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1 - Kiosque Lorrain

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Payable d'avance au
compte postal N° 2851 .
dans tous les
Bureaux de Pn«*o
Dimanche
17
Novembre 1918
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Abonnement
1 FR. PAR MOIS
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Numéro
OFR.15
ranco
Par POSt
u fr 20
J—'
il nu;
ET
MOSELLE
Rédaction, Administration ; IS, Place de la Madeleine - Paris (VHP)
ORGANE DE LA SOCIÉTÉ D'ASSISTANCE AUX RÉFUGIÉS, ÉVACUES ET SINISTRES DE MEURTHE ET MOSELLE
Siège Social 35, Boulevard Baussmann, 35
PARIS (IXe)
Bureaux et Permanence - de ÎO h à midi et de 14 à 17 h. — 11, Place de la Madeleine
—
Considérant, en effet, que les dévastations
sont si étendues que le remploi sur place, dans
la commune ou les communes limitrophes, se
heurterait à des difficultés matérielles telles
que la loi de réparation, au lieu de rendre à
la vie économique et sociale les régions envahies, les condamnerait à la stagnation et à
l'impuissance dans la désorganisation et dans
les ruines...
La Chambre est invitée, en conséquence,
à revenir sur les dispositions qu'elle a admises, et le comité émet ce vœu :
Le 4e Emprunt de la Défense Nationale
est l'Emprunt de la libéral ion
C'est d'abord un devoir de souscrire...
C'est aussi un placement intéressant.
EMISSION. — L'émission est ouverte depuis le 20 octobre; elle sera close le 24 novembre 1918.
TAUX DE.L'INTÉRÊT.
—
4 %.
PRIX. —■ Fr. 70,80 pour les souscriptions
libérées. Fr. 71,70 pour les souscriptions
non libérées.
RENDEMENT. — Le rendement ressort à
8,65 56.
EXEMPTION D'IMPÔTS. — Les titres et les
coupons de cet emprunt sont exempts d'impôts.
COUPONS. — L'intérêt est payable trimestriellement les 16 janvier, 16 avril, 16 juillet et 16 octobre de chaque année.
Le premier coupon attaché au titre sera à
l'échéance du,16 janvier 1919.
DURÉE D'INCONVERTIBILITÉ. — Cet emprunt
n'est pas convertible avant le l°r- janvier
1944.
MODE DE PAIEMENT. — Les souscriptions
pourront être acquittées :
en numéraire;
en coupons de rente française 5 % à l'échéance du 16 novembre 1918;
en coupons de rente française 4 % à l'échéance du 16 décembre 1918;
en bons de la Défense Nationale émis avant
le 20 octobre 1918;
en obligations décennales et quinquennales
de la Défense Nationale;
en rente 3 1/2 % amortissable libérée avant
le 31 janvier 1915;
en coupons d'emprunts émis ou garantis par
l'État russe échus ou à échoir pendant
l'année 1918, mais à concurrence de moitié au maximum du montant de chaque
souscription.
BONS DE LA DÉFENSE NATIONALE. — Ils seront repris sous déduction des intérêts à
courir depuis le 24 novembre jusqu'à l'échéance.
Une majoration de 0 fr. 50 % sur la valeur de reprise pour les bons émis à 6 mois
et 1 an, et de 0 fr. 25 % pour les bon3 émis
h 1 mois et 3 mois est attribuée aux bons
émis avant le 15 septembre.
OBLIGATIONS DE LA DÉFENSE NATIONALE. —
Il est tenu compte d'une portion de la prime
d'amortissement, soit 1 fr. 10 %.
Une majoration de 0 fr. 50 % sur la valeur de reprise est attribuée aux obligations
souscrites avant le 15 septembre.
COUPONS RUSSES. — Les coupons des titres
se négociant et détenus en France par des
Français sont seul admis en libération de
la moitié au plus de chaque souscription.
Us devront être accompagnés d'un bordereau portant la signature et l'adresse du
souscripteur, qui sera tenu de produire les
titres eux-mêmes sur la demande qui lui en
sera faite.
RENTES NON LIBÉRÉES. —■ Le montant de
ces souscriptions sera acquitté en 4 termes,
soit pour 4 francs de rente :
A la souscription
Le 16 janvier 1919
Le 1ER mars 1919
Le 16 avril 1919
Fr.
12 »
19 70
20 »
20 »
Fr.
71 70
Les valeurs admises en règlement des
souscriptions libérées sont acceptées pour
le paiement du 1ER terme. Les autres termes
devront être acquittés en espèces.
Les souscriptions sont reçues partout:
Caisse centrale du Trésor, trésoreries générales, recettes des finances, perceptions, recette
de l'enregistrement, des contributions indirectes (bureaux sédentaires) et des douanes, bureaux de poste, Caisse des dépôts et consignations, banques de France, recette municipale
de la Ville de Paris, Caisses d'épargne, banques, établissements de crédit, agents de
change, notaires, etc...
L'EMPRUNT
DE LA LIBERATION
sera des le 24 novembre
Après
1 Armistice
Si tous les Français se sont sentis transportés de joie à l'annonce de la conclusion
de l'armistice, prélude de la paix victorieuse, les réfugiés ont éprouvé une allégresse plus grande encore.
Et cela se comprend. Ne vont-il pas enfin,
après une si longue et si cruelle séparation,
revoir les êtres chers restés au pays, n'estce pas la fin de leur exil que leur apporte
la victoire du Droit sur la force brutale gagnée par nos héroïques armées?
Sans doute la tâche qui les attend est
lourde, mais ils sont de taille à l'entreprendre courageusement et ils y sont prêts.
Il convient cependant d'avoir encore un
peu de patience. Nos pays vont être libérés,
mais cela ne veut pas dire que l'on pourra
tout de suite y retourner en masse.
Nous n'avons à l'heure où nous écrivons
ces lignes aucune certitude sur ce qui
pourra ou ne pourra pas se faire, mais
nous en rapportant tout simplement à la
réalité des choses, nous sommes amenés à
penser qu'il s'écoulera encore quelque
temps avant qu'il fût possible de rentrer.
Le problème se pose dans toute ia complexité pour les localités détruites. Là, il ne
faut pas compter rentrer avant que soit résolue la question de 1 'habitation et vraisemblablement seules les personnes susceptibles d'y apporter un concours quelconque
obtiendront en premier lieu l'autorisation
indispensable.
On pourra sans doute retourner plus facilement et en plus grand nombre dans les
autres communes dont les maisons ne sont
pas détruites. Mais il ne faut pas oublier
que la plupart des immeubles des réfugiés
ont été absolument pillés. Ils n'y retrou
veront ni meubles, ni linge, ni outillage
Seuls les murs restent.
Il en est de même des usines dont les
machines ont depuis longtemps pris le che
min de l'Allemagne. Il faut donc avant tout
reconstituer les moyens de travail dans ces
usines ainsi que dans les mines.
Et par dessus tout se pose la primordiale
question du ravitaillement. Nous allons re
trouver dans nos communes libérées près de
70.000 habitants qui devront être alimentés
avec des denrées importées, car il n'y a, on
1P sait bien, aucun approvisionnement sur
place. Rien pour ainsi dire ne subsiste des
récoltes de l'année qui ont été enlevées ou
consommées dès leur maturité par les Aile
mands.
On entrevoit l'amplvur de la tâche d'autant plus considérable que tous les territoires ayant été envahis, y compris la Belgimie, se trouvent libérés simultanément
De plus, en attendant la signature de la
paix — car c'est seulement un armistice
qui est conclu — les troupes alliées vont
occuper la Lorraine et une partie du territoire allemand y attenant et il s'ensuivra
Que la Chambre, s'inspirant des circonstances survenues depuis l'adoption de son premier
texte sur les dommages de guerre et surtout
des dévastations de régions entières qui rendent le remploi sur place absolument impossible en de nombreux cas, fasse siennes les dispositions plus larges votées par le Sénat : à
savoir le remploi dans le département ou les
départements limitrophes;
Qu'elle se refuse à consacrer la déchéance
pure et simple du droit h l'indemnité en cas de
non remploi et que la valeur intrinsèque des
immeubles soit, dans tous les cas, acquise aux
sinistrés;
Que les membres de la Chambre — ceux notamment appartenant à la commission des
dommages de guerre — veuillent bien aller
constater sur place l'état des régions libérées
en vue de se rendre compte de l'étendue, de
l'urs-ence et des conditions d'application de
l'œuvre de réparation;
Que, par un vote unanime des deux Chambres, la France acquitte largement et au plus
tôt la dette contractée envers les régions qui,
depuis quatre ans, ont servi de bouclier à ses
forcément une utilisailon importante des autres provinces.
moyens do transport.
Evidemment, le Comité a voulu se rallier
En résumé, une quantité de facteurs peuvent déterminer un retour plus ou moins> ra- autant que possible aux vues premières de
pide dans nos chers pays. Les agriculteurs la Chambre, en acceptant à titre de transacseront',sans doute autorisés à rentrer pour tion les limites tracées par le Sénat. La
exploiter leurs terres plus vite que les ou- haute Assemblée a dit, au sujet des immeuvriers d'une usine qui, faute d'outillage, De bles, pour le remploi :
pourrait être remise en marche de suite.
Le remploi a lieu en immeubles, ayant la
En tout cas, il importe plus que jamais même destination que les immeubles détruits,
de s'en rapporter aux instructions en vi- ou une destination industrielle, commerciale
gueur et à celles qui seront données ulté ou agricole, dans la commune du dommage ou
dans un rayon de cinquante kilomètres.
rieurement par les pouvoirs compétents.
Nous ne pouvons nous résigner à croire
Surtout que personne ng se déplace sans
avoir obtenu l'assurance de pouvoir arriver que cette exigence soit maintenue, si des
membres de la Chambre veulent bien, suiau terme du voyage entrepris.
L'impatience des réfugiés est légitime: vant le désir du comité de l'industrie texcertains manifestent déjà l'intention de se tile, « aller constater sur place l'état des
rapprocher de leur pays. Tel qui est dans régions libérées ».
Il est une autre partie de la libération du
le midi veut venir à Paris, tel autre veut
regagner Nancy. C'est ce qu'il ne faut pas comité qui nous semble d'ailleurs de nature
à éclairer la Chambre sur son véritable defaire.
»
Que chacun reste là où il est; encore un voir envers les sinistrés. La voici :
peu de patience. Nos réfugiés trouveront ici
Les industriels textiles,
des indications officielles sur ce qu'ils ont
Rendant une fois de plus hommage au patrioà faire. Nous ne pouvons trop les engager tisme et à l'énergie des populations des régions
à les observer rigoureusement s'ils veulent envahies;
Expriment au gouvernement toute leur cons'éviter des mécomptes. — R. G.
fiance dans ses négociations avec les alliés en
vue d'assurer le recouvrement des indemnités
encourues du fait des dévastations systématiques commises par l'armée ennemie au moyen
Quand la Chambre entoura de tant de de gages sur le territoire, les villes, les exploirestrictions étranges le droit des sinistrés tations de l'empire allemand et des Etats conréglé par elle dans le projet de loi sur la ré- fédérés ;
Constatent que ces dévastations n'ont d'auparation des dommages, elle crut possible tre résultat que de fortifier davantage chez les
d'imposer, notamment, aux malheureuses Français la volonté d'imposer à l'ennemi la révictimes de l'invasion une réinstallation sur paration pécuniaire et intégrale de ses rapines
place, sous peine 'd'un traitement de défa- et de ses crimes.
veur. Elle subordonna « l'octroi de Fin- j
L'ennemi doit payer. Les sinistrés ont
demnité » à un « remploi en identique ou. droit à une réparation intégrale. Voilà le en similaire, dans la commune du dommage principe fondamental, le seul sur lequel on
ou les communes limitrophes », sauf excep- puisse édifier une loi juste. Hors de cette
tion à faire admettre par le tribunal des vérité, il ne sera pas de salut, ni pour les
dommages de guerre institué par le litre III sinistrés, qui ne pourraient pas reprendre
du projet de loi.
leur travail, ni pour la France que la guerre
Nous n'avons cessé de protester contre laisserait accablée d'impôts.
cette clause de remploi. Elle constitue, à nos
De toutes parts, d'ailleurs, des voix se
yeux, une atteinte au droit absolu des sinis- joignent à la nôtre pour faire entendre les
trés. Par cette seule considération, elle est revendications du droit. Signalons spécialeinadmissible. Or, en outre, les destructions ment la délibération que la chambre de comcommises par l'ennemi, les bouleversements merce de Paris a prise, dans sa séance du
de cités et de terres dus à l'invasion sont
23 octobre, sur le rapport de M. Legouez.
tels ctu'il est matériellement de toute imposAprès avoir renouvelé « ses protestations
sibilité de se soumettre à une condition de
indignées contre les atrocités allemandes et
remploi. La Chambre vient d'avoir son atcontre les destructions systématiques des
tention appelée sur ce fait par le Comité de
établissements industriels et commerciaux,
l'Union des syndicats patronaux des indusla chambre a voté le vœu suivant :
tries textiles de France.
1" Que. sans préjudice des indemnités pécuDans une séance tenue le 24 octobre, ce
comité a émis un vœu où se trouvent ces niaires et notamment de la restitution des dépôts enlevés dans les banques, l'Allemagne soif
considérants.
astreinte h des remplacements en nature, en
Considérant que le texte voté par la Cham- vue de hâter la reconstitution économique.
bre au début de 1917, alors que l'on ne pouvait
2° Que l'Allemagne soit tenue de fournir à
supposer un désastre aussi étendu, ne répond' ses frais la main-d'œuvre nécessaire à la replus aux conditions actuelle? des régions en- constitution de tout ce qui a été détruit on
vahies, dont certaines parties sont ramenées à pillé par elle;
l'état chaotique, ni aux nécessités de leur re3° Qu'elle soit tenue de procurer à «es frak
constitution;
le matériel roulant, le charbon, les matériaux
LES DOMMAGES DE GUERRE
BULLETIN. , DE
a
MEURTHE
ET
MOSELLE
Place Thiers
M I^éon Winsback, pharmacien, 54 ans.
et les matières premières nécessaires à cette reRue de la Tiriée
constitution;
Mme Michaux, ébéniste, 62 ans.
4° Que tout l'outillage enlevé ou détruit par
Aux Alentours
OZERAILLES
elle soit provisoirement remplacé par de l'outilA Saint-Saumont, M. Fonfrède. — A AuLa vie était assez tranquille dans cette
lage équivalent réquisitionné dans ses magaboué, M. J.-P. Beaucard, minotier. — A Hasins, ateliers, usines, ses installations commercommune
avant le départ des derniers ra- btrize' M. Aimé Klein, autrefois boucher. —
€<
ciales, industrielles et agricoles, et ne lui soit
patriés qui l'ont quittée le 15 juillet. L'un A
t. Jœuf, M. Charles Winsback.
p
rendu que lorsqu'un outillage neuf, construit
(A suivre.)
d'eux
nous
écrit
:.
d
à ses frais dans nos ateliers ou ceux de nos
« Sans être abondant, le ravitaillement
LES CRIMES ALLEMANDS
alliés, pourra être définitivement livré et insdu
] Comité fonctionnait très régulièrement.
tallé.
(
De
l'Est Républicain sous la signature
Avec les récoltes des jardins, l'indispensable
A
Faute de ces mesures, l'ennemi conserAchille
Liégeois :
était
assuré.
L'état
sanitaire
était
bon.
A
él
verait, ainsi gue nous l'avons fait remarSont décédés : M. Jennepin, douanier reLes rapatriés du bassin de Briey, revenus en
quer et comme le mentionne la chambre de
par les dernier convois, nous apportent
traité;
M. Jules Bertrand; M. Barbier, an- France
[,
F
commerce de Paris, sa puissance de plein
j
cien
instituteur et son épouse, née Fran- ssur leur douloureux calvaire des renseignements qui ajoutent encore de l'horreur au tatravail et d'expansion commerciale, tandis
çain.
.
. F
des atrocités commises par les Boches
que la France, devant consacrer à la recons« Mme Raoul Houssard, aubergiste, vit bleau
b
dans
les régions envahies.
d
titution de ses moyens de production une
avec
son père dans sa maison. Elle a été
a
La coquette ci*é d'Audun-le-Roman comptait
' malade, mais va bien maintenant ainsi
grande partie de ses ressources en maintrès
r
1.200 habitants. R n'en reste que des ruines.
i
t
d'œuvre et en matières premières, serait
que
son fils. Une cantine allemande est ins- Dès
le 21 août 1914, l'invasion dispersait la
q
E
placée dans des conditions d'infériorité évitallée
chez eux. Chez Mme Cropsal tout le ppopulation dans les communes voisines de Beut«
dente : « L'Allemagne s'assurerait ainsi une
de Malavillers, de Saucy, etc.. Les
monde
va bien. M. et Mme Gilliet et leur villers,
v
w
victoire économique sur la France.
plus jeune fils qui habitent le château Ber- nmassacres s'organisaient avec méthode; on
bientôt 14 victimes à Audun, 17 à
Il ne se peut pas que nos pouvoirs publics
thêlemy sont aussi en bonne santé. Us sont comptait
c
Sancy,
15 à Longuyon.
b
préparent à l'ennemi vaincu cette revanche..
relégués
dans
une
petite
chambre
attenante
r(
LA HORDE TUE
Les responsabilités qu'il a assumées veulent
à;x la cuisine, les boches occupant tout le
—
Nous
voulons
détruire entièrement la race
une sanction à la hauteur des crimes. Jusreste du château. A l'étable, ils ont mis 40
française... » répétaient les bourreaux.
tice complète doit être faite. Que la Chambre,
vaches que Mlles Marcelle Billy et Lucie fi Un vieillard de 75 ans, le cultivateur Martin,
le Sénat, le gouvernement sachent impréThiébaut
sont obligées de traire deux fois est fusillé en présence de toute sa famille con1
gner de cette idée de justice toutes leurs
par
jour pour ces monstres. Mme Veuve •trainte
,t
d'assister à l'exécution; le chef-cantonp
décisions. A cette lumière, les derniers douFrançois
Bouché se porte également bien, nier
Chary subit le même sort avec son enfant
F
v
tes se dissiperont. Le droit pur et simple,
les bras. Le premier est décapité; le
elle
est aux bons soins de la famille Thié- sur
e
g
sans restrictions, sera garanti.
a la tête fendue d'un coup de hache
haut
et de MMmes Antoine et Eugène Billy. deuxième
d
b
(Le Temps.)
et
leurs cadavres sont abandonnés dans le vilMme
Thiébaut
mère,
qui
a
été
très
malade,
e
U
lage.
11
va mieux.
v
M. Michel, adjoint au maire, brigadier de
« Sont encore en bonne santé les fa- gendarmerie en retraite, et un ancien fermier,
Dernière** nouvelles
milles
: Petit, Barthélémy, Antoine Maire, M.
^ Bernard, sont odieusement brutalisés, conn
y
Briey a été occupé par les Américains, le
Mlle Marie Sacrez et ses deux neveux Ber- ^duits h Hayange devant le mur où lecture leur
jj
13 courant. Le sous-préfet, récemment nommé,
thélemy, MMmes Nicolas, Tétienne, Hypo- eest donnée de leur condamnation; ils sont obliM. Massoni s'y est installé.
^
lite, MÔrisi, Félicie Pignon, Grosse, Antoine pgés de creuser eux-mêmes leur fosse; un feu
— Ou pense qu'aujourd'hui dimanche ou
Hoùssard,
les deux familles Alexandre; de
6 peloton les abat ensemble.
fj
demain lundi nos troupes entreront à Metz.
Celui qui nous fait ce récit, M. P..., s'est
Louis Didot, M. et Mme Jean-Pierre Lacaché pendant deux jours dans l'entrepôt de sa
— La réorganisation dos services postaux
croix, Raoul Houssard, famille Cropsai, etc.. Jbrasserie avec ses deux fils âgés de 19 et 16
n'est pas faite à l'heure actuelle. Néanmoins
•
Mme Lamelle et sa fille sont souffrantes.
beaucoup de réfugiés envoient des lettres à
fins.
« Le jeune Favier, depuis son retour de
— A Mercy-le-Haut, où résidait M. Albert
leurs parents restés dans les pays délivrés.
Lebrun,
ministre du Blocus, ajoute ce témoin
captivité,
travaille à Conflans. »
i
II est probable que ces correspondances seront
c;
des crimes boches, Mme Guidon se tenait sur
acheminées dès la reprise du service.
LONGUYON-FRESNOIS
j
le seuil de sa maison avec ses deux enfants et
— Il n'y a plus un seul allemand dans notre
Un certain nombre d'habitants de cette sa
s belle-mère. Des soldats les tuent. Un des
Département.
enfants
est épargné parce qu'il est protégé par
c
ville
et
des
localités
environnantes
sont
ac«
v
— L gouvernement a désigné pour admij,
tuellement en Belgique. Parmi eux nous 1les trois cadavres de sa famille... »
nistrer l'Alsace-Lorraine des commissaires de
Quant à M. Guidon, il est de vive force emla République qui rempliront les fonctions de
pouvons citer Mlle Marguerite Noël, de Lon- ployé en qualité de convoyeur; qu'est-il dep
préfets. Sont nommés: à M tz, M. Léon Mirgguyon et M. et Mme Laurent, épiciers de ^venu ? Personne ne le sait. Jamais il n'a reparu
man préfet de Meurthe-et-Moselle ; à Colmar
[«
Fresnoy-la-Montagne.
^
dans
le pavs.
M. Henry Poulet de Tbiaucourt ; à Strasbourg
VANDALISME ET ESCLAVAGE
M. Maringer, fils de l'ancien maire de Nancy
BRIEY PENDANT LA GUERRE
Après le massacre de la population, l'assasSuite du récit de la vie pendant la 9sinat de la terre elle-même. Toutes les prairies
guerre fait par un Briotin récemment ra- ront été ravagées, le sol défoncé, les propriétés
S
patrié (Voir le commencement dans nos du
r cadastre confondues dans un seul domaine
os 214, ai5 et 216).
où
n'existe aucune borne. Plus d'arbres sur
n
c
NANCY
n
Souscrivez
les routes. Les forêts saccagées alimentaient
LES DECES
Miss Wilson à Nancy
sans
repos les scieries mécaniques. Les bois
f
J'inscris ici, de mémoire bien entendu, puis- de
A L'EMPRUNT
valeur étaient expédiés en grumes vers les
Miss Margaret Wilson, fille du président
que les Allemands ne nous ont pas laissé em- \éhénisteries allemandes; les autres servaient h
des Etats-Unis, actuellement en France où
et n'onbliez pa« fine
p
porter
le plus petit bout de papier, les noms .la construction des baraquements militaires :
elle accomplit une mission de réconfort audes personnes adultes, de Briey, qui y sont
— La terre est frappée de stérilité pour dix
ce n'est pas du 4 p. 100
près de ses compatriotes, a donné un conmortes depuis la guerre, en indiquant leur ans, nous dit M. P..., mais les forêts ne se
âge
cert à l'Hôtel-de-Ville de Nancy, sous les
c'estdu 4. p. 70.80
â approximatif et en procédant par rues.
reconstitueront pas en moins d'un siècle...
Grand'Rue
auspices de l'Y. M. C. A.
Bien ne donne l'idée, d'une aussi navrante déou
«i
vous
voulez
M.
Thiébaux,
père,
ancien
fermier,
78
ans.
,
Ce concert a obtenu, est-il besoin de le
solation... C'est le désert... »
—
Emile Bloch, ancien voyageur, 63 ans. — - "k Quant au régime de terreur que l'occupation
du 5.65 p. 100
"M. M.Strousser,
dire, un véritable succès.
père, 77 ans. — Mme Pierret. fit
, lourdement peser sur la région, voici quelDans la magistrature
et ceci jusqu'au 24 novembre
mère
de Mme Branchard, 90 ans. — Mme Pas- ques traits qui en soulignent l'implacable
n
t:tré, photographe, 40 ans. — Mme François nét cruauté :
M. Pagès, juge au tribunal de Nancy, •
Vve Barthélémy, pro— La population était astreinte au travail
vient d'être nommé conseiller à la Cour
Etat-Civil des Réfugiés Simon,
^priétaire,35 70ans.ans.——Mme
Mlle Adèle François, ren- des champs, movennant un salaire de dix
d'appel de Douai.
tière, 75 ans. — Mme Vve Hennequin, née !pfennigs l'heure. Pour un retard de cinq minuNAISSANCES
\Munier, rentière, 75 ans.
Arrestations
tes au rassemblement des érrnipes agricoles,
Marcel-René, fils de Doucines (Théodore
Place de l'Hôtel de Ville
Jules Hengel, garçon dé magasin, 51 ans,
trois marks d'amende, pour dix minutes, six
Tnannès et de Bcudot (Marie-Emilienne), de
et Jean Simonet, camionneur 49 ans, tous ;Naney. 82, rue Notre-Dame, à Fontenay-aux- -\ Mlle Anne Munier, rentière, 80 ans. — Mmr ,marks, la prison et privation du gain de la
Vve Léonard, 80 ans.
journée...
deux domiciliés 96, rue de la Hache, ont été 1Boses, 42. rue Boucieaut (3° enfant).
Place de l'Eglise
« Les réquisitions ont enlevé tous les aniëcroués sous l'inculpation de vol 'et comDenise, fille de Prêcheur (Antoine) et de VaM. Forfer, père, 97 ans. — M. Forfer, fil?
maux. Çà et la des poules et des Tanin* dans
plicité de vol au préjudice de M. Maurice, ilette (Lucie), de Longlaville, à Colombes, 6, agent
n
d'assurances, 62 ans.
de rares basses-cours. On est tenu de fournir
Rue des Promenades
marchand de produits chimiques, rue des iavenue du Moulin, le 4 novembre 1918.
tant d'œufs par poule sous peine d'emprisonRaymond fils de Manqin (Albert) et d'Alice
Mme Veuve Poutot. 59 ans, Mme Vve Pétr nement et d'amende pour un œuf qui manque
Carmes.
Burtin, de Doncourt-les-Conflans, à Paris, 12$. 'mère
(
de Mme Schuller) 70 ans. — M. Adolph
Triste fin d'une réfugiée1
LES CHASSEURS DE CHEVELURES
rue de Clignancourt (18e), le 22 octobre 1918 1Thiéry, sculpteur, 54 ans. —- Mme Veuve Col
tet
t née Thiéry, 60 ans.
Mme Vve Forges, 71 ans, réfugiée de: (4e enfant).
A Bréhain-la-Ville. ordre est donné aux
Rue de La Solle
femmes de ne quitter leurs maisons que parfaiPont-à-Mousson où elle tenait un magasin
MARIAGE
M. Bouster, retraité, 77 ans. — M. Babillon
tement coiffées. La kommandnntur a opéré
de ferblanterie, rue Gambetta, n'ayant pas
Grausem (Robert), de Létricourt, soldat au
65 ans. — Mme Veuve Martouzet, 7î ainsi le recensement des chevelures. On se con\
été vue depuis plusieurs jours, le commis- "Ie d'infanterie, centre de rééducation à Saint- rentier,
ans. — Mme Veuve Sonnet, 70 ans.
tente d'engager les femmes et les jeunes filles
saire de police fut appelé rue du Placieux, \ubain-du-Corrnier (Tlle-et-Vilaine) et Voynier
Rues du Nouveau et de l'Ancien Cloué
h vendre leurs cheveux... pour faire de= eorda(Annette),
à
Broyé
(Saône-et-Loire).
où elle résidait avec sa fille, Mme Vve Gué
Mme Veuve Noë, rentière, 80 ans, M. Bour ges; mais on leur en imposera tôt ou tard le
* DECES
,Ion, sous-directeur des Contributions, 55 ans sacrifice.
don.
Drouin (Auguste"», 38 ans, de Pont-à-Mous- — M. Lentz, journalier, 73 ans. — Mme Veuv<
Un serrurrier ayant ouvert la porte, le;
Le pillage des habitations, des boutiques,
:Noël, débitante, 58 ans.
s'est effectué minutieusement; les études de nomagistrat se trouva en présence d'un triste. son, à Nancy, le 1er novembre 1918.
Rue Carnot
taires, d'avoués, d'huissiers, de tous les offiThirion (Antony-Etienne), 85 ans, ancien
spectacle : Mme Forges était morte depuis5
M. Maillard, père, 63 ans. — Mme Schnébe
ciers ministériels ont été explorées jusqu'aux
plusieurs jours et sa fille devenue folle, boucher d'Auboué à Sainte-Gauburge (Orne),
lein
née Drouin, 45 ans. — M. Schnébelein, ca eaves. Puis, afin d'y découvrir des objets de
1
s'était enfermée avec le cadavre de la pauvre; le 31 octobre 1918.
Noo (Amélie), 82 ans, de Longwy-Haut, à ifetier, 62 ans. — M. Montron. retraité, 75 ans valeur, les sépultures ont subi les plus scandafemme disant qu'elle ne voulait pas s'en sé— M. Doley, ancien percepteur, 92 ans. leuses profanations : les caveaux sont fractuVernoux
(Ardèche), fin octobre 1918.
parer.
Mme Veuve Ferrand, 70 ans.
rés: les tombes sont ouvertes. Le? cimetières,
Lescroart
(Jean-Baptiste),
74
ans,
maçon
de
Avec les plus grands ménagements le com Pont-a-Mousson, à Nancy, le 3 novembre 1918.
Rue de la Fontaine
après le passage des vandales, présentent un
. missaire fit conduire l'aliénée dans un asile,
M. et Mme Guyot, dit mineur, charpentier
asneet indescriptible.
Enouse Noël (Jean) née de Schmid, 29 ans,
puis il remplit les formalités pour l'inhuma-- de Nanev. Tour Saint-Max, à Orléans, le 19 oc- 60 ans, morts à huit jours d'intervalle.
Les cloches ont été emportées: la clochette
même, de l'école de Beuvîllers n'a pas trouvé
tion de la mère.
tobre 1918.
A l'Hospice
grAce devant la cupidité boclie.
M Lefort, 75 ans. — M. Mamia, fils, 68 ans
Etat-Civil
Epouse L'Huillier (Amédée). de Leintrev, née
Naturellement, la population ignorait, les évéJoly (Hélène), 19 ans. à Ville-sur-Ulon'(Vos- — M. Louis dit Kéuémé, 68 ans. — M Madot
Du 1OT novembre
, 60 ans. — M. Constant Bénet, 85 ans — M' nement* qui se déroulaient a proximité du hr.sges),
le
17
octobre
1918.
Les
époux
L'Huillier
DECES. — Pierre-Marie-Jean Siebert, 15 ans,
! Chatillon 35 ans.
«in de Briev. Le canon, sous Verdun, tonnait
rue de la Hache, 88. — Séraphin Budin, 44 ans,'• «'étaient mariés le 28 septembre 1918 et non
iour et nuit. La Gazette de Lorraine relatait h
Rue de l'Hôtel de Ville
'•
le
25
octobre
comme
nous
l'avons
imprimé
par
rue du Montet, 107. — Joseph Colin, 53 ans,
Mme Veuve Vervaux, 90 ans, M. Charles Ni-. «a manière les phases de la bataille; l'impuis£
erreur
dans
notre
numéro
215.)
rue Clodion, 69. — Henri Poirel, 47 ans, rue
colas, 69 ans.
sance des armes françaises invariablement, briVeuve Claude (Marie) née Massenet, de Jœuf.
de Tomblaine, 24. — Gustave Caen, 59 ans, ruee
sée contre un mur d'airain !
;
Rue des Quatre Vents
,
h
Saint-Julien-en-ôarrez
(Loire),
fin
octobre
de la Hache, 126. — Alfred Varéchon, 64 ans,
Mme Veuve Evrard, 70 ans
FN BOITTE POUR LA FRANCE
rue Stanislas, 9. — Louise Auburtin, 38 ans,
—- Enfin l'heure de la délivrance arriva... Le
Pilloy
(J.-B.)
76
ans.
professeur
de
musique
rue Saint-Nicolas, 41. — Célestine-Amhroismee
j 25 juillet, nous étions enfermés h Conflans,
U V
Wenner 80
M
_ de Pont-à-Mousson. à Jarville, 84, Grand'Rue,
Gille, 80 ans, veuve Chanteloube, à Jarville. —
a ns.
'
»«• - ' "; dans un camp de concentration, ajoute M. P...
Jean-Baptiste Fundt, 50 ans, rue Jeannot, 11. le 7 novembre 1918.
Rue
On nous y retint dix jours. Les bagages furent
if
,
des Foires
Veuve François née Damien (Anne-Anasta— Anna Décompte, 41 ans, ménagère, veuvee
M. Becker tonnelier. 70 ans. — M Génnt. fouillés avec soin. On nous accorda par faveur
sie),
67
ans,
de
Villers-en-Haye,
à
Nancy,
le
Weber, rue Sainte-Anne, 23.
' _ la liberté d'emporter en billets de banque fran7 novembre 1918.
Du 2 novembre
enis^ une somme, de cinquante francs: nous ne.
Forge (Marie-Joséphine) née Hamel,
devions posséder d'autre argent que les bons
NAISSANCE. — Yvonne-Emélie Legrand, rue 71 Veuve
ans, de Pont-à-Mousson, à Nancy, le 6 no-"
des villes ^mis a. Tourcoing, a Mézières...
du'Petit-Bourgeois, 22.
de la Gare
vembre 1918.
AL Sébastien François, sculpteur. 85 an* —_ Mais ueudant notre vovage è travers la BelgîDECES. — Louise-Joséphine Bernard, 52 ans,j'
Docteur Poirson (Georges), 43 ans. ancienrue Clodion, 52. — Marcel-^oseph-François médecin de colonisation à Ferrvville (Tunisie),n- M. Emile Cristenack. hôtelier. 64 ans _ Lan mie et le grand-duché de Badp. les billets de
nque furent adroitement subtilisés et remi. erandmère maternelle de Mme Gravier 103
Gérardin, 17 ans, à Tomblaine. — Augustine
le officier du Nichan-Iftikar, de Nancv, à Saintnlneës nar des bons de villes, n
:- ans. — La sœur de Mme Birden, 60 ans.'
Chaupin, 63 ans, épouse Bouckmann, place
ie Manrille-les-Pont-de-Cé, le 21 octobre 191S.
Une femme, avant cousu son» le buse de son
Rue .Teanne-d'Arc
Stanislas. — Julia Salvy, 40 ans, rue Saint'ô
Jacquemot (Eugène), 33 ans, menuisier, dee ,VM" £e?™sse. cantonnier, 56 ans. — Mme corset une centaine de pièces d'or, fut d^nouilGeorges, 77. — Alphonsine Echendorffer, 13
lée de sa petite fortune et renvovée à Briev :
_ Nomenv, à Saint-Marcel-les-Valence (Drôme), lee toncelle 65 ans. — Mme Denbel 48 ans.
ans, rue Clodion, 56. — Emilie Ory, 38 ans,
s' 29 septembre 1918. (Soldat au 117° d'infante—r Malgré tant d'énreuves. tant de suppliveuve Saintsimon, hôpital Villemin.
Rue C6té-des-Hauts
ces, malgré les privations de toute sorte qui
rie, il avait été fait prisonnier le 24 septembre*
Mlle Louise, ebez M. Watrin, 58 ans. — MmDu 3 novembre
19f4 et rapatrié le 14 septembre, 1918. Son1 Veuve Beauté, 55 ans. — M. Haro, fils. 18 an= dérobaient ce que la générosité américaine nous
ie épouse et sa fillette, résident à Saint-Marcel- - La sœur de Mme Thomas, bourrelier 2<; expédiait au début de notre long calvaire, sovez
DECES. — Jacques-Louis Botz, 61 ans, rue
'■' certain, jure M. P... avec une patriotique énerdu Faubourg Sainte-Catherine, 9. — Juless- les-Valence).
ins.
gie, que notre courage n'a jamais ëté ébranlé,
Jean-Baptiste Jesberger, 62 ans, adjoint techi'
Epouse Oudin (Louis-Jean), née Simon (Su!"
A La Canlre
nue notre espoir n'a jamais connu un instant
nique principal des ponts et chaussées, rue
'c zanne), 30 ans, de-Briey, h Chateauroux, 49,'
V
T
x B
*r" '"'zillon, 69 ans, Mme Mansard3 de défaillance, et que la foi dans la victoire n'a
Raugraff, 23. — Rosalie Baudin, 82 ans, veuve rue deï Marins, le 6 novembre 1918.
née Fort, 85 ans.
cessé d'exalter la ferveur de nos prières...
CHEZ NOUS
Lée,
boulevard de la Pépinière. — Marie KœZ
nig,
72 ans, veuve Jacquet, rue des Chaligny,
n
22 — Charles Brel, 62 ans, rue Notre-Dame, 52.
- Prosper Barthélémy, rue des Quatre-Eglises,
56.
8 — Marie Picard, 60 ans, épouse divorcée
Richard,
rue Saint-Nicolas, 12. — Jules VauI
ttrin, 14 ans, rue Clodion, 51. — Célina-Arténmise-Maria Villemin, 42 ans, épouse Largnier,
rue
Vayringe, 81. — Louise Loiseau, 28 ans,
r
épouse
Lalevée, à Maxéville. — Julia Desprez,
é
337 ans, épouse Vautrin, rue Clodion, 51. —
Du 4 novembre
NAISSANCES. — Germaine - Alexandrine
Paul, rue des Maréchaux. — Lucien-Nicolas
£Debar, Grande-Rue, 88. — André-Emile Siégel, rue Dauphine, 12.
DECES. — Sigisbert Coqueron, 80 ans, rue
^
Vayringe,
52 bis. — Paul-Félix Grégoire, 28
ans,
rue Jacquinot, 14. — Maria-Marguerite
a
Gie'ssinger, 24 ans, veuve Koller, rue des FaQ
briques.
— Nicolas Descanvelle, 64 ans, à Saintb
Max.
— Stéphanie Potdevin, 37 ans, veuve Paî/
risot,
rue du Montet, 87. — Marie-Madeleiner
Angèle Lebocq, 70 ans, veuve Malgras, rue
^Saint-Georges, 49. — Marie-.eanne-Marguerite
Dieudonnê, 31 ans, boulevard Lobau, 10.
£
Du 5 novembre
NAISSANCES. — André-Paul-Eugène Genette, rue du Crosne, 49. — Pierre-MichelCharles Nehrer, hôpital Maringer. — Georgesf
r.
Emile
Forges, rue Foller, 30.
DECES. — Paul Sinninger, 66 ans, rue SaintThiébaut,
27. — Chrétien Houck, 61 ans, à
1
^Neuviller-sur-Moselle. — Aimé-Joseph Keil, 5
ans, à Malzéville.
a
Du 6 novembre
DECES. — Eugène-François Joly, 53 ans,
rue des Quatre-Eglises. — Louis-Emile Ma]thieu, 49 ans, rue Saint-Jean, 82. — PierreCharles
Auvray. 19 ans, rue de Strasbourg, 32.
c
—
- Augustine-Léonie Démange, 20 ans, épouse
Paul,
rue des Maréchaux.
F
Du 7 novembre
NAISSANCE. — Albert-Georges-René Barroyer.
avenue du Sud.
r
DECES. — Marie Louise Dacquet, 23 ans,
épouse Mambretti, rue de la Colline, 82. —
t
Aïda
Gérard. 26 ans. veuve Gaire. rue Jeannot. 7. — Albert Muller, 10 ans, rue de lTCrruiT
f
tation.
37. — Marie Bnurgaux, 44 ans. épouse
f
Thouvenin.
rue Michelet, 4. — Marie Paul. 45
aans, veuve Brasseur, rue des Fabriques, 70. —
Jules-Noël
Cadre, rue Laflize. 13. — Louise
.1
Milrnet.
35 ans. infirmière, hôpital Maringer.
^
—
- Elisabeth Rambnur. 72 ans, à Custines.
ATTTREPTERRE
W£fnf|ïA écrasé
M. Eugène Perrîn, 5D ans, réfugié d'An.
trenierre
à Morëeel-Ies-Lunéville, ferme de
« La petite Pologne ». a été écrasé par un
train venant de Saint-Clément et se dirigeant
vers Lunéville.
Des nouvelles
î
: JoSt
fo
T,
*l7
BULLETIN
DE
MEURTHE
ET
3_
MOSELLE
NOUVELLES RELIGIEUSES
celle de saindoux de 500 grammes,... quand
11 accusèrent du coup d'avoir voulu former une le
li 1er janvier 1915, pour n'avoir pas pu faire c
les arrivages en comportaient. En décembre,
Le Bulletin des Prêtres mobilisés a publié S(
société de francs-tireurs. Il fut donc emmené à ddisparaître, même par de la nourriture em- le
M
on ne pouvait plus compter que sur le raviles yeux bandés, jusqu'à la paroisse de poisonnée,
pi
les nouvelles suivantes concernant les pa- Metz,
deux pigeons qui s'obstinaient à o:
M
taillement
américain. Et les habitants s'étaient
Malancourt,
laissant son frère condamné par re
roisses du doyenné de Briey :
revenir sur son toit.
te
le
les médecins.
mis à élever poules et lapins, sur lesquels
L'esprit défiant des Allemands s'exerça am- rc
Batilly
s'exerçait l'inquisition allemande.
Un prêtre lorrain de ses amis, le voyant tra- plement
pl
: ainsi ils creusèrent autour du châ- s'
C'est ici, nous dit-on, la désolation au phy- verser
v<
Voici un menu d'une personne plus qu'aisée
sa paroisse, eut pitié de lui, et — quoi- teau
te
du Directeur une tranchée profonde d'un
sique comme au moral. Par suite des départs qi
en janvier 1917; « La soupe au lard devient le
que trop court — lui donna son propre man-, mètre
m
pour découvrir de prétendus fils qui le ei
pour la France libre, la population est descen- te
teau.
luxe
du dimanche, à condition que le lard serve
reliaient
r£
à la France.
lu
due à ISO habitants, tous malheureux Une
M. Warin passa devant le conseil de guerre
Jusqu'en septembre 1914, il n'y eut à Jœuf à accompagner les pommes de terre à l'eau du
armée allemande y a ses fours, sa boucherie àà Metz et eut bien de la peine à se tirer d'af- que
qi très peu de soldats, mais à cette époque, se
souper. »
sa manutention. 150 hommes environ s'occu- faire.
fa
Avec un tel régime, on comprend que la
Les Allemands ne voulaient pas com- 1.
1.500 hommes du génie arrivèrent. L'usine, en
pent du ravaitaillement 200 assurent le fonc- pi
mortalité ait exercé ses ravages chez les vieilprendre qu'un prêtre pût s'occuper de sports 1913
lt
et 1914 réalisait un plan longtemps em- m
tionnement de la boulangerie militaire et et d'exercices militaires. Forcés d'abandonner pî
les enfants et les jeunes filles. Nous
péché : le rattachement à la gare d'Homécourt- lards,
la
comme les trains se succèdent à intervalles très le
appris le cas d'une jeune mère qui s'était
leur première accusation, ils lui firent cette ob- Je
Jœuf. Des travaux considérables avaient été avons
a\
rapprochés sur la ligne Metz-Conflans on jection
je
pour allaiter son enfant- et qui, à peine
: « Alors, vous prépariez des soldats I ex
exécutés et on comptait bien utiliser en 1915 sacrifiée
sa
compte quarante employés de chemin dé fer. co
mourait d'épuisement, en janvier
contre l'Allemagne ? » Enfin, sur la plaidoierie ce
cette voie de raccordement qui devait être pous- rapatriée,
ra
Donc, toutes les maisons sont envahies et pil- de
1917.
de l'avocat, ils finirent par admettre le bon I sée
sé non loin de l'usine. La situation était belle 19
lées; les cuivres ont été enlevés, ainsi qu'une di
Au mois d'avril 1917, il était impossible de
droit de M. Warin. n fut néanmoins interné, pour
pc les Allemands. A ces 1.500 soldats, ils joipartie des- poules et lapins. Les habitants ont El
des chaussures, à quelque prix que ce
Ehrenbreitstem, le fort VIII d'Ingolstadt, gr
gnirent de nombreux ouvriers de la commune trouver
tr
été relégués dans les coins de leurs maisons Trauenstein,
Ti
fût. Cependant, ces temps derniers, nous saBeilngries-sur-IIof furent les di- de l'usine et l'on entreprit de relier directement fû
qu'une personne a pu acheter à Metz une
Ils sont accablés de perquisitions. A la moindre vers
ve lieux de ses méditations douloureuses. Du 1 qr
que le directeur dut payer encore de la caisse vons
vo
de chaussure de femme, drap et cuir,
infraction, c'est l'amende ou la prison. Au com- moins,
m
eut-il la consolation d'y exercer le saint I les
le: Forges à la gare. La route de Moyeuvre fut paire
pa
mencement de 1917, les Allemands ont été jus- ministère
m
la jolie somme de 65 marks.
on la fit passer au-dessus de l'Orne pour
po
et d'y faire un peu de bien.
I détournée;
dé
Dans le courant de l'été, vers juin, on a
qu'à enlever la laine des matelas et à la remQue devint sa paroisse en son absence ? Le I par
pa le jardin du directeur; un tunnel fut creusé
utilisé, à la paroisse Sainte-Croix, les tentur^»»
placer par .le poil des peaux à tanner. Les per- clergé
ch
sous ce qu'on appelait la maison de Prusse; la ut
d'Auboué s'en chargea dans la personne I so
du chœur et la robe de deuil du "
sonnes restées à Batilly vont aux champs ou de M. Ludwig, qui y porta l'encouragement deivo
voie fut doublée. La besogne fut rapidement noires
ne
pour confectionner des tabliers aux eu
sur la voie ferrée. Les femmes de 14 à 55 ans, sa belle parole et de ses charitables visites. R I menée
et la ligne, ô dérision! roula son pre- deau,
de
mi
1
fants
!
sans exception et à moins de maladie recon- s'y
s'- montra très dévoué. R partagea ses efforts I m:
mier train pour emmener des jeunes gens de fa
L'immoralité a, hélas! trouvé son compte à
nue, travaillent aux champs, sous surveillance entre
eri
le village et la cité de la gare, où les Ja
Jœuf destinés à des camps de concentration.
et l'on cite certaines rues où elle s'étale
militaire, sans avoir le droit de récolter quoi so
sœurs sont toujours. Les offices ont donc lieu I La main-d'œuvre fut fournie par des ouvriers Jœuf,
Ja
que ce soit, ou balaient les rues. Les Aile- régulièrement,
ré
da
soit à l'église paroissiale, soit à de Jœuf et par des soldats russes pour lesquels davantage.
mands ont amené à Batilly des prisonniers la chapelle de l'usine. Les communions sont ils furent extrêmement durs. Quand, émus de
Ipjj
russes et belges : les premiers sont employés nombreuses.
ne
EN LORRAINE
pitié, les habitants étaient surpris à leur donsur la voie du chemin de fer, les seconds, dans
_R est à croire que les catéchismes et la pre-1 ner
ne un peu de nourriture ou quelques cigaMetz
les champs. Les Russes sont très mal nourris m
mière communion se font normalement.
Ire
rettes, ils étaient impitoyablement condamnés
Il faut croire que les bruits qui ont couru
et il n'est pas rare d'en voir tomber d'inaniLe mobilier d'église a été respecté; les cloches I à l'amende. Le directeur de l'usine fut mainà l'évacuation de plusieurs loauraient été enlevées. Le presbytère a été pillé I te
tenu à son poste; mais il eut à subir bien des relativement
re
tion. De temps en temps, des détachements de au
L'administration allemande l'obli- calités
récemment.
I vexations.
ve
700 à 800 hommes viennent y prendre du repos, ré
des environs de Metz sont exacts car
ca
j„, journaux messins publient l'avis suiLe dimanche 2 août 1914. M. l'abbé Claudon
Deux élèves que l'on préparait au séminaire I gea
ge à construire dans l'usine, 18 à 20 fours de les
campagne, en sorte que, en octobre 1916, 400 vant : « Lors de l'évacuation de différentes
étant mobilisé, la paroisse fut sans messe. Le avant
a\
la guerre, persévèrent et travaillent seuls I ea
v
boulangers cuisaient journellement 25 à *
mardi suivant, M. Digny, vicaire à Auboué, co
comme ils peuvent. Deux autres réfugiés à I soldats
so
localités aux environs de Metz, des animaux
30000 pains. C'était à les en croire, une de '°
put venir. Et ce fut tout, jusqu'au premier Nancy,
Ni
sont entrés à Bosserville.
130
domestiques
se sont échappés. J'invite les
leurs plus grosses boulangeries militaires.
de
dimanche de septembre. A partir de cette époLa production du minerai est intensifiée; elle 1 lei
populations à ramener tout ce bétail errant
que, M. Kalbnch ou M. Ludwig, ayant reçu est
es au moins de celle du temps de paix. Comme I Sans doute, en raison de leur loi sur la mo- pc
bilisation civile, un certain nombre de femmes à la ferme de Wappoy, où le bétail des
l'autorisation de se rendre à Batilly, y vinrent M.
M Auv. Sépulchre a refusé de surveiller l'ex-jbi
ont été réquisitionnées pour le travail de localités
l0.
régulièrement le samedi. C'était, pour les pa- tr
traction, il a été remplacé par un Allerqand.
|or
évacuées a été casé. « « Le sousen janvier 1917.
roissiens, une grande joie d'entendre une paLes classes sont faites par cinq institutrices I l'usine,
l'i
w
préfet ».
role amie. Mais le 5 décembre, après la messe, qui
qi se, signalent par leurs procédés violents à I M. Bosment garda longtemps ses fonctions;
Les séquestres
en novembre 1916, il en avait été relevé
l'égard des enfants trop rebelles à l'allemand, j mais,
m
M. Kalbach fut emmené à la gare où il trouva l'<
et
avait
été
obligé
de
chercher
un
refuge
dans
L'Alsacien-Lorrain
de Paris publie ia. liste
Les
règlements
de
police
sont
sévères
et
les
I
M. Ludwig et tous deux subirent une visite
la maison qu'il possède à Jœuf-Sainte-Croix.
infractions sont punies par l'amende ou la lia
minutieuse. Depuis ce moment, la paroisse fut in
suivante
des propriétés mises sous séquestre
sl]
Les Allemands ont mis les bois de la com- par
^ les autorités allemandes :
prison.
administrée par des aumôniers militaires. De pi
mune et la forêt domaniale en coupe réglée et,
Les cinémas sont ouverts.
|m
décembre 1914 à Pâques 1918, il n'y eut pas
ARRONDISSEMENT DE METZ-CAMPAGNE
dans les jardins, ils ont abattu les noyers pour
de messe, le dimanche; un prêtre venait en
Jœuf
Scy. — Maison d'habitation avec cour et déla fabrication des crosses de fusil.
semaine, une ou deux fois par mois. Et encore,
Dès le 27 juillet 1914, l'émotion fut vive, I L'usine à gaz a été maintenue en activité et pendances
appartenant à Albert Jacquin (admipe
la kommandantur ne faisait pas prévenir de
quand, le jeudi soir, les gendarmes firent |ffonctionne
nistrateur : Remmer, maire de Scy).
m
actuellement sous une direction al- ni
leur arrivée. Depuis Pâques 1915 une messe a mais
0
aux mobilisables que, vu les troupes I lemande...
je
Maisons d'habitation, avec cour, jardin, viSl1
été dite presque tous les dimanches. Les habi- savoir
massées à la frontière, on craignait un coup I Les écoles gardèrent leur vie normale jus- gr
gne et champs, appartenant à Marie-Paul-Louistants, sauf quelques hommes y assistaient ™
qX
Aristide Gïlbrin, rentier à Scy (administrateur:
décembre 1915... mais, peu à peu, aux Ai
régulièrement. Un seul de ces aumôniers se de
"( force pour la nuit même elle fut plus vive I qu'en
Hoeppe,
avocat à Metz).
encore.
En
effet,
à
6
heures
du
soir,
débou1 écoles
<5
e
libres,
les
maîtresses
furent
remplacées
H'
C
permit de parler en chaire contre la France : '
un|p
Maison d'habitation avec cour et remise, appar
des institutrices allemandes.
t
les autres eurent assez de délicatesse pour ebaient de la forêt à Moveuvre-la-Grande
e
d'infanterie (le 130 de Morhange) et I Jœuf ne fut pas chargé de troupes aile- pf
partenant à Charles-Omer Gilbrin, à Metz (adcomprendre qu'il y avait dans leur auditoire régiment
"
régiment de cavalerie en tenue de guerre I m
ministrateur : Hoeppe. à Metz).
mandes. En dehors des hommes du génie, des m
des Françaises qui ne venaient pas pour être un
V1
feldarau. Aussi un grand nombre d'hommes dejbt
boulangers dont nous avons parlé, d'officiers
Vignoble, appartenant à Marie-Louise Gecorblessées dans leur patriotisme.
t?
et d'TTomécourt, prirent la décision de|ssoignés
aux châteaux pour dérangement céré- di
c
del, femme du vétérinaire Adolphe Flacon, à
Pour l'administration des derniers sacre- ^Jœuf
C
partir
par
les
bois,
dans
la
soirée,
dans
la
di1 lirai,
bi
on eut. au moment de l'attaque de Cham- Moulin-les-Metz
M
(administrateur : Welf, huismeut.?, le « kommandant » fit longtemps cher- P'
de Verdun. Le lendemain, les événe-1 nf
nagne de 1915, le 160e d'infanterie qui vint sier,
si
à Metz).
r(
cher M. le curé de Sainte-Marie-aux-Chênes. rection
se précipitaient : la gare dHomécourt-1 p]
1
prendre, du repos rue de Goprez et se reformer. ABBONDTSSEMENT
,
Mais, à la fin. il ne s'en donnait plus le souci. Pments
DE THTONVHXF-OTrP'ST
était évacuée à 4 heures 1/2 du soir; à ni
U y eut, en janvier 1918, pour la fête de GuilLa confession pascale en 1918. fut assurée .Treuf
'
La
créance
de
60.000
marks des sujets fran10 heures, un Zeppelin longeant la frontière, I |laume,
sur la place de l'Hôtel-de-Ville, une çais.
,
a
Alexis Lathuile. et sa femme, à Audunc
nar le zèle de M. le curé de Vernéville: toutes éclairait
,
de ses feux l'appel individuel qui se|parade
militaire,
à
laquelle
les
enfants
des
i„
p;
Iç-Tiche, sur le trésor militaire, pour réquisiles femmes et jeunes filles s'adressèrent à lui; faisait
S
sur la place de l'Rôtel-de-Ville; dans la I f;f
durent assister.
tion de camions (administrateur le conseiller de
en 191 fi. il n'obtînt pas l'autorisation de se nuit, les Allemands faisaient sauter la voie fer-1 écoles
Les Allemands ne ménagent pas les amendes :justice
n
t
Fitzau. avocat à Thionville.
rendre à Batillv. Un aumônier militaire vint rée
qui reliait l'usine de Wendel de MoyeuvTe |;iils frappent sans pitié, et ceux qui refusent de
chaque ieudî de mars et d'avril dire la messe Fà celle de Jœuf. et le samedi matin, nous coju-jp,
La
succession
de Marie Suzanne, dite Julie
et confesser : seuls, les enfants, quelques jeunes pions les fils télégraphiques qui nous faisaient I?,payer, sont condamnés, soit à~la prison, soit „
Fritsek. décédée le 15 juin 1916. à Boulange
à
des
jours
de
cave.
Les
contributions
doivent
,
filles et une dizaine de femmes recoururent à Pcommuniquer avec la Lorraine. Pendant ce|être
: Maré, juge de paix, à Auj élevées, à en juger par les taxes qu'ils ont Administrateur
*
e
son ministère. Pour les fêtes du Saint-Sacre- ?'
dun-le-Tiche).
Le bîeu immobilier de la decutemps, nos troupes étaient retirées à 10 kilo-1 et
établies
sur
les
chiens
:
80
marcks
pour
les
.
ment de l'Assomntîon. de la Nativité, de la métrés au moins en arrière.
dont la liquidation est proposée, n'est
j chiens
i
de luxe, 50 marcks. pour les autres, en jus,
P
Toussaint et de Noël, les personnes qui le dési;
Jœuf était isolé et ne pouvait plus recevoir Jn
1917.
ipas
. compris dans l'administration forcée insraient, purent s'appnrocher des Sacrements.
, nouvelles que par le télégraphe. Malgré tout, I
tituée par les présentes,
de
I^es catéchismes furent faits, avec l'autori- on espérait encore, mais quand le lm août, à I La Mairie et l'Usine, aussi longtemps qu'elle
AB B ONDTSSEMENT DE METZ-VTLLE
sation de M. Kalbach. par Mlle Davillé. depuis ^4 heures de l'après-midi, on connut l'ordre de lai eu les moyens de le faire, se sont occupées de
La succession de la j/enve Nicolas Kieffer,
décembre 1914. Ce ne, fut pas toutefois sans mobilisation, on ne se fit plus d'illusion.
|i.-la population de Jœuf. Celle-ci du reste avait née
u Schaeffer, .décédée le 17 janvier 1918 (addifficultés. Tous les jours, à 4 h. 1/2, Mlle
ministrateur : Hoeppe, avocat à Metz).
Le soir même, de la déclaration de la guerre, 1diminué
,1
par suite du départ des Italiens. La n
Claudon réunissait les enfants à l'église pour les
. Allemands descendirent de Montoîs-la-Mon-1 commune fit des secours aux familles des moLa succession de Mme Eugène Thomas, née
la récitation du chapelet, à laquelle quelques .tagne, saccagèrent la douane et le bureau des I C(hbilisés. Elle accorda des bons d'une valeur de P.aurson,
décédée le 26 octobre 1917 (adminis^
personnes pieuses prenaient part. En ^ hiver, ^P. T. T. et pillèrent les magasins fermés. HPIR6 francs par mois; depuis février 1915, elle ti
trateur : Heppe, avocat à Metz.) .
avant cet exercice et quatre fois la semaine; eu ftirèrent plus de cent coups de fusil pur laiddonna de plus à'chaque femme, un bon d'urne "
été. après et trois fois par semaine, un cours Cantine
r
des Ouvriers, sous le prétexte qlue de? I valeur
v
de 12 francs. Ces bons sont payable?
de catéchisme était fait, avec récitation de .îeunes gens avaient, de la hutte de Ravenne Kaprès la guerre. L'Usine, de son côté, établit
l'histoire sainte et de l'évangile, pour les plus aexaminé à la jumelle un Zeppelin qui évoluait |àà la cantine des ouvriers, dès le deuxième moi?
grands. Ces leçons intriguèrent, un jour la dans
.
la région, ns se saisirent de M. Bosment |dde la guerre, une soupe populaire : grâce à la
Un mère «le famille parti rte .T«euf
kommandantur et l'inspecteur des écoles. Ce directeur
,
des Forges et de M. Bastien, mairie |rnrévoyance de MM. de Wendel, il y avait de?
f
avec
ses deux fils, traverse la Relfpque,
fl
dernier voulut savoir de qui Mlle Davillé tenait qu'ils
.
gardèrent dans les locaux de l'Usine, le- lressources. Chaque jour, des dames de bonne
passe en
l'autorisation d'enseigner le catéchisme et rendant personnellement responsables des dé Krvolonté distribuaient la soupe et tous les deux Tpénètre en Allemagne,
l'obligea à =igner un acte par lequel elle certi-\ --ordres
,
qui viendraient à se produire. 11-1 jours
j
des portions.
1Hollande et rentre en France.
fiait ne faire, ni politique, ni histoire de ~étaient allés aussi au pesbytère de Sainte-Croix I Heureusement que le ravitaillement amériLe Journal de l'Orne a publié le récit suivant
France, et continuerait ses leçons, « en ser-i pour arrêter le curé.
| cain put parvenir. Grâce à lui, on se procura
qui
sera lu avec d'autant plus d'intérêt que les
vant loyalement le gouvernement allemand »!
Dans les premiers temps, on se Uvra au pil-11un pain relativement appétissant, du lard, du
en sont des habitants de .Tœuf.
De ces enfants 9 (3 garçons et 6 fillesï firentj lage
,
des châteaux de M. de Wendel et des fête? |;saindoux, des légumes secs, du riz. La ration héros
,
leur première communion privée, le 19 avril scandaleuses
.
y furent données. _ Des chasse? |fde pain monta ou diminua suivant les dispoTl y a quelques temps se rrcsepeait à In
1918, un dixième, à la Toussaint. Us devaient' ,furent organisées par des autorités militaire? I.nibilités. Le 4 janvier 1917, elle était revenue à ,
faire leur communion solennelle en 1916. de
Metz dans les belles forêts qui en dépéri-|i250 grammes par jour et par personne. A cette Caserne Molîtor un père de famille avec ses
(
Les cloches furent enlevées; les cuivres et[ (dent: on lança à cet effet des invitations, dont I époque, les denrées alimentaires étaient aux fdeux enfants. Il venait —- si l'on peut dire
bronzes d'église ne furent pas touchés. Le jla photographie a été publiée par un journal de' 1(1faux suivants : lard, et saindoux, 2 fr. 80 le -— se faire porter rentrant après une longue
1
groune patriotique avait été. respecté : il attire,; Paris.
^
lentilles et haricots, 0 fr. 80 le kilog; riz, fabsence.
1'dlog;
paraît-il. beaucoup d'officiers qui le critiquent
L'Usine aussi fut pillée : bois, houilles et^ 101 fr. 58 le kilog. On ne trouvait plus ni œtofs.
Tl v a beau temps, en effet, mi'il était
1
plus ou moins maladroitement.
,cokes, crasses, fer, acier matériaux de tout I,ni beurre. Le veau valait 6 marks le kilog. il porté
!
comme insoumis, mais il n'y a pas
Depuis mars 191(5. il est interdit aux habi-j genre furent enlevés. Des ouvriers de la loca-■ 1,était fort difficile d'avoir du lait naturel; on de
, sa faute, comme on va le voir.
tants de Batillv de sortir du village,. Le clergé" ;lité durent opérer lë chargement et M. Dos-- 1 n'avait que du lait concentré et en très petite
M. X... nous avons des raisons de ne
français ne peut plus depuis longtemps com- ,ment, paver le montant des salaires ! Plus tard.; I,quantité. Mais dans le courant de 1915, un noumuniquer avec eux. ni par les champs, ni par[ elle fut dépouillée plus complètement encore, :: I veau commandant de place, von Beaulieu, plus point divulguer son nom — est originaire
la forêt : les soldats sont partout, et il est moteurs à gaz et à électricité, tableau d'élec.-| humain, s'efforça de trouver du lait frais pour'. 'de la Chapelle-Moche; mais depuis olusieurs
il s'était fixé avec sa famille dans
3
îmnossihle d'obtenir un laisser-passer.
tricité, fils conducteurs de l'énergie et de lai
les enfants- L'hiver, on s'éclaira d'abord aui années
'•
C'est un ienne homme de 18 an*. ïïenri Périn.• lumière à .Treuf et dans l'Usine (d'une longueur!
r nétrole et à la bougie, puis en 1918-1916, oni un
1
département de l'Est. Ouand e'elntn la
élève des Frères de Hachv, qui faisait la classee d'au moins 80 kilomètres), pièces de cuivre, dee j dut utiliser des lampes de mineurs au car-. 'guerre, il rejoignît à Argentan son régiment
aux enfants et nui. anrès le rapatriement de6 bronze, des machines et wagons, tout fut em1
32e territorial qui, dans les derniers jours
' 1 bure. Le chauffage, se fit avec du hois mort que le
Mlle Davillé. devait s'occuper du catéchisme,Î! mené en Allemagne. Cet honnête et lucratif1 I les habitants avaient pu recueillir par corvées5 d'août se trouva momentanément licencié.
Mlle Claudon se trouvant trop prise par less transfert exigea une. main-d'œuvre considé-| l'été précédent et avec de la houille qui se ven- ( X... rejoingnit alors les siens. Mais hïensoins à donner à sa mère.
rable : M. Bosment en profita pour obtenir quee J lait 3 fr. 80 les 100 kilos. Pour le* deux pre-' ,tôt les Allemands envahissaient sa région,
Tout le monde à Batillv sait la mort de M.r• les jeunes gens qui avaient été déportés aul
a miers hivers, l'Usine, fit des distributions de •
l'abbé Claudon. Seules, du moins însqu'en fé-a Camp de Rastadt fussent rendus à leurs fa-1 "êtements aux enfants de ses écoles Les chaus-t Impossible de traverser leurs lignes. Tl convrier 1917. sa mère et sa sœur reléguées danss milles, et que les autres ne seraient pas in-l
h sures se firent bientôt rares et on fut très heu-" tinua donc de travailler pour le compte de
ses patrons. Mais en octobre 1916. les Boune chambre au presbvtère par les officiers qui, quié.tés.
reux d° trouver des sabots-souliers.
s'en sont emparées, ignoraient leur malheur.
1
l'emmenèrent en Alsace et, sur son rePeu à peu, les facilités de la vie diminuèrentt ches
Hnméi"0"rt
r
fus
de travailler dans une mine, l'erne
et
il
semble
que.
malgré
le
ravitaillement
par
»
Tout d'abord la population n'eut aucune I
Ouand sonna la mobilisation. M. Warin, curé vexation à supporter; mais vers octobre, unn I l'Amérique, la graisse fit sérieusement défautt plovèrent a la culture.
i- en juillet 1916; la viande, de boucherie, avait disVoulant revoir sa femme et ses enfants,
restait seul à son presbvtère. ïï ne devait pas yy commandant sévère publia des ordonnances ri-|
•- 1 paru depuis Pâques.
demeurer longtemps. Ce fut, croyons-nous, goureuses : défense de. circuler sans laisseril s'évnde et va les rejoindre. Pendant rrueldans la nuit du 3 au 4 août, vers une heure du!! passer et sons peine de 8 marks d'amende,;, I Au mois de-septembre, on nous dît qu'onn que temps il se cache, mais comprenant
e ne trouve pas de nnoî dépenser son argent et■ crur- ça ne pourra pas durer et voulant d'ailmatin, qu'il fut réveillé en sursaut par uni, au-delà de Roméconrt et de, Briev; défense!
iS
que '( la kvrîelle des suppressions augmente ».
c-T-md vacarme à sa porte. Les. Allemands d'avoir de la lumière dans les maisons après!
e Les fruits du jardin et la culture des terrains0 leurs soustraire ses deux aînés ?t l'emprise
étaient là Us n'eurent pas la patience de 1 at,ô S heures du soir, sous peine d'une forte!
n I libres apportent cependant quelque soulage- allemande, il part avec eux, résolu a rentendre et ne lui laissèrent pas le temps de se
j amende; défense d'envoyer des lettres en
ie I ment. Mais en septembre, le ravitaillement,t trer coûte ente coûte dans la France libre.
vêtir entièrement. A peine chaussé, couvert dee France ou d'en recevoir, sous peine, d'une
it américain ne comporte nlns de graisse,
Le, voyage fut long...
=a soutane sans manteau, il vit sa porte_ en>l amende de 1.000 marks. Dans la suite, il fut
[e I Des rapatriés de décembre 1916 nous ont aniTout d'abord X.. passe en Lorraine, il
foncée et brisée, fut immédiatement saisi et
L interdit de communiquer avec les personnes rte
ir I pris alors que le chocolat coûtait 16 francs le
conduit à la mairie, où il trouva son vénérable la Lorraine annexée, et ceux nui voulurent voir
le traverse le Luxoimhonrs:, pénètre en Belgîi. '-'log le morceau de snvon 12 fr. 50. le litre
pnrnîssîen. M. Hnttîer - maire de <y™in«e! des amis on des parents de cette région, ne pu'p mie. Le voilà sur la frontière hollandaise.
■c I d'huite 10 fr., un hareng snnr sans tête 1 f. 25
et père de M. l'abbé Hottîer, - qui devait être
IS
ë rent le faire qu'à l'ancienne frontière, avec
;e les Allemands, dif-nn. gardent les têtes pourT C'est le salut...
pendant des mois son compagnon de captmté. permission, sous surveillance et h la distance
i
TTélas! le? fugitifs avalent compté sans
Vraisemblablement, il avait été victime, d une
Z de plusieurs mètres. On voulut sans doute évi-i- extraire l'huile ou fiire <iP I„ soupe"» le« œufs* les fils barbelés électrisés qui hérissent la
u
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•t
1
fr.
28
les
deux.
Un"
personne
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pu
s
prodénonciation. Les Allemands, avant opéré chez
n
Z ...r des restions
F-"ee. OH-Ç
I
P
le frontière : s'y aventurer, c'est aller la
,e ™rer du beurre à 12
ln livre, La ration de
lui une perquisition et trouvé es fusilsavw
n donné d'abattre les pigeons et c est
<|™
rs lard était de 200 gr. r»ar personne ef par moiss, mort.
lesquels les jeunes gens de FUmon sportm
g M Bosment fut frappé d'une amende de «0 mksl
s'exerçaient au tir et au maniement d armes,
1^
ÏInfl frîpïe évasion
J
.%
4
BULLETIN
Nos voyageurs redescendent dans le sud
de la Belgique pour s'engager dans la province rhénane; ils remontent par Aix-laChapelle et réussissent enfin à passer en
Hollande où le consul de France les fait
embarquer pour l'Angleterre. Quelques
jours plus tard ils étaient à Boulogne.
Cette odyssée, qui n'a l'air de rien, leur
avait cependant demandé cinquante-huit
jours, cinquante-huit jours d'angoisses, de
fatigues et de privations de toute sorte.
Marchant la nuit, se cachant le jour, se
nourrissant surtout de choux-navets et de
betteraves arrachés dans les champs, les
fugitifs avaient à se garder à tout instant
de mille embûches.
Dès le début, ils faillirent être pris par un
douanier allemand qui tira .sur eux un coup
de feu sans les atteindre.
A Aix-la-Chapelle, ils s'étaient, sans le
savoir, cachés dans le parc du kromprinz;
ils y restèrent trois jours sans oser en sortir, perchés dans les sapins pour échapper
aux regards des gardes. Et naturellement il
fallait se serrer la ceinture d'un cran.
Au moment où ils touchaient, au but, ils
étaient si épuisés que le père résolut d'entrer dans une ferme pour demander un peu
de nouriture, quoi qu'il dût arriver. Ils
tombèrent chez une veuve dont le mari
avait été tué à la guerre et qui vivait seule
avec son beau-père et une servante. Ils se
donnèrent comime des hollandais oui voulaient rentrer chez eux après un séjour en
Allemagne. Grâce à l'aîné des enfants, qui
avait appris h l'école de son village où la
classe est faite par des maîtres boches, suffisamment d'allemand pour se faire comprendre ils apprirent qu'ils étaient à un
quart d'heure h peine de la frontière, et la
servante, oui était hollandaise, leur indirrua leur chemin.
Comme il leur restait un petit pécule, ils
achetèrent 4 litres de lait et du pain, qu'ils
dévorèrent.
Tout en causant, l'Allemande se mit à gémir sur le malheur des temps, maudissant
la guorre et ceux cinî l'avaient déclarée Le
vieux se mît alors à pleurer.
Profitant de ces dispositions, X..., lui demanda à acheter du fromage; mais_la fermière, répondit que les fromages étaient rérruisîtionnés et, comme il insistait, le vieux
alla chercher un fromage entamé qu'il leur
remît.
Peu de temps après ils étaient en Hollande!
POUR
1,FS
RÉFUGIÉS
Ta Chambre-des Députés a adopté, en
sa séance du 11 novembre le projet de loi
du gouvernement fixant le taux des nlloca
tions militaires et des Réfugiés à 1 fr. 75
h 1 fr.
pour les deux premiers enfants
au-dessous de 16 ans et à 1 fr. KO pour cha
cun des autres à natir du troisième.
Le secours de foyer institué au bénéfice
des réfugiés a. sur la demande de M. Basly.
député de Lens, été fixé comme suit :
Pour une famille de :
2 personnes : 20 fr. (le projet n'accordait
rien).
3 personnes : 30 fr. (le projet prévoyait
10 fr.).
4 personnes : 40 fr. (le projet prévovait
15 fr.).
5 personnes : 50 fr. (le projet prévoyait
20 fr.)
Et 10 fr. pour chaque personne en plus au
lien de 6 fr. proposés par le Gouvernement.
DE
MEURTHE
Convoi du 3 novembre
Mme Veuve NEVEUX et ses fils et
Mme Charles BERGUET, réfugiés à la sucrerie d'Orange (Vaucluse) font part à leurs
amis et connaissances de la perte cruelle
qu'ils viennent d'éprouver en la personne
de
Monsieur Henri NEVEUX
Sous-chef de gare de Longwy
Leur époux et père, décédé le 28 octobre
1918, à Château-Thierry, dans sa 56e année.
* Le service et l'inhumation provisoire
ont eu lieu le 30 octobre en l'Eglise et au
cimetière de cette ville.
Internés | civils
BRIEY
Haaq
(Xavier) 45 ans — Annecy.
l
DAMPVITOUX
Debarre (Marcel) 20 ans — Annecy.
DROITAUMONT
Claude (Félix) 42 ans — Evian.
FRESNOIS LA-MONTAGNE
1
Louis
(Maurice) 20 ans — Annecy.
LONGWY-HAUT
(Gaudinet (Alfred) 47 ans — Annecy.
MARS-LA-TOUR
Colin (Charles), curé — Annecy.
MONT-SAINT-MARTIN
Barroyer (Victor) 52 ans — Montluçon (Allier),
25, rue Baraton.
NANCY
^Bruneau (Henri) 50 ans (missionnaire diocésain) — Annemasse.
PAGNY-SUR-MOSELLE
j
Hetzel
(Victor), 35 ans — Annecy.
VILLEBS-LA-MONTAGNE
1
Pohl
(Paul), 42 ans — Annecy.
NOS IflORTS^GLORIEUX '
Renseignements communiqués par les familles :
Racine (Charles), de Phlin, caporal au 2e
chasseurs à pied, décoré de la Croix de guerre,
cité à l'Ordre du jour, mort au champ d'honneur le 20 août 1918, à l'âge de 21 ans.
Roussel (René), de Cirey-sur-Vezouze, chasseur alpin au 5e bataillon, mort au service de
la Patrie, à l'hôpital de Golbey, près dTîpinal,
à l'âge de 19 ans.
Pierson (Henri), de Nancy, 15, rue Messier,
maréchal des logis d'artillerie, élève officier,
mort au service de la Patrie, à l'hôpital de Joigny, le 14 octobre 1918, à l'âge de 25 ans.
Feîrer (Georges), ex-instituteur adjoint à
Laxou, lieutenant au „.e d'infanterie, décoré
de la Croix de guerre (5 citations), tombé au
champ d'honneur le 14 septembre 1918, à l'âge
de 23 ans.
Rondvasser (Lucien-Henri), de Burtheeourtaux-Chênes, sous-officier, mort pour la France
le 25 juillet 1918, à l'âge de 31 ans.
Leitienûe (François), de Nancy, 5, rue IsraëlSylvestre, lieutenant au ...e dragons, décoré de
la Croix de guerre (2 citations), blessé le 2 juin
1918, mort pour la France à l'hôpital de SaintOmer, le 28 octobre 1918 à l'âge de 28 ans.
Godot (Joseph-Léon), de Barbas, chasseur à
pied au 21e bataillon, 1™ compagnie de mitrailleuses, décoré de la Croix de guerre, cité à
l'Ordre du jour, titulaire de la fourragère,
mort pour la France a. l'hôpital complémentaire
46 de Nyons, le 20 octobre 1918, des suites
d'une maladie contractée au front de Champagne.
Welker (Pierre), de Blâmont, soldat au 407°
d'infanterie, décoré de la Croix de guerre, porteur de la fourragère (3 citations), déjà blessé
grièvement à Souchez le 20 février 1916, renarti au front è peine guéri, mort pour la
France des suites de blessures reçues au champ
d'honneur le 1OT octobre 1918. à l'hôpital de
Châlons, à l'âge de 23 ans. (Il s'était fait remarquer par sa vaillante attitude lors de l'invasion de Blâmont. en 1914. Ses parents sont
réfugiés h Hvmont par Mattainrourt (Vosges).
Robert (Clément), de Baccarat, cavalier au
12e cuirassiers h pied, mort nour la France, le
12 iuîn 1918. au sud-est de Bommiers (Aisne),
à l'âge de 19 ans.
Perrin (Léon), fils du notaire de Nancy, 1,
cours Léopold, maréchal des logis observateur
a l'escadrille 267, glorieusement, tué en combat
aérien, le 30 octobre 1918, h l'âge de 22 ans.
Massel (Auguste), de Jarville villa des Hortensias, adiudant au ...» d'infanterie, mort cour
la France le 28 octobre 1918, à l'âge de 48 ans.
Muller (EdmondL de Frolois. cavalier au ..."
chasseurs h cheval, disparu deouis le 2 juin
1918, mort pour la France à. l'âge de 22 ans.
Adam (Charles), de Nancv. 7. rue des Tanneries, caporal au ..." d'infanterie, décoré de la
Croix de guerre, cité, h l'Ordre du jour, mort
au cbamn d'honneur le 12 amYt 1918. à l'âge
de 20 ans.
ABMAND MARX.
.TTILES DÉCAMP.
Le sous-lieutenant Félix fPanT). du
rassiers a pied, décoré de la Croix de
che.
n
Rapatriés de Meurlhe & MoselleI PERSONNES RECHERCHÉES
Avis mortuaire
ADRESSES
DEFINITIVES
des
rapatriés arrivés parles derniers convois
'
BEUVILLERS
Malher
(Henriette née Beaulier 45 ans, Del1
phine 24 ans, Hélène 22 ans, Lucienne 19 ans
et demi, Jean il ans) — Rue du Maroc,
villa Solange, Houilles (Seine-et-Oise).
BLAMONT
Yvon (Maria née Marchai 44 ans, Yvonne 15
ans, Suzanne 12 ans et demi, Paul 6 ans) —
Boissey (Calvados).
BRIEY
Thiry (Marie née Chardebas 41 ans, Fernand 12
ans, Victor 7 ans) — La Garde près Toulon
(Var).
FREMONVILLE
Biet (Joseph) 85 ans — Chez M. Callac, cité
Lacroix, Besançon (DouhsV
FREMONTVILLE
Claude (Edmond) 21 ans — Chalons-sur-Saône.
Mougeot (Louis 38 ans, Marguerite née Biet.
41 ans — Chez M. Calbac, cité Lacroix, Besançon (Doubs).
FRESNOTS-LA-MONTAGNE
Louis (Maurice) 20 ans — 102, boulevard Richard-Vallase.
JAULNY
Beaudart (François) 63 ans — Rodez, Nouveau
Lycée.
Berceaux (Augustine née Beguinot 26 ans, Robert 6 ans, René 4 ans et demi) — Nouveau
Lycée, Rodez (Aveyron).
.ICETTF
Yette (Marie née Hillard 54 ans) — Billancourt.
1, rue de Vanve (Seine).
Gillet (Anna née André 32 ans, Marcelle 8 ans.
Madeleine 7 ans) — Chevillon (Haute-Marne).
Hahn (Marie née Vicq 31 ans, Adèle 13 ans.
Marie-Louise 9 ans) — Bankans (Aveyron).
Jacques (Julia 25 ans, Emilienne, née Jacques.
24 ans, Julia 7 ans, Léon 5 ans, Charlotte
4 ans) — Rue de l'Eglise, Lescure (Tarn).
Hiévec (Léonie 23 ans, Georgette 4 ans et demi)
— Bankanc (Aveyron).
Proth (Jeanne U ans, Andrée 10 ans) — Pithiviers (Loiret).
Renzaglia (Remy) 14 ans — Avenue VictorHugo, 45, Boulogne-sur-Seine (Seine).
Gaudinet (Alfred) 47 ans — 23, rue du Bac,
Paris (7e).
MOUTIEBS
Barége (Marie née Prignon 28 ans, Marcelle
7 ans) — Paris, 27, rue de Vaugirard.
Perraud (Marie née Bercq 29 ans, Irène 8 ans
et demi) — Manserolles (Bayonne), BassesPyrénées, chez Mme Tissa de.
Réblé (Camille) 29 ans — Rugles (Eure).
TANCONVILLE
Froment (Joseph) 58 ans — 140, route de
Caen — Petit-Quevilly (Seine-Inférieure).
11e cuiguerre.
2 citations, tombé glorieusement en Areonne le
Union des Comités centrant des Réfugiés l«r octobre 1918. à l'âge de 95 ans. P était, le
fils de M. et Mme Adrien Paul dizain (Meuse).
TTne messe sern dite le mardi 19 novemn-re
Séance du 5 novembre
à dix heures et demie en l'église de Saint-PhïTous les Comités étaient, représentés à linne-du-Ronle. Le, présent avis tient lieu de
cette séance, oui était présidée par M. Car- faîre-nart.
rez, premier vîce-nrésîdent.
Le Conseil a pris les mesures nécessaires
NOS m FSSÉS
pour qii£ l'Union soit représentée à Dieppe,
où vient d'être transportée une partie du
M. Guise rrfenrî\ de Pont-a-Mousson, soldat
service de rapatriement d'Fvian-les-Rains.
Il a déterminé le texte des revendications nu 86° d'infanterie, vient d'être grièvement
alors qu'il combattait avec son régiment
à présenter au Groupe, Parlementaire et au atteint
au sud de Vouziers. P a dû subir l'amputation
Gouvernement, relativement au taux de l'al- du pied droit. Soigné à Moutanbau l'état de nolocation des réfugiés, au barème du prix de tre compatriote est satisfaisant.
la vie. à la composition de la Commission
M. Claude (Adelîn). de Viflernot blessé au
Supérieure des Réfugiés, et à divers articles Mont Kemmel vient d'être amnnté de la jambe
gauche. P a reçu la médaille militaire et a médu statut des réfugiés.
rité plusieurs citations. Tl est en bonne voie
Le Secrêtiare :
Le Président
de guérison a l'hôpital Carmel n° 17. è AvranLe Sénat, a ratifié ce vote Jeudi dernier.
ET., MOSELLE
PRIERE INSTANTE à toutes personnes de
donner renseignements quelsqu'ilssoient, sur
\Gaumard (Maurice), sergent au31e infanterie,
38 Compagnie, classe 1911, nu Mie 3861. —
Blessé
et disparu le 24 août 1914 à Noërs,
[
près
Longoyon. Ecrire à M. Gaumard, 15,
f
rue
de la Liberté, à Vincennes (Seine).
r
s
ADRESSES DES RÉFUGIÉS
DE MEURTHE-ET-MOSELLE
i
27e liste anêtée au 1er Sep'embre 1918
Afin de nous permettre de tenir constamjment nos fiches a jour, nous prions ceux de
nos réfugiés qui changent d'adresse, de vouloir bien nous en informer en nous rappelant
dans
leur lettre leur domicile en Meurthe-et;
Moselle.
GIRAUMONT
Mme Creutzer (Louis née Hartcrt, 45 ans, Emilienne 20 ans, Alfred 1G ans, Emilie 14 ans)
— Equeurdreville, rue Guery, près Cherbourg (Manche).
Veuve Hartert 82 ans — Equeurdreville, rue
Moutiers, par Corberon (Côte-d'Or).
JOEUF
Mme Helluy née Lorrain 66 ans, Marie née
Perrin 27 ans, Anne-Marie 5 ans, Perrin Auguste 15 ans — Le Creusot, 50, rue d'Autun
(Saône-et-Loire).
LONGUYON
Humbert (née Louis Blondin, Maurice, Léon)
— Paris, 34, rue des Pyrénées (20e).
LONGWY
Vve Barthélémy (Alexis, Raymonde, René
mobilisé classe 19, Paul) — Sèvres, GrandeBue, 57.
Thill (Louise) — Boulogne-sur-Seine, 80, rue
du Général-Galliéni.
Galerne (Ernest, Elisa née Darmont, 39 ans,
Simone) — Toulouse, rue Don Vaissette.
Bouriot (Joséphine, Blanche) — Villeneuve-deMarsan (Landes).
Raizer (Pauline) — Epinal (Vosges), faubourg
Ambrail, 101.
Sommard (Louis, Sidonie née Didelot, UricEmile) — Pelleport (Hautes-Garonne), par
Cadours.
MARS -LA-TOUR
Collinet (Paul), adjudant en retraite — Bourges, 24, rue Neuve-des-Bouchers.
Veuve Boltz Justine née Collinet ■— Villy-leMoutiers, par Corberon (Côte-d'Or).
Petite correspondance
M. Pierson. — Les 5 francs accordés aux
militaires des régions envahies doivent maintenant leur être versés par leurs corps d'affection. Réclamez à l'officier payeur.
Mme Godot. — Pourrez toucher en même
temps pension et allocation des réfugiés. Faites
demande pension sans retard.
H. A. 50. — 1° Beau-frère, doit être mis à
part, il y a donc deux familles: la vôtre 3 personnes a droit à 9 fr. par jour, salaire et allocation comnris, touchez 1 fr. 80 d'allocation,
rien h réclamer si votre salaire n'est pas inférieur à 7 fr. 20: beau-frère a droit a 6 fr. nar
jour, salaire et allocation compris. Ces chiffres
vont être augmentés: 2° Si avez été mobilisé et
que, votre épouse soit rapatriée, elle a droit à
toucher de suite rappel de 4 mois nour allocation militaire. Demandez a préfet en invoquant
circulaire 40 du 26 mars 1918.
500. — Cela tient sans doute h suppression
des permissions pendant offensive allemande
du printemps. Crevons que pouvez demander,
vous sera accordé si nécessités service s'v opposent nas. Votre, lettre ne contenait pas fonds
ENFANTS CONFIES PAR LE MINISTRE DE pour abonnement (1 fr. par mois).
Mme Collot. — Oui si touchez allocat'on et
L'INTERIEUR au « Comité de Secours aux Rasi êtes réfu"iée. Avez droit à raooel îusqu'au
patriés », 2, boulevard des Belges, à Lvon.
15 mars 191S nour 10 fr. par mois. 25 fr. deAUBOUE
Soudant (Paul 14 ans, Judith 11 ans, Maria 11 puis 1er octobre. Demandez à préfet Nancy.
ans).
Watrin (Marie 16 ans, Lucien 14 ans).
AGRICULTEURS ! Profitez de la subvenAUDUN
tion de f>o "L. Achetez de suite un tracteur
Watrin (Marie 16 ans, Lucien 14 ans).
h H. BAUCHFT. Pteliers et magasins à Sens
CRUSNES
Barandon (Yvonne 18 ans, Nelley 16 ans, Raoul (Yonne)et à Rethel (Ardennes).
12 ans).
JOEUF
LES HM CAAM1S MACAl.fc» il'AMIWLUMNTS N HUM }
Chayer (Jules 1 3ans et demi).
Colin (Richarde 14 ans).
Fousse (Marguerite 15 ans).
HOMECOURT
Henry (Alice 19 ans).
1
I«IlkiMilieu-lit 4 iniwli-wiws.fOJt
Humer (Jeanne 18 ans, Albertine 14 ans, Au|
guste 11 ans).
Lallement (Léandre U ans, Pierre 9 ans).
1
. IUM Mtoitimorf <U MIUILIS
Maurice (Georgette 15 ans, Georges 11 ans).
Veirmerskirch (Georges 12 ans).
TOT» Q*»r«a mi Utmm StyiM
MOUTIERS
i
GXANIRES - SALLES à MU - SALINS
Bertillon (Marie 18 ans).
I CaMmta *• TKTHU, M«ibU> «s baU blauu. f
Dollard (Germaine 16 ans).
I LIT» «n f«p f*r *t «alyp* •« U>at oalvra, f
Mouchand (Marie 18 ans, Marguerite 15 ans).
Mohamed (Mireille 18 ans, André 14 ans, Ro- i CMTWtam, T»KU. Tiuu par AaraUtnMBU, 61MM. \
,
INSTALLATIONS oomplttat d'ippurtennu I
manus 11 ans).
OZERAILLES
mtMÈOK PAHTIOUUtUM
-MÉS* ifttjnuttM* IM irii niMMM %
Merci (Marie 13 ans, Edouard 11 ans, Georges %
9 ans).
!
AU BUCHERON
AT. Greilich (AltiortV ebasseur à nied au 116e'
bataillon de Manonvillers. intoxiqué nar les gaz'■
devant Saînt-Ouentîn le 18 sentembre est en
ï/alloeafirm en m de maladie
Tionne voie de guérison è l'hônitnl mixte de
Nous tenons à rappeler oue les réfugiés à Guingamp P. C. (Côtes-du-Nord).
oui l'allocation a été retirée, en raison des
NOS PRIQOMNJIPPC
ressources qu'ils se procurent par leur
Adresses définitives des libérés
travail peuvent, en cas de maladie, deLe frère de M. Preux, sous-directeur des
AUX RÉFUGIÉS
mander leur réinscription. Il leur suffit de Aciéries de Longwv. M. Dreux (FernandV
JAULNY
s'adresser à la mairie de leur résidence avec blessé et fait prisonnier le 16 juillet 191S: Mangeot (Joseph 58 ans, Victorine 47 ans, MarLïs Grands Magasins
une attestation médicale prévoyant la durée vient de donner de ses nouvelles, p est incelle 24 ans, Alice 19 ans, Marie 12 ans,
terné a l'adresse suivante : Matricule. 235, 8*1
approximative du chômage.
Louise 22 ans, Marguerite 25 ans, ?aul 15
ans).
Génie, section télégraphique, Stammlager è
Limburg-a/Lahn.
NORROY-LES-PONT-A-MOUSSON
35 à 43, Boulevard Barbes, Paris
A nos abonnés
Single (François) 79 ans — Nancy Maison de
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régions,
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dès
mainNotre Bnlletin est remis à la poste le
Sur leurs Achats à tous les Ilayons ■
tenant, entrer en relations avec toutes uerson- Joly (Camille) 51 ans, curé — Ausauville (M.samedi de TO k 17 heures.
VÊTEMENTS TOUT FAITS i SUR MESURE
nes (même mobilisées) susceptibles de devenir
et-Moselle).
(A suivre.)
pour DAMES et FILLETTES, MESSIEU"S et
Il doit être distribué : à Paris, le same- dépositaires d'une grosse affaire d'alimentation
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di soir on. an pins tard, le dimanche'; dans le Bassin de Briev-Lonewv. Vente de lé-« THE A^RrcANBOOT
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Cravates, Parfumerie, Ombrelles et Parapluies'
en province : Je dimanche ou, au pins sûmes, fruits, primeurs, beurre, neufs, froma-. Victor-Hugo, Mftcon (Saône-et-Loire), DEMANDE,
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des ouvriers cordonniers pour la réparation des
tard, le hindi.
ges, poissons, salaisons, conserves, etc...
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de
l'armée
américaine.
BONS
i
3
Tapis,
Ebemstene,
Articles
de
Ménage, rte.
Ecrire à M. Goussot, 14, rue des Carmes, ài
S'il ne l'était qu'après ces fours, nos
SALAIRES et travail permanent assuré.
■
N.-B. Mesdames et Messieurs les Kenefïc aires
Bouen.
abonnés auraient à réclamer en joignant
d ■ leur ca le d'identité.
la bande, et en indiquant le four de l'ar\
1LA
SOCIÉTÉ
INDUSTRIELLE
DE
L'ORNE
FONDEURS sont, demandée pour les Hautsrivée, à M. le Directeur des P. T. T. du
Pourneanx de Tarascon-sur-Arîège. Ecrire à■ à Messei (Orne) DEMANDE des ouvriers
département de là Seine, à Paris (Inutile M Léeer. sous-directeur (ancien chef de fabri- Scieurs, Charrons, Charpentiers, Menuisiers,I
Le Directeur-Gérant : René Omwtn
d'affranchir).
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--•
Bûcherons.
IM*. MUOHt.11, RUI HtLtMOCVUyK)
cation aux Hauts-Fourneaux de Saulnes).
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A la Maison Dorée
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