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28.01.2016 - La Tribune

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Procès Sonatrach 1: le verdict mardi prochain
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N° 6287 Prix 10 DA France 1 C
Quotidien national d'information
Jeudi 28 janvier 2016
ANNONÇANT UNE RENCONTRE IMPORTANTE SUR L’AGRICULTURE EN MARS, SELLAL AFFIRME :
«Nous voulons booster l’économie
et aller vers les marchés extérieurs»
De notre envoyé spécial à Laghouat
L’année 2016 sera, en outre, celle
de l’agriculture. «En 2016, il faut
changer le visage de l’agriculture»,
a déclaré M. Sellal en marge de la
visite d’une exploitation agricole.
Le Premier ministre qui a insisté sur
le développement de ce secteur a
annoncé, d’ailleurs, la tenue d’une
LA MANIFESTATION A FAILLI TOURNER À L’ÉMEUTE
ENTRE 300 et 400 personnes
ont répondu hier mercredi à l’appel
à la marche lancé des anciens
joueurs et dirigeants de la Jeunesse
sportive de Kabylie (JSK) pour
exiger le départ du président du club
kabyle, Mohand Cherif Hannachi.
Regroupés dans un comité de sauvegarde de la JSK depuis plus d’une
année, les anti-Hannachi ont orga-
nisé une énième action de rue pour
dénoncer «la volonté de Hannachi
d’enterrer la JSK». La manifestation
qui s’est ébranlée de la placette du
stade du 1er-Novembre de Tizi
Ouzou pour rallier le siège de la
wilaya a failli tourner à l’émeute
devant le portail d’accès à la cité
administrative quand les meneurs
ont annoncé aux manifestants le
refus du wali de les recevoir.
Suite en page 24
SANS grande surprise, la
sélection algérienne de handball
(messieurs) s’est qualifiée pour les
demi-finales de la Coupe
d’Afrique des Nations-2016
(CAN-2016) qui se déroule en
Égypte, après sa victoire sur son
homologue de la RD Congo par
34 à 25, en quarts de finale, hier
au Caire. En demi-finales prévues
demain, le Sept algérien sera
opposé à son homologue tunisien
qui s’est qualifié aux dépens du
Cameroun (24-20). L’Angola, victorieuse du Maroc (22-21), s’est
également qualifiée pour le dernier carré. Le champion d’Afrique
se qualifiera aux JO-2016 de Rio
et les trois premiers prendront part
au Championnat du monde 2017
en France.
R. C.
cartes d’identités biométriques
avant de passer par la suite au
permis de conduire. M. Sellal a instruit les services du Centre afin de
commencer par les bacheliers. Cette
annexe devrait produire, selon ses
responsables, quelque 6 000 cartes
par jour. Le Premier ministre a également inauguré le Centre de
recherche en sciences islamiques et
civilisation ainsi que la Faculté de
médecine au chef-lieu de wilaya.
Durant cette dernière halte, le
Premier ministre a instruit les responsables de la structure afin de
l’ouvrir aux étudiants des autres
wilayas du Sud dont Tamanrasset et
Illizi.
Dans l’après-midi, M. Sellal
s’est enquis du projet de réalisation
de la station de compression GK5 et
a procédé à la pose de la première
pierre du projet GK4 dans la commune de Hassi R’mel. Toujours
dans le secteur énergétique, le Premier ministre a aussi visité le projet
d’une centrale électrique d’une
capacité de 600 mégawatts. Le secteur privé a eu également son lot
durant la visite du chef de l’exécutif. Il a en fait inauguré une unité
de recyclage et de production de
bandes en plastique.
S. B.
ACTUALITÉ
Les Verts en demi-finales
Photo : DR
Malik Boumati
duelles et collectives, consolider les
instances de contrôles et les prérogatives du Parlement. Durant sa
tournée, le Premier ministre a
notamment inauguré l’annexe du
Centre national de production des
titres et documents sécurisés où il a
annoncé le début de production des
CAN-2016 DE HANDBALL : L’ALGÉRIE BAT LA RD CONGO (34-25)
Les anti-Hannachi marchent
de nouveau à Tizi Ouzou
De notre correspondant à Tizi Ouzou
importante rencontre sur l’agriculture au mois de mars prochain.
Le chef de l’exécutif a fait savoir
par ailleurs que le projet de révision
de la Constitution a prévu plusieurs
dispositions qui permettraient de
renforcer l’économie nationale,
élargir le champs des libertés indivi-
L’ÉVÉNEMENT
„ Algérie - France :
devoir de mémoire
et accès aux archives .......p2
FINANCE
„ La bancarisation
des fonds informels
est une bonne formule ....p7
Photo : S. Zoheir
LE PREMIER ministre,
Abdelmalek Sellal, a appelé hier, les
opérateurs économiques du pays à
s’orienter vers les marchés extérieurs et à se préparer pour l’exportation. Effectuant une visite de
travail dans la wilaya de Laghouat,
M. Sellal a affirmé que la nouvelle
orientation économique du pays ne
devrait pas être fondée uniquement
sur les produits industriels, mais
élargie aussi à l’industrialisation de
l’agriculture et la maitrise des marchés extérieurs. «La meilleure
réponse à donner aux partisans du
désespoir et du doute est le travail
et l’espoir», a affirmé le Premier
ministre, en marge de la pose de la
première pierre d’un projet de réalisation d’une cimenterie privée dans
la commune d’El Beïda (Laghouat).
Dans ce même ordre d’idées,
M. Sellal a appelé les investisseurs
à booster l’économie nationale leur
assurant le soutien total de l’Etat.
«Vous êtes dans la ligne économique de l’Etat et nous allons vous
soutenir», a affirmé le Premier
ministre à l’adresse du responsable
de la future cimenterie de Laghouat.
Photo : S. Zoheir
Smaïl Boughazi
Supplément Culture
L'art à la rue, une voie pour
la socialisation de la culture
Lire pp 11 à 13
MONDE
„ Ban Ki-moon critiqué
par Israël pour avoir
dénoncé la colonisation.p17
2
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 28 janvier 2016
LE MINISTRE DES MOUDJAHIDINE EN FRANCE, UNE PREMIÈRE DEPUIS L’INDÉPENDANCE
Devoir de mémoire et accès aux archives
Par
Karima Mokrani
e ministre des
Moudjahidine, Tayeb
Zitouni, est en France
pour une visite officielle de
trois jours. Il y est arrivé mardi.
C’est une première depuis
l’indépendance de l’Algérie.
Une visite qui entre dans le
cadre du renforcement des relations entre les deux pays, à la
faveur du traité d’amitié signé
en 2012 mais pas seulement. En
effet, a indiqué le ministre,
dimanche dernier, lors d’une
conférence de presse à Alger,
cette visite officielle d’un
ministre des Moudjahidine en
France a pour principal objectif
d’assainir les dossiers en suspens relatifs aux archives, disparus algériens lors de la guerre
de libération et à l’indemnisation des victimes des essais
nucléaires.
Pas question que l’Algérie
renonce à sa revendication portant sur la récupération des
archives, a affirmé, avec insistance, Tayeb Zitouni. L’accès
aux archives est une revendication ancienne sur laquelle
l’Algérie se montre intransigeante. Aussi, a-t-il souligné,
les discussions entre les deux
parties, algérienne et française,
seront consacrées à la mémoire
commune. Un devoir de
mémoire à honorer pour un
apaisement réel des relations
entre les deux pays et les deux
peuples. Hier, mercredi, le
ministre algérien, accompagné
de son homologue français, le
secrétaire d’Etat chargé des
Anciens combattants et de la
Mémoire, Jean-Marc
Todeschini, s’est rendu à
Verdun, une terre française qui
était le théâtre d’une bataille
Photo : DR
L
meurtrière dans laquelle étaient
engagés des combattants algériens durant la Première Guerre
mondiale. Ils se sont battus
pour la France et y ont laissé
leur vie. Près de 600 morts sur
un ensemble de 20 000 qui ont
participé à cette bataille. Le
ministre algérien s’est recueilli
à leur mémoire. «Jamais un
ministre des Moudjahidine
algérien n’est venu en France
dans une visite officielle. C’est
là le sens de l’apaisement de
nos mémoires respectives», a
affirmé, la veille, Jean-Marc
Todeschini, dans une déclaration à la presse. Sur son compte
Twitter, le ministre français
écrivait : «Plaisir d’accueillir
mon homologue, Tayeb Zitouni.
C’est la première visite en
France d’un ministre des
Moudjahidine». De son côté, le
Le président du Sénat français
reçoit le ministre des Moudjahidine
Le président du Sénat français, Gérard Larcher, a
reçu, mardi soir dernier à Paris, le ministre des
Moudjahidine, Tayeb Zitouni, en visite de travail en
France. L’audience s’est déroulée en présence du
secrétaire d’Etat français chargé des Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, et des membres du
groupe parlementaire d’amitié franco-algérienne.
Les deux parties ont évoqué le rôle que pourrait
jouer le pouvoir législatif en matière de mémoire.
zzz AU FIL DES JOURS
Par
A. Lemili
UNE grande partie des hommes politiques
français attendaient avec impatience cette
journée de mercredi en ce qu’elle
annonçait une confrontation homérique
entre le Premier ministre français et l’opposition, sachant que le projet de constitutionnalisation de la déchéance de la
nationalité française de tout Français
condamné pour atteinte aux intérêts de la
Nation ou un acte de terrorisme, même s’il
est né Français dès lors qu’il bénéficie
d’une autre nationalité, n’était pas partagé par la ministre de la Justice et garde
des Sceaux en exercice en l’occurrence
Christiane Taubira. Or, il paraissait pour le
moins inédit, voire incongru, qu’un texte
de loi ne soit pas présenté et défendu par
le titulaire du maroquin concerné qui, de
plus, se pose même comme un opposant au
texte.
La démission de Christiane Taubira
annoncée aux premières heures de la
matinée d’hier a finalement dégoupillé la
situation, permis de désigner rapidement
son remplaçant et du coup sauvé la face au
Premier ministre, mais également au chef
Le ministre, qui est arrivé en début d’après-midi
pour une visite de trois jours, la première du genre,
s’est entretenu auparavant avec Jean-Marc
Todeschini et a visité, par la suite, le musée de
l’Armée de Paris. Le ministre algérien aura des
entretiens, durant son séjour en France, avec le
ministre de français de la Défense, Jean-Yves Le
Drian, et le président l’Assemblée française, Claude
Bartolone.
ministre algérien, à l’issue de
son premier entretien avec son
homologue français, a affirmé
que «l’Algérie et la France
devraient traiter sérieusement
et en toute responsabilité les
dossiers liés à leur mémoire
commune». Tayeb Zitouni
affirme avoir constaté une
«réaction positive» de la partie
française et une «forte volonté
affichée actuellement par
l’Algérie et la France, à la
faveur du Traité d’amitié». Le
ministre algérien, au nom de
l’Etat algérien, soutient que les
deux pays «doivent accorder
l’importance requise à la question de la mémoire, par le biais
d’une lecture responsable… la
négligence de la question de
mémoire pourrait nuire à
l’image des solides relations
entre les deux pays». Pour en
revenir aux sujets au menu des
discussions entre les deux
ministres, Tayeb Zitouni précisera qu’il s’agit donc des questions relatives à la récupération
des archives, aux disparus algériens durant la guerre de libération et aux victimes des essais
nucléaires français au Sahara.
Pour ce qui est du premier
point, «les deux parties ont
convenu pour que la question
des archives soit abordée lors
de la prochaine réunion de la
Commission intergouvernementale de haut niveau (Cihn),
prévue en mars à Alger».
Concernant les disparus et les
essais nucléaires, «une commission mixte sera mise en place et
devrait se réunir le 11 février
prochain pour étudier la question des disparus et aborder
l’indemnisation des victimes
des essais nucléaires, sans
oublier l’aspect environneK. M.
mental».
Taubira, fidèle à ses valeurs
de l’Etat qui, même si, il y a quelques
semaines, avait fait l’annonce d’un texte
moins violent par rapport aux conséquences induites, c’est-à-dire en n’incluant
pas les personnes nées sur le sol français, a
vite fait volte-face pour se mettre sur la
même longueur d’onde que son chef du
gouvernement.
En fait, le reproche fait à la constitutionnalisation d’une mesure, qui a été plus qu’applaudit par l’extrême-droite d’autant plus
que celle-ci revendique, non sans légitimité
par ailleurs, la paternité, est qu’une
récupération par la gauche ne pouvait que
confirmer la droitisation d’une gauche s’éloignant dramatiquement de ses valeurs
pour des raisons électorales ou sinon électoralistes eu égard à la proximité de l’élection présidentielle de 2017. C’est à cette
perversion que s’opposent depuis quelques
temps bon nombre d’intellectuels français
proches du camp socialiste, ces derniers
dénonçant dans une pétition une atteinte
au droit du sang et du sol laquelle
contribue à créer deux catégories de
Français. Autrement dit, des mononationaux non concernés par la mesure et des
binationaux qui ne peuvent y échapper, ce
qui équivaut à leurs yeux à une stigmatisation de l’origine des personnes frappées de
déchéance. Les signataires de la pétition
s’interrogeant sur l’utilité de la déchéance
de ces derniers (binationaux) et sur l’importance de sa constitutionnalisation.
Sauf qu’il était désormais difficile, pour ne
pas dire impossible, que l’exécutif fasse
marche arrière d’autant plus que les incessants clashs entre le Premier ministre et la
ministre de la Justice et garde des Sceaux
devenaient ingérables, à l’interne d’abord,
et sujets d’attaques récurrentes de l’opposition dès que l’opportunité lui était offerte
de dénoncer une incohérence gouvernementale. Ce qui ne manquait pas avec les
nombreuses décisions et mesures approximatives prises par le gouvernement tout
au long de la présidence Hollande.
Christiane Taubira avait auparavant désapprouvé, même si elle a été à chaque fois
obligée de manger son chapeau, plusieurs
mesures ne répondant pas aux valeurs du
parti socialiste en tant que tel. Et en faisant une déclaration qu’interdit le protocole politique, à savoir de carrément
démentir une décision du président de la
République à partir d’un pays étranger, et
dans ce cas de figure il s’agit de l’Algérie où
elle était en visite au mois de décembre
dernier et a déclaré sur les ondes de la
radio chaine 3 au sujet de la déchéance de
la nationalité qu’elle «posait un problème de
fond sur le principe fondamental du droit du
sol», et que surtout compte tenu du lieu où
celle-ci (la déclaration) a été faite, le président français aurait du coup envisagé son
renoncement et ce n’est qu’au cours du
Conseil des ministres du mercredi suivant
la sortie médiatique de sa ministre qu’il
aurait encore une fois fait marche arrière
parce qu’acculé par E. Valls, son Premier
ministre.
Quoiqu’il en soit, Christiane Taubira a
préféré faire sien ce constat désormais
consacré en pareille circonstance depuis
que les propos suivants ont été lancés par
J. P. Chevènement, ancien ministre mitterrandien, «Un ministre ça ferme sa gueule ou,
s’il veut l’ouvrir, ça démissionne».
Vraisemblablement, Taubira a préféré ne
pas fermer sa gueule, démissionner et
garder toute son indépendance, pour l’ouvrir le cas échéant, voire, connaissant son
tempérament et son courage, immédiatement.
A. L.
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 28 janvier 2016
DANS UNE LETTRE EMPREINTE DE MODESTIE ET D’ÉMOTION
LE TEXTE EST EN PRÉPARATION
AU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR
La famille Aït Ahmed remercie
les Algériens
Un projet de loi pour promouvoir
la gestion participative
Par
Adel Boucherguine
rofondément touchés par la qualité
de l’hommage
rendu par le peuple algérien
au défunt Hocine Aït Ahmed,
sa femme Djamila, ses enfants,
Bouchra, Jugurtha et Salaheddine tiennent à exprimer leur
reconnaissance et à remercier
toutes celles et tous ceux qui
ont œuvré à faire de ses funérailles un moment de communion populaire et de dignité
démocratique», écrit la famille
Aït Ahmed, en reconnaissance
au peuple algérien, vingt-cinq
jours après l’enterrement du
révolutionnaire. La lettre de
remerciement a été rendue
publique via le site électronique du Front des forces
socialistes (FFS). Un message
fort à ceux qui tentent de dissocier la figure emblématique
de son cher parti historique.
Un parti créé dans la douleur
des années de la dictature
algérienne post-indépendance.
L’autre point à déduire est la
parfaite modestie dont font
montre les membres de la
famille de l’homme qui fut un
des architectes et artisans de la
paix dans le monde nordafricain. Effectivement, les
funérailles du dernier des neuf
chefs historiques de la glorieuse révolution de novembre
étaient historiques, un moment
de communion populaire,
digne d’un chef d’Etat, d’une
dimension nationale pour un
homme qui s’est battu pour
une Algérie une, indivisible,
consensuelle, démocratique et
sociale. «Les funérailles de
Si L’Hocine sont pour moi les
seules élections non truquées
en Algérie», a déclaré, non
sans ironie, un citoyen rencontré à Ath Yahia, village
Photo : S. Zoheir
«P
natal de Si L’Hocine, le jour
de l’enterrement. La semaine
historique ayant précédé l’enterrement de l’opposant intraitable au régime dictatorial qui
a pris l’Algérie au lendemain
de l’indépendance, a également été un moment de
«paisibilité» nationale donnant
rendez-vous à un consensus
global et général manifesté,
sans précédent, par les partisans, les adversaires assumés
et les ennemis avérés du père
fondateur de l’Etat algérien.
De l’Est comme de l’Ouest,
de gauche, de droite, de l’intérieur et de l’extérieur du pays,
l’élan de solidarité, de sympathie et de devoir de témoigner
de la bravoure et de la stature
de l’universaliste que fut le
défunt Aït Ahmed a donné
rendez-vous à des millions de
citoyens, de personnalités,
acteurs, chanteurs et opérateurs faisant corps autour de
lui. Cet élan s’est élargi pour
atteindre l’ex-puissant patron
du défunt DRS qui est venu se
recueillir sur la dépouille
mortelle de celui qui n’a
jamais mâché ses mots sur les
exactions des services de
sécurité, 53 ans après l’indépendance ! Cependant, les
ennemis de l’humanité et les
intégristes des deux bords ont
tenté, une semaine après
l’onde de choc suscitée par la
disparition de l’homme de
Bandung, de casser le
consensus et la communion
suscités inconditionnellement
autour de l’homme dénonciateur des coups d’Etat contre la
volonté populaire. Visiblement gêné par la marrée
humaine ayant accompagné le
révolutionnaire Si L’Hocine
pour sa dernière demeure,
l’ancien ministre de la
Défense Khaled Nezzar
accorde un entretien à un
confrère arabophone et réfute
avoir proposé le poste de
chef de l’Etat à Hocine
Aït Ahmed, après le
coup d’Etat perpétré en 1992.
Le militaire a vite été
contredit, notamment par son
«camarade», ancien membre
du Haut comité d’Etat (HCE),
Ali Haroun. Dans une vidéo, il
se confie à TV5 monde dans
un documentaire intitulé
L’Algérie, autopsie d’une
tragédie, l’ancien ministre des
«droits de l’homme» reconnaît
explicitement avoir, lui et
Khaled Nezzar, proposé le
poste à Hocine Aït Ahmed. La
polémique a donné lieux à un
déplorable déballage sans
précédent, entre généraux, sur
le triste épisode de la décennie
noire. Mais le peuple algérien
n’est pas dupe. Il est largement mûr, conscient et en
mesure de faire la décantation,
entre héros et repentis. A. B.
PROTECTION ET PROMOTION DES DROITS DE L’HOMME EN ALGÉRIE
La quasi-totalité des textes législatifs
conformes aux normes internationales
Par
Chahira Cheref
PLUSIEURS textes de la
législation algérienne en
matière de protection et de
promotion des droits de
l’Homme sont aux normes
internationales, selon un responsable de l’Organisation
internationale de la réforme
pénale. «Nous avons décelé
dans la législation algérienne
plusieurs textes en matière
de droits de l’Homme qui
sont à la hauteur des normes
internationales», a souligné,
Mohamed Chabana, responsable des programmes au
bureau territorial de l’Organisation internationale
de la réforme pénale du
Moyen-Orient et de l’Afrique
du Nord (Mena) dont le siège
est basé à Amman (Jordanie).
Dans une déclaration à la
presse, en marge de la clôture
des ateliers de formation sur
les droits de l’Homme au
profit des personnes chargées
de l’application du droit en
Algérie, ce responsable a
affirmé que les travaux de ces
ateliers ont été très bénéfiques.
«Ces ateliers, de trois jours,
ont constitué une occasion
pour les participants de
débattre des différents traités
internationaux des droits de
l’Homme et de s’inspirer des
normes dans ce domaine», a
souligné l’universitaire
Benmansour Benali, membre
de la Commission nationale
consultative de promotion
et de protection des droits de
l’Homme (Cncppdh). Il a, en
outre, fait savoir que les travaux ont permis de décortiquer
avec précision les contenus
des traités internationaux et
des articles du droit algérien
portant sur les droits de
l’Homme, et leur application
au niveau de l’instance judiciaire (garde à vue, enquête
préliminaire, ...). A ce propos,
le directeur de l’administration
et des moyens à la Cncppdh,
Badache Mohamed-Tayeb, a
révélé que ces ateliers de
formation, les troisièmes du
genre organisés au niveau
national, visent à informer les
fonctionnaires chargés de
l’application de la loi en
Algérie sur les nouveautés en
matière des normes à suivre
pendant l’enquête préliminaire, tout en annonçant que
des ateliers similaires seront
organisés dans d’autres
wilayas du pays. Cette session
de formation, organisée par la
Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme
en collaboration avec l’Organisation internationale de la
réforme pénale, a vu la participation d’un nombre de fonctionnaires de différents corps
de sécurité dont la Sûreté et la
Gendarmerie nationales, les
Douanes algériennes, ainsi que
des magistrats et des avocats.
C. C./APS
3
UN PROJET de loi visant à asseoir les
grands principes de la démocratie participative dans la gestion des affaires locales
est en préparation, a annoncé, hier à Alger
un cadre du ministère de l’Intérieur et des
Collectivités locales. «Le projet de texte
qu’on est en train de préparer tend à
asseoir les grands principes de cette participation citoyenne et de la développer au
sens juridique et pratique», a indiqué
Abderahmane Seddini, inspecteur général
au ministère de l’Intérieur qui intervenait
lors d’un séminaire sur la promotion de
l’approche participative dans la gestion des
affaires locales, organisé par le ministère
en collaboration avec l’Union européenne.
Il a rappelé que des ateliers sont organisés
depuis plus d’une année par son département afin «d’enraciner» la promotion de
l’approche participative. Pour M. Seddini,
il ne s’agit pas uniquement de consulter le
citoyen sur des priorités de développement
ou sur ses préoccupations socio-économiques, mais aussi de le mobiliser autour
d’objectifs d’intérêts publics et d’intérêt
général. Il a fait observer que le projet révision constitutionnelle stipule dans son
article 14 que «l’Etat encourage la démocratie participative au niveau des collectivités locales». Concernant le séminaire, il a
indiqué qu’il entre dans le cadre de l’échange d’expériences avec des pays de
l’UE en matière de l’approche participative. Il ajoutera que des mécanismes nouveaux et modernes sont introduits dans
cette approche participative, avec la généralisation de la numérisation et l’instauration de nouvelles relations entre
l’administration et le citoyen à travers les
nouvelles technologies de l’information et
de la communication. En marge de ce
séminaire, M. Seddini a indiqué à la presse
en réponse à une question sur le financement des collectivités locales, que les APC
en Algérie sont en mesure de créer des
richesses, soulignant que «chaque collectivité locale doit développer son identité économique». Il a estimé en outre que le Code
communal offre aux collectivités locales
des possibilités à même de les inciter à
diversifier leurs ressources financières, à
travers notamment l’amélioration de la fiscalité locale ainsi que le développement de
l’économie locale. «Nous ne pouvons pas
continuer dans le concours définitif du
budget de l’Etat. Il faut encourager l’initiative économique des Collectivités locales»,
a-t-il affirmé. Les travaux de ce séminaire
de deux jours, auquel prennent part des
cadres du ministère, des élus locaux et des
représentants de l’UE, a pour objectif de
présenter des expériences européennes en
matière de renforcement de la gouvernance
locale. Des communications sur la gestion
des affaires locales et la participation
citoyenne dans les projets locaux notamment, seront présentées au cours de cette
rencontre qui s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la mise en œuvre de
l’Accord d’association avec l’UE. D’autres
séminaires seront organisés par l’UE en
Algérie et porteront sur l’appui d’un projet
de programme concernant le support à une
gouvernance démocratique pour le Conseil
national économique et social (Cnes) et le
ministère de l’Intérieur afin de permettre
d’identifier les participations les plus utiles
des citoyens organisés en association à la
gestion des services publics locaux. Il est
aussi prévu un appui à ce programme de
renforcement des capacités des acteurs de
développement local dans 6 communespilotes représentatives, sélectionnées dans
les différentes régions du pays en gestion
indirecte avec le Programme des Nations
unies pour le développement (Pnud).
4
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 28 janvier 2016
LE TRIBUNAL A AJOUTÉ DES QUESTIONS SUBSIDIAIRES POUR
Le verdict dans l’affaire Sonatrach 1
Par
Hasna Yacoub
e tribunal criminel près la
Cour d’Alger rendra son
verdict dans l’affaire dite
Sonatrach 1 mardi prochain
après avoir répondu à une centaine de questions pour les
19 personnes impliquées dans
ce dossier. Il devra également
répondre aux questions subsidiaires qu’il a décidé d’ajouter
pour cinq accusés, à savoir
Hassani Mustapha, Cheikh
Mustapha, Senhadji Mohamed,
Meziane
Mohamed
et
Belkacem Boumediène. Ces
questions subsidiaires portent
sur la requalification des faits
de passation de marchés
contraire à la réglementation,
comme l’a annoncé le président
du tribunal, Mohamed Reggad.
Ce dernier, à la clôture des plaidoiries de la défense, a donné
l’occasion à chaque accusé,
dans le respect des procédures,
de prononcer un dernier mot.
En prenant la parole, Mohamed
Meziane, l’ex-P-dg de
Sonatrach, a affirmé que durant
sa longue carrière de haut cadre
il n’a jamais trahi son pays, ni
l’entreprise qu’il a gérée.
Mohamed Meziane a demandé
certes son acquittement mais
avant, il a demandé sa réhabilitation. Cette demande de réhabilitation sera également
formulée par Belkacem
Boumediène qui récitera un
verset coranique en pleurant.
L’accusée Meliani Nouria, elle,
dira qu’elle a été touchée dans
son honneur et que l’honneur
n’a pas de prix. Avant de se
retirer pour les délibérations, le
président du tribunal lira les
conclusions des enquêtes psychologiques et sociales de
Photo : S. Zoheir
L
de l’ex-vice-président de l’activité amont, l’accusé Belkacem
Boumediène qui est poursuivi
pour association de malfaiteurs,
passation de marchés contraire
à la réglementation, corruption,
mauvaise exploitation de la
fonction, blanchiment et tentative de dilapidation de deniers
publics. M e Zouit va commencer sa plaidoirie en assurant
que dans ce dossier «les faits ne
correspondent pas à la réalité
et les chefs d’accusation ont été
inscrits pour chaque accusé et
c’est sur cette base qu’il y a eu
ensuite un tissage du dossier».
Il en veut pour preuve la qualification d’un même fait par
deux chefs d’accusation différents. Me Zouit va parler ensuite
de la détention provisoire
«qui ne l’est plus. C’est un
point noir dans ce dossier,
en violation du principe de
la présomption d’innocence».
Le défenseur de Belkacem
Boumediène soutiendra que son
client a passé six ans en détention provisoire après une simple
confrontation où l’accusé
Al Ismaïl n’a fait que reconnaître Boumediène comme
étant le vice-président de
Sonatrach. «Est-ce pensable !»
s’écrit l’avocat et de se
demander pour quelle raison
toutes les demandes de mise
en liberté provisoire ont
été rejetées alors que Belkacem
Boumediène présente
beaucoup plus de garanties que
d’autres.
«Belkacem
Boumediène
a eu la récompense
de Sinimar !»
Photo : S. Zoheir
chaque accusé où il est établi
que tous les mis en cause ont
toutes leurs facultés et ont une
conduite sociale exemplaire,
sans antécédents judiciaires. Il
demandera à chaque mis en
cause de préciser au tribunal les
biens qui ont été saisis ainsi que
s’il y a eu retrait ou non de son
passeport.
Dans la matinée, les deux
dernières plaidoiries qui ont
clôturé le débat contradictoire
dans le procès Sonatrach 1, ont
été faites par Me Zouit Laaziz et
Me Madani Abdelhak, avocats
M e Zouit va accuser le
magistrat de n’avoir instruit
qu’à charge précisant que dans
ce dossier «il y a une déformation des faits et énormément de
contradictions». Sinon comment expliquer, demande
Me Zouit, que «les actes de gestion les plus ordinaires ont une
qualification de crimes et de
délits ? Alors que la gestion de
Sonatrach se passait de
manière transparente, au vu et
au su de tout le monde». Et
d’ajouter : «Et pour quelle
raison ? Juste parce qu’il est
fait état d’un lien du fils de
Meziane avec une société qui a
contracté des marchés avec
Sonatrach ? Où est le bon
sens ? Pourquoi cherche-t-on
à casser des gens méritoires.
Belkacem Boumediène est
d’une très grande qualification
et aujourd’hui, il est accusé et
mis en prison. C’est la récompense de Sinimar !» L’avocat
va continuer à expliquer au tribunal que toutes les charges
dont est poursuivi son client ne
sont pas fondées, voire sont
insensées car «celui qui vole, ne
lance pas des consultations,
n’installe pas des commissions
pour l’ouverture de plis, ne
négocie pas les prix … Celui
qui vole ne laisse pas de traces
et nous, heureusement, nous en
avons laissé. Enormément.
Tous les documents qui retracent le cheminement des actes
de gestion de mon client existent». L’avocat Zouit voulant
décharger son client des crimes
dont il est poursuivi, rappelle
au tribunal la lourde responsabilité qu’il a, car «l’histoire n’a
qu’une seule lecture. Même en
cas de condamnation, les actes
de gestion ne peuvent pas être
criminalisé». Il ajoutera, un peu
plus loin que Belkacem
Boumediène «l’homme méritoire, le nationaliste dévoué qui
n’a fait que son travail, est
devenu, en une fraction de
seconde, un malfaiteur et
membre d’une association de
malfaiteurs ! Mais ce dossier
ne vous a pas donné et ne vous
donnera pas un soupçon de
preuves sur cette charge. Mieux
encore, dans ce dossier vous
n’allez pas trouver de faits correspondants aux charges retenues contre mon client mais des
preuves de son innocence».
L ’ É V É N E M E N T
prononcé mardi prochain
La défense hurle sa
colère : «Il ne faut pas
avoir honte de dire que
c’est une injustice»
Allant dans le détail des
accusations, l’avocat va essayer
de démonter les charges en
expliquant au tribunal que
«dans l’arrêt de renvoi, il est
reproché à mon client d’avoir
pris la décision d’octroyer le
projet CIS de gré à gré alors
que tous les PV du comité exécutif restreint (CER) de
Sonatrach prouvent que les
décisions ont été prises à son
niveau, en plus des déclarations des témoins qui ont défilé
devant le tribunal criminel (…)
Mon client a eu à donner des
délégations de pouvoir dans
plus de 550 contrats et on lui
reproche deux délégations de
pouvoir pour la signature de
deux marchés. Pourtant la
délégation de pouvoir, une
procédure administrative, est
énoncée dans le règlement intérieur de Sonatrach. Comment
peut-on alors reprocher à mon
client de transgresser ce règlement ? (…) Je me demande
aussi sur quelle base Belkacem
Boumediène est accusé de
violer en 2006 le règlement
(R15) pour avoir octroyé un
contrat d’une consultation restreinte alors qu’à cette date, la
R15 ne faisait nullement état de
la consultation restreinte (…)
Comment peut-on lui reprocher
de n’avoir pas respecté la règle
du moins-disant dans une
consultation restreinte ?
Soutenir qu’il a décidé de lotir
un projet alors qu’il existe les
PV du CER qui confirment que
cette décision a été prise dans
„ Al Ismaïl Djaafer :
L’accusé va réciter un verset coranique avant de dire : «Allah nous suffit et quel
bon défenseur (Hasbiya allah wa ni3ma el wakil). Je suis innocent. J’ai confiance
dans mon pays, dans la justice de mon pays, j’ai travaillé pour l’Algérie et je suis
prêt à travailler encore. Je demande l’acquittement».
(Plusieurs biens saisis et comptes gelés, en Algérie et en France, passeport
confisqué)
le CER ? (…) Il est reproché
aussi à mon client la non publication dans le Baosem des marchés incriminés, mais en dehors
de la déclaration d’un témoin
qui affirme avoir reçu des instructions orales de ne pas
publier, il n’y a aucune preuve
que Boumediène a donné cet
ordre oral, alors que la défense
a présenté au tribunal un document écrit, signé en 2007 par
Boumediène, où il instruit ses
subordonnés de publier l’ensemble des marchés dans le
Baosem (…) ».
Après ces explications,
Me Abdoun va hurler sa colère.
«Il ne faut pas avoir honte de
dire que c’est une injustice car
tout le dossier est construit sur
des aberrations comme cette
accusation de dilapidation de
deniers publics. Est-ce qu’il y a
une expertise où est-ce que le
tribunal va se référer à l’équation simpliste de (3-2 =1) que
le témoin Ghezli a effectué pour
soutenir qu’il y a eu une hausse
dans les offres commerciales ?
Si cela n’est pas de l’injustice,
qu’on m’explique ce que
c’est ?», s’indigne à nouveau
l’avocat toujours en forçant sur
ses cordes vocales. «Ne pleure
pas Belkacem, ne pleure pas. Il
y a eu deux enquêtes de réhabilitation qui prouvent ton honnêteté et ta loyauté. Ne pleure pas
parce que tu n’es pas un malfaiteur», dit M e Abdoun en
regardant son client avant de se
retourner vers le tribunal et
poursuivre : «Celui qui vole,
vole la nuit ! Boumediène
Belkacem a fait 550 actes de
gestion et tout est écrit.
Aujourd’hui, la dignité de cet
homme est piétinée. Belkacem
ne demande pas l’acquittement
mais une réhabilitation !»
H. Y.
„ Hassani Mustapha :
«J’ai fait mon travail fidèlement et j’ai la conscience tranquille.»
(passeport confisqué)
„ Cheikh Mustapha : «Je demande l’acquittement»
(passeport confisqué)
„ Belkacem Boumediène :
L’accusé récite sourate Al Anbiyaa en pleurant avant de dire : «On espère que
le tribunal sera indulgent avec nous. En ma qualité d’ex-vice président de
Sonatrach, je ne pensais pas assister à un procès tel que celui-ci et quel que soit le
verdict, je suis fier de la justice de mon pays.»
(passeport confisqué)
„ Meziane Mohamed Réda : «Je demande l’acquittement. J’ai été franc dans
toutes mes déclarations.»
(Saisi d’un appartement à Dely Brahim, un autre à Ben Aknoun, d’une Audi
Q5, passeport confisqué).
„ Meziane Bachir Fawzi :
«J’ai tellement pensé à ce dernier mot. Je n’ai rien a voir avec ce dossier et je
demande à être acquitté»
(Saisie d’une villa à Bouzaréah, une BMW, passeport confisqué)
„ Maghaoui El Hachemi :
«J’ai travaillé avec bonne intention. Je n’ai jamais dilapider ni autre chose. J’ai
passé 6 ans en prison avec mon fils. C’est beaucoup.»
(Plusieurs comptes gelés en France et en Algérie, passeport confisqué).
„ Maghaoui Yazid Elyes :
«Je suis accusé à tort. Je demande l’acquittement, je suis innocent.» (comptes
gelés en France et en Algérie, passeport confisqué)
„ Zenasni Benamar : «Je suis innocent et je n’ai aucune relation avec cette
affaire.»
„ Abdelwahab Abdelaziz : «J’ai travaillé avec sincérité. Je suis innocent et j’ai
une entière confiance dans la justice.»
(passeport confisqué et perte de l’emploi)
„ Senhadji Mohamed :
«Je n’ai fait que mon travail dans le cadre de mes prérogatives. J’assume mes responsabilités. J’ai confiance dans la justice.»
(passeport confisqué)
„ Aït el Hocine Mouloud : «Je demande l’application de la loi.»
„ Rahal Mohamed Chawki : «C’est la première fois que je me retrouve devant
le tribunal et j’espère la dernière. Ce que j’ai fait c’était uniquement dans l’intérêt
du pays et je suis innocent.»
(passeport confisqué et perte de l’emploi)
„ Meliani Nouria :
«J’ai exercé ma profession. Je n’ai aucune relation avec Sonatrach. J’ai été touché
dans mon honneur et l’honneur n’a pas de prix. Je n’ai pas vu mes enfants depuis 3
ans. J’ai beaucoup de respect pour le tribunal que je remercie pour sa patience.»
(passeport confisqué)
„ Meziane Mohamed :
«J’ai travaillé pendant 44 ans dans le domaine pétrolier, dont 33 ans comme haut
cadre, et je n’ai jamais trahi mon pays, ni Sonatrach. Je demande la réhabilitation
et l’acquittement.»
(saisie d’une villa à Birkhadem, du logement de la défunte épouse en France,
passeport confisqué)
„ Saipem :
«Nous réfutons les accusations et nous avons entière confiance dans la justice
algérienne.»
(deux comptes gelés)
„ Contel-Funkwerk : «Je demande la relaxe du groupement et son acquitement.»
(des comptes gelés).
„ Contel Algérie :
«Je demande l’innocence de la personne morale» (des comptes gelés, deux sièges
et un véhicule saisis)
Photo : DR
Sonatrach pour la sécurisation
des sites.
5
Le dernier mot des accusés
CINQ ACCUSÉS
Me Zouit conclura en disant que
«le tribunal n’aura aucune difficulté à forger sa conviction
pour acquitter Belkacem
Boumediène». M e Abdoun, le
dernier avocat à plaider,
s’avance à la barre. Ce dernier
va être très ému par la situation
de son client au point où il aura
un malaise à force de crier et
amènera le président Reggad à
lever la séance pour lui offrir
quelques minutes de repos. Me
Abdoun va revenir, au début de
son intervention, sur la détention provisoire affirmant que
cette détention peut être assimilée à une condamnation en
violation des droits de
l’Homme et de la présomption
d’innocence. «La liberté est
consacrée», crie haut et fort
l’avocat. Il soutiendra ensuite
que son client, un cadre louable
et d’une haute qualification, a
été considéré comme criminel
sur la base d’une simple hypothèse. «En réalité, nous ne
sommes poursuivis par aucun
article de loi, cité dans l’arrêt
de renvoi, mais par ce terme de
‘‘complicité’’ évoqué par les
agents de la police judiciaire
(DRS). La police judiciaire a
poursuivi mon client et le
magistrat instructeur l’a
condamné en le mettant en
prison depuis 6 ans», dira
Me Abdoun avant de revenir sur
les faits en expliquant tout
d’abord le statut de Sonatrach
et citera des articles de loi qui
stipule clairement que «le poste
de P-dg de Sonatrach ouvre
droit aux pouvoirs les plus
larges». Il insistera ensuite
pour dire que son client
Belkacem Boumediène ne
bénéficie pas de pouvoirs. Me
Abdoun parlera de l’urgence et
des instructions du ministre de
l’Energie aux responsables de
Jeudi 28 janvier 2016
„ Funkwerk : le représentant étant absent, son dernier mot sera transmis par
l’avocat de la société allemande. «Nous remercions la justice algérienne et
demandons l’acquittement.»
6
I D É E S
Jeudi 28 janvier 2016
Comment Erdogan
affaiblit la Turquie
ÉDITORIAL
Inévitable et vitale réforme
du système sécuritaire national
Par
A L’ANNONCE du départ à la retraite de M. Mohamed-Lamine Médiene,
l’homme qui a incarné un quart de siècle durant la superstructure centralisée
que fut le DRS, des voix sceptiques, voire très critiques, se firent entendre. Ils
furent alors nombreux à crier au démantèlement de notre système de
vigilance sécuritaire. Certains y virent même un acte malveillant de
démantèlement de la part d’un chef de l’Etat dont on dessinait la volonté sous
les traits accentués d’un Néron politique ! Il s’en est même trouvé un homme
politique en vue pour qualifier de supplétifs du pouvoir en place les rares
observateurs y ayant vu un changement doctrinal nécessitant une réforme des
structures, de la philosophie et des hommes. Bref, un produit de la nécessité,
une exigence de l’époque, une mutation naturelle. Exit donc le DRS, mégastructure centralisatrice qui a fait son temps et qui posait déjà des problèmes
en termes de coordination des actions, de réactivité et de prévention. Place
donc à la DSS, la Direction des services de sécurité, conçue comme une
agence de renseignement, avec à sa tête un coordinateur civil dont le rôle est
par définition de faire interagir efficacement les tâches et les personnes. Ce
coordonnateur est placé sous la tutelle politique et le contrôle direct du président de la République. Sur le principe, on revient à une relation hiérarchique
connue sous les présidents Boumediene et Chadli, sauf que le renseignement
et la sécurité stratégiques ne sont plus l’apanage de l’armée. La DSS sera inéluctablement ouverte aux compétences civiles qui ne seraient plus des forces
supplétives ou de simples apports d’appoint. Evolution logique et révolution
de velours. La prochaine étape verra d’autre part la création de nouveaux
outils de l’intelligence économique et surtout du contre-terrorisme. Et, on ne
le répétera jamais assez, l’objectif essentiel qu’il ne faut pas perdre de vue, est
de recentrer les services sur le cœur de leur métier, le renseignement et la prévention active. En plus clair, faire en gros et tout à la fois du renseignement
d’origine électromagnétique ou Roem (anglais, Sigint), du renseignement
d’origine humaine (Rohum, Humint en anglais) et du renseignement d’origine source ouverte (Roso). Dans les changements significatifs opérés par le
président de la République, la direction de la Sécurité de l’armée (Dcsa) a
déjà été autonomisée et érigée en corps d’armée à part entière, avec des missions de renseignement et de sécurité militaire précises. Ainsi renforcée, elle
sera un pilier essentiel du système intégré de lutte antiterroriste mutualiste qui
sera mis en place. Structure militaire par essence, son action sera coordonnée
par le manager général de la DSS qui veillera aux synergies interservices
(Dcsa-Gendarmerie-Dgsn). Cette profonde réforme qui touche à la doctrine
de sécurité nationale même, est devenue inévitable depuis la gigantesque prise
d’otage dans le complexe gazier de Tiguentourine en 2013. A ce sujet, il ne
faudra plus se voiler les yeux et regarder bien en face la réalité de notre
système sécuritaire tel qu’il a fonctionné jusqu’alors. Toutes proportions
gardées, Tiguentourine fut, pour nous, notre 11 septembre sécuritaire. Si elle
fut indéniablement un succès opérationnel militaire, l’affaire de Tiguentourine avait révélé alors toutes les limites de notre système de prévention, en
matière de renseignement opérationnel. On n’avait pas soupçonné une
opération d’une telle ampleur et on n’avait rien vu venir s’agissant d’une
zone économique vitale, d’un site hautement sensible et d’un périmètre de
haute sécurité ! Pour mieux sanctuariser le territoire, mieux sécuriser les
frontières, mieux gérer le risque terroriste interne et externe et faire face aux
manœuvres de déstabilisation du pays, la réforme de nos services de sécurité
était urgente et nécessaire. Vitale même.
N. K.
Quotidien national d’information
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Ameyar Kheïreddine, Cherif Tifaoui,
Hassen Bachir-Cherif, Baya Gacemi, Djamel Djerad
Tous les documents remis au journal ne peuvent faire l'objet d'aucune
réclamation, sauf accord préalable avec la direction.
Photo : DR
Noureddine Khelassi
Par
Dominique Moisi*
oici cinq ans, lorsque survint ce que nous
appelâmes le «printemps arabe», l’heure de la
Turquie semblait avoir sonné. Après avoir été
humilié par l’Union européenne, qui avait fait traîner
en longueur les négociations d’adhésion – des pourparlers entachés par les fausses promesses de l’UE –,
celui qui était encore le Premier ministre turc, Recep
Tayyip Erdogan, aujourd’hui président, semblait en
mesure de redonner à son pays fierté et crédibilité : il
contribuerait à refaçonner un Moyen-Orient dans la
tourmente. Inutile d’ajouter que tout ne s’est pas exactement passé comme prévu.
La Turquie était pourtant en position de force pour
changer le cours des choses. Avec sa démocratie en
état de marche, son économie de marché en pleine
expansion et sa riche histoire culturelle, elle offrait à
la région un modèle économique, social et politique
particulièrement séduisant. À l’instar de l’Indonésie,
elle administrait la preuve vivante d’une compatibilité
de l’Islam non seulement avec la démocratie, mais
aussi avec la modernité – considérations qui ne passaient par inaperçues chez les manifestants, par
exemple, de la place Tahrir au Caire.
Déjà, pourtant, les raisons d’être inquiet ne manquaient pas. Erdogan commençait à donner l’impression qu’il cherchait à concentrer le pouvoir entre ses
propres mains, affaiblissant ainsi la démocratie turque
et par conséquent ses ambitions d’autorité régionale.
C’est précisément, hélas !, ce qui est arrivé.
Tout a commencé lorsque Erdogan a tenté de faire
la démonstration, avec le plus parfait aplomb, de son
poids régional ; ainsi a-t-il exigé le départ du président
syrien Bachar al-Assad, avec qui la Turquie entretenait auparavant de bonnes relations. Il était à ce point
persuadé que son appel serait suivi et qu’il en sortirait
conforté dans sa stature d’indispensable leader
régional, qu’il se crut libre de prendre ses distances
avec l’Occident et de durcir son attitude à l’égard
d’Israël.
En fait, l’influence d’Erdogan s’avéra bien moins
grande qu’il ne l’avait cru. Pire, l’extension des
troubles dans la région renvoya la Turquie à ses vieux
problèmes ; le nationalisme kurde, qu’Erdogan avait
eu tant de peine à circonscrire, se réveilla. Et tandis
que le rêve démocratique du printemps arabe
s’évanouissait, d’abord dans la confusion, puis dans la
violence, celui d’Erdogan s’écroulait.
Mais plutôt que de tirer les leçons de cette expérience et d’offrir à son pays une vision nouvelle,
Erdogan, déçu, sinon profondément frustré, redoubla
d’efforts pour affermir son pouvoir. En 2014, il prenait possession du nouveau palais présidentiel et s’entourait d’une garde d’honneur destinée à rappeler au
monde la splendeur ottomane, tentative transparente
de compenser son incapacité à orienter selon ses
intérêts – sinon ceux de son pays – les affaires
régionales. Cette attitude rappelle celle du président
russe Vladimir Poutine, qui utilise les ors du pouvoir
et les immenses ressources de sa fonction pour
s’attribuer les mérites d’une fierté nationale retrouvée,
V
surtout lorsqu’il tente de persuader les Russes
ordinaires de faire des sacrifices économiques. De la
même façon, Erdogan se pose en protecteur de la
dignité des Turcs et de l’image de grande puissance
qu’ils ont d’eux-mêmes.
Avec le conflit syrien qui fait rage à sa porte, les
prétentions d'Erdogan semblent de plus en plus
contestables. La Turquie est aujourd'hui confrontée à
une crise des réfugiés beaucoup plus grave que celle
que connaît l'Europe ; les attaques terroristes sur son
territoire se multiplient et la tension avec le Kremlin,
après qu'un bombardier russe a été abattu en
novembre à proximité de la frontière turco-syrienne,
est toujours vive. À l'évidence, l'attitude d'Erdogan
aggrave une situation déjà mauvaise. Bien qu'il se soit
réconcilié avec l'Occident et avec Israël - ce qui a dû
le contraindre à ravaler un peu de son orgueil -, il a
refusé de donner la priorité à la lutte contre l'État islamique (EI) sur la nécessité de tenir en échec les séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK),
éloignant ainsi la Turquie de ses alliés occidentaux,
pour lesquels la question kurde est d'abord une
question intérieure.
Du point de vue turc, les choses sont pourtant
moins nettes, étant données les répercussions de la
situation internationale - et particulièrement pour ce
qui touche à l'EI - sur le PKK. À mesure que les
Kurdes apparaissaient comme une force crédible
dans le combat contre l'EI, ils ont consolidé leur
indépendance grandissante en Syrie et en Irak. Si
l'Occident, qui préfère très largement les Kurdes à
l'EI, salue leurs avancées, la Turquie les observe avec
anxiété, convaincue qu'elles pourraient également
marquer un pas vers l'indépendance kurde.
Dans ce contexte, Erdogan ne semble pas avoir
l'intention de modifier son attitude, même au prix d'un
isolement croissant de la Turquie face à ses alliés
occidentaux. Le président turc reste apparemment
convaincu que l'Occident a plus besoin de lui - pour
tenir le flanc sud de l'Otan ainsi que pour filtrer et
endiguer le flux de réfugiés syriens vers l'Europe qu'il n'a lui-même besoin de l'Occident. Mais ce ne
serait pas la première fois que son assurance se
retourne contre lui.
Du fait, pour une bonne part, des efforts acharnés
déployés par Erdogan pour renforcer la présidence, la
Turquie est à la vérité en train de perdre son poids
diplomatique et résiste mal au terrorisme. Il serait
prématuré de tenir pour acquis l'échec d'Erdogan, qui
a démontré plus d'une fois son extraordinaire
résilience politique, mais il n'est pas trop tôt pour
condamner son attitude. Car une Turquie fragile
signifie aussi un Occident plus vulnérable, et un
Moyen-Orient, désespérément en quête de piliers pour
assurer sa stabilité, plus faible encore.
D. M.
(traduction François Boisivon)
* Professeur à l'Institut d'études politiques de
Paris (Sciences Po), conseiller principal à l'Institut
français des Affaires internationales (IFRI) et
professeur invité au King College de Londres.
In project-syndicate.org
7
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 28 janvier 2016
SELON UN SPÉCIALISTE FRANÇAIS EN FINANCES
La bancarisation des fonds informels
est une bonne formule
Par
Ziad Abdelhadi
e recul des recettes de
l’Algérie a poussé l’Etat à
chercher de nouvelles ressources financières internes. Le
captage de l’épargne et la bancarisation des fonds informels qui
représentent des centaines de milliards de dinars se posaient comme
une solution à adopter. Et les pouvoirs publics l’ont fait en mettant
en place, en août dernier, l’opération Mise en conformité fiscale
volontaire (Mcfv). Une formule
qui selon Christian de Boissieu,
expert français en finances, est
bonne. Un avis donné lors d’une
conférence qu’il a animée sur le
thème «La déglobalisation et la
restructuration financière», organisée par la Banque d’Algérie, hier
en son siège, et où étaient présents
le gouverneur de la Banque centrale, M. Mohamed Laksaci ainsi
que des banquiers et financiers.
Toujours à propos de la Mcfv, ce
professeur en finances à la Sorbonne (Paris) a estimé que «l’épargne informelle en Algérie peut
se reformaliser» avec ce type
d’opération. Non sans révéler, en
réponse à une question d’un
confrère posée lors des débats qui
ont suivi la conférence : «C’est
une bonne formule, en attendant
de voir ce qu’elle va donner
comme résultats quantitatifs.» «Il
est nécessaire de créer une passerelle entre l’épargne formelle et
l’épargne informelle en Algérie»,
ajoutera-t-il, considérant que le
succès d’une telle opération
dépendra étroitement de la
Photo : S. Zoheir
L
confiance citoyens-administration
fiscale. A une autre question sur
l’impact du marché parallèle des
devises sur l’économie du pays,
cet expert a jugé que «tout écart
significatif entre le taux de change
officiel et le taux de change
parallèle nuit à l’image du pays».
Ce spécialiste des questions monétaires et bancaires a jugé que «le
contrôle des changes doit être
conjoncturel pour céder la place à
la libéralisation (du taux de
change)». Il s’est aussi dit «étonné
de voir des euros, des dollars et,
récemment, des yuans se vendre
sur le square d’Alger».
Par ailleurs, dans son analyse
de la conjoncture économique et
financière mondiale, il a avancé
que la situation n’était pas aussi
dramatique que celle de 2009. Les
banques centrales à travers le
monde ont injecté de grosses liquidités et ont ainsi réussi, selon lui, à
éviter une déflation majeure, mais
ont fini par alimenter la spéculation. De ce fait, a-t-il poursuivi, si
la crise de 2007 avait été engendrée par des banques américaines
et leurs subprimes (crédits
accordés à des emprunteurs insolvables avec des intérêts élevés),
une nouvelle crise financière mondiale s’annonce pour 2016-2017,
mais qui proviendra, cette fois-ci,
des marchés financiers et non des
banques.
Intervenant à son tour,
M. Laksaci a relevé la divergence
des politiques monétaires des principales banques centrales à travers
le monde, qui s’annonce clairement en 2016 et qui fait peser
davantage d’incertitudes sur la
situation financière mondiale, et
ce, notamment sur les pays émergents et en développement. Ainsi,
a-t-il ajouté, les conditions financières de ces deux catégories de
pays devraient se resserrer davantage cette année dans un contexte
de faiblesse des prix des matières
premières et de volatilité des taux
de change, compliquant davantage
leurs programmes d’ajustement
notamment pour les exportateurs
de pétrole.
Rappelons enfin que la Mcfv,
lancée en août dernier par l’administration fiscale et les banques
pour attirer l’argent «légitime»
circulant dans l’informel vers le
circuit bancaire, semble bien
démarrer, selon des banquiers
interrogés par les médias. La loi de
Finances complémentaire (LFC)
pour 2015 (article 43) a fixé une
taxation forfaitaire libératoire de
7% applicable sur les sommes
déposées auprès des banques dans
le cadre d’un programme inédit en
Algérie qui expire le 31 décembre
2016.
Z. A./APS
EN RAISON DE LA BAISSE DES PRIX À L’IMPORTATION SUR LES MARCHÉS MONDIAUX
La facture d’importation de sucre en recul en 2015
Par
Bahia Aliouche
LES IMPORTATIONS de
sucre (de betterave brute, de canne
à sucre, sirop de lactose et lactose
à l’état solide) ont diminué à
714,76 millions de dollars (usd)
en 2015 contre 861,04 millions
usd en 2014, a appris l’APS
auprès des Douanes.
Quant aux quantités de sucre
importées, elles ont légèrement
augmenté en se chiffrant à
1,93 million de tonnes (mt) contre
1,92 mt, selon le Centre national
de l’informatique et des statistiques des douanes (Cnis).
Ainsi, le coût des importations
de sucre a reculé de 17% en 2015
par rapport à l’année d’avant,
tandis que les quantités importées
sont restées quasiment inchangées
(+0,44%).
La facture a diminué dans le
sillage de la baisse des prix à l’importation des sucres roux et blanc
sur les marchés mondiaux en
raison d’une récolte meilleure que
prévue de canne à sucre et d’une
dépréciation de la monnaie brésilienne par rapport au dollar.
Le Brésil a tablé sur une
récolte record de canne à sucre de
604 millions de tonnes sur 20152016, la canne étant à l’origine de
80% de la production mondiale de
sucre.
Selon l’institut économique
Cepea, les prix du sucre et de l’éthanol au Brésil devraient se stabiliser, voire remonter, cette année
en raison du changement de la
tendance mondiale dans le secteur,
mais aussi de facteurs climatiques
et de change.
«Les projections pour la
récolte 2015/16 indiquent un
changement de scénario, basé sur
une production et des stocks mondiaux (de sucre) en baisse. Cette
perspective, alliée à un real dévalorisé et à une récolte brésilienne
plus tournée, à nouveau, vers la
production d’alcool, doit favoriser
les prix internes du sucre en
2016», précise Cepea (Centre d’études avancées en économie appliquée). La hausse des cours du
sucre au Brésil a commencé au
second semestre 2015, poursuit le
centre qui s’attend par ailleurs à
une hausse des exportations brésiliennes de sucre en raison d’une
prévision de déficit de la matière
première au niveau mondial et
d’un taux de change qui réduit le
prix des marchandises brésiliennes, une fois exprimé en dollars ou en euros.
B. A./APS
UNE SPÉCIALISTE en droit
des sociétés a recommandé, hier à
Alger, la création de zones
franches industrielles comme un
des moyens pour redynamiser l’économie algérienne dans le
contexte actuel caractérisé par une
chute des prix de pétrole. Malgré
l’échec de cette expérience à deux
reprises durant les années 1990 et
2000, Hind Benmiloud qui intervenait lors d’un séminaire sur les
zones franches, voit en la création
de ce type de zones une alternative pour redynamiser l’industrie,
augmenter et diversifier les exportations du pays et moderniser son
économie. Une zone franche est
un espace géographique présentant des avantages fiscaux afin
d’attirer l’investissement et de
développer l’activité économique
dans l’objectif d’exporter. Autrement dit, les entreprises qui s’y
installent bénéficient d’un environnement fiscal et réglementaire
plus favorable que celui en
vigueur dans le reste du pays. Les
zones franches peuvent être de
nature commerciale, industrielle
de services comme elles peuvent
être de grands ports ou aéroports.
La conférencière estime nécessaire la création de ces zones de
type industriel en attirant des
investisseurs étrangers et nationaux vers des secteurs d’activités
où l’Algérie offre des opportunités. Il s’agit, selon elle, de
construire des plateformes et des
pôles industriels dans l’agroalimentaire, de la chimie, les matériaux de construction et l’industrie
pharmaceutique. «A l’heure
actuelle, les zones franches représentent une alternative pour le
développement local, national et
régional», insiste l’experte. Pour
elle, les zones franches présentent
plusieurs avantages pour l’économie nationale. Outre la stimulation du tissu économique local et
régional, ces zones constituent un
moyen pour attirer des investisseurs étrangers. Ces zones permettent aussi, a-t-elle ajouté, un
transfert de technologie et la création d’un nombre important de
postes d’emplois, en raison des
charges fiscales allégées.
Appel à la création de zones franches en Algérie
Pack tablette Windows de Ooredoo avec payement par tranches
OOREDOO continue de généraliser l’accès à l’Internet mobile en Algérie et lance le pack exceptionnel
qui permet de bénéficier d’une tablette Windows, d’une Sim Data et de trois mois de connexion Internet
offerts, avec un premier versement de 7 500 DA et un paiement ensuite du montant restant par échelonnement via un prélèvement automatique mensuel, qui se fera sur le compte bancaire du client, à raison
de 2 500 DA par mois pendant 6 mois, soit un total de 22 500 DA. Le client Entreprise se verra aussi
proposer différents paliers de l’offre pack N’ternet entreprise allant de 500 Mo jusqu’à 10 Go pour toute
nouvelle souscription ou reconduction de contrat. De plus, le client bénéficie d’une licence «Microsoft
Office 365» d’une durée d’une année. Guidé par sa démarche de proximité, d’écoute et la volonté de
rendre plus simple et plus confortable l’utilisation de ses services, Ooredoo continue à améliorer l’expérience de ses clients en leur proposant des solutions mieux adaptées à leurs besoins et leurs modes de
vie. L’offre Pack tablette Windows est disponible dans tous les Espaces Ooredoo à travers le territoire
national.
8
C O N J O N C T U R E
Jeudi 28 janvier 2016
ALORS QUE LES PAYS ÉMERGENTS TOURNENT DÉSORMAIS AU RALENTI
Iran : les entreprises françaises à l’assaut
de la «Chine du Moyen-Orient»
L’accord de Vienne, entré en vigueur le 16 janvier, met fin aux sanctions internationales qui frappaient
l’Iran. Et à son isolement économique. Alors que les pays émergents tournent désormais au ralenti,
les entreprises françaises veulent tirer leur épingle du jeu de la réouverture du marché iranien
Par
Khomeini pour les contrerévolutionnaires, et lutter contre
l’influence des puissances
étrangères.
L’absence de concurrence
étrangère leur a permis d’exercer
un monopole qu’il convient
toutefois de relativiser. Les
Pasdaran ne posséderaient que
«15% de l’économie iranienne»,
note Thierry Coville. L’organisation présente dans de nombreux
secteurs d’activités figure sur la
liste des organisations terroristes
aux Etats-Unis.
«Si une entreprise française
veut travailler avec un groupe
appartenant aux Pasdaran, il
faudra vérifier qu’il ne fait pas
partie de la liste des organismes
sanctionnés par les Etats-Unis»,
détaille le chercheur.
Sarah Belhadi
a levée des sanctions
marque le retour de l’Iran
sur la scène internationale,
et dans le monde des affaires. La
France, longtemps partenaire
économique de l’Iran, avait
progressivement mis un terme à
ses échanges commerciaux,
passant de 3,7 milliards d’euros
en 2005, à 514 millions d’euros
en 2014, détaille une note du
Trésor de décembre 2015.
Chapitre clos.
L’Iran a d’ores et déjà
confirmé l’achat de 114 Airbus,
par la voix de son ministre des
Transports, Abbas Akhoundi.
Et d’autres annonces de
méga-contrats pourraient
intervenir, à l’occasion de la
visite du président iranien
Hassan Rohani en France les
27 et 28 janvier.
L
Frilosité des banques
internationales et stratégiques
(IRIS). Le pays fait également
face à un problème de pénurie
d’eau. Le français Veolia,
spécialisé dans la gestion de
l’eau et des déchets, s’est dit, en
marge du Forum de Davos,
intéressé par le marché iranien,
sans toutefois préciser si des
discussions étaient en cours.
Au même titre que la Chine,
l’Iran est aussi confronté à un
sérieux problème de pollution
aux graves conséquences
sanitaires, causé par des
véhicules qui ne respectent pas
les normes environnementales.
«Les écoles sont fermées
régulièrement à cause de l’air
qui n’est pas respirable»,
explique Thierry Coville.
pendant l’embargo européen, à
l’instar de l’Allemagne ? Non,
répond Ardavan Amir-Aslan.
Car la France aurait, selon lui, de
sérieux atouts à faire valoir.
«Les entreprises françaises sont
attendues en Iran pour la
qualité de leurs produits, qui est
incomparable».
Infrastructures vétustes
Plus de trente années
d’embargo ont rendu les
infrastructures du pays obsolètes.
Avec la levée des sanctions,
la population attend une
amélioration. «L’Iran a besoin
d’autoroutes, d’aéroports, de
chemins de fer, d’infrastructures
pour le pétrole ou pour ses
champs gaziers», détaille
Thierry Coville, chercheur à
l’Institut de relations
Dernier marché
émergent
Photo : DR
«Aéroports de Paris
s’intéresse à la réalisation du
design du terminal 2 de
l’aéroport de Téhéran, et Vinci
négocie des contrats avec ceux
de Mashhad et Ispahan»,
rappelle l’avocat d’affaires
franco-iranien, Ardavan
Amir-Aslani.
Dans le secteur automobile,
PSA devrait également faire des
annonces pendant la visite du
chef d’état iranien, avance maître
Amir-Aslani. La concurrence
s’annonce rude. Les Allemands
ont déjà fait connaître leurs
intentions, notamment Daimler.
Et le constructeur automobile
iranien, Iran Khodro, partenaire
historique de PSA jusqu’en
2012, discuterait aussi avec Fiat
et Volkswagen.
Mais l’Iran pourrait-il tourner
le dos à la France préférant des
pays qui lui sont restés fidèles
Photo : DR
Jeu de la concurrence
Dans un contexte économique
international morose, l’Iran fait
figure d’exception en tant que
dernier marché émergent.
L’avocat d’affaires Ardavan
Amir-Aslani assure que son pays
d’origine est en phase de devenir
la «Chine du Moyen-Orient», et
compare la fin de l’embargo
iranien «à la réintégration de
l’URSS» dans l’économie de
marché.
Certes, si les deux pays
partagent le même fléau de la
pollution de l’air, la comparaison
doit être nuancée. D’abord parce
que leur démographie est
très différente : l’Iran compte
80 millions d’habitants, la Chine
1,3 milliard. Mais la République
Islamique d’Iran est désormais
considérée comme le dernier
marché émergent de la planète,
aux prévisions de croissance
élevées : 8% pour 2017. Des
taux de croissance longtemps
enregistrés par la Chine avant
son rééquilibrage. Avec une
classe moyenne majoritaire et
une population jeune (70% des
Iraniens ont moins de 40 ans),
urbaine et diplômée, les modes
de consommation sont aussi en
pleine mutation. «Les échoppes
laissent place à de grands
centres commerciaux. Cela
ouvre le terrain à des groupes
comme Carrefour, Decathlon,
mais aussi aux Galeries
Lafayette ou à la FNAC»,
détaille Thierry Coville,
également enseignant-chercheur
à l’école de commerce Novancia.
Les Français ont connu le même
engouement pour la Chine
dans les années 1990 et
2000, Carrefour ouvre alors ses
premiers magasins en 1995,
Decathlon en 2003.
Les grands groupes veulent se
positionner sur ce marché
plein de promesses. Les PME
françaises envisagent aussi
d’exporter leur savoir-faire en
Iran. En septembre, le Medef a
organisé un déplacement en Iran
avec 150 chefs d’entreprises,
dont la moitié patrons de PME.
Les Pasdaran, maîtres
de l’économie iranienne
Officiellement, les entreprises
se ruent en Iran espérant obtenir
«leur part de gâteau». Mais dans
certains secteurs, les groupes
étrangers devront composer
avec les Pasdaran, le corps des
gardiens de la Révolution
islamique qui occupent tout un
pan de l’économie, en particulier
dans le BTP, l’énergie ou les
télécoms. Pour rappel, ces gardes
(pasdaran en persan) ont été mis
en place en 1979 par l’ayatollah
Par le passé, d’autres ont fait
les frais des sanctions imposées à
l’Iran. Dans le secteur bancaire,
la française BNP Paribas a écopé
d’une amende de 8 milliards
d’euros par la justice américaine,
pour avoir collaboré avec des
pays sous embargo. Résultat :
«Aucune banque française ne
veut aller en Iran», note l’avocat
d’affaires Ardavan Amir-Aslani.
De plus, la crainte que
Téhéran ne respecte pas les
termes de l’accord sur le
nucléaire demeure. Pour rappel,
tout manquement iranien
provoquerait le rétablissement
des sanctions dans un délai de
65 jours.
Ce scénario est toutefois peu
probable, juge Thierry Coville,
puisque l’ultime décideur
iranien, Ali Khamenei, a donné
son aval. «En Iran, si le Guide
suprême a validé l’accord, ce
n’est pas pour revenir dessus».
A bon entendeur.
Déficit d’image
L’Iran devra aussi relever le
défi de faire évoluer une image
ternie. Bien que l’ère du raidissement incarnée par Mahmoud
Ahmadinejad (2005-2013) soit
désormais révolue, «beaucoup
de travail sera nécessaire pour
que l’Iran revienne dans le cœur
des gens. Il faudra vingt ans
pour changer les choses», admet
Ardavan Amir-Aslani.
De son côté, Thierry Coville
argue que les entreprises font, in
fine, peu état de ce type de
considération. «Elles ne se
posent pas la question de
l’imaginaire. Elles voient un
marché potentiel. Et la
réputation (du pays) peut
changer de manière graduelle, si
l’Iran s’ouvre au tourisme par
exemple». A condition, là aussi,
de développer une offre
hôtelière, quasi inexistante à
ce jour.
S. B.
In latribune.fr
C O N J O N C T U R E
Jeudi 28 janvier 2016
DEVANÇANT VOLKSWAGEN FRAGILISÉ PAR LE SCANDALE DES MOTEURS TRUQUÉS
L’ITALIE A OBTENU
L’AUTORISATION
DE BRUXELLES
Toyota conforte sa suprématie
mondiale en 2015
Rome va créer
une bad bank pour
assainir ses banques
La force du constructeur de voitures nippon réside dans sa solide implantation aux Etats-Unis
où l’industrie automobile a affiché l’an dernier sa meilleure performance depuis 2000. Avec près
du tiers de ses ventes en Amérique du Nord, Toyota est idéalement positionné pour profiter
de cette embellie
Par
Anne Beade de l’AFP
e géant japonais Toyota a
de nouveau dominé le
secteur automobile
mondial en 2015, se classant au
premier rang pour la quatrième
année de suite avec
10,15 millions de véhicules
vendus sur la période, selon des
chiffres publiés hier. Un temps
menacé par Volkswagen, qui
l’avait même doublé au premier
semestre, le groupe Toyota a
finalement réussi à maintenir son
hégémonie face à un colosse
allemand fragilisé par le
scandale de ses moteurs truqués.
VW, qui regroupe douze
marques dont Audi, Skoda,
Porsche ou Scania, a écoulé
9,93 millions d’unités l’an
dernier. L’américain General
Motors (GM), numéro un
mondial pendant 70 ans avant
d’être détrôné par Toyota en
2008, reste troisième avec
9,8 millions d’unités.
Toyota, premier groupe dont
les ventes avaient franchi en
2014 pour la première fois de
l’histoire de l’automobile la
barre des 10 millions, persiste et
signe malgré un recul (-0,8%).
En 2016, le fabricant de la
citadine Yaris et des berlines
Crown et Corolla espère vendre
10,11 millions d’unités dans le
monde grâce à l’ensemble de ses
marques (Toyota, voitures de
luxe Lexus, mini-véhicules
Daihatsu, poids lourds Hino).
Sa force réside, selon
Yoshiaki Kawano, expert du
cabinet IHS basé à Tokyo, dans
sa solide implantation aux
Etats-Unis où l’industrie
automobile a affiché l’an dernier
sa meilleure performance depuis
2000. Avec près du tiers de ses
ventes en Amérique du Nord,
Photo : DR
L
Toyota est idéalement positionné
pour profiter de cette embellie, et
«2016 devrait le voir garder son
titre», estime l’analyste.
La firme devrait aussi profiter
d’un redressement au Japon
après une année 2015 très
mitigée (-6,5%) sur fond de
reprise fragile de la troisième
économie mondiale. A l’image
de ce qui s’était passé avant une
hausse de la TVA en avril 2014,
M. Kawano prédit une ruée des
Japonais dans les concessions
automobiles en amont d’un
second relèvement prévu au
printemps 2017.
Toyota mise aussi beaucoup
sur la dernière génération de sa
gamme hybride Prius (essenceélectricité), sortie au Japon fin
2015. Ce nouveau modèle, censé
consommer 18% de moins que la
précédente mouture, a déjà
séduit plus de 100 000 automobilistes au cours du premier
mois.Ailleurs, les défis sont de
taille : gare notamment à l’Asie
du sud-est, une des régions phare
du groupe, prévient M. Kawano,
soulignant de nouvelles
difficultés en Indonésie et en
Thaïlande.
En Chine en revanche, il est
moins exposé que ses concurrents au ralentissement car «il est
un peu à la traîne comparé à
Volkswagen ou Nissan», une
stratégie assumée par le groupe
qui se veut prudent. Il a prévu
d’y renforcer sa présence mais
ses investissements ne porteront
pas leurs fruits avant plusieurs
mois.
La presse lui prête l’intention
de vouloir aussi profiter de
l’Inde via une possible alliance
avec son compatriote Suzuki, le
numéro un sur place (40% du
marché avec un partenaire local).
Comme à son habitude,
Toyota (340 000 employés),
champion du secteur depuis
2008 à l’exception de l’année du
séisme de 2011, a réagi avec
discrétion à la nouvelle. Si c’est
un motif de fierté, ce n’est pas
une obsession, a encore rappelé
récemment son P-DG, Akio
Toyoda. «Toyota n’est pas
indifférent au volume, mais
plutôt que d’être le plus important constructeur, je veux que
notre compagnie soit considérée
dans le monde comme la
meilleure», avait dit le
descendant de la famille
fondatrice, qui garde sans cesse
en tête la crise de rappels connue
par son groupe en 2009-2010.
Volkswagen s’est rallié il y a peu
à cet avis, enterrant officiellement l’objectif de numéro un
mondial dans lequel certains
voient une des causes des maux
actuels.
Nissan a pour sa part vendu
5,42 millions de véhicules en
2015 (+2,1% sur un an), un
nouveau record pour le groupe
qui occupe avec son partenaire
français Renault le quatrième
rang mondial devant le
sud-coréen Hyundai Motor
(8,01 millions avec sa
filiale Kia).
AFP
TOUT EN DÉMENTANT LES NÉGOCIATIONS AVEC SUZUKI
Toyota envisage l’intégration de Daihatsu
TOYOTA a annoncé, hier,
envisager de racheter les parts du
capital de Daihatsu qu’il ne
détient pas encore, ce qui
pourrait lui coûter près de trois
milliards d’euros, mais il a
démenti des informations de
presse évoquant des discussions
en vue d’une alliance avec
Suzuki. Le premier constructeur
automobile mondial détient pour
l’instant 51,2% des parts de
Daihatsu, un spécialiste des
voitures compactes de faible
cylindrée, un segment spécifique
à l’industrie automobile
japonaise. La nouvelle a
provoqué une flambée de plus de
16% du titre Daihatsu à la
Bourse de Tokyo tandis que
Toyota prenait 3,8% et Suzuki
plus de 11%. Un rachat à 100%
de Daihatsu permettrait à Toyota
d’exploiter plus efficacement la
marque tout en réduisant les
coûts d’approvisionnement de
Daihatsu. «Nous étudions
constamment un certain nombre
de possibilités concernant
Daihatsu, comme des partenariats ou une restructuration des
activités, y compris celle faisant
de l’entreprise une filiale à
100%», a déclaré Toyota dans un
communiqué, tout en
précisant qu’aucune décision
n’avait été adoptée. Le Nikkei a
par ailleurs rapporté que Toyota
et Suzuki discutaient de différents sujets, dont la possibilité de
participations croisées, pour tirer
parti de leurs savoir-faire respec-
tifs dans les voitures compactes,
qui font l’objet d’une forte
demande en Inde et dans d’autre
pays émergents. «Ce n’est pas
vrai que nous sommes entrés en
négociations sur un partenariat
avec Toyota», a dit Suzuki,
quatrième constructeur
automobile japonais, en réponse
aux affirmations du quotidien
financier. Toyota a diffusé un
communiqué similaire.
Daihatsu a été le maillon
faible du groupe Toyota en 2015
avec des ventes en baisse de
13,3%, selon des données
publiées hier. «Je vois bien la
marque Daihatsu utilisée de la
même manière que VW utilise
Skoda, ou Renault Dacia, ou
Nissan Datsun, c’est à dire
9
comme une marque low-cost,
d’entrée de gamme par rapport
à la marque principale», a
commenté Christopher Richter,
analyste senior de CLSA. «Cela
pourrait être une arme très
efficace contre Suzuki dans des
endroits comme l’Inde.»
De son côté, Suzuki dispose
sur le marché indien, via sa
coentreprise Maruti Suzuki
India, d’un vaste réseau de
distribution dont Toyota pourrait
bénéficier en cas d’accord.
Les ventes totales du groupe
Toyota, qui comprend aussi la
marque haut de gamme Lexus,
ont baissé de 0,8% l’an dernier à
10,15 millions d’unités, selon
des données publiées hier.
Reuters
LA COMMISSION
européenne (CE) et l’Italie ont
conclu, mardi soir dernier, un
accord sur des mesures
permettant aux banques
italiennes de céder une partie
de leurs quelque 200 milliards
d’euros de créances douteuses,
mettent ainsi un terme à près
d’un an de négociations parfois
tendues. Ces créances douteuses, qui se sont accumulées
durant une période de récession
qui s’est étalée de 2012 à 2014,
ont immobilisé le capital des
banques et ont réprimé une
activité de crédit qui serait bien
utile pour étayer une reprise
économique fragile. Le
ministre italien de l’Economie,
Pier Carlo Padoan, a dit à la
presse, à l’issue d’une réunion
d’environ cinq heures avec la
commissaire européenne à la
Concurrence Margrethe
Vestager, que les modalités de
l’accord étaient en cours de
finalisation. Il a précisé que le
compromis reposait sur «un
mécanisme de garantie, qui est
un instrument très utile pour
traiter les créances douteuses».
Ce mécanisme permettra aux
banques italiennes de transférer
les créances douteuses de leur
bilan dans des structures de
défaisance distinctes au sein
desquelles elles seront titrisées
pour être revendues. Les
banques bénéficieront d’une
garantie de l’Etat sur les
tranches prioritaires (senior)
des créances titrisées. «Les
garanties doivent être fixées au
prix du marché et ne
constituent donc pas une aide
publique», a observé Margrethe
Vestager dans un communiqué.
La Commission a déclaré dans
un communiqué qu’avec l’aide
d’un comité de surveillance,
elle vérifierait la bonne
exécution de la procédure afin
de s’assurer qu’elle n’implique
pas d’aide publique. Conformément aux règles plus strictes
introduites en Europe après la
crise financière et destinées à
protéger le contribuable, une
aide publique ne peut être
apportée à un établissement
financier défaillant qu’une fois
les actionnaires mis à
contribution. Les négociations
entre Rome et Bruxelles ont
buté des mois durant
précisément sur cette question
de savoir si le mécanisme à
l’étude comporterait ou pas un
élément d’aide publique. Les
actions des banques italiennes
ont subi un sévère coup de
tabac cette année, de crainte
que ces négociations
n’aboutissent pas. Mais elles
ont rebondi mardi, dans l’espoir
du contraire. C’est surtout
Monte dei Paschi di Siena, la
troisième banque italienne, qui
a souffert de cet état de choses,
chutant de quelque 43% depuis
le début de l’année, soit deux
fois les pertes de l’ensemble du
secteur bancaire italien.
SUPPLÉMENT
HEBDOMADAIRE
P12
P13
Les élus locaux seraient bien
inspirés de réserver certains lieux
Pour chasser la monotonie
des espaces publics
Pour des espaces
publics au profit
des artistes
La rue, une scène
attendant
d'être ouverte
ACTIVITÉS ARTISTIQUES ET AMBIANCES URBAINES
ARRET SUR IMAGE
L’Assemblée populaire communale (APC) d’Alger-Centre s’est
engagée en faveur des artistes de rue, à travers la délivrance
d’autorisations d’exercice aux musiciens harcelés par la police, ce
qui témoigne d’un réel changement de mentalité. Dans la même
foulée, elle a également ouvert un espace de rencontre, d’échange
et d’animation réservé aux artistes au cœur même de la capitale.
Une espèce de club où des musiciens, des plasticiens, des
portraitistes et des clowns se côtoient et se produisent, pour le plus
grand plaisir des passants et des passionnés. Ce n’est pas
grand-chose, mais il s’agit d’un début prometteur. Tout l’intérêt
réside dans ce changement d’attitude et de vision à l’endroit des
artistes et des créateurs qui va certainement ouvrir la voie à d’autres
initiatives et d’autres projets. On pense naturellement à des actions
concrètes comme l’embellissement des façades d’immeubles et
d’institutions, l’aménagement et la décoration des placettes, la mise
en valeur, l’ornementation et l’animation des autres lieux publics.
Cette ambition qui consiste à inscrire l’art dans le quotidien doit
être élargie à toutes les villes du pays. Certes, ce ne sera pas facile.
De nombreux élus, par conviction politique ou par ignorance, ne
croient pas aux vertus bienfaisantes de l’art et affichent franchement
du mépris pour les belles choses. Les artistes locaux ont un grand
combat à livrer pour imposer leur sympathique présence dans le
paysage urbain.
Photo : DR
L’art à la rue, une voie
pour la socialisation de la culture
Par
Kamel Amghar
a commune d’Alger-centre s’engage
vraisemblablement à rendre aux arts la place
qui leur revient dans la cité. Mieux vaut tard
que jamais ! Il faut dire que la première ville du
L
pays en a grandement besoin. La Capitale manque à
peu près de tout pour bien tenir son rang dans ce
registre. Hormis quelques manifestations et rendezvous annuels, célébrés en grande fanfare, l’ambiance
ordinaire reste triste, stressée et stressante.
Suite en pages 12-13
Le journalisme se dévalorise comme un baril de pétrole !
Par
Noureddine Khelassi
AUCUN journaliste ne sait plus ce qu’est une bonne
nouvelle, a constaté un jour le Dalaï Lama. Et les bonnes
nouvelles au sujet même de son métier sont de plus en
plus rares. En revanche, les mauvaises qui le concernent
s’accumulent de nos jours tels des nuages cumuliformes
dans un ciel de traîne. Sale temps pour les chiens aurait
dit à son tour le romancier Jean-Marc Nicol. Journaliste,
un fichu métier, aujourd’hui plus qu’hier ! Des Etats-Unis
nous arrivent ces dernières semaines des informations qui
confortent le sombre constat. La presse américaine s’est
fait l’écho ces derniers mois de l’intérêt de choisir la carrière de journaliste. Elle a notamment commenté l’étude
annuelle du site de recherche d’emplois Career Cast qui
révélait que «journaliste» est le pire métier de 2015.
Cette fois-ci, c’est de Belgique qu’arrive une autre mauvaise nouvelle. «Journalistes», la revue de l’Association des
journalistes professionnels (AJP), présente en effet un dossier sur les raisons qui incitent les journalistes à quitter le
métier si cher à Kateb Yacine. La publication se base
notamment sur un mémoire pour l’Université de Liège.
Elle souligne que «la dégradation des conditions de travail
et des pratiques journalistiques» décourage davantage les
journalistes à continuer le métier de la passion. Le métier
de tous les tracas, selon la formule arabe. Les journalistes
auraient donc tendance à fuir le journalisme en ces temps
de mondialisation malheureuse et de numérisation angoissante. Et les raisons du découragement sont variées.
D’abord l’accumulation infernale des tâches : le développement numérique accéléré et les restructurations
ont considérablement alourdi la charge de travail des
journalistes sans compensation financière. On parle ici des
journalistes, des vrais, qui bossent selon les normes du
journalisme professionnel, pas les copieurs-colleurs, ces
adeptes du click compulsif comme on en rencontré dans
les rédactions algériennes. Ah, il y a bien sûr le manque de
temps : en raison de l’information à flux tendus, les
journalistes professionnels ont beaucoup moins de temps
pour recouper les sources, encore moins de faire de
l’investigation et encore moins en Algérie. Ajoutons alors
la diversification des contenus qui fait que les journalistes
ne peuvent plus produire pour un seul média. L’obligation
de pondre rapidement des contenus pour plusieurs supports, pour la presse écrite, l’audiovisuel et l’internet dans
certains cas, affecte sensiblement la qualité des contenus.
Autre facteur majeur, l’évolution des contraintes
éditoriales, la réduction des informations régionales
comme c’est le cas en Algérie, la nécessité de faire
toujours plus court et la déformation des contenus qui
sont de plus en plus superficiels, sont vécues comme une
altération de la qualité et une dépossession de
l’autonomie journalistique. Il y a ensuite la lassitude
des journalistes qui estiment avoir «fait le tour» des
informations ou expriment un harassement par rapport à
l’étroitesse des sujets ou des territoires à couvrir. Et, last
but not the least et de manière essentielle, le salaire. La
rémunération, trop faible, encore plus en Algérie où elle a
la valeur d’une poignée de noyaux d’olives, est souvent le
premier motif de départ. La raison est encore plus forte
lorsque l’absence d’augmentation barémique est évoquée.
Les directions des publications ne tiennent pas leurs promesses, alors même qu’aucune gratification substantielle
n’accompagne la prise de nouvelles responsabilités. Les
horaires et les congés sont rarement respectés, notamment les congés de récupération. Enfin, un stress quotidien accompagne les pisse-copie, parfois jusqu’au burn out
! Reste par ailleurs les synergies. Où l’on observe que les
nouvelles collaborations entre les médias affectent sérieusement les pigistes et la qualité des contenus, certains
feuillistes, comme c’est le cas en Algérie, servant des
papiers clonés à divers supports. Sans oublier les cadences
et les amplitudes horaires. Les horaires lourds sont certes
propres au métier mais ils sont vécus encore plus difficilement que par le passé. A telle enseigne qu’il reste peu de
place pour concilier vie professionnelle, vie sociale et vie
familiale. Et on arrive enfin au moral des troupes. La
morosité profonde du secteur, l’effet de la crise financière
et les incertitudes inhérents au changement numérique
affectent nettement le moral des rédacteurs. Aux griefs
traditionnels s’agrègent désormais l’impact des nouvelles
pratiques journalistiques. Choc d’autant plus pervers qu’il
touche à l’essence même du métier. Jamais le journalisme
n’a été mis en danger par des horaires extensibles et les
servitudes qui lui sont propres et qui font même son
charme. Mais pas sûr qu’il résiste longtemps, sous sa
forme actuelle ô combien incertaine, aux exigences des
mutualisations, aux impératifs d’immédiateté et à un
développement numérique parfois anarchique et flippant.
La passion et l’imagination, sans cesse renouvelées, pour
ce métier, sauront-elles lui conserver ses lettres de
noblesse ? Pas sûr. Le journalisme mène à tout, à condition d’en sortir, disait l’académicien et grand journaliste
français Jules Janin.
N. K.
12
DOSSIER
DOSSIER
Jeudi 28 janvier 2016
Jeudi 28 janvier 2016
13
LES ÉLUS LOCAUX SERAIENT BIEN INSPIRÉS DE RÉSERVER CERTAINS LIEUX
Par
L
Malik Boumati
a semaine dernière, des éléments de la
police ont embarqué un jeune artiste
de rue jouant de la guitare sur la place
Audin à Alger. Le tollé qui s’en est suivi,
particulièrement sur les réseaux sociaux et
parmi certains artistes de la capitale, a fait
réagir le maire d’Alger-Centre qui s’est
empressé de lui signer une autorisation pour
qu’il puisse jouer sans qu’il ne soit inquiété.
Peu avant l’action du maire, quelques
artistes et militants politiques ont investi la
place Audin avec des guitares et autres
instruments de musique pour braver cet
interdit non écrit et exprimer leur solidarité
avec l’artiste interpellé. Plus tard, des
centaines de personnes se sont rassemblées
après un appel sur les réseaux sociaux autour
de plusieurs artistes de différentes
disciplines toujours dans le même esprit. En
apparence visiblement, puisque certains
n’ont pas manqué de signaler que la dernière
action a été suggérée par les pouvoirs
publics pour effacer la première action et
surtout reprendre le contrôle de la rue. Peu
importe. Le point commun entre les deux
actions est sans conteste l’égaiement des
rues d’Alger avec de la musique, du chant,
de la peinture et surtout de la bonne humeur.
Rien pour cette bonne humeur dont ont
profité des centaines de personnes, cela
valait le coup d’être là ou de passer pour s’y
attarder quelques minutes. Et cela donne
déjà des idées à certains artistes amateurs et
même à des citoyens en manque de moments
et de lieux de détente. Aussi, les
responsables locaux, notamment les maires
devraient être inspirés par l’initiative de leur
homologue d’Alger-Centre et penser à
accorder des autorisations à des artistes de
différentes disciplines pour qu’ils puissent
occuper des espaces publics sans inquiétude
et offrir un peu de bonne humeur à une
L’art à la rue, une voie
pour la socialisation de la culture
Suite de la page 11
Des cortèges interminables de véhicules, des gens pressés
de rentrer de chez-eux ou de rejoindre leur lieu de travail,
des trottoirs défoncés et constamment occupés par des vendeurs à la sauvette. Le paysage ambiant, plutôt morose, n’incite pas à la quiétude et au repos. Les murs, nus et
badigeonnés de blanc, manquent terriblement de couleurs et
de vie. L’animation culturelle, diurne ou nocturne, est un
luxe plutôt rare.
L’Assemblée populaire communale (APC) d’AlgerCentre a apparemment pris conscience de cette triste réalité.
Son engagement en faveur des artistes de rue, à travers la
délivrance d’autorisations d’exercice aux musiciens harcelés
par la police, témoigne d’un réel changement de mentalité.
Dans la même foulée, l’APC d’Alger-Centre a également
ouvert un espace de rencontre, d’échange et d’animation
réservé aux artistes au cœur même de la capitale. Une espèce
de club où des musiciens, des plasticiens, des portraitistes et
des clowns se côtoient et se produisent, pour le plus grand
plaisir des passants et des passionnés.
Ce n’est pas grand-chose, mais il s’agit d’un début prometteur. Tout l’intérêt réside dans ce changement d’attitude
et de vision à l’endroit des artistes et des créateurs qui va
certainement ouvrir la voie à d’autres initiatives et d’autres
projets. On pense naturellement à des actions concrètes
comme l’embellissement des façades d’immeubles et d’institutions, l’aménagement et la décoration des placettes, la
mise en valeur, l’ornementation et l’animation des autres
lieux publics (gares, aéroports, stations de métro, placettes,
carrefours, jardins, petits recoins…). Des touches qui participent à la confection de cette image d’une cité où l’on se
plaît bien, où il ferait bon vivre. Cette ambition qui consiste
à inscrire l’art dans le quotidien doit être élargie à toutes les
villes du pays. Certes, ce ne sera pas facile. De nombreux
élus, par conviction politique ou par ignorance, ne croient
pas aux vertus bienfaisantes de l’art et affichent franchement du mépris pour les belles choses.
Les artistes locaux ont un grand combat à livrer pour
imposer leur sympathique présence dans le paysage urbain.
L’exemple du musicien amateur Mohamed Dadah, qui a
grandement contribué à l’heureuse évolution des choses à
Alger, doit inspirer tous les férus des arts de rue à travers
le pays qui craignent de se produire dans les espaces
publics. Il appartient, ensuite, aux citoyens de les soutenir
et de les accompagner pour amener les autorités locales à
revoir leur copie. Nos villes méritent beaucoup en matière
d’ambiance, d’animation, de déco et d’environnement.
Elles manquent terriblement de convivialité, de joie et de
loisirs. Dans les pays à forte vocation touristique, les
artistes sont choyés, chouchoutés et invités pour réaliser
des fresques murales, exécuter des sculptures diverses ou
participer à des montages qui donnent des couleurs et des
nuances à l’espace urbain. Cette esthétique, sans cesse
renouvelée au fil des innovations techniques et des tendances artistiques, suscitent l’intérêt et l’admiration des
résidents et des visiteurs.
L’idéal, en effet, consiste à mettre l’art dans la rue, le
cœur battant de la société réelle. Le résident, comme le touriste, évolue dans un monde féerique où il ne se lasse pas de
faire des découvertes de toutes sortes.
Le promeneur vit au rythme de cet incessant mouvement
artistique où des créateurs locaux et étrangers ne tarissent pas
d’imagination pour le surprendre presque chaque matin.
D’un quartier à l’autre, on éprouve un sentiment de dépaysement au gré des changements de tons, de formes et de
recettes d’un art urbain prolifique et plein de d’originalité.
Nos villes manquent tellement d’initiatives similaires. Aux
autorités de prendre conscience de cette carence. Il incombe
aux artistes et aux citoyens de provoquer l’amorce de changement tant souhaité. Le maire, le chef de daïra, le wali ou le
directeur de la culture ne pourront pas ignorer indéfiniment
cette légitime aspiration de leurs administrés.
K. A.
Photo : DR
population déjà angoissée par la crise qui
pointe du nez dans notre pays.
Il est clair cependant qu’une certaine
organisation est nécessaire pour que les
choses ne se fassent pas dans l’anarchie,
susceptible de porter atteinte à l’ordre
public. Ou de mettre la vie quotidienne des
citoyens dans la difficulté. Il ne faut pas non
plus en faire une question «hautement»
administrative qui fera d’un divertissement
une horreur bureaucratique. Et pour l’artiste
et pour le citoyen. Il n’y a aucune ville ni
aucun village ou douar en Algérie qui ne dispose pas d’au moins un espace qui puisse
accueillir un guitariste, un violoniste ou un
saxophoniste pour donner des couleurs aux
lieux et faire plaisir aux oreilles des passants.
Il suffit d’une petite volonté politique pour
que le quotidien des Algériens connaisse un
peu d’égaiement dans les rues. En allant au
travail ou en rentrant à la maison. Ce serait
tellement utile en ces temps de stress et
d’austérité.
Avec cette petite dose de volonté
politique, les présidents des APC sont
capables de trouver une formule qui faciliterait la tâche aux artistes et aux services de
sécurité. Des espaces qui répondent aux
normes de confort et de sécurité pourraient
être choisis par les élus locaux pour
accueillir ces artistes reconnus ou jeunes
talents. Chacun avec ses instruments.
Guitare, saxophone, violon, peinture, crayon
ou autres sont capables de se rencontrer et
embellir un lieu et apaiser les esprits. Des
endroits susceptibles d’accueillir des artistes
amateurs quotidiennement ou d’autres à
réserver une fois par semaine ou une fois par
mois, sans lourdeurs administratives. Il est
cependant clair que les prérogatives des élus
locaux sont très limitées par la réglementation en vigueur. L’administration sera
appelée à être souple avec les élus locaux qui
répondraient favorablement à l’appel des
artistes et autres hommes de culture.
L’administration et l’art étant incompatible,
les élus locaux seraient la meilleure courroie
de transmission entre les artistes et la rue.
M. B.
POUR CHASSER LA MONOTONIE DES ESPACES PUBLICS
La rue, une scène attendant d’être ouverte
Par
L
Nasser Hannachi
e ton est donné. Les responsables ont
fini par accepter l’expression
artistique dans les espaces publics,
hélas, pour certains, seulement. D’autres, par
contre, restent fermés à toute présence
d’artistes en plein-air, si ce n’est dans une
manifestation qu’ils organisent eux. Les
citoyens, pour leur part, accueillent
favorablement les diverses expressions en
dehors des cercles traditionnels, c’est-à-dire
les salles et théâtres. Ce concept, adopté dans
les pays où les arts font partie de l’environnement et du quotidien des citoyens, a
montré son apport à la socialisation de la
culture. L’activité artistique est présente
dans les métros, les parcs et jardins, les
places, les esplanades, les trottoirs… dans
tout espace public. Cette descente de la
culture dans la rue a commencé à faire ses
premiers pas en Algérie. De jeunes artistes,
essentiellement des musiciens et des
portraitistes, vont au devant de leurs
concitoyens, en faisant un public improvisé.
A Constantine, la place de la brèche au cœur
de la ville, abritait par le passé des spectacles
organisés par la municipalité. C’est le seul
espace où les musiciens s’exprimaient en
plein air, en période printanière et estivale
principalement, pour des raisons évidentes
de météo. Mais il n’y avait rien de spontané.
Les animations étaient programmées et
encadrées par les gestionnaires locaux, sous
l’œil attentif des policiers qui assuraient le
service d’ordre. Depuis, le silence est
retombé sur cette place et la ville n’est
emplie que de ces bruits disharmonieux de la
vie urbaine, cris, pétarades, klaxons… Les
belles sonorités et harmonies ne retentissent
plus que dans ces cercles hermétiques, ce qui
dénote de l’officialisation par excellence des
initiatives. A l’exception de quelques
facettes folkloriques teintées de
charlatanisme et de timides apparitions de
portraitistes, comme ce jeune amateur qui
élisait domicile sous les arcades et
crayonnait quelques visages pour une
modeste rétribution, il n’y a plus d’arts dans
les rues de Constantine. L’art dans la rue fût
une hirondelle qui n’a pas réussi à faire le
printemps culturel dans cette cité millénaire
qu’on qualifie pourtant de vile des arts et
dont on a même fait la capitale de la culture
arabe pour l’année 2015. Alger a,
semble-t-il, ouvert la voie au free-art et
street-art. Le jeune vocaliste-guitariste de la
place Audin, a provoqué un déclic. Il a non
seulement bénéficié d’une autorisation de se
produire en plein cœur de la capitale, après
une mauvaise appréciation de sa prestation
par les responsables, mais a donné le la à
l’expression artistique en dehors des murs
étouffants des infrastructures. La culture est
en marche, dans la rue, au sein du peuple.
L’onde devrait se propager, ou plutôt être
portée, jusqu’aux régions les plus reculées.
Les centres urbains où les artistes
n’attendent que cette «ouverture» pour aller
occuper les esplanades publiques fréquentées
par les passants, devraient, elles, être les
locomotives qui impulseraient cette
dynamique. Une ouverture aux arts au sens
propre du mot n’est pas chose difficile. Il
suffirait d’une signature. Elle ne coûterait
rien aux municipalités et n’engage en rien
leurs budgets. C’est tout bénéf pour la ville,
pour les citoyens, pour la culture et pour les
artistes. Elle permettra d’autres rencontres et
échanges en «live» entre amateurs et
citoyens dont elle adoucira le quotidien.
«On espère que les artistes envahissent
les places pour supplanter le décor lugubre
qui prédomine nos cités. Mais il faut leur
donner cette opportunité et les inciter à se
montrer. La balle est dans le camp des
collectivités locales qui doivent les autoriser
à se produire dans les lieux publics», dira un
jeune élève du conservatoire. Les communes
semblent être dépassées par la réalité et
complètement déconnectées des arts dont
elles ne peuvent donc connaître la valeur
éducative et l’importance sociale. Pourtant,
pris à titre individuel, citoyens et responsables s’accordent à dire que la culture est
une priorité à laquelle les villes algériennes
ont accordé toute l’attention voulue. «C’est
une belle chose que de ranimer les activités
artistiques dans les rues et placettes, à
condition que l’organisation soit de mise et
que ce genre d’animations n’altère pas la
circulation des personnes», dira à ce propos
un élu local. Mais pour l’heure, la ville
millénaire demeure silencieuse. Ni ses
gouvernants n’ont fait un geste pour attirer et
impliquer les artistes dans la vie de la cité ni
les artistes, lassés par la marginalisation,
n’ont amorcé une approche. Les talents
demeurent confinés dans leurs coins. Ils
s’expriment en solo loin des regards
inamicaux, voire hostiles, des responsables.
Constantine s’éloigne de plus en plus de son
titre de ville des arts pour s’enfermer dans
celui de ville conservatrice. «Je pense que ce
sera très dur pour les jeunes artistes,
peintres de s’exprimer sans être gênés lors
de leur production en plein-air», dira un
citoyen. C’est aussi l’avis de quelques
universitaires qui estiment que les arts dans
la rue, pourtant omniprésents sous d’autres
cieux, se frayent difficilement un chemin
dans le pays. «Alger n’est pas Constantine,
et n’est pas Adrar. Certaines villes conservent leur statut (imposé par des dogmes) de
régions conservatrices, comme si les arts
allaient enfreindre les règles sociales ou
morales», dira un enseignant de l’université
de Constantine. «Cette appréciation freinera
toute tentative si les artistes eux-mêmes ne
tentent rien pour casser cette idée préconçue
et persuader les populations de la nécessité
de s’exprimer façon d’apporter un zest de
joie aux plus pessimistes», ajoutera-t-il.
A l’ère des ouvertures pluridisciplinaires, il
faut avouer que les espaces publics à
Constantine sont dénués de toute créativité.
Par pudeur ou par appréhension d’une
réaction incomprise de quelques personnes,
les amateurs des arts se rétractent. Mais on
doit mettre un terme à cette exclusion des
arts et des artistes, estiment des citoyens qui
refusent la morosité et la banalité planant
dans leur localité.
L’exemple a été donné par ce jeune
animateur algérois. Il a bravé la timidité et
l’indifférence des âmes insensibles à l’art de
vivre. Cette belle prestation, ce beau
message, devrait baliser le chemin aux
centaines de passionnés qui reculent devant
l’appréhension de s’exposer, afin de porter
leur talent au plus près des citoyens. Et du
coup, un autre panorama plus vif rayonnera
dans les espaces enlaidis par les étals de
l’informel, le brouhaha et tous ces rebutants
produits de l’incivisme.
N. H.
Photo : DR
Photo : DR
Pour des espaces publics
au profit des artistes
14
Jeudi 28 janvier 2016
C U L T U R E
UNE EXPOSITION EST ORGANISÉE À LA CASBAH EN HOMMAGE À L’ARTISTE
Nécessité de sortir de l’ombre l’œuvre
de Mustapha Ben Debbagh
Cette exposition qui réuni des plasticiens de renom offre au regard du visiteur une quarantaine d’œuvres
inspirées de la civilisation perse et arabo-musulmane
Par
Sihem Bounabi
e ministre de la Culture,
Azzedine Mihoubi, s’est
engagé à faire sortir de
l’ombre la personnalité de l’un des
grands maîtres de l’art algérien, le
plasticien Mustapha Ben Debbagh
et à accélérer la rénovation de sa
maison sise à Sidi Remdhan à la
Casbah, rapporte l’APS. Cet engagement est une réponse aux
doléances de la famille du regretté
artiste à l’occasion du vernissage
d’une exposition collective organisée par les élèves du maître au
Musée national de l’enluminure, de
la miniature et de la calligraphie
qui se poursuivra jusqu’au
26 mars. Le ministre, qui a assisté
au vernissage de l’exposition, a
donné des instructions à l’Office
national de gestion et d’exploitation des biens culturels en vue de
prendre en charge cette doléance et
de procéder, après constatation, à
l’aménagement de la maison du
défunt, invitant sa famille à
exposer ses ouvrages dans un
musée.
Exposer les œuvres de Ben
Debbagh dans le musée situé au
cœur même de la Casbah, l’antique
citadelle, est en soi un véritable
hommage au grand artiste qui a
œuvré de son vivant à transmettre
l’identité algérienne notamment à
travers la création l’association
nord-africaine des arts artisanaux
dans le but de protéger les arts traditionnels et l’héritage arabo-
Photo : DR
L
musulman. Il est à noter que cette
exposition qui a réuni des plasticiens de renom dont Daoud
Mohamed Sadek, Djabellah Saïd,
Ali Kerbouche et Oudjaout Mustapha, est sertie d’une exposition
d’une quarantaine d’œuvres inspirées de la civilisation perse et
arabo-musulmane.
Disparu, dans l’anonymat, il y a
dix ans, le talentueux enlumineur
algérien, Mustapha Ben Debbagh
est né en 1906 dans une famille
d’artisans. Très jeune, il révèle des
dons précoces pour le dessin et
s’inscrit à l’École des beaux-arts en
section céramique. En 1926, il crée
un atelier de sculpture et de déco-
ration sur cuivre, et va fonder l’Association nord-africaine des arts
artisanaux. Membre, en 1941, de
l’association des artistes algériens
et orientalistes, il devient, en 1943,
professeur à l’École des beaux-arts
d’Alger, succédant à Mohamed
Kechkoul, enseignant de décoration et d’arts appliqués, qu’il ne
quittera qu’à l’âge de la retraite en
1982. Ben Debbagh a participé à
plusieurs expositions et manifestations artistiques, à Marseille en
1922, Newcastle en 1929, Chicago
en 1933, à l’exposition des arts
indigènes à Alger en 1937 et au
premier salon de l’Union nationale
des arts plastiques (Unap) à Alger
en 1963.
Il est à noter qu’à l’exemple
d’autres grands noms de la peinture
algérienne, la plupart des œuvres
d’artistes qui ont fondé l’histoire
de l’art algérien à l’instar de
Mohamed Racim, Mohamed
Temmam, Ranem , Hakkar, Issiakhem et Baya, pour ne citer que
ceux là, appartiennent soit à leurs
familles soit à certaines collections
privées. Les musées algériens
possèdent très peu d’œuvres dans
leurs collections fautes d’avoir les
moyens de les acquérir auprès des
collectionneurs ou n’ayant pas
réussi à donner assez de garanties
aux familles pour que ces œuvres
soit présentées au grand public,
surtout les nouvelles générations.
Aujourd’hui, face à une jeunesse en perte de repères, il est
impératif de reprendre le flambeau.
Il devient plus qu’urgent de se pencher sur ces personnalités qui ont
préservé et façonné l’identité et la
culture algériennes, qui ont défié le
joug colonial et plus d’un siècle de
volonté d’acculturation, pour transmettre à la génération de l’Algérie
libre et indépendante le legs des
ancêtres.
S. B.
INITIATIVE DE LA FONDATION ASSELAH
Concours pour promouvoir les arts plastiques
À L’OCCASION de la commémoration du 22 e anniversaire de
l’assassinat de l’ancien directeur de
l’Ecole supérieure des Beauxarts d’Alger, Ahmed Asselah, et de
son fils Rabah, la fondation Asselah
Ahmed et Rabah organise un
concours ouvert aux artistes
peintres, professionnels et amateurs,
annonce la fondation dans un communiqué. Il est également précisé
que le communiqué vise à promouvoir les arts plastiques. Les artistes
qui veulent participer au concours,
doivent envoyer une œuvre dont la
thématique est libre et dont le
format ne doit pas dépasser 150 cm
sur 130 cm. Un formulaire d’inscription sera remis à l’intéressé au
moment du dépôt de sa toile ainsi
qu’un bordereau de dépôt. Toutes
les œuvres seront restituées dans un
délai de un à vingt jours. Les participants à ce concours doivent
déposer leurs œuvres à partir du 1er
février jusqu’au 28 février date
limite des dépôts, au siège de la
fondation Asselah Ahmed et Rabah,
sis au 29 Boulevard Zighout
Youcef, Alger.
Ce Concours comporte deux
prix : un prix pour peintres professionnels d’une valeur de deux cent
mille dinars et un prix pour peintres
amateurs d’une valeur de cent mille
dinars. L’exposition des œuvres
présélectionnées par un jury qualifié de sept membres se fera à
partir du 3 mars 2016 et la date de
remise des prix aura lieu le 5 mars
prochain lors d’une journée
commémorative. Un jury composé
de sept membres dévoilera, le
3 mars prochain, les œuvres. Les
noms des lauréats seront dévoilés le
5 mars 2016, soit 22 ans jour pour
jour après ce double attentat terroriste perpétré dans l’enceinte même
de l’Ecole supérieure des Beauxarts d’Alger.
Pou rappel, il ya 22 ans Ahmed
Asselah a été lâchement assassiné
par balles alors qu’il sortait de sa
voiture pour se rendre à son bureau.
Son fils, Rabah, âgé de 22 ans, qui
accourra à la rescousse de son père
subira le même sort et sera atteint à
l’abdomen. Il succombera à ses
blessures dans la soirée. Ahmed
Asselah est né le 6 août 1940 à
Ighil-Imoula, daïra des Ouadhias,
dans la wilaya de Tizi Ouzou. Il
passa toute son enfance et son adolescence au quartier du Hamma à
Alger jusqu’à sa mort. Jeune
lycéen, il arrêta ses études en même
temps que ses deux frères Rabah et
Slimane pour rejoindre le maquis à
la suite de la grève des étudiants de
1956. Il servira d’agent de liaison
dans la lutte pour la Libération
nationale. Plus tard, Ahmed fit des
études, après avoir exercé diverses
fonctions dans l’administration dès
1962, Ahmed Asselah s’est mis au
service du ministère de l’Information et de la Culture (MIC) à partir
de 1968, journaliste à la radiodiffusion et à la télévision. Plus tard, il a
assuré les fonctions de secrétaire
général puis de directeur de l’Ins-
titut national de musique. Il fut
aussi administrateur de la troupe
théâtrale de Kateb Yacine durant
une période de cinq ans, animant la
troupe «Théâtre de la mer».
Remarqué pour son savoir-faire, il a
été promu au rang de directeur de
l’Ecole supérieure des Beaux-arts.
Le jour de son assassinat, la presse
écrira : «Le directeur de l’Ecole
des Beaux-arts était connu pour ses
prises de position en faveur de la
démocratie et pour sa résistance à
l’intégrisme, notamment dans le
cadre de l’établissement qu’il dirigeait. Il était depuis longtemps la
cible des fanatiques intégristes.»
R. C.
Photo : DR
Par
Rédaction culturelle
15
R E G I O N S
Jeudi 28 janvier 2016
INSTALLÉ À HASSI BENABDALLAH, 20 KM DU CHEF-LIEU DE WILAYA
BREVES DES WILAYAS
Inauguration à Ouargla d’une ferme
aquacole d’élevage de crevette
a nouvelle ferme expérimentale d’élevage de
la crevette, implantée
dans la commune de
Hassi Benabdallah (20 km
d’Ouargla), a été inaugurée
mardi par le ministre de l’Agriculture et du Développement
rural et de la Pêche, Sid Ahmed
Ferroukhi.
Cette ferme d’élevage de la
crevette d’eau douce est un
projet économique d’envergure
qui constituera un pôle de
développement pour l’activité
aquacole dans la région, a
affirmé le ministre lors de la
cérémonie inaugurale.
Fruit d’une coopération
réussie entre l’Algérie et la
Corée du Sud, cet investissement est appelé également à
transmettre l’expérience technique et d’acquérir un savoir
faire dans le domaine de l’élevage de la crevette d’eau
douce, a-t-il ajouté.
Le ministre a saisi l’occasion pour mettre l’accent sur la
nécessité d’encourager la formation dans les différentes
filières aquacoles, notamment
la pratique de la pisciculture
artisanale, en collaboration
avec l’Université et les centres
de recherche spécialisés.
D’une capacité de production de 20 à 30 tonnes/an de
crevette à patte blanche (Lito-
MOSTAGANEM
UNE FEMME est morte et onze
autres personnes ont été blessées à
des degrés différents de gravité dans
un accident de la route survenu mardi
à Mostaganem au niveau de la route
nationale (RN11) dans la commune de
Benabdelmalek Ramdane (32 km à l’est
du chef-lieu de wilaya), a-t-on appris
de source médicale.
L’accident s’est produit suite à une
collision entre un bus de transport scolaire sans passagers et deux véhicules
dont un utilitaire faisant 12 blessés âgés
entre 26 et 56 ans dont quatre sont un
état grave. La visibilité faible en raison
d’un brouillard dense serait à l’origine
de cet accident, selon la Protection
civile. Les services de la Gendarmerie
nationale ont ouvert une enquête pour
déterminer avec exactitude les
circonstances de cet accident.
L
Photo : DR
AIN TEMOUCHENT
penaeus vannamei), cette ferme
est composée de diverses installations, dont un centre de
recherche technique, des bassins d’élevage et d’autres d’engraissement, d’une unité de
fabrication d’aliments, et de
trois laboratoires (génétique,
microbiologie et qualité de
l’eau), selon les explications
fournies à la délégation
ministérielle. Ce projet, qui
entre dans le cadre des efforts
menés par les pouvoirs publics
pour diversifier l’investissement créateur de richesse, permettra aussi de créer une
vingtaine d’emplois, notam-
ment pour des cadres universitaires, a-t-on signalé.
Piloté par le ministère de
l’Agriculture et du Développement rural et de la Pêche, en
collaboration avec l’Agence
coréenne de la coopération
internationale (Koica), avec
l’appui technique de l’Institut
coréen des sciences de la pêche
(Nifs), ce projet a été réalisé
pour un montant de
427 millions DA dégagé du
programme de soutien à la
croissance économique, et d’un
apport en devises de 6 millions
de dollars US de l’agence
Koica. Les travaux de
réalisation de cette ferme, qui
occupe une superficie globale
de 10 hectares, ont été confiés à
l’entreprise coréenne «Halla»,
avec le concours d’une douzaine d’entreprises privées,
selon la fiche technique du
projet.
Dans la même commune
de Hassi-Benabdallah, le
ministre a ensuite visité une
huilerie moderne d’une
capacité detraitement de
1 000 quintaux, fruit d’un
investissement privé appuyé
par le Fonds national de
développement agricole (Fnda).
APS
JIJEL
TISSEMSILT
exploitation des structures à
l’instar des gares et stations de
transport urbain.
Pour sa part, le wali de
Tissemsilt, Abdelhamid El
Ghazi, qui a souligné, lors de
cette rencontre, qu’un test sera
effectué pour s’assurer de l’efficacité de ce nouveau plan de
circulation, a instruit le président d’APC de Tissemsilt
d’accélérer sa mise en œuvre.
M. El Ghazi a également
insisté sur la contribution de
tous les secteurs et instances,
services communaux, pour
consacrer une culture de la circulation saine auprès des
conducteurs.
Il a demandé aussi à tous les
services dont ceux de l’ordre
public de coordonner entre eux
et d’échanger les informations
en vue d’asseoir un plan de circulation adapté aux normes
signalées dans l’étude. Le
représentant du centre national
des technologies et consultation, Bouzidi Cherif, a indiqué
que l’étude du nouveau plan de
circulation a été conçue en
consultation avec des partenaires concernés (la commune,
la direction des transports, la
société civile et les services de
la sûreté de wilaya).
Photo : DR
Mise en application prochaine du nouveau plan de circulation
LE NOUVEAU plan de
circulation de la ville de
Tissemsilt sera mis en application prochainement, a-t-on
appris mardi du directeur de
wilaya par intérim des transports.
Par ce plan qui prône une
nouvelle organisation et devant
être mis à exécution par les services de la commune de
Tissemsilt, la direction de
wilaya des transports entend
réduire les embouteillages particulièrement au niveau des
principales artères du chef-lieu
de wilaya, dont les rues
«Bouloufa Larbi» et
1 er -Novembre, a indiqué à
l’APS M. Farouk Berber en
marge d’une rencontre consacrée à la présentation de la 4e et
dernière phase de l’étude de ce
plan, en présence des responsables concernés.
L’étude du plan élaboré par
le centre national des technologies et consultation, a-t-il
ajouté, a permis de cerner tous
les points noirs de la circulation
dans la ville, de fixer les aires
de stationnement et les parkings, surtout à proximité des
sièges d’administrations et
d’entreprises publiques, ainsi
que les signalisations lumineuses, pour une meilleure
Deux auteurs présumés d’un meurtre
à Aougbellil ont été arrêtés par la
brigade de Gendarmerie nationale de
cette commune située à une trentaine
de kilomètres d’Aïn Témouchent,
a-t-on appris auprès du Groupement
de wilaya.
Présentés devant le parquet territorialement compétent, ils ont été placés
sous mandat de dépôt pour «homicide
volontaire avec préméditation», a-t-on
indiqué. Alertés le 21 de ce mois par
l’hôpital d’Aïn Témouchent, au sujet de
l’évacuation du cadavre d’un homme
portant plusieurs coups de couteaux au
niveau de la poitrine, les éléments de la
brigade ont identifié le corps.
L’enquête diligentée dans ce cadre a
permis aussi, d’identifier les deux
présumés coupables, a-t-on ajouté.
Un concours pour le recrutement
d’animateurs et animatrices de
colonies de vacances a été lancé à Jijel
par la direction de wilaya de la jeunesse et des sports en prévision de la
prochaine saison estivale, a-t-on appris
des responsables du secteur.
Initié en collaboration avec la ligue des
sports de plein air, de loisirs et d’échanges de jeunes, ce concours qui
concerne les jeunes âgés de 21 et plus,
disposant d’un niveau d’au moins
équivalent à la 3e année secondaire, se
déroulera au cours du premier
semestre de cette année, a indiqué la
DJS dans un communiqué. La sélection
des candidatures est annoncée pour le
16 janvier courant et le stage, en
régime d’internat, aura une durée
d’une dizaine de jours, a-t-on
également précisé.
Aïn Defla : lancement prochain d’une étude
sur la mendicité
UNE ÉTUDE sociale sur le
phénomène de la mendicité
sera lancée durant les prochains
jours dans la wilaya de Aïn
Defla en vue d’en déterminer
les causes et les facteurs, a-t-on
appris d’un responsable à la
direction locale de l’action
sociale (DAS).
Cette étude, comportant des
sorties sur terrain diurnes et
nocturnes, sera notamment
axée sur la place et le rôle qui
échoient aux enfants dans le
phénomène de la mendicité et
des répercussions négatives que
ces derniers subissent, a
indiqué Abdellah Belkacem,
chargé du mouvement asso-
ciatif à la DAS. Elle tentera de
déterminer les catégories
sociales des mendiants, de
rechercher les causes et les
effets de la mendicité et d’identifier les responsables de l’expansion du phénomène, a
précisé M. Belkacem.
L’utilisation d’enfants en
bas âge dans la mendicité
gagne de plus en plus de terrain
et ce, même après que les pouvoirs publics eurent annoncé
l’existence d’un texte de loi les
protégeant contre cette pratique, a-t-il noté.
Outre les services de
sécurité de la wilaya, cette
étude sera menée en collabora-
tion avec diverses autres
parties, à l’instar notamment
du Croissant-Rouge algérien et
des associations de
bienfaisance, a-t-il souligné,
relevant que l’étude en question
s’inscrit dans le cadre de la
stratégie nationale visant à
venir en aide aux personnes en
difficultés.
Les différents statistiques
et indicateurs récoltés à
l’issue de cette étude
contribueront à l’atténuation de
l’ampleur de ce phénomène qui
ternit l’image de marque des
villes et villages de la wilaya
et de l’Algérie entière,
a-t-on soutenu de même source.
M O N D E
Jeudi 28 janvier 2016
17
BAN KI-MOON CRITIQUÉ POUR AVOIR DÉNONCÉ LA COLONISATION
Israël, un Etat voyou membre de l’ONU
Le Premier ministre israélien s’en est pris à Ban Ki-moon, qui pourtant est considéré comme un des SG les
moins critiques de l’Etat hébreu dans l’histoire de l’ONU
Par
Moumene Belghoul
ONU dénonce la colonisation. Israël accuse
l’ONU de favoriser le
terrorisme. L’image reflète une
situation surréaliste entre un
Etat colonial membre de l’ONU
et une communauté internationale impuissante à imposer le
droit sur lequel repose cette institution. Le secrétaire général de
l’ONU, Ban Ki-moon, a fustigé
mardi la poursuite de la colonisation, considérée comme «un
affront fait au peuple palestinien
et à la communauté internationale», après la révélation de plusieurs projets en Cisjordanie
occupée. Alors que les territoires occupées bruissent d’une
nouvelle intifadha, Ban s’est
alarmé du risque que ces projets
coloniaux ne fassent «monter
encore la tension et nuisent à
toute perspective de règlement
politique». Israël qui foule au
pied plusieurs résolutions de
l’ONU, a critiqué ces déclarations qui ne reflètent qu’une
amère réalité. Le Premier
ministre israélien s’en est pris à
Ban qui pourtant est considéré
comme un des SG les moins critiques de l’Etat hébreu dans
l’histoire de l’ONU. La confrontation diplomatique n’est pas
nouvelle, estiment les observateurs. Les Nations unies qui ont
décidé de la création de l’Etat
Photo : DR
L’
d’Israël en 1948 sont aujourd’hui accusées de tous les maux.
L’Etat hébreu semble au dessus
du droit international. Le 14 janvier, il assimilait l’étiquetage
par l’Union européenne des produits en provenance des colo-
nies israéliennes aux pratiques
de l’époque nazie.
Au même moment, la
ministre suédoise des Affaires
étrangères était presque déclarée
persona non grata pour avoir
réclamé des investigations sur
les circonstances dans lesquelles
des Palestiniens avaient été
assassinés. Une attitude d’Etat
voyou qui ne suscite pas de
levée de boulier. L’ONU,
l’Union européenne mais aussi
les Etats-Unis s’inquiètent, eux,
que la poursuite de la colonisation ne crée une réalité qui rende
impossible la solution retenue
par les différents processus de
paix pour résoudre un conflit
vieux de plusieurs décennies et
la création d’un Etat palestinien
viable. De plus en plus d’experts
expriment ouvertement non seulement les doutes dans l’engagement israélien à rechercher une
«solution à deux Etats», mais la
crainte de devoir déclarer cette
solution morte pour de bon. Ban
a évoqué plusieurs projets israéliens récemment rendus publics,
comme le feu vert à la construction de 153 nouveaux logements
ou l’annexion de terres agricoles
dans la vallée du Jourdain. Mais
les démolitions israéliennes, les
déplacements de populations ou
les restrictions au développement économique relèvent aussi
de la colonisation et l’occupation. Netanyahu réitère la rengaine usée de l’inexistence en
face de lui de «partenaire pour
la paix». Le président palestinien Mahmoud Abbas vient
pourtant de déclarer qu’il était
prêt à discuter si l’Etat hébreu
stoppait la colonisation des
terres et relâchait des Palestiniens en vertu d’un accord antérieur. Aujourd’hui, aucun des
cinq membres permanents du
Conseil de sécurité, ni l’UE ne
semble capable d’imposer le
droit internationale à Israël.
M. B./Agences
TOURNÉE EN EUROPE DU PRÉSIDENT ROHANI
Le retour de l’Iran
LE PRÉSIDENT iranien,
Hassan Rohani, est en visite en
France, deuxième étape d’un
voyage entamé lundi à Rome,
qui marque le rapprochement
spectaculaire entre l’Iran et les
Européens depuis la levée des
sanctions liées au nucléaire.
Comme à Rome, le passage du
président iranien à Paris devrait
donner lieu à la signature d’importants contrats commerciaux.
Téhéran a ainsi annoncé un vaste
accord avec l’avionneur
européen Airbus, qui porterait
sur 114 appareils. En Italie, une
quinzaine d’accords portant sur
un total de 15 à 17 milliards
d’euros ont été signés. Rohani a
conclu son étape italienne par
une visite du Colisée et par une
conférence de presse au cours de
laquelle il a parlé de l’Arabie
saoudite, son voisin arabe avec
qui la tension s’est brusquement
accrue depuis le début de
l’année. Il s’est ainsi refusé à
s’excuser après l’incendie début
janvier de l’ambassade saoudienne à Téhéran, jugeant que
c’était plutôt à Riyad de faire les
«choix justes» pour faire baisser
cette tension entre les deux pays.
Mardi, l’influent prince saoudien
Turki al-Fayçal avait déclaré à
Paris que l’Iran devait «s’excuser» après l’incendie de l’ambassade, lors d’une manifestation
en réaction à l’exécution par
Riyad d’un dignitaire chiite
saoudien, virulent critique du
régime des Saoud. Les deux pays
s’affrontent, de plus, indirectement dans les conflits de la
région, en particulier en Syrie, en
Irak et au Yémen. A la tête d’une
délégation d’une centaine d’acteurs économiques et de plusieurs ministres, Rohani vient
surtout en Europe pour les
affaires. Dimanche, le ministre
iranien des Transports, Abbas
Akhoundi, a annoncé la signature d’un gros contrat avec
Airbus. Selon le vice-ministre
des Transports, Asghar Fakhrieh
Kashan, l’Iran «veut essentiellement acheter des Airbus A320,
A321 et A330», à livrer cette
année et en 2017. Avant de
prendre l’avion pour l’Europe,
Rohani a lui-même fait état lundi
des projets économiques de
l’Iran avec la France : «Dans le
domaine des transports, des
documents seront signés en
France, nous devons moderniser
notre flotte aérienne et acheter
des locomotives». Il a aussi
évoqué le secteur automobile.
«Des contrats importants seront
probablement signés aussi bien
avec Peugeot qu’avec Renault»,
a-t-il dit. Mardi à Rome, Rohani
s’était livré à un exercice de relations publiques devant des
dizaines de patrons italiens, qu’il
a appelés à investir davantage en
Iran. «L’Iran est le pays le plus
sûr, le plus stable de toute la
région», avait-il alors assuré.
Rohani s’était ensuite rendu pour
la première fois au Vatican où il
a rencontré le pape François, qui
a exhorté l’Iran à œuvrer pour la
paix au Moyen-Orient. Les
entretiens ont permis de «relever
le rôle important que l’Iran est
appelé à jouer, avec d’autres
pays de la région, pour promouvoir des solutions politiques adéquates aux problématiques qui
affligent le Moyen-Orient, pour
lutter contre la diffusion du terrorisme et le trafic d’armes», a
déclaré le Vatican dans un communiqué.
R. I.
Photo : DR
Par
la Rédaction Internationale
18
S P O R T S
Jeudi 28 janvier 2016
LIGUE DES CHAMPIONS
MEILLEURS JOUEURS
AFRICAINS D’EUROPE
MO Béjaïa : Amrani ignore tout
des Ghanéens de l’Ashanti Gold
L’Algérien Slimani
parmi les lauréats
de la semaine
Le MOB, qui disputera pour la circonstance sa première compétition continentale,
jouera en déplacement le match aller le 14 février prochain
entraîneur du
Béjaïa, Abdelkader
Amrani, a indiqué,
hier, qu’il ne
connaissait encore rien du
champion du Ghana Ashanti
Gold, futur adversaire de son
équipe au tour préliminaire de
la Ligue des champions
d’Afrique de football.
«Je peine encore pour avoir
des informations sur cette
équipe. Mais une chose est
sûre : notre mission ne sera
pas facile, car tout le monde
connaît la valeur du football
ghanéen. Nous sommes donc
avertis», a déclaré Amrani à
l’APS.
Le MOB, qui disputera pour
la circonstance sa première
compétition continentale,
jouera en déplacement le match
aller le 14 février prochain.
Celui retour est prévu entre le
26 et le 28 du même mois au
stade de l’Unité maghrébine de
Béjaïa.
Ashanti Gold vient de
renforcer ses rangs par quatre
nouveaux joueurs en prévision
de la prestigieuse compétition
africaine des clubs, rapporte
mardi la presse locale. Les
quatre nouvelles recrues inscrites sur la liste des 26 joueurs
engagés en Ligue des cham-
Photo : DR
L’
pions d’Afrique 2016 sont :
Daniel Addo, Gofred Rockson,
Emmanuel Nti Mensah et
Fredrick Quayson.
Ashanti Gold retrouve la
Ligue des champions d’Afrique
après sept ans d’absence.
Le rendez-vous continental
se présente sous de mauvais
auspices pour les Crabes en
raison des nombreuses bles-
sures déplorées au sein de
l’effectif béjaoui. « Depuis
quelque temps, je n’arrive pas
à aligner mon équipe type. Plusieurs joueurs souffrent de
blessures. Certes, ils reviennent
peu à peu, mais je ne sais pas
encore si je pouvais miser sur
certains d’entre eux pour le
tour préliminaire, à l’image de
l’attaquant Okacha Hamzaoui,
dont la blessure à une cheville
est quelque peu compliquée»,
s’est plaint Amrani, lui aussi
opéré récemment de la
vésicule. Le MOB, troisième au
classement du championnat,
accueillera le MC Oran samedi
(16h00), dans le cadre de la
18e journée du championnat de
Ligue 1 algérienne e football.
(APS)
LIGUE 1 MOBILIS/RC ARBAÂ
Amani : «La préparation d’intersaison a été catastrophique»
LE PRÉSIDENT du RC
Arbaâ (Ligue 1 algérienne de
football) Djamel Amani a qualifié, hier, de «catastrophique»
la préparation effectuée par son
équipe durant l’intersaison, au
moment où le club est plus que
jamais menacé par le spectre de
la relégation.
«La préparation d’intersaison a été catastrophique,
notamment sur le plan physique. Les joueurs n’ont pratiquement rien fait lors du stage
en Tunisie. Ce qui explique à
mon sens le visage terne que
nous affichons cette saison», a
affirmé à l’APS le premier responsable de formation
d’Ezzerga.
Au terme de la 17e journée,
le RCA occupe la dernière
place au classement avec
9 points seulement, à huit longueurs du premier non
relégable le CS Constantine
(13e, 17 pts).
«Le départ de certains
joueurs cadres à l’image de
Darfalou et Mokdad a fini par
porter préjudice à l’équipe. Je
n’ai pas les moyens pour
retenir un joueur qui va
toucher ailleurs 200 millions
de centimes», a-t-il ajouté. En
dépit d’une mission presque
impossible pour les hommes de
l’entraîneur Khaled Lounici,
l’ancien international algérien
des années 1990 conserve un
brin d’espoir de maintien.
«C’est vrai que le maintien
sera difficile à assurer au vue
des données actuelles, mais je
pense que notre dernière
chance se jouera samedi à
Relizane. En cas de victoire
nous allons relancer nos
chances», a souligné Amani.
Outre les mauvais résultats qui
ont précipité le club aux
profondeurs du classement,
l’instabilité criarde au niveau
du staff technique est l’autre
point noir où pas moins de
quatre entraîneurs se sont
succédé depuis le début de la
saison : Billel Dziri, le
Franco-Serbe Daniel Darko
Janackovic, Abdenour
Bousbia et enfin Khaled
Lounici.
(APS)
Cyclisme : course Open de VTT samedi à la forêt
de Bainem (Alger)
L’UNION Sportive
El Biaroise (U.S.E.B ) organise
une course Open de vélo tout
terrain (VTT), samedi à partir
de 8h00 sur le circuit de la forêt
de Baïnem, destinée à plusieurs
catégories d’âge, a-t-on appris
hier auprès du président du
CSA, Abderrahmane Bouzid.
Organisée sous l’égide de la
Ligue algéroise de cyclisme
(LAC) et de l’APC d’El-Biar,
cet événement sportif a pour
but de «rassembler la famille
sportive du cyclisme et les
adeptes du VTT de la wilaya
d’Alger et ses environs et leur
donner l’occasion de découvrir
en groupe tous les sentiers et
parcours qui seront proposés»,
estiment les responsables du
club algérois. Selon la même
source, l’APC d’El Biar a réuni
les moyens nécessaires ainsi
que la société Palmary, partenaire de l’US El Biar, qui
prendra en charge les produits
alimentaires pour tous les participants. La Course Open VTT
aura lieu en circuit fermé d’un
kilomètre à parcourir plusieurs
fois suivant la catégorie d’âge.
Elle est ouverte à tous les vététistes (hommes et femmes),
âgés de 9 à 77 ans, selon les
organisateurs.
L’Union sportive El Biaroise, qui est un club omnisports par excellence, prend en
charge actuellement plus de
300 enfants répartis à travers
des écoles sportives dont le
judo, le golf, l’haltérophilie, le
kung-fu et le cyclisme. « Notre
priorité est et restera toujours,
la jeunesse pour une évolution
harmonieuse en application
avec la politique nationale
pour cette frange de la
société», a expliqué Bouzid.
Programme de la course
8h00 : briefing et engagement des
cyclistes
8h30 : départ des benjamins et
benjamines
9h00 : départ des minimes
9h30 : départ des cadets et cadettes
10h30 : départ des masters (plus de
17 ans)
11h30 : remise des trophées aux lauréats
(trois premiers)
12h30 : réunion des chefs de groupes
vététistes.
(APS)
L’ATTAQUANT international algérien du Sporting
Lisbonne, Islam Slimani,
auteur d’un doublé et d’une
passe décisive au cours de la
précédente journée du
championnat de première
division portugaise contre
Paçs De Ferreira (3-1), s’est
fait une place de choix parmi
les meilleurs footballeurs
africains d’Europe, selon le
sondage hebdomadaire du
site spécialisé footafrica365.
L’ex-buteur du CR
Belouizdad avait commencé
par offrir une passe décisive
à Bruno César, pour l’ouverture du score peu avant la fin
de la première mi-temps,
avant d’inscrire un doublé,
ayant permis au Sporting de
consolider sa première place
au classement.
Outre Slimani, le sondage
de footafrica365 a récompensé l’attaquant égyptien du
Sporting Braga (Portugal)
Hassan Koka, également
auteur d’un doublé et d’une
passe décisive contre Rio
Avec. Bien que moins
performants que Slimani et
Koka, le Congolais du
Vitoria Setubal, Arnold,
ainsi que l’ex-international
ghanéen de Panathinaïkos,
Michael Essien ont été
également primés pour leurs
belles prestations, respectivement contre l’Académica
et Lévadiakos.
Le tableau d’honneur des
meilleurs joueurs africains
de la semaine a été complété
par Nana Asaré, le Ghanéen
de La Gantoise (Belgique),
et par Axel Méyé, le
Gabonais d’Eskisehirspor
(Turquie).
APS
Coupe d’Algérie 2015-2016 :
domiciliation des 8es de finale
Programme et stades des matchs
des 1/8 de finale de la Coupe
d’Algérie 2015-2016 de football,
prévus les jeudi 18, vendredi
19 et samedi 20 février 2016
Jeudi 18 février 2016 à 16h00 :
Stade du 8-Mai-1945 de Sétif :
ES Sétif- RC Arbaâ
Vendredi 19 février 2016 à
15h00 :
Relizane (Stade Zougari-Tahar)
RC Relizane- MC Alger
Sidi Bel-Abbès (Stade du
24-Février)
USM Bel-Abbès - DRB Tadjenanet
Mascara (Stade Aoued-Meflah):
ARB Ghriss- CRB Ain Fakroun
Samedi 20 février 2016 :
Tébessa (OPOW) :
US Tébessa- USM Harrach
Maghnia (Stade des frères
Nouali):
ASB Maghnia- HB Chelghoum Laid
Dar El Beida (Stade Benrabah) :
Paradou AC- RA Ain Defla 15h00
Béjaia (Stade de l’Unité
Maghrébine)
MO Béjaia- NA Hussein Dey
1 6h00.
(APS)
19
S P O R T S
Jeudi 28 janvier 2016
MATCHS AVANCÉS DE LA 18E JOURNÉE DE LIGUE 1
ASMO-USMH, ESS-CSC, des destins si différents
L’issue des deux rencontres compterait énormément pour chacun des protagonistes : l’USMH traduirait concrètement ses
prétentions à continuer de faire partie du podium, l’ESS pourrait se rapprocher du peloton de tête
Par
A. Lemili
n recevant l’USMH, une
formation qui tourne
régulièrement depuis
l’entame du championnat, les
Oranais de l’ASMO n’ont sans
doute hérité que d’une mince
opportunité de confirmer le résultat
avantageux obtenu le week-end
passé en déplacement face au NA
Hussein-Dey, cette autre équipe
qui carbure également à plein
régime.
Il est nécessaire de rappeler que
les Asémistes occupent la place de
premier relégable compte tenu du
fait que la seule équipe à laquelle
ils peuvent prétendre faire de la
concurrence est le Rapid Club
Arba. Ce dernier peut être désormais considéré comme ne faisant
plus partie de l’élite à moins d’un
miracle lequel, au demeurant, a peu
de chances d’être en raison d’une
réalité implacable qui veut qu’elle
ne recèle pas de potentialités
humaines à même de lui permettre
d’aller de l’avant comme il
semblerait qu’elle ne dispose pas
non plus de moyens notamment
financiers qui contribueraient à
autrement envisager la suite du
parcours et surtout de proposer à
ceux (les joueurs) appelés à
relever le challenge à se mobiliser
Photo : DR
E
mentalement et appréhender avec
une meilleure volonté l’adversité.
Toutefois, si les Oranais arrivent à
prendre le dessus sur leur
adversaire de vendredi, il n’est pas
exclu que les trois points de la
victoire leur permettraient de faire
un bond qui leur ferait quitter la
zone dangereuse sachant qu’il y a
tout aussi deux autres clubs qui
sont le RC Relizane et le CS
Constantine qui ne sont pas logés à
la bonne enseigne et qu’il serait
d’ailleurs possible de rejoindre,
voire de dépasser mais toujours à
la faveur d’une victoire face aux
Harrachis.
S’agissant justement du CSC
autant souligner que celui-ci
effectue un deuxième déplacement
à Sétif, une sortie qui intervient
après celle de la semaine écoulée à
Oran que les Sanafir sont arrivés à
bonifier en prenant un point à leur
adversaire du jour, le Mouloudia
d’Oran. Si les Vert et Noir partent
avec le moral qui leur permettrait
d’infirmer une statistique qui veut
que rarement une formation
positive le résultat de deux
déplacements consécutifs, en face
les Noir et Blanc doivent, eux
aussi, confirmer que dans les
mêmes conditions, un club qui
reçoit deux fois de suite ne fait pas
le même résultat et dans le cas des
hommes à Velud autant dire que le
meilleur moyen de ne pas répéter
le premier (résultat) ce serait de
battre leur adversaire.
Quoiqu’il en soit, l’issue des
deux rencontres compterait
énormément pour chacun des
protagonistes en ce sens que
l’USM El-Harrach traduirait
concrètement ses prétentions à
continuer de faire partie des
locataires du podium et pour les
Ententistes de se rapprocher
graduellement du peloton de tête
mais tout cela reste tributaire
évidemment d’une victoire pour
l’un et l’autre.
A contrario, si pour l’ASMO,
une défaite diffère grandement ses
espoirs de s’éloigner de la zone des
relégables, l’avenir ne sera
que plus hypothétique pour les
Constantinois qui plongeront
«progressivement» dans ladite
zone avec la perspective de ne plus
être en capacité d’inverser le sens
de la marche dans la mesure où
pour la rencontre qui suivra et
qu’ils disputeront à domicile, les
protégés de Gomez accueilleront le
week-end prochain pour leur
prochaine rencontre à domicile
Mouloudia de Béjaïa. Autrement
dit, un autre os dur.
A. L.
LIGUE 1 (18E JOURNÉE)
USMA-JSK en tête d'affiche, match à «six points» à Relizane
Par
Algérie Presse service
LA 18E JOURNEE du
championnat d’Algérie de football
de Ligue 1 Mobilis, prévue
vendredi et samedi, sera marquée
par le «clasico» entre le leader,
l’USM Alger et la JS Kabylie,
alors qu’en bas du classement, un
match à «six points» se jouera à
Relizane entre le Sariî local et le
RC Arbaâ.
Les «Rouge et Noir» seront
appelés à renouer avec le succès
après deux matchs nuls de rang, le
premier face au NA Hussein Dey
et le second à Sétif contre l’ESS,
sur le même score de (1-1).
Une victoire de l’USMA
(38 pts) lui permettrait de continuer
son petit bonhomme de chemin
vers un 7e titre, d’autant que son
dauphin est loin avec 8 points
d’écart. La JSK (9e, 22 pts), tenue
en échec lors du derby kabyle par
le MO Béjaia (1-1) devra se
racheter au stade Omar-Hamadi et
cela passera bien évidemment par
un bon résultat face à l’USMA.
Le CRB (2e, 30 pts) affrontera
son voisin du NAHD (11e, 21 pts)
dans un derby ouvert à tous les
pronostics. Si lors du match aller,
disputé au stade Mustapha-Tchaker
de Blida le Chabab n’avait pas
trouvé de difficulté pour l’emporter
(3-0), cette fois-ci les coéquipiers
de Yahia Chérif devront se méfier
d’une formation du Nasria capable
de créer la surprise.
Les trois équipes qui se partagent la 3e place, en l’occurrence le
MO Béjaia, le MC Alger et l’USM
Harrach seront opposées
respectivement au MC Oran, à la
JS Saoura et à l’ASM Oran.
Le MOB, auteur d’une belle
remontée au classement,
accueillera le MCO (8e, 22 pts) où
rien ne va plus après le match nul
concédé à la maison face au CS
Constantine (1-1).
Le MCA, complètement groggy
après la sanction de quatre matchs
à huis clos dont deux avec sursis et
la perte de son attaquant
Merzougui, suspendu 4 ans pour
dopage, effectuera un déplacement
périlleux à Béchar pour croiser le
fer avec la JSS (10 e , 21 pts),
réputée pour être intraitable dans
son antre du 20-Août.
Les joueurs de l’entraîneur
Meziane Ighil, très contestés par
leur public, auront tout de même
une belle carte à jouer d’autant que
le match va se jouer sans public.
L’USMH, confrontée à une
Ligue 1 Mobilis (18e journée) :
Programme des rencontres
Bouakeul : ASM Oran- USM
El Harrach 15h
Hamlaoui : CS Constantine- ES Sétif 6h
Samedi 30 janvier 2016 :
Unité Maghrébine : MO BéjaïaMC Oran 16h
Brakni : USM Blida- DRB
Tadjenanet 15h
Béchar : JS Saoura- MC Alger
18h à huis clos
5 juillet : CR Belouizdad- NA HusseinDey 16h
OPOW Zoughari : RC RelizaneRC Arbaâ 15h
Omar Hamadi : USM AlgerJS Kabylie 16h
grave crise financière, affrontera
l’ASM Oran (15e, 14 pts) qui doit
impérativement l’emporter pour
quitter la zone de relégation.
Le DRB Tadjenanet (6e, 26 pts)
défiera en déplacement l’USM
Blida (12e, 20 pts) dans un match a
priori équilibré. Le DRBT qui
voyage bien depuis le début de la
saison compte piéger des Blidéens
en proie au doute. Le champion
d’Algérie en titre, l’ES Sétif
(7e, 23 pts) qui peine à amorcer son
départ, effectuera un court déplacement chez le voisin du CSC (13e,
17 pts). Si l’Entente aspire à se
rapprocher davantage du podium,
le CSC, lui, est contraint de réagir
pour éviter de sombrer dans les
profondeurs du tableau.
En bas du classement, le match
entre le RC Relizane (14e, 15 pts)
et la lanterne rouge le RC Arbaâ
(9 pts) sera un véritable duel «à six
points» entre deux équipes qui
luttent pour leur maintien.
Le RCR sera dirigé sur le banc
par le nouvel entraîneur Mohamed
Henkouche qui a succédé lundi au
Français François Bracci, dont le
règne à la barre technique n’a duré
que l’espace de deux matchs
seulement.
APS
Ligue 2 Mobilis (18e journée) : le nouveau
leader en danger à Bordj Bou Arréridj
L’OLYMPIQUE de Médéa,
nouveau leader du championnat de
Ligue 2 Mobilis de football depuis
à peine une semaine, verra son
trône menacé dès ce week-end par
un périlleux déplacement à Bordj
Bou Arréridj pour croiser le fer
avec le CABBA à l’occasion de la
18e journée, au même moment ses
poursuivants joueront à domicile
contre des adversaires a priori à
leur portée.
L’OM s’était emparée du
leadership lors de la précédente
journée, à la faveur de sa victoire
en déplacement (2-1) contre l’OM
Arzew, profitant au passage de la
défaite de l’ex-leader, l’USM
Bel-Abbès devant l’US Chaouia.
Les hommes de Slimani qui
effectueront leur second déplacement de suite, n’auront pas la
partie facile jeudi contre le
CABBA qui reste sur un nul mérité
contre le MC El Eulma (0-0).
Au même moment, ses quatre
concurrents auront la chance
d’évoluer à domicile lors de cette
18e journée. Outre le fait de jouer à
domicile, certains concurrents de
l’OM auront la chance d’affronter
des adversaires relativement
prenables, notamment, l’ASO
C h l e f ( 5 e) q u i r e ç o i t l ’ A m e l
Boussaâda (12e), et surtout le CA
Batna (2 e), qui accueille l’avant
dernier du classement, le CRB Aïn
Fekroun.
L’USM Bel-Abbès (3 e) et la
J S M B e j a ï a ( 4 e) a u r o n t , e n
revanche, la tâche un peu plus
difficile contre la JSM Skikda
(5e) et le Paradou AC (6e), mais ils
partiront tout de même avec léger
avantage.
Dans le bas du tableau, la lutte
pour le maintien s’annonce tout
aussi acharnée entre plusieurs
clubs sous la menace de la
relégation.
La lanterne rouge, l’USMM
Hadjout se rend à Oum El Bouaghi
pour affronter l’US Chaouia (11e)
qui reste sur une bonne série
depuis l’arrivée de l’entraineur
libyen Abdelhafidh Erbich.
Le MC Saïda, auteur d’un
succès en déplacement lors de la
précédente journée, accueille l’OM
Arzew battue sur sa pelouse par
l’O Médéa. Le Mouloudia qui n’est
pas encore sorti de la zone rouge
est condamné à confirmer son
réveil, tandis que son adversaire
n’a plus droit à l’erreur.
APS
Championnat de Ligue 2 Mobilis
Programme de la 18 e journée du
Championnat de Ligue 2 Mobilis de
football, prévue jeudi et vendredi à
15h00 :
Jeudi :
A Bordj Bou Arréridj : CA Bordj Bou
Arréridj - Olympique Médéa
Vendredi :
A Sidi Bel-Abbès : USM Bel-Abbès - JSM
Skikda
A Oum El Bouaghi : US Chaouia - USMM
Hadjout
A Saïda : MC Saïda - OM Arzew
Au Khroub : AS Khroub - MC El Eulma
A Chlef : ASO Chlef - Amel Boussaâda
A Béjaïa : JSM Béjaïa - Paradou AC
A Batna : CA Batna - CRB Aïn Fekroun
T E C H N O L O G I E
Jeudi 28 janvier 2016
21
TÉLÉCOMS
Les câbles sous-marins se multiplient
entre les continents
Grands utilisateurs de bande passante, les géants du Net comptent parmi les plus gros financeurs de câbles
intercontinentaux. Depuis juin dernier, un câble géant de 9 000 km relie la côte ouest des Etats-Unis
au Japon. Baptisé «Faster», il a été financé par Google et des opérateurs télécoms asiatiques à hauteur de 300 millions
de dollars. Microsoft, qui mise à fond sur le cloud pour revenir sur le devant de la scène high-tech, met aussi la main
au portefeuille pour déployer des câbles
Par
Pierre Manière
ans le monde, la
consommation de données
flambe. Dans une étude
publiée en novembre dernier,
Ericsson a ainsi fait état d’une
explosion du trafic Internet mobile.
Selon l’équipementier suédois,
celui-ci devrait être multiplié par
dix d’ici à 2021. La France
n’échappe pas à cette tendance : en
2014, selon l’Arcep, le régulateur
des télécoms, la consommation de
données mobiles a été multipliée
par deux par rapport à l’exercice
précédent. Il faut dire qu’avec
l’essor de la vidéo sur smartphone,
l’arrivée de l’Internet des objets, la
conversion des entreprises au cloud
ou au big data, les particuliers et
les entreprises sont chaque jour
toujours plus gourmand en bande
passante. Résultat, les cadors du
Net et des télécoms n’ont pas le
choix : ils doivent impérativement
investir dans des «tuyaux» de plus
en plus gros pour répondre à cette
demande. Sur terre, ils tissent de
véritables autoroutes de fibre
optique pour relier les villes et les
pays entre eux. Mais Internet ne
pourrait fonctionner sans les indispensables câbles sous-marins, qui
permettent des communications
ultrarapides entre les continents.
1 million de kilomètres
de fibre
Aujourd’hui, «99% des
échanges électroniques intercontinentaux» passent par ces artères
Photo : DR
D
enfouies sous les océans, nous diton chez Alcatel-Lucent, le leader
mondial de la production, de la
pose et de la maintenance de ces
câbles via sa filiale Alcatel-Lucent
Submarine Networks (ASN). Au
total, il y aurait «un million de
kilomètres» de câbles sous les mers
selon l’équipementier, dont le
carnet de commandes ne désemplit
pas. Parti de Calais le 14 décembre
dernier, un de ses navires-câbliers
déroule actuellement près de
5 300 km de fibre optique entre
Colombo et Djibouti.
Il y a deux semaines, c’est
également un câble Alcatel-Lucent
qui a été tiré entre la Finlande et
l’Allemagne. Pourquoi ? Parce que
Helsinki veut stimuler son secteur
des centres de données (ou data
centers), qui profitent d’un climat
froid et d’une électricité bon
marché. Cette liaison, qui sera
opérationnelle au printemps, doit
permettre d’accélérer la vitesse de
connexion avec l’Europe de
l’Ouest, en évitant de passer par la
Suède et le Danemark.
Des actifs cruciaux
pour les géants du Net...
Grands utilisateurs de bande
passante, les géants du Net comptent parmi les plus gros financeurs
de câbles intercontinentaux.
Depuis juin dernier, un câble géant
de 9 000 km relie la côte ouest des
Etats-Unis au Japon. Baptisé
«Faster», il a été financé par
Google et des opérateurs télécoms
asiatiques à hauteur de
300 millions de dollars. Microsoft,
qui mise à fond sur le cloud pour
revenir sur le devant de la scène
high-tech, met aussi la main au
portefeuille pour déployer des
câbles. Le géant de Redmond participe notamment au déploiement du
«New Cross Pacific Cable Network», qui reliera les États-Unis à
la Chine, la Corée du Sud et
Taïwan. Microsoft a également
investi dans Hibernia, qui vise à
améliorer la connexion entre le
Canada, l’Irlande et la GrandeBretagne. Pour les gros opérateurs
télécoms, ces câbles constituent
aussi des actifs stratégiques. Ainsi,
Orange, en pleine offensive en
Afrique via des rachats d’opérateurs nationaux, déroule également
sa fibre le long du continent. Fin
novembre, avec des partenaires, le
géant français des télécoms a lancé
la troisième partie du câble
sous-marin «Africa Coast to
Europe» (ACE). D’une longueur
totale de 17 000 km, ce câble part
de la France et connectera tous les
pays africains situés sur la côte
atlantique au reste du monde. D’un
coût de 700 millions d’euros, ce
dernier tronçon part des îles de Sao
Tomé-et-Principe, dans le golfe de
Guinée, et rejoindra l’Afrique du
Sud. D’après Marc Rennard,
directeur exécutif de la zone
Afrique, Moyen-Orient et Asie
d’Orange, «25 pays seront ainsi
connectés à l’Internet haut débit
avec les derniers standards technologiques».
... et les pays
en développement
Une fois à terre, on peut en
effet tirer de la fibre optique à
travers les différents pays
concernés, souvent le long des
voies ferrées. Et dès lors, y raccorder des villes et autres antennes
mobiles. Or l’usage des téléphones
portables explose en Afrique : ils
sont devenus un vrai catalyseur
économique, en témoigne l’essor
des services financiers à partir de
ces terminaux. Cruciaux pour le
développement économique des
pays les plus pauvres comme des
plus développés, les «pipelines de
l’information» n’ont donc pas fini
de tisser leur toile sous les océans.
P. M.
In latribune.fr
SELON LE DIRECTEUR GÉNÉRAL, TIM COOK
Apple se prépare au premier recul des ventes de l’iPhone
Par
Sophie Estienne de l’AFP
LE GROUPE informatique
américain Apple a confirmé mardi
que les ventes de l’iPhone, qui
tirent sa croissance depuis des
années, devraient reculer ce
trimestre, ce qui constituerait une
première depuis le lancement du
produit en 2007.
«Nous pensons que les unités
d’iPhone vont reculer sur le
trimestre» qui s’achèvera fin mars,
a reconnu le directeur général, Tim
Cook, mardi lors d’une téléconférence avec des analystes.
Il s’exprimait à l’occasion de la
présentation des résultats pour les
trois mois achevés fin décembre,
où la croissance des ventes de
l’iPhone était déjà presque au point
mort.
Sur ce trimestre, le premier de
son exercice décalé, Apple a certes
battu un niveau record trimestriel
en écoulant 74,8 millions d’iPhone
dans le monde. Mais c’est à peine
mieux que les 74,5 millions
enregistrés un an plus tôt, et la plus
faible progression depuis la sortie
en 2007 de la première version du
célèbre smartphone. Même si la
marque à la pomme a d’autres
produits emblématiques comme
l’ordinateur Mac, la tablette iPad
ou la plus récente montre
connectée Apple Watch, l’iPhone
reste de loin sa première source de
revenus: il représentait encore plus
des deux tiers du chiffre d’affaires
sur le trimestre clos fin décembre.
L’évolution des ventes de
l’appareil est donc suivie de très
près et les analystes évoquaient
avec de plus en plus d’insistance
ces dernières semaines un possible
recul vu l’environnement
macroéconomique difficile et le
ralentissement général de la
croissance sur le marché mondial
des smartphones.
Outre les ventes de l’iPhone, le
chiffre d’affaires d’Apple devrait
aussi reculer ce trimestre. Le
groupe table sur 50 à 53 milliards
de dollars. Cette prévision plus
pessimiste que celle de la moyenne
des analystes représenterait un net
recul comparé aux 58 milliards de
dollars comptabilisés un an plus
tôt.
«Nous avons commencé à voir
des signes de ralentissement en
Chine ce mois-ci, en particulier à
Hong Kong», a aussi reconnu
mardi Tim Cook, affirmant toutefois rester «très confiant dans le
potentiel à long terme du marché
chinois», où le groupe maintient
selon lui ses plans d’investissement.
Signes de ralentissement
en Chine
Le ralentissement de
l’économie chinoise est, comme
celui des ventes de l’iPhone, l’un
des grands motifs actuels d’inquiétude des investisseurs vis-à-vis
d’Apple, étant donné la part que
l’une comme l’autre représentent
dans les résultats du groupe.
Sur la période octobredécembre, le chiffre d’affaires
réalisé en Chine a encore progressé
de 14%, à 18,4 milliards de dollars.
Pour l’ensemble du groupe, il ressort en hausse de 2% à 75,9 milliards de dollars, un niveau un peu
inférieur aux attentes du marché.
Cela n’a pas empêché Apple
d’enregistrer un nouveau bénéfice
net trimestriel historique de
18,4 milliards de dollars, augmenté
encore de 2% comparé à la même
période de 2014 où il avait déjà
affiché le bénéfice net le plus élevé
jamais enregistré par une entreprise
tous secteurs confondus. Le groupe
n’a jamais non plus eu autant de
liquidités disponibles :
216 milliards de dollars fin
décembre.
«Nos résultats sont particulièrement impressionnants étant
donné l’environnement macroéconomique mondial difficile», a
insisté Tim Cook, évoquant «des
conditions extrêmes comme nous
n’en avons jamais expérimenté
auparavant partout où nous
regardons».
«Des marchés majeurs incluant
le Brésil, la Russie, le Japon, le
Canada, l’Asie du sud-est,
l’Australie, la Turquie et la zone
euro sont affectés par un ralentissement de la croissance
économique, une baisse des prix
des matières premières, et un
affaiblissement des devises» face
au dollar, a-t-il énuméré.
Ce dernier point a un effet «très
important» sur les résultats
financiers du groupe, qui réalise les
deux tiers de son chiffre d’affaires
en dehors des Etats-Unis.
Apple a assuré mardi que le
trimestre en cours s’annonçait
comme celui où les comparaisons
sur un an lui seraient les plus
défavorables. Le ralentissement
des ventes de l’iPhone, ajouté au
déclin qui se confirme pour l’iPad
(-25% à 16,1 millions d’unités),
montre toutefois l’importance pour
le groupe de se diversifier,
ce à quoi il s’emploie avec
l’Apple Watch, sa première
nouvelle catégorie de produit
depuis l’iPad.
Beaucoup de spéculations
circulent aussi sur un projet dans
l’automobile, et Tim Cook a donné
du grain supplémentaire à moudre
aux observateurs en jugeant que la
réalité virtuelle était «vraiment
cool» et avait «des applications
intéressantes».
Les dirigeants du groupe ont
aussi tenté de détourner l’attention
vers les services avec lesquels
Apple tente de monétiser le
milliard d’appareils actifs à sa
marque dans le monde. Il s’est
ainsi lancé dans les paiements
(Apple Pay, qui doit continuer de
s’étendre cette année à de
nouveaux pays dont la Chine) ou la
musique (Apple Music, qui
revendique plus de 10 millions
d’utilisateurs payants).
AFP
www.latribunedz.com
Jeudi 28 janvier 2016
DANS LE CADRE DU PROGRAMME ALGÉRIE-UE DIVECO 2 MÉTÉO
Un projet de préparation statistique
pour le secteur de la pêche
Centre Max. 21° Peu
Min 06° Nuageux
Par
Algérie presse service
n projet de préparation
statistique entrant dans le
cadre du programme de
diversification économique
«Diveco 2» passé avec l’Algérie
a été lancé, hier, au port de
pêche de Beni Saf (30 km de
Aïn Témouchent) par les experts
de l’Union européenne (UE). Ce
projet doit faciliter la prise de
décision concernant le secteur de
la pêche et de l’aquaculture et,
surtout, la protection de la
ressource halieutique, a indiqué
un expert en statistiques non
permanent de l’UE, Kostantinos
Stamatopoulous. Il a débuté, a-til dit, par la collecte et le recueil
de statistiques auprès de
l’antenne de pêche de Beni Saf,
afin d’élaborer un système
national en ligne permettant
d’avancer des solutions pratiques
d’importance.
L’année 2016 sera entièrement consacrée au recueil des
informations au niveau des
wilayas pilotes que sont Aïn
Témouchent, Sétif et Skikda, et
celles relatives aux besoins
logistiques locaux, avant le début
de l’application sur le terrain de
ce programme durant l’année
2017, a-t-il affirmé. Accompagné de Pablo Manuel Xandri,
expert permanent de la pêche
auprès de l’UE, et de Kamel
Bairi, expert international en
environnement et pêche, l’expert
grec a présenté une communication mettant en exergue l’importance de ces données statistiques
pour l’exploitation et la gestion
des ressources halieutiques.
M. Stamatopoulous a mis l’accent, dans sa communication
U
Ouest
Max. 19 Peu
Min 07°Nuageux
Est
Max. 18° Trés
Min 02° Nuageux
Sud
Max. 22° Peu
Min 04° nuageux
Source
http://fr.weather.yahoo.com
Horaires des prières
Fadjr...........06.16
Echourouk ...08.02
Dohr...........13.01
Assar ..........15.48
Maghreb ....18.14
Icha ............19.36
Photo : S. Zoheir
„ 50 morts et 426 blessés sur les routes en une semaine
intitulée «Algérie : le rôle de
suivi statistique dans la gestion
des pêches», sur l’importance
des données de l’antenne transmises quotidiennement à la
direction locale de la pêche, et de
là, au ministère de tutelle, insistant sur la création d’un système
pour la mise en ligne de ces statistiques concernant la flottille et
les ressources pêchées, notamment, s’agissant là d’une ressource certes renouvelable, mais
«non infinie». Il est primordial,
a-t-il souligné, de contrôler son
exploitation, aider à la compréhension de l’état des stocks surexploités et justifier tout cela en
mettant en œuvre un code de
conduite. «Pour cela, la coopération avec les professionnels de
la pêche est primordiale, car les
données proviennent d’eux»,
a-t-il déclaré, tout en insistant
sur la relation privilégiée devant
exister avec ces derniers. L’expert de l’UE a achevé son exposé
en présentant en exemple le
système de données statistiques
du Qatar. Pour leur part, les
deux autres experts se sont
intéressés à des données pratiques concernant la production
halieutique des plaisanciers et
des difficultés rencontrées pour
sa collecte, au plan de l’aménagement des pêcheries, à la taille
marchande des poissons et aux
opérations de saisies des produits
non réglementaires. Le directeur
de la pêche de la wilaya, ses
cadres et les responsables des
antennes de pêche de Beni Saf et
de Bouzedjar ont soulevé une
série de problèmes liés à des
contraintes logistiques, à l’instar
d’équipements et connexion
Internet entre autres.
La seconde journée de la
visite de travail des experts de
l’UE sera consacrée, jeudi, au
port de pêche de Bouzedjar qui a
produit, selon son chef
d’antenne, 7 622 qx de poissons
en 2015 contre 7 656 qx en
2014. Le poisson bleu vient largement en tête, a indiqué Miloud
Abid Abdelouahab.
APS
Les anti-Hannachi marchent de nouveau à Tizi Ouzou
Suite de la page 1
En effet, les initiateurs de la manifestation,
entre autres Iboud, Abdeslam, Menad, Sadmi,
Amara ainsi que d’anciens dirigeants du club ont
demandé une audience au wali de Tizi Ouzou pour
«lui expliquer en détail ce que fait Hannachi de la
JSK et ce que le club endure à cause de lui». Le
comité de sauvegarde de la JSK a réinvesti la rue
après «épuisement» de toutes les voies de recours,
selon certains de ses animateurs qui a précisé qu’il
n’était pas question d’accepter d’être reçu par le
chef de cabinet ou tout autre responsable. Et c’est
ainsi que les anciens menés par Mouloud Iboud ont
rejeté la proposition d’être reçus par le chef de
cabinet du wali. Djamel Menad, qui a été chargé
d’informer les supporters, en majorité des jeunes
remontés et prêts à en découdre avec le dispositif
de sécurité, a précisé que le wali s’était engagé à
les recevoir lundi prochain. Cela n’a pas satisfait
les jeunes agglutinés devant le portail de la cité
administrative et qui hurlaient leur colère contre
«le mépris» de l’Etat et «le manque de respect dû
aux anciens joueurs et dirigeants de la JSK».
C’est à partir de là que les insultes et autres
obscénités ont commencé à fuser avant un jet de
projectiles qui a mis les éléments de la Brigade de
recherche et d’investigation (BRI) en alerte. Une
première pour ce corps de la Sûreté nationale dans
les manifestations publiques. Heureusement que
les choses se sont vite calmées, évitant à la ville
des genêts de nouveaux troubles et de nouveaux
dégâts. A noter que tout au long de la manifestation, les marcheurs en majorité des jeunes et dont
certains sont venus d’Alger ont scandé des slogans
hostiles au président de la JSK Mohand Cherif
Hannachi, en arborant des drapeaux du MAK, ceux
de Tamazgha et des banderoles sur lesquelles l’on
pouvait lire entre autres «Hannachi saboteur», «La
Kabylie a des hommes, Hannachi dégage» et «Non
aux magouilles de Hannachi».
M. B.
Solution «Contrôle parental» de Mobilis
Soucieuse du bien être de ses clients et de la sécurité des enfants utilisateurs de l’Internet mobile sur son réseau, Mobilis, annonce
le lancement de son nouveau service «Control parental». Cette solution Internet permet aux parents d’accompagner pas à pas
leurs enfants et de les protéger des contenus inappropriés du web, avec une assistance maximale. Les clients prépayés «Mobtasim»
pourront ainsi activer le service en utilisant simplement la formule *600#, et choisir les pass internet qu’ils souhaitent contrôler. La
solution «Control parental» de Mobilis, permet de bloquer les contenus de certains URL ainsi que l’utilisation de certains réseaux
sociaux, services de chat et messageries instantanées ou encore le téléchargement de nouvelles applications. A travers ce nouveau
service, Mobilis confirme son engagement à être toujours proche et à l’écoute de ses clients, en répondant mieux à leur besoins et
en procurant une totale protection aux enfants des dangers d’Internet en toute tranquillité.
50 personnes sont décédées et 426 autres ont été blessées dans 242 accidents de la route
recensés durant la période allant entre les 19 et 25 janvier en cours, a indiqué, hier, un
communiqué du commandement général de la Gendarmerie nationale. Quant au nombre
d’accident, la wilaya de Boumerdès vient en tête du classement avec
13 accidents, suivie d’El-Oued (12 accidents), Bouira et Médéa (10 accidents chacun). Le
facteur humain demeure la principale cause de ces accidents (79,34%), suivi de l’état des
routes et de l’état du véhicule.
„ 46 candidats à l’émigration clandestine interceptés en mer à Annaba
Les garde-côtes ont intercepté au large d’Annaba, 46 candidats à l’émigration clandestine à
bord de trois embarcations. Les 46 personnes, toutes originaires d’Annaba, sont âgés de
17 à 35 ans. Ils tentaient de rejoindre la rive nord de la Méditerranée à bord de trois
embarcations de fabrication artisanale quand ils ont été interceptés lors d’une patrouille
de routine. Après avoir été examinés par un médecin, ils ont été présentés devant le
procureur d’Annaba pour «tentative d’émigration clandestine». Ils risquent jusqu’à six mois
de prison et leurs passeurs jusqu’à 20 ans de prison. Douze autres jeunes avaient été
arrêtés dans la nuit de lundi à mardi, portant à 58 le nombre de candidats à l’émigration
clandestine interceptés depuis le début de l’année par les garde-côtes de cette région. En
2015, 463 personnes ont été interceptées au large d’Annaba, selon les statistiques des
garde-côtes.
„ Réservation par Internet pour les trains de grandes lignes
La Société nationale des transports ferroviaires (Sntf) a mis en place, à partir d’aujourd’hui,
un nouveau titre de transport exclusivement pour les trains de grandes lignes permettant
une réservation par Internet. Le système opérationnel, dans un premier temps, dans les
deux gares-pilotes d’Agha (Alger) et d’Oran assurant les trains inter-villes Ouest, sera
progressivement généralisé à l’ensemble des gares au niveau national. Le client peut
obtenir la réservation en ligne de son billet en temps réel sur le site web sntf.dz.
„ Incendie dans un service de pédiatrie à Sétif, aucune victime
Un incendie s’est déclaré, hier, dans un magasin de stockage de matériels réformés situé
près du service de pédiatrie de l’ancien hôpital Mère-Enfant de Sétif, nécessitant le
transfert de 72 jeunes malades dans un autre bâtiment de la structure. Aucun blessé n’est à
déplorer, même si une dizaine de malades, incommodés par les fumées dégagées par
l’incendie, ont été rapidement pris en charge par les équipes médicales sur place. Les
éléments de la protection civile dépêchés sur les lieux ont maîtrisé le feu évitant tout
risque de propagation.
„ Près de 13 quintaux de kif saisis dans l’ouest du pays
Une quantité de 12,9 quintaux de kif traité a été saisie, mardi soir dernier, dans deux
opérations distinctes dans l’ouest du pays, par les services de la Gendarmerie nationale.
Exploitant des renseignements, les gendarmes de la compagnie territoriale de Mechria
(Naama) ont arrêté sur la route reliant El Biodh à Rdjem Demouche (Sidi Bel-Abbès) deux
narcotrafiquants transportant à bord d’un camion 12,4 quintaux de kif traité, dissimulés
sous des bottes de foin. Cette opération s’est soldée également par l’arrestation de leur
acolyte qui leur servait d’éclaireur à bord d’un véhicule touristique. A Relizane, agissant sur
renseignements, les gendarmes du peloton de la sécurité routière de Belacel-Bouzegza et
ceux de l’escadron de sécurité routière du groupement territorial, en dispositif de barrage
permanent sur l’autoroute est-ouest, ont interpellé deux narcotrafiquants transportant, à
bord d’un fourgon, 49,9 kilos de kif traité dissimulés sous les sièges.
„ Les transporteurs de voyageurs réclament une hausse des tarifs
à Tizi Ouzou
Les transporteurs urbains de voyageurs, en grève depuis mardi dernier, se sont déplacés,
hier, dans un cortège de fourgons à partir du centre-ville de Tizi Ouzou vers la nouvelleville pour réclamer une hausse des tarifs. Cette action des transporteurs intervient au
deuxième jour d’une grève initiée par ces derniers pour demander la hausse des tarifs de
transport. Cette grève, qui a perturbé le déplacement des citoyens, touche principalement
la ligne centre-ville/nouvelle-ville, ou un large suivi est enregistré au niveau de la station
n°2, tandis qu’au niveau des autres stations le suivi est plutôt mitigé.
Plus d’un million de mines de l’ère coloniale détruites au 31 décembre 2015
Un million quatre-vingt mille (1 000 080) mines datant de l’ère coloniale ont été
découvertes et détruites au 31 décembre 2015 dans le cadre des opérations de
déminage menées par les unités spécialisées de l’Armée nationale populaire (ANP), à
travers les frontières Est et Ouest du pays, a indiqué, hier, un communiqué du MDN.
«Les opérations de déminage menées par les unités spécialisées de l’ANP, à compter du
mois de novembre 2004 jusqu’au 31 décembre 2015, et qui sont toujours en cours, ont
abouti à la destruction d’un très important nombre de mines s’élevant à
1 000 080 mines détruites», précise le communiqué. En outre, les unités de déminage
du génie de combat ont réussi, depuis la reprise de ces opérations en novembre 2004, à
«dépolluer et à restituer aux autorités locales une superficie globale de (9 447,590) hectares
de terres», relève la même source.
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