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Alger

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Doudou/Algérie News
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Finale inédite MCA-JSK
Qui ira au 7 ciel ?
e
C’est un plateau royal qui s’offrira ce jeudi aux amoureux du sport-roi. Une
finale qui mettra aux prises deux spécialistes de Dame Coupe. Il s’agit de la JS
Kabylie et du MC Alger. Ces deux clubs, les plus prestigieux de l’Algérie, ne se
sont jamais rencontrés pour se disputer un tel trophée. > Lire pages 2 et 3
La guerre au FLN reprend cette semaine
Saâdani menace,
Belayat en fait de même
Toujours au gouvernail
Sellal dévoile les priorités
du gouvernement
Peu après avoir quitté le Premier ministère, Abdelmalek Sellal revient pour
tenir le gouvernail d’un nouveau gouvernement dans lequel la classe politique
attend des changements de fond et pas uniquement de forme. > Page 4
Constitution consensuelle
Les huit propositions de Menasra
Devançant tous les acteurs et les partis politiques, Abdelmadjid Menasra,
président du Front du changement (FN) a dévoilé, hier, les propositions de son
parti, quant à la conception de la nouvelle Constitution consensuelle. > Page 5
Colaital de Birkhadem
La grève du lait est terminée
Les travailleurs du Complexe laitier algérien (Colaital) de Birkhadem ont
décidé, dans la matinée d’hier de mettre un terme à la grève entamée depuis
jeudi dernier. > Page 5
La crise au FLN ne connaîtra pas une fin heureuse puisque le fossé se
creuse davantage entre les deux ailes. La tension va crescendo.
> Page 4
Cotation du dinar sur le marché parallèle
Les six raisons d’une faiblesse
> Pages 11 à 13
Quotidien national - Mercredi 30 avril 2014 - N°2004 - Prix : 10 DZD - 1 EURO - ISSN 1112-7406
2
> A
L A
U N E
MC Alger-JS Kabylie
Un rencontre
Finale inédite
Le septième ciel
Par Slemnia Bendaoud
C’est un plateau royal qui s’offrira jeudi aux amoureux du ballon en
Algérie. Une Finale qui mettra aux prises deux spécialistes de Dame
coupe. Il s’agit de la JS Kabylie et du MC Alger. Ces deux clubs, les
plus prestigieux de l’Algérie ne se sont jamais rencontrés pour se
disputer un tel trophée.
L
es deux formations qui
totalisent à eux 11 coupes,
aimeraient bien garnir leur
vitrine d'un nouveau trophée et renouer ainsi avec les
consécrations nationales après
quelques années de disette.
Le MC Alger, finaliste malheureux
de l'édition précédente face à son
rival de toujours l'USM Alger (10), abordera la finale de ce jeudi
avec la ferme détermination d'effacer son unique échec en sept
finales disputées de son histoire.
Auteur d'une saison irrégulière en
championnat d'Algérie de Ligue 1
professionnelle, les Vert et Rouge
ne jurent que par la victoire pour
sauver leur saison et surtout prendre part à la coupe de la
Confédération l'année prochaine.
Mais la mission des hommes de
Fouad Bouali ne sera pas une simple sinécure face à un adversaire
qui les a battus récemment par un
large succès (3-0) en championnat. Le coach des « Mouloudéens »
est conscient que le rendez-vous à
Blida revêt une importance particulière dans la vie du club de la
capitale et surtout de ses supporters qui rêvent d'une nouvelle
consécration pour s'approcher du
record de l'USMA et l'ES Sétif
dans le palmarès de la compétition. En prévision de la finale, les
coéquipiers de Hadj Bougueche
ont entamé lundi un stage bloqué
à Blida, loin de la pression de la
capitale, à raison d'une séance
d'entraînement par jour. Le MC
Alger, qui reste sur une victoire
contre le CA Bordj Bou Arreridj
en championnat (1-0), comptera
sur des joueurs expérimentés
à l'instar de Ghazi, Metref,
Bougheche, Aksas et autre
Hachoud pour faire la différence
contre la JSK. Jeudi, le technicien
mouloudéen devrait aligner "à un
ou deux éléments près", la même
équipe qui a battu le CABBA vendredi au stade Omar-Hamadi de
Bologhine pour le compte de la
25e journée de Ligue 1. Quant à la
JS Kabylie, qui est en train de réussir une excellente saison sous la
conduite du revenant Azzedine Aït
Djoudi, elle semble bien armée
dans tous ses compartiments de
jeu pour signer une nouvelle victoire en finale de coupe d'Algérie.
Tombeur du détenteur du trophée, l'USM Alger, au stade OmarHamadi en 16èmes de finale, les
Canaris ne veulent à aucun prix
rater le rendez-vous de ce jeudi à
Blida et s'adjuger ainsi le trophée
pour la sixième fois de leur histoire, trois ans après le dernier
remporté contre l'USM ElHarrach en 2011. Toujours en
course pour la deuxième place du
championnat de Ligue 1, qualificative à la Ligue des champions
d'Afrique, les partenaires du gardien Asselah aborderont la rencontre avec un léger ascendant
psychologique sur leur adversaire.
Mais pour le coach Aït Djoudi,
une finale de coupe d'Algérie est
quelque chose de différent par
rapport au championnat : "Les
matchs du championnat et de
coupe d'Algérie ne se ressemblent
pas du tout. Chaque rencontre a
ses spécificités. La finale se jouera
avec des données totalement différentes".
Yanis Ramy
En prévision de la finale
La fête à Tizi
C
omme de coutume, les matches de foot rendent fous les
fans du ballon rond à Tizi
Ouzou. La capitale du Djudjura
s’est parée de plus beaux atouts
pour affronter un adversaire
redoutable, le MCA. Justement,
dira un inconditionnel des Jaune
et Vert, c’est parce que, l’adversaire
a pour nom le Doyen que la rencontre promis d’être choc. Dans la
ville des genêts, fief traditionnel
des adeptes des Canaris, une
ambiance de fête s’installe progressivement en l’honneur de Dame
Coupe. Dans les quartiers et les
chaumières, les Kabyles s’affairent
depuis des jours à peaufiner les
préparatifs de cet événement sportif majeur pour honorer Dame
coupe comme il se doit.
Ce « clasico » est sur toutes les
lèvres ces jours- ci, tant cette finale
entre deux clubs, connus pour leur
rivalité sportive, est inédite dans les
annales du football algérien et promet d’être palpitante à plus d’un
égard, tant sur le terrain que sur les
gradins, et au niveau du moindre
recoin du pays où la JSK et le MCA
comptent des supporters.
Dans les discussions de groupes
sur les places publiques, la victoire
"impérative" de la JSK revient
comme un leitmotiv, même si
nombre de supporters ne se hasardent pas à émettre un quelconque
pronostic quant à l’issue de cette
confrontation avec un adversaire,
qui ne se présentera sûrement pas
en victime expiatoire, et fera tout
pour se racheter aux yeux de ses
supporters après la finale ratée
l'année dernière contre l’USMA.
La ville est pavoisée aux couleurs
verts et jaunes. Une banderole
géante frappée, en filigrane, à l’effigie de feu le chanteur Matoub
Lounes, supporter invétéré de la
JSK, est accrochée sur le fronton
du musée de wilaya, ex-Hôtel de
ville, dont la placette constitue un
point de convergence par excellence des supporters du club qui y
ont élu leur quartier général. Les
rues de la ville, où les couleurs de
l’équipe sont déployées aux quatre
vents, vivent au rythme de l’événement.
Les trottoirs sont envahis par
des vendeurs de fanions, tee shirt,
casquettes, écharpes et autres bibelots frappés aux couleurs de la JSK,
louée par des chansons diffusées à
grands renforts de décibels par des
disc-jockeys. D’aucuns ont estimé
que le meilleur cadeau que la JSK
puisse leur offrir est de remporter
ce sacre, le 6e du genre, pour
l’épingler au palmarès du club qui
a disputé, dans son histoire, 9 finales et obtenu 5 coupes dont la 1re
en 1977 contre le NAHD, et la dernière en 2011 contre l’USMH.
C’est dire que les coéquipiers du
vaillant capitaine Ali Rial sont
appelés à se surpasser pour procurer de la joie à leurs supporters, et
ramener la coupe à Tizi Ouzou où
on promet une grande fête, en cas
de victoire.
Les villages de la wilaya, où les
préparatifs de ce rendez-vous
sportif battent leur plein, ne sont
pas en reste de cette fièvre, qui s’est
emparée des supporters. Sur les
places publiques, aux cafés comme
au sein des foyers, on ne parle que
de cette coupe, et l’on rêve déjà de
faire « Thamaghra » (la fête).
B. T.
ALGERIE NEWS
S
ix fois détenteur de la Coupe
d’Algérie, le MC Alger vise
déjà ce tout proche septième
ciel, raté de peu ou d’un cheveu,
déjà l’année dernière, contre l’USM
Alger, son souffre-douleur, devenu,
depuis, sa bête-noire, toutes compétitions confondues.
Club le plus titré du pays, bien
que n’ayant rejoint l’élite qu’à la fin
des années soixante du siècle dernier, la JS Kabylie, tente, cette fois-ci,
de conquérir cette autre lune de
miel qui lui réussissait autrefois si
peu, avec neuf finales jouées dont
quatre déjà ratées, soit près de la
moitié du nombre des Coupes
d’Algérie auxquelles le club du
Djurdjura avait pris part.
A eux deux, ces deux clubs ont
depuis leur création joué au total
seize finales sans jamais pour autant
une seule fois se rencontrer à ce
niveau si élevé de la compétition
considérée.
Seulement, leurs confrontations
à des niveaux bien inférieurs auront
presque toujours tourné à l’avantage du plus vieux club de la capitale, lui servant aussi de ce véritable
tremplin (ou marchepied) pour
aller si souvent allègrement longtemps caresser le trophée, en tout
bout de chemin de cette exaltante
compétition.
Et tous les moyens légaux étaient
bons pour réaliser un tel exploit,
longtemps espéré. Du corner ayant
valeur de but marqué, autrefois
concédé à son bénéficiaire, au but
remarquablement réalisé dans le
temps imparti ou celui des prolongations, le Mouloudia d’Alger aura
toujours su trouver ce coup de félin
subtil ou de Massue pour écarter de
son chemin un véritable concurrent
et un très solide adversaire.
Côté histoire dans la discipline
considérée, ce fut ainsi que se présentaient jusqu’à ce jour les choses,
avec leurs chiffres immuables, spectacle emballant et nombreux trophées, souvent remportés haut la
main et conquis à la série, truffées
de leurs affiches statistiques dont le
football comme science du miracle
à créer et de l’impossible à toujours
tenter à la force des jarrets n’en tient
parfois jamais compte.
L’affiche alléchante de la finale
de la saison sportive 2013/2014 aura
eu le mérite de nous proposer cette
autre rencontre-phare de la compétition chère à Dame Coupe à ce
stade de son plus haut palier, mettant encore une fois aux prises ces
deus spécialistes avérés dans la peau
de deux lions engagés : le premier
courant après sa septième couronne, tandis que le second espérant
une sixième noce après quatre liaisons bêtement ratées. C’est donc en
fonction de ces paramètres que se
présente cette autre grande fête du
football que vont animer ce 1er Mai
au stade de Tchaker à Blida ces deux
écoles, aujourd’hui tributaires de
ces oiseaux rares que tout le monde
convoite à coup de pognon sourd et
de sacs d’argent bien lourds, faute
d’une véritable culture de ces étalons au sein des écuries de la
Maison. Un bref survol de l’état
d’esprit et de la forme physique et
technique des deux équipes concernées à la veille de cette décisive et
inédite finale laisse à penser que ces
Mercredi 30 avril 2014
dernières développent des fortunes
diverses, même si elles collent l’une
à l’autre au classement général de la
première division de notre championnat.
Le cas du club phare de cette
grande sentinelle rocailleuse nommée le Djurdjura semble, a priori,
aussi compliqué – si ce n’est bien
plus - que celui de ce Doyen des
équipes de football du pays. Les
deux formations ne sont pas, à présent, dans leur meilleure forme et
grand niveau technique d’antan,
celui qui faisait naguère plier les
plus coriaces clubs de la contrée
comme celle de notre très vaste
continent.
Le Mouloudia d’Alger se relève
enfin très difficilement de ce vraiment dur et très lourd traumatisme,
né justement de cette finale de l’année dernière ratée - contrairement à
la tradition - devant le frère ennemi
(USMA), tout décidé à effacer à
jamais de sa mémoire ce mystérieux
faux pas, synonyme de déboire dans
le répertoire de son grand et très
long parcours au sein de cette extraordinaire aventure aux sensations
incalculables. Quant à la formation
de la JS Kabylie, celle-ci compte
beaucoup sur la conquête de ce trophée, devenu désormais à portée de
main, dès lors que son parcours
remarquable au sein de cette même
compétition lui avait déjà permis de
triompher de très solides adversaires comme le MC Oran, le MC
Saïda ou encore le CRB Aïn
Fekroun. Néanmoins, son prochain
adversaire à ce tout dernier stade de
la compétition relève d’un tout
autre calibre, d’une toute autre
dimension, en sa qualité, d’abord,
de véritable spécialiste de l’épreuve,
et ensuite, pour avoir souvent été
cette formation très difficile à
contrer, lui barrant la route pour les
tours suivants lors de leurs anciennes confrontations à des niveaux
beaucoup plus bas de son déroulement. Forte de toutes ces données
ainsi que d’autres appréhensions ou
légitimes considérations, chaque
équipe veut donc faire de cette finale
tant attendue celle de la probable
réhabilitation du club avec sa légendaire histoire mais surtout avec ses
nombreux spectateurs, peu satisfaits, du reste, du parcours de cette
formation, jugée capable de réaliser
de bien meilleurs résultats. D’un
côté comme de l’autre, on se nourrit déjà de ce fol espoir d’accrocher
cette formidable Coupe à son déjà
très fourni palmarès. On y voit une
véritable aubaine. On croit déjà dur
comme fer ; jusqu’à préparer depuis
longtemps cette fête grandiose, en
prévision de cette probable consécration, jugée dans nos cordes pour
avoir été cajolée des nuits durant. La
Kabylie s’y prépare donc très sérieusement, au milieu de ces autres évènements douloureux et troublants,
venus lui compliquer davantage la
commémoration de son printemps
berbère qui patine encore depuis
avril 1980. La ville des Genêts et sa
région montagneuse vivent ces
moments si difficiles qui risquent de
compromettre sérieusement la préparation de leur club fétiche à la
veille de cette fabuleuse finale de la
Coupe d’Algérie, notamment au
travers de l’interférence de la politique au sein de la pratique sportive,
eu égard à ces rumeurs qui circulent
> A
L A
U N E
3
et des enseignements
ou la lune de miel ?
à propos de la rentrée gratuite des
supporters kabyles, ainsi que celles
ayant une relation avec leur acheminement aux frais du contribuable,
faisant dans cette osée instrumentalisation d’une région qui n’aspire
qu’au recouvrement de ses droits et
liberté de mouvement et d’expression. Son prochain adversaire pour
cette même finale n’est pas lui, non
plus, dans une bien meilleure posture ; dans la mesure où il connaît, à
son tour, une situation peu stable,
en dépit des nombreuses ressources
financières dont il dispose auprès de
cette entreprise nationale qui assure
la survie de l’Algérie et l’apport
pécuniaire à certains clubs huppés
ou privilégiés du pays tirés sur le
volet. Ne se trouvant pas à leur
meilleur niveau technique et surtout mental, puisque connaissant
quelques sérieuses secousses de
nature à vraiment faire chavirer leur
citadelle, si jamais les bons résultats
venaient à manifestement ne pas
suivre une courbe ascendante, ces
deux grands clubs du pays craignent
pour leur avenir et aura. L’affiche
alléchante que présente cette
confrontation est-elle en mesure de
réveiller en nous-mêmes l’image
encore gravée dans nos esprits de
ces autres formidables parties de
football auxquelles ces autrefois
deux écoles du foot algérien nous
conviaient : l’une engagée et très
volontaire, et l’autre développant ce
jeu très spectaculaire ? Ont-elles
encore les moyens de hisser le jeu à
ce très haut niveau qui était hier
encore le leur, il y a quelques années
seulement, afin de nous happer le
regard grâce à ces gestes techniques
haut de gamme qui faisaient vibrer
les gradins et trembler les tribunes ?
Sont-elles encore en mesure de produire ce football de très grande facture, faisant autrefois la grande
renommée du pays et celle de toutes
les contrées du territoire national ?
Peuvent-elles - juste une seule fois renouer avec ce football plein-lesyeux qui nous faisait naguère toujours revenir encore plus heureux
au stade, en quête de ces feintes de
corps fabuleuses, de ces tirs tonitruants, de ces slaloms diaboliques
effectués dans des virages en épingles à cheveux, ou de ces gestes tech-
niques formidables faits dans l’optique de ce frayer un tout petit chemin dans ces espaces propres à un
mouchoir de poche ?
Y a-t-il parmi l’effectif des deux
formations des joueurs au punch
avéré et remarquable d’un Dali ou
d’un Bousri ? Des ailiers de poche à
l’image d’un Belahcène ou d’un
Betrouni ? Des sorciers à l’exemple
d’un Fergani ou d’un Bencheikh ?
Des maîtres à jouer qui régulaient le
tempo comme le faisaient si bien
Saïb et Bachi ? Des fins limiers de
grands magiciens de la balle ronde
de la trempe d’un Meddane ou d’un
Draoui ? Des véritables tours de
contrôle au gabarit et au savoir-faire
imposants de la taille d’un Iboud ou
d’un Zenir ?
Mais que nous a produit, en
revanche, ce professionnalisme
accéléré, tiré par les cheveux, qui
aura maladroitement engouffré
toutes ces faramineuses fortunes du
pays ? Ces autres stars, plus haut
citées, gagnaient-elles finalement
l’équivalent de ce qu’engrangent à
leur tour et à tour de bras tous leurs
«homologues» d’aujourd’hui ? Où
se situe donc la faille ? Et comment
y remédier ? Aller deux fois consécutivement en Coupe du monde
sans avoir à produire localement les
armes de notre défense ou
conquête, c’est comme si on s’engageait dans un autre bataillon de
guerre ! La critique n’est nullement
destinée à ces footballeurs algériens
nés, formés ou jouant à l’étranger.
Elle s’adresse plutôt aux responsables de notre football qui en font
une vraie négation ! Une véritable
abstraction ! Là aussi, comme en
politique ou en économie, la faute
revient manifestement à ce puits du
bonheur de Hassi Messaoud qui
cache toutes ces médiocrités et ces
grandes absurdités ! Gageons tout
de même qu’un spectacle de choix
sera encore une fois présent sur le
rectangle vert afin de se hisser à la
hauteur des espérances de la foule
des spectateurs qui veulent en faire
un grand évènement sportif. Le septième ciel ou la lune de miel appartiennent à l’olympe que cherchent
ces jeunes gens épris de beau football et de spectacle grandiose.
S. B.
R É A C T I O N S
Aït Djoudi
« Notre optimisme provient du fait que nous restons sur une victoire dans cette
épreuve, contrairement à l'adversaire, qui reste sur une défaite. Donc, ce sera à eux
d'avoir peur de la JSK et non le contraire. En plus, une finale ne se joue pas, elle se
gagne. C'est en tout cas avec cet état d'esprit que nous allons aborder notre match
contre le Mouloudia et pour nous, mis à part la victoire, aucun autre scénario n'est
envisageable. »
Fouad Bouali
« Nous avons vécu des moments difficiles après notre défaite face à la JSK en
championnat, mais avec du temps, les joueurs se sont rendu compte qu’ils n’étaient
nullement mauvais ce jour, et qu’ils avaient seulement commis des erreurs qu’il
faudra éviter lors de la finale pour décrocher le trophée.»
Karim Ghazi
« Ce serait un trophée spécial pour
moi si on venait à gagner la Coupe
d’Algérie jeudi, car je n’ai jusque-là
gagné aucun trophée avec le
Mouloudia, un club que j’avais rejoint
il y a trois saisons pour remporter des
titres. Je garde un très bon souvenir
de la finale que j’avais disputée en
2003 au stade Tchaker. A l’époque, je
portais les couleurs de l’USM Alger et
on avait remporté le trophée contre le CR Belouizdad. J’étais encore jeune et je
respirais la forme. Nous n’avions pas volé ce trophée comme l’atteste le titre de
champion d'Algérie que nous avons décroché lors de la même saison. »
Aït Djoudi-Bouali
Le duel
des coaches
C
e sont deux techniciens
locaux, issus de la jeune
génération. Ils vont battre le
fer sur le rectangle vert dans le
stade de Tchaker. Il s’agit de Aït
Djoudi, entraineur des Canaries et
de Bouali, du MCA. Les spécialistes estiment estiment ainsi que
cette finale est une occasion pour
« réhabiliter » le coach local. C’est
que les entraîneurs du cru ont souvent été montrés du doigt. Ils sont
nombreux d’ailleurs les présidents
et dirigeants des clubs qui leur préfèrent souvent des collègues étrangers. Lors de l’exercice dernier par
exemple, la moitié des équipes de
la Ligue 1 algérienne étaient drivées par des techniciens étrangers.
Un état de fait qui renseigne sur le
peu de confiance accordée aux
entraîneurs algériens par les responsables au niveau du sport roi
dans le pays, selon les observateurs. Cette réalité est confortée,
selon les mêmes avis, par l’attitude
des dirigeants de la Fédération
algérienne de football (FAF) qui
préfèrent eux aussi les "compétences" européennes sur celles locales.
La preuve, la sélection algérienne
première est drivée depuis 2011
par un entraîneur étranger
( l e F r a n c o - B o s n i e n Va h i d
Halilhodzic). Idem pour la sélection des moins de 20 ans qui avait
été confiée, lors du championnat
d’Afrique de sa catégorie en mars
2013 en Algérie, à un autre techni-
ALGERIE NEWS
Mercredi 30 avril 2014
cien de l’extérieur (le Français
Jean-Marc Nobelo). Il y a lieu de
noter à ce titre que le parcours des
deux techniciens contraste complètement. Si Halilhodzic est parvenu à qualifier les Verts au
Mondial-2014 au Brésil, quelques
mois après avoir échoué en coupe
d’Afrique des nations (CAN-2013)
en Afrique du Sud, Nobelo, lui, a
quitté de la petite porte la barre
technique des juniors algériens,
qui étaient éliminés dès le premier
tour de leur compétition continentale, avec un bilan des plus
décevants. Un échec que beaucoup
de techniciens locaux ont voulu
exploiter à l’époque pour tenter de
faire changer l’idée de plusieurs
dirigeants algériens selon laquelle
les entraîneurs étrangers sont toujours les meilleurs. Une tentative
vouée à l’échec dans la plupart des
cas. Un président d’un club de
Ligue 1 est allé même déclarer dernièrement qu’il avait décidé de ne
plus confier les affaires de son
équipe à un entraîneur algérien.
Lors de la finale de la dernière édition de la coupe d’Algérie, c’est
néanmoins le Français Rolland
Courbis, alors entraîneur de
l’USM Alger, qui avait le dernier
mot sur Djamel Menad, l’ex-driver
du MC Alger. Cependant, les
entraîneurs locaux sont rassurés
cette fois que le trophée de
l’épreuve populaire va enrichir le
palmarès de l'"un des leurs". Pour
ces derniers d’ailleurs, quel que
soit le vainqueur du duel BoualiAït Djoudi, la vraie victoire sera
celle de l’entraîneur local.
Y. R.
4
> A C T U
La guerre au FLN reprend cette semaine
Saâdani menace, Belayat
en fait de même
La crise du Front de libération nationale (FLN), n'est pas près de s'estomper tant le fossé entre les deux parties en
conflit va, chaque jour, en s'élargissant.
L
a crise s’accentue et
prend de l’ampleur au fil
des jours. La dernière
déclaration de l’actuel
secrétaire général, Amar Saâdani,
qui a décidé de passer en conseil
de discipline certains cadres du
parti qui ont violé les statuts et le
règlement intérieur risque de
conduire l’ex-parti unique dans
l’impasse.
Les deux camps opposés, qui se
disputent le leadership et qui ont
observé une trêve à cause de
l’élection présidentielle, se préparent à déterrer la hache de guerre,
en actionnant cette fois-ci les
commissions de discipline des
deux parties. Joint hier, par téléphone, Saïd Bouhadja, chargé de
communication du FLN, a
confirmé l’information faisant
état d’introduction devant la
commission de discipline de certains cadres du FLN qui ont fait
des erreurs, notamment à travers
des déclarations à la presse sans
autorisation et des réunions non
conformes aux statuts du parti.
« Effectivement, la commission de
discipline s’est réunie hier, sous la
présidence de Amar Ouazani,
chargé de passer à la vitesse supérieure et d’examiner les cas disciplinaires. « Cette fois-ci, il y a des
documents qui prouvent que certains membres du Comité central
ont violé le règlement intérieur et
les statuts du parti. Ces documents ont été déjà transmis à la
Commission de discipline et c’est
à elle de prendre des décisions
concernant les cas disciplinaires »
nous a indiqué, hier, Saïd
Bouhadja, membre du Bureau
politique chargé de la communication. Mais notre interlocuteur
n‘a pas voulu trop s’étaler sur la
question évitant ainsi de dire qui
sont les personnes qui seront touchées par ses mesures disciplinaires. Cependant, au vu de la situation interne du parti, il y a tout
lieu de croire que cette menace est
Tizi Ouzou
La situation sécuritaire
s’améliore
Le wali de Tizi Ouzou, Abdelkader Bouazghi, a assuré dans une
adresse aux élus de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), réunis
en session ordinaire, que la situation sécuritaire dans la wilaya de
Tizi Ouzou a enregistré des améliorations notables. Bouazghi, qui
n’a pas pu assister à cette session, qui a coïncidé avec la cérémonie
d’investiture du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a
rendu, dans cette lettre, lue par le secrétaire général de la wilaya,
un vibrant hommage aux services de sécurité qui « mènent une lutte
implacable contre l’hydre terroriste, dont les méfaits ont longtemps
mis à rude épreuve les citoyens de la wilaya de Tizi Ouzou, et qui
sont décidés à tous les sacrifices pour préserver l’intégrité
territoriale de l’Algérie». Tout en s’inclinant à la mémoire des
militaires victimes de l’attentat terroriste d’Iboudrarène, le chef de
l’exécutif de la wilaya a déploré les « dépassements» enregistrés
durant la marche du 20 avril, qui sont, selon lui, « des actes isolés
qui ne doivent pas rejaillir sur l’image de toute une institution» .
S’agissant de la situation de développement dans la wilaya,
Bouazghi a indiqué que « le calme et la sérénité sont les seuls
ressorts pour l’essor de la wilaya et la promotion et le confort du
B. T.
citoyen de Tizi Ouzou».
Accidents de la route
188 morts et 4 911 blessés
118 personnes ont trouvé la mort et 4 911 autres ont été blessées
dans 4 189 accidents de la circulation durant le premier trimestre de
l'année 2014, a indiqué lundi un bilan de la Direction générale de la
Sûreté nationale (DGSN). La plupart des accidents de la route
survenus en milieu urbain sont dus essentiellement à l'élément
humain avec 96,27 % en raison de l'excès de vitesse, les
dépassements dangereux, le non-respect de la distance sécuritaire
et l'inconscience des piétons, a précisé le bilan. Dans le but de
réduire les accidents de la route, la DGSN appelle les usagers de la
route au respect du code de la route à travers les programmes de
prévention routière et les campagnes de sensibilisation. Les mêmes
services ont relevé 15 360 infractions routières, 197 524 amendes
forfaitaires, le retrait de 45 201 permis de conduire et la mise en
fourrière de 4 573 véhicules.
dirigée notamment contre les
opposants de Amar Saâdani, à la
tête desquels il y a forcément
Abderrahmane Belayat et ses partisans au sein du Comité central.
Notre interlocuteur a déclaré que
la commission qui travaille discrètement, rendra son verdict
ainsi que les noms des cadres
concernés par ces mesures disciplinaires. S’agissant des sanctions
que risquent ces membres du
Comité central, Saïd Bouhadja a
indiqué qu’ils ne vont pas être
exclus du parti, mais privés de
postes de responsabilités jusqu'à
la tenue du congrès du parti, seul
habilité à exclure les cadres qui
ont commis des dépassements
graves. Cette liste est tombée en
l’espace d’une semaine après la
dernière réunion du Bureau politique où Saâdani a promis de sévir
contre les fauteurs de troubles.
Or, ces sanctions sont loin
d’inquiéter ses adversaires. «C’est
un non-événement pour nous», a
déclaré Abderrahmane Belayat,
coordinateur du Bureau politique
du FLN. Joint également, hier, par
téléphone, Belayat n’a pas voulu
trop s’étaler sur ce sujet. Pour lui,
ces menaces sont mal placées.
« Ces gens-là, ont violé les statuts
du parti, le règlement intérieur du
parti, ils ont même violé une décision de justice et ils ont accaparé
de manière illégale le parti, et
après tout cela, ils veulent nous
introduire devant la commission
de discipline, s’interroge notre
interlocuteur. Pour Belayat, la
décision du groupe de Saâdani
démontre que ses jours sont
comptés à la tête du FLN. Il veut
maintenir le statu quo, jusqu'à la
date du congrès. En ce qui me
concerne, je vous informe que j’ai
en ma possession une décision de
justice qui me conforte dans mon
poste de coordinateur du Bureau
politique du FLN.
Si ça continue comme ça, c’est
moi-même, en qualité de coordinateur du Bureau politique qui
vais les traduire en commission
de discipline. Ce qui est certain,
c’est que cette nouvelle forme de
guerre va encore durcir le bras de
fer entre les deux camps opposés,
qui se disputent le leadership. En
décidant d’actionner la commission de discipline, Amar Saâdani
reproduit
le
scénario
de
Belkhadem qui avait sanctionné
El Hadi Khaldi et Mohammed
Seghir Kara en les excluant du
Comité central. Une décision qui
avait ébranlé les structures du
parti.
Mohammed Zerrouki
Toujours au gouvernail
Sellal annonce les priorités
du gouvernement
P
eu après avoir quitté le
Premier ministère,
Abdelmalek Sellal revient
pour tenir le gouvernail d’un nouveau gouvernement dans lequel la
classe politique attend des changements de fond, et pas uniquement
de forme.
D’aucuns estiment que sa
reconduction est aussi un signal
politique fort de la part de la présidence de la République qui veut
poursuivre les grands chantiers
avec une majorité technocrate
contrairement aux attentes du
doyen des partis politiques.
C’est pour cela que certains
pensent à ce titre que la désignation du directeur de campagne de
Bouteflika est aussi un désaveu, qui
ne dit pas son nom, au secrétaire
général du FLN, Amar Saâdani,
lequel, rappelons-le, n’a cessé de
revendiquer au nom de la majorité
numérique la chefferie du gouvernement et des portefeuilles ministériels de souveraineté. Un désir
qui n’a pas été exaucé pour de multiples raisons. La première trouve
son explication dans l’instabilité et
la crise aiguë que traverse le FLN.
La lutte d’ailleurs se poursuit dans
ALGERIE NEWS
la maison FLN où chaque clan
revendique une légitimité au nom
de la majorité ou de la loi. L’une
des priorités de Sellal sera de s’atteler à la révision de la Constitution
«consensuelle» annoncée par
Bouteflika, à l’occasion de son
investiture pour un quatrième
mandat. La question qui reste
posée est de savoir si les modifications introduites par la commission technique installée le 8 avril
2013 par Sellal lui-même, seront
prises en compte ou s’agit-il d’une
autre loi fondamentale? Dans une
déclaration à la presse lors de la
Mercredi 30 avril 2014
cérémonie de passation de pouvoirs avec Youcef Yousfi, Sellal a
affirmé que le gouvernement travaillera avec tous les Algériens
« sans exclusion», soulignant que
« la priorité des priorités sera
d'améliorer la situation économique pour la création de richesses et
d'emplois pour les jeunes». Sellal
reconduit lundi au poste de
Premier ministre a ajouté qu'il
œuvrera « sans relâche et sans
aucune exclusion pour améliorer la
situation sociale et les services de
l'administration algérienne».
Yanis Ramy
> A C T U
5
Constitution consensuelle
Les huit propositions de Menasra
Devançant tous les acteurs et les partis politiques, Abdelmadjid Menasra, président du Front du changement (FC) a
dévoilé, hier, les propositions de son parti, quant à la conception de la nouvelle Constitution consensuelle.
dent de la République ne doit plus légiférer
par ordonnance et ne doit pas être le premier magistrat du pays ». C’est ainsi que
l’équilibre des pouvoirs se concrétise. La
troisième proposition du FC consiste en
l’édification d’un Etat civil. Sur ce, Menasra
a rejeté en bloc l’Etat laïc, insistant sur l’islam qui devrait rester religion de l’Etat,
tout en sauvegardant la liberté de religion
de tout un chacun ».
La nécessité de reconnaître
l’opposition
Par ailleurs, militant pour le droit d’opposition, le président du FC estime qu’il est
nécessaire que la prochaine loi fondamentale « constitutionalise les droits de l’opposition ». « L’opposition doit être une partie
du système et nous ne sommes pas tous,
obligés d’être des béni oui-oui », tranche
l’ancien ministre de l’Industrie. La cinquième proposition du parti est celle qui a
trait au Conseil constitutionnel. Les membres de cette institution, encore moi son
président, ne doivent en aucun cas, être
nommés par le chef de l’Etat.
Dans la conception du FC, « le Conseil
constitutionnel ou à défaut, une Cour
constitutionnelle, doit être une institution
indépendante que tout élu ou simple
citoyen peut saisir. Ses membres ne sont
pas désignés mais élus, tout comme son
président ».
Pour la prochaine Constitution,
Abdelmadjid Menasra ne manquera pas
d’appeler « au retour à la limitation des
mandats », critiquant l’amendement de
2008 qui a permis au président Bouteflika
de briguer un troisième et un quatrième
Trafic de stupéfiants
T. Doudou/Algérie News
D
ans son intervention au 6e
forum du FC, organisé au siège
du parti, Menasra qui a relevé
un changement dans le discours
officiel qui parle, pour la première fois
depuis l’indépendance, du consensus, a
plaidé pour la dissolution du Parlement et
l’organisation d’élections législatives anticipées. Une étape qui viendra, explique-t-il,
après l’élaboration du texte de Constitution
consensuelle, lequel sera soumis à l’approbation du peuple. Le discours « écrit » du
Président Bouteflika, dans lequel il promet
des réformes et une Constitution consensuelle, commence donc, à remettre, sur
scène, les visions des uns et des autres. Pour
le contenu du texte de loi fondamentale,
Menasra dévoile huit propositions, à même
de permettre « l’élaboration une
Constitution du peuple et non celle d’un
président que tout nouveau chef d’Etat se
permet de changer selon ses mesures », a-til insisté.
D’emblée, le président du FC estime
qu’il est nécessaire de trancher définitivement la nature du système politique algérien. « Il s’agit de l’essence-même de la
Constitution », pense l’orateur qui se montre, toutefois, intransigeant sur le caractère
républicain et démocratique. « Il faut que
l’on sache si on est dans un système présidentiel, semi-présidentiel ou parlementaire», suggère Menasra qui appelle à
« rompre avec le système de l’homme unique ». Outre cette première proposition, le
Front du changement estime que la prochaine Constitution doit consacrer la séparation absolue des pouvoirs. Dénonçant un
pouvoir exécutif de trop et un pouvoir par
ordonnance, Menasra pense que « le prési-
mandat. « Nous proposons un mandat
renouvelable une seule fois », dit-il.
S’agissant de la septième proposition, le
chef du parti islamiste plaidant pour le respect du jeu démocratique, estime que « la
constitution d’un gouvernement doit revenir au parti vainqueur des élections législatives ». Si le parti vainqueur détient la
majorité, explique Menasra, les choses sont
claires, sinon à lui de constituer des alliances pour composer le gouvernement. Enfin,
et pour fermer toutes brèches sur la fraude
aux échéances électorales, le président du
FN propose qu’une « commission indépendante de surveillance des élections soit
constitutionnalisée ». Ses membres, ajoutet-il, doivent être neutres et ne doivent
appartenir à aucun parti politique. Sur l’aspect pratique de mise en œuvre du projet
de Constitution et à notre question sur la
transition, Menasra plaide pour que ce
mandat soit celui de la transition. Selon lui,
une commission d’environ 100 membres
ou plus ; « un détail technique », dit-il, et
qui regroupera tous les représentants des
partis, d’organisations de la société civile,
des personnalités et ceux du pouvoir, doit
être constituée pour élaborer le texte de la
Constitution, lequel sera soumis à la
consultation populaire. « Pendant cette
préparation, qui ne doit pas aller au delà de
2014, les responsables au pouvoir garderont leur poste», suggère-t-il.
Aïssa Moussi
Reprise du travail au Complexe laitier de Birkhadem
17 tonnes
La grève du lait est terminée
de drogue saisies L
P
rès de 17 tonnes de
résine de cannabis ont
été saisies par les services de la direction générale de
la Sûreté nationale (DGSN)
durant la période allant du 1er
janvier à ce jour. La police
anti-drogue a saisi, dimanche
dernier, 35 quintaux de kif
traité à la frontière algéromarocaine, dans la wilaya de
Tlemcen, lit-on dans un communiqué de la Dgsn, dont
Algérie News détient une
copie. En effet, la police de
proximité de la wilaya de
Tlemcen a saisi, dimanche
matin, 35 quintaux du kif
traité à la frontières marocaine. « Trois personnes
impliquées dans cette affaire
ont pris la fuite vers le Maroc,
suite à l’intervention de la
police », lit-on dans le communiqué. Notons que la
police a souligné que toute la
quantité de résine, qui repré-
sente la plus grande quantité
de drogue saisie, vient du
Maroc. « Le phénomène de la
drogue s’accentue dans notre
pays, mais la police multiplie
les efforts pour le contenir ce
phénomène ». Et d’ajouter :
« Le bureau de la communication au niveau de la DGSN a
estimé que près de 17 tonnes
de résine de cannabis ont été
saisies par les services de
police spécialisés dans la lutte
contre le phénomène de la
drogue du 1er janvier à ce jour.
Pis, les mêmes services ont
également saisi 240 132 comprimés psychotropes et arrêté
des individus impliqués dans
des affaires de drogue », lit-on
dans le même document.
A souligner que l’Algérie a
toujours mené une politique
de prévention et de lutte
contre le trafic de drogue afin
de préserver et protéger la
population de ce fléau.
Comme elle a procédé à
l’adoption d’une politique
nationale de lutte contre la
drogue et la toxicomanie
(2011-2015), s’ajoutant aux
différentes mesures existantes.
Z. C.
es
travailleurs
du
Complexe laitier algérien
(Colaital)
de
Birkhadem ont décidé, dans la
matinée d’hier de mettre un
terme à la grève entamée
depuis jeudi dernier. La décision a été prise après que l’administration de Giplait avec
l’appui du ministre de
l’Agriculture eut répondu favorablement aux revendications des grévistes. Après cinq jours de débrayage,
les travailleurs ont pu revaloriser la
prime de rendement à 40% au lieu
de 25%. Dans une déclaration à
Algérie News, le secrétaire général du
Syndicat des travailleurs du
Complexe laitier (Colaital) de
Birkhadem, Ali Khelifi a affirmé
qu’après cinq jours de débrayage
depuis jeudi dernier, l’ensemble des
travailleurs grévistes de ce complexe
ont décidé de mettre fin à leur mouvement de protestation et de regagner leur poste de travail. Selon lui,
ce dénouement du mouvement de
protestation intervient suite aux
résultats satisfaisants du dernier
pourparler ayant opposé les représentants des travailleurs avec les
pouvoirs publics. « Les administrations de Colaital, de Giplait et du
ministère de l’Agriculture ont
répondu favorablement à nos
doléances. Ce qui nous a incité à
reprendre le chemin du travail dès la
ALGERIE NEWS
matinée d’aujourd’hui (hier Ndlr)
au environs de 4 heures du matin »,
a-t-il dit. Khelifi a souligné que les
520 travailleurs grévistes ont eu gain
de cause. « Nous avons obtenu une
augmentation de la prime de rendement collective estimée à 40%, alors
qu’elle était auparavant de 25%. Un
autre acquis qui a été arraché par les
grévistes est lié à l’intégration de
soixante et un travailleurs manœuvres exerçant en tant que conducteur machine à la catégorie 11/1.
S’agissant de la revalorisation salariale de 30% que nous avons exigée,
lors de la tenue de la réunion de travail qui a eu lieu, hier (avant-hier),
l’administration nous en a proposé
10%, en attendant d’évaluer l’état de
financement du complexe pour
rajouter les 20% restants, comme
cela été revendiqué par les grévistes.
Il faut savoir, enchaîne-t-il, qu’une
commission mixte sera installée
aujourd’hui en vue de répondre
davantage aux préoccupations du
personnel de ce complexe laitier
Mercredi 30 avril 2014
algérien (Colaital) qui représente 60% du marché dans la
capitale », a-t-il noté. Le SG
du Syndicat des travailleurs
de Colaital s’est montré très
satisfait des résultats du dernier round de négociations
qui a regroupé les deux partis (travailleurs-administration) et au cours duquel ils
ont trouvé une issue aux problèmes
qu’endurent les travailleurs de ce
complexe. « Nous sommes satisfaits
que l’administration ait ouvert les
portes du dialogue à notre égard
pour reprendre notre travail en
toute tranquillité. Nous espérons
que ces promesses soient concrétisées sur le terrain et dans les meilleurs délais ». Il est à noter que la laiterie publique de Birkhadem produit 485 000 L/J, approvisionnant la
globalité du Centre et de l’Ouest de
l’Algérois et une bonne partie de
l’Est de la capitale.
Ce complexe couvre 50% des
besoins en sachet de lait de la capitale, alors que les 40% restants sont
assurés par le privé », selon la même
source d’information. « L’ensemble
des travailleurs veillent à la stabilité
de notre complexe pour être au service du citoyen algérien, mais en
contrepartie, la grève constitue le
seul recours pour faire valoir nos
revendications », a-t-il dit.
Zohra Chender
6
> A C T U
Pêche au thon
Une formation
est lancée
Le ministère de la Pêche et des
Ressources halieutiques a lancé une
session de formation au profit de 56
professionnels en prévision de la
saison de la pêche au thon rouge qui
débutera le 26 mai et se poursuivra
jusqu’au 4 juin.
Kaddour Aomar, directeur de la pêche
au ministère, a indiqué que « le
nombre de thoniers a augmenté cette
année passant à huit contre quatre en
2013, ajoutant que le quota de l’Algérie
pour la pêche au thon s’est,
cependant, stabilisé aux alentours de
243,84 tonnes pour 2014, « les
négociateurs algériens ont avancé dans
leurs concertations avec la
Commission internationale pour la
conservation des thonidés de
l’Atlantique (CICTA) », a-t-il précisé. La
partie algérienne a pu décrocher la
reconnaissance de la commission qui a
publié une décision qui prévoit de
reconsidérer la part de l’Algérie avec
un retour au quota fixé en 2010 (680
tonnes) dès la prochaine révision
qu’effectuera la CICTA.
Par ailleurs, selon Kaddour Aomar, le
ministère compte lancer des
opérations d’engraissement du thon
rouge en fournissant des cages
d’engraissement et en prenant en
charge l’aspect technique, affirmant
toutefois que cela dépend également
de la contribution des investisseurs
privés. Il a, toutefois, indiqué que la
formation devrait asseoir les règles de
la pêche au thon rouge en Algérie et
aider à la préparation de la flotte
dédiée à cette activité et qui est à
même d’inciter les opérateurs
nationaux à se tourner vers la culture
du thon rouge.
Port d'Alger
Baisse de 75%
du nombre
des navires
Le nombre de navires en rade au port
d'Alger a été réduit d'une moyenne de
75% depuis la mise en service en 2014
de nouveaux équipements de
manutention, indique l'Entreprise
portuaire d'Alger (EPAL). Cette
opération s'inscrit dans le cadre du
programme d'investissement de
l'entreprise portuaire. « Opérationnels
au début de l'année 2014, les stackers,
équipements de manutention
nouvellement réceptionnés par l'EPAL,
ont contribué à réduire
considérablement le nombre de navires
en rade », explique l'entreprise
portuaire dans son mensuel
d'information. A titre indicatif, durant
les deux premiers mois de la mise en
service des équipements, une baisse
de la rade d'une moyenne de 75% a
été enregistrée, le nombre de navires
en rade a été réduit de 25 à 6 navires
quotidiennement, précise l'EPAL.
Aussi, depuis ces deux dernières
semaines, « la rade a encore baissé à
moins de 3 navires », ajoute la même
source. Les travailleurs
manutentionnaires ainsi que les
responsables chargés de la logistique
ont également joué un rôle important
pour réduire le nombre des navires en
rade, souligne l'entreprise portuaire.
« Des actions de sensibilisation
entreprises en direction des équipes de
manutention notamment les dockers,
les conducteurs de stackers et autres
engins ont permis de maintenir ces
résultats jugés performants » précise
l’entreprise.Il est à rappeler que le PDG
de l'EPAL, Abdelaziz Guerrah avait
déclaré que le port allait se doter de
dix Stackers neufs de 45 tonnes, des
équipements permettant d'augmenter
les cadences de chargement et de
déchargement ainsi que les capacités
de manutention des marchandises.
Campagne de Vaccination
Des résultats encourageants
L’Algérie a réalisé des résultats « encourageants » au cours des dernières années, dans
son programme élargi de vaccination, a déclaré Smail Mesbah, directeur de la prévention
au ministère de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière.
A
l’occasion de la semaine mondiale
de vaccination qui coïncide avec la
dernière semaine du mois d’avril, le
professeur Mesbah a indiqué que
les objectifs fixés par le programme élargi de
vaccination visaient à atteindre un taux de
couverture vaccinale de plus de 90% pour
tous les vaccins et l’éradication définitive de
la poliomyélite, du tétanos néonatal, de la
rougeole et de la diphtérie. Il a souligné qu’
« aucun cas de diphtérie n’a été signalé
depuis 2007, ni de poliomyélite depuis 1997,
ni de tétanos néonatal depuis 1984 », affirmant que le processus de certification de
l’élimination du tétanos néonatal dans notre
pays était en cours de validation par l’OMS.
Concernant la prévalence de la rougeole,
Pr. Mesbah a fait état d’une baisse de 99 %,
tombant ainsi de 65,5 cas pour 100.000 habitants en 1996 à 0,31 cas en 2009 et à 0,07 cas
pour 100 000 habitants en 2012. « Tous ces
efforts ont permis d’enregistrer des progrès
dans la réalisation des objectifs du millénaire
pour le développement grâce au programme
élargi de vaccination qui a contribué à la
diminution significative de la mortalité
infantile, la morbidité et de la mortalité des
maladies contrôlables par la vaccination », at-il soutenu.
Par ailleurs, le professeur a relevé que la
mortalité infantile était passée de 46,8 pour
1000 naissances en 1990 à 24,8 pour 1000
naissances en 2009 et à 17 pour 1000 naissances en 2012. « Chaque année 1 million
d’enfants de moins de 1 ans et plus de 2 millions d’enfants en milieu scolaire sont vaccinés » a-t-il souligné.
Il est à noter que l’Algérie compte près de
7 000 structures sanitaires de proximité pour
le suivi complet de la vaccination, quelque
195 établissements publics hospitaliers
(EPH), 15 CHU et 26 complexes mères et
enfants pour les vaccins à la naissance.
L’effort financier pour l’acquisition des vaccins est passé de 251 millions de DA en 1997
à 2 528 millions de DA en 2012.
Mohamed B.
Ooredoo
7 plus grande entreprise arabe
e
L
e magazine Forbes a une fois de plus publié
un classement mondial. Cette fois-ci, il
concerne les grandes entreprises cotées en
Bourse en 2013. Parmi les compagnies arabes du
classement, Ooredoo arrive en septième position.
Dans le top 10 des plus grandes entreprises arabes cotées en Bourse ne figurent que des entreprises du Golfe : Qatar, Arabie Saoudite, Emirats
arabes unis et Koweit. Ces quatre pays se sont
accaparé le classement.
La compagnie Qatari de télécommunication
Ooredoo arrive en septième position. Cette compagnie a une valeur marchande de 10 milliards de
dollars. Ses recettes se chiffre ntà 9,3 Milliards de
dollars, et elle dispose d’une marge de bénéfices
de 800 millions de dollars, et possède 25,9 milliards de dollars.
Il est à noter que Ooredoo est une compagnie
créée en 1998 dont la société mère est Qatar
Télécom. Elle a cependant pris le nom de
“Ooredoo” (« Je veux » en arabe) fin 2013.
Présente dans le capital de Wataniya TélécomNedjma depuis 2007, dont elle est le principal
actionnaire, elle est, depuis, présente en Algérie
où la compagnie est le troisième opérateur algérien.
ALGERIE NEWS
Condoléances
La famille Benhafsi a
appris avec douleur le
décès de la maman de
Me Khamis Hamza,
MMME AL AÏDAOUI
LILA
Dans le classement des entreprises arabes,
figure en première position Sabic, entreprise
saoudienne dans le domaine de la pétrochimie,
suivie de STC, la société de télécommunication
saoudienne, Etisalat, la société de télécommunication émirati, puis QNB, la banque Qatari. À la
5e place, on retrouve Saudi Electricty et à la 6e
place Al Rajhi Bank, la banque saoudienne.
M. B.
Mercredi 30 avril 2014
survenu le Lundi 28
avril 2014 à 15h00.
En cette douloureuse
circonstance, elle lui
présente ses sincères
condoléances et l’assure de sa profonde
sympathie et de sa
compassion.
Puisse Dieu accueillir
la défunte en Son
vaste paradis.
A Dieu nous
appartenons et à Lui
nous retournons.
> C A P I T A L
BOOM
CRASH
Les ventes au détail au
Japon ont connu en
mars leur plus forte
progression depuis dixsept ans, les
consommateurs se
ruant vers les magasins
avant la hausse de la
taxe sur la valeur
ajoutée (TVA), entrée en
vigueur le 1er avril. Les ventes au détail ont augmenté de 11%
en taux annuel, leur plus forte hausse depuis la précédente
augmentation de la TVA, en 1997. Confronté à une dette
colossale et à près de quinze ans de déflation, le Japon vient
de faire passer sa TVA de 5% à 8%. Ce relèvement, qui
concerne tous les produits de consommation, ainsi que la
frénésie d'achats observée au mois de mars font craindre
une baisse de la consommation au mois d'avril. Les
économistes s'attendent cependant à voir les ventes de
détail rebondir à partir de mai.
CHIFFRE
La croissance de l'économie
allemande ralentira nettement au
deuxième trimestre 2014 après un
excellent début d'année, en raison
notamment de la baisse du rythme
des commandes industrielles,
mais la tendance de fond restera
positive, écrit la Bundesbank dans son rapport mensuel
d'avril. « La croissance des commandes industrielles
observée lors des deux premiers mois de l'année ne se
prolonge pas avec la même intensité et l'effet positif d'un
hiver clément sur la croissance au premier trimestre aura un
impact sur le deuxième trimestre », lit-on dans le rapport.
« La tendance de fond, notamment sur le marché intérieur,
plaide toutefois pour une croissance nette, grâce notamment
à la forte confiance des consommateurs et l'importante
demande en matière de logements neufs », poursuit le texte.
La croissance au premier trimestre a vraisemblablement été
« très forte », écrivent les économistes de la Banque centrale
allemande sans donner de chiffre.
Contrôle minier
L'activité transférée
à l’Anam
8 000 DA
Dans le cadre du dispositif de la prime d'insertion des
diplômés (PID), les jeunes concernés bénéficient d'une
indemnité mensuelle de 10 000 DA par mois pour les
universitaires et 8 000 DA pour les techniciens supérieurs.
Les matinales de Care
La question du
dialogue publicprivé au menu
L
Dorénavant, les activités de contrôle minier et de police des mines sont
transférées à l’Agence nationale des activités minières (Anam), dont le
siège se situe au sein même du ministère de l'Energie et des Mines.
D
e même, les missions du
service géologique sont
transférées à l’Agence du
service
géologique
d'Algérie (ASGA). Ces missions, qui
étaient confiées à l’Agence nationale
de géologie et contrôle minier
(ANGCM) sont donc attribuées à ces
deux nouvelles agences, et ce, en
application de la nouvelle loi minière
régissant les activités d'infrastructures géologiques, de recherche et d'exploitation des substances minérales
ou fossiles et qui vient d'entrer en
vigueur après sa publication au
Journal Officiel N°18.
Par ailleurs, et en vertu de ce
texte, les prérogatives de l’autorité
publique relatives aux activités d'infrastructures géologiques, de recherche et d'exploitation minières sont
exercées par le ministère de
l'Energie. Cette nouvelle loi vise à
restructurer les deux agences minières existantes en leur accordant de
nouvelles attributions. Elles sont
remplacées par d’autres agences :
l’Agence géologique d’Algérie et
l’Agence nationale des activités
minières.
La première est chargée de la gestion des infrastructures géologiques
et la seconde devra contrôler et gérer
les infrastructures minières. Dans ce
cadre, l'Etat s'appuiera dans son
action sur l'administration chargée
des mines ainsi que deux agences
minières créées en vertu de cette loi
et dotées de la personnalité juridique
et de l'autonomie financière.
Il s'agi de l'Agence du service géologique d'Algérie (ASGA), chargée
de la gestion de l'infrastructure géologique, et de l'agence nationale des
activités minières (ANAM), chargée
de la gestion du patrimoine minier et
du contrôle des activités minières.
Ces agences ne sont pas soumises
aux règles applicables à l'administration, notamment en ce qui concerne
leur organisation, fonctionnement et
statut du personnel. Les agences
minières peuvent, en cas de besoin,
étendre leurs structures par la mise
en place d'antennes régionales ou
locales. Elles disposent d'un patrimoine et doivent dresser un bilan
propre. L'ASGA est chargée notamment de l'acquisition, validation,
conservation et restitution des
connaissances géologiques de base,
l'élaboration du programme national d'infrastructures géologiques,
l'analyse et prévention des risques
géologiques hors aléas sismiques.
L'Anam est chargée, pour sa part, de
promouvoir toute action de nature à
contribuer au développement minier
du pays, gérer le cadastre minier,
délivrer, renouveler, suspendre et
retirer les permis miniers, sous le
contrôle du ministre. Ses prérogatives consistent aussi à gérer et suivre
l'exécution des permis miniers
qu'elle délivre, remettre documents
de perception relatifs à l'établissement d'acte et à la taxe superficiaire
pour les permis qu'elle délivre et aux
recettes provenant des adjudications
qu'elle réalise.
F.A.A
ALGERIE NEWS
7
Mercredi 30 avril 2014
e Cercle d'action et de
réflexion autour de
l'entreprise (Care),
avec le soutien de la
Délégation de l’Union
européenne en Algérie,
organise « Les matinales de
Care », le 11 mai 2014 à
Alger. La rencontre à laquelle
nous avons le plaisir de vous
inviter aura pour thème « la
question du dialogue publicprivé dans l'Algérie
d'aujourd'hui ». La relance
de l'économie algérienne,
dans une perspective de
diversification hors
hydrocarbures et de
compétitivité internationale,
passe, entre autres, par un
dialogue public - privé
authentique, global et
permanent. Une telle
condition est-elle réunie à
travers la convocation
régulière de réunions
tripartites ?
Lors de cette matinale de
Care, Mohamed Bouchakour,
économiste, docteur d'Etat
en sciences de gestion,
entend ouvrir le débat sur
cette question, ceci, en vue
de mieux en cerner les
tenants et les aboutissants
et contribuer à la mettre à
l'ordre du jour ... du
dialogue public-privé. Le
débat sera modéré par
Abderrahmane Hadj Nacer -
expert, ancien gouverneur
de la Banque centrale.
Pour rappel, Care a organisé,
dernièrement – avec le
soutien de la Délégation de
l’Union européenne en
Algérie – une rencontredébat ayant pour thème :
« La cybersécurité juridique
des entreprises ». Le débat a
été animé par Hind
Benmiloud, avocate
spécialisée dans le droit des
sociétés,
télécommunications,
technologies et information,
et modéré par Ali Kahlane,
docteur en informatique
fondamentale.
Le monde de l’internet est
un univers d’échanges
d’informations désormais
incontournable qui touche
pratiquement tous les
domaines d’activité. Il est
aussi un territoire, source
d’inquiétude pour tous les
acteurs économiques, de
l’entreprise et de la finance,
mais pas seulement.
L’internet a drastiquement
changé le paysage de la
sécurité de l’information.
Cela est dû à une
accélération sans précédent
de son utilisation et, surtout,
à sa disponibilité, toujours
grandissante, sur tous les
supports, en totale mobilité
et en toute ubiquité.
8
> H I G H
T E C H
Télécommunications
5,6 milliards de dollars
de revenus
Les revenus du secteur des télécommunications en Algérie ont atteint en 2013 quelque 456 milliards de Da soit (5,6
milliards de dollars), selon les chiffres communiqués mardi à Alger par le ministère de la Poste et des technologies de
l'information et de la communication mardi.
C
es données ont été contenues
dans un rapport présenté par
M’hamed Dabouz conseiller
auprès de la ministre de la Poste
lors de la journée algéro-suédoise sur le
haut débit mobile. Pour les revenus des
TIC, ils ont été de 30 milliards de dinars
pour les équipements, 9,5 milliards de Da
pour le software et 9,5 milliards de dinars
pour les services (soit un total de 600 millions de dollars), selon le rapport. Les TIC
ont représenté 4% du PIB de l'Algérie,
contre 13,5% en Tunisie et 7% au Maroc
pour une moyenne mondiale de 7%, précisent encore les chiffres. Dans son exposé,
Dabouz précise que 10 % d’augmentation
du taux de pénétration du haut débit
implique, selon les chiffres de la Banque
mondiale 1,4 % du PIB y compris dans les
pays du Golf, 1,2 % de productivité et
contribuent pour un tiers à la croissance.
L’amélioration de ce taux booste le secteur
de l’emploi et l’innovation alors que les services rendus possibles par les TIC de façon
indirecte (sur les banques, assurances..)
contribuent à raison de 45 milliards de dollars à l’économie.
Dans cet élan, les pays émergents engagés dans le haut et très haut débit ont réussi
à bouleverser leur paysage économique
comme l’Inde et les Philippines qui ont
exporté en 2010 respectivement 60 et 13
milliards de dollars de services TIC. De
nouveaux investissements en perspective
en Algérie Pour accélérer le déploiement,
économiser dans les coûts et mieux fiabiliser les réseaux, il est recouru à la mutualisation des ressources de fibre optique.
Il s’agit notamment de l’affectation des
rôles aux promoteurs immobiliers et aux
collectivités locales dans le développement
des canalisations et de locaux techniques
télécoms (cas des nouvelles cités et localités
non encore raccordées par de la fibre optique), souligne le MPTIC . Le rapport du
ministère relève également la nécessité
d’optimiser l’utilisation des ressources de
fibre optique excédentaires d’opérateurs
hors secteur des télécommunications
(Sonelgaz, Sonatrach, SNTF) et d’envisager
des mesures relatives à la mutualisation des
ressources de réseaux particulièrement de
fibre optique et à l’implication des pouvoirs publics dans les investissements
visant à diminuer les coûts de la bande passante nationale et internationale. Il faudrait
aussi, affirme le ministère, accompagner les
Dans le mobile
Haut débit
Une journée algéro-suédoise sur le haut
débit mobile a été organisée, hier matin, en
présence de la ministre de la Poste et des
technologies de l'information et de la
communication, Zohra Derdouri. La
rencontre, à laquelle a pris part également
l'ambassadrice de Suède en Algérie, Carin
Wall, abordera les potentialités et avantages
du haut débit mobile (3G et 4G) pour le
développement de la « société en résea ».
Inscrite sur le thème « le haut débit mobile :
enjeux, perspectives et opportunités», cette
journée vise à mettre en exergue les
bénéfices de développer la connectivité à
haut débit pour améliorer l'accès des
citoyens aux contenus numériques. Elle a
pour objectif de trouver des mécanismes à
même de stimuler le développement de
solutions et applications innovantes dans les
domaines du e-paiement, notamment.
L'implémentation du haut débit fixe et
mobile en Algérie, les télécommunications et
leur contribution au développement social et
économique et le haut débit au service de la
société en Suède, figurent parmi les
principaux thèmes programmés lors de cette
rencontre. La journée a été organisée par le
ministère de la Poste et des Technologies de
l'information et de la communication en
partenariat avec l'ambassade de Suède en
R. A.
Algérie.
a ministre de la Poste et
des technologies de l'information et de la communication, Zohra Derdouri,
et l'ambassadrice de Suède en
Algérie, Carin Wall, ont
exprimé hier à Alger leur
volonté de développer davantage leur coopération en
matière de haut débit mobile.
Mme Derdouri, qui intervenait à
l'ouverture de la journée
algéro-suédoise sur le haut
débit mobile, a indiqué que les
deux pays veulent renforcer
davantage leurs relations dans
le domaine des technologies de
l'information et de la communication, notamment dans le
haut débit mobile. « Nous
sommes convaincus qu'à l'issue de cette journée d'études,
les deux parties pourront identifier les axes de collaboration
future», a-t-elle déclaré devant
un parterre de représentants de
ministères, d'universitaires, de
chercheurs et de chefs d'entre-
Une journée pour
communiquer
réseaux par des infrastructures d’optimisation et d’outils de gouvernance de
l’Internet y compris sur le plan organisationnel comme les Data centers pour l’hébergement aux PME/PMI, aux opérateurs
de services et à certaines administrations
par la promotion des technologies du
Cloud. En matière de coûts, le rapport souligne enfin qu’il est impératif d’oeuvrer
pour que les coûts soient à la portée du plus
grand nombre d’abonnés sachant qu’en
2013, le coût relatif au PIB d’entrée du
large bande mobile est de 1,2 % mensuel
dans les pays développés, de 11,3% à 24,7%
dans les pays en voie de développement
(selon le type de service). Lors de cette rencontre, la ministre de la Poste et des technologies de l'information et de la communication, Zohra Derdouri, et l'ambassadrice de Suède en Algérie, Carin Wall, ont
exprimé leur volonté de développer davantage leur coopération en matière de haut
débit mobile. Pour Mme Derdouri, les deux
pays veulent renforcer davantage leurs relations dans le domaine des technologies de
l'information et de la communication,
notamment dans le haut débit mobile.
Mohamed B.
Une coopération algéro-suédoise se dessine
L
prises activant dans le secteur.
Elle a affirmé que la réussite de
la mise en œuvre des technologies haut débit « exigera le
choix de partenaires technologiques stratégiques pour
accompagner l'Algérie, par leur
savoir-faire, leur maîtrise et
leur expérience, dans les projets d'édification, de gestion et
de développement». Ces partenariats doivent être basés sur le
principe gagnant-gagnant et
permettre aux partenaires algériens de bénéficier du soutien
ALGERIE NEWS
Mercredi 30 avril 2014
technique, de formations qualifiantes et du transfert des
meilleures pratiques dans les
domaines de l'exploitation et
du développement des nouvelles générations de réseaux haut
débit, a-t-elle dit. Ils doivent
aussi contribuer à l'émergence
d'une industrie numérique de
pointe en Algérie, a-t-elle
ajouté. Pour la ministre, ce partenariat consiste, entre autre,
en le renforcement des capacités humaines et l'encouragement de l'implémentation de
laboratoires de recherche et
d'innovation dans les divers
domaines des technologies
haut débit, y compris le développement des applications et
contenus. De son côté, l'ambassadrice suédoise a indiqué
que son pays, l'un des plus
avancés dans les TIC, espérait
renforcer davantage sa coopération avec l'Algérie dans le
domaine des télécommunications de nouvelles générations
et de la connectivité à large
bande. Elle a souligné que la
rencontre sur le haut débit a
pour but de partager des expériences et de tisser des liens
entre les différents acteurs
publics et privés des deux pays
(institutions, experts et entreprises). La journée algéro-suédoise sur le haut débit mobile
abordera les potentialités et
avantages du haut débit mobile
(3G et 4G) pour le développement de la « société en réseau».
M. B.
> C O U P S
D E
P R O J E C T E U R
9
En hausse
ILS ONT OSÉ LE DIRE
>
Medhi Lacen
Le milieu récupérateur des Verts est en
passe de récupérer la plénitude de ses
moyens depuis quelques semaines. C’est
la deuxième fois de suite que l’ancien
joueur du Racing Santander joue en tant
que titulaire après avoir participé à
l’intégralité de la dernière rencontre de
son équipe du week-end dernier face à
Levante (0-0). Sur cette lancée, il est fort
probable que Lacen puisse se faire une
place parmi les 23 joueurs qui iront au
Mondial du Brésil.
>
Ryad Mahrez
Lakhdar Adjali
Mohamed
Raouraoua
Vahid Halilhodzic
« L’équipe nationale doit se qualifier et
jouer les premiers rôles à la CAN 2015 ».
« Je suis optimiste de passer au deuxième
tour de la Coupe du monde et je ne me
soucie pas de la CAN 2015 ».
«Ce qui m’irrite, c’est lorsque j’entends les
Français dire qu’il y a une équipe française
bis, c’est une insulte pour nous, l’Algérie,
n’est pas n’importe quel pays, le football
est dans nos gènes, on a un talent inné qui
nécessite juste qu’on travaille de la
meilleure manière ».
L’ancien joueur du Havre AC a conforté sa
place à la tête du classement de la
Championship, ce qui va sans doute
permettre à Mahrez de se concentrer
maintenant sur son nouveau parcours
avec le groupe des Fennecs puisqu’il est
annoncé sur la liste des 30 joueurs
retenus par le coach Vahid Halilhodzic en
prévision du prochain stage en Suisse qui
sera ponctué par une joute amicale face à
l’Arménie, à Sion, le 31 mai.
Le monde de l’insolite
Affaire de la banane
Après avoir été victime d'un acte raciste sur le terrain et y
avoir répondu avec honneur et humour, le joueur du FC
Barcelone Daniel Alves voit aujourd'hui une vague de soutien
se créer sur les réseaux sociaux pour saluer son geste et
dénoncer en même temps le racisme ordinaire. Initié par son
compatriote brésilien Neymar, ils sont aujourd'hui des
dizaines, vedettes comme anonymes, à poser triomphalement
avec une banane, afin de renvoyer le racisme dans les cordes.
Ainsi, après la photo publiée par Neymar dimanche dernier,
sont aussi venus se greffer à cette chaîne de l'amitié lancée
sur les réseaux sociaux le joueur argentin Sergio Agüero, les
joueurs de Liverpool Coutinho et Suarez, la présentatrice
espagnole Marilo Montero, le joueur belge du Napoli, Dries
Mertens, ou encore le premier ministre italien, Matteo Renzi
posant aux côtés du sélectionneur Cesare Prandelli.
En baisse
>
En direct à la télévision, un père
livre son fils évadé de prison
à la police
L’ex-centre-avant de l’Olympiakos n’a
plus rejoué depuis déjà presque un mois
et demi. L’avant-centre des Verts ne
cesse de perdre des points auprès du
coach Vahid en vue de sa sélection parmi
les 23 joueurs qui iront au Brésil pour
disputer le Mondial.
>
Alors qu'il expliquait les conditions d'évasion d'un prisonnier
actuellement recherché par la police en direct à la télévision, un
shérif du Mississippi a eu la surprise de voir débarquer le détenu
en question, accompagné par son père. Convaincu par ce dernier
de se rendre de lui-même, le jeune homme s'est tout de suite
excusé et ce geste devrait sans doute être pris en compte lors de
son jugement. Une scène assez inhabituelle qui surprend même le
shérif lui-même, d'autant plus que le jeune homme vient s'excuser
en personne. C'est son père qui l'aurait convaincu de se rendre.
Rafik Djebbour
Nabil Bentaleb
Rottweiler inscrit comme
électeur aux européennes
de mai prochain
La police de Cleveland, en Grande-Bretagne, souhaite
entendre le propriétaire anglais de «Zeus», un
rottweiler vieillissant, dans le cadre de son enquête
pour établir comment un chien a pu se voir accorder
une carte d'électeur aux européennes de mai
prochain. Russel Hoyle, 45 ans, un garde de sécurité à
la carrure impressionnante, est accusé d'avoir fourni
de fausses informations à un agent assermenté lors du
recensement électoral à Norton (nord-est de
l'Angleterre). La police a confirmé avoir ouvert une
enquête après l'envoi de documents électoraux en
bonne et due forme au nom de « Zeus Hoyle ».
Le milieu relayeur des Verts n’a plus joué
avec les Spurs depuis le 30 mars dernier,
soit depuis la rencontre qui a opposé
Tottenham à Liverpool où il avait
participé à une heure de jeu. Une
situation qui commence véritablement à
inquiéter le natif de Lille qui avait pour
rappel joué 11 matches consécutifs
comme titulaire avant qu’il ne soit plus
utilisé par son coach Tim Sherwood.
ALGERIE NEWS
Mercredi 30 avril 2014
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A n a l y s e s
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D é c r y p t a g e s
La rédaction d'Algérie News propose une
nouvelle rubrique dédiée à l'analyse et au
décryptage de l'actualité qui nous concerne
et qui nous entoure.
Nous lançons un appel à tous ceux et toutes
celles qui veulent y contribuer à travers des
articles ou des propositions. Vos contributions
seront les bienvenues.
Contact : [email protected]
Cotation du dinar sur le marché parallèle ?
Les six raisons
d’une faiblesse
Par Abderrahmane Mebtoul
Attention aux analyses statiques irréfléchies ! Ne jouons pas avec la
monnaie car chaque option a des incidences stratégiques sur toute la
politique socio-économique. Actuellement, un débat est en cours
concernant la réévaluation et la convertibilité totale du dinar et, pour
d’autres, sur la dévaluation du dinar qui serait surévalué. Pourquoi la
valeur du dinar est-elle si insignifiante, 108,97 dinars pour un euro et
78,718 dinars pour un dollar, selon le cours du Forex1, en date du 27
avril 2014, cours officiel, en comparaison, par exemple, avec le dinar
tunisien qui se cote à 2,206 pour un euro, ou avec la monnaie
marocaine, qui est de 11,247 pour un euro ? Sur le marché parallèle,
contrairement aux pays voisins où l’écart est faible, en Algérie, les
réseaux parallèles, avec un écart passé de 140 DA, un euro, fin 2013,
entre 153/156 DA, un euro, entre février/ avril 2014, les devises se
vendent et s’achètent sur la place publique sans aucune intervention
bancaire. Je ne pense pas, contrairement aux affirmations récentes
de l’ex-délégué de l’Abef, qu’une allocation devises touristique de 1
000 dollars par personne et par an (750 euros) permettrait de réduire
l’écart, permettant à peine de payer une chambre d’hôtel très
moyenne pendant six jours. En fait, il faut recadrer le débat en
s‘attaquant à l’essence et non aux apparences. Tout cela renvoie à la
nature de l’économie rentière et à la faiblesse du tissu productif local,
la rente des hydrocarbures donnant une cotation officielle artificielle.
> Suite pages 12 - 13
ALGERIE NEWS
Mercredi 30 avril 2014
11
Paranoïde
Festival
culturel !
Par Sarah Haidar
« Dans le cadre du Festival culturel
des arts et des cultures populaires
qui se tient jusqu’au 1er mai 2014 à la
salle El Mouggar, les commissaires
Badia Sator et Abdelali Koudid, ont le
plaisir de vous convier à la conférence
qui aura lieu demain (Lundi 28 mai
2014) à 10h00 à la salle El Mouggar.
Cette rencontre est consacrée à l’histoire et à la
contribution de la wilaya de Skikda à la guerre de
libération ». C’est un mail que j’ai reçu, comme nombre de
mes confrères, me conviant à une des activités de cette
semaine « culturelle » dédiée à Skikda mais
expéditivement appelée « festival » dans le jargon du
ministère. C’est en observant cette invitation qu’on prend
la mesure de l’insoutenable désarroi qui étrangle la culture
en Algérie. Au-delà de la maladresse de la formulation et
de cette manière têtue de
toujours ajouter l’adjectif
« culturel » au mot festival
pour le différencier,
probablement, d’un festival
« politique » ou «
économique », il y a quelque
chose d’à la fois burlesque et
dramatique dans le « style »
de communication du
ministère de la Culture.
Ce dernier possède une
en
formule magique qui peut
observant cette
transformer, par un simple
invitation
coup
qu’on prend la
d’« institutionnalisation »,
mesure de
quatre misérables petites
l’insoutenable
journées remplies de « zorna
désarroi qui
», de chanteurs de mariage,
étrangle la
de costumes et de plats
culture en
traditionnels, en un festival !
Algérie.
C’est à ce moment-là que,
tout en détestant les
comparaisons faciles avec «
les autres, là-bas», on
visualise des images
édéniques où un festival
signifie, en langue normale,
une scène toute en lumières
qui fait face à des milliers de
spectateurs venus acclamer
des artistes de renommée.
On peut également voir une
salle comble attendant le
début d’une conférence sur les accointances
philosophiques entre Schopenhauer et Heidegger, par
exemple (bon ! Là, j’exagère)… Mais très vite, on revient à
ce mail et ça nous donne mal aux cheveux : il s’agit donc
d’un festival des arts et des cultures populaires : le terme «
populaire » renvoie fatalement les organisateurs à une
représentation multicolore, « authentique »,
« derboukesque » et, bien évidemment, FLNiste de la
culture. C’est ainsi qu’entre un récital de malouf et une
exposition artisanale (la poterie, les assiettes de chorba, la
robe bling-bling et tout le toutim), on a droit à la
conférence-type. Autrement dit, celle que l’on retrouve
dans quasiment tous les événements culturels à caractère
« populaire » : la guerre de libération nationale ! Du salon
du livre jusqu’aux festivals musicaux, en passant par les
semaines culturelles et les rencontres littéraires, le
ministère de la Culture ne peut plus se passer de la
révolution d’il y a soixante ans, comme pour nous dire qu’il
tire sa légitimité du sang versé par les martyrs pour que
vive le folklore algérien, ou bien pour remplir tout
simplement le programme de ce festival qui n’en demeure
pas moins vide ! Bref, le quatrième mandat de Mme Toumi
est entamé !
C’est
12
a a e Décryptage
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A n a l y s e s
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D é c r y p t a g e s
Cotation du dinar sur le marché parallèle ?
Les six raisons d’une faib
Les six raisons de la
dévaluation du dinar sur le
marché parallèle
Le marché parallèle joue comme un assouplisseur d’un contrôle de change trop rigide.
Bien que les données soient souvent contradictoires, certaines sources estiment à environ
deux à trois milliards de dollars les montants
échangés annuellement sur le marché parallèle
algérien, entre 2009/2012. Le montant est
extrêmement faible en comparaison avec les
sorties de devises. Pour preuve, en 2013, plus
de 55 milliards de dollars de biens, auxquels il
faut ajouter 12 milliards de dollars de services,
donc, un total de 67 milliards, ont quitté le
pays. Je recense six raisons essentielles de cet
écart entre le cours officiel et celui du marché
parallèle.
Premièrement, l’écart s’explique par la
diminution de l’offre, du fait que la crise mondiale, combinée au décès de nombreux retraités algériens, a largement épongé l’épargne de
l’émigration. Cette baisse de l’offre en devises
a été contrebalancée par les fortunes acquises
régulièrement ou irrégulièrement par la communauté algérienne, localement ou à l’étranger, qui fait transiter irrégulièrement ou régulièrement des devises en Algérie. La reconvention de l’argent de la corruption, jouant sur la
distorsion du taux de change en référence à
l’officiel (vous me facturez 120/130 au lieu de
100, avec la complicité des fournisseurs, opérations plus faciles et plus rapides dans le commerce), montre clairement que le marché
parallèle de la devise est bien plus important
que l’épargne de l’émigration, permettant des
achats immobiliers à l’étranger. Cette corruption à travers les surfacturations confirme les
données du site TSA en date du 27 avril 2014
notant que pour la seule année 2013, plus
d’un millier d’appartements ont été achetés
par des Algériens non-résidents à Valence. Si
on compte une moyenne de 100 000 euros par
appartement, ce sont plus de 100 millions
d’euros que les Algériens ont dépensé dans
cette ville. Un chiffre auquel il faudra additionner les autres villes espagnoles, mais aussi
françaises (les Algériens sont dans le quatuor
de tête des acquéreurs immobiliers à Paris et sa
région où l’immobilier est l’un des plus chers
au monde). Aussi, on peut estimer à plusieurs
milliards de dollars, cumulés durant ces cinq
dernières années, les sommes dépensées par
les Algériens pour acheter des biens à l’étranger. Mais cela explique aussi la flambée des
prix, notamment dans les grandes agglomérations, et ce, même en zone semi-urbaine, ces
placements dans l’immobilier étant une valeur
refuge contre la dépréciation du dinar. Ces
montants, fonctionnant comme des vases
communicants entre l’étranger et l’Algérie,
renforcent l’offre. Il existe donc un lien dialectique entre ces sorties de devises dues à des
surfacturations et l’offre, sinon, cette dernière
serait fortement réduite et le cours sur le marché parallèle de devise serait plus élevé, jouant
paradoxalement comme amortisseur pour la
chute du dinar sur le marché parallèle.
Deuxièmement, la demande provient de
simples citoyens qui voyagent : les touristes,
ceux qui se soignent à l’étranger et les hadjis,
du fait de la faiblesse de l’allocation devises
dérisoire. Etant conscient que les investisseurs,
tant étrangers que locaux, se méfient d’une
monnaie administrée stable mais faible, il faut
être prudent, d’où le besoin d’un débat national sans passion. En réalité, ce sont les agences
de voyages qui, à défaut de bénéficier du droit
au change, recourent aux devises du marché
noir, étant importatrices de services.
Majoritairement, elles exportent des devises
au lieu d’importer comme le voudrait la logique touristique, comme en Turquie, au Maroc
respondent pas à
l’état réel de la
société, cette derL ’Algérie, avec l’amenuisement de ses
nière enfante ses
recettes d’hydrocarbures entre 2015/2020,
propres lois, lui
peut-elle continuer à généraliser ces taux
permettant
de
d ’ i ntérêts bonifiés au profit de jeunes, dont la
fonctionner. Le
majorité n’a pas la capacité d’être
fondement d’un
entrepreneur et qui ne pourront même pas
contrat doit reporembourser le principal ?
ser
sur
la
confiance.
Au
niveau de la
sphère informelle, il existe des contrats inforou en Tunisie.
Troisièmement, la forte demande provient mels plus crédibles que ceux de l’Etat, car
de la sphère informelle qui contrôle 40% de la reposant sur la confiance entre l’offreur et le
masse monétaire en circulation (avec une demandeur. Qu’on visite l’Algérie profonde et
concentration au profit d’une minorité ren- on verra des milliers de contrats établis par des
tière) et 65% des segments de différents mar- notables crédibles au niveau de différentes
chés ; fruits/légumes, viande rouge /blanche- régions du pays, en présence de témoins.
poisson, et, à travers l’importation en utilisant Devant le fait accompli, l’Etat officiel a soude petits revendeurs, le textile/cuir. Car il vent régularisé ces contrats (notamment dans
existe une intermédiation financière infor- le domaine du foncier et de l’immobilier).
melle loin des circuits étatiques. Au niveau de L’Etat doit se cantonner dans son rôle de régucette sphère qui est le produit de la bureaucra- lateur stratégique et non fausser les règles de la
tie, tout se traite en cash favorisant des liens libre concurrence. Dans les pays à économie
dialectiques avec certains segments rentiers du administrée, on délivre des autorisations
pouvoir et donc la corruption. L’Union natio- (comme, autrefois, les licences d’importation
nale des commerçants algériens estime l’éva- que certains nostalgiques voudraient rétablir)
sion fiscale due à cette sphère d’environ 3 mil- qui permettent à ceux qui ont des relations de
liards de dollars par an. En fait, l’essence de les vendre mais au cours du marché, s’alignant
cette situation réside dans les dysfonctionne- sur le cours du marché parallèle, donnant à ces
ments des différentes structures de l’Etat, du personnes qui ont des relations des rentes sans
fait de l’interventionnisme excessif de l’Etat contrepartie productive.
Quatrièmement, l’écart s’explique par le
qui fausse les règles du marché, ce qui
contraint les ménages et opérateurs à contour- passage du Remdoc au Crédoc, crédit docuner les lois et les règlements. Ainsi, lorsque les mentaire (expliquant les mesures d’assouplisautorités publiques taxent (fiscalité excessive) sement), en 2013, ce qui a largement pénalisé
et réglementent à outrance ou en déclarant les petites et moyennes entreprises représenillégales les activités du libre marché, elles biai- tant plus de 90% du tissu industriel en déclin
sent les relations normales entre acheteurs et (5% du PIB). Le Crédoc n’a pas permis de
vendeurs. En réaction, les acheteurs et les ven- juguler, comme cela était prévu, la hausse des
deurs cherchent naturellement les moyens de importations mais a renforcé les tendances des
contourner les embûches imposées par les monopoles importateurs, où, selon l’officiel,
gouvernements. Lorsqu’un gouvernement 83% du tissu économique global est constitué
veut imposer des règles et des lois qui ne cor- du commerce et de petits services à faible
ALGERIE NEWS
Mercredi 30 avril 2014
valeur ajoutée. Nombreuses sont les
PME/PMI, lesquelles, pour éviter les ruptures
d’approvisionnement, ont dû recourir au marché parallèle de devises. Le gouvernement a,
certes, relevé à 4 millions de dinars (cours officiel 1 euro pour environ 100 DA) la possibilité
du recours au paiement libre pour les importations urgentes de matières premières ou de
pièces de rechange, mais cela reste insuffisant.
Par ailleurs, beaucoup d’opérateurs étrangers
utilisent le marché parallèle pour le transfert
de devises, puisque chaque Algérien a droit à 7
200 euros par voyage transféré, utilisant leurs
employés algériens pour augmenter le montant.
Cinquièmement, l’Etat dérape (la Banque
d’Algérie parle de glissement) le dinar pour
voiler l’importance du déficit budgétaire, biaisant les comptes publics. On a vu par le passé
que lorsque le cours du dollar baissait et le
cours de l’euro haussait, la Banque d’Algérie
dévaluait pour des raisons politiques, à la fois,
le dinar par rapport tant au dollar qu’à l’euro,
alors que le dinar, dans une véritable économie de marché, devrait s’apprécier par rapport
au dollar.
Pourquoi cet artifice comptable ? La raison
essentielle est qu’en dévaluant le dinar par
rapport au dollar, nous aurons une augmentation artificielle de la fiscalité des hydrocarbures, qui fluctuent en fonction des cours, entre
60/70% du total, fondement d’une économie
rentière. Car les recettes des hydrocarbures
sont reconverties en dinars, passant, par exemple, de 70 à 77 DA, un dollar ; idem pour les
importations libellées en monnaie étrangère,
les taxes douanières se calculant sur la partie
en dinars, cette dévaluation accélérant l’inflation intérieure. Tout cela voile l’efficacité réelle
du budget de l’Etat à travers la dépense publique et gonfle artificiellement le fonds de régulation des recettes calculé en dinars. L’inflation
étant la résultante, cela renforce la défiance
vis-à-vis du dinar où le cours officiel se trouve
déconnecté par rapport au cours du marché
Décryptage 13
blesse
parallèle traduisant le cours du marché.
Sixièmement, l’écart s’explique par le
niveau d’inflation qui ne peut être compris
qu’en analysant d’abord la productivité du travail et les liens dialectiques entre le développement, la répartition du revenu et du modèle de
consommation par couche sociale. Celui qui
perçoit 200 euros par mois n’a pas la même
perception de l’inflation que celui qui perçoit
30 000 euros. La non-proportionnalité entre la
dépense publique programmée à 500 milliards
de dollars entre 2004-2013 (aucun bilan physico-financier à ce jour) et le faible impact, le
taux de croissance moyen n’ayant pas dépassé
3% (il aurait dû dépasser les 10%) est source
d’inflation et explique la détérioration de la
cotation du dinar sur le marché libre par rapport aux devises que la Banque d’Algérie soutient artificiellement grâce aux recettes d’hydrocarbures. La faiblesse de la productivité du
travail renforcée par le versement de salaires
sans contrepartie productive accroit l’inflation
et l’importation, du fait que l’Algérie a une
capacité productive très faible. Selon un rapport de l’OCDE, la productivité du travail en
Algérie est une des plus faibles dans le bassin
méditerranéen. Pour se prémunir contre l’inflation, et, donc, la détérioration du dinar,
l’Algérien ne place pas seulement ses actifs
dans le foncier, l’immobilier ou l’or, mais une
partie de l’épargne est placée dans les devises.
C’est un choix de sécurité dans un pays où
l’évolution des prix pétroliers est décisive. S’il
n’y avait pas de pétrole et de gaz et les réserves
de change, l’euro s’échangerait à 300 ou 400
DA. C’est grâce aux réserves de change que le
taux de change officiel fluctue en 2012/2014
entre 105/110 DA, l’euro. Face à l’incertitude
politique et à la psychose créée par les scandales financiers, beaucoup de responsables et de
ménages achètent à l’étranger, se mettant dans
la perspective d’une chute des revenus pétroliers, et vu les fluctuations erratiques des cours
d’or, à la baisse depuis 2013, achètent les devises.
Eviter les fausses solutions
L’économie algérienne étant une économie
fondamentalement rentière, cela contredit les
lois élémentaires de l’économie où toute dévaluation en principe devrait dynamiser les
exportations. En Algérie, le dérapage du dinar,
au lieu de dynamiser les exportations hors
hydrocarbures a produit l’effet contraire, montrant que le blocage est d’ordre systémique. La
valeur réelle de la monnaie, rapport social, n’est
qu’un signe, un moyen d’échange (les tribus
d’Australie utilisaient les barres de sel comme
monnaie d’échange). Nous sommes passés successivement de la monnaie métallique aux billets de banque, puis aux chèques et ensuite à la
monnaie électronique. Thésauriser ne crée pas
de valeur. C’est le travail par l’innovation continue, d’où l’importance en ce XXIe siècle de
l’économie de la connaissance, s’adaptant à ce
monde interdépendant, turbulent et en perpétuel bouleversement, source de richesse d’une
nation. La valeur de la monnaie dépend de la
confiance, de la production et de la productivité, comme nous l’ont montré les analyses des
classiques de l’économie sur la valeur. Si la
convertibilité totale à court terme, avec
l‘importance des réserves de change algériennes (194 milliards de dollars au 31/12/2013
sans les 173 tonnes de réserves d’or), permettrait de réduire le marché parallèle et redonner
confiance en la monnaie, le risque à terme est
que toute réévaluation ou convertibilité intégrale entraînerait une fuite massive de capitaux. L’économie du pays étant dépendante des
hydrocarbures à 98% pour les exportations et
70/75% d’importations pour les besoins des
ménages et des entreprises publiques et privées,
avec un taux d’intégration ne dépassant pas
15%, une réévaluation de la monnaie génèrerait inévitablement une tension inflationniste
tirant à la hausse des importations par la
consommation interne, propulsée, elle aussi,
par l’amélioration d’un pouvoir d’achat fictif,
puisque dépendant à 70% de la rente des
hydrocarbures. Les subventions et la distorsion
ALGERIE NEWS
du taux de change entre le cours officiel et celui
du marché parallèle avec les pays voisins sont
les explications fondamentales des surfacturations en Algérie. Cette distorsion avec les cotations des monnaies de pays voisins explique
également les fuites de produits hors des frontières. Les mesures administratives ne peuvent
qu’être ponctuelles, sinon, il faudrait une
armée de contrôleurs. La solution réside en une
nouvelle gouvernance, de nouveaux mécanismes de régulation conditionnant la dynamisation de la production locale dans des segments
à valeur ajoutée au sein de filières internationalisées ainsi que des mécanismes de contrôle
démocratiques reposant sur une plus grande
moralité de ceux qui dirigent la Cité, ne combattant pas la corruption uniquement par des
textes de lois. Cela rend urgent l’approfondissement de la réforme globale, notamment réhabiliter l’entreprise et son fondement le savoir, la
réforme du système financier et de distribution
de la rente, inséré aux réseaux internationaux,
actuellement de simples guichets administratifs, où les banques publiques contrôlent en
2013/2014 plus de 90% du crédit octroyé, les
banques privées malgré leur nombre étant
marginales. Comme j’ai eu à l’affirmer dans
l’interview que j’ai donnée à la télévision internationale Africa24 Paris, le 18 avril 2014, je
propose un assoupissement de la loi sur la
monnaie et le crédit, ce qui permettrait qu’une
fraction des réserves de change -20/25% du
total, soit environ 40/45 milliards de dollars,
dont 86% placés à l’étranger à un taux d’intérêt
très faible, posant la problématique de leur rentabilité, soient consacrées à la création d’un
fonds souverain. Ainsi, des entreprises algériennes, à l’instar des grands groupes internationaux, investiront à travers le monde (regardez
ce que fait un petit pays comme le Qatar, un
grand pays comme la Chine), ce qu’interdit
actuellement la loi sur la monnaie et le crédit en
Algérie. Ce fonds souverain doit rentrer dans le
cadre d’une stratégie hors hydrocarbures, d’une
adaptation au processus irréversible de la monMercredi 30 avril 2014
dialisation grâce à une balance devises, technologique et managériale positive pour l’Algérie.
Afin qu’il soit rentable dans le temps, ce fonds
est conditionné, grâce à l’apprentissage international, par l’émergence de bureaux d’engerrening complexes nationaux, où cohabiteront
des experts de différentes spécialités algériens
et étrangers, économistes, financiers, sociologues, psychologues et ingénieurs, où des compétences existent mais sont éparpillées. Il
s’agit d’un montage de la ressource humaine
comme fait le Qatar. Cela permettra d’avoir
d’autres marchés à l’Algérie en partenariat et
notamment en direction du Maghreb, pont
entre l’Europe et l’Afrique, continent d’avenir
et à enjeux multiples, où l’Algérie peut avoir
des avantages comparatifs. Ce sont les conditions pour améliorer la cotation du dinar, les
taxes douanières et les subventions étant transitoires, avec un cahier des charges précis pour les
bénéficiaires de cette rente. L’Algérie, avec
l’amenuisement de ses recettes d’hydrocarbures
entre 2015/2020, peut-elle continuer à généraliser ces taux d’intérêts bonifiés au profit de
jeunes, dont la majorité n’a pas la capacité
d’être entrepreneur et qui ne pourront même
pas rembourser le principal ? Un bilan des
avantages et des résultats des bénéficiaires des
différentes agences d’investissement (exonération TVA- taux d’intérêt bonifiés) devient
urgent afin d’éviter de dépenser sans compter
pour une paix sociale fictive grâce, toujours à
une rente des hydrocarbures éphémère,
laquelle, si elle était bien utilisée, deviendrait
une bénédiction, mais, mal utilisée, elle est, par
contre, une malédiction, source de corruption
et de gaspillage. C’est que l’Algérie est en transition depuis 1986, ni économie de marché ni
économie administrée, expliquant les difficultés de régulation politique, sociale, économique
et financière, et, par là, la transition d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures, fonction elle-même d’une transition
énergétique, dans le cadre d’avantages comparatifs mondiaux.
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14 dclg
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D é c r y p t a g e s
LES DONS DE L’ARCTIQUE RUSSE
Par Grigori Milenine :
La Voix de la Russie
???????
L’Arctique est la
zone de silence des
glaces, d’une
nature mystérieuse
et des richesses
innombrables.
S
es sous-sols recèlent des
milliards de barils de
pétrole et de mètres
cubes de gaz naturel. De
nos jours cette région est devenue
l’une des plus importantes zones
d’intérêts nationaux de la Russie.
Mais quoi importe davantage
aujourd’hui – prendre à
l’Arctique ses richesses ou bien les
garder pour l’avenir ? Pendant
près de quarante ans les Etats arctiques exploitent des gisements
sur les côtes polaires et en mers
arctiques. De nouveaux champs
pétroliers et gaziers focalisent
toujours plus l’attention, surtout
sur fond de la fonte continue des
glaces arctiques. Et de nouvelles
technologies d’extraction du
pétrole et du gaz naturel se développent dans le monde, constate
Alexandre Baguine, dirigeant
scientifique à l’Institut de l’économie de l’exploitation des res-
sources naturelles et de la politique écologique auprès de l’Ecole
supérieure de l’économie :
« C’est une évaluation répandue, confirmée par des géologues
étrangers et les nôtres, suivant
laquelle il y a une réserve de gisements qui ne sont pas encore
découverts. Au fur et à mesure de
l’essor du matériel et des techno-
logies des ressources (d’hydrocarbures) du plateau continental à
une grande profondeur ne sont
plus considérées comme inaccessibles. L’Arctique est une ultime
réserve de nouveaux gisements
encore inconnus. Les résultats des
études norvégiennes consacrées à
la solution des problèmes d’ordre
technologique indiquent que ces
conditions rudes et la fragilité de
l’écosystème arctique sont vues
comme un défi. Pour cette raison
on s’assigne la tâche de développer des technologies qui garantiront une réaction à d’éventuels
dangers et assureront un régime
d’extraction en toute sûreté. »
Mais il y a certaines appréhensions. La mise au point d’une
nouvelle technologie d’extraction
prend plus d’une année, et en
parlant de l’Arctique elle peut
prendre une quinzaine d’années.
Si les compagnies pétrolières et
gazières pensent en premier lieu à
tirer un profit sans se retourner
sur la sécurité, comme cela a été
déjà le cas avec la compagnie BP
dans le Golfe du Mexique, le
résultat peut s’avérer des plus
déplorables, considère Vassili
Bogoïavlenski, directeur adjoint
de l’Institut des problèmes du
pétrole et du gaz naturel auprès
de l’Académie russe des sciences :
« Presque chaque année de très
violentes tempêtes endommagent
des dizaines de plateformes en
mer, des dizaines de conduites
sous-marines causant une pollution au niveau de quelque vingt
mille tonnes en une fois. Si une
catastrophe, analogue à l’incident
dans le Golfe du Mexique en
2010, se produit en Arctique, les
conséquences en seraient beaucoup plus graves. » Il faut protéger l’Arctique, surtout ses mers,
sous les glaces desquelles une vie
unique va son train, disent les
spécialistes. Si nous gardons notre
Arctique aujourd’hui, à l’avenir
cette « Terre de la Grande Ourse »
ne va pas demeurer en reste.
G. M.
MOYEN-ORIENT ET MONDE
« Quand il y a une distribution
de nourriture...»
D
ans les cités rebelles assiégées par l'armée syrienne,
les rues sont peuplées de «
fantômes » en quête vaine de
nourriture ou de médicaments
malgré l'appel lancé en février par
l'ONU à autoriser l'entrée d'aides
sans entraves qui est resté lettre
morte. Des civils, des militants et
des humanitaires assurent que la
situation n'a pas réellement
changé et ils en font porter la responsabilité au régime qu'ils accusent d'entraver l'aide de l'ONU
passant par les postes-frontières
tenus par les insurgés et de poursuivre le siège de zones rebelles. «
Le gouvernement syrien est en
train de faire une sorte de chantage pour empêcher les agences de
l'ONU de fournir l'aide nécessaire
dans les territoires tenus par l'opposition », affirme ainsi Lama
Fakih, chercheuse à Human Rights
Watch (HRW). Les agences de
l'ONU ne peuvent opérer qu'avec
l'autorisation du gouvernement et
savent qu'elles peuvent être interdites d'accès aux zones tenues par
le régime si elles font entrer de
l'aide aux secteurs rebelles sans le
consentement de Damas, préciset-elle. La résolution 2139 adoptée
par le Conseil de sécurité de
l'ONU, avec le soutien de la Russie
et de la Chine, alliées du régime,
demandent à toutes les parties, y
compris aux autorités syriennes,
de permettre un accès humanitaire
rapide, sécurisé et sans entrave aux
agences humanitaires de l'ONU et
à leurs partenaires. Elle réclame
aussi un accès à travers les fronts et
les frontières afin que l'aide humanitaire parvienne à la population
par les routes les plus directes.
Depuis, l'ONU a livré de l'aide à
une zone rebelle à Alep, mais en
empruntant une route dangereuse
à partir de Damas au lieu d'un
poste-frontière rebelle avec la
Turquie. Le gouvernement a également autorisé l'ONU à distribuer
de l'aide à travers un autre postefrontière avec la Turquie tenu par
le régime, et ce dans une ville où
l'armée est présente.
« Les gens
meurent »
Une poignée seulement des 242
000 Syriens qui vivent, selon
l'ONU, en état de siège de l'armée
ou des rebelles ont reçu une aide.
D'après l'organisation, 197 000
d'entre eux sont soumis au blocus
de l'armée. À Yarmouk, le camp
palestinien du sud de Damas, plus
de 100 habitants sont morts ces
derniers mois par manque de
nourriture ou de médicaments,
selon des ONG. L'Agence de
l'ONU pour l'aide aux réfugiés
palestiniens (Unrwa) y distribue
de l'aide quand elle parvient à
obtenir l'autorisation du gouvernement, mais elle n'a pas eu d'accès pendant deux semaines en
avril. « Du point de vue d'une
organisation humanitaire qui
tente de travailler à Yarmouk, il est
clair que la résolution 2139 n'est
pas appliquée », affirme Chris
Gunness, porte-parole de l'Unrwa.
Dans un rapport portant sur l'application de la résolution, le secré-
ALGERIE NEWS
Mercredi 30 avril 2014
taire général de l'ONU Ban Kimoon affirmait mercredi dernier «
qu'aucune des parties au conflit
n'a respecté les exigences du
Conseil ». « Les gens meurent chaque jour », a-t-il affirmé. La résolution ne prévoit pas de sanction
automatique en cas de non-respect de ses dispositions, mais elle
laisse ouverte la possibilité d'agir
ultérieurement contre les récalcitrants. Il faudra cependant pour
cela une nouvelle résolution du
Conseil, à laquelle la Russie pourrait mettre son veto.
Sur le terrain, le désespoir
grandit de jour en jour. Dans le
sud de Damas, les gens ont le
visage noirci par la saleté, car il n'y
a pas d'eau. « Quand il y a une distribution de nourriture, les gens
ont tellement faim qu'ils n'attendent même pas de rentrer chez eux
pour
manger
»,
affirme
Mohammad, un militant. « Vous
voyez des gens âgés faire la queue
et manger dans la rue », ajoute-t-il.
Dans la province méridionale de
Deraa, un militant évoque une
augmentation des besoins alors
que le conflit est entré dans sa quatrième année. « Au début de la
révolution, les gens avaient assez
d'épargnes pour aider les autres.
Ce n'est plus le cas, d'autant plus
que la livre syrienne a chuté »,
affirme Abou Anas. Dans certaines
zones rebelles, des habitants et des
rebelles épuisés ont conclu des trêves avec le régime pour obtenir
nourriture et médicaments. Pour
les militants, c'est la preuve que le
régime se sert de l'aide comme
arme. « C'est une carte que le
régime utilise pour forcer les gens
à se soumettre » et pour les monter contre les rebelles, indique
Mohammad, le militant à Damas.
« Les gens demandent aux rebelles
"Que pouvez-vous faire pour
nous? Pouvez-vous nous chercher
de la nourriture ?". »
Kiosque international
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15
D é c r y p t a g e s
VUE D’ALLEMAGNE
Pourquoi Paris doit rester
en dehors de l'affaire Alstom
Par Süddeutsche Zeitung :
Le Courrier International
Pour empêcher le
rachat d'Alstom par
General Electric le
gouvernement
français agit de
manière brutale,
juge la
Süddeutsche
Zeitung. De
nouveau, Paris
pêche par son
ingérence dans les
affaires
économiques.
L
es temps sont vraiment
durs pour l'orgueil national français. L'économie
va mal et nombreux sont
ceux qui craignent que les grandes entreprises françaises ne finissent par disparaître : plusieurs
grands groupes sont déjà passés
entièrement ou en partie à des
investisseurs
étrangers.
Le
constructeur automobile Peugeot
par exemple a un nouveau gros
actionnaire chinois dont nul ne
sait ce qu'il a en tête. La cimenterie Lafarge va fusionner avec son
concurrent suisse Holcim et s'installer en Suisse. Le groupe
Publicis projette de former avec
son concurrent Omnicom une
nouvelle société qui s'installera
aux Pays-Bas et payera ses impôts
en Grande-Bretagne.
Et maintenant, c'est le tour
d'Alstom. Cette entreprise fabrique le sacro-saint TGV mais surtout des centrales électriques de
toutes sortes. Le groupe américain General Electric souhaite
vivement la racheter mais les
autorités françaises, présidées par
le socialiste François Hollande, lui
mettent ouvertement des bâtons
dans les roues. « Le gouvernement
exprime son inquiétude et sa vigilance patriotique », a déclaré
Arnaud Montebourg, le ministre
de l'Economie. C'est là de la politique industrielle pure et simple et cette intervention dans les pro-
cessus économiques devrait, à
notre époque de mondialisation
des marchés, appartenir au passé.
Dans une économie de marché,
c'est aux entreprises de décider
quelle stratégie est bonne et
quelle stratégie est mauvaise, les
autorités politiques n'ont rien à
faire là-dedans.
Les « champions
nationaux », un
échec
retentissant
La France a jadis tenté de créer
des « champions nationaux » et
connu un échec retentissant. On
en voit le triste résultat
aujourd'hui : il n'y a presque plus
de groupes français importants à
l'international. Le gouvernement
n'en a cependant pas tiré les
leçons. Au lieu de se tenir publiquement en dehors de l'affaire ou
d'aider discrètement en coulisses,
il cherche ouvertement à empêcher l'Américain d'entrer au capital d'Alstom et ce au moment où
la France et les Etats-Unis sont en
pourparlers sur un accord de libre
échange et d'investissement.
Faute de solution nationale, la
France va même jusqu'à jouer la
carte européenne et à appeler les
Allemands à la rescousse. Le gouvernement a en effet demandé à
Siemens de présenter une offre et
Joe Kaeser, le patron du groupe,
s'est déclaré prêt à en discuter.
Le regroupement de Siemens
et d'Alstom pourrait même être
utile, dans le domaine de l'énergie
par exemple ou des trains, sans
parler de son intérêt pour les
technologies de premier plan en
Europe. Mais il ne doit pas se faire
sous la direction des autorités
françaises. Il existe quand même
un bon exemple en ce sens : l'influence politique a récemment
considérablement diminué dans
le cas d'Airbus.
Lumière sur le «vampire» du libre échange
????????
Q
uatre-vingts manifestants ont protesté devant la mission australienne contre la reprise des négociations secrètes sur l’Accord sur le commerce des services.
Hier à Genève, les négociations sur la
libéralisation du commerce des services
ont repris au sein de la mission de
l’Australie auprès de l’ONU. Quatre-vingts
manifestants ont dénoncé devant le bâtiment grillagé la volonté de mettre en ?uvre
une libéralisation «extrêmement ambitieuse» des échanges de services, ainsi que
le secret qui entoure ces discussions. Selon
l’Internationale des services publics (PSI),
organisateur principal qui représente 20
millions de travailleurs, des manifestations
ont eu lieu dans plusieurs autres pays,
notamment à Londres et en Colombie. A
Genève, le Syndicat des services publics,
Attac ou encore Solidarités ont appelé à
manifester. Plusieurs élus de la gauche
genevoise étaient présents.
Entamés en février 2012 et devant être
bouclés mi-2015 au plus tard, les pourparlers sur l’Accord sur le commerce des services (ACS ou TISA selon son acronyme
anglais) impliquent 23 gouvernements,
représentant 50 pays, dont la Suisse, ceux
de l’Union européenne, les Etats-Unis, le
Chili ou encore le Pakistan. Soit 70% du
commerce des services mondial. L’idée
d’un tel accord a été lancée par les EtatsUnis à la suite de l’impasse du cycle de
Doha de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos de l’Accord global
sur les services (AGCS). Mais cette fois, les
discussions ont lieu en marge de l’OMC,
tout comme d’autres accords bilatéraux ou
plurilatéraux actuellement en tractation,
comme le traité transatlantique (UE-USA)
ou l’accord transpacifique (USA-CanadaChili-pays asiatiques). L’opération est globale comme doit l’être la mobilisation, a
insisté Jacques Combon, d’Attac-France.
«C’est une nouvelle génération d’accords
sur le libre commerce qui se discutent en
dehors du cadre de l’OMC, précise Rosa
Pavanelli, secrétaire générale de PSI. Nous
sommes critiques envers celle-ci, mais les
négociations y sont au moins encadrées
par un système de règles permettant à chaque pays de faire des objections et de poser
ses conditions. Ces nouvelles négociations
permettent aux grandes puissances et aux
multinationales d’imposer les leurs.»
Vague de
libéralisation sans
précédent
PSI a profité de la reprise des discusALGERIE NEWS
sions pour dévoiler un rapport qu’elle a
commandé à des experts canadiens. Selon
«L’ACS contre les services publics», c’est
une vague de libéralisation d’une ampleur
sans précédent à l’échelle mondiale qui se
prépare. Une façon d’étendre secrètement
les parties «les plus nuisibles» de l’AGCS. Il
mettra en péril les services de santé, de
radiodiffusion, d’eau ou encore de transports parmi tant d’autres, s’alarme PSI. En
préambule du rapport, Rosa Pavanelli
écrit: «En cas d’échec d’une tentative de
privatisation, l’ACS empêchera les gouvernements de reprendre le contrôle des services publics.» Il limitera aussi les règles sur
la sécurité des travailleurs, environnementales, de protection des consommateurs,
etc. «Aussi incroyable que cela puisse paraître, dans le sillage de la crise financière
mondiale, l’ACS tente également de déréglementer davantage les marchers financiers.» Paolo Gilardi, de la Gauche anticapitaliste, ajoute que les Etats devront
observer une stricte neutralité. Une clinique privée devrait alors être subventionnée
au même titre qu’un hôpital public,
s’étrangle-t-il. Une municipalité privilégiant dans ses cantines les produit locaux
ne le pourrait plus, s’inquiète un autre orateur.
Alors que les nations impliquées ont
pour beaucoup entrepris une libéralisation
Mercredi 30 avril 2014
massive des services, l’ACS prévoit d’aller
beaucoup plus loin, selon le rapport.
Toutefois, l’objectif premier serait d’intégrer ultérieurement à cet accord les principales économies émergeantes (Chine,
Brésil, Inde et Afrique du Sud). La Chine a
déjà demandé à rejoindre les pourparlers,
mais difficile de dire si elle freinerait ou
affirmerait l’ambition de l’ACS.
Lettre de protestation
«Pourquoi vous cachez-vous sans informer sur le contenu de vos discussions?
reprend Rosa Pavanelli au mégaphone.
C’est contraire à toute règle démocratique!» «En exposant au soleil le vampire qui
se développe dans ce bunker, il mourra»,
lance ensuite Paolo Gilardi, tandis que les
manifestants réclament la divulgation du
texte du projet d’accord.
A la fin de la manifestation, Rosa
Pavanelli remet à un agent de sécurité, à
travers la porte grillagée, une lettre de protestation pour l’ambassadeur australien,
signée par 350 organisations de plus de 115
pays. D’autres mobilisations sont à prévoir,
notamment lors de la session de juin des
Chambres fédérales, quand le Conseil fédéral répondra à une question d’une parlementaire sur les conséquences de la signature du traité par la Suisse (lire ci-dessous).
16 >
N O T R E
V I S I O N
D U
M O N D E
Egypte
Brésil
Washington réclame
l'annulation des
condamnations
Les Etats-Unis ont dénoncé avec force lundi les condamnations à mort de près de 700
islamistes présumés en Egypte et ont appelé Le Caire à annuler ces peines ainsi que
celles imposées fin mars contre plus de 500 autres.
muniqué. « Ce verdict est totalement incompatible avec les obligations de l'Egypte en termes de
droits de l'homme», a-t-il poursuivi. « Les dirigeants égyptiens
doivent prendre position contre
ces mesures illogiques (...) et
reconnaître que la répression de
la contestation pacifique ne fera
que nourrir l'instabilité et les
radicalisations que l'Egypte dit
vouloir empêcher ». « Nous
pressons le gouvernement égyptien de mettre fin aux procès de
masse, d'annuler les condamnations (de lundi) et les précédentes (du 24 mars), et de faire en
sorte que tous les citoyens bénéficient d'un procès équitable ».
Le département d'Etat a lui aussi
dénoncé ces nouvelles condam-
Les gens
Taux de suicide en prison
Park Geun-Hye
La présidente sud-coréenne Park
Geun-Hye a présenté mardi ses
excuses personnelles pour avoir
été «incapable» d'empêcher les
dysfonctionnements à l'origine
du naufrage du ferry qui a fait
plus de 300 morts et disparus le
16 avril.Deux jours après
l'annonce de la démission de
son Premier ministre pour les
mêmes motifs, la présidente a
déploré les manquements des
autorités ayant contribué, selon
les premiers éléments de
l'enquête, à la catastrophe.
La France épinglée
L
a France occupe la
cinquième place
en Europe pour le
taux de suicide dans les
prisons, révèle une
étude publiée mardi par
le Conseil de l’Europe.
Avec un taux de 15,6
suicides pour 10 000
détenus en 2011, les prisons françaises se révèlent deux fois plus mortifères que la moyenne
(7,7) des 43 Etats qui
ont fourni des données
sur le sujet. Seuls le
Luxembourg,
la
Finlande,
le
Monténégro
et
la
Slovénie enregistrent un ratio de suicides plus
élevé selon cette étude « Space » confiée chaque
année à l’Institut de criminologie et de droit pénal
de l’université de Lausanne. Toutes causes confondues, c’est dans des pays comme l’Arménie,
l’Azerbaïdjan, la Moldavie, la Serbie ou l’Ukraine
qu’on meurt le plus en prison avec des taux de 60
à plus de 80 décès pour 10 000 prisonniers. La
fédération de Russie, où les conditions de détenALGERIE NEWS
tion sont souvent pointées du doigt par les
arrêts de la Cour européenne des droits de
l’homme, n’a pas fourni
de données sur le sujet.
La population carcérale
elle-même a légèrement
diminué entre 2011 et
2012, passant de 155 à
150 détenus pour 100
000 habitants, tandis que
le taux d’occupation des
prisons s’établissait en
2012 à 97,7 détenus pour
100 places. « Le problème
du surpeuplement est
resté aigu pour 22 administrations pénitentiaires
européennes contre 23 en 2011 », note cependant
l’étude. La France, dont la population carcérale a
augmenté de 5.2% en 2012 – et de 26% par rapport à 2003 - se classe au huitième rang de ces pays
en difficulté avec 117 détenus pour 100 places. Les
auteurs de l’étude invitent toutefois à interpréter
ce classement avec prudence, tous les pays n’ayant
pas la même appréciation de ce que sont les capacités de leurs établissements pénitentiaires.
Mercredi 30 avril 2014
Colombie
Des paysans colombiens ont
lancé lundi un mouvement
national de protestation afin
de dénoncer l'insuffisance
d'un plan de soutien décrété
l'an dernier par le président
Juan Manuel Santos, qui a
jugé cette fronde injustifiée. «
Nous allons nous battre pour
rester dans les campagnes,
pour le droit au travail, pour
que ce ne soit pas la fin des
paysans en Colombie», a
déclaré Cesar Pachon, l'un des
porte-parole du mouvement,
rejetant la «faute» sur le
gouvernement.
Sur le fil
S
nations « insensées » visant les
partisans des Frères musulmans
du président islamiste destitué
Mohamed Morsi. Lundi soir,
l'ambassade
d'Egypte
à
Washington a répondu à ces
"déclarations critiques des EtatsUnis" que la justice égyptienne
était indépendante et que ces
condamnations étaient susceptibles d'être interjetées en appel.
Dans la journée, le chef de la
diplomatie égyptienne avait
défendu son régime installé par
l'armée devant un centre de
recherches de Washington, avant
d'être reçu mardi par le secrétaire d'Etat John Kerry.
Fahmy a reconnu que les
liens entre Le Caire et
Washington, alliés depuis 35 ans,
imultanément,
le
ministre égyptien des
Affaires
étrangères
Nabil Fahmy, en visite à
Washington, a prévenu que les
relations de son pays avec les
Etats-Unis demeuraient difficiles.Le porte-parole de la Maison
Blanche, Jay Carney, a dénoncé «
le verdict d'aujourd'hui, comme
celui du mois dernier » comme «
un défi aux règles les plus élémentaires de la justice internationale ». « Les Etats-Unis sont
profondément préoccupés par le
recours continuel aux procès et
aux condamnations de masse en
Egypte, et particulièrement les
condamnations à mort de 683
accusés aujourd'hui» lundi, a
écrit M. Carney dans un com-
avaient été mis à mal depuis la
révolution de février 2011 ayant
renversé Hosni Moubarak, suivie par l'élection au printemps
2012 du président Morsi renversé à son tour en juillet 2013
par les militaires. Les relations
ont connu et « pourraient
connaître encore des périodes de
turbulences», a dit M. Fahmy,
ancien ambassadeur aux EtatsUnis. « Mais il est dans l'intérêt
des deux pays de revigorer les
fondements uniques de la relation Egypte/Etats-Unis, laquelle
semble être à la dérive ces dernières années», a plaidé le diplomate.
Pour ce faire, Washington «
doit reconnaître l'existence
d'une nouvelle Egypte avec un
peuple vigoureux et exigeant
(...) qui n'acceptera pas de pression extérieure», a mis en garde
M. Fahmy. Les Etats-Unis ont
partiellement levé la semaine
dernière le gel de leur aide militaire au Caire de 1,3 milliard de
dollars par an, imposé après le
renversement du président
Morsi et la répression de ses partisans. Washington a invoqué la
nécessaire lutte commune
contre le « terrorisme», mais a
assuré qu'il continuerait à tancer
l'Egypte pour son mauvais bilan
en matière de droits de
l'homme.
R. I.
Cinq bus ont été incendiés
dans une favela du nord de
Rio de Janeiro lundi soir après
la mort d'un jeune, tué lors
d'un échange de tirs entre
forces de l'ordre et criminels,
selon la télévision Globo. Le
mineur a été tué par balles
alors qu'il se trouvait dans
une voiture volée et qu'une
arme à feu à été trouvée à ses
côtés, a indiqué la Police
militaire (PM) au site G1.Selon
elle, les forces de l'ordre
procédaient à une opération
contre un trafic de drogue et
de véhicules volés sur la
colline de Chapadao. Le jeune
avait 17 ans et était impliqué
dans le trafic de drogues sur
le secteur, a dit un
responsable de la police à G1.
Une vingtaine de personnes
sont ensuite descendues de la
favela de Joquei et ont mis le
feu à cinq bus.
Angleterre
Des millions de voyageurs
londoniens ont dû mardi
matin, se ruer dans les bus,
enfourcher un vélo ou marcher
pour les plus courageux, alors
qu'une grève de 48 heures
affecte le métro de la capitale
britannique.elon Transports
for London (TFL), qui gère le
«Tube», des trains circulaient
cependant, à fréquence
réduite, sur neuf des onze
lignes du réseau.Pour palier la
fermeture de nombreuses
stations, 268 bus
supplémentaires ont été mis
en service sur les 44
itinéraires les plus fréquentés.
Près de 8 000 bus étaient
ainsi en circulation dans la
capitale, un record, selon TFL.
Etats-Unis
Des nouvelles tornades ont
dévasté lundi le sud-est des
Etats-Unis, tuant au moins
deux personnes dans
l'Alabama, au lendemain de
tempêtes qui ont fait 17
victimes dans les Etats
voisins. Selon la chaîne de
télévision NBC, plusieurs
tornades ont frappé lundi le
nord de l'Alabama, tuant deux
personnes dans la ville
d'Athens.Une violente
tempête a aussi frappé Tupelo
(nord du Mississippi). Les
services météo ont averti que
d'autres tornades violentes
étaient attendues jusqu'à
mardi du Texas au Tennessee.
"De nombreuses tornades
sont à attendre, certaines
intenses" dans la vallée du
Bas-Mississippi, la vallée du
Tennessee et les Etats
proches du golfe du Mexique,
ont-ils prévenu.
> N O T R E
V I S I O N
D U
En échange de son ambassadeur à Tripoli
La Jordanie
expulserait un islamiste
La Jordanie a accepté de remettre à Tripoli un détenu islamiste afin d'obtenir la
libération de son ambassadeur enlevé il y a deux semaines dans la capitale
libyenne, rapporte lundi l'agence de presse libyenne Lana, citant un responsable
gouvernemental.
M A G H R E B
17
BRÈVES DE
MAURITANIE
Atelier sur la corrélation
TIC et Emploi
Le ministre de l'Emploi, de la Formation
professionnelle et des Technologies de
l'Information et de la Communication, M. Ismaël
Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya, a procédé, lundi,
au centre international de formation et
d'échange à distance de Nouakchott, à
l'ouverture de l'atelier sur la corrélation TIC et
Emploi, organisé par son département en
collaboration avec la Banque mondiale.
Dans un mot prononcé à cette occasion, le
ministre a souligné l'importance de cet atelier eu
égard au rôle que jouent l'emploi, la formation
professionnelle et les technologies de la
communication et de l'information dans la lutte
contre l'ignorance et le sous-développement.
Il a ajouté que la Mauritanie a pris très tôt
conscience de cette corrélation étroite en créant
un département ministériel chargé de cette
question afin de favoriser l'adéquation entre
formation et marché de l'emploi.
Le Représentant de la Banque mondiale à
Nouakchott, M. Thiam Moctar, a salué les étapes
franchies par la Mauritanie rappelant que
l'atelier a pour objectif le renforcement des
échanges entre les opérateurs du secteur des TIC
pour apprécier les opportunités d'emplois et
mettre en place des stratégies pour le court,
moyen et long terme.
Des inscrits à la Ravel
L
es ravisseurs du diplomate, Faouaz al Itan,
réclament la libération de Mohamed
Dersi, un militant islamiste
libyen qui purge depuis 2007
une peine de réclusion à vie
pour une tentative d'attentat
contre l'aéroport d'Amman.
Sohar Banun, sous-secrétaire
au ministère libyen de la
Justice chargé des détenus
libyens à l'étranger, évoque un
accord de principe entre les
deux pays en vertu duquel
l'ambassadeur serait libéré en
échange d'une réduction de
peine pour Mohamed Dersi,
qui serait autorisé à purger la
fin de sa peine en Libye, écrit
Lana. Le responsable du
ministère a également laissé
entendre que des discussions
étaient en cours pour obtenir
la libération de deux diplomates tunisiens enlevés ces dernières semaines, et dont les
ravisseurs cherchent à obtenir
la libération de militants islamistes emprisonnés en Tunisie
LES GENS
Tunisie
11 islamistes arrêtés
Abdeslam Seddiki
Le ministre marocain de l’emploi et
des affaires sociales, Abdeslam
Seddiki, s’est dit optimiste, lundi à
Rabat, quant aux résultats des
rounds du dialogue social, qui
seront annoncés cette semaine à
l’occasion de la fête du travail.
Une avancée importante a été
enregistrée lors des négociations
avec les centrales syndicales les
plus représentatives, a indiqué M.
Seddiki, qui s’exprimant lors d’une
conférence de presse organisée à
l’occasion du 1er mai sur le bilan
social 2013. Le ministre a fait état
de l’existence d’une volonté
sincère chez toutes les parties du
dialogue social qui sont
conscientes de la particularité de
la conjoncture que traverse le
pays. Les équilibres macroéconomiques de l’économie
nationale sont toujours précaires
à la suite d'attaques en 2011
contre les forces de sécurité. La
Libye est en proie à une insécurité persistante deux ans et
demi après le renversement de
Mouammar Kadhafi. Les enlèvements d'étrangers, de diplomates notamment, se sont
multipliés dans la capitale
depuis le début de l'année.
82 900 personnes ont été inscrites au
Recensement administratif à vocation électorale
(Ravel) complémentaire, a déclaré Abdallahi
Diarra directeur de la communication et de la
promotion de la citoyenneté à la commission
électorale nationale indépendante (Ceni). Il a
précisé que l'opération vise essentiellement les
citoyens qui n'ont pu s'inscrire au cours de
l'ancien Ravel de 2013 qui a permis de recenser 1
200 000 personnes. Il a rappelé que ce
recensement revêt une importance particulière à
tous les niveaux et que tout citoyen qui ne serait
pas recensé sur la liste électorale ne pourra
exercer son droit de vote.
O
malgré leur relatives améliorations
au regard du déficit budgétaire
encore élevé bien qu’il soit passé
de 7 à 5 pc et de l’augmentation de
la dette extérieure ainsi que de la
persistance du déficit des balances
de paiements et commerciale, a
précisé le ministre. Seddiki a
ajouté que les centrales syndicales
comprennent cette situation et ont
démontré leur adhésion aux
réformes entreprises par le
gouvernement, notamment en ce
qui concerne les régimes de
retraite et la loi organique sur la
grève, ainsi que la loi relative aux
syndicats professionnels, relevant
que l’exécutif ne veut pas affaiblir
les syndicats et estime que la
crédibilité du dialogue social est
tributaire de l’existence de
syndicats forts ayant une
importante représentativité.
nze extrémistes dont un
muezzin, suspectés de
crimes terroristes, ont
été placés lundi en garde à vue, a
affirmé le porte-parole du ministère public Sofiène Selliti. Au
total, 16 individus appartenant
au courant interdit Ansar Al
Chariaa ont été arrêtés suite à
une perquisition dans 10 habitations situées aux alentours de la
mosquée Ennour, à la Cité Ibn
Walid (Douar Hicher). Lors de
l'intervention, les unités de la
police et de la brigade antiterrorisme ont saisi une casquette
militaire, des téléphones portables et des bouteilles en verre
pouvant servir dans la confection de cocktails molotov. Le
muezzin arrêté était en possession d'une paire de chaussures
de police, d'un ordinateur portable et d'un cellulaire. Quatre
gilets orange sur lesquels est inscrit « Ansar Al Chariaa » ont été
trouvés à l'intérieur de la mosquée. Le ministère tunisien de
l'Intérieur avait annoncé que les
unités de la brigade antiterrorisme de la police et de la garde
nationale ont arrêté dans les premières heures de la journée, à
Douar Hicher et à la cité
Ettadhamen, neuf éléments «
Takfiristes » . L'opération a été
menée à la suite d'informations
parvenues aux services du minis-
ALGERIE NEWS
Mercredi 30 avril 2014
tère de l'Intérieur selon lesquelles des éléments Takfiristes liés à
d'autres personnes en fuite,
seraient sur le point de préparer
des actes terroristes. Auparavant,
l’agence de presse tunisienne a
fait état de l’arrestation de neuf
personne à Douar Hicher (gouvernorat de la Manouba) et à
Cité Ettadhamen (gouvernorat
de l'Ariana), neuf éléments «
Takfiristes » (accusant autrui
d'apostasie). L'opération a été
menée à la suite d'informations
parvenues aux services du ministère de l'Intérieur selon lesquelles des éléments « Takfiristes »
liés à d'autres personnes en fuite,
seraient entrain de préparer des
actes terroristes, lit-on dans un
communiqué du ministère de
l'Intérieur. L'opération sécuritaire a été menée après consultation du parquet et l'enquête se
poursuit, précise-t-on de même
source.
18
> S P O R T S
Chelsea - Atlético
Le choc des titans
En prévision du match
Le coup de bluff
de Mourinho
Entre deux demi-finales de C1, l’Atlético de Madrid et Chelsea ont parfaitement géré
leurs affaires domestiques.
L
es Colchoneros continuent de faire la course
en tête en Liga après
leur victoire à Valence
(0:1) sur un coup de tête de
Raul Garcia. Les Blues de leur
côté se sont relancés dans la
course au titre en donnant une
nouvelle leçon d’hyper-réalisme
à Liverpool (0:2), en exploitant
une glissade de Steven Gerrard
et sur une contre d’école. Privé
de nombreux titulaires, suspendus ou blessés, José Mourinho a
rebâti en trois jours une défense
infranchissable, avec un Mark
Schwarzer en état de grâce et des
remplaçants qui ont su se transcender. Redoutables en défense
et dans les contres, les
Espagnols et les Anglais ont les
mêmes points forts, et la plus
petite erreur sera sans doute
fatale. Fernando Torres, David
Villa et Diego Costa sont les
trois derniers attaquants de
pointe de l'Espagne, championne du monde en titre. Le
Néo-Espagnol Diego Costa est
pratiquement assuré de se
retrouver dans la liste des 23 de
Vicente del Bosque. En revanche, Torres et Villa, adversaires
d'un soir, attendent beaucoup
Les gens
Stéphane Morello
de la demi-finale retour pour se
rappeler au bon souvenir de
leur sélectionneur. Du côté des
entraîneurs, l'Argentin Diego
Simeone est un sanguin.
Pendant un match, il ne tient
pas en place dans son rectangle
réglementaire, porte son équipe
à bout de bras, transcende le
public et laisse éclater sa passion. Le portugais José
Mourinho quant à lui s'apparente plus à un renard. Il se
complet dans la polémique, une
manière de décharger ses
joueurs de la pression, change
de tactique en fonction de l'ad-
versaire et affiche toujours une
sérénité de façade. Deux personnalités différentes, mais une
même soif de victoire. Nombre
de fois, Chelsea s'est qualifié
après avoir ramené un nul
vierge en déplacement au match
aller. En revanche, les Blues ont
été éliminés deux fois dans le
même cas de figure, la dernière
fois en 2009 contre Barcelone
avec un nul (1-1) au retour à
domicile. Atlético de Madrid a
concédé un nul vierge à domicile à l'aller. Il s'est ensuite qualifié les deux fois.
R. S.
Inkoom
Le joueur avance
au coup par coup
À
Stéphane Morello, un ex-entraîneur français
d’un club de football qatarien, a déposé
plainte mercredi à Paris contre l’émir du
Qatar pour violation de contrat. Stéphane
Morello, l'ex-entraîneur français d'un club
de football qatarien, a déposé plainte
mercredi à Paris contre l'émir du Qatar, en
tant que président du Comité national
olympique du Qatar, pour violations
multiples de son contrat, a indiqué à l'AFP
son avocat. «Plainte a été déposée
aujourd'hui au pôle financier du parquet de
Paris au nom de notre client Stéphane
Morello contre le CNO en la personne de
son président, Son Altesse le cheikh alTahni, pour recel d'escroquerie, conditions
de travail contraires à la dignité et tentative
d'extorsion de fonds», a déclaré l'avocat du
barreau de Lille, Me Franck Berton
ce stade, on voit mal
ce qui pourrait
empêcher Samuel
Inkoom de disputer la
Coupe du monde 2014.
International depuis six
ans, le latéral de 24 ans a
relancé sa carrière en club
au meilleur moment. Pilier
de la sélection sacrée championne du monde U-20 en
2009, il a également pris
part aux deux matches à élimination directe des Black
Stars en Afrique du Sud. À
chaque fois, les Ghanéens
ont fait durer le suspense
bien au-delà du temps
réglementaire. Leur extraordinaire victoire 2:1 sur les
États-Unis en huitième de
finale est encore dans toutes
les
mémoires.
Malheureusement,
leur
échec face à l'Uruguay
aussi... Joueur polyvalent,
Inkoom peut évoluer à
droite, à gauche ou même
en milieu de terrain. Ses
montées font souvent souffler un vent de panique
dans les défenses adverses. «
Nous savons que nous ne
sommes pas les plus forts,
mais nous n'avons qu'une
idée en tête : faire mieux
qu'en Afrique du Sud »,
annonce-t-il à FIFA.com. «
Nos ambitions sont réalistes. Nous n'allons pas nous
laisser déborder par notre
enthousiasme. Nous sommes prêts à travailler dur
pour réaliser notre rêve au
Brésil. » Malgré son jeune
âge, Inkoom est conscient
de la difficulté de la tâche
qui attend le Ghana dans le
Groupe G, au sein duquel
évolueront
également
ALGERIE NEWS
l'Allemagne, le Portugal et
les États-Unis. « Nos adversaires sont redoutables. Il
suffit de consulter le classement mondial pour voir
que les Allemands et les
Portugais figurent sur le
podium », admet-il. « On
ne peut pas sous-estimer les
Américains non plus.
Toutes ces équipes ont du
talent. De notre côté, nous
savons qu'il faudra donner
100 % et même davantage à
chaque match pour obtenir
un résultat. » .
Mercredi 30 avril 2014
Les quatre joueurs de Chelsea Petr Cech,
John Terry, Eden Hazard et Samuel Eto’o,
annoncés forfait ou très incertains par José
Mourinho, ont pu s’entraîner mardi lors
d’une séance ouverte. José Mourinho a
encore une fois floué son monde avant la
demi-finale retour de Ligue des champions
contre l’Atletico Madrid mercredi. Il y a une
semaine, Cech et Terry avaient dû être
remplacés lors du match aller (0-0). Le
gardien tchèque s’était blessé à l’épaule
(18e) et le défenseur anglais à une cheville
(73e). Immédiatement après, le rusé
entraîneur Jose Mourinho avait assuré que
le premier était forfait jusqu’à la fin de la
saison et que le retour du second n’était, au
mieux, pas possible avant fin mai et la
finale de C1. Blessé à un mollet, le Belge
Hazard n’a plus joué depuis le quart de
finale retour de C1 contre le Paris SG (3-1, 02). Enfin, l’attaquant camerounais Eto’o,
freiné par des douleurs récurrentes à un
genou, n’a plus joué depuis le 19 avril.
Neymar
Pas d'irrégularité
de transfert
La Ligue espagnole de football a conclu à
l'absence d'irrégularité dans le transfert de
Neymar, a affirmé lundi le FC Barcelone, par
ailleurs mis en examen sur des soupçons
de « délit contre le Trésor public » lors du
recrutement du jeune attaquant vedette
brésilien. Le rapport transmis par le Comité
de contrôle économique de la Ligue
nationale de football professionnel (LFP),
réuni mercredi dernier, conclut à
"l'inexistence d'une conduite de la part du
club qui soit susceptible d'enfreindre les
statuts ou les règlements de la LFP",
indique le Barça dans un communiqué où il
"se félicite de la résolution adoptée par le
comité". Un porte-parole de la Ligue a
confirmé l'information donnée par le Barça
en soulignant que "les transactions
financières visées par le cabinet Deloitte, à
la demande du Barça, ne présentent pas de
conclusions défavorables". La justice
espagnole soupçonne que certaines
transactions annexes au transfert du
Brésilien, en 2013, n'aient pas fait l'objet de
versements au fisc, et le club a annoncé
avoir versé une "régularisation volontaire"
de 13,5 millions d'euros au fisc espagnol
cinq jours après sa mise en examen, "pour
solder toute éventuelle dette fiscale liée à
cette opération". Le transfert de Neymar
défraie la chronique depuis le dépôt d'une
plainte d'un "socio" (supporteur-membre)
du Barça pour "appropriation indue", un
délit apparenté en droit français à un abus
de bien social. Ce dossier a porté un coup
majeur à la direction du club, déjà ébranlée
par une affaire d'évasion fiscale présumée
autour de Lionel Messi, et a entraîné la
démission du président Sandro Rosell, visé
par une plainte concernant le transfert.
> M E D I A N E T
Samsung
La firme veut renouer
avec la croissance
Samsung Electronics a dit mardi espérer renouer avec une progression de son bénéfice
au deuxième trimestre, à la faveur d'une reprise des ventes de téléviseurs et de
smartphones haut de gamme à l'approche de la Coupe de monde de football au Brésil.
C
onformémement à ce
qu'il avait prédit au
début du mois, le
géant de l'électronique sud-coréen a annoncé que
son résultat opérationnel trimestriel avait baissé pour la
deuxième fois de suite sur les
trois premiers mois de l'année, de 3,3%, à 8.500 milliards
de wons (5,9 milliards d'euros). Le bénéfice de la division
de téléphonie mobile, qui a
représenté trois quarts du
total, a reculé de 1,2% à 6.430
milliards de wons. En outre,
pour la première fois depuis le
quatrième trimestre 2009, la
part de marché de Samsung
dans les smartphones a reculé
au cours du premier trimestre
2014. Le groupe sud-coréen
pense que la Coupe du monde
de football, qui commence le
12 juin, sera en mesure de
donner un coup de fouet à ses
activités mobile et écrans, les
fanatiques du ballon rond
étant censés s'équiper massivement de matériel haut de
gamme, comme les téléviseurs
ultra haute-définition (UHD),
pour voir les matches dans les
meilleures conditions. «
Samsung s'attend à une augmentation de son bénéfice au
deuxième trimestre et au-delà,
à la faveur d'une amélioration
des ventes d'écrans et d'électro-ménager », souligne le
groupe dans un communiqué.
« Les commandes pour les
écrans utilisés dans les smartphones et les téléviseurs haut
de gamme devraient s'inscrire
en hausse, grâce au lancement
commercial de nouveaux
appareils mobiles et à l'imminence de la Coupe du monde
au Brésil.» Samsung prévoit
de livrer 113 millions de terminaux mobiles sur la période
avril-juin, chiffre similaire à
celui du premier trimestre, le
nouveau Galaxy S5 devant
représenter une part plus
importante de ce total.
Le titre Samsung, première
capitalisation boursière d'Asie
avec une valeur de quelque
220 milliards de dollars (159
milliards d'euros), a fini en
baisse de 2,02% à la Bourse de
Séoul à la suite de la publication des résultats. Le titre a
perdu environ 10% par rapport à ses records de janvier
2013, dans la crainte d'une
saturation du segment haut de
gamme du marché des smartphones tandis que la concurrence se fait plus aiguë dans
l'entrée de gamme avec des
fabricants chinois comme
H u a w e i Te c h n o l o g i e s
HWT.UL. « Samsung continue d'être confronté à la
concurrence d'Apple dans le
haut de gamme du marché des
smartphones et à celle des
marques chinoises dans le bas
de gamme», a déclaré Neil
Mawston, analyste
chez
Strategy Analytics.
Ce cabinet d'études a d'ailleurs annoncé ce mardi que la
part de marché de Samsung
dans les smartphones s'était
tassée à 31,2% contre 32,4%
au premier trimestre 2013,
celle d'Apple ayant reculé à
15,3% au lieu de 17,5%. Selon
des analystes sondés par
Reuters, Samsung, qui avait
enchaîné cinq bénéfices trimestriels record jusqu'aux
trois premiers mois de 2013,
pourrait subir cette année un
premier recul en trois ans de
ses résultats annuels.
Toute nouvelle détérioration de la rentabilité du
groupe est susceptible d'accroître la pression des investisseurs sur la direction de l'entreprise pour qu'elle sorte de
son chapeau un nouveau
relais de croissance ou qu'elle
rende plus d'argent aux
actionnaires. « La question est
de savoir si l'entreprise pourrait apporter des réponses aux
interrogations sur les futurs
relais de croissance», a déclaré
Park Jung-hoon, gérant de
fonds chez HDC Asset
Management.
Apple satisfait Wall Street
L'innovation se fait attendre
E
n annonçant mercredi soir avoir
vendu au premier trimestre un
nombre d'iPhone supérieur aux
estimations les plus optimistes, Apple a
gagné du temps sans pour autant répondre à la principale question que se pose
Wall Street: le groupe va-t-il ou même
peut-il encore lancer un nouveau produit
phare? La litanie de bons résultats égrenée mercredi soir, saluée par une hausse
de 8% de l'action dans les transactions
hors séance, s'est accompagnée d'un nouveau plan de rachats d'actions de 30 milliards de dollars (21,7 milliards d'euros)
et d'un relèvement du dividende. Le
groupe à la pomme a aussi décidé de diviser par sept le nominal de son action, ce
qui devrait faire tomber le cours de celleci de plus de 500 dollars à environ 75, un
prix plus abordable pour de petits investisseurs et qui la rendrait éligible à une
entrée dans l'indice Dow Jones.
Mais tout cela peine à masquer les
inquiétudes de fond qui ont freiné la progression du cours d'Apple depuis un an
environ. « La plupart des gens vont commenter la division du nominal, l'augmentation du dividende et celle des rachats
d'actions. Mais la vraie question pour la
société et pour la valeur, c'est la nature et
le calendrier de la nouvelle catégorie » de
produits du groupe, estime Daniel Ernst,
analyste d'Hudson Square. « Ces dernières années, être actionnaire d'Apple a
requis de la patience. Une qualité dont les
investisseurs avaient pu se passer au cours
des dix années précédentes».
Personne ne peut nier qu'Apple a vécu
une décennie extraordinaire, avec l'iPod
en 2001, l'iPhone en 2007 et l'iPad en
2010. Mais aujourd'hui, alors que Google
investit des milliards dans des technologies allant de la robotique à l'intelligence
artificielle et que Samsung Electronics et
d'autres grignotent les parts de marché
ALGERIE NEWS
d'Apple, certains s'impatientent face à
l'absence de renouvellement de sa
gamme. « Tout à fait d'accord avec la
hausse des rachats et extrêmement satisfait des résultats. Espère que nous serons
aussi heureux quand nous verrons de
nouveaux produits», a déclaré sur Twitter
l'actionnaire activiste Carl Icahn, qui a
orchestré pendant plusieurs mois une
campagne en faveur de l'augmentation
des rachats d'actions. La capacité d'Apple
à concevoir un nouveau produit révolutionnaire reste donc la question clé dans
l'esprit des investisseurs et des dirigeants
de la Silicon Valley. Nombre d'entre eux
espèrent que l'iPhone 6, attendu en septembre et qui pourrait être doté d'un
écran plus grand et d'une nouvelle technologie d'affichage, selon certaines sources, permettra au groupe de donner un
coup de fouet à son chiffre d'affaires.
Mais à plus long terme, Apple a besoin de
changer véritablement la donne: pas seulement d'un énième « nouvel iPhone»
mais d'un nouveau produit au succès
incontestable, susceptible de redorer
l'image du P-DG Tim Cook et de restaurer la confiance de Wall Street dans
l'équipe dirigeante et sa capacité d'innovation.
Mercredi 30 avril 2014
19
Cirrus Logic
Le fabricant acquiert
Wolfson
Microelectronics
Le fabricant américain de puces Cirrus Logic va
acquérir le britannique Wolfson Microelectronics
dans le cadre d'une OPA amicale de 291 millions
de livres (353 millions d'euros), ont annoncé les
deux sociétés mardi. Le prix proposé, 235 pence
par action, représente une prime de 75% par
rapport au cours de clôture de Wolfson lundi.
Dans les premiers échanges à la Bourse de
Londres mardi, l'action s'envole de 72,4% à
231p pour s'aligner sur ce prix. Wolfson, basée à
Edimbourg en Ecosse et spécialisé dans les
technologies audio, a pâti ces derniers mois de
la concurrence de Qualcomm dans la 4G et ses
résultats sont dans le rouge depuis le dernier
trimestre 2013. Le groupe était fournisseur de la
version 3G du Galaxy S4 de Samsung mais n'a
pas été retenu dans la version 4G du
smartphone le plus vendu au monde. Cirrus, de
son côté, est fournisseur d'Apple.
Dans les réseaux
Nokia annonce son
bénéfice
Nokia a annoncé mardi une hausse inattendue
du bénéfice de sa division d'équipements de
réseaux, devenue son activité principale après la
vente de son segment téléphones à Microsoft.
Le groupe finlandais a fait état d'un bénéfice
opérationnel de 216 millions d'euros pour cette
division, en hausse de 10% sur un an. Les
analystes interrogés par Reuters prévoyaient en
moyenne 143 millions d'euros. Le bénéfice par
action du groupe a atteint quatre centimes
d'euro, un cent de mieux que prévu. Le groupe a
annoncé par ailleurs son intention de
redistribuer 2,25 milliards d'euros à ses
actionnaires sous la forme de rachats d'actions
et de dividendes exceptionnels. Après la cession
des téléphones à Nokia, conclue vendredi
dernier, Rajeev Suri, jusqu'ici patron de la
division de réseaux Nokia Solutions and
Networks (NSN), prendra la tête du nouveau
groupe au 1er mai, a encore fait savoir Nokia.
Cette nomination était attendue, Suri, 46 ans,
ayant redressé avec succès NSN qui est
redevenu profitable en 2012.
Orange stabilise sa marge
Le marché applaudit
Orange a fait état mardi d'une stabilisation de
son taux de marge au premier trimestre, la
poursuite de ses efforts d'économies sur les
coûts ayant compensé pour partie le recul de
son chiffre d'affaires sur ses principaux
marchés. A 10h50, le titre du premier opérateur
français bondit de 4,5% et signe la deuxième
plus forte hausse du CAC 40, portant à 25% sa
progression depuis le début de l'année. Le
marché, qui fait le pari d'un redressement du
groupe dirigé par Stéphane Richard, estime que
la performance du premier trimestre conforte
l'ambition de l'opérateur d'afficher un taux de
marge stable sur l'ensemble de 2014 après cinq
exercices consécutifs de baisse. "Les résultats
d'aujourd'hui font montre de progrès
encourageants en direction de l'élément clef
des objectifs donnés par le groupe en mars
dernier", commentent les analystes de Jefferies
dans une note. Outre les réductions de coûts,
Orange a profité d'un ralentissement de
l'érosion de ses ventes, de moindres pressions
réglementaires et de solides performances
commerciales en particulier en France et en
Espagne, soulignent les analystes. Le premier
opérateur télécoms français a confirmé
l'ensemble de ses prévisions 2014, en précisant
viser un Ebitda compris entre 12,0 et 12,5
milliards d'euros une fois prise en compte la
cession récente de ses activités en République
dominicaine, après un premier trimestre
conforme aux attentes du marché. "Nous ne
sommes peut-être pas encore complètement
sortis du tunnel mais nous voyons une tendance
nettement meilleure", a commenté le directeur
financier, Gervais Pellissier, lors d'une
conférence téléphonique avec des journalistes.
Il estime notamment que la guerre des prix qui
fait rage en France depuis l'arrivée de Free
(Iliad) dans le mobile en 2012 devrait
s'essouffler, les marges de manoeuvre pour
abaisser encore les tarifs étant désormais
limitées.
> T É L É V I S I O N
S
E
L
E
Jamel et ses amis au
Marrakech du rire 2013
Ce soir sur W9
C
T
I
O
LES GENS
N
Hitchock
21
Pierre Augé
Bayern Munich/Real Madrid
A l'occasion de la
troisième édition du
Festival international
du rire de Marrakech,
Jamel Debbouze fait
son retour sur scène
au coeur du palais El
Badi, dans la «Ville
rouge». Il propose de
nouveaux sketchs
écrits spécialement
pour l'occasion.
Actualité, relations de
couple, famille,
argent, travail, religion... L'humoriste et ses comparses
rebondissent sur des thèmes universels et épinglent sans
concession les petits travers de la société. Pour assurer le
spectacle, Jamel s'est entouré de nombreux humoristes et
invités : Franck Dubosc, Anthony Kavanagh, Kev Adams,
Michaël Youn, Audrey Lamy, Jonathan Lambert, Ary Abittan,
Rachid Badouri, Jérémy Ferrari, mais aussi Malik Bentalha, la
chanteuse Amel Bent, ainsi que Kamel le magicien.
Pékin Express
Ce soir sur M6
Durant cette
troisième étape du
jeu, les candidats en
compétition vont
poursuivre la
découverte du Shan,
le plus grand Etat de
Birmanie. Les
candidats ont trois
jours pour parcourir
215 kilomètres et
rallier le village de
Taung Oo. Au coeur
des montagnes, les
équipes se lancent
d'abord dans un trek et vont à la rencontre de la tribu pao.
Cette minorité ethnique, l'une des plus authentiques du
pays, conserve un mode de vie ancestral. A l'issue de cette
étape animée par l'utilisation du drapeau rouge, l'une des
équipes sera éliminée. Elle ne pourra pas découvrir
l'exceptionnel site archéologique de Bagan, connu pour ses
milliers de temples séculaires.
Le retour de K2000
Ce soir sur NRJ12
Pour leur
nouvelle
mission, les
agents sont
chargés de
retrouver la
trace d'un
couple de
criminels qui
expose
régulièrement
ses forfaits sur
Internet. Mike et
Carrie prennent
cette affaire très
à coeur. En effet,
il semble très probable que ces malfaiteurs aient des liens
étroits avec l'un des membres du Congrès. Faut-il penser
qu'il s'agit là d'une affaire de corruption ?
L'enquête progresse efficacement. Cependant, les
événements se compliquent avec l'enlèvement de Carrie.
Mike comprend qu'il a affaire à des criminels déterminés.
Heureusement, il dispose de très nombreux atouts sous le
capot et dans sa boîte à gants...
En 1959, Alfred Hitchock jouit d'un succès incontestable. Alors que son
dernier film, «La mort aux trousses», a fait un véritable tabac, le
réalisateur songe à adapter au cinéma un roman de Robert Bloch, qui
raconte les crimes d'un tueur en série. Si l'entourage d'Hitchcock
manifeste peu d'enthousiasme face à ce nouveau projet, son épouse et
fidèle collaboratrice Alma, elle, accueille chaudement l'idée et accepte
de l'aider à la mettre en oeuvre. Ensemble, ils s'attaquent à
l'élaboration du vertigineux «Psychose», un thriller controversé appelé
à devenir un grand classique du cinéma...
L'ombre d'un doute
28, rue Ahmed Boualem Khalfi
ex-Burdeau, Alger centre
Quotidien d'informations générales
Edité par EURL Express News au
capital de 100.000 DA
RC : 0962805B03
Siège social : Maison de la Presse
Tahar Djaout, 1 rue Bachir Attar, Place
du Premier Mai, Alger…
REDACTEUR EN CHEF
Massinissa Boudaoud
MAIL
[email protected]
There Will Be Blood
Ce soir sur Arte
Ce soir sur France3
Franck Ferrand
lève le voile sur
les mystères de
Vienne à travers
cinq figures
marquantes de
l'histoire de la
ville. MarieAntoinette, petite
archiduchesse, a
potentiellement
été programmée
pour servir, en
France, les
intérêts de son
pays natal.
Napoléon II aurait
payé de sa vie le
fait d'être le fils de l'empereur déchu Napoléon Ier.
L'impératrice Elisabeth, appelée Sissi, aura passé sa vie à
fuir Vienne. Charles Ier, successeur trop jeune de FrançoisJoseph, reste un empereur incompris. Enfin, en pillant
Vienne, Hitler a peut-être assouvi une vengeance
personnelle.
MANAGER GENERAL
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
Hamida Ayachi
REDACTION
Tél : 021 637 018
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www.algerienews.info
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ADMINISTRATION
ALGERIE NEWS
Mercredi 30 avril 2014
Deux poids lourds de la cuisine se sont
affrontés ce soir dans le Choc des
Champions. Dans des conditions extrêmes
et en direct, Jean Imbert et Pierre Augé ont
fait honneur à la gastronomie made in
France, avec des recettes de haut vol et des
assiettes qui mériteraient d'être exposées
dans un musée. Dans le coin gauche du
ring, Jean Imbert, vainqueur de la saison 3
de Top Chef et du Choc des Champions, l'an
passé, face à Naoëlle d'Hainaut. Ce soir, il
remet son titre en jeu une fois de plus.
Dans le coin droit du ring, Pierre Augé,
ancien finaliste de la saison 1 et grand
gagnant de l'édition 2014. Deux chefs, deux
styles de cuisine différents, un seul objectif
: nous faire saliver derrière nos écrans.
Alors que la voiture
commence à peine à
se développer en
Amérique, Daniel
Plainview tente de
faire fortune en
installant des puits
de pétrole à travers
le pays. Toujours à
l'affût de la moindre
occasion de
s'enrichir, il
apprend que le
sous-sol de Little
Boston, petite
commune de
Californie, regorge d'or noir. Plainview s'y rend avec son
fils. Se faisant passer pour un chasseur pour éviter toute
spéculation, il parvient à convaincre le vieil Abel Sunday de
lui vendre une importante parcelle de terrain, présentée
comme giboyeuse. Dès lors, Plainview prospecte sur sa
nouvelle propriété, acquise à moindre coût. Mais la
population locale s'offusque de voir ainsi les richesses de
Little Boston exploitées par un étranger. Eli Sunday, le
pasteur, prend la tête de la contestation...
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22
> C U L T U R E
De la cité à la Croisette
Itinéraire d'un court-métrage
grenoblois
Aucun n'avait imaginé endosser un jour le costume d'acteur. Ils s'apprêtent pourtant à découvrir Cannes et son
festival: 25 jeunes d'une cité sensible de Grenoble se sont donnés la réplique dans « Guy Môquet », un court-métrage
sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs.
Œ
uvre du cinéaste grenoblois
Démis Herenger, qui a
mené plusieurs projets en
milieu carcéral, cette comédie romantique de 32 minutes, aux antipodes du film de banlieue, a été entièrement
tournée à la Villeneuve, quartier populaire
du sud de la ville, théâtre d'émeutes en
2010.
« Quand j'ai eu vent du projet, j'étais sur
le point d'arrêter l'école, j'étais complètement à la dérive. Et puis j'ai fait un stage
avec l'équipe du film. C'est là que je suis
vraiment tombé amoureux du cinéma»,
confie Teddy Lukunku, 19 ans, qui interprète le rôle de « Guy Môquet », l'un des
surnoms du personnage central de cette
fiction, en référence à la fameuse lettre du
jeune résistant communiste fusillé en 1941
à 17 ans et dont la lecture en classe avait
beaucoup ému le personnage du film. Dans
une scène qui lance l'intrigue, « Guimo »
promet à Ticky, jolie fille qu'il tente en vain
d'impressionner, de l'embrasser au crépuscule. « Devant tout le monde et au milieu
du lac », précise le jeune homme, pointant
le vaste plan d'eau de la cité aux abords
duquel le court-métrage a été tourné.
« Guimo, c'est un grand rêveur qui est
amoureux et qui ose des choses tabou dans
le quartier, ce qui ne plaît pas à ses amis. En
un sens, je lui ressemble », analyse Teddy.
Sous l'œil taquin des autres protagonistes,
le jeune comédien évoque son bonheur de
découvrir la Croisette et son désir de
cinéma qui l'a conduit à entamer des études
à la Haute École d'Art et de Design de
Les gens
Olivier Mantei
Genève - son rêve d'enfant à la Villeneuve.
Comme lui, l'ensemble des acteurs, âgés de
15 à 25 ans, ont grandi dans ce dédale d'immeubles où vivent quelque 12 000 âmes.
Quelques-uns sont déscolarisés. D'autres
poursuivent un « parcours scolaire difficile
» ou font des « petits boulots ». Comme
Samrah Botsy, 21 ans, l'héroïne du film qui
n'entend pas quitter son travail de vendeuse pour le cinéma.
« Les personnages qu'ils incarnent ne
sont pas caractérisés par leur position
sociale. Le réel est donné par les situations», précise Naïm Aït-Sidhoum, producteur exécutif. Le court-métrage a été tourné
en 12 jours en juin et juillet 2013, avec un
budget d'environ 30 000 euros. Pour le préparer, l'équipe de « Guy Môquet » a convié
ses apprentis acteurs, repérés lors d'un casting ou de précédents plateaux, à des ate-
liers qui ont fait office de répétition générale. Imposants et magnétiques, les immeubles du quartier se font discrets à l'écran,
laissant la vedette à son immense parc verdoyant. « On ne fait que deviner la
Villeneuve. L'idée, c'était de nous inscrire
dans un endroit abstrait pour renforcer le
côté universel de l'histoire », décrit Julien
Perrin, le chef-opérateur. « On a choisi
d'ancrer le film dans les situations davantage que dans le quartier. « Guy Môquet»est
une critique à l'égard de l'esprit de village»,
souligne Démis Herenger, désireux de
« sortir le quartier des clichés et des a priori
relayés par les reportages télévisés ». Le film
est coproduit par la société Baldanders
Films et Vill9lasérie, un collectif de jeunes
vidéastes grenoblois auquel la municipalité
avait confié en 2010, à l'aune des violences
urbaines, la mission de rassembler les habitants autour d'un projet participatif. Le
pilote d'une série télévisée soutenue par la
Vil le, le Cent re Nat ional de la
Cinématographie et France Télévisions,
avait vu le jour en 2012. « Tourner pour la
télévision nécessitait de faire vite, ce qui
compliquait notre objectif de travail avec
les habitants. On se détachait d'eux et du
quartier», observe Naïm Aït-Sidhoum.
« On va mesurer petit à petit ce qui va
changer pour ces jeunes. Cette génération
sait désormais qu'en prenant un risque
comme celui de s'investir dans un film, elle
peut aller au Festival de Cannes. Ça change
déjà beaucoup de choses» , conclut le producteur.
R. C.
Colcoa à Hollywood
« En solitaire » et « Vandal »
lauréats du festival
L
Olivier Mantei a été nommé par le ministère de
la Culture pour succéder à Jérôme Deschamps
à la tête de l'Opéra Comique, a confirmé mardi
la maison d'opéra, après des informations
parues dans Le Figaro. La ministre française de
la Culture, Aurélie Filippetti, a choisi l'actuel
second de Jérôme Deschamps, également
codirecteur du théâtre des Bouffes du Nord,
soit un profil d'administrateur, face à deux
candidats artistes, les chefs d'orchestre Marc
Minkowski et Laurence Equilbey. Un choix
« cohérent » qui marque une continuité dans la
marche de la maison, dans un contexte de très
lourds travaux qui vont contraindre l'Opéra
Comique à fermer pendant 18 mois à partir de
juin 2015, fait-on observer Salle Favart. Jérôme
Deschamps avait fermement défendu la
candidature d'un « intendant qui connaît
parfaitement la maison et saura aussi
surveiller les travaux ».
es films « En solitaire », « Vandal » et
« Casse-tête chinois » ont remporté
les principaux prix du 18e Colcoa, le
festival du cinéma français à Hollywood,
ont annoncé lundi les organisateurs en
clôture de la manifestation.
Le film de Christophe Offenstein « En
solitaire », qui met François Cluzet aux
prises avec un passager clandestin sur son
voilier, a remporté le Prix du public.
« Vandal », d'Hélier Cisterne, dans lequel
un adolescent en manque de repères
découvre le monde du graffiti sauvage,
décroche pour sa part le Prix de la critique américaine. Le Prix spécial du public
et le « Coming Soon Award », qui récompense un film déjà acheté par un distributeur nord-américain, sont allés à « Cassetête chinois » de Cédric Klapisch, troisième volet de sa trilogie commencée avec
« L'auberge espagnole ». Le réalisateur
était l'un des invités d'honneur du festival, qui lui a consacré son « Focus sur un
cinéaste ». Le public a accordé une mention spéciale au dernier opus de Diane
Kurys, « Pour une femme », tandis que le
jury de critiques a décerné un prix spécial
à « Mon âme par toi guérie » de François
Dupeyron et une mention spéciale au film
« Les Terrasses » de Merzak Allouache. Le
prix du premier long-métrage de fiction
ALGERIE NEWS
est allé à « Les garçons et Guillaume, à
table! », grand gagnant des derniers César,
tandis que « Flore » a décroché le trophée
du documentaire et « La Fugue » celui du
court-métrage. Colcoa, le plus gros festival de films français en dehors de
l'Hexagone, a présenté pendant une
Mercredi 30 avril 2014
semaine un nombre record de 61 films
dont 32 longs métrages en compétition.
« Le palmarès confirme la volonté de
récompenser à la fois des auteurs reconnus aux Etats-Unis et des nouveaux
talents », a déclaré François Truffart,
directeur et programmateur du festival.
> C U L T U R E
Semaine de la mode à l’IFA
23
Les semelles de vent de Dokman
L’institut français d’Alger abritera à partir de ce dimanche 4 mai une installation du plasticien algérien Amor Driss
Dokman dans le cadre des Journées de la Mode.
I
ntitulée « Semelles de vent »,
cette installation qui durera
jusqu’au 27 mai sera inaugurée ce dimanche à 18h en présence de l’artiste. Celui-ci explique son projet en ces termes : « Au
cours de mes pérégrinations, j'ai
rencontré pas mal de marcheurs
qui arpentent le monde. L'un
d'eux m’a fait découvrir que l'art
de la marche qui nous pousse vers
l'horizon pouvait nous donner
des pieds ailés et que même avec
des sandales de caoutchouc on
pouvait conquérir le monde et...
la mode. Mais il fallait aussi rencontrer le savetier, le savant artisan qui enveloppait le pied en le
soutenant avec élégance, le portait
par monts et par vaux tout aussi
vaillant pour franchir les Sept
lieux que traverser un salon...
chaussé d'escarpin...
Pour gagner le large et le grand
air, le cordonnier a conçu et imaginé des semelles qui facilitent la
marche, la danse sur le monde et
nous emmène aussi dans la création et toutes ses fantaisies. Ce
vent qui ventile la chaussure, c'est
Gla'gla et Karim Oumnia qui l'ont
apprivoisé apportant au marcheur toute la légèreté qui l’entraîne et le met en joie ! Il était
tentant après les fantasmes sur les
cravates de s'exercer sur les chaussures et de s'élancer vers quelques
variations, un peu design, sans
apprêts, au débotté pour ainsi
dire... Du sport au salon, du terrain aux rues, toutes les déambulations sont transformées en jeux
de scène, en montage et en touches de couleurs au gré du parcours qu'on peut rêver ou peutêtre que la chaussure nous inspire. »
Né en 1964 à Alger, AD.
Dokman est connu pour son style
dépouillé, parfois floral, qui le
rapproche de l’école Baya, mais
aussi pour ses techniques de récupération où il transforme des
objets banals du quotidien en
œuvres d’art. Cet autodidacte a à
son actif plusieurs expositions
thématiques, dont la plus récente
intitulée « Métamorphoses »
remonte à mai 2013 au Palais de la
culture Mufdi Zakaria. La même
année, l’artiste avait également
montré ses œuvres au Centre culturel algérien de Paris.
S. H.
Journée internationale du jazz
« Nights in Tunisia » présentée à Alger
L
a formation « Diagonale » a présenté
lundi soir à Alger le projet musical
« Nights in Tunisia » lors d’un
concert où les sonorités traditionnelles
maghrébines et orientales ont été revisitées
avec les arrangements contemporains de la
musique jazz.
Composée de neuf musiciens français,
algériens et tunisiens, la formation, dirigée
par le pianiste Jean-Christophe Cholet, a
animé durant près d’une heure et demi un
spectacle basé sur des morceaux de musiques du terroir comme le Diwan maghrébin et la musique andalouse, fusionnées à
un jazz rythmé et élaboré.
Arrangés par le pianiste français ou
composées par le violoniste tunisien Jasser
Haj Youssef, ces morceaux ont été présentés
par une orchestration qui mêle cuivres
(trompette, trombone et saxophone), batterie et basse ainsi que des percussions traditionnelles comme le Karkabou typique
de rituel mystique du Diwan.
Tantôt tirés du répertoire du Stambali
(appellation du Diwan du Tunisie), tantôt
des « Mouachahate » (poésies arabo-andalouses), ces morceaux étaient interprétés
par deux chanteurs dont l’Algérien Mehdi
Askeur, membre, par ailleurs, de
l’Orchestre national de Barbès.
Les parties chantées, parfois peu audibles par une partie du public, ont été
rehaussées par l’arrivée sur scène de la
chanteuse algérienne Kawter Miziti qui
s’est illustrée depuis peu en Algérie en revisitant des standards de musiques andalouses et kabyles.
Les musiciens, en particulier le batteur
Stéphane Galland et le violoniste, ont, pour
leur part, conquis le public grâce à leurs
capacités individuelles d’improvisation et
ce malgré le caractère très élaboré de la
musique, difficile à aborder pour des spectateurs non avertis.
Organisé par l’Agence algérienne pour
le rayonnement culturel (Aarc), le concert
célèbre, deux jours à l’avance, la Journée
internationale du jazz, fêtée le 30 avril de
chaque année dans le monde.
Décrété en 2011 par l’Organisation des
Nation unies pour l’éducation, la science et
la culture (Unesco), la Journée international du jazz célèbre une musique qui est
« un vecteur et expression d’un symbole
d’unité et de paix », selon ses initiateurs.
AGENDA CULTUREL
Mohammed
Zinet
er
Du 1 au 22 mai : Cycle du film
moyen-oriental (tous les
jeudis) organisé par le cinéclub Ciné-Quanone à la
Filmathèque Zinet de Riad El
Feth. Ce jeudi à 19h :
« Syngué Sabor » de Atiq
Rahimi.
El Mouggar
Du 2 au 17 mai : Projection du
film « La colline oubliée » de
Abderrahmane Bouguermouh
à raison de quatre séances
par jour : 14h, 16h, 18 et 20h
(sauf les dimanches)
Galerie
Dar El Kenz
Samedi 3 mai à 14h30 :
Vernissage de l’exposition de
l’artiste plasticien Malek
Salah à la Galerie Dar El Kenz
(à côté de l’hôtel Dar Diaf de
Cheraga). L’expo dure
jusqu’au 24 mai.
ALGERIE NEWS
Institut
français
d ’Alger
- Samedi 3 mai à 16h30 :
Conférence sur le thème « La
France face aux tentations
communautaires » par
l’anthropologue et
ethnologue africaniste Jean-
Mercredi 30 avril 2014
Loup Amselle.
- Dimanche 4 mai à 18h :
Vernissage de l’installation
« Semelles de vent » du
plasticien algérien Amor Driss
Dokman.
Salle Atlas
Mardi 6 mai à 14h : Rencontre
avec l’ancien combattant
Mohammed Ghafir dit « Moh
Clichy » dans le cadre de la
commémoration du 8 Mai
1945.
MAMA
Jusqu’au 10 juillet : Exposition
de photographies « Les
moudjahidate, nos héroïnes »
de Nadja Saïd Makhlouf
Lettres du mont Koukou
Fabulations pour un vieux bedeau (16 partie)
e
Par Nadir Bacha
éperdument de la mer, à qui il donnait
le dos ; son acception du don de la
élestine dégustait ses mer, sa philosophie de la nature
g â t e a u x à l a p â t e marine, était que les navires puissent
d ’ a m a n d e a v e c f o r c e voguer à leur aise pour faire circuler la
signes de délectation, le marchandise à travers les ports du
regard perdu dans l’im- monde et y gagner beaucoup dans l’afmensité de la mer. Le soleil tombait faire. Il respirait par à-coup, parfois
vers l’ouest et ses rayons orangés fai- ahanant en sourdine, comme s’il
saient scintiller les grands navires en venait de freiner une course épuisante
darse ; un petit vent se frottait douce- ; c’est parce, qu’en vérité, il ne savait
reusement contre la petite terrasse, pas quoi dire à Célestine, comment
mais dans le visage de la belle chré- tenir une conversation avec elle en
tienne, qui venait de se réveiller de sa tête-à-tête. Il parlait correctement
longue sieste, il inscrivait un petit français, s’il voulait faire sortir du
spectacle de reflets et de nuances dans commun ordinaire de la citadelle l’enles organes, surtout dans les yeux, qui voûtante jeune femme enceinte, dont
clignaient contre l’horizontal mielleux une vaste frange de sa chevelure éclatante était affalée,
alors, sur son buste et
disparaissait derrière
le rebord de la meïda.
« Tu as une
superbe demeure, Si
Le cœur de Mustapha le sourdi battait la
Mustapha, on dirait
chamade et tintait dans ses tempes lorsqu’il
que toute la lumière
saisit le poignet de la grosse porte à bascule
du ciel est attirée par
pour ouvrir et sortir dans la rue.
cette terrasse ! » dit
Célestine d’une voix
douce, en arabe, avec
une extraordinaire
nuance de familiarité,
de la pré brune, où la couleur de l’iris terminée par un soupir. Puis elle écarta
changeait en permanence, comme pas- de l’auriculaire une mèche que la brise
sant en revue toutes les variantes du avait fait passer sur son cil, noir corbeau, incurvé et velouté, tel le pétale
bleu et du vert.
En face d’elle, silencieux pendant sombre d’une fleur rare. Essendi avala
un bon moment, Mustapha Kamel avec peine sa salive et ressentit les pulEssendi était comme assis sur un sations de son coeur retentir jusque
nuage, tanguant dans un univers d’at- sur la main qui retenait la tasse. Il posa
tente prometteuse ; il tenait sa tasse de celle-ci sur la meïda, en suivant le geste
café en porcelaine du Japon presque du regard, comme s’il avait peur de
translucide, serrée dans une main renverser le récipient ; il croisa ses
ferme, quand bien même moite et mains sous son menton et dit : « C’est
légèrement tremblotante, de la le don de l’Eternel, madame, nous l’acmanière de vouloir empêcher des ceptons avec humilité, mais très heuaugures de s’échapper de quelque reux et flatté qu’il soit à votre goût ! »
boule de cristal pétrie de mirifiques L’envoyée d’Aumale sourit, exhibant à
prodigalités acquises. Il s’en fichait peine le sommet des incisives, de lac-
C
tescence étincelante, quand de soudains battements s’abattirent derrière
l’amoncellement de fougères dans le
coin de la rambarde, à la droite de l’invitée. Célestine tressaillit, serra ses
mains contre sa poitrine et tourna la
tête vers l’affalement bruyant. Les
feuilles de la plante bougeaient mais il
n’était pas possible de voir ce qu’il se
fut chu dans le fourré. Mustapha le
sourdi, d’un air de plaisanter, avança
qu’il s’agissait probablement d’un chat
fuyant la menace d’un autre beaucoup
plus fort. Et il saisit là l’occasion de
prendre un ascendant sur la causerie
en commençant à raconter l’histoire
des petits félins dans les dédales de la
citadelle.
Essendi ne finissait pas d’expliquer
sa théorie que sans les chats la Casbah
n’avait aucun charme, lorsqu’un
pigeon biset émergea de la frondaison
et alla se poser sur la rambarde, suivi,
tout de suite après, par un autre, qui se
rapprocha de lui dans un concert de
petites agitations d’ailes et de roucoulements. Il s’en suivit ensuite tout un
cérémonial de course-poursuite sur
l’ensemble du muret, avec maintes
tentatives de domination de corps. Le
maître de céans ressentit une espèce de
trouble, mêlé d’une sensation de gêne
et d’un sentiment de libération, de
félicité. Jamais de son existence faite de
calculs, de manipulation, de desseins
d’entreprise où le gain est la finalité,
Mustapha le sourdi, ne pensa qu’un
jour viendra où un petit couple de
volatiles vînt à son secours, veillât à
son salut. Il leva machinalement les
yeux vers le ciel – caché par l’étalement
de la vigne – pour remercier le bon
Dieu. Il était convaincu que les présages s’accumulaient pour sa grâce et
qu’une grande et belle destinée était
prévue pour lui.
L’agha de Sour el-Ghozlane n’avait
pas sollicité Kaddour ou Brahim,
Moussa ou Aïssa, « flen ou feltan », il y
avait beaucoup d’hommes riches et
prodigues, capables de rendre n’importe quel service dans la citadelle et
les environs d’Alger ; Essendi possédait
des dizaines de partenaires de son statut dans le négoce à cinquante lieues à
la ronde, tout aussi aptes à répondre
avec honneur au chef musulman
d’Aumale, dont il n’ignorait pas qu’il
détenait de grandes amitiés suivies
dans la ville portuaire et alentours,
même parmi les notables européens.
S’il eut envoyé la ravissante chrétienne,
enceinte, chez-lui, ce ne pouvait être
que selon la volonté du Clément et
Miséricordieux ! Les pigeons s’envolèrent après un ardent instant de fusion,
et Célestine ramassa sa chevelure derrière ses épaules, respira profondément en redressant son buste, en
même temps que son menton, ses petites narines exposées à l’odeur iodée de
l’air frais de la fin de l’après-midi, qui
lui ramenait aussi, dans le même élan,
les fantastiques couleurs de l’auréole
solaire, à un bras de la mer, elle fit un
effort pour s’extirper de l’éblouissement avant de fixer son hôte et lui dit,
cette fois en français : « Vous ne trouvez pas, monsieur Mustapha, mon
honorable hôte et bienfaiteur, que la
nature joue le même rôle partout entre
les êtres, sur terre, dans le ciel et dans
la mer, vous ne pensez pas qu’en cet
instant même, aussi, dans les profondeurs des fonds marins, deux petits
poissons sont en train de se poursuivre
pour la continuité de la vie, ici-bas ? »
Mustapha Kamel Essendi demeura
pantois durant de lourdes secondes,
dans les méandres spatio-temporels
desquels la pensée du riche négociant
tentait de trouver une signification
concrète aux propos que venait
d’énoncer son invitée. Pourtant, les
oiseaux avaient pris leur envol, parti
de la terrasse, quitté le présent, mais la
sublime femme en gestation, à la chevelure de braise et au regard fondu
dans le tourbillon du saphir et de
l’émeraude, tenait à revenir à l’étreinte
roucoulante sous leurs yeux ! Qu’estce que la bellissime voyageuse enceinte
de plusieurs mois essaya-t-elle d’insinuer à son protecteur en revenant, de
son propre chef, à la copulation volatile consommée in situ ? Mustapha le
sourdi alla donner une réponse sans
réfléchir lorsque les voix simultanées
de ses filles résonnèrent depuis la terrasse du bas. Le maître de céans s’offusqua, car, jamais de l’existence de ses
deux progénitures, il ne les vit parler
en même temps, encore moins en
haussant le ton ; quoique, généralement, pour ne pas dire presque tout le
temps, c’est Goucem qui parlait et
Fatma qui écoutait. Les voix se rapprochèrent vers le petit escalier en L et
Essendi déplia ses genoux et se releva
d’un coup, faillant culbuter la meïda,
sous le regard apeuré de Célestine.
Dévalant à grands pas les marches,
il se dit, in petto, que, certainement,
Goucem grondait sa jeune soeur sur la
mauvaise qualité des fils et de la passementerie qu’elle avait ramenés ou sur
leur cherté, mais, arrivé à leur niveau,
il remarqua sur leurs visages les
mêmes signes de consternation. « Les
agents du cadi, accompagnés de deux
soldats, sont au pas de la porte, qui
t’attendent en toute urgence, père ! »
S’il y avait une chose dont Mustapha
Kamel Essendi craignait la présence
dans sa promiscuité, c’était l’agent du
cadi, beaucoup plus que le soldat de
l’envahisseur. Le riche négociant était
de descendance turque, la colonisation
pour lui ne posait aucun problème à sa
conscience, mais les affaires avec le
cadi, ou ses proches collaborateurs,
relevaient de valeurs plus sournoises et
alambiquées, ramenant tous les comportements de la morale aux constantes du culte, un domaine dans lequel il
ne possédait pas beaucoup d’éléments
de défense, sinon, réciter quelques versets parmi les plus simples, que les
enfants musulmans apprennent presque en même temps qu’ils sachent
faire des phrases complètes; il poussa
Goucem de son chemin et alla disparaître dans le couloir donnant sur l’escalier longeant le menzeh ; Goucem le
héla pour lui dire qu’il avait oublié sa
chéchia, mais elle eut en guise de
réponse la résonnance de ses pas, ayant
alors atteints déjà le fouqani.
Le coeur de Mustapha le sourdi battait la chamade et tintait dans ses tempes lorsqu’il saisit le poignet de la
grosse porte à bascule pour ouvrir et
sortir dans la rue. La dernière fois qu’il
eut maille à partir avec les hommes du
cadi, c’était il y a deux ans de cela,
quand une personne chez qui il avait
acheté des objets aurifères a été arrêtée
et ramenée pieds et poings liés chez-lui
et avait reconnu les avoir dérobés dans
un remue-ménage précédant un cortège nuptial. Il se rappela, en sus de la
peur bleue, des produits qu’il avait
rendus et l’amende de cinquante douros qu’il avait due payer pour rester
libre.
N. B.
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