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24 03 2016 deplacement marne

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 Alternative police CFDT en déplacement dans la Marne Triste constat au commissariat d'Epernay
Mercredi après‐midi, une délégation de cinq personnes du nouveau syndicat de police « Alternative police CFDT » s’est rendue au commissariat d’Épernay. Pour plusieurs raisons. « Se faire connaître des collègues sparnaciens, car nous sommes installés dans le département marnais depuis le 12 janvier dernier et aussi pour visiter les locaux », déclare Denis Jacob, secrétaire général d’Alternative Police CFDT. Les syndicalistes se sont entretenus avec le commandant Jacques Christoph, qui assure la direction de l’établissement en attendant la nomination d’un nouveau commissaire, et avec le capitaine Thro.
David Marchand, Julien Davy, Florian Chazarein, Denis Jacob et Nicolas Boulanger ont visité le commissariat sparnacien hier. Leur constat est sans appel : «Ce n’est pas folichon à Épernay ! », résume Denis Jacob. Il précise : « Le commissariat est en piteux état. Seul l’espace d’accueil du public a été rénové. Mais j’ai eu l’impression de me retrouver vingt ans en arrière quand j’ai vu le reste. C’est décrépi, délavé ». «À l’image de la façade extérieure », ajoute Nicolas Boulanger, délégué départemental. Quid des travaux envisagés pour rénover et agrandir l’établissement ? « Ils sont en attente pour l’instant. Dans les cartons, même. S’ils devaient démarrer, cela se saurait. Il n’y a même pas de panneaux de permis de construire ! Alors, certes, c’est un bâtiment classé et l’extension doit être en adéquation avec l’existant, ça peut prendre du temps et puis il doit aussi y avoir une question budgétaire », indique Denis Jacob qui s’exclame : « Mais à quoi bon agrandir si le nombre de fonctionnaires reste en l’état ? ». Car les effectifs du commissariat sont aussi au rabais. Un autre problème que compte bien faire remonter le secrétaire général lors de sa prochaine entrevue avec le directeur central de la sécurité publique à Paris. « Les fonctionnaires d’Épernay ne sont pas assez nombreux », assure‐t‐il, avant de détailler : « En l’espace de quelques années, ils sont passés de 90 à 65, tout corps et grades confondus. Mêmes les officiers qui étaient quatre ne sont plus que deux. Ce n’est pas évident pour faire tourner le commissariat ». Un problème qui s’accentue lorsqu’il faut transférer des personnes interpellées vers le tribunal de Châlons ou de Reims simultanément. « Sans compter que le commissariat pourrait récupérer de nouvelles communes suite aux créations de communes nouvelles », renchérit le secrétaire général. Au final, pour que la structure d’Épernay fonctionne bien, l’arrivée de dix policiers supplémentaires serait bienvenue. « Dix policiers au minimum pour avoir une activité opérationnelle acceptable mais ce ne sera pas la panacée non plus », précise Nicolas Boulanger. « Il faut véritablement dans le cadre du recrutement lancé par le Ministère de l’Intérieur, que des policiers soient nommés dans les commissariats où il y a déficit d’effectif. Epernay, avec Châlons‐en‐Champagne, sont de bons exemples à citer ». Frédérique Pétré 
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