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A quoi servent les retraits de permis ?

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■ VISITE DU JUGE TRÉVIDIC À ALGER
Les familles des
moines satisfaites
mais prudentes
LIRE L’ARTICLE DE WALID MEBAREK EN PAGE 3
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Samedi 6 septembre 2014
ÉDITION DU CENTRE
N°7270 - Vingt-quatrième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
ACCIDENTS DE LA ROUTE EN HAUSSE
A quoi servent
les retraits
de permis ?
conduire sont effectués chaque jour sur
nos routes, où les accidents continuent
à faire de plus en plus de morts.
Combien sont récupérés en quelques
jours, voire en quelques heures, après
avoir passé un coup de fil ?
■ Le nombre important de retraits de
permis (135 000 en 2012 et 170 000
en 2013) n’a pas fait reculer le chiffre
exceptionnel pour notre pays de décès
par accidents de la route. 4447 morts en
2012 et 4540 en 2013. D’où la question
de l’utilité d’une telle mesure.
PHOTO : DR
■ Plus de 450 retraits de permis de
LIRE LE REPORTAGE RÉALISÉ PAR FELLA BOUREDJI EN PAGE 4
CET APRÈS-MIDI (14H). ÉTHIOPIE - ALGÉRIE
LES VERTS, UNE
RÉPUTATION À DÉFENDRE
UNIVERSITÉS D’ÉTÉ À BÉJAÏA
RAJ. Nacer Djabi
«LA TRANSITION NE SAURA
SE FAIRE SANS LA JEUNESSE»
■ Plus de 150 jeunes de différentes régions
du pays prennent part aux activités de
l’université d’été de l’association nationale
Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), qui se
déroulent depuis jeudi, dans la ville côtière
de Tichy, à 20 km de Béjaïa.
LIRE L’ARTICLE DE M. H. KHODJA EN PAGE 3
FFS. Mohamed Nebbou
«VOICI VENU LE TEMPS DE
L’ACTION ET DE L’EXÉCUTION»
■ Le FFS a ouvert, en fin de journée de
mercredi, son université d’été à Souk El Tenine
en présence de plus de 400 participants et
invités, dont les représentants de plusieurs partis
politiques et de quelques syndicats, selon les
organisateurs.
LIRE
DE K. MEDJDOUB EN PAGE 3
LI
LIR
L
IIR
RE L’ARTICLE
L’AR
RT
DÉSERTIFICATION, IMPUNITÉ,
CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE
● La sélection nationale, version Gourcuff, débutera sa campagne africaine
pour la CAN-2015 aujourd’hui face à l’Ethiopie à 14h. Un match pas tout à
fait décisif, mais important pour les camarades de Feghouli qui auront aussi
à subir à d’autres adversaires : l’état de la pelouse et l’altitude.
Addis-Abeba (Ethiopie). De notre envoyé spécial
L
a sélection nationale entamera son aventure dans les
éliminatoires de la CAN-2015 (Maroc), cet après-midi, à
Addis-Abeba, où elle sera mise à rude épreuve face aux Waliya
éthiopiens. Deux mois après sa dernière sortie officielle et son
exploit au Mondial brésilien avec une qualification historique
en 8es de finale, la sélection nationale de football replongera
dans l’ambiance africaine, cet après-midi à Addis-Abeba, en
affrontant la sélection éthiopienne en match de la 1re journée des
éliminatoires de la CAN-2015 (groupe B).
(Suite page 23)
Tarek Aït Sellamet
Raconte-moi
R
Guerbès !
Guerbès, il paraît, vient de l’arabe dialectal
skikdi «guer», qui veut dire «nid», et «bez»
du nom d’un rapace assimilé à une buse.
Situé à 30 km à l’est de Skikda et à 90 km à
l’ouest de Annaba, ce douar maritime
est un joyau, un véritable corail terrestre.
LIRE LE REPORTAGE RÉALISÉ
PAR MEHDI BSIKRI EN PAGE 5
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 2
L’ACTUALITÉ
PROMOTION DE 150 000 ENSEIGNANTS
«Chiffre exagéré»,
selon les syndicats
● La rentrée scolaire est prévue demain ● Plus de 8,6 millions d’élèves rejoindront les bancs de l’école.
PHOTO : H. LYÈS
L
e
ministère
compte
promouvoir près de 150 000
enseignants. Les syndicats
de l’éducation, qui n’ont prévu
aucune grève à la différence des
années précédentes, réagissent
différemment au lendemain de cette
nouvelle annonce. «Permaniser des
pans d’enseignants, on ne peut que
se satisfaire de cette décision, afin
d’éviter la précarité de l’emploi»,
affirme le coordinateur national
du Syndicat national autonome
des professeurs de l’enseignement
secondaire et technique (Snapest).
Mais il estime qu’«chaque fois
qu’on applaudit une décision,
c’est avec la peur au ventre,
car elle se fait avec l’argent des
hydrocarbures.
L’économie
n’est pas diversifiée, et tant que
la situation est ainsi, en cas de
chute des cours du brut, on risque
une crise multidimensionnelle»,
analyse-t-il.
Il ajoute cependant que «beaucoup
de dossiers restent en suspens,
comme ceux liés à la médecine
du travail et la situation des
enseignants du Sud». Pour Larbi
Nouar, porte-parole du Conseil
national autonome des professeurs
de l’enseignement secondaire et
technique (Cnapest), «la tutelle
a beaucoup tardé pour ouvrir les
concours de promotion et ce depuis
2008, car elle attendait les textes
d’application». «Mais je ne pense
Le nombre ne dépassera pas les 30 000 enseignants, selon Idir Achour,
porte-parole du CLA
pas que cela va pas entrer en vigueur
tant que les négociations entre
la Fonction publique, le ministère
des Finances et le ministère de
l’Education nationale ne sont pas
finalisées», pense-t-il. Quant au
débrayage, il est conditionné, selon
M. Nouar, par les revendications.
Du côté de l’Union nationale des
personnels de l’éducation et de la
formation (Unpef), le secrétaire
général Messaoud Amraoui indique
qu’«il faut juger l’enseignant
selon son expérience, car avec les
décisions prises par le ministère,
nous risquons de revenir à la case
départ». «Il aborde les anciens
dossiers des ex-ministres. Il n’est
pas normal qu’un enseignant,
après 30 d’expérience, soit
conditionné par des textes de 2014.
Il faut commencer par remédier aux
incohérences du statut particulier.
Ils veulent occulter les problèmes
en annonçant de telles décisions. Il
faut aborder avec courage tous les
dossiers qui fâchent», souligne-t-il.
D’après Idir Achour, porte-parole
du Conseil des lycées d’Alger
(CLA), «la mesure de promotion
concerne particuilèrement les
enseignants du primaire et du
moyen. Mais le chiffre de 150 000
est exagéré, car ça ne dépassera
pas les 30 000 enseignants».
Pour sa part, le porte-parole des
Professeurs techniques des lycées
techniques (PTLT), Abdelhaq
Abada, «le ministère considère
que les enseignants du technique
est un corps en voie d’extinction.
Or, nous avons été marginalisés
avant la publication du statut en
2008. Il fallait régulariser avant
cette loi. L’adminsitration qui veut
corriger ses erreurs veut organiser
un concours. Mais il n’aura
jamais lieu. C’est une promesse
faite depuis 18 ans». Enfin, Ferhat
Chebbakh, secrétaire général
de la Fédération nationale des
travailleurs de l’éducation (FNTE),
affiliée à l’UGTA, indique que
«la promotion ne concerne qu’une
minorité d’enseignants ; le chiffre
avancé est exagéré. La décision
concernera ceux qui ont obtenu
une licence ou ayant suivi une
formation avant le 3 juin 2012. Il
faut supprimer le seuil de cette date
fixée par le Fonction publique et le
ministère. Il faut des dérogations
pour espérer une stabilité dans le
secteur», soutient-il.
M. B.
ABANDONNÉS SANS LA MOINDRE CONSIDÉRATION
43 chibanis menacés d’expulsion
L
’association Algériens des deux rives et
leurs amis (ADRA) dénonce l’expulsion de
43 chibanis (vieux migrants) de l’hôtel meublé,
situé au 73 rue du faubourg St-Antoine au 11e
arrondissement de Paris. «Tous ces résidents
ont reçu, en juillet dernier, une notification
les priant de quitter les lieux sans qu’aucune
solution de relogement ne leur soit proposée.
Ils sont locataires de très petites chambres. Ils
ont toujours payé leur loyer et y résident depuis
plusieurs dizaines années, dont certains depuis
40 ans», indique un communiqué rendu public
hier. Le président de l’ADRA, Yougourthen
Ayad, explique que «la très grande majorité
de ces résidents sont des chibanis algériens,
autrement dit, ces invisibles de la France,
ces immigrés maghrébins retraités venus
travailler à la chaine en France au début des
années 1950». «De part leur statut d’immigrés
retraités, ils sont actuellement coincés, car ils
ne leur est pas permis de s’absenter plus de
trois mois par an hors de France. Une situation
souvent accompagnée d’une grande précarité.
Epuisés par une vie professionnelle physique
ardue, beaucoup de ces retraités sont malades
et finissent par sombrer dans la solitude et la
dépression», ajoute-t-il.
L’association ADRA appelle «tous les
responsables politiques en France à faire
preuve de reconnaissance mais aussi à trouver
une solution de relogement dans les plus brefs
délais, pour permettre à ces chibanis de vivre
dignement». ADRA interpelle également «les
pouvoirs publics algériens à renforcer les
accords de coopération avec la France pour
trouver des solutions durables afin de mettre fin
à de telles situations».
Un chibani algérien ne doit pas séjourner plus
de 6 mois et 3 jours en Algérie et doit revenir
en France s’il souhaite être inscrit au régime de
la sécurité sociale. «Ne serait-il pas plus sage
de permettre à ces retraités étrangers ayant été
là lors de la reconstruction d’après-guerre de
pouvoir terminer dignement leur retraite dans
leur pays d’origine tout en ayant la possibilité
de continuer à percevoir leurs indemnités,
retraites et bénéficier des soins de santé en
France ?», s’interroge ADRA.
M. B.
ÉMIGRATION CLANDESTINE
17 harraga arrêtés au large de Annaba
I
ls étaient dix-sept jeunes harraga
à avoir été interceptés, dans
la nuit de jeudi à vendredi par
les éléments des garde-côtes de
la station maritime Est, à bord
d’une embarcation artisanale au
large de la côte annabie, alors
qu’ils tentaient de rejoindre la
rive européenne, avons-nous
appris hier du commandement
de ce corps constitué. En effet,
l’embarcation, qui s’est ébranlée
vers minuit depuis la grande
plage de Oued Bagrat, commune
de Seraïdi, naviguait à 10 miles
nautiques au nord de Ras El
Hamra, lorsque l’unité des gardescôtes de la station maritime Est,
relevant de la 5e Région militaire,
l’a interceptée vers 2h.
Les jeunes aventuriers tentaient
de tromper la surveillance des
gardes-côtes durant le week-end,
d’autant plus qu’il coïncide avec
la veille de la rentrée sociale.
Mais c’était sans compter sur la
vigilance des services de la marine
militaire locaux. Agés de 18 à 33
ans, les jeunes infortunés sont tous
originaires de la cité Safsaf, la plus
importante cité populaire de la
commune chef-lieu de la wilaya de
Annaba.
Ramenés à terre une heure après,
ils ont subi une visite médicale par
les médecins du SAMU, appelés
à une heure tardive, avant d’être
auditionnés par la police maritime.
Les dix-sept candidats à
l’émigration clandestine ont
déclaré avoir payé à leur passeur
entre 30 et 50 000 DA pour être
embarqués et rejoindre les côtes
italiennes, notamment l’île de la
Sardaigne.
Après leur audition et l’enquête
judiciaire, ils seront présentés
aujourd’hui devant le procureur
de la République près le tribunal
de Annaba pour répondre de leur
acte : tentative de quitter le pays
clandestinement.
Durant la dernière semaine, les
mêmes gardes-côtes ont intercepté
et arrêté 54 harraga dans plusieurs
opérations distinctes.
M.-F. G.
APPELÉS
ET RAPPELÉS
DU SERVICE
NATIONAL
Le traitement
des dossiers
pour bientôt
Le long mouvement de revendications mené
par les rappelés de l’armée est en vue de
connaître un heureux épilogue, à en croire
un communiqué émanant jeudi du ministère
de la Défense nationale (MDN).
Les représentants des appelés du service
national et les militaires rappelés dans
le cadre de la mobilisation lors de la
lutte contre le terrorisme ont été invités,
le 3 septembre, à une réunion avec les
responsables des services concernés «afin
de régulariser leurs dossiers», lit-on dans
le même communiqué qui souligne que ces
dossiers seront traités «équitablement dans
les plus brefs délais».
Le MDN a rassuré jeudi les appelés du
service national et les militaires rappelés
dans le cadre de la mobilisation, que leurs
dossiers seront traités et «chaque élément
bénéficiera de ses droits selon le taux
d’invalidité défini par les commissions
d’expertises médicales», précise la même
source.
Le ministère indique dans ce sens que
«dans le cadre de la poursuite des efforts
consentis pour la prise en charge des
revendications des éléments de l’Armée
nationale populaire, à savoir : les appelés
du service national et les militaires rappelés
dans le cadre de la mobilisation, et afin de
régulariser leurs dossiers, les représentants
de ces catégories ont été invités, le 3
septembre 2014, au Cercle national de
l’armée, à une réunion avec les responsables
des services chargés de ce dossier au niveau
du ministère de la Défense nationale. A cet
effet, le ministère de la Défense nationale
informe toutes les personnes concernées,
dont la situation n’a pas encore été
régularisée, ou celles désirant introduire
des recours concernant les précédents
rapports médicaux, qu’elles peuvent
déposer leurs dossiers au niveau des
bureaux régionaux des pensions militaires
territorialement compétents pour les
soumettre à l’étude».
F. A. et APS
CRASH DE L’AVION
UKRAINIEN
À TAMANRASSET
Une des deux
boîtes noires
retrouvée
Une des deux boîtes noires de l’aéronef
ukrainien, qui s’est écrasé samedi dernier
à Tamanrasset, a été retrouvée, a indiqué
jeudi un communiqué du ministère des
Transports.
«Les membres de la commission d’enquête,
mise en place par le ministre des Transports,
Amar Ghoul, ont retrouvé une des deux
boîtes noires de l’aéronef, à savoir
l’enregistrement des paramètres du vol
(flight data recorder)», précise la même
source. Dans le cadre de l’enquête menée
sur le terrain suite au crash de l’avion
cargo de type Antonov 12, immatriculé en
Ukraine et appartenant à la compagnie
aérienne Ukraine Air Alliance, un groupe
d’experts ukrainiens se déplacera au
courant de la semaine prochaine à Alger
à l’effet de coordonner l’enquête avec
leurs homologues algériens, a ajouté le
communiqué du ministère.
R. S.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 3
L’ACTUALITÉ
NACER DJABI À L’UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DU RAJ
«La transition ne saura
se faire sans la jeunesse»
● Les différentes conférences et activités ont pour thèmes essentiellement la jeunesse.
PHOTO : M. SALIM
P
lus de 150 jeunes de différentes régions
du pays prennent part aux activités de
l’université d’été de l’association nationale
Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), qui
se déroule depuis jeudi dans la ville côtière de
Tichy, wilaya de Béjaïa. La manifestation, qui
prendra fin aujourd’hui et qui devra ressortir
avec des recommandations sur plusieurs plans,
a pour thème : «Pour une participation effective
et active des jeunes dans la gestion des affaires
publiques», et est dédiée «au peuple palestinien
qui lutte pour sa liberté et à tous les peuples
opprimés». Les activités, dont des conférences,
des ateliers et des films-documentaires, animées
des professeurs, des syndicalistes et des militants
des droits de l’homme, traitent essentiellement
de la thématique de la jeunesse, son rôle dans la
société et son implication dans la vie politique.
La première journée a été marquée par les
conférences de Madjid Benchikh, professeur et
ex-doyen de la faculté de droit de l’université
d’Alger, et du sociologue Nacer Djabi.
Intervenant en premier, Madjid Benchikh est
revenu, dans une conférence intitulée «Système
politique et Constitution en Algérie : essai
de lecture pour comprendre», sur l’actualité
relative à la révision constitutionnelle. D’emblée,
le conférencier déclare que «la révision
constitutionnelle est un projet qui s’inscrit dans
la périphérie de la vie politique». Il défend sa
thèse en expliquant que «le système politique
ne tombe pas à partir d’une Constitution, mais
d’un rapport de forces impliquant une société qui
exerce effectivement ses libertés démocratiques».
Pour étayer ses propos, le conférencier est parti,
dans une rétrospective assez détaillée, sur les
traces du mouvement national, rappelant les
luttes internes qui minaient le FLN pour la
prise du pouvoir, notamment l’été 1962, où le
militaire commençait à prendre l’ascendant sur
le politique. «Dès le départ, la réalité politique
est différente de la Constitution et les décisions de
l’Etat sont impulsées par ce qui provient d’abord
du militaire, puis du politique», soutient l’orateur,
ajoutant que «rien ne vient de la Constitution».
De ce point de vue, M. Benchikh considère le
Nacer Djabi, sociologue
DRS «comme le plus grand organisme politique
du pays, puisqu’il est à la fois l’œil et l’aiguillon
du système, et sans lui, celui-ci deviendra
aveugle». Selon le conférencier, c’est à la
lumière de cet ensemble qu’il faut lire la réalité
de la guerre de Libération nationale à nos jours,
de même qu’«il ne faut pas faire de la révision
constitutionnelle un événement majeur, puisque
le régime s’en sert pour détourner l’attention
de la politique réelle pratiquée, et que tout ce
qu’il met en avant dans son projet, par ailleurs
revendiqué par l’opposition, est déjà consacré
depuis longtemps, mais jamais opérant, comme
le sont la séparation des pouvoirs et l’autonomie
de la justice».
«La jeunesse et le renouvellement d’élite en
Algérie» est l’intitulé de la conférence du
sociologue Nacer Djabi, qui y traite la question
générationnelle en rapport avec le monde
politique. Le sociologue commence par donner
le chiffre désastreux de seulement 2% de jeunes
adhérents dans des partis politiques, puis se pose
la question «pourquoi de cette triste réalité»,
d’autant que «la transition démocratique ne
saura se faire sans la jeunesse» a-t-il dit.
Pour lui, le problème est démographique et
lié aux générations. Se servant de la théorie
du sociologue allemand Karl Mannheim, le
Moment générationnel, pour comprendre la carte
sociologique et générationnelle de l’Algérie,
Nacer Djabi distingue trois générations, dont
la première, celle de 1954 qui a libéré le
pays du colonialisme, «a trop duré dans le
pouvoir et fermé politiquement toutes les
portes aux deux générations ultérieures». La
deuxième génération, selon le conférencier,
est majoritairement issue de la classe moyenne
et constituée de cadres, de directeurs... «Cette
génération, qui a une relation bizarre avec la
première et qui s’est embourgeoisée, n’arrive
pas à tuer le père et ne croit pas en ses capacités
de gestion des affaires politiques, n’étant formée
qu’en gestion administrative.» La troisième
génération est, quant à elle, celle «qui ne
croit pas aux valeurs du nationalisme prônées
par la première génération et est, d’ailleurs,
entrée à maintes reprises en confrontation
avec elle (1988, 1992)», soutient l’orateur. Par
contre, cette génération entretient une bonne
relation avec la deuxième et voit en elle le
«boss», a expliqué Nacer Djabi, pour qui deux
scénarios sont possibles, l’un optimiste, l’autre
pessimiste, dans l’évolution du processus
politique en Algérie. Le premier préfigure une
transition pacifique, par l’organisation du départ
de la première génération, qui cédera le pourvoir
à la deuxième génération, ce après quoi on
procédera au renforcement des institutions de
l’Etat. Le deuxième scénario, violent, augure
une confrontation dans la rue, et non dans les
institutions. C’est là que la troisième génération,
dépolitisée, entre en jeu. Pour le sociologue,
l’issue pourrait être positive pour peu que la rente,
qui est actuellement utilisée pour se maintenir,
soit réorientée pour opérer la transition. Il conclut
par un appel à la jeunesse qui doit s’investir en
politique et chasser de son esprit les échecs passés
pour rebondir.
M. H. Khodja
MOHAMED NEBBOU À L’OUVERTURE
DE L’UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DU FFS À BÉJAÏA
«Voici venu le temps de l’action
et de l’exécution»
L
e FFS a ouvert, en fin de journée de
mercredi, son université d’été à Souk El
Tenine, en présence de plus de 400 participants
et invités, dont les représentants de plusieurs
partis politiques (Islah, MPA, RND, PT, FLN,
Ennahda, PST…) et de quelques syndicats
(Satef, CLA, Cnapest) et association (RAJ),
selon les organisateurs.
C’est la première fois que le parti fait autant
de places à des représentants de partis invités
à la cérémonie d’ouverture comme première
pierre inaugurale de la reconstruction du
consensus national à laquelle s’affaire le FFS.
«Il y a de cela plus d’un an maintenant, lors
de son 5e congrès, notre parti a appelé à la
reconstruction d’un consensus national pour
permettre le redressement de notre économie, la
reconstruction d’un Etat de droit et un système
politique ouvert respectant le pluralisme, les
libertés et l’alternance politique» a déclaré,
dans son allocution d’ouverture, le premier
secrétaire Mohamed Nebbou. Depuis que le
FFS s’emploie à vulgariser son projet politique
qu’il a proposé à maturation, «le consensus est
devenu un terme familier aux Algériennes et
aux Algériens» estime Mohamed Nebbou qui
a exprimé sa «satisfaction que le consensus
national ne rencontre plus d’opposition frontale»
que «la phase de socialisation de ce mot d’ordre
est bien avancée». Voici donc le premier bilan
que fait le FFS de la première étape de son projet.
Cap maintenant sur la conférence nationale du
consensus.
Avant cela, le parti d’Aït Ahmed engage la
réflexion sur «les méthodologies de formation»
de ce consensus, prenant tout le soin de n’en
imposer ni la démarche ni les méthodes, ni
même «poser aucun préalable» comme gage
«de la sincérité» du parti. «Nous prônons un
dialogue loyal, à égalité entre les partenaires
et nous-mêmes, un dialogue au même niveau
d’information» précise le premier secrétaire
«convaincu que si l’éthique politique venait à être
respectée tant dans le camp du pouvoir que dans
le camp de l’opposition, il y a possibilité d’un
consensus fécond et réel». «L’éthique politique»
supposerait donc de maintenir ses «valeurs,
principes et revendications» loin des «pressions
et tentations». La conférence du consensus, qu’au
FFS on espère tenir avant la fin de l’année, fera
sienne un ordre du jour restreint à «l’essentiel».
«L’essentiel aujourd’hui, pour nous c’est que le
consensus émerge d’un certain nombre de règles
communément admises et de l’individualisation
de quelques priorités et urgences à caractère
politique, institutionnel, économique, social ou
culturel» a souligné Mohamed Nebbou. Conscient
que le consensus recherché «est un enjeu, un
risque et une expérimentation», le premier
secrétaire fait savoir que dans sa démarche le parti
a «essayé dans toute la mesure du possible d’éviter
la précipitation, l’intransigeance, la surenchère et
l’opportunisme». Mais aussi de ne pas tomber
«dans l’angélisme». «Le FFS a su réagir à
toutes les tentatives qui visaient à torpiller sa
démarche. Ces réactions ont bouleversé tous les
scénarios qui visaient à nous isoler et à fermer
les voies du dialogue et du consensus» a ajouté
Nebbou convaincu que «la situation a mûri».
«Je crois que voici venu le temps de l’action et de
l’exécution pour mettre sur pied la Conférence de
consensus», a-t-il conclu.
K. Medjdoub
VISITE DU JUGE
TRÉVIDIC À ALGER
Les familles
des moines
satisfaites mais
prudentes
A Paris, la justice et le défenseur
des familles des moines de
Tibhirine ne voulaient pas
communiquer trop tôt sur
l’autorisation par la justice
algérienne de la venue du juge
Marc Trévidic à Alger les 12 et 13
octobre.
Lyon (France)
De notre correspondant
L
e juge antiterroriste, chargé de l’enquête
sur l’assassinat des sept moines de
Tibhirine en 1996, avait obtenu le principe
de l’exhumation des têtes des défunts
religieux en novembre 2013, et l’expertise
devait se dérouler au début de cette année,
puis a été reportée. Pour continuer sur
ce registre des déconvenues successives
qui ont retardé ce déplacement, on se
souvient de la visite, à Alger, du président
François Hollande en novembre 2012. Il
s’était chargé de demander aux autorités
algériennes d’avancer sur ce dossier.
Devant la lenteur par la suite, l’avocat
Patrick Baudouin s’était même fendu
d’une lettre ouverte au président de la
République en juin 2013. C’est dire si dans
les familles et au palais de justice à Paris,
on préférait être circonspect en la matière
et attendre quelques jours avant le départ
pour la rendre publique. L’annonce à Alger
par Tayeb Louh, ministre de la Justice,
a changé l’ordre des choses. Pourtant,
l’avocat des familles affiche sa satisfaction
à cette nouvelle, considérée tout de même
comme une avancée. «Cependant, nous
sommes prudents, après les reports
précédents. Et nous ne savons pas ce que
va être autorisé à faire l’équipe du juge
lors de ce déplacement qui, je le rappelle,
avait été demandé pour que les têtes des
moines soient exhumées afin que l’on
puisse pratiquer l’autopsie qui n’a jamais
été faite alors que c’est une règle normale
et obligatoire en matière d’assassinat»,
nous confie-t-il.
L’autre interrogation est de savoir si
l’autopsie, si elle se réalise, le sera
uniquement par des experts algériens.
«Nous n’avons rien contre, nous n’y
sommes pas opposés, mais le juge Trédivic
avait demandé que des experts français
soient associés.»
Ce qui apparemment n’est pas le vœu des
instances judiciaires algériennes, selon le
récent communiqué du ministre.
Maître Baudouin se dit malgré tout
«confiant, dès lors que cette visite du
juge entre dans le cadre des actes qui
ont été demandés», en vertu de la justice
internationale, puisque c’était la demande
d’une commission rogatoire internationale,
par le juge du Pôle antiterroriste de Paris,
qui avait relancé l’enquête ouverte par
le parquet de Paris après le dépôt d’une
plainte par deux familles des moines et le
Supérieur d’alors des trappistes, Armand
Veilleux, en 2003.
Depuis, nous apprend Me Baudouin,
toutes les familles se tiennent informées de
l’évolution du dossier sur l’assassinat des
moines, en mai 1996, il y a 18 ans. «Les
familles ne souhaitent pas autre chose que
la justice française saisie puisse faire son
travail sur les leurs, citoyens français. Elles
font bloc, coopèrent, ne se découragent
pas et attendent les résultats.» Elles ne
désespèrent même pas que tant d’années se
sont écoulées ainsi !
Walid Mebarek
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 4
L’ACTUALITÉ
FAIT DU JOUR
LES ACCIDENTS DE LA ROUTE EN HAUSSE
A quoi servent les retraits de permis ?
Plus de 450 permis de conduire
sont retirés chaque jour sur nos
routes, où les accidents
continuent à faire de plus en plus
de morts. Combien de permis
sont récupérés en quelques jours,
voire en quelques heures, après
avoir passé un coup de fil ?
P
lus qu’un moyen de transport, sa voiture
est un véritable bureau avec lequel elle
sillonne, à longueur de journée, les rues
d’Alger. «Je suis sans permis depuis deux
mois, j’ai eu un retrait de 3 mois. Ma vie est
devenue une véritable galère parce que je n’ai
pas respecté un stop.»
Meriem, 34 ans, déléguée médicale, parle avec
consternation de cette sanction quelle juge
«abusive». «Je risquerais de perdre mon job, si
ce n’était la gentillesse de mon petit frère qui
m’amène et me ramène tous les jours», confiet-elle encore, découragée. Elle a tout fait pour
éviter de passer en commission. «J’ai tenté
de faire intervenir des gens, comme tout le
monde, pour éviter le retrait, mais c’était trop
tard. C’est connu quand on passe en commission, c’est plus dur de se faire pistonner pour
récupérer son permis», raconte-t-elle dans un
sourire. «Ce qui m’offusque, c’est que les flics
font une fixation sur les stops et les téléphones
portables, mais ils ferment les yeux sur les
dépassements dangereux», dénonce-t-elle. Ils
sont nombreux, comme Meriem, à s’offusquer
de ces retraits massifs des permis de conduire.
Ils sont 79 934 à s’être vu retirer leur permis
durant le 1er semestre 2014. Depuis les nombreuses promulgations du code de la route
débutées en 2006, les mesures répressives se
multiplient et les retraits de permis sont légion.
Ils ne cessent d’augmenter d’année en année.
En 2012, 135 414 personnes se sont vu retirer
leur permis. 170 419 cas en 2013, soit une augmentation de 25,85%. Mais on ignore combien
d’entre eux ont pu récupérer leur permis en
quelques jours, voire en quelques heures, après
avoir passé un coup de fil.
RÉPRESSION ABUSIVE ?
«C’était au niveau du barrage des Bananiers.
Le policier me demande de m’arrêter, je lui
remets mes papiers Un des trois feux de stop
arrière était cassé. Je lui ai dit donnez-moi une
amende et laissez-moi partir. Il m’a ensuite,
dit qu’il y avait un problème avec le contrôle
technique : on doit vous transférer au commissariat». Cette jeune Algéroise est elle aussi
«offusquée» par «ces retraits de permis qui ne
servent à rien», tient-elle à souligner. Elle n’a
d’ailleurs pas manqué de le dire au policier qui
l’a arrêtée. Très vite, la bagarre s’est enclenchée. «Sur le PV, il a écrit non-respect du stop,
ce qui était faux. Je me suis plainte du policier
en question pour abus de pouvoir auprès de
son supérieur qui m’a, lui, menacée, alors j’ai
abandonné», raconte-t-elle encore. «Je suis
reparti trois mois après à la daïra, non seulement mon permis n’y était pas, mais en plus ils
l’ont gardé au commissariat.
Pis encore, ils m’ont fait faire plusieurs allersretours durant un mois après les trois mois de
retrait. Il a fallu que je fasse intervenir une
personne haut placée pour me le récupérer.
Résultat : retrait de 4 mois. Sans passer par la
commission». Une histoire parmi tant d’autres.
Youba, un autre conducteur crie lui aussi,
«à l’abus de pouvoir». «Je suis victime d’un
retrait abusif plus une amende de 4000 DA
que j’ai payée le jour même et j’attends pour
passer devant la commission depuis deux mois
!» écrit-t-il dans un message destiné à la rédaction. Ils sont nombreux à se plaindre. Même
ceux qui n’en souffrent pas forcément.
UN COUP DE FIL ET C’EST RÉGLÉ
Salim, 45 ans, cadre dans une entreprise privée
a subi trois retraits d’affilée depuis le début de
l’année. «La première fois, c’était pour un stop
et les deux fois d’après c’était pour l’utilisation du téléphone. J’ai récupéré mon permis
à chaque fois en deux jours. Je n’hésite pas à
user de mes relations pour intervenir». Salim
en parle sans culpabilité. «Nous ne sommes pas
dans un pays de justice, je suis loin d’être un
chauffard ou un danger public. Je suis prudent
sur la route». Pour justifier les passe-droits
dont il a bénéficié plus d’une fois, il ajoute :
«C’est tout le monde qui fait intervenir des
gens pour récupérer son permis, pas seulement
les haut placés. C’est devenu la règle du jeu.
Je ne vois pas pourquoi je m’en priverais !».
Mais « je trouve un peu absurde la tournure
que prend cette question», nuance-t-il. Les
retraits de permis ont entraîné la constitution
de réseaux de passe-droits et de corruption
aux ramifications incontrôlables. Hamid, 65
ans, chauffeur de taxi, en sait quelque chose.
«Ce n’est pas avec ma petite retraite que je
peux m’en sortir, alors je continue à travailler
comme chauffeur de taxi pour arrondir mes
fins de mois», confie-t-il. «J’ai déjà eu des
Permis à points, il faudra encore attendre
Il était prévu pour mars 2014, puis son octroi a été retardé à fin mai. La fin de l’année 2014
approche à grands pas et toujours pas de permis biométrique, ni de permis à points. Le ministre
des Transports, Amar Ghoul, qui a procédé à l’installation, le 20 août dernier, d’une commission
interministérielle chargée de mettre en place un plan de travail pour l’élaboration du permis
de conduire biométrique, a expliqué à cette occasion, le énième report de l’application du
permis à points : «La difficulté d’application au niveau local et la création de trois banques de
données nationales, celles des cartes grises, des permis de conduire et des infractions de la
route ». Son instauration figurait parmi les recommandations des grandes Assises nationales
sur les transports tenues en décembre dernier, qui ont été sanctionnées par la création d’une
commission composée des ministères des Transports et de l’Intérieur, des services de la
Gendarmerie nationale et de la Sûreté nationale, ainsi que des représentants de l’imprimerie
officielle. Le décret exécutif n°11-376 du 12 novembre 2011 fixant les règles de la circulation
routière et d’application du permis à points devait être modifié après finalisation du fichier
national des infractions au code de la route et suppression du permis vert. Tout détenteur
d’un permis de conduire devait disposer d’un permis à points crédité d’un capital initial de 24
points, susceptible d’être réduit de plein droit, en cas d’infraction, selon le décret qui définit
les différents aspects techniques du permis à points : «Quatre points sont défalqués en cas de
contravention dite du 3e degré. Pour les contraventions de 4e degré, 6 points seront retirés et 8
points pour les délits. Le détenteur du permis à points peut reconstituer la moitié de son capital
points à la faveur d’une formation spécifique, à sa charge, devant comprendre obligatoirement
un programme de sensibilisation aux accidents de la route». Mais il faudra attendre…
F. B.
retraits de permis, mais j’ai à chaque fois payé
un gars du quartier, connu pour avoir des
relations influentes, pour qu’il me le ramène»
raconte-t-il. Près de 5 000 DA à chaque fois.
«Sauf la dernière fois, j’ai négocié différemment». Hamid a offert de faire le chauffeur
pour la fille de «son sauveur» durant un mois,
pour récupérer son permis en trois jours. Un
deal passé en toute discrétion.
DEUX PERMIS POUR LE PRIX D’UN !
Nassim, 25 ans, étudiant, a trouvé un autre
moyen pour échapper à la galère du retrait de
permis. «J’ai fait une déclaration de perte pour
refaire mon permis, il y a deux ans. Et quand
on me retire mon permis, j’utilise le deuxième
en attendant», raconte-t-il, presque fier. Nassim attend justement le mois d’octobre pour
récupérer son deuxième permis qui lui a été
retiré en août pour «excès de vitesse». Mais il
continue de rouler tranquillement et il est très
content de s’en tirer à si bon compte. Mohammed, quinquagénaire, lui, fait autrement. Il
prend le risque de conduire sans permis. «Ce
n’est pas par manque de sagesse», insiste-t-il.
«Si ces retraits étaient faits intelligemment, je
me serais soumis à la loi, mais cette sanction
est mal appliquée, mal pensée et elle ne sert à
rien», soutient-t-il. Mohamed s’est fait retirer
son permis par un motard qui lui a reproché de
tenir le téléphone dans sa main. «Je ne parlais
pas au téléphone, j’ai eu la malchance de
regarder l’heure sur mon téléphone au moment
où le motard est passé. Ça m’a valu une
amende de 4 000 DA et un retrait de 4 mois.
Je crois que la sanction est disproportionnée
et très injuste. Je n’ai fait intervenir personne
pour le récupérer par manque de connaissances, mais je roule sans permis et j’évite les
barrages», raconte-t-il. Pour Mohamed, cette
infraction, qui peut l’emmener tout droit en
prison, se justifie : «Nul n’est obligé de respecter une loi injuste.» Autant de témoignages
et de constats qui amènent à se demander, à
quoi servent réellement les retraits de permis ?
En 2012, 135 414 personnes se sont vu retirer
leur permis. 170 419 cas en 2013, soit une augmentation de 25,85%. Les accidents de la route
n’ont pas baissé pour autant. Ils ont même
poursuivi leur ascension. 4 447 morts dans des
accidents de la route en 2012, 4 540 en 2013.
Les calculs sont simples. Une moyenne de 465
retraits par jour pour 12 accidents toutes les 24
heures.
Fella Bouredji
Dr MOHAMED ZERTALI. Enseignant-chercheur, spécialiste en ingénierie du trafic
«Les mesures coercitives ne permettent pas de diminuer
les accidents de la route»
Propos recueillis par
Fella Bouredji
Les retraits de permis augmentent d’année en année, mais il y a toujours autant
d’accidents sur nos routes. Quel commentaire pouvez-vous en faire ?
La répression n’a jamais rien réglé. Ces mesures peuvent aider dans certains cas extrêmes,
mais les sanctions massives ne traiteront pas
le mal à sa racine. Les retraits de permis n’ont
pas permis la diminution des accidents de la
route pour la simple raison qu’à ce jour nous
n’avons jamais réellement posé le problème
des accidents de la route avec rigueur. Nous
avons toujours posé la question sous l’angle de
la trilogie des causes : l’état de la route, l’état
du véhicule et la responsabilité du conducteur.
Cette interprétation est à mon sens une fuite
en avant. Après des années d’études sur les
réseaux routiers, je rejette cette trilogie qui n’a
rien réglé. Ce qui nous manque, en Algérie,
c’est d’abord l’élaboration d’un réseau routier
digne de ce nom et une nouvelle approche
d’analyse des accidents de la route qui nous
permettent de comprendre avec précision le
phénomène. Ce n’est pas à travers des mesures
de sanctions massives que nous réglerons le
problème des accidents de la route.
Vous avez effectué 26 études sur les plans
de transport dans différentes wilayas du
pays. Quelles ont été vos conclusions et à
quoi ont-elles servi sur le terrain ?
J’ai effectivement réalisé plusieurs études
commandées par les directions des transports
de wilaya. J’ai commencé à y travailler dans les
années 1990 et j’ai sillonné le pays de Tindouf
à Tipaza. Mes recommandations n’ont malheureusement jamais été appliquées. La conclusion est simple, il y a une discordance dans les
responsabilités. Une absence flagrante de coordination entre les techniciens chargés de faire
des études, les APC, les directions de wilaya
et le ministère. C’est tout de même regrettable,
qu’on n’applique pas des recommandations
pourtant adoptées.
Est-ce pour cette raison que l’Algérie
peine à maîtriser le phénomène des accidents de la route ?
Oui, entre autres raisons. Il ne peut y
avoir de compréhension du phénomène des
accidents sans approfondir nos analyses. Il faut
aller en amont et élargir les questions pour évi-
ter les interprétations erronées du phénomène.
Arrêter de simplifier le problème en l’expliquant par le triptyque «Excès de vitesse, état
d’ivresse, chaussées glissantes».
Pour revenir aux retraits de permis qui
visent à instaurer plus de discipline…
Il y a un des problèmes de fond et plusieurs
paramètres sociaux dans l’application de
telles mesures répressives. Je pense qu’il faut
changer de méthode et aller vers un mode de
contrôle plus approprié. Pour qu’il y ait diminution réelle du nombre d’accidents, il faut impliquer les spécialistes qui maîtrisent la gestion
et le fonctionnement de la voierie et du système
de transport. Il faut aller vers la création d’un
organe technique seul capable de comprendre
les accidents de la route.
F. B.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 5
R E P O R TA G E
DÉSERTIFICATION, IMPUNITÉ, CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE
Raconte-moi Guerbès !
Il est sans aucun doute des
endroits dont la magnificence se
manifeste à outrance et à
longueur d’année. Encore faut-il
que le civisme prime et que les
autorités soient conscientes de
leurs atouts et de leurs valeurs.
Encore faut-il également que les
réseaux maffieux soient empêchés
d’agir en toute impunité et que le
sens de la citoyenneté soit le
garant de leur préservation.
MENACE DE DÉSERTIFICATION
Ici, le risque de désertification s’amplifie à
cause de la multiplication des cultures de pastèques. Les agriculteurs, volontairement ou
inconsciemment, participent à la disparition du
couvert végétal, qui est pourtant un rempart indispensable pour une région maritime. Le sable
des plages guerbesiennes va à la conquête des
terres arables, vu que les arbustes et les maquis
qui composent le patrimoine forestier périssent
à une vitesse plus qu’effrayante. Le vent marin
peut également charrier à son aise son haleine
chargée de sel sur les terres intérieures, si
néfaste pour la santé des terroirs et des arbres.
Le constat est encore plus alarmant lorsque l’on
s’aperçoit de la catastrophe à partir du sommet
de «Keff de Filfila». En effet, en empruntant
les sentiers tracés par les bovins, guidés ou pas
par les éleveurs, ainsi que par les sangliers, une
fois dans les altitudes la partie ouest de Sanhadja, voisine de Guerbès, paraît déjà comme un
Sahara. Ironie du sort, «les habitants de cette
localité qui dépend de Ben Azzouz seraient
en majorité des descendants de la tribu saharienne Sanhadja ayant décidé de vivre dans
le Nord pour diverses raisons», raconte Hadja
Nouara, 78 ans. A présent, cette déferlante
d’aridité est en passe de dévorer également
toute la végétation de Guerbès. La menace
est à prendre très au sérieux. Guerbès abrite la
deuxième pépinière de chênes en Afrique.
La source du mal, diront certains, ou l’origine
du problème, diront d’autres, ne peut s’expliquer que par l’absence, en premier lieu, d’un
manque d’informations chez les agriculteurs.
La pastèque, qui consomme énormément
d’eau, est cultivée au «hasard» et à la clémence
des étés. C’est une culture à risque, et certains
agriculteurs, comme Mustapha, y ont parfois
perdu des centaines de millions. Ce qui est
certain, nous expliquent plusieurs villageois
guerbesiens, c’est que la terre sur laquelle est
cultivée la pastèque perd de sa fertilité après
5 ans d’exploitation non alternée. Puis, c’est
la mort de la parcelle, comme un être humain
qui rend l’âme. Nous avons pu remarquer à
divers endroits que la terre, qui était arable,
est devenue sablonneuse. Elle n’est plus utile
pour l’agriculture et le jeune plant trouvera des
difficultés à se dresser. Secundo, par l’appât
PHOTO : ELWATAN
G
uerbès, il paraît, vient de l’arabe dialectal skikdi «guer», qui veut dire «nid»,
et «bez», du nom d’un rapace assimilé
à une buse. Situé à 30 km à l’est de Skikda et à
90 km à l’ouest de Annaba, ce douar maritime
est un joyau, un véritable corail terrestre. Il
ne faut pas confondre entre Guerbès la maritime avec le village socialiste du même nom,
situé en amont, créé sous l’ère de feu Houari
Boumediene. En fait, cette partie de la région
s’appelle à l’origine «El Msajed».
Administrativement, la région de Guerbès et
sa voisine Sanhadja ne forment pas une entité.
«Elle est fragmentée en trois zones, rattachées respectivement à Ben Azzouz, Djendel et
Filfila. C’est une région écologique qui souffre
de cette division. Ce qui rend difficile de la
préserver sous ce mode de gestion, puisque,
écologiquement, c’est un ensemble d’écosystèmes interdépendants», explique un militant
de défense de l’environnement.
Le risque de désertification s’amplifie à cause de la multiplication des cultures de pastèques. Les agriculteurs, volontairement ou
inconsciemment, participent à la disparition du couvert végétal
du gain facile de certains réseaux qui se sont
convertis dans la transformation de forêts en
terre de culture de pastèques. Actuellement, ils
spéculent sur le foncier en prévision du succès
touristique de la plage.
DES «MAFFIEUX» QUI AGISSENT
DANS L’IMPUNITÉ
Le plus grand drame demeure cette impunité
qui fait les beaux jours de quelques réseaux, qui
lorsqu’ils étaient spécialisés dans le trafic de
sable ont trouvé une autre astuce pour s’enrichir
«maladivement» et sans la moindre inquiétude
au détriment de la nature de Guerbès. Ces dernières années, il n’était pas rare de voir un incendie se déclencher à toute heure. Cette sorte
de désherbage criminel est encouragée par l’absence de forestiers qu’on ne rencontre pas sur
le terrain, ni en pleine forêt, ni à l’intérieur des
maquis. Nos différentes sorties prouvent cette
désertion. Aucun agent rencontré, y compris
sur les chemins tracés par les autorités communales pour permettre aux citoyens d’accéder à
la première et deuxième plages de Guerbès. Sur
les neuf que compte la localité, les six autres
sont sauvages et beaucoup moins fréquentées.
Dans les faits, n’importe qui peut déclencher
un feu, pour ensuite quadriller la partie brûlée
et la métamorphoser en un espace maraîcher ou
de pâture pour le bétail. «Jusqu’à quand cette
situation va-t-elle perdurer ?» s’interrogent des
éleveurs et des habitants, désarmés, démunis de
toute force, et qui sentent l’injustice dans leur
chair. A prendre l’exemple de Rachid, berger de
son état depuis sa tendre enfance et s’occupant
d’un troupeau de vaches, les maffieux de la
forêt brûlée, comme il les appelle, privent les
éleveurs de la principale alimentation du bétail,
des bovins notamment.
Ces bêtes trouvent leurs mets dans les fôrets et
surtout dans les maquis. Cette alimentation est
diversifiée. Elle varie du «droh» (lentisque), un
arbuste réputé pour sa vertu et saveur, jusqu’à la
simple plante qui renferme en elle des secrets
médicamenteux et qui sont indispensables
pour la vache. Il y a aussi le gland qui est un
très bon complément alimentaire pour le bétail.
Ce régime totalement naturel donne d’ailleurs
un goût succulent à la viande des vaches de
Guerbès.
Outre les frais vétérinaires, les éleveurs ne
peuvent pas se permettre d’acheter en plus
du fourrage. Seuls la forêt et le maquis représentent pour eux la source de nutrition, avec
les rares prairies qui jalonnent la région. Quand
une forêt brûle, ce sont des familles entières qui
s’appauvrissent, et toute une région qui risque
de disparaître, comme le port phénicien qui a
fait sa réputation durant l’Antiquité.
L’absence de forestiers dans ces territoires
contribue-t-elle à encourager les crimes contre
l’environnement et de facto contre le tissu
socioéconomique qui a longtemps caractérisé
Guerbès et sa voisine Sanhadja ? Certainement,
estime Karim Tedjani, militant et défenseur de
la nature algérienne. Ce dernier est également
grand reporter et animateur du site web NouaraEcologie, consacrée à l’environnement national. Ce fin connaisseur de Guerbès, puisqu’il
fréquente la région depuis 35 ans, expose une
explication d’ordre social pour en sortir avec
des déductions «scientifiquement» réalisables.
Il pense que l’une des solutions d’urgence à entreprendre est de fortifier le terroir guerbesien
ainsi que ses fôrets. Dans le détail, il souhaite
l’installation de plusieurs postes de surveillance
des fôrets et du maquis à plusieurs niveaux,
entre autres sur les hauteurs. Le plus important,
précise-t-il, ce sont les effectifs de forestiers qui
restent à mobiliser et qui doivent être reconsidérés, respectés et jugés à leur juste valeur.
«Payer un agent à 30 000 DA est inadmissible»,
soulève-t-il.
RENFORCER LES EFFECTIFS DES FORESTIERS
Il faut de bons salaires, de bonnes conditions de
travail et des formations continues sur la nature
des sols et du couvert végétal. De même, Karim
Tedjani privilégie la transmission du savoir
aux jeunes générations, même si ces dernières
semblent perdre les repères anciens et traditionnels. Il considère qu’il faut injecter de l’espoir
en elles. Elles sont dotées, familièrement et
culturellement, d’une base pour pouvoir vivre
des bienfaits de la forêt et des maquis, comme
par exemple la récolte de plantes médicinales,
le travail de guide, l’écotourisme agricole
durable. Le cas de Mezzo Bilal en est la preuve
irréfutable. Agé d’à peine 19 ans, ce Guerbesien futé connaît quasiment toutes les plantes,
les arbustes et les arbres de son douar. Il connaît
leurs avantages pour l’homme et leur utilité
dans la vie de tous les jours.
Des exemples comme celui de Bilal ne sont pas
rares. Il suffit juste de leur donner une chance
d’exploiter leur talent pour faire découvrir la
région aux apprentis «écolos», les amoureux de
la nature sauvage et des escapades, voire constituer des contacts de terrain pour les chercheurs
et autres universitaires. «J’ai hérité du savoir
des ancêtres de manière naturelle. Je connais
les secrets de la fôret. Je sais qu’une fois
respectée, elle respectera l’homme. Une fois
disparue, elle le maudira», soutient-t-il. Karim
ajoute que «l’existence d’une ferme pédagogique, qui serait un centre de sensibilisation,
d’expérimentation agronomique et d’accueil
touristique ou scientifique apparaît comme une
nécessité urgente pour poser les bases d’un développement sain et écologique de la région.»
Parallèlement aux propositions pour mettre fin
aux exactions des trafiquants sans scrupules,
qui peuvent être mis hors d’état de nuire avec
la force de la loi, les éleveurs sont également
appelés à guider leurs cheptels vers des terrains
loin de ceux destinés à la régénérescence du
couvert végétal. Les jeunes plants ne pourront
pas pousser s’ils sont dévorés dès leurs premières floraisons par ces mammifères domestiques. Un autre point de taille à soulever, la
prolifération du sanglier représente également
une nuisance. Des battues régulières peuvent
se tenir dans un cadre écotouristique et permettraient aux habitants de la région de trouver un
nouveau débouché économique dans le secteur
de la chasse sportive.
ÉCOTOURISME ET AGRICULTURE DURABLE
Guerbès ne peut pas devenir une zone d’habitation, à l’image des régions rurales urbanisées
anarchiquement. C’est toute une architecture
naturelle et forestière qui perdrait non seulement de sa splendeur, mais constituera un
cauchemar pour les Guerbesiens. La volonté
de modernisation est désirée, mais dans les
normes, sans que cela ne puisse perturber le
fragile équilibre existant de l’écologie guerbesienne, si rare à travers la Méditerranée. Les
jeunes Guerbesiens ont besoin d’orientation
pour prendre en charge leur famille. Ce n’est
pas la volonté qui leur manque. Seul un tourisme responsable, respectueux de l’environnement, de la nature vierge et de l’écosystème
peut constituer un tremplin pour créer des
emplois durables. Une modernisation qui ne
prendrait pas en compte les aspects propres à
Guerbès ne sera que dévastatrice, prévient l’éleveur Rachid. Pour revenir aux vrais agriculteurs
qui produisent la pastèque (à ne pas confondre
avec les maffieux), ils veulent se convertir, car
conscients que sans Guerbès ils ne peuvent
prétendre à un avenir stable pour leurs enfants.
Sinon, c’est l’exode qui en décidera ou la harga
(émigration clandestine). Pour cela, pense
Karim, il faut lancer des projets d’arboriculture,
tout en assurant durant une période de 5 ans aux
agriculteurs une rentrée d’argent.
Une fois ce délai passé, les arbres donneront
leurs fruits, et les agriculteurs pourront rembourser successivement les prêts et vivre de
leur labour. C’est d’ailleurs le principal credo
d’un programme mis en branle par la DGF
et le PNUD pour préserver le complexe de
zone humide qui se trouve entre Sanhadja, El
Marsa et Ben Azzouz. Il faut dire qu’il est le
deuxième classé par la Convention de Ramsar
en Algérie et même en Méditerranée africaine.
Mais l’annonce officielle de son démarrage en
février dernier ne semble être qu’une rumeur
pour les locaux.
Si les propositions se concrétisent, le couvert
végétal serait certainement préservé. Guerbès
et le reste de la région resteront verts, au lieu
que ce soit le sable qui prenne insidieusement le
dessus sur ces paysages comme présentement.
Mehdi Bsikri
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 6
ÉCONOMIE
ZONE EURO
Croissance
à l’arrêt
a zone euro a enregistré une croissance
Lconfirmé
nulle au deuxième trimestre, a
hier l’office européen de
statistiques Eurostat en publiant
une deuxième estimation du produit
intérieur brut (PIB) de la région. Cette
confirmation intervient au lendemain
des annonces de la Banque centrale
européenne (BCE), qui a étoffé de
manière spectaculaire son arsenal pour
tenter de relancer l’économie, à base
de nouvelle baisse des taux d’intérêt et
de diverses autres mesures pour inciter
les banques à octroyer plus de crédits.
La BCE en a profité pour revoir à la
baisse sa prévision de croissance pour
la zone euro cette année, à 0,9% contre
1,0% précédemment. Le coup d’arrêt
à la croissance de l’union monétaire au
deuxième trimestre (0,0%) intervient
après une hausse de 0,2% au premier
trimestre. Cette contre-performance
montre que «l’activité économique
de la zone euro, qui manquait déjà de
dynamisme, a sans doute souffert au
deuxième trimestre de l’accroissement
des tensions géopolitiques, en particulier
la crise russo-ukrainienne qui a pesé
sur l’investissement», expliquent les
analystes. Dans le détail des composantes
du PIB, les investissements des entreprises
ont en effet diminué de 0,3% au deuxième
trimestre, soit une contribution négative
de 0,1 point de pourcentage. Les dépenses
de consommation des ménages ont,
elles, augmenté de 0,3%, apportant une
contribution positive à la croissance de
0,2 point.
La contribution du commerce extérieur
a été positive (+0,1 point) grâce à une
croissance des exportations de 0,5%,
supérieure à celle des importations
(+0,3%). Enfin, celle des variations
de stocks a été négative (-0,2 point).
Parmi les Etats membres de la zone
euro, les meilleures performances ont
été enregistrées par Malte (+1,3%) et la
Lettonie (+1,0%). Le Portugal a enregistré
une croissance de 0,6% après une
baisse de 0,6% au trimestre précédent,
une nouvelle «encourageante», tout
comme le rebond observé également aux
Pays-Bas (+0,5% après -0,4%). Mais, à
l’exception de l’Espagne (+0,6%), qui
réalise «sa meilleure performance depuis
fin 2007», les grands pays du noyau
dur de la zone euro ont enregistré de
mauvaises performances, au premier rang
l’Allemagne : Eurostat a confirmé une
baisse du PIB de 0,2%. Le pays connaîtra
cependant une croissance solide au
troisième trimestre, comme en témoignent
les rebonds des commandes et de la
production enregistrés dans l’industrie
en juillet.
R. E.
Lycée privé agréé
EL-MANEL
Villa 34 zone E Aïn Benian
Tél. : 0560 19.60.77 - 0669 00.11.52
————————————
Communiqué
La direction informe les parents
d’élèves que les inscriptions pour
l’année scolaire 2014-2015 sont ouvertes pour les cycles
• Préscolaire
• Primaire
• Moyen
• Secondaire
L’ONS PUBLIE LES GRANDS COMPTES ÉCONOMIQUES 2013
Les indicateurs
macroéconomiques se dégradent
● En 2013, avec un taux de croissance de -5,5%, le secteur de l’industrie inscrit une nouvelle contreperformance, après la baisse de 3,4% de l’activité en 2012.
L
’année 2013 aura été marquée
par une évolution en demiteinte des indicateurs
macroéconomiques. Si certains
secteurs ont réalisé de petites
performances, l’évolution générale
de la situation ne peut justifier un
optimisme béat. La revue des grands
comptes économiques publiés il y a
quelques jours par l’Office national
des statistiques (ONS) fait d’ailleurs
état d’un recul de la croissance
globale malgré une accélération de
la consommation finale qui a surtout
profité aux échanges commerciaux
avec l’étranger. C’est ainsi que les
chiffres de l’ONS font état d’une
hausse globale de 3,4% de la
consommation en 2013. Si celle-ci a
marqué une légère décélération par
rapport à 2012, elle a particulièrement
été tirée par la consommation finale
des ménages laquelle se stabilise à
un taux de croissance moyen de 5%
en 2012 et 2013. Rien d’étonnant
donc à constater un maintien de la
tendance haussière des importations
de biens et services lesquels ont
augmenté respectivement de 10,4%
et 6,1%. Cela est d’autant plus vrai
que le marché interne de l’offre
n’évolue que très peu. C’est ainsi
que l’Office note une baisse du taux
de croissance globale lequel passe
de 3,3% en 2012 à 2,8% en 2013.
Une décélération que l’ONS met
sur le compte du recul «enregistré
dans le secteur des hydrocarbures et
2013
des rythmes de croissance moindres
dans l’industrie et le BTPH». En
valeurs courantes, le PIB de 2013 est
évalué à 16569,3 milliards de dinars
soit un peu plus de 220 milliards de
dollars pour un PIB per capita de
5543 dollars. Si l’agriculture avec
ses 8,8% de croissance enregistre de
bonnes performances, tous comme
les secteurs du commerce et des
services marchands, ce n’est pas
le cas d’autres secteurs pourtant
vitaux pour la bonne marche de
l’économie nationale. C’est ainsi
que l’ONS note que si le secteur
de l’industrie rompt avec la forte
décélération l’ayant marqué durant
de nombreuses années, il inscrit
un taux de croissance encore trop
faible pour porter son taux de
participation à la formation du PIB
de 5% à 10% comme souhaité par le
gouvernement.
L’INDUSTRIE EN BAISSE
L’Office précise ainsi que la
valeur ajoutée industrielle a inscrit
une hausse nominale de 5%. En
volume, la croissance du secteur
de l’industrie a été de l’ordre de
4,1% en 2013 contre 5,1% en
2012 «soit une nette décélération
s’expliquant essentiellement par les
baisses d’activité dans les secteurs
de l’énergie, des ISMMEE et de la
chimie». Mais la décélération la plus
notable aura été celle du secteur des
hydrocarbures. Celui-ci enregistre de
nouveau une baisse de l’activité et
n’arrive toujours pas à inverser la
tendance baissière qui le caractérise
depuis 2006. En 2013 et avec un taux de
croissance de -5,5%, le secteur inscrit
une nouvelle contre-performance,
après la baisse de 3,4% de l’activité
en 2012. Selon les statistiques du
ministère de l’Energie et des Mines
sur lesquelles s’appuie l’ONS pour ses
conclusions, la production de pétrole
brut et de condensat reste sur une
baisse de 3,7%. La baisse de la
production de gaz naturel est plus
marquée avec un taux de 4,1%. Seule
lueur au tableau, l’effort entrepris
en matière d’investissement et qui
permet le maintien de la croissance
de l’indicateur de formation brut de
capital fixe. Cet indicateur a ainsi
inscrit un taux de croissance de 8,6%
en 2013 contre 7,2% en 2012. Il ne
faudrait néanmoins pas se leurrer
d’autant que l’ONS précise que cet
accroissement est dû essentiellement
à l’augmentation de près de 13,8%
du volume des importations et de
l’augmentation des dépenses
publiques, notamment en faveur
des infrastructures économiques et
administratives, de l’éducation, des
services productifs ainsi que de
l’agriculture et de l’hydraulique.
Melissa R.
BANQUE MONDIALE
Réduire les déficits publics
dans la région MENA
es déficits budgétaires dans les pays de
Lpréoccupations
la région MENA demeurent parmi les
majeures des économistes de la
Banque mondiale. Le bureau de l’économiste
en chef pour la région Moyen-Orient et Afrique
du Nord s’est récemment et une nouvelle
fois penché sur la question. C’est ainsi que
l’économiste de la Banque mondiale, Lili
Mottaghi qui s’est intéressée aux difficultés
économiques dans 7 pays de la région à savoir
l’Egypte, l’Iran, la Jordanie, le Liban, la Libye,
la Tunisie et le Yémen, estime que ces pays
sont confrontés à des difficultés économiques
similaires. Il s’agit d’une croissance instable qui
reste bien en deçà de son potentiel, des marges
de manœuvre budgétaire étroites du fait de la
hausse des déficits et de la dette publique ainsi
que du recul des réserves de change ; ces facteurs
contribuant à réduire l’épargne disponible pour
l’investissement public et privé et un secteur
privé peu développé et loin de pouvoir devenir
un moteur de croissance et de création d’emplois.
L’économiste explique ainsi que l’explosion
des déficits budgétaires entraîne la hausse des
emprunts publics et aggrave les déséquilibres
macroéconomiques. Elle précise ainsi que la
montée des dépenses publiques n’est pas tenable
alors que les recettes budgétaires n’ont pas
connu d’évolution radicale vu que les revenus
de l’Etat ne se sont pas diversifiés. Et d’ajouter
que la hausse des déficits budgétaires a obligé les
Etats à puiser dans leurs réserves de change. Mme
Mottaghi explique enfin que «dans ces sept pays
de la région MENA, le secteur privé manque de
dynamisme en raison des difficultés que pose le
cadre règlementaire et un accès limité au crédit.
Le secteur public, et notamment les entreprises
d’Etat, est vaste et jouit de privilèges dans tous
les secteurs de l’économie, ce qui laisse peu de
place pour la croissance du secteur privé».
Elle rappelle ainsi que les sept pays concernés
se retrouvent au bas de l’échelle des indicateurs
de la Banque mondiale qui mesurent la qualité
de l’environnement des affaires et que l’une
des contraintes à l’amélioration de l’activité du
secteur privé est l’accès au crédit et aux devises
étrangères, qui est surtout réservé à l’élite, ainsi
que les lois et règlements en matière de protection
des investisseurs qui ne sont, selon elle, pas clairs
et qui limitent la capacité des investisseurs à lever
des capitaux.
R. E.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 7
ALGER INFO
EN L’ABSENCE DE PRISE EN CHARGE
LES CLÉS
■ 62 000
Nombre d’habitants
■ 62 HA
Superficie
■ 1816
Nombre de bâtisses
à restaurer
■ 600
Nombre de bâtisses
se trouvant dans le
noyau de la médina
a Casbah est menacée de disparition.
Bien que classée patrimoine mondial depuis plusieurs années, les organismes qui ont à charge la gestion de ce
patrimoine tardent à mettre en œuvre un
vrai plan de restauration et de sauvegarde.
Les derniers vestiges qui restent debout et
qui peuvent être restaurés et valorisés sont
laissés à l’abandon. Ils subissent les désagréments du temps et de ses aléas, sans
que cela ne suscite auprès des responsables un quelconque intérêt. Les pouvoirs
publics semblent, au contraire, reléguer la
question de l’urgence au second plan.
La vieille médina se meurt, mais on ne
fait rien pour la sauver ! Entre-temps, La
Casbah est devenue un fonds de commerce utilisé par certains habitants sans
scrupule pour bénéficier de relogement.
Les opérations de relogement dont ont
bénéficié les habitants de La Casbah
totalisent de quoi reloger trois fois de suite
tous les habitants. Au lieu de servir de lieu
touristique pouvant drainer des milliers de
visiteurs, La Casbah est devenue un lieu
de transit pour l’obtention d’un logement.
Ceux qui veulent avoir un logement sont
sûrs de l’obtenir en passant par une douira
de La Casbah. D’après un responsable de
la wilaya, plus de 11 000 logements ont
été octroyés aux habitants de La Casbah,
et ce, depuis que les opérations de relogement ont commencé à se succéder. En
plus de la disparition qui menace le patrimoine architectural de La Casbah, toutes
les activités qui gravitent autour de ce
patrimoine sont également menacées de
disparition. Les activités artisanales telles
que la tannerie, l’ébénisterie, la sculpture
ou encore la broderie ont complètement
disparu. Le dernier atelier d’ébénisterie
a fermé ses portes il y a deux ans, suite
au décès de son propriétaire. Le local a
PHOTO : K. SAMI
La Casbah menacée de disparition
L
La vieille médina souffre du laisser-aller des pouvoirs publics : un joya multiséculaire en perdition
été définitivement fermé et l’activité n’a,
hélas, pas été reprise. Cet exemple illustre
la situation de déliquescence générale
que connaît La Casbah d’Alger, tant sur
le plan de la structure socioéconomique
que sur celui de la sauvegarde des vestiges
dont elle regorge.
LA BASSE CASBAH EN RUINE
La dégradation ne concerne pas seulement
la vieille médina, mais elle touche également les quartiers de la Basse Casbah
qui tombent littéralement en ruine. De la
rue Bab Azzoun, sur le flanc de la colline
jusqu’aux petites ruelles naissantes à partir de la rue Bouzrina et qui serpentent le
flanc de la montagne, tous les immeubles
s’effritent au gré du temps et de ses désagréments. La question du vieux bâti dans
cette partie de la capitale est une question
de vie ou de mort. Les immeubles sont
tellement délabrés que des pans entiers
de balcons tombent à la moindre chute
de pluie. Les planchers des appartements
s’affaissent sous le poids de leurs occupants et les cages d’escalier sont suspendues dangereusement à des murs lézardés.
Dans certaines ruelles, les bâtiments
sont soutenus les uns aux autres par des
madriers.
Dans les bâtiments, les escaliers sont
également consolidés par des chevrons.
Il arrive souvent que des rampes cèdent,
laissant les locataires dans l’incapacité
de rejoindre leur appartement. Le dernier
séisme a porté le coup de grâce à ces
immeubles séculaires, en les fragilisant
davantage. Au 7, rue des Frères Ousli-
mani, les vieilles bâtisses présentent tous
les signes avant-coureurs d’effondrement.
Dans les appartements, les fissures sont
si larges qu’elles laissent entrevoir la
lumière du jour. Il y a même des fentes
entre les appartements, laissant des entrebâillements entre les voisins. «Nous avons
réparé ce qui pouvait l’être. Nous n’avons
pas les moyens de restaurer la structure
de l’immeuble. Il faut de gros moyens»,
soutient un habitant de la rue des Frères
Ouslimani. «L’effondrement de cet immeuble est juste une question de temps»,
poursuit-il. Il est temps pour les pouvoirs
publics de prendre sérieusement en charge
la sauvegarde de La Casbah, car il y va de
notre mémoire et de celle des générations
futures.
KS
BELKACEM BABACI. Président de la fondation Casbah
PHOTO : D. R.
«Il nous faut des gardiens du patrimoine pour protéger les douirette
de La Casbah des squatteurs»
Que reste-t-il de la vieille médina d’Alger ?
Que des souvenirs, des histoires et des légendes enfouies au cœur
de chaque pierre des vieilles maisonnettes dégradées. Concrètement, d’après un bilan établi en 2007 par l’Office national de
gestion et d’exploitation des biens culturels protégés et après
élargissement du périmètre de La Casbah d’Alger jusqu’à sa périphérie, il y a quelque 1816 bâtisses habilitées à la restauration et la
réhabilitation. Ils représentent 83% du nombre total de parcelles
à La Casbah, estimé à 2189 maisons. Sur ces 1816 bâtisses qui
tiennent encore le coup, 60% sont en état de dégradation partielle à
avancée, 10% sont en état de ruine et 10% sont fermées ou murées.
Pour nous, au cœur de La Casbah, 680 douirette résistent encore et
peuvent faire l’objet de réhabilitation, voire même de restauration.
Y a-t-il des métiers ancestraux qui résistent encore ?
Oui ! Mais sur les 50 métiers qu’englobait La Casbah, plus de
la moitié a disparu. Entre autres les dinandiers, les «debaghine»
(teinturier), les «fekhardjia» (potiers), les «siaghine» (bijoutiers)
et les «khabazine» (boulangers traditionnels). Dans notre vision
avant-gardiste, la principale artère de La Casbah pourrait très bien
être transformée dans le cadre du Plan de sauvegarde et de restauration de La Casbah en une ruelle commerciale pour ressusciter ces
anciens métiers.
Qu’en est-il de cette campagne de délogement initiée par la
wilaya ?
Ce sont des opérations d’une extrême urgence. Vu l’état de
dégradation des douirette, déloger ces familles est plus que nécessaire pour sauver les vies de ces personnes et ce qu’il reste de ces
maisonnettes. Même s’il y a des cas sociaux qui nécessitent une
certaine prise en charge de la wilaya, il existe beaucoup de squatteurs qui ont débarqué dans ces maisons vides dans l’espoir de
bénéficier d’un logement. Parce que l’opération de relogement
doit être accompagnée d’une très grande rigueur et d’un suivi, nous
avons proposé en tant que fondation Casbah de fermer tous les
accès des petites douirette par des pans de murs. Vu que cela n’est
pas suffisant pour arrêter les squatteurs, nous avons aussi suggéré
de créer un nouveau métier, celui de gardien du patrimoine. Notre
vision est de charger des jeunes de La Casbah, y compris les repris
de justice, dans le cadre de la réinsertion dans la société, de veiller
sur ces bâtisses et de parer à toute tentative de squat ou de retour
de familles déjà relogées. Cette proposition que nous avons déjà
menée sur le terrain dans le passé a apporté ses fruits. C’est presque
l’unique solution pour protéger ces maisonnettes d’une grande
richesse culturelle et historique. Des maffieux les ont transformés
en fonds de commerce, au point de vendre ces petites douirette par
chambre.
Combien de fois La Casbah d’Alger a-t-elle bénéficié d’opérations de relogement ?
Plusieurs fois. La plus importante reste celle menée du temps
de l’ex-gouverneur d’Alger, Cherif Rahmani, où près de 1005
familles ont été relogées. D’autres opérations ont suivi, mais le problème qui perdure est l’absence de suivi, d’où la nécessité de placer
ces gardiens du patrimoine. Surtout que l’opération de restauration
n’est pas une affaire à prendre à la légère et doit impérativement
passer par des étapes. La première consiste à mettre en état de
restauration la maison en question, en enlevant tout ce qui alourdit
la bâtisse et empêche le soleil d’y pénétrer. Il faudra ensuite, en
deuxième étape, la laisser un certain temps pour qu’elle se stabilise
et que les rayons de soleil absorbent le surplus d’humidité. Ce n’est
qu’à ce moment-là que la 3e étape commence, qui est la restauration ou la réhabilitation, selon son degré de dégradation.
Qu’en est-il des travaux d’urgence déjà lancés à La Casbah ?
En prévision du Plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur de sauvegarde de La Casbah d’Alger, le projet des mesures
d’urgence intervient pour arrêter tous les processus et phénomènes
de dégradation et de détérioration, et ce, en passant, pour les cas
critiques, à des investigations plus détaillées, fixant ainsi avec
précision les différentes sources de dégradation. Elles se sont développées en 2 phases et ont touché 717 maisons. La 1re a couvert 394
maisons et la 2e, toujours en cours, couvre 323 maisons. 24 bureaux
d’études et 150 entreprises sont actuellement sur le terrain. Pour la
mise en œuvre de ces travaux, une enveloppe de 1 milliard et demi
de dinars a été dégagée. Pour le Plan de sauvegarde, qui est encore
dans la phase d’attaque, une somme de 25 milliards de dinars est
dégagée, mais non consommée à nos jours.
Selon la fondation Casbah, quel est l’avenir de la médina
d’Alger ?
Il faudra mettre à exécution tous ces programmes prévus par
l’Etat, sinon La Casbah va vivre des périodes très difficiles. Il est
vrai qu’il est impossible de faire revenir la belle ambiance d’antan,
mais on peut tout de même préserver ce qu’il en reste et les perpétuer pour qu’ils demeurent les éternels témoins de l’histoire de la
vieille médina d’Alger.
Asma Bersali
HORAIRES DES PRIÈRES
Alger et ses environs
SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2014
Fadjr……..… 04:48
Chorouk.....…. 06:23
Dohr………… 13:20
Asser……….. 16:23
Maghreb….. 19:09
Îcha……....... 20:34
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 7
CONSTANTINE INFO
RING ALGÉRIE
DU GROUPE ORASCOM
TÉLÉCOM
VILLAGE DE LOISIRS À EL KHROUB
Un timing mal choisi
30 TRAVAILLEURS DANS
UNE IMPASSE DEPUIS 4 ANS
● Après la fin des vacances et à quelques jours de la rentrée scolaire, l’idée de
lancer une telle initiative, pour une durée d’un mois, est quelque peu saugrenue
● Les horaires d’accès à cette structure ne conviennent guère pour une population, qui souffre chaque jour pour trouver un moyen de transport.
T
PHOTO: ELWATAN
A
près une longue attente et une
visite ministérielle annulée, le
village de loisirs a été enfin inauguré mercredi dernier par le ministre de
la Jeunesse au lieudit La Pinède dans
la commune d’El Khroub. Quoique
l’initiative soit louable, le timing choisi
pour la tenue de ce genre d’activités est
inadéquat puisque, la reprise des cours
des trois paliers scolaires, est prévue
pour ce dimanche.
Les enfants de la ville du Vieux Rocher
ont quasiment consommé leurs jours
de vacances. Cette détente qui a coûté
à l’Etat pas moins de 100 millions de
dinars, risque de passer pour un non
événement pour des milliers d’enfants
notamment les scolarisés. Le mauvais choix du timing n’est pas le seul
inconvénient, le transport en est un
autre. Lors de l’inauguration qui a eu
lieu dans la précipitation, il faut le
dire, le maire d’El Khroub Abdelhamid Aberkane, nous a affirmé que le
transport est uniquement l’affaire du
visiteur, selon ces propres dires : «les
familles doivent compter sur les bus
et taxis desservant la région stationnant non loin du village». Et pourtant
le ministre a déclaré aux journalistes
que «son département et les autorités
locales feront de leur mieux pour le
renforcement du transport». En tout cas
la question du transport n’est pas une
Le projet a coûté 100 millions de dinars
chose à négliger surtout que le village
reçoit les enfants entre 16h et 23h. Ce
qu’il faut savoir c’est qu’à ce moment
même, les transporteurs commencent à
déserter les lieux de stationnement. Par
ailleurs, il n’est plus possible pour les
enfants des autres communes, notamment Constantine, de rejoindre ce lieu
à cette heure, dans une ville où les gens
sont préoccupés par la rentrée scolaire,
alors que les moyens de transport sont
pratiquement inexistants en fin d’après-
midi. A l’occasion, des chapiteaux renfermant des jeux ont été installés dans
ce lieu de verdure «historique» longuement abandonné, mais qui n’a pas été
suffisamment aménagé au vu des pistes
poussiéreuses servant d’accès. Dans le
même cadre, il a été décidé l’installation
d’une piste pour patinage et des jeux de
vidéo plutôt intéressant. Ces deux derniers loisirs sont abrités par le centre de
jeunes se trouvant à la cité 1600 Logements d’El Khroub. O.-S. Merrouche
PROJET DE LOGEMENTS AADL À DIDOUCHE MOURAD
Le site de Ratba jugé inadapté
L
e projet de réalisation de 6000 logements selon la formule
AADL au lieudit Ratba dans la commune de Didouche
Mourad est, le moins qu’on puisse dire, très mal engagé.
C’est ce qui ressort des propos tenus, sous le sceau de l’anonymat, par des ingénieurs du service technique de l’AADL de
Constantine. Le site choisi pour abriter cet important projet,
qui est une terre agricole déclassée par une commission interministérielle, comme nous l’a confirmé Tahar Boucheham,
maire de Didouche Mourad, s’est avéré en effet très difficile
de par la nature mobile du sol. «Des travaux de terrassement
et de confortement, longs et onéreux, doivent être engagés
pour stabiliser le terrain», affirment nos interlocuteurs. Ces
derniers dénoncent à ce titre la décision des autorités quant
au choix de ce site jugé pour le moins inadapté d’autant que
ces mêmes autorités leur mettent une pression considérable
pour finaliser au plutôt les études techniques et engager les
travaux. Ces mêmes techniciens n’ont pas manqué d’exprimer
leur inquiétude sur la faisabilité du projet inscrit à Didouche
Mourad, en rappelant le sort des tours réalisés à la cité Boussouf il y a près de deux décennies où un important glissement
de terrain a été tardivement décelé, et qui sont désormais à
l’abandon.
F. Raoui
MATERNITÉ DE SIDI MABROUK
La réouverture prévue fin octobre
C
’est officiel, la réouverture de la
maternité de Sidi Mabrouk est prévue
pour la fin du mois d’octobre et la structure sera inaugurée par le ministre de la
Santé, selon le directeur de cet établissement hospitalier spécialisé (EHS), Hacène
Brania. En effet, le directeur, lui aussi,
impatient de reprendre du service, notamment avec le déplacement de son personnel ainsi que des équipements à l’hôpital
Mohamed Boudiaf, à El Khroub, et ce
depuis le 16 mars dernier, nous dira : «Ce
déplacement, bien que nécessaire, a été
pour nous une grande épreuve puisque,
nous avons déplacé, en plus de l’ensemble
de notre personnel, toute la logistique y
afférente, y compris la nourriture, ce qui
n’a pas été sans quelques anicroches avec
le personnel de l’hôpital ; c’était prévisible du fait d’une surcharge qu’il était
difficile de gérer ; actuellement, alors que
les travaux sont en voie d’achèvement, on
a vraiment hâte de retourner chez nous,
surtout que les travaux de réhabilitation
de la maternité sont probants et nous permettent de travailler dans de meilleures
conditions». Sur un autre registre, notre
interlocuteur nous fait part de l’existence
de nouveaux équipements médicaux,
flambants neufs, dont une bonne partie a
été installée. «Nous avons, selon l’étude
entreprise, encore six lits, gagné ce qui
nous fait un total de 68 places. Mais plus
important demeure l’extension que nous
avons prévue et dont les travaux ont
été malheureusement suspendus à cause
de certains câbles et autres conduites
relevant des services de la SDE», a révélé
notre interlocuteur. En outre, ce dernier
nous assure que la sécurité a eu sa part,
notamment avec les systèmes de détection
de feux, ainsi que le choix de peintures
ignifuges. En somme, la maternité est aux
normes requises en la matière. Toutefois,
le directeur ne manquera pas de nous
souligner que malgré tous ces efforts,
notamment financier où le montant est
de l’ordre de 40 millions de dinars, les
sages-femmes devront faire face à plus
de 150 accouchements par jour, quoique
les conditions sont nettement meilleures.
Il est à signaler que ces travaux ont été
prévus en 2009 et c’est justement à cause
de cette cadence effrénée que les pouvoirs
publics n’ont pu prendre une décision et
c’est, malheureusement à la faveur des
incidents qui ont émaillé la maternité
que l’on a décidé, enfin à entamer les travaux. L’ouverture de cette structure sera
une véritable bouffée d’oxygène pour la
maternité du CHU et celle de l’hôpital
d’El Khroub, au bord de l’asphyxie. A
noter enfin que la maternité du CHU
sera fermée pour des travaux, similaires,
certainement après l’ouverture de celle de
Sidi Mabrouk.
N. Benouar
rente employés dans la wilaya de Constantine et deux
cents quatre vingt (280) employés à l’échelle nationale, de
l’entreprise Ring Algérie du groupe Orascom Télécom (affilié
à Djezzy), sont dans une situation confuse et souffrent de plusieurs désagréments administratifs, avons-nous appris auprès
de Dhiya Eddine Belkhodja, travailleur au sein de la direction
mentionnée à Constantine. Selon ses déclarations, ces perturbations ont commencé après le fameux match Algérie-Egypte
comptant pour les qualifications de la coupe du monde 2010.
«La situation est devenue de plus en plus grave en janvier 2011
quand tous les sièges de cette entreprise ont été fermés sans
régler la situation des travailleurs», a-t-il déclaré. Il nous a souligné aussi que les travailleurs sont en cessation de travail depuis
quatre ans, sans avoir des explications de la part des gérants qui
ont pris la fuite vers l’Egypte. Depuis, les employés recevaient
leurs salaires régulièrement sans pouvoir obtenir des fiches de
paye, et cela leur a causé plusieurs problèmes. «Nous avons
rencontré plusieurs difficultés et complications administratives,
tel le renouvellement de la carte Chifa, le dossier du visa ou
autre. En plus nous n’avons même pas pu trouver un autre travail, car nous sommes encore assurés par le groupe Orascom ;
aucune entreprise ne veut nous embaucher car ce sera un cumul
de fonctions. Il n’ y a pas une seule personne avec qui on peut
communiquer», dira-t-il. «L’avenir de ces pauvres gens reste
toujours incertain où l’ambiguïté et la mauvaise gestion les
empêchent de régler leur situation, mais ce qui est pire encore
c’est qu’ils ne sont plus payés depuis presque une année, et aucun responsable n’a voulu trouver une solution à ce problème»,
nous a expliqué Bellami Hamza chargé des conflits sociaux au
niveau de l’UGTA de la wilaya de Constantine.
Ce dernier nous a avoué aussi que les travailleurs ont créé une
section syndicale au sein de l’agence, mais ils étaient menacés
par la suspension et harcelés pour se résigner. Effectivement,
cette section n’a plus d’existence. «Selon la loi, une entreprise
en faillite ne peut déposer son bilan sans qu’elle prouve que ses
employés ont été complètement payés. Alors comment se fait-il
que les gérants n’ont pas été poursuivis en justice, alors qu’ils
sont hors Algérie actuellement ?» se demande Dhia Eddine
Belkhodja.
Yousra Salem
UN HOMME MEURT
SUITE À LA CHUTE
D’UN MUR
U
n homme, N.A., âgé de 37 ans est décédé, jeudi à 13h, dans
la localité de Fentaria, près du complexe Sonacome, dans
la commune d’El Khroub, suite à la chute d’un mur, selon les
services de la Protection civile. Un autre homme, qui serait probablement le père de la victime, âgé de 63 ans, a été également
blessé. Alors que les services de la Gendarmerie ont ouvert une
enquête pour déterminer les causes de cet incident, le corps du
défunt a été admis à la morgue de l’hôpital d’El Khroub où le
blessé fut également évacué.
S.A.
UN ENFANT
MORTELLEMENT PERCUTÉ
PAR UNE VOITURE
L
e drame est survenu jeudi à 15h30, sur la RN5, route de Ain
S’mara, près d’un restaurant, situé à quelques kilomètres de
la sortie de la cité Boussouf. Se trouvant en visite familiale chez
des proches, le jeune F.Islam, âgé de 9 ans, originaire de Oued
Seguen dans la wilaya de Mila, a été violemment percuté par
une voiture traversant cet axe routier à vive allure. Il décèdera
sur le coup, selon les services de la Protection civile. La même
source précise que le véhicule à l’origine de cet accident n’a pas
été retrouvé sur place. La dépouille du jeune garçon a été évacuée vers la morgue de l’hôpital d’El Khroub. La Gendarmerie
nationale a ouvert une enquête.
S.A.
El Watan
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Tél/fax : 031 91 22 28
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 7
RÉGION OUEST
EL-BAYADH
AÏN TÉMOUCHENT
Les diabétiques haussent
le ton
Les urgences médicales
surchargées
L
es malades diabétiques revendiquent une maison des diabétiques depuis que leur association a été saisie de l’ordre de quitter le lieu qu’elle occupe, leur maison au sein de la polyclinique
Abou Bakr Belkaïd à Aïn Témouchent. Ils sont dans l’embarras.
Le calvaire est intense chez la catégorie des personnes âgées et
illettrées qui sont effectivement dans la tourmente. Pis encore, le
siège de leur association situé dans une cité marquée par l’insécurité a fait objet de plusieurs actes de sabotage selon la présidente
de l’association. La présidente trouve énormément de difficultés
pour recevoir ses adhérents. Leur nombre a dépassé les 12.000
malades diabétiques à l’échelle de la wilaya selon les statistiques
en possession de l’association, a confirmé la présidente. En
réponse, le directeur de l’entreprise publique de santé de proximité d’Aïn Témouchent Dr Berrabah Mohamed a rassuré hier ces
malades : «Une maison de diabétique sera relogée dans une partie
de l’ancien siège de la direction de la wilaya de la santé. Elle sera
équipée en matériels de soins et de médecins spécialistes pour une
prise en charge totale. Le malade n’aura pas à errer entre les salles
de soins.
O. Salem
● Le service des urgences médicales de l’hôpital d’El Bayadh n’a pas les moyens
pour faire face au nombre de plus en plus croissant des malades.
T
Un présumé meurtrier
arrêté
A
PHOTO: D.R.
âche décidément ardue
que celle réservée quotidiennement aux deux
seuls médecins généralistes,
chargés d’assurer le service
des urgences à l’hôpital «Mohamed Boudiaf» du chef-lieu
de la wilaya, qui ne savent
plus sur quel pied danser dans
ce qu’ils qualifient de fourmilière au lieu de service des
admissions en urgence. Des
malades souffrants ne savent
plus à qui s’adresser, traînant
et gisant à même le sol dans
d’étroits couloirs, des infirmiers urgentistes qui perdent
le nord face à des vagues de
cas graves qui submergent
leur service avec deux seuls
médecins généralistes pour
y faire face avec des moyens
dérisoires. Tel est le spectacle déplorable qu’offre en
permanence ce service censé
accueillir et faire face aux
cas les plus graves et les plus
urgents et c’est dans un brouhaha et un charivari indescriptibles que vont et viennent ces
deux seuls médecins dépassés
par le flux des malades, tout
en faisant face à la colère des
accompagnateurs.
Il faut hélas reconnaître que la
descente aux enfers du secteur
de la santé dans cette wilaya,
lequel compte pas moins de
35 unités sanitaires, a été entamée au début de l’année 2011.
L’hôpital de 80 places fait
figure de bouée de sauvetage d’une population locale
estimée à plus de 120 000
âmes, sans compter celle issue
de la zone rurale et qui ne
compte dans ses rangs qu’une
poignée d’infatigables médecins généralistes sachant qu’il
enregistre un déficit criard
et sans précédent en matière
Les urgences médicales sous pression
de spécialistes neurochirurgiens, cardiologues et traumatologues, et cet état de fait ne
semble nullement figurer sur
l’agenda de la D.S.P., enfin
pour le moment. La direction
de la wilaya de la santé et
de celle de cet établissement
hospitalier se sont contenté de
procéder à des aménagements
d’ordre esthétique ou d’entretien des carrés et espaces verts
au sein de cet établissement
hospitalier à telle enseigne
que les responsables en ont
fait l’une de leur première
priorité et ceci, au détriment
des patients abandonnés dans
de minuscules piaules en attente de passer dans la salle
de soins et cela peut durer
plusieurs heures pour certains.
La situation de ces deux seuls
médecins généralistes, lesquels ne savent plus où donner de la tête durant toute
la journée, prend l’air d’un
véritable chemin de croix et
nous dit-on, il faut éviter de
ne point tomber malade audelà de vingt heures le soir,
car il n’y a pas âme qui vive
dans cet établissement hospitalier, exceptés quelques
jeunes infirmiers sans armes
ni bagages. Nous avons été les
témoins directs d’un cas très
grave, il s’agit d’une jeune et
dynamique femme-médecin
qui versait des larmes au chevet d’un jeune enfant grièvement atteint, faute de moyens
d’intervention médicaux adéquats et plus particulièrement
de la direction de cet établissement qui ne répond guère
aux doléances des hommes et
femmes en blouses blanches.
L’hôpital est lui-même malade, nous confient avec
amertume et sous le sceau
de l’anonymat des médecins
internistes, eux croisés dans
les travées de cet établisse-
ment où seules des hordes de
chiens errants et de chats de
gouttière y trouvent en permanence le gîte et le couvert
à satiété. Comme seul outil de
travail dont ils disposent, un
stéthoscope pour diagnostiquer les malades et blessés qui
lui tombent par régiments sur
les bras, et pour couronner ce
tableau peu idyllique, certes,
n’omettons pas de signaler
que les deux seules ambulances valides et en état de
marche, sur la trentaine en
mauvais état, éloignées des
regards indiscrets dans une
vaste remise poussiéreuse
dont dispose cet établissement
hospitalier, sont utilisées à
des fins personnelles par les
chauffeurs, plus particulièrement pour les courses et le
marché ou à défaut pour le
transport du personnel médical de sexe féminin ou leurs
proches.
Rafik M.
TIARET
Une fillette agressée sexuellement
par un septuagénaire
L
e juge d’instruction de la première
chambre près le tribunal de Tiaret a
décidé, mercredi, de la mise sous mandat
de dépôt de T.M, âgé de 72 ans, après
avoir fait l’objet d’une plainte d’un parent
d’une jeune fille de 11 ans que l’inculpé
tentait d’abuser sexuellement. Les faits,
selon le communiqué de la SPWJ, ont
pour cadre le populeux quartier «OuedEttolba». Le voisin de la victime a profité
de la présence de la jeune innocente qui
jouait sur une terrasse mitoyenne pour
l’approcher et aller même commettre
l’irréparable, n’eussent été les cris de sa
proie qui a rameuté ses parents et le voisinage. Une violence inouïe qui intervient
à l’heure où un débat national est lancé en
marge de l’élaboration d’un texte de loi
pénalisant lourdement les atteintes aux
femmes et subsidiairement aux jeunes
enfants.
A.F.
AÏN SEFRA
Un nouveau plan de la circulation
C
es dernières années, le
parc véhicule s’est développé de façon exponentielle,
et pour limiter les dégâts
causés assez souvent par les
accidents de la circulation
en milieu urbain, des feux
tricolores ont été récemment
installés dans les principales
artères de la ville d’Aïn Sefra.
Et ce, à l’exemple de la ville
de Mecheria. A cela s’ajoute
une protection des piétons par
des passages cloutés. Notons
par ailleurs que pour dissuader les chauffards de faire de
la vitesse, la quasi-totalité
des ralentisseurs (dos d’âne)
sont réalisés d’une façon
anarchique et ne répondent à
aucune norme visant à assurer
la sécurité des conducteurs,
de leurs véhicules et celle des
piétons.
D.Smaili
Aïn Témouchent, les éléments de la police judicaire relevant
de la Sûreté de la wilaya d’Aïn Témouchent ont réussi, en un
temps très court, à élucider l’affaire du crime commis le soir du 1er
septembre 2014 dans un domicile de la cité des 320 logements à
Aïn Témouchent, ayant coûté la vie au jeune N.G. âgé de 25 ans.
En effet, leur enquête minutieuse a abouti à l’arrestation, le lendemain matin, du jeune H.J.K âgé de 18 ans, qui était un copain de la
victime. L’enquête se poursuit, a indiqué hier un communiqué de
la Sûreté de la wilaya d’Aïn Témouchent.
O. Salem
Un corps d’un homme
découvert pendu
A
ïn Témouchent, un corps sans vie d’un homme âgé de 48 ans
a été découvert durant la nuit du mardi dernier à l’intérieur
d’une habitation située dans la ferme agricole Ben Douma dans la
localité d’Aïn Kihel (15 km à l’ouest d’Aïn Témouchent), a indiqué hier une source sécuritaire de la wilaya d’Aïn Témouchent.
Au sujet de la cause de sa mort, on en parle, sous toute réserve,
d’un cas de suicide par pendaison. Le corps était dans un état très
décomposé. Cependant, les éléments de la gendarmerie d’Aïn
Kihel ont ouvert une enquête sur les circonstances de cette mort.
Ce corps a été transféré aux services des urgences médicales
d’Ahmed Medaghri d’Aïn Témouchent.
O. Salem
CHLEF
61 ha détruits par le feu
61 hectares de forêts ont été détruits par le feu durant les mois de
juillet et août derniers, indique un bilan de la Protection civile. Il
est précisé que l’intervention de la colonne mobile, installée sur le
versant des monts ouest du littoral, a permis de limiter les dégâts et
de sauver quelque 1947 hectares du patrimoine forestier. Les incidents ont été particulièrement enregistrés sur les côtés ouest, allant
de Ténès jusqu’à El Marsa, et les localités de Breira, Mossadek et
Beni Rached, au nord de la wilaya. En tout cas, les pertes recensées cette année sont nettement inférieures aux records enregistrés
en 2012, où pas moins de 7000 ha de couvert végétal avaient été la
proie des flammes.
A.Yechkour
Des trousseaux pour
les élèves démunis
A
Chlef, les trousseaux de fournitures scolaires destinés aux
élèves démunis seront distribués dans leur totalité avant la rentrée scolaire qui aura lieu dimanche prochain. Selon le directeur de
l’action sociale, Salah Bouabdellah, l’opération en question sera
complètement achevée cette semaine, grâce au nouveau dispositif
organisationnel mis en place par la direction, en collaboration
avec les collectivités locales. Elle concerne 33 000 enfants nécessiteux des trois paliers, pour lesquels une enveloppe financière de
5 milliards de centimes a été mobilisée par les services de l’action
sociale et la wilaya.
A.Yechkour
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El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 8
RÉGION CENTRE
RÉGION OUEST DE BLIDA
MITIDJA TENNIS CLUB
DE BOUFARIK (MTCB)
On prépare
la baptisation des rues
Quand le sérieux
donne ses fruits !
D
PHOTO : D. R.
● Chaque commune a vu l’installation d’une commission technique, présidée par le P/APC,
chargée de recenser cités, rues, édifices et autres places publiques.
A Mouzaïa, le problème se posera au niveau du choix des noms de chouhada
C
onformément au décret présidentiel
n°14 /01 du 5 janvier 2014, fixant
les modalités de baptisation ou de
débaptisation des institutions, lieux ou
édifices publics, les APC des daïras de la
région ouest de la wilaya de Blida s’affairent à la mise en place des procédures
réglementaires pour le début de cette opération nationale. C’est ainsi que chaque
commune a vu l’installation d’une commission technique, présidée par le P/APC,
chargée de recenser cités, rues, édifices et
autres places publiques avec pour objectif la dénomination de ces lieux et leur
identification. Au niveau de la commune
d’El Affroun, l’opération connaît un avancement appréciable, comme le souligne
le secrétaire général de l’APC, Toufik
Bensouna. «La procédure, tel qu’énoncé
dans la dernière instruction du ministre
de l’Intérieur et des Collectivités locales,
est appliquée à la lettre, et ce, en collaboration avec les différentes parties concernées», souligne notre interlocuteur. Et de
poursuivre : «Seize noms de chouhada ont
été proposés par la kasma d’El Affroun et
plusieurs rues et établissements ont été
désignés en vue de mettre en œuvre leurs
nouvelles appellations. Pa exemple, la
rue actuellement identifiée par la lettre
‘‘B’’ , qui est située à l’intersection de la
rue Allili Benyoucef et celle de Mohamed
Hacène Tayeb devrait être baptisée rue
Chahid Mohamed Benaoudia. Quant
à la rue désignée provisoirement par
la lettre ‘‘S’’, à l’intersection de la rue
Mohamed Amar Chérif et la rue du 1er
Novembre, elle porterait le nom du chahid
Abdessamed Mohamed Larbi. Les cités
des 100 Logements et des 40 Logements
seront, quant à elles, baptisées respectivement cité Djilali Bounaâma et cité
Mohamed Merhouni. Alors que la rue El
Qods du centre-ville portera désormais
le nom du chahid Ali Lahouel». Rappelons enfin qu’au niveau de la ville d’El
Affroun, l’opération de baptisation des
lieux concernera 13 rues et 3 cités.
TOUT EST FIN PRÊT À LA CHIFFA
A La Chiffa, tout est fin prêt, ou presque,
pour mettre en œuvre le dispositif chargé
de la mise en application de l’opération de
codification et d’adressage de l’ensemble
immobilier d’habitats et autres équipements collectifs. Selon Rachid Laribi,
vice-président de l’APC, il a été procédé
à l’inventaire de tous les lieux non baptisés et des noms de chouhada ont été
proposés par les représentants des moudjahidine. «Les différentes cités de Sidi
Madani, récemment occupées par leurs
locataires, les constructions réalisées
dans le cadre de la RHP ainsi que la cité
du Citronnier sont visées par l’opération
de baptisation», explique notre interlocuteur. Il en sera de même pour la crèche
communale de la localité de Hamdania et
les aires de jeu d’oued Kerrouche qui devront porter les noms de révolutionnaires
de la région, tombés au champ d’honneur. Rachid Laribi nous révélera qu’une
enveloppe de 300 millions de centimes,
allouée du budget communal, a été dégagée en vue de l’installation de plaques de
baptisation et d’indication de lieux. L’élu
local de La Chiffa signalera en outre que
cette opération revêt une importance capitale puisqu’elle permettra de donner vie à
plusieurs quartiers qui n’étaient désignés
que par des repères parfois avilissants.
MOUZAÏA EN RETARD
Si à El Affroun et La Chiffa on s’attelle à
procéder aux dernières retouches en vue
de la mise en application de l’instruction
du Président, à Mouzaïa il n’en est rien. Il
est vrai que la commission technique a été
installée, mais le recensement des cités,
rues et autres édifices publics à travers
la commune n’a toujours pas débuté,
comme nous l’a indiqué le P/APC Rachid
Kerrouche. Pourtant, des établissements
publics, comme la nouvelle bibliothèque,
les deux salles omnisports, des lotissements ainsi que des cités sont concernés
par cette opération. Il en est de même
pour l’installation de plaques indicatives,
puisque toutes les rues en sont dépourvues ainsi que les panneaux de signalisation. A Mouzaïa, le problème se posera
au niveau du choix des noms de chouhada. «C’est toujours les mêmes noms
de familles de chouhada qui reviennent
à chaque fois», souligne un habitant, en
ajoutant : «Plusieurs membres de familles
anonymes ont eux aussi fait la Révolution.
Leurs noms doivent être honorés. Cela,
sans oublier des personnalités locales qui
n’ont pas certes pas fait la Révolution,
mais qui ont marqué l’histoire de leur
ville. Eux aussi méritent des égards et de
la reconnaissance.»
Abdelkader Lazereg
Insécurité à l’université Blida 2
L
’université Lounissi Ali - Blida 2 - est située à El Affroun,
sur un site idéal dont l’accès est facile de la route nationale
Alger-Oran. «Trop facile même !» semblent penser les militants
de l’Union générale des étudiants libres (UGEL) qui déplorent
les nombreuses agressions physiques et les cas de violence
contre les étudiants de la part de personnes étrangères à l’université (exemple : l’agression à l’arme blanche de cet étudiant
du département de français devant sa salle de cours et qui a
failli lui coûter la vie, ce qui démontre l’absence de sécurité à
l’intérieur du campus). Ils dénoncent aussi le phénomène du
vol à l’intérieur des salles de cours et des pavillons à cause de
la présence d’intrus, puisque la vérification des cartes n’est
pas faite à l’entrée. Les propriétaires de voitures qui pénètrent
dans l’institution ne sont pas inquiétés à l’entrée principale. Les
commerçants illicites qui ont squatté les accès aux pavillons et
les arrêts de bus constituent un danger pour les étudiantes (agressions, harcèlement…). Ils s’inquiètent de l’absence «totale» de
postes de surveillance : l’un des accès n’a ni porte ni poste de
garde. Les quelques agents ne sont pas formés pour faire face
à autant de problèmes à la fois. Les membres de l’UGEL, qui
affirment avoir attiré l’attention des responsables du secteur
sur le problème de l’insécurité, déplorent l’absence de réaction
de la part de ces derniers. «L’université Lounissi Ali, devenue
autonome, a désormais sa direction, ses œuvres universitaires
et sa… cité pour filles, malgré le climat d’insécurité qui y
règne ! Cette décision de laisser les filles dans cet endroit où
la sécurité fait défaut fait craindre le pire aux étudiantes et à
leurs parents». Les représentants de l’Union demandent aux
premiers responsables de déléguer une commission sur les lieux
pour enquêter sur l’insécurité à l’université d’El Affroun et les
cités universitaires qui lui sont rattachées de revoir le décision
de transférer les étudiantes à la cité universitaire El Affroun 3,
jusqu’à ce que la sécurité soit rétablie, et de faire participer les
«partenaires sociaux de Blida 2» dans les concertations et les décisions de l’université pour permettre à l’étudiant d’avoir sa part
de responsabilité dans le groupe. «L’UGEL continuera de suivre
l’affaire. Elle pèsera de tout son poids – syndical – et usera de
toutes les voies légales pour préserver les acquis et les privilèges
de l’étudiant algérien», conclut le communiqué de l’Union des
étudiants.
Rahmani Mohammed
epuis son inauguration officielle (agrément en 1992),
le MTCB (Mitidja Tennis Club de Boufarik) a été sacré
champion d’Algérie une vingtaine de fois, en simple et en
double. Cette école de tennis, avec ses quatre courts, a formé 280
athlètes (130 filles et 150 garçons) toutes catégories confondues
en 2013/2014. Pendant des années, les athlètes ont évolué dans
des conditions déplorables : milieu inadéquat pour la pratique
du sport, clôture en ronces, alentours défavorables, vestiaires en
piteux état.
Depuis la visite du wali, en 2010, et l’inscription d’un bloc dans
le cadre de l’aménagement du club, des vestiaires (hommes et
femmes), une cafétéria, une salle de musculation, une infirmerie,
deux salles de cours équipées de l’outil informatique, une salle
polyvalente et un bureau ont rendu cette structure plus opérationnelle.
Rencontrés sur le site, Bouabdallah Mohamed, président de la
Fédération de tennis, et Bendar Hocine, président du club, d’un
commun accord demandent un cinquième court : «avec ce terrain supplémentaire, nous pourrons organiser des rencontres
internationales. L’école et le club auront plus d’ampleur. Ce
serait rendre justice au sérieux et au travail de cette jeune équipe
qui veut aller loin !». Le président du club déplore l’inexistence
d’une chaudière au niveau de l’école : «Les sportifs ont besoin
de prendre leur douche après les exercices au niveau de l’école».
Le wali de Blida a profité de son passage au club pour honorer
deux benjamins (de 12 ans), membres de l’équipe nationale
de tennis, qui ont participé au Championnat arabe qui s’est
déroulé du 10 au 18 août 2014 au Maroc : Rachid Benbelka, 3e
par équipe, champion d’Algérie en 2012, en poussins, en simple
et en double, et Dahmani Ikram, finaliste en simple et vainqueur en double. Il a aussi honoré le doyen du tennis algérien,
Mahmoudi Abdeslam, au riche palmarès, qui fait des envieux
dans le monde du tennis. Le Mitidja Tennis Club de Boufarik, son
staff, ses athlètes et les parents des plus jeunes qui participent à
la vie et l’essor de cette école exemplaire nous réconcilient avec
le sport en général et le tennis en particulier. Le MTCB est un
exemple de travail, de dévouement, de volontariat et de réussite.
Une équipe à encourager, un modèle à suivre.
Rahmani Mohammed
Le MSAN se généralise à
Blida
la wilaya de Blida sera couverte par les équipements
Toute
MSAN, ce qui permettra une amélioration significative de la
qualité de la connexion Internet ainsi que la disponibilité immédiate de cette commodité (avant il fallait attendre son tour à cause
de la saturation du réseau). Cela permettra aussi de réduire les
vols de câbles (9 milliards de centimes de pertes à l’entreprise
lors des 4 dernières années), et éviter par la même occasion les
coupures téléphoniques et d’Internet. D’après Achouri Salim,
directeur d’Algérie Télécom Blida, 34 équipements MSAN ont
été déjà installés dans 8 localités de la wilaya de Blida. Ce nombre
atteindra, selon lui, 70 d’ici fin 2014, alors que la couverture
générale en MSAN est fixée à fin 2015. Les 34 nouveaux MSAN
représentant 27 156 accès ont permis d’enrichir le réseau téléphonique d’Algérie Télécom Blida, lequel a atteint 131 676 lignes
reparties sur 84 119 clients au service téléphonique et 46 919 au
service Internet, 276 kiosques multiservices (taxiphones), 126
publiphones et 93 cybercafés.
Brahim B
LAGHOUAT
Des entrepreneurs
lésés
es entrepreneurs relevant du dispositif «Blanche Algérie»,
D
dans la wilaya de Laghouat, dénoncent, encore une fois, le
retard du paiement de leurs dus, et ce, depuis mai dernier. «Nous
avons effectué des travaux et nous voulons être payés. C’est
notre droit quand même», réclament-ils. Ces chefs de chantier
affirment qu’ils ont alerté tous les responsables sur ce contentieux qui demeure en suspens, mais en vain. Aujourd’hui, ils
demandent l’intervention du wali pour dénouer cette situation
qui les pénalise. «J’attends toujours qu’on me paye. Comment
voulez-vous que j’enclenche d’autres travaux, alors que n’ai
pas encore eu mes anciens dus. J’ai des ouvriers et des impôts
à payer, des factures à honorer et puis, j’ai aussi mes charges
personnelles», s’inquiète un entrepreneur de la commune de Sidi
Makhlouf, dont des travaux d’entretien des espaces verts et de
ramassage d’ordures ont été achevés par son entreprise.
Taleb
Badreddine
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 8
RÉGION EST
PROJET DES LOGEMENTS FNPOS À BISKRA
LA RENTRÉE SCOLAIRE
À L’EST
Un calvaire qui n’en finit
pas pour les bénéficiaires
Le syndrome de Boumeguer
à Batna
D
● Le projet présente l’aspect d’un chantier abandonné, alors que certaines
parties demeurent au niveau de fondations.
PHOTO: EL WATAN
L
ancée il y a plus de dix
ans, la construction de
100 logements par le
biais du Fonds national de péréquation des œuvres sociales
(FNPOS) à «Haï courses»
dans la zone ouest de Biskra,
est encore à un état larvaire,
peut-on constater.
En dépit des instructions de
la wilaya et des promesses
répétées des responsables du
FNPOS, dont la direction
est basée à Batna, de régler
le problème en 2013, force
est de reconnaître que cette
formule, ayant à l’origine la
visée de faciliter l’accès à un
logement aux fonctionnaires
aux revenus limités, s’avère
un échec retentissant. En
effet, en lieu et place de logements finis et habitables, ce
quota de logement présente
l’aspect d’un chantier abandonné. Même si quelques
pères de familles ont choisi
d’habiter leurs logements
semi-finis, car ils n’avaient
L’opération a été un échec total
pas d’autres alternatives, de
nombreux autres appartements demeurent au niveau
des fondations.
Abderahmane Almi, concerné par ce projet est au bord
de l’apoplexie quand il en
parle. «Nous attendons ces
logements pour lesquels
nous nous sommes saignés
les veines depuis de longues années, Je suis devenu
grand-père et je vis avec
mes filles dans une chambre
exiguë. Chacun des intervenants dans ce projet se
rejette la balle au sujet des
retards et des défaillances
des entrepreneurs, sans que
nous sachions où se trouve
réellement le problème qui
empêche la finalisation de
ces logements.», clame-t-il.
H. Moussaoui
BISKRA
Décès du chef de la daïra
de Tolga
L
e chef de la daïra de Tolga, Omar
Zeriaa, est décédé, jeudi à Ghardaïa
en son domicile familial, des suites d’une
longue maladie contre laquelle il luttait
courageusement depuis des mois, a-t-on
appris de la cellule de communication
de la wilaya de Biskra. En poste depuis 4
ans à la tête de la daïra de Tolga regroupant la commune éponyme, Lichana,
Bordj Ben Azzouz et Bouchagroune, le
défunt âgé de 62 ans était un travailleur
acharné, ayant le sens de la responsabilité
et du respect des employés de l’administration locale et des citoyens de tous
bords, témoignent ses proches collaborateurs et les habitants des oasis citées
ayant le sentiment, disent-ils, d’avoir
perdu un homme d’une grande valeur,
n’hésitant pas, bien que diminué par la
maladie, à venir s’enquérir régulièrement
des affaires de la cité.
H.M.
ANNABA
MILA
Démolition de six
constructions illicites
UN ADOLESCENT
SE NOIE À OUED
EL KEBIR
L
es services de la commune de Sidi
Amar ont procédé jeudi à la démolition
de six habitations construites illicitement
sur un terrain domanial par des riverains
dans la localité de Hadjar Eddis, a-t-on
constaté sur place. L’opération s’est déroulée en présence des éléments de la Gendarmerie de la brigade locale, renforcés
par deux sections d’intervention de la
Gendarmerie nationale, sur réquisition du
président de l’APC de Sidi Amar. L’intervention qui a mobilisé de gros moyens a
été précédée d’un recensement effectué
par une commission mixte composée des
services de la DUC, de la daïra, de l’APC
et des services de sécurité.
L. Azzouz
BORDJ BOU ARRÉRIDJ
Des habitants réclament
un meilleur cadre de vie
L
es habitants de la cité 350 Logements plus connue par «Dallas», en
plein centre-ville de Bordj Bou Arréridj,
réclament la réfection des canalisations
d’assainissement. En effet, le réseau existant date, d’après les citoyens interrogés,
des années 1980, sans être jamais être
rénové. Les habitants se plaignent des
odeurs nauséabondes qui se dégagent des
égouts à ciel ouvert. De plus, les risques
de maladies à transmission hydrique et
autres maladies qui peuvent être transmises par les mouches et les moustiques
qui y pullulent, planent. «Nous avons
adressé des requêtes au P/APC, au chef
de daïra et même au wali, mais en vain.
Vous savez, notre cité est le dernier des
soucis du maire. Sans cela, comment
peut-on expliquer le fait que malgré nos
incessantes doléances, aucun écho ne
nous est parvenu?», s’interroge un des
protestataires.
A.B.
Un collégien de 15 ans,
répondant aux initiales
M.H., a trouvé la mort,
ce jeudi vers 15h 10, alors
qu’il faisait trempette dans
les eaux d’Oued El Kebir,
au niveau de la source
thermale de Beni Haroun,
au nord-ouest de Mila, a-ton appris de la Protection
civile. La victime, élève
dans un collège de la
commune de Chigara,
nageait dans les eaux
profondes du cours d’eau
en compagnie d’un groupe
d’amis, quand elle se
noya. Alertés, les services
de la Protection civile de
Grarem Gouga, secondés
par une équipe de
plongeurs, se sont rendus
sur les lieux et ont repêché
le corps sans vie du feu
collégien. Une enquête
a été ouverte.
B.K.
ans la wilaya de Batna, le cadre pédagogique est prêt pour accueillir
plus de 300.000 élèves, le quart de la population de la wilaya, dans
879 établissements, selon Salah Chihab, directeur de l’éducation. Pas
moins de 6 lycées et 2 collèges seront ajoutés à ces derniers, avec des
directeurs qui viennent de terminer leur formation.
Le transport scolaire est opérationnel et comble les besoins des élèves.
Les cantines sont fonctionnelles mais manquent de personnel. Le
nombre de livres scolaires est suffisant et tous les titres sont disponibles
hormis celui de l’italien pour les classes de terminale. La distribution
des livres sera gratuite pour les démunis et les enfants de profs. La prime
de solidarité sera distribuée aux démunis avec la participation de la
direction de l’action sociale (DAS). Mais est-ce là l’image de la réalité
du terrain ? La question se pose avec acuité, surtout qu’il a fallu que le
DE soit interpellé par le wali pour lui signifier les insuffisances, parfois
graves, dans le secteur. Il s’agit des systèmes de chauffage notamment
dans les établissements des régions reculées de la wilaya.
Le wali a rappelé qu’à cause de ce type de manquement 27 élèves ont
failli périr par asphyxie l’année passée à la commune de Boumeguer,
dans la daïra de N’gaous, suite à une fuite de gaz. En ce sens, le wali a
aussi signifié aux responsables de la Protection civile, qu’il faudra être
plus vigilant lorsqu’il s’agit de leur rôle dans la commission d’octroi des
certificats de conformité.
Sami Methni
Des lacunes persistantes à Jijel
S
i l’on se réjouit dans la wilaya de Jijel du bon déroulement des
préparatifs pour la rentrée scolaire prévue pour ce dimanche,
avec notamment l’ouverture de 82 classes dans le cycle primaire et la
réception de deux demi-pensions et trois salles de sport, des lacunes
sont toujours persistantes. Et pour cause, une bonne partie des 156 421
élèves recensés dans les différents cycles ont toujours besoin de transport scolaire, de chauffage dans leurs salles de cours et de bien d’autres
commodités pour suivre leur scolarité dans des conditions idéales. Lors
de la réunion, présidée par le wali, Ali Bedrici, il a été question de la
mise à jour du système de chauffage dans les établissements scolaires en
prévision de l’hiver. La direction des équipements publics évoque à ce
sujet le raccordement au réseau de gaz de ville des établissements non
encore raccordés d’ici le mois de novembre. Si on annonce, par ailleurs,
que la moyenne du taux d’occupation par classe est de 25 pour le primaire et 30 pour le moyen, les salles de cours de certains établissements
sont surchargées. Dans le volet solidarité, on recense, 65 000 élèves qui
vont bénéficier de la prime de 3000 DA, en plus des 9500 trousseaux
scolaires qui vont être distribués par la DAS.
Adam S.
383 056 élèves attendus
à Sétif
L
e secteur de l’éducation de la wilaya de Sétif s’apprête à accueillir
plus de 383 056 élèves dont 48 689 nouveaux potaches. En plus du
nombre d’inscrits (le plus élevé à l’échelle nationale), le secteur vient
de recruter 2636 enseignants (2046 pour le primaire, 490 pour le moyen
et 100 au profit du secondaire). En matière d’infrastructures d’accueil,
l’on notera l’ouverture dans un premier temps d’un lycée à Mahdia
commune d’Ain Arnat et un autre à El Eulma. Constituée d’un lycée
à El Hidhab (Sétif) d’une capacité de 1000 places, d’un CEM de 400
places à Guellal (daïra d’Ain Oulmene) et d’un autre de 700 places à
El Hidhab (chef-lieu de wilaya), une deuxième vague d’infrastructures
sera livrée avant la fin du mois de septembre en cours.
Il s’agit d’un programme qui comprend 10 lycées, 8 CEM, 16 écoles
primaires, 17 cantines et autant de salles de sports qui seront réceptionnés durant l’année scolaire 2014-2015. «Concernant l’outil pédagogique, notamment le livre scolaire, l’opération qui a débuté au mois
de mars dernier est presque achevée. Tous les établissements scolaires
de la wilaya ont reçu leur quota. Tout comme la prime de scolarité de
3000 DA. Une enveloppe de 396 millions de dinars concernant 132000
élèves, a été débloquée. Son versement se fera avant la rentrée»,
souligne Saad Merazig, nouveau secrétaire général de la direction de
l’éducation.
Kamel Beniaiche
Sous de bons auspices
à Souk Ahras
U
ne réunion de travail tenue récemment à la wilaya en présence des
membres de l’exécutif et des élus locaux, a été une occasion pour le
wali d’expliquer les moyens déployés pour assurer la réussite de la rentrée scolaire 2014/2015. Il a déclaré à ce sujet que la rentrée connaîtra
l’ouverture de trois groupes scolaires et de sept lycées. «Il sera mis fin
graduellement au problème de surcharge des classes dans les lycées», at-il indiqué, avant d’ajouter que la couverture en matière de distribution
du livre scolaire et de la prime de solidarité atteindra les 100%, car les
moyens matériels existent. Il ajoutera dans le même contexte que cette
année sera celle de l’ouverture de sept nouvelles UDS (unité de dépistage scolaire) et que le problème du transport scolaire sera résolu dans
les zones reculées de la wilaya. «Les P/APC sont appelés à renforcer
leurs moyens existants par l’appel à des transporteurs privés dans le
cadre des conventions», a-t-il souligné.
A.Djafri
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 8
RÉGION OUEST
ORAN
TLEMCEN
Algérie Télécom promet
un meilleur service
Les mal-logés interpellent
le ministre de l’Intérieur
S
● La population a exprimé le vœu d’avoir un droit de regard sur les listes
des bénéficiaires.
PHOTO: D.R.
L
e relogement des habitants du quartier les
Planteurs a été l’étape
la plus importante de la
visite à Oran du ministre
de l’Intérieur Tayeb Belaiz
qui s’est entretenu avec des
habitants qui l’attendaient à
l’occasion. 500 logements
devraient être distribués
avant la fin du mois d’octobre en attendant la livraison de 4 000 autres en cours
de réalisation. L’opération
sera forcément graduelle
car, en tout, 11000 unités
sont prévues pour ce quartier qui en compte 20 000
habitants. La population a
par ailleurs exprimé le vœu
d’avoir un droit de regard sur
les listes des bénéficiaires.
Le relogement des habitants
de ce quartier insalubre a été
décidé il y après d’une vingtaine d’années mais seule
une partie de la promesse a
été tenue. «Lors de sa visite
à Oran en 2008, le président
de la République a lui-même
ordonné la construction de 6
000 logements mais 6 années
Tayeb Belaiz, ministre de l’Intérieur
après, je constate que rien
ou presque n’a été fait»,
s’étonne le ministre de la
République lors d’un point
de presse organisé au Sheraton, à l’issue de son périple
(inauguration d’un CEM à
Ben Freha, supervision d’un
projet de 8 000 logements à
El Barki, entre autres). En
contrepartie, Tayeb Belaiz a
prévenu contre toute tentative d’occupation des locaux
de l’administration publique
(APC, etc.) ou blocage de la
circulation en indiquant que
«les voies de recours existent
toujours pour résoudre les
problèmes et même les cas
d’injustice».
Selon lui, alors que des textes
spécifiques sont déjà prêts, la
mise en action du concept de
«démocratie participative»
impliquant la société civile
ou même le simple citoyen
dans la gestion des affaires
courantes sera effective incessamment, vers la mi-septembre. Cette idée, qui n’est
d’ailleurs pas nouvelle, a fait
réagir un observateur pour
qui «il faut d’abord garantir
la démocratie tout court avec
ce que cela implique comme
alternance au pouvoir et bon
fonctionnement des institutions avant d’aller vers des
idées développées ailleurs.
BÉCHAR
Un artiste sombre dans la précarité
d’un logement social mais en vain.
Mais le comble de son malheur c’est
l’attaque hémiplégique qui a paralysé
tout un côté de son corps et dont il a
fait l’objet il y a quelque temps. Cette
maladie a obligé l’humoriste à ralentir
ses sorties et restreindre la production
de ses spectacles. Sa situation sociale
s’aggrave frôlant ainsi la mendicité.
Nombreux de ses fans n’arrivent pas
à admettre le silence des autorités
locales pour lui venir en aide afin de
surmonter ses dures épreuves et certains imputent sa situation à l’ingratitude des officiels qui l’ont toujours
invité à animer des spectacles mais
qui se détournent aujourd’hui de l’humoriste quand sa santé chancelle. L’artiste
finira-t-il par être enfin secouru et sauvé
du désespoir qui le ronge ? M.Nadjah
PHOTO: D.R.
D
riss Belghanami est un artiste
humoriste connu sur la scène
locale et nationale depuis une vingtaine d’années. L’humoriste, qui
organise et anime des spectacles du
rire, compte de nombreux admirateurs dans la région. Ses spectacles
qui attirent des foules nombreuses se
déroulent généralement à la maison
de la culture lors des fêtes nationales
et des fêtes privées. Aujourd’hui, il
vit dans une situation sociale extrêmement précaire et survit grâce à la
générosité de certains établissements Driss Belghanami, artiste humoriste
et donateurs car sa pension modique
attribuée mensuellement par son
se trouve, avoue-t-il humblement, dans la
ancien employeur (établissement public) gêne pour recevoir chez lui ses fans et
ne lui suffit pas de subvenir à sa famille admirateurs dans un logis indécent. Malcomposée de sept personnes. Sa précarité gré des promesses qui lui ont été faites,
sociale est encore plus manifeste lorsqu’il il attend depuis des années l’attribution
SIDI BEL ABBÈS
La guerre contre la fièvre aphteuse
est loin d’être gagnée
L
’inspection vétérinaire de
Sidi Bel Abbès vient d’entamer la dernière ligne droite
devant parachever l’opération de vaccination du cheptel bovin contre l’épizootie
de la fièvre aphteuse. Au
cours de cette ultime phase
de l’opération préventive qui
avait été interrompue par une
période de flottement due à
l’épuisement inattendu des
stocks de vaccins, les équipes
vétérinaires déployées à cet
effet auront à sillonner les
différents sites d’élevage restants pour y vacciner, dans
les délais les plus rapprochés,
quelque 25 000 têtes bovines.
Une véritable course contre
la montre dans la mesure
où, compte tenu de la situation éparse qui caractérise
précisément les zones d’élevage bovin, les vétérinaires
devraient, pour ce faire, se
rendre dans les contrées rurales les plus reculées de
la wilaya. Selon une source
proche de l’inspection vétérinaire, la campagne vaccinale qui avait été lancée, à
la mi-août dernier devrait
se solder, à terme, par l’immunisation de plus de 40
000 têtes bovines contre les
risques de contamination de
la fièvre aphteuse. L’opération qui a nécessité la mobi-
lisation d’importants moyens
humains et matériels devrait,
croit-on savoir, s’étaler sur
une dizaine de jours seulement. Elle devrait, relève-ton, être sanctionnée par une
réunion évaluative qui devrait
permettre aux responsables et
cadres locaux concernés, de
se concerter sur d’éventuels
points noirs et autres facteurs
impondérables recensés sur
le terrain.
M.Habchi
’exprimant à l’occasion d’un point de presse organisé mardi
dernier par la direction opérationnelle des télécommunications
de la wilaya, relatif au bilan semestriel de ses différentes réalisations,
Boughendja Djelloul, premier responsable de cette entreprise, a d’emblée souligné que l’amélioration permanente de la qualité de service à la
clientèle et la mesure de la satisfaction du client sont plus que jamais au
centre des préoccupations de son entreprise.«C’est pour cela d’ailleurs
que nous avons mis en place un système de collecte et de traitement des
informations provenant de nos clients par le biais des différents réseaux
sociaux. Ainsi, nous resterons toujours à l’écoute de nos clients pour
améliorer en constance nos qualités de service», a-t-il signalé. Dans ce
contexte, au plan commercial, l’entreprise ambitionne de se déployer
à travers les 20 daïras de la wilaya par l’ouverture d’agences commerciales, actuellement au nombre de 9 seulement. Toutefois, ce responsable n’omet pas de mettre l’accent sur le vol de câbles qui a occasionné
à l’entreprise non seulement un préjudice financier monumental mais
aussi la privation de centaines de clients du téléphone et d’internet. «Ce
phénomène, combiné aux agressions répétitives subies sur le réseau
par les entreprises des TP, entraîne inéluctablement des coupures qui
parfois nécessitent un temps énorme pour leur rétablissement», se
désole le directeur. Au titre des trois dernières années, le vol de 18 203
km de câbles, représentant une valeur monétaire de plus de 22 millions
de DA, a été enregistré. En matière de réseau d’accès, 18 nouveaux
postes de technologie MSAN, offrant l’accès à 16 662 clients abonnés,
ont été installés durant les derniers mois. Cette dotation, associée aux
anciens équipements en cours de remplacement, atteint une capacité de
raccordement du potentiel de 175 966 lignes dont 55 190 de nouvelle
génération MSAN. Par ailleurs, et dans le cadre de la mise en œuvre de
la stratégie du gouvernement relative au haut débit et très haut débit,
un programme de raccordement en fibre optique de toutes les localités
comptant plus de 1 000 habitants été lancé depuis janvier 2013. Sur
les 87 localités inscrites à travers l’ensemble de la wilaya, 25 sont déjà
raccordées. Il est prévu en outre, d’ici la fin du mois en cours, la mise
en service de nouveaux équipements MSAN et le lancement des ventes
des accès téléphoniques et d’internet au niveau d’Aïn El Hadjar, à Hennya Msala à Chetouane, Betaim, Chebikia et cité Ibn Sina à Maghnia
et Oued Zitoune, Ahl el Ghaffer et Sidi Larbi à Sabra. Les habitants de
ces localités peuvent d’ores et déjà déposer leurs demandes au niveau
des agences commerciales AT. Aussi, M. Boughnedja a révélé que dans
le cadre d’un contrat signé avec le ministre de l’Education, les écoles
primaires peuvent bénéficier gratuitement de la téléphonie et d’un
accès internet ADSL de 1 méga contre un espace mis à la disposition
d’Algérie Télécom pour y implanter ses équipements. Réagissant à une
question relative aux longues files d’attente observées au niveau des
agences commerciales, le directeur évoque les moyens mis en place
pour justement éviter ces longues files: il s’agit, entre autres, de la mise
en place du guichet unique et le service e-paiement. Le client titulaire
d’un compte CCP peut payer sa facture téléphonique, recharger son
compte ADSL en quelques clics.
O.El Bachir
CHU D’ORAN
Un nouveau service
mère-enfant
U
n pôle médical «mère-enfant», dans le cadre du programme portant protection maternelle et infantile et l’application des directives
et les orientations du Département de la Santé et de la Population, a
été créé au niveau du Centre Hospitalo-Universitaire «Dr Benzerdjeb»
d’Oran (CHUO). Selon le chargé de la communication, ce nouveau
pôle médical, avec une structure d’accueil de 400 lits au profit des
mères accompagnées de leurs enfants, est installé à proximité du bloc
de la maternité avec des services relevant du CCI (Clinique de Chirurgie), des urgences infantiles, pédiatriques et la réanimation qui sont en
voie d’achèvement pour être réceptionnées prochainement. Toujours
dans ce chapitre, indique-t-on, de nouveaux pôles médicaux sont
programmés pour assurer et améliorer la prise en charge des malades
au sein du CHUO. D’autre part, à la suite de la communication des
résultats du dernier concours pour le poste de chefs de service, le CHU
d’Oran vient de bénéficier de 13 postes.
L’installation par le Directeur du CHUO, Mr Benali Abdelghafour
qui était entouré du staff médical et administratif et des membres du
Conseil scientifique de ces nouveaux chefs de service, a débuté mardi
à la maternité (Professeur Benroubay) et dans celui des maladies infectieuses (Pr Mouffek Nadjat).
Tegguer Kaddour
Où sortir aujourd’hui à Oran ?
CINÉMATHÈQUE : 10h, séance pour enfants avec la projection du
film de Charlie Chaplin «Le Kid» qui sera suivi à 15 et 18h par le
coup d’envoi du cycle sur le cinéma italien. Deux films sont à
l’affiche : «Mort à Venise» de Luchino Visconti» (1971) et «Parlons
Femmes» d’Ettore Scola (1964).
THÉÂTRE : 15h, projection cinématographique au profit des
enfants d’un film titré «Salli2».
VILLE D’ORAN :10h, organisation d’une série
de rencontres d’activités culturelles à travers plusieurs sites et
esplanades connus de la cité ainsi qu’au niveau de la pêcherie et
T.K.
Santa Cruz.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 9
KABYLIE INFO
13 OUVRIERS
ATTENDENT LEUR
INSTALLATION
ILLOULA OUMALOU (TIZI OUZOU)
Lemsela fête la figue
reize candidats reçus au test de sélection et de
Tde niveau
recrutement comme ouvriers professionnels
1 à l’hôpital de Aïn El Hammam, à 45
● Ce rendez-vous annuel dédié à la figue doit se départir du folklore et aller
vers la concrétisation de véritables projets qui vont développer ce fruit, estiment
des participants.
e coup de starter de la 8e
édition de la culture de la
figue a été donné, jeudi dernier, au village de Lemsela, dans
la commune d’Illoula Oumalou,
à une soixantaine de km, à l’est
de Tizi-ouzou et cela en présence
du président de l’APW, des responsables de la direction de la
culture, des autorités locales, des
services agricoles de la wilaya,
des participants et de plusieurs
dizaines de citoyens venus des
quatre coins de la Kabylie.
La grande place du village s’est
révélée encore une fois trop exigüe pour contenir une affluence
toute en couleurs et avouant-le,
dominée par la gent féminine qui
a arboré ses plus beaux atours.
A l’ombre du vieux frêne du village, le président de l’association
«Tighilt» (La crête) de Lemsela
a souhaité la bienvenue à tous les
hôtes de cette fête qui rassemble,
chaque année, les férus de ce
fruit du terroir.
Les différents intervenants ont
salué ce grand rendez-vous qui
invite la population à goûter et à
apprécier les délices de ce fruit
emblématique. L’intervention du
P/APW est évidemment la plus
attendue car c’est de lui que devraient venir tous les espoirs qui
pourraient booster cette culture
en difficulté. Naturellement,
après avoir dressé un tableau fort
élogieux à l’endroit de l’association culturelle «Tighilt» et la
culture de ce fruit, le responsable
de l’APW annonce que la wilaya
se tient à la disposition de toutes
les associations qui activent dans
PHOTO : EL WATAN
L
Une dizaine d’espèces de figue fraiche ont été exposées
les différents domaines. Il déclare que la promesse d’octroi de
la subvention de l’année dernière
(100 millions de centimes), a été
tenue, que cette année, elle ne
sera pas augmentée mais l’APW
honorera et restera sur la même
dynamique avec une autre subvention de 100 millions de centimes pour la prochaine édition.
Le ton étant donné, les nombreux invités ont entamé une
longue visite des stands d’exposition allant de la figue et autres
produits du terroir, gâteaux
traditionnels, bijoux, poterie,
robe kabyle, tapisserie, herbes
médicinales…etc. sans oublier
le stand de vulgarisation et de
la sensibilisation des jeunes à
la formation professionnelle.
L’exposition sur la figue située
au beau milieu du village, était
la plus visitée. Comparée à l’édition précédente, l’exposition sur
la figue, qui est le point nodal de
la fête, n’était pas très fournie.
A l’exception d’un vieux producteur venu de Chellata (Bejaia), l’absence des producteurs
de Beni Maouche a été très
remarquée.
Sur la quarantaine d’espèces
qui existent en Kabylie, on en a
dénombré qu’une dizaine d’espèces, entre autres : ajanjar,
thaghanimt, thaghlit, thaverkant,
thachevhant, thaâmrawith, avaqus, Avuanqiq, Tisgent, Aqorchi.
On est vraiment très loin du
compte quand on sait qu’en
Kabylie on en dénombre une
quarantaine d’espèces alors que
la Turquie, premier producteur
mondial de figues, dispose de
quelques 600 espèces. Le pré-
sident de l’association culturelle
Tighilt, en dépit des nombreuses
difficultés qui entourent ce rendez-vous, se voulait optimiste.
La fête doit se départir, en effet, du folklore et aller vers la
concrétisation de véritables projets qui vont développer ce fruit.
Il regrette que les deux projets, la
pépinière de figuiers et l’unité de
séchage et de conditionnement
de la figue, que l’association a
déposé au niveau de la wilaya
avec un dossier bien fourni,
bute à encore l’incompréhension
des décideurs depuis trois ans.
«Comment voulez-vous aller
de l’avant», s’est-il interrogé.
Grâce à la mobilisation des villageois, la fête, avec ses relents
appétissants, attire de nombreux
artistes et draine encore une
affluence nombreuse. Kamel K.
AÏN EL HAMMAM
Des citoyens ferment la daïra
U
ne quarantaine de personnes, demandant un recasement, suite à la démolition de leurs locaux, ont procédé mercredi
dernier, à la fermeture du siège de la daïra de
Ain El Hammam, empêchant les usagers d’y
accéder. Comme lors de leurs précédents sitin, les protestataires rappellent via des banderoles et des affiches qu’ils attendent d’être
recasés, depuis cinq ans. «La solution à
notre problème tarde à venir malgré maintes
promesses des autorités à tous les niveaux.
Au contraire nous sommes revenus à la
case de départ». «Cette fois, nous ne bou-
gerons pas tant qu’on ne nous propose pas
une solution définitive» ajoutera un ancien
commerçant qui s’adressait au représentant
de l’APW et à celui de la ligue des droits
de l’homme, appelés à être présents lors de
cette manifestation. De bonne heure, les
protestataires avaient pris place à l’intérieur
de la cour, fermant le portail de l’intérieur.
Dehors la tension monte chez les citoyens
venus retirer des passeports ou autres documents. Pour éviter tout dérapage, les services
de police se manifestaient à chaque accroc.
Les responsables de la sûreté urbaine et de la
gendarmerie nationale, des représentants de
l’APW, de l’APC et de la ligue des droits de
l’homme étaient déjà sur les lieux à l’arrivée
du chef de daïra par intérim qui allait rencontrer immédiatement les contestataires. A 13
h, l’entrée du siège de la daïra était libérée
suite à la promesse du premier responsable
local de trouver une solution à ce qui est qualifié de «cette histoire sans fin», par les frondeurs qui se donnent rendez-vous pour le 25
du mois en cours pour une éventuelle autre
action au cas où les promesses ne seraient
pas encore tenues.
N.Benzekri
ACCIDENTS DE LA ROUTE
P
as moins de 448 accidents de
la circulation ont été enregistrés en juillet et août de l’année
en cours. Bilan : 10 décès et 536
blessés. Le mois dernier, 240
accidents ont été recensés sur
les routes, engendrant 6 morts
et 310 blessés. Un pic jamais
égalé auparavant lorsque l’on
sait qu’à la même période de
l’année 2013, 217 accidents ont
été enregistrés, soit une hausse
de 27%. Il en ressort également
Un été meurtrier
un taux de croissance de 8% des
personnes décédées et de 28%
des blessés. C’est ce que nous
avons appris auprès du chargé
de la communication et des statistiques de la Protection civile,
le lieutenant Cherif Ghozali.
Depuis le début de l’année, 1360
accidents ayant causé la mort de
26 personnes et engendré 1449
blessés ont été enregistrés.
A la même période de l’année
passée, 1067 accidents parmi
lesquels 24 décès et 1130 blessés
ont été déplorés. Des chiffres
macabres qui relèvent entre
autres, que 73 parmi ces accidents ont été enregistrés sur la
route nationale N°12, un chemin
où il est relevé le plus de dommages routiers. Selon un document de la Protection civile qui
établit une répartition par type
d’accident, 50% ont été causés
par dérapage ou renversement de
véhicule. Interrogé au sujet des
principaux facteurs à l’origine
des accidents de la route, Cherif Ghozali dira : «Les causes
essentielles sont dues, primo, au
fait que 40% des véhicules ont
plus de 20 ans alors que le parc
automobile est en perpétuelle
augmentation. Secundo, le facteur humain en est responsable,
compte tenu du non respect du
code la route et de l’inconscience dont font preuve des
conducteurs».
Farid Guellil
kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, attendent
toujours désespérément leur installation dans
l’établissement en question.
Depuis le 12 février dernier, date du concours
organisé au CFPA de Boukhalfa, les citoyens en
question, dont cinq femmes, affirment que rien
n’est fait pour leur installation dans les nouveaux
postes accordés à l’hôpital de l’ex Michelet. «Le
directeur de l’hôpital nous a reçu le 9 juillet
dernier pour nous annoncer que nous avons été
admis et qu’il allait nous installer dans un délai
n’excédant pas dix jours. Mais, rien n’est malheureusement fait dans ce sens», expliquent-ils
avant nous souligner que le directeur de la même
structure hospitalière les a orientés vers la direction de wilaya de la santé, de la population et de
la reforme de la santé où ils n’ont pas trouvé de
solution à leur problème alors que la direction
de la fonction publique leur a signifié qu’ils ont
été bel et bien reçus au concours de recrutement
comme ouvriers professionnels niveau 1 à l’hôpital de Aïn El Hammam. Aujourd’hui, devant cet
état de fait, les quinze candidats demandent leur
installation pour mettre fin à leur calvaire. «Il y
a ceux qui ont quitté même leur boulot ailleurs
quand on leur a signifié qu’ils ont été admis au
concours en question. Où se situe le blocage ?»,
s’interrogent-ils.
Hafid Azzouzi
CONCOURS
DE RECRUTEMENT
D’ENSEIGNANTS
LES DÉBOIRES
D’UN CANDIDAT
n candidat au concours de recrutement des
U
enseignants de Tamazight organisé par la direction de l’éducation de la wilaya de Tizi Ouzou,
ne sait plus à quel saint se vouer après avoir été
recalé à l’examen en question sous prétexte qu’il
était absent le jour des épreuves. «J’ai subi toutes
les épreuves du concours mais, à ma surprise
générale, on m’a signifié que j’ai raté le concours
en raison de mon absence», nous dira Mokrane
Acid, originaire de la daïra de Draâ El Mizan et
titulaire d’une licence en langue et culture amazighes depuis sept ans.
Il a postulé pour un poste d’emploi dans l’enseignement au CEM. «J’ai passé le concours au
centre d’examen Fathi Saïd, ancien technicum de
Draâ Ben Khedda, sous le numéro d’inscription
420», nous a-t-il précisé aussi. Puis, il se trouve
qu’après proclamation des résultats, ce candidat
s’est vu ajourner parce que, nous a-t-il souligné,
les services concernés l’ont porté absent sur le
registre des délibérations. Aujourd’hui, le jeune
en question estime qu’il est vraiment lésé comme
il demande que justice soit faite afin de le rétablir
dans ses droits. «Comment voulez vous que je me
taise devant ce qui s’est passé. C’est inconcevable de ne pas réagir surtout pour situer les responsabilités de cette situation», clame-t-il avant
d’ajouter : «Je vais saisir tous les responsables
à tous les niveaux car, je me sens victime de cette
H. Azzouzi
injustice».
El Watan
Bureau de Tizi Ouzou
Boulevard Amena Mahieddine,
Lotissement Hasnaoua.
N°1 (axe école paramédicale stade du 1er Novembre).
Tél./Fax : 026 11 76 86
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 10
I N T E R N AT I O N A L E
IMPOPULARITÉ
ET MINISTRES
FRAUDEURS
QUE FAIRE FACE À L’ÉTAT ISLAMIQUE ?
Les Occidentaux cherchent
la riposte au pays de Galles
FRANÇOIS HOLLANDE
DANS DE SALES
DRAPS
● Américains et Britanniques veulent une coalition internationale au-delà des membres de l’OTAN.
F
PHOTO : DR
L
es Alliés ont multiplié hier
les consultations pour trouver la parade, y compris par
des moyens militaires, au défi
posé par les djihadistes de l’Etat
islamique, au deuxième jour du
sommet de l’OTAN au pays de
Galles. Les Etats-Unis, qui ont
mené depuis le 8 août plus d’une
centaine de frappes ciblées contre
les djihadistes afin de freiner leur
avancée dans le nord de l’Irak,
cherchent à former une coalition
contre cette organisation qui a
décapité deux journalistes américains et promet le même sort à un
otage britannique. «Notre message est clair, nous condamnons
unanimement ces actes barbares
et ignobles», a lancé, hier matin,
le Premier ministre britannique,
David Cameron, à l’ouverture du
Conseil de l’Atlantique Nord.
Rappelant les «atrocités terrifiantes» commises par l’Etat islamique, qui a enlevé des milliers
de civils et commis des meurtres
de masse, le secrétaire général de
l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a exhorté la communauté
internationale à «arrêter l’avancée de l’Etat islamique».
L’OTAN devait adopter hier un
plan qui doit rendre ses forces
plus réactives, capables de se
déployer en quelques jours si
une crise éclatait, à l’est où la
Russie inquiète les Alliés, mais
aussi au sud-est. L’Alliance a
déjà déployé des missiles Patriot
en Turquie, qui a une frontière
directe avec l’Irak et la Syrie.
Le scénario d’une exportation
vers les pays occidentaux d’actes
de terrorisme par l’EI, qui a
attiré quelque 2000 djihadistes
européens grâce à sa très forte
présence sur internet, selon les
Le scénario d’une exportation vers les pays occidentaux d’actes de terrorisme par l’EI est dans toutes les têtes
services de renseignement, est
également dans toutes les têtes.
Une dizaine d’Américains se
battent également aux côtés de
l’EI, selon le Pentagone.
COALITION ANTIJIHADISTE
L’EI a été au centre du dîner entre
les 28 chefs d’Etat et de gouvernement alliés jeudi soir dans
un château de Cardiff. Mais les
discussions se mènent surtout en
comité plus restreint, alors que
les Etats-Unis cherchent à bâtir
une coalition contre les djihadistes qui se fera clairement en
dehors de l’OTAN.
Les ministres des Affaires étrangères américain, allemand, français, britannique, italien, turc,
polonais, canadien, danois et
australien ont ainsi abordé la
question tôt vendredi matin.
L’idée est de bâtir «une coalition
éventuellement militaire, mais on
n’imagine pas agir sans un cadre
légal», par exemple avec l’aval
des Nations unies, a souligné une
source française. Le président
français François Hollande, qui
devait s’entretenir avec Barack
Obama hier matin, s’est déjà
montré ouvert à une «réponse
militaire», précisant toutefois que
cela devrait se faire «dans le
respect du droit international».
Paris de son côté tente d’organiser une conférence internationale
courant septembre, à condition
que le gouvernement irakien soit
constitué.
La livraison d’armes aux combattants kurdes, en première ligne
face aux djihadistes dans le nord
de l’Irak, entre également dans
«la stratégie globale» de lutte
contre l’EI. Sept pays, dont les
Etats-Unis, la France, mais aussi
l’Allemagne et l’Italie, livrent ou
se sont engagés à livrer des armes
aux Peshmergas.
Rompant avec sa politique traditionnelle, l’Allemagne s’apprête
notamment à fournir 30 systèmes
de missiles antichars, 16 000
fusils d’assaut et 8000 pistolets.
La Grande-Bretagne, concernée
au premier chef en raison des
soupçons sur la nationalité britannique du bourreau qui a décapité
les deux journalistes américains,
laisse la porte ouverte. «Il faut
une stratégie complète afin de
les mettre sous pression de toutes
parts. C’est ce que nous essayons
de faire à ce sommet», a expliqué
David Cameron, qui a appelé
les Alliés à ne pas payer de rançons pour les otages, soulignant
que c’est «contre-productif».
Les obstacles sont nombreux,
car l’Etat islamique a établi son
«califat» autoproclamé à la fois
sur le territoire de la Syrie et de
l’Irak. «En Irak, il y a un gouvernement demandeur d’aide, c’est
un cadre défini. En Syrie, vous
avez un Etat, une opposition, et
l’Etat islamique. C’est une opération beaucoup plus complexe
au niveau politique et juridique,
d’autant qu’Al Assad n’est pas un
partenaire», souligne la source
française.
Le secrétaire d’Etat américain,
John Kerry, se rendra au MoyenOrient à l’issue du sommet de
l’OTAN. Les six monarchies
arabes du Golfe se réunissent
aujourd’hui à Jeddah, en Arabie
Saoudite, pour évoquer le sujet.
AP et AR (AFP)
SANCTIONS ÉCONOMIQUES CONTRE LA RUSSIE
L’UE pose ses conditions
L
e Royaume-Uni a indiqué hier que les
nouvelles sanctions économiques prévues contre la Russie pourraient être
levées en cas de cessez-le-feu en Ukraine.
«Le plus raisonnable est d’aller de l’avant
dans notre plan d’imposer de nouvelles
sanctions. Si ensuite il y a un cessez-le-feu,
s’il est signé et s’il entre en vigueur, nous
pourrions alors considérer une levée des
sanctions», a affirmé le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, à la BBC. «Nous pourrons toujours
lever les sanctions dans un deuxième temps.
Pour l’instant nous ne voulons pas être distraits dans notre détermination d’imposer
de nouvelles sanctions pour répondre à
l’incursion d’envergure des forces russes
en Ukraine», a fait remarquer M. Hammond
présent au sommet de l’OTAN à Newport.
Ces propos tenus par le chef de la diplomatie britannique interviennent alors que les
Etats-Unis préparent, en coordination avec
l’Union européenne (UE), de nouvelles
sanctions économiques contre la Russie.
Mercredi, le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé un plan en sept points pour
régler le conflit en Ukraine, tout en affirmant que la Russie n’est pas impliquée dans
ces violences qui ont fait près de 2600 morts
en près de cinq mois. Le président ukrainien, Petro Porochenko, s’est, lui, déclaré
jeudi «prudemment optimiste» quant à la
conclusion d’un cessez-le-feu dans l’est de
l’Ukraine.
Kiev et les Occidentaux ont accusé la Russie d’avoir déployé ses troupes régulières
dans l’est de l’Ukraine, ce que Moscou a
démenti.
R. I.
rançois Hollande savait que la rentrée de septembre serait difficile. Mais entre une impopularité record, sa vie privée étalée dans un livre, le
limogeage d’un ministre qui ne payait pas ses impôts
et une économie française atone, le chef de l’Etat
français est entré dans la période la plus sombre de
son mandat. «Jusqu’à quand tiendra le président ?»,
se demandait hier le quotidien conservateur Le Figaro.
«Inexorablement, on sent approcher le moment où
François Hollande se trouvera totalement paralysé (...).
Ce jour-là, il faudra bien se résoudre à rendre la parole
aux électeurs.» Selon un baromètre de l’institut TNSSofres, réalisé avant la publication du brûlot de son excompagne Valérie Trierweiler, la popularité de François
Hollande, à 55% au début de son mandat, est tombée
à... 13%. Du jamais vu pour un président français !
«Il peut difficilement descendre plus», juge le politologue Philippe Braud. Et «il va rester Président
jusqu’en 2017», ce que la Constitution française lui
garantit, même si son gouvernement tombe avec une
dissolution de l’Assemblée nationale, rappelle-t-il.
Dans l’histoire de la Ve République, un président socialiste (François Mitterrand) a déjà dû cohabiter avec une
majorité et un gouvernement de droite.
Philippe Braud ne croit toutefois pas à des élections
anticipées : «Cela dépend du comportement de la majorité socialiste.» Les députés «indisciplinés» savent
que «s’ils renversent le gouvernement de Manuel Valls,
il y aura une dissolution» de l’Assemblée nationale
qui «serait catastrophique» avec le risque de favoriser
l’opposition de droite et l’extrême droite. «Je crois que
les députés socialistes reculent devant cette perspective
catastrophique», ajoute cet expert.
IL BAT TOUS LES TRISTES RECORDS
A l’initiative de l’Exécutif, un vote de confiance est
prévu le 16 septembre après un discours de politique
générale du Premier ministre. Manuel Valls doit ensuite
enchaîner avec la préparation du budget pour 2015.
Les socialistes disposent d’une majorité absolue d’une
voix, avec 290 députés sur 577. L’aile gauche de cette
majorité compte une quarantaine de députés «frondeurs» qui critiquent régulièrement les options prises
par l’Exécutif. Depuis août, les mauvaises nouvelles
se sont enchaînées pour le Président. Le premier choc
est survenu le 25 août avec une démission du gouvernement ponctuant un week-end marqué par de vives
critiques du ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, dénonçant la politique économique de l’Exécutif. Confirmé à son poste, Manuel Valls présente une
nouvelle équipe, débarrassée de l’aile gauche du parti
socialiste. Mais jeudi, neuf jours plus tard, le nouveau
secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, un proche du
numéro deux du gouvernement Laurent Fabius (Affaires étrangères), démissionne. Thomas Thévenoud,
présenté comme une étoile montante à gauche, a admis
des «retards de déclaration et de paiement» au fisc qui
rendent impossible son maintien au gouvernement.
Sur le plan économique et social, les chiffres accablent
François Hollande : une croissance nulle et un record
historique de chômage (plus de 10%). Depuis son
élection en mai 2012, plus de 500 000 chômeurs
supplémentaires ont été recensés et il n’a pas réussi
à inverser la courbe du chômage comme il s’y était
engagé. A la politique et l’économie, s’est ajoutée la
vie privée étalée sur la place publique : la parution
surprise cette semaine du livre de Valérie Trierweiler,
un brûlot-confession, déballage de situations et d’anecdotes embarrassantes pour le chef d’Etat. Un «coup de
grâce» pour nombre de médias.
R. I.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 11
I N T E R N AT I O N A L E
ELLE A ÉTÉ ANNONCÉE
HIER PAR RASMUSSEN
REPRISE DE LA COLONISATION
ET APPROPRIATION
L’OTAN CRÉE UNE
FORCE «RÉACTIVE»
Les odieuses
provocations d’Israël
L
● Après avoir dévasté Ghaza 50 jours durant, Israël se tourne vers la Cisjordanie pour y construire
des colonies sauvages et s’approprier ses terres.
’entité sioniste n’arrête
décidément une guerre
contre les Palestiniens
que le temps d’en préparer une
autre. Quelques jours après
avoir mis fin à son déluge de
feu qui a dévasté Ghaza et
tué plus de 2100 civils, voilà
qu’il multiplie les provocations
pour s’offrir un autre expédient
pour reprendre les hostilités.
Sinon comment interpréter
cette décision des autorités
d’occupation israéliennes de
lancer un appel d’offres pour la
construction de 283 logements
dans une colonie en Cisjordanie
occupée. En effet, cet appel
d’offres dans la colonie d’El
Kana, située au nord-ouest de
la Cisjordanie, a été approuvé
en janvier et publié jeudi, selon
le site internet de l’autorité
israélienne des terrains publics.
Il intervient quelques jours après
une annonce faite par Israël
de s’«approprier» 4000 acres
(l’équivalent de 400 hectares) de
terres proches de la colonie de
Gva’ot, dans le sud de Beït Lahm.
Il s’agirait d’une confiscation
de terres «sans précédent»
par son ampleur depuis les
années 1980, s’est alarmée
l’organisation anticolonisation
La Paix maintenant, tandis que
les responsables palestiniens
ont dénoncé un nouvel affront
israélien. La poursuite de la
colonisation dans les territoires
occupés ou annexés par Israël
depuis 1967, dénoncée par la
communauté internationale,
est considérée comme une
entrave majeure aux efforts
déployés depuis des décennies
pour résoudre le conflit israélopalestinien. Parallèlement à
cette entreprise méthodique de
confiscation de ce qui reste de
la terre des Palestiniens, Israël
recourt une nouvelle fois aux
PHOTO : DR
L
Israël annonce de nouvelles annexions en Cisjordanie
tentatives de liquidations
physiques des leaders palestiniens
notamment ceux proches du
Hamas. Ainsi, des hommes armés
ont tiré jeudi sur la voiture du
vice-président du Parlement
palestinien, Hassan Khriché,
un indépendant soutenu par
le Hamas, dans le nord de la
Cisjordanie occupée, a indiqué
ce dernier. Cinq balles ont atteint
le véhicule à l’intérieur duquel il
se trouvait à quelques mètres de
son domicile à Tulkarem, sans
toutefois l’atteindre, a précisé M.
Khriché.
L’OCCIDENT A LA TÊTE
AILLEURS…
Le parlementaire, connu pour
ses critiques de la direction de
l’Autorité palestinienne, a ajouté
que le président Mahmoud Abbas
et le Premier ministre Rami
Hamadallah lui avaient assuré
qu’une enquête avait été ouverte.
Pendant ce temps, les Ghazaouis
attendent que ce que l’on appelle
la «communauté internationale»,
qui a assisté presque avec
amusement à l’opération Piliers
protecteurs, veuille bien aider
à reconstruire ce que l’armée
d’occupation à détruit en 50
jours d’intenses bombardements.
Et ce ne sera pas une mince
affaire. Des experts palestiniens
du Conseil économique
pour le développement et
la reconstruction (Pedcar)
estiment, dans un rapport
présenté jeudi, que la
reconstruction de la bande de
Ghaza coûtera six milliards
d’euros. Cet organisme de
l’Autorité
palestinienne
chargé de superviser la
mise en œuvre de projets
financés par des donateurs,
a ajouté que cette coûteuse
reconstruction prendrait
«cinq ans dans l’hypothèse
où Israël lèverait totalement
le blocus sur Ghaza». Ce qui
n’est évidemment pas acquis,
pas plus qu’il n’est acquis que
l’armée sioniste ne reprendra
ses agressions contre la bande
de Ghaza. Celle-ci est soumise
depuis 2006 à un strict blocus
israélien qui empêche l’entrée
de nombreux matériaux de
construction. Selon l’accord
du cessez-le-feu récemment
conclu au Caire, ces restrictions
devraient être allégées.
L’enclave palestinienne a été
ravagée, du 8 juillet au 26 août,
par sa troisième guerre en six
ans. Le conflit a tué plus de
2140 Ghazaouis, détruit des
milliers de maisons, fortement
endommagé l’unique centrale
électrique et réduit en cendres
des dizaines d’usines. Les
débris de bâtiments détruits
représentent entre 1,8 et
2,2 millions de tonnes qui
pourraient être utilisées pour
étendre la superficie de la bande
de Ghaza en construisant des
avancées sur la mer, propose le
rapport du Pedcar rédigé par 13
experts palestiniens et présenté
lors d’une conférence de presse
à Ramallah. Une conférence
internationale des donateurs
pour la reconstruction de Ghaza
pourrait avoir lieu courant
septembre, en Egypte ou
en Norvège. Il n’est pas sûr
cependant que les Occidentaux
puissent mettre la main à la
poche, eux qui n’ont d’yeux que
pour l’Ukraine.
Hassan Moali
ELLE A DIFFUSÉ HIER UNE VIDÉO
AI Nosra menace d’exécuter
neuf otages libanais
L
a branche syrienne d’Al Qaîda, le
front Al Nosra, a diffusé hier une
nouvelle vidéo des neuf soldats et
policiers libanais qu’il détient en otages, en
affirmant qu’ils pourraient «payer le prix»
de l’implication du Hezbollah libanais dans
le conflit en Syrie.
La vidéo d’une trentaine de minutes montre
les neuf otages, enlevés il y a un mois
dans une localité libanaise frontalière de
la Syrie, assis devant le drapeau du groupe
sunnite. On y voit l’un des otages demander
pourquoi devrait-il «payer le prix» de
l’implication en Syrie du Hezbollah chiite
qui combat, auprès du régime, les rebelles
tout comme les djihadistes. Grâce au soutien
militaire de ce puissant mouvement armé
libanais, l’armée syrienne a pu reprendre,
ces derniers mois, plusieurs bastions aux
rebelles.
Dans la vidéo, un autre otage affirme que
si le Hezbollah continue de combattre en
Syrie, il «aura notre sang sur les mains», en
référence aux neuf otages.
Le front Al Nosra avait déjà posté le 23
août une vidéo montrant les neuf soldats et
policiers kidnappés, appelant le Hezbollah
à retirer ses combattants de Syrie. Ces
hommes font partie d’un groupe de plus
de 35 policiers et militaires libanais qui
avaient été enlevés le 2 août à Aarsal lors
de combats sans précédent entre l’armée
libanaise et des djihadistes venus de Syrie.
Une trentaine de soldats et de policiers
sont retenus en otage et répartis entre trois
groupes : Al Nosra, le redoutable groupe
djihadiste de l’Etat islamique (EI) et Jaich
al islam, un groupe rebelle islamiste syrien.
Un des soldats a été décapité par l’EI,
des sympathisants ont diffusé la semaine
dernière une vidéo de l’exécution.
Les ravisseurs réclament le retrait du
Hezbollah de Syrie ainsi qu’un échange
avec des prisonniers islamistes détenus au
Liban.
Officiellement, les autorités libanaises
refusent catégoriquement toute négociation
ou échange de prisonniers.
R. I.
es pays membres de l’OTAN ont décidé hier de
la mise en place d’une force «très réactive» qui
pourra être déployée en réponse à une crise, a
annoncé le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh
Rasmussen.
Les dirigeants des 28 pays de l’OTAN ont pris cette
décision lors du Conseil de l’Atlantique nord au sommet de Newport (Pays de Galles). Un Plan de réactivité
(Readiness action plan, RAP) a été également adopté
par les pays membres et prévoit le déploiement de
troupes en quelques jours, alors qu’actuellement la
Force de réaction de l’OTAN (NRF) a besoin de plusieurs semaines pour se déployer. «C’est une démonstration de notre solidarité et de notre détermination», a
affirmé M. Rasmussen. «L’un des résultats de ce plan
de réactivité sera que l’OTAN aura une présence plus
visible dans l’Est. Je pense que cela envoie un message
très clair à Moscou», a-t-il ajouté.
Kiev et les Occidentaux ont accusé la Russie d’avoir
déployé ses troupes régulières dans l’est de l’Ukraine,
ce que Moscou a démenti. L’organisation militaire de
cette nouvelle force ne sera pas finalisée avant la fin
de l’année. Le sommet de l’OTAN se poursuit hier à
Newport pour la deuxième journée. Dans le même
ordre d’idées, les séparatistes prorusses ont signé à
Minsk un accord avec Kiev pour un cessez-le-feu à
partir d’hier 15h GMT, mais espèrent toujours se séparer de l’Ukraine, a annoncé à la presse un représentant
des rebelles. «Je confirme que nous sommes prêts à
respecter le protocole d’accord signé et arrêter le feu à
18h, heure de Kiev (15h GMT) vendredi (hier)», a déclaré à la presse le «Premier ministre» de la République
populaire autoproclamée de Lougansk, Igor Plotnitski.
«Mais cela ne veut pas dire qu’on a renoncé à se séparer de l’Ukraine. Le cessez-le-feu est une mesure obligatoire pour arrêter l’effusion du sang», a-t-il souligné.
CESSEZ-LE-FEU EN UKRAINE
L’accord conclu dans le cadre d’une réunion du
«groupe de contact» réunissant la Russie, l’Ukraine, les
séparatistes et l’OSCE à Minsk a été qualifié de «bonne
nouvelle» par la représentante de l’OSCE à Minsk,
Heidi Tagliavini. «Nous venons tout juste de signer
un protocole en douze points, dont le plus important
est un cessez-le-feu immédiat aujourd’hui à partir de
18h, heure de Minsk (15h GMT)», a-t-elle annoncé. Le
président ukrainien Petro Porochenko a confirmé que
l’Ukraine avait signé un «protocole préliminaire» pour
un cessez-le-feu avec les rebelles, et a ordonné à l’armée ukrainienne de cesser les hostilités dans l’est du
pays à partir de 15h GMT vendredi. Quelques minutes
avant la signature du document, son Premier ministre
Arseni Iatseniouk a souligné que le plan de paix pour
l’est de l’Ukraine devait prévoir le retrait des troupes
russes de son territoire, en appelant les Occidentaux à
se porter garants d’un tel accord. De son côté, Moscou
espère que le cessez-le-feu ukrainien sera «respecté
point par point», selon le Kremlin.
R. I.
DÉPLACÉS IRAKIENS
LE HCR LANCE UN SOS
L
es déplacés irakiens ayant fui dans le nord du
pays pour échapper aux insurgés de l’Etat islamique (EI) ont un besoin urgent d’hébergement,
a indiqué hier le Haut Commissariat de l’ONU pour
les réfugiés (HCR) qui poursuit sa vaste opération
humanitaire dans la région. «De nombreuses écoles
continuent d’héberger les déplacés», a expliqué aux
médias à Genève un porte-parole du HCR, Adrian
Edwards, soulignant «la pression aiguë qui s’exerce
sur l’hébergement». «En outre, il y a un besoin urgent
de renforcer les tentes et autres hébergements en prévision de l’hiver qui arrive», a-t-il poursuivi. Le 20 août,
le HCR a démarré une grande opération humanitaire
dans le nord de l’Irak visant à aider un demi-million de
personnes ayant fui les attaques des insurgés de l’EI.
Quelque 40 000 couvertures, 10 000 kits d’ustensiles
de cuisine et près de 18 000 bâches en plastiques seront
envoyés ces prochains jours, a-t-il déclaré. L’aide continue également d’être acheminée par convois maritimes
et routiers, a-t-il ajouté.
A ce jour, le HCR estime à 1,8 million le nombre des
Irakiens déplacés par les combats en 2014 en Irak, dont
850 000 ont fui vers le Kurdistan irakien (nord). R. I.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 13
C U LT U R E
AVANT-PREMIÈRE, CE SOIR, AU MOUGAR
L’Oranais consacre Lyes Salem
● C’est ce soir, au Mougar, qu’aura lieu l’avant-première algérienne de L’Oranais, le second long métrage de Lyes Salem, et qui sera également
projeté demain à Béjaïa, avant de connaître sa sortie nationale à la mi-octobre sur le territoire algérien.
R
appelons qu’après
avoir décroché le
Grand prix à Angoulême il y a sept
ans, avec sa comédie
Mascarades, Lyes
Salem a récidivé le 26 août au Festival francophone où il a conquis le
Valois d’or de la meilleure interprétation masculine. L’Oranais est
plutôt un drame psychologique, alors
que Mascarades était une comédie
de mœurs contemporaine. Et Lyes
Salem excelle autant dans ce genre,
nouveau pour lui, qu’il le fut dans le
truculent Mascarades. Pour la première fois sans doute dans l’histoire
de la filmographie algérienne, un cinéaste s’empare à bras-le-corps de la
vie politique du pays en embrassant
trente ans de l’évolution du «système» à travers le récit d’une forte
amitié entre deux hommes — Hamid
(Khaled Benaïssa) et Djaffar dit Djef
(Lyes Salem lui-même) —, laquelle
amitié va venir se fracasser sur les
affres de la corruption, le prix des
compromis et le culte du mensonge.
Ce qui distingue L’Oranais tout
d’abord, c’est le scénario d’une
grande densité qui épouse une progression dramatique menée de main
de maître, quand on sait que l’écriture préalable d’un film demeure le
talon d’Achille de la production algérienne en général. Il est extrêmement
rare de rencontrer autant de maîtrise
dans tous les compartiments d’un
film : un scénario architecturé, des
dialogues pertinents, une photographie de qualité, une bande son et une
musique adéquates, une direction
d’acteurs à la hauteur, une forte dramaturgie, un montage rythmé, des
décors bien choisis, de même que les
costumes… La perfection serait-elle
de ce monde… du 7e art ?
Le fil conducteur du récit est bien sûr
cette histoire d’amitié entre Hamid et
Djaffar, et se fond remarquablement
dans le contexte historique d’une
Scène du film L’Oranais de Lyes Salem
PHOTO : D. R.
Algérie qui va subir de profonds
changements entre l’indépendance
acquise et la veille des événements
sociopolitiques de 1988/1989, qui
vont profondément transformer le
paysage institutionnel et social de
l’Algérie.
Le préambule du film s’ouvre sur
l’année 1957 à Oran, lorsque nos
deux amis «cornaqués» par Zyad
vont rejoindre les rangs de la Révolution. L’un (Hamid) à l’Ouest, qui va
plus tard représenter le FLN dans les
capitales étrangères, dont Washington, d’où il ramènera Elisabeth, son
épouse américaine, tandis que l’autre
(Djaffar) se retrouve dans les maquis
de l’Est où ses faits d’armes vont le
hisser au grade de commandant et
de héros (voir la scène de liesse du
retour en 1962). Le drame personnel
vécu par Djaffar va progressivement
influer sur la relation entre les deux
amis, d’autant qu’un secret découvert sur le tard va éclairer le commandant Djaffar quant à certaines
pratiques de népotisme qui s’incrustent au cœur de la machine d’un
pouvoir gagné par l’affairisme et
les manipulations des «services»…
Ancien menuisier, Djaffar est amené
à diriger une entreprise d’Etat où
pointe déjà la bureaucratie, alors que
Hamid, plutôt homme politique et
futur ministre et tribun, (il enflamme
les foules lors d’un meeting), va peu
à peu glisser dans la concussion et
l’affairisme à tout crin (il est à la tête
de quatorze hammans !).
Le récit est un habile enchevêtrement
de situations qui vont installer la dramaturgie d’une histoire sanctionnée
par l’affrontement et l’échec. On est
désormais très loin des espoirs et
des aspirations de jeunes révolutionnaires enthousiastes et convaincus
quant à un avenir qu’ils imaginaient
prospère pour leur jeune pays. Ce
qui fonde l’originalité de L’Oranais,
c’est le talent avec lequel Lyes Salem
a su entremêler avec justesse une histoire de personnages de fiction avec
la grande Histoire.
La richesse du scénario réside également dans la peinture des seconds rôles, aussi formidablement
dessinés qu’écrits. Ici, point de
«silhouettes» : que des personnages
à forte épaisseur psychologique,
conférant à L’Oranais un équilibre
parfait exprimé par la mise en scène
de Lyes Salem, ce qui vérifie le fait
selon lequel un comédien est un
bon directeur d’acteurs. Etre devant
et derrière la caméra à la fois avec
autant de conviction et de crédibi-
lité n’est pas chose facile à réussir.
Woody Allen en est un bon exemple.
Le récit est, par ailleurs, parsemé de
faits historiques passés au tamis de la
fiction. Le viol des femmes pendant
la guerre (Bachir, le «fils» de Djaffar,
est blond aux yeux bleus…), l’introduction de l’arabe classique traité sur
le mode de l’humour, le débat autour
de la berbérité, la répression des journalistes, la torture érigée en système
par les services...
Dans L’Oranais, Lyes Salem a substitué l’émotion et la poésie à l’humour qui parcourait Mascarades.
La séquence culturelle au théâtre est
d’une grande beauté, et les chansons originales d’Amazigh Kateb
confèrent une dimension quasi philosophique et poétique, en résonance
avec les sentiments qui habitent le
personnage de Djaffar en proie à
des interrogations et des émotions
contradictoires. Celles-là mêmes qui
vont altérer l’amitié pourtant solide
avec Hamid.
La scène de dénouement dans une
chambre d’hospitalisation — qui
consacre aussi Khaled Benaïssa en
brillant comédien — apporte également une note singulière dans
un film qui classe désormais Lyes
Salem dans le gotha des meilleurs
cinéastes algériens.
L’Algérie du «système» et de ses
hommes a trouvé, ici, son film référence. Comme ce fut le cas pour un
certain Nous nous sommes tant aimés
d’Ettore Scola sur l’Italie de l’aprèsguerre.
Mouloud Mimoun
DOCUMENTAIRE
La Syrie douloureuse, en images et en cris
● Terrifiant et beau. Insoutenable et si nécessaire, le documentaire Eau argentée, Syrie autoportrait, du cinéaste syrien Ossama Mohammed, qui
sera diffusé par Arte le 15 septembre prochain, est de ceux qui ne peuvent laisser indifférents.
Lyon
De notre correspondant
C
eux qui se laissent happer par le flux des
sentiments contradictoires que crée le documentaire Eau argentée, Syrie autoportrait, ne doivent pas craindre le malaise ressenti.
Il est humain, naturel, presque normal. D’abord,
il y a le commentaire vibrant, dit dans une belle
langue arabe, simple et expressive, Bien sûr, il
y a des images fortes, certaines qui choquent
violemment les consciences, comme celles des
tortures. Elles ne sont pas là par hasard et il ne
faut pas détourner les yeux, même si on a tendance à le faire. Ce qui se passe en Syrie depuis le
soulèvement populaire réprimé par le pouvoir est
une horreur sans nom. Il faut pouvoir la mettre
en images et en cris. Les articles distillés ici ou
là depuis 2011, les photos aperçues dans les journaux ou sur Internet ne sont rien face à ce que
montre lucidement le cinéaste, dont on imagine
l’ampleur de la souffrance au moment du montage lorsqu’il a bien fallu faire des choix. Reproduire et intensifier le message de douleur des
Syriens, c’est une intention d’éclaireur, de mise
en garde, un appel au secours, un pas qu’a franchi
le cinéaste qui vit en exil depuis mai 2011. Du
reste, sur un autre registre, Eau argentée, Syrie
autoportrait n’est pas qu’un documentaire. Par
la translation de la douleur syrienne, il devient
universel, presque fictionnel tellement il est réel.
«FILMER L’ESPOIR DE LIBERTE»
Ce film, que nous avons pu voir en avantpremière, avait déjà été montré en sélection
officielle, séance spéciale, au festival de Cannes
en mai dernier. A partir des vidéos amateurs
postées dès 2011par les Syriens en lutte contre le
régime de Bachar El Assad, Ossama Mohammed
compose une ode terrible et magnifique : «Si le
cinéma est, selon moi, généralement l’affaire
d’un seul point de vue, dans ce moment précis
d’urgence et de guerre ; utiliser ces images
plurielles m’a semblé la manière la plus juste de
raconter la tragédie syrienne», dit-il à Arte qui
va diffuser le film le lundi 15 septembre à 22h45
(heure algérienne). «C’était comme si j’avais
devant moi un puzzle, un corps et un pays — mon
pays — réduits en pièces, que je devais rassembler pour créer une image unique. Non pas en
suivant les règles académiques du cinéma, mais
en rendant justice à la vie de ces gens qui, en
même temps qu’ils se révoltaient — et parfois
mouraient—, filmaient leur désir et leur espoir
de liberté. Une manière de sauver de la terrible
machine médiatique la mémoire de ces auteurs
anonymes et de leur restituer une place légitime
au sein du cinéma.»
Avec la culpabilité d’avoir quitté son pays, il
compose peu à peu un film dont surgit une
voix déchirante qui grandit au fur et à mesure
que gonfle cette mosaïque d’images et de
sons : les premières manifestations et les premiers martyrs, la naissance d’un bébé avec les
moyens du bord, les chants traditionnels, un
adolescent torturé, les corps déchiquetés, les
rues détruites, les appels désespérés des insurgés
à l’armée, le témoignage de soldats déserteurs,
les gens qui quittent tout pour fuir, les chats euxmêmes dont le regard dit le désespoir. Le film
dit aussi la rencontre virtuelle grâce à Internet
avec une jeune Syrienne, Wiam Simav Bedirxan,
devenue coréalisatrice du film à distance :
«Quand Simav m’a envoyé son premier message
sur Internet, à Noël 2011, je souffrais terriblement : je ne pouvais revenir en Syrie et je ne me
pardonnais pas d’avoir abandonné mon pays.
Pour moi, Simav est un miracle. Soudain, une de
ces personnes anonymes rencontrées par images
interposées me racontait sa vie là-bas et me
demandait des conseils pour filmer : une femme,
combattante pacifiste et intelligente, kurde de
surcroît, une minorité traditionnellement rejetée
en Syrie. Et je découvrais bientôt qu’elle était
poète, capable de citer Shakespeare, Aragon ou
encore Llorca. Elle représentait pour moi cette
belle Syrie culturelle pétrie de rêves et de liberté,
cette Syrie que notre peuple méritait.»
Après être venu à Cannes pour présenter le
film, Simav, dont le nom signifie en kurde «eau
argentée», est rentrée en Syrie, «où elle continue
aujourd’hui de se battre, filmer et partager son
dernier morceau de pain». Avec en tête le livre
de Ahlem Mosteghanemi, Mémoires du corps,
qu’elle cite, témoin d’une autre souffrance, celle
de l’Algérie de la décennie noire. Walid Mebarek
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 14
C U LT U R E
PARUTION. MERCI POUR CE MOMENT DE VALÉRIE TRIERWEILER
Le livre qui déshumanise
François Hollande
● Merci pour ce moment, c’est le titre du livre choc que vient de publier Valérie Trierweiler, l’ex-compagne de François Hollande. Une petite
déflagration politique, au moment-même où le chef de l’Etat français est au plus bas des sondages.
Paris
De notre correspondant
«NOTRE SALLE DE BAIN EST DEVENUE UN
LIEU DE RÉUNION»
Par ailleurs, et au fil des pages, Trierweiler évoque
la solitude dans laquelle elle se trouvait, voyant
l’homme qu’elle aime profondément s’éloigner
peu à peu d’elle, arborant un visage fermé et
ne discutant que rarement avec elle. Devenu
presque inaccessible à cause de la ribambelle de
conseillers et de proches qui l’entourent, l’expremière dame de France avoue qu’elle éprouvait
beaucoup de mal à s’offrir des moments intimes
avec son ex-compagnon, voire même passer du
temps avec lui. «Avec le temps, j’ai senti François
s’éloigner de plus en plus de moi et ne me parlait
point. Nous n’avions aucune intimité. Même notre
salle de bain est devenue un lieu de réunion. Un
jour, en fin de journée, j’ai vu Claude Sérillon
(ex-conseiller de Hollande en communication
ndlr) y suivre le président, après avoir traversé
notre chambre. Je l’ai mis dehors, outrée par tant
d’indécence».
Valérie Trierweiler raconte également sa viscérale
détestation de Ségolène royale. Elle avoue devenir «hystérique» lorsqu’elle les voit ensemble,
notamment au Congrès du parti socialiste à
Rennes. «Je ressens au sens littéral du terme cet
excès émotionnel incontrôlable. Il m’est physiquement insupportable de les voir ensemble tous
les deux main dans la main sur scène». Et elle
ajoute : «Je suis impuissante devant ce désir collectif de les voir côte à côte». Parlant ensuite de
Hollande, elle le décrit comme un homme «hautain, froid et méprisant», qui de surcroît déteste
les «sans-dents», c’est-à-dire les pauvres et les
sans-grade. «Il s’est présenté comme l’homme qui
n’aime pas les riches, écrit Valérie Trierweiler, en
réalité, il n’aime pas les pauvres, lui l’homme de
gauche».
La femme va même jusqu’à rapporter une discussion qui a eu lieu entre lui et elle à quelques
heures seulement d’un dîner d’Etat. Alors que
l’ex-première dame de France était en train de
se maquiller et de se faire belle dans sa salle de
bain, François Hollande s’adresse à elle et lui
dit : «Ça te prend beaucoup de temps pour être aussi
belle ?» «Oui, un peu», répond Trieweiler. Et
Hollande de renchérir : «En même temps, on ne
te demande rien d’autre». Autant de révélations
croustillantes qui donnent une autre image du
président français, outre celle d’un homme débonnaire, souriant et aimant blaguer. L’Elysée n’a
pas réagi à la sortie du livre, mais des proches de
Hollande ont minimisé la portée des écrits de son
ex-compagne. La maire de Paris, Anne Hidalgo,
a estimé que l’ouvrage rabaissait un peu la République. Au parti socialiste, on tente de ne pas lui
accorder trop d’importance, mais une chose est
sûre, il a perturbé beaucoup François Hollande
qui a cherché à recontacter son ex-compagne
plusieurs fois, sans succès. Atterré, le président
français peut tout de même dormir sur ses deux
oreilles vu que le livre ne contient ni secrets d’Etat
ni informations stratégiques.
Yacine Farah
Merci pour ce moment, 2014, Valérie
Trierweiler/Edition Les Arènes, 320 pages
MOMO, LE POÈTE BÉNI DE AMAR BELKHODJA
La Casbah, l’Algérie et la foi
● «Mienne Casbah, dis-moi… Ya Bahjati, Goulili… !». Qui ne se souvient de ce début de
déclamation de Momo pour sa (notre) chère cité dans le film poétique Tahia ya Didou de
Mohamed Zinet ?
V
rai, qui n’aime pas son quartier
n’aime pas sa ville, et qui n’aime
pas sa ville n’aime pas son pays.
«Mienne Casbah/Joyau de ma vie/Je sais
«M
l’amitié que tu éprouves à l’égard de la fil’a
dé
délité/Et les combats dans tes ruelles qui
po
portent encore en eux la résonance de la
lib
liberté, paraissent plus propres au milieu
de leur saleté/Cette saleté diabolique qui
s’a
s’acoquine avec les agitations des gens
avides d’argent et de gloutonnerie…». Sa
av
vi
vie a été une transcendance totale, précisément une série de transcendances. De
sé
la poésie lyrique, l’amour pour la femme,
à ssa passion pour La Casbah, à son amour
pour la patrie, pour arriver à la spirituapo
lité, à Dieu. Une quête ininterrompue
lit
en métaphysique, en soufisme. Amar
Belkhodja poursuit le ou les chemins
Be
menant à cette figure haute en couleur,
m
aux multiples facettes, qu’est Himoud
au
Brahimi. Il nous montre dans le dernier
Br
livre à ce propos les différentes grandes
étapes de l’évolution de Momo, son
«univers poétique et spirituel». Momo, le
recordman en plongée en apnée, Momo le
poète, Momo l’acteur de cinéma et Momo
le métaphysicien, le halladjien. Cette
dernière étape-élévation a commencé,
en 1951, par sa rencontre avec deux personnalités, Mohamed Gasbi, Marocain,
«disciple reconnu de Mahieddine Ibn
El Arabi» et Michel Valsan (Mustapha
Abdelaziz), un diplomate roumain, qui
se convertira à la religion musulmane et
plongera dans le soufisme. Ce dernier
lui conseillera le livre de René Guénon
(Abdelouahed Yahia), professeur de mathématiques converti à l’Islam, intitulé La
crise du monde moderne, publié en 1927.
Un livre qui lui fera aboutir sa quête,
avec bien sûr ses lectures antérieures du
christianisme et du judaïsme et même
de l’hindouisme. Si bien que sept ans
après, soit en 1958, Momo écrira un essai
métaphysique intitulé L’identité suprême,
qui passera inaperçu, comme le film où
il tenait le premier rôle, du réalisateur
Tahar Hannache, Les plongeurs du désert.
Forcément, il n’en pouvait qu’être ainsi,
puisque l’Algérie était en pleine guerre
de libération, alors que la France «refusait
la mise en images» et ne daignait pas
regarder du côté du «bicot». L’enquête
de Amar Belkhodja auprès de la famille
du défunt, de ses amis, nous éclaire sur
les multiples talents de cette éminence,
sur sa brillante intelligence et nous offre
tant d’enrichissements. Momo déclame :
«Le mensonge est brûlot qui use le cœur
jusqu’à ce qu’il soit calciné…». Puis :
«La seule vraie science en ce monde, c’est
celle que le mortel a de son âme». Tahia,
ya Didou !
A. Boumaza
Momo, le poète béni de Amar Belkhodja,
Editions El Ibriz, 2013, 142 pages.
PHOTOS : D. R.
V
alérie Trierweiler raconte les
mois passés aux côtés de son
ancien «amoureux» au palais de
l’Elysée, avant de découvrir par
les médias que ce dernier avait,
en même temps, une autre idylle
avec l’actrice Julie Gayet. Rédigé dans le plus
grand secret au cours de cet été, il a été imprimé
en Allemagne et tiré à 200 000 exemplaires. Et ce
n’est que mercredi soir que le livre fut acheminé
par camions vers Paris, où il est en vente depuis
avant-hier matin et rencontre un véritable succès.
Revanche d’une femme humiliée ou désir de
raconter comment est la vie au cœur de l’Elysée,
l’ex-première dame de France a, d’emblée, averti
que «tout ce que j’écris est vrai. A l’Elysée, je
me sentais parfois comme en reportage. Et j’ai
trop souffert du mensonge pour en commettre
à mon tour». Défile ensuite une succession de
confidences présidentielles intimes. L’auteure
raconte avec force détails son chagrin en apprenant l’existence d’une relation amoureuse entre
François Hollande et Julie Gayet. «L’information
Julie Gayet était le premier titre des matinales.
Je craque, je ne peux pas entendre ça. Je me précipite dans la salle de bains. Je saisis le petit sac
en plastique qui contient des somnifères. François
m’a suivi, il tente de m’arracher le sac qui se déchire. Des pilules s’éparpillent sur le lit et le sol.
Je parviens à en récupérer. J’avale ce que je peux.
Je veux dormir. Je ne peux pas vivre les heures
qui vont arriver. Je sens la bourrasque qui va
s’abattre sur moi et je n’ai pas la force d’y résister. Je veux fuir, je perds connaissance», raconte
Valérie Trierweiler qui avoue ressentir une haine
«royale» à Ségolène, l’ex-compagne et mère des
enfants du président français.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 15
C U LT U R E
RENCONTRE INTERCULTURELLE À AUBERVILLIERS
L’art et le droit de vote des étrangers
● «L’art est un support interculturel pour la sensibilisation sur le droit de vote des étrangers en tant que citoyens actifs dans la société européenne»,
estiment les organisateurs.
PARIS
De notre correspondant
PHOTO : D. R.
L
’Association des artistes des couleurs et de la diversité (AACD)
d’Aubervilliers a organisé une
rencontre de métissage culturelle
durant le mois d’août dernier,
dans le cadre du Programme
européen jeunesse en action. Il s’agit d’une
formation au profit des artistes venus de six
pays qui ont eu l’opportunité de s’initier à des
séances de partage et de convivialité artistique.
Placée sous le thème «Regards de la société
civile et des jeunes sur les élections européennes et le droit de vote des étrangers», cette
rencontre a eu lieu à Aubervilliers, une ville
connue surtout pour sa caractéristique de commune cosmopolite. Elle été encadrée par des
formateurs de l’Amsed de Strasbourg, dont le
directeur de cette structure est Djillali Kabeche.
«Notre thématique s’articule essentiellement
sur la citoyenneté de l’Union européenne et les
droits qui s’y rattachent, dans le contexte de
l’Année européenne des citoyens. Il s’agit de
faire un travail de sensibilisation sur le droit
de vote des étrangers en tant que citoyens actifs
et facteur inclusif des jeunes issus des minorités migrantes dans la société européenne.
L’art (musique, danse, peinture, théâtre), est
utilisé comme un support interculturel pour
la citoyenneté européenne favorisant l’esprit
d’initiative et la créativité des jeunes», nous a
souligné le chanteur Zayen, directeur artistique
de l’association organisatrice et responsable
du projet en question. Notons aussi que cette
rencontre a regroupé des participants venus de
Une rencontre multiculturelle initiée par l’association AACD d’Aubervilliers
Turquie, Italie, France, Maroc, Tunisie et d’Algérie. Le programme de ces journées a porté
notamment sur des activités qui ont trait à l’art,
comme des ateliers artistiques pour les enfants
ayant moins d’opportunités. Des échanges
d’idées entre artistes, des séances de méthodologie sur le montage de projets de jeunesse
et d’éducation non formelle étaient également
au menu de ce rendez-vous. Des représentants
du Collectif d’Aubervilliers du droit de vote et
le Conseil consultatif pour la citoyenneté des
étrangers de la même commune ont aussi pris
part à cette manifestation interculturelle, et ce,
avec des tables rondes axées, entre autres, sur
la promotion du droit de vote des minorités migrantes. Les participants ont eu droit également
à des activités pédagogiques de simulation liées
à la citoyenneté active et l’inclusion, comme
ils ont également pris part à des ateliers de
créativités artistiques. Ils ont aussi eu un débat
d’échanges d’idées autour de concepts liés à la
«Citoyenneté active», «Participation à la vie
démocratique», «Droits civiques», «Inclusion
des jeunes ayant moins d’opportunités» et les
«Nouvelles formes de participation». Par ailleurs, notons que le talentueux artiste peintre,
Lyazid Chikden, a exposé ses toiles au stand
de l’AACD, à l’occasion des activités de la
fête qu’abrite, à chaque saison estivale, la ville
d’Aubervilliers.
Hafid Azzouzi
SELECTION
19:55 Divertissement
THE VOICE KIDS
Le talent n’attend pas le
nombre des années. Après
3 saisons exceptionnelles
de «The Voice, la plus belle
voix», le célèbre concours
ouvre la voie aux enfants
lors d’une édition spéciale.
19:35 Documentaire
ÉCHAPPÉES BELLES
PYRÉNÉES, UN DON DU
CIEL
A la découverte des
Pyrénées, Jérôme Pitorin
accompagne Laurent,
guide-spéléologue, dans
une randonnée dans le
cirque de Gavarnie.
Musique
q
LES COPAINS D’ABORD,
30 ANS, 30 CHANSONS
A La Rochelle, sur la scène de
Saint-Jean-d’Acre, devant plus
de 10 000 spectateurs, pour fêter
les 30 ans des Francofolies, les
stars de la chanson française
interpréteront les plus grands
tubes de ces 30 dernières années.
19:45 jeu
FORT BOYARD
De nouvelles cellules
comme «La Laverie» ou
«Le Vélibérateur»
attendent les candidats.
19:45 Téléfilm
LA LOI DE BARBARA
PAROLE CONTRE
PAROLE
19:55 FILM
NO PAIN NO GAIN
19:50 Documentaire
DES PISTEURS SUR
LES TRACES DU
PASSÉ
Pierre Consigny, patron d’un
groupe de presse, est accusé
de viol par Carole, son
attachée de presse. L’accusé
est difficile à défendre, tant il
cumule les maladresses...
Daniel Lugo est coach
sportif à Miami. Mais ce
bon patriote en veut
toujours plus. Il veut le top
du rêve américain, des
maisons de luxe, des
voitures de course et des
filles divines...
19:50 Téléfilm
19:55 Série/Feuilleton
/
19:50 Dessins animés
TRUE JUSTICE : LA JUSTICE
DANS LA PEAU
NEW YORK, SECTION
CRIMINELLE
REQUIEM POUR UN
ASSASSIN
LES SIMPSON ADIEU COWBOY
La CIA passe un marché avec
Kane, toujours marqué par la
perte de ses coéquipiers. Elle
s’engage à lui transmettre toute
information relative à l’attaque
de son équipe en échange de quoi
il doit abattre un chef de gang...
Dans une église située dans un
quartier défavorisé de New York,
un jeune homme se dispute avec
un autre sans-abri...
Au cœur des grottes
pyrénéennes, ornées
d’œuvres laissées par les
hommes du Paléolithique,
une expédition scientifique
inédite se prépare...
Bart passe une excellente journée
où tout lui sourit jusqu’au
moment où il croise un chien fou
qui veut le tuer ! Pour lui
échapper, il pénètre dans la
propriété de Buck McCoy, le cowboy le plus célèbre du cinéma...
19:50 Série TV
FBI : DUO TRÈS SPÉCIAL
L’INCONNU DU N°3
Bien que conscient que la
trahison de Neal a joué un rôle
dans sa sortie de prison, Peter
n’arrive pas à lui pardonner. Il
pense alors accepter un
nouveau job de responsable de
section à Washington...
22:00 Divertissement
LE SUPER BÊTISIER
DE L’ANNÉE VOLUME
13
Clara Morgane et Stéphane Jobert
investissent un magnifique loft et
nous présentent les images les plus
drôles et les plus insolites de
l’année. people en folie.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 16
I D É E S - D É B AT S
POUR UNE NOUVELLE PÉDAGOGIE
Par Abdelhamid Benzerari
«Connaître ceux que l’on instruit,
connaître ce que l’on enseigne : deux
nécessités pour mener à bien sa classe.»
«L’ignorance, mère de tous les maux,
conduit toujours à la servitude.»
L
a connaissance de l’enfant est le premier des devoirs de l’éducation, car
sans cette connaissance aucune adaptation de l’éducation n’est possible. Pour pouvoir instruire, cela suppose une culture psychologique, pédagogique et professionnelle.
Ceux que l’on instruit, ce sont les enfants
et les adolescents. Pour les connaître, il faut
étudier leur psychologie et les observer.
Qui les regarde de plus près verra luire dans
leurs yeux le reflet d’une âme toute neuve,
argile qu’il pétrira de ses mains et dont il
fera des consciences. Qu’il sache s’en faire
aimer, il découvrira leur cœur. L’école est
assidûment et joyeusement fréquentée quand
le maître ou la maîtresse ont su la faire aimer,
en donnant à leur enseignement l’animation,
la vivante gaieté qui conviennent à la nature
des enfants. Ce qui fait la noblesse de l’éducateur, c’est qu’il se donne tout entier à ses
élèves, qu’il se dépense pour eux sans compter. Il n’est pas le distributeur automatique de
connaissances, mais un apôtre du travail, de
la vérité, de l’altruisme, de la justice. Et il est
certain que son enseignement sera persuasif,
plus vivant s’il est familier, simple, cordial
et s’il associe l’enfant à l’organisation du
travail scolaire par la mise en œuvre des
méthodes actives.
Il va en être l’éducateur, le moralisateur, le
philosophe. Ces enfants, il lui appartient d’en
faire des hommes avec le souci constant de
promouvoir une culture humaine. C’est un
apostolat, en ce sens qu’il tend à former des
disciples d’un idéal moral.
Pourquoi faut-il connaître les enfants ?
Pour les comprendre. Et pourquoi faut-il les
comprendre ? Pour les aider à «croître et fleurir», suivant l’expression de Pestalozzi.
Comment connaître les enfants ?
a)- Connaissance directe, empirique : observation du comportement en classe, dans la
cour de récréation, à la cantine scolaire, lors
des sorties et visites pédagogiques… Cette
connaissance intuitive est insuffisante, car
l’écolier n’est qu’un aspect dans une certaine
mesure artificiel de l’enfant.
b)- Connaissance caractérologique : elle
influence directement l’action éducative.
Ainsi, le maître saura qu’une trop grande sévérité à l’égard de l’enfant ou de l’adolescent
nerveux le conduit à la rébellion ; qu’humilier un sentimental, c’est le décourager ou le
pousser à ruminer sa rancœur, que les ordres
froids ont peu de prise sur le colérique, qu’il
faut parler à la fois à l’esprit et au cœur d’un
passionné, etc.
La psychologie nous apprend que l’enfant
n’est pas un adulte en raccourci, mais qu’au
contraire, comme l’a dit Rousseau, c’est un
être qui a ses propres manières de voir, de
sentir, de penser. De plus, c’est un être en
perpétuel devenir, qui passe par les différents
stades d’une évolution qui commence dès la
naissance et se poursuit jusqu’à l’âge adulte.
Il importe donc de suivre son évolution pas à
pas en observateur et en expérimentateur, en
se plaçant dans le courant du développement.
C’est un être affectif que l’intellectualité et la
volonté ne se développent en lui que progressivement, corrélativement à la régression de
l’affectivité. Il faut savoir avec quel équipement intellectuel il aborde cette connaissance
du non-moi qui va l’occuper durant toute sa
scolarité et vers quelles réalités le portent ses
intérêts natifs, etc.
L’enfant est un ange et trente-neuf anges font
quarante démons. Le groupe d’enfants qui
constitue une classe est une foule avec tous
ses défauts : mobilité, inconscience, irresponsabilité, méchanceté. Contenir et diriger
cette foule demande un effort de patience
quotidien : enseigner, c’est peut-être avant
tout savoir se dominer.
Pourquoi donc faut-il connaître ceux que
l’on instruit ? Mais tout simplement pour
leur adapter l’enseignement et ne pas leur
entonner des connaissances auxquelles ils
ne peuvent prendre goût et qu’ils ne sont pas
capables de digérer.
Chaque maître connaît l’enfant qui pose
un problème et qui n’est généralement pas
dans une classe un cas unique. Tel enfant est
lent, ne parvient jamais à terminer son travail ; tel autre ne s’intéresse à rien ; celui-ci
n’accepte que certaines activités et méprise
les autres. Chaque cas requiert une analyse
psychologique individuelle et une pédagogie appropriée. Ce qui ne nous permet pas
de mettre tous les apprenants dans le même
moule. «La forêt est un bel ensemble, mais
chaque arbre a ses racines. Une classe est
un bel ensemble, mais chaque élève a sa
personnalité». Chaque classe a donc ses
spécificités propres. Pour cela, ne pas imposer aux maîtres les fiches de préparation de
l’Institut pédagogique national (IPN), ainsi
que les emplois du temps réalisés par certains inspecteurs. A force de les utiliser, ils
deviendront en quelque sorte des «esclaves»
du travail fait par d’autres. Il serait mieux
de leur apprendre à les confectionner euxmêmes en conformité avec le niveau de leurs
élèves.
L’enseignement collectif, qui est de règle
dans nos écoles, se complète obligatoirement
d’une individualisation partielle du travail,
sous la pression des nécessités. «Ce sont les
élèves les moins doués qui forcent les maîtres
à mieux enseigner», dixit Malcolm Forbes.
LES RESSORTS PSYCHOLOGIQUES DE
L’ÉDUCATION
L’éducation implique le respect du sujet,
c’est-à-dire sa participation. Mais cette
nécessité psychologique et morale ne peut
être perçue par le jeune enfant. Il importe
donc de trouver chez l’écolier des ressorts
psychologiques susceptibles de l’orienter
naturellement vers les objectifs prévus pour
lui par l’adulte. Ces ressorts psychologiques
vont être recherchés parmi les caractéristiques propres à chaque âge.
Ainsi, les buts successifs de l’éducation étant
en grande partie déterminés en fonction des
possibilités et des goûts, c’est encore à ces
possibilités et ces goûts que l’on fera appel
pour dynamiser le processus éducatif et amener l’élève à s’y associer.
A chaque âge, en effet, se manifestent des
intérêts, des désirs, des attraits spontanés
qu’on éprouve pour un objet, un acte, une
idée, sensiblement les mêmes pour tous les
enfants, au point que de nombreux psychologues ont cru pouvoir tracer une esquisse
de la psychologie enfantine en partant de
cette notion d’approche. «L’effort est un
principe de vie spirituelle, il est une flamme
intérieure. L’intérêt n’est que la brindille qui
faiblit. L’éducation doit tendre à alimenter la
source de la flamme».
POUR INSTRUIRE, IL FAUT CONNAÎTRE CE
QUE L’ON ENSEIGNE
«J’apprends chaque jour pour enseigner le
lendemain», dixit Anton Tchékhov.
Connaître ce que l’on enseigne, c’est d’abord
posséder les connaissances que l’on doit
faire acquérir aux enfants. Si par boutade on
a dit que «la pédagogie est l’art d’enseigner
ce qu’on ne sait pas», il est évident que l’art
pédagogique le plus consommé n’est rien
sans la matière qui lui sert de support. Et le
maître ne doit pas savoir seulement ce qu’il
doit enseigner : il doit savoir bien plus afin
de dominer son enseignement et avoir le goût
de l’effort intellectuel. Effort pour enrichir
son savoir, pour le mettre au point, pour le
simplifier et le rendre clair.
«Il faut que le maître sache tout… Je veux
qu’il n’ignore rien», dixit Erasme.
Le maître doit savoir non seulement ce qu’il
doit enseigner, mais davantage, car on ne domine son enseignement que lorsqu’on le dépasse. Le champ des connaissances est plus
étendu de nos jours qu’au temps d’Erasme.
Et pourtant, il est nécessaire que l’instituteur
ait des clartés de tout. A cette quantité de
savoir, s’ajoutera la qualité : connaissances
de première main acquises par une méthode
qui vise non seulement à meubler l’esprit,
mais à le former. «Il y a un art de savoir et un
art d’enseigner», dixit Cicéron.
L’instituteur ne saurait oublier, cependant,
qu’il est un travailleur intellectuel et qu’il
doit le demeurer. S’intéresser à tout ce qui
l’entoure est une règle de conduite, et doit
compléter sans cesse sa culture intellectuelle.
Sa vocation n’est pas seulement le goût
d’enseigner, mais aussi le goût d’apprendre
soi-même. Elle implique une constante
recherche de l’âme enfantine à la lumière de
sa propre recherche intellectuelle. Et cette
habitude de travail intellectuel, cet amour de
l’étude désintéressée qui fait l’intérêt de sa
vie et la garantie de son indépendance.
Connaître ce que l’on enseigne, c’est aussi
en posséder les principes et savoir pourquoi on l’enseigne. A quoi servent les
mathématiques ? Elles permettent de calculer, mesurer, raisonner, comprendre, penser,
réfléchir. Connaître l’histoire, c’est en posséder les faits et la chronologie, mais c’est
également savoir qu’on l’enseigne pour
enraciner l’enfant dans son groupe national
et lui permettre de se situer dans l’évolution humaine ; savoir la géographie, c’est
connaître le visage de la terre et celui des
hommes, mais aussi savoir qu’on l’enseigne
pour conduire l’enfant du spectacle de la variété des hommes au respect des différences
ethniques. «L’art d’enseigner n’est que l’art
d’éveiller la curiosité des jeunes âmes pour
la satisfaire ensuite», dixit Anatole France.
PRÉPARER SA CLASSE
Savoir ne suffit pas, il faut savoir enseigner,
c’est-à-dire communiquer à autrui ce que
l’on sait, mais d’une manière ordonnée,
claire, prenante, en adaptant la forme, le ton,
le geste à la compréhension de l’auditoire,
en dosant la qualité et la quantité selon son
niveau.
Travail automatique, dira-t-on ? Non
pas. L’éducation aura besoin de toute sa
conscience et de toute son énergie pour
s’affranchir de la routine. Sa tâche est un perpétuel recommencement. Au fur et à mesure
qu’il découvre la diversité des âmes enfantines, il arrive à diversifier ses méthodes et à
renouveler ses procédés.
Quelle que soit l’expérience acquise au cours
d’une longue carrière, il est une expérience
qui ne s’acquiert qu’au jour le jour et par un
travail d’adaptation sans cesse poursuivi :
c’est l’expérience de la classe vivante. Cette
adaptation, au niveau de son auditoire,
exige de la part de l’instituteur une révision
constante de ses méthodes. Il devra renoncer
à un enseignement trop exclusivement verbal, et suivre davantage l’activité spontanée
des enfants, afin de laisser se dégager et
s’affermir leur personnalité, qui se disciplinera elle-même au contact de la vie collective
de la classe en action.
Sans doute, la direction d’une classe dans
cette ambiance de relative liberté exige-t-elle
un effort soutenu du maître. Celui-ci ne parviendra à éviter le désordre des improvisations hâtives et à donner à son enseignement
le maximum d’efficacité que s’il a minutieusement «préparé sa classe». D’abord répartir
les matières du programme sur chaque mois,
puis sur chaque semaine, sur chaque journée.
Enfin rédiger la page quotidienne de son
cahier-journal, mettre en place d’avance ses
fiches, sa documentation, ses matériaux.
N’oublions pas que le moindre effort est toujours suivi du moindre résultat.
LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE
«L’homme honorable commence par appliquer ce qu’il veut enseigner, ensuite il
enseigne», dixit Confucius.
S’améliorer soi-même pour perfectionner et
rajeunir son enseignement : se rendre supérieur à sa tâche, non point pour s’en évader,
mais pour mieux l’accomplir. Considérer enfin le labeur quotidien comme une œuvre que
l’on parachève avec joie parce qu’on l’aime.
L’instituteur n’enseigne-t-il pas, en morale,
que le travail est un devoir et une joie, qu’il
rehausse la dignité personnelle et que le bon
ouvrier tire honneur du travail bien fait ?
Les partisans du moindre effort croient obéir
à une loi de nature qui fait redouter «de se
donner du mal». La pente est glissante pour
qui s’abandonne aux petites capitulations
de la conscience. C’est l’abus des congés
que l’on sollicite à tout propos, des retards.
C’est l’irrégularité ou la nonchalance dans
le travail. C’est l’omission de la correction
journalière des devoirs et de la préparation
des cours (fiches, cahier-journal), des notations sommaires dont l’élève ne tirera aucun
profit. Une fois n’est pas coutume, dit-on,
mais la coutume s’installe vite.
Moins que tous les autres, les éducateurs
peuvent avoir la tentation de s’abandonner,
car ils le savent bien, ce sont des générations
d’enfants dont ils amoindriraient la valeur
individuelle et sociale. Il suffit que cette pensée soit sans cesse présente à leur esprit pour
qu’ils accomplissent allègrement leur devoir.
CONCLUSION.
La valeur du maître dépend en grande partie
de sa «valeur humaine» : les connaissances
techniques professionnelles, pour indispensables qu’elles soient, demeurent insuffisantes. Il faut en plus le rayonnement personnel qui est sans doute, dans la plupart des
cas, un don, mais qui peut aussi s’acquérir,
dans la mesure même où la personnalité se
construit et s’oriente par la culture et l’action
volontaire. Si l’expérience des vieux maîtres
est à l’origine de bien de réussites pédagogiques, «le goût de la recherche et le désir de
perfectionnement» peuvent pallier chez les
jeunes maîtres l’insuffisance provisoire de
cette expérience.
A. B.
IDÉES-DÉBATS
À NOS LECTEURS
En raison des contraintes liées à la
pagination et pour une meilleure
lisibilité des textes, les contributions
adressées à la rubrique «IDÉESDÉBATS» ne devront pas dépasser les
6000 signes, l’équivalent de 4 feuillets
saisis en Word. La rédaction sera
contrainte de ne pas publier les textes
dépassant cette norme. L’exclusivité
des contributions est exigée. Une
photo de l’auteur et une courte
biographie sont souhaitées. A la
demande de leurs auteurs, les longues
contributions peuvent être publiées
dans l’édition électronique d’El Watan.
Nous demandons de la compréhension
et de la discipline à nos lecteurs.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 17
I D É E S - D É B AT S
L’ÉTHIQUE ACADÉMIQUE :
RÉALITÉ OU ILLUSION ?
Par Dr Malika Rebaï Maâmri
Enseignante-chercheur
P
armi les éthiques se distingue celle
du développement durable. Précisons
que ce courant fait partie des éthiques
anthropocentriques (Sauvé, & Villemagne,
2006), dans lesquelles l’être humain est le
centre de la moralité. Selon cette approche,
l’humain domine la nature dont il utilise
rationnellement les ressources, afin de ne
pas entraver la croissance économique, vue
comme une condition essentielle du bien-être
humain (Sauvé, & Villemagne, 2006). Les
débats sur ce sujet ont permis à plusieurs experts, sociologues et philosophes, de rappeler
les significations réelles de ces deux notions
et leurs implications, en tentant non pas de
trouver des réponses fermes aux paradoxes du
développement durable, mais de questionner
les moyens de mise en œuvre. La question qui
nous interpelle tous est donc : comment développer notre pays quand le sens de l’éthique
fait défaut ?
QU’EST-CE QUE L’ÉTHIQUE ?
En éthique, il est évidemment question de
valeurs, de principes qui donnent des grandes
orientations à l’action, qui fixent des attitudes
de normes et de règles. L’éthique établit donc
des critères de conduite. Elle est la source
d’inspiration des règles juridiques : les règles
morales sont souvent érigées en loi. La finalité
de l’éthique fait donc d’elle-même une activité
pratique.
L’ÉTHIQUE COMME COMPÉTENCE
PROFESSIONNELLE
L’exigence éthique fait désormais partie intégrante de l’image-même d’une institution académique. La société académique a pour mission de contribuer à la production de savoirs et
de référentiels. Mais l’acte éducatif ne se réduit
pas à un simple transfert de connaissances :
il implique tout un apprentissage des valeurs.
Il est le lieu d’une sensibilisation aux enjeux
éthiques de l’être-ensemble. Mais, au-delà
de l’affichage des normes collectives dans la
charte de l’éthique et de la déontologie, ainsi
que des divers programmes de développement
durable, au-delà des généreuses déclarations
d’intention, il est tout aussi important de s’interroger sur leur fonction, sur leur efficacité
réelle, envisagées, cette fois-ci, du point de vue
des acteurs qui en sont partie prenante. Quelle
forme prend pour chacun — enseignants, étudiants et staff administratif — l’éthique vécue
dans le contexte professionnel, l’éthique qui se
fait au quotidien, dans la pratique concrète des
relations humaines ? Quels sont les ressorts
de cette sensibilité collective qu’on appelle
parfois, sans trop savoir s’il s’agit d’un code
d’honneur ou d’une véritable ligne morale,
«l’éthique académique» ? Je propose d’explorer ces questions en les parcourant dans les
deux sens : de l’individu au collectif, et du collectif à l’individu, sans perdre de vue les interactions complexes de ces deux niveaux avec
l’environnement humain et social qui constitue
le milieu naturel de l’institution académique.
Et pour ce faire, concentrons-nous sur les institutions de l’enseignement supérieur.
COMMENT CONSTRUIRE UN SAVOIR
ÉTHIQUE EN MILIEU ACADÉMIQUE ?
La vocation première de l’école est d’instruire
et d’éduquer. Mais s’agit-il de former d’abord
des citoyens ou des hommes ? D’inculquer
des conduites, celles que réclame le bon fonctionnement de l’institution ou de transmettre
des valeurs pour un développement durable ?
Parler d’une éthique en milieu académique,
c’est inscrire la profession enseignante dans
une perspective bien déterminée, celle d’une
élaboration collective de valeurs et de normes.
Dans le domaine de l’enseignement, elle relève
d’une théorie de la valeur, indépendamment
des convictions et de l’engagement personnels
des enseignants, l’adhésion à des références
morales qu’on est en droit d’exiger de tous,
parce qu’elles sont constitutives de l’acte d’enseigner dans une société démocratique. Elle
relève en revanche d’une théorie des normes,
c’est-à-dire de la déontologie proprement dite,
les devoirs et les obligations concrets auxquels
les enseignants et la hiérarchie sont soumis
dans l’exercice de leur profession («déon» en
grec signifie «ce qu’il faut faire»).
Or, l’éthique dans nos établissements scolaires
est devenue aujourd’hui un vrai problème. Elle
semble se moquer de la philosophie morale,
et s’est totalement détachée de sa coquille de
valeurs. Les impacts négatifs de l’application de connaissances posent la question de
l’éthique sous un nouvel angle. Certes, certains
continuent d’y voir un mécanisme de régulation sociale, un recours efficace dans la gestion
quotidienne des manquements aux règles de
la communauté scolaire. Pour d’autres, par
contre, c’est carrément un enjeu de «développement» personnel. Cette question nous amène
à analyser les conditions qui rendent compte de
la reformulation actuelle en termes d’éthique
professionnelle du vieux problème des valeurs
et des normes dont on attend le respect de la
part de ceux qui sont institutionnellement chargés d’éduquer et d’instruire la jeunesse.
L’EXCLUSION DANS L’OPULENCE
Lorsqu’on décrit le malaise actuel dans l’enseignement supérieur, (et de l’Education)
en contraste par exemple avec les années
soixante-dix ou quatre-vingts, que veut-on
dire ? En termes réels, on parle de la chute
du niveau scolaire des étudiants. On parle du
manque de motivation de l’étudiant, de son
manque d’implication dans son travail scolaire.
Mais s’est-on posé la question suivante : à qui
la faute ? Il est vrai que l’étudiant a sa part de
responsabilité, mais les enseignants ainsi que
la hiérarchie n’ont-ils pas aussi leur part de
responsabilité dans ce fiasco ?
Pourquoi un étudiant ayant des difficultés
scolaires ferait-il des efforts quand il sait qu’en
s’adonnant à certaines pratiques contraires à
l’éthique, telles que le copiage, parfois largement autorisé, ou espionnage pour le compte
de la hiérarchie, peuvent lui faire obtenir les
meilleures notes. N’avons-nous pas tous, chers
collègues, été amenés à voir des mémoires ou
thèses de doctorat plagiés obtenir des 18 sur
20, pendant que certains brillants étudiants,
ayant fait un travail personnel, obtiennent une
note inférieure ? N’avons-nous pas vu, chers
collègues, des présidences de jury tournées
en séance de règlement de comptes, soit visà-vis de l’encadreur de thèse, soit de l’étudiant
lui-même dont le comportement exemplaire
ne plaît pas ? Mais le plus grave dysfonctionnement est le suivant : en raison des piètres
résultats de certains étudiants, on demande aux
enseignants de gonfler les notes d’évaluation,
quitte à les trafiquer. Dûment chapitrés dans
leur hiérarchie pédagogique, certains enseignants se voient donc reprocher leurs notes
jugées trop mauvaises et on leur demande de
faire preuve de davantage d’indulgence. Les
novices dans l’enseignement se voient donc
contraints d’obéir à la hiérarchie sous peine de
voir leur avancement retardé. Les chevronnés,
ceux qui ont sacrifié plus de la moitié de leur
vie à l’enseignement, ne décolèrent pas. Mais
la hiérarchie a tous les pouvoirs ! Comment
venir à bout de ces personnes récalcitrantes ?
Simplement en annulant leur notes d’évalua-
tion ! Des docteurs et chercheurs se sont vu
annuler leurs notes sans aucune explication.
Ils se sont pourtant investis pour bien mener
leurs tâches pédagogiques. Ils ont fait leur
examen tout comme leurs collègues, ils ont
corrigé leurs copies, ils ont remis les notes
aux étudiants et pourtant celles-ci ne figurent
pas sur les PV de délibérations. N’est-ce pas
là une atteinte à l’intégrité des enseignants ?
N’est-ce pas là un manquement à l’éthique et
à la déontologie que de discréditer ainsi des
enseignants chevronnés ? Qu’en est-il maintenant du droit de l’étudiant qui a trimé tout
un semestre et voit sa moyenne dégringoler,
alors qu’un autre étudiant, un tricheur qui a
toujours eu ses notes par des moyens contraires
à l’éthique, lui vole sa place ? Le plus injuste
est que ce même cancre obtient son passage
en classe supérieure en session normale, sans
avoir à passer de rattrapage…, au même titre
que celui qui a passé des nuits blanches à
travailler ! Pourquoi demander à ce cancre de
s’impliquer ? Pourquoi reprocher aux éléments
brillants leur démotivation ? Puisque l’honnêteté ne paie pas, n’est-ce pas là aussi une
façon de pousser les étudiants sérieux à devenir
malhonnêtes ? Alors que les établissements
d’enseignement supérieur sont supposés être
les acteurs principaux pour le développement
durable de notre pays, nous constatons que
certaines institutions de ce secteur ont pris la
tangente et contribuent au sous-développement durable.
Ce qui est en jeu ici, c’est bien sûr la conception que nous nous faisons de la mission de
l’université. Si la gestion des incivilités ne peut
servir de substitut à l’apprentissage de la morale, il reste à définir les modalités d’une éducation éthique. A qui revient cette tâche ? Les
acteurs de l’institution scolaire doivent redéfinir en commun des modèles efficaces d’action
et de comportement éthiques, afin d’assurer au
mieux le développement de notre pays. Face à
la perte de repères et aux inquiétudes éthiques,
nous ne pouvons pas continuer à faire semblant
que tout va bien alors que le système éducatif
va à la dérive. Il est de notre devoir d’abord en
tant que citoyens algériens, puis en tant que
formateurs de revoir notre façon de gérer l’avenir de la jeunesse algérienne. Nous ne devons
pas oublier que notre grande responsabilité est
de former l’élite de l’Algérie de demain et que
le développement du pays repose sur la qualité des enseignements que nous prodiguons à
nos étudiants et cette formation implique une
méthode rigoureuse de l’éthique. M. R.- M.
PAS D’INDUSTRIE, PAS DE CROISSANCE DURABLE
Par Kamel Sidi Saïd
Consultant
«Il vaut mieux agir trop rapidement
qu’attendre trop longtemps.»
Jack Welch
L
’Algérie est en train de payer au
prix fort l’inexistence d’une véritable politique industrielle. Il y a eu
absence de vision stratégique. Il est
urgentissime de rattraper ce retard. Il
s’agit aujourd’hui d’avoir un regard
des plus lucides sur nos échecs et nos
réussites afin de bien comprendre le
marasme de l’industrie algérienne.
Notre pays mérite bien un secteur productif national performant sans distinction aucune entre capitaux publics
et privés. Aujourd’hui, il n’y a aucune
autre façon de faire progresser un
pays que de favoriser l’émergence de
nouvelles entreprises et la croissance
de celles qui sont en activité. L’industrie n’est pas un secteur d’activité
comme les autres, c’est le lieu principal de l’innovation et des gains de
productivité. Le rôle de l’industrie est
stratégique.
L’expression «pas d’industrie, pas de
croissance» n’a jamais sonné aussi
juste. Le maillon fort de l’industrie
c’est l’entreprise. Elle doit être au
centre de toute stratégie industrielle en
particulier et de politique économique
en général.
L’entreprise est à l’origine de la création de richesses et de valeurs, c’est
l’élément moteur du développement.
L’Etat n’est pas en reste, son rôle est
très important, il doit accompagner les
entreprises, défendre la compétitivité
des fleurons industriels nationaux en
évitant des ouvertures économiques
à hauts risques et non réfléchies. Il
faut mettre le cap sur les secteurs
économiques d’avenir dans lesquels
la production nationale est susceptible
d’occuper des positions de leader.
L’Etat doit contribuer à l’émergence
de champions nationaux. Oui, les majors de notre industrie ont les capacités
de prétendre à ce prestigieux statut.
L’Etat doit aussi favoriser la libération
des forces créatrices de richesses et
elles sont nombreuses .
Aujourd’hui, l’entreprise est le grand
virage. Il n’est plus question d’affronter l’avenir à contre-courant Il
faut suivre les courants économiques
dominants. L’entreprise est le passage
obligé à toute croissance économique,
c’est le chemin le plus sûr à une prospérité durable.
Le monde de l’entreprise change rapidement. Les nouvelles technologies
et l’innovation sont devenues les nouvelles armes de l’entreprise qui font
que ce ne sont pas toujours les grands
qui prennent le dessus sur les petits,
mais plutôt les rapides qui l’emporteront sur les lents.
Il s’agit d’anticiper de quelle manière
la technologie pourrait influencer une
entreprise à dépasser son concurrent
quelle que soit sa taille !
Le temps est venu pour quelque chose
de différent en Algérie, quelque chose
d’audacieux, et qui ne se résume pas
simplement à injecter l’argent de la
rente dans des puits sans fond. Le
temps est venu de passer du «tout
import» au compter sur «ses propres
forces et atouts». Le temps est venu de
passer de «pays en voie de développement» à «pays émergent». Le temps
est venu de passer de «destruction de
richesse «à la création de richesse».
L’Algérie ne manque pas de gestionnaires. C’est plutôt une vision industrielle à long terme qui fait défaut ; au-
jourd’hui, on ne doit plus raisonner en
conservateurs de musée, il est grand
temps de bousculer les vieux business
models, surtout que le pays dispose de
grands atouts pour l’émergence d’une
industrie véritable.
Faisons de l’entreprise algérienne
le moteur d’un développement économique durable du pays qui est la
principale source d’éradication de la
pauvreté. Elle est l’un des fondamentaux de toutes les politiques sociales.
Aujourd’hui, on parle d’entreprise socialement responsable avec la citoyenneté comme valeur majeure.
Que nos décideurs politiques passent
rapidement aux actes. Il ne s’agit pas
d’une question uniquement économique, elle est aussi politique.
Ne dit-on pas que le politique doit être
au service de l’économie ?
K. S-. S.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 20
L’ÉPOQUE
Concert à Alger en solidarité
avec Ghaza
Un concert de solidarité avec la bande de Ghaza a été organisé
jeudi soir à la salle Ibn Zeydoun (Alger) avec la participation
d’une pléiade d’artistes nationaux et en présence de membres
de la communauté palestinienne résidant en Algérie.Le
concert a été ouvert par la présentation d’une chanson
collective sous forme de vidéo clip intitulé Ghaza la douce
interprétée par des chanteurs algériens de renom, à l’instar
de Karim Mesbahi, Naïma Ababssa, Mourad Djaâfri et El
mounchid Djelloul. Initiée par l’Office national des droits
d’auteur et droits connexes (ONDA), la chanson a été écrite
par Djelloul, la musique composée par Sid Ahmed Fellah et
produite par Rachid Atoussi. Les revenus de cette collaboration
artistique seront destinés à la bande de Ghaza. Les artistes
se sont succédé par la suite pour interpréter des chansons
dédiées à Ghaza la résistante. Le directeur de l’ONDA, Samy
Bencheikh, a déclaré à la fin de la soirée que ce «concert
est dédié à toutes les victimes palestiniennes de l’agression
israélienne».
18 infractions enregistrées
à Aïn Témouchent
●Les pêcheurs n’ont pas le droit d’utiliser les filets dits chalut pélagique, semipélagique et de fond à l’intérieur des trois miles fixés par la loi,
La Commission européenne a annoncé vendredi qu’elle
débloquait 140 millions d’euros pour venir en aide aux pays
actuellement touchés par le virus Ebola en Afrique de l’Ouest,
la Guinée, le Sierra Leone, le Liberia et le Nigeria. Le plus
gros de cette enveloppe, soit 97,5 millions d’euros, serviront
à renforcer l’offre de services publics, notamment de santé,
dans les pays concernés, tandis que 38 millions iront à un
«soutien direct aux systèmes de soins de santé», a précisé la
Commission dans un communiqué.
Découverte d’un nouveau foyer
de dengue au Japon
Un nouveau cas de dengue autochtone a été recensé vendredi
au Japon en dehors du parc Yoyogi de Tokyo, considéré
jusqu’ici par les autorités nipponnes comme le foyer de
la maladie. Il s’agit d’un homme habitant la préfecture de
Saitama, limitrophe de la capitale, qui a été confirmé malade.
Contrairement aux autres personnes infectées, ce patient ne
s’est pas rendu récemment au Yoyogi Koen, où les premiers
cas de la maladie ont été recensés. Le malade a toutefois
indiqué aux autorités avoir été piqué par des moustiques
dans un autre jardin de Tokyo, le parc central de Shinjuku
(Shinjuku Chuo Koen). Le Japon n’avait pas connu de cas local
de dengue depuis 70 ans. A l’heure actuelle, 56 personnes ont
été infectées, selon un dernier bilan des autorités.La dengue,
parfois appelée «grippe tropicale», est une infection virale
transmise par les moustiques mais qui ne se propage pas
directement de personne à personne. La mise au point d’un
vaccin contre la maladie est rendue complexe par le fait qu’il
existe non pas un, mais quatre types (ou sérotypes) de virus de
la dengue. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS),
«les symptômes vont d’un syndrome fébrile bénin à une forte
fièvre incapacitante avec éruption, céphalées intenses et
douleurs rétro-orbitaires, musculaires et articulaires».
Un atelier méditerranéen
sur les énergies renouvelables
Le bureau régional pour la Méditerranée, de l’organisation
mondiale R 20 organisera, à Oran, son premier atelier
méditerranéen sur les énergies renouvelables du 23 au 25
septembre, a annoncé, hier à Oran, le directeur du bureau
R 20 MED. Cette rencontre, qui se tiendra au Centre des
conventions, verra la participation d’un nombre d’experts
internationaux dans le domaine des énergies nouvelles et
énergies propres, ainsi que des représentants d’institutions
nationales et internationales activant dans le domaine,
a indiqué Rachid Bessaoud en marge d’un atelier sur la
modernisation de la gestion des déchets ménagers, à Aïn
El Turck. La rencontre connaîtra également la participation
des institutions financières internationales, telles que la
Banque africaine de développement et des représentants
de l’organisation mondiale R 20. Des débats et des
communications sont prévus lors de cette rencontre, où
seront abordés plusieurs thèmes liés à la promotion des
énergies renouvelables, leur utilisation, le développement
de technologies et les investissements en la matière. Cette
manifestation sera la première à l’échelle méditerranéenne.
Édité par la SPA “El Watan Presse” au capital social de 61
008 000 DA. Directeur de la
publication : Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse
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Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 -
PHOTO : H. LYES
140 millions d’euros d’aide pour
les pays touchés par le virus
Ebola
El Watan - Le Quotidien Indépendant
L’appel d’un
éleveur émigré
à Abdelouahab
Nouri
REPOS BIOLOGIQUE
ON VOUS LE DIT
L
e nombre d’infractions au repos biologique a connu, cette année, une hausse
sensible au niveau de la wilaya de Aïn
Témouchent, comparativement à l’exercice
2013, a-t-on appris auprès de la direction
de la pêche et des ressources halieutiques.
Pas moins de 18 infractions au repos biologique ont été enregistrées du 1er mai au 31
août 2014, date de clôture de l’opération,
a-t-on indiqué. Relevées avec le concours
des services des gardes-côtes de Beni Saf et
de Bouzedjar, ces infractions ont eu lieu aux
ports de pêche de Beni Saf (10) et de Bouzedjar (8). Elles concernent la pêche en zones
interdites situées à l’intérieur des trois miles
marins concernés par le repos biologique,
l’utilisation de filets de pêche non réglementaires et le non-respect de la taille marchande
des poissons, a-t-on ajouté. Ces actions de
contrôle ont été marquées par la saisie de
plusieurs caisses de poissons pêchés en
infraction au repos biologique. Les pêcheurs
n’ont pas le droit d’utiliser les filets dits
chalut pélagique, semi-pélagique et de fond
à l’intérieur des trois miles fixés par la loi,
explique-t-on. La direction et la Chambre de
la pêche ont organisé plusieurs rencontres de
sensibilisation portant sur le respect du repos
biologique par les professionnels, visant la
reconstitution de la ressource halieutique.
En outre, une brigade mixte chargée de
faire respecter le repos biologique a été
mise sur pied au niveau de la wilaya de Aïn
Témouchent. Composée des représentants
du commerce, d’inspecteurs de la pêche, de
vétérinaires et de la Chambre de la pêche et
des ressources halieutiques, cette brigade est
habilitée à opérer des saisies des produits de
pêche, a-t-on rappelé.
APS
SANTÉ
Un deuxième cœur artificiel
Carmat implanté en France
Un deuxième cœur artificiel Carmat, bioprothèse de haute technologie, a été implanté sur
un patient à Nantes (ouest) il y a quelques semaines, huit mois après une première implantation à Paris, ont rapporté des médias. «Tout
se serait très bien passé, mais on ne sait rien
du patient», a relevé le quotidien Libération
sur son site internet qui, comme la radio France
Inter, fait état de cette nouvelle intervention
faite «dans la plus grande discrétion». Interrogé par l’AFP, le Centre hospitalier universitaire de Nantes s’est refusé à tout commentaire,
renvoyant sur le fabricant et concepteur du
cœur, la société française Carmat. «Il n’y aura
aucune déclaration de Carmat», a, pour sa
part, indiqué une porte-parole de l’entreprise
à l’AFP. D’après Libération, cette opération a
été menée par l’équipe du Pr Daniel Duveau.
Ce dernier était l’un des chirurgiens seniors
présents, avec le professeur Christian Latrémouille, lors de la première implantation d’un
cœur artificiel Carmat à l’hôpital GeorgesPompidou à Paris le 18 décembre 2013, ajoute
le quotidien. Le premier malade, âgé de 76
ans, Claude Dany, souffrait d’une grave insuffisance cardiaque. Il est mort 75 jours après
la pose de la bioprothèse. Une défaillance
technique de l’appareil avait alors été invoquée
Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88 Site web : http://www.
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devises : CPA N° 00.400 103 457 050349084
pour expliquer ce décès. Après sa mort, le 2
mars, la société Carmat avait précisé qu’elle
maintenait son programme d’essais comprenant quatre patients «au pronostic vital engagé
à brève échéance». Elle avait ensuite annoncé
le 16 juillet avoir été autorisée à reprendre les
essais de son coeur artificiel. Le comité de
protection des personnes, le comité de sécurité
ainsi que les autorités réglementaires ont émis
un avis favorable à la reprise du recrutement
des trois patients suivants, avait également
indiqué Carmat. La société avait souligné que
le critère de succès retenu pour ces premiers
essais était la «survie des patients à 30 jours»
et qu’ «avec 74 jours de survie», la première
implantation était «probante». Le cœur artificiel Carmat n’est pas destiné à faire patienter
un malade en attente de greffe cardiaque, mais
à remplacer définitivement le cœur défaillant,
selon ses concepteurs. Cette prothèse présente
la particularité d’être recouverte à l’intérieur
de «biomatériaux» tirés de tissus animaux,
afin d’éviter d’avoir à donner au malade des
anticoagulants pour empêcher la formation de
caillots. En raison de son poids (900 grammes),
ce modèle est réservé pour l’instant à des gens
présentant une certaine corpulence. Autre obstacle, son coût élevé.
AFP
ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi
Yahia, Hydra. Tél :023573258/59
Impression : ALDP - Imprimerie Centre ; SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 30 89 09 - Est :
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Diffusion, 38, Bd Benzerdjeb (Oran) Tél : 041 41 23 62 - Fax
: 041 40 91 66
Oucif Mustapha, 51 ans, est un
émigré algérien diplômé du
prestigieux Centre de formation en
élevage de Canappeville (France).
Major de sa promo et unique
Maghrébin à être diplômé de ce
centre depuis sa création en 1946,
il exerce actuellement le métier
d’éleveur professionnel en HauteNormandie. Il est en déplacement,
ces jours-ci, dans sa ville natale,
Blida, pour prospecter les
possibilités de bénéficier
d’exploitations agricoles dans le
cadre de la concession, et ce, afin
d’investir dans l’élevage bovin et
surtout la production des
fourrages tels que l’ensilage maïs
fourragé et l’enrubannage de foin.
Cela permettrait, d’après lui, de
diminuer le coût des concentrés
(aliments) qui ont atteint un prix
tellement exorbitant que les
éleveurs n’arrivent plus à
supporter, ainsi que la facture
d’importation de lait en poudre.
Les nouvelles techniques,
proposées par Oucif Mustapha
«permettent d’avoir un rendement
meilleur et à moindre coût. » « Je
veux contribuer à créer une
nouvelle approche, en Algérie,
dans l’alimentation des bovins
pour la production laitière et
l’engraissement. Je veux, aussi,
aider les éleveurs à mieux produire
leurs fourrages et leur transmettre
mon savoir-faire dans ce domaine.
Mais difficile de concrétiser ce
projet vu le problème d’acquisition
de terres cultivables (concession).
C’est pour cette raison que je lance
un appel à Abdelouahab Nouri,
ministre de l’Agriculture pour que
ses services m’aident à concrétiser
mon projet. Mon E-mail est le
suivant : [email protected]
com», lance-t-il, avec beaucoup
d’optimisme. Mohamed Benzerga
La peinture
bâtiment et la
contrefaçon
Dans une correspondance
adressée le 31/8/2014 au directeur
régional du commerce de la wilaya
de Blida, l’Association algérienne
de promotion et de protection du
consommateur (Aappc) dénonce
l’existence sur le marché d’un
produit contrefait qui imite, avec la
même dénomination, les mêmes
caractéristiques apparentes et le
même prix de vente, le bidon de 25
kg de Blanroc Super (peinture
bâtiment) fabriqué par l’Entreprise
nationale des peintures implantée
à Lakhdaria (Bouira). Après
enquête et saisie d’un spécimen
de chaque bidon (l’authentique et
le contrefait) et analyse de leur
contenu, le président de
l’association vient de dévoiler à la
presse la mauvaise qualité du
produit qui circule frauduleusement sur le marché du bâtiment et
qui ne répond pas aux critères
énoncés sur l’emballage. Ce sont
les utilisateurs sur les chantiers
qui se sont plaints et qui ont
contacté l’Aappc. Un exemple à
suivre !
Rahmani Mohammed
Les manuscrits, photographies ou tout
autre document et illustration adressés
ou remis à la rédaction ne seront pas
rendus et ne feront l’objet d’aucune
réclamation. Reproduction interdite de
tous articles sauf accord de la rédaction.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 21
SPORTS
Doublé des
militaires
algériens
L’équipe nationale militaire
senior de cross-court (5100 m)
s’est adjugé hier au Liban le
doublé en remportant le titre de
champion du monde sur le plan
individuel et par équipe, lors du
56e championnat du monde du
CISM. Les 3 victorieux sont
Rabah Aboud (1er), suivi de
Mohamed Merbouhi (2e) et Lyes
Belkheir (3e), qui ont réussi à
compléter le podium. C’est la
troisième fois consécutive que
l’élite militaire algérienne de
cross court domine le Mondial.
Les deuxième et troisième places
sont revenues respectivement à
la Pologne et au Maroc. Tandis
qu’au cross long (12km), l’Algérie
a terminé 2e derrière la France.
C. B.
CHAMPIONNAT
ARABE
DE NATATION
Médaille d’or
pour l’Algérie
Lors de la première journée du
championnat arabe de natation,
disputée jeudi soir, l’élite
algérienne à remporté 7
médailles dont une en or grâce la
chevronnée Sara Hadj
Abderrahmane, qui a dominé le
200m papillon. Les quatre
médailles d’argent on été
remportées par Sahnoune (50 m
NL), Tchouar Imad Eddine (1500
m NL), Souad Cherouati (1500 m
NL) et par l’équipe du relais
4X100 m 4 nages. Enfin les deux
médailles de bronze ont été
décrochées par Baghriche Anis
(200 m dos) et Rania Hamida
Nefsi (200 m papillon). Les
nageurs et nageuses égyptiens
et tunisiens ont démarré en force
la compétition. Selon le DTN de la
FAN, Réda Benlakehal, les
Algériens peuvent encore se
distinguer au cours des
C. B.
prochaines journées.
AFFAIRE
DEROUAZ / IHF
Le TAS se
déclare
incompétent
Le Tribunal arbitral des sports de
Lausanne (Suisse) s’est déclaré
«incompétent» dans le
traitement de l’affaire qui avait
opposé, il y a plusieurs mois,
l’ancien président de la
Fédération algérienne de handball (FAHB), Aziz Derouaz, à la
Fédération internationale (IHF).
L’ancien ministre avait contesté
la sanction qui a été prononcée
contre lui par l’IHF, qui a conduit
à son départ de la FAHB. La
décision est apparemment sans
appel.
G. K.
ESS- USMBA (MISE À JOUR DU CALENDRIER)
ANNABA
ENDEUILLÉE
Une rencontre baromètre
ALI DOUDOU
NOUS
A QUITTÉS
A
PHOTO : D. R.
MONDIAL
DE CROSSCOUNTRY
Après le nul face à l’USMA, l’ESS recevra l’USMBA pour le compte de la 2e journée
S
uspendue, suite à la disparition
tragique du joueur de la JSK,
Albert Ebossé, la compétition
nationale reprend ses droits ce soir. La
confrontation qui opposera l’ESS à
l’USMBA, (mise à jour du calendrier
2e journée de Ligue 1) n’est pas un
match ordinaire. Intervenant deux semaines après le drame de Tizi Ouzou,
cette rencontre est particulière à plus
d’un titre. Elle sera pour les initiés un
baromètre en matière de dispositions
sécuritaires devant atténuer les ardeurs
des pyromanes des stades. Pour cette
reprise, qui précède la demi-finale de
la Ligue des Champions d’Afrique
prévue au 8 Mai 1945, le 21 septembre
courant, un service d’ordre draconien
sera nous dit-on, mis en place. Le
cordon de sécurité sera renforcé par
des caméras mobiles. Cet outil qui
a montré son utilité et son efficacité
dans un passé pas lointain, filmera les
comportements des spectateurs, porteurs de laser et de fumigènes, des
produits prohibés.
L’accès de mineurs non accompagnés
sera, nous dit-on, suivi à la loupe.
Tout comme cette faune d’individus
n’ayant rien à faire à la main courante.
Occupée le plus souvent par de faux «
VIP », la tribune «officielle» source
de violences verbales, n’échappera
pas au dispositif devant encadrer la
rencontre qui s’annonce difficile pour
les Noir et Blanc n’ayant pas gagné
à domicile depuis quatre mois. Le
manque de compétition risque d’in-
fluer négativement sur le rendement
du onze ententiste qui doit mettre un
terme à la guigne qui le poursuit. En
plus du déficit en temps de jeu, l’indiscipline de certains joueurs pollue
l’atmosphère des Noir et Blanc. Pour
l’illustration, Belameiri a, ces derniers
jours, zappé plusieurs séances d’entraînement. Le joueur n’est pas certain
de disputer la rencontre. N’admettant
pas le retour de Khedaïria, l’autre
gardien de l’équipe, à savoir Belhani, boude. En dépit de ces «gestes
d’amateurs», le staff technique qui
n’est pas aidé par les dirigeants ne
faisant rien pour rappeler à l’ordre
certains «pros», dispose de solutions
de rechange…
Kamel Beniaiche
ES SÉTIF
La CAF envisage de sanctionner l’Entente
L
a Confédération africaine de football envisage de
prendre des sanctions envers l’ES Sétif, l’unique
représentant algérien en Ligue des Champions africaine
à cause du mauvais comportement de ses supporters lors
des matches aller et retour contre l’Espérance de Tunis et
Ahli Benghazi en matches de poules. Selon la CAF, qui
s’est basée sur les rapports des officiels, les supporters de
l’Entente de Sétif ont «enfreint les règlements de la CAF
dans le cadre des quatre matchs de groupe que leur club
a livrés pour se qualifier aux demi-finales de la Ligue des
Champions d’Afrique». Il a été rapporté, en effet, que les
L
supporters de l’ES Sétif ont, lors desdites rencontres, allumé des fumigènes. «Certains d’entre eux ont même envahi
les vestiaires et ont proféré menaces et mots déplacés à
l’encontre de l’arbitre lors du match ES Sétif - Espérance
de Tunis joué à Sétif», ajoute le communiqué publié sur le
site de la FAF.
Ces dépassements des supporters sétifiens «seront soumis,
le 14 septembre 2014, pour examen à la commission de
discipline de la CAF qui sanctionnera, certainement, le
club sétifien pour les faits énoncés qu’aggrave la récidive», conclut le communiqué.
K. G.
li
Doudou, l’ancien
gardien de
but de l’USM
Annaba et exmembre de
la glorieuse
équipe du
FLN, s’est
éteint hier
à Annaba à
l’âge de 87
ans. L’ancien
dernier rempart de sa ville qui l’a vu naître au début
de l’année 1927 a accompli l’essentiel de
sa carrière sous les couleurs de sa ville
avant et après la Révolution. A la création
de l’équipe du FLN, au printemps 1958,
il a rejoint le groupe des fabuleux joueurs
qui ont composé l’équipe du FLN avec laquelle il a vécu des moments inoubliables
aux côtés d’illustres footballeurs qui ont
quitté les clubs français pour répondre à
l’appel du FLN.
Au lendemain de l’indépendance, Hadj
Ali Doudou est retourné au bercail et
signé à l’USM Annaba avec laquelle il a
remporté le seul titre de champion d’Algérie (1964) qui figure au palmarès du grand
club annabi. Il a prolongé sa carrière de
joueur jusqu’en 1968 avant de ranger ses
crampons et passer de l’autre côté de la
barrière avec plus ou moins de réussite
comme entraîneur.
Durant sa carrière, il a été convoqué
à plusieurs reprises en sélection entre
1962 et 1968, sans toutefois jouer dans
les matchs officiels. Hadj Ali Doudou
a tiré sa révérence hier et a été inhumé
dans l’après-midi au cimetière de sa ville
natale. Il laisse le souvenir d’un homme
affable, d’un gardien au talent et gabarit
immenses. Sa disparition laisse le football
algérien orphelin d’un homme aux qualités humaines unanimement reconnues et
au grand cœur. A sa famille, la rédaction
sportive d’El Watan présente ses condoléances et prie Dieu le Tout-Puissant et
miséricordieux de l’accueillir en son vaste
paradis. A Dieu nous appartenons et à lui
nous retournons.
Y. O.
REAL MADRID
OM RUISSEAU
Chiffre d’affaires record
en 2013-2014
ABDERRAHMANE ZAIR
S’EN EST ALLÉ DANS LA
DISCRÉTION
e Real Madrid a annoncé un chiffre d’affaires record de 603,9 millions d’euros
pour la saison 2013-14, un résultat dû en
grande partie à la victoire (la decima) en
Ligue des Champions en mai dernier. Le revenu total du club madrilène est en hausse de
10,9% par rapport à la saison dernière, avec
un bénéfice net en légère progression: 38,5
M euros contre 36,9 M euros pour l’exercice
précédent. Le Real a également réduit sa dette
nette de 21% à 71,5 millions d’euros. Toutefois, malgré le renforcement de sa position
en tant que club de football le plus riche du
monde, le conseil d’administration du Real
a été sous le feu des critiques pour avoir
autorisé des joueurs clés comme les milieux
argentins, Angel di Maria et Xabi Alonso,
à quitter le club lors de la dernière semaine
du mercato pour des transferts cumulés de
85 M euros. Ces départs sont intervenus
après que le Real eut dépensé quelque 100
millions d’euros pour engager des stars du
Mondial brésilien, comme le Colombien
James Rodriguez, l’Allemand Toni Kroos et
le Costaricain Keylor Navas. Le président du
club madrilène Florentino Perez a cependant
défendu sa position concernant le départ de
Di Maria, affirmant que l’Argentin voulait
une augmentation de salaire qui en aurait
fait le deuxième joueur le mieux payé du
Real derrière le Portugais Cristiano Ronaldo,
Ballon d’or et joueur FIFA de l’année. «Il
avait des exigences financières que nous ne
pouvions satisfaire. Nous avons fait la meilleure offre possible au plus haut niveau et il
ne l’a pas acceptée», a expliqué le président
Perez. «A l’exception de Cristiano Ronaldo
qui, comme nous savons tous, est le meilleur
joueur du monde, aucun autre joueur n’a ce
niveau de revenu», a ajouté le dirigeant de
la Maison Blanche. «Si nous avions accepté
les exigences économiques de Di Maria, il
y aurait eu un traitement inéquitable et cela
aurait pu mettre la stabilité économique du
club en danger», a conclu Florentino Perez.
AFP
I
l y a deux mois, le 2 juillet 2014, l’ancien
défenseur de l’OM Ruisseau des années
60 et 70 et du CR Belcourt, Abderrahmane
Zair est décédé discrètement à l’âge de 68
ans suite à une crise cardiaque. Un décès qui
a affecté tous ceux qui l’ont connu, joueurs,
dirigeants et autres. Zair, qui était exemplaire sur les terrains et en dehors des stades,
a fait partie de la grande équipe du Ruisseau à l’image du regretté Madani,
Berroudji, Mesbah, Selmi, Hannachi, Lyes, les frères Ouali, Mazani sous la
conduite de Smaïl Khabataou. Dans la catégorie junior de l’OMR, Zair était
entraîné par le regretté Zoubir Benganif (ancien arbitre international). Grâce
a ses qualités physiques et techniques, il a été convoqué en équipe nationale
espoir. En 1970 Zair décida de changer d’air pour aller jouer pour une saison
au CRB où il s’est fait aussi remarquer aux côtés des grands joueurs algériens
de l’époque. L’ancienne vedette du Chabab, Mokhtar Khalem, qui vient
d’apprendre la nouvelle du décès de Zair, témoigne : «Zair était d’une grande
correction. On ne l’entendait jamais parler tellement il était réservé. Il était
aussi un bon défenseur. Je regrette vivement de ne pas avoir assisté à son
enterrement car personne ne m’a informé. Que Dieu ai son âme. Je présente
mes sincères condoléances à sa famille».
Chafik B.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 22
SPORTS
ÉTHIOPIE – ALGÉRIE, CET APRÈS-MIDI (14H)
ÉCHOS D’ADDIS-ABEBA
■ RISQUE DE NON-RETRANSMISSION de la rencontre.
Le match Ethiopie-Algérie pourrait
ne pas être retransmis, même
sur la chaîne terrestre. C’est le
groupe beIN Sport qui a décroché
les droits de retransmission de
ces éliminatoires de la CAN-2015.
Et celui-ci ne veut apparemment
pas céder ses droits à l’ENTV. Les
négociations sont toujours en
cours.
■ LA FÉDÉRATION ÉTHIOPIENNE
aux abonnés absents. La
Fédération éthiopienne de football
était, ces derniers jours, aux
abonnés absents. Le siège de
l’instance footballistique était
toujours vide. Aucun responsable
n’était, par ailleurs, disponible
pour répondre aux différentes
sollicitations des journalistes
algériens qui se sont déplacés sur
place.
■ BALADE POUR LES JOUEURS
hier matin. Les joueurs de
l’équipe nationale ont effectué,
hier matin (11h30 heure locale)
une petite balade aux abords de
l’hôtel Sheraton, où la délégation
algérienne a élu domicile à AddisAbeba. Une balade qui a permis
aux Verts de s’oxygéner un peu.
■ SÉANCE DE VISIONNAGE LA
MATINÉE. Le staff technique
national a programmé, hier,
pour les joueurs, une séance
de visionnage. L’objectif étant
d’analyser le jeu des Ethiopiens
et de tenter de montrer aux Verts
les points forts et faibles de
l’adversaire. Quelques moments
choisis de matchs récents de
l’Ethiopie ont donc été analysés
par Gourcuff.
■ BARRETO dirigera son premier
match officiel. Comme Christian
Gourcuff, le Portugais Mariano
Barreto, sélectionneur de
l’Ethiopie, dirigera lui aussi son
premier match officiel. Celui-ci
avait été nommé à ce poste en
avril dernier en remplacement de
Sewnet Bishaw, limogé deux mois
auparavant après les résultats
décevants de l’Ethiopie au CHAN2014.
HISTORIQUE
DES MATCHES
ALGÉRIE-ÉTHIOPIE
16 JANVIER 1968 à Addis-Abeba :
Ethiopie - Algérie (3-1)
CAN-1968
13 MARS 1982 à Benghazi : Algérie
– Ethiopie (0-0) CAN-1982
4 SEPTEMBRE 1994 à AddisAbeba : Ethiopie - Algérie (0-0)
éliminatoires CAN 1995
7 AVRIL 1995 à Alger : Algérie
- Ethiopie (2-0) éliminatoire CAN1995
Les Verts à l’assaut des Waliya
Autre adversaire :
L’altitude et
l’état du
terrain
PHOTO : EL WATAN
■ UN SUPPORTER REFOULÉ. Un
supporter algérien, bien connu
pour ses fréquents déplacements
avec la sélection nationale,
un retraité de l’ouest du pays,
n’assistera pas à la rencontre de
cet après-midi Ethiopie-Algérie. Il a
été refoulé, jeudi soir, de l’aéroport
d’Addis-Abeba faute de visa.
Bloqué plusieurs heures durant
par les services de l’immigration
éthiopiens et malgré l’intervention
de notre ambassade, l’Algérien a
dû se résigner à rentrer tôt dans
la matinée d’hier en Algérie via Le
Caire.
séance d’entraînement des Verts à Tessema Stadium sous une forte pluie
Addis-Abeba (Ethiopie) De
notre envoyé spécial :
Tarek Aït Sellamet
Suite de la page 1
U
n match très particulier pour
les Verts, appelé à réaliser
un résultat probant dans une
rencontre qui intervient dans un
contexte particulier, avec une première
sortie post-Mondial qui fait de l’Algérie
l’équipe à battre, et une sélection qui
a connu des remous cet été avec le
départ du Bosnien Vahid Halilhodzic
et l’intronisation du Français Christian
Gourcuff à la tête de la barre technique
des Verts. Dans un groupe comprenant
aussi le Mali et le Malawi, avec deux
tickets qualificatifs pour la prochaine
CAN, les Verts sont déjà dans
l’obligation de réaliser un bon résultat,
cet après-midi face à l’Ethiopie, afin de
prendre un bon départ. Les Verts, sous
la conduite du nouveau sélectionneur,
se montrent optimistes malgré la
difficulté de la tâche, face à des Waliya,
certes inconnus, mais qui demeurent de
sérieux adversaires, eux qui évolueront
devant leur public et sur leur terrain
du Tessema International Stadium,
avec la ferme intention de réaliser un
exploit, celui de battre un 8e de finaliste
mondial.
Bien conscient de l’adversité et des
L’ENTRAÎNEMENT
DÉCALÉ À CAUSE DE LA PLUIE
L’unique séance d’entraînement sur la pelouse du stade principal, prévue hier
à 15h30 a été décalée d’une demi-heure à cause des pluies diluviennes qui se
sont abattues sur le stade Tessema International Stadium, le rendant presque
impraticable. Les Verts ont débuté l’échauffement sur la piste d’athlétisme
avant d’effectuer une légère séance sur la pelouse après l’éclaircie. Cela dit, le
match d’aujourd’hui, prévu à 17h (heure algérienne), risque d’être reporté si
les conditions climatiques restent inchangées, car il serait vraiment difficile de
faire jouer le match sur une pelouse gorgée d’eau.
T. A. S.
conditions du match sur les terrains de
l’Afrique noire, les Verts, qui prennent
très aux sérieux leurs adversaires du
jour, ont affiché beaucoup de volonté et
détermination pour réaliser leur objectif, en visant carrément une victoire, ou
du moins ne pas rentrer bredouilles à
Alger, avant la très attendue confrontation de ce mercredi face au Mali.
BAPTÊME DU FEU POUR GOURCUFF
Ce match officiel des Verts, le premier
après le Mondial brésilien, s’annonce
très particulier, puisqu’il sera question
de voir la réaction des camarades de
Feghouli deux mois après leur aventure brésilienne et surtout à la suite du
changement opéré à la tête de la barre
technique. Une première pour le technicien français, un mois seulement après
son installation comme successeur de
Halilhodzic et qui sera de ce fait sous
une forte pression, lui qui devra impérativement réussir son baptême du feu à
la tête des Verts, lui qui s’est vu assigner
comme objectif de jouer les premiers
rôles lors de la prochaine CAN au
Maroc, ce qui passe par une qualification et donc un résultat probant pour sa
première sortie officielle à la tête de la
sélection nationale.
T. A. S.
BLOQUÉS DURANT 15 HEURES
À L’AÉROPORT D’ADDIS-ABEBA
Le calvaire de neuf journalistes
U
n groupe de journalistes
algériens, qui a fait
le déplacement à AddisAbeba pour couvrir la
rencontre Ethiopie-Algérie
de cet après-midi, a vécu
une terrible mésaventure à
l’aéroport international
d’Addis-Abeba
qu’ils
ne sont pas près d’oublier.
Arrivé à Addis-Abeba mardi
à 3h, ce groupe de neuf
journalistes n’a pu quitter
l’aéroport et entrer sur le
territoire éthiopien qu’après
15 heures de galère. En effet,
bloquée par les services
d’immigration faute d’un
visa qui devait être délivré
sur place, la délégation
médiatique n’a pu voir le
dénouement de la situation
qu’après l’intervention
de notre représentation
diplomatique en Ethiopie
et plus particulièrement de
l’ambassadeur d’Algérie,
mobilisés depuis 4h.
L’ambassadeur d’Algérie en
Ethiopie, en contact avec les
journalistes, a fait appel à
ses relations et fait peser
son statut de diplomate au
niveau des hautes autorités
éthiopiennes pour venir en
aide aux neuf journalistes.
Son intervention a conduit
au dénouement heureux de
ce cauchemar vécu par les
journalistes, et qui aurait pu
prendre d’autres proportions,
n’étaient la diplomatie et
l’insistance de l’ambassadeur
et des membres de notre
représentation diplomatique.
Il y a toutefois lieu de signaler
que cet incident aurait pu être
évité, si certains représentants
de la communication au
niveau de la FAF n’avaient
pas induit en erreur bon
nombre de journalistes
chargés de couvrir ce
match, en annonçant à ces
derniers qu’ils pouvaient
rallier l’Ethiopie sans visa,
qui serait délivrer sur place
au niveau des services de
l’immigration éthiopiens,vu
qu’il n’y a pas de
représentation diplomatique
éthiopienne en Algérie. Pis,
en sus d’avoir induit en erreur
bon nombre de journalistes,
un responsable au niveau de
l’ambassade algérienne à
Addis-Abeba a confié que
la FAF a été destinataire
d’une correspondance
officielle, la priant de
communiquer aux médias
les procédures d’usage pour
fouler le territoire éthiopien,
avec notamment l’envoi
d’une liste commune de
tous les représentants des
médias désirant se rendre
en Ethiopie pour couvrir
le match. Ce qui n’a pas
été fait, malheureusement,
causant un grave préjudice à
neuf journalistes bloqués 15
heures durant à l’aéroport
d’Addis-Abeba.
T. A. S.
La sélection nationale, avec son
statut de mondialiste, affrontera
cet après-midi l’Ethiopie en
progression. Les Verts partent
favoris en ayant plusieurs atouts, à
l’image des conditions climatiques
plus que favorables. Les Verts
évolueront d’ailleurs sous des cieux
cléments avec une température qui
ne devrait pas dépasser les 20°c, un
ciel nuageux avec un fort risque de
précipitations et un taux d’humidité
très bas. Des atouts en faveur des
Verts qui devront néanmoins faire
face à des obstacles d’un autre
genre, notamment l’altitude qui
risque de poser un énorme problème
aux joueurs sur le terrain. En effet,
la ville d’Addis-Abeba étant située
à plus de 2400 mètres au-dessus
du niveau de la mer, les effets de
l’altitude risquent de peser lourds
sur les capacités techniques et
surtout physiques des coéquipiers
de Feghouli, en l’absence d’une
adaptation à ce genre de situation.
A cet effet, les Verts devront gérer
leurs efforts pour ne pas terminer
le match sur les genoux, devant un
adversaire qui sera sans conteste
plus présent physiquement. Autre
obstacle qui risque de constituer
un sérieux handicap pour les
Verts : l’état du terrain du Tessema
International. Loin d’être au top, la
pelouse s’est davantage dégradée
avec les pluies qui se sont abattues
sur la ville ces dernières 48 heures.
Tant d’obstacles que les Verts auront
du mal à gérer et qui constitueront
un obstacle de taille, même si
techniquement l’Algérie demeure
bien meilleure que son adversaire
du jour.
T. A. S.
ONZE RENTRANT
Des changements et plusieurs
variantes
Pour sa première sortie à la tête de la sélection nationale,
Christian Gourcuff qui a entamé sa mission officiellement le 1er
septembre dernier, soit depuis moins d’une semaine, ne devrait
pas apporter un gros changement dans l’ossature des Verts en
prévision de la confrontation de cet après-midi face à l’Ethiopie.
Le sélectionneur qui l’a d’ailleurs annoncé à plusieurs reprises
depuis son intronisation à la tête des Verts, l’a démontré en
convoquant pratiquement la majorité des éléments qui évoluaient
sous la coupe de son prédécesseur, Vahid Halilhodzic. Cela devrait
être de même concernant la composante qui devrait affronter
l’Ethiopie cet après-midi, en faisant appel aux habituels titulaires
ayant pris part au derniers match du Mondial face à l’Allemagne,
avec quelques changements toutefois. Selon les derniers échos
parvenant de l’entourage des Verts, Gourcuff ne compte pas
remanier l’arrière-garde, avec un seul changement dans l’axe et la
probable utilisation pour la première fois du duo Medjani-Belkalem,
ainsi que le retour de Mesbah sur le côté gauche en l’absence de
Ghoulam, et Mandi sur le flanc droit seront là. Dans la récupération
et avec les nombreux milieux de terrain convoqués pour ce match,
plusieurs variantes s’offrent à Gourcuff qui devra choisir un duo
entre les Guedioura, Lahcen, Taïder et Bentaleb. Feghouli reste
incontournable dans l’animation du jeu des Verts et sera aidé dans
sa mission par Brahimi, alors que le duo d’attaque Slimani-Soudani
sera reconduit. Tel est le onze de départ qu’on annonce à quelques
heures du match, mais qui risque probablement de connaître des
changements, d’autant plus que Gourcuff cache bien son jeu, avec
une seule certitude, il a déjà donné les consignes à ses joueurs
d’observer la prudence, notamment en première période, où les
Verts devraient gérer le match sans trop prendre d’initiatives et
ménager leurs efforts pour éviter les retombées de la fatigue
sous l’effet de l’altitude.
T. A. S.
El Watan - Samedi 6 septembre 2014 - 23
SPORTS
AÏSSA MANDI. Défenseur des Verts
«On est là pour faire un bon
résultat, c’est à notre portée...»
Le défenseur de Reims
qu’on a pu approcher,
jeudi soir à l’aéroport
d’Addis-Abeba, s’est dit
confiant à la veille de la
confrontation face à
l’Ethiopie. Il estime que les
Verts ont tous les atouts
en main pour revenir avec
un bon résultat.
Comment appréhendez-vous
ce match face à l’Ethiopie ?
C’est un match délicat face à un
adversaire qu’on ne connaît pas
bien. Mais nous nous sommes bien
préparés, même si nous sommes
en stage depuis quatre jours seulement sous la houlette du nouvel
entraîneur, où nous avons beaucoup travaillé l’aspect tactique.
fatigant et en plus, on a le temps
et surtout les moyens d’une bonne
récupération. Reste maintenant
le problème de l’altitude, ce que
beaucoup d’entre nous vont découvrir. Néanmoins, nous nous
sommes bien préparés et nous
allons gérer cela comme il faut.
Il n’y a pas de souci à se faire à ce
propos. Nous sommes prêts pour
le match.
Beaucoup appréhendent
l’état du terrain et l’altitude,
mais aussi la fatigue du voyage.
Qu’avez-vous à nous dire à ce
propos ?
Le voyage n’a pas été trop
BOUGHERRA NE JOUERA PAS
«Je ne suis pas prêt pour ce match»
Le capitaine des Verts, Madjid
Bougherra, ne devrait pas disputer
le match de cet après-midi face
à l’Ethiopie. C’est lui-même qui
nous l’a annoncé, jeudi soir, à l’arrivée de l’équipe à Addis-Abeba.
Accosté juste à la sortie de l’aéroport, le sociétaire d’Al Fujaïra nous
dira : «Je ne suis pas au top physiquement et je ne pense pas que
je suis prêt à jouer. J’estime que
plusieurs de mes coéquipiers sont
plus habilités à jouer en défense.»
Une confirmation donc de la part
de Bougherra lui-même quant à
sa non-titularisation pour ce choc
Ethiopie-Algérie de cet après-midi.
T. A. S.
Le match s’annonce difficile
face à une équipe éthiopienne
qui semble décidée à réaliser
un exploit face à l’Algérie, qui
est mondialiste et une des meilleures sélections d’Afrique ?
On est conscient de la difficulté de la tâche face à une bonne
équipe qui a fait un bon parcours
lors de la dernière CAN. On prend
très au sérieux notre adversaire et
on s’est préparé en conséquence.
Confiant donc à quelques
heures seulement avant ce
match ?
Evidemment. On est là pour
faire un bon résultat et on fera tout
pour y arriver, d’autant plus qu’il
y a un autre match, celui du Mali
juste après. Il est donc important
de faire une bonne entame dans
ces éliminatoires et se mettre en
pole position pour la qualification
au Maroc.
T. A. S.
Ambiance
ordinaire
à Addis-Abeba
■ Les Ethiopiens, connus pour
leur ferveur pour le football
et surtout pour la sélection
de leur pays, sont des fidèles
et invétérés supporters des
Waliya. Une ferveur qui ne se
manifeste pas pour autant
dans les grands boulevards
et différents quartiers
d’Addis-Abeba à quelques
heures de la confrontation
Ethiopie-Algérie, loin de
donner l’impression qu’un
match important attend
leur sélection face à un
mondialiste et qui se fait un
point d’honneur à réaliser
un exploit face aux Verts.
Toutefois si aucun signe
n’indique que la capitale
éthiopienne abritera
un match important, les
Ethiopiens en parlent avec
beaucoup de ferveur et
souhaitent que leur team
réalise l’exploit de battre
l’Algérie, qui demeure pour
eux une grande nation de
football, et même la meilleure
sélection d’Afrique du
moment, pour reprendre
l’expression de plusieurs
supporters des Waliya, après
la bonne impression laissée
par les Verts lors du dernier
Mondial brésilien.
T.A.S.
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Samedi 6 septembre 2014
BIR EL ATER
(TÉBESSA)
Deux
contrebandiers
meurent brûlés
dans un accident
■ Deux contrebandiers,
M. N. et B. Z., âgés
respectivement de 19
ans et 22 ans, sont
morts brûlés hier
dans une collision
survenue au lieudit Oglat Karkara, à
quelques encablures
de la commune de Bir
El Ater, a-t-on appris de
sources concordantes.
L’accident, dont les
circonstances demeurent
inconnues, s’est produit
quand une camionnette
appartenant à l’un
des contrebandiers et
à bord de laquelle se
trouvaient des jerricans
de carburant destinés
à la contrebande vers
la Tunisie, a percuté
un camion militaire
de marque Magirus,
circulant en sens
inverse. Les corps
complètement calcinés
des deux contrebandiers
ont été transportés aux
urgences de l’hôpital de
Bir El Ater. Les services
de la gendarmerie ont
ouvert une enquête.
Lakehal samir
COMMENTAIRE
CRASH DU VOL AH5017 AU MALI
Le premier rapport sera présenté Les voies
du désespoir
le 20 septembre à Bamako
Par Mohammed Larbi
L'accident du vol
AH5017 au Mali
n'a encore livré
aucun secret. Un
premier rapport
d'étape sera
rendu public
par le BEA
prochainement
PHOTO : DR
L
e premier rapport de
l’enquête sur les causes
de l’accident d’un
avion d’Air Algérie, survenu
le 24 juillet au Mali, sera
rendu public le 20 septembre
à Bamako, ont annoncé hier
les enquêteurs français. «A la
suite des réunions de travail
o rga n i s é e s a u B u re a u
d'enquêtes et d'analyses
(BEA) cette semaine, le
président de la commission
d'enquête du Mali, N'Faly
Cissé, conf irme que la
présentation officielle du
rapport d'étape aura lieu à
Bamako le samedi 20
septembre», indique le BEA
dans une note d'information
diffusée sur son site internet.
Cet accident a entraîné la
mort de 116 personnes, dont
54 Français. Le 7 août, le
BEA, chargé par les autorités
maliennes de mener
l'enquête technique, avait
indiqué que l'avion, un
McDonnell Douglas MD-83,
avait été pulvérisé à son
impact au sol après avoir
perdu de la vitesse et viré à
gauche pour une raison
indéterminée alors qu'il
traversait une zone orageuse.
Le BEA avait également
révélé que les
enregistrements des
conversations de l'équipage
étaient «inexploitables».
Mais les enquêteurs devaient
tenter de reconstituer ces
enregistrements qui
permettraient de comprendre
la réaction et les actions de
l’équipage. Le BEA mène
une enquête technique dont
le but est d'améliorer la
sécurité aérienne. Les
responsabilités pénales sont
du ressort de la justice : trois
enquêtes ont été ouvertes, au
Mali, en France et au Burkina
Faso. AFP
ACCIDENTS DE LA ROUTE
473 MORTS ET 5656 BLESSÉS DURANT LE MOIS D'AOÛT
■ Les accidents de la route ont
causé la mort de 473 personnes et
des blessures à 5656 autres durant
le mois d'août, selon un bilan de la
Gendarmerie nationale rendu public
hier. Par rapport au mois d'août de
l'année 2013, le nombre de décès,
qui était de 507, a enregistré une
baisse de -6,71%. Celui des blessés
(6614 personnes) a aussi diminué de
-14,48%, note le bilan. Le nombre
d'accidents qui est de 2816 durant le
mois d'août est en baisse de -15,71%
par rapport à la même période de
l'année passée, précise la même
source. Alger a enregistré le plus grand
nombre d'accidents de la route (147)
ayant causé la mort de 13 personnes et
des blessures à 232 autres, suivie de
Médéa (130 accidents, 17 morts, 277
blessés) puis d'Oran (111 accidents,
16 morts, 185 blessés). Les principales
causes des accidents survenus sur les
routes algériennes, selon le bilan de la
Gendarmerie nationale, sont l'excès de
vitesse, les dépassements dangereux,
les mauvaises manœuvres, le nonrespect de la distance de sécurité et le
manque de vigilance des piétons.
R. S.
EN BREF…
■ OTAGES ALGÉRIENS
ENLEVÉS ET MORTS AU MALI
président de la République,
Abdelaziz Bouteflika.
La prière de l'absent
accomplie dans les
mosquées d'Algérie
■ TAMANRASSET
La prière de l'absent a été
accomplie hier dans
l'ensemble des mosquées
d'Algérie à la mémoire des
deux diplomates algériens
décédés lors de leur
captivité à Gao (nord du
Mali). Il s'agit du consul,
Boualem Saies, décédé suite
à une maladie chronique, et
du diplomate Tahar Touati,
assassiné, alors qu'ils
étaient pris en otages
depuis avril 2012 parmi cinq
autres diplomates algériens.
Trois des otages ont été
libérés quelques jours après
leur enlèvement, tandis que
les deux derniers, Mourad
Guessas et Kedour Miloudi,
ne l'ont été que samedi
dernier. Cette libération est
intervenue après d'intenses
et inlassables efforts
déployés par les institutions
de l'Etat dans la plus grande
discrétion et sous la
supervision directe du
Arrestation
d'une Africaine en
possession de 3380
psychotropes
Une femme de nationalité
africaine a été récemment
arrêtée par la police d'In
Guezam (Tamanrasset) en
possession de 3380
comprimés psychotropes,
en flagrant délit de trafic de
drogue. Elle a été présentée
devant le procureur de la
République près le tribunal
territorialement compétent,
a indiqué jeudi un
communiqué de la Direction
générale de la Sûreté
nationale (DGSN). «Dans le
cadre de la lutte contre le
trafic de drogue, l'enquête
menée par la police d'In
Guezam (Tamanrasset) le 28
août 2014 sur la présence
d'une femme qui s'adonnait
au trafic de psychotropes, et
après d'intenses
investigations, a abouti à
l'arrestation de la mise en
cause en possession de
3380 comprimés
psychotropes», a souligné
la même source. «Il s'agit
de la dénommée S. Amina,
une ressortissante africaine,
âgée de 34 ans, qui a été
présentée devant le
procureur de la République
près le tribunal
territorialement compétent
qui a ordonné sa mise en
détention préventive»,
conclut le communiqué.
■ SOMALIE
Les USA annoncent
l’élimination du chef
des insurgés shebab
Le chef des insurgés
somaliens shebab, Ahmed
Abdi «Godane», a été tué au
cours d’une frappe aérienne
de l’armée américaine lundi,
ont annoncé hier les EtatsUnis. La mort de Godane
«est une perte majeure du
point de vue symbolique et
opérationnel pour la plus
importante des entités
affiliées à Al Qaîda», a
souligné la Maison-Blanche
dans un communiqué. Le
Pentagone a également
confirmé sa mort. «Même
s’il s’agit d’une avancée
cruciale dans la lutte contre
les shebab, les Etats-Unis
vont continuer à mettre en
œuvre tous les outils à leur
disposition - financiers,
diplomatiques, en matière
de renseignement et
militaires- pour faire face à
la menace que représentent
les shebab et les autres
groupes terroristes pour les
Etats-Unis et le peuple
américain», a souligné la
Maison-Blanche. Elle a
relevé que cette opération
constituait «l’aboutissement
d’années de labeur des
services de renseignement,
de l’armée et des forces de
maintien de l’ordre».
L’opération, menée par les
forces spéciales
américaines à l’aide de
drones et d’avions, s’est
déroulée lundi et a visé une
réunion de hauts
responsables shebab à
laquelle participait Godane,
avait expliqué mardi le
Pentagone.
L
e processus israélien de colonisation des
Territoires palestiniens se poursuit en dépit
des réactions internationales avec un appel
d’offres pour la construction de centaines de
logements dans une colonie en Cisjordanie occupée.
Mais n’est-ce pas justement en raison de ces réactions
sans rapport avec la politique israélienne quand bien
même de nombreux Etats la considéraient comme
étant dangereuse pour eux, jusqu’à développer une
vue plus générale en soulignant que la poursuite du
conflit du Proche-Orient constituait une menace pour
leur propre sécurité. C’était un temps à croire que de
telles questions pourtant stratégiques étaient réglées.
Que non ! L’on dira même et au regard de la gestion de
certaines crises, ou tout simplement de rapports au
niveau des Etats, il y a manifestement un double
standard, sinon un double discours. Et de ce point de
vue, Israël en est bénéficiaire, et même depuis
longtemps, depuis à vrai dire sa création en 1948, avec
une totale impunité qui lui a permis d’étendre ses
limites territoriales, agresser le peuple palestinien et le
priver de ses droits, avec en plus la négation de
l’existence de ce peuple.
A vrai dire rien n’a changé, sauf le discours, mais rien
que cela, car les Palestiniens luttent encore et toujours
pour le recouvrement de leurs droits nationaux. C’est
la loi du plus fort, et il est juste de rappeler qu’Israël
n’a jamais eu à rendre compte de ses violations du
droit humanitaire et de son total mépris du droit
international, comme en atteste la politique
israélienne. C’est bien l’ambassadeur israélien aux
Etats-Unis qui a affirmé que l'Etat palestinien évoqué
par le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, n'est
pas «un Etat au sens classique» mais «un Etat qui
aura de substantielles réductions de ses pouvoirs». Et
c’est ce Premier ministre qui déclarait que si Israël
construit des logements par centaines dans les
différentes colonies «c'est qu'ils feront partie d'Israël
dans la carte de paix finale». Et des logements il s’en
construit, et par milliers, une cinquantaine par jour. Et
pour que cela puisse se réaliser, Israël ne se prive pas
de piller le patrimoine palestinien en s’appropriant des
milliers d’hectares de terrain, la dernière opération
ayant porté sur 400 hectares, suscitant des réactions
sans rapport avec l’acte lourd il faut en convenir de
menaces pour la paix dans la région. On ne peut pas
rappeler à quelqu’un ses obligations internationales
que lui-même ne reconnaît sinon qu’il s’emploie à
bafouer. En raison justement de cette impunité
laquelle suscite un sentiment de désespoir au sein de la
population palestinienne. Très peu croient encore à la
négociation avec Israël, et même depuis longtemps, et
le sujet de discussion, c’est la nouvelle intifadha. On
ne se demande pas s’il y en aura une autre, mais
quand. Une question qui fait peur, et cela se sentait ces
dernières semaines.
EBOLA
PLUS DE 2000 MORTS, SELON L’OMS
■ La fièvre hémorragique
Ebola a fait 2097 morts
dans les trois principaux
pays africains touchés, sur
3944 cas, selon un bilan
arrêté hier et publié par
l’Organisation mondiale de la
santé (OMS). Il y a
eu 1089 morts au Liberia,
517 en Guinée et 491 en
Sierra Leone. En outre, le
Nigeria, qui ne figure pas
dans ces statistiques, a
déclaré 22 cas, dont 8 décès.
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