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INCENDIE CRIMINEL DANS UN BUNGALOW À ZÉRALDA(ALGER)
S
Sept morts et un blessé
ept personnes ont trouvé la mort et une autre a été atteinte de brûlures, hier au petit matin, après un incendie qui s'est déclaré dans un bungalow du complexe touristique Azur de Zéralda. Selon une source policière, il s’agit d’un acte d’origine criminelle. On croit savoir qu’une femme qui a survécu miraculeusement aurait identifié les auteurs, dont trois sont déjà activement recherchés. Il est à noter que d'importants moyens humains et matériels ont été
mobilisés par les services de la Protection civile pour venir à bout du sinistre.
R. N.
L 1 MOBILIS /16E JOURNÉE
L’INFORMATION AU QUOTIDIEN
Un somptueux
CRB-MCA
pour la reprise
Quotidien national d’information - Prix Algérie 10 DA - France 1 euro
Jeudi 14 janvier 2016 - www.lecourrier-dalgerie.com - N°3616 - 12e année
P2
UN MOUVEMENT DE REDRESSEMENT DE L’EX-AIS MONTE AU
CRÉNEAU EN APPUYANT À FOND LES RÉFORMES DE BOUTEFLIKA
Madani
Mezrag
hors
circuit ?
Phs : DR
Dans un communiqué parvenu, hier, à notre rédaction,
des ex-membres de l’AIS (Armée islamique du salut)
regroupés autour d’une structure nationale mise en
place il y'a une semaine, ont exprimé leur opinion
au sujet des derniers développements politiques qui
marquent la scène nationale.
Lire en page 3
APRÈS L’OPÉRATION COUP-DE-POING DE LA POLICE CONTRE LES RÉSEAUX
MAFIEUX HIER À L’AUBE À ALGER
Climat
de France
respire
P 24
l ABDELOUAHAB NOURI,
MINISTRE DES RESSOURCES EN
EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT
«L’État doit
revoir à la hausse
le tarif de l’eau»
l SYNDICALISME
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L’État reconnaît
le SNAPAP
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2
ACTUALITÉ
Jeudi 14 janvier 2016
ABDELOUAHAB NOURI, MINISTRE DES RESSOURCES EN EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT
«L’État doit revoir à la hausse le tarif
de l’eau»
Propos recueillis par
notre envoyé spécial
à Tamanrasset
Hacène Nait Amara
ujourd’hui, la rareté des
pluies conjuguée à la
baisse des recettes de
l’état suite à l’effondrement du
prix du pétrole remet au goût
du jour la question de l’augmentation du prix de l’eau.
Interrogé sur la question, en
marge de sa visite de travail
qu’il a effectuée mardi dans la
wilaya de Tamanrasset, le
ministre des Ressources en eau
et
de
l’Environnement,
Abdelouahab Nouri n’écarte
pas l’éventualité de la révision à
la hausse du tarif de l’eau. Il a
estimé que l’augmentation du
tarif de la ressource hydrique
constitue même une solution
pour amener le consommateur
à rationaliser son utilisation.
A
Êtes-vous de l’avis de ceux
qui estiment que
l’augmentation du prix de
l’eau constitue une solution
pour lutter contre le
gaspillage de cette ressource
hydrique ?
Effectivement, il suffit de
voir les politiques tarifaires de
l’eau potable des pays européens, qui ne sont pas sous la
menace d’un stress hydrique,
pour que vous vous rendez
compte que le meilleur moyen
pour amener le consommateur
à rationaliser sa consommation
de cette ressource qui se raréfie
en nos jours est d’appliquer son
tarif réel. Chez nous, le jour où
on tapera dans la poche du
consommateur et celui-ci aura
une note salée, ce jour-là, je suis
persuadé qu’il changera son
comportement et prendra
conscience de l’importance
d’économiser la consommation
de l’eau. Même si la question
de l’augmentation du tarif de
consommation de l’eau n’a pas
été prise en compte dans la loi
de finances 2016, cela ne veut
pas dire que le prix de la ressource hydrique restera éternellement soutenu par l’état. Tôt
ou tard, le tarif de l’eau connaitra une augmentation. Il est
regrettable de constater que
nous sommes des gaspilleurs de
l’eau alors que l’Algérie est
classée en 17e rang des pays les
plus pauvres en eau renouvelable. Tant que l’état continue à
soutenir le prix de l’eau au
même titre que le prix de certains autres produits de
Ph : DR
La question de la
révision à la hausse
du tarif de l’eau
potable n’a jamais
été à l’ordre du
jour du
gouvernement. Elle
est même
considérée comme
tabou.
périence de savoir que le remplissage des barrages se fait
généralement début janvier à
fin mars et c’est là où on
connait un taux de pluviométrie considérable qui nous permet de reconstituer le stock de
la ressource hydrique au niveau
de nos barrages. Durant les
deux mois de septembre et
octobre écoulés, nous avions
connu une pluviométrie acceptable qui nous a permis de stabiliser le niveau de certains
barrages hydrauliques. Au
moment où je vous parle, il y a
des barrages qui déversent. Le
taux de remplissage des barrages estimé à 70% nous permet d’assurer l’alimentation en
eau potable de nos populations
et d’approvisionner nos agriculteurs en cette ressource
hydrique.
Abdelouahab Nouri, ministre des Ressources en eau et de l’Environnement
consommation, le consommateur ne s’en privera pas. Il est
regrettable de trouver chaque
matin du pain jeté dans des
poubelles par le citoyen. Chose
qu’on ne voit pas ailleurs,
même dans des pays les plus
développés et les plus aisés
financièrement. Ce constat
m’amène à dire que la rationalisation de l’utilisation de l’eau
est une question de mentalité. Il
ne faut pas qu’on se voile la
face. Il n’y a pas d’autre solution que de réviser à la hausse le
tarif de l’eau pour amener le
citoyen à modérer sa consommation de cette ressource
hydrique. Il faut appeler les
choses par leurs noms. Le
citoyen doit savoir que la situation financière de l’Algérie ne
permet pas de continuer à subventionner les prix de certains
produits de consommation
contre vents-et-marrées.
Le mode de consommation
énergétique de l’Algérie
devient de plus en plus
insoutenable pour l’état.
Quelle sera votre stratégie
pour développer les énergies
renouvelables?
Vous savez que nous nous
sommes engagés dans le cadre
de la Conférence de Paris sur le
climat (Cop 21), qui s’est tenue
en décembre dernier, à produire 30% de notre consommation
énergétique à partir de l’énergie
renouvelable, à l’horizon 2030.
Toutefois, l’Algérie a soumis
cette stratégie à conditions, à
savoir, l’existence des finances
et du savoir-faire technologique
nécessaires pour le développement de ce type d’énergie. Ce
sont là les conditions que
l’Algérie a exigé, car, il est
impossible de réussir cette transition énergétique sans l’apport
et l’assistance des pays ayant la
maitrise de cette technologie.
L’Algérie ne peut s’aventurer à
lâcher l’exploitation d’une
énergie dont elle a la maitrise
parfaite pour l’utilisation d’une
énergie qui exige la maitrise
d’autres technologies. Pour ce
faire, l’Algérie a demandé
l’existence des ressources financières appropriées et un accompagnement en termes de transfert de technologie. Notre stratégie du développement des
énergies renouvelables a eu un
écho favorable. La semaine prochaine, le ministère de l’énergie
procédera à l’inauguration
d’une grande station de production d’énergie solaire au sud
du pays. Il faut également souligner l’existence et l’importance de ce tissu de PME privées
qui investissent dans le créneau
des énergies renouvelables pour
le compte du groupe Sonelgaz.
Cet hiver est marqué par la
rareté des pluies. Quelle sera
l’impact d’une telle situation
sur l’alimentation en eau
potable et l’agriculture ?
La situation n’est pas totalement désespérée. En tant
hydrauliciens, nous avons l’ex-
Quel est l’objectif de votre
visite dans la wilaya de
Tamanrasset ainsi que la
localité de In Salah ?
Ma visite dans cette wilaya
est motivée par le souci d’offrir
aux habitants de Tamanrasset
et ceux de In Salah une qualité
de l’eau potable. Je suis venu
pour inspecter la station de
déminéralisation au nord de In
Salah d’un montant de plus de
six milliards de dinars.
Cet ouvrage, dont les travaux ont atteint un taux
d’avancement de 25% et
devant entrer en exploitation
au 3ème trimestre de 2016,
assurera la production d’une
eau déminéralisée avec une
réduction de sa teneur en sel de
deux à moins d’un gramme par
litre. Sans oublier bien sûr
l’inspection d’autres projets
permettant
d’assurer
un
meilleur suivi concernant le
fonctionnement de ce grand
projet du transfert In SalahTamanrasset.
H.N.A.
SÉCURITÉ SOCIALE
Les entreprises désengagées, selon
Bourkaieb
our le directeur de la sécurité sociale
auprès du ministère du Travail et de
l’Emploi, Djaoued Bourkaieb, les
entreprises algériennes privées qu’elles
soient ou étatiques ne remplissent pas, tout
à fait, leurs obligations vers la sécurité
sociale. Selon le responsable, la situation
doit être assainie.
S’adressant, hier, à une assistance composée essentiellement de chefs d’entreprises, lors d’un forum organisé au siège du
FCE à Alger, Bourkaieb a déploré que
l’économie nationale soit « ruinée » par
l’informel, précisant qu’il en existe deux
types. Le premier, touche, explique-t-il, les
entités légales où les travailleurs ne sont
pas déclarés. L’autre type d’informel, par
contre, touche les entités non-légales où les
entrepreneurs ne formalisent pas leur
situation, ni celles des autres travailleurs.
Une situation qui doit à tout prix changer,
note Bourkaieb qui reconnaît, toutefois,
l’existence d’insuffisance en matière de
communication entre la securité sociale et
les operateurs économiques. Dans ce sens,
il a souligné qu’il est nécessaire d’aller plus
vite et de combler les lacunes, surtout, que
P
« le contexte économique actuel l’exige».
Toujours dans le même contexte, il a rappelé, que le ministère du Travail a donné
une chance aux entreprises de régulariser
leur situation, fixant la date du 31 mars
2016 comme dernier délai.
« Les entreprises qui ne se présenteront
pas avant dans les délais, feront objet de
mise en demeure », a-t-il averti, ajoutant
qu’après cela, s’il n y aura également pas de
réponse, la CNAS exécutera les recouvrements forcés. « Il faut que les concernés
saisissent cette opportunité », a soutenu
Bourekaieb. Par ailleurs, en matière d’amélioration des prestations de la sécurité
sociale, l’hôte du forum des chefs d’entreprises a fait savoir que plusieurs mesures
ont été prises dans ce sens. Il a cité, à ce
titre, la création de nouvelles structures à
l’échelle nationale, afin de répondre au
mieux à la demande, de plus, il a été question d’améliorer l’accessibilité au traitement, mais aussi du pouvoir d’achat des
retraités. Bourkaieb a souligné également
l’introduction et la volonté de développer
l’outil informatique. Pour ce qui est des
perspectives tracés par le ministère du
Travail, elles se dirigent essentiellement,
vers la régularisation de la situation des travailleurs non-salariés, mais aussi la régularisation de la situation de certaines professions particulières. Reconnaissant, dans ce
contexte, le faible niveau de certaines prestations, le conférencier annonce la création
d’une école supérieure de la sécurité sociale pour offrir des formations continues aux
travailleurs.
Et d’ajouter que la direction de la sécurité sociale, vise, notamment, à améliorer la
télé-déclaration qui peine toujours à se
développer. Djaoued Bourkaieb, n’a pas
manqué
d’aborder, à l’occasion, la
conjoncture économique actuelle caractérisée par la chute des prix du baril. Il dira à
ce propos, que la sécurité sociale compte
aller vers la rationalisation de ses dépenses,
mais sans pour autant toucher à la qualité
des prestations. À noter que le reste de la
conférence à été consacrée à un débat
ouvert avec les chefs d’entreprises qui ont
fait part de leur différentes interrogations
auxquelles le DG de la sécurité sociale a
soigneusement répondu.
Ania Nait Chalal
ACTUALITÉ
Jeudi 14 janvier 2016
UN MOUVEMENT DE REDRESSEMENT DE L’EX-AIS MONTE AU CRÉNEAU
EN APPUYANT À FOND LES RÉFORMES DE BOUTEFLIKA
Dans un communiqué
parvenu, hier, à notre
rédaction, des ex-membres
de l’AIS (Armée islamique
du salut) regroupés autour
d’une structure nationale
mise en place il y’a une
semaine, ont exprimé leur
opinion au sujet des
derniers développements
politiques qui marquent la
scène nationale.
emblée, les rédacteurs du document
mettent en avant
leur attachement au principe
de l’instauration d’un État
civil et de son caractère républicain, seuls à même de parachever l’accomplissement
de la citoyenneté au profit de
tous les enfants du peuple
algérien et lesquels permettent aussi, selon eux, de
garantir les libertés dans le
cadre des constantes nationales. Ce message sonne
comme un soutien et un
appui à la politique menée
par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika,
à travers son programme de
réforme politique, annoncée
depuis 2011. D’ailleurs, ce
groupe se réclamant de l’exbras armé du FIS (Front islamique du salut) n’ont pas
manqué de revenir sur la
question de la révision de la
Constitution, dont ils mettent le doigt notamment sur
«l’importance suprême de
l’instauration d’un État institutionnel basé sur la sépara-
D’
Ph : DR
Madani Mezrag hors circuit ?
Madani Mezrag
tion des pouvoirs», pouvaiton lire dans le même communiqué daté d’avant-hier
mardi, et lequel portant la
signature
de
Mustapha
Kebir, en sa qualité de coordinateur national de l’AIS.
En se référant à la Déclaration de Novembre 54 comme
principe fondamental de la
base politique de l’État algérien, le même texte poursuit :
«En reconnaissance aux sacrifices consentis par les martyrs et des chouhada pour la
liberté, l’indépendance et la
naissance de l’État algérien
démocratique et social, souverain dans le cadre des principes islamiques», «l’ex-AIS
reste fidèle à la chère partie»
qui fait face aux bouleversements régionaux, notamment
devant «la convoitise du néocolonialisme», a-t-on indiqué.
Et à l’ex-AIS, d’assurer de
son soutien de tout travail ou
effort et de toute initiative
visant à mettre à l’abri le
pays, ses institutions et son
peuple de toute «dépendance» étrangère ou interne sous
quelque forme qu’elle soit, at-on encore souligné. Dans le
même contexte, les membres
de l’aile armée du FIS ont
fait part de leur soutien et
leur «dévouement corps et
âme» envers toute personne
s’inscrivant
dans
cette
«démarche
nationaliste
noble», pour peu que celle-ci
vise l’intérêt du pays et son
peuple, ajoute le même communiqué. En revenant sur la
mouture de l’avant-projet de
la Loi fondamentale du pays,
les membres de l’ex-AIS
saluent les dispositions
apportées dans ce texte de
loi. Ainsi, ils considèrent que
les récentes réformes présidentielles «ont rétabli l’équilibre entre les pouvoirs et
doté des missions que leur
confère la Constitution». Une
raison qui fait dire à ce même
groupe que ces mêmes
réformes sont dans une
bonne voie. Enfin, à travers
ce document, ces membres
de l’ex-phalange armée souhaitent que ces mesures politiques puissent être à la hauteur de leurs attentes en
matière de paix et de la
réconciliation nationale, afin
de parachever, ont-ils précisé,
ce qui a pu être fait auparavant, allusion à la Charte
pour la paix et la Réconciliation nationale, projet cher à
Abdelaziz Bouteflika. Joint
hier par téléphone pour en
savoir davantage sur les
auteurs de ce document,
Mustapha Kebir a éclairé
davantage sur qui s’apparente à une entreprise consistant
à redresser l’ex-AIS dont
notre interlocuteur s’en
réclame la majorité «absolue»
des membres. «Notre mouvement remonte à 2012,
lorsque nous nous sommes
entendus sur le principe de
restrcuturer l’organisation
(ex-AIS, ndlr).
Notre objectif étant d’œuvrer à la recherche de solutions pour les problèmes qui
se posent au pays», dira d’emblée ce coordinateur qui dit
que leur mouvement s’adjuge
du soutien des membres de
l’Est, ceux du Centre et une
partie de l’Ouest du pays.
Interrogé au sujet de Madani
Mezrag, leader de l’ex-AIS
qui ambitionne de lancer un
parti politique, Kebir dit se
démarquer de cette initiative
qui ne tient par la route selon
lui.
Il a indiqué que Mezrag
n’est plus n’est moins qu’un
membre de l’ex-AIS, même
s’il a précisé que celui-ci n’a
pas rejoint ce mouvement de
redressement. En poursuivant, Kebir a révélé que cette
structure a été mise en place
la semaine dernière, lors
d’une rencontre dont il n’a
pas précisé le lieu.
Farid Guellil
3
ÉLECTION DU NOUVEAU
P/APW DE BOUIRA
Comme une lettre
à la poste
es 43 élus au sein de l’Assemblée populaire de la wilaya de
Bouira ont été conviés durant la
matinée d’hier dans une AG extraordinaire pour élire le nouveau
P/APW. Un seul candidat s’est présenté à cette élection. Il s’agit de
Monsieur Saadeli Brahim élu sur la
liste du FLN à cette assemblée. Au
terme de l’opération du vote, il a été
constaté que 42 élus sur les 43 qui
étaient présents ont voté pour
l’unique candidat qui vient donc
remplacer son prédécesseur issu de
la même formation politique le
FLN en l’occurrence, qui a été de
son côté élu lors des dernières élections pour le renouvellement partiel
du Conseil de la nation. Les élus
présent à cette opération de vote
sont répartis comme suit : 16 du
FLN, 06 du MPS, 07 du FFS, 05
de HMS et enfin 10 du RND. Soulignons qu’avant même le début des
élections, et à l’exception d’un seul
candidat issu du parti d’Amara
Benyounes, tous les autres élus
électeurs candidats ont affiché leur
soutien à l’unique candidat au
poste du président de l’APW de la
wilaya de Bouira. Comme stipule la
loi en vigueur, l’ex-président de
l’APW et actuellement sénateur a
été remplacé par Amroun Aamar de
la liste d’attente de l’ex-parti
unique le FLN. Ce dernier est
désormais membre à cette assemblée populaire. Il importe de souligner enfin que l’opération d’élection s’est déroulée dans de très
bonnes conditions sous l’œil vigilant du wali de Bouira Nacer Maasakri.
Omar Soualah
L
IL MET EN GARDE CONTRE LE DEVOIEMENT DES TERMES DE LA CONSTITUTION
Ksentini plaide pour le rigorisme
u-delà de son satisfécit bienveillant quant aux dispositions
incorporées dans l’avant-projet
de révision de la Constitution, Farouk
Ksentini, président de la CNCPPDH
(Commission nationale de promotion et
de protection des droits de l’Homme),
met l’accent surtout sur la problématique de la mise en œuvre du texte de
loi. Intervenu hier sur les ondes de la
Chaîne III, maître Ksentini a prévenu
contre une mauvaise interprétation de la
Loi fondamentale du pays.
Comme le lui confère sa mission
d’émettre tout avis portant sur la question des droits de l’Homme, Ksentini a
évoqué l’aspect traitant de la question
des droits et des libertés individuels et
collectifs contenus dans ce projet de loi.
Pour lui, ces mesures ne peuvent être
dissociables du caractère démocrate de
l’état, lesquelles augurent, selon ses
termes, d’un avenir plus «serein» pour le
pays. Mais, faudra-t-il encore arriver à
une application rigoureuse des lois
découlant de ce texte. En effet, Ksentini
a souligné que quand bien même l’on
dispose de lois «magnifiques», mais il
s’avère que la législation souffre souvent
d’une mise en œuvre efficace qui en fait
défaut. D’ailleurs, il n’a pas manqué de
soulever et de dénoncer par la même des
pratiques qui consistent à «dévoyer les
lois», pour ne pas dire les vider de leur
substance. «C’est extrêmement dangereux. C’est anti-démocratique et ça
porte atteinte à l’intégrité de la Constitution», a-t-il prévenu, avant d’appeler
l’institution juridique à veiller de maniè-
A
re scrupuleuse à une application correcte. Ceci, d’autant plus que la mouture
de la Loi fondamentale telle qu’elle a été
élaborée, dispose de mesures explicites
et détaillées, pour qu’elle soit appliqué
de manière claire, a-t-il expliqué. En
revenant sur le renforcement dont jouit
la liberté de manifestation, Ksentini a
indiqué qu’il s’agit d’un principe important qu’il faudra consacrer, afin de permettre aux citoyens d’exprimer librement leurs opinions, comme cela a
cours dans les pratiques démocratiques.
Mais, il faudra que ces manifestations se
fassent dans le respect de la loi et
qu’elles soient menées de manière pacifique, a-t-il précisé. En effet, la question
de l’interdiction des manifestations
publiques comme mesure imposée surtout aux acteurs politiques, telles que les
marches interdites aux partis de l’opposition politique dans la capitale, Alger, a
été soulevée comme problématique lancinante, d’autant plus que l’on vise à
travers les réformes politiques, la consolidation de la démocratie dans le pays.
Ksentini a justifié cette mesure prise par
les pouvoirs publics à l’impératif sécuritaire, en référence au développement
dangereux dont lequel ont été entrainés
de nombreux pays de la région, lors de
l’avènement dit «le printemps arabe» qui
s’est manifesté en 2011. Le président de
la CNCPPDH reste tout de même optimiste. En effet, il a «souhaité» que les
nouveaux textes introduits permettraient davantage à la population de
s’exprimer librement dans un cadre
serein et pacifique, a-t-il estimé.
RÉTRACTION DE LA MISSION
DE LA CNCPPDH
En revenant au sujet de la détention
sous toutes ses formes, Ksentini a déploré le manque d’informations exactes et
des statistiques exhaustives concernant
le nombre de personnes emprisonnées,
que ce soit en situation de détention
préventive ou bien en prison ferme. Il
dit, «ignorer» les données établies par les
pouvoirs publics et a appelé d’ailleurs à
fournir davantage d’efforts à même
d’arriver à communiquer des informations chiffrées et exactes. Interrogé à
fournir approximativement les chiffres
dont dispose la commission qu’il préside, l’avocat a révélé l’existence d’environ
55 000 personnes incarcérées à travers
le pays. Ce qui est pour lui, un chiffre
effarant et énorme par rapport au
nombre d’habitants que compte l’Algérie. Pour lui, on dépasse largement les
normes en cours dans d’autres pays tels
que la France qui en compte 65 000
détenus. Ainsi, la problématique du
déficit posé par le manque d’informations précises à ce sujet, Ksentini a préconisé la facilitation de l’accès aux données afin de permettre à son organisme
d’accomplir sa mission convenablement.
AUX EX-GÉNÉRAUX DE L’ARMÉE, «UN DÉBAT AU NIVEAU
BAS»
Farouk Ksentini s’est exprimé au
sujet des la cacophonie médiatique
menée ces derniers jours par les ex-responsables militaires et politiques des
années 90. Même s’il précise respecter
de part égalitaire toutes les personnalités, il a fait part de son regret quant au
niveau des déclarations tenues par les
nombreux intervenants. Pour lui, la qualité des discours doit être «un peu plus
élevée», selon les propos du président de
la CNCPPDH. En effet, depuis plus
d’une semaine, la scène nationale n’a
cessé d’enregistrer les déclarations interposées et des échanges d’accusations
proférés par d’anciens hauts gradés de
l’institution militaire, qui étaient en
poste durant la fin des années 80 et le
début de la décennie noire. Ksentini a
recommandé aux différents protagonistes de faire preuve de modération
dans le ton, en rappelant aux mêmes
personnalités que lorsqu’on est un
homme publics, «l’on doit s’exprimer
avec modération». Pour l’hôte de la
Chaîne III, l’exemple archétype vient du
président de la République, Abdelaziz
Bouteflika, lequel, selon Ksentini, n’a
jamais fait appel dans ses communications tenues durant la compagne électorale, à un ton de voix démesuré, encore
moins selon l’avocat, verser dans la
«polémique avec qui que ce soit». Ainsi,
en le prenant comme exemple d’homme
politique en matière du discours objectif, Ksentini a souligné «sans complaisance» que son protégé n’a jamais eu
recours à un verbe agressif ou violent.
Au contraire, selon lui, Bouteflika sait
exposer ses idées et défendre son programme politique à travers une communication impartiale et saine.
Farid Guellil
4
ACTUALITÉ
Jeudi 14 janvier 2016
SYNDICALISME
L’État reconnaît le SNAPAP
n effet, pas moins de
six
ministres
ont
rehaussé de leur présence la cérémonie inaugurale.
Trois, pour des indisponibilités professionnelles, le Premier
ministre, le ministre de
l’Intérieur et des Collectivités
locales et le ministre de la
Santé, de la Population et de la
Réforme hospitalière, ont préféré déléguer des cadres les
représentant, tandis que les
trois autres, Mohammed
Ghazi, ministre du Travail, de
l’Emploi et de la Sécurité
sociale, Mounia Meslem, de la
Solidarité nationale, de la
Famille et de la Condition de
la femme, et Mohammed
Mebarki, de la Formation et
de l’Enseignement professionnels ont tenu à y participer
eux-mêmes.
Ceci a été interprété
comme la preuve par dix, que
de nouveaux rapports, moins
conflictuels, entre le SNAPAP
et l’État, ont été tissés à commencer par la tenue de la 7e
Conférence, laquelle a, de
mémoire d’adhérents, bénéficié d’un traitement jamais
relevé auparavant.
«Avant, on se débrouillait
comme on peut pour tenir nos
sessions, dans la discrétion et
l’anonymat, prenant le soin,
après plébiscité et applaudissements le sanctionnant, d’élaborer des PV de réunions et les
adresser à qui de droit, manière de justifier de la légalité de
la rencontre. Cette fois-ci, la
séance de travail est solennelle, comme vous le constatez
par vous-même. Une dizaine
de millions de DA y auraient
été même consacrée pour le
bon accueil des adhérents de
46 wilayas et de 16 secteurs de
la Fonction publique », ce sont
là, en résumé, les propos récoltés par-ci par-là.
Les efforts consentis, particulièrement au Sud du pays,
sanctionnés par des résultats
encourageants et apaisants sur
le plan social, auraient largement contribué à orienter le
regard du pouvoir vers ce
Syndicat.
Dans la liste des présents,
on peut mentionner aussi les
représentants du Forum des
chefs
d’entreprise,
des
Syndicats
autonomes
E
Ph : DR
La 7e Conférence
nationale du SNAPAP, qui se tient du
12 au 14 janvier à
la Mutualité générale des travailleurs
des matériaux de
construction de
Zéralda, a, semble-til, scellé le sort,
avantageux, de ce
Syndicat, longtemps
marginalisé par le
pouvoir au profit de
l’UGTA.
(Cnapest, Unpef, Snte…), du
syndicat de l’Association
nationale des économistes
algériens, du Syndicat des
magistrats, de l’Inspecteur
général de la Fonction
publique. Excusez du peu !
L’invité surprise de cette
Conférence, dont la clôture
aurait pu être annoncée du fait
du plébiscite de Belkacem
Felfoul pour un troisième
mandat d’affilé, n’est autre
que Sidi Said, l’inamovible
secrétaire général de l’Union
générale des travailleurs algériens.
Le SG, contrairement à son
habitude, ne s’est pas prêté
aux questions des journalistes,
à l’issue de la cérémonie inaugurale. Selon des sources
indiscrètes, ce dernier aurait
été «sommé» pour assister, lui
qui a toujours refusé de «cautionner» une démarche, même
officielle, synonyme de haussement de la considération à
l’égard d’un rival, mais surtout
de signature de mort pour son
Union.
D’ailleurs, l’état moribond
dans lequel se trouve empêtrer
celle-ci, illustrée par une fronde sans pareil ayant émaillé les
regroupements de ses adhérents, et accentuée notamment
par les pétitions en vogue sur
les réseaux sociaux, est un facteur qui a, selon des analystes
avisés de la chose politique,
contribué à revoir pour l’État
son approche quant au rapport avec son partenaire
social.
L’allocution prononcée par
la ministre Mounia Meslem
s’inscrit dans cet objectif.
Après la rituelle mise en valeur
de la personnalité et de
l’œuvre
d’Abdelaziz
Bouteflika, la ministre a manifesté la disponibilité de l’État,
à travers ses démembrements,
de s’ouvrir davantage envers le
SNAPAP.
Les vertus du dialogue, ne
sont pas en reste, et devront,
selon l’oratrice, être mises à
profit mutuellement pour la
prise en charge des problèmes
socioprofessionnels du personnel de la Fonction publique.
Lui emboitant le pas,
Blekacem Felfoul, interrompu
par une ovation en un seul
signifiant son plébiscite, a réaffirmé l’engagement du SNAPAP de venir à bout des obstacles, notamment salariaux,
qui rendent la vie difficile à
tous les fonctionnaires.
En marge de la Conférence,
Belkacem Felfoul a déclaré
que la revalorisation salariale
est un droit pour tous les fonctionnaires, de quelques catégories soient-ils, pour parer à
la hausse des prix touchant
plusieurs produits vitaux.
Rappelant, au passage, la proposition formulée, en 2014,
par le SNAPAP, de fixer le
SNMG à 35 000 DA, indiquant que celle-ci est devenue
insuffisante en ces temps difficiles.
Parmi les notables perspectives du SNAPAP, la généralisation de la prime du Sud
pour tous les fonctionnaires y
résidant, la réactualisation de
la prime des Hauts-Plateaux,
du Sud et de la régions des
Aurès conformément à la nouvelle grille des salaires, garantie du droit à la formation et
de promotion pour le personnel de la Fonction publique
durant leur carrière, obligation
de titulariser les recrues dans
le cadre du Pré-emploi et du
Filet social selon une nomenclature nationale.
La reconnaissance de la
place privilégiée qu’aura à
occuper dorénavant le SNAPAP, fort de ses plus de 450
000 adhérents à l’échelle
nationale, peut-être, comme
nouvel interlocuteur du pouvoir, va-t-elle déclarer l’UGTA
comme persona non grata aux
yeux du pouvoir ?
Zaid Zoheir
PROCÈS SONATRACH 1
Les témoins face aux contradictions
ans une salle d'audience plongée
dans un silence pesant, le procès
Sonatrach 1, suit son cours et
poursuit pour la seconde journée consécutive l’audition des témoins. Ces derniers
avaient l’air déstabilisé, à un tel point que
le juge ne cessait de leur rappeler qu’ils ne
sont que « témoins », dans la dite-affaire et
non des accusés. Et pour cause, leurs
témoignages étaient très approximatifs et
contradictoires.
Ainsi, dés les coups de 9h30, fidèle à ses
coutumes, le juge Mohamed Reggad,
donne le coup d’envoi de l’audience, avec
une ponctualité irréprochable. Le juge
appelle alors, le directeur des contrôles à
la Banque d'Algérie au moment des faits, Si
Fodil Hanafi. Celui-ci a vite était inondé
de questions de la part du juge qui cherchait à mieux comprendre les transactions
bancaires qui ont eu lieu avant le déclenchement de l’affaire. Celui-ci penchera vite
la case du côté de Contel, où il affirme qu’à
aucun moment il y a eu lieu des dépassements dans les transactions de l’entreprise.
Néanmoins, sur le virement de 26 millions de dinars par Contel Algérie sur le
compte domicilié à la BNP, de Meghaoui ,
le représentant de la Banque d’Algérie dira
que selon les rapports, ces derniers ont été
bel et bien versés de la part de Contel. Ce
point créera le désaccord entre lui et
Meghaoui. En effet, ce dernier, affirme
qu’il s’agit «de dividendes» dont les justificatifs ont été présentés. «Ils ont été virés du
holding et non pas de Contel Algérie»,
répond-t-il au juge qui évoque le rapport
D
de l’inspection de la Banque d’Algérie qui
relève que la somme a été virée sur son
compte en tant que salarié et non en tant
qu’associé. Plus tard, nous assisterons à un
défilé de témoins n’ayant aucun rapport
avec l’affaire, si ce n’est qu’ils occupaient
un poste dans le secrétariat technique du
vice-président Belkacem Boumediène.
Après cela, c’était au tour de El
Hachemi Kamel, chargé du suivi du projet
avec Contel-Funkwerk. Celui-ci avait pour
mission de suivre de prés l’exécution des
travaux dans le cadre des 5 contrats de télésurveillance. à une question du juge, quant
aux de retards accusés dans la réalisation,
le témoin a précisé qu’il n’y avait pas
retards dans les 4 premiers contrats, cependant, il signale que la base du 24 février sise
à Hassi-Messaoud, n’a toujours pas été
livrée. Aussi, il a assuré que selon les caractéristiques techniques des équipements
conformaient parfaitement aux normes
exigées dans les contrats. Cependant, il a
affirmé, au juge que Sonatrach avait émis
quelques réserves d’ordres « techniques »,
qui ont été réglés par la suite. Il a garantit,
cependant, la bonne exécution des projets.
De surcroît, il a fait savoir qu’en raison
de gel des comptes bancaires, les projets
n’ont toujours pas été libérés. « Je tiens à
dire qu’il n’y a pas eu de manque de qualité, ni de performance. Un an après que
nous avons reçu les projets, les engagements de Contel-Funkwerk ont été tenues,
et que le matériel est d’une grande qualité,
soutient-t-il. à une question de la défense,
relative au fait que Contel-Funkwerk ait
respecté le cahier de charges, le témoin
répond par affirmatif.
L’autre témoin, ayant subit, une grande
pression, hier, était, Ouchène Mohamed,
directeur de la direction juridique, au
niveau de la production. Celui-ci ne savait
plus à quel Saint se vouer. En effet, tantôt
la voix qui tremblait, tantôt il se contredisait. M. Ouchène avait du mal à fournir des
explications précises quant au contrat signé
avec Contel-Funkwerk, essentiellement,
avec le statut du groupe.
« On a vérifié tous les éléments du statut
de Contel. Mais on ne s’est rendu compte
que de l’approche de la date limite du statut, sans se focaliser sur le fait que le fils de
l’ex P-DG de Sonatrach, Bachir Fawzi
était associé dans l’entreprise », dit-t-il à
basse voix. Il va jusqu’à affirmer qu’il n’a
jamais connu Bachir Fawzi. En outre, le
témoin, a assuré que le département juridique n’avait pas pour prérogatives de
publier les avis d’appels d’offre. S’agissant
de la directive A408R15, relative à la passation des marchés publics, il a indiqué que le
recours au plus disant dans les contrats de
télésurveillance, ne devait pas avoir lieu, si
on se fie à la directive. Cependant, en dépit
qu’il soit un directeur juridique il va commencer à contredire ses dires, en affirmant
qu’il ne connaît pas les dessous du recours
au gré à gré et au plus disant. Il va, jusqu’à
ne pas connaître les personnes ayant le
pouvoir de signer les contrats. Des
réponses qui ont suscité à maintes reprises
des tensions dans la salle.
Lamia Boufassa
--
ACTAULITÉ
Jeudi 14 janvier 2016
5
DÉBATS AUTOUR DU SYSTÈME LMD
Hadjar plaide pour un
système de doctorat unifié
u cours de cette
conférence, Hadjar a
déclaré
que
le
recours constant à l'évaluation n’est pas propre à l'université algérienne, mais selon
la prérogative de toutes les
universités du monde entier,
qui ont opté pour le système
LMD. Il a ajouté que tout
système est en permanence,
sous réserve de l'évaluation
de l'améliorer. Le ministre a
souligné que cette réunion
est une occasion d'atteindre
des solutions appropriées,
soulignant que ce travail
exige la contribution de tous
les acteurs de l'université
algérienne et ses partenaires.
Lors de l'ouverture des travaux de la conférence, qui
s’est étalée sur deux jours, le
ministre de l'Enseignement
supérieur et de la Recherche
scientifique, Tahar Hadjar a
indiqué que ce système n'est
pas remis en cause, en précisant que l'objectif était de
l'évaluer pour rectifier l'approche en introduisant des
recommandations pour la
prochaine rentrée universitaire. Il a déclaré dans une
conférence de presse animée
en marge de la Conférence
tenue en présence de
quelque 800 participants,
qu’en réalité, le système
LMD n’est pas remis en
cause, mais il y a lieu, tout
juste d'évaluer pour, ensuite,
rectifier ce qu'il y a lieu de
rectifier. D’autre part, le
ministre a souligné que le
système LMD est ni bon, ni
mauvais, mais simplement
un système universitaire qui
n’a peut-être pas été appliqué d'une manière appropriée nécessaire. Au cours de
cette conférence, il a ajouté
que c’est l'occasion de déterminer ses avantages et ses
inconvénients. Il a refusé de
donner une opinion sur ce
système. Par ailleurs, il a
affirmé qu’afin de ne pas
influencer les débats prévus
au cours de cette conférence,
en faisant valoir qu'ils
(débats) seront libres et
transparents, et se traduira
A
a gestion efficiente de l’université exige une formation
aux outils de management
moderne, ont estimé hier à Alger
des experts interrogés en marge de
la Conférence nationale d’évaluation du système LMD. "Il faut former les responsables aux outils de
management moderne", a déclaré
Bakouche Sadek de la Commission
nationale pour l’implantation de
l’Assurance qualité dans l’enseignement supérieur (CIAQES), et
qui participe dans l’atelier dédié à
la Gouvernance universitaire. "On
a appliqué le système LMD (Licence-Master-Doctorat) sans changer
de modèle de gestion", a-t-il relevé,
estimant "nécessaire de disposer
d’un système d’information performant et fiable" pour une meilleure
gestion de l’université. Revenant
sur les objectifs de la rencontre,
l'expert estime qu’il est attendu de
"faire émerger les principales problématiques rencontrées par tous
les acteurs de la communauté universitaire et de voir dans quelle
mesure il est possible de les
prendre en charge par des solutions
consensuelles qui vont permettre
de redynamiser le système". Il a
ajouté que "de manière globale, le
système a fonctionné, puisqu’il y a
un million de diplômés et d’autres
qui ont créé leurs propres entreprises après un enseignement dans
le système LMD". Pour sa part,
Amara Nadji, de l’École nationale
supérieure de sciences politiques, il
y a un impératif de "passer à un
management performant basé sur
le mérite". Plaidant pour "une rentabilité du produit universitaire",
l’enseignant a indiqué que "l’université ne doit pas former un étudiant pour qu’il ne trouve pas de
débouchés dans le monde de travail". Les travaux de la Conférence
se poursuivent en quatre ateliers et
les recommandations de cette rencontre seront rendues publiques en
fin de journée.
L
Phs : DR
Le ministre de
l'Enseignement
supérieur et de la
Recherche
Scientifique, Tahar
Hadjar, a affirmé,
mardi, à Alger, que
l’objectif de la
conférence nationale
sur l'évaluation du
système LMD
(licence, master,
doctorat) est de
renforcer les acquis,
tout en ajustant les
lacunes liées à ce
système.
Un management
moderne pour
une gestion
efficiente de
l’université
par des recommandations à
mettre en œuvre sur le sol.
En outre, il a ajouté que tous
les partenaires sociaux de
l'université, y compris les
organisations d'étudiants,
des professeurs, des chercheurs et d'autres spécialistes
ont été invités à assister à
cette conférence, afin d’améliorer la qualité du débat et
de relever le niveau des
diplômés. Hadjar a affirmé
qu’une invitation a également été adressée aux opérateurs économiques, industrielles et commerciales, afin
de participer à l'évaluation
du système LMD, car ils
sont les premiers à accuser
les diplômés universitaires
soient théoriquement formés
et loin de la réalité sur le terrain.
En tant que tel, il a appelé
à une interaction nécessaire
entre l'université et son environnement économique et
social. Cette réunion sera
également l'occasion d'apporter une vue plus étroits
pour la mise en œuvre de
programmes de formation,
au sein des entreprises économiques, ainsi que des projets de recherche et de diplomation, selon le ministre qui
a décrit la relation entre l'industrie et l'université comme
un point de coupure qui doit
être arrêté. La conférence
nationale se terminera par la
mise en place d'un comité de
coordination et deconsultation, réunissant les syndicats
et les organisations étudiantes. Ce comité se réunira
trimestriellement à partir de
septembre de chaque année
pour examiner la situation
au sein de l'université et
trouver des solutions à lui.
Par ailleurs, le ministre a
révélé d'autres réunions au
niveau local, entre l'université et ses partenaires sociaux
pour l'instauration d'un climat de la confiance et de la
communion entre eux. Le
ministre a rappelé que le système LMD a été mis en
œuvre dans 10 établissements pilotes avant sa généralisation à l’ensemble des
universités du pays, le
ministre a fait savoir que le
nombre cumulé de diplômés
de ce système avoisine
actuellement 1 015 400. Par
ailleurs, il a relevé que le système LMD a montré
quelques
dysfonctionnements dans son application,
à l'exemple de la pléthore de
Licences qui était à l’origine
d’une mauvaise visibilité de
ce titre au niveau des secteurs utilisateurs. Cette
carence a amené le secteur à
réviser les programmes de
formation de la 1ère et 2ème
année, ce qui a permis de
réduire le nombre de
Licences, qui était de 5 000,
à 176 seulement. Par
ailleurs, le ministre a fait état
d'avancées
réalisées
en
matière d’encadrement, relevant que l'effectif est passé
de 25 229 enseignants en
2005 à 53 622 en 2015. Par
conséquent, le ministre de
l’Enseignement supérieur et
de la Recherche scientifique,
Tahar Hadjar, a plaidé au
cours de cette conférence
nationale pour un système de
doctorat unifié.
Il a déclaré qu’il est temps
d’unifier ce système puisqu’il
existe dans l’enseignement
supérieur trois genre de doctorat (docteur d’État, docteur de sciences et docteur
LMD). Par conséquent, le
ministère avait distribué des
questionnaires au nivaux des
établissements universitaires
et au niveau des secteurs
socio-économiques sur l'efficience du système LMD et
son adéquation avec les exigences du marché de l'emploi. Les résultats de ce sondage feront l'objet d'un examen durant deux jours, pour
évaluer le système de l'enseignement supérieur en Algérie
et
l'efficacité
des
réformes, dont le secteur a
fait l'objet.
Lazreg Aounallah
« Passer au stade de l'efficacité »
e système d'enseignement universitaire doit passer au stade
de "l'efficacité", "l'adaptation" et de
"la qualité", a affirmé hier à Alger,
le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar. S'exprimant à
la clôture des travaux de la Conférence nationale d'évaluation du système LMD (Licence Master Doctorat), ouverte mardi au Palais des
nations (Club des Pins), le ministre
a invité la communauté universitaire à passer à "un autre stade marqué
par l'efficacité, l'adaptation et la Tahar Hadjar
qualité, de façon à répondre aux
exigences économiques et aux aspirations de la société". Hadjar a estimé que "la dynamisation de la réforme de l'université exige un renforcement de la dimension professionnelle des enseignements universitaires dans un cadre qui organise
la relation entre l'université et l'entreprise afin de
concrétiser le principe de l'employabilité des diplômés".
Le ministre s'est dit, dans ce sens, "convaincu"
que toute opération de réforme, touchant le système
universitaire, est "avant tout un processus de société
avant qu’elle ne soit une opération technique et procédurale, sachant que l'université est un espace d'enseignement, de recherche et de formation des ressources humaines". Pour y arriver, le ministre a mis
en évidence la nécessité d'impliquer les professionnels du secteur économique dans l'élaboration des
offres de formation et leur encadrement, ainsi que la
L
consolidation des voies de dialogue
et de communication entre les deux
entités. Hadjar a, en outre, plaidé
en faveur du principe d'intégrer une
année préparatoire dans le cycle de
Doctorat durant laquelle les nouveaux professeurs seront formés
dans
les
méthodologies
de
recherche scientifique, l'utilisation
des Technologies de l'information
et de la communication, et dans les
langues étrangères.
Le ministre a exprimé sa "détermination" à installer un groupe de
travail chargé du suivi de l'exécution des recommandations dégagées par la Conférence nationale
d'évaluation du système LMD, élargie aux partenaires socioéconomiques. Le groupe de travail sera
composé d'acteurs de la communauté universitaire
et scientifique, de partenaires sociaux et de représentants du monde socioéconomique, selon un calendrier qui va tenir compte des recommandations susceptibles d'être concrétisées à court, moyen et long
termes. Hadjar a promis d’inscrire la majorité des
recommandations dans le plan de travail du secteur
aussi bien au niveau de l'administration centrale
qu'au niveau des établissements universitaires. La
rencontre a vu la participation de plus de 800
membres qui ont pris part dans les travaux organisés
en quatre ateliers, dédiés à "l’amélioration de la qualité des formations supérieures", la "relation université-secteur économique", "la gouvernance universitaire" et la "vie estudiantine".
Jeudi 14 janvier 2016
7
RÉGIONAL
BATNA
ALGER
Arrestation de 23 individus impliqués dans des
agressions contre les habitants du Climat-de-France
ingt-trois individus, dont deux jeunes filles, ont été arrêtés, avant-hier, par les éléments de la police judiciaire de la sûreté
de la wilaya d'Alger pour formation d'une bande de malfaiteurs ayant agressé les habitants du quartier Climat-de-France (Bab
El-Oued). L'opération qui a duré plusieurs heures est intervenue suite à des appels de secours lancés par des habitants du
quartier dans la nuit du lundi à mardi vers 03h00 via le numéro vert 15-48, pour demander une intervention des services de sécurité
suite à des agressions commises par des jeunes âgés entre 20 et 30 ans. Les malfaiteurs ont été arrêtés mardi vers 14h00 par les services de sécurité qui ont récupéré une quantité de drogue (cannabis et psychotropes), des sommes d'argent, des armes blanches prohibées, deux fusils de chasse, des jeux pyrotechniques, des sabres et bombes lacrymogènes. L'opération qui a été menée sur ordre
du procureur de la République près le tribunal de Bab El-Oued a été favorablement accueillie par les habitants du quartier.
V
BLIDA
AGRUMES
Une production de plus de 4
millions de quintaux attendue
malgré l'aléa climatique
Mise hors d'état
de nuire d'un
réseau de vol
de véhicules
es services de la brigade
de Gendarmerie nationale
de Barika (wilaya de Batna)
ont mis un terme, au courant
de cette semaine, aux activités
d'un réseau spécialisé dans le
vol de véhicules, a indiqué,
avant-hier, ce corps constitué.
Ce réseau est spécialisé également dans le démontage des
véhicules volés et leur vente
en pièces détachées, a-t-on
souligné de même source, précisant qu’il a été procédé au
cours de cette opération à la
récupération, dans la maison
d’un citoyen situé à la commune d’El-Djezzar, d’un véhicule touristique qui circulait
sans papiers administratifs.
Dans le même logement un
véhicule démonté et des
pièces détachées ont été saisis
par les mêmes services sécuritaires, a-t-on ajouté de même
source. Les membres de ce
réseau ont été présentés
devant les instances judiciaires, a-t-on ajouté de même
source.
L
BÉCHAR
Saisie de 15 kg
de kif au niveau
du barrage
de Benzireg
ne quantité de résine de
cannabis pesant 15 kg a
été saisie, lundi dernier, au
niveau d’un barrage de contrôle routier dressé au niveau de
la RN6 par la Gendarmerie
nationale et une brigade mobile de la Douane algérienne au
PK 50 communément appelé
barrage de Benzireg. Le
conducteur d’un véhicule de
marque Hyundai Accent
immatriculé à Béchar a abandonné son véhicule à la vue
du barrage pour prendre la clé
des champs. Selon notre source, les gendarmes sont arrivés
à l’identifier et ont procédé à
la perquisition de son domicile
alors qu’il demeure toujours
en fuite.
M.A.
Ph : DR
U
La wilaya de Blida s’attend, cette année, à engranger une production de 4,2 millions de
quintaux d’agrumes, selon les prévisions de la direction des services agricoles (DSA), qui
œuvre, avec la contribution des professionnels du secteur, au développement de la filière à
travers notamment l’extension des vergers agrumicoles de la wilaya et la formation des jeunes
dans le domaine.
Suite en page 8
CHLEF
Le ticket de bus plus cher
es transporteurs de voyageurs assurant la ligne du centre-ville de
Chlef vers la banlieue d’OuledMohamed ont décidé unilatéralement
d’augmenter, à partir de ce mardi 12 janvier, le tarif sur ce trajet à raison de 5 DA.
Ainsi, le citoyen devra débourser désormais la somme de 20 Da au lieu de 15
L
précédemment. Selon les transporteurs «
il ne s’agit pas d’augmentation de tarif du
ticket de transport proprement dit, mais
d’un ajustement qui d’ailleurs devait être
appliqué depuis 2012, mais que nous
avons différé jusqu’à ce jour en raison des
nouveaux prix des carburants appliqués
en ce début d’année ». Ces derniers sou-
lignent également que « continuer à travailler avec les anciens tarifs signifierait
pour nous travailler à perte, à un moment
où le gasoil et les pièces détachées ont
connu une hausse significative des prix ».
Pour l’heure on ne signale aucune réaction de la direction des transports et
apparemment ce sont les citoyens,
notamment les travailleurs et les étudiants, qui sont contraints de subir le
diktat des transporteurs. D’’ailleurs , certains citoyens que nous avons rencontrés
au niveau des arrêts de bus « s’inquiètent que cela fasse tache d’huile pour toucher l’ensemble des transporteurs de la
wilaya ».
B. O.
8
RÉGIONS
Jeudi 14 janvier 2016
BLIDA
BOUIRA
DÉCHMIA
Suite de la page 7
Des citoyens
ferment le
centre de santé
lusieurs dizaines d’habitants de
la commune de Déchmia,
municipalité relevant de la daira de
Sour El-Ghouzlane, au sud de
Bouira, ont participé à une action
de protestation organisé devant le
centre de santé. Les citoyens en
colère qui ont commencé leur
action de rue par un sit-in devant la
bâtisse abritant cette unité de soins,
ont fini par la fermer carrément,
invitant gentiment le personnel
médical à quitter les lieux. Les
mécontents, disent qu’ils ont à
maintes reprises sollicité, à travers
des lettres de doléance les responsables municipaux ainsi que ceux
de la direction de la santé publique
de la wilaya de Bouira afin de se
pencher sur l’état d’abandon dans
lequel se trouve cette structure de
santé mais en vain. Ce centre de
santé selon les citoyens en colère,
n’a de centre de santé que le nom,
vu qu’il est dépourvu des moyens
matériel et humain pour fonctionner. Réduit en une unité de soins,
où ne sont assurés que des injections et le changement de pansement. Pour tout autre services, tel
que la radiologie et les consultations médicales, les habitants de la
commune de Déchmia doivent parcourir des dizaines de kilomètres en
aller retour, pour se rendre dans les
centres de santé des communes
mitoyennes ou ceux de Sour ElGhozlane. Les protestataires qui
continuaient à bloquer cette structure de santé, au moment où nous
rédigions ces lignes, exigent l’affectation d’un personnel spécialisé, a
savoir un médecin généraliste et un
dentiste mais aussi sa dotation en
matériels. Un appel de détresse est
donc lancé à l’endroit de ceux censés veiller sur la santé publique afin
de se pencher sur le cas des milliers
de citoyens de la commune de
Déchmia qui sont descendus dans
la rue pour crier leur ras-le-bol et ce
après avoir épuisé toutes les voies
légales, selon leurs propres déclarations.
Omar Soualah
P
Ph : DR
… En dépit de conditions
climatiques défavorables à la
floraison des arbres, notamment en mai dernier, conjuguées aux vents chauds de
novembre, la DSA compte
atteindre les objectifs fixés
pour la filière, par le contrat
de performance de la wilaya, a
assuré le chef du service de
production à la DSA , Nacer
Laouedj. Une production
jugée record de plus de 4,4
millions de quintaux a été
réalisée durant la campagne
de l’année passée dans la
wilaya, avec un rendement
estimé à 245 quintaux
d’agrumes à l’hectare, est-il
signalé de même source. Selon
M.Laouedj, les responsables
du secteur sont déterminés à
atteindre l’objectif fixé pour la
filière, en prodiguant tout le
soutien technique et matériel
nécessaire aux agriculteurs,
notamment en cas de conditions climatiques défavorables, parallèlement à l’accompagnement des agrumiculteurs tout au long du processus technique fixé pour eux
(plantation, entretien et traitement des cultures ). Une autre
option consiste en l’orientation d’un nombre d’agriculteurs du domaine vers la culture
de
certains
types
d’agrumes d’arrière-saison,
qui pourront répondre aux
besoins de beaucoup de
consommateurs, notamment
la Valencia (orange) récoltée
en mai, a indiqué le secrétaire
de la chambre d’agriculture de
la wilaya, Abri Maâmar. Les
agrumiculteurs de la wilaya,
signale-t-on, ont une préférence pour
certaines
variétés
d’agrumes au dépens d’autres,
à l’instar des oranges Thomson et Navale, représentant 55
% des agrumes cultivés dans la
région, sur les 27 variétés existantes. Selon les responsables
du secteur, la capitale de la
Mitidja (Blida) était réputée,
par le passé, pour l’abondance
de
différentes
variétés
d’agrumes en son sein durant
neuf (9) mois de l’année, à
l’exception de de juin, juillet
et août.
à la plantation, au titre du présent quinquennat 2014-2019,
est-il encore signalé.
RÉHABILITATION
DES VERGERS
AGRUMICOLES
Actuellement, des efforts
sont déployés par la DSA en
coordination avec ses différents partenaires du secteur,
pour la réhabilitation des vergers agrumicoles de la wilaya,
dont un grand nombre sont
devenus improductifs en raison de leur âgé avancé. Le
programme de développement
de la filière agrumicole dans la
Mitidja, a ainsi permis la plantation d’un surface de 1.422
ha en agrumes, au titre du
quinquennat écoulé. Une partie de ces plantations a été
destinée au remplacement des
vieux vergers, remontant à
l’époque coloniale, alors que
l’autre partie représente des
extensions de vergers agrumicoles dans les communes de
Blida, Boufarik, Chebli, Oued
Alleug, Larbaâ et de Chiffa, at-on indiqué de même source.
Une autre surface de 3164,5
ha d’agrumes est programmée
FORMATION POUR
LES PROFESSIONNELS
DU SECTEUR
La chambre d’agriculture
de la wilaya de Blida est partie
intégrante dans ce programme
de relance de la filière agrumicole, à travers l’organisation, à
chaque campagne, de sessions
de formation au profit des
professionnels du secteur,
mais aussi à l'endroit de
jeunes intéressés par cette
filière arboricole. Ainsi, une
session de formation d’une
durée de cinq jours a été lancée lundi au profit de 140 stagiaires, qui bénéficieront
d’une formation théorique et
appliquée sur l’élagage des
arbres au niveau des différents
vergers de Chebli, Mouzaïa et
Oued El-Alleugue avec à la clé
l’attribution de diplômes qualificatifs pour les jeunes, qui
seront ainsi habilités à intégrer
le domaine. "L’organisation
de cette session de formation
est une réponse à une doléance des professionnels du sec-
teur, qui ont relevé un déficit
en main-d’œuvre qualifiée", a
souligné M.Abri, ajoutant que
l’opération vise, également, à
encourager les jeunes à intégrer la filière suite au constat
d’un recul, a-t-il dit, dans la
spécialité d’élagage des arbres
notamment, dont la pratique
est réduite, ces dernières
années, aux personnes âgées.
Une situation qui a eu un
impact négatif sur le cours des
agrumes dans cette wilaya de
la Mitidja dotée d’un verger
agrumicole d’une superficie
globale de 17.820 ha.
En effet, les agrumes, qui
font l’objet d’une forte
demande de la part des
citoyens au vu de leurs bienfaits pour la santé et leur intérêt nutritionnel, demeurent
"hors de portée" des bourses
du citoyen modeste, qui les
trouvent sur le marché à des
prix allant de 100 à 150 DA le
kg, suivant leur variété et qualité. Un prix que de nombreux
commerçants expliquent par
l’"orientation de la production
de la wilaya vers d’autres
régions du pays", créant ainsi
une situation de pénurie.
TÉLEX DE MÉDÉA… TÉLEX
CADRE DE VIE
Les habitants du quartier Benguennif en colère
n groupe de citoyens du quartier
périphérique Benguennif à
l’ouest de la ville de Médéa,
espèrent pouvoir soumettre au premier
responsable de la wilaya leurs doléances
qui portent sur un certain nombre de
points, dont le plus important est celui
relatif au bitumage de la principale voie
de leur quartier.
Pour les riverains , le bitumage de la
principale voie est une priorité, alors que
la nécessité de sa réhabilitation a déjà
été portée à la connaissance du P/APC
et du chef de daïra. “ Attendant depuis
plusieurs mois une quelconque décision
pour son bitumage, nous constatons que
rien n’a été entrepris” estiment les habitants qui ajoutent que le tronçon qui a
une longueur de près de 3 km est dans
un état de dégradation avancée, empêchant les liaisons des transports publics
collectifs et les dessertes par les autres
véhicules légers et les taxis. Les amoncellements de boue sont aussi la cause
de désagréments car ils rendent difficiles les déplacements à pied et sont sou-
U
vent charriées par les pluies jusqu’à l’intérieur des habitations. Pour les habitants du quartier, il est devenu risqué de
sortir la nuit faute d’éclairage public
depuis plusieurs années, alors que sa
réalisation n’occasionnera pas beaucoup
de dépenses pour l’administration de la
commune, fait-on remarquer. Les habitants du quartier s’étonnent de la négligence des autorités quant à mettre une
clôture autour du cimetière dont le terrain a été offert par une âme charitable
en 1988 et qui accueille les morts, est-il
souligné. Gagnés par la lassitude du fait
des promesses données et non tenues, ils
ont tenu à se rassembler devant le siège
de la wilaya pour être écoutés et afin que
leurs problèmes soient pris en charge
d’une manière définitive, déclare-t-on.
Zarouat M.
BIR BEN-ABED
Les infrastructures sanitaires font défaut
a commune de Bir
Ben-Abed enregistre
un manque flagrant en
matière
d'infrastructures
sanitaires, ainsi que l'absence
totale d'encadrement médical
qualifié. Des habitants de la
commune disent qu'ils sont
contraints de faire des
dizaines de kilomètres pour
subir les premiers soins dans
les communes voisines.
Sachant que la commune de
L
Bir Ben-Abed renferme cinq
centres de santé qui sont
implantés au niveau des localités d'El-Choiytia, d’Aïn
Boureffou, Mouisset, Ouled
Saïd, ainsi qu'au niveau de la
localité urbaine mais leurs
prestations
restent
très
faibles, d'après les mêmes
habitants et ne répondent pas
à leurs besoins notamment à
Aïn Boureffou. Toujours
selon eux, toutes ces presta-
tions se limitent aux premiers
secours et à quelques soins
faciles avec des moyens du
bord très limités. S'ajoute à
cela l'absence de médecins,
hormis au niveau du centre
de santé situé au niveau de la
localité urbaine qui dispose
d'un seul médecin généraliste. Ce qui contraint les
malades à se déplacer vers le
centre hospitalier de Guelb
El-Kebir ou vers l’hôpital de
Béni-Slimane traversant ainsi
des dizaines de kilomètres.
Devant cette situation, les
habitants de la commune de
Bir Ben Abed demandent,
une nouvelle fois, la réalisation d’une polyclinique dans
la commune avec des médecins spécialistes et les équipements nécessaires afin d'assurer la couverture médicale
aux patients.
Z.M.
RÉGIONS
Jeudi 14 janvier 2016
BOUIRA
9
AÏN-DEFLA
YENNAYER
EL-ABADIA
Remise des clés
de 200
logements LPL
Concours : deux robes
kabyles en lice
Une nouvelle année commence :
Ennayer. Porteuse d’espoir pour tous
les Algériens, elle a été fêtée, hier à
Bouira, avec les robes, les gâteaux et
les plats traditionnels de la région.
Une vingtaine d’artisanes ont participé
à l’exposition donnée à la maison de
la culture. Cette fête, où le savoir-faire
a rivalisé de talent et de génie, a
inspiré à la direction de la culture et
du tourisme l’idée d’organiser un
concours du meilleur plat, du meilleur
gâteau et de la meilleure robe
traditionnelle ou moderne.
ttendu vers 10h, le wali, arrivé peu
après, a fait le tour des stands,
encourageant les plus jeunes et félicitant les plus expertes parmi les artisanes
pour la perfection et la beauté de leurs
produits. Naturellement deux robes ont
retenu l’attention pendant cette exposition
: la robe d’Ahl Ksar (une localité à une
vingtaine de km à l’est de Bouira) et la
robe Youdyène (des Ouadhias (localité
entre Tizi Ouzou et Bouira). Par la variété
de leur couleur (toutes les couleurs de
l’arc en ciel ont été sollicitées pour la
parer) et la richesse des tissus utilisés pour
leur confection, elles étaient le clou de
cette exposition. Les flashs crépitaient
pour immortaliser ces moments uniques
qui rehaussent cet événement périodique.
Les vœux fusaient aussi en arabe, en tamazight et en français. Quelques artisanes
ont profité pour porter leurs doléances au
premier responsable de la wilaya. Nadia,
de Bechloul voudrait un deuxième local
pour donner plus d’espace à son activité
de couturière. Noëlle de Bouira demande
sans succès un local pour mettre en
marche sa deuxième machine industrielle.
L’appartement qu’elle occupe ne le lui
permet pas. Nouara de Chaâbat Braham,
dans la commune de Haïzer, souhaite
ouvrir un atelier, mais n’a pu obtenir de
local. Elle espérait que le wali visite son
stand. Hélas, le wali ne l’a pas vue. Et l’artisane de Chaâbet Braham n’a eu la satis-
Ph : DR
A
faction ni de porter sa doléance devant le
responsable de la wilaya ni de recevoir ses
encouragements
pour
la
robe
Iouadyène.Au premier étage de la maison
de la culture règne une ambiance proprement gastronomique. Tout l’art culinaire
tient en l’espace de cette pièce où s’aligne
des tables supportant des plats de couscous et de gâteaux, dont les recettes viennent de si loin qu’on ne peut dire exactement d’où. Le wali a pris une cuiller parci, une cuiller par-là, en portant un jugement flatteur pour chaque plat ou gâteau
goutté. Il y avait des crêpes, des beignets,
du couscous en semoule de blé et en
semoule d’orge, avec des légumes et du
poulet ou avec du petit lait. Et puis
d’autres plats et d’autres gâteaux que la
tradition a consacrés et qui n’ont pas de
noms équivalents en arabe. L’artisane El
Arem a montré son art en la matière qui
s’appuie sur quarante ans d’expérience. «
J’ai commencé à travailler à 16 heures la
veille, et je ne me suis couchée que vers 4
heures. Il m’a fallu tout ce temps pour préparer tous les plats. », s’est-elle confiée à
nous. Un atelier ? Oui, elle voudrait en
avoir un. Mais elle, son problème, c’est les
impôts. Elle a vu son activité taxée à 9 millions l’année dernière, alors qu’elle est
es clés de 200 logements
publics locatifs (LPL) ont
été remises, mardi, à leurs bénéficiaires dans la commune d’ ElAbadia, à l’Ouest de Aïn-Defla.
La cérémonie de remise des clefs
s’est déroulée dans une ambiance bon enfant en présence des
familles, des heureux bénéficiaires et des autorités locales.
Une opération similaire concernera, février prochain, les communes de
Khémis-Miliana (600 logements) et Miliana (66 logements), a indiqué, à cette occasion, le DG de l’antenne de
l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de la
wilaya, Rachid Sabor.Pas moins
de 13. 000 logements socio-locatifs sont en cours de réalisation
sur le territoire de la wilaya de
Aïn-Defla, a souligné M.Sabor,
faisant état de quelque 1000
logements lancés dans la seule
daïra d’El-Abadia. De son côté,
la directrice du logement de la
wilaya, Fatiha Arkab, a fait part
de l’attribution, depuis 2010, de
27 000 aides à l’habitat rural.
De ce chiffre, 14.000 logements
ont été achevés, 7 000 sont en
cours de réalisation et 6 000
autres en voie de lancement, a-telle ajouté. Un quota de 3.000
aides supplémentaires a été
réservé à la wilaya de Aïn Defla,
suite à la visite qui y a été effectué par le ministre de l’Habitat,
de l’urbanisme et de la Ville au
mois de septembre 2015, a rappelé Mme Arkab, signalant que
ce quota est en cours de d’attribution. Le logement de type
rural constitue le point de mire
du citoyen de Aïn-Defla au
regard du cachet rural et agricole
de la wilaya, a observé Mme
Arkab, émettant le souhait de
voir l’ensemble du programme
lancé avant la fin de l’année en
cours.
L
femme au foyer, cette fille de chahid,
qu’une bombe a failli tuer alors qu’elle
était enfant, au temps de la guerre de libération. Fatima, de Bechloul, s’est plainte
de l’exigüité de son local qui ne lui permet
pas d’exposer ses gâteaux. Au bout de la
salle, dans un coin, Lila voudrait, elle
aussi, avoir son local. Mais elle, sa préoccupation est d’un autre ordre. Elle a stigmatisé l’absence de publicité autour de
cette exposition. Pour elle, il fallait mettre
plus de moyens pour faire circuler l’information à propos d’événement comme
celui-là. Elle s’est livré, à une comparaison
entre l’exposition qu’elle a faite avant-hier
à Tassala, dans la daïra de Haïzer où elle a
vendu beaucoup de gâteaux et celle-ci où
la vente s’est révélée presque nulle, à
cause du peu de monde. Enfin, Naïma, de
Chorfa est scandalisée du fait qu’on n’a
pas assuré la restauration des exposants.
Un malaise due à une hypoglycémie a failli
l’envoyer l’après-midi à l’hôpital. Interrogée à ce propos, la responsable de cette
exposition a fait savoir que le ministère de
la Culture, eu égard à la crise et les
mesures économiques a été contraint de
supprimer la restauration des exposants.
Le concours allait se dérouler tard dans
l’après midi.
Ali D.
AÏN TÉMOUCHENT
FORMATION PROFESSIONNELLE
Une commission nationale de suivi de la mise en œuvre
de la nouvelle feuille de route
dressée le 16 décembre 2015,
aux directeurs de la formation et
de l’enseignement professionnels, des 48 wilayas, la circulaire
n°1/SM/MFEP portant mise en œuvre
des conclusions de la conférence nationale du 10 novembre 2015 s’articule
autour de 10 commandements distincts
qui constituent, selon le directeur de
wilaya d’Aïn Témouchent de la formation et de l’enseignement professionnels
une feuille de route qu’il fallait à tout
prix vulgariser. Présidant, ce mardi 12
janvier 2016, une rencontre de wilaya
ayant regroupé les directeurs des 11
centres et l’institut national de la formation professionnelle, le directeur axé son
allocution sur les instructions du
ministre Mebarki, qui visent à prendre
en charge la demande sociale en matière
de formation, répondre aux besoins en
ressources humaines qualifiées selon les
spécificités de chaque région et faciliter
A
l’employabilité des diplômés. Ce point
précis a suscité un débat de haut niveau
ayant abordé les aspects liés à la disponibilité actuelle des compétences
requises en mesure de former les formateurs dans des spécialités nouvelles en
management, en entrepreneuriat et en
affaires managériales. Dans le cadre de
la diversification de l’offre de formation,
il y a lieu, a-t-il dit, d’intégrer la dimension nationale de formation par la mobilité des stagiaires avec la possibilité de
multiplier l’ouverture de sections en formation passerelles dans diverses spécialités afin de satisfaire la demande importante du public. Aussi, il a tenu à insister
sur l’optimisation et la rentabilisation
des capacités de formation pour le développement des formations qualifiantes
ainsi que l’élargissement de la nomenclature des spécialités et branches nouvelles. A ce titre, notre bureau avait
donné une importance capitale aux nou-
velles filières qu’il faut absolument
ouvrir pour répondre aux besoins de la
zone industrielle de Tamzourah. Sur ce,
le directeur avait dit que ses services
devaient se rencontrer avec les nouveaux partenaires ayant déjà affiché leur
engagement à vouloir y investir dans le
cadre des nouvelles lois régissant les
activités industrielles en Algérie. Selon
lui, il est question d’aménager l’ancien
siège de la garde communale de Tamzourah en centre de formation spécialisé. Cette proposition a été faite par le
président de l’APW, lequel attend
beaucoup de la direction de la formation
pour ouvrir sans tarder les filières en
rapport avec les activités de l’automobile et autres. Derechef, l’orateur qui s’est
confessé à notre bureau réitère les objectifs fixés par le ministre, qui visent à
atteindre 70% des produits à former en
apprentissage, un seuil qui est présentement à la limite de 39% des inscrits.
Ainsi, la promotion de l’apprentissage
sera renforcée par la disposition insérée
dans la loi de finance de 2016, qui va
permettre au FNAC d’en financer des
actions de ce genre. Ceci dit, cela doit
passer par l’adaptation des formations
aux besoins socioprofessionnels et
socioéconomiques par le développement de partenariats gagnant –gagnant.
Cependant au niveau local les yeux sont
braqués sur les futurs pôles d’excellence
qui doivent intéresser les partenaires
potentiels, nationaux et étrangers. Ces
pôles devraient focaliser leur travail sur
la formation des formateurs dans les
spécialités nouvelles. Avant la rentrée de
février, la feuille de route doit connaitre
une évolution notable dans sa mise en
œuvre. Une commission nationale a été
instituée en vue de faire des contrôles et
d’apprécier le travail de chaque wilaya,
avait-il conclu.
Boualem Belhadri
SP RTIF
Jeudi 14 janvier 2016
11
CLASSEMENT DES BUTEURS AFRICAINS D'EUROPE
Slimani et Mahrez sur le podium
slam Slimani (Sporting Lisbonne/Portugal) et Riyad Mahrez (Leicester/Angleterre) sont sur le podium des buteurs africains évoluant dans les championnats de
football d'Europe, selon le classement établi par Radio France internationale (RFI). Les deux joueurs algériens se partagent la troisième place avec 13 buts chacun
en compagnie de l'ex-international camerounais d'Antalyaspor Samuel Eto"o. Auteur d'un 13è but en championnat avec le Sporting Lisbonne, lundi lors de la
victoire face à Praga (3-2), Slimani se pointe à la deuxième position des meilleurs artilleurs du championnat portugais, à cinq unités de l'attaquant brésilien de Benfica,
Oliveira Jonas (18 buts) . De son côté, Riyad Mahrez, a été laissé au repos par son entraîneur, Claudio Rainieri, cette semaine, à l'occasion du match de la Coupe de
la Ligue contre Tottenham (2-2). Pour sa part, le joueur algérien de Malines/ Belgique, Sofiane Hanni occupe la 11è place au classement RFI des meilleurs buteurs
africains avec 9 buts. Le classement est dominé par l'international gabonais du Borussia Dortmund et meilleur joueur africain-2015, Pierre-Emerick (18buts), suivi du
Nigerian Odion Ighalo (Watford/Angleterre), avec 14 buts. Ce classement prend en compte seulement les joueurs évoluant dans les douze meilleurs championnats d'Europe (selon l'indice UEFA 2015-2016), sélectionnés ou sélectionnables par une équipe nationale A africaine. Les joueurs binationaux sont inclus.
I
L 1 MOBILIS /16E JOURNÉE
Un somptueux CRB-MCA
pour la reprise
Le championnat de Ligue 1
Mobilis de football reprendra
ses droits ce week-end avec à
l'affiche le derby algérois entre
le CR Belouizdad et le MC
Alger, au moment où le
champion d'hiver l'USM Alger
affrontera le NA Hussein-Dey,
à l'occasion de la 16e journée
prévue jeudi, vendredi, et
samedi.
Suite en page 12
Start
L1
Jeudi 14 janvier :
Alger (5-juillet) : USM Alger - NA
Hussein Dey (18h00)
Vendredi 15 janvier :
Relizane
: RC Relizane - DRB Tadjenanet (15h00)
Oran (Ahmed-Zabana) : MC
Oran - ES Sétif
(16h00)
Béchar
: JS Saoura
- USM Harrach (18h00)
Samedi 16 janvier :
Blida (Brakni)
: USM Blida
- ASM Oran
(15h00)
Alger (20-août 1955)
: CR
Belouizdad - MC Alger (15h00)
Béjaïa
: MO Béjaïa
- RC Arbaâ
(16h00)
Constantine
: CS
Constantine - JS Kabylie (16h00)
L2
Vendredi
A Sidi Bel-Abbès : USM BelAbbès - Paradou AC
A Médéa : Olympique Médéa USMM Hadjout
A Saïda : MC Saïda - MC El
Eulma
A Bordj Bou Arréridj : CA Bordj
Bou Arréridj - Amel Boussaâda
Au Khroub : AS Khroub - OM
Arzew
A Béjaïa : JSM Béjaïa - JSM Skikda
A Batna : CA Batna - US Chaouia
Samedi :
A Chlef : ASO Chlef CRB Aïn
Fekrou
IL POURSUIT SA RÉSURRECTION AU
RED STAR
Hameur Bouazza
co-meilleur
passeur de la
Ligue 2 française
isiblement, L'ex-international algérien, Hamer Bouazza, s’est refait
une santé depuis qu’il a rejoint le Red
Star au cours de la deuxième moitié de
l’exercice dernier. La preuve, après avoir
contribué grandement dans la montée de
cette formation en Ligue deux française,
le voilà qu’il s’illustre cette saison notamment par ses passes décisives, qui font de
lui tout simplement l’un des meilleurs
passeurs du deuxième palier de l’Hexagone. Bouazza a fait parler de lui à nouveau en signant sa septième passe décisive, à l’occasion de 20e journée déroulée
ce week-end. Et même si le milieu offensif algérien a connu un mauvais aprèsmidi, après la défaite des siens à domicile
contre le RC Lens (2-1), conjuguée à
son expulsion suite à un deuxième carton jaune, il n’en demeure pas moins que
le joueur peut se consoler par cette première place au classement des meilleurs
passeurs à laquelle il s’est hissé pour l’occasion. Une place qu’il partage néanmoins avec le joueur Gustavo Campanharo, sociétaire d’Evian TG FC. La
défaite du Red Star lui a coûté aussi de
reculer à la 5e place au classement avec
32 points, distancé de trois unités par le
troisième Clermont Foot, où évolue le
portier international algérien, Mehdi Jeanine. Bouazza (31 ans) avait rejoint le
club parisien après un court passage à
l'ES Sétif où il a vécu sa seule expérience
dans le championnat algérien, après
avoir évolué en France, en Angleterre, en
Turquie et en Espagne. Il n'a plus été
convoqué en sélection nationale (23
sélections et 3 buts) depuis 2013.
H. S.
V
LIGUE DES CHAMPIONS (TOUR PRÉLIMINAIRE/ALLER)
Le MOB à Accra le 9 février pour
affronter l'Ashanti Gold
e MO Béjaïa s'envolera pour la
capitale ghanéenne Accra le 9
février avec une délégation de 32
personnes, pour affronter l'Ashanti Gold
en match aller du tour préliminaire de la
Ligue des champions d'Afrique, a indiqué,
avant-hier, la direction du club. Le match
aller se jouera entre le 12 et le 14 février
alors que la seconde manche est prévue
entre le 26 et le 28 février au stade de
l'Unité maghrébine de Béjaïa. Le MOB
participera pour la première fois de son histoire à une compétition africaine grâce à la
deuxième place décrochée lors du précé-
L
dent exercice derrière le champion en titre
de l'ES Sétif. Le club béjaoui est également
détenteur de la Coupe d'Algérie 2015. En
cas d'un exploit face aux Ghanéens, les
Béjaouis devront rencontrer le vainqueur
de la double confrontation entre les Tunisiens du Club Africain et les Ivoiriens de
l'AS Tanda. Neuf (9) clubs sont exemptés
du tour préliminaire à savoir l'ES Sétif
(Algérie), le TP Mazembe (RD Congo,
tenant), Coton Sport (Cameroun), l'AC
Léopards (Congo), Al-Ahly et Zamalek
(Egypte), Al-Merrikh et Al-Hilal (Soudan), et l'ES Sahel (Tunisie).
DE RETOUR À L’ES SÉTIF
Djabou obtient le feu vert du médecin de l’EN pour rejouer
e désormais ex-stratège du Club
Africain de Tunis, Abdelmoumen
Djabou, a lancé un ouf de soulagement après avoir reçu le feu vert du médecin de la sélection algérien, Dr Yekdah,
pour renouer avec la compétition après
près de huis mois d’absence due à sa
méchante blessure contractée en fin de
saison dernière au niveau d’un genou.
Voilà qui rassure aussi les milliers de fans
de l’ES Sétif qui continuent de jubiler
après le retour de leur enfant prodige au
bercail. Djabou avait résilié, en fin de
semaine dernière, son contrat avec le
champion de Tunisie en titre après trois
années passées du côté de Bab
Jdid.Cependant, et même si Djabou est
L
autorisé à rejouer, il n’en demeure pas
moins qu’il devra encore patienter avant
de rechausser les crampons. Le joueur de
28 ans accuse naturellement un sérieux
retard sur le plan physique, lui qui reprend
à peine l’entraînement. En tout cas, le premier responsable de l’ESS, Hassen
Hamar, ne manquera pas de souligner que
le staff technique de l’Aigle noir ne comptait pas mettre le ‘’chouchou’’ des Sétifiens de sitôt dans le bain.«On va être très
patient avec Djabou. Pas question de bruler les étapes car le joueur devra avoir le
temps nécessaire pour retrouver sa forme
optimale. Il faudra notamment lui éviter
une quelconque rechute à même de le
faire revenir à la case de départ», insiste le
boss de l’Entente.Il faut dire que ce mercato d’hiver a été aussi l’occasion pour
l’ESS de récupérer ses enfants. Outre Djabou, le club a également récupéré deux
autres éléments produits de son école.
Allusion faite à Abdelhakim Amokrane et
Akram Djahnit. Le premier a mis un
terme prématuré à son contrat de prêt au
DRB Tadjnanet, tandis que le second est
en passe de résilier son bail le club koweitien d’Al-Arabi qu’il avait rejoint l’été dernier. Djahnit signera un contrat de deux
ans avec l’Entente dès son retour au pays
dans les prochaines heures.Il y a lieu de
souligner dans la foulée que le boss sétifien
a récupéré ces trois joueurs sans payer un
centime.
Hakim S.
12
SPORTS
Jeudi 14 janvier 2016
Suite de la page 11
L 2 MOBILIS (16E JOURNÉE)
Le PAC défie
Bel Abbès
'USM Bel-Abbès, leader de
Ligue 2 Mobilis de football
accueille Paradou AC (6e), dans
une confrontation qui s'annonce
palpitante et indécise pour le
compte de la 16e journée de la
compétition, prévue ce week-end
et qui sera marquée également
par d'autres affiches alléchantes,
entre autres le derby CA BatnaUS Chaouia.
L'USMBA, sacrée championne d'automne il y a vingt jours
grâce au nul vierge ramené de
chez son dauphin, le CA Batna,
s'apprête en effet à croiser le fer
avec le Paradou AC, une des
principales satisfactions de la
phase aller, ce qui devrait donner
lieu à une chaude empoignade, à
l'issue incertaine.
Le Paradou avait timidement
démarré sa saison, certes, mais il
s'est bien ressaisi au fil des
matchs, parvenant même à surclasser l'ogre de la Ligue 1 Mobilis, l'USM Alger, en 32e de finale
de la Coupe d'Algérie avant de
dominer CR Beni-thour (3-0) en
1/16es de finale . Une belle
forme que respire également le
champion d'automne, l'USMBA,
ce qui devrait donner lieu à un
match très disputé. L'autre
affiche de cette journée de reprise mettra aux prises le CA Batna
(2e) à l'US Chaouia (12e) dans
un derby chaud. Certes, les
hommes de Rachid Bouaârata
sont favoris pour engranger les
trois points de la victoire mais
l'USC s'est bien repris depuis
l'arrivée de l'entraîneur libyen
Abdelhafidh Erbich. De son
côté, l'O. Médéa (3e) partira avec
les faveurs de pronostic à l'occasion de la réception de l'UMM
Hadjout (16e), alors que l'ASO
Chlef (5e) accueillera le CRB
Ain Fekroun qui vient de sortir le
MC El Eulma en Coupe d'Algérie. Les matchs AS Khroub - OM
Arzew, JSM Béjaïa - JSM Skikda
et le derby des Hauts Plateaux,
CABBA - ABS, sont les autres
rencontres au programme de
cette 16e journée.
L
LIVERPOOL
USMA
Le leader à la
recherche
d’un joueur au
profil de
Belaili
'USM Alger, leader de
la Ligue 1 algérienne
de football est à la
recherche d'un joueur au
profil du milieu de terrain
offensif Youcef Belaili, suspendu quatre ans pour
dopage, a annoncé, mardi,
le coordinateur du club
algérois Salah Allache.
"Nous sommes à la
recherche d'un joueur du
même profil que Belaili, qui
a énormément manqué à
l'équipe. C'est difficile d'en
trouver quelqu'un à trois
jours de la clôture du mercato d'hiver, mais tout reste
envisageable", a indiqué le
dirigeant de l'USMA.
Contrôlé positif en septembre 2015 pour dopage,
Belaili avait écopé de
quatre ans de suspension.
Le natif d'Oran s'était illustré, notamment en Ligue
des champions d'Afrique,
dont l'USMA avait atteint
la finale, battue par le TP
Mazembe (1-2, 0-2). "Si
on n'arrive à dénicher un
joueur qui a 60% des qualités de Belaili, nous sommes
preneurs, si non, nous
allons nous contenter de
l'effectif actuel qui est tout
de même assez équilibré",
a-t-il ajouté. L'USMA a
enregistré, lors de l'actuel
mercato d'hiver, le retour
de prêt de l'attaquant Djamel Eddine Chettal, qui a
évolué pendant une saison
au MO Béjaia avec lequel il
avait remporté la Coupe
d'Algérie.
Le nom du milieu de terrain offensif Akram Djahnit, qui va résilier incessamment son contrat avec AlArabi (division 1 koweïtienne) a été évoqué dans l'entourage du club algérois,
mais aucune offre n'a été
formulée, pour le moment,
à l'agent du joueur. L'USMA, championne d'hiver à
dix longueurs de son poursuivant direct, le CR
Belouizdad, entamera la
seconde partie de la saison
jeudi avec le derby face au
NA Hussein Dey prévu au
stade du 5-juillet (18h00).
L
Phs : DR
…Cette première journée de la
phase retour sera donc dominée par
une somptueuse opposition entre le
CRB (2e, 26 pts) et le MC Alger
(3e, 24 pts) dans un duel qui promet
en intensité. Eliminé samedi dernier en 16es de finale de la Coupe
d'Algérie par l'ES Sétif (2-1, a.p), le
Chabab tentera de se refaire une
santé au détriment du Doyen, qui
aspire, quant à lui, à rester sur le
podium. Le leader incontesté du
championnat l'USMA accueillera,
au stade du 5-Juillet le NAHD (9e,
19 pts) dans un derby qui devrait, a
priori, revenir aux "Rouge et Noir".
Tenue en échec une seule fois lors
des derbies algérois disputés au 5Juillet lors de la phase aller par le
MCA (0-0), le club de Soustara vise
à accentuer son avance sur ses poursuivants et foncer vers un septième
titre. Le Nasria, qui reste sur une
qualification à l'arraché au prochain
tour de Dame Coupe, aura à cœur
de créer la surprise comme ce fut le
cas lors de la victoire face au MCA
(2-1) au temple olympique (ndlr, 9e
journée).
À noter que la seule défaite des
Usmites lors de la première partie
du championnat avait été essuyée
face aux Sang et Or (2-1). Le MO
Béjaia (4e, 23 pts) accueillera la lan-
terne rouge le RC Arbaâ qui ferme
la marche avec 8 points seulement,
et dont l'avenir en Ligue 1 est plus
que jamais menacé. Les Béjaouis,
qui auront l'avantage du terrain et
du public, devraient sortir vainqueurs, au moment où une défaite
du RCA risque de l'enfoncer davantage. L'USM Harrach, qui partage
la 4e place avec le MOB, sera en
péril quand il se rendra à Bechar
pour défier la JS Saoura (8e, 19 pts),
intraitable dans son antre du 20Août.
Les coéquipiers du buteur maison Mustapha Djalit, éliminés en
Coupe d'Algérie, comptent s'offrir
les Harrachis, qui voyagent plutôt
bien depuis le début de la saison. Le
nouveau promu, le DRB Tadjenanet
(6e, 22 pts), véritable révélation de
la première partie de saison, défiera
en déplacement un mal classé, le
RC Relizane (14e, 15 pts) en l'occurrence, dans un match aux objectifs diamétralement opposés. Le
champion d'Algérie en titre l'ES
Sétif (10e, 19 pts), qui n'arrive toujours pas à amorcer son départ, sera
en appel à Oran pour croiser le fer
avec le MCO (7e, 21 pts), qui reste
sur deux victoires de rang en championnat.
Les Sétifiens, dont l'attaque ne
carbure pas à plein régime (ndlr, 10
buts à l'aller) sont appelés à se
"révolter" s'ils ne veulent pas
connaître de mauvaise surprise en
cette seconde manche qui s'annonce
difficile pour l'ensemble des clubs.
La JS Kabylie (11e, 18 pts), auteur
de résultats mitigés à l'aller devra
rester vigilante à l'occasion de son
duel à Constantine face au CSC
(13e, 16 pts), plus que jamais menacé par le spectre de la relégation. Les
deux clubs qui se trouvent pratiquement dans la même situation
devront impérativement sortir le
grand jeu pour éviter la défaite.
En bas du classement, l'ASM
Oran (15e, 13 pts), éliminée sans
gloire en 16es de finale de la Coupe
par la modeste formation de l'ARB
Ghriss (interrégions 1), compte
aborder son match de groupe sur le
terrain de l'USM Blida (12e, 17
pts), avec la ferme intention de revenir avec un résultat probant, en
dépit de la complexité de sa mission
face à une équipe avide de rachat
après son élimination en Coupe
d'Algérie.
JSMB-JSMS DEMAIN À 15 HEURES À BÉJAÏA
Un match à ne pas rater pour les locaux
’est la reprise du championnat chez les clubs de la ligue
2 et où demain, l’un des
clubs qui jouent l’accession, la
JSMB en l’occurrence, recevra chez
elle la JSM Skikda.
Les deux équipes voudraient
bien entamer la deuxième partie du
championnat avec une bonne note,
soit un succès, mais les trois points
seront plus importants pour les
locaux, car, au moins, ils sont à la
deuxième place avec 26 points exæquo et qu’en cas ou ils laisseraient
filerdes points chez eux, ils peuvent
même quitter le podium provisoirement, ceci au moment où le quatrième au classement, l’Olympique de
Médéa qui est à un point de la
JSMB et du CAB, jouera à domicile
face à l’USMMH.
Ce qui fait que les Bejaouis doivent gagner pour rester sur le
podium. Les visiteurs qui sont à la
10e place avec 19 points voudront
se relancer dans la course à l’accession et partant de là, ils ne viendront
pas à Béjaïa en disant qu’ils ont déjà
perdu les trois points, mais voudraient bien battre les Vert et Rouge
de la Soummam pour la deuxième
fois, après celui de la première journée de l’exercice actuel.
Ce match ne doit pas être raté
par les Vert et Rouge, surtout que
tout juste après, ils effectueront un
déplacement à Aïn Fekroun pour
jouer face au CRBAF au stade Allag
et dont la rencontre débutera à 15h.
Seuls les trois points compteraient pour les capés de Hammouche Said, qui appréhende ce
match de début de la phase retour,
surtout en l’absence du capitaine
Lemaici qui s’était blessé lundi
passé lors du match amical qui a
opposé les camarades du nouvel
arrivé Dehouche à l’équipe de la
division nationale amateur, l’USOA
en l’occurrence (0/0). Disons donc
C
que cette rencontre ne sera pas facile et que les hommes du président
du CSA, Zahir Guellati ne sont pas
prêts de céder le moindre point chez
eux, à commencer par la rencontre
de demain. Reste à savoir si les visiteurs de la JSMS vont les entendre
de la même oreille. Attendons pour
voir, mais le match sera certainement très disputé entre les deux
équipes. Seule l’équipe qui s’est
bien renforcée et la mieux préparée
pourra remporter cette rencontre.
M. R.
KOWEÏT
Djahnit va résilier son contrat avec Al-Arabi
e milieu de terrain
algérien
Akram Djahnit
a décidé de résilier son
contrat le liant à la formation
d'Al-Arabi
(division 1 koweïtienne
de
football),
au
moment où les deux
clubs de Ligue 1 algérienne : le CS Constantine et l'ES Sétif sont à
l'affût. Le joueur, arrivé
durant l'intersaison au
Koweït pour un contrat
de deux ans en provenance de l'ESS, a décidé de mettre fin à son
L
aventure avec Al-Arabi
en raison d'un "problème d'adaptation", précise la même source.
La direction du club
d'Al Arabi compte se
réunir mardi aprèsmidi avec le joueur
pour la résiliation du
contrat.
Le
CS
Constantine a fait une
offre au joueur pour
l'enrôler lors de l'actuel
mercato d'hiver qui
prendra fin vendredi,
alors que l'Entente est
également intéressé par
un retour de son
joueur, souligne la
même source. Djahnit
(24 ans) s'est illustré la
saison dernière avec le
club sétifien, notamment lors de la Ligue
des
champions
d'Afrique remportée
par l'ESS, ce qui lui a
valu l'intérêt de plusieurs équipes étrangères dont Al-Arabi. Au
cours de sa courte
expérience au Koweït,
le meneur du jeu formé
à l'ESS, a inscrit 2 buts
en championnat avec
Al-Arabi.
13
Klopp n'a pas encore pris la mesure
de la «férocité» de la Premier League
Liverpool est dans une
période délicate : les blessures succèdent aux blessures, peut-être provoquées
par la méthode éreintante
de son nouvel entraîneur,
Jürgen Klopp. Ce dernier
a importé d'Allemagne ses
idées et ses principes. Pas
encore une grande réussite. Il devra s'adapter pour
durer.
am Allardyce qui donne la leçon à
Jürgen Klopp, on aura tout vu,
non ? Comment ose-t-il, ce dinosaure, s'attaquer au chouchou des hipsters, à l'homme dont même Sir Alex Ferguson - grand ami de Big Sam - craint
qu'il ne refasse de Liverpool une équipe
qui se batte avec les Red Devils pour une
place sur leur "p***** de perchoir" ?
Mais, comme le disait George Orwell, ce
n'est pas parce que quelque chose est
écrit dans le Daily Telegraph que ce
quelque chose est nécessairement faux;
et ce n'est pas parce qu'Allardyce se fend
d'un tacle que celui-ci doit automatiquement être sanctionné d'un coup franc.
Voici que qu'a dit le manager de Sunderland, parlant des blessures musculaires
qui ont obligé Klopp à aligner une équipe de Youth Cup (plus Enrique, dont
tout le monde avait oublié qu'il était
encore sous contrat avec les Reds) face à
Exeter City en 32es de finale de la FA
Cup, au vu d'un programme démentiel
en ce début de 2016. "C'est lui (Klopp)
qui demande à ses joueurs de jouer un
jeu de pressing à haut tempo dans la
moitié de terrain [de l'adversaire]. C'est
formidable que ses joueurs aient été
capables de le faire, mais je crois que la
fatigue se fait sentir maintenant."
"Je ne crois pas que Jürgen se soit
rendu compte de la férocité de notre
championnat" A fair point, dirions-nous
ici. Pas moins de douze joueurs de
Klopp sont aujourd'hui aux soins, alors
que Liverpool doit se préparer à disputer
six matches d'ici la fin de ce mois, en l'espace de dix-sept jours - si tant est
qu'Exeter City capitule dans le replay de
FA Cup programmé le mercredi 20 janvier -, dont une demi-finale de League
Cup contre Stoke et, dès dimanche, un
duel toujours brutal contre Manchester
United. Après quoi, il faudra ajouter les
16es de finale de la Ligue Europa au
menu, avec Augsbourg au rendez-vous
les 18 et 25 février. Continuons d'écouter Allardyce : "Je ne crois pas que Jürgen
se soit rendu compte de la férocité de
notre championnat à cette époque de
l'année, parce qu'il a demandé [à ses
joueurs] encore davantage d'énergie, les
dix yards en plus. [Ses joueurs] sont fatigués, vu le nombre de matches à jouer
dans un laps de temps aussi court, et se
paient des blessures musculaires. Ce
sont des athlètes très affûtés, plus que
jamais auparavant, et la masse de travail
qu'ils doivent abattre dans un match
aujourd'hui les rend plus susceptibles de
se blesser".
tournoi amical comme le fut la DFB
Ligapokal avant qu'elle disparaisse après
l'édition de 2007. Et un relégable de la
Premier League offre un défi autrement
plus conséquent - à tout le moins physiquement - qu'un traînard de Buli.
Klopp n'est certainement pas le premier entraîneur importé d'un autre
championnat à s'étonner de ce que celui
d'Angleterre peut avoir de brutal. De la
même façon qu'un footballeur venu de
l'étranger doit passer par une phase
d'adaptation quand il le découvre, un
technicien doit "apprendre l'anglais",
particulièrement lorsque son expérience
du jeu a été acquise dans un seul pays.
C'est le cas du manager de Liverpool.
S
LIVERPOOL COURT PLUS ET
PLUS VITE
Laissons de côté les grands titres dont
se sont fendus les tabloïds anglais après
ces déclarations. Pour eux, tout ce qui
peut ressembler à une guéguerre verbale
entre managers est du pain bénit. Et
posons plutôt la question : Allardyce
aurait-il mis le doigt là où Liverpool a le
plus mal ? Les statistiques confirment
l'intensification de l'effort fourni par les
Reds depuis que Klopp a succédé à
Brendan Rodgers. Distance parcourue
par l'équipe en un match quand l'Irlandais du Nord était en place: 107, 7 kilomètres. Avec l'Allemand aux rênes,
112,8, soit une augmentation de 5%
environ, ce qui est loin d'être négligeable
à ce niveau de compétition, quand les
équipes de Rodgers n'avaient pas la
réputation d'être des traîne-crampons.
Nombre moyen de sprints avant, en
quatre-vingt-dix minutes: 474. Après :
548. Nombre de blessures subies par les
joueurs de Liverpool lors des deux derniers mois passés par Rodgers à Anfield:
huit. Lors des trois premiers de Klopp
sur les bords de la Mersey: vingt-quatre.
Certains accuseront une préparation
physique insuffisante en présaison, un
argument douteux en ce cas précis. Ce
n'était pas à Rodgers d'imaginer quelles
seraient les exigences de son possible
successeur en ce domaine, et rien n'indique qu'il ait failli à son devoir. On dira
ce qu'on voudra du disciple de Mourinho, ce dont je ne me suis d'ailleurs pas
privé dans le passé; mais il n'est jamais
passé pour un "tueur" dans le milieu,
bien au contraire. Il avait même insisté
plusieurs fois sur la nécessité de phases
de récupération plus longues dans le
contexte de la Premier League. Sur ce
chef d'accusation, non coupable, Votre
Honneur.
A-T-IL BIEN PRÉPARÉ SON
ARRIVÉE ?
A l'opposé, il semble que la préparation de Klopp à sa conquête de l'Angleterre n'ait pas été aussi minutieuse qu'on
l'aurait cru. Il a récemment avoué, par
exemple, qu'il ignorait que les demifinales de League Cup se jouaient en
matches aller-retour. Et à l'entendre voir les conseils qu'il a prodigués à Pep
Guardiola lors de sa conférence de presse de ce lundi -, on a le sentiment que
beaucoup d'autres constantes de l'équation anglaise du football lui avaient
échappé, à savoir le nombre de rencontres que toute équipe de l'élite doit
s'attendre à disputer. Quand on fait
match nul avant les demi-finales de la FA
Cup, on rejoue. Il y a vingt clubs de Premier League, pas dix-huit comme en
Bundesliga. La League Cup n'est pas un
POCHETTINO, LE MODÈLE À
SUIVRE
C'est là qu'on doit faire la comparaison avec un autre produit d'importation,
Mauricio Pochettino qui, lui, a très vite
compris que la méthode qu'il avait
employée à Espanyol ne serait pas nécessairement la plus efficace lorsque Southampton lui fit appel. Il abandonna
rapidement son programme de deux,
voire trois séances d'entraînement quotidiennes. S'il exige de ses joueurs un pressing intense dans les trente mètres
adverses, comme il sied à un élève de
Bielsa, il prend aussi garde à ne pas
griller ses attaquants en leur demandant
de fournir ces efforts supplémentaires
pendant l'intégralité d'une rencontre.
Regardez attentivement Tottenham
jouer, et vous verrez que les Spurs prennent le temps de souffler, se réservent
des plages de moindre activité qui peuvent passer quasi-inaperçues, mais leur
permettent in fine d'appliquer encore
plus efficacement le plan de leur entraîneur. Aussi, attendons. Le Liverpool
kloppien s'est parfois montré enthousiasmant, malgré les limites évidentes d'un
effectif de qualité inégale. En d'autres
occasions, il ne s'est pas élevé au-dessus
de la médiocrité. Avant que les Reds se
fassent à Klopp et interprètent son jeu
comme le Borussia Dortmund le fit, il
faudra que Klopp se fasse à son nouveau
pays. Et écoute, peut-être, ce qu'Allardyce avait à lui dire.
Manchester United rattrapé sur le fil
par Newcastle
n croyait que Manchester United allait mieux et qu'il
allait enregistrer une deuxième victoire de suite en
championnat. Mais les Red Devils, qui ont mené 0-2, puis 23, ont fini par se faire reprendre par de vaillants Magpies en
toute fin de match. Un nouveau coup dur pour les hommes
de Louis Van Gaal.
L'énorme performance de Wayne Rooney (un doublé et
une passe décisive) n'aura pas suffi à Manchester United.
Après avoir livré la première période la plus solide de leur saison en championnat à l'extérieur, les Mancuniens se sont faits
rejoindre sur le fil par Newcastle (3-3) lors de la 21e journée
de Premier League. C'est le latéral Paul Dummett (90e) qui
a permis aux Magpies de stopper une série de trois revers
consécutifs. Au classement, MU (6e) voit West Ham, vainqueur dans le même temps à Bournemouth (1-3), lui passer
devant. Newcastle reste relégable (18e) mais récolte son premier point en 2016 en championnat.
Louis Van Gaal risque de ruminer longtemps ces deux
points qui ont échappé à ses hommes à Saint James Park. Les
coéquipiers d'Anthony Martial, placé côté droit dans le 4-23-1 du technicien néerlandais, ont inscrit un but dès la 9e
minute, du jamais vu cette saison, par Rooney sur penalty. Le
capitaine mancunien est en grande forme en ce début d'année. Déjà buteur le 2 janvier face à Swansea (2-1) en championnat, et de nouveau samedi en Cup face à Sheffield United (1-0), il n'avait plus marqué lors de deux matches consécutifs de Premier League depuis quatorze mois.
O
SISSOKO TRÈS PRÉCIEUX SUR SON CÔTÉ DROIT
Ce n'est pas la seule satisfaction de sa soirée. Rooney a
ensuite été passeur décisif sur la réalisation de Lingard (2-0,
38e) avant de s'offrir un doublé d'une splendide frappe en
lucarne à l'entrée de la surface (2-3, 79e).
A ce moment-là, il a cru mettre à l'abri son équipe mais
c'était sans compter sur une formation de Newcastle solidaire
jusqu'au bout, à l'image de Moussa Sissoko, très précieux sur
son côté droit. Wijnaldum a réduit la marque une première
fois juste avant la mi-temps (1-2, 43e) avant l'égalisation de
Mitrovic sur penalty (2-2, 67e). Le missile de Dummett en
fin de match (90e, 3-3) a soulagé son entraîneur Steve McLaren, qui a enregistré cette semaine le renfort d'Henri Saivet
(Bordeaux) et Shonjo Shelvey (Swansea) pour aller décrocher le maintien.
De son côté, Manchester United n'avait plus inscrit trois
buts dans un match depuis le 17 octobre et un large succès à
Everton (0-3). A l'image de ce penalty bêtement concédé par
Smalling (67e), la défense des Red Devils a plombé l'excellente copie de son attaque et de son capitaine. Louis Van Gaal
a eu beau se satisfaire du résultat et de la performance de ses
joueurs après la rencontre, les Mancuniens n'ont gagné que 2
de leurs 11 derniers matches et le titre s'éloigne journée après
journée en championnat. Désormais, il faut d'abord penser à
assurer un ticket pour la prochaine Ligue des champions. En
commençant par un déplacement délicat chez le grand voisin
et rival Liverpool, dès dimanche.
SPORTS
Jeudi 14 janvier 2016
15
BALLON D'OR
Et en plus, Lionel Messi a de l'avenir...
A 28 ans, Lionel Messi est
au sommet de sa forme.
La retraite ? Ranger ses
crampons ? La puce
argentine n’y pense pas
car il a encore faim de
titres et de victoires.
est l’histoire d’un petit
homme qui n’en finit plus de
surprendre et de grandir. A 28
ans, Lionel Messi impressionne ses
coéquipiers et ses adversaires et subjugue les centaines de millions de téléspectateurs qui suivent, chaque semaine, ses prouesses. Buteur, passeur, chef
d’orchestre, sa panoplie de super héros
du ballon rond n’en finit plus de s’élargir. "La grande qualité de Leo, c’est
qu’il continue de progresser et de faire
évoluer son jeu. Aujourd’hui, il est donc
plus complet qu’hier. La question est :
où s’arrêtera t-il ?", vient de déclarer
l’ex-capitaine blaugrana, Carles Puyol,
au quotidien Mundo Deportivo. Et c’est
vrai que le glouton argentin s’épaissit. Il
n’est plus le gamin timide et réservé qui
avait presque honte de répondre aux
questions des journalistes. Il n’est plus
ce joueur de Playstation, supersonique,
tellement obnubilé par le ballon qui lui
arrivait même de faire la tête sur le terrain lorsqu’il ne le touchait plus. "Non,
Leo est devenu un homme, annonce
Cesar Luis Menotti à l’agence DPA. Il
est plus patient sur le terrain et je trouve
continuer d’être motivé, saison après
saison, affirme Luis Enrique. Il n’en
finit plus de battre des records et pourtant, il ne veut pas s’arrêter là. Il se surpasse chaque jour un peu plus et c’est ce
qui fait sa force. Et tout ça, ça va durer
jusqu’à ce qu’il le veuille. C’est un
joueur unique…"
Et Messi a en effet prouvé qu’il pouvait changer, faire évoluer son jeu pour
continuer de régner sur le football mondial. Alors, quel Messi pour 2018 ?
"Messi est devenu un joueur total, a
déclaré son acolyte Javier Mascherano à
ESPN Radio Sur. Ce n’est pas seulement un goleador. C’est également un
milieu de terrain passeur qui est capable
de contrôler le tempo, de mener le jeu.
Avec Guardiola, Messi devait finir le
travail, inscrire des buts car le rôle de
créateur était donné à Xavi, Iniesta et à
Busquets. Aujourd’hui, avec Suarez et
Neymar à ses côtés, il est dans un autre
registre. Il contrôle, il mène le jeu et il le
fait très bien. Le Barça est encore plus
dépendant de lui qu’il y a quelques saisons…"
Ph : DR
C’
qu’il montre beaucoup plus de caractère. Il peut s’énerver, répondre à une provocation, discuter avec un arbitre. Il
n’est plus ce gamin qui donnait l’impression de jouer dans la rue, en bas de
chez lui."
Les dernières interviews données par
le quintuple Ballon d’Or donnent raison
à Puyol comme à Cesar Luis Menotti.
Lionel Messi fait désormais passer des
messages et n’hésite plus à dire ce qu’il
pense. Car, s’il est adulé sur le vieux
continent, il ne fait pas encore l’unani-
PUB
mité chez lui, en Argentine. "J’en ai
marre qu’on dise ici et là que je n’ai pas
la fibre patriotique, que je ne 'sens' pas le
maillot de la sélection, a t-il raconté sur
la chaîne TyC Sports. Les gens oublient
vite qu’on vient de faire finale de la
Coupe du Monde et finale de la Copa
America.
Lorsque j’écoute ce qui se dit, j’ai
l’impression qu’on n’a rien fait. C’est
vrai, nous n’avons pas gagné, mais on
est allés jusqu’en finale, on ne s’est pas
fait éliminés en huitièmes de finale, non
?" Cette interview donnée à une chaîne
de télé argentine a fait couler beaucoup
d’encre. Parce que jamais Leo n’avait
haussé le ton comme ça. Mais aussi
parce que Messi a montré, une nouvelle
fois, qu’il voulait gagner des grands
titres avec l’albiceleste. Des titres avec
sa sélection, c’est d’ailleurs ce qu’il
manque à son extraordinaire palmarès.
Encore que, on oublie bien souvent que
la "puce atomique" a remporté une
Coupe du Monde des -20 ans (2005) et
une médaille d’or aux Jeux Olympiques
(2008). Ce qui n’est pas rien.
"Lorsque j’enfile le maillot albiceleste, je veux tout gagner, poursuit Leo
dans cette interview. Cet été, il y a une
nouvelle Copa America (aux EtatsUnis), et on va encore tout faire pour
ramener le trophée à la maison." Et
après, il sera temps pour lui de se préparer à l’un des derniers grands rendezvous de sa carrière internationale : la
Coupe du Monde 2018.
Une compétition qui est déjà dans un
coin de sa tête car il sait que l’Argentine
aura encore une équipe capable de la
gagner. Il y a peu, Messi s’est montré
dithyrambique avec Paulo Dybala, un
futur coéquipier en sélection ? "Vous
savez, Messi se donne toujours des nouveaux défis et c’est ce qui lui permet de
LE SEUL QUI POURRAIT LE
FAIRE QUITTER LE BARÇA,
C'EST... NEYMAR
L’Argentin a donc plus d’un tour
dans son sac. En 2018, il sera certainement plus bas sur le terrain pour être le
chef d’orchestre dans son club comme
dans sa sélection. Et c’est cette évolution constante et étonnante (en comparaison avec Cristiano Ronaldo par
exemple) qui devrait lui permettre de
continuer à briller sur les pelouses.
Aujourd’hui père de deux enfants, il
semble plus responsable et plus épanoui
que jamais. L’autre question qui n’a pas
fini d’être posée lors des prochaines saisons est de savoir s’il va quitter ou non
son Barça.
"Tant que le Barça veut de moi, je
n’ai aucune raison d’aller voir ailleurs"
ne cesse de répéter l’Argentin. Pour
l’instant, il n’a aucune raison de s’exiler
en Angleterre ou ailleurs. Mais, dans le
football, il ne faut jamais dire jamais, car
tout est possible dans ce milieu.
Rejoindre Guardiola à Manchester City
? Pourquoi pas, mais il ne faut pas
oublier que les deux hommes n’étaient
plus vraiment sur la même longueur
d’ondes à la fin de l’ère Pep au Barça. Et
puis Manchester ? Messi n’est pas attiré
par le Nord de l’Angleterre et pas vraiment enclin à faire tous les efforts nécessaires pour apprendre la langue de Shakespeare.
Non, finalement, ce qui pourrait le
faire partir c’est si Neymar prenait de
plus en plus de place au sein du club et
de l’équipe. S’il venait à dépasser le
maître. Mais ce n’est pas encore le cas et
Messi a encore de belles années devant
lui. Alors, profitons-en, car "l’Argentin
est un mythe" (dixit Hristo Stoichkov)
qui a déjà marqué l’histoire du jeu.
AS ROME
Rudi Garcia démis de son
poste d'entraîneur
ur la sellette depuis plusieurs
semaines, Rudi Garcia a été démis
de ses fonctions d'entraîneur de la
Roma ce mercredi. Le technicien français était arrivé dans la capitale italienne
en 2013.
Comme cela était annoncé, Rudi
Garcia (51 ans) a été démis de ses fonctions d'entraîneur de la Roma ce mercredi. Selon nos informations, le technicien français vient officiellement d'en
S
être informé. Fortement critiqué ces
dernières semaines, Garcia n'a donc pas
résisté au dernier match nul concédé par
son équipe contre l'AC Milan (1-1).
Arrivé au club en 2013 en provenance
de Lille, Garcia va être remplacé,
comme prévu, par Luciano Spalletti (56
ans). Déjà en charge de l'équipe entre
2005 et 2009, l'Italien a rencontré les
propriétaires américains du club à
Miami.
16
MONDE
Jeudi 14 janvier 2016
ÉTATS-UNIS
Obama pense qu'il n'y a pas de
«troisième guerre mondiale»
Pour son ultime discours sur
l'état de l'Union, le
président américain a
défendu son bilan et a
appelé à la raison face
aux déclarations des
républicains.
éterminé à marquer
le contraste avec les
républicains
qui
espèrent lui succéder à la
Maison-Blanche en 2017,
Barack Obama, très à l'aise,
enjoué, a invité les Américains
mardi soir à accompagner les
« extraordinaires changements
» en cours.
À l'attention de ses adversaires, Barack Obama a mis
en garde, à la tribune du
Congrès, contre les déclarations excessives sur l'EI selon
lesquelles le monde serait
engagé dans « la troisième
guerre mondiale ». « Elles font
le jeu » des djihadistes, a-t-il
averti. « Des masses de combattants à l'arrière de pick-up
et des esprits torturés complotant dans des appartements
ou des garages posent un
énorme danger pour les civils
et doivent être arrêtés. Mais
ils ne représentent pas une
menace existentielle pour
notre nation », a-t-il martelé
lors de son ultime discours sur
l'état de l'Union.
Sûr de son effet, il a ajouté
: « Si vous doutez de l'engagement de l'Amérique, ou du
mien, pour que justice soit
faite, demandez à Oussama
Ben Laden ! » Ce rendez-vous
traditionnel était pour le 44e
président des États-Unis la
dernière occasion de s'adresser aux Américains en prime
time avant que Washington et
le reste du pays ne basculent
complètement dans une véritable frénésie électorale.
Candidats démocrates et
républicains à la présidentielle
s'apprêtent à entrer, enfin,
Ph : DR
Fin du siège
près du
consulat
pakistanais
ept membres des forces
de sécurité afghanes
ont été tués mercredi lors
de l'attaque et du siège d'un
bâtiment proche du consulat pakistanais de Jalalabad,
dans l'est afghan, a-t-on
appris auprès des autorités,
selon qui le siège était
désormais terminé. Le siège
du bâtiment, qui avait
débuté par un attentat suicide, s'est achevé par la
mort de "deux terroristes
qui s'étaient retranchés
dans la maison et ont été
tués par nos forces", a indiqué le porte-parole du
ministère de l'Intérieur.
"Sept membres des forces
de sécurité ont été tués et
sept autres blessés", a-t-il
précisé.
S
L'enquête
se poursuit
après l'attentat
d’Istanbul
'attaque aurait été perpétrée, selon les autorités, par
un Syrien âgé de 28 ans, récemment entré sur le sol turc et présenté comme membre de l'EI.
La police turque poursuivait
mercredi son enquête au lendemain de l'attentat-suicide attribué au groupe État islamique
(EI) qui a, pour la première fois
en Turquie, visé des étrangers et
le secteur-clé du tourisme en
tuant à Istanbul 10 personnes.
Trois mois après celle qui a fait
103 morts à la gare d'Ankara,
cette nouvelle attaque a été perpétrée, selon les autorités, par
un Syrien âgé de 28 ans, entré
sur le sol turc il y a quelques
jours depuis la Syrie et présenté
comme un membre de l'EI.
Dans la foulée de l'attentat, la
police turque a poursuivi ses
descentes dans les milieux djihadistes, apparemment sans lien
immédiat avec les événements
d'Istanbul, en arrêtant mercredi
9 personnes, dont 3 ressortissants russes, à Antalya (Sud) et
Mersin (Sud), selon l'agence de
presse Dogan. Dans la seule
journée de mardi, 65 partisans
présumés de l'EI avaient été
arrêtés à Ankara, Izmir (Ouest),
Kilis, Adana et Mersin (Sud),
ainsi qu'à Sanliurfa (Sud-Est).
Longtemps soupçonné de complaisance envers les rebelles
radicaux syriens, le régime islamo-conservateur turc a rejoint
l'été dernier la coalition internationale anti-djihadiste, pilonnant l'EI en Syrie. Depuis l'automne, il a multiplié les arrestations de membres présumés de
l'EI, affirmant avoir déjoué plusieurs projets d'attentats.
L
D
AFGHANISTAN
TURQUIE
dans le vif du sujet avec le
début des primaires, le 1er
février dans l'Iowa. Parler du
déclin de l'économie américaine est « une fiction politique », a encore lancé Barack
Obama, dans une référence à
peine voilée aux déclarations
alarmistes du milliardaire
Donald Trump.
« DÉCOUVERTES
MÉDICALES »
Évoquant les bouleversements profonds qui ont touché les États-Unis au cours de
l'histoire, avec en particulier
des vagues d'immigrations
successives, il a appelé à garder le cap : « À chaque fois,
certains nous disaient d'avoir
peur de l'avenir. (...) À
chaque fois, nous avons vaincu ces peurs. » Début
décembre, la Maison-Blanche
a dénoncé des propos «
cyniques » et « destructeurs »
de Donald Trump après sa
proposition visant, sur fond
de crainte d'attentats djihadistes, à interdire temporairement l'entrée des États-Unis
aux musulmans.
Les bouleversements en
cours sont chargés de promesses, telles que « des découvertes médicales fantastiques
», a encore souligné Barack
Obama, avant d'annoncer un
« nouvel effort national »
contre le cancer. Et de citer le
vice-président Joe Biden selon
lequel « l'Amérique pourrait
soigner le cancer comme elle a
su conquérir la Lune ». Le
président a aussi replacé au
premier plan une ancienne
promesse de campagne sur
laquelle il a jusqu'ici échoué :
fermer la prison de Guantana-
mo, ouverte après les attentats
du 11 septembre 2001. « Elle
coûte cher, elle est inutile, et
elle n'est qu'un tract de recrutement pour nos ennemis », at-il lancé, sous des applaudissements nourris.
« LEVEZ L'EMBARGO ! »
Mettant en avant le chemin parcouru depuis l'annonce il y a un an du rapprochement avec Cuba, il a une nouvelle fois appelé le Congrès à
lever l'embargo économique
américain. « Cinquante ans
passés à isoler Cuba n'ont pas
réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer
en Amérique latine. Vous
voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le
continent ? Admettez que la
guerre froide est finie. Levez
l'embargo ! » a-t-il lancé.
Sur les trois sénateurs
républicains candidats à la
succession de M. Obama, seul
Marco Rubio (Floride) était
présent dans l'hémicycle. Ted
Cruz (Texas) avait lui décidé
de poursuivre sa campagne
dans le New Hampshire, loin
de la capitale fédérale dont il
dénonce inlassablement les
turpitudes. À douze mois de
son départ, le bilan de Barack
Obama divise l'Amérique :
selon un sondage CBS/NYT,
46 % approuvent son action à
la Maison-Blanche, 47 % la
désapprouvent.
Dans les tribunes du public
étaient présents plusieurs
femmes musulmanes en hijab,
invitées par des élus démocrates, ainsi qu'un réfugié
syrien récemment arrivé aux
États-Unis. Jim Obergefell,
l'un des plaignants du fameux
procès ayant conduit à la légalisation du mariage entre personnes de même sexe, était
assis derrière la première
dame. Dans la tribune en face
d'eux, la greffière du Kentucky Kim Davis, qui avait refusé
d'appliquer l'arrêt de la Cour
suprême, a assisté stoïque au
discours.
LES CHANTS DES
SIRÈNES
Dans la traditionnelle
réponse au président, prononcée cette année par Nikki
Haley, gouverneur de l'État
conservateur de Caroline du
Sud, les républicains ont, sans
le nommer, décoché de
sévères piques contre Donald
Trump. Le succès de ce dernier dans les sondages affole
l'appareil du Grand Old
Party, car il est jugé trop
extrémiste pour remporter la
présidentielle. « Dans cette
période anxieuse, il peut être
tentant de suivre les chants
des sirènes des voix les plus en
colère. Nous devons résister à
cette tentation », a lancé Nikki
Haley.
Sur
Twitter,
Donald
Trump a ignoré la gouverneur
et ironisé sur un discours présidentiel « ennuyeux, plat et
léthargique ». « Sept années de
progrès. Il faut bâtir dessus,
ne pas revenir en arrière », a
de son côté lancé Hillary
Clinton, grandissime favorite
pour être la candidate démocrate lors du scrutin du 8
novembre. « Je crois au changement, car je crois en vous »,
a conclu Barack Obama en
écho aux slogans de la campagne qui l'avait porté au pouvoir, en 2008.
IRAN
Les marins américains ont été libérés
L'Iran a relâché mercredi les dix marins
américains arrêtés la veille après s'être égarés
dans les eaux territoriales iraniennes, un incident rapidement clôt qui témoigne du
réchauffement des relations entre Téhéran et
Washington à la suite de l'accord historique
sur le nucléaire. "Après avoir présenté des
excuses, ils ont été libérés dans les eaux internationales" car "il s'est avéré que leur entrée
dans les eaux territoriales du pays n'était pas
intentionnelle", ont annoncé les Gardiens de
la révolution. "Les Etats-Unis se sont engagés
à ne plus répéter de telles erreurs", a précisé
l'armée d'élite du régime dans un communiqué. Les dix marins, neuf hommes et une
femme, sont restés captifs moins de 24
heures après l'interception mardi après-midi
des deux petits navires rapides de guerre sur
lesquels ils naviguaient au large de l'île Farsi,
située dans la partie nord du Golfe.
Des photos publiées sur le site des Gardiens de la révolution (Sepahnews.com) les
ont montrés, après leur arrestation, assis à
même le sol sur des tapis dans une grande
pièce.
Les Etats-Unis avaient annoncé mardi soir
avoir "perdu le contact avec deux petits
navires militaires qui naviguaient entre le
Koweït et Bahreïn". Mais, dès le début,
Washington avait évité de jeter de l'huile sur
le feu en affirmant que les marins allaient
bien et pourraient être libérés rapidement.
HOMMAGE
AUX VICTIMES
Selon les médias turcs, l'auteur
de l'attaque d'Istanbul s'appelait
Nabil Faldi, né en Arabie saoudite, et était entré en Turquie le
5 janvier en tant que réfugié.
C'est grâce à ses empreintes
digitales enregistrées par les services d'immigration qu'il a pu
être rapidement identifié, a précisé la presse turque.
Ce « kamikaze » a actionné sa
ceinture d'explosif mardi matin
dans le coeur historique d'Istanbul, sur l'ancien hippodrome
bordant la basilique SainteSophie et la Mosquée bleue,
visitées chaque année par des
millions de touristes étrangers.
Dix personnes, dont au moins
huit Allemands et un Péruvien,
ont été tuées et quinze autres
blessées, dont deux se trouvaient toujours dans un état
grave mercredi, a indiqué à
l'Agence France-Presse un responsable sanitaire de la ville.
Le Premier ministre turc Ahmet
Davutoglu devait rendre visite
mercredi aux blessés dans trois
hôpitaux stambouliotes, ont
annoncé ses services.
Mercredi matin, la police avait
levé ses cordons de sécurité et
rendu la place aux touristes.
Devant une nuée de médias,
quelques personnes ont rendu
hommage aux victimes en déposant des roses rouges au pied de
l'obélisque où l'explosion s'est
produite.
MONDE
Jeudi 14 janvier 2016
SYRIE
Négociations «compliquées»
pour l’évacuation de Madaya
e coordinateur humanitaire de l’ONU en
Syrie Yacoub el Hillo
a réclamé mardi la levée rapide des sièges des villes
syriennes, faute de quoi, a-til averti, de nombreux habitants vont mourir. Après un
tollé international provoqué
par les informations sur la
situation
alarmante
à
Madaya, dans la province de
Damas, le régime avait cédé
en autorisant l’entrée lundi
de 44 camions d’aides humanitaires dans la ville de
42.000 habitants soumise
depuis six mois à un siège
hermétique de l’armée. En
l’absence d’approvisionnement, des centaines d’habitants de Madaya «sont en
grand danger de mort» car ils
souffrent de malnutrition ou
«d’autres problèmes médicaux», avait averti le patron
des opérations humanitaires
de l’ONU Stephen O’Brien.
«400 personnes doivent être
évacuées immédiatement».
Le Comité international de la
Croix-Rouge (CICR), le
Croissant Rouge et l’ONU
ont tenu mardi des négociations pour l’évacuation de ces
400 civils malades, mais le
porte-parole du CICR à
Damas, Pawel Krzysiek, a
parlé «d’un processus très
compliqué» qui «va prendre
du temps».
«Ce que nous avons vu (à
L
Madaya) est assez horrible, il
n’y avait pas de vie. Des rapports crédibles disent que des
personnes sont mortes de
faim. C’est sans comparaison
par rapport à d’autres parties
de la Syrie», a témoigné le
représentant du Haut-commissariat pour les réfugiés
(HCR), Sajjad Malik. «Ce
que nous avons vu à Madaya
ne devrait pas exister à notre
époque», a-t-il insisté, soulignant que les habitants manquaient de tout. La situation
est aussi «très préoccupante»
à Foua et à Kafraya, deux
localités chiites encerclées
par les rebelles à plus de 300
km de Damas, dans la province d’Idleb (nord-ouest),
où 21 camions d’aides sont
aussi entrés lundi. Ces localités sont «sans eau potable,
sans électricité et sans nourriture», a dit M. Krzysiek. Il
devrait y avoir une ou deux
livraisons d’aide supplémentaires cette semaine pour les
trois localités ainsi qu’à
Zabadani, près de Madaya.
Mais ces aides ne suffisent
pas car «les besoins sont
immenses», a dit M. Hillo,
présent à Damas, en souhaitant que «les livraisons continuent dans les mois à venir».
«Beaucoup d’autres (Syriens)
vont mourir si le monde
n’agit pas plus vite» en faveur
des quelque 400.000 civils
assiégés par l’armée, notamment à Madaya, ou par des
groupes rebelles, a-t-il ajouté.
A Madaya, il a dit avoir vu
des enfants «presque squelettiques», et a dénoncé une
«tactique de guerre» utilisée
par les belligérants.
Pour couvrir l’aide humanitaire à apporter en 2016 à
22,5 millions de civils vivant
en Syrie ou aux réfugiés dans
les pays voisins, l’ONU a
lancé mardi un appel de
fonds de 7,73 milliards de
dollars Selon un communiqué, cette somme doit couvrir les besoins de 13,5 millions de Syriens affectés ou
déplacés par la guerre qui
dure depuis près de cinq ans,
ainsi que de 4,7 millions de
réfugiés et de 4 millions de
membres des communautés
qui les accueillent.
IMPORTANTE
VICTOIRE DU RÉGIME
Sur le front, les forces du
régime ont repris la localité
stratégique de Salma dans
l’ouest, qui était aux mains
des rebelles depuis 2012.
«Nos unités de l’armée, en
coordination avec les Forces
de défense nationale (milice
pro-régime), ont pris le
contrôle total de Salma et des
collines environnantes», a
indiqué la télévision d’Etat.
Située à 800 m d’altitude,
dans la province de Lattaquié, berceau de la famille
Assad, cette localité était
devenue le QG des rebelles
islamistes et du Front alNosra, la branche syrienne
d’Al-Qaïda. Selon l’Observatoire syrien des droits de
l’Homme (OSDH), les forces
prorégime ont bénéficié de
l’appui essentiel de l’aviation
russe. Ailleurs dans le pays,
57 civils ont péri dans des
raids probablement russes
selon l’OSDH. Quatorze
civils, dont trois enfants, sont
morts à Minbej, tenu par le
groupe jihadiste Etat islamique dans la province
d’Alep. Et dans trois localités
de la province d’Idleb, 43
civils, dont quatre enfants,
ont été tués.
La guerre en Syrie a été
déclenchée en mars 2011 par
la répression de manifestations pacifiques réclamant
des réformes. Opposant au
départ le régime à des
rebelles syriens elle s’est
ensuite complexifiée avec
l’implication de groupes jihadistes ainsi que des grandes
puissances. Plus de 260.000
personnes y ont péri et des
millions ont été poussées à la
fuite. Mercredi, l’émissaire
de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura rencontrera
les représentants des cinq
membres permanents du
Conseil de sécurité à Genève
en amont de négociations
entre régime et opposition
censées être lancées le 25 janvier pour tenter de mettre fin
à la guerre.
PAKISTAN
15 morts dans un attentat contre
un centre anti-polio
n kamikaze a tué quinze personnes devant un centre antipolio mercredi matin dans le
sud-ouest du Pakistan, prenant pour
cible une campagne de vaccination qui
venait de démarrer dans l’un des derniers pays au monde où la maladie est
endémique. La plupart des victimes
sont des policiers, et selon un journaliste
de l’AFP sur place, des lambeaux d’uniformes, des casquettes et des chaussures
étaient disséminés sur les lieux de l’attentat à Quetta, grande ville du sudouest du Pakistan. Des enquêteurs rassemblaient des indices et des restes
humains dans des sacs plastiques.
Les policiers étaient en train de se
réunir devant le centre afin d’accompagner les vaccinateurs à l’occasion de la
troisième journée d’une campagne de
vaccination contre la poliomyélite dans
U
ARABIE SAOUDITE
La soeur
du blogueur
Badaoui arrêtée
et emprisonnée
mnesty International a dénoncé
mardi l’arrestation par l’Arabie
saoudite de la soeur du blogueur
saoudien Raef Badaoui, condamné
par Ryad à 10 ans de prison et 1.000
coups de fouet, y voyant un «nouveau
recul alarmant des droits de l’Homme» dans ce pays. Samar Badaoui a
été arrêtée mardi matin à Jeddah avec
sa fille de deux ans, avant d’être interrogée par la police pendant quatre
heures, puis incarcérée à la prison de
Dhahran, a indiqué l’ONG sur son
site internet.
Selon l’épouse de Raef Badaoui,
Ensaf Haidar, elle «a été arrêtée sous
l’accusation d’avoir animé le compte
Twitter @WaleedAbulkhair» de son
ex-mari, militant des droits de l’Homme qui purge lui une peine de 15 ans
de prison. «Samar Badaoui a été
transférée à la prison centrale de
Dhahran, où Raef Badaoui et Waleed
Abdulkair se trouvent aussi», a écrit
sur son compte Twitter Ensaf Haidar,
réfugiée au Québec avec ses trois
enfants, deux fillettes et un garçon.
Cette arrestation «est un nouveau
recul alarmant des droits de l’Homme
en Arabie Saoudite et démontre l’extrême détermination des autorités à
mener leur campagne impitoyable de
harcèlement et d’intimidation contre
les défenseurs des droits de l’Homme
pour les contraindre au silence», a
déclaré Philip Luther, en charge du
Moyen-Orient pour la branche américaine d’Amnesty International. Selon
l’ONG, Samar Badaoui doit comparaître mercredi devant un juge. Elle
faisait l’objet d’une interdiction de
quitter le royaume wahhabite depuis
décembre 2014, émise par le ministère saoudien de l’Intérieur, a précisé en
outre Amnesty.
Emprisonné depuis 2012, Raef
Badaoui avait reçu ses 50 premiers
coups de fouet en janvier 2015 mais
cette punition a été suspendue après
une vague de protestations internationales. Animateur du site internet
Liberal Saudi Network, Raef Badaoui
a obtenu le 29 octobre le Prix Sakharov pour la liberté d’expression décerné par le Parlement européen, qui
avait alors appelé à sa libération
«immédiate».
A
Ph : DR
Les organisations
humanitaires tentent
toujours d’évacuer
400 civils souffrant de
malnutrition de la ville
assiégée de Madaya
en Syrie mais les
négociations s’avèrent
«compliquées», alors
que l’ONU s’est
alarmée de
souffrances jamais
vues en cinq ans de
conflit.
17
le Baloutchistan, province instable dont
Quetta est la capitale. Selon un officier
de la police locale, «il y a 15 morts, dont
12 policiers», un bilan confirmé par un
médecin de l’hôpital Sandeman à Quetta. «Je peux confirmer qu’il s’agit d’un
attentat suicide», a indiqué le ministre
provincial des affaires intérieures du
Baloutchistan, Sarfaraz Bugti, évoquant
en outre 15 blessés, dont 7 dans un état
grave. Shabir Ahmed, un policier de 32
ans envoyé à Quetta pour assurer la
sécurité des vaccinateurs, attendait
devant le centre le départ des équipes
anti-polio qui devaient se diriger vers
différentes zones à 10H du matin
(05H00 GMT). «Il y a eu un énorme
boum, je suis tombé à terre (..) puis j’ai
entendu des gens hurler et des sirènes
d’ambulance», a-t-il raconté depuis son
lit d’hôpital. «J’ai essayé de retrouver
mes collègues, mais ils étaient dispersés
partout, certains morts et d’autres appelant à l’aide», ajoute le policier, qui a luimême reçu des éclats d’obus dans le
ventre et les jambes.
FAUSSE CAMPAGNE DE LA CIA
Le Pakistan et l’Afghanistan voisin
sont les deux derniers pays au monde où
la polio est toujours endémique, et des
dizaines d’enfants touchés restent paralysés chaque année. Les campagnes de
lutte contre la maladie sont entravées
par des attaques meurtrières récurrentes
contre les équipes de vaccination, qui
sont rarement revendiquées.
Des groupes islamistes militent
contre le vaccin, faisant circuler des
rumeurs selon lesquelles il contiendrait
du porc ou viserait à rendre stérile la
population musulmane.
NUCLÉAIRE NORD-CORÉEN
Séoul veut une
réponse sévère
éoul a exhorté mercredi la communauté
internationale
à
répondre par la plus grande fermeté
au quatrième essai nucléaire nordcoréen et mis Pékin, principal allié de
Pyongyang, face à ses responsabilités.
Signe du niveau actuel de tension
entre les deux frères ennemis, l’armée
sud-coréenne a effectué mercredi des
tirs de sommation contre un objet
soupçonné d’être un drone nordcoréen qui avait traversé la frontière
commune. Les coups de feu sur l’une
des zones les plus militarisées au
monde sont aussi rares que préoccupants. Mais aucune riposte n’est
intervenue du côté nord-coréen. Lors
de sa conférence de presse annuelle,
la présidente sud-coréenne Park
Geun-Hye a qualifié l’explosion
nucléaire du 6 janvier de provocation
et de «défi inacceptable» pour la sécurité et la paix globales. Pyongyang
avait claironné que l’engin testé était
une bombe à hydrogène, bien plus
puissante que la bombe atomique
ordinaire, ce qui a été mis en doute
par de nombreux experts..
S
18
CULTURE
Jeudi 14 janvier 2016
NOUVEL AN AMAZIGH YENNAYER 2966
CINÉMA
L'OSN anime la clôture
des célébrations
Premier tour
de manivelle
du film
"Ahmed El
Wahrani"
à Oran
L'Orchestre symphonique
national (Osn), dirigé par
le maestro Amine Kouider
a animé, mardi soir à
Alger, la clôture des
célébrations du nouvel an
amazigh Yennayer
2966, dans une
ambiance festive, où s'est
mêlée la musique
classique universelle aux
airs et rythmes du
patrimoine amazigh.
L
Ph : DR
e public nombreux présent au Palais de la Culture
Moufdi-Zakaria,
aura eu droit à un concert d'exception de l'Osn qui a présenté
une heure et demie durant, un
répertoire diversifié fait de
pièces émanant des différentes
régions amazighophones d'Algérie. Préludant le concert, la
troupe "Imzad Tindi" d'Illizi,
qui est intervenue en solo avec
ses cinq vocalistes assis à même
le sol, a entonné des airs en
Tamacheq (une des variantes
de la langue amazighe) dans
des rythmes ternaires joués sur
l'"Ajermani" (jerrycan aux
sonorités veloutées) et en
tapant des mains. Dmoumen
Lalla, Tehmir Mabrouka, Slimani Itta, Ali Belkheir et son
père Brahim Belkheir, aux
commandes du groupe, ont
rendu, dans un rituel marqué
par des youyous et des cris de
joie, huit pièces du patrimoine
dont "Izalem", "Ilouhem",
"Hinayna", "Inchahem" et "Ilihalmi ighayacha". Donnant le
ton de l'universalité, l'Osn est
ensuite entré en scène, interprétant "Le poète et le paysan"
du compositeur autrichien
Franz Von Suppé (1819-1895)
et la pièce, bande originale du
film "Le pirate des Caraïbes"
(2003) de l'Allemand Klaus
Badelt, avant d'enchaîner des
pièces dans les genres kabyle,
tergui, mouzabite et chaoui, en
présence du Secrétaire général
du Hca Si El Hachemi Assad.
Ahcène N'Ath Zaïm, chanteur
kabyle et premier invité de
l'Osn, a interprété la pièce
"Adhyili Rabbi Dhemmi", en
hommage au regretté Taleb
Rabah, disparu le 22 décembre
dernier, enchaînée en musique
à la pièce "Win Azizen" de la
grande chanteuse des années
1970 Anissa. Sonia Amrani et
Zoheir Mazari, intervenant en
duo, ont ensuite rendu "El
Dzaïr inch'Allah Atahlou" de
e tournage des premières séquences du
long métrage "Ahmed El
Wahrani" a été lancé cette
semaine à Oran, a-t-on
appris du réalisateur et scénariste Belfadel Sidi Mohamed. Cette œuvre cinématographique produite
par l’association culturelle
"El Amel", comme première expérience dans la catégorie des longs métrages,
est filmée à Oran dans des
sites historiques dont le
marché de Medina Jdida et
à Tlemcen. Le film de 80
minutes raconte une histoire d’amour entre un jeune,
Ahmed d'Oran et Marie
d'une famille française qui
résidait en Algérie durant
la période coloniale et qui
y retourne avec un objectif
de récupérer de prétendus
biens. En découvrant l'horreur des crimes abominables perpétrés par le
colonisateur français à l’encontre du peuple algérien,
elle renonça au but de son
retour en Algérie. Après
une ballade touristique à
travers Oran et des visites à
des vieilles connaissances
en compagnie d’Ahmed
l’oranais, Marie fut fascinée par la beauté de cette
ville et l’hospitalité de ses
habitants.
Interprété par une pléiade
d’acteurs dont Gouissem
Youcef au rôle de Ahmed,
Linda Kinane (Marie),
Boudahri Samir et Sayah
Farah, ce film sera prét à la
fin avril prochain, selon la
même source. Le metteur
en scène tente à travers
cette œuvre de mettre en
exergue des sites touristiques, des coutumes et
traditions et les valeurs de
la société algérienne. L’association culturelle "El
Amel", qui active dans le
4ème art, espère participer
avec le film "Ahmed El
Wahrani" à la prochaine
édition du festival international du film arabe
d’Oran, a souligné Belfadel
Sidi Mohamed. Son court
métrage "El Moudmina"
(toxicomane) a obtenu le
prix du jury au festival
national du court métrage
à Sidi Bel-Abbès en 2015,
a-t-il rappelé.
L
l'icône de la chanson algérienne
d'expression kabyle, Chérif
Kheddam (1927-2012), suivie
de la chanson populaire
"C'Dah a Taous", suscitant du
bon répondant chez le public.
Après un interlude musical de
l'Osn reprenant la pièce
"Yemma Gouraya", le chanteur
targui Mohamed Miloudi
Choghni est apparu devant le
public pour entonner " Amine
Amine" et "Ayethma N'Nagh",
au plaisir des spectateurs venus
en famille assister à la clôture
des célébrations de Yennayer
2966. Les chanteurs Mouzabi-
te Salah Assekkar et chaoui
Zahi Cheraïti se sont succédé
ensuite,
rendant
"Lachi
N'Zoua" et "Ekkerd A N'Ugir"
respectivement, avant d'être
rejoints par l'ensemble des
intervenants pour chanter en
choeur la pièce d'El Hadj
Rabah Deriassa "Yahia Ouled
Bladi", accompagnés dans l'euphorie par le public avec des
claquements saccadés des
mains et des youyous. Crée en
1992, l'Orchestre symphonique
national a été lancé en 1997
sous la direction du regretté
maestro Abdelwahab Salim,
disparu le 26 novembre 1999.
Regroupant actuellement plus
de 80 musiciens, l'Osn est dirigé depuis 2001 par Abdelkader
Bouazzara.
Un vaste programme organisé depuis samedi par le Haut
commissariat à l'Amazighité
(Hca), a marqué les célébrations de Yennayer 2966, à travers des caravanes culturelles
déployées sur 14 villes du pays,
une grande exposition au Palais
de la Culture Moufdi-Zakaria
et des activités de proximité
dans des établissements scolaires.
Une célébration de dimension
nationale
a célébration du nouvel an Amazigh 2966
qui débute le 12 janvier de chaque année
a été marquée, mardi, par un carnaval
haut en couleur et de dimension nationale, a-ton constaté. Des troupes folkloriques représentant les wilayas de Tizi Ouzou, Oran, Khenchela, Batna, Béjaïa, Ghardaïa et Béchar, ont pris
part à un carnaval organisé par la direction
locale de la culture en collaboration avec la cellule des grandes manifestations de la wilaya, le
mouvement associatif, la direction de la jeunesse et des ports et la famille révolutionnaire, qui
ont animé les rues de la capitale du Djurdjura
avec un défilé rythmé par les sons des Guesba,
kerkabou, Bendir, et autre instruments de
musique du patrimoine algérien. La joyeuse
procession a pris le départ de la placette de l’olivier, arbre symbolisant la paix pour les Imazighen, pour rejoindre la maison de la culture
Mouloud Mammeri, en empruntant l’avenue
Laârbi Ben Mhidi, puis l’avenue Abane Ramdane, pour aboutir à la maison de la culture.
Tout au long de ce parcours, les membres des
différentes troupes, parés d'habits traditionnels
de leurs régions, ont exécuté des danses et
L
entonnés des chants qui marquent la célébration de Yennayer, dans leurs wilayas, à l’instar
de "Bekaissou", une sorte de carnaval ou de
spectacle de rue fêtant Yennayer dans la wilaya
de Bechar. A la maison de la culture Mouloud
Mammeri, où une foule nombreuse les a
accueillies et en attendant le couscous de Yennayer offert aux visiteurs à midi, les différentes
troupes ayant pris part au carnaval ont fait prolonger la fête et durer le spectacle, entourées
d’une foule nombreuse notamment de jeunes
qui n’arrêtaient pas de les solliciter pour des
prises de photos souvenirs. A propos de cette
manifestation, la coordinatrice de la cellule des
grandes manifestations de la wilaya, Malika
Talbi-Zertal, a souligné que "ce carnaval met à
l’honneur les traditions ancestrales qui marquent la célébration de Yennayer dans différentes régions du pays, en tentant de faire un
brassage qui rappelle et restitue la richesse et la
diversité du patrimoine culturel national". Les
festivités marquant la célébration du nouvel an
Amazigh 2966 seront clôturées par un gala
artistique au niveau de la salle de spectacles de
la maison de la culture.
Célébration de la manifestation à l’Hôtel de Ville de Paris
ne foule nombreuse est venue,
mardi soir à l’Hôtel de Ville de
Paris, célébrer Yennayer 2966,
le nouvel an berbère, avec au programme un riche spectacle en musique et
danses traditionnelles de la culture amazigh. Organisée par l’Association de culture berbère de Paris dans une somptueuse salle de l’Hôtel de Ville de Paris,
la soirée s’est déroulée en présence de la
maire de Paris, Anne Hidalgo, et de
l’ambassadeur d’Algérie en France,
U
Amar Bendjama. En accueillant les invités, la maire de Paris a affirmé, dans une
allocution, que la communauté d’origine algérienne à Paris est extrêmement
importante», soulignant notamment que
les Berbères sont porteurs d’une culture
½très forte». ½Nous avons travaillé
ensemble pour arriver à doter prochainement Paris d’un centre culturel berbère, un lieu qui vas nous permettre de
partager et d’échanger nos cultures», at-elle dit, notant qu’elle appréciait la
présence de l’ambassadeur d’Algérie qui
est, a-t-elle souligné, naturelle et évidente ». Nous sommes ici, des femmes et
des hommes de bonne volonté qui a
envie de reconnaître l’autre dans sa différence», a-t-elle ajouté. Avant le début
du spectacle, les organisateurs ont salué
l’inscription de l’officialisation de tamazight dans le projet de révision constitutionnelle, initiée par le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika, et
rendu un vibrant hommage à l’un des
chefs historiques de la Révolution algérienne, Hocine Aït Ahmed, décédé à la
fin de décembre, un homme épris de
paix, de droit et d’égalité». Le spectacle
a débuté par la suite avec un achwiq de
Na Aldjia, mère du défunt chantre de la
chanson Kabyle, Matoub Lounès.
Avant de céder la scène à une pléiade
d’artistes berbères, une troupe de danse
traditionnelle des berbères marocains
s’est produite devant un millier de personnes.
CULTURE
Jeudi 14 janvier 2016
19
CINÉMA
Huit choses que vous ne saviez pas
sur «Les Huit Salopards»
On n'en a pas fini avec le
dernier Tarantino.
2. LE FORMAT EST EMPRUNTÉ
AUX VIEILLES SÉRIES TV
C'était un standard dans les années
60 ou 70, quand une saison de série TV
arrivait à cours de budget et avait besoin
d'être remise financièrement sur les rails,
les producteurs ordonnaient un "bottle
show", ou épisode réalisé en quelques
jours se déroulant presque entièrement
dans un décor unique, afin de faire des
économies, pouvant être redirigées dans
les épisodes suivants. A partir de cet
Phs : DR
1. TARANTINO N'A QUASIMENT
RIEN CHANGÉ AU SCRIPT QUI A
FUITÉ
Le réalisateur culte en a fait toute une
saga à coup de communiqués de presse
et déclarations internet. Le script original ayant fuité sur la toile en janvier
2014, Tarantino abandonne le film,
avant de se raviser, après une lecture en
public le 19 avril 2014, avec la participation des acteurs Samuel L. Jackson,
Kurt Russell, Amber Tamblyn, James
Parks, Walton Goggins, Zoë Bell, James
Remar, Dana Gourrier, Bruce Dern,
Tim Roth et Michael Madsen. Tarantino annonce alors qu'il va reprendre le
scénario et rédiger deux versions différentes avant le tournage. Mais plutôt
que de reconsidérer le script en entier
jusque dans sa structure, Tarantino s'est
contenté de le réviser, y apportant de
menus changements (le personnage joué
par Samuel Jackson, mort en cours de
film à l'origine, survit désormais jusqu'à
la fin). Particulièrement, l'un des éléments les plus improbables (tuer le personnage principal joué par Kurt Russell,
en plein milieu du film), demeure
inchangé. C'est un peu comme si Snake
Plissken ou John MacReady mourraient
au milieu de New York 1997 ou The
Thing. Mais c'est du Tarantino tout craché.
mets le dialogue en bouche, parce que je
pense que le personnage le dirait plutôt
de cette manière. Il va alors me dire "très
bien, on fait comme tu veux", ou bien
"non, je préfère comme je l'ai écrit". Ça
se passe habituellement comme ça". Pas
étonnant donc que ces performances
chez Tarantino soient à chaque fois
mémorables
impératif économique, les scénaristes
redoublaient de virtuosité et d'inventivité, donnant lieu à des épisodes parfois
mémorables, alors qu'ils étaient à la base
conçus comme "pauvres". C'est à ce
phénomène industriel que Les Huit
Salopards rend hommage, avec la grande différence que Tarantino a eu tout le
temps, sur son décor studio unique, de
peaufiner chaque performance et
chaque plan, ce que les séries TV cultes,
réalisées dans l'urgence, ne pouvaient
pas se permettre.
3. KURT RUSSELL JOUE SON
RÔLE MÊME DANS LES SCÈNES
OÙ IL EST MORT
On pourrait croire qu'une fois flingué
en plein milieu du film, Kurt Russell a
été remplacé par une doublure ou un
mannequin pour toutes les scènes où il
est attaché à Jennifer Jason Leigh. Hors
il n'en est rien. "J'ai passé quatre mois et
demi enchaîné à Jennifer" explique Russell. "Ça m'aurait fait trop bizarre de ne
pas être là pour de vrai à côté d'elle.
Pour Jennifer, c'était quand même
mieux de m'avoir en vrai, si elle avait
besoin de me trainer au sol, ce n'aurait
pas été pareil si cela avait été un manne-
quin. C'est pourquoi j'ai insisté pour être
présent. Et puis à part ça, c'était comme
si j'avais décoché la meilleure place dans
le cinéma : j'étais au premier rang pour
voir ce casting démentiel jouer, et je
n'avais même pas besoin d'apprendre
des répliques !"
4. SEUL SAMUEL JACKSON PEUT
FAIRE DES SUGGESTIONS À
TARANTINO POUR MODIFIER
LES DIALOGUES
Tarantino a toujours été un réalisateur rock star, et ce dès Reservoir Dogs.
Mais avec le succès, il est devenu
presque impossible à quiconque de discuter de ses choix artistiques, ou modifier ses dialogues. Sauf pour Samuel
Jackson, qui peut à sa guise s'approprier
les mots qui lui conviennent, et changer
ceux qu'il estime ne pas aller. "Je ne
change pas grand-chose en fait" estime
Jackson. "Si je veux dire autre chose que
ce qui est écrit, j'en discute avec lui. Il
me dit alors "Laisse-moi entendre comment ça fonctionne comme je l'ai écrit",
et je lui joue la scène comme sur la page.
Puis il me dit "très bien maintenant,
joue comme tu l'entends" et je lui refais
la scène, mais comme j'en ai envie. Je
GOLDEN GLOBES
Tarantino vaincu par le seul scénariste
qu'il respecte
aron Sorkin a remporté le Golden Globe du
meilleur scénario pour
Steve Jobs, qui coiffe au
poteau Les Huit Salopards.
Ça avait fait le tour du web à
l’époque : Quentin Tarantino
n’aime pas True Detective.
Plus exactement, il n’a pas
réussi à aller au bout du premier épisode. Dans un grand
entretien au New York Magazine en août dernier, le roi de
la pop culture évoquait ses
goûts culturels en général, et
en matière de série télé en
particulier. Après avoir balayé
la série de Nic Pizzolatto d’un
revers de main, il évoquait le
show qui lui a vraiment plu
sur HBO : The Newsroom
d’Aaron Sorkin : « C’est la
seule série que j’ai carrément
vue trois fois ». « Ce n’est pas
surprenant que j’apprécie le
meilleur dialoguiste du business » a-t-il même répondu à
l’étonnement de son intervieweur, faisant un compliment
rare à Sorkin au passage.
Rare, car QT n’en est pas
coutume, loin s’en faut. Dans
le même entretien, le cinéaste
A
à l’égo bien portant avoue
tranquillement qu’il ne se sent
« plus en compétition avec qui
que ce soit désormais ».
WHO’S THE BOSS ?
Dans les pages de Première, il auto-analysait son travail
avec aussi peu de modestie : «
Je ne vais pas vous mentir,
j’adore mes films et je prends
énormément de plaisir à les
revoir ». Il est deux domaines
dans lesquels il concède une
place à un concurrent : la
direction d’acteur – « David
O. Russell est le meilleur
directeur en activité, à égalité
avec moi (Vulture) » et l’écriture des dialogues donc,
pourtant son gros point fort.
Et cette nuit, c’est son
concurrent en la matière,
Aaron Sorkin, qui a été salué
par la presse étrangère. QT a
dû se contenter de monter sur
scène pour récupérer le Golden Globe de la meilleure
bande originale décerné à
Ennio Morricone, auteur de
la superbe musique des Huit
Salopards. A peu près aussi
bavard mais beaucoup plus
intello, Aaron Sorkin est en
effet l’autre roi du scénario
hollywoodien à l’heure actuel-
le. Sauf que, contrairement à
Tarantino, au cinéma (parce
qu’il est aussi le créateur et
auteur de quelques grands
morceaux de téloche), il met
sa plume au service des
autres. Rob Reiner (Des
hommes d’honneur, Le Président et Miss Wade), Mike
Nichols (La Guerre selon
Charlie Wilson), David Fincher (The Social Network,
pour lequel il remporte le
Golden Globe et l’Oscar). Et
maintenant Danny Boyle
donc, pour qui il a signé le
script de l’excellent Steve
Jobs, œuvre miroir du biopic
de Mark Zuckerberg et portrait d’un autre génie égocentrique. Tarantino confiait
récemment à GQ qu’il aimerait remporter au moins deux
autres Oscar du meilleur scénario pour battre Woody
Allen (qui en a 3) et que,
après sa mort, il souhaiterait
qu’on rebaptise cette catégorie « le Quentin ». Si ça continue comme ça (rendez-vous
aux Oscars le 28 février), il
faudra peut-être envisager «
Aaron » en deuxième prénom.
5. LES HUIT SALOPARDS A UN
POINT COMMUN AVEC FAST &
FURIOUS
Pour ceux qui ne s'en seraient pas
aperçu, le cinéma de Tarantino a changé
depuis Django. Depuis Reservoir Dogs,
les films de Tarantino étaient tous montés par Sally Menke, décédée en 2010.
C'est son assistant Fred Raskin, monteur entre autre de Fast & Furious :
Tokyo Drift et Fast & Furious 5, mais
aussi des Gardiens de la Galaxie qui la
remplace désormais. On est donc passé
dans le cinéma de Tarantino d'un point
de vue féminin sur son matériel, à un
point de vue exclusivement masculin, et
qui plus est de blockbuster hollywoodien. La raison pour laquelle les entrées
de ces derniers films semblent de plus en
plus exploser au box-office ?
6. LE MONTAGE EST DIFFÉRENT
SELON LA VERSION DU FILM
QUE VOUS VOYEZ
Si vous allez voir Les Huit Salopards
en 70mm avec prologue et entracte, il ne
s'agit pas des uniques différences avec la
version DCP standard. "La version
70mm est l'intégrale" explique Tarantino. "Vous avez payé votre ticket, vous
avez droit à la totale. J'ai donc laissé des
plans durer plus longtemps dans celleci, par rapport à la version cinéma
numérique, qui est un peu plus hachée
et moins contemplative. Disons que
cette dernière est pour les spectateurs
habitués à voir des films à la maison, qui
sont peut-être un peu moins patients
que les autres". La différence serait de 6
minutes, et porte sur plusieurs scènes,
parmi lesquelles celle du déplumage du
poulet.
7. LES HUIT SALOPARDS EST LE
MILIEU D'UNE TRILOGIE
"Il faut avoir réalisé 3 westerns pour
être qualifié de réalisateur de westerns"
explique Tarantino. Après Django, Les
Huit Salopards est donc conçu comme
le milieu d'une trilogie. Ce qui laisse
espérer un western supplémentaire sur
les deux films (en théorie) restant à
Tarantino avant qu'il arrête le cinéma,
selon ce qu'il nous a déclaré.
8. LE FILM S'INSPIRE D'UN
EURO WESTERN GORE OUBLIÉ
INTITULÉ
Influencé, tout comme Les Huit
Salopards, par Le Grand Silence de Sergio Corbucci, Cut-Throats Nine alias
Condenados a vivir est un western espagnol ultra gore, réalisé en 1972 par Joaquin Romero Marchent, et quasi-invisible depuis, contant l'histoire d'un
groupe de hors-la-loi enchaînés, voyageant en diligence. Attaqués par des
bandits, seuls un sergent, sa fille, et 7
prisonniers survivent. Le sergent doit
défendre sa fille, escorter les prisonniers
à destination et les protéger contre
d'autres pillards, tout en cherchant à
découvrir lequel d'entre eux est responsable du viol de sa femme. Ultra-violent,
censuré en VHS, très difficile à trouver
(seul existe un DVD américain en version intégrale, mais avec doublage
anglais, sans la version originale espagnole donc, et sans sous-titres), CutThroats Nine est l'œuvre matricielle sur
laquelle Les Huit Salopards se cale,
jusque dans ses excès les plus gore. A
découvrir.
20
JEUX
Jeudi 14 janvier 2016
PAGE ANIMÉE PAR LAZREG AOUNALLAH
Mots croisés n°879
Mots fléchés n°879
HORIZONTALEMENT
1 - Nommé - Dévorer - 2 - Loupe - Consacrés - 3 Narines des cétacés - Calcium - 4 - Réfléchi Double voyelle - Fleuve d’Italie - 5 - Banque Lilliputiennes - 6 - Navigation de plaisance - 7 Thallium - Coule en Suisse - Souverain - 8 Manger à Londres - Cabochardes - 9 - Indique le
lieu - Néon - 10 - Infirme - 11 - Canaris - Pion - 12
- Mimosa.
VERTICALEMENT
1 - Cures - 2 - Arbre du voyageur - Possessif - 3 Gomme - Actinium - Diplôme - 4 - Conduit - Marque la surprise - Poil - 5 - Attraits - 6 - Difficulté
- Champ - Grecque - 7 - Mesure jaune - Conifère Personnel - 8 - Inconvenant - Mèche rebelle - 9 Média algérien - Sur la rose des vents - Romains
- 10 - Préposition - Tribunal qui juge les crimes.
Mots masqués n°879
Solutions du précédent
numéro
Cette grille masque tous les mots de la liste. Rayez ces mots dans tous les sens, de haut en bas, de bas en haut, de gauche
à droite et de droite à gauche, horizontalement, verticalement ou diagonalement. Les lettres restantes vous donneront la
solution qui correspond à la définition suivante :
Qui préfère attendre pour agir (9 lettres)
N.B : Une même lettre
peut servir plusieurs
fois
AFFECTATION ASSIDUE - BALEINE BOURBIER - CRITERE CROUTE - DISCRETION
- DOULEUR - EFFORT EPRISE - FESTIVAL FORÇAT - GARGANTUA
- GRANDIOSE - HANTISE - HOTELIER HOUPPE - IMPORTANCE - INTERET JUVENILE - LAME LIVRESQUE - MERLE MONDIALE - MONT NOCTAMBULE - NUPTIAL - OISIVETE ORAGE - PENSIVE PORTION - PRESENTE RELIQUAT RODOMONT ROSERAIE - SOMNAMBULE - SOURNOISE STERILE - TANGO TRAITE - URETRE USINE - VISAGE - VISITE.
MOTS CROISÉS N° 878
1. Énergumène - 2. Nationales 3. Crée - Ille - 4. RR - Nèfle - 5.
O.E.N - Noé - Le - 6. Amer - Air 7. TGV - Émaner - 8. Épar - Ira 9. Lasse - Of - 10. Étêtée - LCI 11. Nô - Arriéré - 12. Tir - Tartes.
VERTICALEMENT :
1- Encroûtement - 2. Narre - Gp
- Toi - 3 - Été - Navale - 4. Rien Rata - 5. Go - Énée - Sert - 6. Uniformisera - 7 - Malle - Are - Ir 8. Elle - Ana - Let - 9 - Née - Lie Ocre - 10. Es - Terrifiés.
MOTS FLÉCHES N° 878
HORIZONTALEMENT :
Épatements - Émit - Anas - Nier
- Mue - Êta - EES - Têtes - Te Asepsie - Set - Ti - T.N.T - Gesses - Dé - Na - Te - Méat - Lia Carré - Serrés - Ede.
VERTICALEMENT :
Épeire - Égale - Âme - Tâte - Ir Étirées - Star - Et - Tsé-tsé - A.M
- Ma - Pie - Ce - Eau - Os - Sma Innée - It - Ère - Ta - Étendard Assise - Tétée.
MOTS MASQUÉS N° 878
FULIGINEUX
TURF
Jeudi 14 janvier 2016
21
Les courses
e ndirect
É
T
U
EA
T
NO
G
CA
T
N
I
U
Q
HIPPODROME EMIR ABDELKADER - ZEMMOURI JEUDI 14 JANVIER 2016 - PRIX : “ FOULAYA” TROT ATTELÉ
QUINTE - QUADRIO *B* DOTATION : 310 000 DA - DISTANCE : 2 300 M - DÉPART : 15H30
Ils seront quinze excellents trotteurs sous les ordres du starter ce
jeudi sur la grande piste de l’hippodrome Emir Abdelkader de
Zemmouri à se disputer ce prix
Foulaya trot attelé réservé pour les
demi-sang français n’ayant pas totalisé la somme de 220 000 DA en
gains et places depuis juillet passé.
Quoique Uma, Sirena des Charmes
et a un degrè moindre Paolardière
qui sont habitués à fréquenter la
première série, ils auront tout de
même à redouter, vieux copain et
Unghal qui restent tous les deux sur
de belles victoires, puis il y a
Quiros de l’Eden et Ami Pierrot qui
sont bien sur leur forme.
LES PARTANTS AU CRIBLE:
1. ALEX POIFOND : Il possède
un bon atout du fait qu’il part au
premier poteau. Outsider.
2. ADRENALINE DU VEY:
Tâche délicate.
3. VAGUE D’OR : Dans un autre
engagement plus favorable.
4. TANIA DU CACENI : À
revoir.
5. QUIROS DE L’EDEN : Il est
dans un excellent état physique , il
peut largement figurer.
6.PAOLARDIÈRE : Longtemps
absente des pistes, elle peut manquer de rythme.
La forme bat la classe
PROPRIÉTAIRE
LE PETIT HARAS
M.BENDJEKIDEL
W.KADRI
LE PETIT HARAS
AH.SALMI
MME.AUMASSIP
R.MEZIANI
LE PETIT HARAS
A.AZZOUZ
B.BAZINE
A.CHABANE
Y.MEZIANI
LE PETIT HARAS
MME.AUMASSIP
FD.ZEMMOURI
CHEVAUX
N°
ALEX POIFOND
01
02 ADRENALINE DU VEY
VAGUE D’OR
03
TANIA DE CACENI
04
QUIROS DE L’EDEN
05
PAOLARDIÈRE
06
VIEUX COPAIN
07
AMI PIERROT
08
UNGHAL
09
10 SIRENA DES CHARMES
VADE RETRO PAN
11
12 TOPAZE DE FROULAY
UKARIM
13
TAMAMES
14
UMA
15
7. VIEUX COPAIN : Il reste sur
une belle victoire, il a battu des
chevaux de renoms. À reprendre.
8. AMI PIERROT : Cet hongre
noir est capable de créer la surprise. Méfiance.
9. UNGHAL: Sa victoire en dernier lieu a été assez impressionnante. À reprendre.
10.SIRENA DES CHARMES :
Cette jument de première série
aura surement son mot à dire en
pareille compagnie.
11. VAD RETRO PAN : Il faut
DRIVERS
MI.BENHHABRIA
AM.BENDJEKIDEL
SA.FOUZER
M.BENCHOUK
S.FILIRI
S.MEZIANI
A.SAHRAOUI
A.CHELLAL
N.TARZOUT
AL.BENDJEKIDEL
A.BENHABRIA
F.BOUKHENOUFA
N.TIAR
R.FILIRI
A.BENAYAD
DIST
2300
2300
2325
2325
2325
2325
2325
2325
2325
2325
2325
2350
2350
2350
2350
ENTRAÎNEURS
MI.BENHABRIA
PROPRIÉTAIRE
S.FOUZER
MI.BENHABRIA
PROPRIÉTAIRE
S.MEZIANI
N.HADDOUCHE
A.CHELLAL
N.TARZOUT
PROPRIÉTAIRE
MS.CHABANE
PROPRIÉTAIRE
A.CHELLAL
S.FOUZER
PROPRIÉTAIRE
toujours se méfier de ce coursier,
son entraînement est redoutable.
14. TAMAMES : Trop de recul.
À revoir.
12.TOPAZE DE FROULAY : À
revoir.
15. UMA : Bien qu’elle ne semble
pas en meilleure forme, elle reste à
craindre car elle est habituée à
courir avec plus meilleurs.
13. UKARIM : Tâche délicate.
DANS LE CREUX DE L’OREILLE
MON PRONOSTIC :
10-SIRENA DES CHARMES 7-VIEUX COPAIN
9-UNGHAL 15-UMA 15-QUIROS DE L’EDEN
LES CHANCES :
6- PAOLARDIÈRE 8- AMI PIERROT
22
TÉLÉVISION
Sélection du weekend
Jeudi 15 janvier 2016
20H50 SÉRIE
20H55 SÉRIE
V E N D R E D I
J E U D I
False Flag - Liaisons dangereuses
Réalisé par : Oded Ruskin
Acteurs : Ishai Golan (Ben «Benny» Rephael) Ania Bukstein (Asia
Brinditch) Magi Azarzar (Natalie Elfassia) Angel Bonanni (Sean
Tilson) Orna Salinger (Emma Lipman)
Sean parvient à échapper aux agents du Shin Beth en embarquant à
bord du bateau de plaisance de l'une de ses maîtresses. Pendant ce
temps, les autorités israéliennes reçoivent une vidéo du ministre
iranien qui a disparu. L'homme d'état certifie ne pas avoir été enlevé,
mais annonce qu'il a fui son pays à cause des crimes politiques qui y
sont commis. Les services secrets israéliens sont convaincus qu'il
s'agit d'une manipulation.
Léo Matteï, brigade des
mineurs - La fin de
l'innocence
20H50 MAGAZINE
Once Upon a Time - L'apprenti
sorcier
Réalisé par : Ludovic Colbeau-Justin
Acteurs : Jean-Luc Reichmann (Léo
Matteï) Samira Lachhab (Clara Besson)
Florence Maury (Jeanne Delorme)
Alexandre Achdjian (Jonathan Nassib)
Stéphane Boucher (le commissaire
divisionnaire)
Deux employés d'une société de nettoyage
découvrent un nouveau-né dans les
toilettes d'un lycée. Léo Mattéï part à la
recherche de la mère qui a peut-être fait
une hémorragie. Une seule élève manque
à l'appel : Sophie Legendre, une
adolescente exemplaire. Mais lorsque la
brigade des mineurs la retrouve, la jeune
fille de 15 ans déclare qu'elle n'a jamais eu
de rapports sexuels...
Réalisé par :
Ralph Hemecker
Acteurs :
Jennifer
Morrison (Emma
Swan) Colin
O'Donoghue
(Killian «Hook»
Jones) Robert
Carlyle (Mr Gold)
Georgina Haig
(Elsa) Ginnifer
Goodwin (Mary
Margaret
Blanchard /
Blanche-Neige)
Pour son premier rendez-vous galant avec Emma, Crochet
souhaite retrouver sa main. Il va voir Gold, qu'il parvient à
convaincre de l'aider en le menaçant de révéler à Belle qu'il
détient toujours la vraie dague. Celui-ci le prévient : en
récupérant son membre, le pirate pourrait également voir son
ancienne personnalité, plus agressive, resurgir...
20H45 MAGAZINE
Envoyé spécial
Présenté par : Guilaine
Chenu Françoise Joly
Présenté par :
Guilaine Chenu
Françoise Joly
Marine le Pen : la
bataille des mots ?
Depuis le mois de
septembre,
la
présidente du Front
national
est
omniprésente, de la crise des réfugiés aux
élections régionales. Chacune de ses petites
phrases sur l'actualité fait le buzz. Certains disent
même qu'elle serait la seule à parler vrai.
Décryptage de ses discours depuis son
investiture à la tête du parti en 2011 • USA : les
devins du crime. Prédire où et quand auront lieu
les prochains crimes et délits : aux Etats-Unis,
c'est déjà la réalité. Cela s'intitule la police
prédictive.
21H10 SÉRIE
20H55 DIVERTISSEMENT
Chérif - Témoin gênant
Réalisé par : Vincent Giovanni
Acteurs : Abdelhafid Metalsi (Kader Chérif) Carole Bianic (Adeline
Briard) Mélèze Bouzid (Sarah Chérif) Elodie Hesme (Deborah Atlan)
François Bureloup (Joël Baudemont)
Alors qu'il fait son jogging, Chérif est le témoin d'un meurtre. Une jeune
femme est projetée par un homme d'une passerelle surplombant un cours
d'eau. Au moment d'intervenir, il est renversé par une voiture. Chérif souffre
d'amnésie. Le policier ne se souvient plus des cinq années écoulées. Son
traumatisme l'empêche de participer pleinement à l'enquête. Quant à la
victime, elle est retrouvée noyée.
20H55 SÉRIE
Elementary L'illustre client
Réalisé par : Guy Ferland
Acteurs : Stuart Townsend (Del
Gruner) Jonny Lee Miller
(Sherlock Holmes) Lucy Liu
(Joan Watson) Aidan Quinn (le
capitaine Gregson) Jon Michael
Hill (Marcus Bell) Ophelia
Lovibond (Kitty Winter)
Mélanie Vilkas, une jeune femme
de 24 ans, est retrouvée morte sur
une jetée. Son meurtrier lui a
bandé les yeux avec du scotch, et
lui a brûlé le dos. Sherlock
remarque qu'il s'agit de mêmes
traces de torture que celles de
Kitty. Il en déduit rapidement que le
coupable est l'ancien tortionnaire
de sa protégée. Avec l'aide de
Watson, le détective part à la
recherche du violeur récidiviste et
tente de protéger Kitty.
Quotidien national d’information
Edité par l’Eurl Millénium Presse
Siège social :
Maison de la presse Kouba - Alger
R.C. : N° 01 B 00 151 30
Compte bancaire :
BNA Zirout Youcef N° 300 101 600
20H55 HUMOUR
Elles se croient toutes Joly
L'humoriste et actrice Sylvie Joly s'est éteinte le 4 septembre 2015 à l'âge de 80
ans. Sous la houlette de Pierre Palmade, une pléiade de comédiennes, Carole
Bouquet, Valérie Lemercier, Michèle Laroque, Catherine Hiegel, Claire Nadeau,
Muriel Robin... se retrouvaient sur scène le 26 octobre dernier pour lui rendre hommage. L'occasion de découvrir et redécouvrir les grands classiques de l'artiste à
travers une galerie de ses plus grands sketches. L'intégralité de la recette de cette
soirée a été reversée à France Parkinson. Créée en 1984, cette association lutte
contre la maladie de Parkinson dont était atteinte Sylvie Joly.
Vendredi, tout est permis
avec Arthur
Présenté par :
Arthur
Pour lancer le
week-end,
l'animateur
convie Florence
Foresti, Isabelle
Nanty, Anthony
Kavanagh,
Arnaud Ducret, Rachid Badouri, Jérôme
Commandeur et, pour la première fois, José
Garcia à une soirée où ils pourront laisser libre
cours à leur créativité. Dans la décontraction et
la bonne humeur, il leur lance des défis
d'improvisation où l'autodérision est de mise.
Les invités doivent par exemple jouer une
saynète sur un « Décor penché » à 22,5 degrés
et ainsi défier les lois de la gravité. Ils
improvisent également une chorégraphie sur «
Let's Dance », miment l'interprétation d'un
groupe de rock sans disposer d'instruments ou
encore doivent parvenir - en portant un casque
sur les oreilles - à découvrir les mots prononcés
par leur partenaire dans le jeu « Articule ».
21H00 COMÉDIE
La nuit au musée : le secret des pharaons
Réalisé par : Shawn Levy
Acteurs : Robin Williams (Teddy Roosevelt) Ben Stiller (Larry Daley) Dan
Stevens (Sir Lancelot) Owen Wilson (Jedediah) Rebel Wilson (Tilly)
Au Muséum d'histoire naturelle où travaille toujours Larry, il semble que la tablette
d'Ahkmenrah, qui permet aux créatures du musée de revenir à la vie, ait subi une
malédiction. En effet, tous les personnages se comportent bizarrement. Afin que
la tablette retrouve tous ses pouvoirs, Larry doit se rendre au British Museum, à
Londres. Il part, accompagné de son fils et de ses compagnons habituels :
Theodore Roosevelt, Jedidah le cow-boy, Attila le Hun...
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COURRIER EXPRESS
DU TIC AU TAC
Jeudi 14 janvier 2016
23
FAUT Y CROIRE !
Service national : poursuite de la
régularisation de la situation des citoyens
âgés de 30 ans et plus
« C’est une polémique stérile. On ne sait pas pourquoi cette
polémique a lieu. Pourquoi cette sortie du général à la retraite
Khaled Nezzar ? Ce dernier a fait une intervention avec un texte
assez long où il avançait des contre vérités. On ne sait pas ce
qu’il poursuivait comme objectifs. On revient maintenant à l’arrêt
du processus électoral et on refait l’histoire »
Rachid Grim, politologue , à TSA
- Caprices de généraux, alors …ou sénilité ?
«Je serai bientôt sur le terrain pour combattre encore une fois
ces pratiques staliniennes que je croyais révolues et porter la voix
de tous ces militants et cadres sincères frappés de suspicions. Les
échecs et accointances des uns et des autres devront être assumés
publiquement.»
Nordine Aït Hamouda (In TSA)
- 22 v’là le bourourou !
« La qualité de Messi que j’aimerais avoir ? son pied gauche
est plutôt bon…j’aimerais bien l’avoir »
- Cristiano Ronaldo
- Punaise ! Même quand Monsieur daigne concéder quelque
éloge sur son grand ennemi intime, il le fait à demi mots et de
façon tronquée: chez l’extra terrestre Messi, ce n’est pas tant son
pied gauche qui épate mais bien cette magie que CR7 ne pourra
jamais avoir…
La photo sensas
Sans commentaire
La régularisation de la situation vis-à-vis du Service national des citoyens âgés de trente
ans et plus jusqu'au 31 décembre 2014, se poursuit dans de "bonnes conditions", indique
mercredi à Alger un communiqué du ministère de la Défense nationale. "Le ministère de la
Défense nationale informe que la régularisation de la situation vis-à-vis du service national
des citoyens âgés de trente (30) ans et plus jusqu'au 31 décembre 2014, décidée par son
Excellence Monsieur le président de la République, Chef suprême des Forces armées,
ministre de la Défense nationale, se poursuit dans de bonnes conditions", précise la même
source. Depuis le début de cette opération au mois de mars 2011 et jusqu'au 31 décembre
2015, le nombre de citoyens ayant bénéficié de mesures présidentielles est estimé à 218.101,
dont 2.939 résidants à l'étranger, selon le communiqué. Cette opération a également permis,
ajoute la même source, la régularisation de 558.805 retardataires des classes jusqu'à 2012.
"Le ministère de la Défense national porte à la connaissance des citoyens que les centres du
Service national continueront à accueillir et à prendre en charge, avec toute la diligence
requise, les personnes concernées qui se présenteront et ce, indépendamment des calendriers des passages fixés antérieurement".
Gendarmerie nationale : des chiens
entraînés à la détection de drogues dures
opérationnels pour la première fois
en Algérie
Le Commandement général de la Gendarmerie nationale s'est doté mardi de chiens
entraînés à la détection de drogues dures comme la cocaïne et l'héroïne. Lors d'une visite
d'inspection au Centre national d'instruction cynophile de Bainem (Alger), le commandant de la Gendarmerie nationale, le général major Menad Nouba a souligné "l'importance
du recours aux chiens entraînés à la détection de drogues dures comme la cocaïne". Le
chef de service communication au Commandement de la Gendarmerie nationale, le colonel Abdelhamid Kerroud, a précisé dans une déclaration à la presse que "des chiens viennent d'être entraînés pour la première fois en Algérie à la détection de drogues dures
(cocaïne, héroïne)". Ces chiens sont opérationnels dès aujourd'hui à Alger en attendant
leur généralisation aux autres wilayas du pays, a-t-il ajouté.Le Centre national d'instruction
cynophile de la Gendarmerie nationale dresse des chiens selon les normes internationales
pour la détection de drogues et d'armes et la recherche de criminels et de disparus.
Yennayer 2966 célébré à l’Hôtel
de Ville de Paris
Une foule nombreuse est venue, mardi
soir à l’Hôtel de Ville de Paris, célébrer
Yennayer 2966, le nouvel an berbère, avec
au programme un riche spectacle en
musique et danses traditionnelles de la
culture
amazighe.
Organisée
par
l’Association de culture berbère de Paris
dans une somptueuse salle de l’Hôtel de
Ville de Paris, la soirée s’est déroulée en
présence de la maire de Paris, Anne
Hidalgo, et de l’ambassadeur d’Algérie en
France, Amar Bendjama. Avant le début
du spectacle, les organisateurs ont salué l’inscription de l’officialisation de tamazight dans le
projet de révision constitutionnelle, initiée par le président de la République, Abdelaziz
Bouteflika, et rendu un vibrant hommage à l’un des chefs historiques de la révolution algérienne, Hocine Aït Ahmed, décédé à la fin décembre, un homme épris de paix, de droit et
d’égalité». Le spectacle a débuté par la suite avec un achwiq de Na Aldjia, mère du défunt
chantre de la chanson Kabyle, Matoub Lounès. Avant de céder la scène une pléiade d’artistes berbères, une troupe de danse traditionnelle des berbères marocains s’est produite
devant un millier de personnes.
FCE : installation du représentant
du Forum à Berlin
En marge du Forum d’affaire algéroallemand, le président du FCE, Ali
Haddad a installé, le 11 janvier 2016, le
membre honoraire du Forum des Chefs
d’Entreprise à Berlin, Zine El Abidine
ARTEBAS, en présence des vice-présidents du FCE, Mohamed BAIRI et
Mohamed Laid BENAMOR, du Président
de
la
Commission
Relations
Internationales, Mr Mehdi BENDIMERAD et de plusieurs membres. Pour le président du FCE, « la rencontre économique
Algéro-Allemande, forte de la délégation
représentative de notre organisation et de la qualité des échanges et des opportunités qui
seront discutées, en plus de cette cérémonie, augurent de prémices heureuses pour le partenariat algéro-allemand». L’installation du membre honoraire s’inscrit dans cette démarche.
Elle répond également à la volonté du Forum de renforcer sa présence à
l’international.HADDAD a tenu à rappeler que «l’action du FCE en matière de relations
internationales vise à organiser un cadre adapté et évolutif permettant de promouvoir le partenariat de nos entreprises, à dynamiser le développement de leurs capacités d’exportation,
et à nouer durablement des relations avec les organisations susceptibles de nous apporter
savoir-faire et expertise».A rappeler que le FCE a installé au courant de l’année 2015 des
membres honoraires à : Dubaï, Paris, Madrid, Londres, New York et Los Angeles.
MÉTÉO À ALGER
HORAIRES DES PRIÈRES
Jeudi 14 janvier 2016
22°C / 7°C
Jeudi 4 rabie al thani 1437
Dohr : 12h57
Assar : 15h35
Maghreb : 17h57
Îcha : 19h20
Dans la journée : ensoleillé
Vent : 11 km/h
Humidité : 63 %
Dans la nuit : dégagé
Vent : 5 km/h
Humidité : 83 %
L’INFORMATION AU QUOTIDIEN
Vendredi 5 rabie
al thani 1437
Sobh : 06h29
Chourouk : 08h00
APRÈS L’OPÉRATION COUP-DE-POING DE LA POLICE CONTRE LES RÉSEAUX MAFIEUX HIER A L’AUBE À ALGER
Climat de France respire
L
es riverains rencontrés, hier, lors
de note virée dans ce quartier, hier,
ont manifesté, un soulagement de
voir «enfin ces délinquants derrière les
barreaux» nous lance, Djamel, la trentaine,
qui n’a pas caché sa peur pour son jeune
frère, collégien, en nous déclarant «les
délinquants et vendeurs de drogue
arrivent même à vendre leur drogue» dans
les établissements scolaires. Le soleil jetait
ses rayons, hier matin, sur les balcons et
les terrasses des immeubles de Climat de
France, réveillé, 24 heures, la veille par la
descente surprise mais surtout musclée
des éléments de la Brigade de recherche
et d’intervention, ciblant des membres
d’un réseau mafieux, dont la majorité sont
des repris de justice, n’ont cessé de nous
préciser les habitants rencontrés, sur place
et dans les quartiers voisins à la grande Cité
de Climat de France. Pour cet enseignant
à la retraite qui a passé toute sa vie, entre
cette cité qui l’a vu naître et «el houmates
(quartiers: NDLR)», de Bab-El-Oued, et
de la Basse Casbah, il a le cœur gros. «Je
suis triste et désemparé» nous lance-t-il,
quand ajoute cet ex-enseignant «je vois
dans quel environnement dégradant, en
l’absence d’une vie collective imprégnée
de valeurs, grandissent nos bambins»
déplore-t-il. Pour notre interlocuteur,
la déperdition scolaire, délinquance,
la violence et les comportements nonciviques ont profité aux maffieux de la
drogue, «ce poison qui tue notre jeunesse»
lâche-t-il. Le soulagement de voir que
des malfaiteurs - n’ayant plus la liberté et
les moyens d’imposer leur diktat, après
l’opération coup-de-poing en question a
été certes le maître-mot, dans l’expression
des riverains rencontrés, mais bon
nombre parmi eux avancent que «ça ne
suffit pas», comme cette pharmacienne,
qui plus loin dans ses propos nous lance
«l’oisiveté est mère de tous les vices». Pour
cette dame, «le travail accompli par la
police, comme ce fut le cas, dans la mise
hors d’état de nuire, mardi matin, dans
Ph : DR
Après l’opération coup-de-poing
opérée, à climat de France, Oued
Koriche, très tôt dans la matinée
d’hier, par une élite d’éléments des
sections composant la police judicaire de la sûreté de wilaya d’Alger,
un réseau mafieux a été démantelé et
ses membres arrêtés.
notre quartier, d’un réseau maffieux»
rappelle-t-elle, avant de suggérer qu’
«il est temps de penser à des solutions
durables pour protéger la jeunesse dans
ces quartiers populaires». Il s’agit, selon
elle, de la mobilisation d’encadreurs, de
formateurs et d’éducateurs, «qui peuvent
être natifs de ces quartiers» souligne-telle, rappelant pertinemment que «des
potentialités existent» affirme notre
interlocutrice. Traversant la grande cour
de la Cité, où les rires et les cris joyeux
d’enfants retentissaient des maisons, trop
étroites, d’ailleurs, pour que des bambins
s’adonnent, sans contraintes, à des
mouvements turbulents, en empruntant
des raccourcis, pour sortir sur la grande
rue, où une atmosphère paisible et
calme y régnait. Toutefois, certains des
adolescents et jeunes, rencontrés, sur
notre passage semblaient être forcés de
se tenir «à carreaux», après la mise hors
d’état de nuire, mardi matin, de membres
d’un réseau maffieux. Cette opération
a refroidi les petits délinquants, ceux
spécialisés, notamment dans le vol à la
sauvette, qui se sont fait discrets… Pour
le jeune Mourad, même pas la trentaine,
chétif, sirotant son café d’un gobelet en
carton jetable, se tenant à proximité d’un
marchand de légumes et fruits, affichait
une mine d’enterrement et semblait évasif,
ce qui laisser penser qu’il n’a pas eu sa
part « de poison » selon l’expression de
l’enseignant en retraite, cité auparavant.
La descente et l’intervention surprise
des éléments d’interventions de la police
de mardi matin, s’est soldée non pas
seulement par l’arrestation de membres
d’un réseau de mafieux, mais son impact
est «la mise à carreau d’autres délinquants»
nous confie El-hadja, qui revenait de ses
courses, au marché des Trois horloges, à
Bab-el-Oued, que nous avons aidé, à la
soulager, en lui portant son couffin, pour
les quelques mètres qu’il lui restait, à faire
pour arriver chez-elle.
DES MAFIEUX QUI SE
NOMMENT TYSON ÉQUIPÉ D’UN
ARSENAL DE GUERRE
Si au terme de l’opération de la police
à Climat de France, des maffieux ont
été arrêtés, il a été notamment question
de quantités de stupéfiants saisis,de
psychotropes et de cannabis outre d’armes
blanches, gros marteaux, des épées, des
fusils marins, des produits pyrotechniques
qu’une une somme d’argent. Les
commentaires allaient bon train, hier,
sur l’opération opérée par la police
contre ce réseau de maffieux, composé
de jeunes, âgés entre 22 et 35 ans, dont
un, surnommé Tyson. Pour les habitants
de la cité et les quartiers avoisinants, «il
suffisait d’un malentendu ou bien d’une
altercation» pour que «nous vivions une
nuit de psychose» nous raconte un père
de famille. «Souvenez-vous des bagarres
qui éclataient ces dernières années, entre
groupes de quartiers, à l’arme blanche,
épées, couteaux et avec les pyrotechniques
aux bruits assourdissants» nous lance-til. Climat de tension qui ne peut profiter
qu’aux
réseaux
maffieux,
lesquels
prolifèrent grâce à cet état des lieux «pour
imposer leur diktat à nos quartiers».
L’activité commerciale informelle «est
gangrenée par les dealers et la vente
illégale des devises» souligne un homme
ne dépassant pas la quarantaine et de nous
lancer « pensez vous qu’on arrive à distraire
nos jeunes seulement avec le ballon rond,
ou qui gagnera entre Barca ou le Real
ou bien El mouloudia ou l’Usma ?». Un
réseaux a été mis hors d’état de nuire, par
la police, «est c’est tant mieux» ce jeune
qui discutait avec son ami, à proximité
des trois horloges, le cœur battant de Bab
El-Oued, ou l’actualité locale et d’ailleurs
commentée à longueur de journée.
Toutefois, il exprime son «désespoir» de
voir le commerce illégal des maffieux de
la drogue reculé, car lance-t-il à son ami
« ils sont même arrivés à vendre leur sale
produit dans nos écoles». Et à son ami
de répliquer «il faut un sursaut général,
celui des parents, des responsables à tous
les niveaux et surtout la prise en charge
de ceux qui quittent très tôt les bancs
d’écoles» dira-t-il, avant de conclure que
«le chômage arrange bien les trafiquants
et les dealers de drogue, qui profitent
du désarroi des jeunes pour vendre leur
poison» lance-t-il à son ami.
Karima Bennour
ÉTAT CIVIL
Des CIB délivrées la semaine prochaine
aux candidats au bac 2016
L
es candidats au baccalauréat session juin 2016 auront leur carte d'identité biométrique «à partir de la semaine prochaine», a affirmé, mercredi à Alger, le ministre
de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar. Lors d'une
conférence de presse animée à l'issue de la conférence nationale sur l'évaluation du
système LMD (Licence-Master-Doctorat), M. Hadjar a indiqué qu'il a été décidé lors
de la dernière réunion dugouvernement, de doter les candidats au baccalauréat pour
la session 2016 de cartes d'identité biométriques à partir de la semaine prochaine».
Le ministre a affirmé par ailleurs qu'un groupe de travail sera installé la semaine
prochaine entre son département et le ministère de l'Intérieur pour «télécharger» les
applications de cette carte qui servira également de carte d'étudiant et qui sera utilisée
dans les domaines de l'enseignement supérieur et autres comme les soins».
FINALE INTERNATIONALE DU ARAB MOBILE CHALLENGE À ALGER
Ooredoo contribue à l’émergence des jeunes talents algériens
L
e Directeur Général de
Ooredoo, Joseph Ged
croit grandement en les
capacités de la jeunesse arabe à
se mettre au diapason des évolutions des Nouvelles technologies
de l’Information et de la communication. Dans son discours tenu
à l’occasion de la cérémonie de
remise des prix aux lauréats de
cette 3ème édition du Arab Mobile Challenge qui s’est déroulée
dans la soirée du mardi 12 janvier
2016, à Alger en présence d’invités de marque, dont le ministre
de l’Enseignement Supérieur et
de la Recherche Scientifique,
le Pr. Tahar Hadjar, le ministre
de la Jeunesse et des Sports, El
Hadi Ould Ali, d’ambassadeurs
et de représentants diplomatiques des pays arabes ainsi que
des partenaires de
Ooredoo, Joseph Ged
a affirmé « croire » en
la jeunesse arabe et en
ses « capacités » créatrices innovantes dans
« l’économie digitale
de demain». Il a fallu
beaucoup
d’efforts
au jury composé de 7
membres et présidé
par l’expert Younès
Grar, expert en télécoms pour
départager les concurrents à
cette compétition organisée par
IMTIAZ MIDDLE EAST et
qui a regroupé vingt-quatre (24)
équipes représentant une dizaine
de pays de la région MENA
(Middle East and North Africa),
à savoir : l’Algérie, le Qatar, la
Tunisie, le Liban, la Palestine, le
Kuweït, la Jordanie, l’Égypte, le
Sultanat d’Oman et le Soudan.
Ses initiateurs soulignent qu’elle
vise à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes talents, la création
des start-up et le développement
d’applications innovantes dans
différents domaines tels que
l’éducation, la santé et l’entreprenariat social.
Au final, les deux meilleures
équipes qui ont été primées par des récompenses
financières (20 000$) sont:
VISIONGEEKS du Soudan et BOOKR du Koweït.
Cinq autres équipes lauréates sont qualifiées au
World Mobile Congress,
en l’occurrence SYNOOS
d’Algérie, DOHA GUIDE
du Qatar, MY U TEAM
du Koweït, GRAVILOG
de Palestine et RAYE7 d’Égypte.
Elles auront l’honneur de représenter le monde arabe à cette
compétition qui réunira des
équipes du monde entier et qui
sera organisée du 22 au 26 février
2016 à Barcelone. Le Directeur
général Ooredo a insisté sur les
compétences de la jeunesse arabe
et affirme « croire » en cette force
vive , soulignant qu’ « à travers
son soutien et son accompagnement des start-up algériennes,
Ooredoo poursuit sa politique
unique de valorisation du potentiel novateur des jeunes algériens
en apportant son savoir-faire et
son expertise technologique pour
aider les jeunes entrepreneurs
algériens à exprimer leurs ambitions et à réaliser leurs rêves».
Il exprime sa conviction qu’il
y aura « un label technologique
made in Algéria ».
A noter que cinq équipes algériennes ont participé à la 3ème
finale régionale de Arab Mobile
Challenge AMC, à savoir : Aklm
, FuturisTIC, Suitit, Synoos Studio et Yed F Lyed.
S.B.