neige.
Le «forfait de ski demi-tarif» a permis à
plusieurs milliers d‘amateurs de découvrir
quelque 2000 kilomètres de pistes dans les
plus beaux domaines suisses. De même,
de nombreux sociétaires ont assisté aux
épreuves de la Coupe du monde en Suisse
et ont pu bénéficier de conditions avantageuses. Le sociétariat auprès de la Banque
Raiffeisen offre donc de multiples avantages.
En prolongeant le contrat et en organisant des événements en lien avec les
sports de neige, Raiffeisen s‘engage de
diverses manières pour la société suisse
– sur le plan local, régional et national. Elle
continue ainsi d‘ouvrir la voie à la diversité
et à la vitalité de la Suisse. <
51
médecine
médecine
L
> Texte: Dr. Andreas Gösele, Dr. Michael Müller
> Photos: Ldd.
Où la
chaussure
presse-t-elle?
Une chaussure de ski doit aller parfaitement, c’est pourquoi un
conseil par des professionnels est hautement recommandé. Il est
peut-être même utile de consulter un spécialiste du fiiting, car en ce
qui concerne la chaussure de ski, le sur mesure n’est pas un luxe. En
tous cas, il vaut mieux s’abstenir de recourir au marché d’occasion et
le risque d’un confort approximatif: ça peut coûter cher!
52
Sn owactive av r il 2014
e pied humain est une construction
complexe comprenant plus de 20 os
et autant d’articulations, de ligaments et de muscles. Au fil de l’évolution
et du passage à la position debout, les
exigences posées au pied sont également
devenues plus complexes. Le pied supporte sur une surface relativement réduite
tout le poids corporel qui, comme nous le
constatons tous, peut prendre des proportions importantes. Mais le pied ne porte
pas seulement le corps humain, il le déplace également. Il ne nous sert pas seulement à rester debout, mais à marcher, à
sauter, à maintenir l’équilibre. Ce faisant,
il nous permet de rester debout, d’amortir
des sauts et aussi de skier. Tout ceci n’est
possible que grâce au fonctionnement
subtil, génial même de cet appareil locomoteur passif (os et ligaments) et actif
(muscles et tendons) soutenus par des
nerfs et le cerveau.
Cette complexité augmente encore
lorsque l’on se rappelle que chaque être se
distingue de l’autre, non seulement en ce
qui concerne le visage ou la forme du
corps, mais également pour ce qui est
des pieds. Les orthopédistes différencient
généralement diverses variantes de for­
mes du pied, comme par exemple le pied
creux, le pied plat ou le pied bot. Et il existe
également d’autres variantes de norme
avec des nombres plus ou moins élevés
d’orteils.
Pour skier, nous avons besoins d’accessoires. Ski, bâtons et aussi chaussures de
ski sont le trait d’union entre l’être humain
et le matériel, liaison indispensable à la
réalisation des exigences motrices complexes du ski. Un des aspects primordiaux
est de réaliser une jonction solide avec les
lattes par l’intermédiaire de la fixation.
C’est de cette manière que les forces engendrées par les muscles peuvent être
transmises à la neige. De la même façon,
les forces agissantes de l’extérieur,
comme la force centrifuge lors du carving
peuvent être amorties et générées par
l’organisme.
Dans cet échange permanent entre pied
et chaussure, c’est le contraste entre la
pluralité biologique et l’unicité industrielle
qui apparait, et l’on est en droit de se demander si cette rencontre peut fonctionner. Mais la réponse est un «oui» convaincu, ou en tous cas un «presque toujours».
Actuellement, nous nous trouvons dans la
situation favorable parce que l’industrie,
par un travail de recherche sérieux et par
des adaptations continuelles, a réussi à
trouver une solution satisfaisante pour
pratiquement chaque type de pied. On
S nowact i v e av r il 2014
trouve sur le marché des longueurs, des
largeurs et des formes de chaussures, des
hauteurs de tiges et des duretés (flex) pour
chaque pied. Il reste donc à effectuer le
choix adéquat dans ce vaste choix, et le
recours aux spécialistes des magasins de
sport est plus que recommandé.
Essayage individuel de la chaussure de
ski. Si malgré tous ces efforts, aucune
chaussure ne convient, alors il faut à tous
prix consulter les spécialistes. Nous citerons parmi ceux-ci à titre d’exemple la
Firme Heierling à Davos qui depuis des
décennies rend l’impossible possible.
Dans un «Fittingcenter» de ce genre, il
n’est non seulement possible d’acheter
des chaussures et de les adapter au millimètre, mais aussi de résoudre sur des
chaussures existantes les problèmes
­dérangeants. Il est possible aujourd’hui
d’élargir les chaussures, d’éliminer des
points de pression et même de les allonger
s’il le faut. Le chausson interne peut être
adapté très individuellement autour du
pied, dans certains cas en modelant avec
des mousses directement la forme individuelle ! Afin d’assurer une répartition des
pressions optimales, des supports plantaires peuvent être intégrés. Même pour
ceux qui ont des «jambes tordues», il est
possible par des modifications sur la
chaussure même et par des supports
­d’assurer une position plane du ski sur la
neige, sans excès de carres. Toutes ces
mesures ne servent pas uniquement à
augmenter le confort, mais également à
économiser des forces, un élément particulièrement important dans le ski.
A cet endroit, on est en droit de se demander ce que la médecine du sport peut
attendre à l’avenir d’une chaussure de ski,
et où l’évolution va nous amener. Dans le
futur également, il y aura un grand nombre
de modèles qui se distingueront par leur
forme et les matériaux utilisés. Les aspects visuels seront adaptés à la forme et
Les piè ge s à é v ite r
> Ne pas acheter que par rapport à l’apparence. C’est le confort qui doit primer. Ou
alors, on est prêt à faire beaucoup de compromis! Ou on n’est que spécialiste de
l’après-ski!
> Des chaussures trop grandes «vont» toujours. Toujours moins!
> «Pièces de musée». Les chaussures de ski
perdent nettement de leur élasticité et de
leurs propriétés biomécaniques avec les
années.
> «Le surf sur l‘Internet». Les conseils du
professionnel sont primordiaux, considérant
qu’il existe des milliers de possibilités de
combinaisons pied-chaussure.
> Fermer les boucles à moitié, ou même pas
du tout. Bon pour les frimeurs de cabane ou
l’après-ski.
> Les très vieilles chaussures pour les enfants
provenant du marché aux puces. La plus
grande erreur faisable!
> Shoe Sharing. Si l’on aime skier sur une
jambe!
à la fonction. Les chaussures de compétition sont généralement plus dures et rigides, alors que les chaussures de pistes
recherchent un compromis entre flexibilité et bonne transmission des forces. Les
chaussures devraient être légères mais
malgré cela stables. Actuellement, il existe
des produits synthétiques qui sont en mesure de conserver leur rigidité et leur élasticité constante dans une plage de température définie, ce qui ne les rend pas
seulement agréables à porter dans le
magasin, mais également dans les conditions froides rencontrées sur les pistes.
Les chaussons intérieurs deviendront
confortables et seront moulés par la forme
du pied sans paraître flasques. En dernier
lieu, une tendance de la construction des
chaussures de ski fera appel à des matériaux naturels et durables comme le cuir
et même le bois, pour le plaisir non seulement de l’œil mais aussi de nos pieds! <
Les Spécialis t es
Docteur Andreas Gösele,
médecin responsable Swiss
Olympic Medical Center
crossclinik Bâle
Docteur Michael Müller
Scientifique du sport dipl.
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tion des accidents et au traitement des
problèmes de la colonne vertébrale et
des articulations. Idéal en tant qu’outil
d’entraînement à la maison pour les
personnes soucieuses de leur santé
et la génération 50+, au travail durant
la pause ou pour l’entraînement par
groupe au centre de fitness et dans les
centres de réhabilitation.
MFT Challenge Disc
L’entraînement à l’aide du MFT
Challenge Disc améliore les capaci­
tés de coordination de manière ciblée
et assure un dos fort, des articula­
tions saines, d’avantage de condition
physique et de concentration.
L’outil d’entraînement intelligent avec
fonction de feedback comprend:
échauffement, self­check, 5 niveaux
d’entraînement, 6 jeux.
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Prix par unité
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facts
Nous avons
besoin de plus
de moyens
publics
I
Les séances d’évaluation et de
planification printanières ayant
lieu après des Jeux Olympiques
ont encore plus d’importance que
celles des autres années. Cela
concerne notamment le sport de
compétition, qui est très influencé
par les cycles olympiques de
quatre ans. Les analyses et les
planifications «printanières» débutent généralement dès l’extinction de la flamme olympique.
> Texte: Roland Imboden,
directeur de Swiss-Ski
> Photo: Keystone
56
l en va de même à la fin de la présente
saison, dont le temps fort aura été les
Jeux de Sotchi. Les neuf médailles remportées par les athlètes de Swiss-Ski sont
encore dans toutes les mémoires et n’ont
pas manqué d’émouvoir et d’enthousiasmer le grand public. C’est donc exactement le bon moment pour tourner notre
regard vers l’avenir.
Ces dernières semaines, Swiss-Ski a
procédé à une évaluation approfondie de la
capacité de performance actuelle dans les
différentes disciplines et s’est penchée sur
les mesures à introduire pour assurer le
statu quo. Pour toutes les disciplines, un
état des lieux des moyens nécessaires a
été dressé dans les domaines de l’entraînement, du service, de l’infrastructure et
de l’encadrement médical. Ce faisant,
nous avons déterminé les moyens nécessaires pour deux cas de figure: d’une part,
pour le maintien du niveau actuel et,
d’autre part, pour le développement des
diverses disciplines. Nous avons alors
constaté qu’à partir de la saison 2015/2016,
il manquera chaque année trois millions
pour assurer le maintien du niveau actuel.
Pour poursuivre le développement des disciplines, il faudrait encore deux millions
supplémentaires par année.
Dix nouvelles équipes chez Swiss-Ski.
Depuis 2006, le budget de Swiss-Ski a
connu une croissance de 60%. On pourrait
ainsi penser que les différentes disciplines
sous la houlette de Swiss-Ski disposent de
suffisamment de moyens. Or, Swiss-Ski a
Les athlètes de Swiss-Ski . . .
>ont remporté 92 des 137 médailles olympiques suisses (67%) décrochées à des JO
d’hiver
> ont remporté 38 des 49 médailles d’or olympiques suisses (78%) décrochées à des JO
d’hiver
> ont couvert 56 des 98 événements (57%) lors
des JO de Sotchi
>ont remporté 9 des 11 médailles suisses à
Sotchi (82%)
> ont remporté 6 des 6 médailles d’or suisses
à Sotchi (100%)
> ont remporté 21 des 25 diplômes suisses à
Sotchi (84%)
Swiss-Ski reçoit . . .
>15% des moyens versés par Swiss Olympic
pour la promotion de ses fédérations
constitué dix nouvelles équipes (skicross
D/H, saut à ski D, snowboard et ski slopestyle D/H, ski half-pipe D/H, biathlon D) en
parallèle. Les moyens supplémentaires
ont ainsi été investis dans le développement minimal de base des nouvelles disciplines ainsi que dans le développement
nécessaire des disciplines existantes.
Au final, les moyens disponibles n’ont
même pas suffi à offrir l’environnement
minimal nécessaire aux nouvelles équipes.
Ce n’est que l’engagement personnel immense de certains leaders qui leur a permis d’atteindre péniblement l’élite mondiale et d’y rester. A moyen terme, il est
impératif de mettre en place un système
de financement adéquat afin de préserver
le personnel concerné et d’assurer un
encouragement durable de ces équipes.
Du potentiel de développement dans
toutes les disciplines. L’exemple du skicross a été choisi pour démontrer les lacunes existantes ainsi que le potentiel
pour l’avenir: entourés de leur chef entraîneur Ralph Pfäffli, les Suisses sont revenus bredouilles de Sotchi. En revanche,
l’équipe suisse domine la Coupe du monde
depuis des années et compte plusieurs
vainqueur de CM en ses rangs, tant chez
les dames que chez les hommes. Dans le
cas du skicross, le chef entraîneur fait
également office d’organisateur, de manager, de responsable de l’aménagement
des pistes, etc., et ce pour un groupe de
plus de douze athlètes. En hiver, Ralph
Pfäffli bénéficie du soutien d’un technicien
Sn owacti ve av r il 2014
de service à temps partiel. Pour le reste,
l’équipe trouve du soutien grâce à des
bénévoles et à des solutions ponctuelles.
Il n’est donc pas étonnant que le chef entraîneur soit poussé dans ses retranchements avant même la fin de la saison. Le
skicross est l’une de ces disciplines qui se
développent très rapidement. Avec le
système d’encadrement actuel, l’équipe
suisse ne parviendra pas à conserver sa
suprématie très longtemps. Il est donc
indispensable qu’elle trouve du renfort ailleurs qu’auprès de bénévoles.
Voici un deuxième exemple, tiré du domaine du snowboard alpin cette fois-ci:
avec l’or de Patrizia Kummer et l’argent de
Nevin Galmarini, l’équipe de snowboard
alpin peut se targuer d’avoir remporté
deux médailles alors qu’elle n’est encadrée que par un seul entraîneur. Il est
compréhensible et justifié que les athlètes
souhaitent bénéficier du soutien d’un entraîneur-assistant afin de pouvoir se préparer aux courses de manière optimale et
professionnelle.
On aurait pu faire encore bien mieux. Si
l’on se penchait également sur les autres
disciplines placées sous l’égide de SwissSki, la liste des exemples serait considérablement plus longue. L’analyse des résultats obtenus à Sotchi a montré que
même si la récolte des médailles était
globalement satisfaisante, elle aurait pu
être mieux. En effet, dans plusieurs compétitions, il aurait été possible de faire
encore bien mieux. Cela peut certes être
S nowact i v e av r il 2014
imputé en partie au manque de chance,
mais également au faible degré de professionnalisme des disciplines concernées.
Ce deuxième point ne concerne pas l’engagement ou l’attitude des athlètes ou des
coaches, mais les structures qui leur sont
actuellement proposées pour leurs entraînements. De nos jours, il n’est possible
de remporter des médailles olympiques
qu’en se préparant assidûment à la manifestation longtemps à l’avance et dans un
environnement adéquat. Mais alors, comment trouver les moyens supplémentaires? Une chose est sûre: les trois à cinq
millions nécessaires par année qui
manquent actuellement à la fédération ne
pourront pas être obtenus auprès de particuliers ou de sponsors. Cette manne est
pratiquement épuisée. La majeure partie
des 60% de moyens supplémentaires obtenus ces huit dernières années provient
de l’économie privée. Aujourd’hui, nous en
sommes au point où pratiquement tous les
packs marketing sont attribués.
Davantage de subventions des loteries
pour le sport. Les moyens nécessaires
ne peuvent donc provenir que de Swiss
Olympic ou de subventions publiques. Les
moyens provenant de ces sources n’ont
que légèrement augmenté depuis 2006, de
l’ordre de 5% environ, nettement moins
que les moyens versés par les sponsors.
Chaque année, l’association faîtière Swiss
Olympic distribue environ 25 millions de
francs issus des loteries à ses fédérations
membres. Swiss-Ski ne touche que 15% de
cette somme, bien que nos sportifs aient
remporté plus de la moitié de toutes les
médailles olympiques ces dernières années.
Ce déséquilibre se retrouve également
à l’échelon supérieur: chaque année, les
loteries versent plus de 500 millions de
francs à diverses institutions de la culture,
de l’action sociale et du sport. Le sport
touche nettement moins que les deux
autres domaines, ce qui ne correspond pas
à son importance au sein de la population.
Nous saluons donc les efforts de Swiss
Olympic de faire du lobbying afin que la clé
de répartition des subventions des loteries
favorise davantage le sport.
Soutien de la Confédération. Swiss-Ski
attend également beaucoup de la mise en
œuvre du concept de la Confédération
concernant la relève et le sport d’élite.
Celui-ci déterminera comment les deniers
publics prévus pour le sport de compétition pourront être utilisés de manière efficace et efficiente à moyen et à long terme.
Si le Parlement approuve ce concept, la
promotion du sport se verra allouer d’importants fonds à tous les niveaux.
Durant les derniers mois précédant
Sotchi, il a été possible de financer différents projets olympiques avec des moyens
supplémentaires fournis par des tiers,
permettant dans beaucoup de cas d’améliorer la préparation aux Jeux. Ce soutien
ne dure toutefois pas à long terme. Aujourd’hui, après Sotchi, les conditions sont
parfois revenues au stade initial.
<
57
INSIDE
INSIDE
Anna et Mike von Grünigen avec leurs
fils Noel et Lian profitent d’une magnifique
vue depuis leur maison à Schönried (leur
troisième fils Elia n’est pas sur la photo).
L’ancien crack du ski s’est créé un
deuxième pilier avec la distribution de
l’appareil d’entraînement Skier’s Edge.
> Texte: Joseph Weibel
> Photos: Erik Vogelsang
P
as si facile de trouver la Bodmestrasse à Schönried. La belle demeure des von Grünigen est bâtie
sur une hauteur et la route d’accès se rétrécie mètre après mètre. L’emplacement
n’a pas été choisi au hasard. Depuis la
hauteur l’on a une vue magnifique sur les
montagnes environnantes. C’est ici que
Mike von Grünigen vit avec son épouse
Anna et ses trois fils Noel, Elia et Lian.
L’aîné est âgé de 18 ans. Cette année, Mike
et Anna fêtent leurs 20 ans de mariage.
Depuis son retrait de la compétition en
2003, pas mal de choses ont changées
dans leur vie. Mike von Grünigen travaille
pour Fischer skis et s’occupe des clients
d’Audi lors de journées de ski; il est actif
pour le compte du ski-club Schönried, sur
les pistes comme dans le domaine de l’administration et travaille une fois par semaine en tant qu’entraîneur au centre régional de performance de Gstaad. Et
depuis 2012 il a repris la distribution pour
l’Europe des appareils d’entraînement
Skier’s Edge. Il dit que cette activité est
devenue pour lui un deuxième pilier important.
Un talent d’exception. Mike von Grünigen
est un sportif d’exception. Il a fait ses débuts en Coupe du monde en 1989, a remporté 23 victoires et est monté 48 fois sur
le podium. Si l’on considère le nombre de
ses victoires, c’est le deuxième skieur
ayant eu le plus de succès après Ingemar
Stenmark. Il est double champion du
monde de slalom géant (1996 et 1997) et,
après son deuxième titre mondial à Sestrière, a remporté la médaille de bronze
en géant aux JO d’hiver à Nagano. A cela
s’ajoutent quatre petits globes de cristal de
la discipline slalom géant ainsi qu’une
troisième place au classement général de
la Coupe du monde (1995/96). Trois ans
avant son retrait, Mike von Grünigen avait
changé de marque de ski et aussi radicalement son style de glisse en fonction de la
nouvelle technique de carving. Il a appris à
connaitre son «deuxième pilier d’impor-
Mike von Grünigen
Le «calme» en personne
Son palmarès est aussi impressionnant que sa personnalité: Mike von Grünigen s’est retiré de la compétition il y a onze ans déjà, mais reste très lié au sport de glisse. Et, entre-temps, il est aussi devenu un
homme d’affaires talentueux.
58
Sn owactive av r i l 2014
S nowact i ve av r i l 2014
tance majeure», comme il dit, en 1995 déjà.
Plus exactement l’inventeur du Skier’s
Edge, un Américain de Park City. «A
l’époque il m’avait envoyé un appareil à la
maison.» Puis, après sa carrière, il avait
perdu l’Américain de vue. «Un jour toutefois, il m’a contacté et demandé si je voulais m’occuper de la distribution en Europe.»
Du coup du sort au succès. Les coups du
sort marquent la vie des individus, mais
peuvent aussi leur faire découvrir de nouvelles chances. Mike von Grünigen en sait
quelque chose. Il a perdu ses parents très
tôt. Outre son apprentissage, il a également saisi sa chance de s’affirmer en ski
de compétition. Il ne lui manquait ni le talent ni la ténacité pour y parvenir. Un peu
comme l’inventeur du Skier’s Edge qui
connut un coup du sort après s’être retiré
de la compétition. L’athlète de football
américain couronné de succès dut subir
d’innombrables opérations au genou. Les
médecins lui annoncèrent qu’il ne pourrait
sans doute plus jamais courir. Il refusa
d’accepter cette évidence et se fixa comme
but, avec une équipe de spécialistes, de
développer un enchaînement de mouvements permettant de renforcer les genoux
au moyen d’un entraînement physique qui
permette de bouger sans douleurs – également à skis. L’inventeur a présenté son
idée à la Fédération américaine de ski qui
a son siège à Park City également. Au début, la Fédération ne montra que peu d’enthousiasme. Mais ensuite, l’US Team a
créé une première en s’entraînant avec des
Skier’s Edge. Aujourd’hui, toute une série
d’équipes nationales font de même, dont
Swiss-Ski.
L’entraînement à la maison. Chez les von
Grünigen, l’objet en question se trouve à
l’étage inférieur. C’est ici que la famille a
installé un centre de fitness privé. Mike
nous montre les mouvements sur le
Skier’s Edge. Au premier abord, cela
semble facile. Mais en fonction de l’inten59
INSIDE
Skier’s Edge est un outil d’entraînement
très diversifié permettant d’améliorer
le déroulement des mouvements,
de travailler la force mais aussi l’agilité
et l’équilibre.
sité de l’entraînement, on a vite fait de
transpirer. Des plateformes interchangeables et dont le degré de résistance peut
être réglé permettent au skieur de simuler
quasiment toutes les techniques de glisse.
L’appareil permet d’améliorer l’enchaînement des mouvements, d’assurer la technique, la force latérale, l’agilité et l’équilibre. «Et l’entraînement est sain de toute
façon», dit Mike en souriant. Mais il n’y a
pas que les skieurs qui peuvent garder la
forme à l’aide de cet appareil. «Le Skier’s
Edge se prête à l’entraînement pour tous
les sports.» Mike von Grünigen appui ses
déclarations en nous faisant une démonstration des divers appareils. Il existe une
version de base pour les sportifs amateurs, qu’ils soient enfants, adolescents ou
adultes, un modèle intermédiaire pour les
skieurs de niveau moyen et un modèle haut
de gamme pour les skieurs experts de
niveau sport de compétition. En option l’on
peut également ajouter un simulateur de
ski ou encore un «Pilates Workout» pour
l‘entraînement du torse, des épaules, des
bras et du dos. Mike von Grünigen: «Ce
n’est pas seulement un appareil d’entraînement. Lorsqu’il est utilisé de manière
conséquente, il aide à prévenir les blessures et entraîne le corps dans son ensemble.» Le Skier’s Edge est particulièrement efficace pour les disciplines sportives
60
où la musculature latérale est très sollicitée (golf, football, tennis, hockey, boxe, ski
nautique, etc.). Comme l’avait démontré
son inventeur de manière impressionnante, le Skier’s Edge est un appareil d’entraînement optimal après une blessure:
pas de chocs, des contraintes régulières et
guidées. En plus l’appareil n’occupe que
peu de place (160 x 40 x 40 cm).
Bouger en famille est important. Lorsque
Mike von Grünigen n’est pas en voyage
pour Skier’s Edge, il a encore bien d’autres
tâches à remplir. En été par contre, c’est
plus calme et il peut partir en vacances en
famille. Avec une caravane, la famille von
Grünigen sillonne la Suisse, l’Autriche, la
France, voire même le haut Nord. «Dans
notre caravane, nous passons de merveilleux moments», dit Anna. Pour Mike, le
travail commence véritablement en octobre avec les entraînements et d’autres
tâches pour le ski-club Schönried. Plus
tard commence l’entraînement sur neige
au centre régional de performance à Gstaad. Au ski-club, Anna apporte elle aussi
une aide active. Evidemment, Mike von
Grünigen prend aussi le temps pour des
journées à la neige en famille dans les
domaines skiables proches. Pas seulement sur skis alpins, mais de temps en
temps également à ski de fond. Les trois
fils sont eux aussi de bons skieurs. Noel,
l’aîné, dispute des compétitions de ski. Elia
(15) est plutôt attiré par les arts, mais a lui
aussi participé à des courses de ski par le
passé. Lian (12), le benjamin, skie activement au niveau OJ. Pour toute la famille,
bouger est important. Et en contraste, le
yoga a aussi sa place.
Un nouveau produit dans l’assortiment.
A part cela, Mike von Grünigen? Aujourd’hui
comme hier, l’homme n’est pas du genre
à parler à tort et à travers. Il a gardé sa
personnalité calme et réfléchie. Et il reste
très attaché à sa patrie. Pour lui, Schönried apporte une grande qualité de vie.
C’est ici qu’il se sent chez lui. Avant de se
lancer dans quelque chose de nouveau, il
écoute toujours sa voie intérieure. Cela
était déjà le cas lors de sa période active:
«J’étais toujours à l’écoute de mon corps
et je me retirais lorsque je sentais que
j’atteignais mes limites.» C’est sans doute
la raison pour laquelle il ne ressent aucune
séquelle physique de cette époque. Il a dû
subir des opérations aux deux épaules
certes, mais il a rapidement retrouvé toute
sa mobilité. Ah oui, il y a tout de même une
nouveauté. Mike se lève, nous montre une
boîte en alu: «C’est une boisson énergétique reposant sur des produits naturels.
Elle a son origine chez les tireurs sportifs
qui buvaient ce breuvage pour améliorer la
concentration.» «Headstart» est un produit autrichien que Mike von Grünigen a
ajouté à son assortiment de distribution.
Pas de doute, la tranquillité n’est pas prête
de s’installer autour de cet homme pourtant de caractère calme.
<
S k ier’s E dge –
les t ro is m o d è les
T5 Big Mountain
Brûle jusqu’à 1125 calories par heure; approprié pour tous les niveaux. Fortifie la
musculature du torse, du dos et des jambes
tout en améliorant la technique à skis. Prix:
à partir de CHF 1750.–.
QS5 Big Mountain RPM
Avec plaque RPM intégrée et huit options de
position de base. De la position étroite pour
pistes à bosses à la position large du carving.
Prix: CHF 3000.–.
QS5 World Cup Plyometric Power RPM
Brûle 1400 à 1540 calories par heure; haute
intensité; trois Powerbands avec position
encore plus élevée; Entraîne les sportifs
pour les pistes de géant, de slalom, de super
G et de descente les plus exigeantes.
Prix: CHF 3300.–.
Distribution officielle pour l’Europe
MVG-Sports
Bodmestrasse 5 3778 Schönried
E-Mail [email protected]
www.skiersedge.ch
Sn owactive av r i l 2014
FSSI |
RIVISTA
Della Federazione Sci Svizzera Italiana
Supplemento per soci e lettori
di lingua italiana | Aprile 2014
Marco Tadè:
un fuoriclasse
delle gobbe
S n owact i v e Aprile 2 0 1 4
61
| FSSI
FSSI |
Abbiamo intervistato un giovanissimo Marco Tadè qualche anno fa,
quando si apprestava a muovere i
primi passi nel mondo delle gobbe
a livello internazionale. Oggi, a
distanza di qualche anno, Marco
ha dimostrato di saperci fare tra
le gobbe ed ha raggiunto risultati piuttosto importanti, tenendo
specialmente conto della sua giovane età, non appena diciotto anni.
21° posto. Ma come ho già detto, guardo
avanti, non mi scoraggio!
Purtroppo, non c’era nessun rappresentante elvetico nella disciplina delle gobbe
a Sochi. Il moguls, è praticato in Svizzera
o è ancora sconosciuto? Quanti membri
conta la nazionale svizzera di gobbe?
In Svizzera questo sport é praticato soprattutto in Ticino e resta comunque uno di
quegli sport relativamente sconosciuti.
Molte persone stanno lavorando alla preparazione di nuove leve e alcuni ragazzi
sono davvero molto bravi. La squadra nazionale è composta da Fabio e Nicole Gasparini, Lorenz Hilpert, Nicolò Manna,
Tristano Martini e Florian Mülebach. Ora
lascio a voi giornalisti il compito di far conoscere questo interessantissimo sport.
Vai d’accordo coi tuoi compagni di squadra? Quanto è importante avere un buon
clima all’interno della squadra per ottenere buoni risultati?
A mio avviso la crescita e la riuscita di ogni
singolo atleta dipendono molto dal buon
clima di squadra. Passiamo molto tempo
lontano da casa e la squadra (allenatore
compreso) diventa la nostra seconda famiglia. Personalmente mi sento molto coccolato e sostenuto da tutti.
Marco in azione.
> Intervista: Angela Fontana
M
arco quest’anno ha sfiorato di pochissimo l’accesso ai Giochi Olimpici di Sochi, si è poi però riscattato- quasi come a dire che non ci stava a
perdere- vincendo per la seconda volta in
carriera, la Coppa Europa di Moguls (prima
vittoria nel 2012) e conquistando un terzo
posto ai mondiali junior, da poco disputatisi sulle nevi valtellinesi, a Valmalenco.
Marco hai consolidato la tua esperienza
nell’ambito sportivo raggiungendo importanti traguardi. Cosa diresti ad un ragazzo che vuole avvicinarsi alla disciplina
delle gobbe?
Direi che ne vale assolutamente la pena. Ci
si allena costantemente, si viaggia molto e
in tal modo si accumulano esperienze di
vita incredibili; sono andato perfino in
Giappone, chi lo avrebbe mai detto! Talvolta non si riesce a raggiungere tutti i traguardi sognati, ma l’emozione che si prova
è indimenticabile. Certo la determinazione
è essenziale, l’importante é non mollare
mai!
62
Da quanti anni pratichi ormai lo sci freestyle?
Vorrei poter dire da sempre. A soli tre anni
ho partecipato ad una gara come apripista,
ma allora ero un fanatico ciclista, poi mi
sono dedicato anche ai pattini a rotelle, al
tennis e persino al golf. Sembrava che
dovessi avere un futuro nella ginnastica e
nell’acrobatica in particolare, ma infine lo
sci mi ha conquistato.
Negli ultimi anni sei riuscito a far parlare
di te per i tuoi risultati. Sei soddisfatto
delle tue performance?
Dopo l’incredibile conquista della Coppa
Europa sono partito entusiasta per la coppa del Mondo convinto di farcela a guadagnare punti: il livello è molto alto, ma
grazie agli allenatori ed a tutto lo staff che
mi circonda, progredisco gradualmente e
quest’anno ho persino raggiunto traguardi
per me incredibili. Sì, mi sento molto soddisfatto dei risultati ottenuti ! Purtroppo
per un soffio non sono riuscito a parte­
cipare alle Olimpiadi di Sochi ma sto già
Con il sostegno
Sponsor principale
pensando alle prossime. Mi sa che sentirete ancora parlare spesso di me...!
Si sono appena conclusi i giochi olimpici
invernali, hai avuto modo di seguirli?
Cosa rappresentano le Olimpiadi per uno
sportivo? Quest’anno, come hai appena
detto, sei andato vicino a raggiungere
l’ambito e ambizioso traguardo. Vuoi
spiegarci come è andata?
Ho fatto un full immersion di giochi, tenendomi informato e guardando tutte le dis­
cipline. Le Olimpiadi sono sicuramente il
traguardo più incredibile per uno sportivo
ed è per questo motivo che mi preparo già
mentalmente alle prossime che si svol­
geranno in Korea del sud. Purtroppo per
queste Olimpiadi sono riuscito a soddisfare solo per metà i criteri per la selezioni
imposte dal comitato svizzero: per staccare il biglietto d’accesso per i giochi olimpici mi servivano due piazzamenti nella top
20 in Coppa del Mondo ed io ho ottenuto un
25°, un 13° e, purtroppo, nell’ultima gara
prima delle Olimpiadi, mi sono piazzato al
Quali sono i tuoi risultati migliori?
In questa stagione ho fatto un 13° e un 21°
posto in Coppa del Mondo. Ho partecipato
a sei gare di CE e ne ho vinte due, e in altre
due sono salito sul secondo gradino del
podio, aggiudicandomi così, per la seconda
volta in carriera, la Coppa Europa!
Quest’anno ho vinto ambedue le gare di
Coppa Svizzera.
E da ultimo, ma non di certo per importanza, il terzo posto ai mondiali junior, disputatisi a Valmalenco, in Italia.
Hai avuto anche la fortuna di partecipare
alla tappa tutta ticinese di Coppa Europa
a Prato Leventina. Come è andata?
Le gare di CE che si sono svolte a Prato
Leventina, mi hanno offerto la possibilità
di confrontarmi con atleti di ottimo livello.
Gareggiare sul tracciato di casa é sempre
una bella sensazione anche perché la pista
di Prato Leventina è abbastanza impegnativa e la presenza di parenti e amici rende
al gara ancora più appassionante.
Come reputi la tappa ticinese di CE? Una
buona opportunità per gli atleti di casa?
Che differenza c’è a gareggiare alle nostre latitudini?
Grazie alla pausa dalle gare di Coppa del
Mondo (a causa delle Olimpiadi), ho partecipato a sei gare di CE che mi hanno permesso di prepararmi al meglio, permettendomi di perfezionare nuovi salti che
spero di proporli in gara con regolarità il
più spesso possibile.
Ogni gara, in qualsiasi parte del mondo,
è un momento intenso, va studiato e provato il più possibile. Grazie ai suggerimenti di Fred Weiss, il mio allenatore, alle cure
di Giorgia la fisioterapista come pure al
sostegno dei miei compagni di squadra e
di tutto lo staff, a me non resta altro che
fare il mio dovere, nel miglior modo possibile.
Cosa fai nella vita, oltre a praticare lo sci
freestyle? Come riesci a conciliare il tutto?
Quando non mi alleno sono uno studente
liceale al terzo anno. Conciliare studio,
allenamenti e trasferte non é mai semplice e richiede parecchi sacrifici. Devo pure
ringraziare la mia famiglia che mi aiuta in
ogni modo.
Marco cosa fa quando non scia? Quali
sono i tuoi interessi?
la vita comune e semplice di tutti. Mi piace
andare in bicicletta e questa estate mi sono
costruito una bicicletta a scatto fisso. Amo
ascoltare musica e scattare fotografie però
di tempo libero non ne resta moltissimo; lo
sport e la scuola occupano gran parte
della mia vita.
<
Nato il: 3 dicembre 1995 a Locarno.
Vive a: Tenero.
Scuola frequentata: il terzo anno di liceo.
Pregi: riservato, allegro e giocherellone,
appassionato di sci, infatti quando sono
sulle piste niente e nessuno riesce a
distrarmi.
Il mio sogno nel cassetto: girare il
­mondo.
La tappa ticinese di Coppa Europa
Come ci ha detto il giovane atleta
delle gobbe, la tappa ticinese di
Coppa Europa consente agli atleti
di casa di sentirsi maggiormente
a proprio agio e di avere una carica in più durante la competizione
grazie al tifo di amici e parenti.
> Intervista: Angela Fontana
Sponsor FSSI
S nowact i v e A p r i le 2014
Q
uest'anno la tappa ticinese di Coppa
Europa si è svolta dal 31 di gennaio
fino al 2 di febbraio a Prato Leventina. Ben 77 atleti provenienti da ben 11
nazioni diverse si sono sfidati su una pista
lunga 200 metri per un totale di 185 gobbe.
Al cancelletto di partenza non sono
mancati gli atleti di casa, ben cinque, oltre
a Marco Tadè: Nicole Gasparini, Fabio Gasparini, Nicolò Manna, Tristano Martini. In
passato hanno dimostrato di essere all'altezza della situazione, conseguendo risultati lusinghieri nel circuito di Coppa Europa.
L'importante evento, ormai tradizionale
alle nostre latitudini, è reso possibile grazie al sostegno di AET, Raiffeisen ed al Club
Amici della FSSI. Notevole è anche l'apporto dato alla Regione con ben 597 pernottamenti.
La Federsci della svizzera italiana è
orgogliosa di organizzare una gara di Coppa Europa, che si è rivelata essere un buon
presagio per l'atleta di casa, decretato
campione europeo per la stagione 2013–
2014.<
La pista di moguls a Prato Leventina.
63
| FSSI
Da sinistra a destra: Deborah Scanzio,
Marco Tadè, Katrin Müller, Silvan
Zurbriggen.
Raiffeisen kids alpine ski day
ad Airolo-Pesciüm
La Federsci della svizzera italiana
ha chiuso in bellezza la stagione,
organizzando una giornata interamente dedicata ai bambini, con
la presenza straordinaria d'atleti
d'eccezione.
> Testo: Angela Fontana
> Foto: Luca Pedrini
S
i è conclusa così sabato 29 marzo la
stagione sciistica, ad Airolo-Pesciüm, con una splendida manifestazione “Raiffeisen kids alpine ski day”,
organizzata dalla Federazione di sci della
svizzera italiana, in collaborazione con il
64
proprio sponsor principale Raiffeisen, la
scuola svizzera di sci Airolo-San Gottardo
e Valbianca. Una giornata dedicata interamente ai giovani dai 4 ai 12 anni, un'occasione, per i piccoli appassionati, di avvicinarsi al mondo dello sci
Ben più di 500 le persone accorse, tra
partecipanti ed accompagnatori. Ogni
bambino ha ricevuto un pettorale simbolico, il cui numero ha poi partecipato all'estrazione finale di tre lingotti, messi in
palio da Raiffeisen- sponsor principale
della manifestazione-, un «diploma» coi
voti assegnati dai giudici del tutto eccezionali come Silvan Zurbriggen campione europeo in carica di discesa, ricordiamo anche la sua medaglia di bronzo nella
supercombinata alle Olimpiadi di Vancouver 2010 , diversi podi in Coppa del Mondo;
presenti inoltre Mauro Pini, Deborah ScanCon il sostegno
Sponsor principale
zio, Katrin Müller e Marco Tadé. Gli stessi
hanno accompagnato i bambini nei percorsi di «race», «jump» e «FUN» ed al termine della manifestazione, hanno firmato gli
autografi per i loro giovanissimi fan.
Durante il corso della giornata tutti i
presenti hanno avuto l'opportunità di assistere alla presentazione dello skwal: una
pratica del tutto innovativa di scivolare
sulla neve, grazie alla presenza dello
Skwal Club Falco Ticino.
Uno splendido sole ha fatto da cornice
a questa manifestazione destinata a tutte
le famiglie. La giornata è stata organizzata
per promuovere la disciplina dello sci alpino tra i giovani, dove non è però mancato
l'aspetto ludico grazie alla professionalità
ed alla simpatia di Ellade Ossola e Matteo
Pelli.<
Sponsor FSSI
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