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Ouyahia avertit
ses détracteurs
Pourquoi El-Oued ?
l LA WILAYA CONNAÎT UN REGAIN DE L’ACTIVISME TERRORISTE
Entre Benghebrit
et les braves
marcheurs, je choisis
les marcheurs
Qu'il aurait été facile de tirer sur les
islamistes rancuniers et de défendre, une fois de
plus, Mme Benghebrit, la femme à la main de fer,
la progressiste et la ministre par laquelle l'école
peut rattraper son siècle !
Oui, cela aurait été dans la logique des
choses. Mais voilà, ces marcheurs ne sont pas
des obscurantistes qui veulent imposer le voile
aux enseignantes, ni interdire le sport aux filles et
encore moins s'opposer aux langues étrangères !
Ces marcheurs qui passent la nuit à la belle
étoile et qui ont les honneurs d'une police qui,
bientôt, se mettra au garde-à-vous devant Chakib
Khelil, si elle ne l’a déjà fait ; ces marcheurs qui
sentent le labeur et l'honnêteté sont les braves
représentants de ces contractuels qui ne
demandent que leurs droits !
Alors, si nous devons choisir, nous serons
avec les braves marcheurs ! Sans réfléchir une
seconde, nous serons à leurs côtés pour porter
haut et fort la voix de ceux qui luttent et espèrent,
loin des cercles politiques qui, à droite comme à
gauche, en haut et même en bas, ont d'autres
chats à fouetter.
Pardon Madame, notre cœur est avec ces
femmes et ces hommes qui nous montrent que
la dignité n'est pas morte dans ce pays !
[email protected]
lLa région d’El-Oued semble s’être progressivement transformée en nouvelle
zone stratégique pour les groupes terroristes algériens. Selon des experts en
matière de lutte antiterroriste, le fait s’explique en partie par la «facilité»
qu’offre le terrain à ces bandes armées soumises, comme on l’a constaté, à une
très forte pression des troupes de l’ANP déployées dans cette wilaya. PAGE 5
Un bon moral malgré une
situation déplorable
l TROISIÈME JOURNÉE DE GRÈVE DE LA FAIM DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS
l Ces jeunes enseignants et enseignantes en grève de la faim depuis 3 jours à Boudouaou
où les policiers les avaient stoppés, les empêchant d’arriver dans la capitale afin
de demander leur intégration, sans condition, dans le corps des enseignants permanents,
sont un échantillonnage de ce que peut consentir l’Algérien comme efforts et sacrifices
quand il est convaincu que la cause qu’il défend est juste et transparente.
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Photo : DR
Le Bonjour du «Soir»
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Photo : NewPress
Edition du Centre - ISSN IIII - 0074
l TOUT EN MAINTENANT LE CONGRÈS POUR LE 5 MAI
JEUDI 7 AVRIL 2016 - 28 JOUMADA AL-THANI 1437 - N° 7763 - PRIX 15 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58
P
ERISCOOP
Mellah s’aligne sur la position d’Ouyahia
[email protected]
Jeudi 7 avril 2016 - Page 2
L’ a n c i e n s e c r é t a i r e d ’ E t a t à l a j e u n e s s e e t c a n d i d a t
concurrent à Ahmed Ouyahia au poste de SG du RND,
Belkacem Mellah, est contre le report du congrès prévu
pour le 5 mai prochain. Le report, pour rappel, est revendi qué par le «Mouvement des douze» dans un communiqué
rendu public mardi et rejeté avec véhémence par Ouyahia,
hier mercredi.
DIGOUTAGE
Danger
Par Arris Touffan
Défavorable à l’UNPA
Pour avoir figuré sur les
«Panama Papers», le Premier
ministre islandais a été
contraint à la démission.
Dans d'autres pays, des
enquêtes sont déjà diligentées.
Chez
nous,
ouallou
!
Bouchouareb, épinglé par les
révélations sulfureuses n'a visi blement rien à craindre.
Les flics n'iront pas l'embê ter, tout occupés qu'ils sont à
réprimer un danger autrement
plus important : la marche des
contractuels de l'enseignement.
A. T.
[email protected]
Les agriculteurs, membres de l’UNPA (Union
nationale des paysans algériens) que dirige Alioui,
n’ont plus le vent en poupe au sein de
la CNMA (Caisse nationale de mutualité agricole). En effet, on apprend que
le renouvellement des Conseils d’administration au niveau des
Caisses régionales n’a pas
été en faveur de l’UNPA, à
l’exemple de la wilaya
d’El-Bayadh.
Selon des informations, dans plusieurs
wilayas les nouveaux
élus sont des universitaires.
Le forcing de Seddik Chihab
Seddik Chihab, l’actuel n°2 du RND, a
passé quasiment toute la journée du mardi
au téléphone avec divers responsables de
wilaya du parti. Objet de ces
appels : la rédaction de communiqués de soutien à
Ahmed Ouyahia et à la
direction du parti après le
communiqué, relayé dans
la presse, émanant de
cadres du RND et réclamant un report de la date
du congrès extraordinaire
du parti.
Un jour, un sondage
Pensez-vous que les bureaux de change
vont éliminer progressivement le marché
informel de la devise ?
OUI
NON
Sans opinion
Pensez-vous que la justice algérienne va ouvrir une
information judiciaire suite à l’affaire de «Panama Papers» ?
OUI :
7%
I
Résultat sondage
NON :
91,2%
S. OPINION :
1,8%
Manuel Valls à Alger ?
S
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SA N
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l est des jours comme ça où je me
pose de sérieuses questions sur l’impact des visites de personnalités
étrangères en Algérie. Après le chef de la
diplomatie française, dont le déplacement ne semble pas avoir abouti au
résultat escompté par l’Elysée, ce serait,
selon un confrère, au tour de son supérieur, Manuel Valls, de venir dans
quelques jours. Au-delà des accords
bilatéraux, lesquels auraient besoin
d’être redynamisés et dont on imagine
bien qu’il sera question, on attend du
Premier ministre français qu’il nous
donne des nouvelles de notre Président
avec lequel, on n’en doute pas une seule
seconde, il passera quelques heures à
discuter de l’état de la planète, et surtout,
dont il prendra le précieux avis sur ce
qu’il y aurait lieu de faire pour gagner la
guerre contre ces méchants ennemis qui
voudraient asservir l’Occident, si cher
aux pays émergents comme le nôtre.
Grâce à M. Valls, nous aurons droit à un
bulletin de santé plus frais !
Au passage, cela devrait rassurer ses
amis du groupe des 19 moins 4 ou 5. Ils
sauront, ainsi, que celui dont ils s’inquiètent plus silencieusement, aujourd’hui, a toutes les capacités requises
pour gérer le pays à partir de son fauteuil roulant. Il va donc nous confirmer
qu’il se porte à merveille et qu’il est tout
à fait en état de nommer ou de dégommer qui lui chante.A dire vrai, comme
nous avons pris l’habitude que ce soit
les visiteurs étrangers qui nous renseignent sur l’état de santé du chef de
l’Etat, j’attends, comme tout le monde,
de notre invité qu’il nous dise tout sur
les projets et ambitions actuels et futurs
de notre inamovible Gardien du temple.
Bon, c’est vrai qu’il y a Saâdani et que
des hommes comme lui, qui savent laver
plus blanc que blanc, ça ne court pas les
rues.
Quand le chef du FLN nous annonce,
parce que c’est devenu une habitude,
Par Malika Boussouf
[email protected]
que Abdelaziz Bouteflika va, par
exemple, nommer Chakib Khelil à un
poste de souveraineté, il faut le croire
sans faire la moue. C’est sans doute
tout ce que le Palais de Zéralda a trouvé comme porte-parole, mais ce qu’il ne
faut pas lui dénier, c’est le fait qu’il s’acquitte parfaitement de sa mission !
M. B.
Le Soir
d’Algérie
Actualité
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Un bon moral malgré une situation déplorable
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
Ces jeunes enseignants et enseignantes en grève de la
faim depuis 3 jours à Boudouaou où les policiers les
avaient stoppés, les empêchant d’arriver dans la capitale
afin de demander leur intégration, sans condition, dans le
corps des enseignants permanents, est un échantillonnage de ce que peut consentir l’Algérien comme efforts et
sacrifices quand il est convaincu que la cause qu’il défend
est juste et transparente.
Durant la nuit de mardi, au vu de la
situation déplorable, des familles du
quartier du Plateau sont venus proposer aux grévistes de prendre en charge les femmes. D’autres ont proposé
de mettre à leur disposition des appartements pour les femmes. Celles-ci
ont refusé d’abandonner leurs collègues sous la pluie pour se mettre à
l’abri. Hier, après avoir passé une dure
journée de mardi suivie d’une pénible
nuit sous la pluie battante et le froid,
les grévistes toujours aussi nombreux
entamaient la journée d’hier toute
aussi fraîche que pluvieuse, en plus
de la faim.
11 jours de protestation, une
marche de 8 journées consécutives et
3 jours de grève de la faim n’ont pas
entamé leur moral. Hier matin, nous
avons même échangé quelques plaisanteries avec certains. Ces hommes
et ces femmes restent dignes et ne
demandent rien, sinon la solidarité de
tous. Après tant d’efforts aux plans
physique et moral, aucun dépit ni
énervement n’apparait chez eux. Ils
restent lucides et toujours aussi
déterminés que le premier jour de leur
action. Hier, ils ont chanté le premier
couplet de Kassamen avant de lancer
les activités de la journée. Saïd le
coordinateur, fait une brève intervention pour encourager ses compagnons. «Nous sommes ici, non pas
pour devenir des patrons, mais tout
simplement pour que l’on nous donne
le droit de devenir des enseignants
afin d’éduquer les enfants de notre
pays et pourquoi pas le futur président
de la République.» A la mi-journée, le
malheureux, complétement épuisé, a
été évacué par les éléments de la
IL CONSIDÉRE
LEURS
REVENDICATIONS
LÉGITIMES
Ahd 54
se solidarise avec
les enseignants
contractuels
Ahd 54 se solidarise, lui aussi,
avec les enseignants contractuels qui
revendiquent leur intégration sans
condition aucune, ce pourquoi ils poursuivent leur sit-in à Boudouaou au
bout de leur longue marche entamée il
y a dix jours à partir de Béjaïa. Dans
un communiqué rendu public, hier, le
parti que préside Ali Fawzi Rebaïne
estime que les revendications de ces
enseignants sont légitimes et s’étonne
de l’usage de la force pour empêcher
leur marche pacifique, une des prérogatives constitutionnelles, alors qu’il
fallait engager un dialogue concret et
constructif.
Pour Ahd 54, le pouvoir politique
use de la force contre les citoyens au
moment où, fait-il remarquer, «il n’y a
pas eu intervention quand les repentis
de l’AIS tenaient leur université d’été à
Jijel avec la bénédiction du pouvoir
politique». Ce qui fait dire au parti que
l’on assiste à la «déliquescence de
nos institutions et à l’utilisation de la
force comme seule arme de débat».
M. K.
Protection civile vers un centre de
santé de la localité. Par la suite, le collectif des grévistes chanta les slogans
d’un riche répertoire régulièrement
mis à jour. «Sellal au Hilton, l’enseignant sur le carton !» «Quelle honte !
Un ministère sans le pouvoir de décision !» «Protestation jusqu’à l’intégration !» «Assa azzeka el Idmadj yella
yella !» «Algérien nationaliste, je ne
tairai jamais sur mes droits !»
Solidarité et spontanéité
Hier matin, alors que nous discutions, sous la pluie avec des grévistes,
un jeune d’une vingtaine d’années fit
une intrusion dans le petit groupe.
Après une brève salutation, il posa la
question adressée à tout le monde.
«Est-ce que quelqu’un n’a pas de
veste pour se couvrir et se tenir au
chaud.» Tout le monde se regarda.
Puis le jeune enleva son beau blouson
et le remis à un gréviste avant de
repartir. Il y a lieu de noter quelques
gestes des habitants de Boudouaou
qui ont fait don de couvertures et
matelas permettant aux femmes de se
reposer. Dans le domaine de la solidarité, signalons la présence, à chaque
instant auprès de grévistes, du député
Khaled Tazaghart.
Les membres du Bureau de la
wilaya de Boumerdès du Cnapest,
sont présents tous les jours, depuis
l’arrivée des grévistes samedi aprèsmidi à Ammal, à l’entrée est de la
wilaya de Boumerdès. Ces derniers
sont efficaces pour aider, dans le secteur de la logistique, les marcheurs
devenus par la suite des grévistes.
Le représentant du CLA est également présent depuis le premier jour.
Photo : New Press
TROISIÈME JOURNÉE DE GRÈVE DE LA FAIM DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS
Les marcheurs, devenus grévistes, sont toujours aussi nombreux.
Ils ne refusent le soutien de personne,
même de ceux qui tentent de faire de
la récupération, mais ils ne s’alignent
sur aucune tendance syndicale ou
politique.
Abachi L.
Contrairement à ce que l’on voulait
faire admettre, aucun syndicat n’a
tenté de récupérer ce mouvement.
L’affirmer, c’est insulter l’intelligence
de ces enseignants qui veillent farouchement à protéger leur protestation.
La solidarité institutionnelle, quelle hypocrisie !
LE CROISSANT ROUGE AUX ABONNÉS ABSENTS
Mardi après-midi, alors qu’il tombait des trombes
sur les enseignants grévistes de la faim de
Boudouaou, Djamel et quelques grévistes ont fait
appel au responsable de la commune de Si
Mustapha du Croissant rouge algérien (CRA) que
préside, au plan national, madame Benhabylès. Les
grévistes ont demandé à ce responsable de Si
Mustapha une tente et des couvertures afin de
mettre à l’abri les femmes grévistes. «Je l’ai appelé
deux fois il m’a affirmé qu’il demandera d’abord, l’autorisation du bureau de wilaya de Boumerdès.
Au troisième appel, vers 20 heures, il m’a affirmé
que les hautes autorités se sont opposées à cette
aide. J’ai compris qu’il s’agissait des autorités
civiles», nous a affirmé Djamel. Le lendemain —
mercredi — nous avons pris contact avec ce responsable de Si Mustapha. Il a refusé de répondre à notre
question ou de nous indiquer le numéro du président
du bureau de la wilaya de Boumerdés.
Par ailleurs, il n’a pas démenti l’affirmation de
Djamel sur le refus des hautes autorités d’aider les
grévistes. Cette affaire nous amène à poser des
questions sur la solidarité institutionnelle pour laquelle on mobilise à chaque fois les médias officiels. Le
P/APC (FLN) de la ville de Boudouaou et son viceprésident (PLJ) ne savaient-ils pas que des centaines d’Algériens venus des quatre coins du pays
qui se dirigeaient vers la capitale et qui ont été stoppés par les services de sécurité vivent, jour et nuit,
sans aucun moyen dans une totale précarité sous la
pluie ?
La même question est adressée à la wali de
Boumerdès qui administre le territoire de toute la
wilaya. On peut également inclure dans le lot les supposés représentants du peuple, membres de l’APW,
députés et sénateurs. La réponse est toute trouvée.
Ils et elle ont fait abstraction de leur devoir de faire
l’effort pour protéger leurs administrés car ces compatriotes, venus de l’Algérie profonde, une fois arrivés dans le territoire de Boumerdès deviennent leurs
administrés. Ces responsables n’ont rien fait, craignant de commettre un crime de lèse-majesté estimant que leur carrière en dépendait. En effet, ces
compatriotes, venus de l’Algérie profonde, de sur-
croît des fonctionnaires de l’Etat algérien, ont osé
élever la voix vers le sommet de l’Etat pour formuler,
pacifiquement, une revendication. Sont-ils, dès lors,
considérés comme des parias à bannir de la
société ? N’oublions pas dans cette affaire, les
médecins de la région. Ne savent-ils pas qu’un
humain normal qui fait une marche de 40 kilomètres
chaque jour pendant une semaine, de plus, durant
tout ce temps, mange et dort mal, subit des dégâts
particulièrement aux membres inferieurs ? Nous
n’avons vu aucune blouse blanche venir accomplir
un geste de solidarité et s’enquérir de la santé de
ces femmes et de ces hommes ou se pencher sur le
cas de Fella qui, malgré le risque d’amputation du
pied — blessée lors d’une charge policière à Alger —
préfère continuer le combat avec ses collègues.
C’est bien dommage.
En tout cas, la wilaya de Boumerdès ne sort pas
grandie de cette marche du courage et du sacrifice
pour une conviction citoyenne et la réclamation d’un
droit.
A. L.
Grève du Cnapeste et fermeture du siège
de la Direction de l’éducation de Béjaïa
MOUVEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC LES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS
La consigne de grève générale lancée par le Cnapeste
a été massivement suivie hier mercredi à travers l’écrasante majorité des établissements scolaires des trois
paliers de la wilaya de Béjaïa en signe de solidarité avec
le mouvement des enseignants contractuels bloqués par
les forces de l’ordre à Boudouaou, wilaya de Boumerdès,
dans leur marche nationale, dans la dignité, et rejoindre
Alger pour «faire entendre leur voix».
La journée de protestation d’hier
a été décidée mardi à l’issue des
cinq conférences régionales du
Cnapeste pour étudier les voies et
moyens de soutenir les enseignants
contractuels dans leur «action historique visant à faire aboutir leur principale revendication, à savoir une
intégration sans condition», écrit le
Cnapeste dans un communiqué.
Selon Zenati Slimane, coordinateur du Cnapeste de la wilaya de
Béjaïa, plus de 80% des enseignants exerçant dans les trois
paliers ont répondu favorablement à
son mot d’ordre de grève dans la
wilaya de Béjaïa.
Il convient de signaler également
que le siège de la Direction de l’éducation a été fermé hier par les enseignants contractuels qui n’ont pas
effectué le déplacement à Alger
avec la même revendication «une
intégration sans condition, ni
concours» et exprimé aussi leur solidarité avec leurs collègues en grève
de la faim à Boudouaou.
Par ailleurs, le comité de solidarité avec les travailleurs de Béjaïa
annonce une caravane de solidarité
qui s’ébranlera vendredi vers
Boudouaou pour apporter aide et
soutien aux enseignants contractuels, grévistes de la faim.
A. Kersani
L’écrivain Chabane Ouahioune inhumé,
hier, à Tassaft Ouguemoun
L’écrivain et romancier, Chabane
Ouahioune a été inhumé, en début
d’après-midi, mardi passé, au cimetière de son village, Tassaft
Ouguemoun.
L’enterrement s’est déroulé en présence d’une
foule nombreuse de citoyens venus de plusieurs
villages de la région auxquels se sont jointes des
figures connues du monde de la culture et de la
politique dont la directrice de la culture de la
wilaya de Tizi-Ouzou ainsi que les maires
d’Iboudrarène et celui de Tizi-Ouzou.
Tous sont venus rendre un hommage mérité, à
la hauteur de l’homme et du romancier qu'était
celui que beaucoup appelaient affectueusement
Dda Chaâvane et qui a su célébrer la majesté de
la montagne et des collines qui l’ont vu naître à
travers l'écriture romancière et ses récits.
Dans un style simple, épuré et attrayant,
conforme à la formation littéraire classique de
celui qui a très tôt croisé de grands noms de la littérature algérienne, à l’exemple de Mouloud
Mammeri, les romans de Chabane Ouahioune
sont le reflet d’un pastoralisme qui fleure bon le
pays natal et le terroir. Une écriture toute tournée
vers le milieu qui a vu naître l’écrivain : bucolique,
écologique, mais profondément humaine car relatant la vie des gens, leur histoire et leur quotidien.
Né le 22 avril 1922 à Tassaft Ouguemoun.
Avocat de formation, l’auteur de Tiferzizouet s’est
intéressé très tôt à l'écriture. Il sera même lecteur
correcteur au sein de l'ex-Sned. Ce qui donnera
naissance à une palette de récits et de romans.
La maison au bout des champ, Tiferzizouith où
le parfum de la mélisse, Parmi les collines invaincues, Ce mal des siècles, Itinéraires brûlants font
partie de ses huit romans qui portent l’empreinte
du parcours biographique et du milieu qui a vu
naître C. Ouahioune.
L'aigle du rocher est sa dernière fiction écrite
à l'âge de 89 ans et qui a consacré un autre récit
à sa rencontre avec le chanteur-poète Aït
Menguellet Lounis dont il est natif de la même
commune et avec qui il partage la même passion
de la montagne. Lettre de Kabylie est le titre de
la chronique hebdomadaire qu’il animait sur les
pages du Soir d’Algérie, durant les années 1990.
S. A. M.
Le Soir
d’Algérie
Pourquoi El Oued ?
Actualité
Jeudi 7 avril 2016 - PAgE
LA WILAYA CONNAÎT UN REGAIN DE L’ACTIVITÉ TERRORISTE
Abla Chérif - Alger (Le Soir) Depuis un certain temps, les fréquents communiqués du ministère de
la Défense nationale nous apprennent que l’essentiel des résultats
obtenus dans le cadre de la lutte antiterroriste parviennent d’El-Oued.
Plus d’une quinzaine d’individus
abattus depuis le mois de mars dernier, des destructions de caches et
surtout la récupération de très importantes quantités d’armes et de munitions.
La même source annonçait ce
mardi une nouvelle découverte spectaculaire : celle d’une cache d’armes
contenant
un
mortier,
deux
mitrailleuses ainsi que… 2 560 balles
de différents calibres. Ces résultats,
précise encore une fois le MDN, ont
été obtenus dans le cadre d’une très
vaste opération, en cours depuis près
de deux semaines d’ailleurs, qualifiée
«d’opération qualitative». Pourquoi
donc El-Oued ? Les spécialistes en
matière de lutte antiterroriste affirment
que la situation est directement liée à
la topographie du terrain.
La zone prête aux groupes armés
une facilité de déplacement et de
caches inexistantes dans les régions
environnantes. Toutes les tentatives
d’actions et surtout de déploiement
ailleurs ont été vouées à l’échec. Elles
ont pourtant eu lieu du côté de In
Amenas, Illizi, Ouargla et même
Touggourt, mais les obstacles auxquels se sont trouvés confrontés les
groupes armés les ont très vite forcés
à bannir l’option de passage par ces
zones qui n’ont à leur offrir que d’immenses terrains désertiques.
Contraints à se déplacer en véhicules, ils sont très vite repérés par les
soldats qui patrouillent. Dans le
meilleur des cas, ces zones leur
offrent d’immenses montagnes infranchissables.
Les terroristes comme leurs relais
se retrouvent dans l’obligation d’emprunter ce que les experts appellent
des «passages obligés» des points
de transit uniques connus de tous et
où des embuscades sont fréquemment montées par les militaires.
Les régions situées plus au Nord
ne leur sont pas non plus profitables
car ils se retrouveraient une fois de
plus confrontés à la présence des
gardes-frontières tunisiens et des soldats que ce pays a disposé en grand
nombre pour faire face à la menace
Présences inhabituelles et mouvements suspects à El Oued.
libyenne. Reste alors la zone d’ElOued.
L’itinéraire est considéré comme
plus adéquat, plus «sécurisé», le terrain leur permet de trouver des lieux
où ils peuvent se cacher plus
qu’ailleurs où le plan prévaut.
Des informations en provenance
d’une population connue pour son
calme et notamment soucieuse de ne
pas revivre les évènements de la
décennie noire font état de mouvements suspects de présences inhabituelles.
Les enquêtes qui s’en suivent permettent de remonter des filières qui
démontrent que l’arrivée des armes
est en provenance de Libye. Le pays
Photo : DR
La région d’El-Oued semble s’être progressivement
transformée en nouvelle zone stratégique pour les
groupes terroristes algériens. Selon des experts en matière de lutte antiterroriste, le fait s’explique en partie par la
«facilité» qu’offre le terrain à ces bandes armées soumises, comme on l’a constaté, à une très forte pression
des troupes de l’ANP déployées dans cette wilaya.
plongé dans un chaos politico-sécuritaire regorge de bandes armées.
Nombre d’entre elles sont livrées au
trafic de ce genre. «Il faut aussi comprendre, nous dit-on, la psychologie
des groupes terroristes. Les groupes
algériens soumis à une très forte
pression sont titillés par leurs compères libyens, tunisiens ou autres qui
les poussent à agir de leur côté. Ils
leur proposent de les alimenter en
armes en échange d’argent bien sûr
car la plupart d’entre eux sont des trafiquants poussés par le gain.»
Des armes de guerre sont ainsi
introduites puis dispatchées vers le
Nord. La proximité des wilayas,
comme celles de Biskra ou même
5
Tébessa, fait qu’elles sont utilisées
comme des points de passage et
d’acheminement de la marchandise
vers le Nord. Et c’est ainsi que les
kalachnikovs, munitions, grenades et
autres types d’armement parviennent
ou tentent de parvenir à Boumerdès,
à Bouira où dans d’autres zones, de
Kabylie notamment, où sont fréquemment signalées des saisies ou la neutralisation de terroristes.
Reste une question : qui sont ces
groupes encore en activité qui réceptionnent ces armes ?
Selon nos informations, les terroristes en question sont affiliés à ce qui
reste du fameux GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat)
créé à la fin des années 90 par
Hassan Hattab. Phagocyté par les
luttes entre groupes rivaux, déserté
par ses membres à la faveur de la loi
sur la rahma mais aussi soumis à une
très forte pression des services de
sécurité, le GSPC a tout le mal du
monde à poursuivre ses actions. Il
revendique pourtant l’assassinat
d’Hervé Gourdel (alpiniste francais)
en 2014.
Le GSPC avait entretemps éclaté
en petits groupes constitués au maximum de 4 à 6 personnes. La conjoncture sécuritaire, l’hostilité des populations qui ne leur fournit plus aucun
soutien les contraint notamment à se
débrouiller seuls pour se nourrir, d’où
la nécessité de réduire au minimum le
nombre des membres des groupes
actifs.
A. C.
Ouyahia avertit ses détracteurs
TOUT EN MAINTENANT LE CONGRÈS POUR LE 5 MAI
Le congrès extraordinaire du
RND aura bel et bien lieu à la date
convenue, du 5 au 7 mai prochain.
C’est ce que Ahmed Ouyahia a tenu
à affirmer, hier mercredi, comme
pour décliner la demande de report
de ce rendez-vous organique formulée la veille par un groupe de
cadres du parti au motif de nombre
d’irrégularités qui auraient, selon
eux, émaillé, son processus de préparation.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - «Un cheminement vers le congrès extraordinaire qui se poursuivra, selon le rythme convenu par la commission nationale préparatoire composée des deux
tiers du conseil national», selon le secrétaire
général intérimaire du parti qui a rendu public
un communiqué.
Et de rappeler à ces cadres frondeurs qu’ils
sont des congressistes de droit et qu’il «leur
appartient donc d’aller mesurer leur représentativité et promouvoir leurs vues, au niveau de
leurs wilayas d’appartenance dont les congrès
auront lieu samedi prochain, ou au niveau des
pré-congrès régionaux au nombre de neuf qui
les concernent et qui se tiendront le 16 avril prochain, ou même devant un congrès extraordinaire». Ne s’arrêtant pas là, Ouyahia avertira
«qu’aucun groupuscule ni aucune minorité n’imposera désormais son diktat au sein du
Rassemblement national démocratique».
Pour sa part, le secrétaire national à la communication du parti soutiendra que les signataires de cette demande de report du congrès
extraordinaire «n’ont pour leur quasi-majorité,
plus aucun lien organique avec le parti».
Pour Seddik Chihab, ces gens qui sont loin
de la base et ne la représentent pas, ne doivent
leur statut de membres du conseil national qu’à
l’ex-secrétaire général du parti qui les a inclus
dans son quota prévu dans les statuts du parti.
Ces gens, poursuivra-t-il, «ne sont que des
contractuels politiques qui veulent une réintégration dans le parti sans passer par le
congrès».
«Près de 110 000 militants sur les 250 000
que le parti compte, ont été associés aux prépa-
ratifs de ce congrès, via un questionnaire, et ont
exprimé leurs avis et remarques sur nombre de
questions dont les diverses résolutions devant
être débattues les 5, 6 et 7 mai prochain», ajoutera Chihab, comme pour démentir les accusations d’irrégularités et de manque de transparence dans les préparatifs de ce congrès extraordinaire relevées par ces frondeurs.
De son côté, l’ex-secrétaire d’Etat à la jeunesse, Belkacem Mellah qui, pour rappel, a
déposé cette semaine, sa candidature au poste
de secrétaire général, exprimera toute sa
confiance en la commission de préparation de
ce congrès extraordinaire.
«Tout se déroule normalement», affirmera-til à partir de Tipasa où il était en campagne de
promotion de sa candidature à propos de
laquelle il exprimera toute sa «conviction quant
à une victoire certaine».
Il est utile de rappeler qu’une douzaine de
cadres du RND, entre membres du conseil
national, anciens députés et ex-sénateurs, ont
plaidé, à l’issue d’une réunion tenue lundi dernier, pour le report de ce congrès extraordinaire.
Ils appuient leur requête par les «graves dysfonctionnements», les «irrégularités» et les
«dérives» qui auraient jalonné le processus de
préparation de ce conclave devant, à ne point
douter, consacrer Ouyahia comme secrétaire
général du parti. Ils dénoncent également «l'exclusion» et la «marginalisation» de nombreux
militants du parti dans l’opération d’élection des
congressistes où la cooptation et la désignation
sont érigées en moyen de sélection, faisant fi
d’un vote par la base.
M. K.
62 condamnations prononcées
en Algérie en 2015
PEINES DE MORT
Soixante-deux peines de mort ont été prononcées
par la justice algérienne en 2015, a indiqué hier la présidente de la section Amnesty International (A. I) –
Algérie, Mme Oussedik, lors d’une conférence de presse animée à Alger. Selon la conférencière, la quasitotalité des peines de mort prononcées par la justice
algérienne ont eu lieu par contumace et dans des
affaires relevant du terrorisme.
Abder Bettache - Alger (Le
Soir) - Selon la même source,
«l’année 2015 a été caractérisée
par une envolée spectaculaire du
nombre d’exécutions dans le
monde, le plus élevé de ces 25 dernières années».
A ce titre, le communiqué
d’Amnesty International remis en la
circonstance à la presse fait ressortir que «l’Arabie Saoudite, l’Iran et
le Pakistan étaient en grande partie
responsables de cette envolée».
«Au moins 1 634 personnes ont été
exécutées en 2015, soit une hausse de plus de 50% par rapport à
l’année précédente et le chiffre le
plus élevé jamais recensé par l’organisation depuis 1989. Ce chiffre
ne tient pas compte des milliers de
personnes probablement exécutées en Chine, où les statistiques
sur la peine de mort sont considérées comme un secret d’Etat», liton. Et d’ajouter : «Heureusement,
les Etats qui procèdent à des exécutions sont minoritaires et de plus
en plus isolés.
Les autres ont pour la plupart
renoncé à la peine capitale et, en
2015, quatre nouveaux pays ont
complètement retiré ce châtiment
barbare de leur législation».
Concernant l’Algérie, la conféren-
cière a regretté que «l’Algérie n’a
pas inclus dans sa nouvelle
Constitution l’abolition de la peine
de mort», tout en lançant un appel
«pour que le combat soit poursuivi
pour réaliser cet objectif».
Cela dit, en rendant le chiffre de
62 peines de mort prononcées par
la justice algérienne en 2015, la
présidente d’Amnesty International
Algérie a déclaré que l’institution
que dirige Tayeb Louh «n’a pas
donné
suite
aux
multiples
demandes formulées par son organisme pour connaître les circonstances et les motifs de ces
condamnations».
Il n’en demeure pas moins,
ajoute la même source, que «le
chiffre de 62 condamnations à mort
enregistrées en 2015 est très élevé
par rapport aux peines prononcées
en 2014 et 2013 et moins élevé
que celles de 2010 et 2012, soit 16,
40, 130 et 153». Dans la région du
Moyen-Orient et de l’Afrique du
Nord, «l’usage de la peine capitale
a considérablement augmenté en
2015». «Tous les pays à l’exception
d’Israël et d’Oman ont prononcé
des sentences capitales et huit
d’entre eux ont exécuté des
condamnés.
Au moins 1 196 exécutions ont
été recensées, soit une augmentation de 26% par rapport à 2014,
l’Arabie Saoudite et l’Iran étant les
principaux responsables de cette
augmentation. L’Iran représente à
lui seul 82% des exécutions enregistrées dans la région».
Enfin, selon Amnesty des
«condamnés à mort ont vu leur
peine commuée ou ont bénéficié
d’une grâce dans 34 pays en 2015,
alors que 51 condamnés à mort ont
été innocentés dans six pays en
2015, soit en Chine, en Egypte, aux
Etats-Unis, au Nigeria, au Pakistan
et à Taiwan.
Pour cette ONG, «aucun élément ne prouve que la peine de
mort ait un effet plus dissuasif sur
la criminalité que les autres
peines».
A. B.
Le Soir
d’Algérie
Actualité
Une personne sur trois ignore
qu’elle est diabétique
Le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche
(Forem), Mustapha Khiati a indiqué hier que 4 millions de
personnes en Algérie sont atteintes de diabète, soit 15%
de sa population, un chiffre qui devrait connaître une augmentation dans les années à venir.
Younès Djama - Alger (Le Soir) «Ce chiffre était prévu par une étude
prospective du ministère de la Santé,
en 2007, qui soulignait que ce taux
devait être atteint en 2025. Or, aujourd’hui, nous avons déjà 4 millions. Ce
qui fait que les projections seront
beaucoup plus importantes dans les
années futures», a, d’emblée, souligné le président de la Forem lors de
son passage hier de la Chaîne 3.
Selon Khiati, un diabétique sur trois
ignore qu’il est atteint par cette maladie. Se pose, de fait, le problème des
dépistages, un domaine où l’Algérie
enregistre beaucoup de retard, ce qui
la place loin des normes internationales, déplore Khiati qui parle d’une
déficience en matière de dépistage. Il
appelle, ainsi, à la mise en place d’un
programme national «cohérent» et
«intégré» de dépistage des personnes
diabétiques.
D’après Khiati, il existe deux
niveaux de dépistage. Le premier
concerne les personnes à risque, soit
celles qui présentent des antécédents
de diabète de par leurs parents. Il y a
possibilité de dépister ces personnes
en mettant en place des protocoles
pharmacologiques, observe-t-il.
Le deuxième niveau porte sur les
personnes qui présentent des risques
comme les adultes en surpoids,
sachant que cette catégorie de personnes sont les plus touchées par le
diabète de type 2. Pour ceux-là également, il y a possibilité des programmes de dépistage. «De façon
générale, si on arrive à mettre en
place ce type de dépistage au niveau
des lieux de travail, on en aura réalisé
une grande partie», fait savoir le Pr
Khiati.
Le président de la Forem pointe du
doigt la mauvaise hygiène de vie et la
surconsommation de sucre de différentes sources notamment chez les
adolescents. Ce qui, d’après lui, fait
apparaître le diabète 2 qui touche les
adultes chez cette catégorie de
jeunes.
«Le diabète de type 2 qu’on voyait
habituellement après 20 ans, touche
aujourd’hui en Algérie des jeunes de
15 et 16 ans parce que ce sont des
enfants qui, dès l’âge de 8 ou 9 ans,
ont surconsommé des boissons
gazeuses doublement concentrées en
sucre par rapport aux boissons commercialisées en Europe et aux EtatsUnis», a souligné le Pr Khiati. Ce dernier qualifie certaines boissons (jus et
sodas) comme de véritables «confitures liquides», du fait que certaines
d’entre elles contiendraient jusqu’à 18
grammes par litre de sucre loin des
normes mondiales. Ce qui pose, selon
7
Photo : DR
MUSTAPHA KHIATI, PRÉSIDENT DE LA FOREM
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
Mustapha Khiati déplore le nombre croissant des diabétiques.
grammes par litre, comme c’est
en vigueur dans la plupart des pays
européens.
Le président de la Forem juge
impératif de commencer par revoir la
seule réglementation qui existe et qui
date des années 1970, du temps où le
sucre était considéré comme un
«complément alimentaire».
Y. D.
lui, un gros problème de santé
publique.
Et Khiati de rappeler avoir à
maintes fois interpellé les pouvoirs
publics, et notamment le ministère
du Commerce, à l’effet de se
pencher sur cette problématique
de
la concentration du sucre en grande
quantité dans les boissons. Le professeur plaide pour un taux de sucre de 8
Des habitudes sociales et alimentaires
incitent cette expansion
PLUS DE CINQ MILLIONS D’ALGÉRIENS ATTEINTS DE DIABÈTE
La Journée mondiale de la santé
a été consacrée pour le diabète ce
7 avril 2016. Plus qu’une maladie
chronique, celui-ci prend les
allures d’un véritable fléau. En plus
de certains comportements culturels nuisibles, un mode de vie de
plus en plus occidental, une malnutrition davantage axée sur les
matières grasses et le sucre constituent la combinaison idéale pour
l’envol du diabète.
Naouel Boukir - Alger (Le Soir) - 552 millions est le chiffre prévu par l’OMS pour ce qui est
du nombre de diabétiques à l’échelle mondiale
en 2030. 80% des cas résident dans le tiersmonde ou les pays en voie de développement.
Une maladie pour laquelle l’Afrique offre une
augmentation de 11%, l’une des plus importantes
évolutions. Un classement où le Grand Maghreb
figure en tête de liste.
Des statistiques, sans doute, frustrantes, surtout si l’on considère que le nombre de diabétiques
oscille entre 5 et 6 millions de personnes, soit 1
Algérien sur 8 en 2015. Sachant que ce chiffre se
limitait à 1 million deux décennies en arrière.
Pour revenir aux origines historiques, le docteur Smaïl Boulbina, invité du forum El Moudjahid
hier, rappelle que le phénomène de l’obésité, une
des causes majeures du diabète, est «nouveau»
pour la société algérienne. Son avènement
remonte à la fin du siècle précédent seulement
puisque «la situation de guerre avant 1962 avait
appauvri le peuple».
L’explosion de la consommation suite à l’indépendance a donné naissance à ce qu’on qualifie de «maladies de civilisation», à savoir le diabète entre autres. Effectivement, la malnutrition
engendrée se généralise de plus en plus au sein
de la société s’orientant vers un mode alimentaire occidentalisé bourré en gras et sucres.
Aujourd’hui, l’Algérien a gagné en moyenne «10
centimètres en largeur» comparativement aux
années 60, a révélé le docteur.
En plus de l’obésité et des mauvaises habitudes alimentaires, l’inactivité physique et la
dépendance aux appareils électroniques (TV,
PC, tablettes …), particulièrement chez les
jeunes, encouragent le développement du diabète. Selon les dernières enquêtes menées par des
laboratoires indépendants, le taux de prévalence
en Algérie avoisinerait les 16%.
D’autant plus qu’un tiers des concernés ne
sont pas conscients de leur maladie.
Evidemment, il y a également une part de prédilection génétique. Celle-ci est notamment
appuyée par le nombre important de mariages
endogames. «Cette habitude culturelle catastrophique n’est définitivement pas à perpétuer»,
rajoute S.Boulbina, puisqu’elle renforce considérablement la probabilité de consanguinité. En
effet, selon les statistiques du professeur, quand
l’un des parents est diabétique, 2/5 des descendants sont susceptibles de l’être aussi. Par
contre, quand ce sont les deux parents qui sont
atteints de diabète, 4/5 des descendants pourraient en hériter.
Cette habitude culturelle n’est pas la seule à
bannir, selon le professeur. Les plats gorgés en
sucres et matières grasses ainsi que les boissons gazeuses servies au mois de Ramadhan
sont «une réelle arme de destruction massive»,
prévient-il. En effet, 22l à 26l de boissons
gazeuses sont annuellement consommées pour
un Algérien en moyenne.
Question de prévention
ou de subventions ?
Le rôle des instances exécutives est souvent
problématique quand une maladie chronique évolue plus fortement que la croissance économique.
Autant pour les autorités que pour le consommateur, c’est l’équilibre budgétaire qui est menacé,
outre l’état de santé en détérioration.
Pour le docteur S. Boulbina, les représentants des associations de protection des
consommateurs et la présidente du CroissantRouge algérien subventionner la farine, le sucre
et le lait n’est pas seulement «un gaspillage
extraordinaire» mais c’est parallèlement «la subvention du diabète». Conséquemment, le pain
fabriqué à base de farine blanche subventionnée, à forte teneur en sucres longs, fait l’objet
d’une grande consommation et de «tout autant
de gâchis».
«Des aides directes aux personnes nécessiteuses» est ce qui a été, encore une fois, proposé. Il faut également savoir que les dépenses
sont énormes en matière de médicaments importés pour traiter le diabète. Surtout que l’Etat les
fournit gratuitement par le biais de la carte Chifa.
«Une autre tendance au gaspillage», selon certains intervenants. Afin de pallier «cette mentalité», il y a lieu «d’institutionnaliser la prévention».
La communication et la sensibilisation
demeurant les seuls moyens afin que l’ensemble
des parties prenantes, société civile et autorités,
puissent agir sur le mode de vie et l’hygiène alimentaire néfastes de la société. Des actions de
prévention coordonnées et «non conjoncturelles» sont aujourd’hui l’unique issue pour
contrecarrer le fléau du diabète.
N. B.
Les directeurs de la santé au chevet
du respect de la réglementation
PHARMACIES DE GARDE ET CONCURRENCE DÉLOYALE
Le ministère de la Santé, de la Population et de la
Réforme hospitalière a mis un service en ligne concernant les pharmacies de garde. Les pharmaciens
concernés respecteront-ils le service de garde ?
Comment éviter la concurrence déloyale des pharmaciens non concernés par la garde ? Le ministère de la
Santé via les Directions de la santé de wilaya a mis en
place des inspecteurs de contrôle pour veiller au respect de la réglementation.
Salima Akkouche - Alger (Le
Soir) - Désormais il suffit de cliquer
sur le site du ministère de la Santé
pour connaître quelle pharmacie est
de garde. L’application sera bientôt
téléchargeable sur les smartphones
et un système de géolocalisation
des pharmacies de garde est aussi
en cours de mise en place. Cette
activité est cependant gérée par un
arrêté ministériel publié en 2014.
Les pharmaciens d’officines sont
tenus d’assurer la garde les vendredis et jours fériés de 8h à 19h et la
nuit de 19h à 8h. Le pharmacien qui
assure la garde de nuit bénéficie
d’une journée de récupération le
lendemain de la garde. En dehors
de la garde dont les horaires sont
fixés, les pharmaciens d’officines
doivent respecter les horaires d’ouverture et de fermeture.
La pharmacie doit rester ouverte
d’une manière continue de 8h à 19h
et exceptionnellement jusqu’à 22h
après accord du directeur de la
santé et de la population de wilaya,
en fonction des spécificités de la
zone d’implantation de l’officine.
La liste des officines de pharma-
cie devant assurer la garde par
commune est établie par le directeur
de la santé et de la population de la
wilaya, quinze jours avant le début
de chaque mois, en concertation
avec les représentants des pharmaciens d’officines.
Dans les endroits où le nombre
d’officines est inférieur ou égal à
trois, la garde est assurée uniquement de jour les vendredis et les
jours fériés.
Selon cet arrêté, seule l’officine
désignée de garde reste ouverte pendant les horaires fixés. Comment
faire respecter la réglementation ? Le
ministère de la Santé précise que la
Direction de la santé et de la population de wilaya est chargée d’effectuer
régulièrement des inspections pour
s’assurer du respect de la garde.
«Elle doit transmettre un bilan trimestriel faisant état des inspections
effectuées et mesures prises aux services compétents du ministère de la
Santé, de la Population et de la
Réforme hospitalière. L’inobservation
des dispositions du présent arrêté
entraîne l’application des sanctions
administratives conformément à la
législation et la réglementation en
vigueur. Le pharmacien ayant fait
l’objet d’une sanction de fermeture
définitive, ne peut prétendre à l’ouverture d’une nouvelle officine», stipule l’arrêté relatif aux modalités d’organisation de la garde au niveau des
officines de pharmacie.
«La liste de garde se fait au
niveau de chaque wilaya par les
directeurs de la santé en relation
avec le Syndicat national des pharmaciens d’officines et la garde est
obligatoire. Chaque DSP dispose
d’une inspection médico-chirurgicale, de chirurgie dentaire et pharmaceutique», explique Slim Belkessam
directeur de l’information au ministère de la Santé.
L’ouverture d’une autre pharmacie non concernée par la garde est
incompatible, dit-il, pour éviter la
concurrence déloyale.
S. A.
Régions
Le Soir
d’Algérie
8
Le manque de ciment hypothèque plusieurs
projets dans le bâtiment
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
AÏN-TÉMOUCHENT
Concernant le premier point,
il a dit ; «Le ciment est presque
inexistant à l’échelle de la
wilaya. Tous les chantiers
ouverts risquent de s’arrêter
immédiatement et les centaines
de travailleurs vont chômer,
Un marché
de proximité
dans un état
lamentable
JIJEL
Réalisé à coups de milliards
de centimes par les pouvoirs
publics, le marché de proximité
situé dans le quartier du village
Moussa, à l'entrée est de la
ville de Jijel, connaît une
dégradation continue.
Le visiteur de cet espace
commercial, ouvert il y a seulement quelques mois par les
autorités locales pour contenir
les commerçants, sera frappé
par l'état des lieux : des compteurs saccagés par les occupants, des ordures jonchant le
sol à chaque coin de ce marché malgré l'existence des
bacs à ordures et des poubelles. Ceci par manque de
civisme des locataires, et
même des étals de fortune
sont dressés au milieu des
allées de ce marché partiellement exploité.
Lors de notre virée à ce
marché fortement fréquenté,
nous avons été désagréablement surpris de voir, à l'intérieur d'un local, un lit sur lequel
un homme d'un certain âge
était allongé, aux environs de
18 heures.
Selon des citoyens rencontrés sur les lieux, leurs avis
sont unanimes à dire que ces
locataires, qui étaient des vendeurs à la sauvette dans la rue,
ont du mal à se débarrasser
des réflexes du commerce
informel en dépit de la tentative
des pouvoirs publics visant
leur réintégration dans le circuit légal pour exercer leur
activité dans de bonnes conditions.
Lors de la dernière session
de l'Assemblée populaire de
wilaya, le wali a instruit les services concernés pour superviser ce qui se passe au sein de
ce marché et étudier les possibilités d’exploiter les locaux
toujours inoccupés.
B.M.-C.
sans parler des autres conséquences relatives, et d’ajouter
d’un ton égratigné, ces entreprises réalisatrices de «ces projets n’ont pas été payées par la
Caisse nationale du logement
(CNL) et par l’OPGI au sujet de
leurs situations depuis quatre
mois.»
Les entreprises n’arrivent
pas à payer les salaires de
leurs travailleurs ni à honorer
leurs engagements envers les
fournisseurs et les caisses
Photo : DR
Selon le président de la Confédération du bâtiment,
des travaux publics et de l'hydraulique, M. Sid-Ahmed
Errouane, a tenu un point de presse : «Plusieurs projets
de logements sociaux à travers la wilaya de AïnTémouchent connaîtront des retards considérables
dans la réalisation, et ce pour deux raisons : le manque
de ciment et le retard du paiement des situations des
entreprises.»
Cnas, Casnos et Cacobath qui
les menacent de pénalité de
retard. C’est la première fois
que les entreprises sont
secouées par une telle crise.
«Nous interpellons le chef de
l’exécutif d’intervenir pour un
dénouement heureux de cette
situation.».
Ce représentant des entreprises a précisé qu’une correspondance a été adressée le 28
mars dernier par le président
national de la Confédération
BTPH, M. A. Dennouni, au
directeur général de la CNL
dans laquelle il lui a fait
connaître la situation déplorable des entrepreneurs de Aïn
Témouchent et il a saisi le
ministre de l’Habitat, de
l’Urbanisme et de la Ville.
S. B.
Des écuries en plein milieu urbain
NAÂMA
L’élevage des animaux dans les milieux urbains a pris
de l’ampleur ces derniers temps dans certains quartiers
des communes de la wilaya de Naâma.
Les habitants de certaines
cités qui se plaignent des maquignons et apprentis éleveurs,
interpellent encore une fois, les
autorités locales, à l’effet de lancer une opération d’envergure
pour interdire ces pratiques et
éradiquer ce phénomène inquiétant qui ne cesse de se développer anarchiquement.
Ovins, bovins, poules et
même baudets vivent avec leurs
propriétaires au sein même des
habitations transformées en la
circonstance dans des quartiers
populeux, à l’exemple de AïnR’cheg, Haï Mzi, Mouileh I et II,
Haï Bouamama, pour ne citer
que ces quartiers dans la ville de
Aïn-Séfra, autrement dit, le phénomène est partout.
La quasi-totalité des quartiers
à Naâma, Méchéria et dans les
communes, n’est pas épargnée
par les écuries, voire même
l’aménagement de «zribates, de
gourbis» et de poulaillers sur les
terrasses.
Or, l’exode des nomades vers
la ville et dans les périphéries
des villes, la nouvelle vague des
revendeurs et spéculateurs, des
maquignons, ont, en effet, terni
l’image citadine des cités devenues au fil des temps des douars
; une atteinte à l’environnement,
à la santé publique, des odeurs
nauséabondes, des moustiques
et scorpions etc. d’où les solutions de l’autorité sont devenues
quasiment difficiles, pour ne pas
dire nulles. Les citoyens donc, se
plaignent de leurs voisins-éleveurs, or, pour ces derniers, c’est
une source de vie qui procure
des avantages bénéfiques, surtout lors des occasions (fêtes de
l’Aïd, noces, Ramadhan, Sbouê
etc).
L’autorité doit agir et doit protéger l’aspect esthétique des
villes, surtout face aux nouvelles
urbanisations
périphériques
généralement «agrémentées»
d’étables pour animaux.
B. Henine
ce problème, mais, à ce jour, rien
n’a été fait sur le terrain malgré la
gravité du problème et les
risques majeurs sur notre
santé», se plaignent les villageois qui dénoncent «le laxisme
et l’indifférence des autorités de
wilaya.
La fermeture de cette importante voie de communication n’a
pas manqué une énième fois de
pénaliser
lourdement
les
citoyens des autres municipalités
de la wilaya et les étrangers à la
région dans leurs déplacements.
Les nombreux usagers de cet
axe routier ont dû faire un long
détour par la RN75 passant par
Amizour pour rejoindre leur destination.
Des travailleurs et des étudiants, pris en otage dans un
conflit dont ils sont loin d’être
impliqués, n’ont pas manqué de
pointer du doigt la première autorité de la wilaya accusée d’être
«le premier responsable de cette
anarchie qui s’est installée dans
la région avec de graves conséquences sur le développement
économique d’une wilaya déjà
marginalisée par le pouvoir», fulmine Mohand K., cadre à Cevital.
A. Kersani
du dépôt, ces individus l’ont
roué de coups avant de
prendre la fuite.
L’un des migrants auteurs
du vol a été arrêté le lendemain
à Sidi-Aïch par les enquêteurs
de la police judiciaire de la
localité, rapporte notre source.
Une enquête a été diligentée aussitôt par la police judiciaire de Sidi-Aïch pour arrêter
l’ensemble des auteurs du
cambriolage du dépôt de matériel et pièces détachées se
trouvant en plein centre-ville.
A. K.
La RN 12 fermée une nouvelle fois à Oued Ghir
BÉJAÏA
La RN 12 a été une nouvelle fois fermée à la circulation
automobile par la population de Oued Ghir, à hauteur
de Hellil.
Les villageois de Hellil,
Mellala, Aït Ahmed-Ouamnsour,
Ireza et Ibachiren entendent
réclamer à travers cette action
radicale de blocage de cet
important axe routier reliant le
chef-lieu de wilaya aux wilayas
de Tizi-Ouzou, Bouira et Alger la
fermeture du centre d’enfouissement technique Sidi Boudraem,
surplombant ces localités.
Le CET en question dégagerait, selon les protestataires, un
produit hautement toxique. Ce
produit dangereux, le lixiviat,
constitue une grave menace sur
la santé des villageois, dénoncent les manifestants. «Toutes
les autorités ont été alertées pour
cette menace qui pèse sur notre
santé .Le directeur de ce CET, la
direction de l’environnement et le
chef de daïra ont été saisis à
maintes reprises sur cette situation alarmante. Le S/G de la
wilaya, en présence du directeur
de l’environnement, a promis de
trouver une solution appropriée à
Vol et agression d’un groupe de migrants subsahariens
SIDI-AÏCH
Un groupe de migrants subsahariens a violemment
agressé le gardien d’un dépôt de matériel et pièces détachées hydrauliques appartenant à un privé à Sidi-Aïch.
Le groupe de refugiés subsahariens s’est introduit dans
le dépôt dans la nuit de lundi à
mardi pour tenter de dérober
du matériel hydraulique pour le
revendre, selon une source
policière.
Surpris par le veilleur de nuit
Le Soir
d’Algérie
Régions
431 aides financières au profit de
l’habitat rural octroyées récemment
SOUK AHRAS
Il faut le dire, nonobstant les chutes vertigineuses des
prix de l’or noir, au demeurant, l’Etat adopte toujours la
même stratégie de soutenir les trois secteurs pivots pour
la population, le triumvirat «santé, habitat et éducation».
Assurément, les aides affectées à la construction de l’habitat rural et l’acquisition d’un
logis se poursuivent toujours
dans le but de lutter contre l’habitat précaire. Dans ce contexte, quelque 431 aides destinées
à l’habitat rural ont été
octroyées durant les deux der-
niers mois à travers plusieurs
localités de la wilaya de SoukAhras, nous a fait savoir le
directeur du logement.
Pour ce faire, une manne
financière de l’ordre de 300 millions de dinars a été allouée
pour porter aide à l’autoconstruction et cette politique
vise évidemment à accompagner le retour, la fixation des
populations
dans
leurs
hameaux d’origine et freiner,
par là, l’exode vers les villes.
En chiffres selon nos
sources, 2 644 aides financières ont été concédées en
2015 à la faveur de nouvelles
facilitations mises en exergue
par le ministère de l’Habitat.
60% du montant sont octroyés
après l’obtention du permis de
construire et les 40% restants
seront dégagés une fois que les
travaux des gros œuvres
démarreront.
A rappeler que la wilaya de
Souk-Ahras pour le quinquennat 2010-2014 a bénéficié de
12 290 aides afin de contribuer
à l’achèvement des constructions rurales. Concernant le
logement public locatif «LPL»,
la wilaya de Souk-Ahras a
bénéficié de 10 500 unités qui
sont en cours de construction.
Barour Yacine
charges qui stipule que l'une
des conditions consiste en
l'apuration de la situation financière.
Une nouveauté à signaler, le
prix de la concession sera proportionnel au nombre d'estivants. Par ailleurs le balisage
sera tracé en présence du chef
de daïra.
Concernant les précautions
sanitaires, le wali s'est montré
étonné de constater que l'eau
de mer n'est analysée que deux
fois par mois par un laboratoire
situé à... Aïn Defla.
Pour pallier ce problème, il
va décider de l'achat de valises
d'analyses qui seront détenues
par des techniciens, logés au
niveau des villes côtières.
Medjdoub Ali
Plan d'action de la DAS pour la saison estivale 2016
CHLEF
Lors de la réunion mardi dernier de l'exécutif au niveau
de la salle de conférences de la Wilaya, présidée par le
wali en compagnie de la secrétaire générale et du P/APW,
M. Bouabdellah Salah a dévoilé son programme pour
cette période. Ce dernier va s'articuler autour de 3 volets.
En premier lieu, les enfants
du Sud vont faire l'objet d'une
grande attention puisque 2 sessions vont leur être consacrées.
Chacune réunira 300 colons,
encadrés par des éducateurs
bien formés et expérimentés.
En plus des joies de la mer, des
activités culturelles et sportives
vont agrémenter leur séjour.
Le second volet sera «le plan
bleu» et ciblera les enfants des
zones déshéritées au nombre
de 2 000, qui partiront vers les
plages le matin et retourneront
chez eux le soir. L'initiative est
louable quand on connaît les
températures infernales qui
règnent l'été dans cette wilaya
et l'impossibilité financière de
s'offrir des vacances en bord de
mer.
Le troisième point soulevé
par le directeur de l'action sociale concernera le nettoyage des
plages. L'effectif des villes
côtières sera renforcé par le
recrutement d'agents dans le
cadre de Blanche Algérie pour
lutter contre l'insalubrité et pour
un séjour agréable.
Puisque la réunion a porté
principalement sur la prépara-
tion de la saison estivale, le premier responsable de la wilaya a
averti que tous les candidats à
une concession des plages doivent respecter le cahier des
440 litres de lait saisis pour condition
de conservation non conforme
SIDI-BEL-ABBÈS
La Sûreté urbaine de Sidi-Bel-Abbès a, au
cours d’une patrouille de routine, intercepté un
camion transportant 440 litres de lait de vache
dans des citernes non soumises à une source
de fraîcheur garantissant leur conservation.
Cette quantité de lait a été saisie et le conducteur du camion interpellé.
A. M.
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
9
KHEMIS MILIANA
Une fuite de
gaz butane
suivie d’une
explosion fait
2 victimes
Mercredi, en tout début de
matinée, vers 6h du matin le
bruit d’une forte déflagration
s’est fait entendre dans tout le
quartier situé à une centaine de
mètres au sud de la gare routière de la ville de Khemis
Miliana, réveillant tous les habitants aux alentours du lotissement de l’ex-Beaumarchais.
Les premiers arrivés sur les
lieux de l’explosion furent les
éléments de la Protection civile
qui ont porté secours à une
femme de 64 ans qui souffrait
de brûlures du 2e degré et à un
homme âgé de 38 ans, en état
de choc. Les 2 victimes ont été
évacuées vers les UMC de
l’hôpital tout proche.
En plus des deux victimes, il
a été constaté l’effondrement
des murs et du toit de la cuisine sans compter la destruction
de nombreux objets dans la
maison.
Selon les premières constatations il s’agit d’une fuite de
gaz butane qui a été suivie
d’une explosion.
Encore une fois l’utilisation
d’appareils de chauffage ou de
cuisine défectueux, sans contrôle de l’installation, est à l’origine
de ce drame qui hélas se produit souvent en cette période
pluvieuse et surtout en l’absence de bouches d’aération.
Karim O.
Pour une meilleure gestion du patrimoine communal
MÉDÉA
Vu la conjoncture économique actuelle du pays, il est
aujourd'hui urgent de revoir la gestion des biens des collectivités à travers le territoire du Titteri.
Cette démarche devrait permettre de booster les ressources et le budget des communes, leur concédant ainsi
une meilleure prise en charge
de leur développement et que
ce dernier ne demeure pas tributaire des seules subventions
de l'Etat. Le premier responsable exécutif de la Wilaya estime que les communes doivent
optimiser leurs recettes en
exploitant pleinement leurs
biens et propriétés, et ce, en
«repensant» la gestion de ce
patrimoine.
Cette mission incombera
désormais à une commission
de wilaya qui finit de s'installer.
Il a été précisé dans ce sens
que ce dispositif humain formé
de responsables de l'administration locale, de l'inspection
générale, du Trésor public et
des impôts de la wilaya de
Médéa devra régenter et administrer les biens mobiliers et
immobiliers des communes et
même les marchés de quelque
nature qu’ils soient.
Pour ce faire, les commissions de daïras se chargeront
de mettre en œuvre cette nouvelle pratique et seront suivies
et diligentées par ladite instance wilayale devant faire office
de «manager».
M. L.
Le rôle de la culture artistique
dans la formation du sens moral
Le Soir
d’Algérie
n a souvent insisté sur le rôle que
devrait jouer à l’école primaire la culture artistique et une certaine culture
esthétique.
Comme la culture intellectuelle développe
l’amour du Vrai et la culture morale celui du
Bien, la culture artistique et esthétique développe l’amour du Beau.
De quoi est-il fait ? Il est, d’abord, goût de
l’ordre, de la mesure, de l’harmonie. Il est
ensuite sentiment de grandeur, d’admiration. Il
est encore désintéressement, projection du
moi dans l’objet, oubli de soi. Il est enfin communion, non seulement avec le créateur de
l’œuvre d’art, mais avec tous ceux qui l’admirent. Si l’on en juge par ses effets, on peut dire
qu’il est à la fois apaisement, idéalisation,
impersonnalité et socialisation.
On retrouve exactement les mêmes éléments dans l’amour du Bien. Celui-ci est également goût de l’ordre par l’obéissance à la
règle, sentiment de la grandeur d’un idéal
O
Contribution
progressive et signe d’une réflexion sur
l’œuvre.
Enfin l’IMITATION :
Dernier stade, dont il convient de préciser le
caractère. Elle n’est pas nécessairement désir
de copier les œuvres. Elle traduit dans la vie
quotidienne l’exigence de beauté qu’on a su
faire naître chez les enfants.
L’enfant, élevé dans le voisinage de la
beauté, sous ses aspects les plus simples, qui
n’ont rien à voir avec le luxe, sera en mesure
de la chercher et de la trouver partout. Il la respectera.
Comme dit Hubert (Traité de Pédagogie
générale), «l’imitation à l’art qui en fait saisir la
beauté est, presque au sens religieux du
terme, une élévation.» Alors pourra se faire le
passage du domaine esthétique au domaine
moral :
- la fierté de la bonne tenue corporelle
deviendra fierté de résister aux petites tentations de chaque jour et de vaincre la paresse,
Nous avons un système éducatif trop peu culturel.
Les enseignements dits «accessoires» (chant, dessin,
musique, travail manuel, théâtre…) sont souvent
négligés dans nos institutions scolaires. Dans bien des
classes, ils sont volontiers remplacés par un exercice
écrit de grammaire, de conjugaison, de lecture ou par
une dictée ou un problème supplémentaire.
transcendant, désintéressement par projection
du moi dans l’autre ou altruisme et communion
des consciences sur le plan supérieur des
valeurs. Cette analogie a conduit bien des penseurs, pour qui vivre moralement est en
somme vivre en beauté, a souhaité que la formation du sens moral prenne appui, dès l’école
primaire, sur celle du sens esthétique.
A première vue, cela paraît difficile. Tout, en
l’enfant, semble s’opposer à l’épanouissement
du sens esthétique, du moins dans la plus grande partie de la troisième enfance, âge de l’école
primaire. Désordonné, il passe d’une occupation à l’ordre, laisse traîner ses affaires et considère la règle comme une entrave. Effrayé par le
grandiose qui l’écrase alors qu’il est en pleine
expansion, il est plutôt porté vers les petites
choses et sa sympathie va à ce qui est lilliputien. Réaliste, il vit dans le tangible et non dans
l’idéal. Egocentrique, il est individualiste et ne
communie longtemps qu’avec lui-même.
Est-ce à dire que l’enfant soit absolument
réfractaire à l’appel du Beau ? Non, et c’est
pourquoi la culture esthétique peut, dans une
certaine mesure, jouer son rôle dans la formation du sens moral. Affectif avant tout, l’enfant
est sensible aux formes, aux couleurs, aux
sons et aux rythmes ; illusionniste et animiste,
il succombe au charme du merveilleux qui
n’est autre que l’idéalisé. C’est sur ces virtualités que prendra d’abord appui une éducation
pré-esthétique très simple, fondée sur le goût
de la propreté (un être sale n’est jamais beau),
de l’ordre (classe nette et sobrement décorée),
multipliant les impressions favorables (ligne
agréable d’un vase, mouvement gracieux
d’une plante verte, harmonie des couleurs d’un
bouquet) beau musical par le chant et beau littéraire par la poésie et la récitation.
Dans le domaine plus familier du travail
quotidien et des objets qui forment le décor de
la vie, on doit s’efforcer de rendre les enfants
sensibles aux notions d’ordre et d’harmonie qui
sont à l’origine de ce qu’on appelle le bon goût,
de leur faire sentir l’importance des proportions
des objets, des accords entre les nuances et
les teintes, et les ressources qu’offrent de
secrètes dissonances.
Il faut apprendre à l’enfant à sentir, plus
exactement à organiser et hiérarchiser les sensations que lui procure le monde extérieur, puis
à exprimer ce qu’il ressent, et enfin à s’exprimer.
On peut distinguer, au point de vue éducatif
trois moments :
-D’abord l’ADMIRATION :
L’enfant admire, et toute son attitude le
révèle : bouche bée, regard fixe.
- Puis la CONTEMPLATION :
La contemplation, la prise de conscience
élégance intérieure, le plaisir de l’ordre matériel deviendra besoin de régularité et esprit de
discipline, l’admiration, en détachant des
petites choses, assurera peu à peu, comme le
souhaitait Bain, le triomphe du «higer-self» sur
le «lover-self»
«Les enseignants sont-ils assez armés
pour une authentique et incontestable
activité artistique dans nos écoles ?»
Nous avons un système éducatif trop peu
culturel. Les enseignements dits «accessoires» (chant, dessin, musique, travail
manuel, théâtre…) sont souvent négligés dans
nos institutions scolaires. Dans bien des
classes, ils sont volontiers remplacés par un
exercice écrit de grammaire, de conjugaison,
de lecture ou par une dictée ou un problème
supplémentaire. Les maîtres allègent la surcharge des programmes ou leur manque de
dons personnels ou de formation. En fait, derrière ces excuses se cache une désaffection à
l’égard de ces enseignements considérés
comme accessoires parce qu’on en ignore la
valeur pratique et éducative et qu’on les prend
pour de simples divertissements ou séances
récréatives.
C’est une grande erreur que celle d’une
pédagogie toute intellectualiste qui, trop exclusivement préoccupée de l’acquisition du savoir
et de la culture de l’esprit, néglige l’éducation
de la sensibilité.
Il faut donner une résonnance culturelle à
l’ensemble des disciplines, de façon que l’école
soit un miroir, une expression de la vie non pas
un éparpillement d’abstractions où la vie ne
passe plus. Il faut qu’à l’intérieur des établissements scolaires, les maîtres soient des agents
d’ouverture et qu’à l’extérieur, les responsables
de toutes les sources de la culture soient des
guides en même temps que des éveilleurs. Le
pédagogue doit être un animateur et l’animateur doit être un pédagogue, de façon qu’ensemble ils composent un passage culturel et
artistique.
C’est au sein de l’école que le petit Algérien
saura apprécier un morceau de musique, une
peinture, une poésie, un texte de littérature
classique, une pièce théâtrale, l’architecture
d’un monument historique…
Toute œuvre belle est promesse et certitude
d’un échange et cet échange annonce un enrichissement de l’individu. «Une belle œuvre
signifie sans fin.» a écrit Alain. Peu à peu, par
la contemplation de la beauté sous toutes ses
formes, l’être accède à des formes supérieures
de conscience. Tels ces enfants découvrant,
avec admiration teintée d’angoisse, l’halluci-
nante beauté du bouquet de fleurs et les miniatures de Med Racim, les faons, les poissons en
fontaine de Baya, les tournesols de Van Gogh
et forçant d’exprimer par la couleur ce qu’ils
éprouvent alors. Tels ces petits qu’émeut l’histoire du Petit Prince de St Exupéry, et dont les
yeux scintillent de larmes quand le petit Prince
dit adieu à son ami. Un silence alors se fait
dans la classe, et il est riche d’une émotion
capable d’éclairer mainte vie pour longtemps.
Le plaisir artistique, l’un des plus
essentiels à l’humanité
Est-il utile d’en rappeler les raisons ?
D’abord parce qu’une certaine qualité de l’être,
tout au long de sa vie , est liée à l’apprentissage qu’il a pu faire de s’exprimer, que ce soit par
la création théâtrale, architecturale, musicale,
chorégraphique, plastique et de goûter, à travers ses propres exercices, la création des
artistes d’aujourd’hui et de demain, mais aussi
de ceux qui nous ont précédés et dont le legs
constitue un patrimoine qui nous est commun
dans la seule mesure où nous avons appris à le
connaître et à l’apprécier.
Le rôle, le plus ancien de l’école, qu’elle
tend à reléguer à l’arrière-plan, étant donné
l’importance prise par la formation préprofessionnelle et professionnelle, est précisément
d’initier les jeunes aux différentes formes de
l’humanisme. N’oublions pas que la communauté scolaire est vie commune, c'est-à-dire
organisation sociale, avec ses règles et sa
rigueur (respect des personnes et des groupes)
mais aussi fête, joie commune : un beau spectacle, une exposition de peinture, un concert, la
recherche de belles formes, la création sont
appréciés en eux-mêmes, avec leurs valeurs
affectives, culturelles, sans mépriser les explications ou le discours, mais sans toujours leur
donner le dernier mot. Si la communauté scolaire n’admet pas de vivre une vie culturelle
pour le plaisir de vivre, quelle communauté
humaine accueillera le plaisir culturel comme
l’un des plaisirs essentiels à l’humanité ? Il est
donc clair que les relations entre l’école et
toutes les institutions et manifestations culturelles doivent être systématiquement facilitées
et encouragées. Il faut donner aux enseignants
le pouvoir et les moyens de veiller à l’éducation
culturelle et artistique, comme moyen d’éveil et
d’épanouissement des personnalités. Des
séances de réflexions pédagogiques doivent
réunir les enseignants et les conservateurs de
musées, des forêts, des spécialistes de l’environnement, les directeurs de théâtres , des
centres culturels, de Maisons de jeunes et des
Ecoles des beaux-arts… en se souvenant que
«toute pédagogie artistique doit proposer sans
imposer, suggérer sans démontrer. Elle n’est
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
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Par Abdelhamid Benzerari
Faire de la musique à l’école, mais ne pas
entendre ailleurs, faire du théâtre, pratiquer les
arts plastiques en classe, mais ne rien
connaître de ce qu’on fait ou font les autres,
savoir lire, mais ne pas fréquenter les bibliothèques prive des stimulations, des rapprochements, de l’aisance qu’il faut avoir dans les
rapports avec les objets culturels. La stérilité
de l’école algérienne en la matière n’a d’égal
que le vide désertique et l’analphabétisme
artistique dans lequel vit une grande partie de
notre société. «Sans un minimum de loisir, pas
de travail créateur, par conséquent, pas de culture ni de civilisation.» Rey Lewis
La pratique est insuffisante sans la familiarité. L’enseignement peut avoir recours aux
nouvelles technologies de communication, le
multimédia, Internet pour procurer aux élèves
le plaisir de découvrir des œuvres d’art différentes, d’artistes connus mondialement en
peinture, musique, poésie…Et puis, pour donner de l’imagination aux autres, il faut être imaginatif soi-même. Il faudrait que tous les enseignants fussent créatifs, imaginatifs, inventifs.
Parce que la culture est plus dans le regard de
l’homme que dans l’objet qu’il contemple ; la
formation culturelle dépend essentiellement de
l’éducation. La liberté qu’elle impose c’est :
- Celle de l’honnêteté à l’égard de sa propre
expression.
- Celle de l’ouverture de l’esprit et de la
sensibilité.
- Celle de l’attention portée à l’infinie diversité de la création.
- Celle du respect d’autrui.
L’acquisition des savoirs fondamentaux, la
transmission de la culture, l’éducation aux
valeurs et aux règles de la vie commune, voilà
ce qu’une société doit à ses enfants.
Certains pays comme l’Allemagne, la
Finlande…, tellement ils donnent de l’importance maintenant aux activités culturelles, artistiques et sportives dans les écoles qu’ils leur
consacrent les après-midi dans les emplois du
temps des enseignants.
La non-culture, c’est l’intolérance, c’est la
solitude… Elle est essentiellement un refus ou
une ségrégation, un repliement sur soi ou sur
le vide.
«Le développement unilatéral de l’intelligence cognitive, aux dépens des autres modes
de percevoir le réel et de maîtriser les ressources de la personnalité, produit des êtres
psychologiquement difformes et incapables
d’habiter ce monde avec l’aisance, la compétence et la grâce qui s’impose.», affirmait
Lengrand, ex-Directeur de l’éducation à
l’Unesco. Former une conscience, c’est donner
Des séances de réflexions pédagogiques doivent
réunir les enseignants et les conservateurs de musées,
des forêts, des spécialistes de l’environnement, les
directeurs de théâtres, des centres culturels, de
Maisons de jeunes et des Ecoles des beaux arts… en
se souvenant que «toute pédagogie artistique doit
proposer sans imposer, suggérer sans démontrer.
pas “feuille de route, mais invitation au voyage.”» (Louis Raillon). En favorisant la découverte d’un centre culturel, d’un opéra, d’un
orchestre de malouf, d’un orchestre de musique
classique ou andalouse, d’une Ecole des beaux
arts…, l’école permet aux jeunes de développer
en eux des virtualités trop souvent atrophiées et
l’expérience prouve que l’école, dans le même
temps, se vivifie elle-même. Les rapports
maîtres élèves évoluent. Le rendement scolaire
s’améliore. On assurera ainsi le contact des
jeunes avec les œuvres d’art et avec les traditions de la culture locale. Cette formation culturelle développera leur sensibilité et est une
nécessité. «L’analphabétisme esthétique, l’analphabétisme sentimental et l’analphabétisme
social sont aussi redoutables pour l’équilibre des
individus et, enfin de compte, pour la société,
que les autres formes de l’analphabétisme,
mieux connues et plus faciles à identifier.»
à un être jeune, encore vacant, le goût de vivre
et d’aimer. Elle peut porter aussi bien au sommet de la création artistique ceux qui y sont
armés pour y parvenir.
Nous estimons ainsi qu’il n’est jamais trop tôt
pour sauvegarder et développer les possibilités
de compréhension et de créativité de l’enfant,
que parler de liberté, de justice scolaire, de
dignité humaine n’a pas de sens si l’on ne donne
pas à chacun, à la mesure de ses moyens et au
moment où il en ressent le besoin, la possibilité
d’accroître et d’ajuster son savoir, pour faire face
aux problèmes que sa vie lui pose.
En conséquence, l’éducation artistique ne
peut plus être une discipline séparée des
autres ; elle constitue un catalyseur d’intervention pédagogique.
Il ne s’agit plus, pour nous éducateurs,
«d’enseigner l’art, mais d’éduquer par l’art.»
A. B.
Culture
Le Soir
d’Algérie
Métropolisson
Par Kader Bakou
Le photographe Janol Apin a illustré de belle manière des stations du
métro de Paris en prenant au mot (ou
au pied de la lettre), leurs noms.
Quelques exemples ? Sur le quai du
Champ-de-Mars, on voit un astronaute
(ou un cosmonaute). Le célèbre général, qui avait, un jour, tout «compris»
à Alger, hante la station Charles-deGaulle-Etoile. A la Porte Maillot, tous
les voyageurs portent un maillot. «Un
pour tous, tous pour un», semblent
dire les Trois Mousquetaires de la station Alexandre-Dumas. Tiens, un Gaulois à Alésia ! En tout cas, il paraît
beaucoup plus sympa que le militaire
de l’Ecole Militaire ou les men in black
de la Maison-Blanche.
Une station du métro d’Alger s’appelle Les Fusillés...
K. B.
[email protected]
HOMMAGE
Chabane Ouahioune,
l’écrivain chroniqueur
écrivain et chroniqueur algérien
Chabane Ouahioune, décédé lundi
en fin de journée, à l'âge de 94 ans,
est né le 22 avril 1922 à à Tassaft Ouguemoune (Tizi-Ouzou). Avocat de formation, il
est l'auteur de huit romans sur la Kabylie et
le Djurdjura, à savoir La maison au bout des
champs, qui raconte son village, Tassaft,
durant la période coloniale ; Tiferzizouith où
le parfum de la mélisse, un hymne au Djurdjura ; Parmi les collines invaincues ; Ce mal
des siècles ; Itinéraires brûlants et L'aigle du
rocher, son dernier roman écrit à l'âge de 89
ans. Son premier contact avec l'écriture
romanesque remonte à l'année 1946, lorsqu'il rencontre Mouloud Mammeri. «Da
Chaâvane» sera par la suite lecteur correcteur à la Société nationale d'édition et de diffusion. Contacté par l'APS, Mme Goumeziane qui a présenté ses condoléances à la
famille et aux amis du défunt a déploré cette
«grande perte d'un grand homme de lettres
humble et modeste, qui a marqué de son
empreinte la littérature algérienne».
«L'aigle a quitté son rocher et pris son
envol vers son Créateur», a-t-elle ajouté
non sans émotion. Un hommage appuyé a
été rendu à Chabane Ouahioune à travers
une exposition de ses œuvre et de son parcours mardi, à la maison de la culture Mouloud-Mammeri, a indiqué la directrice de la
culture. Vendredi dernier, les villageois de
Tassaft Ouguemoune (commune d'Iboudrarene) avaient rendu un premier hommage à
celui qu’ils appellent affectueusement et par
respect «da Chaâvane». Hélas, il n’avait pas
pu y assister étant alité.
L'
LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE
(ALGER-CENTRE)
Samedi 9 avril à 14h30 : MohamedLarbi Madaci signera son livre Les
tamiseurs de sable. AurèsNememcha 1954-1959 (Anep).
Samedi 16 avril à 14h30 :
Mustapha Cherif signera son livre
Sortir des extrêmes. Ni intégrisme ni
perte d’identité (Casbah).
SALLE IBN ZEYDOUN DE RIADH
EL-FETH (EL-MADANIA, ALGER)
Jeudi 7 avril 19h : Concert de Kenza
Morsli.
Vendredi 8 avril à 19h : Concert de
l’association El Djenadia de Boufarik.
PETIT THÉÂTRE DE L’OREF (EL-
11
[email protected]
Back in URSS après les Beatles
ENTRETIEN AVEC L’ÉCRIVAINE IRA DE PUIFF
D’origine russe, Ira de Puiff s’est installée à Paris à la
fin des années 90. Diplômée de la Sorbonne en langues
étrangères, commerce international et communication,
cette professeure d’université s’est convertie en journaliste et est actuellement rédactrice indépendante,
entre autres, pour les magazines La Riviera Russe,
Vsya Evropa, Nargis, AESTVS, Pro-Fashion ou encore
Atelier. Elle est aussi écrivaine et auteure des romans
Ange-Putain (Moscou, 2005) et Back in URSS (Paris,
2011). Ange-Putain, présenté en 2005 lors du Salon
international du livre à Moscou, s’est fait immédiatement remarquer par la presse russe (Izvestia, Nezavissimaïa Gazeta…) et est devenu en quelques semaines
le best-seller de sa maison d’édition. Son second livre,
Back in URSS — Mémoires d’une jeune femme russe,
paru en France en octobre 2011, a également suscité
d’excellentes réactions de la part des lecteurs et des
médias. De sa collaboration avec Ramiro naîtra Le
Roman de la mode, à paraître, et bien sûr le magazine
internet Born in fashion.
Le Soir d’Algérie : Votre
roman Back in URSS est-il
une autobiographie ?
Ira de Puiff : Je ne peux
pas dire que mon roman soit
une autobiographie, c’est plutôt
une histoire basée sur mon
vécu, sur des faits réels dont
j’ai été témoin directement ou
indirectement mais avec lesquels j’ai tout de même pris
certaines petites libertés.
En Occident, votre roman
est souvent présenté comme
une histoire romancée de
l’URSS et de la Russie de ces
trente dernières années. Estce exact ?
Oui, c’est tout à fait cela,
c’est une histoire inspirée par
des faits réels qui ont eu lieu
avant, pendant et après la perestroïka. Les personnages qui
y figurent sont aussi, pour la
plupart, des personnes qui
m’étaient et me sont proches
encore aujourd’hui.
Back In URSS, c’est une
allusion au Back in the USSR
des Beatles ?
Oui, c’est vrai, il s’agit de la
chanson des Beatles Back in
the USSR, qui donnait de l’espoir à la génération de mon
père, ainsi qu’à la mienne, de
voir un jour les Beatles se produire en Union soviétique… Un
rêve qui ne s’est réalisé qu’à
moitié : les Beatles ne se sont
jamais produits tous les quatre,
mais Paul McCartney a donné
un grand concert sur la Place
Rouge en 2003.
MADANIA, ALGER)
Vendredi 8 avril à 19h : Concert de
jazz par le groupe algérois Last Day.
MAISON DE LA CULTURE
MOULOUD-MAMMERI DE TIZIOUZOU
Vendredi 8 avril de 9h à 16h30 :
Journée pédagogique animée par
Mme Feriale Samane (auteur de livres
scolaires), organisée par la Sarl Edi.
Culture d’Alger.
Samedi 9 avril de 9h à 16h30 :
Présélection de candidats du
neuvième Concours national de la
chanson amazighe organisé par
l’association culturelle «Tarwa n
gaya» de Redjaouna Tizi-Ouzou (au
Petit Théâtre).
A la Grande Salle : 5e Rencontre sur
Que s’est-il réellement
passé lors de cette fameuse
visite des Beatles en URSS ?
Il y a des versions contradictoires…
Il est vrai qu’il y a des versions selon lesquelles les
Beatles se seraient tout de
même déplacés en URSS, et
que suite à cela ils aient écrit
leur fameuse chanson. Mais
pour l’instant, ce ne sont que
des théories, une sorte de
légende urbaine qui s’est
répandue de bouche à oreille,
mais il n’y a aucune preuve. Je
ne peux alors vraiment pas me
prononcer à ce sujet car la vérité est ailleurs… On y croit ou
pas, selon notre fantaisie !
Dans les années 1970, la
maison d’édition Mélodia
avait édité des disques des
Beatles et aussi certains
disques de Vladimir Vyssotski, ce dernier souvent considéré comme un opposant...
En ce qui concerne les
disques des Beatles édités par
Mélodia durant les années
1970 en URSS, ce n’était que
des 45 tours et en prime, ils
étaient édités de façon piratée,
sans que Mélodia négocie avec
EMI pour les droits en URSS !
De plus, les premières éditions
ne comportaient même pas le
nom du groupe, et les chansons de Lennon/McCartney
étaient présentées comme des
«chansons populaires» ! Personnellement, je n’ai connu
que les 45 tours avec Let it be
d’un côté, et Across the univer-
la dimension spirituelle dans le
patrimoine national amazigh
organisée par la Direction des
affaires religieuses de la wilaya de
Tizi-Ouzou.
COMPLEXE CULTUREL
ABDELWAHAB-SALIM (CHENOUA,
TIPASA)
Vendredi 8 avril à 15h : Spectacle
pour enfants, éducatif et divertissant
Loubat Nina, interprété par la troupe
El Mawdja El Zarka d’Alger.
Jusqu’au 13 avril : Exposition d’art
plastique de l’artiste Peintre Rachid
Menzer, intitulée «Lumière des
Aurès».
Samedi 9 avril à 15h : Concert de
musique par Houssam Dahal
(chaâbi), Mohamed Saghir (variétés)
se et I me mine de l’autre. Le
reste, c’étaient plutôt des enregistrements qui circulaient sous
le manteau parmi les amis de
mon père. Les deux premiers
LP des Beatles (et j’en parle
dans mon livre), pour lesquels
Mélodia a tout de même acheté
la licence, ne sont parus qu’en
1986. Cela a été un sacré événement à l’époque. Quel bonheur ! Je me souviens des
noms des albums : le premier,
A taste of honey (compilation
des albums Please, please me,
With the Beatles et Beatles for
sale) et le second, A hard day’s
night, où la composition When I
get home était bizarrement
absente.
Quant à Vyssotski, et je le
mentionne également dans
mon roman, il n’était pas vraiment interdit, mais, disons mal
vu par les pouvoirs en place,
même s’il avait des fans parmi
les hautes personnalités du
parti, dont Khrouchtchev entre
autres. Malheureusement, malgré sa renommée, Vladimir
Vyssotski n’a jamais acquis de
reconnaissance officielle en
tant qu’auteur compositeur car,
en URSS, être une star, cela ne
suffisait pas. Pour être reconnu
comme poète, il fallait un diplôme d’études littéraires. Pour
être classé parmi les compositeurs, il fallait avoir suivi le
Conservatoire. On devait être
dans la ligne. Or, Vyssotski
était acteur de formation, et
pour le ministère de la Culture,
et Chafik Hmaïdi (danse moderne).
LIBRAIRIE EL-IDJTIHAD
(9, RUE AREZKI-HAMANI, ALGER)
Jusqu’ au 18 avril : Exposition-vente
de peinture de Morad Foughali.
GALERIE AICHA-HADDAD (84, RUE
DIDOUCHE-MOURAD, ALGER)
Jusqu’au 9 avril : Exposition de
l’artiste peintre Souad Si
Abderrahmane.
GALERIE SIRIUS (139, BD KRIMBELKACEM, TÉLÉMLY, ALGER)
Jusqu’au 20 avril : Exposition «Un con
Scient» de l’artiste photographe Mizo.
ESPACE CONTEMPORAIN D'ELACHOUR (ALGER)
Jusqu'au 13 avril : Exposition
«Regard's» de l’artiste peintre Adlane.
GALERIE DAR EL KENZ (LOT
Photo : DR
LE COUP DE BILL’ART
DU SOIR
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
mieux valait qu’il le reste. Ses
concerts étaient organisés
sous la forme de rencontres
d’acteurs avec le public. Je précise quand même qu’on ne l’interdisait pas : on le tolérait.
Peut-on parler ici d’une
certaine nostalgie de l’URSS ?
Je ne nierai pas qu’il
demeure une certaine nostalgie, présente d’ailleurs dans
toutes les couches de la société russe actuelle, et que l’on y
adhère ou non, on peut la comprendre. Le rêve de la «démocratie» des Russes a été trahi
par le néolibéralisme venu de
l’Occident. Pendant la fameuse
«thérapie de choc», le peuple
russe a très vite découvert la
face cachée du capitalisme se
confrontant aussitôt au chômage, à la précarité mais aussi à
l’individualisme. Cela a été une
frustration immense pour la
majorité de la population. Tout
raser pour tout reconstruire
n’était pas une si bonne idée.
Le peu d’acquis que nous possédions nous a été spolié par
un capitalisme pur et dur. Nos
rêves ont été balayés comme
poussière par le vent… Mais
pour moi, la nostalgie, ce n’est
pas
quelque
chose
de
constructif si on ne peut aller de
l’avant, en apprenant des
leçons du passé afin d’éviter de
retomber dans les mêmes
erreurs.
Entretien réalisé par
Kader Bakou
BOUCHAOUI 2 N° 325, CHÉRAGA,
ALGER)
Jusqu’au 16 avril : Exposition
«Trois peintres, trois regards» par
les artistes Zohra Hachid Sellal,
Safia Zoulid et Mohamed Oulhaci.
GALERIE D’ART BENYAA (4, RUE
DE PICARDIE, LES CASTORS II,
BIR-MOURAD-RAÏS, ALGER)
Jusqu’au 30 avril : Exposition de
peinture par l’artiste Farid Benyaa
intitulée «Algériennes, source du futur».
MUSÉE NATIONAL PUBLIC
DU BARDO (2, RUE FRANKLINROOSEVELT, ALGER)
Jusqu’au 2 mai : Exposition
«Voyage nostalgie» des artistes
peintres Fatma-Zohra Bouaouni et
Dounia Hedid.
Le Soir
d’Algérie
Pas Poutine, Pas Bachar !
Monde
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
PANAMA PAPERS ET PRESSE — FRANÇAISE — OFFSHORE
12
De notre bureau de Bruxelles, Aziouz
Mokhtari
Puis, rien, plus rien n’apparaît ni dans les
débats télévisés, tant publics que privés, ni
dans les quotidiens à fort ou bon tirage,
(Libération, Le Monde, Le Figaro). Panama
est dès lors exfiltré de la liste des pays lessiveurs. Tout le monde, il est beau, tout le
monde il est content et tout le monde, il est
satisfait... Les journalistes et chroniqueurs
hexagonaux reviennent ensuite, tranquillement,
à
leurs
activités
préférées.
Dénonciation du «régime sanguinaire d’Al
Assad». «Faut-il parler à Poutine». «Y a-t-il,
peut-il y avoir un islam de France ?». Les
mêmes qui squattent les plateaux télés et les
espaces radio dénoncent «la bien-pensante»
et tirent à boulets rouges sur ceux qui ne
voient pas que la «France se communautarise» et ordonnent à chaque attentat terroriste
aux «musulmans de France de prendre position et de dénoncer ces actes barbares».
Musulmans de France est une catégorie
SYRIE
18 morts dans un
bombardement
rebelle sur un
quartier kurde
d'Alep
Dix-huit personnes ont été tuées
dans un bombardement rebelle sur un
quartier kurde de la ville d'Alep, dans
le nord de la Syrie, ont rapporté mercredi des médias citant une ONG
syrienne.
«Un bombardement majeur a fait
18 morts parmi les civils mardi, dont
trois enfants, une femme enceinte et
une dame âgée», a indiqué
l'Observatoire syrien des droits de
l'homme (OSDH), une ONG basée à
Londres et proche de l’opposition,
ajoutant que cette attaque survenue
mardi a également fait 70 blessés
dont 30 enfants.
«Il s'agit d'une violation très claire
du cessez le feu», issu de l'accord de
cessation des hostilités entré en
vigueur le 27 février, a déclaré le
directeur de cette ONG, Rami Abdel
Rahmane.
L'attaque visait le quartier à population majoritaire kurde de Cheikh
Maksoud, où quelque 50 000 habitants sont pris au piège entre les quartiers contrôlés par le gouvernement et
les zones des rebelles.
Les rebelles, dont le groupe «Ahrar
al-Sham», allié au réseau terroriste
«Al-Qaïda» en Syrie, ont poursuivi
mercredi leur bombardement de
Cheikh Maksoud qui surplombe les
zones contrôlées par le gouvernement, a fait savoir l'OSDH.
Selon M. Abdel Rahmane, les
rebelles tentent de prendre le contrôle
du quartier car il leur permettrait
d'avoir «une rampe de lancement
pour les attaques» sur les forces gouvernementales.
unie, univoque, un bloc sans failles, identifiable à première vue. Ainsi donc, il n’y aurait
que des musulmans, pas de non-croyants
maghrébins, des croyants non pratiquants,
des gens ordinaires qui sont à l’islam ce que
les autres sont à la chrétienté, à la judaïté ou
à rien d’autre. Les musulmans de France
n’ont pas le droit — médiatique — d’être
socialistes, les républicains, proches de
Bayrou, communistes, verts, sans parti ou
sans identité politique fixe. Ils ne sont, ne
peuvent être que «les musulmans de
France» selon Zemmour, Polony et les
autres.
Rien sur Panama alors. Puisque Sarko l’a
dit, les banques l’ont confirmé et Hollande l’a
accrédité avec ses Valls, Sapin, Le Foll et
Fabius.
Panama n’est pas, n’est plus un paradis
fiscal, ni le Luxembourg, ni Monaco, ni
Andorre, ni le Lichtestein, ni les îles Vierges,
circulez, rien à voir, Haro sur Assad, Poutine,
Hezbollah, l’Iran...
Lorsque le consortium des lanceurs
d’alerte et des journalistes associés sort de
Panama Papers, Le Monde, presse française, trouve encore le moyen de chipoter, de
traficoter, d’induire en erreur, de manipuler,
de coller à l’orientation générale du Quai
d’Orsay.
Il fabrique un photo-montage qui n’a rien à
voir avec l’événement planétaire, invente des
fraudeurs imaginaires (Poutine, Assad,
Bouteflika) et ne braque pas les Français,
nombreux à être pris dans les documents de
Panama.
Pourtant, ni les présidents russe, syrien
Photos : DR
«Les paradis fiscaux, c’est fini !», déclarait, péremptoire, l’ex-président
français N. Sarkozy. La presse française, docile, instrumentalisée, coupée
en deux fronts de soutien, l’un au monde politique, l’autre à celui des
banques et des affaires, accepte la sentence.
Vladimir Poutine.
ou algérien n’apparaissent, qu’à cela ne tienne, si Bouchouareb est pris la main dans le
sac c’est que c’est proche de Bouteflika, le
théorème n’est pas valable lorsqu’il s’agit de
Caseneuve, ex-ministre du Budget qui a
planqué un trésor de guerre ailleurs qu’en
France et qui vient encore une fois d’être cité
dans Panama-Gate. On ne dira pas, jamais,
de Bernard Caseneuve qu’il est un proche de
François Hollande.
Après la publication des premiers éléments de l’un des scandales du siècle qui n’a
pas encore livré tous les noms des malfaiteurs, on en est loin, très loin, encore ! Les
médias des pays où la presse n’est pas
aussi collée aux pouvoirs qu’en France, les
journalistes ont cherché à traquer les leurs,
leurs fraudeurs à eux, leurs satrapes, leurs
voleurs.
En Islande, ils ont chassé le Premier
ministre, au Royaume-Uni ils mettent
Cameron dans la tourmente, la Belgique
Bachar el-Assad.
enquête, déjà, sur les «siens», l’Australie fait
de même, nombreux sont les Etats qui ont
actionné la justice pour punir les criminels en
cols blancs et pour récupérer leur argent...
Certes, les autorités algériennes ont été
ridicules en saisissant les AE françaises pour
dénoncer la manipulation du «monde». Pour
autant, le photo-montage de la publication de
Hubert B. Meury, André Fontaine, Eric
Rouleau, Bruno Frappat, est tout sauf de l’information.
«Les paradis fiscaux, c’est fini», puisque
Sarkozy, homme des marchés, ex- et peutêtre même futur président, l’a dit, donc c’est
vrai.
Faisons du journalisme sur le dos de
Poutine et de Bachar...
Bruxelles, immense concentration de journalistes offshore, assiste, impuissante à la
descente aux enfers de la presse française.
A. M.
dans le village de Matagis, à dix kilomètres
de la ligne de front, a confirmé que la nuit
avait été "calme et sans tirs".
Les affrontements, qui ont éclaté dans
la nuit de vendredi à samedi, ont fait au
moins 75 morts civils et militaires dans les
deux camps: Bakou affirme que 31 soldats
et quatre civils ont péri dans les combats,
tandis que les autorités du NagornyKarabakh font état de 35 soldats et cinq
civils tués. Il s'agit des pires violences
dans la région depuis la signature d'une
première trêve entre Erevan et Bakou en
1994, après une guerre ayant fait 30.000
morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement azerbaïdjanais.
Les troupes azerbaïdjanaises assurent
avoir capturé plusieurs hauteurs stratégiques, dont Lala-Tepe, qu'elles sont
actuellement en train de "consolider",
modifiant pour la première fois la ligne de
démarcation depuis la fin de la guerre.
Erevan affirme néanmoins ne pas avoir
perdu de terrain dans cette région, peuplée majoritairement d'Arméniens mais
reconnue
comme
appartenant
à
l'Azerbaïdjan par la communauté internationale.
Sur le front diplomatique, des médiateurs russes, américains et français - qui
coprésident le groupe de Minsk sur le
Karabakh - ont rencontré mercredi le président azerbaïdjanais Ilham Aliev à Bakou.
Après cette rencontre, les diplomates
ont appelé l'Arménie et l'Azerbaïdjan à
intensifier leurs efforts en vue d'une résolution pacifique du conflit.
Le
président
arménien
Serge
Sarkissian s'est pour sa part rendu en
Allemagne pour une visite prévue de
longue date au cours de laquelle il a rencontré la chancelière Angela Merkel.
Le président russe Vladimir Poutine,
qui fait office de puissant voisin et de
médiateur entre Bakou et Erevan depuis le
début du conflit, a intimé les deux dirigeants à s'assurer que la trêve, signée
mardi après des pourparlers à Moscou,
soit respectée.
Après avoir appelé ses homologues
azerbaïdjanais et arménien, il avait souligné mercredi la nécessité pour les deux
parties de relancer «le processus de négociations»pour permettre «un règlement
pacifique» de ce conflit vieux de 28 ans.
Le Premier ministre russe Dimitri
Medvedev doit pour sa part se rendre dans
les deux capitales du Caucase dans les
prochains jours.
La France a également salué le cessez-le-feu, appelant les belligérants à le
respecter «strictement».
Les deux camps se rejettent la faute de
la reprise des hostilités, qui ont déstabilisé
une région stratégique pour le transport
des hydrocarbures à la charnière entre
l'Iran, la Turquie et le Proche-Orient.
L'escalade militaire est survenue au
moment où la Russie, qui a de bonnes
relations avec l'Arménie, et la Turquie traversent une grave crise diplomatique sur
fond de guerre en Syrie.
La Russie entretient de bonnes relations avec les deux belligérants mais dispose de bases militaires en Arménie, tandis que la Turquie a prévenu que son
pays
resterait
aux
côtés
de
l'Azerbaïdjan «jusqu'à l'apocalypse».
Le cessez-le-feu globalement respecté entre
l'Azerbaïdjan et les séparatistes
Le cessez-le-feu conclu entre
l'Azerbaïdjan et l'Arménie était globalement respecté 24 heures après
son entrée en vigueur dans la
région contestée du NagornyKarabakh, ouvrant une période de
calme après quatre jours d'affrontements qui ont fait au moins 75
morts.
Les interrogations demeurent concernant les territoires conquis par les armées
de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan pendant
les quatre jours d'affrontements. Un journaliste de l'AFP présent sur la colline de
Lala-Tepe a toutefois pu constater que
cette position était bien passée sous
contrôle des forces azerbaïdjanaises.
«Le cessez-le-feu a été globalement
respecté cette nuit le long de la ligne de
front», a déclaré le ministère de la Défense
du Nagorny-Karabakh, région séparatiste
soutenue par l'Arménie. Même constat du
ministère azerbaïdjanais de la Défense au
lendemain de la signature à Moscou d'un
accord de cessez-le-feu par les chefs
d'état-major arménien et azerbaïdjanais.
Un porte-parole du ministère arménien
de la Défense, Artsrun Hovhannisian, a
toutefois indiqué que des tirs sporadiques
se poursuivaient mercredi, «y compris
depuis des chars, mais pas de manière
aussi intensive» que les jours précédents.
«Les tirs sporadiques sont une chose
courante sur la ligne de front depuis des
années. Cela ne veut pas dire que le cessez-le-feu a échoué», a assuré à l'AFP un
officier des forces séparatistes.
Un photographe de l'AFP se trouvant
NAGORNY-KARABAKH
«Panama Papers»
un rouage prédateur
du capitalisme financier
CE MONDE QUI BOUGE
ous les pays sont
concernés, pas seulement ceux du sud ou les
régimes
dits
autoritaires.
«Panama Papers» met dans
l’embarras de nombreux gouvernements dont certains n’ont pas
hésité à actionner la justice
contre des journalistes ayant eu
Par Hassane Zerrouky
le tort de révéler des affaires
compromettantes. Reste cependant que le système de
fraude et d’évasion fiscale révélé par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) n’est que le
produit, disons-le, du système financier capitaliste international, plus précisément de la financiarisation de l’économie où la spéculation financière prend le pas sur l’économie réelle. Ce système qui s’est traduit au fil des
années par la création d’une économie dérivée où priment les produits financiers sur la production réelle, peu
créatrice d’emplois, écrase les peuples et siphonne le
produit de leur travail depuis des décennies. Et dans ce
cadre, les «paradis fiscaux» pointés par le ICIJ ne sont
qu’un des rouages de cette financiarisation de l’économie
permettant aux spéculateurs et aux détenteurs de l’argent sale issu de la fraude ou du détournement, voire de
la corruption institutionnalisée, de mettre à l’abri leur
«magot» et de le faire fructifier.
Ainsi, plus de 25 000 milliards de dollars soustraits
aux peuples de cette planète sont planqués dans les
paradis fiscaux, des territoires qui garantissent, aux titulaires des comptes qui veulent échapper au fisc de leurs
pays d’origine, un anonymat total. Selon Le Monde «les
Panama Papers» révèlent qu’outre des milliers d’anonymes, de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des
centaines d’entreprises dont 500 multinationales américaines, et sans doute des maffieux, recourent à des montages financiers offshore, c’est-à-dire en dehors du pays
où ils résident et dont ils sont citoyens, pour dissimuler
leurs actifs en toute opacité.
Et le scandale Swiss Leaks, qui a révélé l’existence
de 53 Algériens détenant des comptes aux montants peu
élevés à la banque HSBC de Genève, est peu de chose
comparativement à ce qu’a révélé le Consortium international des journalistes d'investigation.
Comment ça fonctionne ? Une vidéo diffusée par Le
Monde.fr explique aux profanes que nous sommes, comment marche ce système de prédation à grande échelle,
ses acteurs et qui en profite. Ça peut être un riche
homme d’affaires qui ne veut pas payer d’impôts, un
intermédiaire (dirigeant politique ou d’entreprise. ndlr) à
qui une multinationale verse des commissions de plusieurs millions de dollars pour obtenir un marché de plusieurs millions ou milliards de dollars, ou encore de l’argent public détourné. La Suisse ne garantissant plus tout
à fait le secret bancaire depuis que les Etats-Unis l’ont
contrainte à révéler le nom des riches clients américains
ayant ouvert des comptes en banque dans ce pays dit
«neutre» sauf en affaires bien sûr, les heureux bénéficiaires de ce système -dont des malfrats et autres corrompus — font appel à des cabinets conseils qui leur proposent de créer des sociétés offshore situées dans des
pays peu regardants comme le Panama, mais aussi dans
des pays «respectables» comme le Luxembourg ou le
Lichtenstein qui abritent des paradis fiscaux. Lesquels
cabinets font appel à d’autres institutions comme
Mossack Fonseca par qui le scandale a éclaté qui leur
choisit, selon Le Monde, le paradis fiscal le plus adapté.
Toujours selon Le Monde, Fonseca fournit à ses
clients «le guide parfait de l’opacité» leur permettant un
total anonymat en recourant à des «prête-noms fictifs»
de sorte que le titulaire des comptes n’apparaisse jamais.
C’est ce client fictif, agissant souvent comme administrateur, qui agit au nom des sociétés dites écrans. Il peut
ainsi acheter, vendre, spéculer, effectuer des transactions financières dans un anonymat total, à l’abri des
regards.
Pour un pays comme l’Algérie où selon le rapport
publié par la Commission Ksentini en juillet 2015, commission tout ce qui a de plus officielle, la fuite des capitaux entre 2004-2014 a été estimée à 16 milliards de dollars, soit quelque 1,5 milliard de dollars par an, il ne faut
pas être devin pour savoir où sont planqués ces énormes
sommes d’argent. Sûrement dans ces paradis fiscaux qui
ont pour nom le Panama, les îles Vierges ou les îles
Caïman voire (eh oui) l’Etat du Delaware aux Etats-Unis.
Pourtant en 2008, au sommet du G-20 consacré à la
crise des «subprimes», les dirigeants des pays riches,
Barack Obama en tête, avaient promis d’éradiquer les
paradis fiscaux. Il n’en a rien été. Un représentant du
capitalisme financier – c’est le cas d’Obama – ne va pas
scier la branche sur laquelle il est assis et qui lui permet
de dominer le monde. D’ailleurs, les médias américains
ne parlent presque pas ou si peu de «Panama Papers» !
H. Z.
T
Monde
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
La Constitution tunisienne
serait-elle, déjà, obsolète ?
2 ANS SEULEMENT APRÈS SON ADOPTION
13
Tout
indique
que
la
Constitution tunisienne adoptée,
il y a seulement deux ans, serait
amendée. Est-ce par précipitation ? Est-ce pour répondre aux
goûts et aux désirs de certains
hommes politiques ? La réponse
ne peut pas être nette.
Cependant, tôt ou tard, elle sera
amendée si on se fie à la cacophonie qui caractérise l’évolution de la politique au niveau de
l’exécutif, c'est-à-dire les relations entre la présidence de la
République et le gouvernement.
De Tunis, Kattou Mohamed
De façade, rien ne trahit certaines
mésententes survenues entre les deux
têtes de l’exécutif. Mais à voir de près,
l’on pourrait conclure que tout ne baigne
pas dans l’huile. Certaines actions et
certains gestes qualifiés généralement
d’anodins, finissent pas peser dans la
balance.
Bien qu’évoqué à maintes reprises
par des spécialistes en Droit constitutionnel, un tel amendement, estiment-ils,
ne doit pas conduire à un renouvellement des expériences passées qui
avaient fait du président de la
République un messie, soit l’unique
homme fort du pays auquel nul ne pouvait désobéir.
Cependant, bien qu’ils aient mis
beaucoup de temps pour la confectionner, la Constitution de 2014, celle de la
deuxième République, est loin d’être
parfaite. De nombreuses lacunes y ont
été décelées par des experts. Et le premier à en pâtir n’est autre que le président de la République.
Aussi, le mécontentement vient-il du
palais de Carthage, plus particulièrement de son locataire, Béji Caid
Essebsi ? Celui-ci, n’étant pas satisfait
du manteau que la Constitution lui a fait
endosser, a fini par appeler, récemment,
à un amendement de la Constitution.
«Pourquoi ne pas y recourir ?», a-t-il
répondu à une question posée au cours
d’une interview commune à trois
chaînes tunisiennes. Béji Caid Essebsi,
Photo : DR
Le Soir
d’Algérie
Le Président tunisien, Beji Caïd Essebsi.
habitué depuis son entrée en politique à
un régime présidentiel fort, en référence
à Bourguiba et Ben Ali, trouve ses mains
liées et ses prérogatives ne dépassant
pas le cadre de la sécurité et des affaires
étrangères. En fait, c’est à une extension
de ces prérogatives à d’autres secteurs
qu’appelle le président de la République.
Nida Tounès, qu’il avait fondé, n’a pas
attendu longtemps pour lui emboîter le
pas.
En effet, le groupe parlementaire de
ce parti à l’assemblée se penche, actuellement, sur l’élaboration d’un projet de
loi qui accorderait au chef de l’Etat un
pouvoir constitutionnel en ce qui concerne la nomination des hauts cadres de
l’Etat. Ce pouvoir est, à ce jour, détenu
par le chef du gouvernement. Ce n’est
qu’un exemple de la limitation des pouvoirs du président de la République qui
souhaiterait avoir les mains plus libres
pour intervenir dans la politique générale
du pays sans se voir accusé d’ingérence
dans les affaires relevant des prérogatives du chef du gouvernement. Aussi, at-il pris l’initiative de parler du chômage
et de l’emploi. Une telle intervention
aurait été mal prise par le chef du gouvernement. Ce ne sont que des
exemples. Ainsi, seul un amendement
de la Constitution pourrait l’autoriser à
agir dans ce sens. D’autant plus qu’il
était arrivé au président de la
République de violer la Constitution
sans s’en rendre compte. Sinon, comment expliquer son intervention dans les
affaires du parti Nida Tounès, en crise
alors que la Constitution fait de lui le président de tous les Tunisiens. Dans ce
contexte, le député Soufiène Tobel (Nida
Tounès) a mis en relief les contradictions
entre la Constitution et les décrets d’application qui font du chef du gouvernement l’homme fort du pays. Selon ce
député, il y a lieu de procéder à cet
amendement en vue d’assurer l’harmonie souhaitée et nécessaire entre le
texte de la Constitution et ceux de son
application sur le terrain.
Le système né de cette Constitution
est qualifié, par certains observateurs,
«d’hybride» ou de «bâtard», ne laissant
aucune chance à une gestion salutaire
des affaires d’un pays en crise politique,
économique, voire culturelle permanente depuis La «révolution du Jasmin» en
janvier 2011.
Née après moult palabres et altercations, la Constitution tunisienne seraitelle déjà obsolète?
K. M.
Enquête officielle sur une fuite gigantesque
de données personnelles
TURQUIE
Le parquet d'Ankara a ouvert une information judiciaire pour une fuite présumée sur internet d'une base
de données qui contiendrait les informations personnelles de près de 50 millions de Turcs, a rapporté hier
l'agence progouvernementale Anatolie.
La base de données, qui
n'a pas été authentifiée, a été
mise en ligne par des pirates
informatiques en début de
semaine et aurait été volée à
l'Office turc de la population,
selon les médias turcs.
Ces informations contiendraient entre autres le numéro d'identification national, le
sexe, les noms des parents,
la date et le lieu de naissance, ainsi que l'adresse de
deux tiers des 78 millions de
Turcs, les exposant ainsi à
toute une série de fraudes.
Le ministre de l'Intérieur
Efkan Ala a nié toute fuite
depuis l'Office turc de la
population. Son collègue de
la Justice, Bekir Bozdag, a
suggéré que la fuite pouvait
venir du Haut-conseil électoral (YSK) et pointé du doigt
son caractère politique.
«Cinquante millions (de
personnes), cela correspond
au nombre d'électeurs en
Turquie», a noté M. Bozdag,
ajoutant que l'instance de
régulation des élections "partage les informations sur les
électeurs avec les formations
politiques».
Une déclaration anonyme
publiée sur le site internet
d'un groupe islandais spécialisé dans la publication de
fuites a revendiqué l'opération, assortie de commen-
taires peu amènes pour le
gouvernement
islamoconservateur au pouvoir à
Ankara.
«Qui aurait imaginé que
des idéologies rétrogrades, le
népotisme et un extrémisme
religieux croissant mèneraient à une infrastructure
technique vulnérable et qui
part en miettes?», pouvait-on
y lire à côté d'un profil du président Recep Tayyip Erdogan.
Pour authentifier leur forfait, les pirates ont publié les
fiches personnelles de M.
Erdogan, de son prédécesseur Abdullah Gül et du
Premier ministre Ahmet
Davutoglu.
En visite de travail en
Finlande, M. Davutoglu a
assuré que son gouvernement prenait l'affaire «très au
sérieux» et qu'il adopterait
toutes les mesures nécessaires pour protéger les données personnelles de ses
concitoyens. Il a également
minimisé l'importance de la
fuite. «Je vois que mon
adresse personnelle a été
dévoilée. Il suffisait simplement de me la demander», at-il plaisanté.
Ce n'est pas la première
fois que la Turquie est victime
d'une telle attaque informatique. Le groupe de hackers
Anonymous a lancé en
décembre une guerre numérique contre la Turquie, accusée de «soutenir (le groupe
jihadiste) Etat islamique», et
annoncé qu'il continuerait à
mener des attaques contre
les systèmes informatiques
alimentant les banques, les
aéroports et les installations
militaires turques.
Sports
Le Soir
d’Algérie
La Direction générale de la Sûreté
nationale a organisé mardi, au niveau
de la wilaya de Médéa, le championnat
régional de cross entre les services de
police de la région centre pour la saison
2015-2016.
La compétition a connu la participation de 156 athlètes dont 50 femmesagents, issus de 11 wilayas du centre
du pays sur un parcours de 8 km pour
participants hommes et 6 km pour les
femmes au départ de Draâ Semar. Au
classement par équipes, ce sont les
coureurs de la wilaya de Aïn Defla qui
sont arrivés en tête pour les messieurs
devant la wilaya de Boumerdès et
d’Alger alors que chez les femmes, ce
sont les athlètes de la wilaya d’Alger qui
ont devancé celles de Msila et de TiziOuzou. En individuel, la première place
chez les messieurs est revenue à un
coureur de la wilaya de Aïn Defla
devant Msila alors que chez les dames,
c’est une athlète de la Sûreté de wilaya
de Tizi-Ouzou qui est arrivée en tête
devant les athlètes des Sûretés des
wilayas d’Alger et de Chlef.
Ah. A.
BASKET-BALL : TOURNOI
DE L’EXCELLENCE
SENIORS-MESSIEURS
Un ticket à
gagner pour le
Championnat
arabe des clubs
champions
Après avoir terminé la première
phase du championnat de basket-ball
de la Superdivision A, et en attendant le
début de la seconde phase (play-off),
place au tournoi de l’excellence qui se
déroulera ce week-end, les 8 et 9 avril,
à Aïn El-Arbaâ dans la wilaya d’Aïn
Témouchent. Un tournoi qui se disputera entre les quatre premiers du classement à savoir le GS Pétroliers, le CRB
Dar El-Beïda, l’US Sétif et le NA
Hussein-Dey. La première journée mettra aux prises le 1er du classement à
savoir le GSP au 4 e (NAHD) et le 2 e
(CRBDB) contre le 3e (USS). Lors de la
seconde journée, samedi 9 avril, les
perdants aux premières rencontres
joueront les 3e et 4e places alors que les
deux vainqueurs de la première journée
disputeront la finale. Le vainqueur du
tournoi participera au Championnat
arabe des clubs champions la saison
prochaine.
Ah. A.
FOOTBALL
15
Prendre option à Alger !
CAN-2016 SENIORS-DAMES (DERNIER TOUR PRÉLIMINAIRE, ALLER) :
CE VENDREDI (16H) AU STADE OMAR-HAMADI, ALGÉRIE - KENYA
l C’est l’heure de vérité
pour la sélection algérienne
dames dans ces qualifications à
la CAN-2016 dont le tournoi
final est prévu du 19 novembre
au 3 décembre dans les villes de
Yaoundé et Limbé (Cameroun).
Demain, sur la pelouse du stade
Omar-Hamadi, les filles de Chih
trouveront sur leur chemin une
autre sélection est-africaine, les
Harambee Starlets du Kenya en
l’occurrence.
Face à un adversaire, qualifié
à cet ultime tour suite au forfait
de la RD Congo, les Algériennes
doivent s’éviter de commettre les
erreurs de la première confrontation, au précédent tour, face aux
Ethiopiennes. A savoir assurer
une marge bien sécurisante
avant de se rendre dans une
semaine à Nairobi.
Mission bien délicate pour
une équipe algérienne fragilisée
par les nombreuses coupures
dans sa préparation. Réuni uniquement quand une compétition
se profile à l’horizon, l’ensemble
de Chih Azzedine a, toutefois,
souvent répondu aux défis par
d’authentiques performances. La
dernière en date a été réalisée à
Addis-Abeba
face
aux
Ethiopiennes bien accrocheuses
deux semaines plus tôt à Alger.
Pour cette double confrontation
face au Kenya, les Algériennes
ne semblent craindre personne,
sauf si les camarades de
Zerrouki soient dans un «mauvais jour».
L’autre grande incertitude a
trait aux capacités réelles du
Kenya, pays dont la Ligue de
football féminin a été lancée en
1985 mais qui n’a jamais réussi à
faire partie d’une phase finale de
la CAN contrairement aux
Algériennes qui viseront leur cinquième participation (2004 en
Afrique du Sud, 2006 au Nigeria,
Photos : DR
La DGSN organise
le championnat
régional de cross
entre les services
de police de la
région centre
à Médéa
ATHLÉTISME
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
2010 en Afrique du Sud et 2014
en Namibie). Ce qui ne rassure
pas pour autant le sélectionneur
algérien qui a invité ses joueuses
à prendre toutes les précautions,
particulièrement celle qui consiste à ne pas sous-estimer cet
adversaire. Avec des attaquantes
de la trempe de Zerrouki,
Bouhenni et Sadou, l’EN pourrait
s’assurer une sérieuse option,
dès demain.
Les Harambee Starlets confiantes
C’est l'entraîneur-chef de la
sélection kényane, David Ouma,
qui l’affirme. «Nous avons très
bien préparé cette rencontre.
Nous sommes confiants de notre
capacité de réussir un bon résultat à Alger. C’est vrai, ce n’est
jamais facile de battre cette équipe d’Algérie chez elle. C’est une
très bonne équipe, expérimentée
et qui applique une tactique très
efficace. Nous irons là-bas pour
faire de notre mieux et nous
espérons obtenir un bon résultat», dira le coach kényan au site
de la CAF. Pour l’attaquante
Aluoch, la «prudence» est
recommandée
face
aux
Algériennes. «Le plus important
est d’obtenir un bon résultat en
Algérie en marquant, si possible,
au moins un but là-bas», confie-telle. Et de rappeler que les
Algériennes ont sorti une équipe
d’Ethiopie qui les avait corrigées
en 2014 (5-0 à Addis-Abeba).
«Nous nous attendons à un
match difficile parce que si elles
ont battu l'Ethiopie, adversaire
qui nous a battus 5-0 en 2014,
cela signifie qu'elles ne sont pas
faciles», précise Aluoch qui promet que le match retour à Nairobi
sera différent. «Nous voulons y
aller et obtenir un but à l'extérieur
parce que je sais que nous
sommes une équipe forte à la
maison», a-t-on assuré.
L’équipe kényane est, selon
son entraîneur, un amalgame
réussi entre la jeunesse et une
certaine expérience de ses
joueuses avec la vétéran Martha
Karimi et les jeunes Viviane
Corazon et Mwanalima Adam qui
avaient brillé l’année dernière
aux championnats scolaires
d’Afrique de l’Est qui se sont
déroulés au Rwanda. Pour
Ouma, «c’est un énorme défi de
jouer contre l'Algérie et nous
envisageons la possibilité de les
battre et de se qualifier pour la
CAN», espère-t-il.
M. B.
Des arbitres capverdiennes à Alger
et burundaises à Nairobi
La Confédération africaine de football (CAF) a désigné un trio
arbitral capverdien pour diriger la rencontre Algérie-Kenya demain
(17h) au stade Omar-Hamadi. Le match sera officié par Alcidia
Maria Silva Dos Santos, assistée de ses deux compatriotes Irani
Chantre Fortes et Carla Helena Montero Caetano. La manche retour
aura lieu le 12 avril au stade Misc-Kasarani à Nairobi. Elle sera dirigée par des arbitres burundaises sous la conduite de Sauvis
Iratunga, assistée d'Alida Iradkunda et de Fides Bangurambona.
La FAF met fin aux spéculations
LE NOM DU SUCCESSEUR DE GOURCUFF SERA DÉVOILÉ EN TEMPS OPPORTUN
l La Fédération algérienne
de football (FAF) prendra «tout
son temps» pour désigner un
successeur au désormais exsélectionneur
national,
Christian Gourcuff, dont le
contrat a été résilié dimanche
dernier, a annoncé hier l’instance fédérale sur son site officiel.
«Suite aux fausses informations, diffusées ici et là concernant le nouveau sélectionneur
national, la Fédération algérienne
de football tient à préciser qu’elle
prendra le temps nécessaire,
pour mener une large prospection, avant de faire son choix» a
indiqué la FAF. Les spéculations
sont allées bon train concernant
la succession de Gourcuff aux
commandes techniques des
«Verts». La presse ayant avancé
les noms de plusieurs techniciens étrangers susceptibles de
reprendre le flambeau. Ayant
constaté que la plupart de ces
informations étaient dénuées de
tout fondement, la FAF a tenu à
réagir, en apportant un démenti
catégorique aux différentes spéculations. Gourcuff, arrivé à la
tête des Verts en août 2014 en
remplacement du Bosnien Vahid
Halilhodzic, avait exprimé son
désir de mettre un terme à son
aventure avec la sélection algérienne à l’issue de la double
confrontation contre l’Ethiopie (71, 3-3), dans le cadre des qualifications à la Coupe d’Afrique des
nations de 2017 au Gabon. C’est
donc à la demande de l’ancien
coach du FC Lorient (Ligue 1
française) que la FAF a procédé
dimanche à la résiliation de son
contrat «à l’amiable». Gourcuff
était lié à la Fédération algérienne par «un contrat de performance», et sa mission consistait
entre autres à qualifier les
«Verts» au Mondial-2018, en
Russie.
Sous sa conduite, l’Algérie
s’était qualifiée pour la CAN2015, en Guinée équatoriale, qui
a vu les Verts quitter la compéti-
tion en quarts de finale (ndlr,
défaite 3-1 face à la Côte
d’Ivoire). L’Algérie, actuelle leader du groupe (J) devant
l’Ethiopie, les Seychelles et le
Lesotho, n’a plus besoin que
d’un seul point pour composter
son billet pour la CAN-2017, prévue au Gabon, à deux journées
de la fin des qualifications. En
attendant le recrutement du nouveau sélectionneur national, la
FAF a confié l’intérim à l’entraîneur-adjoint de Gourcuff, Nabil
Neghiz, dont la première mission
sera de récolter le point manquant, pour assurer la qualification des Verts à la CAN-2017.
UN SÉLECTIONNEUR DE RENOMMÉE
MONDIALE EXIGÉ
Raouraoua interpellé par
des supporters à Zéralda
Le passage à Zéralda de Mohamed Raouraoua, président de la
Fédération algérienne de football (FAF), n’est pas passé inaperçu.
Dès que le boss de la FAF est sorti de la daïra de Zéralda, des
citoyens l’ont interpellé pour lui demander de ramener un entraîneur
de renommée internationale pour la sélection nationale en remplacement de Christian Gourcuff. Raouraoua, courtois, a pris le temps
de répondre aux doléances des supporters des Verts en leur affirmant que la Fédération prendra tout le temps nécessaire pour
mener à bien une large prospection pour le recrutement du futur
sélectionneur national.
Ah. A.
Sports
Le Soir
d’Algérie
Le MOB à pied d’œuvre
depuis hier au Caire
FOOTBALL
Benathmane
pourrait manquer
le déplacement à
Nouakchott
CAN-2017 U20
l Les Crabes sont depuis hier
mercredi à pied d’œuvre au
Caire en prévision de la rencontre comptant pour la
manche aller des 8es de finale de
la Ligue des champions d’Afrique
face au Zamalek prévue à 20h
(18h en Algérie), au stade PetroSport.
Les Béjaouis, qui ont passé la
nuit de mardi à Alger, se sont
envolés dans la matinée d’hier
vers 8h30 sur un vol régulier d’Air
Algérie à destination de la capitale
égyptienne. L’arrivée à l’aéroport
international du Caire était attendue à 13h30. La délégation algérienne du MOB qui est composée
de 30 membres dont 20 joueurs
séjournera à l’hôtel The Military se
trouvant en plein centre-ville du
Caire. Un hôtel qui offre toutes les
commodités à même de permettre au staff technique Vert et
Noir d’assurer une bonne préparation de son groupe et réussir un
bon résultat lors de son rendezvous de samedi devant le
Zamalek. Amrani disposera de
trois jours pour peaufiner sa préparation et procéder aux derniers
réglages. Trois séances de travail
sont programmées sur place au
Caire dont une séance d’entraînement à l’heure du match à 20h
pour permettre aux camarades de
Mebarakou d’être au top pour
cette importante et très délicate
confrontation face à une coriace
formation égyptienne. Même si la
tâche s’annonce très difficile en
terre égyptienne, les camarades
de Zerdab affichent une totale
sérénité et se disent déterminés à
se surpasser pour réussir un bon
résultat. Par ailleurs, le retour en
Algérie est programmé pour le 11
avril dans l’après-midi.
A. Kersani
L’ES Sétif s’est envolée hier
en direction de la capitale soudanaise Khartoum pour affronter
samedi Al Merrikh en match aller
des 8es de finale de la Ligue des
champions d’Afrique de football
avec l'objectif de sauver son dernier «grand objectif» de la saison, a indiqué son entraîneur,
Alain Geiger.
Le match de samedi sera «la
dernière chance» pour l’Entente
de réaliser l’«objectif de qualification» pour la phase de poules de
la Ligue des champions après
avoir été sortie des courses pour
le titre de champion de Ligue 1
Mobilis et de la coupe d’Algérie,
a précisé le même technicien. Le
défenseur
Kheïreddine
Laâroussi, l’attaquant Mansour
Benathmane, tous les deux blessés et le capitaine Mourad
Delhoum, sous le coup d'une
sanction, ne feront pas partie du
groupe des 20 joueurs retenus
pour le match à disputer à
Omdurman samedi (20h locales),
a souligné le coach de l’Aigle
noir. «Tout le groupe est
conscient de l’importance de
cette mission», a assuré Geiger,
relevant que les préparatifs pour
ce match étaient surtout axés sur
le volet défensif avec des directives pour demeurer à l’affût des
moindres occasions pour profiter
au maximum de la lenteur de la
ligne défensive de l’adversaire.
Marquer des buts et revenir avec
un résultat positif du Soudan
constituera «la moitié du chemin
vers la qualification» pour la
phase de poules, a ajouté le
technicien helvétique.
Rencontré mardi au terme de
la dernière séance d’entraînement au stade 8-Mai-1945, le
gardien Sofiane Khedaïria s’est
dit confiant quant aux chances
de son club qui n’a d’autres choix
que d’assurer sa qualification en
réalisant un résultat positif en
déplacement. Il a toutefois estimé que le match sera difficile
pour les deux clubs qui se
connaissent fort bien pour s’être
rencontrés l’année passée dans
la même compétition (en phase
de poules, ndlr).
FOOTBALL
Ligue des champions d’Afrique (8es de finale, aller)
Samedi 9 mars
A Omdourman (20h locales, 18h à Alger) : Al-Merrikh
(Soudan)-ES Sétif
Au Caire (20h locales, 19h à Alger) : Zamalek (Egypte)-MO
Béjaïa
Coupe de la CAF (8es de finale, aller)
A Oran Stade Ahmed-Zabana (18h) : MCO- Kawkab
Marrakech (Maroc)
A Constantine Stade Chahid-Hamlaoui (18h) : CSC- Misr
Maqassa (Égypte)
Ligue 1 Mobilis (25e journée)
Samedi 9 avril (16h)
A Larbaâ Stade Smaïl-Makhlouf : RCA-MC Alger
A Tizi-Ouzou Stade du 1er-Novembre : JS Kabylie-NA Hussein
Dey
A Alger Stade du 20-Août-1955 : CR Belouizdad-RC Relizane
A Alger Stade Omar-Hamadi (17h) : USMA-JS Saoura
*Les rencontres CSC-ASMO, MCO-USMH, ESS-DRBT et
MOB-USMB se joueront le 15 avril.
Ligue 2 Mobilis (26e journée)
Vendredi 8 avril (16h)
HANDBALL
Championnat d'Algérie Excellence seniors-messieurs (17e journée)
Vendredi 8 avril (15h)
CRB Mila-IC Ouargla
BASKET-BALL
Tournoi de l’excellence seniors-messieurs
Vendredi 8 avril (A El-Arbaâ, Aïn Témouchent)
VOLLEY-BALL
GS Pétroliers-NA Hussein-Dey (16h)
Championnat Une A seniors-messieurs (2e phase)
Groupe E (11e journée)
Vendredi 8 avril
16
LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE : FACE AU ZAMALEK SAMEDI
Photos : DR
L'attaquant de l'ES Sétif Mansour
Benathmane a rejoint dans l'infirmerie
de la sélection algérienne des moins de
20 ans (U20) ses deux coéquipiers
Zakaria Benchaâ et M'hamed Merouani,
avant deux semaines du match face à la
Mauritanie dans le cadre du premier
tour (retour) des éliminatoires de la
Coupe d'Afrique des nations (CAN2017) de la catégorie. Cette nouvelle
blessure donne des soucis supplémentaires au sélectionneur national,
Mohamed Mekhazni, qui avait déjà
exprimé son regret de n'avoir pas pu
compter sur les services de Merouani et
Benchaâ lors du match aller (victoire 21), samedi à Alger. Benathmane, qui
s'est illustré lors de la première manche,
a été ménagé par son club, l'ESS à l'occasion de son déplacement à Khartoum
ce mercredi en vue d'affronter les
Soudanais d'Al-Merrikh, samedi prochain en huitièmes de finale de la Ligue
des champions d'Afrique, apprend-on
du club de Ligue 1 algérienne.
L'attaquant de 19 ans avait pris part au
déplacement de son équipe à
Brazzaville lors du précédent tour, et ce,
pour sa première expérience internationale. L'entraîneur de la sélection algérienne, Mekhazni, avait souligné que les
absences de pas moins de quatre
cadres de son équipe lors du match
aller, dont Merouani (ASO Chlef) et
Benchaâ (MC Oran), ont pénalisé les
juniors algériens, tout en souhaitant les
récupérer en vue de la manche retour
prévue le 22 avril à Nouakchott.
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
Pour Geiger «l’Entente jouera pour sauver
son dernier grand objectif»
ES SÉTIF
Votre week-end sportif
A Sidi Bel-Abbès Stade du 24-Février : USMBA-ASO Chlef
A Oum El-Bouaghi Stade Zerdani-Hassouna) : US ChaouiaMC Saïda
A Skikda Stade du 20-Août 55 : JSMS-OM Arzew
A Aïn Fekroun Stade Allag : CRBAF-O Médéa (à huis clos)
A Alger Stade du 20-Août 55) : Paradou AC-USMM Hadjout
A Bou Saâda Stade Abdelatif-Mokhtar) : ABS-MC El-Eulma
A Bejaïa Stade de l’Unité maghrébine) : JSMB-AS Khroub
A Batna Stade Sefouhi : CAB-CAB Bou-Arréridj
Championnat amateur (25e journée)
Groupe Est
Vendredi 8 avril (15h)
AB Merouana-NC Magra
AS Ain M’Lila-CR Village-Moussa
HB Chelghoum Laïd-E. Collo
USM Khenchela-US Tébessa
USM Annaba-MO Constantine
US Biskra-ES Guelma
USM Aïn Beïda-MSP Batna
NRB Touggourt-HAMRA Annaba
Groupe Centre
Samedi 9 avril (15h)
IB Khemis El Khechna-WA Boufarik
NARB Réghaïa-USF Bordj Bou-Arréridj
JS Haï El Djabal-MC Mekhadma
RC Kouba-US Oued Amizour
CR Béni Thour-RC Boumerdès
GS Pétroliers-JSE Skikda
GS Boufarik-MB Tadjenanet
C. Chelghoum Laïd-O El-Oued
MC Saïda-MC Oran
ES Aïn Touta-WAB Ouargla
CR Bordj Bou Arréridj-CRB Baraki
CRB Dar El-Beïda-US Sétif (18h)
Samedi 9 avril (A El-Arbaâ, Aïn Témouchent)
Match pour les 3e et 4e places (14h)
Finale
JSD Jijel-IB Lakhdaria (à huis clos)
JSM Chéraga-CRB Dar El-Beïda
WR M'sila-USM Chéraga
Groupe Ouest
Samedi 9 avril (15h)
SA Mohammadia-ESM Koléa
WA Mostaganem-SCM Oran
GC Mascara-US Remchi
WA Tlemcen-IS Tighennif
ASB Maghnia-ES Mostaganem
CRB Ben Badis-SKAF Khemis
CRB Sendjas-RCB Oued Rhiou
MB Hessasna-JSM Tiaret
Championnat Inter-régions (24e journée)
Groupe Ouest
Vendredi 8 avril (15h)
A Emir-Abdelkader : JSEA-MB Sidi Chahmi
À El-Kerma : NRB Bethioua-CRB Sfisef
À Sidi Chahmi : ES Araba-JS Sig
A Oran (Toula) : USMO-ZSA Témouchent
A Sig : CCS-IRB Maghnia
A Hennaya : CRBH-IRB El Kerma (à huis-clos)
À Aïn Témouchent : CRT-USM Tindouf
Exempt : HB El Bordj
Groupe Centre-Ouest
Vendredi 8 avril(15h)
A Ghriss : ARBG-CRBB
A Sougueur : CRBS-IRBAH
A Dahmouni : ESBD-CRB Aïn Oussera
A Ouargla : MB Rouissat-USBT (à huis clos)
A Oued Fodda : ORBOF-MBHM
A Laghouat : IRBL-FCBF
A Hydra : HAC-SC Aïn Defla
Groupe Est
Vendredi 8 avril (15h)
A Teleghma : NRBT-NR Bordj Grarem
A Robbah : IRBR-WA Ramdane-Djamel
A Besbès : ESBB-ASC Oued-Zenati
A El-Hadjar : IRBEH-AB Chelghoum Laïd
A Barika : ABB-WM Tébessa
A Guelma : NASR El-Fedjoudj-NRB Cheria
A El-Kala : NRBEK-CRB Kaïs
A Batna (Chaoui) : ES Bouakal-NT Souf
Groupe Centre-Est
A Azzazga : JSA-AT Hassi Messaoud
A Bordj Bou-Arréridj : NRB Achir-ES Ben Aknoun
A Ouled Derradj : NRBOD-USM Sétif
A Rouiba (Chebcheb) : WAR-AS Bordj Ghedir
A Oued Djellal : CRBOD-OM Ruisseau
A Tizi-Ouzou (Oukil-Ramdane) : US Béni-Douala-IRB
Berhoum
A Bir El-Arch : FCB-ES Berrouaghia
Samedi 9 avril (14h)
CRB Aïn Djasser-CA Kouba
Championnat d'Algérie Excellence seniors-dames (11e journée)
Samedi 9 avril (11h)
HC Mila-HBC El-Biar
ESFOR Touggourt-NRF Constantine
GS Pétroliers-HHB Saïda
HBCF Arzew-FS Constantine
Exempt : HBC Gdyel
Hussein-Dey Marine-MT Sétif (15h)
Division nationale seniors-dames (22e journée)
Vendredi 8 avril
OM Jijel-Hussein-Dey Marine (10h30)
OM Relizane-GS Pétroliers (11h)
EC El-Biar-MR Chlef (15h)
JF Kouba-RC Bordj Bou-Arréridj (15h)
MT Sétif-USA Batna (16h)
Samedi 9 avril (10h)
MC Saïda-OC Alger
O. El Kseur-OMK El-Milia (16h)
EF Aïn Azel-MB Béjaïa (16h)
NR Bordj Bou-Arréridj-PO Chlef (17h)
Etoile Sétif-GS Pétroliers (17h30)
WA Tlemcen-IB Metlili Chaânba (16h)
ASV Blida-ITR Sétif (16h30)
RC M'Sila-MCB Laghouat (17h)
WO Rouiba-NC Béjaïa (17h)
Groupe F (12e journée)
Vendredi 8 avril
Division Nationale Une seniors-dames (16e journée)
Vendredi 8 avril
AC Tizi Ouzou-MB Béjaïa (11h)
GS Pétroliers-WA Tlemcen (15h)
Samedi 9 avril
ASW Béjaïa-Seddouk VB (10h)
CRR Toudja-RC Béjaïa (11h)
NR Chlef-NC Béjaïa (15h)
Superdivision B messieurs (2e phase, 1re journée)
Vendredi 18 mars (15h)
CSMBB Ouargla-US Biskra
USM Alger-MS Cherchell
CSC Gué-de-Constantine-JSB M’sila
Sports
Le Soir
d’Algérie
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
FOOTBALL
L'USM Alger à l’heure du sacre,
le Rapid ne veut pas «dérailler»
UN SELECTIONNEUR
DE RENOM,
POURQUOI FAIRE ?
CONTRIBUTION
LIGUE 1 MOBILIS (25e JOURNÉE)
Sévèrement battue lors de la
précédente journée à Relizane (30), l'USMA tentera de se réconcilier avec son public et du coup,
s'approcher d'un septième titre qui
lui tend les bras depuis plusieurs
journées. Avec une avance
confortable de 13 points, le club
algérois pourrait porter l'écart provisoirement à seize longueurs sur
son poursuivant direct le MO
Béjaïa (2 e , 38 points) dont le
match face à l'USMB est reporté à
une date ultérieure en raison de
sa participation à la Ligue des
champions. La JS Saoura (5e, 35
points), dont l'entraîneur Karim
Khouda a été démis de ses fonctions après le nul concédé face au
MC Oran, se rendra à Alger pour
tenter de tenir en échec le leader.
Le CR Belouizdad (4e, 35 points)
sera au rendez-vous avec la
réception du RC Relizane (14e, 27
points) dans un duel aux objectifs
diamétralement opposés. Si le
Chabab aura à cœur de confirmer
son succès face à l'ES Sétif (1-0)
le RCR tentera de réaliser un
résultat probant qui lui permettrait
de quitter la zone de relégation, en
cas d'une victoire.
Le NA Hussein Dey (6 e, 33
points) effectuera un déplacement
périlleux à Tizi-Ouzou pour croiser
le fer avec la JS Kabylie (9e, 32
points) qui reste sur deux victoires
de rang, dont la dernière en déplacement face à l'USM Harrach (10). L'arrivée à la barre technique
de Kamel Mouassa a fini par
booster un groupe qui cherche
désormais à progresser dans le
classement et quitter la zone de
turbulences. Le MC Alger (8e, 32
points), accroché au stade du 5Juilllet par le NAHD (0-0) aura l'occasion de se racheter en déplacement sur le terrain de la lanterne
rouge le RC Arbaâ (16 points),
dont l'avenir en Ligue 1 est scellé
depuis des semaines. Un succès
permettrait aux Algérois de
renouer avec la victoire qui leur
tourne le dos depuis... la 17e journée (ndle, à domicile face au RC
Relizane 1-0).
Les quatre dernières rencontres de cette 25e journée se
joueront le vendredi 15 avril. La
Ligue de football professionnel
(LFP) a scindé cette journée en
deux parties en tenant compte des
clubs engagés dans les deux
compétitions africaines.
JS SAOURA
Saâdi donne son accord de principe
L'entraîneur Noureddine Saâdi a donné son accord de principe
pour diriger la barre technique de la JS Saoura en remplacement de
Karim Khouda, démis de ses fonctions. «Les dirigeants de la JSS
m'ont contacté pour le poste d'entraîneur. J'ai donné mon accord de
principe en attendant éventuellement de finaliser mon engagement
dans les prochaines heures», a indiqué Saâdi. Karim Khouda a été
limogé au lendemain du match nul concédé samedi à domicile face
au MC Oran (0-0) dans le cadre de la 24e journée du championnat.
«La JSS est une bonne équipe qui a démontré cette saison tout son
potentiel, ça serait évidemment un bon challenge pour moi», a ajouté Saâdi, qui a débuté la saison sur le banc du MC El-Eulma (Ligue
2) avant d'être limogé.
Entraînement hier matin
l Comme prévu, les Lions
de la Mina ont effectué, hier
matin sur le terrain du stade
Zougari-Tahar de Relizane, leur
deuxième séance d’entraînement sur gazon naturel.
La direction du club, qui a eu
l’accord pour deux créneaux
d’entraînement, après la demande transmise en début de semaine, a pu satisfaire la requête du
coach Kada Aïssa qui avait luimême émis le vœu de voir son
équipe s’entraîner sur du gazon
naturel, en prévision du match
face au Chabab de Belouizdad.
RC RELIZANE
La direction n'a rien régularisé
L’ensemble des joueurs du
Rapid de Relizane réclament
leurs dus. La direction du club, à
leur tête les deux présidents du
club, Bouhenni et Azzi n’ont pas
tenu leur promesse en vue de les
régler. Ces derniers n’ont même
pas touché la prime du match
contre l’USMA, alors qu’elle a été
prévue ce lundi dernier.
Manucho et Chenin absents
La séance d’entraînement
d’hier a connu l’absence de l’attaquant Kouadio Manucho et le
milieu de terrain Chenins. Ces
Transfert de la SSPA
de Tassili Airlines
à l'ENTP
CS CONSTANTINE
La société sportive pas actions (SSPA) du
CS Constantine est, à partir d’hier, passée
sous l'égide de l'entreprise nationale des travaux de puits (ENTP) après avoir été gérée
par Tassili Airlines (TAL) depuis fin 2012,
indique un communiqué signé par les premiers responsables des deux filiales de
Sonatrach. «Dans le cadre de la restructuration du portefeuille des activités du groupe
Sonatrach, il a été décidé de transférer la
société sportive pas actions SSPA-CS
Constantine de TAL groupe Spa à l'ENTP
Spa», indique un communiqué rendu public
hier. «Cette démarche permettra à l'ENTP de
poursuivre ainsi l'élan impulsé depuis le 5
décembre 2012 date à laquelle la prise en
main par le groupe TAL a été effective sur la
SSPA-CSC», précise encore la même source.
«Le devoir des grands est de servir
et non de dominer»
(Harry Truman)
Par Abderrahmane Zerouati
Photo : DR
l Le leader du championnat
de Ligue 1 Mobilis de football
l'USM Alger tentera de renouer
avec le succès à l'occasion de la
réception de la JS Saoura après la
débâcle de la semaine dernière,
alors que le RC Relizane poursuivra sa mission de sauvetage en
se rendant à Alger pour donner
la réplique au CR Belouizdad,
lors de la 25 e journée prévue
samedi.
deux derniers devraient justifier
leur absence avant que la direc-
tion ne prenne des mesures disciplinaires à leur encontre.
«Seuls les 3 points comptent»
CHAIEB EDOR (ENTRAÎNEUR ADJOINT DU RC RELIZANE) :
Nous avons eu un entretien avec l’entraîneur-adjoint Chaieb
Edor, censé avoir mené sa mission à son terme. Il l’a fait, faut-il le
rappeler, dans des conditions très difficiles. Il a ainsi modifié le jeu
des Lions de la Mina, le portant plus vers l’avant. Il nous a fait part
de ses constats dans le jeu de l’équipe et des solutions à adopter
avec le coach en chef pour faire sortir le Rapid de cette situation.
Pour lui, la rencontre face au CRB aura de lourdes conséquences
sur l’avenir de l’équipe en Ligue 1. «Seuls les 3 points comptent,
pour que le groupe ne sombre pas dans le doute», fait-il savoir.
A. Rahmane
Que des chocs pour la survie…
LIGUE 2 MOBILIS (26e JOURNÉE)
La 26e journée de la Ligue
2 Mobilis programmée pour
demain, vendredi, à 16h,
sera décisive pour plusieurs
formations aussi bien pour la
course pour l’accession que
pour la survie. Ainsi, cette
26e journée va probablement
connaître des rebondissements notamment pour la
survie qui concerne pas
moins de 10 équipes, à cinq
journées du tomber de
rideau. Si l’USMM Hadjout a
pratiquement fait ses adieux
à la Ligue 2 et l’A Bou-Saâda
qui a un pied en DNA, 10
autres équipes devront se
battre pour s’en tirer. A commencer par la rencontre JSM
Béjaïa-AS Khroub, deux
équipes qui occupent respec-
tivement la 12 e et la 14 e
places avec 1 point d’écart,
une rencontre à six points
dans la mesure où chaque
formation tentera de remporter les trois points pour s’éloigner de la zone des turbulences. Et pour motiver les
joueurs de l’équipe de la vallée de la Soummam, la direction du club leur a octroyé
une prime de trois mois.
«Les dirigeants ont voulu à
travers ce geste mettre les
joueurs dans les meilleures
conditions morales à la veille
d’une rencontre importante»
face à l’ASK, a indiqué la
JSMB sur son site internet.
Le perdant de cette partie
devrait par ailleurs commencer à plier bagage pour
accompagner Hadjout. L’OM
Arzew, également menacée
par le purgatoire, n’aura pas
la tâche facile à Skikda face
à la JSMS qui ne perd pas
espoir de jouer l’accession.
Idem pour l’US Chaouia (11e
avec 30 points) qui accueillera le MCS ; un autre prétendant pour la Ligue 1. Le MC
El-Eulma et le CAB BouArréridj seront également en
danger respectivement à
Bou-Saâda et à Batna. En
somme, c’est une journée qui
s'annonce palpitante aussi
bien dans les duels à distance entre les équipes de tête
que pour le maintien ! Une
journée où les pronostics ne
sont pas permis !
Ahmed Ammour
17
Est-il nécessaire d’engager un sélectionneur
de renom pour prendre en charge l’équipe nationale d’Algérie ? Faut-il aller chercher toujours
plus loin ce que l’on a à portée de main ?
Pourquoi l’on tend à s’acharner tant pour s’en
mettre plein la tête de soucis que peut occasionner un entraîneur à son arrivée et surtout à son
départ quand les choses vont mal ? Sommesnous redevenus ces personnes qui éprouvent
un certain plaisir dans la douleur morale ? La
fédération ne fait-elle pas dans la difficulté en
favorisant un climat où toutes les supputations
sont permises ? En tout cas, la résiliation du
contrat Faf/Gourcuff qui eut lieu sous quelque
forme que ce soit est une bonne chose pour
l’équipe d’Algérie dont on doit désormais réfléchir à deux fois avant de l’engager dans une
voie qui ne conviendrait pas à son statut. M.
Gourcuff s’interdisait d’être heureux avec cette
équipe d’Algérie. Alors que presque tout le destinait à l’être. Il a choisi de troquer une vie d’aventure, un challenge contre une autre, moins soutenue, paisible, à laquelle on s’habitue sans
grands efforts. Il aura finalement tenté et vécu
des rencontres au plan humain à valeur de test.
Peu loquace et souriant de moins en moins, il a
préféré donner libre cours à son tempérament.
On aurait cru qu’il inventait un football sans
parole. Mais il aurait dû au moins faire l’effort de
nous enchanter autrement. Faut-il reconnaitre
en outre que M. Gourcuff n’est évidemment pas
le seul en cause dans ce couac ?
D’autres peuvent aussi être désignés du
doigt. Ils sont nombreux à choisir le silence
quand il leur est demandé de se prononcer pour
apporter un autre son de cloche. Verra-t-on la
fédération se tourner vers les vrais collaborateurs(les anciens) ? Et la presse (sportive) pourra-t-elle continuer à subir le mécontentement
sans raison, de tout le monde et, à comptabiliser
les coups sans réagir ?
Gourcuff n’a-t-il pas tenté de la discréditer ?
N’ayant pu établir sa logique, Gourcuff ne pouvait par conséquent renoncer à sa fougue. Au
lieu de rester lucide pour se préparer et préparer
son équipe à son nouvel environnement, il a
choisi de tourner le dos à cette occasion qui lui
est offerte de vivre une expérience qu’une personne sensée en quête de sensation n’y verrait
aucun inconvénient à y adhérer sans calcul. Si
tout se passe comme semble le prévoir la fédération, avec l’engagement d’un sélectionneur
tout court qui a simplement du charisme, de la
volonté à se surpasser, une compétence à maîtriser et à gérer un groupe d’hommes, l’Algérie
peut redevenir en peu de temps un acteur qui
compte dans cet espace africain. Si une telle
démarche n’est pas orientée dans cette perspective l’on ne doit pas s’étonner de voir émerger des phénomènes dont la persistance sur la
route du succès entraverait énormément la progression. Chaque hésitation de plus, mettra inéluctablement les choses en difficulté. Le football
tel que nous l’avons pratiqué a tendance à diminuer, l’on doit donc s’organiser pour se prémunir
contre les facteurs endogènes qui semblent proliférer comme si les voies qui leur sont ouvertes,
le sont, volontairement. Estimer le préjudice,
canaliser la masse d’argent en circulation qui est
au-delà de toute mesure pour mieux réparer,
pour savoir où l’on est et pourquoi l’on y est ?
Renoncer à jeter un regard interrogateur sur ce
monde qui entoure notre football reviendrait
d’emblée à encourager le statu quo à se départir
des règles qui participent au rehaussement du
niveau du football. La fédération, incontournable
par son budget, y consacre des montants colossaux pour entretenir l’équipe nationale. Que n’at-elle pas fait pour lui donner une notoriété ? A-telle réussi pour autant à lui redorer son blason?
Je ne saurais le dire! Gourcuff et, avant lui
Saâdane et Halilhodzic ont-ils réussi à inoculer
la nécessaire substance qui manquait à cette
équipe ? Trois sélectionneurs, trois profils si différents tant sur le plan comportemental que sur
tout autre plan. Trois expériences vécues différemment par les fans du club Algérie. Que reste
t-il encore au président de la Faf à donner
comme argument pour justifier sa volonté à s’attacher les services d’un entraîneur de renom?
De quelle trempe sera le successeur de
Gourcuff ? Un technicien bardé de diplômes,
titré plus d’une fois, compétent, ayant touché à
tous les footballs, parlant plusieurs langues et
quoi d’autre encore. Etonnant, non ? Pourtant
cette compétence existe bel et bien en Algérie.
La qualité ne manque pas et la première priorité,
de mon point de vue, est l’engagement d’un
homme à poigne, qui soit plus meneur
d’hommes qu’autre chose. Au fait, ne peut-on
pas s’accorder avec Alain Michel ? Ne répond-il
pas au profil souhaité ? En tout cas, ce n’est pas
une mauvaise chose que d’avoir une pensée
pour ce technicien français qui a prouvé qu’il est
là pour relever tous les défis possibles.
A. Z.
MOTS FLÉCHÉS
Détente
Le Soir
d’Algérie
Son nom
---------------Son prénom
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
18
Par Tayeb Bouamar
Son
club
Sa
sélection
Oiseaux
---------------Prévenue
---------------Arriérée
Coûte
---------------Baguette
---------------Amoureux
Note (inv)
---------------Indien
---------------Calée
Aluminium
---------------Sonne
---------------Plante
Dans la
trachée
---------------Sélénium
---------------Luxe
Solution
---------------Lithium
Ville
---------------Creusée
Interjection
---------------Placée
Maladie
---------------Villes
---------------New York
Insecte
---------------Avant
Hélium
---------------Intitulé
---------------Pari
Fine
---------------Pays
Enlevée
---------------Saine
Continent
---------------Pantois
Pronom
---------------Cour
Pays
---------------Broyai
Rancœur
---------------Pliai
Malin
---------------Os
Espèce
animale
---------------Hassium
Releva
---------------Oiseau
Traîne
---------------Appris
---------------Achevé
Pronom
---------------Protection
Néon
---------------Devinette
---------------Cœur
tendre
Huttes
---------------Attaché
Gave
---------------Peina
Pronom
---------------Coups
---------------Palladium
Radium
---------------Astate
---------------Pronom
ENUMÉRATION
Flaque
---------------Monsieur
Pénalité
---------------Arbres
Son poste
L ET T R E S D E : San Remo
S
A
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1
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3
4
5
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V B U S N I R
I T U N I N O
I
T
U
A
V R E S B U R
H L S E U Q S
R R I D I C U
1- ŒUVRES BURLESQUES
Divinité
---------------Titre
Cérémonie
---------------Doter
Ces colonnes abritent les noms
de cinq œuvres de Paul Scarron.
Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois.
Définition du mot restant =
«La reine la lui accorda»
E
D
N
E
I
D
R
O
I
T
Travaux
---------------Article
S
A
Z
A
M
A
C
L
E
L
A
D
I
E
U
X
E
R
P
E
4- LE GARDIEN DE SOI
2- L’HÉRITIER RIDICULE
MÊME
3- PRÉCAUTION INUTILE
5- LES ADIEUX À MAZARIN
6
7
1-
CULTURE
CÉLÈBRE
2- PAYS
3- STATION
4- PROVINCE
5- RÉGION
8
6- ACTIVITÉ
9
10
7-
VIEILLE
11
ÉGLISE
12
S OLUTIONS …S OLUTIONS …S OLUTIONS …
MOTS FLÉCHÉS
GÉANTS
IMPRESSIONNISMENOIE-AORTE-SOIRS
SIS-GINA-TESTERA
ES-BANDIT-RUT-EH
N-ALI-ET-B-SIERA
SAVANTE-VAL-SU-R
IRISEE-DELICE-BA
BASES-SERIES-TRO
LIER-RELISE-FARC
ERE-PETITE-DAN-C
SE-CET-RE-TENTAI
--ARRIME-LIT-OSD
MALETRE-POSAIT-E
EVITEE-RABAIS-SN
DITES-MET-NL-POT
IDES-SACREE-CITA
CES-DACLIN-POE-L
AS-MR-HUE-DOUCE-
M-RUADES-REPREND
EMERGER-NET-TS-E
NOTEES-BAGAGE-SM
TRIEE-RAVALE-SUE
SANS-SE-IRE-FOIN
-LE-CAFARD-PUISA
SE-LEURRE-BAIN-G
A-PO-RAT-SONS-ME
GESIRAI-TEND-COR
ASTREINTE-DAHLIA
MOTS FLÉCHÉS
-BENLAREDJ-COACH
MITE-SERIES-CIRE
OSE-TOMES-VERNIS
HE-PI-IS-FELEE-I
A-PAGES-MALUS-GT
MOLLET----TE-COA
ETUIS-----E-GOBI
DE-R-L-----LA-ET
-RA-FIERS-BILLEVA-PESTE-POTES-K
E-SI-SA-COURT-CO
NEUTRE-SEULE-CRU
DU-RI-CIDRE-SAIB
USTEBESSA-TOURNA
LETTRES DE
SAN DIEGO
--PLAISANCE-------PACIFIQUE
ETATSUNIS-------SANDIEGO-----CALIFORNIE-----PECHE---OCEANOGRAPHIE-----PORT-----
MOT RESTANT = SUBVENTION
MOTS FLÉCHÉS GÉANTS
Détente
Le Soir
d’Algérie
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
19
Par Tayeb Bouamar
Dévouement
---------------Rompu
Abri
---------------Griffes
Voyelle
double
---------------Saison
---------------Sombrer
Quatre à
Rome
---------------Bruit
---------------Germanium
Réfute
---------------Pouffé
---------------Cachée
Liaison
---------------Agence
américaine
Lésés
---------------Mots
Néon
---------------Arbre
---------------Aller
Issue
---------------Existence
---------------Dans la
peine
Foot à Chlef
---------------Cérium
---------------Durée
Métro
---------------Pays
---------------Fin de
séries
Décore
---------------Robe
---------------Calées
Erigé
---------------Insatiable
Latine
---------------Aluminium
Reporté
---------------Miser
Clôturer
---------------Shoot
Têtu
---------------Peintures
---------------Mettre
Accès
---------------Travaux
Mille-pattes
---------------Bondis
Esplanade
---------------Rigole
Enlever
---------------Désirai
Emerger
---------------Report
Issue
---------------Sosie
Absurdité
---------------A deux
Montée
---------------Type (ph)
Diversifier
---------------Atouts
Soupçons
---------------Classification
Cabas
---------------Radon
Satisfaire
---------------Raclera
Tournois
---------------Valoir
Traînent
---------------Réalité
Tracer
---------------Logis
Débités
---------------Césium
Tour de
chant
---------------Sommet
Authentiques
---------------Cacher
---------------Chrome
Gâteaux
---------------Lithium
---------------Mot
magique
Extrait (ph)
---------------Voyelle
double
Surveiller
---------------Asticot
---------------Brisés
Lisière
---------------Aime
Doubles
---------------Note
Démonstratif
---------------Chiffre
Note
---------------Huile
Mettent
---------------Saint
Elu
---------------Poignard
---------------Roue
Colère
---------------Pêcheurs
Possessif
---------------Ile
---------------Néon
Nickel
---------------Banque
Osée
---------------Tendres
Alimenté
---------------Brun
Chaîne des
alpinistes
Sport
---------------User
Club
anglais
---------------Fin de
soirées
Lave
---------------Accord
Colère
---------------Plis
---------------Afin de
Moisit
---------------Osmium
---------------Via
Bois
---------------Clopiner
Cochonnet
---------------Empesta
Rejetés
---------------Champignon
Bourrée
---------------Membre
Déplacés
---------------Adverbe
Possessif
---------------Contenant
Métal
---------------Panache
Nuit
---------------Crétin
Endurées
---------------Version
Salive
Encore
---------------Lettre
Pistolet
---------------Appris
Graffiti
Champ
---------------Astate
Calife
---------------Reconnues
Possessif
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Confie
---------------Gate
Bâtisse
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Roman de
Feraoun
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21
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MENSUELLE «TV SAT
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Ferani Ahcène
ex-membre de bureau de comité
de wilaya des retraités FNTR/UGTA
de Tizi-Ouzou
présentent à sa famille leurs sincères
condoléances et les prient de trouver ici
l’expression de leur profonde compassion.
A Dieu nous appartenons et à Lui
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nous retournons.
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Jeudi 7 avril 2016 - PAGE
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NS
Le Soir
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d’Algérie
Le
magazine de la femme
Ces habitudes qui vous donnent
des pointes fourchues
Jeudi 7 avril 2016 - PAGE 23
BEAUTÉ
Photos : DR
4. Faire des régimes
Les régimes peuvent couper
dans des aliments essentiels
ce qui, non seulement
affaiblit les cheveux, mais
ralentit aussi la pousse.
Une diète saine tout au long
de l’année est le meilleur
moyen d’avoir des cheveux
en bonne santé.
Il y a plusieurs causes aux
pointes fourchues, le
coiffage, la coloration, le
soleil, etc. La couche
externe disparaît et cause
les pointes fourchues. Une
fois que cela arrive, il
devient quasiment
impossible de les éliminer
autrement qu’avec un bon
coup de ciseaux.
Alors au lieu de vous
débattre avec vos pointes
fourchues, il vaut mieux
prévenir leur apparition en
évitant certaines mauvaises
habitudes :
1. Coiffer des cheveux
abîmés
Avant d’appliquer de l’air
chaud sur vos cheveux, vous
devez appliquer une
protection à l’aide d’un
produit adapté.
Trouvez une formule qui ne
contient pas de silicone ou
d’huile pour ne pas alourdir
le cheveu.
2. Vous attacher les
cheveux alors qu’ils sont
encore mouillés
Vu que les cheveux
rétrécissent lorsqu’ils
sèchent, les attacher
mouillés est la meilleure
façon de les endommager.
Si vous devez absolument
les attacher, choisissez des
élastiques doux qui ne
tirent pas les cheveux.
Gâteau au yaourt
et à la pomme
1 yaourt (on prend le pot comme mesure), un
yaourt aux fruits c'est encore mieux, une
pomme, 2 pots de farine, 2 pots de sucre,
1/2 pot d'huile, 1/2 sachet de levure chimique,
de la fleur d'oranger (facultatif),
3 œufs, 1 sachet de sucre vanillé
3. Ne pas mettre de
protection SPF
Les cheveux et la peau sont
faits de la même protéine.
Tout ce que vous faites pour
protéger vos cheveux les
rendra en meilleure santé
sur le long terme.
Appliquez un sérum
protecteur ou un spray qui
contient de la protection
contre les rayons UV.
ASTUCE
6. Teindre des cheveux
déjà colorés
Il est important d’aller chez
un professionnel pour
teindre vos cheveux si vous
ne voulez pas les
endommager car ils sont
déjà fragilisés par la teinture
précédente.
Un vrai professionnel ne
devrait jamais teindre le
cheveu qui l’est déjà.
Le vinaigre blanc
Le vinaigre blanc est l'un des
produits phares de nos grandsmères ! 100% naturel et très bon
marché, on lui trouve de
nombreuses fonctionnalités dans la maison. C'est un
puissant anticalcaire qui remplacera avantageusement vos
crèmes à récurer : baignoire, robinets, bouilloire,
casseroles, cafetières ou encore lave-linge et lave-vaisselle
n'ont qu'à bien se tenir ! Il s'utilise également pour nettoyer
les vitres et les miroirs ; il désinfectera et désodorisera
complètement les surfaces des cuisines, salles de bain et
toilettes et également vos canalisations.
Riz aux petits pois
et crevettes
1 tasse de riz
2 tasses 1/2 de jus
de tomates
1 petit oignons
coupé en petits dés
1 poivron vert
coupé en petits dés
1 tasse de pois
verts congelés
2 c . à soupe
d'huile d'olive
1 tasse de petites
crevettes
Sel et poivre en
grains
Dans une casserole
faites chauffer l'huile
d'olive et y ajouter les
oignons et les poivrons. Faire cuire jusqu'à ce qu'ils soient
tendres.
Ajouter aux légumes le riz .Bien mélanger.
Ajouter votre jus de tomate et vos crevettes assaisonner au
goût de sel et de poivre. Laisser mijoter entre trois à cinq
minutes. Allumer le four à 350 degrés C.
Transférer votre mélange dans un plat allant au four et laisser
cuire pendant 20 à 30 minutes.
BON À SAVOIR
Je bichonne mes
petits petons
Le printemps est là ; il
s’instale doucement. Après
avoir enfermé nos pieds
durant des mois entiers
dans des bottes fourrées et
autres chaussures 100%
hermétiques, vous allez
enfin pouvoir rendre la
liberté à vos pieds ! Mais
pas question de les laisser
respirer dans de belles
petites sandales dans leur
avoir, au préalable, fait une
beauté. Pour de jolis petits
petons il faut leur faire une bonne coupe des ongles.
Puis on les laisse faire trempette dans de l'eau chaude salée
(c'est plus facile pour enlever les peaux mortes !), on passe un
petit coup de pierre ponce, notamment au niveau des talons, on
les rince, on les badigeonne de crème hydratante. Là, on enfile
une belle paire de chaussures ouvertes !
FORME
5 boissons qui donnent un ventre plat
Aujourd’hui, nous vous
proposons six délicieuses
boissons qui vous aideront à
perdre l’excès de graisse que
vous avez autour de la taille.
Si vous adoptez cette
discipline quotidiennement,
vous remarqueriez rapidement
le résultat.
De l’eau aromatisée :
Lorsque vous voulez perdre du
poids, il est important de
s’hydrater. En buvant
beaucoup d’eau, vous aidez
votre corps à maintenir son
niveau de fluide optimal tout
en évitant les flatulences.
C’est de cette manière que
Versez dans un saladier le yaourt, la farine, le sucre,
l'huile, les 3 œufs, la levure et la vanille. Mettez la
fleur d'oranger (pas trop). Coupez la pomme en
cubes et versez-les dans le saladier.
Mettez le four en marche termostat 6-7 (200- 220).
Beurrer un moule et versez-y votre pâte.
Mettez au four pendant 30 minutes.
5. Oublier le revitalisant
Lubrifier les cheveux permet
de prévenir l’apparition des
pointes fourchues.
Un revitalisant sans rinçage
peut agir comme lubrifiant
pour protéger les fibres de
vos cheveux.
Lorsque ces dernières sont
en bonne santé, vos
cheveux paraissent plus
beaux.
Page animée par Hayet Ben
vous restez rassasié. Si vous
n’aimez pas boire de l’eau
ordinaire, aromatisez-la en
rajoutant quelques gouttes de
citron.
Boisson frappée à la
pastèque :
Ce frappé est un excellent
moyen pour vous rafraîchir. La
pastèque est l’un des produits
les plus hypocaloriques. En
plus de sa capacité à hydrater
le corps, la pastèque réduit la
graisse du corps tout en
stimulant l’augmentation de la
masse musculaire, et ce, grâce
à l’arginine, un acide animé
vivement présent dans ce fruit.
Le thé glacé à la menthe :
Cette boisson est l’un des
brûle-graisses les plus
efficaces. Elle agit
particulièrement au niveau de
l’abdomen et vous aide à
stimuler la digestion et
empêche les flatulences.
Boisson frappée à base
d’ananas :
Ce fruit tropical vous aidera à
vous débarrasser des kilos en
trop, en particulier ceux de
l’estomac. L’ananas contient
de la broméline, une enzyme
qui contribue à la dégradation
des protéines, facilite la
digestion et empêche les
flatulences. C’est «La»
boisson pour ventre plat.
Le thé vert :
Le thé vert minimise le risque
du cancer. De par ses
composants riches en
catéchines et antioxydants, le
thé vert réduit efficacement la
graisse, essentiellement celle
de l’abdomen.
Si vous voulez brûlez plus de
graisse lors d’un exercice
physique, buvez-en un juste
avant.
Qui va combattre les voleurs
et les corrompus ?
LES CHOSES DE LA VIE
PANORAMA
C
Le Soir sur Internet :
http:www.lesoirdalgerie.com
E-mail : [email protected]
e pays a un grave problème à
régler avec la morale. Nous ne pouvons pas parler de développement
durable, de mutations socioéconomiques
patentes, de démocratie et de liberté tant
que nous traînerons, comme de lourds
boulets rattachés à notre conscience collective, ces graves affaires de corruption
qui défrayent la chronique et découragent tout effort honnête.
La corruption est devenue un acte
normalisé et un secteur d’activité florissant, structuré et institutionnalisé. Le
marketing a ses règles que la morale ne
connaît pas. Les fameux dix pour cent et
les transferts vers des comptes bloqués
en Suisse sont des affaires ordinaires.
Que cet argent se retrouve au Panama ou
à Tataouine-les-Bains n'est pas le problème ! Il serait peut-être temps que les nouveaux services secrets s’occupent de ces
millionnaires en euros qui n’ont ni gagné
au loto français, ni hérité une parente en
Ecosse. On sait ce qu'il est advenu de
certaines enquêtes menées par le DRS
ancienne version. Le nouveau devrait
nous montrer de quoi il est capable dans
ce domaine, à moins qu'il n'ait plus
aucun rôle à jouer dans la repression du
crime économique ; ce qui serait une
catastrophe !
L’ancienne-nouvelle mode chez les
corrompus et les voleurs est d’acheter
des biens immobiliers dans les quartiers
huppés des capitales européennes. Il
serait temps de leur demander de s’expliquer sur l’origine de telles fortunes, car
ces messieurs ont piqué tellement de
dinars que cela «ne remplit plus leurs
yeux», comme on dit en langage populaire. Passe encore sur les études de leur
progéniture, payées sur les caisses de
l’Etat et les soins à l’étranger, dans les
cliniques réputées, pour de petits bobos
qui peuvent être traités ici, par des médecins algériens qui n’ont rien à envier à
leurs homologues étrangers. A ce propos, je reste toujours perplexe devant
l’hypocrisie de beaucoup de nos hauts
fonctionnaires qui expriment en public
leur satisfaction à propos des «acquis du
secteur de la santé algérien», mais qui
préfèrent se confier à des toubibs étrangers ! Drôle de logique d’une partie de la
direction du pays et même de l’opposition qui trahit la confiance placée en elle
par le peuple.
Cette digression m’amène à parler
aussi de la dilapidation de l'argent public
qui est utilisé pour se pavaner dans le
luxe, car cette caste, souvent issue de
POUSSE AVEC EUX !
Par Hakim Laâlam
[email protected]
@hakimlaalam
milieux jadis écrasés par la misère et le
dénuement, veut rattraper le temps perdu
et se venger sur le sort ! Arrivistes à souhait, ces gens-là font tout pour effacer de
leur mémoire les privations du passé. Un
simple calcul sur la base de leur fiche de
paie indique clairement qu’ils ne pourront jamais amasser le dixième de ces
sommes faramineuses au cours de toute
une vie de labeur. Enfin, labeur, voilà un
terme inapproprié pour ces blagueurs en
costume cravate qui nous racontent des
histoires pour nous endormir.
Boumèdiene vivait dans un troispièces et n’avait pas plus de 600 dinars
en banque à sa mort. Son ultime voyage
à Moscou, imposé par ses médecins,
aura été de courte durée et il est revenu
pour être traité à l’hôpital MustaphaPacha où il est mort d’ailleurs. Et même
si des sommités mondiales sont venues
à Alger pour étudier son cas, même si
des équipements ont été commandés en
dernière minute pour traiter sa maladie,
l’homme a su donner à son ultime
bataille, celle qu’il a menée courageusement contre la maladie, l’image d’un
Algérien soigné en Algérie dans un établissement hospitalier populaire qui est
aussi le symbole de ce que la santé
publique algérienne avait de meilleur ! Sa
mort à l’étranger aurait donné au peuple
le sentiment qu’il y a une médecine à
deux niveaux, l’une pour la caste au pouvoir et les riches et l’autre pour monsieur
Tout-le-monde.
Quelle confiance accorder à des gens
qui n’ont pas… confiance dans les hôpitaux de leur pays ? Quel crédit donner à
leur discours sur l’amélioration des
conditions de vie, de l’école et de la
sécurité quand ils préfèrent les produits
occidentaux de luxe pour se nourrir et
s’habiller, envoient leurs gosses étudier
à l’étranger et prennent une armée de
barbouzes pour se protéger dans leurs
déplacements ?
Elle est belle l’Algérie. Hier, à l’heure
du socialisme, ils nous menaient en
bateau en faisant de belles phrases sur
l’engagement révolutionnaire, la justice
sociale et l’égalité des chances. Dès
qu’ils achevaient leurs discours, ils montaient dans des limousines et s’en
allaient vers leur vie de nababs. Nous
étions les dindons de la farce. Nous les
avons tellement crus que nous avons été
nombreux à faire don de nos terres à la
Révolution agraire. Mais, nous ne regrettons rien ! Nous avons mené avec courage, énergie et dévouement la grande
bataille pour le socialisme et quand ils
sont venus nous dire que ce système
n’arrange plus les affaires de l’Algérie,
nous les avons encore crus. En fait, ils
avaient tellement amassé d’argent qu’il
leur fallait l’investir dans des créneaux
porteurs ici même. Ils décident le matin
et investissent le soir. Prête-noms, filles
et fils gâtés ramenés d’Amérique ou
d’Europe : vite, vite, il faut faire le max
d’affaires avant qu’un semblant de transparence ne vienne tout gâcher ! Le
peuple n’a rien vu venir de cette «reconversion». Les apparatchiks, si !
Débrouillards invétérés, ils se retrouvent
toujours aux meilleures loges ! Dans le
socialisme ou le capitalisme ! Et même
dans le trabendisme, système qu’ils ont
créé sur mesure pour leurs vastes ambitions mercantiles. Ou encore dans leur
dernière trouvaille : l’islamisme… Et puis,
il y eut l’affaire Khalifa, la goutte qui a fait
déborder le vase, l’énorme scandale qui a
éclaboussé presque tout le monde.
Depuis le procès sans relief qui a permis
de régler leurs comptes aux sous-fifres,
en épargnant les éternels «intouchables», nous savons que la justice ne
pourra rien contre ces monstres tant
qu’elle sera maintenue dans la dépendance du pouvoir politique et le jeu des
clans.
Car la clé de voûte de ce système de
la corruption est le secteur de la justice.
Quand on met fin aux fonctions du procureur courageux qui a poursuivi Chakib
Khelil, on se demande si le mot justice a
encore un sens dans ce pays !
Si l’on
veut réellement combattre la corruption
dans la justice, on peut le faire facilement
! Une manière efficace de lutter contre
cette corruption est de rapprocher les
justiciables de la justice en les poussant
à dénoncer toutes les carences et les
déviations. Mais, concernant la majorité
des cas enregistrés, le corrupteur se
trouve impliqué dans la mesure où il
donne de l’argent pour arracher un droit
qui n’est pas le sien ou pour se prémunir
d’une condamnation méritée ! Ce sont les
criminels, les voleurs et les grands trafiquants qui usent de la corruption pour ne
pas subir le sort qu’ils méritent et on les
voit mal aller déposer une plainte contre
le juge qui les protège.
La corruption peut demain prospérer
et atteindre des niveaux insoupçonnables si l’on n’y met pas un terme
aujourd’hui. Les affaires qui secouent le
monde politique sont si nombreuses qu’il
n’est plus possible de les occulter ou
Par Maâmar Farah
[email protected]
d’en réduire l’impact. C’est une réalité
connue de tous et les organisations mondiales non gouvernementales qui ont
classé notre pays dans des positions peu
honorables le savent mieux que d’autres.
Allons-nous encourager les voleurs et les
corrompus ou, au contraire, nous
réveiller brutalement d’un long cauchemar pour que vérité et justice soient
confortées dans un pays où l’une et
l’autre ont subi les pires outrages ? Au
moment où les masses populaires peinent sous le fardeau d’une vie devenue
impossible, au moment où le pouvoir
d’achat croule sous le coup des augmentations successives du coût de la vie,
sans que les salaires y apportent les correctifs nécessaires, au moment où tout
un pays se fige dans une position
d’abandon total, les quelques actions de
replâtrage social, bien en deçà des
besoins réels des populations, ne semblent pas en mesure de redonner cet
espoir dont nous avons tant besoin ! Au
contraire, la corruption et les injustices
qu’elle provoque finissent par décourager les plus braves. Les cadres qui bâtissent, par le travail et la probité, l’avenir
du pays, tous les intègres, les profs des
lycées et des universités qui connaissent
des fins de mois difficiles, les magistrats
propres et tous les directeurs qui ont su
échapper au complot du dinar, tous ceuxlà sont au bord de la ruine morale.
Le mal continuera-t-il de malmener le
bien dans ce pays qui attend, depuis des
lustres, de retrouver le chemin de la
Justice ? La vraie, pas celle qui se cache
dans les palais...
M. F.
Ni çui-çui ! Ni çui-là !
Il a longtemps couru derrière, et il y est enfin arrivé ! Abdekka
en Une du quotidien Le Monde. Sans même payer pour ça.
Merci qui ?
Merci Panama Papers !
Ça avait déjà commencé la veille. Ou l’avant-veille. Je
lisais l’excellente contribution du Professeur Boudarène,
parue dans El Watan, lorsque je suis tombé sur cette
sentence de l’éminent psychiatre : «l’avenir de la psychiatrie en Algérie est compromis par des luttes des
clans». Là, je me suis frappé le front tout en criant
«merde ! La lutte des clans même en psychiatrie ?» Un
truc à devenir fou, avouez-le. J’en étais là, un entonnoir
de travers sur la tête, lorsque je me suis surpris, à l’insu
de mon plein gré consentant, à réfléchir sur cette question hautement philosophique : le fait que Saâdani
attaque de plus en plus violemment Ouyahia, lui tombe
dessus à bras raccourcis, me fera-t-il passer H’mimed
pour plus sympa ? Vais-je aimer par défaut Ouyahia,
juste parce qu’il est le punching-ball préféré de Ammar
Edd’rebki ? Et tout en cogitant fort, je réajustais machinalement mon entonnoir sur le point de tomber à chaque
mouvement de ma tête de plus en plus bouillonnante.
Pourquoi ma tête bout ? Parce que j’ai conscience
qu’avec ce genre de questionnement, je viens d’atteindre
le noyau de la terre d’Algérie. J’ai gratté, gratté, gratté
pour enfin arriver nez à nez avec le cul du monde-DZ.
Tout le drame est là. Car au commencement, s’est posée
cette autre question Zarathoustrienne : «qui prendre, qui
choisir pour succéder à Zeroual ?» Question qui a induit
une réponse nietzschéenne : «Le moins mauvais !» C’est
à partir de là que la boussole s’est détraquée, que nous
avons perdu le nord, et tout le reste ! Tout comme la
boussole déréglée, nous ne sommes plus commandés
par le magnétisme terrestre, mais par la magie noire du
«moins mauvais». Bien sûr, face à ça, on peut aussi se
ressaisir, jeter l’entonnoir dans une poubelle, ou mieux,
recouvrir avec le siège du FLN à Hydra (Saâdani dedans)
et décider souverainement de n’acheter ni Ouyahia ni
Saâdani. Ce qui est tout même embêtant pour les maquignons qui affolent le marché des idées et veulent tantôt
nous refiler l’un, tantôt l’autre. Mais – et là, je remets vite
fait mon entonnoir en place, c’est-à-dire en haut de mon
crâne d’œuf – je dois bien vous l’avouer, c’est tentant au
diable. Rien ! Je n’achète ni «çui-ci ni çui-là». Et je croise
mes bras sur le ventre du maquignon-chef, en attendant
qu’il s’étouffe. Tout en fumant du thé pour rester éveillé à
ce cauchemar qui continue.
H. L.