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2014 Février: « sportive et chic - Swiss-Ski

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Le maga zine suisse des sports de neige
Sur les traces de muletiers:
Ski de randonnée sur les cols suisses
Simon Ammann Jump Parcours:
Baptême de l’air d’une classe d’école
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Février 2014
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éditorial
JO de Sotchi,
la couleur des métaux
L
es Jeux olympiques (JO) de Sotchi approchent à grands pas.
A pas de géant dirait Ted Ligety en quête de médaille dans
la discipline et toujours privé de podium sous les anneaux.
Vérité première, même pour un cador, remporter l’or olympique,
récompense majeure, reste aléatoire. D’un coup de pouce sournois, le destin peut en effet réduire à néant le planning le mieux
concocté. On ne connaît pas la recette du succès. Au point que
tailler des pronostics et projeter le jour d’apothéose d’un athlète
s’apparente à tirer des plans sur la comète. Il suffit de se remémorer quelques défaites cuisantes pour comprendre que l’état
de grâce du jour J reste magique. Pointer au sommet de la hiérarchie nécessite un gros facteur chance.
Se parer d’argent voire de bronze est un signe de reconnaissance pour l’athlète. Alors que l’or propulse ce dernier sur une
spirale ascendante. De celle qui colle aux basques du vainqueur
ainsi reconnu tout au long de sa vie. En témoigne l’aura de Didier
Défago. Un descendeur champion olympique de la discipline reine
à Vancouver. Qui a écrit une belle page du ski alpin suisse. Nouvelle dramaturgie cependant à Sotchi. Sur la piste Rosa Khutor,
le Valaisan remettra sa couronne en jeu. Au moment où nous
écrivons ces lignes, le Morginois montait en puissance. Son ski
naturel, fluide, semblait à nouveau estampillé du label efficacité.
Cela dit les héritiers se bousculent déjà au portillon. En citer un
serait en oublier une demi-douzaine. Patience donc.
Pour son retour aux affaires sur la Stelvio, avec une encourageante 7e place, Didier Défago a démontré qu’il est toujours capable de rivaliser avec les meilleurs. Bien que pénalisé par des
chutes de neige. Sur une piste qui lui a permis de monter sur la
plus haute marche de la boîte en 2011. Cependant, pas de projection olympique pour autant. Juste la satisfaction de revoir Déf
skier à son niveau. Autre satisfaction à Bormio, Patrick Küng. Le
Suisse en forme du début de saison a terminé 11e. Après avoir
ouvert la voie à ses p’tits camarades, en remportant le super-G
de Beaver Creek, le Glaronnais et sa première victoire en Coupe
du monde ont sorti l’équipe vitesse de la léthargie. D’une patience
qui n’a d’égal que son style évolutif, l’athlète de 29 ans a remis
les pendules helvétiques à l’heure après 21 mois de disette. Une
manière efficace de donner un coup d’éclat à sa carrière. D’autre
part, Patrick Küng a relevé avec satisfaction que l’ambiance au
sein du team est motivante. Ce qui démontre, à l’évidence, que
les entraîneurs ont trouvé la recette propre à booster le moral de
gars confrontés à l’incertitude. Avec en sus une perte de repères.
Carlo Janka en tête! Ce polyvalent en délicatesse avec sa santé
qui du haut de son palmarès XL peinait à dominer les nouvelles
cotes de ses lattes.
Evolution donc, qui sonne comme un renouveau avant les JO
(7–23 février). Dans le clan ses filles, la dynamique de groupe a
aussi joué positivement. Lara Gut, en patronne, a fait le job et
motivé les autres Suissesses en tenant le haut du podium. Puis
encore, pensum russe également pour le multiple champion
olympique Simon Ammann. Qui défendra quant à lui deux titres!
Ni plus. Ni moins. Le Saint-Gallois, capable d’habiller ses sauts
de souvenirs olympiques, semble à même de bousculer la citadelle de la concurrence. Prudence. Ne vendons cependant pas
les médailles à l’encan avant de les avoir gagnées.
Aldo-H. Rustichelli
Rédacteur Snowactive
[email protected]
Didier Défago, le titre de la discipline reine
à défendre aux JO de Sotchi
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Février 2014
Skis Völkl –
90 ans d’existence
Völkl a fêté ses 90 ans d’existence l’an
passé. Un jubilé que le fabricant allemand doit, entre autres, à l’engagement
de Gregor Furrer, un Valaisan de pure
souche doté d’un sens inné des affaires.
38
sommaire
Le maga zine suisse des sports de neige
Sur les traces de muletiers:
Ski de randonnée sur les cols suisses
Février 2014
CHF 8.–
Simon Ammann Jump Parcours:
Baptême de l’air d’une classe d’école
6 La redécouverte d’anciens cols
Randonnées à ski sur les traces des muletiers d’antan
L’
E XCOFFRE
LUSI
V
LECAUX E
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RS
2
10 Ma première fois
La nouvelle série: Debby Pleisch, athlète de snowboardcross talentueuse
S w i S S O ly m p i c
SPORTIVE
ET
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PARTENAIRE OFFICIEL
Couverture:
Partenaire de Swiss
Olympic, l’association
faîtière des associations
sportives suisses,
Ochsner Sport équipe
la délégation pour les
Jeux Olympiques.
Photo: Ldd
Viande Suisse est partenaire officiel
de l’équipe nationale suisse de ski et
du House of Switzerland à Schladming.
Une alimentation saine et équilibrée joue
un rôle particulièrement important pour
les enfants et les sportifs, et la viande, qui
18 Coaching Inside
Exercices excentriques: lorsque les muscles sont bien échauffés
23 All Star Day à Adelboden
26 Ivica Kostelic
Champion au palmarès impressionnant
35 Franz Hofer, chef de la relève
Le travail de la relève est une tâche permanente
54 Chavanette The Wall
Sensations fortes assurées
56 Médecine
Entraînement de base optimal
développer et à préserver les muscles.
De plus, la viande contient des quantités
significatives de minéraux comme le fer
ou le zinc, ainsi que des vitamines B1,
B 2, B 6 et B12 qui remplissent des fonctions
essentielles pour le métabolisme, notamment pour l’hématopoïèse et la production
d’énergie.
constitue une source remarquable de
protéines de grande qualité nutritionnelle,
en est une composante de choix. Chez
l’enfant, ces protéines sont utiles à la
croissance et au développement physique
et chez l’adulte, elles contribuent à
16 Simon Amman Jump Parcours
Conseils précieux du quadruple champion olympique
32 Swiss Olympic: la collection
Bien équipés pour Sotchi 2014
Viande Suisse promeut le ski et apporte son soutien à la relève. Et cela fait sens, car une alimentation saine
et équilibrée joue un rôle particulièrement important pour les enfants et les sportifs.
Un plaisir équilibré pour les personnes
actives.
14 Juskila
Elle a participé au Juskila en 1946 et raconte cette époque
29 Romandie ski de fond
Des machines et des gars au top
Un partenariat qui fait sens.
Il existe un lien étroit entre Viande Suisse
et le ski. Engagés dans un partenariat
fort avec Swiss-Ski, nous promouvons le
ski, apportant un soutien particulier à
la relève. Depuis de nombreuses années,
Viande Suisse parraine le Grand Prix
Migros ainsi que le Juskila. Et depuis 2011,
l’événement «Viande Suisse Summer
Trophy» est venu s’ajouter au programme
de préparation de la saison des jeunes
talents de la relève.
12 Helvetia Assurances
Partenaire et sponsor de Swiss-Ski depuis 2005
Mais une viande suisse produite dans le
respect des animaux n’est pas seulement
excellente pour la santé: elle est aussi très
savoureuse et garantit une grande diversité
dans les menus. Accompagnée de légumes
ou d’une salade et d’un féculent – pâtes,
pommes de terre ou riz –, elle permet
d’élaborer une multitude de repas complets pour la plus grande joie des papilles.
58 Karl Frehsner
Un entraîneur né
61 Sci Svizzero
impressum: Snowactive Février 2014, organe officiel de Swiss Ski; 47e année; paraît 6 fois par an; ISSN 1661-7185; Editeur, imprimeur et rédaction Strike Media Schweiz
AG, Gösgerstrasse 15, 5012 Schönenwerd, Téléphone 062 858 28 20, Téléfax 062 858 28 29; Directeur d’édition Wolfgang Burkhardt; Rédaction Joseph Weibel (j.weibel@
snowactive.ch), Aldo-H. Rustichelli ([email protected]); Rédaction de photo Erik Vogelsang; Annonces Prosell AG, Schönenwerd, Rebekka Theiler
([email protected]), Wolfgang Burkhardt ([email protected]); Collaborateurs permanents Christian Andiel, Richard Hegglin, Kurt Henauer; Traductions Thierry
Wittwer; Responsabilité design et production Brandl & Schärer AG, Olten, Röbi Brandl, Kurt Schärer; Service abonnements ­Prosell AG, Schönenwerd, [email protected]
Téléphone 062 858 28 28; Prix d’abonnement CHF 49.– pour un an, CHF 89.– pour 2 ans (TVA comprise); Copyright Strike Media Schweiz AG, Gösger­strasse 15, 5012
Schönenwerd; Reproduction autorisée uniquement avec l’accord formel de la rédaction; www.snowactive.ch, [email protected], [email protected]
Swiss Ski: Rédaction Petra Kropf, [email protected]; Collaborateurs permanents Christian Stahl, Diana Fäh, Anita Suter, Christian Manzoni, Nadine Hess,
David Hürzeler, Fridolin Luchsinger; Changement d’adresse ancienne et nouvelle adresse à Swiss Ski, Case postale, 3074 Muri, Télephone 031 950 61 11, Téléfax
031 950 61 12
S nowact i ve f é v r ie r 2014
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| S k i d e r a n d o n n é e : r e d é c o u v e r t e d e s a n c i e n s c o l s s u i ss e s
S k i d e r a n d o n n é e : r e d é c o u v e r t e d e s a n c i e n s c o l s s u i ss e s |
Deux skieurs de randonnée
en action sur le sentier
d’anciennes voies commerciales dans la région du
Simplon.
Sur les
traces
des
muletiers
> Texte et Fotos: Ruedi Flück
Un vent violent balaye le visage d’Urs tandis qu’il s’engage en direction du sud dans la vallée de Taverna
au niveau de Rothwald situé au-dessus de Brigue. C’est la dernière portion du nouveau sentier qui
­emprunte le col du Simplon pour rejoindre l’Italie et qui vient tout juste d’être terminé. Urs est muletier
et il transporte des marchandises à travers les Alpes. Il est parti tard, chaque mule est chargée de deux
tonneaux de sel en provenance des Salines du Rhin de Schweizerhalle. Son client, un homme d’affaires du
Bas-Valais, ne se soucie guère des conditions météorologiques.
6
S nowact i v e f é v r ie r 2014
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| S k i d e r a n d o n n é e : r e d é c o u v e r t e d e s a n c i e n s c o l s s u i ss e s
E
n songeant au délicieux vin d’Italie
du Sud, le muletier espère pouvoir
gagner le sommet du col avant la
tombée de la nuit pour rejoindre l’hospice
qui lui offrira le gîte. En jurant à voix basse,
l’ancien fermier tente de protéger de la
pluie le fromage qu’il a emporté comme
extra.
Comme à l’époque sans doute, la magie
de l’hospice du col du Simplon s’impose à
nous aujourd’hui encore. A la tombée de la
nuit, les fenêtres laissent passer une lumière chaude accueillante, la grande et
lourde porte en bois semble vouloir s’ouvrir à tout moment. Ce bâtiment colossal,
achevé par les chanoines augustins du
Grand-St-Bernard en 1831, transpire la
nostalgie authentique. Outre leur service
à l’église, les chanoines assurent toujours
à ce jour la gérance d’une auberge pouvant
accueillir jusqu’à 130 hôtes. Cette longue
tradition d’hospitalité chrétienne dans les
régions de montagne inspire un sentiment
de sécurité physique et spirituelle, un sentiment auquel même nous, athées, ne pouvons nous soustraire.
Les repas à l’hospice font penser à une
grande tablée familiale; tout le monde se
sert au même buffet. La conversation est
rapidement engagée, on veut savoir d’où
on vient et où on va. Les cuisiniers s’expriment en français, en dialecte haut-valai-
A la tombée de la nuit, les
­fenêtres laissent passer une
­lumière chaude accueillante,
la grande et lourde porte
en bois semble vouloir s’ouvrir
à tout moment.
san ou en italien, les histoires se partagent
dans des discussions animées. En explorant les murailles de nuit, au sous-sol, on
a le sentiment que l’on pourrait à tout
moment croiser un cheval ou une mule. En
effet, à l’époque des muletiers, ce qui sert
aujourd’hui de dépôt pour les skis ou de
salle de conférences était l’étable des
bêtes de somme.
Le lendemain, après une nuit paisible
dans cet imposant bâtiment, nous partons
à la découverte des montagnes environnantes en équipant nos skis de peaux.
Nous nous dirigeons vers l’est en gravissant le Monte Leone, le point culminant
des Alpes lépontiennes, situé à cheval sur
la frontière entre la Suisse et l’Italie et
perché à 3553 mètres d’altitude. Une fois
arrivés, nous choisissons de pousser plus
loin vers l’est, tout d’abord en direction
du Spitzhorli (2726 m) puis du Galehorn
(2797 m). Un vent puissant balaye les
crêtes des montagnes, faisant tourbillonner la neige fraîchement tombée. Cela
n’est pas pour nous réjouir, contrairement
aux nombreux kiteboardeurs qui volent
d’une colline à l’autre au sommet du col.
Au petit matin, le muletier Josua prend la
route en direction du sud. La nuit est claire,
il fait un froid cinglant et les premiers
ruisseaux sont ornés de stalactites. Il a
prévu d’emprunter l’ancien sentier qui traverse le col du Splügen pour rejoindre
l’Italie. Mais à peine a-t-il bifurqué en direction de Fugschtwald après avoir traversé le Rhin qu’un vent violent l’assaillit.
Apparemment, il a neigé. Au loin, il distingue déjà les congères sur le col.
Josua décide alors d’emprunter le sentier qui passe par le col du San Bernardino
à partir de la haute vallée du Rhin avec
cheval et charrette. A une altitude inférieure et moins exposé au vent, il espère
progresser plus facilement. Cela fait longtemps qu’il rêve de passer par Bellinzone
et de pousser jusqu’à Locarno pour se
rendre sur le marché et y vendre sa viande
séchée. Les offres de coton, de soie et de
fruits y seraient paraît-il plus abondantes.
Ces marchandises se vendent bien dans le
nord, et le fastidieux transport est donc
rentable pour lui. Arrivé sur le San Bernardino, le muletier est ébloui par la chaude
lumière du soleil. Il poursuit sa route avec
entrain et garde son lointain objectif en
tête: Locarno.
Nous partons nous aussi à la découverte
du Splügen à skis. Nous sommes également surpris par un vent glacial et des
quantités phénoménales de neige. Nos
mains et nos pieds sont gelés, un vent
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S k i d e r a n d o n n é e : r e d é c o u v e r t e d e s a n c i e n s c o l s s u i ss e s |
glacial pique notre visage. Qu’est-ce que
cela a dû être pour les muletiers à l’époque,
sans les vêtements fonctionnels que nous
avons aujourd’hui? Une randonnée à skis
n’est pas envisageable, malgré notre équipement de qualité, car un épais brouillard
enveloppe les montages et semble peu
enclin à se dissiper. Parfois, le soleil perce
l’épais amas blanc, plongeant les versants
dans une atmosphère féérique. Nous empruntons le télésiège au service des passionnés de ski depuis quelques années. La
poudreuse aérienne compense la mauvaise visibilité.
Le soir, nous apprenons que le versant
sud offre des conditions beaucoup plus
agréables et surtout un ciel dégagé. Nous
décidons donc de passer la journée du
lendemain sur le San Bernardino. L’ancien
domaine skiable en amont du petit village
de montagne nous semble être l’endroit
idéal pour quelques photos et une petite
randonnée. Au bout d’un sentier à travers
bois et des anciennes pistes se déroule une
vaste plaine, porte d’accès pour gravir
plusieurs petits sommets. Si on continue
plus loin, on arrive au Piz de Mucia
(2967 m) ou encore au Zapporthorn
(3152 m). A la limite forestière, nous découvrons encore un terrain varié constitué
de petits couloirs, de rochers bien formés
et de nombreuses congères. Nous effec-
A la limite forestière, nous
découvrons encore un terrain
varié constitué de petits couloirs,
de rochers bien formés et de
nombreuses congères.
tuons la descente finale dans les bois à
deux reprises, car la neige y reste longtemps de bonne qualité grâce à l’ombre
persistante.
La route qui passe par le Simplon, créée
en 1800 par Napoléon, fait le bonheur du
muletier valaisan Urs. C’est elle qui a réellement permis au commerce de prospérer.
L’intention de Napoléon était d’ouvrir un
passage vers le sud à son artillerie, «pour
faire passer le canon». Jusqu’en 1815, le
Valais a en fait appartenu au département
français du Simplon. La situation a rapidement changé à la suite de l’invasion des
S nowact i v e f é v r ie r 2014
Autrichiens en 1813 et de l’ordre de rattachement à la Suisse donné en 1815.
Urs de Brigue a réussi à tirer profit de
la nouvelle route: il circule plus rapidement et il lui arrive même de passer par
Domodossola et de redescendre jusqu’au
Lac Majeur pour faire la traversée en bateau jusqu’à Locarno. Il en va de même ce
jeudi matin, lorsqu’il arrive sur la Piazza
Grande avec sa mule. Il vend son fromage
sur le marché et y achète du vin d’Italie du
sud, après avoir livré les tonneaux de sel.
Urs remarque un muletier qui est à peu
près du même âge, avec son cheval et sa
charrette, et qui se présente comme étant
Josua. Il s’avère que ce dernier est parti de
la vallée du Rhin et a marché jusqu’à Locarno afin d’y faire des achats pour ses
commerçants du nord. Il ajoute avoir parcouru tout ce chemin jusqu’à Locarno uniquement par hasard. Il a emporté de la
viande séchée issue de sa production personnelle. Les deux collègues échangent
brièvement histoires et marchandises
avant de reprendre la longue route du retour.
Entre les cols, nous faisons nous aussi
une halte dans la ville pittoresque de Locarno et nous imaginons aisément à quel
point une telle place du marché a pu attirer
les marchands et leurs marchandises.
Pour les descriptions actualisées de randonnées à ski, mieux vaut consulter les
nombreux guides et cartes disponibles.
Une autre option consiste tout simplement
à se mettre en route, comme nous, et à
s’enfoncer davantage dans les montagnes
au départ des cols facilement accessibles.
Là où d’autres ont trimé avant l’époque de
notre mobilité quasiment infinie, nous
pouvons aujourd’hui apprécier ce point de
départ aisé pour des randonnées en montagne.<
9
| Ma première fois: Debby Pleisch
Ma première fois: Debby Pleisch |
«La première fois que je suis
montée sur un snowboard remonte
à si longtemps que je m’en souviens
à peine . . .» A seulement 20 ans,
Debby Pleisch a déjà une carrière
de snowboard riche en événements
derrière elle. Elle est 24e mondiale
de snowboardcross sur la liste des
points FIS et a fait ses débuts en
Coupe du monde en décembre
dernier.
A l’assaut de
l’élite mondiale
Le plus grand objectif de
Debby Pleisch est de monter
sur le podium lors des Jeux
Olympiques.
> Texte: David Hürzeler
> Photos: Swiss-Ski
D
epuis cette année, la Davosienne
Debby Pleisch s’entraîne avec
l’équipe suisse professionnelle de
snowboardcross sous la houlette de l’entraîneur national Harald Benselin. «Cela
me permet de bien observer les nouveaux
et talentueux snowboardeurs que je côtoie
et ainsi de beaucoup apprendre», déclaret-elle à propos de sa nouvelle situation.
Pour sa première année en Coupe du
monde, la priorité est d’engranger des
expériences à ce niveau, expériences qui
l’aideront à atteindre un jour son grand
objectif, à savoir figurer parmi les premières aux Jeux Olympiques. Mais l’his10
toire a commencé il y a de nombreuses
années déjà . . .
Les débuts. La première fois que Debby
Pleisch est montée sur un snowboard
c’était chez elle, à Davos. «Une collègue de
ma mère m’a appris à faire du snowboard»,
se souvient la jeune fille. Elle est ensuite
devenue membre du club de snowboard
de Davos et a compté parmi ses coaches
l’ancienne championne du monde de
snowboard Daniela Meuli. Tout comme
Daniela Meuli, Debby Pleisch a commencé
par disputer des courses de ski alpin et a
fait ses premières expériences lors de ce
qui s’appelait autrefois le Schweizer Open
Tour. Mais elle s’est rapidement essayée
au snowboardcross – et ne l’a plus quitté.
«C’est tout simplement plus amusant de
dévaler les pentes à quatre», explique la
jeune snowboardeuse qui, en dehors des
pistes, est d’un tempérament calme.
La percée. Lors de sa première Coupe
d’Europe de snowboardcross, Debby
Pleisch s’est classée 8e (en 2009 à Sisentis), révélant ainsi son talent pour cette
Debby Pleisch en finale de sa première
Coupe d’Europe à Lenk en 2013.
S nowact i v e f é v r ie r 2014
discipline riche en action. La saison passée, elle a terminé 6e aux CM juniors et est
montée trois fois sur le podium aux quatre
Coupes d’Europe qui ont suivi. En finale de
Coupe d’Europe à Lenk, l’élève du SportGymnasium Davos a pu célébrer sa première victoire dans cette compétition.
«L’hiver 2012/2013 est une saison que je
n’oublierai jamais», se souvient Debby
Pleisch.
L’objectif. Ses succès en Coupe d’Europe
lui ont valu une place de départ bien méritée en Coupe du monde cette année. La
jeune Grisonne garde une forte impression
de ses débuts en Coupe du monde en décembre dernier à Montafon en Autriche, où
elle a terminé 32e: «C’était très impressionnant de prendre le départ au milieu
des meilleures coureuses de snowboardcross du monde. Lors de l’épreuve par
équipe à Montafon, je me suis retrouvée
avec Lindsay Jacobellis au portillon de
départ . . .» Après sa première participation
en Coupe du monde, l’objectif pour Debby
Pleisch est de continuer «à observer et à
apprendre» pour peut-être un jour monter
elle aussi pour la première fois sur un
podium de Coupe du monde, ou même de
Jeux Olympiques.
<
11
| tour de ski
tour de ski |
Helvetia
Un partenaire fiable et présent
dans de nombreux domaines
Des conditions parfaites et un décor à couper le souffle: le Tour de
Ski accueilli à Lenzerheide les 31
décembre et 1er janvier a été une
aventure formidable et un franc
succès pour les organisateurs et
les quelque 20 000 spectateurs.
Le responsable du sponsoring
sportif chez Helvetia, Cyril Grin,
qui a assuré une large présence
de la compagnie d’assurances
dans l’arène de ski de fond audessus de Lantsch, s’est lui aussi
montré satisfait.
> Texte: Lorenz Liechti
> Photos: Nordic Focus
12
H
elvetia, partenaire fiable et sponsor
de la fédération de Swiss-Ski depuis
2005, s’engage à plusieurs niveaux
pour les sports de neige. «Nous avons
volontairement opté pour une présence
multiple et ne nous concentrons pas sur
une seule spécialité sportive ou un seul
athlète. Outre le sponsoring de la fédération, qui nous permet notamment d’être
visibles aux yeux des spectateurs sur les
tenues de l’équipe suisse, nous sponsorisons la Coupe du monde FIS de ski de fond,
signons des contrats avec des athlètes
individuels et nous assurons des paquets
de sponsoring supplémentaires lors de
différentes manifestations, tels que l’impression de notre logo sur les dossards des
deux étapes du Tour de Ski à Lenzerheide»,
déclare Cyril Grin à l’occasion du petitdéjeuner précédant la course de la nouvelle année.
Une recherche permanente de nouveaux
talents. Alors que Jonas Baumann termine à une excellente 16e place lors du
15 km en style classique, Cyril Grin l’applaudit tout sourire dans l’aire d’arrivée.
«Son» athlète, portant sur son bonnet le
logo Helvetia, a créé la surprise devant le
public suisse. «Il faut répartir les risques
de manière judicieuse. Si nous avions seulement conclu un contrat avec Dario Cologna, qui a dû déclarer forfait en raison de
sa blessure au pied, nous aurions été invisibles aujourd’hui», explique Cyril Grin.
Etant donné qu’une large partie des indemnisations des sportifs provient des
primes de succès, ce dernier est malgré
tout content, en jetant un œil à son budget,
que tous ses athlètes contractuels ne
soient pas au meilleur de leur forme et
victorieux en même temps. La compagnie
d’assurances établie à St-Gall s’étant en-
L’athlète d’Helvetia Jonas Baumann a créé la
surprise en réalisant une forte performance
en course classique.
gagée aussi en tant que sponsor principal
du Helvetia Nordic Trophy, le natif de
Suisse romande connaît également bien le
domaine de la relève. «Je suis toujours les
compétitions avec beaucoup d’intérêt et
me rends régulièrement sur place. Il ne
faut pas oublier qu’on y trouve des talents
susceptibles de participer un jour aux
épreuves de Coupe du monde. Dario Cologna n’est d’ailleurs pas le seul fondeur
que nous y avons découvert avant de le
soutenir de manière ciblée.»
De l’enthousiasme pour le sport et un
brin de calcul. Pourquoi Helvetia s’est-elle
engagée en tant que sponsor dans le doS nowact i v e f é v r ie r 2014
C’est à Laurien van der Graaff et à sa
quatrième place que l’on doit le temps fort
sportif côté suisse.
Helvetia est également présente au village
de Coupe du monde.
maine des sports de neige? «En 2005,
l’entreprise a souhaité s’investir dans un
nouveau domaine en tant que sponsor
dans le but premier d’augmenter la notoriété de sa marque. La décision de s’engager en faveur des sports de neige a certainement été influencée en partie par la
passion pour les sports d’hiver de plusieurs de nos décideurs», explique l’actuel
responsable de sponsoring, qui occupait
alors un autre poste au sein de l’entreprise. Mais cette décision se justifie éga­
lement par des arguments rationnels,
comme en témoigne la prolongation du
contrat de sponsoring avec Swiss-Ski pour
trois années supplémentaires (voir encadré): Helvetia incarne les valeurs «dynamisme, enthousiasme et confiance» que
les sports de neige et Swiss-Ski portent
également à merveille.
«Le sponsoring avec Swiss-Ski a commencé fin 2005. Au début, nous n’avions
conclu de contrat qu’avec Sandro Viletta en
plus de la fédération. Notre engagement
s’est développé et diversifié petit à petit»,
se remémore Cyril Grin. Aujourd’hui, les
activités vont au-delà des frontières de
notre pays, comme le montrent les banderoles de la compagnie d’assurances suisse
flottant lors de courses alpines à Beaver
Creek. Et ce n’est pas le fruit du hasard:
«Les compétitions outre-Atlantique de fin
novembre et début décembre sont retransmises à la télévision le soir aux meilleures heures de diffusion en Suisse et
dans toute l’Europe», explique Cyril Grin
en affichant un large sourire.
l’égide de Swiss-Ski et s’engage en faveur
du sport de loisirs. «Nous souhaitons apporter notre soutien et intervenir également là où nos clients sont eux-mêmes
actifs. Tout le monde ne skie pas comme
Dario Cologna ou comme Sandro Viletta!»,
explique Cyril Grin pour justifier le vaste
engagement de son employeur.
Lors du Tour de Ski, une équipe bien
rodée et épaulée par des auxiliaires bénévoles s’affaire immédiatement après la
course à démonter les banderoles, les
structures gonflables, les drapeaux et les
tentes, à les charger dans des camions et
à les transporter au prochain lieu d’étape.
Cette partie du travail ne concerne pas
Cyril Grin qui, lui, met le matériel à disposition au début de la saison et se contente
de préciser son emplacement exact sur
place. Le reste est assuré par une équipe
qui précède la caravane de la Coupe du
monde afin de transformer chaque stade
en une arène colorée. <
Un engagement au plus près de ses
clients. En plus de sa présence lors des
épreuves de Coupe du monde de différentes spécialités sportives et des contrats
conclus avec de nombreux sportifs d’élite,
Helvetia soutient de manière ciblée l’ensemble des huit disciplines réunies sous
Pr olo ngation de l’e ngage me nt
j us qu’e n 2017
Helvetia Assurances renouvelle son sponsoring dans le domaine du ski. Le contrat
conclu avec Swiss-Ski a été prolongé de trois
années supplémentaires jusqu’en 2017.
L’engagement reste inchangé. Pour réussir
dans le sport, il faut du dynamisme, de
l’enthousiasme et de la confiance. De la
confiance dans les partenaires, et le soutien
de ces derniers, car c’est ce qui permet aux
sportives et aux sportifs de réaliser des exploits dans les meilleures conditions. Helvetia souligne sa confiance dans le sport suisse
en s’engageant en tant que sponsor. Grâce à
la présence médiatique, le groupe d’assurances suisse bénéficie du rayonnement
positif et de la large portée de son engagement.
13
| Juskila
Juskila |
U
ne dame âgée est assise devant une
tasse de thé dans le Centre culturel
et sportif de Lenk et répond patiemment aux questions de deux jeunes reporters de la radio pour enfants Radio Chico.
Ce n’est pas un hasard s’ils ont approché
cette dame pour une interview. Ruth Rumo
est la plus âgée des participants à la journée des parrains de cette année (voir encadré) et a beaucoup à raconter. En effet, elle
a elle-même pris part au Juskila alors
qu’elle avait 13 ans. C’était il y a 68 ans, en
1946.
Souvenirs
d’hier
Un souvenir marquant lui reste encore de
ce camp. Il s’agit du cahier de souvenirs,
où ses «parents de camp» d’alors ainsi que
sa monitrice de ski ont consigné des textes
et des dessins. Aujourd’hui ce ne sont plus
tant les cahiers de souvenirs qui sont
échangés au Juskila, mais plutôt les numéros de téléphone portable et les demandes d’amitié sur Facebook. L’apparition des téléphones portables n’est pas la
seule nouveauté de ces 40 dernières années. En se promenant sur le site, la retraitée n’arrête pas de constater comme les
choses ont changé: «Nous n’étions que
des filles et dormions dans le cantonnement militaire. Il n’y avait naturellement
que des monitrices. Le seul remontepente qu’il y avait alors était à un autre
endroit.»
Cette année, le CO du Juskila peut se réjouir d’avoir
accueilli une hôte de choix en la personne de Ruth Rumo
de Rechthalten (FR). Cette dame de 82 ans a elle-même
participé au Juskila en 1946. A l’occasion du 73e
Juskila, elle a insisté pour se rendre une nouvelle fois
personnellement à Lenk.
> Texte: Fridolin Luchsinger
> Photos: Flurin Bergamin
14
Ruth Rumo n’est pas uniquement venue
à Lenk pour se remémorer des souvenirs,
mais pour être active, elle aussi. La visite
programmée de l’installation de biathlon
tombait ainsi à point nommé. Ruth Rumo
est une ancienne tireuse au pistolet et n’a
par conséquent pas eu besoin de longues
explications. Certains jeunes n’ont pas
manqué de faire part de leur étonnement
en la voyant réussir quatre tirs sur cinq dès
son premier essai. «Ce n’est pas difficile,
c’est la même chose que d’utiliser mon
pistolet. Si je reviens l’année prochaine, je
l’apporterai », sourit-elle.
Elle devient pensive dans la télécabine
menant à Leiterli, gardant ses yeux rivés
sur le paysage de Lenk. «A l’époque, nous
n’avions rien; la guerre venait de se terminer. Cette semaine à Lenk était d’autant
plus belle. J’avais la chance de venir d’une
famille sportive. Mais de nombreuses
autres participantes n’avaient jamais skié
avant de venir au camp.» C’est l’une des
principales différences qu’elle relève entre
les éditions de 1946 et de 2014: «Nous allions au Juskila pour apprendre à skier
pour la première fois. Sinon, ce n’était pas
possible de se le payer. Peut-être connaissions-nous quelqu’un qui avait des skis et
nous les lui empruntions pour une semaine. Aujourd’hui, seuls les enfants qui
savent déjà skier se rendent au Juskila.
Les autres n’y vont même pas.» Un seul
regard sur la piste confirme l’impression
de Ruth Rumo. Bien que les niveaux soient
très variables, ils sont en général déjà
élevés. Hans Bigler, responsable de camp
de longue date et ancien chef Sport de
loisirs chez Swiss-Ski relativise quelque
peu cette impression: «Le Juskila n’est
pas destiné à un groupe spécifique, mais
est plutôt ouvert à tous les enfants qui
souhaitent participer, qu’ils soient débutants ou pas.»
Cela fait un certain temps que Ruth Rumo
n’a plus chaussé de skis et elle effectue
par conséquent la descente en télécabine
également. Elle n’apprécie cependant que
moyennement son trajet. «C’est une bonne
chose de ne plus devoir faire les trajets à
pied comme jadis, mais quand ça secoue
comme ça, cela ne convient pas à mon
dos.» Une fois arrivée en bas, c’est bientôt
l’heure de se dire au revoir. Un sourire
éclaire alors le visage de cette ancienne
participante au camp. «Je n’aurais pas
imaginé un instant ce matin que j’aurais
l’occasion de tirer aujourd’hui.» Les jeunes
ne seront ainsi pas les seuls à garder de
super souvenirs du Juskila 2014.
<
Le J us kila –
hier et aujour d’ hui
Le Juskila a eu lieu pour la première fois en
1941 à Pontresina. Le camp était alors exclusivement réservé aux garçons. L’année suivante,
en parallèle au camp des garçons à Montana,
un camp pour filles a été organisé à Wengen.
Les lieux des camps changeaient chaque année
avant de s’établir à Lenk pour les filles à partir
S nowact i v e f é v r ie r 2014
de 1946. Ce n’est qu’en 1949/1950 que les
camps des filles et des garçons ont été réunis à
Lenk. Le Juskila est un camp gratuit depuis sa
création. Aujourd’hui, c’est possible de l’offrir
grâce aux sponsors principaux Migros et Viande
Suisse, ainsi qu’aux co-sponsors Kessler, Kuspo, Swisscom et Lenk. Les particuliers ont éga-
lement la possibilité de devenir «parrain» s’ils
offrent un montant d’au moins CHF 50.–. En
guise de remerciement, ils sont invités à passer
une journée à Lenk. Le Juskila est organisé par
Swiss-Ski en collaboration avec un CO privé et
150 bénévoles.
15
| S i m o n A m m a n n J u m p Pa r c o u r s
S i m o n A m m a n n J u m p Pa r c o u r s |
Baptême de l’air
avec
Simon Ammann
Lancé par Swiss-Ski cet hiver, le Simon Ammann Jump Parcours a pour objectif de faire découvrir
le saut à ski aux enfants. Le quadruple champion olympique Simon Ammann,
qui a donné son nom au projet, était présent en personne pour donner des conseils de succès
à une classe d’école d’Engelberg.
> Texte: Petra Kropf
> Photos: Nordic Focus
L’équipe suisse de Coupe du monde
au complet aux côtés de Simon Ammann
(en haut et à gauche) et de l’entraîneur
national Martin Künzle (en bas) a de suite
pris en charge la promotion de la relève.
Dar io Cologna Fun Pa rcours
L’hiver dernier, près de 10 000 écoliers ont
pris part au Dario Cologna Fun Parcours,
profitant ainsi d’une leçon de ski de fond
gratuite et du matériel mis à leur disposition.
Les élèves apprennent à connaître ce sport
fascinant de manière ludique dans le cadre
d’une leçon de ski de fond dispensée par
des moniteurs expérimentés. Cet hiver
2013/2014, les différentes remorques de
matériel du projet de Swiss-Ski pour les
classes d’école feront étape dans 27 lieux à
travers toute la Suisse.
www.dario-cologna-fun-parcours.ch
R
ecette éprouvée mais nouvelle discipline sportive: le principe du Simon Ammann Jump Parcours n’est
pas nouveau. La même idée a déjà été
utilisée pour le ski de fond avec le Dario
Cologna Fun Parcours ainsi que pour le ski
alpin et le snowboard avec les journées
«Plaisir de la neige» (voir encadrés). La
recette à succès doit cette fois porter ses
fruits en saut à ski.
Dans cette optique, Swiss-Ski a fourni
30 paires de skis et 50 paires de chaussures, du matériel pour la préparation du
16
J our né e s « Pl aisir de l a ne ige »
site d’entraînement ainsi qu’une remorque
de matériel équipée de sèche-chaussures
et d’un système d’aération et a aussi engagé quelques moniteurs de saut à ski.
Engelberg – Einsiedeln – Wildhaus –
Gibswil – Marbach – Kandersteg – St-Moritz et, espérons-le, la Vallée de Joux,
sont les stations de saut à ski où le
Simon Amman Jump Parcours fera halte
cet hiver. Sur simple inscription, les
classes d’école de la région pourront profiter d’un cours d’initiation gratuit au saut
à ski.
«Le plus important une fois là-haut, c’est
d’oser se lancer.» Sur chaque site de déroulement, les coaches expérimentés du
projet construisent quatre installations,
une piste d’élan facile, une série de trois
tremplins, un tremplin de 5 m et un autre
de 10 m où il sera possible de s’exercer en
fonction de ses capacités après une courte
introduction à la technique de base. «Le
saut à ski est amusant, tout simplement,
et c’est ce que nous voulons montrer aux
enfants», explique Simon Ammann, résumant l’objectif du projet. Il a lui-même pris
en main la promotion de la relève lors du
coup d’envoi du projet à Engelberg. «Il n’y
a pas besoin de connaissances préliminaires», déclare le leader de l’équipe
suisse à ses petits admirateurs pour les
encourager, «le plus important une fois
là-haut, c’est d’oser se lancer!»
A la fin du cours, les élèves de la classe
d’Engelberg avaient réussi à adopter une
position de départ – genoux très fléchis,
haut du corps à l’horizontale, bras en arrière – qui ressemblait déjà beaucoup à
celle de la silhouette en carton grandeur
S nowact i v e f é v r ie r 2014
nature représentant leur idole. Les enfants
ont aisément maîtrisé les quelques petites
pertes d’équilibre en vol après s’être élancés du tremplin. Qui sait, peut-être que
dans quelques années l’un d’entre eux
réalisera son premier saut depuis le tremplin de saut à ski d’Engelberg qui trône
juste à côté du site d’entraînement.
<
Vous trouverez de plus amples
informations sur le site Internet suivant:
www.simon-ammann-jump-parcours.ch
Pour un nombre toujours plus grand d’enfants en Suisse, faire du ski ou du snowboard
ne va plus de soi. Les enfants qui ont grandi
en ville, tout particulièrement, n’ont souvent
encore jamais vu un téléski de près. En
janvier 2014, des classes de Berne, Zurich,
Olten, Fribourg, Thoune, St-Gall, Bâle et
Lausanne ont donc troqué leur salle de
classe contre une journée sur la neige, sous
la direction de moniteurs de ski et de snowboard expérimentés de la région. Dans le but
de promouvoir les sports de neige, les écoliers peuvent bénéficier du tout moyennant
une petite contribution aux frais.
www.swiss-ski.ch/breitensport
17
Abbildung 1
| Coaching Inside
Coachin
g I n s3:iVorschlag
de | 1
Abbildung
Entraînement excentrique
ou lorsque le muscle effectue
un travail de freinage
a
Les entraînements excentriques sont attrayants pour tous les sports de neige. En effet, ils améliorent la
performance, préviennent les blessures et contribuent à la rééducation. Toutefois, comme les entraînements intensifs sollicitent fortement le système musculaire, il faut prévoir suffisamment de temps de
récupération entre les séances.
> Texte: Michael Vogt
> Photos: Ldd
L
es muscles génèrent de la force de
différentes manières et permettent
de guider les mouvements du quotidien et ceux effectués durant une activité
sportive. Par exemple, lorsqu’un skieur
alpin effectue un virage, les forces importantes qui s’exercent alors sont amorties
d’une façon coordonnée optimale par la
musculature des jambes et du tronc de
l’athlète. Au niveau du muscle, cela se
produit principalement grâce à ce que l’on
appelle le travail excentrique du muscle
(ill. 1). Un muscle effectue un travail «excentrique» lorsqu’il est étiré par une
charge externe plus lourde au moment de
développer sa force. Dans ce cas de figure,
il fait un travail de freinage. A l’inverse, on
parle de travail «concentrique» lorsque le
muscle se raccourcit au moment de développer sa force et effectue ainsi un travail
d’accélération.
Le travail musculaire excentrique occupe une place importante dans les performances sportives et survient dans de
nombreux mouvements du quotidien. En
voici quelques exemples: marcher en descente, faire des mouvements de freinage
au moment d’atterrir ou prendre de l’élan
lors de sauts. Pour la course, les sprints
ou les sauts, l’activité musculaire excentrique influence l’économie de mouvements et la performance. A chaque fois
que l’on pose le pied, des muscles et des
tendons sont étirés tels des ressorts. Durant ce processus, à l’image d’un ressort
tendu, le système musculo-tendineux
stocke de l’énergie qui sera libérée juste
après pour l’accélération lors de l’impulsion concentrique de la jambe.
L’énergie restituée grâce au
«cycle étirement-raccourcissement» peut améliorer la performance de course de jusqu’à
50% et être augmentée grâce à
18
un entraînement mettant l’accent sur le
travail musculaire excentrique.
Plus de force
En théorie: le travail musculaire excentrique permet d’améliorer la force maximale atteinte de 30 à 50%. Ainsi, il est
possible de travailler avec des poids plus
importants lors de mouvements de freinage. Les formes d’exercices excentriques
sont donc une méthode efficace pour l’entraînement de force. En comparaison des
exercices de force purement concentriques, les entraînements de force excentriques permettent d’augmenter plus rapi-
dement et de façon plus conséquente les
masses musculaires et la force.
En pratique: afin de profiter de l’effet bénéfique de la force excentrique durant l’entraînement, il faut utiliser des poids nettement plus lourds durant la phase de
freinage d’un exercice (par ex. lors de la
flexion du genou) que durant la phase
concentrique (par ex. lors de l’extension du
genou). Dans la pratique, il est également
possible de recourir à du matériel d’entraînement (ill. 2) qui accentue la charge
d’entraînement durant la phase excentrique du cycle de mouvements d’un exercice.
Freiner pour être rapide
En théorie: un entraînement de force
conventionnel développe surtout l’épaisseur du muscle. Le fait que le muscle
puisse être allongé grâce à des formes
d’entraînement excentriques est moins
connu. Cela se produit dans les fibres
musculaires grâce à une augmentation en
série des unités contractiles de base (les
sarcomères) dans la longueur du muscle.
Lors d’une contraction musculaire, chaque
sarcomère se contracte à la même vitesse,
ce qui a pour conséquence que la vitesse
de raccourcissement de l’ensemble du
muscle augmente proportionnellement
aux nouveaux sarcomères développés
dans la longueur du muscle.
En pratique: un entraînement de force
excentrique rend la musculature plus
rapide, plus longue et plus souple. En
pratique, cela donne des capacités de
force-vitesse améliorées ainsi qu’une augmentation de la longueur optimale des
muscles pour le développement maximal
de la force, ce qui diminue le risque de
blessures musculaires, telles que des
élongations ou des déchirures. Ces
effets sont d’autant plus forts si la
musculature doit travailler dans
un état le plus étiré possible durant la phase excentrique (par
exemple, flexion basse du genou, «Nordic Hamstrings»).
b
Abbildung 2
2µm
Ill. 1: l’activité des muscles dans un virage de slalom géant.
a
Ill. 3: vue au microscope électronique des
structures internes d’une fibre musculaire
(coupe longitudinale). Cette illustration
représente des sarcomères abîmés lors
de courbatures.
Ill. 2: exemple d’outils d’entraînement
permettant de générer d’importantes charges
excentriques: a) vélo excentrique de SwissSki: le sportif freine les pédales, qui sont
actionnées par un moteur b) presse pour
jambes dynamique: le sportif freine contre
une presse pour jambes actionnée par un
pneumatique c) entraîneur excentrique
yo-yo de Desmotec: en fléchissant ses jambes,
le sportif ralentit une roue, qui a auparavant
pris de la vitesse au moment de l’extension.
Sur cette photo: le spécialiste de slalom de
Suisse centrale, Reto Schmidiger.
c
b
capacités de force, de la souplesse et des
Les courbatures
En théorie: des charges excentriques inha- réserves d’énergie propres aux muscles
bituelles ou très élevées peuvent endom- (glycogène). Pendant 10 à 14 jours, les
mager la structure musculaire. Nous performances à l’entraînement et durant
connaissons tous ce que sont les courba- les compétitions peuvent ainsi être dimitures, des douleurs musculaires qui se nuées.
font le plus ressentir environ 48 h après
l’exercice, par exemple une randonnée en Pour l’entraînement. Pour tous les sports
montagne. Les courbatures n’ont rien à de neige, il peut s’avérer intéressant de
voir avec des valeurs élevées en lactate, recourir systématiquement à des formes
comme on le croyait auparavant. Elles ré- d’entraînement basées sur l’excentrisme,
sultent de minuscules blessures qui car cela permet d’augmenter les per­
peuvent apparaître dans le tissu muscu- formances, de prévenir les blessures
laire après des charges excentriques et de favoriser la récupération. Toutefois,
comme les entraînements excentriques
(ill. 3).
En pratique: pour tout sportif, avoir des intensifs exercent une lourde charge mécanique
courbatures entraîne des conséquences
Tabelle
1 sur le système musculaire, il faut
négatives passagères. Cela occasionne impérativement prévoir suffisamment de
une perte conséquente et temporaire des temps de récupération entre les séances
Objectif
Rééducation
/ souplesse / longueur
Force-vitesse
des muscles
/ croissance musculaire
Force maximale
Cycle étirement-raccourcissement
S nowact i v e f é v r ie r 2014
Poids
Longueur des
muscles
Vitesse
petit à moyen
à longue
courte
faible à moyenne
moyen
longue
faible à élevée
élevé
moyenne
faible à moyenne
à élevé
moyen
courte
élevée
afin d’adapter au mieux l’entraînement.
Pour une augmentation des performances,
il est conseillé de prévoir un cycle de six à
dix semaines avec environ deux unités
d’exercices principalement excentriques
par semaine. Ce faisant, la durée de la
phase d’entraînement ainsi que le choix
des paramètres des charges (tableau 1)
doivent varier en fonction de l’objectif de
l’entraînement, de l’expérience d’entraînement et du niveau de performance. Des
études récentes ont révélé qu’il n’était pas
nécessaire d’avoir des courbatures après
un entraînement excentrique. Nous
conseillons donc aux sportifs de régulièrement intégrer des charges excentriques
à leur entraînement et de doser l’augmentation des charges de façon à ce qu’il y ait
le moins de courbatures possible.
<
Tableau 1: recommandations de charges
pour l’entraînement excentrique (selon
Cowell et al., Strength and Conditioning
Journal 34, 2012).
19
| Sponsoring
sponsoring |
Nouvelle perspective
pour le sport d’hiver
suisse
> Texte: Imelda Stalder
> Photos: Philipp Ruggli et
Gian Paul Lozza
ment dans le domaine des sports d’hiver
et d’action, et le renforce continuellement.
Sportifs sponsorisés accompagnés.
Grâce au sponsoring, les jeunes sportifs
d’action bénéficient d’une plate-forme
prometteuse et touchent ainsi un large
public en Suisse. Après la première vague
de la campagne d’hiver en novembre, les
sportifs seront accompagnés durant tout
l’hiver, même après les Jeux Olympiques,
dans tous leurs hauts et leurs bas.
Après que l’entreprise Samsung
Electronics est devenue partenaire officielle de Swiss-Ski en
2012, son engagement en faveur
du sport d’hiver est encore renforcé avec le lancement de la
plate-forme en ligne «perspactives.com» (en allemand et en
anglais). L’objectif de cette nouvelle plate-forme est de renforcer
davantage la présence de Samsung dans le domaine des sports
d’hiver et d’action, et de soutenir
des sportifs talentueux.
P
our marquer la saison olympique en
cours, Samsung a sélectionné trois
sportifs de neige ambitieux pour la
nouvelle campagne d’hiver nationale.
Fanny Smith (skicross), Patrick Burgener
(snowboard) et Kai Mahler (freeski) sont
les trois premiers visages de la campagne
pour le smartphone Galaxy S4 Active.
Samsung s’engage dans le monde entier
en faveur du sport amateur et professionnel depuis de nombreuses années déjà, et
est l’un des partenaires officiels des Jeux
Olympiques. Grâce au partenariat avec
Swiss-Ski, Samsung élargit son engage-
20
La nouvelle plate-forme «perspactives.
com» La nouvelle plate-forme interactive
en ligne «perspactives.com» est au cœur
de l’engagement élargi de Samsung dans
les sports d’hiver et d’action. La plaque
tournante nouvellement créée souhaite
encourager les talents tels que Fanny
Smith, Patrick Burgener et Kai Mahler.
Entre-temps, trois autres jeunes sportifs
suisses sont arrivés: Giulia Tanno (freeski),
Fabian Bösch (freeski) et David Hablützel
(snowboard). Ils sont tous membres de
l’équipe Samsung nouvellement formée,
sont soutenus par Samsung et encouragent sur «perspactives.com» tous les
amateurs de sports d’hiver et les talents
encore peu connus des sports de neige
suisses grâce à leurs expériences et leurs
connaissances.
«Grâce à ‹perspactives.com›, nous souhaitons créer une plate-forme qui profite
à tous les amateurs des sports de neige.
Elle doit encourager l’échange d’expériences, de conseils et de contenu, et fournir des informations intéressantes pour
tout le monde. L’objectif est que ‹perspactives.com› traite également à long terme
d’autres thèmes. Nous nous réjouissons
tout particulièrement de pouvoir compter
sur notre nouvelle équipe Samsung et sur
la légende du snowboard Gian Simmen.
Cela fait de ‹perspactives.com›, l’une
Audi/AMAG
Un partenariat
plein d’entrain
Pat Burgener (à gauche), Kai Mahler (tout en
haut) et Fanny Smith sont les visages de la
campagne actuelle de Samsung.
des plates-formes les plus compétentes
sous cette forme», explique Alexander
Tschobokdji, responsable du marketing
chez Samsung Suisse.
Encourager les talents et motiver la relève. Encourager les sportifs et les jeunes
talents: voilà la compétence-clé de la nouvelle plate-forme «perspactives.com» de
Samsung. Peu importe qu’il s’agisse de
professionnels ou de novices, tout le
monde trouve des conseils et des astuces
d’autres passionnés sur «perspactives.
com». Par exemple, les coureurs de
l’équipe Samsung discutent de leur quotidien: comment réaliser un BS 360 Japan
Air? Comment se préparer de manière
optimale pour une compétition? Que fautil dire au check-in en cas d’excédent de
bagages? De plus, «perspactives.com»
permet aux utilisateurs de suivre virtuellement Fanny Smith & Cie lors de leurs
voyages à travers le monde. Les sportives
et sportifs partagent des histoires, des
photos et des vidéos avec les membres de
la plate-forme.
<
Pour de plus amples informations
www.perspactives.com et
www.samsung.com
Le partenariat entre Swiss-Ski
et Audi existe depuis 46 ans
et vient d’être reconduit pour
quatre ­années supplémentaires.
Les partenaires de Swiss-Ski en
profitent également: le «quattro
Bar» a ouvert ses portes
récemment à St-Moritz, où se
dérouleront les Championnats
du monde de ski alpin en 2017.
D
epuis 1968, les sports de neige sont
automatiquement associés à la
marque automobile Audi car le partenariat entre Swiss-Ski et Audi/Amag
existe depuis 46 ans déjà. «Nous sommes
heureux d’avoir prolongé notre coopération fructueuse de quatre années supplémentaires et de pouvoir ainsi soutenir les
CM de ski alpin 2017 qui auront lieu à domicile à St-Moritz», explique Svenja Lyhs,
responsable du sponsoring Audi pour la
Suisse.
En vue de ce grand moment, Audi AG a
ouvert en décembre dernier à St-Moritz le
«quattro Bar», situé à 2486 mètres d’altitude. Le concept classique d’une cabane
de ski a été réinterprété sous une forme
moderne. Un foyer ouvert garantit une
atmosphère conviviale et les créations
S nowact i v e f é v r ie r 2014
> Texte: Nadine Hess
> Photos: Audi
L’intérieur du nouveau Quattro BAR est
ouvert à tous.
préparées dans la cuisine du chef étoilé
Reto Mathis régalent les clients. Voici une
raison de plus de s’impatienter en vue de
St-Moritz 2017: juste après les CM de ski
alpin, Audi et Swiss-Ski fêteront le 50e
anniversaire de leur partenariat et représenteront ainsi le sponsoring ayant duré le
plus longtemps en Suisse. 50 ans de passion commune et d’engagement en faveur
des sports de neige suisses.
<
De g. à d.: Urs Lehmann, président de
Swiss-Ski, Ernesto Larghi, chef de la marque
Audi, et Andreas Wenzel, président de la
Fédération de ski du Liechtenstein.
21
| Raiffeisen
« A l l S t a r D a y » à Ad e l b o d e n |
Une réunion d’anciens
élèves d’un autre genre
Tradition,
attachement aux racines,
hautes performances et
enthousiasme
> Texte: Nadine Hess
> Photos: Ldd
Avec Raiffeisen, Swiss-Ski a trouvé un partenaire de valeur(s): tradition, attachement aux racines,
hautes performances et enthousiasme. Sponsor de Swiss-Ski
depuis 2005, Raiffeisen vient de
prolonger son partenariat de trois
ans. Gerold Schneider, responsable Sponsoring chez Raiffeisen
Suisse explique ce qui a motivé la
décision de Raiffeisen.
R
aiffeisen est sponsor de Swiss-Ski
depuis 2005 déjà et le partenariat
vient d’être prolongé de trois années supplémentaires. Qu’est-ce qui
pousse Raiffeisen à s’engager en faveur
des sports de neige?
Par tradition, la Suisse est une nation de
sports de neige. Les sports de neige sont
très importants pour la population et le
tourisme et, tout comme Raiffeisen, ils
sont associés à des valeurs telles que la
tradition, l’attachement aux racines, les
hautes performances et l’enthousiasme.
22
Raiffeisen aide ainsi à accroître l’enthousiasme pour les sports de neige. Afin que
notre engagement soit efficace à long
terme, nous accordons une importance
particulière à la relève et au sport populaire.
Quels sont les objectifs d’entreprise que
vise Raiffeisen à travers ce sponsoring?
Le sport, et plus encore le sport de neige
dans notre magnifique paysage, fait bouger les gens. Cela donne une image positive à la marque Raiffeisen et renforce
notre position de leader de la banque de
détail en Suisse. Par la même occasion,
nous pouvons offrir quelque chose à nos
clients et sociétaires: ils reçoivent des
réductions dans divers domaines skiables
ou pour des manifestations de Coupe du
monde ayant lieu en Suisse.
Comment décririez-vous votre entreprise? Lesquelles de ses «qualités» correspondent à Swiss-Ski?
Tout d’abord, notre ancrage local et notre
attachement à nos racines. Ensuite, nos
valeurs coopératives, notre fair-play et
notre constance dans notre politique commerciale et également le conseil orienté
vers les clients. Nous montrons également
notre constance à travers ce partenariat
avec Swiss-Ski, qui dure déjà depuis 2005.
Le contrat ayant été prolongé de trois ans,
2014/2015 sera notre dixième saison et
nous célèbrerons donc un petit anniversaire.
Grâce aux bonnets, gants et écharpes
«Hands-up» de Raiffeisen, qui sont vendus comme des articles destinés aux supporters, Raiffeisen a déjà soutenu divers
projets de Swiss-Ski en faveur de la relève. Pourquoi ces projets en faveur de la
relève vous tiennent-ils à cœur?
Nous nous engageons fortement en faveur
de projets locaux et régionaux qui sinon ne
pourraient être que difficilement être mis
en œuvre. Raiffeisen soutient depuis des
années déjà toutes les associations régionales ainsi que les centres nationaux de
performance. Grâce à l’action pour les
supporters «Hands-up», nous souhaitons
générer davantage de moyens pour la re-
Gabriele Burn, membre de la direction de
l‘entreprise chez Raiffeisen Schweiz, et Urs
Lehmann, président de Swiss-Ski.
lève. Jusqu’à présent, nous avons pu récolter CHF 700 000 et ainsi cofinancer plus
de 60 projets dans le domaine de la relève
pour notre plus grande joie et celle de la
relève des sports d’hiver.
<
> Texte: Fridolin Luchsinger/Nadine Hess
> Photos: Swiss-Ski
3
Mi-janvier, lorsque la «semaine de l’Oberland bernois» a commencé
à Adelboden, les projecteurs n’étaient pour une fois pas uniquement
braqués sur les athlètes actifs. 31 légendes du ski, ayant décroché au
moins une médaille lors d’une grande manifestation de ski alpin au
cours de leur carrière, ont assisté au spectacle annuel de Coupe du
monde sur le Chuenisbärgli. Les stars du ski d’autrefois ont répondu
à l’invitation pour le «All Star Day» de Swiss-Ski et se sont retrouvées
à Adelboden pour une réunion d’anciens élèves d’un autre genre.
1
L
e «All Star Day» organisé par SwissSki a eu lieu cette année pour la
première fois à Adelboden. Pendant
que Marcel Hirscher, Mattias Hargin, André Myhrer et Cie luttaient pour une place
de podium, 31 anciens médaillés et médaillées de manifestations de grande envergure se sont réunis sur le Chuenisbärgli. Ils représentaient à eux seuls pas
moins de 74 médailles à des Championnats du monde et à des Jeux Olympiques.
La plus ancienne distinction était la médaille de bronze décrochée par Annemarie
Waser-Hess lors des CM de 1958 à Bad
Gastein (AUT) et la plus récente était la
médaille d’argent remportée par Didier
Cuche aux CM de slalom géant de 2011 à
Garmisch-Partenkirchen (GER). Les athlètes présents les plus couronnés de succès étaient Vreni Schneider et Pirmin
Zurbriggen, qui ont chacun remporté 11
médailles à des manifestations de grande
envergure. Outre des sportives et sportifs,
d’anciens directeurs de la Fédération
suisse de ski n’ont pas voulu manquer
l’événement. Le plus connu d’entre eux
n’était autre que l’ancien conseiller fédéral
Adolf Ogi. Les invités se sont chaleureusement salués lors du café de bienvenue au
chalet Emmi. Beaucoup ne s’étaient plus
S nowact i v e f é v r ie r 2014
2
revus depuis quelques années et étaient
heureux de cette occasion pour passer une
journée en compagnie de leurs compagnons de route d’autrefois. Au buffet du
petit-déjeuner, ils n’ont pas tardé à se
lancer dans des discussions passionnées
portant sur le passé et ’le présent. Les
stars ont échangé leurs expériences en
matière de petits-enfants et ont parlé du
défilé des athlètes lors des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. Le temps est
passé très vite. Après le café et les croissants, le groupe de célébrités s’est rendu
au Sky Lounge pour assister à la première
manche du slalom.
Lors du dîner en commun, le directeur
de Swiss-Ski Roland Imboden ainsi que le
président de Swiss-Ski Urs Lehmann et le
président du conseil d’administration
d’Emmi SA Konrad Graber ont tenu un bref
discours. Konrad Graber, qui a mis «son»
chalet à disposition pour cet événement, a
souligné l’importance du ski pour la Suisse
et la volonté de l’entreprise de continuer à
soutenir ce sport à l’avenir. A l’aide d’une
brève anecdote datant de l’époque où il
était lui-même skieur de compétition,
Roland Imboden a montré quel était le but
de cette manifestation: partager des souvenirs du passé. Quant à Urs Lehmann, il
4
5
1 Didier Cuche bien entouré entre Fernande
Frank-Bochatay et Annerösli Zryd.
2 Erika Reymond-Hess, Brigitte Oertli et
Vreni Schneider, le trio tout sourire.
3 D.g.à d., à l‘avant: Erika Reymond-Hess,
Heidi Zurbriggen, Vreni Schneider, Brigitte
Oertli, Urs Kälin,
Ambrosi Hoffmann, Annemarie Hess-Waser,
Fernande Frank-Bochatay, Dumeng Giovanoli, Heini Hemmi, Conradin Cathomen,
Martina Schild, Didier Cuche, Maria AnesiniWalliser, Martin Hangl, Annerösli Zryd,
Fabienne Serrat, Urs Lehmann, Peter Lüscher, Walter Tresch, Jean-Daniel Dätwyler
4 L’ancien conseiller fédéral Adolf Ogi avec
Vreni Schneider, Stefan Oswald et Pirmin
Zurbriggen.
5 De g. à d. : Urs Kälin, Lise-Marie Morerod,
Maria Anesini-Walliser et Dumeng Giovanoli.
a trouvé la phrase adéquate pour décrire
cet événement: c’est comme «une grande
réunion d’anciens élèves». On sentait effectivement que les légendes présentes
étaient très liées et qu’elles avaient développé de véritables amitiés à l’époque où
elles se partageaient la scène du cirque
blanc. Les anciens sportifs d’élite ont bien
ri et plaisanté, et de nombreux autres
spectateurs se sont peut-être demandé si
ces athlètes étaient venus à Adelboden
pour la course ou pour bavarder.
<
23
| agenda
En bref |
COURSES DE C OUPE DU MONDE / D ’ EUROPE EN SUISSE
31 janvier au 2 février
Coupe d’Europe de bosses à Prato
Leventina (dames/hommes)
15/16 février
Coupe d’Europe de snowboard alpin
à Lenzerheide (dames/hommes)
1er/2 mars
Coupe du monde de ski alpin Audi
FIS à Crans Montana (dames)
www.skicm-cransmontana.ch
15 mars
Coupe d’Europe de skicross à Arosa
(dames/hommes)
> Audi Skicross Tour
15/16 mars
Coupe d’Europe d’aerials à Airolo
(dames/hommes)
22 mars
Coupe du monde de freeski slopestyle
à Silvaplana (dames/hommes)
www2.corvatsch.ch
22/23 mars
Coupe d’Europe de snowboardcross
à Lenk (dames/hommes)
> Audi Snowboard Series
7 mars
Coupe du monde de skicross Audi
FIS à Arosa (dames/hommes)
Une épreuve de la Coupe du monde de
skicross Audi FIS aura lieu pour la première fois à Arosa, qui se réjouit d’accueillir les meilleurs freestylers de la
discipline du skicross. Le suspense sera
garanti dans tous les cas, car certains
athlètes auront probablement des
comptes à régler lors de la première
épreuve de Coupe du monde après les
Jeux Olympiques de Sotchi.
www.arosalenzerheide.ch
12–16 mars
Finale de la Coupe du monde de ski
alpin à Lenzerheide (dames/hommes)
www.lenzerheide.com/weltcup
J EU X O LY MPI QUES
D ’ HIVER
M a n i fe s tat i o n s S w i ss - S k i
Audi Snowboard Series
Les épreuves de l’Audi Snowboard Series réuniront les meilleurs coureurs de
la relève d’Europe ainsi que les snowboardeurs amateurs de toute la Suisse.
Vérifiez dès maintenant les dates sur
www.audisnowboardseries.ch et inscrivez-vous!
8/9 février: Grindelwald - Slopestyle
Open (slopestyle, événement Gold)
15/16 février: Lenzerheide – CE et
Open PSL (alpin, événement Gold)
16 février: Mythenpark – Mythen Style
Rookies (freestyle, événement Silver)
22/23 février: Davos – snowboardcross
juniors FIS et Open (snowboardcross,
événement Gold)
1er mars: Braunwald – SBX
(snowboardcross, événement Silver)
8/9 mars: Sedrun – snowboardcross
juniors FIS et Open (snowboardcross,
événement Gold)
8 mars: Mürren – White Style
(big air, événement Silver)
8 mars: Flumserberg – Trickchiste (big
air, événement Silver)
9 mars: Bellwald – Tour valaisan
(slopestyle, événement Silver)
15 mars: Buochs – Hill Jam 6
(big air, événement Silver)
15 mars: Malbun – slalom géant
(alpin, événement Silver)
16 mars: Gstaad – Mountain Rides
Open (slopestyle, événement Silver)
22/23 mars: Lenk – CE SBX
(snowboardcross, événement Gold)
7–23 février
Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi
www.sochi2014.com
Audi Skicross Tour
Le Skicross Tour a été lancé avec succès
voici cinq ans. Depuis lors, la série de
courses s’est imposée comme indicateur essentiel au niveau international,
aussi bien pour l’élite du skicross que
pour les amateurs. La série de compétitions pour les enfants aura également
lieu pour la troisième fois: le Swiss
Skicross Kids Tour. Pour toutes informations et inscriptions: www.audiskicross.ch
15/16 février: Davos-Parsenn –
courses FIS et Open
1er/2 mars: Gstaad – courses
FIS et Open
15/16 mars: Arosa – courses
de CE et Open
Swiss Skicross Kids Tour
2 mars: Grindelwald
9 mars: Hoch-Ybrig
24
La photo du mois
Oerlikon Swiss Cup
L’Oerlikon Swiss Cup est un classement
spécial pour les athlètes de ski alpin
juniors. Plusieurs courses Oerlikon FIS
déterminées à l’avance comptent pour
le classement général et ont toutes lieu
en Suisse. Les dates des épreuves se
trouvent sur www.swiss-ski.ch
Grand Prix Migros
Le Grand Prix Migros est la plus grande
compétition de ski d’Europe destinée
aux jeunes âgés de 8 à 16 ans. Des bambins de six et sept ans peuvent également s’essayer au Grand Prix Migros
lors de la Mini Race. Inscrivez-vous dès
maintenant sur www.gp-migros.ch
9 février: Davos Klosters
15 février: Klewenalp
23 février: Airolo
2 mars: Adelboden
9 mars: Savognin
16 mars: Wildhaus
23 mars: Lauchernalp
Helvetia Nordic Trophy
L’Helvetia Nordic Trophy est la plus
grande série de compétitions destinée à
la relève suisse dans les disciplines nordiques. Cette série offre aux enfants et
aux jeunes âgés entre 6 et 16 ans la
possibilité de s’affronter dans les disciplines de ski de fond, de saut à ski et de
combiné nordique.
De nouvelles amitiés, des cours de
ski, de snowboard et de ski de fond,
mais avant tout: du plaisir dans la
neige! Voilà ce qu’offre le Juskila
depuis 73 ans déjà. Une raison suffisante pour élire le cliché du mois
des participantes qui s’en donnent
à cœur joie.
Ski de fond:
8 février: Davos (style libre/
départ individuel)
9 février: Davos (classique/relais)
16 mars: Zuoz (classique/
départ en ligne)
Saut à ski:
15/16 février: Hinterzarten (K15/30/70)
22/23 février: Wildhaus (K15/32/40)
1er/2 mars: Marbach (K10/30/48)
15/16 mars: Finale Chaux-Neuve
(K28/57/105)
RUAG Swiss-Cup
La RUAG Swiss Cup est la série de compétitions nationale pour les biathlètes.
15/16 février: Flühli
8/9 mars: La Lécherette
Rivella Family Contest
Rivella Family Contest
Une journée dans la neige pour seulement CHF 85.–; c’est possible au Rivella
Family Contest et nulle part ailleurs! Ce
prix imbattable comprend un maximum
de cinq cartes journalières, un repas, un
pack de six bouteilles de Rivella, ainsi
qu’un cadeau-surprise pour toute la
famille. Informations supplémentaires
et possibilités d’inscription sur le site
www.familycontest.ch
8 février: Visperterminen
9 février: Les Bugnenets-Savagnières |
Andermatt
16 février: Axalp ob Brienz |
Ober­saxen
23 février: Lenk | Sörenberg
2 mars: Stoos | Kleine Scheidegg
9 mars: Col des Mosses | Braunwald
16 mars: Bosco Gurin | Morgins
RUAG Kids Trophy
Le RUAG Kids Trophy est la série destinée à la relève pour les jeunes biathlètes des catégories M10 à M16. Les
exercices de tir sont effectués avec des
carabines à air comprimé que les jeunes
ne doivent pas porter sur eux.
15/16 février: Flühli
22 février: Oberwald
1er mars: Chasseron
8/9 mars: La Lécherette
15 mars: Zuoz
Swiss Loppet
La Swiss Loppet est une série de dix
courses de ski de fond populaires dans
toute la Suisse. Pour participer à la
Swiss Loppet, il faut être membre de
Swiss-Ski. Les fondeurs qui avaleront
les 297,5 kilomètres au cours du même
hiver se verront décerner le titre de
«Swiss Loppet Gold Member».
9 février: Marathon de ski d’Einsiedeln
(Einsiedeln)
16 février: Marathon des Neiges
Franco-Suisse (Les Verrières)
23 février: Gommerlauf (Haute
vallée de Conches)
2 mars: Mara (Les Rasses sur
Ste-Croix)
9 mars: Marathon de ski de l’Engadine
(Maloja – S-chanf)
S nowact i v e f é v r ie r 2014
J ulala
220 jeun es amat eur s
de s ki de fon d s ur le
Glauben ber g
La 18e édition du camp de ski de
fond pour jeunes, le Julala, a eu
lieu du 27 au 31 décembre 2013 sur
le Glaubenberg, au-dessus de Sarnen (OW). 220 jeunes amateurs de
ski de fond ont pu profiter de ce
projet de longue date organisé
grâce au soutien de Swiss-Ski, de
Loipen Schweiz et de l’Association
de ski de Suisse centrale. «Des
pistes préparées à la perfection,
une météo fantastique, une bonne
ambiance et de nombreux temps
forts ont marqué cette semaine»,
conclut enchanté le directeur du
camp Samuel Renggli. Plus d’informations et les photos de la semaine sur le site Internet
www.swiss-julala.ch
(en allemand)
Audi Sn owboar d Ser ies
Nouveaut é In t er net
Modernité, fraîcheur et nouveauté:
les Audi Snowboard Series ont dévoilé leur nouveau site Internet en
décembre 2013! Ce nouveau site
rassemble comme précédemment
toutes les informations sur la tournée nationale de snowboard, ainsi
que les inscriptions en ligne pour
les étapes de la tournée. Vous trouverez dans la galerie de photos les
meilleures et plus récentes images
et vidéos des manifestations. Les
réseaux sociaux sont tellement à
l’affût qu’ils permettent d’afficher
sur le site Internet les toutes dernières images via Instagram. Une
visite s’impose.
www.audisnowboardseries.ch
Champion n at s s uiss es amat eur s de s ki alpin à Elm ( GL )
Rempor t e ta qualificat ion !
La deuxième édition des Championnats suisses amateurs de ski
alpin aura lieu à Elm le 22 mars
2014. Tu t’assureras ta place de
départ pour la finale à Elm en obte-
nant jusqu’au 9 mars prochain une
place de podium au classement
général des Championnats régionaux de slalom géant ou en prenant le départ d’au moins six
courses régionales A et B. Tu trouveras toutes les informations nécessaires sur
www.swiss-ski.ch/fr/
sport-de-loisirs
25
SKI ALPIN
SKI ALPIN
> Texte: Aldo-H. Rustichelli
> Photos: Gérard Berthoud
F
in analyste, l’homme des bois qu’est
Stéphane Cattin, puisque bûcheron
dans une autre vie, a du nez. Il sent
subtilement les choses et devine les gens.
Son empathie taillée à coups de hache à la
haute école de la nature fait merveille!
Mieux encore, le gars de Villeret sait
s’adapter et capter finement le meilleur de
ses interlocuteurs. Face aux gladiateurs
Kostelic, l’ex-coach à succès de Mike von
Grünigen et entraîneur de Swiss-Ski à
l’époque bénie de Nadia Styger, s’est mué
en ambassadeur de charme. Certes, les
trois hommes se connaissaient déjà. De
vue et lors d’échanges de paroles fugaces
dans les aires d’arrivée. Les Croates figurant en bonne place dans le Who’s Who du
gotha alpin. La démarche n’avait rien
d’une lubie. Mais tout d’une décision réfléchie. On ne peut plus perfectionniste,
Ante l’ancien handballeur professionnel
avait jeté son dévolu sur Fischer. Et sur des
skis qui, anecdote Cattin dixit, avaient été
développés et affinés par Mike von Grünigen et Bode Miller. Deux artistes de la
spatule au statut de stars planétaires avérées. Belle référence.
Ivica Kostelic, un champion plein de
­ressources au caractère bien trempé.
Ivica Kostelic
gladiateur du ski
Quand Ante Kostelic et son fils Ivica ont débarqué en 2006 à la fabrique Fischer à Ried, maison mère de la
marque en Autriche, Stéphane Cattin les a accueillis avec une émotion teintée de respect. Voire d’admiration et de surprise. Explication: le père et son slalomeur de fils, ce dernier encore en combi et chaussettes
dans le sillage des épreuves de Madonna, voulaient acheter des skis. Les meilleurs selon eux sur le plan
technique. D’accord. Mais!
26
Sn owactive f é v r i e r 2014
Des palmarès en or massif. Pourquoi du
nouveau matos? Rien de plus simple, dans
le clan Kostelic, il faut gagner! Et surtout
mettre un maximum d’atouts dans son jeu.
Analyse à l’appui, le patriarche esquissait
une sorte d’investissement sur l’avenir
sportif d’Ivica. Pas question de fausse note
dans la famille, exemple Janica, la petite
sœur, qui a longtemps fait la Une des journaux et des gros plans TV en remportant
tout ce qu’il est possible de rafler. Des
globes de cristal en vrac, des titres mondiaux et des médailles olympiques. Dont
trois d’or lors des JO de Salt Lake City, en
2002. Egalant en cela, première au féminin, les triplés historiques de l’Autrichien
Toni Sailer et du Français Jean-Claude
Killy. En outre, cette douée a également
décroché la lune. Bien que minée par des
problèmes physiques, elle a en effet mis
une quatrième médaille d’or à son fabuleux palmarès lors du combiné des JO de
Turin (2006). Avant de crier pouce pour
raison de santé. Devenue un mythe sur le
circuit, elle suit aujourd’hui les exploits de
son frère en rongeant son frein sous les
banderoles d’arrivée. Eh oui, chez les Kos-
telic, Stéphane Cattin insiste, on se serre
les coudes. Ce dernier de préciser encore
que ces sportifs qui ont propulsé la Croatie
au rang des nations alpines, tradition en
moins, vivent et s’entraînent en esthète du
ski alpin.
Abnégation totale. Dépositaire de
tranches d’histoire de la famille croate,
modestement s’entend, Stéphane Cattin
ne s’égare pas dans le virtuel. Car l’exentraîneur suisse au plus haut niveau, prof
de ski, formateur natif du Vallon de SaintImier, privilégie l’honnêteté avec la ferveur
d’un bénédictin. En cernant le clan Kostelic, on constate que le stakhanovisme est
élevé au rang de vertu cardinale. A cela
s’ajoute un mode de vie qu’un guerrier
sparte moyen n’aurait pas désavoué. Au
point que la success story passe par l’abnégation totale. SDF du Cirque blanc dans
un premier temps, alors que d’autres logeaient en hôtel et Bode Miller dans son
camping-car, Ante et ses rejetons partageaient chichement une voiture. Enfin
presque. Puisque le père dormait souvent
dehors. A la dure. Et Janica quelquefois à
l’hôtel. Les victoires étaient à ce prix. L’ascension aussi, à l’époque des courses FIS
à travers l’Europe. Bonjour l’école de vie.
Anecdote. Pratique qui n’est pas sans rappeler, il y a une trentaine d’années, celle
de grimpeurs venus de l’Est. Fauchés, talentueux, ils campaient au pied des parois
gratinées des Alpes. Ou squattaient le refuge Vallot, au Mont-Blanc!
Un carnet de bord. Etrangement, pour un
athlète né à 120 m d’altitude, à Zagreb,
avec pour terrain d’entraînement une colline et trois ou quatre pistes, Ivica a pris
son pied en taillant des courbes dont il
Le géant de Sölden a été synonyme de
­fortunes diverses pour Kostelic.
S nowact i v e f é v r i e r 2014
27
SKI ALPIN
ROMANDIE SKI DE FOND
En slalom, le Croate a triomphé à quatre
­reprises sur la piste mythique de Wengen et
remporté deux fois le combiné.
Ante Kostelic, le patriarche qui voulait
acheter des skis pour Ivica!
Stéphane Cattin a servi de fil
rouge entre la clan Kostelic et
Fischer!
n’avait pas à rougir. Par amour du ski, de
l’effort librement consenti, sous la houlette exigeante de son père, il a rapidement
gravi les échelons de la hiérarchie mondiale. A l’instar de Marc Girardelli dans les
années 80, Ivica a été mis sur une orbite
ascendante par son père. Dans le style:
mon fils tu seras slalomeur, Ante Kostelic
a développé le savoir naturel de son héritier pour en faire un technicien au feeling
rare. Cependant, le succès des Kostelic ne
doit pas grand chose au hasard. Dès les
premières glissades de ses enfants, Ante
a tenu un carnet de bord d’une précision
diabolique. Qui est devenu une véritable
bible.
La nature pour gymnase. En tant qu’ancien handballeur pro, sous Tito pour mémoire, Ante ne s’est jamais attardé dans
l’espace confus de la pensée. L’espace,
pour lui, c’est la nature qui offre un maximum de possibilités d’entraînement. Du
tronc d’arbre au caillou, en passant par des
sentiers escarpés, une rude topographie
dans un coin d’île à exploiter physiquement. Avec possibilités de piquer une tête
dans la mer, du haut de rochers d’une dizaine de mètres. C’est comme ça. Rien ne
manque au patrimoine du clan. Dans ce
gymnase de bord de mer, Ivica et sa sœur
ont sans cesse repoussé leurs limites physiques et mentales. A relever que la maman, une ancienne handballeuse égale28
ment, symbolise l’élément modérateur du
quatuor. Tout en s’occupant de la logistique. Toutefois pas de vacances chaiselongue en période estivale! L’engagement
est total pour tous. Comme le laisse entendre Stéphane Cattin, sollicité en tant
que coach par le patriarche, les étés des
Kostelic méritent attention. D’autre part,
contrairement aux grosses structures, le
team Kostelic est toujours resté en Europe
lors des stages de préparation sur neige.
Le grand mystère! Avec son seul bagage
d’ancien handballeur pro, Ante Kostelic a
su trouver des solutions techniques gagnantes. Pour propulser Ivica et auparavant Janica, au panthéon du ski alpin. De
quoi interpeller Stéphane Cattin, qui livre
sa théorie de la réussite Kostelic en évoquant sa propre expérience. Selon lui, Ante
relève le défi de l’entraînement positif en
sollicitant physiquement et mentalement
le skieur à chaque fois qu’il trace un parcours. Ainsi, son fils doit toujours se bagarrer entre les piquets pour trouver ses
solutions et travailler sa fluidité. Une manière comme une autre d’éviter le piège de
l’habitude en sollicitant son savoir naturel.
Sans pour autant pénaliser les automatismes. Dur au mal, bien que nullement
masochiste, ce king de la guitare capable
de mettre le feu à la neige dans les aires
d’arrivée a subi la bagatelle de onze opérations aux genoux. Ce féru d’histoire, de
Des machines
et des gars au top!
lecture, tout en écrivant la saga du ski
croate, comme Janica avant lui, clame à
qui veut l’entendre que rien ne vient sans
sacrifice. Devenu polyvalent sur ses skis,
Fischer évidemment, fabriquant qui lui a
proposé un contrat en béton après son
passage à Ried, Ivica peut compter sur
Kristian Ghedina pour affiner ses réflexes
de descendeur!
Encore une médaille? A l’aube des Jeux
olympiques de Sotchi, le Croate visait une
médaille. En or de préférence lui qui en a
trois d’argent. Bien que moins à l’aise en
début de saison, ce diable de gaillard est
capable de se sublimer pour monter sur la
plus haute marche d’un podium. En supercombiné surtout. Car en slalom, sa discipline, on se bouscule au portillon. Et Marcel Hirscher tient le haut de la déferlante.
En géant, les candidats aux médailles ne
manquent pas. Alors que la descente et le
super-G ne sont pas ses disciplines de
prédilection. Souvenir: Ivica Kostelic avait,
à l’issue de sa victoire lors du slalom
d’Adelboden en 2011, un must selon lui,
brisé une lance en faveur de son matos.
Soulignant que Fischer lui fournissait du
matériel «qui va sur toutes les neiges».
Mieux encore, le fabricant autrichien a
soigné la matière en devenant plus performant en skis de vitesse. La boucle était
bouclée. Stéphane Cattin avait fait le job en
2006. <
Sn owactive f é v r i e r 2014
Solitude en poudre ou
symphonie pour duo sur
fond de givre.
Tout a débuté comme un hiver
canon. Annoncé comme fabuleux
pour les glisseurs de tout poil. Du
genre à exhumer des images
croulant sous la neige. Au fil des
jours, malheureusement, une
valse-hésitation entre optimisme
et pessimisme s’est imposée.
Comme le présent n’est jamais
immuable, les responsables des
quelque 50 centres nordiques de
Romandie ski de fond (RSF) ont
tracé et peaufiné les pistes (skating et classique). Sans spéculer . . .
> Texte: Aldo-H. Rustichelli
> Photos: RSF
A
u départ des pistes tracées et balisées, dans la plupart des cas, le
skieur chausse et pousse sur ses
bâtons sans trop se poser de questions. Le
damage est parfait malgré les soubresauts
d’une météo coincée entre neige et pluie.
Coups de foehn en prime. Sans caricaturer
le fondeur-randonneur, c’est souvent
comme ça. Rares en effet sont celles ou
ceux qui cogitent sur la perfection des
pistes. Par contre, ceux qui savent versent
S nowact i v e f é v r i e r 2014
une poignée d’écus pour l’obtention d’une
vignette. Généralement celle de saison
pour les grands pratiquants. Soit 120
francs pour mettre ses lattes étroites sur
toutes les pistes du pays. Avec une réduction annoncée en France voisine. Où la
redevance est obligatoire. En Suisse, la
carte journalière coûte 10 fr. hebdomadaire 35 fr. et Jura suisse 70 fr. Sommes
modiques, en vérité, si on compare avec le
forfait d’une journée de ski alpin. Forfait
qui varie souvent généreusement d’une
station à l’autre. Mais foin d’analyse freudienne. Au paradis des virages coupés, les
dameurs se subliment souvent en nocturne pour offrir des boulevards dignes de
la Coupe du monde à des skieurs qui n’ont
de loin pas tous l’étoffe de techniciens
avérés. Bien que la dimension dans laquelle travaillent les responsables de
centres nordiques soit différente, les kings
des manettes font le job à la perfection. >
29
ROMANDIE SKI DE FOND
ROMANDIE SKI DE FOND
ment de grands domaines de glisse. Qui au
fil des décennies sont devenus incontournables pour les sportifs assoiffés d’efforts
et les contemplatifs en mal de paysages
d’exception! Les parcours de fond sont en
fait un style de vie. La discipline ne se résume pas uniquement à des tracés et des
kilomètres de piste. A chaque sortie, les
paysages changent. La nature se révèle
être un décor interchangeable. Ainsi va le
fond en partie grâce à RSF et des fagots de
bonnes volontés. <
Romandie ski de fond accroche élégamment
l’œil du glisseur.
cier en découvreur la dextérité de P’tit
Louis. Un skieur grimpeur magicien à ses
heures.
Retour vers le futur. Incarnation du méticuleux qui se situe entre tradition et avenir,
Jean-Claude Chautemps mène sa machine comme d’autres leur barque. Pas de
révolution pour les tracés, mais une évolution innovante en fonction des difficultés
de la topographie inhérentes aux soubresauts de la météo. Au même titre que Michel Jean-Mairet, un Sagnard qui fait valoir
ses talents de préparateur de pistes dans
A l’ombre des éoliennes sur les hauts
de Mont-Soleil.
sa vallée et alentour. Une région qui vaut
froidement celle de La Brévine lorsque les
vents hors la loi mènent le bal. De La Corbatière aux Pont-de-Martel, le phénomène
n’a rien d’extraordinaire. Au point que
­souvent les traces font dans la fantaisie
avec une aisance artistique. Phénomène
constaté ailleurs également lorsque les
forêts coupe-vent sont rares. Et quand le
skieur ne se perd pas dans les sapins.
L’esprit capte alors la rude existence des
habitants dont les maisons sont disséminées le long du parcours. Dans ces régions
dites nordiques, ici et ailleurs en Suisse,
on cultive encore le bonheur de skier pour
le plaisir! D’accès faciles, les Centres nordiques gérés par RSF disposent générale-
Le coup de patte du P’tit Louis dans le secteur
de la Ferme Modèle. C’est beau!
C’est par-là, à condition de ne pas se
­mélanger les panneaux.
La liberté du traceur. Dans leurs machines, ils sont à la hauteur de leur réputation. Que ce soit aux Mosses, à St-Cergue,
au Mollendruz, aux Cernets, à la Vallée de
Joux et ses 220 km de pistes, en pays de
Fribourg, aux Rasses, aux Franches-Montagnes, voire à La Vue-des-Alpes, où des
pionniers ont planté les premières balises
d’un secteur paradisiaque qui a pris de
l’ampleur au fil des bonnes volontés engagées, des promoteurs du ski de fond
mettent leur savoir au service des skieurs.
Ici et là, on trouve des Ecoles suisses de ski
nordiques. Depuis des décennies, des
purs, sous la houlette de Laurent Donzé,
président presque à vie de RSF, cristallisent leurs connaissances sur la discipline
ski de fond. Entre le plaisir de préparer les
parcours et le bonheur de les découvrir, se
glisse la réussite d’une saison. Exemple
connu, quoique pas nécessairement re30
connu, le Bulletin d’enneigement des
Montagnes neuchâteloises est un véritable
bréviaire. Qu’ils soient alpins, nordiques,
fans de raquettes, lugeurs, patineurs ou
randonneurs, les adeptes de bols d’air
sont gavés au quotidien d’un flot d’informations. Ces dernières généralement très
pointues lorsqu’il s’agit de détailler les
kilomètres de pistes tracées pour le fond
(340 km au total), deux styles confondus.
La technique au bout des doigts. Quoi
qu’on en pense, la fonction de dameur peut
être assimilée à un métier de précision. Ce
qui, aux yeux de blasés, n’a rien d’extraordinaire en pays horloger. D’accord, mais à
la précision s’ajoutent le style et la per­
formance. Deux éléments indissociables
pour que la grande marche en avant hivernale soit placée sous le signe de la réussite. De celle que les différents centres
inféodés à la cause de Romandie ski de
fond garantissent par le biais d’une charte
à découvrir, au besoin, d’un clic sur le site
RSF. Qui plus est, dans les coulisses du
damage, lors de couchers ou de levers de
soleil, les paysages sont simplement féériques. En témoigne le récit d’un pote qui
a découvert les hauts de La Chaux-deFonds et de la Ferme Modèle, avec de P’tit
Louis. Un artiste de la manette qui rassemble plusieurs métiers et sports de funambules sous le même toit! L’ami précité,
stoppé dans sa progression sportive par
une polio alors qu’il était à l’aube de l’adolescence, d’apprécier des moments d’exception dans la cabine de la machine.
Ombres et lumières en sustentation, créations naturelles de cristaux malmenés par
le froid, à la limite du virtuel. Le tout rythmé parle bruit indissociable du moteur!
Une sorte de show au chaud. Pour appréSn owactive f é v r i e r 2014
S nowact i v e f é v r i e r 2014
31
Con-s
cour
t h è m e p r i n c i pa l
t h è m e p r i n c i pa l
Le sport est une passion,
aussi bien pour le professionnel
que pour l’amateur. La passion
d’Ochsner Sport est d’équiper les
athlètes ambitieux tout comme
les sportifs amateurs!
P
Sport
le
artenaire de Swiss Olympic, l’association faîtière des associations
sportives suisses, Ochsner Sport
équipe la délégation pour les Jeux Olympiques et accompagne les athlètes pendant ce temps fort de leur carrière.
Ochsner Sport est de la partie lorsque la
délégation suisse se rend aux Jeux Olympiques d’hiver ou d’été!
Parallèlement, Ochsner Sport est également partenaire de l’aide sportive. Depuis plus de 40 ans, la fondation de l’aide
sportive suisse soutient les athlètes
suisses sur leur chemin vers l’élite mondiale. C’est en particulier à l’âge de la relève et pour les disciplines marginales
(dans lesquelles la présence médiatique,
les grands sponsors et les prix de grande
valeur manquent) que l’aide sportive aide
les talentueux athlètes et leur famille à
surmonter les obstacles financiers.
La collection Swiss Olympic. Les athlètes
suisses feront bonne figure aux Jeux Olympiques. Pendant les compétitions, espérons-le, mais très certainement avant et
après les épreuves! En effet, comme toujours aux Jeux Olympiques, les sportifs, les
entraîneurs et les soigneurs se présenteront au monde entier dans une nouvelle
tenue élégante de la collection Swiss
Olympic Team.
Présente-toi dans le look olympique et
montre ton attachement avec les athlètes
suisses.
Des leggins sportifs, des polos élégants
et des coupe-vent pratiques sont disponibles en édition limitée dans 30 filiales
Ochsner Sport et sur la boutique en ligne.
Procure-toi le confortable bonnet fourré
avec cache-oreilles des athlètes, l’accessoire incontournable de ces Jeux Olympiques d’hiver!
<
ton but
Nos champions olympiques de 2010,
Carlo Janka et Didier Défago veulent
défendre leur titre olympique!
Ochsner Sport veut connaître vos
objectifs et les intègre à un super
concours. Quel est votre objectif sportif pour la nouvelle année?
Un jury composé d’athlètes olympiques sélectionne parmi les réponses
les objectifs qui leur paraissent les
plus ambitieux et les plus originaux.
Chaque membre du jury présente ses
cinq objectifs favoris. Les objectifs
sélectionnés sont ensuite soumis à
un vote en ligne. Vous et vos collègues décidez ensuite quels objectifs
Ochsner Sport doit aider à réaliser. Le
concours s’arrête à la fin des Jeux
Olympiques de Sotchi.
Ochsner Sport mettra tout en
œuvre pour aider les gagnants à atteindre leur objectif, que ce soit avec
des conseils compétents, l’équipement adapté, un coaching avec ses
athlètes préférés ou une formation
exclusive avec une star!
sotschi.ochsnersport.ch/fr
Voici comment cela fonctionne:
Phase 1:
Les objectifs peuvent être envoyés
jusqu’au 9 février 2014.
une passion
Photo: Swiss Olympic
est
Font bonne figure, Depuis la gauche: Mike Schmid (ski-cross), Beat Hefti (bob),
Carmen Küng (curling), Philippe Furrer (hockey sur glace).
Phase 2:
Les participants au vote seront contactés d’ici le 10 février 2014 et le vote
aura lieu sur ce site Web du 14 au
23 février 2014.
Le nom des gagnants sera publié
sur le site Web dessous le 24 février
2014.
sotschi.ochsnersport.ch/fr/
> Texte: Ochsner Sport > Photo: Keystone/Christophe Karaba
Infos Olympiques
32
12 nouvelles disciplines
verront le jour à Sotchi: relais
mixte en biathlon, half-pipe
en ski, slopestyle en ski, saut
à ski féminin, slopestyle en
snowboard, slalom parallèle en
snowboard, patinage artistique
par équipe et relais en luge.
Lors des Jeux Olympiques
de 2014, 98 lots de médailles seront remis. Pour
les réaliser, trois kilos
d’or, deux tonnes d’argent
et 700 kilos de bronze ont
été ­nécessaires.
Une médaille d’or olympique
est constituée d’argent
pur et recouverte d’au moins
6 grammes d’or.
Sn owactive f é v r ie r 2014
Les dernières médailles
olympiques constituées
entièrement d’or pur ont été
remises en 1912 lors des
Jeux de Stockholm.
S nowact i v e f é v r ie r 2014
La ville de Sotchi, située
au bord de la mer Noire,
compte 350 000 habitants.
Il s’agit de l’une des stations
balnéaires et thermales les
plus appréciées de Russie.
Pendant les Jeux Olympiques, la ville de Sotchi
sera pleine à craquer:
outre les 5500 athlètes et
les 12 000 journalistes,
25 000 bénévoles seront
aussi présents.
Avec les jeux de Sotchi,
la Russie accueille pour
la ­première fois les Jeux
Olympiques d’hiver. Des
Jeux Olympiques d’été
s’y sont déjà déroulés à
Moscou en 1980.
33
t h è m e p r i n c i pa l
La collection Swiss Olympic 2014
sotschi.ochsnersport.ch/fr
1 Nike Leggins,
femmes, CHF 89.90
1
2 Nike Tech Fleece,
femmes, CHF 129.90
2
3
4
3 Nike Windrunner,
hommes, CHF 129.90
4 Nike Tech Fleece Poncho,
femmes, CHF 129.90
6 Nike Polo noir,
hommes, CHF 59.90
5 bonnet de fourrure,
unisex, CHF 29.90
7 Nike Polo blanc,
hommes, CHF 59.90
5
6
7
La fascination pour tous ceux qui sont sur
place. Mais en même temps toujours un
peu le mal du pays. C’est la raison pour
laquelle la «House of Switzerland» est le
lieu de rencontre des athlètes et des
sponsors, des entraîneurs et des médias,
des hommes politiques et des fans depuis
des années.
Grâce à l’organisation «Présence Suisse»,
une première mondiale verra le jour à
Sotchi: la «Swiss Mobile House» y sera
présentée et mise en place. La «Swiss
Les Jeux Olympiques de
Sotchi seront suivis par
trois milliards de télé­
spectateurs et quelques
millions via Internet dans
le monde.
34
Mobile House» constitue une mini-Suisse
à l’étranger et soutient ainsi la média­
tisation de l’image suisse à l’étranger.
Ochsner Sport est ravi de sponsoriser
cette entreprise sympathique et habille
avec style les collaborateurs la House of
Switzerland.
Il s’agit en fait de quatre maisons, entièrement fabriquées en Suisse, qui sont
mises en place lors de grands événements
internationaux. Ces quatre bâtiments ont
des superficies différentes et une surface
totale de 730 mètres carrés.
Les prochains Jeux Olympiques d’hiver se dérouleront en 2018 à Pyeongchang
(Corée du sud), où Bernhard
Russi a déjà commencé à
construire les pistes.
Cet instrument de communication d’un
budget de deux millions de francs est à la
disposition des partenaires publics et privés de «Présence Suisse». L’objectif est de
présenter les atouts de la Suisse dans les
domaines de l’économie, de la politique,
des sciences, du sport, de la gastronomie
et de la culture.
Davantage d’infos sous
sotschi.ochsnersport.ch/fr
ou www.houseofswitzerland.org
Au cours de l’histoire,
la Suisse a accueilli deux
fois les Jeux Olympiques
d’hiver: en 1928 et en
1948, à chaque fois
à St-Moritz.
Le terme «olympiade»
ne désigne pas les Jeux
Olympiques eux-mêmes,
mais la période qui s’écoule
entre deux Jeux Olympiques, c’est-à-dire 4 ans.
Sn owactive f é v r ie r 2014
Photos: FDFA-GS, Presence Switzerland
House of Switzerland
à Sotchi
POINT FORT
TÂCHE PERMANENTE
Les structures du nouveau système de la relève de Swiss-Ski
sont en place. Franz Hofer, chef de
la relève depuis 2006, a déjà participé à l’élaboration du concept.
Nous avons discuté avec lui de
l’état actuel et des tâches encore
à venir.
> Texte: Peter J. Aebi
> Photos: Swiss-Ski
S n owact i v e fé vri e r 2 0 14
S
nowactive: Franz Hofer, un thème
souvent discuté est l’absence
d’une base suffisamment large
dans l’équipe suisse de ski. Vous avez
participé de manière déterminante à la
réalisation du nouveau concept de la relève. Est-ce la bonne recette d’aprèsvous?
Franz Hofer: Nous disposons aujourd’hui
de bonnes structures qui permettent aux
jeunes de se développer de manière optimale. Jusqu’à la fin du second cycle scolaire, soit jusqu’à l’âge de 16 ans, nous
disposons actuellement de 27 centres régionaux de performance. Pour les jeunes
gens à partir de 16 ans, trois centres nationaux de performance ont été créés. Et vu
que le passage direct d’un centre régional
à un centre national de performance est un
pas important, il existe chez nous une
sorte d’année de mise à l’épreuve durant
laquelle le jeune athlète peut faire un pas
supplémentaire en vue de se qualifier pour
un centre national de performance. Durant
cette période, les athlètes s’entrainent le
plus possible au sein des cadres des
centres régionaux et participent régulièrement à des courses FIS. Cela représente
un tout autre niveau et une bien plus
grande intensité que la participation à des
courses OJ. Ainsi les jeunes peuvent s’habituer pas à pas à de plus hautes exigences. Grâce à la période d’observation
plus longue, nous pouvons atteindre une
amélioration de la sélection. Cela nous
permet d’éviter la perte de jeunes talents.
Les résultats obtenus jusqu’à présent
nous montrent que nous sommes sur la
bonne voie.
Et qu’est-ce que cela donne en chiffres?
En dessous des cadres Swiss-Ski, au niveau interrégion, nous avions en 2007 25
athlètes filles et garçons. Aujourd’hui nous
comptons plus de 80 jeunes dans les
centres nationaux de performance. Nous
avons donc développé une base nettement
plus large et cela à un haut niveau. Aujourd’hui, en ce qui concerne les jeunes
nés en 1992/93, nous sommes à nouveau
compétitifs au niveau international. Nous
procédons à une sélection ciblée de sorte
que pour la première année de naissance
des moins de 18 ans, seuls les meilleurs
athlètes passent d’un centre régional de
performance ou d’une association régio35
POINT FORT
POINT FORT
Sur la bonne voie: durant les trois dernières
années, la relève suisse de ski a remporté
en tout 26 médailles à des Championnats
du monde juniors de ski; les entraîneurs s’en
réjouissent (ici à l’image depuis la gauche:
Franz Heinzer, Franz Hofer et Erich Schmidiger au mondial juniors 2012 à Roccaraso).
Fr anz Hofer ( 55)
Marié, père de deux enfants. Entraîneur auprès de l’équipe nationale ainsi que – après
son départ de Swiss-Ski – entraîneur dans
les régions et délégué technique en Coupe
du monde. De retour chez Swiss-Ski en 2005
en tant que responsable du centre national
de performance de Brigue. Depuis 2006 chef
de la relève chez Swiss-Ski.
Parcours d’un talent
Justin Murisier:
de la forêt de piquets
à la vraie forêt
> Texte: Diana Fäh; > Photo: Ldd
nale à un centre national de performance.
Et les autres peuvent faire leurs preuves
au niveau FIS. Là, les exigences sont autres
que pour le secteur des moins de 16 ans.
L’an passé, 35 athlètes en tout y sont parvenus.
Str uctu re de cadr e
M21
AR
Cadres
hommes
CNP
Cadres
hommes
Cadres de
Swiss-Ski
CNP
Cadres
dames
AR
Cadres
dames
M16
Ski-club
Courses à points Swiss-Ski
Jeunesse
M18
CRP
Cadres
AR M16
M14
Cadres
CNP
M12
M10
Parcou rs d‘u n tal ent
Cadre de
Swiss-Ski
Ecoles partenaires CNP
Athlètes (f)
et athlètes
Juniors et seniors
Formation en dehors
des centres
Ecoles partenaires CRP
Athlètes (f) et
athlètes Jeunesse
M14/M16
Formation en dehors
des centres
Formation
36
CNP
Association
régionale
Association
régionale
Jeunesse
CRP
Groupe d’entraînement
Donc tout va pour le mieux et la tâche est
terminée?
Nous avons fait le plus grand pas en effet.
A présent il est question d’optimiser les
nombreux détails. Le travail de promotion
de la relève est une tâche permanente.
Nous disposons entre-temps de bonnes
structures qui procurent un soutien solide.
L’important à présent est que les structures restent stables. Car finalement, les
parents des jeunes athlètes veulent savoir
à quoi s’en tenir. Toutefois il reste encore
un grand potentiel d’optimisation. C’est un
peu comme pour une course de ski: le soin
des détails mène finalement au succès.
C’est pourquoi le travail dans le secteur de
la relève ne viendra jamais à manquer.
Ainsi par exemple nous voyons la demande
d’un, voire deux centres régionaux de performance supplémentaires. Et dans le
contenu aussi, un réglage fin est continuellement nécessaire.
Par exemple?
Cette année, dans les centres nationaux de
performance, l’accent a été mis davantage
sur l’entraînement mental. Il s’agit là surtout de montrer les possibilités ainsi que
de laisser les jeunes expérimenter ce qui
leur convient et ce qui ne leur convient pas.
Tous les jeunes ne sont pas réceptifs de la
même manière à cette thématique. Mais
l’important est qu’ils aient le savoir de
base. Ensuite la décision revient au jeune.
Car finalement chaque athlète est responsable de lui-même. Nous ne pouvons
qu’apporter notre soutien. Mais il y a aussi
d’autres éléments qui doivent être transmis encore davantage. Le groupe de travail
«Future» s’est penché sur la question. A
l’avenir, des domaines supplémentaires
devraient être abordés systématiquement
Sn owactive f é v r ie r 2014
comme théorie de l’entraînement, psychologie du sport, évaluation du renforcement musculaire, science de la nutrition,
etc.
C’est-à-dire des moyens pour les jeunes
de devenir plus autonomes?
Oui, c’est le but en effet. Nous voulons
donner aux jeunes des instruments qui
leur permettent de s’affirmer en sport de
pointe. Il est important par exemple qu’ils
connaissent l’évaluation raisonnable du
renforcement musculaire, notamment en
vue de la prévention des accidents.
Dans les centres nationaux de performance, la scolarité et le sport ont la
même importance. Qu’en est-il pour
celles et ceux qui choisissent de faire une
formation professionnelle?
Notre système rend cela possible. Toutefois, ceux qui choisissent de faire un apprentissage sont davantage livrés à euxmêmes et dépendent du bon vouloir de
leur maître d’apprentissage. Ici nous pouvons encore nous améliorer. Par exemple
en travaillant plus étroitement avec les
entreprises formatrices. Une telle collaboration existe déjà avec les banques Raiffeisen et Ochsner Sport. Mais nous devons
encore élargir cette démarche. Comme je
vous le disais, le travail dans le domaine de
la relève ne sera jamais vraiment terminé.
Il doit y avoir un processus d’optimisation
continu.
Ainsi pour vous, malgré le travail de restructuration en grande partie terminé, il
ne sera pas question de repos à l’avenir
également?
Non. Il y a encore de nombreux défis à relever et c’est bien ainsi. C’est un peu comme
dans le domaine du matériel en sport de
glisse: il y a toujours des nouveautés dans
les détails techniques qui finalement
peuvent faire la différence. Chez nous,
c’est un peu la même chose.
<
S nowact i v e f é v r ie r 2014
Tous les chemins mènent à Rome, dit-on.
Cela vaut également pour la promotion de
la relève. La majeure partie des jeunes
talents fait son chemin via un Centre National de Performance et, parallèlement
à la formation sportive, fréquente le Gymnase de l’école partenaire. Mais ce n’est
pas la seule possibilité.
En général en Suisse, la voie vers l’élite
mène par un centre national de performance y compris l’établissement scolaire
partenaire correspondant. L’avantage est
que l’horaire des cours est adapté à l’entraînement de manière optimale. Ainsi l’on
peut réduire au maximum la contrainte
entre l’école et le sport pour les talents de
la relève. Mais il existe aussi des athlètes
de CNP qui, au lieu du Gymnase, privilégient une formation professionnelle. Justin Murisier est l’un de ceux-ci.
Le spécialiste du slalom a débuté son
apprentissage de 3 ans en vue d’obtenir
son CFC de forestier-bûcheron en été
2007. Tandis que ses collègues occupaient
les bancs de l’école partenaire, Justin
Murisier abattait des arbres, aménageait
des plantations et entretenait des forêts,
des haies et des biotopes. Une fois par
semaine il fréquentait l’école professionnelle. Ses collègues du CNP, Justin les
rencontrait seulement lors des entraînements sur neige. L’entraînement de force
et de condition physique en revanche avait
lieu de manière individuelle d’après les
plans d’entraînement élaborés par son
entraîneur Steve Locher. «En tant que
jeune de 15/16 ans, cela n’était pas toujours chose facile: tandis que mes collègues pouvaient apprécier leur temps libre
en fin de journée, je devais faire 30 minutes
de train pour me rendre à Martigny à la
salle de fitness et faire mon entraînement
de force et de condition physique en solitaire.» Les athlètes de CNP qui suivent les
cours de l’école partenaire par contre ont
des fenêtres de temps aménagées dans
leur horaire de cours destinées à l‘entraînement de force et de condition physique,
lequel en plus a généralement lieu dans la
salle de gymnastique de l’école.
Un autre défi pour Justin fut que l’école
professionnelle ne se montra pas très
coopérative au début: «J’étais le premier
apprenti forestier-bûcheron en Valais à
suivre une carrière sportive parallèlement
à ma formation professionnelle. C’était
une situation que les responsables de mon
école ne connaissaient absolument pas.»
Par conséquent au début, le fait que Justin
soit souvent absent aux cours, surtout en
hiver, ne rencontrait que peu de compréhension. «J’étais en quelque sorte un
pionnier. J’ai dû pas mal me battre et
beaucoup discuter avec les professeurs.
Heureusement que je pouvais compter sur
le soutien de mon entraîneur Steve Locher
lequel envoyait par exemple mes plans
d’entraînement à mes professeurs. Cela
leur permettait de se rendre compte que je
prenais le tout très au sérieux.»
Avec le recul, il considère cette période
comme une bonne école de vie, même si
cela était parfois très difficile. «Durant ces
trois années, j’ai appris à me battre pour
ce qui m’importait en dépit des résistances
rencontrées. Cette expérience de vie m’est
très utile pour mon futur parcours.» <
Le spécialiste du slalom Justin Murisier n’est
pas seulement à l’aise entre les piquets, mais
aussi dans nos forêts.
37
INSIDE
INSIDE
> Texte: Joseph Weibel
> Photos: Erik Vogelsang, Markus Beer, Ldd.
MISTER VÖLKL
OU UN HOMME QUI A LE SENS DES RÉALITÉS
Il est entré dans la branche du ski à l’âge de 24 ans. Il était
président du Swiss-Ski-Pool et a repris la traditionnelle
entreprise de skis allemande Völkl en 1992. Gregor
Furrer, Valaisan de pure souche, a du flair pour les skieurs
talentueux et un sens inné des affaires. En 2013, «son ski»
a fêté ses 90 ans. Un jubilé qui n’aurait probablement
jamais eu lieu sans son engagement d’il y a 21 ans.
J
e m’en souviens comme si c’était
hier. J’ai rencontré Gregor Furrer
pour la première fois en 1992 à l’occasion d’une interview pour l’ancien magazine «Ski». C’était d’ailleurs ma toute première interview dans la branche du ski.
Furrer est un doyen, un fin renard et d’une
grande éloquence m’avait-on «prévenu».
Pourtant, l’entretien avec le natif du Valais
a été plus qu’agréable. Depuis, 21 ans ont
passé. Nous rencontrons Gregor Furrer au
restaurant «Falken», à Neuheim dans le
canton de Zoug, non loin de son bureau à
Baar. Furrer est confortablement installé
près du feu de cheminée dans le salon
cossu. Contrairement aux apparences, il
ne s’est pas encore retiré des affaires. Et
le moment est opportun pour parler d’une
entreprise de skis qui fête ses 90 ans
d’existence.
Une entreprise, dont le site de production se trouve toujours à Straubing. C’est
une localité en Basse-Bavière qui compte
aujourd’hui 50 000 habitants. Franz Mo38
zart, un grand-oncle du musicien Wolfgang Amadeus a habité ici, tout comme
Hanni Wenzel qui a vu le jour à Straubing
et est devenue l’une des skieuses les plus
couronnées de succès.
Un coup de fil en pleine crise. Les skis
Völkl sont depuis longtemps synonyme
d’innovation et pour de nombreux skieur,
mais surtout de nombreuses skieuses,
synonyme de succès. La marque Völkl
n’est pas seule à avoir survécu à la crise
du ski du début des années 90. La tendance
du carving a révolutionné le ski alpin dans
son ensemble. «Jadis, le ski était trop
uniforme. Lorsque l’on observait les professeurs de ski sur les pistes, l’on voyait
d’un côté le caporal et de l’autre les soldats», dit précisément l’homme qui, en
tant que lieutenant, était chef de l’une des
patrouilles de ski internationales jadis
très populaires. Gregor Furrer sourit. Il a
toujours été adepte de l’autocritique.
Lorsqu’une succession d’hivers pauvres
en neige vint s’ajouter à la crise, le sport
du ski battit franchement de l’aile. La tendance de l’époque, c’était le snowboard. Le
marché du ski s’effondra plus ou moins. Au
milieu de 1992, le représentant général de
Völkl, Marker et Uvex pour la Suisse reçut
un coup de fil de Franz Völkl.
Marché conclu dans une vieille auberge
d’Helsinki. Franz Völkl était au bord des
larmes au téléphone. S’il ne parvenait pas
à trouver une solution dans les six jours,
son entreprise était condamnée. Cela près
de 70 ans après sa fondation. Furrer se
souvient très bien de cet entretien. «L’entreprise n’était pas endettée. Au contraire.
Elle était bien positionnée, mais restait une
entreprise artisanale industrialisée. Le
chef d’entreprise était dépassé par les
événements.» Les banques lui conseillèrent d’engager un nouveau management. Mais Franz Völkl y était opposé. Et
ensuite? Gregor Furrer poursuit: «J’ai
appelé mon ami et partenaire d’affaires
Sn owactive f é v r ie r 2014
Hans-Dieter Cleven. Il m’a dit: organisemoi rapidement les comptes et bilans des
trois dernières années. Tout devait aller
très vite.» Et puis il y avait en plus un
voyage du conseil d’administration de trois
jours dans le nord prévu de longue date.
Cela ne nous facilitait pas la tâche. «Nous
sommes donc partis à Stockholm puis à
Helsinki en compagnie de nos épouses.
Elles n’étaient pas au courant de nos
plans. Nous ne voulions pas pourrir l’atmosphère.»
C’est finalement par téléphone, une
antiquité accrochée au mur dans une
vieille auberge d’Helsinki, que le marché a
été conclu. Quelques jours plus tard, Gregor Furrer se rendit à Straubing et se retrouva face à la famille Völkl et aux 430
employés réunis dans l’ancienne cantine.
«C’était une journée de juin extrêmement
chaude. Et c’est en sueur – mais pas seulement à cause des températures – que j’ai
annoncé à l’assemblée que nous, HansDieter Cleven, moi-même et des parteS nowact i v e f é v r ie r 2014
Gregor Furrer:
«Jadis, le ski était trop
uniforme. Lorsque l’on
observait les professeurs de ski sur les
pistes, l’on voyait d’un
côté le caporal et de
l’autre les soldats».
naires internes avions repris l’entreprise.
Et j’ai ajouté spontanément: nous allons
bâtir ici une nouvelle usine de skis.» Evidemment, vu la morosité des perspectives
économiques de l’époque, personne ne
m’a cru. Trois ans plus tard pourtant, la
première pierre de la nouvelle usine fut
posée.
Fidélité au site de Straubing. Puis des
discussions eurent lieu avec le Premier
Ministre d’alors Edmund Stoiber ainsi
qu’avec les autorités de la ville de Straubing. Dans ces discussions, le site actuel
de Straubing fut confirmé, en dépit des
appels des banques à délocaliser l’entreprise à l’étranger, soit en Tchéquie voire
même au Moyen-Orient. Le maire de
Straubing aurait dit: «Pour nous, Völkl est
une carte de visite sur le plan international. C’est une marque connue dans le
monde entier. Et nous ne voulons pas la
39
INSIDE
INSIDE
avant le mondial. Finalement, c’est Heidi
Zurbriggen, après intervention de son
frère Pirmin, qui prit le départ aux mondiaux avec le nouveau ski. «Heidi fut très
forte en descente, mais eu moins de succès en slalom géant», se souvient Furrer.
Quelques semaines plus tard seulement,
toujours avec le nouveau ski, Zurbriggen
disputa un slalom géant comptant pour la
Coupe du monde à Zwiesel (aux portes de
Straubing) et remonta le classement de la
26e à la 4e place en seconde manche. «Làdessus les médias allemands s’en prirent
à nous, critiquant que le nouveau propriétaire suisse privilégiait ses compatriotes.
Cette presse à priori négative s’est finalement transformée en une belle histoire
dont nous avons extrêmement profité.»
Gregor Furrer s’emballe à chaque fois
qu’il énumère les skieuses d’autrefois
devenues célèbres avec des skis Völkl et
celles qui emmagasinent actuellement les
succès en Coupe du monde avec des skis
Völkl aux pieds. Le lancement de cette
série de succès revient à Hanni Wenzel,
native de Straubing. Mais pourquoi diable
la skieuse de Basse-Bavière gagnait-elle
sous les couleurs du Liechtenstein? Gregor Furrrer à l’explication. La mère de
Hanni Wenzel était elle aussi native de
Straubing, mais son père était originaire
d’Allemagne de l’est. Puis le couple a émigré au Liechtenstein. C’est aussi simple
que cela. Et la morale de l’histoire: sa fille
perdre.» Pour cela, la ville de Straubing
était prête à s’investir. Elle soutint la
construction de la nouvelle usine également sur le plan financier. Pour la pose de
la première pierre, la grande «famille» de
Völkl s’était réunie. Maria Walliser était
présente, tout comme Hanni Wenzel,
Bernhard Russi, Walter Tresch, Katja Seizinger, Martina Ertl ou Hilde Gerg qui
furent amenés sur le chantier à bord d’une
excavatrice. Des skis victorieux de ces athlètes hors-pair furent coulés dans les fondations.
Nous avons eu la chance de pouvoir
recruter le Dr Christoph Bronder en tant
que CEO. Ce dernier avait pour tâche de
concrétiser nos visions. Grâce à son engagement, sa ténacité et son esprit novateur,
il a été possible de réaliser l’une des fabriques de skis les plus modernes au
monde en un temps record. Aujourd’hui
encore, Christoph Bronder est le chef
d’entreprise de la maison Marker Völkl
International GmbH.
40
Au départ, la voie empruntée par Gregor Furrer était toute autre. Mécanicien/
dessinateur machines de formation, il a
travaillé au service externe de la maison
Raichle puis au département de promotion
des ventes de l’entreprise domiciliée à
Kreuzlingen. Six ans plus tard, il a déménagé du lac de Constance au lac de Zoug
et a repris la distribution du fabricant de
fixations Marker de Garmisch, plus tard
celle du fabricant de masques de ski Uvex
et finalement la distribution pour la Suisse
des skis Völkl. A l’époque déjà, Gregor
Furrer avait une intuition aiguisée et portait son attention sur une offre complète.
Aujourd’hui, la maison de distribution Gregor Furrer & Partner Holding comprend en
plus les marques Dalbello, Descente,
Chervo et Vaude.
L’histoire du Race-Carver. La success
story de Gregor Furrer avec Völkl avait
toutefois débuté bien avant la reprise en
1992. Durant des années, une croissance
importante fut enregistrée en Suisse. En
l’espace de huit à dix ans, Völkl était devenu le numéro 1 dans notre pays. Son entreprise d’alors s’était hissée à la première
place des partenaires internationaux de
Völkl. Cela renforça encore les liens amicaux avec la famille Völkl. Le fabricant
Völkl a toujours fait preuve d’une bonne
intuition en ce qui concerne les innovations
(voir encadré) et s’est forgé la réputation
de «leading brand» dans le développement
technologique des skis. Le développement
du Race Carver a failli mener à une crise
germano-suisse. Le ski fut lancé au plein
milieu de la saison et de surcroit l’année
précédant le Championnat du monde. «Au
départ nous voulions utiliser le ski pour le
mondial. Jadis, avec Katja Seizinger, Hilde
Gerg et Martina Ertl, nous avions la meilleure équipe féminine allemande de tous
les temps sous contrat. Mais le chef technique de la Fédération allemande de ski
était catégoriquement opposé à ce que ses
dames changent de ski si peu de temps
Sn owactive f é v r ie r 2014
Gregor Furrer:
«Pour perdurer,
les relations doivent
être continuellement
entretenues.»
Tina suit les traces de sa mère et vole de
victoire en victoire (six médailles d’or à des
mondiaux et à des JO), mais pour une fois
pas avec des skis Völkl . . .
Aucune intention spéculative. Il est courant que des entreprises soient rachetées
dans le seul but de les revendre ensuite
avec de confortables bénéfices. Ce genre
de transaction peu louable s’appelle
spéculation. Je pose la question délicate à
Gregor Furrer. Il est vrai qu’il a cédé l’entreprise à l’équipementier californien K2
en 2005. Et ce n’est pas un mystère qu’il en
a obtenu un bon prix. Qu’en dit le doyen de
la branche du ski? «A l’époque, le bruit
courait que nous avions racheté Völkl uniquement en vue de revendre l’entreprise
plus tard avec un bénéfice confortable.
Mais nous avons bâti une usine de skis
ultramoderne, avons globalisé la distribu-
tion et assuré une croissance dynamique.
Puis, en 2005, nous avons cédé l’entreprise
en tant qu’unité grandie et solide.» Mais
pourquoi? «Hans-Dieter Cleven et moimême avions conclu dès le départ qu’il ne
s’agissait pas là d’une opération définitive.
Cela pour la simple raison que nous étions
avant tout orientés distribution et marketing. Une condition à la vente fut toutefois
que la distribution reste entre les mains de
la société Gregor Furrer & Partner Holding. Ainsi nous avons pu assurer la pérennité des places de travail.» Aujourd’hui
Völkl, Marker et K2 appartiennent au
groupe américain Jarden avec un chiffre
d’affaires de 6,7 milliards de dollars et
23 000 employés dans le monde entier. Le
Jarden Group avec un portfolio comprenant plus d’une centaine de marques fait
partie des tops 3 de la branche du ski avec
l’Amer Group (entre autres Atomic, Salomon) et le HEAD Group.
Marqué par sa formation militaire. Mais
retournons aux origines de cet homme qui
a grandi avec son frère Arthur – plus connu
sous le diminutif de «Art» – à Greich, petit
village de 100 habitants. Gregor n’avait que
de 12 ans lorsque son père est mort. «Nous
eûmes la chance que notre mère put emménager chez son oncle célibataire, ce qui
nous permit de vivre une jeunesse heureuse malgré tout.» C’est à l’armée que lui
furent donnés les outils nécessaires à sa
Por tr ait de G r egor Fur r er
Né le:
27 janvier 1938
Etat civil:
marié, père de deux enfants aujourd’hui adultes (Karin et Reto)
Hobbies:
ski, golf
Carrière professionnelle:
(extrait) six ans chez Raichle; représentant général des marques Marker
et Uvex durant 35 ans; fondation de la Gregor Furrer & Partner Holding
et rachat du groupe international Völkl en 1992; vente de Völkl en 2005;
président et délégué de la holding (avec distribution des marques
Völkl, Marker, Dalbello, Uvex, Descente, Chervo et Vaude);
membre fondateur du Swiss Ski Pool; membre du Conseil d’administration
des «Aletsch Riederalp Bahnen» jusqu’en 2012.
S nowact i v e f é v r ie r 2014
41
INSIDE
INSIDE
Continuel l ement à l’af f û t de l’ inn ovati o n
Völkl a toujours étonné la branche avec des
produits innovants. Ainsi l’on se souviendra à
jamais des skis comme le modèle Zebra (1967)
qui a valu à l’entreprise de Straubing des
chiffres de vente record dans le monde entier.
Parmi les autres événements marquants, l’on
peut souligner le lancement du ski de compète
Tiger dans les années 70 pour lequel, dans une
étape de développement ultérieure, l’on a utilisé
pour la première fois le carbone. En 1980 débuta l’ère de la Série P. Völkl a marqué la tendance
du carving avant tout avec le modèle Snow
Ranger. Puis en 2001, Völkl et Marker présentaient le système skis-fixations (Motion) formant une unité fonctionnelle. Une autre nouveauté de Völkl a été la technologie Power
Switch – un système de réglage permettant
l’adaptation en fonction des conditions de piste.
Völkl a aussi toujours eu des skieuses et
skieurs d’exception sous contrat. Parmi les plus
connu(e)s on peut citer Hanni Wenzel, Anita
Wachter, Frank Wörndl, Hansjörg Stauffer, Katja Seizinger, Martina Ertl, Christa Kinshofer,
Hilde Gerg, Alexandra Meissnitzer, Nicole Hosp,
Julia Mancuso ou Manfred Pranger pour l’Allemagne, l’Autriche et les USA. Et bien sûr bon
nombre de Suisses et de Suissesses comme,
entre autres, Maria Walliser, Chantal Bournissen, Brigitte Oertli, Heidi Zurbriggen, Sonja Nef,
Peter Lüscher ou Bernhard Russi.
Le site de production principal à Straubing a
été réalisé en 1997 et emploi aujourd’hui encore
plus de 400 personnes. Les modèles de Völkl
sont distribués dans plus de 40 pays. Le portfolio de la marque comprend, outre les skis et les
snowboards, également la fabrication de bâtons
Au siège principal de Völkl International,
à Straubing en Basse-Bavière, se trouve
l’imposante galerie retraçant les 90 années
d’existence.
de ski mais aussi d’accessoires de haute qualité ainsi que de vêtements de sports d’hiver
fonctionnels. L’entreprise a été créée en 1923
par Franz Völkl lequel, aujourd’hui à la retraite,
habite encore à Straubing.
Gregor Furrer et Chistoph Brander lors
du premier coup de pioche à Straubing.
Publireportage
future carrière professionnelle, dit Gregor
Furrer aujourd’hui. C’est là qu’il a appris à
travailler sous haute pression physique et
psychologique et à endosser des responsabilités. Mais ce que Gregor Furrer est
parvenu à bâtir de manière exemplaire
durant ses cinquante années d’activité
professionnelle, c’est aussi un réseau de
relations impressionnant. Gregor Furrer
sourit. «Mon épouse Anita m’a dit récemment qu’elle avait noté le nombre de nuits
où j’étais absent autrefois. Elle en a compté jusqu’à 200 par an.» Mais là n’était pas
la question. Comment Gregor Furrer s’y
est-il pris pour approcher des célébrités
de l’économie et de la politique? «Ce n’est
pas toujours facile», dit-il avec un sourire
dont il a le secret. «Pour perdurer, les relations doivent être continuellement entretenues. C’est donner pour recevoir en
quelque sorte.» En tant que directeur du
Swiss Ski Pool (durant six ans), il entretenait des liens étroits avec la Fédération
suisse de ski. «A chaque fois que les
skieuses et skieurs suisses étaient particulièrement victorieux, il y avait des problèmes internes. En l’espace de deux à
trois ans, les présidents et directeurs de la
Fédération se sont succédés à un rythme
effréné.» Ce fut ainsi avant et après les
jours glorieux de Crans-Montana (1987).
Véritable doyen de la branche. Gregor
Furrer est toujours détendu, confortablement installé et apprécie visiblement l’entretien qui lui donne l’occasion de passer
en revue les moments forts de sa carrière
professionnelle. Non, il ne regrette aucun
moment de cette période. Actuellement il
dirige encore la holding et en remettra la
présidence à son fils Reto le 1er avril 2015.
Ce dernier dirige d’ailleurs toutes les filiales depuis quelques années déjà. «Ce
sera pour moi le moment parfait.» Aujourd’hui il se sent un peu comme un «domestique» que l’on peut appeler à toute
heure lorsqu’on en a besoin. Cette image
colle parfaitement à cet homme pragmatique doté d’un sens aigu des réalités. Sa
vie durant, il a beaucoup voyagé en compagnie de son épouse, mais généralement
pour des déplacements professionnels.
«Nous avons l’intention de continuer de
voyager ensemble, mais dans un cadre
plus détendu.» Lui et son épouse sont
d’autre part passionnés de golf. «Et puis,
bien entendu, j’aime toujours skier et
passe près de 30 jours par an sur les
pistes.» Je ne peux cacher mon étonnement. «Mais pour parvenir à 30 jours de ski
par an, il faut se maintenir en forme»,
ajoute-t-il. Pour sûr, Gregor Furrer a raison une fois de plus.
Il ne nous reste plus qu’à tirer notre
chapeau et à nous incliner devant cet impressionnant personnage, doyen de la
branche du ski.
<
in fo
Dans notre prochaine édition, deux anciens
employés de Völkl à Straubing parleront des
bons comme des moins bons moments vécus chez le fabricant de skis Völkl.
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42
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Héliski chez les Vikings
Ski de
poudreuse
sous le soleil de minuit en Islande
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S nowact i v e f é v r ie r 2014 p u bl i re p o rtag e
45
tourisme
tourisme
Si ailleurs, les skis sont rangés, les Islandais commencent à ce moment-là! Au cercle arctique, la saison
de ski héliporté se termine en juin quand le soleil ne se couche plus. A peine quatre heures de vol depuis
la Suisse sépare l’Islande – un monde de fées et de trolls avec des descentes inoubliables des pics volcaniques jusqu‘au bord de la Mer Arctique vous attendent. «L‘Islande est presque irréellement belle avec
ces énormes montagnes au milieu de l’océan», s’exclame Julia Mancuso, la star du ski des USA, pendant
le tournage du dernier film de ski de Warren Miller «Ticket to Ride».
> Texte: Jean-Claude Blanc
> Photos: Ldd
46
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L
‘Islande est l‘un des pays les plus
fascinants au monde: d’imposants
volcans, de gigantesques geysers,
des sources d’eau chaude, des lumières du
nord mythiques et mystique jusqu’aux
nuits d‘été sans ténèbres. La plupart des
skieurs en route vers le Canada ou les
États-Unis volent seulement au-dessus. Et
pourtant, bientôt, le nouveau venu sur la
mappemonde du ski ne sera plus un petit
bijou caché. Lentement, la réputation se
répand que la petite île de l’arctique est un
paradis pour les skieurs qui recherchent
S nowact i v e f é v r ie r 2014 p u bl i re p o rtag e
quelque chose de spécial et de différents:
de nouvelles impressions, de nouvelles
images et de nouvelles aventures.
Le fait que l‘Islande est maintenant proposée par des voyagistes suisses, n’est pas
moins le mérite de Jökull Bergmann. «JB
– comment tout le monde l’appelle – est le
pionnier du ski en Islande», dit Martin
Gallati, spécialiste de ski suisse voyageplan. JB est un véritable Islandais. Son
arbre généalogique peut être retracé sur
plus de 32 générations jusqu‘aux Vikings
qui se sont installés en premier autour
de 870 sur la deuxième plus grande île
d’Europe. Les ancêtres de JB étaient éleveurs de moutons, ses grands-parents
conservent encore des moutons.
«JB est attiré par les montagnes. Déjà
à l‘âge de cinq ans, il conduisait des hôtes
sur les sommets montagneux autour de sa
ferme», dit Martin Gallati. Évidemment JB
est né guide! Il a appris son métier au
Canada et dans les Alpes puis est retourné
à la maison comme premier et unique
guide de montagne et de ski licencié au
plus haut niveau en Islande. Pendant
47
tourisme
quinze ans, il a guidé en Islande et au
Groenland avant qu’il fonde Arctic Heli
Skiing, la première société d‘héliski sur
l‘île.
JB et ses guides hautement qualifiés en
provenance de l’Islande, du Canada, de la
France et de la Suisse connaissent les
montagnes dans le nord de l‘Islande
comme personne. Le domaine exclusif
d‘héliski mesure 4000 kilomètres carrés.
Cela représente deux fois la surface du
canton de Saint-Gall. JB et son équipe ont
cartographié plus de 300 descentes et à
chaque saison de nouvelles sont ajoutées
au domaine d’héliski accessible par un
court vol et peu de décalage horaire. Avec
tourisme
la Suisse, il y a seulement deux heures de
différence.
L‘accès facile et rapide pour faire de
l’héliski en Islande est un critère en soi,
par rapport au Canada et à l’Alaska. Les
montagnes résultants de l‘activité volcanique ne sont pas aussi élevées que dans
l‘Amérique du Nord ou dans les Alpes,
mais elles s’élèvent directement à partir
de l‘océan arctique. Depuis les plus hauts
sommets de la région, à 1550 mètres, on
peut skier jusqu’à l‘océan atlantique ce qui
offre des dénivelée conséquents. En
moyenne, dix mètres de neige tombe sur
les sommets et glaciers. La stabilité du
manteau neigeux est plus élevé que dans
les Montagnes Rocheuses. Ceci permet
aux experts de skier sur des pentes extrêmement raides sans prendre de risques.
Ce qui est possible en Islande est démontré de manière impressionnante par la star
du ski US, Julia Mancuso dans le dernier
film de Warren Miller. «L‘Islande est un
pays magnifique avec une extrême beauté.
Je ne pense pas avoir déjà vu une telle
chose ailleurs dans le monde. D’immenses
montagnes au cœur de l‘océan», rajoute
Julia Mancuso lors du tournage du film
freeride en Islande.
L‘Islande n‘est pas seulement une destination de ski pour les skieurs professionnels comme Julia Mancuso. Les skieurs de
La base entourée par une nature unique.
Le Klængshóll Lodge dans la vallée
mystique de Skíðadalur dans la péninsule
des Trolls (page 48, 49 et 50).
tous horizons peuvent également se régaler. On glisse sur des pentes douces et jouit
du paysage unique composé de mer et
montagnes, où il ne fait pas aussi froid
malgré ce que la majorité des gens pensent. Grâce au Gulf Stream, le climat en
Islande est plus doux que dans d‘autres
régions à cette latitude. En hiver, les températures tournent autour de zéro degré,
par contre sur les glaciers le thermomètre
descend largement.
La saison du ski héliporté commence au
mois de mars et se termine en été avec de
superbes descentes en gros sel à ne pas
en finir. A partir du 21 mars, les journées
48
Sn owactive fé v r i e r 2 0 1 4 p ub l i re p o rtag e
S nowact i v e f é v r ie r 2014 p u bl i re p o rtag e
se rallongent considérablement en Islande. Cela rend l’héliski beaucoup plus
flexible. Si le temps est mauvais durant la
journée, il est souvent possible de voler et
skier en soirée. Une descente sous le soleil
de minuit est inoubliable.
JB sait animer un voyage de ski en
Islande pour ses invités , toutefois la sécurité reste la priorité absolue. Arctic Heli
Sking fait partie de l‘association de l‘industrie canadienne HeliCat Canada et fonctionne selon les mêmes normes de sécurité qui sont considérées comme les plus
avancées et les plus professionnelles qui
existent.
Au lodge JB propose aussi les services
que les héliskieurs sont habitués à trouver
au Canada. Le Klængshóll Lodge sur la
péninsule des trolls a été une fois la ferme
de ses grands-parents. La maison blanchie
avec le toit typiquement rouge abrite aujourd‘hui la salle à manger et la cuisine
dans laquelle Gudvardur Gislason prépare
l’agneau bio, le gibier et le poisson frais
provenant de la mer ou des rivières de l’île.
Les chambres se trouvent dans de petits chalets récents situés autour de la
vieille ferme. JB a converti l’ancienne
grange en bar pour les soirées et l’après
ski. Bien sûr, il y a aussi un petit spa avec
49
tourisme
l’indispensable sauna dans l‘extrême nord,
à partir duquel on a une vue magnifique
sur la vallée et les montagnes environnantes. Certaines descentes – telles que
«The Horse» qui culmine à 1200 mètres
au-dessus de la mer se termine directement au lodge. Si vous êtes en train de
récupérer de votre journée intense dans le
bain à remous extérieur, vous êtes en
mesure d’admirer vos propres traces.
tourisme
Le lodge de Klængshóll, qui se traduit
en français «colline aux corbeaux», est
situé dans la vallée solitaire de Skíðadalur
à environ 45 minutes en voiture d’Akureyri
dans le nord de l‘Islande. Akureyri est la
deuxième plus grande ville du pays. Cependant, elle ne compte que 17 500 habitants. Pour les fans de romans policiers,
c’est peut-être un endroit connu parce que
l’un des bestsellers de l’écrivain islandais
Arnaldur Indriðason se déroule dans cette
ville.
Akureyri peut être atteint par les hôtes
à partir d‘un vol domestique de la capitale
Reykjavik. Il est possible de voler le même
jour jusqu’à Akureyri pour un départ
depuis la Suisse. Donc, on atteint déjà
l‘après-midi le lodge de Klængshóll, où les
instructions de sécurité obligatoires ont
lieu. Ensuite, l’hélicoptère vole chaque
jour. Le petit hélicoptère transporte seulement quatre personnes à la fois et un
maximum de trois groupes se partagent un
hélicoptère. Ainsi un plus grand nombre de
dénivelé et une grande flexibilité sont garantis. Même le jour du départ les clients
ont encore la possibilité de skier. C’est
uniquement dans l’après-midi, que
l’équipe de JB amène ses hôtes à l‘aéroport d’Akureyri d‘où ils volent en direction
Reykjavik.
La capitale de l‘Islande est petite, mais
vaut le détour. Pour les personnes qui ne
veulent pas rentrer à la maison le lendemain, une excursion en jeep peut être rajoutée pour observer les geysers. Le
Strokkur produit une éruption toutes les
trois à sept minutes. Vous pouvez visiter
les volcans, en particulier l’Eyjafallajokull
qui a coupé le souffle de la moitié du
monde en 2010 lorsqu’il a paralysé pendant plusieurs jours, le trafic aérien sur
une grande partie de l‘Europe avec ses
nuages de cendres. Les Islandais ont pris
l‘éruption de l’Eyjafallajokull avec calme
– avec le même calme habituel des Islandais.<
In foS
Ski en Islande
«Descendre ces merveilleux sommets, j’en ai
longtemps rêvé», déclare la star du ski US Julia
Mancuso au tournage du nouveau film de
Warren Miller en Islande. La coureuse est une
grande fan de l‘île d’où les montagnes poussent
depuis l‘océan arctique. La deuxième plus
grande île de l‘Europe est située directement
sur le cercle polaire arctique. Volcans, geysers,
aurores boréales, printemps lumineux et des
nuits d‘été en font un attrait mystique. Et le
meilleur: l‘Islande est si proche! Il y a seulement
quelques heures de vol jusqu‘à Reykjavik et il ne
faut pas se battre avec le décalage horaire qui
est seulement de deux heures avec la Suisse.
Arctic Heli Skiing
Le spécialiste suisse du ski – voyageplan – collabore avec Arctic Heli Skiing basé en Islande.
La société du pionnier islandais du ski l‘héliporté Jökull Bergmann – appelé par la plupart
JB – est basé au lodge de Klængshóll.
L‘ancienne ferme est située dans la vallée de
Skíðadalur sur la péninsule des trolls à environ
45 minutes en voiture d’Akureyri sur la côte nord
de l‘île. Ils volent avec des petits hélicoptères qui
transportent un maximum de quatre personnes
par groupe (3 groupes par hélicoptère et 4 personnes par groupe).
Domaine du ski héliporté
Le terrain couvre 4000 kilomètres carrés et
compte plus de 300 descentes cartographiées,
qui conduisent en partie jusqu’à la mer. Les plus
hauts sommets sont à 1550 mètres, donc de
longues descentes avec beaucoup de dénivelés
sont possibles.
Saison, climat et neige
La saison de l’héliski dure de mars à juin. Les
mois d’avril et mai sont déjà relativement doux,
avec habituellement des températures allant
50
Sn owactive fé v r i e r 2 0 1 4 p ub l i re p o rtag e
S nowact i v e f é v r ie r 2014 p u bl i re p o rtag e
de –10° à 0° sur les hauteurs. Il y a en moyenne
de 10 mètres de neige par an. La plupart des
jours de ski en neige poudreuse se trouvent
géné­ralement en mars et avril, après le ski sur
du «gros sel» domine. La haute saison est
d’avril à mai. A cause des conditions d‘enneigements stables, les bons skieurs peuvent descendre des pentes plus raides que d’habitude en
héliski. Pour les skieurs un peu moins expérimentés, la neige moins profonde au printemps
est un avantage.
Mauvais temps
«En Islande, le temps change toutes les cinq
minutes», disent les Islandais. Une journée
entière sans ski est rare, surtout avec les longues journées de mai et juin. Même après 18
heures, une dizaine de vols et descentes sont
possibles, et ceci jusqu’à minuit où le soleil
descend brièvement. Pour des journées sans
ski, il y a suffisamment d‘alternatives: expéditions des volcans, baignade dans les sources
chaudes ou visite d‘une brasserie locale.
minutes jusqu’au lodge de Klængshóll. Logement en pension complète dans les cabanes en
chambres doubles qui se trouvent autour de la
maison principale. Sont inclus: 4 heures de vol
pour un séjour de 4 jours et 5 heures de vol dans
le programme de 6 jours. Après le séjour, transfert à Akureyri et vol interne à Reykjavik avec
Icelandair. Transferts de l‘aéroport et nuit à
l‘Hôtel Hilton à Reykjavik.
Prix par personne en chambre double
à partir de:
6 jours en semi-privé: CHF 7 500.–
6 jours en privé: CHF 10 880.–
8 jours semi-privé: CHF 9 810.–
8 jours en privé: CHF 12 830.–
Arrivée
Le vol de l‘Europe centrale jusqu’à Reykjavik
dure environ trois heures et demie. De là, poursuite du voyage le même jour avec un vol interne
avec Icelandair jusqu’à Akureyri. Le transfert
en bus à la lodge prend environ 45 minutes.
Au retour, dans l‘après-midi, vol d’Akureyri à
Reykjavik et le lendemain retour vers la Suisse.
Arrangements de voyage
voyageplan propose chez Arctic Heli Skiing des
arrangements de 6 et 8 jours en groupe privé
(2 groupes par hélicoptère et 4 personnes par
groupe) ou en semi-privé (3 groupes par hélicoptère et 4 personnes par groupe).
Après l‘arrivée individuelle à Reykjavik,
continuation avec un vol interne à Akureyri avec
Icelandair et ensuite transfert en bus de 45
Conseils et réservations
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CHF 5.–. Le bonnet et les gants, (chacun
CHF 10.–) ainsi que l’écharpe (CHF 20.–)
sont disponibles dans les Banques Raiffeisen participantes ou peuvent être commandés à la page www.raiffeisen.ch/f/
hands-up.
Venez vivre des émotions inoubliables
lors des épreuves de la Coupe du monde,
encouragez les athlètes et partagez votre
enthousiasme avec d’autres fans venant
de toute la Suisse.
<
Le fonctionnement. En tant que sociétaire
Raiffeisen, vous pouvez acheter vos
billets en ligne sur le portail sociétaires:
www.raiffeisen.ch/f/ski. Vous serez guidé
Un cadre impressionnant à Lenzerheide
et Adelboden (à droite).
sur le s épreu v e s de l a
C o u p e d u m o nd e d e s k i
La Suisse est indéniablement une
nation de sports de neige. Depuis
plusieurs années, de nombreux
amateurs de la Coupe du monde
vivent des moments inoubliables
dans un cadre unique. Ils contribuent transmettent ces ambiances
si particulières jusque dans les
chaumières pour ceux qui suivent
la course devant leur télé. Les
sociétaires Raiffeisen ont la
possibilité d’assister aux courses
de ski alpin se déroulant en Suisse
à des conditions avantageuses:
à moitié prix!
> Texte: Markus Rutz
> Photos: Keystone/Raiffeisen
52
Sn owactive fé v r i e r 2 0 1 4 p ub li re p o rtag e
S nowact i v e f é v r ie r 2014 p u bl i re p o rtag e
53
CHAVANETTE THE WALL
CHAVANETTE THE WALL
De vibrations en sensations
On le sait depuis des décennies,
le mur de Chavanette est un
formidable nid à émotions. Sans
être un snowpark dans le sens
littéral du terme, il n’en possède
pas moins les qualités. De creux
en bosses, il exige des capacités
d’adaptation genre rock’n’roll
à imposer le respect. Entre new
et old freestyle tout est bon. Mais
l’important reste le plaisir sans
restriction! Alors, rendez-vous
le 1er mars!
> Texte: Aldo-H. Rustichelli
> Photos: Berthoud/CTW
O
n croyait tout avoir vu sur la verticalité de Chavanette. Eh bien non!
Puisque la saison dernière une
équipe de glisseurs, formée en comité
d’organisation, a voulu un événement
unique. Du genre à laisser des traces sur
la neige et dans les esprits. Pas question
d’opter pour la technique parfaite avec
chrono qui trotte dans la tête. La régénération par l’action approche libre a été
privilégiée. Dans le style tu plantes le bâton quand tu peux, le premier rendez-vous
a été estampillé du sceau du succès. Météo
nickel en invitée de luxe. Ainsi parle le boss
des festivités Pierre-Yves Barth. Certes,
Chavanette a connu des compètes diverses
et multiples. Exemples: les kaélistes en
mal de vitesse, les bosseurs prêts à décrypter des parcours mouvementés, de
coriaces descendeurs branchés chrono.
Summum, pour le plaisir des yeux, des
skieurs lambda toujours prêts à actionner
le frein textile. Après avoir osé laborieusement quelques courbes et testé de la spatule le piqué bosse. Une technique naturelle enseignée dans aucune école des
sports de neige digne de ce nom.
Adrénaline garantie. Depuis la révolution
culturelle de la glisse et l’avènement
d’engins d’hiver, les pratiquants se sont
Un mur, raide comme ça, bosselé à souhait, qui en a déjà vu de toutes les couleurs.
54
Sn owactive f é v r ie r 2014
S nowact i v e f é v r ie r 2014
­ élangé les spatules. L’outil est devenu
m
instrument pour mieux se jouer de to­
pographies mouvementées. Les têtes
pensantes de Chavanette the Wall ont
capté un message virtuel avant de concrétiser leur projet. Dont la deuxième édition,
en date du 1er mars prochain faut-il le
rappeler, sera celui de la consolidation.
Partant du principe que la compétition
chrono n’est plus une valeur cardinale,
leur cri de ralliement est «Break the Wall
sans t’briquer». Le tout emballé dans un
paquet surprise gratuit! Cela dit, on ne
peut pas résister au plaisir de vous glisser,
pas totalement in extenso, le communiqué
taillé sur mesure dans un tissu hivernal de
qualité chic. Genre smoking sans nœud
pap! Clin d’œil pro, en forme d’anecdote,
le chef technique de l’événement n’est
autre que Philippe Bestak. Un entraîneur
labellisé Swiss olympic connu et reconnu.
Mise en bouche en forme de communiqué! Le 1er mars 2014, la piste du Pas-deChavanette, au cœur du domaine des
Portes-du-Soleil, sera à l’honneur lors de
la deuxième édition de «Chavanette The
Wall». Les amoureux de la glisse sous
toutes ses formes – ski, télémark, snowboard, speedflying – se sont donné rendezvous pour défier le célèbre Mur suisse! Pas
besoin de se mettre en danger pour gagner, puisque le slogan de la journée est
«Break the Wall sans t’briquer». Et que le
seul absent sera le chronomètre. Il suffit
de participer pour gagner puisque les prix
seront attribués par tirage au sort. Et que
tous ceux qui se seront au préalable inscrits sur Facebook recevront le cadeau
souvenir. Cette manifestation, gratuite,
s’adresse donc aux bipèdes capables de
glisser sur une piste noire. Les moins téméraires pourront admirer l’exploit depuis
le bas de la piste. En profitant du bar et des
animations.
«The Wall Vertical.» Différentes activités
viendront compléter la fête. En matinée,
avec The Wall Vertical, les plus sportifs
pourront s’affronter dans une course de
type ski-alpinisme. Il s’agira de gravir les
400 m de dénivelé de la piste skis sur
l’épaule avant de chausser pour rallier au
point de départ. Les familles prendront
aussi part à la fête lors de «The Wall Family» Grâce à l’encadrement des moniteurs
de l’Ecole suisse des sports de neige, tout
sera mis en œuvre pour assurer la sécurité des plus jeunes et des familles. Finalement, «The Wall Classic» constituera le
point fort de la journée, puisque c’est à ce
moment-là que la «flash mob» se réunira
au sommet de la piste, avant de la dévaler
comme une véritable avalanche de skieurs.
Dans le plus pur style de la diabolique Inferno à Mürren! Aucun doute, le déplacement en neige valaisanne s’impose. Dans
le sillage des virages, décibels divers et fin
d’hiver proche sont des éléments à ne pas
négliger pour entrer dans la danse en
transes. Une forme de transcendance promise à tout un chacun. A condition d’avoir
une tranche de bonne humeur en bandoulière! Chavanette mérite bien ça . . .
<
Un coup de Chavanette, un. Et que la fête soit
belle au cœur de la verticalité.
Pas question de s’égarer, c’est bien ici que ça
va déménager dans la bonne humeur.
55
médecine
médecine
Entraînement de base optimal
La stabilisation du tronc
(Core Stability), la coordination
et la mobilité sont les éléments
fondamentaux pour une pratique
sportive favorable.
>Texte: Dr. Andreas Gösele,
Dr. Michael Müller
>Photos: Ldd.
D
ans le dernier numéro, vous avez
appris pourquoi la Core Stability, la
stabilisation du tronc, la mobilité et
la coordination représentaient des éléments fondamentaux et importants de la
capacité de performance. Aujourd’hui,
nous aimerions vous montrer à l’aide de
quels exercices vous pouvez vous améliorer dans ces différents domaines.
Afin d’obtenir une amélioration significative de la capacité de performance, les
exercices présentés devront être effectués
2 à 3 fois par semaine pendant au moins
une période de 2 mois. De préférence, nous
recommandons une légère mise en train
avec des exercices d’échauffement (par
exemple, 5 minutes de course légère ou de
saut à la corde). Dans les domaines de la
coordination et de la stabilisation du tronc,
nous recommandons 2 séries de 2 répétitions des exercices correctement effec-
Cor e Stabilit y
( s tabilis at ion du t r onc)
tués. Les pauses entre les séries peuvent
durer de 30 secondes à une minute. C’est
la qualité de l’exécution des mouvements
qui est primordiale. Dans le but d’améliorer la mobilité, toujours tenir la position
d’étirement pendant 20 secondes, puis
détendre brièvement le muscle et retourner dans la position d’étirement.
Un programme d’entraînement très
complet a été composé par la SUVA et peut
être consulté sur leur Homepage
(www.suva.ch/startseite-suva/
praevention-suva/sichere-freizeit-suva/
top-ten-winter-tab-suva.htm)
et commandé gratuitement.
<
Appui sur les avant-bras
Se mettre sur le sol en position
d’appui sur les avant-bras, le regard tourné vers le plafond.
L’épaule se trouve sous le coude.
La cheville, le bassin et les épaules
sont sur une ligne. Tenir cette position.
On peut lever les pieds alternativement comme variante un peu
plus difficile.
Appui latéral sur les avant-bras
Le coude se trouve sous l’épaule.
Le bassin est amené vers le sol,
puis de nouveau amené en direction du plafond. Ce faisant, le bassin et les épaules restent stables et
ne se déplacent donc pas vers
l’avant ou l’arrière.
Comme facteur de difficulté
supérieure, on peut en plus déplacer le bras et la jambe du haut vers
le haut lors du mouvement d‘ascension.
Région fessière
En position couchée sur le dos,
amener les pieds vers les fesses,
sur le sol, avec les jambes fléchies.
Dans cette position, pousser le
bassin vers le haut aussi loin que
possible, en laissant les bras relâchés le long du corps, sur le sol.
On peut rendre l’exercice plus
difficile en tenant les pieds serrés
lorsque le bassin est en position
haute, en écartant les genoux et
puis en les resserrant, ou de tendre
et soulever alternativement une
jambe.
Muscles postérieurs de la cuisse
La jambe d’appui est fléchie, la
jambe qui sera étirée posée sur le
talon au sol. En veillant à tenir le
dos droit se pencher légèrement
vers l’avant, jusqu’à ce qu’une tension assez forte soit ressentie dans
la partie postérieure de la cuisse.
La jambe étirée reste tendue et les
orteils sont tirés vers le corps.
Muscles antérieurs de la cuisse
Saisir la jambe qui sera étirée au
niveau de la cheville et tirer la
jambe vers les fesses, jusqu’à ce
qu’une tension assez forte soit ressentie dans la partie avant de la
cuisse. Veiller à ne pas se tenir
ainsi avec le dos creux (hyperlordose), pour cela, pousser le bassin
légèrement vers l’avant.
Muscles du mollet
En pas de fente, les pieds dirigés
vers l’avant (talon et orteils sur une
ligne dirigée vers l’avant) étirer les
muscles du mollet. La jambe arrière reste tendue et le talon au sol.
Fléchisseurs de hanche
Poser une jambe devant le corps
sur le sol, l’autre jambe est appuyée sur le genou sous le corps.
Pousser le bassin vers l’avant avec
le dos droit, jusqu’à ce que l’on
ressente une tension dans la partie
avant du bassin et de la cuisse.
Adducteurs
En position assise, fléchir les genoux et joindre les talons devant le
corps. Appuyer maintenant sur les
genoux en direction du sol, en
veillant à tenir le dos droit.
Mobilit é
L es S p éc i ali s t e s
www.crossklinik.ch
Docteur Andreas Gösele,
médecin responsable Swiss
Olympic Medical Center
crossclinik Bâle
Docteur Michael Müller
Scientifique du sport dipl.
crossclinik Bâle
Coordination
e t r enforc ement
de l’axe des jamb es
Flexion des genoux
Les pieds sont écartés à largeur
d‘épaule. Fléchir les genoux
jusqu’à 90° et se pencher en arrière comme en position assise sur
une chaise. Le poids du corps repose de la sorte sur les talons, les
genoux ne dépassent pas la pointe
des pieds, le dos reste droit et la
tête est dans le prolongement de la
colonne vertébrale.
Une variante consiste à effectuer le même exercice sur une surface instable, ou, pour augmenter
l‘intensité, on peut sauter dans la
position de départ.
56
Pas de fente
En position de pas de fente, sur
place, fléchir un genou jusqu’à 90°
et le retendre. Le haut du corps
reste droit et le genou antérieur ne
dépasse pas la pointe du pied,
ceux-ci sont en position droite vers
l’avant.
Changer alternativement le
côté droit, puis gauche. Pour
rendre l’exercice plus difficile, on
peut placer le pied avant sur une
surface instable et la pointe du pied
arrière sur un cube surélevé, de
sorte que tout le poids du corps
repose sur la jambe antérieure.
Surface instable
Maintenir l’équilibre sur une jambe
sur une surface instable. Veiller à
contrôler l’axe correct de la jambe
(Pied, genou et hanche alignés, le
bassin si possible droit).
Une variante consiste à tirer un
linge vers le corps à l’aide de la
jambe libre qui se déplace latéralement le long du corps, ou faire
diversion avec des mouvements
des bras (lancer une balle en l‘air
et la rattraper, jongler).
Sn owactive f é v r ie r 2014
S nowact i v e f é v r ie r 2014
57
SKI ALPIN
SKI ALPIN
Karl Frehsner
un coach ma juscule
Constat. Karl Frehsner «Helvète»
depuis plus d’un demi-siècle,
a passé le plus clair de son temps
à cultiver ses relations avec des
sportifs, des entraîneurs et les
médias. A l’aube de ses 75 ans en
juin, celui qui a été distingué par
le Swiss Olympic Lifetime Coach
Award n’a rien d’un has-been.
Beaucoup s’en faut. Considéré
comme l’homme providentiel
en Suisse, il sait le ski comme
d’autres la musique.
> Text: Aldo-H. Rustichelli
> Photos: Gérard Berthoud
D
onner un nouvel élan à un athlète.
Booster les ambitions d’un autre.
Karl Frehsner a toujours excellé
dans sa manière de motiver les sportifs en
les mettant face à leurs responsabilités. Sa
touche personnelle unique. Ses manières
rugueuses et paradoxalement décontractées, lui ont forgé une réputation de dur à
cuire. Impression renforcée par un visage
volontaire. Difficile à décrypter, mais expressif pour qui se donne la peine d’analyser l’ancien constructeur de skis. Fils de
bûcheron, le plus Suisse des Autrichiens
se caractérise par son obsession du travail
bien fait. Elément incontournable qui a
permis à nombre de skieurs qu’accéder au
label de champion. Démontrant au besoin
que son sens de l’engagement est payant.
Main de fer dans un gant de velours, il
manie en finesse innovation et réflexion.
Karl Frehsner n’a jamais craint
de prendre de la hauteur!
Un esprit sport choc! Optimiste doté d’une
lucidité quelquefois encombrante pour ses
interlocuteurs, Karl Frehsner a solutionné
les problèmes de coureurs en pleine gamberge. Leur faisant prendre conscience de
leur talent. Sa force de persuasion a permis à des cadors comme Peter Müller de
monter sur la plus haute marche du podium en descente. Mal aimé, pas toujours
nickel dans sa peau, le Zurichois a compris
58
Sn owactive f é v r i e r 2014
S nowact i v e f é v r i e r 2014
que pour accéder à ses rêves il fallait
repousser ses limites. Exemple à CransMontana, en 1987. Lorsqu’il a accédé au
Graal en montant sur la plus haute marche
du podium de la discipline reine. Karl Frehsner avait trouvé des alternatives aux
blocages technico-mentaux de Müller
skieur atypique! L’Autrichien démontrant
par-là qu’il savait pertinemment composer avec les qualités et les failles de l’athlète. Tout en développant une ardeur mystique. De celle qui permet de se sublimer.
En toute modestie. Fin stratège, l’homme
de la paroi nord de l’Eiger a fait valoir ses
qualités entre la F1 chez Sauber et le ski
alpin. Lorsqu’on évoque son ascension du
plus beau fleuron de l’Oberland bernois,
face au départ du Lauberhorn, sourire en
coin, il répond qu’il y avait peu de monde
sur le mur lors de son succès. Tout en occultant des risques bien réels. Laconique,
il n’évoquera pas les incertitudes d’une
paroi mythique. Qui a connu un taux d’accidents considérables. Pour lui, c’est une
forme de modestie qu’il trimballe en bandoulière. Afin de ne pas se mettre en avant.
Karl Frehsner affirme également que la
réussite tient à une communion parfaite
entre l’entraîneur et le sportif. Avec, en
finalité, une réalité incontournable: seul le
skieur est maître de son destin une fois en
piste. Solitaire, appréciant d’être entouré
de gens compétents, celui qui a régné
presque sans partage sur le ski alpin masculin suisse dans les années 80–90 martèle à qui veut l’entendre que l’évolution
tient au travail d’équipe.
Un entraîneur né. Lorsqu’il est monté sur
la scène du ski alpin, Karl Frehsner avait
tendance à miser sur un certain esprit
dogmatique. Derrière lequel il cachait et
cache encore un sens aigu de la compétition. En outre, ceux et celles qui l’ont côtoyé savent que ce méticuleux ne laisse
rien au hasard. En croisant verbalement le
fer avec lui, on constate que sans arrogance, avec un réalisme convaincant, il fait
passer le message. Les quelque 53 médailles, titres olympiques et mondiaux, que
filles et garçons, suisses et autrichiens,
ont accroché à leur palmarès, ne doit rien
au hasard. Entraîneur évolutif, celui qui vit
à Dietikon (ZH) sait aussi que la dynamique
de groupe reste un élément essentiel pour
forger une équipe. Tout en misant sur la
continuité. Lorsqu’on évoque le ski alpin
suisse en l’état, Karl Frehsner se veut
optimiste. Sans cesse en chasse, il cherche
à améliorer ce qui peut l’être. Lorsqu’on
vient nous dire que l’homme est dépassé,
59
SKI ALPIN
Didier Cuche et Karl Frehsner, un duo recomposé pour booster le
team suisse paralympique.
Patrice Morisod, boss des Français et Karl Frehsner,
des caractères de gagneurs.
Le plus Suisse des Autrichiens, à Val Gardena, avec l’ancien
entraîneur des filles Ricardo Zanoni.
Voyage spécial
5 - 13 avril 2014
Grand-Rue 98
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force est de répondre qu’il a plutôt bien résisté à l’épreuve du
temps! Tant son obsession de la glisse est omniprésente. Vous
avez dit avant-gardiste? Branché aérodynamisme, ce briscard
ne craint pas les essais en soufflerie, ni les tests textile si
nécessaire. La fluidité sous toutes ses formes, c’est aussi son
truc!
Duo Cuche-Frehsner. Dans l’optique des Jeux paralympiques
de Sotchi, qui se dérouleront du 7 au 16 mars, les responsables
du team ski alpin suisse ont sollicité Karl Frehsner et Didier
Cuche. Pas moins! Le coach mythique qui émarge encore à
Swiss-Ski et le champion emblématique ont donc chaussé
sans hésiter pour faire valoir leur vaste expérience. Une forme
de complémentarité bénéfique. L’entraîneur Björn Bruhin ne
pouvait décemment rêver meilleur partenariat pour ses
skieurs. Apparemment, les premiers contacts sur neige ont
été fructueux. Au point que l’osmose s’est avérée parfaite entre
athlètes et coaches! Si l’on sait encore que Didier Cuche n’est
pas homme à lésiner lorsqu’il s’engage pour une cause, le duo
de perfectionnistes ainsi formé va forcément exceller! En
servant d’accélérateur aux cadors de l’équipe alpine paralympique. <
60
Sn owactive f é v r i e r 2014
FSSI |
RIVISTA
Della Federazione Sci Svizzera Italiana
Supplemento per soci e lettori
di lingua italiana | Febbraio 2014
Intervista a Katrin Müller
L'appuntamento più importante
per uno sportivo, quello coi
Giochi olimpici, è ormai alle
porte. Abbiamo incontrato Katrin
Müller, l'atleta della nazionale
svizzera di ski cross che ci ha
raccontato le sue sensazioni
a qualche mese prima delle
Olimpiadi.
> Interviste: Angela Fontana
S n owact i v e fe b b raio 2 014
K
atrin quest’estate purtroppo hai
avuto un piccolo infortunio che, per
fortuna non ti ha compromessa.
«Sì, quest’estate ho avuto un piccolo infor­
tunio, mi sono fatta male alla caviglia gio­
cando a pallacanestro, ma l’infortunio più
serio, per cui ho subito anche un interven­
to, è stato quello alla spalla in primavera.
Dopo l’infortunio alla spalla mi sono alle­
nata moltissimo in palestra poi, non appe­
na sono guarita, ho deciso di dedicarmi un
po’al gioco di squadra, per ritrovare la
componente del divertimento che in pale­
stra durante la riabilitazione, ovviamente,
non c’era; ma mi sono fatta male alla cavi­
glia»!
Ora sei in forma o accusi ancora dei dolori?
«Per fortuna la caviglia è guarita perfetta­
mente mentre la spalla fa male quando
sottoposta a grossi sforzi, ma non ostacola
in alcun modo la mia performance; infatti
riesco ad allenarmi ed a gareggiare senza
alcun problema».
Dove siete stati ad allenarvi in questo
periodo?
>
61
| FSSI
FSSI |
SCI CLUB SIMANO:
80 ANNI DI STORIA CHE HANNO
DATO LUSTRO AL CENTRO
NORDICO DI CAMPRA
Quest’anno, lo Sci Club Simano
di Torre-Dangio e Aquila nato nel
1934, compie la bellezza di 80
anni. In piena forma guarda con
coraggio al futuro, al punto di
essere coinvolto, assieme al
Cantone e al Comune di Blenio,
nell’importante progetto di
rilancio dell’intero Centro
Nordico di Campra.
Katrin Müller in azione.
In vista della prima gara di Coppa del Mon­
do che si è tenuta a Nakiska, siamo stati
proprio in Canada ad allenarci.
Come è andato l’esordio in Coppa del
Mondo?
«Purtroppo non bene, dopo aver tentato un
sorpasso, sono atterrata su un bastone di
un’altra atleta, poi mi sono ripresa ma non
sono più riuscita a recuperare».
Nonostante l’esordio non sia stato dei
migliori, ti sei riscattata egregiamente
nelle gare successive.
«Sì, sono molto contenta di aver vinto le
due gare a Val Thorens in Francia ed a San
Candido in Italia. Sono riuscita ad espri­
mermi al meglio»!
Come ti trovi con le tue compagne di squadra? Quanto è importante avere un buon
team per riuscire bene nelle gare?
«Quest’anno abbiamo un team molto com­
patto e competitivo. È davvero molto im­
portante andare d’accordo con le proprie
compagne di squadra perché riusciamo a
stimolarci ed a fare sempre meglio».
62
Katrin il grande momento è ormai alle
porte, i Giochi olimpici invernali naturalmente; quanto ci si prepara per questo
giorno? Come ti senti? Sei seguita da un
preparatore mentale?
«È fondamentale mantenere la calma, è
pur sempre una gara! Non bisogna dunque
agitarsi ma trovare la serenità, è importan­
te essere pronti mentalmente per arrivare
a combattere contro gli avversari e non
contro se stessi. Si cerca di arrivare al
picco massimo di allenamenti per essere
pronti il giorno della gara.
In merito alla preparazione mentale
posso dire di aver tentato la collaborazione
con un ‹mental coach›, ma credo che per
una buona riuscita si debba avere piena
fiducia nella persona a cui si decide di
raccontare tutto di noi. Non è facile trovare
una persona a cui affidarsi ciecamente e
senza riserve, per questo motivo preferi­
sco gestirmi da sola»!
La preparazione atletica quest’estate è
stata differenziata o potenziata in vista
dei Giochi olimpici?
«Io ormai ho avuto una situazione partico­
lare a causa dei vari infortuni che ho subi­
to; mi sono allenata spesso in palestra per
forza di cose! Mi è mancata la preparazio­
ne polisportiva, mentalmente ho sentito
soprattutto la mancanza dell’elemento
giocoso e divertente che la palestra ovvia­
mente non può darti. Ma nonostante ciò
sono determinata a dare il massimo per
fare bene»!
Con il sostegno
Sponsor principale
F
acciamo un passo indietro per comprendere meglio come si è arrivati
ad avere un centro di sci nordico così
importante oggi.
La pratica dello sci di fondo nella Valle di
Blenio ebbe inizio negli Anni Trenta, al
tempo in cui questa disciplina sportiva in­
teressava esclusivamente chi la esercitava
a scopo agonistico. Fu l'esigenza di aggre­
gazione dei primi fondisti delle località di
Torre, Dangio e Aquila a dare vita, nel 1934,
allo Sci Club Simano, nome del massiccio
sovrastante. I primi decenni di attività fu­
rono caratterizzati da una disponibilità di
mezzi estremamente limitata: le piste ve­
nivano preparate senza l'ausilio di mezzi
meccanici dagli atleti stessi e si snodavano
su percorsi tracciati nelle immediate vici­
nanze dei villaggi. Le condizioni meteoro­
logiche e di innevamento sul fondovalle
non permettevano tuttavia di svolgere re­
golarmente gli allenamenti e obbligavano
talvolta ad annullare le manifestazioni
sportive previste dal calendario.
>
Un buon inizio in Coppa del Mondo come
quello che hai avuto tu, con ben due vittorie stagionali, può aiutare psicologicamente a partire con una marcia in più a
Sochi a febbraio 2014 per le olimpiadi?
«Credo che dei buoni risultati conseguiti
durante la stagione consentano di avere
maggiore fiducia in se stessi, ma durante
le Olimpiadi ci possono essere così tante
sorprese, può vincere chiunque, non è mai
detto»!
Quali sono le avversarie più temibili?
«Quest’anno devo dire che tutte le avver­
sarie sono molto preparate e decise, ogni
batteria è impegnativa. Tutte hanno rag­
giunto un buon livello, ma io posso sicu­
ramente fare bene anche alle olimpiadi
perché ci credo e mi sto impegnando tan­
tissimo»!
Avrete modo di allenarvi sulla pista di
Sochi i giorni antecedenti le olimpiadi?
«No, ma per fortuna avremo modo di alle­
narci due giorni sulla pista prima della
gara. Questa è una cosa che avviene sem­
pre, anche durante le gare di Coppa del
Mondo, per riuscire a sciare al meglio il
giorno della competizione. Sono sicura che
in quell’occasione, come sempre, darò il
massimo»!
Siamo sicuri che Katrin riuscirà a dare
il massimo e ad emozionarci, come ha già
fatto in questo spettacolare inizio di stagio­
ne, e ci auguriamo possa raggiungere gli
ambiziosi risultati che si è prefissata. <
Centro sci nordico Campra.
Sponsor FSSI
S nowact i v e f e b b r a i o 2014
63
| FSSI
Com'è organizzato il centro di Campra
oggi. Oggi Campra offre agli appassionati
dello sci di fondo un'ampia infrastruttura
dotata di numerosi servizi, una struttura
che tuttavia mostra i segni del tempo, da
qui la necessità del progetto di rinnovo.
Grazie al riconoscimento che Campra ha
acquisito a livello nazionale ed internazio­
nale, sulle sue piste si sono svolte negli
scorsi anni delle manifestazioni agonisti­
che di grande rilievo, tra le quali due gare
valevoli per la Coppa del Mondo, quattro
valide per la Coppa delle Alpi, sei nel qua­
dro della «Settimana Nordica Internazio­
nale», una Coppa Kurrikala nonché quat­
tro edizioni dei Campionati svizzeri (1982,
1994, 2002 e 2012). I prossimi 14–16 feb­
braio 2014 sono previste delle gare di Cop­
pa Continentale. Ben 30 sono i suoi chilo­
metri di piste, sia per la tecnica classica
che per lo skating.
Nelle gare a livello cantonale, i fondisti
dello Sci Club Simano hanno sempre otte­
nuto risultati di primo piano e in diverse
occasioni si sono aggiudicati dei piazza­
menti nell'élite nazionale.
Tra le primissime gare, vi era quella con
partenza da Dangio (frazione di Aquila) e
arrivo a Torre nei pressi del ristorante
Nava. La pista veniva preparata al mattino;
la partenza veniva data alle 14. Ogni anno,
lo Sci Club Simano organizzava inoltre la
Staffetta Valsole, regolarmente onorata
dalla presenza di forti squadre d'oltre Got­
64
Centro sci nordico Campra.
tardo. Organizzava pure una gara notturna
ad inseguimento che costituiva allora una
novità assoluta per lo sport dello sci. Lo Sci
Club organizza anche i campionati della
Federsci della Svizzera italiana (FSSI). Gli
ultimi si sono svolti a Campra proprio il 4
gennaio scorso.
È in atto un progetto per rilanciare e
rinnovare il Centro nordico di Campra
con il nuovo impianto di innevamento
inaugurato nel dicembre 2013. Già ai
tempi, lo Sci Club disponeva di attrezzatu­
re ed infrastrutture all'avanguardia: un
impianto di illuminazione completo, con
cordoni, lampadine e pali nonché un alto­
parlante. Le basi dell'attuale Centro Nor­
dico furono costruite, con un primo rifugio,
negli anni 1973–74. Dal 1973 al 1978, soci
e simpatizzanti hanno offerto il loro lavoro
per un totale stimato a circa 10 000 ore di
lavoro.
Per stare al passo coi tempi è stato av­
viato quest’anno un progetto di rilancio che
prende il nome di «Se una notte d’inver­
no . . .». A opera del team composto da
«Durisch e Nolli Architetti Sagl» e Fürst
Laffranchi Bauingenieure GmbH, il proget­
to prevede un complesso del tutto nuovo
che sostituirà le strutture attuali che, in
Con il sostegno
Sponsor principale
parte, verranno smantellate e in parte ver­
ranno completamente ristrutturate. L’in­
vestimento previsto è di circa 15 milioni di
franchi. È già stato realizzato un anello di
pista di 2,5 chilometri con possibilità di
innevamento artificiale per anticipare la
stagione a novembre, per favorire gli alle­
namenti delle squadre: ciò rappresenta
sicuramente un indispensabile tassello
per ottimizzare e rafforzare le potenzialità
del futuro nuovo Centro. L’impianto è stato
realizzato nel corso della passata estate ed
è stato collaudato all’inizio di dicembre
2013. Grazie alla possibilità di innevamen­
to artificiale infatti, Campra e il suo Centro
potranno essere scelti da diversi atleti per
i loro campi di allenamento senza invece
sobbarcarsi, nel caso di mancanza di neve,
di lunghe trasferte nei Paesi nordici o sui
ghiacciai.
Oltre a questo nuovo impianto di inne­
vamento, il progetto prevede un nuovo edi­
ficio ricettivo nel quale troveranno posto: il
ristorante con cinquanta-sessanta posti a
sedere, il refettorio, le camere, gli spazi
per il pernottamento di colonie e di scola­
resche, spazi wellness e fitness, spoglia­
toi, locali di servizio, e , l’appartamento per
il personale. Ci sarà pure una terrazza con
un centinaio di posti a sedere.
<
Sponsor FSSI
Fonte: Mara Zanetti Maestrani
Fu la realizzazione della nuova strada
del Lucomagno nel 1974 ad offrire un faci­
le accesso alla stupenda regione di Cam­
pra, dove le condizioni topografiche e di
innevamento apparvero subito ideali per la
pratica dello sci nordico. La prima costru­
zione nacque dall'iniziativa degli stessi
fondisti che desideravano disporre di un
rifugio dove potersi riparare e ristorare. Gli
Anni Settanta furono caratterizzati da un
notevole sviluppo dello sci di fondo anche
a livello amatoriale e dalla crescente di­
sponibilità di mezzi per la preparazione
meccanica delle piste. Il maggior afflusso
di sportivi dovuto pure alla maggiore mo­
bilità, ha reso necessaria la messa a dispo­
sizione, in tappe successive, di nuove e più
funzionali strutture logistiche.
Il Centro Nordico di Campra deve in
particolare il suo sviluppo al grande di­
namismo e alla lungimiranza dell'attuale
presidente dello Sci Club Marino Vanzetti
nonché alla politica di aiuto finanziario alle
regioni di montagna promossa dal Cantone
Ticino e all'indispensabile sostegno offer­
to dal Patriziato e dall’allora Comune di
Olivone (oggi Blenio).
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