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2014 - Labo Cita - Centre hospitalier régional de la Citadelle

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I n f o r m a t i o n
m é d i c a l e
à
l ’ a t t e n t i o n
d e s
m é d e c i n s
g é n é r a l i s t e s
News
Focus
La clinique du voyageur
Dossier
Labo Cita
L'excellence
au service du patient
Expertises en
biologie clinique
octobre 2014
Edito
Chères Consœurs, Chers Confrères,
Le paysage de la biologie clinique a bien changé ces dix dernières années : après un regroupement
des laboratoires, nous assistons à un rachat de la quasi-totalité des laboratoires privés par des
structures financières internationales. Les objectifs poursuivis par ces organisations s’écartent très
probablement de la politique nationale de santé publique à laquelle nous cotisons tous. Pour maintenir
cette démocratie des soins de santé dans l’environnement économique extrêmement rude que nous
connaissons, le bénéfice généré par l’activité laboratoire doit être réinvesti dans les offres de soins
dispensés aux populations.
Face à cette situation, nous avons pris l’initiative de sortir de nos murs et de mieux répondre aux besoins
de proximité et de première ligne. Fort de notre expertise scientifique, il nous restait à améliorer notre
service logistique et de communication. Nous nous y attelons depuis plus d’un an. Nous remercions
tous ceux qui nous ont fait confiance et qui contribuent à l’amélioration de notre service externe.
La présentation de notre service dans le Citadoc est une signature de la démarche entreprise.
Bonne lecture.
Dr Jean-Louis Pepin, Directeur médical F. F.,
Dr Jean-Marc Senterre, Président du Conseil médical,
et Dr Jean-Philippe Minon, Directeur du Service de Biologie clinique.
Sommaire
1
News
) 2 5e journée médicale du CHR de la Citadelle
) C
hirurgie orthopédique et traumatologique :
reconnaissance d’une expertise forte
) Le CHR de la Citadelle renforce sa collaboration avec ISoSL
3
Focus ) La clinique du voyageur prend son envol
Editeur responsable :
Dr Jean-Louis Pepin
Graphisme :
PYM
Imprimeur :
Snel
Comité de rédaction :
Nicolas Berg, Jacques Born,
Matthieu Clanet, Laurent Collignon,
Anne-Catherine Dandrifosse,
Michelle Dusart, Christian Gillard,
Frederic Goffin, Eric Lecoq,
Jean-Michel Leva, Isabelle Liebens,
Jean-Paul Misson, Jean-Marc Senterre,
Xavier Warling.
Rédaction :
Hugo Klinkenberg,
Luc Ruidant.
6
Dossier : Labo Cita
Coordination Service Communication :
Michelle Heuschen
) L’excellence au service du patient
) Expertises en biologie clinique
Crédit Photos :
Olivier Moch, Cédric Tonon,
Shutterstock.
Merci à toutes celles et ceux
qui ont contribué à la réalisation
de ce numéro !
www.chrcitadelle.be
News
News
Chirurgie orthopédique et traumatologique :
25e journée médicale
du CHR de la Citadelle
Samedi 29 novembre 2014 - Palais des Congrès - Liège
Matin :
Après-midi :
Président : Dr Jean-Louis PEPIN
Modérateur : Dr Christian DESPLANQUE
8h30 : Accueil
9h00 :
) Maladie de Lyme : utilité et interprétation des tests de laboratoire
Dr J.-M. SENTERRE
) Pathologies du retour de voyage
Dr F. MOERMAN
) Nouvelles approches des
urgences vertigineuses / nouvelles
explorations vestibulaires
Dr I. BODSON
10h30 : Pause café
10h50 :
) Modifications iatrogènes
du bilan thyroïdien
Dr P. DELMOTTE
) Répercussions somatiques des
troubles du sommeil
Dr F. BAHARLOO, Dr E. HOFFER
) Prise en charge actualisée
des algodystrophies
Dr B. LEROY
12h30 : Déjeuner
Président : Dr Jean-Marc Senterre
Modérateur : Dr Jean-Michel LEVA
14h00 :
) Antibiothérapie en ambulatoire
et prise en charge du suivi à
domicile
Dr E. FIRRE
) PICC et PAC : aspect technique
du suivi à domicile
Dr D. HENROTEAUX
15h10 : Pause café
15h30 :
) L’enfant agité et trouble du
déficit de l’attention avec ou
sans hyperactivité (TDAH) :
qui le prend en charge ?
- Le neuropédiatre ?
Pr J.-P. MISSON, Dr J.-M. DUBRU,
Service universitaire de Neuro
pédiatrie, CHR de la Citadelle CHU Liège.
- Le pédopsychiatre ?
Dr C. LECLERCQ,
Service de Pédopsychiatrie,
CHR de la Citadelle.
- Une équipe multidisciplinaire ?
Pr P. BERQUIN,
Service de Neuropédiatrie,
Université d’Amiens
17h00 : Clôture
Exposés scientifiques
to
tadelle a le gran
d plaisir de vous
inviter à la
CHR, le samedi
29 novembre 2014
.
proposera une
série
notre pratique méd de sujets d’actualité
icale quotidienne.
rticulier deux sujet
Nous
s qui ont été large
milieux scientifiqu
ment
es médicaux, à
savoir la
une sportif et les
risques de la cont
racep-
Programme de
la
e
25 èm
Jour
née médicale
du CH R de la
Cit ade lle
Exposés d'éthique
Renseignements :
après-midi, nous
avons cherché
une aps altérations céréb
rales que l’on peut
ulation générale.
renque abordera l’équ
ilibre délicat entre
des
performants réalis
és en imagerie
médicliniques parfois
complexes.
Service communication
Michelle HEUSCHEN
Tél. : 04 225 70 91
[email protected]
éralistes
édical
Samedi 29 nove
mbre 2014
Palais des Congrè
s - Liège
Inscription préalable :
15 € (vivement conseillée)
Inscription sur place :
20 € (Ce type d’inscription
ne garantit pas le repas)
reconnaissance
d’une expertise forte
Membre du Service de Chirurgie orthopédique et traumatologique de notre institution, le
Dr Nanni Allington a pris part
à l’organisation du congrès
annuel de la European Paediatric Orthopaedic Society qui se
tenait à Bruges en avril dernier.
L’e-poster qu’elle y présentait
a par la suite fait l’objet d’un
podium oral à la Paediatric
Orthopaedic Society of North
America organisé début mai
à Los Angeles et d’une invitation à un colloque chinois. Sa
récente nomination comme
examinateur pour les examens
européens de chirurgie orthopédique vient compléter cet
élan de reconnaissance contribuant au rayonnement de
notre hôpital.
Le CHR de la Citadelle
renforce sa collaboration
avec ISoSL
Depuis quelques années, Le
Valdor collabore avec le CHR de
la Citadelle en accueillant sur son
site les services d’imagerie médicale (radiographie, échographie,
scanner, mammographie) et de
médecine nucléaire (ostéodensitométrie, scintigraphie, etc.).
Depuis le mois de septembre, ce
partenariat est encore renforcé
suite à l’ouverture d’une unité
d’autodialyse. Programmée dans
le cadre du déménagement du
Valdor dans ses nouveaux bâtiments, la récente inauguration
de ces trois services aura notamment été l’occasion de détailler
l’éventail des possibilités offertes,
de présenter le mammographe
de dernière génération avec tomosynthèse que vient d’acquérir le service de radiologie et de
faire connaître l’ouverture sur le
site d’une consultation de sénologie (consultations assurées par
les Drs O. Burlet et P. Defrère).
1
News
La clinique du voyageur
prend son envol
Le CHR ouvre une nouvelle consultation où une équipe de cinq personnes,
sous la conduite du Dr Filip Moerman, distillera ses conseils généraux et spécialisés
et administrera les vaccins ad hoc aux personnes qui s'en vont vers des destinations
lointaines. Spécificité du service : sa dimension pédiatrique permettant une prise
en charge familiale.
possède de fines tentacules pouvant atteindre trois
mètres de long. Sa piqûre provoque une vive douleur
et son venin, l'un des plus puissants répertoriés, est souvent mortel pour les humains.
Certes, et fort heureusement d'ailleurs, la plupart des
séjours à l'étranger ne prennent pas une tournure aussi
dramatique. Mais c'est notamment pour éviter qu'un
événement de ce type ne tourne mal que le Dr Filip
Moerman, infectiologue renommé, a décidé d'ouvrir
une clinique du voyageur au sein du CHR. Il est épaulé
par son collègue le Dr Eric Firre, ainsi que par trois pédiatres, Julie Frère, Annabelle Lefèvre et Marie Hoyoux.
Toutes trois ont un intérêt pour les maladies infectieuses et elles ont suivi une formation pour ce type
d'affections et/ou pour les maladies tropicales.
De gauche à droite : Eric Firre, Annabelle Lefèvre, Marie Hoyoux,
Julie Frère et Filip Moerman.
Un tableau éloquent qui
montre à quel point depuis
1950, les voyages n'ont
cessé d'augmenter à travers le
monde. Une tendance appelée à se poursuivre. D'où,
un besoin croissant de
conseils et de vaccins.
2
Arrivées de touristes internationnaux (million)
Le 23 août dernier, sur l'île paradisiaque de Koh Phangan, dans le Golfe de Thaïlande, un petit français de
cinq ans, en vacances avec sa famille, est décédé des
suites d'une piqûre de méduse-boîte. Redoutée des
baigneurs des océans Indien et Pacifique, cette méduse
1.400
1.200
1.000
« Il faut savoir que les gens voyagent de plus en plus et
qu'ils se rendent de plus en plus en loin », commente le
Dr Moerman. « L'Organisation Mondiale du Tourisme a
calculé qu'il y a eu un peu plus de 1,1 milliard d'arrivées de
touristes internationaux en 2013 et elle prévoit un doublement de ce chiffre à l'horizon 2030 ».
Chiffres réels
1.800
1.600
Les enfants bienvenus
Projections
1,8 md
Afrique
Moyen-Orient
Amérique
Asie et Pacifique
Europe
1,4 md
940 mn
800
600
400
200
0
1950
1960
1970
1980
1990
2000
2010
2020
2030
Focus
Tout voyage mérite
préparation
« Comme la demande augmente, qu'il s'agisse de conseils
ou de vaccins, non seulement ceux de base, mais tous ceux
qui sont liés aux maladies tropicales - fièvre jaune, fièvre typhoïde, encéphalite japonaise, rage, malaria et autre encéphalite à tiques -, nous avons eu l'idée d'ouvrir une nouvelle
consultation et nous avons le soutien de notre institution »,
souligne le Dr Frère qui insiste sur la particularité pédiatrique du projet.
« À l'heure actuelle, il existe deux autres cliniques du voyageur dans la province de Liège qui s'adressent à un public
adulte. Notre spécificité, c'est cette dimension pédiatrique
qui nous permet de proposer une prise en charge familiale ».
Le Dr Filip Moerman considère
que chaque voyage se doit d'être
bien préparé et ce quelle que soit
la destination, lointaine ou plus
courte, y compris donc à l'intérieur
de notre continent.
« Nous avons tendance à croire qu'il
n'est pas nécessaire de se faire du
souci si on se rend dans le sud de
l'Europe. C'est oublier que les problèmes de santé peuvent parfois
y être différents des nôtres. Ainsi,
il n'est pas rare d'être confronté à
l'hépatite A, même dans les hôtels
4 ou 5 étoiles. Autre exemple : des
scouts qui voudraient se rendre dans
l'est de l'Autriche ou en Lettonie, il
est bon qu'ils sachent qu'ils risquent
d'attraper le virus de l'encéphalite
à tiques pour laquelle il existe un
vaccin. De même, un couple de personnes âgées qui se laisse séduire
par un last minute pour le Kenya.
Ce n'est pas sage qu'il parte sans
conseil ».
Le carnet jaune
L'idée a été lancée il y a un peu plus d'un an. Depuis lors,
le Dr Moerman et ses collègues ont effectué pas mal de
démarches, notamment pour obtenir le fameux carnet
jaune qui autorise un centre à vacciner contre la fièvre
jaune, une maladie soumise à des régulations internationales.
« Il s'agit d'un vaccin vivant atténué, donc potentiellement
dangereux et, pour pouvoir l'administrer, il faut remplir un
certain nombre de conditions, notamment posséder un diplôme concernant les maladies tropicales et avoir travaillé
dans les pays tropicaux », précise le Dr Moerman. « Julie et
moi remplissions ces conditions et c'est ainsi que le Ministère Fédéral de la Santé nous a octroyé l'autorisation officielle fin juin 2014. Nous étions évidemment ravis sachant
que plus rien ne nous empêchait d'ouvrir notre clinique du
voyageur ».
Des conseils généraux
La nouvelle consultation va démarrer le 7 novembre.
Comme par le passé, des conseils y seront prodigués
aux personnes adressées à l'équipe du Dr Moerman, le
plus souvent par des pédiatres ayant entendu certains
de leurs patients évoquer un séjour familial à l'étranger
pour leurs prochaines vacances. Une fois que la clinique
du voyageur sera connue, il est probable que des patients décident de s'y rendre de manière spontanée.
En matière de conseils à délivrer, il y a bien sûr tous
ceux que l'on peut qualifier de généraux, notamment
l'hygiène, la prophylaxie, les renseignements sur les
maladies tropicales, le fait de ne pas oublier ses médicaments, d'en avoir suffisamment pour le voyage, etc.
... et spécifiques
« Toutefois, comme les gens s'en vont vers des destinations
de plus en plus variées, voire exotiques, il est aussi de plus
en plus important de leur donner des conseils spécifiques et
pointus », assure le Dr Frère.
« S'ils envisagent de se rendre dans un endroit montagneux
pour y faire de l'alpinisme, nous évoquons avec eux la maladie de l'altitude », poursuit le Dr Moerman. « Si c'est la
plongée qui les motive, nous leur rappelons que nous ne
pouvons pas leur prescrire le Lariam, un médicament qui
contient la méfloquine, utilisée en prévention primaire du
paludisme. S'ils projettent de se rendre à la plage, nous leur
recommandons de se méfier des méduses. S'ils optent pour
l'Afrique ou l'Amazonie, nous leur parlons des serpents, mais
aussi des mouches qui pondent leurs œufs sur les vêtements
quand ceux-ci sèchent à l'ombre ».
« Pour éviter que leurs larves ne s'introduisent sous la peau,
le truc c'est qu'ils n'oublient pas de bien repasser leurs vêtements », recommande le Dr Frère.
3
Focus
La clinique du voyageur
prend son envol
MST : prendre ses précautions
Outre tout ce qui est prise en charge de la diarrhée et
des ennuis digestifs, la problématique du jet lag est
également souvent abordée, de même que celle des
maladies sexuellement transmissibles comme la syphilis, la gonorrhée ou le sida.
« Il est communément admis qu'un homme sur trois voyageant seul a des rapports sexuels à l'étranger », souligne le
Dr Moerman. « C'est pourquoi nous leur recommandons
de prendre des préservatifs, sachant que dans certains endroits du monde, ce n'est pas évident d'en trouver ».
« Quant aux femmes enceintes, nous les prévenons que
c'est dangereux qu'elles prennent l'avion au cours du premier trimestre de leur grossesse car elles peuvent avoir des
saignements et nous leur rappelons qu'à partir de 32 semaines, un vol intercontinental leur est interdit. De même
pour un vol à l'intérieur de l'Europe dès la 36e semaine ».
« Enfin, il y a des gens qui pensent qu'ils sont protégés
contre la malaria ou d'autres maladies à partir du moment
où ils sont allés deux ou trois fois dans un même pays. Nous
devons les détromper ».
La malaria,
l'ennemi numéro un
La plus grande menace pour les
voyageurs c'est la malaria, surtout en
Afrique mais aussi en Asie et en Amérique du Sud.
4
« Chaque voyageur devrait recevoir
des informations sur cette maladie,
les médicaments et les répulsifs qu'il
convient de prendre, ce qu'il faut faire
en cas de fièvre dans le pays », soutient
le Dr Frère. « C'est d'autant plus vrai
pour les 'visiting friends and relatives',
les VFR comme on les appelle dans la
littérature médicale. Ce sont des personnes qui ont émigré en Europe et qui
retournent dans leur pays natal pour y
retrouver leur famille ou leurs amis. Ils
considèrent que là-bas, c'est toujours
chez eux, ils n'ont pas l'impression de
se rendre dans un lieu exotique et, par
conséquent, ils ne prennent aucune
mesure particulière. Or, autant les VFR
avaient pu acquérir une certaine immunité contre la malaria à l'époque où
ils vivaient encore en Afrique, autant ils
l'ont forcément perdue en s'installant
en Europe. D'où la nécessité de les sensibiliser. »
Deux sortes de vaccins
Ouvrir une clinique du voyageur, cela implique aussi
l'administration sur place des vaccins. « Schématiquement, on peut dire qu'il y a deux sortes de vaccins, ceux qui
sont inactivés, non vivants, et ceux que l'on dit vivants ou
atténués », explique le Dr Moerman. « Les premiers sont
des fragments de microbes. Pas de risque d'attraper la maladie ou d'avoir d'autres troubles avec ce type de vaccin. Les
seconds contiennent des virus modifiés de telle sorte qu'ils
puissent induire une réaction immunitaire. Cette réaction
va protéger les personnes qui ne développeront pas la maladie. Mais ils ne sont pas exempts de dangers ».
« Si on injecte un vaccin vivant atténué contre la fièvre
jaune à des personnes qui souffrent de déficits immunitaires et qui ne savent se défendre correctement contre
L'importance d'un bilan
après un long séjour
Plus le voyage est long - c'est notamment le cas des personnes qui
partent en mission humanitaire -,
plus le risque d'être exposé à des problèmes de santé augmente.
« Raison pour laquelle nous conseillons vivement à ceux et celles qui s'en
vont plus de trois mois de venir nous
consulter quand ils rentrent, surtout
s'ils ont de la fièvre ou d'autres ennuis
de santé », énonce le Dr Moerman. « Il
serait sage que les gens procèdent
les infections, par exemple des sidéens, forcément ces personnes sont à risque de développer la maladie », confirme
le Dr Frère.
Contre-indications
Il existe donc aussi des contre-indications à vacciner
des personnes qui ont l'intention de voyager et de
partir loin.
« Des maladies auto-immunes comme le lupus ou même le
psoriasis impliquent la prise de certains traitements incompatibles avec des vaccins atténués et les patients sont très
surpris de ne pas pouvoir être vaccinés alors qu'ils viennent
chez nous pour cela », constate le Dr Moerman. « C'est tout
simplement trop dangereux. Les gens concernés devraient
le comprendre et ne pas hésiter à changer leur destination ».
à un bilan tropical et qu'ils fassent
une prise de sang et des analyses
deux mois après leur retour car, à ce
moment-là, le temps d'incubation est
terminé pour la plupart des maladies.
Et dans l'année qui suit, en cas de
forte fièvre ou tout autre souci majeur de santé, il est important qu'ils
signalent à leur médecin traitant l'endroit où ils ont séjourné car il peut y
avoir un lien entre les deux. »
« Autre exemple, celui d'un monsieur de 75 ans dont l'état
général reste très acceptable et qui veut absolument visiter
le Sénégal. Et bien, nous ne pourrons que lui déconseiller de
s'y rendre car nous n'avons pas le droit de le vacciner contre
la fièvre jaune à cause de son âge ».
Le Dr Frère cite aussi le cas d'un couple qui part pour 6
mois en mission humanitaire avec un bébé qui vient de
naître et qui sera plus à risque car il ne peut pas recevoir
toute une série de vaccins et bénéficier de la même prophylaxie.
Enfin, même si c'est le b.a.-ba, la pédiatre infectiologue
du CHR ne manque pas de rappeler qu'avant l'entame
d'un voyage, il convient de vérifier si les vaccins de base
(tétanos, diphtérie, polio, coqueluche, rougeole) sont à
jour. Gageons qu'elle aura maintes occasions de le redire
dans la nouvelle consultation.
Luc Ruidant
En pratique
Pour la clinique du voyageur, les consultations débuteront
le 7 novembre. Elles auront lieu sur le site de Sainte-Rosalie
tous les vendredis après-midi, entre 14 et 17 heures,
et dureront une vingtaine de minutes par personne.
Deux médecins, le Dr Filip Moerman et une pédiatre,
assureront ces consultations de manière conjointe, dans
deux cabinets différents.
Tous les patients sont les bienvenus, qu'il s'agisse d'adultes,
d'enfants ou de personnes âgées.
Les vaccins seront disponibles sur place.
Pour un rendez-vous :
04 252 72 28 (Sainte-Rosalie)
ou 04 225 60 70 (CHR de la Citadelle).
5
Dossier
Labo Cita
L’essentiel de l’activité d’un laboratoire d’analyses médicales se déroule à l’abri
des regards. Le rôle d’une telle structure est néanmoins déterminant puisqu'elle
permet d’aider au diagnostic et d’identifier l’attitude thérapeutique la plus juste
pour une très large proportion de patients. Face à cet enjeu stratégique, les plus
hauts niveaux d’expertise, de rigueur et d’organisation s’imposent.
Dossier réalisé sous la direction
du Docteur Jean-Marc Minon
6
L’excellence
au service du patient
Créé au milieu des années 80 comme « Laboratoire d’urgence de la Citadelle »,
le laboratoire du CHR s’est progressivement imposé comme un acteur majeur de la
biologie clinique liégeoise. Aujourd’hui rebaptisé "Labo Cita", son offre a été largement
étendue et la qualité de ses services constamment renforcée. Du prélèvement de
l’échantillon à la communication des résultats en passant par l’analyse, l'excellence des
prestations proposées a dessiné les contours d’une réputation forte, faisant de cette
structure un partenaire privilégié de nombreux médecins et institutions.
Un premier réflexe pourrait laisser penser que le Labo
Cita met son savoir-faire au seul service des patients
accueillis sur les sites du CHR de la Citadelle. Mais son
champ d’action ne s’arrête pas là. Il collabore avec de
nombreux médecins de première ligne et spécialistes
non hospitaliers, effectue les examens des échantillons
prélevés au sein des cliniques ISoSL et répond aux demandes de différentes institutions publiques ou privées
(prisons, maisons de repos, SPMT, polycliniques, etc.) ainsi que de tout autre interlocuteur faisant appel à ses services. Le rayonnement du Labo Cita dépasse même les
frontières régionales puisque des analyses spécialisées
sont régulièrement réalisées pour le compte d'autres
laboratoires hospitaliers ou privés ainsi que pour des
médecins à travers toute la Belgique.
Un outil polyvalent et performant
Situé au cœur de la Cité Ardente, sur le site même de
l’hôpital de la Citadelle, le Labo Cita possède un savoirfaire à dimension mixte associant la médecine analytique de laboratoire et la clinique. Son activité comprend
la réalisation et l’interprétation des examens biologiques
en relation avec l’état de santé ou la maladie, du diagnostic au suivi thérapeutique.
Afin de répondre au mieux à l’ensemble des missions
qui lui sont confiées, le laboratoire du CHR de la Citadelle s’est doté d'un plateau technique à la pointe de
la technologie. « Nous menons une politique d’investissement visant au renouvellement constant de nos outils, avec
un regard très attentif porté aux évolutions technologiques
et aux avancées scientifiques » explique le Dr Jean-Marc
Minon, directeur du Service de Biologie clinique et de
son laboratoire d'analyses médicales. « Un de nos objectifs a toujours été de proposer une large polyvalence de
nos prestations pour permettre une approche globale de
la prescription médicale. Posséder des machines à haut
débit nous permet de générer d’importantes quantités de
résultats dans un laps de temps minimal. Nous avons par
ailleurs veillé à rassembler et consolider l’automation commune aux différentes disciplines de la biologie sur notre
plateau technique, afin de maintenir qualité, rendement et
efficience. À la périphérie du plateau, on retrouve également
le travail précieux d’un ensemble de métiers qui requièrent
un haut niveau de compétence technique et de dextérité,
que ce soit pour la réalisation d’examens plus ésotériques,
pour le management du système qualité du laboratoire, les
études cliniques, l’informatique, la logistique ou les prélèvements, etc. »
7
Dossier
Labo Cita
Afin de réagir avec la plus grande efficacité à l’ensemble
des sollicitations, et tout particulièrement aux plus urgentes d’entre elles, le laboratoire est ouvert en continu, 24h/24 et 7j/7. Un secrétariat aiguille chaque appel
vers la personne ressource la plus adaptée à la spécificité de chaque demande et un biologiste est toujours
accessible pour conseiller les prescripteurs sur le choix
des analyses, la fréquence de prescription, le moment
de l’analyse et le type de spécimen requis.
Une équipe pluridisciplinaire
Chaque jour, le laboratoire du CHR de la Citadelle traite
plus de 1 800 dossiers, sur base d’un menu ne comprenant pas moins de 1 500 examens différents ! Aucun
secteur de la biologie clinique n’est négligé. Couvrant
des domaines spécialisés autant que variés, le laboratoire offre son expertise dans les domaines de la chimie
clinique (biochimie clinique générale, endocrinologie,
toxicologie, surveillance thérapeutique, immunochimie, immunologie, médecine nucléaire in vitro), de
l’hématologie (hématologie générale, cytologie, coagulation, transfusion, immuno-hématologie), de la
microbiologie (bactériologie, virologie, parasitologie,
mycologie) et de la biologie moléculaire (infectieuse,
hématologique, transfusion, génétique).
Expertises complémentaires
pour équipe multidisciplinaire
L’étendue des prestations de biologie clinique proposées permet d’assurer 60 à 70 % des diagnostics médicaux. Une telle offre doit évidemment pouvoir s’appuyer sur un bataillon d’experts disposant d’un haut
degré de spécialisation et capable de s’engager dans
une approche multidisciplinaire de dossiers clinico-biologiques complexes par confrontation d’avis. Une telle
approche explique aussi l’implication de l’équipe dans
l’hygiène hospitalière, la gestion de l’antibiothérapie, la
transfusion, les consultations de thrombose-hémostase
ou de diagnostic prénatal.
Actuellement, l’équipe est constituée de 130 personnes,
encadrées par 10 médecins et pharmaciens biologistes
(voir photo ci-contre). Au-delà de leurs missions quotidiennes, les biologistes du laboratoire participent régulièrement à des activités de formation continue (Glems,
conférences, exposés, etc.). L’intérêt est évident pour la
qualité des prestations fournies et les informations stratégiques ainsi acquises peuvent être communiquées
aux prescripteurs par le biais de courriers, réunions,
contacts téléphoniques ou conférences organisées par
le laboratoire.
Prélèvements : une offre étendue
Constituée de 130 personnes,
l’équipe actuelle du Labo Cita est
encadrées par 10 médecins et pharmaciens biologistes dont les expertises se combinent pour rendre possible l’ensemble de tests proposés.
De gauche à droite : Dr Olivier
8
Ketelslegers, Ph. Jérôme de Marchin,
Dr Myriam Vasbien, Dr Jean-Marc
Minon, Dr Carine Nève, Dr Nicole
Brouwers, Dr Jean-Marc Senterre,
Ph. Thierry Gougnard, Ph. Terry
Laurent, M. Mathieu Castronovo,
M. Bernard Neiyrinck.
Depuis janvier 2013, le Labo Cita a ouvert plusieurs
nouveaux centres de prélèvements. L’objectif d’une
telle démarche consiste à proposer aux patients nonhospitalisés au CHR l’ensemble des services offerts par
le laboratoire dans un lieu qui soit à la fois proche et facile d’accès. Désormais, une dizaine de centres de prélèvements se répartissent ainsi dans toute la région liégeoise (voir infographie page de droite). Cette logique
de proximité sera encore renforcée dans les prochains
xxxxxx
mois puisque d’autres lieux ouvriront prochainement
leurs portes (Saint-Georges, Bressoux, Embourg, quartier de Sainte-Marguerite, site du Valdor, etc.).
Des centres de prélèvements près de chez vous :
) Ans
) Loncin
Rue Walthère Jamar 279b
04 226 12 96
Chaussée du Roi Albert 34
0488 27 96 55
) Liège (4000)
CHR de la Citadelle
) Fexhe
Centre Médical Gynome
Boulevard du 12e de Ligne 1
04 225 67 97
) Liège (4000)
Sainte-Rosalie
Rue des Wallons 72
04 254 72 33
) Liège (4000)
Sainte-Marguerite
(Ouverture le 15 octobre 2014)
Rue Louis Fraigneux 41
04 254 72 33
) Liège (4000)
Darchis
(Ouverture à confirmer)
Rue Darchis 13
) Liège (4020)
Centre de l’Avenue
Quality-Med
(Ouverture novembre 2014)
Rue de la Vallée 10
) Herstal
Château Rouge
Rue du Grand Puits 47
04 240 59 35
) Visé
Les Trois Rois
Allée des Alouettes 100
04 374 69 03
) Tilff
Avenue Laboule 91
0495 34 69 03
) Saive
Caserne de Saive
(Ouverture le 20 octobre 2014)
Rue Cahorday 1 (bâtiment A)
04 225 67 97
Avenue du Luxembourg 9
04 343 42 04
) Saint-Georges-sur-Meuse
) Liège (4020)
Centre commercial Saint-Georges-sur-Meuse
Rue Albert 1er
0494 88 14 40
Bressoux-Infisecours
(Ouverture le 15 octobre 2014)
Avenue de Nancy 82
0485 44 66 18
) Liège (4020)
Centre de la Tour
) Embourg
Rue Louis Piedboeuf 13
04 225 67 97
Valdor
(Ouverture novembre 2014)
Rue Basse-Wez 145
04 341 78 11
Le laboratoire met également le matériel nécessaire à
la disposition des médecins souhaitant réaliser les prélèvements eux-mêmes. Dans une volonté constante
de garantir la qualité des analyses, les habituels pots
de prélèvements urinaires ont été remplacés par des
tubes sous-vides stériles traités au Borate permettant
une stabilité jusqu’à 24 heures à température ambiante.
De nouveaux kits de prélèvements sanguins ont également été constitués, permettant un rangement ordonné des différents tubes afin de faciliter l’analyse en
laboratoire dans les meilleures conditions (voir encadré
ci-contre). Un système de navette opérationnel 24h/24
et 7j/7 est disponible pour enlever les échantillons dans
les plus brefs délais sur le lieu choisi par le médecin.
Guidé par un même souci de proximité et d’accessibilité accrue, le Labo Cita propose en outre un service de
prélèvements à domicile grâce à une équipe d’infirmiers mobiles. Sur base d’un simple coup de fil, les
prélèvements prescrits peuvent ainsi se faire à la
meilleure convenance des patients.
Un matériel de
prélèvement optimisé
Le matériel de prélèvement mis à la disposition des médecins a été choisi
avec une attention toute particulière. Les habituels pots de prélèvements
urinaires ont été remplacés par des tubes
sous-vide, traités au Borate permettant
une stabilité jusqu’à 24 heures à température ambiante. Les écouvillons, fournis
avec un milieu de transport garantissant la
survie des micro-organismes sans prolifération bactérienne, possèdent un embout en
nylon floqué permettant un recueil optimum
et un relargage jusqu’à 90% de l’échantillon
récupéré. De nouveaux kits de prélèvements ont été constitués, permettant
un rangement ordonné des différents tubes
afin de respecter un ordre de prélèvement et
d’assurer une analyse dans les meilleures conditions.
9
Dossier
Labo Cita
Cyberlab :
un accès immédiat aux résultats
Cyberlab permet aux médecins de
consulter les résultats des analyses
biologiques de leurs patients via une
plateforme sécurisée accessible depuis
n’importe quel ordinateur. Proposant
plusieurs méthodes de recherches,
l’interface permet également aux
médecins d’accéder à l’historique des
résultats de ses patients, tant pour les
analyses qu’il a lui-même prescrites
que pour celles ayant été réalisées à la
demande d’un confrère ou lors d’une
éventuelle hospitalisation.
www.laboratoire.chrcitadelle.be
Information et accès :
04 223 88 86
[email protected]
Résultats : rapidité, accessibilité
et confidentialité
La rapidité dans la restitution des résultats d'analyses
biologiques peut s’avérer déterminante dans le suivi
des patients. Ces données stratégiques sont en effet à
l'origine de près de 70% des décisions thérapeutiques !
Un enjeu que s’est fixé le Labo Cita consiste dès lors à
transmettre celles-ci dans les délais les plus brefs par le
biais de canaux à la fois simples d’accès et sécurisés.
Traditionnellement, les résultats des analyses sont en-
voyés aux médecins par
Un réalisme troublant
(I)courrier ou par fax. Mais des
alternatives ont été dessinées en parallèle à ces voies
classiques. Désormais, les résultats sont accessibles en
ligne par l’intermédiaire du Cyberlab, une plateforme
sécurisée consultable depuis tout ordinateur et mise
à jour toutes les 15 minutes (lire encadré ci-dessus).
À la demande, les résultats des HCG et des INR peuvent
10
également être envoyés par SMS. Une innovation
viendra bientôt compléter cet éventail de possibilités
puisqu’une application mobile permettra de consulter
les analyses sur smartphone. Signalons enfin que l’intégration des résultats est également possible dans le
DMI (Dossier Médical Informatisé) via Mexi.
Afin de permettre la plus grande réactivité aux prescripteurs, les biologistes du laboratoire leurs communiquent immédiatement et personnellement lorsque
les analyses révèlent des résultats pathologiques. Une
interprétation des résultats des analyses peut également être fournie lorsque celle-ci s’avère nécessaire.
Médecins et biologistes :
un partenariat nécessaire
Dans le cadre de leur collaboration, médecins et biologistes sont guidés par des objectifs communs tournés
vers une prise en charge optimale pour chaque patient
en ciblant au mieux les analyses de laboratoire et leur
interprétation. C’est dire si la qualité de leurs échanges
représente un enjeu crucial. « Nous nous devons d’être
attentifs aux attentes et aux remarques éventuelles émises
par les prescripteurs » souligne le Dr Minon, « celles-ci sont
systématiquement prises en compte et étudiées dans le
cadre de l’amélioration des processus dans notre système
qualité ».
Dans cet état d’esprit, différents outils ont été élaborés.
Accessible via l’adresse http://laboratoire.chrcitadelle.be,
le portail dédié aux professionnels de la santé met par
exemple à disposition des médecins une série d’outils
dont un compendium régulièrement mis à jour reprenant les fiches explicatives de toutes les analyses proposées. L’intérêt clinique, le délai de réalisation, les
conditions de prélèvement et l’interprétation des résultats y sont, entre autres, expliqués.
Signalons enfin que, dans un esprit d’ouverture vers
l’extérieur et afin de contribuer à la qualité du dialogue
que les médecins entretiennent avec leur public, la
communication aux patients n’a pas été négligée.
Le site internet qui leur est spécifiquement dédié
(http://www.labocita.be) reprend notamment toutes
les informations pratiques relatives au fonctionnement
du laboratoire et de ses centres de prélèvements. Le
Labo Cita met également à la disposition des médecins
un ensemble de brochures informatives destinées aux
salles d’attente et visant à répondre aux questions les
plus courantes des patients.
Démarche qualité
pleine reconfiguration. C’est particulièrement vrai dans les
cas de maladies chroniques. À l’avenir, on pourrait imaginer que certains patients réalisent eux-mêmes certains
contrôles biologiques et introduisent les données dans un
logiciel dont l’interface, consultable par le médecin prescripteur, leur permettrait d’évaluer leur état de santé. Mais
ce n’est qu’un exemple et de nombreuses autres complémentarités avec la première ligne peuvent être envisagées.
À l’ère informatique, nous nous devons de tirer le meilleur
parti des nouveaux outils disponibles et d'œuvrer à une
accessibilité toujours plus grande de nos services ».
« L’automation de plus en plus performante nous libère du
temps pour mettre au point de nouvelles techniques prometteuses, évaluer leurs performances analytiques et leurs
pertinences cliniques. Par exemple, la mise en route récente
du MALDI-TOF (spectrométrie de masse) en microbiologie
a révolutionné l’identification des bactéries et des levures
tout en raccourcissant de façon substantielle le rendu du
résultat. Au grand plaisir du clinicien ! »
Les analyses représentent une énorme
responsabilité qui doit pouvoir s’appuyer sur la fiabilité, la reproductibilité,
l'expertise et l'interprétation d’examens
réalisés dans un contexte garantissant les plus hauts
niveaux de qualité.
Samedi 8 novembre 2014
Très tôt et sur base volontaire, le laboratoire du CHR
s'est engagé dans cette démarche qualité reposant
sur les bonnes pratiques professionnelles, les référentiels et normes internationaux. La création d’une cellule
qualité a été l’élément moteur pour cette amélioration continue de la qualité. Au terme d’une évaluation
scrupuleuse par des organismes indépendants, cette
démarche a été couronnée d'une certification ISO 9001
et d'une accréditation ISO 15189 (371 - MED).
Le Labo Cita vous convie à la première édition de ses rencontres clinico-biologiques ! Organisées au laboratoire du CHR de la Citadelle, celles-ci se dérouleront le samedi 8 novembre (de 9h à 13h). Au cours de cette matinée dédiée
aux médecins traitants, l’équipe du Labo Cita proposera aux participants de
prendre part à trois ateliers interactifs sur base d’un choix de cinq sujets :
Chaque étape de la chaine qui va du prélèvement de
l’échantillon à l’interprétation des résultats est concernée par cette attention à la qualité.
Perspectives d’avenir
Au fil de son évolution, le Labo Cita s’est affirmé comme
un service de pointe dans la prise en charge du patient
et de son chemin de soins. « Un de nos objectifs consiste
évidemment à continuer à se donner les moyens nécessaires pour développer nos performances et proposer un
ensemble de prestations qui soient à la fois au service du
patient et répondent aux attentes des prescripteurs », souligne le Dr Minon, « mais pour cela, un dialogue étroit
avec l’ensemble de nos partenaires est nécessaire. Cela me
semble essentiel si nous voulons évoluer et rester un partenaire de choix ! ».
De nombreux défis se profilent en effet pour les années
à venir. « La relation triangulaire dans laquelle médecins,
patients et biologistes évoluaient jusqu’à présent est en
Premières rencontres
clinico-biologiques du Labo Cita
) Atelier biochimie : "Exploration et suivi de l'HTA"
) Atelier microbiologie : "Infections urinaires : interprétation des
urocultures et contextes particuliers. Antibiogramme : quels
antibiotiques testés, pourquoi ?"
) Atelier biologie moléculaire :
"Apport de la détection rapide
de pathogènes dans les infections
respiratoires et digestives"
) Atelier auto-immunité : "Quand
suspecter une maladie auto-immune ?
Intérêt de la recherche des auto-anticorps, limites et interprétations"
) Atelier hématologie : "Maladies du quotidien en consultation :
démarche diagnostique et conduite à tenir (polyglobulie, lymphocytose,
neutropénie, ecchymoses inhabituelles, bilan thrombose et pilule)"
Pour tout renseignement, contacter :
athieu Castronovo - 04 223 88 86 - [email protected]
M
Jérôme de Marchin - 04 225 67 67 - [email protected]
Inscriptions :
http://www.chrcitadelle.be/fr/accueil/rencontre-clinico-biologiques.html
Accréditation demandée.
11
Dossier
Labo Cita
Expertises
en biologie clinique
Le Labo Cita propose aux prescripteurs une large gamme de tests – plus de 1500 ! –
dans les domaines les plus divers de la biologie clinique. Si certains relèvent de
la routine, d'autres analyses, plus spécialisées, font intervenir pour leur réalisation
des expertises pointues et des technologies très spécifiques.
Retour sur quelques-unes d’entre elles au travers de présentations synthétiques
offrant quelques principes d’investigation adaptés.
Hémostase
Anomalies de la sécrétion plaquettaire
Souvent méconnues, les anomalies de
la sécrétion plaquettaire constituent un
trouble de la coagulation aussi fréquent
que la maladie de von Willebrand (1/1000).
Malheureusement, peu de laboratoires disposant des techniques appropriées pour
les identifier, celles-ci sont rarement recherchées. Face à cette lacune, le Labo Cita propose deux examens spécifiques : un test
d’agrégation plaquettaire par méthode
photométrique et une étude de la libération de nucléotides par les granules denses.
Pour rappel, les granules contiennent des
substances chimiques importantes au fonctionnement plaquettaire. Le contenu est
libéré lors de la stimulation plaquettaire
et favorise l’agrégation plaquettaire avec
formation du clou hémostatique primaire
afin d’arrêter le saignement. Deux troubles
peuvent être distingués : les anomalies
du mécanisme de sécrétion (les granules
sont présents dans les plaquettes mais leur
contenu n’est pas correctement libéré) et le
syndrome du pool vide (trouble plaquettaire
dû à un déficit en granules denses).
Symptômes :
Liés à un trouble de l’hémostase primaire, les
symptômes peuvent varier d’une personne
à l’autre au sein d’une même famille. Ils sont
habituellement légers à modérés : ecchymoses faciles, épistaxis réguliers, saignements spontanés de gencives, saignements
menstruels abondants (ménorragie), pendant ou après l’accouchement ou lors de
l’ovulation, saignements péri-chirurgicaux
12
ou dentaires anormaux. Certains patients
peuvent également présenter des saignements excessifs à la suite d’une chirurgie ou
d’une extraction dentaire.
Diagnostic :
Une anamnèse clinique détaillée et familiale
est indispensable, autant qu’un relevé de la
thérapeutique en cours.
En première intention, le laboratoire réalise
un sang complet avec numération plaquettaire et étude de la morphologie plaquettaire sur frottis (le PFA manque de sensibilité
pour la détection des anomalies de sécrétion plaquettaire : un résultat normal n’exclut donc pas une anomalie fonctionnelle
plaquettaire modérée).
Dans une approche plus spécifique, le Labo
Cita réalise l’étude de l’agrégation plaquettaire sur plasma riche en plaquettes (PRP).
Test de référence pour l’évaluation des
fonctions plaquettaires, cet examen explore
l’agrégation plaquettaire provoquée par plusieurs agonistes (ADP, épinéphrine, collagène,
ac. arachidonique, ristocétine, etc.) qui interviennent sur les différentes voies d’activation
des plaquettes. Une diminution de l’agrégation plaquettaire induite par au moins deux
agonistes faibles oriente vers un trouble de la
sécrétion plaquettaire. La normalité de l’agrégation plaquettaire n’exclut cependant pas
l’absence de cette pathologie. C’est pourquoi
l’étude de la sécrétion des granules denses
est systématiquement associée.
Prélèvement :
Idéalement, ils seront réalisés à jeun (sauf
prise d’eau) après 30 minutes de repos. Un
petit déjeuner léger peut être acceptable.
Délai de 4 heures maximum entre la prise
Etude de la
libération de
nucléotides par
les granules
denses en chimiluminescence :
l’examen évalue
la sécrétion d’ATP
par les granules
denses provoqués par différents agonistes.
Une libération sub-optimale aux agonistes faibles permet d’évoquer une anomalie
de sécrétion et une libération anormale ou inexistante aux agonistes forts oriente
vers une maladie du pool vide (courbe bleue : ADP, courbe noire : épinephrine,
courbe rouge : collagène, courbe verte : Ac arachidonique).
Bactériologie
Infection à Clostridium difficile
Le Clostridium difficile est le premier agent
de diarrhée infectieuse nosocomiale. Il
représente 15 à 25 % des diarrhées postantibiothérapies et 95 % des colites pseudo-membraneuses. Sa détection constitue
un des atouts du Labo Cita.
De plus en plus de rapports font état de
l’augmentation de l’incidence et de la gravité des infections communautaires à C. difficile (pouvant nécessiter jusqu’à 40 % d’hospitalisation et touchant des patients parfois
sans facteur de risque évident).
Le diagnostic d’infection à C. difficile est certainement sous-estimé : méfiance particulière devant toute diarrhée fébrile post-antibiothérapie.
Le facteur de virulence majeure est la production de toxines (TcdA, TcdB voire toxine
binaire) et donc, seules les souches toxinogènes sont pathogènes.
Les recommandations européennes (ECDC,
2009) et américaines (ASM et IDSA 2013)
préconisent une stratégie diagnostique en
deux temps :
) test de screening avec excellentes valeurs
prédictives négatives (VPN) permettant
d’exclure l’infection à C. difficile.
) test de confirmation, réalisé lorsque le
screening est positif, montrant de bonnes
valeurs prédictives positives (VPP) d’autant
que la probabilité pré-test est élevée.
Schéma diagnostique :
Test 1
de sang et l’analyse. Ce temps englobe la
préparation de la suspension plaquettaire
à étudier.
+
Précautions à prendre :
(faible PPV)
Arrêt de tout médicament contenant
de l’aspirine 10 jours avant la réalisation
des tests. Idem pour les AINS. Éviter de
prendre des médicaments connus pour
influencer la fonction plaquettaire. Ceux-ci
comprennent certains antihistaminiques,
antibiotiques, antidépresseurs (ISRS). Prière
de joindre à la prescription une liste exhaustive des médicaments pris. Possible
interférence avec des aliments comme les
oignons, l'ail, les piments, le gingembre, le
thé vert et l’alcool.
Traitement :
Selon la gravité du trouble plaquettaire,
de la situation clinique ou du challenge
chirurgical, différentes options sont envisageables : antifibrinolytiques (Exacyl®),
desmopressine (Minirin), transfusion de
plaquettes et, en cas de ménorragies,
contraception œstro-progestative, progestative ou DIU de type Mirena®.
En pratique :
Consultations de thrombose-hémostase :
04 225 64 45
(VPN élevée)
Absence d'ICD
Test 2
+
Test 1 : GDH
Test 2 : PCR, Test de référence
-
ICD : infection à C. difficile
(meilleure PPV :
prévalence de l'ICD )
ICD
Absence d'ICD
Suivant ces recommandations, le Labo Cita
a opté pour cette stratégie en choisissant :
) Test de screening : recherche de la Glutamate déshydrogénase (GDH), enzyme produite par Clostridium difficile, marqueur de
la présence de la bactérie.
) Test de confirmation : recherche des
toxines par une technique d’amplification
d’acides nucléiques, LAMP.
d’un contexte épidémique, la recherche ne
devrait être pratiquée que sur selles molles
ou liquides moulées et, sauf échec clinique,
il n’y a pas de contrôle à réaliser, ni en cours
de traitement ni après.
Selon les données publiées dans la littérature, les VPP de ce schéma sont de 100%
et les VPN comprises entre 95 et 99%. Le
Turnarund Time (TAT) attendu est de 24
heures, soit une selle réceptionnée le matin est répondue le jour même. En dehors
Pierre Gavage : 04 254 72 93
[email protected]
En pratique :
Pour toute information :
Les patients peuvent déposer
leurs échantillons à l’accueil du laboratoire,
sans prise de rendez-vous.
Pour la réalisation des tests d’agrégation,
une prise de rendez-vous est conseillée :
04 225 67 51
13
Dossier
Labo Cita
Dépistage prénatal
Test prénatal non-invasif
Pionnier en la matière, le Labo Cita utilise
depuis plus de 10 ans une approche noninvasive à partir de sang maternel pour le
dépistage prénatal.
Détermination prénatale du sexe
fœtal à partir du sang maternel
La connaissance du sexe fœtal fait partie
du diagnostic prénatal pour les pathologies récessives liées au chromosome X
(dont fait partie l’hémophilie). Auparavant,
l’approche habituelle de détermination du
sexe fœtal reposait sur des prélèvements
invasifs nécessaires à l’obtention de cellules fœtales soit la ponction de liquide
amniotique à partir de 15 semaines d’aménorrhée (SA) ou sur le prélèvement de villosités choriales (biopsie du trophoblaste –
futur placenta) aux alentours de la 12e SA.
Ces actes invasifs, outre le désagrément du
prélèvement en lui-même, présentent toutefois un risque de perte fœtale estimée à
0.5-1% dans les meilleures mains. Pionnier
en la matière, le Labo Cita utilise depuis
plus de 10 ans une approche non-invasive. Il s’agit de déterminer le sexe du futur
bébé à partir d’une simple prise de sang
chez la maman dès 10 SA, par l’analyse par
PCR en temps réel (t-PCR) de l’ADN fœtal
libre circulant.
Groupe sanguin et
incompatibilité
Rh fœto-maternelle
Le génotypage fœtal sur ADN libre circulant dans le plasma maternel est devenu la
méthode de choix, non invasive, pour déterminer le groupe "Rhésus" du futur bébé
(statut Rh D fœtal) chez les mères Rh D
négatif à partir de 12 SA. En collaboration
avec le service d’obstétrique, le Labo Cita
est à l’origine de nouveaux algorithmes de
suivi de grossesse dans cette situation.
TPNI – NIPT
Le Test Prénatal Non-invasif évalue le risque
pour les trisomies 21, 18 et 13 fœtales par
analyse de l'ADN fœtal circulant dans le
sang maternel au moyen d'un séquençage
à haut débit (NGS) de l'ADN et d'un système bioinformatique avancé.
Patientes concernées :
) À partir de la 9e semaine d'aménorrhée.
) Âgées de plus de 35 ans.
) Résultats échographiques et biochi-
miques suspects en rapport avec la trisomie (risque du triple test supérieur à
1/1000).
) Antécédents familiaux ou grossesse(s)
précédente(s) avec trisomie 21, 18 ou 13.
) Autres motifs médicaux (décision de la
patiente ou du médecin).
) Après avoir reçu les explications sur le test
et ce qu'il permet exactement de déterminer, une simple prise de sang sera réalisée
chez la patiente.
) Le laboratoire s'occupe des traitements et
des envois des tubes de prélèvements.
) Après un délai de maximum 3 semaines
pour l'analyse, les résultats sont transmis
au laboratoire.
) Ceux-ci sont ensuite adressés dans les
plus brefs délais au médecin prescripteur
qui les communiquera à sa patiente.
À propos du test :
Cette méthode non-invasive, sans risque
de provoquer une fausse couche, est très
sensible et permet un taux de détection de
plus de 99%.
Le test est non remboursé à l'heure actuelle. Son coût (460 €) est entièrement à la
charge de la patiente.
Prise en charge et procédures :
) La patiente peut, après discussion avec
son gynécologue, prendre un rendezvous directement auprès de notre
laboratoire (04 225 67 67).
En pratique :
Pour toute information
ou prise de rendez-vous :
Jérôme de Marchin : 04 225 67 67
[email protected]
Les rendez-vous sont toujours fixés
le matin au laboratoire
du CHR de la Citadelle
(prélèvements réalisés avant 11h).
Une fiche à l’attention des patientes
est disponible sur notre compendium
(http://laboratoire.chrcitadelle.be)
14
Toxicologie
Dépistage de consommation de drogues
La pluridisciplinarité préside à la prise en
charge du patient toxicomane. Dans ce
contexte, médecins généralistes ou psychiatres peuvent être amenés à objectiver l’abstinence ou la consommation par
la voie d’analyses spécifiques.
de la positivité initiale (selon les cas, cette
confirmation peut prendre de 2 à 5 jours).
Ce n’est qu’au terme d’une telle démarche
qu'un résultat positif peut être confirmé.
va de même pour la buprénorphine HD
(Subutex®). Rappelons que la méthadone
fait également l’objet d’une consommation illégale.
Précaution :
) Autres opiacés/opioïdes :
Prélèvement :
S’assurer que les urines soient bien celles
du patient. Le laboratoire réalise systématiquement la créatinine urinaire afin
de s’assurer de la qualité du prélèvement
(dilution/substitution des urines).
Le dépistage des opiacés non détectables
en recherche immunologique conventionnelle demande la mise en route d’une analyse plus spécialisée en spectrométrie de
masse. Communiquer la/les substance(s)
mise(s) en doute sur la demande d’analyse
et/ou contacter le laboratoire.
Idéalement sur urine (obtention simple et
durée de détection longue).
Réponses aux questions
fréquentes :
) Faux positif :
Principe :
Les groupes principaux de drogues font
d’abord l’objet d’une recherche immunologique rapide réalisée dans les 2 heures
suivant la réception de l’échantillon. Tout
résultat supérieur ou égal au seuil de positivité est considéré comme présumé positif pour consommation active. On ne peut
toutefois jamais écarter un résultat faussement positif (par exemple : si thérapeutiques en cours). Dès lors, une confirmation
par méthode spécifique (habituellement
spectrométrie de masse HPLC-MS-MS)
est réalisée afin d’identifier et de quantifier le ou les composé(s) responsable(s)
Drogues
d'abus
(groupe)
Seuil
de
positivité
en recherche
immunologique
(ng/ml)
Certaines thérapeutiques peuvent générer des résultats faussement positifs en
recherche immunologique (par exemple :
ibuprofen/naproxène sur le dépistage du
cannabis). L’analyse de confirmation permet d’écarter ce souci.
) GHB (ou "ecstasy liquide"
Il peut survenir notamment avec des
urines délibérément diluées ou par ajout
de certaines substances. En cas de doute,
contacter le laboratoire.
) Méthadone :
) Nouvelles substances psychoactives
La méthadone ne positive jamais la recherche immunologique des opiacés. Il en
("NSP") :
De nombreuses "NSP" sont apparues
depuis quelques années. Leur dépistage
demande une analyse en spectrométrie de
masse. Au besoin, contacter le laboratoire.
Substances
détectables
Durée de
détection
Substances non
détectables
urine
(jours)
en recherche
immunologique
300
Héroïne,
morphine, codéine,
éthylmorphine,
codéthylline, etc.
2à7
Méthadone,
buprénorphine,
pentazocine, fentanyl,
tilidine, tramadol, etc.
Méthadone
300
Méthadone
8 à 10
Morphine, codéine, …
Cocaïne
300
Cocaïne, Crack
2à7
-
Amphétamines
500
Ecstasy (MDMA) et
apparentés (MDEA,
MBDB,..),
(méth)amphétamine,
etc.
2à7
Certains nouveaux
dérivés
amphétaminiques
dont la 4-MTA, etc.
THC
(Tétrahydrocannabinol)
2 à 30
50
Le suivi et l’évolution de la consommation
de cannabis peuvent être évalués en comparant le taux d’excrétion du métabolite du
cannabis (en µg/g créatinine) sur des prélèvements urinaires distants d’au moins 48
à 72 heures.
ou "drogue du viol") :
Cette substance (également métabolite
du GABA), après ingestion (in)volontaire,
ne subsiste dans les urines que pendant
quelques heures (6 à 8 heures). Son dépistage est donc délicat.
) Faux négatif :
Opiacés
Cannabis
) Suivi de consommation de cannabis :
"Cannabinoïdes
synthétiques"
) Médicaments thérapeutiques :
Les benzodiazépines, les antidépresseurs
et les neuroleptiques notamment, peuvent
faire l’objet d’abus. Afin d’évaluer un possible abus, le prélèvement sanguin est le
plus adéquat. Il permet de quantifier la/les
molécule(s) et d’interpréter le taux sanguin
par rapport aux intervalles thérapeutiques.
Les benzodiazépines sont également dépistables dans les urines.
En pratique :
Pour toute information :
Thierry Gougnard : 04 225 62 13
[email protected]
15
Dossier
Labo Cita
Une hyperlymphocytose chronique (> 2-3
mois) et significative (> 5 103/mm3) ne
doit jamais être négligée ! En effet, chez
l’adulte, celle-ci se révèlera de nature lymphomateuse dans 50% des cas. Décliné en
plusieurs étapes, le schéma diagnostique
proposé au Labo Cita répond aux normes
dictées par les recommandations internationales et s’appuie sur des technologies
de pointe autant que sur une équipe de
spécialistes au fait des dernières avancées
scientifiques.
Etude du frottis sanguin
Face à toute hyperlymphocytose, les techniciens et biologistes de l’unité cytologique du
Labo Cita débutent leurs investigations par
une étude du frottis sanguin avec un microscope digitalisé. Si aucune anomalie morphologique n’est observée, un suivi rapproché
sera proposé au clinicien. En revanche, si
des lymphocytes atypiques (lymphocytes à
chromatine mottée ou villeux, lympho-plasmocytes ou ombres nucléaires, etc.) sont
détectés, le biologiste prendra rapidement
contact avec le praticien pour introduire une
demande d’immunophénotypage lymphocytaire. Cette analyse permettra en effet de
définir l’origine polyclonale (réactionnelle)
ou monoclonale (maligne) de la lymphocytose observée.
A
C
Rendu possible grâce à un cytomètre de flux
de dernière génération, l’immunophénotypage lymphocytaire permet de rechercher
une population lymphocytaire phénotypiquement anormale. Plusieurs marqueurs cellulaires sont étudiés simultanément à l’aide
d’anticorps couplés à un fluorochrome. Ces
anticorps se fixent aux antigènes de surface
des cellules, appelés "cluster de différentiation" (ou CD), spécifiques de lignées cellulaires et des sous-populations déterminées.
Le typage de base permet tout d’abord de
caractériser les principales populations lymphocytaires :
1/ les lymphocytes T CD3+, avec 2 souspopulations :
) sous-population T CD4+ (environ 65%
des lymphocytes T),
) sous-population T CD8+ (environ 35%
des lymphocytes T),
2/ les lymphocytes NK (CD16-56+),
3/ les lymphocytes B CD19+.
Environ 90% des hémopathies malignes sont
développées aux dépens de lymphocytes B
matures. Le plus fort argument en faveur de
l’origine lymphomateuse d’une population
B réside dans la mise en évidence de son
D
caractère monoclonale. Si la proportion de
lymphocytes B CD19+ est supérieure à 20%
ou si des lymphocytes atypiques ont été
détectés en cytologie, le Labo Cita réalise
A
B
Études des chaines légères de surface :
Patient A : profil polyclonal. Patient B : monoclonalité Kappa franche (LLC).
Le saviez-vous ?
B
Images obtenues à l’aide du microscope digitalisé
(DM96-Cellavision).
Cellule A : lymphocyte normal.
Cellule B : lymphocyte à chromatine mottée (LLC).
Cellule C : ombre nucléaire (LLC).
Cellule D : lymphocyte villeux.
16
Immunophénotypage
lymphocytaire
Biologie moléculaire
Typage Lymphocytaire
Hyperlymphocytose chronique chez l’adulte
Le laboratoire du CHR de la Citadelle
dispose d’un secteur de biologie
moléculaire qui réalise en routine
plus de 60 analyses différentes, principalement dans le domaine de la
recherche d’agents infectieux.
Particulièrement développée, la technique de PCR en temps réel livre des
résultats qualitatifs autant que quantitatifs. A titre d’exemple, un diagnostic
de coqueluche aiguë, de présence de
bactéries pathogènes dans les selles
ou la quantification du virus de l’hépatite B peut être obtenu en quelques
heures. Certaines des analyses sont
accréditées et ne sont remboursées
par l’INAMI qu’en présence de critères
de diagnostic, alors que d’autres sont
à charge du patient. Un formulaire
de demande spécifique reprenant les
conditions de remboursement est disponible sur le site du laboratoire. Ces
techniques de biologie moléculaire
sont également utilisées pour des
confirmations internes au laboratoire
(recherche de MSSA/MRSA, de pneumocoque, de différents virus,…) Dans
ce cas, elles ne sont pas facturées mais
offrent un bénéfice réel pour la confirmation de diagnostics présomptifs.
Les analyses urgentes sont réalisées
tous les jours ouvrables et les résultats
sont rendus le jour même si les prélèvements sont reçus au laboratoire
avant 11 heures du matin.
Pour plus de détails, nous vous invitons
à consulter notre compendium d’analyses en ligne. Une simple recherche
Typage lymphocytaire étendu
En cas de découverte de monoclonalité,
un typage lymphocytaire plus étendu avec
un panel d’anticorps choisis selon les dernières recommandations est indispensable
pour caractériser et classer le lymphome
B : leucémie lymphoïde chronique (LLC),
dissémination sanguine d’un lymphome
folliculaire ou d’une lymphome de la zone
marginale avant la prise en charge en hématologie.
Hématologie
d’emblée une recherche de monoclonalité par l’étude de l’expression des chaines
légères de surface Kappa et Lambda (voir
images à gauche).
Prise en charge
des hémoglobinopathies
Avec plus de 300 000 naissances par an,
les hémoglobinopathies sont parmi les
anomalies génétiques les plus fréquentes
dans le monde. De transmission autosomique récessive, ces anomalies peuvent
être qualitatives (variants de l’Hb dont
l’HbS, présent dans la drépanocytose) ou
quantitatives (thalassémies). Bien qu’endémiques en Afrique et en Asie orientale,
elles sont devenues ces dernières décennies et en raison des flux migratoires, un
réel problème de santé publique dans les
pays occidentaux, en particulier dans les
centres urbains.
) Attention aux signes d’alerte tels que :
Examens en vue du dépistage :
) Electrophorèse de l’Hb (tube EDTA (mauve)
) Hémogramme (GR, Hb, Hct): indispensable
à l’interprétation de l’électrophorèse de l’Hb
) Ferritine (réserve en fer)
) CRP
En pratique :
Pour toute information :
Myriam Vasbien : 04 223 88 12
[email protected]
Olivier Ketelslegers : 04 223 87 78
[email protected]
Renseignements souhaités :
) Origine géographique (si possible)
) Transfusions récentes?
) Traitement inducteur de l’Hb fœtale
) Participer à des réunions de concertation
pluridisciplinaires organisées pour l’un de
ses patients. Par exemple, une réunion de
préparation au passage du patient du service de pédiatrie vers le service de médecine adulte.
(hydroxyurée)?
Rôle du médecin généraliste :
Comme pour toute pathologie chronique,
le médecin généraliste occupe une place
centrale dans la prise en charge globale des
patients drépanocytaires, en veillant en particulier à répondre aux objectifs suivants :
) Dépister les enfants de familles à risque
sur le mot « PCR » vous donnera la liste
des analyses proposées. Pour chaque test,
le type de prélèvement et l’intérêt clinique
sont indiqués. Pour tout renseignement
complémentaire, n’hésitez pas à contacter
un biologiste !
T° > 38.5, douleurs ne cédant pas aux
antalgiques, vomissements ++, pâleur et
asthénie brutales, dégradation de l’état
général, détresse respiratoire, signe neurologique brutal, priapisme > 1 h, rate augmentée +++
(électrophorèse de l’Hb, hémogramme,
ferritine, CRP).
) Assurer une continuité dans la prise en
charge médicale des patients drépanocytaires à domicile : prévention des infections
(antibioprophylaxie et calendrier vaccinal),
éducation à la prévention des facteurs
de risque et conseils sur l’hygiène de vie,
évaluation de l’observance thérapeutique
(suivi et traitement), diffusion des conseils
de base, soutien psychosocial des familles
en tant que professionnel de la santé de
première ligne.
) Référer au bon moment au centre de réfé-
En pratique :
CENTRE DE LA DRÉPANOCYTOSE
Hématologue référent pédiatre
Dr Marie-Françoise Dresse : 04 223 89 80
[email protected]
Hématologue référent adulte
Dr Alain Duvivier : 0477 32 19 21
[email protected]
Médecin biologiste
(Transfusion - banque de sang)
Dr Jean-Marc Minon : 04 223 87 81
(Laboratoire, secrétariat : 04 225 67 97)
[email protected]
Médecin biologiste
(Hémoglobinopathies)
Dr Olivier Ketelslegers : 04 223 87 78
(Laboratoire, secrétariat : 04 225 67 97)
[email protected]
Infirmières référentes de l’éducation
thérapeutique
Hôpital de jour pédiatrique : 04 225 73 53
[email protected]
rence par la reconnaissance des situations
d’urgence.
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I n f o r m a t i o n
m é d i c a l e
à
l ’ a t t e n t i o n
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m é d e c i n s
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