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actualités - Le Journal de Saint

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LE JOURNAL
1179- Jeudi 21 avril 2016
Tél. : 05 90 27 65 19 - Fax : 05 90 27 91 60
www.journaldesaintbarth.com - [email protected]
ISSN : 1254-0110
DE
SAINT-BARTH
Transat Ag2r La Mondiale
C’est très serré !
A cinq jours de l’arrivée, prévue
lundi 25 avril, cinq prétendants
étaient quasiment à égalité. P.8
Conférence sur la transition
énergétique de l’île ce jeudi
Festival du livre
Rendez-vous
avec les auteurs
P.6
P.4
Enfin du
cinéma !
P.7
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
En bref
Fin de l’épidémie
de dengue
ACTUALITÉS
2
Carte d’urbanisme : le nouveau
document à disposition du public
Depuis des semaines, notre île connaissait une
épidémie de dengue. Au cours des deux dernières
semaines, le nombre de cas confirmés est redevenu conforme à la normale, rapporte la Cellule
interrégionale d’épidémiologie (CIRE) Antilles
Guyane dans son dernier bilan. C’est donc la fin
de l’épidémie qui a affecté au moins 91 personnes, motivé 28 passages aux urgences et
conduit à une hospitalisation, selon les chiffres
collectés par la CIRE. le sérotype exclusivement
circulant lors de cette épidémie était le DENV1.
En revanche, notre île reste confrontée à une épidémie de dengue avec plus de 250 cas depuis la
mi janvier, indique encore la CIRE.
Zika : 43 cas
à Saint-Martin
Sur notre île, toujours aucun cas évocateur de
zika n’a été rapporté par les médecins généralistes sondés par la Cellule interrégionale d’épidémiologie (CIRE) Antilles Guyane. Ni, a fortiori,
aucun cas confirmé par analyse biologique. A
Saint-Martin, en revanche, un nouveau cas de
zika a été confirmé en dernière semaine. Portant
le total à 43. En Guadeloupe, 48 nouveaux cas
ont été confirmés en dernière semaine. Portant le
total à 239. En Guyane, 28 nouveaux cas ont été
confirmés en dernière semaine. Portant le total à
411. En Martinique, où les analyses biologiques
ont été réservées pour les publics à risque comme
les femmes enceintes, ne sont comptabilisés que
les cas évocateurs de zika. D’où des chiffres très
supérieurs. 1340 nouveaux cas évocateurs de zika
ont été rapportés en dernière semaine. Portant le
total à 17.990.
Le patron
des gendarmes
d’Outre-mer limogé
Les gendarmes d’Outre-mer s’apprêtent à changer de patron. Le général de corps d’armée Bertrand Soubelet, qui les commandait jusqu’à présent, a été écarté de ses fonctions par le ministère
de l’intérieur. Et va être placé hors cadre. Le
général Lambert Lucas, actuellement en poste en
Guyane, pourrait lui succéder. Le général Soubelet paie vraisemblablement le fait d’avoir rompu
avec le devoir de réserve des militaires au sein de
la Grande Muette. Avec la parution, le 24 mars
dernier, d’un ouvrage au titre évocateur, Tout ce
qu’il ne faut pas dire (Plon), dans lequel il critique notamment la politique pénale du gouvernement.
Saint-Martin
Le Conseil constitutionnel se prononcera
sur la DGC
A Saint-Martin aussi, les élus ont souhaité questionner la conformité à la Constitution de la dotation globale de compensation (DGC) qui est
réclamée à la Collectivité. A hauteur de 634.000
euros chaque année. Et ce sous forme d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC),
d’abord transmise au Conseil d’Etat, comme le
veut la procédure. Mercredi 13 avril, le Conseil
d’Etat a jugé cette question suffisamment
«sérieuse» pour la soumettre au Conseil constitutionnel. Il reste maintenant aux sages à se prononcer. Pour rappel, il y a deux ans, le Conseil
constitutionnel avait jugé conforme à la Constitution la DGC réclamée à Saint-Barthélemy.
Depuis lundi, la consultation des documents est ouverte pour un mois à la Collectivité. Mais aussi sur son site
internet.
uels zonages sont prévus par la nouvelle carte
d’urbanisme ? Que permettrait le nouveau règlement ?
Pour le savoir, depuis lundi 18
avril, ces documents ont été mis
à la disposition du public, pour
une consultation ouverte au
minimum pour un mois. Soit
jusqu’au 18 mai, voire plus. A
l’hôtel de la Collectivité, de 8h
à 12h et de 14h à 17h. Mais
aussi en ligne, sur son site internet (www.comstbarth.fr). A la
Collectivité, la consultation se
fait dans la salle du Conseil territorial. Quatre planches graphiques y sont exposées. A
l’échelle 1/10.000e, la première
planche offre une vision complète du nouveau document de
zonage. Pour faciliter la lecture,
les trois autres planches sont des
zooms au 5000e des parties sous
le vent, au centre, et au vent de
l’île. Pour voir plus précisément
encore où passent les limites
entre zones vertes et constructibles, il est possible de venir
«demander des extraits de plans
et des agrandissements»,
indique Jean-Marie Duprat. Ce
dernier a été chargé par la Collectivité de mener à bien l’éla-
Q
boration de cette nouvelle carte.
Pour rappel, fin 2013, le précédent document d’urbanisme
avait été finalement censuré par
le tribunal administratif. Le juge
ayant notamment reproché des
insuffisances dans le document
de présentation. La Collectivité
s’est donc appliquée. «A disposition du public depuis lundi, il
y a aussi un dossier papier»,
ajoute Jean-Marie Duprat. Dans
lequel on trouve le règlement
d’urbanisme et un tableau de
synthèse de ce règlement. Mais
aussi toutes les annexes de la
carte, les inventaires des
espaces terrestres et marins
remarquables, les servitudes
d’utilité publique, les zones de
présomption de prescription
archéologique, la carte des
emplacements réservés pour les
parkings ou les équipements
scolaires, par exemple, la carte
des périmètres établis par l’Architecte des bâtiments de France
(ABF) à proximité des monuments historiques. Et un rapport
de présentation. Tous ces documents sont également consultables en ligne sur le site de la
Collectivité. A ce stade de la
procédure, il ne s’agit que de
consulter «le projet arrêté», précise Jean-Marie Duprat. Pas
encore «le projet approuvé»,
nuance-t-il. Pour cela, il faudra
réunir les élus en Conseil territorial. Depuis lundi, «une vingtaine de personnes par jour en
moyenne sont venues consulter», indique le chargé de mission. Sachant qu’un registre de
consultation est en outre ouvert
au public. La plupart des observations concernent encore des
demandes de déclassement.
Comme cette femme, venue
demander mercredi «une petite
extension de la zone constructible, pour inclure la maison existante en zone verte». Depuis la
prescription d’une nouvelle
carte d’urbanisme, près de 250
demandes de déclassement de
terrains ont été formulées à la
Collectivité, qui affirme avoir
opposé un refus à la plupart.
Un nouveau code couleur
pour la carte
Sur les planches graphiques mises à disposition, un nouveau code
couleur distingue les différentes zones. La zone inconstructible
reste bien sur de couleur verte. Mais pour les zones urbaines, il n’y
a plus de bleu foncé, ni de bleu ciel. Les différences de densité autorisées apparaissent en rose et orange. En rose foncé, une zone dite
U1 de plus forte densité, à Gustavia uniquement. En rose clair, les
zones de moyenne densité, dites U2, dans certains secteurs de
Saint-Jean, Flamand, Corossol, Lorient. En orange, les zones de
faible densité, dites U3. Lorsqu’elles sont hachurées, ces zones délimitent les secteurs où les constructions à étage sont interdites. Pour
ne pas boucher la vue aux riverains derrière. En bordure de littoral
le plus souvent. Et comme sur la précédente carte, en jaune sont
figurées trois zones d’activité (U4), à Public, Saint-Jean et Petite
Saline.
Retrouvez votre journal chaque semaine
sur
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JSB- 21 avril 2016 - n°1179
ACTUALITÉS
3
Hausse du trafic à l’aéroport au premier trimestre
record a été de 202 mouvements d’appareils, le 20. En
moyenne, la plateforme de
Saint-Barth a enregistré 135
mouvements d’appareils par
jour lors des trois premiers
mois de l’année.
l’aéroport, la hausse
du trafic est restée
soutenue ce début
2016. Selon les chiffres communiqués par la direction de
la plateforme, sur le premier
trimestre, l'aéroport a enregistré une croissance de +6,2%
par rapport à la même période
À
l'an dernier. 62.387 passagers
commerciaux ont été enregistrés : 20.182 passagers au
mois de janvier (+6,38%) ;
19.698 en février (+6,68%) ;
Et 22.507 en mars (+5,60%).
L'international a progressé de
4,5% et enregistré 50.909
passagers. «Le hub de Juliana
est en hausse de +4%, suivi
par San Juan (+15,9%), et
Antigua (+7,5%)», indique
Fabrice Danet, le directeur de
la plateforme. Avec 11.478
passagers, le trafic national a
progressé plus encore
(+14,6%), tiré par les liaisons
avec l'aéroport de Pointe-à-
Pitre en Guadeloupe
(+18,6%). En termes de mouvements d’appareils, le trafic
a culminé le 3 janvier, avec
253 mouvements enregistrés
sur la piste (arrivées et
départs confondus). En mars,
le record a été de 218 mouvements le 26. En février, le
Gare aux drones non autorisés
A Saint-Barth comme ailleurs, l’usage de drones de
loisirs pose de plus en plus de
problèmes aux autorités aéroportuaires et à l’aviation
civile. A nouveau, «des vols
non conformes ont été portés
à notre connaissance»,
explique Fabrice Danet, le
directeur de l’aéroport. En
l’occurrence, il s’agirait de
l’utilisation de drones de loisirs à des fins commerciales.
Alors que de tels vols sont
normalement réglementés et
soumis à autorisation. Et que
des limites, 150 mètres de
hauteur, notamment, doivent
impérativement être respectées pour ne pas empiéter
dans l’espace aérien. Ni
menacer des personnes au sol.
Fabrice Danet cite encore le
cas d’un drone manifestement
perdu par un visiteur américain sur notre île. «Retrouvé à
Grand Fond il y a quelques
jours, l’exploitation de ses
données a montré que, monté
jusqu’à 310 mètres, il avait
dépassé de beaucoup la limite
de hauteur autorisée», indique
le directeur de l’aéroport.
Pour faire un usage des
drones en toute sécurité et
conforme à la réglementation,
la direction générale de
l’aviation civile (DGAC) rappelle notamment qu’il ne faut
pas survoler les personnes ;
qu’il faut respecter les hauteurs maximales de vol ; ne
jamais perdre son drone de
vue et ne pas l’utiliser de nuit
; ne pas l’utiliser au dessus de
l’espace public en agglomération ; ne pas l’utiliser à proximité des aérodromes ; ne pas
survoler de sites sensibles ou
protégés ; qu’il faut respecter
la vie privée des autres ; ou
encore, qu’il est défendu de
diffuser ses prises de vue sans
l’accord des personnes
concernées et qu’il ne faut pas
en faire une utilisation commerciale.
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
ACTUALITÉS
4
La transition énergétique est une opportunité
économique
Pour envisager la transition énergétique de SaintBarthélemy, le CESCE a missionné deux cabinets.
Pour faire connaître leurs orientations mises sur la
table, une conférence est organisée ce jeudi 21
avril. A 18h, au restaurant scolaire de Gustavia.
roposer un plan d’action pour la transition
énergétique de SaintBarthélemy. C’est la mission
confiée par le Conseil économique, social, culturel et
environnemental (CESCE) et
son président Pierre-Marie
Majorel aux cabinets Hinicio
et Technopolis. Le premier
est spécialisé en matière
«d’énergies et de transports
durables», indique JeanChristophe Lanoix, directeur
des projets. Le second a pour
vocation «le conseil et l’évaluation de politiques
publiques», explique Gaëtan
Coatanroch, consultant. C’est
la troisième fois que JeanChristophe Lanoix et Gaëtan
Coatanroch viennent sur
notre île pour évaluer le
potentiel en matière d’énergies renouvelables (ENR) et
les attentes des élus et des
socioprofessionnels. En particulier ceux du tourisme ou
du BTP, les acteurs de
P
l’énergie à commencer par
EDF SEI, ainsi que des responsables de la Chambre
économique multiprofessionnelle (CEM) et du Comité du
tourisme (CTTSB). Il s’agit
de «proposer une vision
cohérente à l’horizon 2025»,
détaille Jean-Christophe
Lanoix. C’est-à-dire «une
trajectoire techniquement faisable et économiquement
pertinente pour parvenir à la
transition énergétique. Et
aussi ancrée dans les réalités
et les spécificités de l’île»,
précise-t-il. Après des mois
de travaux, les deux consultants s’apprêtent à remettre
leur rapport au CESCE. Pour
faire connaître au public les
orientations mises sur la
table, une conférence
publique est organisée ce
jeudi 21 avril. A 18h, au restaurant scolaire de Gustavia.
Jean-Christophe Lanoix et
Gaëtan Coatanroch ont
accepté d’en dévoiler
quelques aspects. Pour rappel, le mix énergétique à
Saint-Barth est actuellement
facile à résumer. 100% énergies fossiles ou presque.
L’électricité étant produite à
la centrale EDF de Public en
brûlant du gasoil. Des panneaux photovoltaïques commencent cependant à pousser. Selon les deux experts
missionnés par le CESCE, un
développement des énergies
renouvelables à hauteur de
25% et une amélioration de
l’efficacité énergétique de
10% à l’horizon 2025 sont
«parfaitement réalistes et faisables techniquement». En
matière d’énergies renouvelables, «les éoliennes ont été
écartées», indique Gaëtan
Coatanroch. «Les interlocuteurs interrogés ne le souhaitent pas, pour ne pas défigurer le paysage», développe-til. Qu’à cela ne tienne, il
existe d’autres ressources.
Avec la chaleur dégagée par
les moteurs de la centrale
EDF, couplée avec de l’eau
qui pourrait être puisée
devant Public, «on peut produire de l’énergie selon le
principe d’un cycle organique de Rankine», assure
Jean-Christophe Lanoix,
ingénieur de formation. Et
sur une ile où il fait beau
presque toute l’année, il
s’agit bien sûr de miser sur
l’énergie solaire. Notamment
en installant des ombrières
couvertes de panneaux sur
les parkings et sur d’autres
surfaces facilement mobilisables à court-terme, notamment certains toits terrasse.
Pour alimenter, entre autres,
un parc de véhicules électriques qui pourrait atteindre
2500 unités. De manière
générale, «la transition énergétique représente une
opportunité économique»,
souhaitent faire comprendre
les deux consultants. Qui
détailleront ce jeudi leur proposition de modèle économique pour financer cette
transition. «A coût négatif,
c’est-à-dire en générant des
revenus additionnels pour
l’île», assure Jean-Christophe Lanoix. Car cette tran-
sition est génératrice d’activités. Dans la construction
d’abord, pour équiper les
bâtiments, ou mieux les isoler. Et en matière de tourisme, l’île pourrait «jouer de
ce positionnement, pour
mieux se démarquer». A
Saint-Barth, le choix des
énergies renouvelables est
d’autant plus pertinent économiquement quand on sait
que le coût de l’énergie
actuellement produite à la
centrale de Public est biaisé.
La contribution au service
public de l’électricité (CSPE)
nous permettant de payer
l’électricité à un prix bien
inférieur à son coût de production réel. Jusqu’à quand ?
A l’usine d’incinération,
la transition énergétique
est déjà une réalité
l y quelques semaines,
TIRU s’est vu attribuer
par la Collectivité la gestion du centre de propreté de
Public. Cette filiale d’EDF
exploitait déjà depuis 15 ans
l’usine d’incinération des
déchets, comme une unité de
valorisation énergétique
I
(UVE). Spécialisée dans la
valorisation énergétique des
déchets ménagers, TIRU utilise en effet les déchets brûlés à l’usine d’incinération
comme combustible. Pour
fournir la plus grande partie
de l’énergie nécessaire sur
notre île au dessalement de
l’eau de mer et la production
d’eau potable par la Sidem.
A l’occasion de l’attribution
du marché du centre de propreté, TIRU n’a pas manqué
de le rappeler dans un communiqué.
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
Raconte-moi Saint-Barth
affiche complet
Au Théâtre du Paradis ce
week-end, Raconte-moi
Saint-Barth est à l’affiche. Avec les mêmes
comédiens mais une
nouvelle pièce, intitulée
Une journée en 1970.
Jouée elle aussi en patois
et en créole. Mais le
spectacle, vendredi 22,
samedi 23, comme
dimanche 24 avril,
affiche déjà complet.
Des spectacles
jusqu’au Festival
de Théâtre
u 13 au 22 mai est programmée une nouvelle édition du Festival de Théâtre organisée par SB Artists. Avec Nadège Emmanuelian à la baguette. Le festival démarrera par une
soirée de gala avant un premier spectacle programmé le 14 mai. et parmi les artistes annoncés
Noémie Caillault, nominée pour les Molières 2016.
Ou encore Warren Zavatta, petit-fils du célèbre
clown. Mais d’ici là, d’autres spectacles sont proposés au Théâtre du Paradis. Dès la semaine prochaine, rendez-vous est donné pour trois nouvelles
représentations de Alors on chante. Les 29, 30 et
1er mai, à 20h 30. 15 euros. Puis, les 5, 6, 7, 8 mai,
place à Venise sous la neige, de Gilles Dyrek, par la
troupe de SB Artists. A 20h 30. 15 euros. Après
quoi le spectacle Vegetal, d’Antoine Percheron,
prendra le relais les 9, 10 et 11 mai. A 20h 30 (25
euros).
D
ACTUALITÉS
5
Les talents de l’île se réunissent ce week-end
rtists of Saint-Barth organise trois
nouveaux rendez-vous pour découvrir les talents sur l’île en matière de
peinture, sculpture, photo, et autres
domaines de création. Ces vendredi 22,
samedi 23 et dimanche 24 avril. A Gustavia,
sur le quai du général de Gaulle, où sera
ouvert le village d’arrivée de la Transat
Ag2r La Mondiale. Pour présenter les
œuvres de pas moins de 32 créateurs, la
poire a donc été coupée en trois. Avec Pearl
Bonvallet, Ted Deltour, Grenouille, Sandrine Hasselwander, Kate Kova, David
Martin, Roger Moreau, Pascal Philippon,
Alex Polasek, Philippe Savary, Véronique
Vandernoot, David Wegman exposés le premier soir, vendredi. Gabriela Berrutti,
Corinne Durin, Grenouille, Amanta K.,
Rémy-Laurent Kraft, Olivia Lerolle, Lili,
David Martin, Jean Martin, Fabienne Miot,
Christel Paquet, Gérald Tessier, exposés le
samedi. Et Jérémy Albaladejo, Robert
A
1
Danet, Dvis Dformes, Grenouille, Nadine
Maréchaux, Hannah Moser, Aurélie Queudet, Pompi, Maxime Rouault, Staphane
Vezerian, Jean Verrechia exposés le
dimanche. A partir de 19h, tous les soirs.
L’association animée par Pearl Bonvallet et
Emmanuel Leprince promet même un verre
de bienvenue aux premiers visiteurs.
3
2
4
1- Dvis
Dformes
2-Nadine
Maréchaux
3- Pompi
4- Jean
Verrechia
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
ACTUALITÉS
Festival du Livre
Rendez-vous avec les auteurs
rganisé par SaintB’Art, le Festival du
Livre se poursuit
cette fin de semaine. Avec
des interventions dans les
écoles des auteurs invités.
Lucie Albon, auteure et illustratrice, créatrice notamment
de séries pour la jeunesse,
dont Lili (L’élan vert).
Renaud Garreta, dessinateur
de BD, on lui doit notamment la série des Insiders
(Dargaud), qui coiffe de plus
O
en plus souvent aussi la casquette de scénariste. Frédéric
Pichon, écrivain et journaliste, qui s’est pris de passion
pour la Caraïbe et son histoire. Pour preuve, son
roman jeunesse Un Amérindien dans la tempête (Pélican
des Isles), récit historique
implanté dans l’arc des
Antilles. Sans oublier bien
sûr Henry Petitjean Roget.
L’historien, anthropologue,
archéologue, spécialiste des
Amérindiens des Antilles,
qui devait donner mercredi
soir une conférence sur le
sujet à l’hôtel de la Collectivité. Il sera possible de
retrouver ces invités ce
week-end.
A commencer par Lucie
Albon et Renaud Garreta.
Tous deux animeront un atelier de dessin ce samedi. Le
matin, pour Lucie Albon, à la
bibliothèque territoriale. Un
atelier baptisé «Empreintes»,
Renaud Garreta
Lucie Albona
Frédéric Pichon
Henry Petitjean Roget
6
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
ACTUALITÉS
7
Festival du Livre
pour apprendre à dessiner en
apposant sur une feuille différentes parties de sa main
trempée dans la couleur. De
9h à 11h, à partir de 7 ans
(sur inscriptions auprès de la
bibliothèque). Autre talentueux illustrateur, Renaud
Garreta animera pour sa part
un atelier de dessin sur le
thème : «Comment imaginez-vous Saint-Barth si la
mer montait d’un mètre ?».
De 14h 30 à 16h, ouvert à
partir de 12 ans, cet atelier
est finalement programmé au
Musée territorial. A noter
qu’au musée ces deux
artistes voient chacun leurs
dessins exposés. Dans un
premier espace sont accrochées une vingtaine de
planches illustrées par
Renaud Garreta. Qu’il
s’agisse de la série Insiders,
de Tanguy et Laverdure, ou
d’une nouvelle série, Warm
Up, dans l’univers de la
moto de course, pour
laquelle Renaud Garreta
signe également le scénario.
Dans un espace à côté sont
montrés des dessins de Lucie
Albon. Près d’une cinquantaine
d’illustrations,
extraites, pour certaines, de
sa collection Du Bout des
Doigts (Elan Vert). A Lyon,
mais aussi à New-York ou à
Tokyo, l’artiste s’illustre
aussi par des collages sur les
murs («avec l’autorisation»,
précise-t-elle). Avec des
élèves des écoles de l’île,
Lucie Albon a d’ailleurs
ponctué de collages un parcours dans Gustavia. Ces
auteurs, de même que tous
ceux qui ont vocation à
écrire des livres sur l’île, ont
été invités à rencontrer le
public ce dimanche matin
quai du Wall House. S’y
tiendront également la
bourse aux livres ou encore
la remise des prix des
concours de nouvelles
ouverts aux élèves du collège
et aux adultes.
Du cinéma cette semaine
Le Saint-Barth Film Festival
démarre ce lundi 25 avril.
partir de lundi,
jusqu’à samedi prochain, est programmé
le Saint-Barth Film Festival.
Seront projetés dans ce cadre
une vingtaine de longs et
courts métrages, conformément à l’esprit du festival
dont c’est la 21e édition cette
année. C’est à dire «des films
de la Caraïbe, ou qui en parlent», rappelle Ellen Lampert-Gréaux, organisatrice de
la manifestation, avec Sophie
Maupoil, Joshua Harrison et
Rosemond Gréaux.
Ainsi, pas moins de quatre
films nous transporteront à
Cuba cette année. Dont Sans
A
Ailes,
film
américanocubain de Ben
Chace (2015,
90 min), le premier
soir.
Cuba Libre,
film
100%
cubain, celuilà (2015, 120
min) en présence de Iohamil Navarro,
son producteur, établi à
Miami. Ou
e n c o r e
Havana Formell,
de
Dominique
R o l a n d
(Cuba/France,
2015,
52
min), le jeudi soir, plage de
Flamands. La projection sera
suivie d’extraits musicaux du
film. Et le lendemain, au
Théâtre du Paradis, est programmé un échange sur la
musique cubaine.
Autre gros contingent, celui
de la Guadeloupe. Avec une
rétrospective des films courts
métrages Varan Caraïbe. Et
notamment - Intrigues et
passions à cité Chanzy
d’Abel Bichara ; Mauvais
genre de Guy Gabon (2012,
19 min) ; Boissard renaissance de Jean-Claude “Peka”
Resdedant (2015, 21 min) ;
Rue Vatable de Melissa Issorat (2015, 30 min) ; Ma vie si
rose de Cédrick Mbenze
(2015, 13 min). Ou encore
Carifesta, nou tout sé Caribbean de Steve James (2015,
26 minutes). Et Nightmare
Before Wedding de Fabienne
Chomaud (2015, 18 min).
Le Festival fera également
escale en Guyane avec La
Vie Pure de Jérémy Banster
(2014, 90 min). Et Couleurs
Amazone - Les tambours
créoles de la Guyane de
Dimitry Zandronis (2015, 52
min). Aux îles Caïmans, avec
Man de Pascal Pernix (2015,
19 min). A Trinidad, avec
Dying Swan (Nijinski Mas)
de Christopher Laird, (2015,
10 min). En Martinique, avec
Au Temps des Isles à Sucre,
de Patrick Baucelin (2015,
40 min). Et même à SaintBarth, avec Montbar, court
métrage de Harrisson Bordjel
(2016, 9 min), tourné sur
notre île.
Pour cette édition, les organisateurs ont varié un peu la
formule. En souhaitant terminer, non pas par une soirée
plage de Flamand. Mais quai
du Wall House, à Gustavia.
En collaboration avec les
organisateurs de la West
Indies Regatta, dont les
bateaux-pays seront au port
au même moment. Le film
d’Alexis Andrews sur ces
bateaux, Vanishing Sail
(2015, 88 min) sera projeté à
cette occasion.
VENTES AUX ENCHERES PUBLIQUES
le JEUDI
28 avril 2016
à 9h30
Terrain derrière le parking de Super U - St-Jean - ST BARTHELEMY
Liquidation Judiciaire : SM COMPANY - TILES ET STONES
PHOTOS VISIBLES SUR LE SITE
www.hoteldesventesantilles.com
Prévoir l’enlèvement des matériels le jour même de 10h30 à 17h
LES ADJUDICATAIRES DEVRONT S’ACQUITTER
AUPRES DE LA COLLECTIVITE DE SAINT BARTHELEMY
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JSB- 21 avril 2016 - n°1179
ACTUALITÉS
8
Transat Ag2r La Mondiale
C’est très serré !
Ils ont dit ou écrit
Adrien Hardy, skipper d’Agir Recouvrement :
« Depuis le début de la nuit vers deux heures, nous avons
empanné pour un grand tribord amure vers l’arrivée. C’était les
derniers calages. Le vent est rentré, on a 15 à 17 nœuds de vent.
C’est plus facile de faire marcher le bateau. Les adversaires sont
revenus hier dans la journée. Ça montre que c’est difficile. Les
écarts vont se faire et se défaire. Il faut être vigilant et concentré.
Globalement, c’est le dernier bord tout droit vers les Antilles. Il y
aura peut-être un recalage vers la Guyane. Nous sommes fatigués.
La journée il fait tellement chaud que c’est dur de dormir dans le
bateau. A l’extérieur, on n’est pas bien non plus. Donc on essaye de
bien récupérer la nuit. Il peut y avoir peu de vent sur l’arrivée.
Mais pour l’instant nous n’en sommes pas là. On ne se projette pas
jusque-là car on a suffisamment à faire en ce moment. »
Erwan Tabarly, co-skipper de Gedimat :
A cinq jours de l’arrivée prévue lundi 25 avril, cinq prétendants étaient quasiment à égalité.
ercredi, les estimations du temps
d’arrivée (ETA)
laissaient espérer que les premiers bateaux engagés sur
cette Transat Ag2r La Mondiale franchiraient la ligne
d’arrivée à Gustavia ce lundi
25 avril, aux alentours de
16h. A cinq jours de l’arrivée, il était encore difficile
M
de faire un pronostic pour
départager les cinq équipages
de tête qui se tenaient encore
dans un mouchoir.
Un poil plus au Nord, et ainsi
plus proches de la route
directe, Gildas Morvan et
Alexis Loison sur Cercle
Vert émargeaient toujours en
première place au classement. Devant Adrien Hardy
et Vincent Biarnes (Agir
Recouvrement), Sébastien
Simon et Xavier Macaired
(Bretagne –CMB Performance). Venaient ensuite
Thierry Chabagny et Erwan
Tabarly (Gedimat), qui ont
pris l’option la plus au Sud.
Cette option pourrait s’avérer
payante. Car un flux de vent
un peu supérieur, jusqu’à 17
nœuds, leur était promis ces
prochaines 48 heures. Un
peu plus que les 15 nœuds
maximum promis à Cercle
Vert.
Quoi qu’il en soit cette édition de la Transat Ag2r - La
Mondiale est très serrée. Les
14 équipages en lice ayant
tous fait le choix de descendre jusqu’au Cap Vert
comme le leur permettait la
direction de course pour la
première fois. Au sein de
l’archipel, la sécession entre
nordistes et sudistes ne s’est
opérée qu’à la marge. Si bien
que les concurrents en tête
bénéficient grosso modo du
même flux.
En milieu de peloton, les
trois bateaux des Saintes
(9e), de Guadelope (10e), et
de Marie-Galante (11e), font
une course honorable. Tandis
que derrière, Cuisines Ixina
(12e), Free Dom Services à
Domicile (13e) et Lorientreprendre (14e) sont largués.
Les concurrents n’étant plus
que 14 depuis le démâtage de
Skipper Macif. Le froid qui
avait saisi les marins au
départ de Concarneau le 3
avril est un lointain souvenir.
Presque à regret. Car les
équipages naviguent maintenant en plein cagnard.
Emmaillotés comme des
Touaregs pour se protéger du
soleil. Ce qui accentue la
fatigue. «La journée il fait
tellement chaud que c’est dur
de dormir dans le bateau. A
l’extérieur, on n’est pas bien
non plus. Donc on essaye de
bien récupérer la nuit»,
expliquait ainsi Adrien
Hardy», sur Agir Recouvrement. Si les conditions météo
sont identiques ou presque,
la victoire à Saint-Barth
pourrait revenir à l’équipage
qui a les nerfs les plus
solides.
« On a toujours une quinzaine de nœuds de vent, un peu plus que
ce qui est prévu. On devait passer une zone où il n’y a pas trop de
vent mais finalement ça n’avance pas trop mal pour nous sous spi.
On fait Cap à l’ouest. La lune nous éclaire on n’a même pas besoin
des frontales pour se déplacer sur le bateau, on voit très bien.
Il y aura peut-être des petits recadrages à faire en bâbord mais il y
a 90% minimum de tribord à faire. Sur la fin, ce ne sera pas très
simple dans les îles. On sera certainement vent arrière avec des
possibilités d’empannages pour rejoindre Saint-Barth mais d’ici là,
nous sommes installés dans les alizés au portant. Nous nous
sommes un peu décalés des trois autres bateaux qui sont assez
proches. On espère que ça va payer un peu. Si on l’a fait, c’est que
nous avons bon espoir d’avancer un peu plus vite qu’eux. Nous
sommes toujours à 100% sur le bateau, on y croit encore mais on
sait que ça ne va pas être facile. Nous avons bien investi dans le
sud, ça nous a bien rallongé la route. Il n’y a plus trop de sargasses. On regarde la quille par le hublot. Quand il y en a, on utilise la corde à nœuds. Mais il n’y en a pas des paquets. J’ai fait des
transats où nous en avions plus que ça. C’est serré. Nous sommes
cinq bateaux avec Gildas dans une bataille rude. C’est assez
investi. Les écarts à l’arrivée ne seront pas très importants. On
espère que les bateaux plus nord auront moins de vent dans les
deux à trois prochains jours. »
Message reçu d'Artemis, Mercredi :
Tout va bien à bord d’Artemis. Aujourd’hui il fait très chaud, c’est
comme être dans un sauna toute la journée, mais les Scandinaves
disent que c’est bon pour la santé donc c’est que ça doit l’être.
On est au nord de la flotte, nous sommes contents d’être dans cette
position, on fait marcher, et on attend de voir si cette tactique paye
et comment on pourra maximiser nos gains d’ici l’arrivée. L’arrivée est dans 4 jours maintenant et on commence déjà à penser à ce
qu’ont va manger une fois arrivés. Pour ma part, je suis à la
recherche d’un immense steak pour passer des heures à le manger
! Sam partirait plus sur un curry indien même si je ne pense pas
qu’il le trouvera là bas. Pas grand-chose de plus à raconter, mais
les estomacs commencent à gargouiller ! Artemis out
Robin and Sam"
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
ACTUALITÉS
Mars pluvieux
Sus aux poissons-lions !
Le mois dernier a été plus pluvieux que la normale de saison. Une première
depuis plus d’un an.
En mars, un total de 55,4 mm de
précipitations a été enregistré au
point de mesure de Gustavia.
«Pour une normale de 48,9
mm», précisent Yannick Gréaux
et Lucien Louis, de l’Espace Météo Caraïbe.
Ce cumul de pluie place ce mois de mars 2016
dans la tranche moyenne des normales de précipitation. En étant légèrement supérieure à la
normale, il s’agit d’une première depuis plus
d’un an «que nous n’avions pas atteint ou
dépassé» la normale, précisent Yannick
Gréaux et Lucien Louis.
Températures :
Concernant les températures, il a
fait en moyenne 26,2°C le mois
dernier. Une température dans
«la norme» de saison. Le mercure est monté jusqu’à 31,8°C, le 7. Il est descendu à 21,2°C, le 10. La moyenne des températures minimales a été de 23,7°C, une
valeur supérieure à la normale soit 23,2°C. La
moyenne des températures maximales a été de
28,7°C, une valeur légèrement inférieure à la
normale, soit 29°C.
Le vent :
Le vent. Soufflant d’habitude de
secteur Est-Nord-Est, il a parfois
pris une composante de secteur
Sud-Est à Sud, en mars. Mais
moins souvent que les mois précédents où
cette composante Sud a été plus accusée. Le
vent a soufflé de manière modérée à souvent
forte. En valeur maxi des vents moyens sur 10
minutes, il a soufflé jusqu’à près de 28 nœuds,
9
soit 50 km/h, les 12 et 27 mars. En valeur
maxi instantanée, il a atteint 75 km/h le 8 mars
en début de nuit, à la station de Gustavia.
Faits marquants :
Un épisode de houle de secteur Nord-NordEst assez énergétique, présentant des creux
moyens de l’ordre de deux mètres a engendré
des remous dans le port de Gustavia, pendant
la Bucket, du 17 au 20 mars.
En bref
Les prévisions tablent
sur une saison
cyclonique moyenne
Les météorologues de l’Université du Colorado ont livré leurs
prévisions quant à la saison
cyclonique à venir. Selon ces
experts, par rapport aux années
précédentes, 2016 pourrait être une année
moyennement active. Avec 13 tempêtes
annoncées, six ouragans, dont deux majeurs.
Sachant qu’un phénomène déjà formé, Alex,
en janvier, est déjà comptabilisé dans ces données. De 1981 à 2010, en moyenne, 12 tempêtes ont été enregistrées chaque année. Et 6,5
ouragans, dont deux majeurs. Les experts le
rappellent eux-mêmes, il ne s’agit là que de
prévisions. Et reste encore à savoir quel territoire fera les frais de tel ou tel phénomène.
ne chasse aux poissons-lions était organisée samedi 16 avril.
A l’initiative de Coral restoration St-Barth, l’association de
Didier Laplace, une quinzaine
de chasseurs étaient au rendez-vous en baie de Colombier. Ils ne sont pas venus
pour rien. Car pas moins de
174 spécimens ont été prélevés ! Preuve que le poissonlion, espèce invasive, prolifère aussi dans nos eaux, au
risque de bouleverser l’écosystème. Très vorace, le poisson-lion, lui, ne souffre pas
ou peu de prédateurs. Excepté
le Mérou de Nassau, qui parvient à gober le poisson-lion
sans craindre ses aiguilles
venimeuses. C’est pourquoi
le mérou de Nassau est «un
U
allié dont nous avons grandement besoin», souligne Didier
Laplace. Qui rappelle que la
pêche du Mérou de Nassau
est strictement interdite à
Saint-Barth. Pour lutter
contre le poisson-lion, une
dérogation à la réglementa-
Mérou de Nassau
tion permet déjà dans nos
eaux de le chasser avec bouteilles. «Sur autorisation
nominative et hors périmètre
de la Réserve», précise Olivier Raynaud, le directeur de
l’Agence territoriale de l’environnement. Pour pouvoir
accorder des autorisations
nominatives de chasser le
poisson-lion dans le périmètre
de la Réserve, le comité
consultatif de la Réserve va
modifier sa réglementation.
Une réunion du comité
consultatif est prévue à ce
sujet ce vendredi 22 avril.
D’autres aspects de la réglementation de la Réserve,
comme l’aménagement d’une
bande de 50m réservée à la
baignade, pourraient être
réformés.
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
SPORTS
PAR
ROSEMOND GRÉAUX
10
Voiles de Saint-Barth
Peu de vent, mais 10 heureux gagnants !
Dans la catégorie des
Maxis 1, la victoire est
allée in extremis à Proteus, dont l’équipage a
remporté la montre
RM 60-01 offerte par
Richard Mille.
Photos : Christophe Jouany,
Michael Gramm
et Rosemond Gréaux
our cette 7e édition
des Voiles de SaintBarth, le vent a joué
avec les nerfs des organisateurs et des marins. Après la
pétole complète de vendredi,
qui a contraint les bateaux à
rester à quai ou au mouillage,
une première pour les Voiles,
Eole a failli poser un lapin
également samedi. Finalement, une dernière manche a
tout de même été courue.
Avec un petit air, soufflant
entre 4 et 7 nœuds pas plus.
Ce qui était limite sous le
vent de l’île. Et mollissant, si
bien que le parcours a été
arrêté au Pain de Sucre. «Un
mille plus tôt que ce qui était
initialement prévu», précise
Jean Coadou, le président du
comité de course. Sur le dernier bord, les trous d’air ont
tout de même compliqué la
tâche de certains. Et avantagé d’autres. Causant
quelques bouleversements
dans les classements. Ainsi,
chez les Maxi 1, Momo, qui
avait mené la course en tête,
P
s’est fait piéger par un trou
sans vent, à quelques mètres
de la ligne d’arrivée. Laissant Proteus revenir sur lui,
puis filer vers la victoire.
«Nous savions qu'entre lui et
nous, ce serait une histoire de
secondes», confiait Sébastien
Col, chargé de la stratégie à
bord du bateau américain,
après la ligne d’arrivée.
«Mais nous n'imaginions pas
un tel scénario. C'est dommage, mais c'est comme ça.
Cela fait partie de notre sport
», se consolait-il toutefois.
L’équipage de Proteus, vainqueur, s’est donc vu remettre
samedi soir la montre RM
60-01 de Richard Mille, partenaire principal des Voiles.
Sébastien Col n'est pas le
seul à avoir connu un tel sort,
samedi. Pour autant, tout le
monde avait le sourire au
retour de mer. «Nous
sommes là pour courir, et
régater dans le petit temps
est toujours très intéressant»,
estimait ainsi Christine
Briand, barreuse de Lipton,
2e dans la classe des CS3.
Derrière Corr's Lite Racing,
le bateau de Peter Corr,
impérial avec trois victoires
de manches. «Il a réalisé un
sans-faute. Il n'y a rien à
dire», reconnaissait la navigatrice rochelaise. Impériaux, Triple Jack, de
Richard Wooldridge en
Multi, Lazy Dog, de Sergio
Sagramoso en CSA 1, Eärandil de Catherine Pourre en
Class 40, mais aussi Vesper,
en CSA 0, et Humilidad
Zero, de Daniel Figueirido,
en CSA 2, l'ont également
été cette semaine. Eux non
plus, n'ont pas laissé une
seule miette à leurs adversaires. En CSA 4, Crédit
Mutuel Maximarine, le Jeanneau 3200 de Marc Emig,
plus lourd, a limité les frais
dans le petit temps. Terminant juste derrière Wild
Devil samedi. Et reportant
une troisième victoire d’affilée aux Voiles. Chez les
Melges 24, la victoire est
revenue à Island Water
PODIUMS PAR CLASSE
Maxi 1 : 1er Proteus (USA), 2è Momo (IVB), 3è Galateia (CAY).
Maxi 2 : 1er Prospector (USA), 2è Team Brunel (NED), 3è Windfall (MLT).
CSA 0 : 1er Vesper (USA), 2è Spokie (USA), 3è Sorcha (GBR).
CSA 1 : 1er Lazy Dog (PUR), 2è Dingo (TRI), 3è Kick’em Jenny 2 (SXM).
Class 40 : 1er Eärendil (FRA), 2è Voiles 44 (FRA), 3è Creno Moustache Solid (FRA).
CSA 2 : 1er Humildad Zero (ARG), 2è L’Espérance (SXM), 3è EH01 (GBR).
CSA 3 : 1er Corr’s Lite Racing (USVI), 2È Lipton (FRA), 3è J-Boss (FRA).
CSA 4 : 1 Crédit Mutuel-Maximarine (FRA), 2è Wild Devil (NM), 3è Speedy Nemo (SBH).
Melges : 1er Team Island Water World (SXM), 2è GFA Caraibes (FRA), 3è Gill Race Team (SXM)
Multihull : 1er Triple Jack (IVB), 2è Phaedo 3 (USA), 3è Fujin (USA).
Sport, le bateau de Frits Bus,
vainqueur pour la troisième
fois lui aussi. En multicoques, l’équipage de Triple
Jack, conduit par Richard
Wooldridge, est monté sur la
première marche du podium
lors de la remise des prix
organisée samedi soir quai
du général de Gaulle. «Nous
avons réussi à tirer notre
épingle du jeu et à finir
devant des bateaux plus performants et plus modernes
que le nôtre», se félicitait
Richard Wooldridge. «Nous
sommes vraiment heureux de
cette victoire. Heureux aussi
de l’accueil qui nous a été
réservé par les organisateurs», poursuivait-il.
George Sakellaris propriétaire du Maxi 72 Proteus vainqueur
de la classe Maxi
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
SPORTS
Photos : Christophe Jouany,
Michael Gramm
et Rosemond Gréaux
PAR
ROSEMOND GRÉAUX
11
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
SPORTS
Dimitri Ouvré sort
dès le 4e tour
Auréolé de ses récents succès sur le circuit qualificatif (QS),
Dimitri Ouvré n’a cependant pas fait d’étincelles sur l’étape la
plus proche de Saint-Barth. En Martinique, où se déroule pour
la seconde année consécutive, depuis dimanche une épreuve
pro QS 3000. Sur le spot de Basse-Pointe, Dimitri Ouvré s’est
fait sortir au quatrième tour. Mercredi, il ne restait plus que 32
surfeurs en lice, parmi lesquels sept Français.
SURF+ LA CHAÎNE OFFICIELLE
Pour la seconde édition de la Martinique Surf PRO, qui se
tiendra du 17 au 24 avril 2016, en Martinique, CANAL+
sera au coeur de l'événement du surf mondial. Un événement majeur international, qui verra une nouvelle fois s’affronter, sur la chaîne SURF+, certains des meilleurs surfeurs
de la planète, sur les plus belles vagues de Basse-Pointe, dans
un duel acharné, où le flair, l’audace et le spectacle seront les
seuls maitres-mots. A cet effet, Canal + mettra un dispositif
exceptionnel pour retransmettre la compétition, grâce au live
du Canal 99 avec un plateau SURF+ au cœur du village
pour vous faire vivre les meilleurs moments du Martinique
Surf Pro, la retransmission intégrale des HEATS les plus
spectaculaires, de la première seconde à la finale et des focus
sur les favoris caribéens. Des interviews et des images insolites depuis le village et le spot de l’événement.
ROSEMOND GRÉAUX
12
DRJSCS, et Pascale Pepe, inspectrice, chargée du sport et du
handicap. Accompagnés de Magali Maxor, responsable des
sports à la Collectivité, plusieurs responsables d’associations et
clubs sur l’île ont répondu présents. Les responsables de la
DRJSCS ont pu leur présenter leurs actions. Notamment le dispositif CNDS (centre national pour le développement du sport).
Surf : Martinique Pro QS 3000
Joshua Burke (BRB)
PAR
Dimanche 17 avril, l'association Galops des îles organisait une
journée porte ouverte au ranch du Gouverneur. Sur le thème
cowboys/indiens. Avec au programme de la matinée, un village
de jeux et des balades à dos de poney. Et un concours de saut
d'obstacles, l'après-midi, réunissant 35 cavaliers. L'épreuve des
galops 1 a été remportée par Enola Schmitt, suivie de Madi
Rubira et d'Othélia Guiheneuc Berland. Celui des Galops 2/3
voyait s’imposer Aubane Costa, suivie de Lilou Herbst et Mailys Navarre. Sur l'épreuve des Galops 4/5, c’est Jazz Jouany qui
sortait victorieuse, devant, Maelle Prochasson et Orlane Collet
Quant à l'épreuve Galops 6/7, Shirley Saintvoirin a pris la 1e
place. Devant Olivia Bouzat Beguelly et Elodie Andurand.
Ouverte aux plus jeunes cavaliers, une épreuve pour les miniriders a remporté un grand succès. Le prochain rendez-vous au
ranch est donné aux 11 et 12 juin prochain avec la 1e édition
d'un concours inter-îles, le St Barth Show Jumping.
Challenge sportif des sapeurs
pompiers
Rugby
Les Barras vainqueurs
par forfait
Résultats de la 9e journée
BRUC-Racing Club de Saint-François 10-13. Archiball-GoodLuck 13-8. Barracudas-Racing Club de Goyave (forfait de
Goyave).
Calendrier de la 10e journée
- Samedi 23 avril : Racing Club Saint-François vs Racing club
de Goyave.
- Samedi 30 avril : Good-Luck vs Barracudas en Guadeloupe
et BRUC vs Archiball.
Classement :
1er Barracudas 38pts (+199), 2è BRUC 27pts (+87), 3è Archiball 23pts (-25), 4è Good-Luck 21pts (+21) 5è RC Saint-François 21pts (+4), 6è RC Goyave 0 pt (-286).
Football : Championnat de
Saint-Barth
Calendrier de la 4e journée :
Vendredi 22 avril à 21h : AS Gustavia vs Arawak. Samedi 23
avril à 19h30 : Diables Rouges vs ASPSB.
Bernard Gendrey et Dimitri Thalmensy vont en finale régionale
Samedi 16 avril, au stade de Capesterre Belle-Eau, en Guadeloupe, a eu lieu la finale départementale du challenge sportif
des sapeurs-pompiers. Saint-Barth était représentée par le sergent Bernard Gendrey sur le parcours sportif. Et par le sapeur
Dimitri Thalmensy au lancer du poids. En remportant chacun
leur épreuve, les deux pompiers de notre île ont décroché leurs
billets pour la finale régionale. Programmée le mois prochain
en Martinique.
Classement :
1er AS Gustavia 12pts, 2e ASPSB 9pts, 3e Arawak 6pts,
4e Diables Rouges 3pts.
Rencontres à venir :
- Vendredi 6 mai à 21h : AS Gustavia vs Diables Rouges.
- Samedi 7 mai à 19h30 : Arawak vs ASPSB.
- Vendredi 27 mai à 21h : ASPSB vs AS Gustavia.
- Samedi 28 mai à 19h30 : Diables Rouges vs Arawak.
Les Petites Annonces
Charles Martin (GLP)
Equitation
Journée porte ouverte
au ranch
Rencontre entre la direction
régionale des sports
et les associations
Mardi 19 avril, rendez-vous était donné aux responsables des
associations sportives sur notre île. Pour rencontrer les cadres
de la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) venus de Guadeloupe. A commencer
par Patrick Bouleau, responsable de la délégation et du pôle
sport au sein de la DRJSCS. Avec notamment à ses côtés Marc
Fabre, chargé de la réglementation et des contrôles à la
Déposer votre texte accompagné de votre règlement au bureau
du Journal de Saint Barth situé aux Mangliers (près de la Poste)
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PROGRAMME
ST BARTH
FILM FESTIVAL
25 - 30 avril 2016
Tous les films sont en français ou en version originale
avec sous-titres en français.
LUNDI 25 AVRIL 2016
• 20h AJOE Lorient (5€) SOIRÉE D’OUVERTURE
En présence des réalisateurs.
- TERMINUS, ANSE DUPUY de Daniel Paris
(Guadeloupe, 2015, 19 min.)
- SIN ALAS (Sans ailes) de Ben Chace
(USA / Cuba, 2015, 90 min, espagnol sous-titré en français).
MARDI 26 AVRIL 2016
• 15h Théâtre du Paradis, Gustavia (entrée gratuite):
- RÉTROSPECTIVE DES FILMS VARAN CARAÏBE, Guadeloupe
avec Gilda Gonfier et Guy Gabon
• Intrigues et passions à Cité Chanzy d’Abel Bichara (2012, 18 min.)
• Mauvais genre de Guy Gabon (2012, 19 min.)
• Boissard renaissance de Jean-Claude “Peka” Resdedant
(2015, 21 min.)
• Rue Vatable de Melissa Issorat (2015, 30 min.)
• Ma vie si rose de Cédrick Mbenze (2015, 13 min.)
• 20h AJOE Lorient (entrée 5€) En présence des réalisateurs :
- MONTBARS d’Harrisson Bordjel (St Barth, 2016, 9min).
- LA VIE PURE (Pure life) de Jérémy Banster
(France / Guyane, 2015, 90 min, en français sous-titré en anglais)
MERCREDI 27 AVRIL 2016
• 15h Théâtre du Paradis, Gustavia (entrée gratuite):
En présence des réalisateurs
- CARIFESTA, NOU TOUT SÉ CARIBBEAN
de Steve James (Guadeloupe, 2015, 26 min.)
- NIGHTMARE BEFORE WEDDING
de Fabienne Chomaud (Guadeloupe, 2015, 18 min.)
• 20h AJOE Lorient (entrée 5€):
- LA MORT DU CYGNE (The Dying swan)
de Christopher Laird (Trinidad & Tobago, 10 min,
en anglais sous-titré en français) En présence du réalisateur.
- CUBA LIBRE de Jorge Luis Sánchez
(Cuba, 2015, 120 min, espagnol sous-titré en français)
En présence du producteur, Iohamil Navarro
JEUDI 28 AVRIL 2016
• 10h : Le Repaire : Causerie avec les réalisateurs
Dominique Roland et Jérémy Banster (entrée gratuite):
www.stbarthff.org
CLAP SUR LA 21
© Ed Gudenas
e
ienvenue au 21ème St Barth Film Festival.
Nous avons un programme passionnant
cette année avec une très belle série de
films caribéens, dont un éclairage tout particulier
sur Cuba avec Sin Alas, Cuba Libre et Havana
Formell avec la superbe musique de Los Van Van
en concert. La Vie Pure nous plonge dans la
forêt amazonienne de Guyane française, tandis
qu’Au Temps Des Isles à Sucre nous ramène à
l’époque des plantations de sucre dans toute la
région. Aussi, pour la première fois nous reprogrammons une seconde année consécutive le
film Vanishing Sail, à nouveau notre film de clôture présenté en collaboration avec la West Indies Regatta, mais cette fois sous-titré en
français. Nous avons aussi une sélection de
B
courts et moyens-métrages, dont beaucoup de
la Guadeloupe, une île avec une forte tradition
cinématographique. Il y a aussi Montbars, un
court-métrage 100% Made In St Barth. Prenez
le temps de lire et découvrir tous ces films et retrouvez-nous aux projections d’après-midi, en
soirée, et lors de notre causerie avec divers réalisateurs. Nous proposons aussi durant un aprèsmidi une présentation exceptionnelle sur la
musique cubaine, plus une soirée d’exposition
“Art Party" avec les Artists of St Barth, nous embarquant ainsi dans un voyage très enrichissant
autour du bassin caribéen au travers de son art
et de sa culture.
Joshua Harrison
Ellen Lampert-Gréaux
ST. BARTH FILM FESTIVAL
Organisateurs :
Ellen Lampert-Gréaux, Joshua Harrison, Rosemond Gréaux, Sophie Maupoil
Projectionnistes : Jean-Marc Césaire (Ciné Woulé) et Claude Halgand (Presta SBH)
Equipe :
Jeanne-Marie Gréaux, Judy & Lee Davidson
ASSOCIATION CINÉ SAINT BARTH
Président : Rosemond Gréaux, BP 1017- Saint-Jean 97012 Saint Barthélemy cedex
email : [email protected] Tél : 05 90 27 80 11 - Fax : 05 90 29 74 70
• 15h Théâtre du Paradis, Gustavia (entrée gratuite):
En présence des réalisateurs
- MAN de Pascal Pernix (Iles Caïmans, 2015, 19 min.)
- COULEURS AMAZONE, LES TAMBOURS CRÉOLES DE
LA GUYANE de Dimitry Zandronis (Guadeloupe, 2015, 52 min)
• 20h La plage de Flamands (entrée gratuite):
En présence du réalisateur
- HAVANA FORMELL de Dominique Roland
(Cuba / France, 2015, 52 min, espagnol sous-titré en français)
Avec extraits du concert hommage live : Los Van Van
45ème Anniversaire / Hommage à Juan Formell
VENDREDI 29 AVRIL 2016
• 15h Théâtre du Paradis, Gustavia (entrée gratuite):
Discussion sur la musique cubaine avec Dominique Roland
• A partir de 18h30, quai du Wall House (entrée gratuite):
SOIRÉE ARTISTIQUE En collaboration avec Artists Of Saint Barth,
exposition des artistes de l’île au Musée du Wall House.
Verre de bienvenue à 18h30
• 19h En présence des réalisateurs
- MONTBARS d’Harrisson Bordjel (St Barth, 2016, 9min).
- AU TEMPS DES ISLES À SUCRE (Sugar Mills) de Patrick Baucelin (Martinique, 2015, 40 min, en français sous-titré en anglais)
Concert avec le groupe Sound Citizens après le film.
SAMEDI 30 AVRIL 2016
• 19h sur le quai du Wall House : SOIRÉE DE CLÔTURE
(entrée gratuite)
- VANISHING SAIL de Alexis Andrews (Antigua, 2015, 88 min,
en anglais sous-titré en français)
En présence du réalisateur. En collaboration avec la West Indies Regatta. Fête de clôture avec Soley en live !
ST BARTH FILM FESTIVAL 2016 - CINÉMA CARAÏBES - 21è Edition du 25 au 30 avril 2016 ... ST BARTH FILM FESTIVAL 2016 - CINÉMA CARAÏBES - 21è Edition du 25 au 30 avril 2016...ST BARTH FILM FESTIVAL 2016
LES FILMS Tous les films sont en français ou VO sous-titrés en français
LUNDI 25 AVRIL 2016,
SOIRÉE D’OUVERTURE
20h, AJOE, Lorient, 5€
MARDI 26 AVRIL
15h, Théâtre du Paradis, Gustavia,
entrée gratuite
Une rétrospective
des films
Varan Caraïbe
Terminus, Anse Dupuy
Daniel Paris
(Guadeloupe, 2015, 19 min.)
L'association Varan Caraïbe soutient en Guadeloupe le développement d'une culture cinématographique caribéenne
vivante, productive, pérenne en favorisant l'émergence
d'une production régionale depuis son origine - la formation et le soutien apporté aux jeunes cinéastes—jusqu'à son aboutissement : la diffusion et la mise en
réseau.
Anne, jeune femme travaillant au département de la
restauration de film au CNC à Paris, a été invitée par
LUC, un projectionniste et collectionneur de films,
pour s'envoler en Guadeloupe. Luc a découvert un
film qui a pu ê tre filmé en Guadeloupe et pourrait
dater de l'époque du cinéma muet. Durant son
séjour à Vieux Fort, Anne découvrira la beauté de
l'île, le pouvoir de sa nature et la place des hommes
en son sein.
Ben Chace
(USA / Cuba, 2015, 90 min, espagnol sous-titré en
français)
Montbars
Harrisson Bordjel
(St Barth, 2016, 9 min.)
Aux Caraïbes, à Saint-Barthélemy, Léo, jeune chasseur de trésors
amateur pas très glorieux, va se retrouver sur les pistes de la
légende d’un célèbre pirate de l’île. Un court-métrage 100%
Saint Barth!
LA VIE PURE (PURE LIFE)
Jérémy Banster
(France / Guyane, 2015, 90 min, en français sous-titré en anglais)
Abel Bichara (2012, 18 min.)
Dans les faubourgs de Pointe-à-Pitre, les journées du
mois d’août à la cité Chanzy sont rythmées par les jeux
des enfants, les promenades sur les coursives et bien
sûr, les incontournables télénovelas.
Mauvais genre
Je m’appelle Guy. Ce prénom d’un genre opposé à
mon sexe féminin m’a été donné par mon père. J’ai
eu besoin de retourner dans mes souvenirs et de rencontrer des gens comme moi pour comprendre pourquoi ce prénom est un fardeau que je porte.
Boissard renaissance
Jean-Claude “Peka” Resdedant
(2015, 21 min.)
Boissard, quartier de la ville des Abymes et l’un des
plus grands ghettos de France est en pleine RHI
(Résorption de l’habitat insalubre). Témoins de cette
transformation brutale, Starsky et Steeve, habitant
depuis toujours ce qui reste du ghetto face au chantier qui avance, sont les jeunes gardiens de la mémoire
vivante du quartier et de cette frontière qu’ils ne veulent pas voir avancer. Au-delà du changement de
décor, qu’est ce qui a vraiment changé dans la vie des
habitants de Boissard?
Luis Vargas, un homme de soixante-dix ans, est assis
devant son immeuble art déco délabré du centre de
La Havane et lit un journal communiste. Il remarque
l'annonce du décès d'Isabela Muñoz, célèbre danseuse moderne d'autrefois, et assiste à ses funérailles à
l'écart du reste de la foule en deuil. Cette nuit-là, il ne
peut pas dormir, tourmenté par le fragment d'une
mélodie de son fameux spectacle de 1967. Son ami
Ovilio lui suggère de finir cette mélodie pour enfin se
libérer, mais après avoir déambulé dans les rues de La
Havane, Luis est poussé à se plonger encore plus dans
un monde de souvenirs qu'il a mis des décennies à
essayer d'oublier. En même temps que les scènes de
son histoire avec Isabela se révèlent et se mélangent
à sa réalité quotidienne, Luis commence a voir des
parallèles entre le mariage difficile de ses jeunes voisins et les souvenirs de ses parents durant sa jeunesse
en province. Réalisant sa place dans un cycle d'intentions ratées, le vieil homme essaye de le rompre.
Le premier long-métrage américain tourné 100% à
Cuba depuis 1959.
20h, AJOE, Lorient, 5€
Intrigues et passions
à Cité Chanzy
Guy Gabon (2012, 19 min.)
Sin Alas (Sans Ailes)
MARDI 26 AVRIL 2016
Rue Vatable
Melissa Issorat (2015, 30 min.)
Dès 5 heures du matin, Jean-Louis émerge des
ténèbres de la rue Vatable, son balai à la main. Joseph
lui, sillonne toute la journée la rue en homme providentiel. Dans le salon de coiffure de M Guathierot, se
succèdent les sages, les prophètes et les sceptiques du
quartier poursuivant une conversation sans fin. Les
destins se croisent dans cette rue de Pointe-à-Pitre,
comme hors du temps.
Ma vie si rose
Cédrick Mbenze (2015, 13 min.)
C’est l’histoire de Cédrick. Son père s’est noyé quand il
avait deux ans; c’est à ce père disparu que s’adresse ce
récit, révisant les lieux, retraçant le parcours, les étapes
d’une vie qu’il n’a pas connue : celle de son fils de 24
ans …
En 1949, Raymond Maufrais, un jeune explorateur français part
en expédition solitaire dans la forêt amazonienne. Il laisse derrière lui un journal, un carnet de voyages, qui retrace son parcours, ses rencontres et sa recherche d’une Vie Pure. Il laisse aussi
derrière lui le mystère de sa propre disparition.
“C’est beau à voir, intrigant, poétique…” Le Nouvel Observateur
MERCREDI 27 AVRIL 2016
15h, Théâtre du Paradis, Gustavia, entrée gratuite
Carifesta, Nou Tout Sé Caribbean
Steve James
(Guadeloupe, 2015, 26 min.)
Carifesta, c'est le plus grand événement culturel de la
Caraïbe, un immense festival itinérant et pluridisciplinaire.
Aujourd'hui, le rideau de cet événement mythique se lève sur
un pays qui l'est tout autant, Haïti, la première république
noire, un symbole de liberté pour les peuples opprimés du
monde entier. A l’occasion de ce rendez-vous exceptionnel, la
Guadeloupe a réuni une délégation tout aussi exceptionnelle
pour y présenter le meilleur de son art et de ses traditions.
Nightmare Before Wedding
Fabienne Chomaud
(Guadeloupe, 2015, 18 min)
Nightmare Before Wedding est une adaptation créole de
Alice au Pays des Merveilles. Lili se marie aujourd’hui, elle a
rendez-vous à midi mais ne se souvient plus dans quelle église. Elle traverse le nord Grande Terre de Guadeloupe, à fond
la caisse sur sa grena (mobylette locale très célèbre) au milieu
des champs de canne. De gauche à droite et de droite à
gauche, d’une église à l’autre, Lili va devoir traverser des
épreuves et accomplir un voyage initiatique.
20h, AJOE, Lorient, 5€
La Mort du Cygne (The Dying Swan)
Christopher Laird
(Trinidad & Tobago, 10 min)
Peter Minshall est un artiste de spectacles de mascarade de
renommée internationale et le concepteur créatif des cérémo-
nies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques de Barcelone
et d’Atlanta. Il a dominé le Carnaval de Trinidad et Tobago
depuis presque trois décennies et a changé pour toujours la
conception de spectacles de mascarade. Ayant produit sa première mascarade il y a de cela presque dix ans, en 2016, il ressuscite le ballet classique « La Mort du Cygne » de Mikhail
Fokine pour un « Moko Jumbie » ou danseur sur échasses travesti. Ce spectacle fut le seul de tous les numéros en compétition
pour le titre de Roi des Groupes (King of the Bands) à être longuement plébiscité et applaudi. Réalisateur Christopher Laird a
capturé ce moment incroyable dans ce film.
20h, AJOE, Lorient, 5€
Havana Formell
Dominique Roland
(Cuba / France, 2015, 52 min, espagnol sous-titré en français)
Avec extraits du concert hommage live
Les moulins de La Caraïbe: ce documentaire primé dépeint les
différents types de moulins et éléments de toute habitation
créole, ainsi que leur utilisation et mode de fonctionnement,
qu’ils soient mus par la force du vent, de l’eau ou des animaux
de bât. Il met aussi en lumière les évènements passés et fait
revivre tout un pan de notre histoire où pratiquement toute
l’économie était fondée sur la canne à sucre. Nous découvrirons
la richesse de ces sites historiques à travers la Caraïbe (Antigua,
Barbade, Dominique, Grenade, Guadeloupe, Martinique, St
Kitts & Nevis…
SAMEDI 30 AVRIL 2016,
Cuba Libre
SOIRÉE DE CLÔTURE
Jorge Luis Sánchez
(Cuba, 2015, 120 min, espagnol sous-titré en français)
Les Cubains combattent l'Espagne
depuis des années.
En 1898, le gouvernement américain
prend comme prétexte l'explosion du
bateau de guerre
USS Maine pour
s'immiscer
ainsi
dans cette lutte aux
côtés des Cubains.
On suit la vie intense de deux enfants,
Samuel et Simon,
durant cette période de la défaite de
l'Espagne à la reprise
par
les
Américains.
Les
Américains commencent à se comporter comme une armée
d'occupation. Il s’agit d’un beau film, débordant de symbolisme,
où le directeur traite de la fin de la guerre hispano-cubanonord-américaine au 19esiècle. Le directeur s’attache aux événements dans lesquels convergent les trois armées, à travers l’innocence de deux enfants cubains.
JEUDI 28 AVRIL 2016
15h, Théâtre du Paradis, Gustavia, entrée gratuite
Man
Pascal Pernix (Iles Caïmans, 2015, 19 min.)
19h, Quai du Wall House, Gustavia,
Entrée gratuite
Hommage à Juan Formell, père fondateur de Los Van Van, groupe mythique riche d’une carrière de 45 ans, ce documentaire
Havana Formell, réalisé au lendemain de la disparition du bassiste et compositeur, récompensé par deux Grammy Awards.
Véritable portrait en creux de cette figure dans son quartier
d’enfance à La Havane, ce documentaire au détour des décors,
musiciens, amis et générations de danseurs, part sur les traces de
celui qui a toujours entretenu un lien organique avec la danse,
et entamé une révolution musicale par le Songo, fusion des
rythmes cubains et caribéens avec le son traditionnel cubain.
Vanishing Sail
Alexis Andrews
(Antigua, 2015, 88 min, en anglais sous-titré en français /
English, subtitled in French)
VENDREDI 29 AVRIL 2016
15h Théâtre du Paradis, Gustavia, entrée gratuite
Discussion sur la musique cubaine
Avec Dominique Roland, directeur du Centre des arts
d’Enghien-les-Bains et directeur artistique de la Biennale
Internationale des arts numériques, Bains numériques.
Une Soirée Artistique
18h30, Quai du Wall House, entrée gratuite
En collaboration avec ARTISTS OF SAINT BARTH : exposition des
artistes de l’île au Musée du Wall House.
Montbars
Un artiste peintre à succès, au creux de la vague et à cours
d'inspiration, est mis au pied du mur par son entourage professionnel quand il doit préparer une exposition célébrant sa
carrière.
Harrisson Bordjel
Couleurs Amazone - Les tambours
créoles de la Guyane
Au Temps des Isles à Sucre
(Sugar Mills)
Dimitry Zandronis (Guadeloupe, 2015, 52 min.)
Patrick Baucelin
La terre rouge de
la Guyane nous
convie à un voyage
dans l’antichambre
de l’Amazonie, un
pays où le bois est
roi. Les tambours
de Guyane résonnent de mille et
une
sonorités
diverses,
aussi
riches que les
peuples qui partagent ce beau pays en bordure de la forêt
vierge. Pour ce voyage initiatique aux rythmes des tambours,
nous sommes allés à la rencontre de la musique, des danses et
chants traditionnels du peuple créole guyanais.
(Martinique, 2015, 40 min, en français sous-titré en anglais / In
French subtitled in English)
Filmé dans les Grenadines, Vanishing Sail raconte l’histoire du
commerce à la voile dans les Antilles et suit une communauté de
constructeurs de bateaux à Carriacou, qui lutte pour préserver
un savoir-faire en péril. A travers une collection d’intenses
scènes de navigation à voile, de rares films d’archives et d’entretiens sans précédents avec les derniers vieux capitaines de la
mer caraïbe, Vanishing Sail cherche à préserver l’héritage de la
construction nautique aux Grenadines introduite par les colons
écossais au 19ème siècle et espère ainsi recréer un intérêt pour
cette forme d’art avant qu’elle ne disparaisse au profit du progrès. Primé au Trinidad & Tobago Film Festival, Caribbean Tales
International Film Festival et le Rhode Island International Film
Festival.
(St Barth, 2016, 9 min).
INVITÉS
Alexis Andrews, réalisateur, Antigua
Patrick Baucelin, réalisateur, Martinique
Jérémy Banster, réalisateur, France
Harrisson Bordjel, réalisateur, St Barth
Jean-Marc Césaire, Ciné Woulé, Guadeloupe
Ben Chace, réalisateur, USA
Fabienne Chomaud, réalisatrice, Guadeloupe
Guy Gabon, réalisatrice, Guadeloupe
Lorène Gaudet, productrice, France
Gilda Gonfier, productrice, Guadeloupe
Stephanie James, productrice, Guadeloupe
Steve James, réalisateur, Guadeloupe
Christopher Laird, réalisateur, Trinidad & Tobago
Iohamil Navarro, producteur, Cuba
Daniel Paris, réalisateur, Guadeloupe
Pascal Pernix, réalisateur, Iles Caïmans
Dominique Roland, réalisateur, France
Dimitry Zandronis, réalisateur, Guadeloupe
ST BARTH FILM FESTIVAL 2016 - CINÉMA CARAÏBES - 21è Edition du 25 au 30 avril 2016
Merci à tous nos partenaires
La Collectivité de Saint-Barthélemy ; La Direction des Affaires Culturelles de Guadeloupe (DAC) ;
Ministère des Outres-Mers (MOM) ; L’A.J.O.E ; Ciné Woulé ;
Maya’s Restaurant
Biogr aphies
Alexis Andrews
est né en Grèce, a
étudié la photographie en Europe et est
parti vivre à Antigua
aux Antilles en 1986
pour poursuivre son
travail de photographe commercial
dans l’industrie yacht.
En 1997 il achète un vieux gréement sloop de Carriacou
qui avait échoué à Antigua, le rénove et navigue avec
jusqu’aux Grenadines à la rencontre de son créateur.
Après y être retourné chaque été pendant 10 ans, il publie un livre en deux volumes sur les derniers constructeurs de ces bateaux. Sa passion pour la navigation de
ces bateaux et sa volonté de sauver des compétences
en péril, l’a éventuellement mené à créer l’annuel West
Indies Regatta à Saint Barth et réalisé le film doucmentaire Vanishing Sail.
Jérémy Banster
Emeraude Plage
KiKi-é Mo
La Cave du Port Franc
C.C.P.F.
AUBERGE DE
LA PETITE ANSE
Ets Florville Gréaux
& Fils
Tropical Shipping
Remerciements
- Bruno Magras, président
de la Collectivité de SaintBarthélemy
- Michel Magras, sénateur
de Saint-Barthélemy
- Micheline Jacques, chargée des affaires culturelles
et directrice de l’école primaire de Gustavia
- La Commission Culturelle
de la Collectivité
- Jean-Michel Knop, Philippe Bon, Direction des Affaires Culturelles (DAC),
Guadeloupe
- Nils Dufau et le Comité du
Tourisme de Saint-Barthélemy
- Bettina Cointre & l’équipe
de l’AJOE
- Nadège Emmanuelian, SB
Artists
- Maya & Randy Gurley,
Maya’s Restaurant & Maya’s
to Go
- David & Jane Matthews,
Annette Leroux, Fabrice
Moizan, Jean-Alexis Costa,
Eden Rock
- Luis Contreras, Sereno
Hotel
- Suger & Vassi Gréaux, Auberge de la Petite Anse
- Catherine Charneau, Village St Barth
- Jean-Marc Gréaux, Sylvie
Bloch, Budget
- Jean-Noël Lédée, Josette
Danet, St. Barth Evasion
- Hafida Ameziane, The Hideaway
- Sabine Masseglia, Le Guanahani
- Olivier Leroy, Christopher
Hôtel
- I.B. Charneau, Kiki è Mo
- Yves Brin, Tropical Shipping
- Mona Gob, Collège Mireille Choisy
- Lucienne Gréaux, Ecole
Sainte-Marie
- Marie-Claire Christophe,
Ecole
Saint Joseph
- Dantes Magras, Laurent
Georges, La Cave du Port
Franc
- Avigael Haddad, Hugo
Lattard, Le Journal de Saint
Barth
- Miguel Berry, St. Barth
Magazine
- Romy Magras, Cactus production
& Tropik FM
- Jeannot Danet,
corossol.info
- Florville Gréaux & Fils
- Geneviève Nouy, Emeraude Plage
- Dennis and Wendy Carlton, Normandie Hotel
- Joanne Quetel, Albert Yaphet, Les Artisans
- Julie et Paco Chanseau,
Tamarin
- Mr & Mme Julien Gréaux,
Flamands
- Albert and Sandra Balayn,
La Gloriette
- Tim and Rickey Thornton
- Zabu Le Jardin
- Eric Mortier, Le News
- Simao Silva, Ocean Culture
- Patrick & Estelle, St Barth
Print
- Karina & David Jackson
- Alan Ritter and Eileen Silverstein
- Lindy Shuttleworth & Art
Reichstetter
- Diana & Yves Bourel
- Linn Anderson
- David Anderson
- Nat & Lucy Day
- Nancy Latta
- John & Susie King
- John & Susan Miller
- Kevin and Kate Strong
- Phil & Amy Bettan
- Henry & Carole Herschaft
- Ronald & Kathy Herman
- Sue Wunderlee & Peter
Catherwood
- Andrew Kolker, Center for
New American Media
- Tim Taylor (webmaster)
- Guy Laresse, Caraïbe Enseigne
- Jean-Paul, Island Flavors
- Artists of St Barth
- Papeterie Générale
et tous ceux qui soutiennent le festival.
est acteur, auteur,
réalisateur, producteur français. Il commence sa carrière
d'acteur au Conservatoire d'Arts Dramatiques de Paris en
1985. Ses films incluent un 1er court©Laurent Capmas
métrage, Les Portes
Blanches en 1998 et son 2ème en 2000, Règlement de
Contes. En 2001, il écrit son 1er scénario de long métrage, Et Pourtant Si Désirable, pour Blue Film. En parallèle de sa carrière de réalisateur, il mène une carrière
d'acteur. En 2011 il fonde sa société de production Cantina Studio. Il co-produit et co-écrit le film La Vie Pure,
avec Stany Coppet.
Patrick Baucelin
est un réalisateur et
producteur audiovisuel indépendant de
la Martinique. Né à
Fort-de-France en
1957, il est l’un des
seuls
réalisateurs
martiniquais à représenter aujourd’hui le
cinéma d’Outre-Mer
© Jean-Philippe Valard
dans le monde. Depuis
bientôt une trentaine d'années, il réalise des documentaires sur la Caraïbe et ses films ont gagné de nombreux prix dans divers festivals internationaux à travers
le monde.
Élevé à Saint-Barthélemy et né en Martinique,
est un
jeune réalisateur qui
vient de terminer ses
études à la Toronto
Film School où il a
étudié Acting for
film, television & the theatre. Durant ses études, il s’intéresse beaucoup à la partie production et réalisation
qui l’emmène par la suite à la réalisation de son premier court-métrage réalisé sur l’île où il a grandi, dans
l’espoir que peut être un jour ce court-métrage deviendra un long-métrage.
Harrisson
Bordjel
ST BARTH FILM FESTIVAL 2016 - CINÉMA CARAÏBES - 21è Edition du 25 au 30 avril 2016
Biogr aphies
Ben Chace est un réalisateur et musicien américain originaire de
Providence, Rhode Island.
Il a étudié à Gallatin
School de l’Université de
New York, où il a commencé à expérimenter
avec la réalisation de documentaire. Son diplôme
en poche, il co-réalise son premier long métrage de fiction
Wah Do Dem, qui remporte le prix du jury au Festival du
Film de Los Angeles en 2009 et est nommé l’un des 10 meilleurs films de 2010 par Artforum. Ben continue d’écrire et
de se produire avec son groupe Bird Dog, qui a sorti trois
albums, plusieurs vidéos. Sin Alas est son premier long métrage comme unique scénariste/réalisateur.
C’est à l’époque des radios
libres
que
Fabienne Chomaud
attrape le virus de l’audiovisuel. Elle fait ses premières armes dès 1986
comme assistante réalisateur de Patrick Coët pour
RFO et Extérieur Jour qui
produira ses premiers
films. En 1995, elle crée Rosebud Doublage puis Ubik Films
qui deviendra un acteur majeur du doublage en France
avec plus de 200 films à son actif pour les plus importantes
majors: Warner, Colombia, BVI, UIP, BAC films, Diaphana.
Lorsqu'elle rentre en Guadeloupe en 2005, elle se consacre
à l'écriture et à la réalisation. Après un documentaire de
52mn, un court-métrage de fiction et plusieurs films de
commande, Fabienne Orain Chomaud est désormais reconnue pour la qualité des ses productions institutionnelles.
Gilda Gonfier,
auteure / bibliothécaire. Elle
publie sa première nouvelle dans la revue Autrement Guadeloupe :
temps incertains en 2000.
S'ensuivent
d'autres
écrits, notamment en
2008, la pièce de théâtre
Le Cachot et deux courts
textes de théâtre. Elle est la lauréate avec Doumey Durieux
du prix du Conseil général : Livres jeunesse en Caraïbe en
2008-2009, Zandoli mandé maye (L'Anoli Amoureux). Elle
a aussi réalisé deux fictions radiophoniques, une adaptation de sa pièce le Cachot et Parlez moi d’amour, diffusées
sur Guadeloupe Première. Présidente de l'association
Varan Caraïbe depuis 2006. Scénariste, elle écrit un court
métrage de fiction (La femme aux 7 maris), un documentaire et un web documentaire.
Guy Gabon :
Son travail de création est un
acte individuel poétique
et politique qu’elle a
choisi de centrer sur les
enjeux -politique, social et
écologique- de la société
d’aujourd’hui en faisant
appel à l’émotion pour interpeller, pour mobiliser,
provoquer le dialogue, inspirer l’action. Elle fait de l’espace
public son terrain privilégié d’intervention. C’est là qu’elle
initie ses projets collaboratifs, participatifs, poétiques et
politiques. Son travail artistique est résolument pluri et
transdisciplinaire : il la conduit à imaginer et mettre en
œuvre des expérimentations artistiques à caractères
multi formes prenant appui sur le land art, l’éco design,
le cinéma, le graff végétal, le graffitti inverse, pour
«changer le monde et pas simplement montrer ce qui
ne va pas».
Steve and Stéphanie James sont avant tout un
couple de « nomades
enracinés », profondément attachés à leur Caraïbe natale, mais
parcourant le monde...
Pour faire découvrir
cette région qu’ils adorent, ils ont choisi
l’image, et singulièrement l’image féminine
à travers le magazine télévisuel F Comme Femme (100 X
13 mn tournés dans une vingtaine de destinations de la
Caraïbe) et la série documentaire F Comme Femme Diaspora (41 X 26 mn) pour laquelle ils ont parcouru la planète à la rencontre de ces femmes caribéennes
d’exception qui sont les ambassadrices de notre culture
à travers le monde. Ils ont également écrit, produit et
réalisé des documentaires sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux et ont remporté notamment le Prix Spécial du Public pour Le Mozart Noir A
Cuba (Festival du Film Pan Africain, Los Angeles 2011) et
le Prix du Meilleur Documentaire de la Diaspora pour
Fan Do Brasil (Africa Movie Academy Awards, Nigéria
2013). Leurs documentaires incluent aussi Almendron Mi
Corazon et Santiago, the soul of the Caribbean, tous
deux filmés à Cuba.
Christopher Laird
a été professeur, a publié dans le journal
d’arts Kairi et a dirigé le
théâtre de Port of Spain
pendant les années 70. Il
a produit plus de 300
documentaires, drames
et autres productions vidéos avec Banyan Ltd
depuis les 35 dernières années récoltant prix nationaux,
régionaux et internationaux. Il a supervisé l’établissement de la plus large collection mondiale de vidéos sur
la culture Caribéenne, l’Archive caribéenne de vidéos et
films. En 2003 il fonde avec Errol Fabien, Gayelle, la première station de télévision libre de la région. En 2009 il
reçoit un doctorat d’honneur de l’Université des Antilles.
Iohamil Navarro
a
commencé à produire
des films en 1996 quand
il travaillait comme traducteur freelance pour
des productions britanniques dans sa terre natale de Cuba. Il dirigea
plus tard deux autres
compagnies de production internationales à Cuba jusqu'à ce qu'il décide d'élargir son horizon et de redevenir freelance en 2002. A
partir de là, il a travaillé sur des longs-métrages, et documentaires de réalisateurs prestigieux incluant un large
éventail de projets internationaux. Après avoir produit
des court-métrages pour les réalisateurs cubains Humberto Padrón et Tamara Morales, il a organisé la production du long métrage El Benny (2006), sur Benny Moré,
grand musicien cubain. D'autres projets inclus Chamaco
du réalisateur cubain Juan Carlos Cremata.
Daniel Paris
travaille
pour le Ministère de la
Jeunesse de Paris depuis
environ 25 ans. Durant
toute sa carrière, Daniel a
été activement impliqué
dans le développement
du cinéma et dans la sensibilisation des jeunes générations au travail
cinématographique. L'un de ses plus grand accomplissements est la création du Prix de la Jeunesse au Festival de
Cannes. Durant toutes ces années - à Paris et plus récemment en Guadeloupe – il a aidé les jeunes dans leur développement personnel. Il était temps pour lui de faire son
film: Terminus, Anse Dupuy, inspiré par ses années de vie à
Basse-Terre.
Pascal Pernix
a
grandi dans le Sud de la
France, entouré de livres,
appareil photos et musique, et découvre très
jeune sa passion pour
l'art et la photographie.
Après avoir travaillé
quelques années comme
photographe indépendant en Métropole et internationalement, il se retrouve
aux Iles Caïmans en 2007 et devient le directeur artistique
de Pcreative et plus récemment MOCA Films, agence de
création et production vidéo.
Dominique Roland
est directeur du Centre
des arts d’Enghien-lesBains depuis sa création
en 2002 et directeur artistique de la Biennale Internationale des arts
numériques, Bains numériques. Depuis 2014, il
coordonne le cluster des
villes arts numériques du Réseau des Villes Créatives de
l’UNESCO qui regroupe huit autres villes. En parallèle, Dominique Roland mène une activité d’auteur, réalisateur de
films documentaires et dirige une collection consacrée aux
Arts Numériques et Technologiques. Son parcours professionnel l’a conduit à maintes reprises à mettre en œuvre
des projets de coopération culturelle, en particulier avec
l’Europe, Cuba, le Japon, la Corée du sud et la Chine.
A la fin de ses études
d’Histoire et de Cinéma à
Toulouse,
revient en
Guadeloupe en 2001.
Deux ans après, il crée
une structure de production Kontras’Prod et commence à produire des
courts métrages de fiction et des documentaires. En 2011, il réalise un documentaire sur Maryse Condé, écrivaine célèbre. Son écriture
filmique répond à une volonté artistique d’utiliser tous les
outils à sa disposition qui peuvent servir son discours narratif. Il travaille un style qu’il décrit comme étant une poésie documentaire. Il s’agit de mêler au documentaire une
certaine magie qui sert la matière des thématiques. Après
avoir oeuvré dans le milieu Gwoka, signant une série de
dix documentaires Ka Palé, il finit la série par une immersion au sein du milieu tambourinaire de la Guyane avec
Couleurs Amazone.
Zandronis
Dimitry
JSB - 21 avril 2016 - n°1179
18
Concours de Nouvelles Jeunes Plumes 2016
O
La bande par Cousous SBH
n s’est rencontrés un jour de printemps. Je les considère comme
mes meilleurs amis depuis ce
jour. Nous ne savons pas pourquoi on
est ici, nous avons été abandonnés
depuis longtemps.
C’est une sorte d’orphelinat mais nous
n’avons pas le droit de faire grandchose.
Un jour, un matin où le soleil ne s’était
pas encore levé, nous entendîmes des
bruits de pas. Cinq individus que nous
n’avions jamais vus se sont approchés
de nous et nous ont attrapés par la tête.
Nous avons essayé de nous débattre
mais nous ne sommes pas arrivés à bouger. J’ai essayé de crier à l’aide mais
personne n’a entendu. Ils nous jetèrent
dans un sac et on entendit un bruit de
moteur de voiture.
Pendant le trajet, nous nous posions
plein de questions : «Où nous emmènent-ils ?» «Pourquoi nous ?» «Que
vont-ils faire de nous ?» Tous mes amis
étaient inquiets.
I
Après environ deux heures de trajet, la
voiture s’arrêta. Ils prirent le sac où nous
nous trouvions et nous emmenèrent
quelque part. Ils s’arrêtèrent puis ils
vidèrent le sac, comme des déchets dans
une poubelle, dans un immense trou
rouge.
Nous tombâmes. Je pensai que c’était la
fin.
Nous nous écrasâmes violemment contre
le sol. On commençait à avoir très peur
du sort qui nous attendait. Depuis où
nous nous trouvions, on sentait des
odeurs étranges que je ne connaissais
pas comme pour mes amis. J’aperçus
des couleurs mélangées à d’autres. Il y
avait aussi des cris perçants qui me faisaient assez peur.
Un moment, les cinq individus revinrent
et nous recommençâmes à avoir peur.
Il y mit son grain de sel.
Ils nous attrapèrent violemment et une
voix forte s’écria :
«Pour les raisins, c’est un euro le kilo
m’dame»
La marchande par Poulet-Cafard-Damn
l était onze heures précises, et, ce
midi, Kelly recevait des amis pour le
repas. Elle décida donc (à l’aide de
sa nouvelle cuisine) de leur cuisiner un
bon petit plat. Mais, pour cela, il lui
manquait quelques ingrédients.
Elle alla donc au marché, qui bizarrement se trouvait en face de chez elle.
Bien que ce marché soit minuscule,
Kelly adorait y faire ses achats et observer les grands étalages. Lorsqu’elle y
était, tout le monde la regardait, elle était
si belle. Son teint de porcelaine, ses
longs cheveux blonds, ses grandes
jambes fines et son sourire qui ne la
quittait jamais la rendait parfaite à tous
moments de la journée.
Tout le monde l’adorait, surtout sa meilleure amie Stella qu’elle croisa d’ailleurs
devant le boucher. Elles discutèrent très
longtemps, de la pluie et du beau temps
mais surtout des rumeurs et des potins.
Après dix minutes de papotage elles
furent coupées dans leur conversation.
C’était le boucher, et il y ajouta son
grain de sel en complimentant Kelly sur
sa nouvelle robe. Ils rigolèrent tous les
trois jusqu’à ce que Kelly se rende
compte qu’il lui fallait faire vite.
Elle acheta ses fruits, ses
légumes puis s’apprêtait à rentrer chez
elle quand tout à coup elle entendit une
voix qui lui était familière :
«Louise ! Dépose ta poupée et range
tes jouets ! Ton repas va être froid.
- D’accord maman, je mets Kelly dans
sa boîte et j’arrive !»
Meurtre au marché
A
par Aymanie Branchard
ujourd’hui, maman m’emmène
au marché. C’est mieux que de
pourrir à la maison dans le 5ème
arrondissement de Marseille. Je m’appelle Basile, j’ai 11 ans et plus tard, je
voudrais être détective.
En arrivant au marché, j’entendis les
sirènes de police et je vis le marché sens
dessus-dessous. Les étals étaient par
terre, les fruits écrasés, la viande à moitié mangée et le camion tout cabossé.
L’inspecteur et les policiers faisaient
passer un interrogatoire à Jean-Lou, mon
copain charcutier.
« Nous étions partis prendre une pause
en laissant notre camarade finir d’installer son étal. Ensuite on a entendu un
gros bruit et des coups de feu. Nous
sommes venus et l’on a trouvé notre ami
cuisinier, mort, la poitrine transpercée. »
Pendant que maman consolait Jean-Lou,
je partis me promener pour récolter des
indices, comme mon idole, Sherlock
Holmes.
Le lendemain, je fis l’école buissonnière
et je découvris les policiers en train d’interroger Franck, un jeune homme de 22
ans et qui habitait juste à côté. Franck
avait plusieurs fois été interpellé par la
police : braquage de banque, vol dans
une grande bijouterie, complot contre un
prof mais il avait été innocenté à chaque
reprise.
Jean-Lou arriva. Il y mit son grain de
sel : « - J’accuse M. Franck Saumur car
le jeune cuisinier n’avait pas d’armes à
feu sur lui, M. Saumur m’a dérobé un
couteau de boucherie, il y a quelques
années qui aurait facilement pu faire une
cicatrice de ce genre. »
« Êtes-vous sûr de cela ? Demandais-je,
un petit revolver à la main. »
J’ai trouvé ça dans la toque de votre
défunt ami et j’ai mené ma petite
enquête. Hier, j’ai trouvé des poils
blancs et une griffe de tigre. Je me suis
dit qu’ils ne devaient pas être là par
hasard. Alors, dans ma tête, j’ai établi
ceci : votre ami étant attaqué par le nouveau tigre blanc du cirque d’à côté, a tiré
sur le fauve pour le faire fuir. Le dernier,
s’étant enfui, voulut retourner chez ses
maîtres mais avant il asséna un coup de
griffe dans la poitrine de votre ami qui
lui fut fatal. »
L’inspecteur jubila : « - c’est vrai que je
n’avais pas vu les choses sous cet anglelà. Bravo petit ! Le félicita -t-il en lui
donnant une claque sur le dos. Tu feras
un bon détective ! ».
Je ne crois que ce que je vois
M
par Panpidou
on nom est Etan
Armand et je ne crois
que ce que je vois. Tous
les ans, en automne est organisé
un grand marché à Gatineau, une
ville caractéristique plutôt charmante du Québec. Je m’y rends
tous les ans depuis trois ans sans
exception. J’y participe même
chaque année en vendant de
magnifiques fleurs de toutes
sortes. L’automne arriva, je me
rendais au marché avec mes deux
bras encombrés d’une dizaine de
fleurs. Pour moi, la vue est le sens
le plus merveilleux que l’homme
puisse avoir, ces magnifiques
fleurs éblouissaient mes yeux de
leurs beaux pétales lumineux.
Les heures passaient lentement
mais paisiblement, c’est alors
qu’une charmante jeune fille retint
mon attention. C’était déjà une
connaissance, je l’avais déjà aperçue dans mon lycée, sans y prêter
attention, elle s’approcha du
stand, éclaircit sa voix et prononça quelques mots :
« Bonjour Etan, je ne m’attendais pas à voir une personne
aussi paresseuse que toi ici.
- Comment connais-tu mon
nom ?
- Je te trouvais très charmant,
alors je me suis renseignée sur toi.
- Tu es directe, je trouve.
- C’est si dérangeant que ça ?
- Non ! C’est bien, troublant
mais bien.
- Troublant ?
- Tu as déjà vu une aussi belle
fille faire le premier pas ?
- C’était un compliment
j’imagine.
- Les filles sont intelligentes,
j’étais pas au courant. »
Elle rit d’une façon très charmante. J’avais plutôt l’habitude de
vexer ou d’offenser les filles.
L’appel de mon père me fit
détourner le visage de l’attirante
et belle jeune fille pour se tourner
vers le visage familier de mon
père :
« Oui !
- Qu’est-ce que tu fais ! Il y a
des clients qui te réclament depuis
au moins dix minutes.
C
- Je suis désolé, je parlais à
cette jeune demoiselle. Je me
tournai vers elle pour que mon
père puisse la voir mais elle
n’était plus là. »
Elle avait laissé derrière elle un
bout de feuille déchirée, où il était
écrit un petit mot « Appelle-moi :
0034832. »
« Tu parlais à qui. Reprit mon
père.
- Fais comme si j’avais rien
dit.
- Comme tu voudras mais
ramène-toi ici et travaille. »
Les jours passèrent et j’étais de
plus en plus proche de cette rencontre. Un jour, je lui ai proposé
de venir passer une après-midi
chez moi pour que je puisse la
présenter à mon père. Je l’amenai
donc chez moi en empruntant un
chemin de feuilles mortes. Certaines rafales de vent annonçaient
l’hiver et d’autres rappelaient la
douceur de l’automne.
Arrivé à la petite maisonnette
où j’habitais, j’ouvris la porte et
j’appelai mon père :
« Papa ! Elle est là !
- Viens, je suis dans la cuisine
!»
Je pris la magnifique jeune fille
par la main et la présentai à mon
père. Mon père lui dit à peine
bonjour sans même la regarder. Il
prétendait ne pas avoir de temps
pour des enfantillages. Je n’avais
pas compris le réel sens de cette
phrase mais je choisis de ne pas y
prêter attention. C’est alors qu’il
dit :
« Va t’amuser dehors, je suis
sûr que prendre un peu l’air te fera
du bien !
- Pourquoi aurais-je besoin de
prendre l’air ? »
Je me tournai vers la plus belle
personne de la pièce :
« Tu veux faire un tour ?
- Mais oui ! Regarde elle sourit ! Allez, sortez ! Moi c’est ce
que j’aurais fait.
- Je l’ai demandé à elle pas à
toi ! »
Il y mit son grain de sel, comme
Le dégoût par Le-baka-Adrien
omme tous les lundis
matin, il se tenait là, derrière ses pommes
fraîches. Il essayait tant bien que
mal de les vendre au marché.
Il vient d’Angleterre, et ce sont
les «amies» de ma mère qui me
l’ont soufflé, de vraies commères celles-là.
Revenons à nos moutons. Il était
là, donc, au marché, à vendre ses
pommes, il criait joyeusement
de sa voix mélodieuse, le prix
bon-marché d’un kilo de ses
fruits.
Ses cheveux châtain, tirant sur le
brun, collaient sur son front en
sueur, ses grands yeux marronnoisette reflétaient sa joie de
vivre. Il avait de fines lèvres
rosées, dont j’enviais le toucher.
Quant à son style, en général, il
mettait ce qu’il trouvait. Mais ce
jour-là, il y mit son grain de sel,
qui le rendait si unique et parfait.
Mes sentiments ont commencé il
y a deux ans maintenant, dans ce
même marché. Quand nos
regards se sont rencontrés pour
la première fois, la première fois
où nous nous sommes admirés
mutuellement ; les personnes
âgées qui se trouvaient autour de
d’habitude, il passe son temps à se
mêler de ce qui ne le regarde pas.
Cette journée avait été plutôt
longue et ennuyante, affreuse
même.
Le lendemain, je trouvai près de
mon lit, sur ma commode, deux
pilules blanches déposées sur un
morceau de feuille déchirée où
était écrit un petit message venant
de mon père : « Ce sont des vitamines, tu parais fatigué ces tempsci, prends-les. » Je pris les pilules
sans vraiment demander si j’en
avais réellement besoin et me
levai du lit.
Les jours passèrent, j’attendais,
jours et nuits, l’appel de cette
jeune fille dont j’étais tombé
amoureux. Peut-être avait-elle été
offensée par l’attitude infecte de
mon père ? Je ne saurais répondre,
à mon plus grand regret. J’aimerais pouvoir m’arracher à mon
enveloppe corporelle pour communiquer directement avec son
esprit, pouvoir savoir où elle est,
si elle va bien. Sa présence est
devenue pour moi indispensable.
En effet, être loin d’elle me déchirait le cœur. Je devais me concentrer sur mes études.
Un matin, je voulus prendre des
vitamines mais c’est une boîte
vide que je découvris. J’en avertis
mon père et il décida d’aller voir
son médecin en ma compagnie. Il
me dit de l’attendre dans la salle
et que cela ne prendrait que
quelques minutes. C’est alors que
je feuilletais un magasine que la
porte s’ouvrit e que j’entendis :
« Bien, vous avez remarqué
des changements depuis la prise
de médicament, dit le docteur.
- Oui, il ne la voit plus et ne
lui parle plus, répondit mon père
heureux.
- Parfait, mais prenez garde,
la schizophrénie est un traitement
à vie. »
Je restai figé sur mon siège, choqué, sans bouger, ni parler. C’était
impossible, je ne comprenais pas.
C’était tellement inimaginable !
Mon nom est Ethan Armand et
je ne crois plus ce que je vois.
nous nous regardaient avec
dégoût, je déteste quand les personnes font ça !
Il est comme ses pommes, un
fruit défendu à quiconque. Je ne
pense qu’à lui !
Malheureusement, je me soucie
trop de ce que les gens pensent à
son sujet, je suis trop lâche pour
lui exprimer mes sentiments.
J’ai peur que lui aussi me rejette,
qu’il se dégoûte de moi, que je
l’écœure.
C’est bizarre d’aimer un homme
non ?
Car après tout, j’en suis un moi
aussi !
JSB - 21 avril 2016 - n°1179
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Concours de Nouvelles Jeunes Plumes 2016
L
Trafic au marché par LMD
a nuit était tombée sur
la place du marché et
toutes les échoppes
étaient fermées. Un silence
lugubre régnait en maitre, il
n’y avait plus aucune
lumière mise à part celle du
réverbère, mais celui-ci luttait contre l’obscurité qui
engloutissait le marché.
Tout était endormi, silencieux.
Caché derrière les cageots
de fruits vides, James attendait, terrifié à l’idée qu’on le
découvre. Il savait bien que
ce qu’il faisait n’était pas
bien, mais il n’avait pas le
choix s’il voulait aider son
ami.
Plongé dans ses pensées, il
regardait les étalages vides
sans les voir. Et dire que
c’était si calme. Quand on
pense que dès demain à
l’aube ce sera plein à craquer, bruyant et tout ce qui
va avec !
Le marché de jour, c’était le
meilleur endroit pour que
tous les marchands écoutent,
à l’affût d’histoires à se mettre sous la dent, pour ensuite
pouvoir aller les déformer à
quelqu’un d’autre de telle
sorte qu’à la fin du jour, tout
le monde est au courant de
tout sauf de la vérité.
Mais la nuit, ils laissaient
place à des trafiquants de la
ville et toutes les combines
les plus malsaines qui puissent exister. La vermine
pure. Et James savait qu’il
risquait car certains avaient
U
été pris la main dans le sac
par les patrouilles. Il poussa
un soupir en revenant à la
réalité. La lune était déjà
haute dans le ciel mais était
cachée par de nombreux
nuages noirs. Son rendezvous était en retard, James
était de plus en plus tendu.
Et si son complice avait été
pris et qu’il le dénonçait…
Non ! Ce n’était pas possible !
Alors qu’il songeait à rentrer, il entendit un bruit. Un
long frisson d’effroi lui parcourut l’échine. Il prit une
pierre qui était à ses pieds et
la serra si fort que ses articulations en devinrent
blanches.
Il regardait partout, terrorisé,
mais ne voyait rien avec
l’obscurité, quand tout à
coup une main se posa sur
son épaule. Il se leva d’un
bond en se retournant et
brandit sa pierre. Il allait
l’écraser contre la tête de la
personne mais reconnut le
visage juste à temps. C’était
Alex, son rendez-vous. Sur
son visage s’y trouvait beaucoup d’amusement, même
pas une once de peur.
James s’écria : « Mais tu es
fou, j’aurais pu te tuer !»
Alex éclata de rire :
«Détends-toi, tu es trop
stressé.» Mais cela ne le rassura pas pour autant.
Alex, il le connaissait depuis
peu, mais c’était son meilleur ami. En fait, ils étaient
devenus inséparables quand
Reviendra-t-il ? par Miss Panda
n jour alors que je
me promenais avec
mon papa au parc,
je trouvais qu’il était plutôt
distant. D’habitude, il me
faisait plein de câlins car je
suis sa file chérie ! Mais là,
même pas une attention,
rien!
Plus tard, dans la matinée, il
reçut un appel qui le laissa
sans voix, de mon côté, je
pouvais entendre le son de
la voix d’une femme mais je
ne la comprenais pas,
qu’avait-elle pu lui dire ? Il
me regarda avec un air triste
et je vis même une larme sur
le coin de son œil, lorsqu’il
J
quitta la maison il me fit : «
Je vais au marché travailler,
à tout à l’heure ». Seul à la
maison, je décidai d’aller
jouer dans ma chambre,
juste pour faire passer le
temps. Deux heures plus
tard, il revenait avec un sac
rempli mais il ne me laissa
pas regarder ce qu’il contenait. Puis on se mit à table à
l’heure du repas, en premier
je mangeais mes carottes et
ma salade, il y mit son grain
de sel partout dans mon plat.
Sur le coup, je me demandais pourquoi il avait fait ça
car il ne faisait cela que dans
ses plats.
il l’avait trouvé encerclé par
une bande de gros bras. A
deux contre un, Alex n’avait
aucune chance, donc il
s’était joint à la bagarre et
depuis ils ne se quittaient
plus. James avait été fasciné
par la vie de son nouvel ami,
et bien sûr, il y mit son grain
de sel et maintenant ils se
retrouvaient toujours dans
de sales coups.
Et quand il pense à ce qu’il
venait faire là, en pleine
nuit, ça lui faisait froid dans
le dos, c’était pire que d’habitude.
« Bon alors, tu l’as emmené
? Tu l’as hein ? » lui
demanda Alex, le faisant
sortir de ses pensées.
« Oui, tiens », répondit-il en
lui tendant un sac les mains
moites. « Et fais gaffe, c’est
du lourd, vas-y mollo, si
t’en prends trop d’un coup,
tes idées vont se mélanger et
ta tête va exploser mec ! »
« Ok, ok, t’inquiète je fais
gaffe. De toutes façons, tu
me connais ! »
« Ben justement, c’est pour
ça, je sais de quoi t’es capable ! »
« Haha, très drôle. Bon
merci, je te revaudrai ça ! »
Et il partit enfin, laissant
James seul, dans l’ombre du
marché, avec l’espoir de
réussir là où il avait toujours
échoué, grâce au corrigé de
l’évaluation de mathématiques que James venait de
lui donner.
Après le repas, une grosse
fatigue surgit en moi, étalée
sur mon lit, je m’endormis
sur l’instant. Le lendemain
mon père me réveilla et
m’amena sur le marché des
animaux avec lui. Il me présenta à une femme et lui
expliqua qu’il n’avait pas
assez d’argent, je pensais
qu’il voulait travailler avec
elle jusqu’au moment où la
jeune femme me prit et me
mis avec d’autres lapins.
Ce jour là je n’avais plus de
papa mais mon amour pour
lui resta en moi.
Un amour impossible par Hiyori la baka
e l’observais, tous les
matins. Elle allait au
marché. Elle achetait
toujours la même chose
mais elle prenait un petit
truc en plus, comme un bracelet. Tout lui allait merveilleusement bien. Quelques
jours plus tard, elle changea
son look. Elle était encore
plus belle. Son look était du
style Kawaï qui signifie «
mignon » en japonais. Pour
une fois, elle était accompagnée de sa sœur qui avait un
style gothique, ça lui allait
bien aussi. J’étais tombé fou
amoureux- pas de la petite
sœur gothique- mais de la
grande. Il y mit son grain de
sel, le vendeur de pommes,
en disant que c’était ridicule
de mettre des habits de ce
style et que ce n’était pas
carnaval. Elle était calme et
lui a dit ses quatre vérités,
personne n’en revenait.
Chaque jour qui passait, elle
était de plus en plus belle.
J’avais envie d’aller lui parler mais surtout de lui
demander de sortir avec
moi.
Mais notre amour est impossible… parce que je ne suis
qu’une caméra de surveillance.
C
Un voyage agité par Henderson 31832
’était un matin venteux.
Je me trouvais sur un
marché de fruits et
légumes, au beau milieu de la
campagne. C’est ici-même que
tout mon long périple a commencé. On venait enfin de me
mettre à la disposition d’un
client. Après avoir attendu si
longtemps, j’étais heureux
d’être enfin libéré de mes frères
et sœurs. On me confia deux
belles petites pommes toutes
rondes qui possédaient une
odeur on ne peut plus bizarre.
Quelques minutes plus tard, on
me retira mon fardeau pour se
sustenter et on m’abandonna sur
un passage piéton. Pourquoi
faire une telle chose ?!!! Une
cruauté que tant de gens font !
Une fois sur la route, je m’étais
retourné sur moi-même une
bonne dizaine de fois avant de
prendre de la hauteur et m’envoler vers d’autres horizons. Je
ne me contrôlais point, je me
faisais balloter par le vent.
C’était lui le maître. Voltiger
parmi les oiseaux, parmi les
nuages, beaucoup de personnes
désireraient en faire autant !
C’était à la fois magnifique et
irréel. Il m’arrivait quelquefois
de planer au-dessus des communes perdues dans la campagne profonde où les villageois
me regardaient d’un œil désap-
M
probateur.
Et puis, une brusque rafale de
vent me déposa au sommet d’un
conifère. Des oiseaux suspicieux se rapprochèrent de moi et
commencèrent à gazouiller. Je
les dévisageai tant bien que mal.
Un épervier vint se poser en battant lentement des ailes, juste à
côté de moi. Bien entendu, il y
mit son grain de sel et commença à piailler. Je terminai
donc cette journée, perché sur la
cime d’un arbre au milieu des
babillages et sifflements, en
pleine forêt.
Le lendemain matin, le temps
était plus agité que la veille.
Une bourrasque de vent m’emporta dans le ciel. Je commençai
à apercevoir à l’horizon des
montagnes avec leur col blanc.
Tout à coup, je fus projeté à
terre dans les herbes. S’ensuivit
un petit éboulement de pierres.
Je ne pouvais plus bouger.
L’hiver arriva, froid et rigoureux. Des flocons de neige me
recouvrirent. C’est ainsi que je
commençai à hiberner.
Quelques mois plus tard, je pus
à nouveau discerner le ciel : le
printemps était de retour !
J’étais enfin libre ! Je pouvais
me mouvoir, la roche et la neige
ne pesait plus de tout leur poids
sur moi. Un instant après, je
repris ma course effrénée dans
l’air.
Des semaines plus tard, je distinguai finalement la mer, si
belle, si pure, celle que mes
frères, mes cousins et moi
avions saccagée. Ce n’était pas
notre faute mais à cause de tous
ces humains dépourvus de générosité envers les futures générations, envers la faune et la flore.
Le vent me déposa sur l’eau et
je naviguai pendant des jours et
des jours en croisant plusieurs
de mes congénères. C’était dangereux ici pour nous. Les tortues nous confondaient avec des
méduses. On pouvait se faire
dévorer à chaque instant.
Je ne rejoignis pas le septième
continent comme mes petits
cousins mais un autre continent
de plastique dont peu de gens
avait encore entendu parler.
Dans l’Océan Atlantique. J’y
finirais ma longue vie.
En 2089 après avoir étouffé déjà
tous les océans, des humains ont
enfin commencé à tenter de
nous retirer de la mer, ce qui
était peine perdue : on était
beaucoup trop nombreux.
Un scientifique me ramassa
pour m’examiner et s’exclama :
«Ce sac plastique a plus d’une
centaine d’années, il est pourtant en excellent état ! »
Une présence par Koum-Koum 2911 Byrne
attakin Byrne marchait tranquillement
le long de la rue
Sainte-Catherine. A cette
période de l’année, on pouvait
admirer les quelques centimètres de neige qui recouvraient
les toits des maisons. Oui, on
pouvait le dire, ce mois de
novembre commençait bien!
Mattakin possédait un chalet à
Entrelacs, une petite ville non
loin de la capitale, en bordure
du lac. La nuit tombant très tôt
en cette saison, il décida de
rentrer. Il avait entendu parler
de cette tempête de neige à la
radio, mais n’y avait pas porté
attention. Maintenant, il le
regrettait.
Ça devait faire bientôt deux
heures qu’il était coincé dans
sa voiture, la neige ayant
atteint le bas de la portière. Il
avait mis le chauffage des
sièges au maximum. Il s’installait sur la banquette arrière
quand soudain il aperçut une
lumière dans la forêt. « Qui
peut bien être dehors par ce
temps ? » pensa-t-il ? C’était
sa seule chance de rentrer chez
lui. Il s’habilla plus chaudement encore et sortit, frigorifié
dans la tempête. Il avança prudemment vers la lumière. Elle
devenait de plus en plus puissante. Mattakin, à bout de
souffle, s’effondra dans la
neige.
Il se réveilla dans son lit,
emmitouflé dans ses draps. La
neige avait cessé de tomber,
laissant sur son passage, un
magnifique manteau blanc qui
recouvrait le chalet et ses alentours.
Surpris, il tenta de se rappeler
ce qu’il avait fait la veille. « Je
rentrais de Montréal… la tempête…une lumière… MA
VOITURE ! « Il se précipita
hors de son lit et regarda par la
fenêtre : sa voiture n’était pas
à sa place habituelle. Il s’empressa de se préparer, prit une
grosse pelle et sortit dehors à
la recherche de son véhicule. Il
fit le chemin inverse jusqu’à
ce qu’il trouve, sur le bas côté,
sa voiture. Une fois rentré, en
voiture cette fois-ci, il décida
de manger quelque chose,
malheureusement son frigo
était vide. Affamé, il ressortit
acheter de quoi se sustenter.
En arrivant au marché il
remarqua une dame tout de
noir vêtue. Elle lui faisait peur.
Elle dégageait une sorte de
désespoir… soudain, cette
femme si inquiétante s’avança
vers lui d’un pas ferme. Mattakin recula mais elle l’attrapa
par les épaules et le plaqua
contre le mur. Elle retint sa
respiration et murmura : « tu
es protégé par une force maléfique naissante. « Mattakin se
dégagea de son étreinte et courut jusqu’à sa voiture, une «
Porsche Cayenne » ; il fit
chauffer le moteur quand un
des vendeurs décida d’y mettre
son grain de sel : « Ne vous
inquiétez pas monsieur, elle
dit ça souvent ! « pourtant,
Mattakin n’était pas rassuré. Il
rentra chez lui. Exténué des
événements de la veille, Mattakin se coucha tôt. Le lendemain matin, il prit son téléphone et commença à regarder
ses messages. Ça le soulagea
d’avoir reçu un mail de sa
maman. Il se rappela qu’il lui
avait promis de lui envoyer les
photos de son meilleur ami et
au ski. Mattakin rechercha la
photo et en les regardant, il
s’attarda sur la plus récente.
C’était une photo de lui en
train de dormir. Il vivait seul.
Absolument terrorisé, Mattakin décida d’appeler Josh, son
meilleur ami, afin de se
confier et de se sentir en sécurité. A sa grande surprise, Josh
accepta. C’était pourtant un
garçon qui détestait perdre ses
petites habitudes et malgré ça,
il avait accepté de venir. Josh
arriva quelques instants plus
tard, je lui ouvris la porte et il
s’écria en se jetant sur moi
sans même me dire bonjour : «
Mattakin, elle arrive !
- Qui arrive ? »
Trop tard, la maîtresse était là
: « les enfants rangez vos bicyclettes et fermez la cabane,
c’est l’heure d’aller à la cantine, en plus il fait froid dehors
!»
JSB - 21 avril 2016 - n°1179
Saint B’Art Concours de Nouvelles 2016
Le cru 2016
Les adultes étaient également invités à participer au concours de nouvelles organisé par l’association Saint B’Art, dans le
cadre du Festival du Livre, concours par ailleurs ouvert aux élèves du Collège Mireille Choisy. Voici en intégralité les six
textes adultes ayant participé au concours. Les meilleures nouvelles du concours «jeunes plumes» et du concours
«adultes» seront récompensées lors de la remise des prix prévue ce dimanche quai du Wall House.
L'Archipel des 9 îles par Julien d’Anglemont
Février 2086
Je suis sous le vent de la Guadeloupe
... 16° nord, 62° ouest ... En remontant du sud d'une seule traite depuis
le Brésil, il ne me reste plus longtemps pour voir enfin Saint Barthélemy ... Le GPS prévoit une arrivée
demain en début de matinée, si le
vent de SE reste stable !
Au loin, a tribord, quelques lumières
sur la côte défilent doucement dans
la nuit qui tombe, apportant des
odeurs de fruits mûrs, de feux de
bois ...
J'avais décidé de passer entre Montserrat et Antigua. Je bouclais un tour
du monde sur mon voilier après une
absence de 66 ans !
Arrivés aux Antilles sur le voilier de
mes parents en 2016, ils voulaient
fêter mon anniversaire à St Barth' !!
Je m'appelle Lucas, je suis né à Paris
le 15 février 2000 et, partis de
Bormes les Mimosas fin décembre
2015, je comptais bien souffler mes
16 bougies à terre !
Nous sommes restés 4 ans au mouillage de Gustavia.
Papa travaillait comme chef de chantier, et maman était vendeuse dans
une boutique de fringues. Nous avons
vécu heureux tout ce temps, sur et
autour de cette île magnifique...
Nous partions de juillet à octobre
jusqu'à Grenade, les Testigos, pour
éviter les cyclones...
Trois mois avant que mes parents
décident de continuer le voyage vers
le Pacifique, j'ai rencontré mon "premier amour", et, du coup, je ne voulais plus les suivre dans leur quête de
liberté, d'insouciance, d'aventures et
de découvertes !
Léa avait 18 ans, elle était née à St
Martin, un peu "chabine", sang mêlé,
belle comme sont les métisses!
La veille du départ, nous avons fait
l'amour pour la première et la dernière fois sur la plage de Gouverneur
... Aujourd'hui, à 86 ans, je m'en souviens encore ! Nous avons passé la
nuit allongés sur le sable à contempler le ciel. Je lui montrais la Grande
Ourse, Orion, l'étoile du nord et
Vénus au petit matin...
On ne s'est jamais revus, on ne s'est
jamais écrit, mais elle n'est jamais
sortie de ma mémoire ... Entre temps,
"je me suis amusé à vieillir, cela à été
une occupation de tous les instants"
comme disait P. Léautaud ...
Léa ...! Perdu dans mes pensées, à la
barre de mon bateau, je rêve de ses
longs cheveux frisés, de son sourire,
j'ai encore dans ma mémoire le parfum de sa peau vanillée ... "T'endors
pas mon Lulu, demain tu jetteras ta
pioche dans la rade de Gustavia" ...
Papa est mort à Tahiti, il n'avait pas
60 ans, d'une saloperie qu'il nous
avait toujours cachée mais qu'il
devait trimballer depuis longtemps.
Maman à voulu quitter la Polynésie
et nous avons continué la route
jusqu'en Nouvelle Calédonie. Elle
s'est éteinte quelques années plus
tard et je suis resté seul sur "Antigone". J'ai fait ma vie à Nouméa
dans l'immobilier mais je savais que
je reviendrais un jour à Saint Barthélemy. Je voulais revoir Léa, je voulais boucler la boucle, retrouver les
souvenirs de mes 20 ans. A bâbord,
je distingue Redonda, un peu sinistre, et à tribord, au loin, les petites
lumières d'Antigua. La nuit, la mer
est différente, on ne reconnait plus
rien, mais si mes yeux n'y voient pas
bien, mes narines perçoivent un
remugle d'algues, de marée basse. Je
somnole, mon cœur bat un peu trop
fort, heureusement, cela m'empêche
de dormir ... Faut pas !
Au petit matin, je ne suis plus qu'à
quelques dizaines de milles de l'île
de mon adolescence. Que vais-je y
retrouver? Vénus s'est diluée dans le
petit jour, j'avance à 6/7 nœuds,
l'alizé tient bon et me pousse inexorablement vers mon destin....
Aux jumelles, je scrute la côte qui
semble glisser sur ma droite ... Tiens,
on dirait qu'il n'y a plus de sable à
Salines et la plage de Gouverneur
semble avoir disparu ?...
Vers 11:00 h j'approche de Gustavia...
En passant devant Shell Beach, je
vois que la mer a envahi toute la
baie??? La Pointe serait devenue une
île ??? Qu'est ce que c'est que ce
bazar ???
En doublant les Petits Saints, je
découvre enfin la rade de Gustavia !
Mais l'eau est maintenant au-dessus
des quais ! L'Hôtel de la Collectivité
trempe ses colonnes joufflues dans
un mètre d'eau !!! Je n'en crois pas
mes yeux ... En face de moi, c'est
l'hallu, tout le port de commerce a
disparu ! Il y a de l'eau sur toute la
route et, de la pharmacie à la Capitainerie, de l'eau partout ... De l'autre
côté, au fond, il y a effectivement un
bras de mer qui sépare la Pointe, la
poste est baignée par la mer ... Plus
loin, à droite, le quai Barnes, Rockefeller, le Wall House sont inondés !!
Merde mais c'est pas possible, le
niveau de la mer est monté d'au
moins 2 mètres ??...
Il n'y a que 5 bateaux au mouillage,
des catamarans. Où sont passés
"Hajj", "Nuages 3", "Piwit", le cata
des plongeurs de "Kuka" ?????
Plus personne !!
Je jette l'ancre devant ce qui reste de
la Capitainerie. Le fond du port est
désert.
Je mets mon dinghy à l'eau et je
longe le quai où étaient mouillés les
petits bateaux à moteur, les pécheurs
... Pati, l'Entracte, les banques, et
plus loin, tout est fermé, inondé
jusqu'à la moitié des portes. Nom de
Dieu, l'église anglicane est transformée en piscine couverte ! L'ancien
Bazbar est englouti et la mer lèche
les fondations de la maison Suédoise
??....
Je fais demi-tour et remonte la rue
du Select. Il y a au moins un mètre
d'eau partout ...
J'attache mon annexe en face de l'ancienne parfumerie Privilège qui s'est
transformée en aquarium !! P.....,
mais c'est quoi ce b.....? Quelques
voitures silencieuses passent dans la
rue de la boulangerie, au-dessus. Je
suis complètement paumé et je me
demande, en pataugeant, comment
vivent les habitants maintenant ?
Une petite bagnole électrique me
prend en stop et me propose de
m'emmener à Lurin.
" Ben dites donc! Vous débarquez de
la lune" me dit la conductrice !" Ici,
depuis la montée des eaux, c'est la
débrouille ! Beaucoup de gens sont
partis de l'île ... Il n'y a plus de centrale électrique, plus d'eau douce,
plus d'avions, la piste est devenue
une jolie baie, plus d'essence, plus
que deux mille habitants, sur les hauteurs" ...
"Arrêtez-moi ici, s'il vous plaît,
merci " Je vais vers un homme qui
est dans son jardin en train de couper
du bois . " Bonjour !, je m'appelle
Lucas "
" Bonjour, moi c'est Robert .. euh,
vous cherchez quelqu'un ??"
" Oui, vous savez où est la maison de
Léa ?"
" LEA ??? Léa, la gangone Léa
????"
" Euh ... Vous la connaissez ?"
" Ah ben, pour sûr que j'la connais,
elle en a enterré quelque uns la
vieille ... Elle habite dans la case
bleue, un peu plus haut, là-bas, à vot'
gauche, voyez ?... C'est m ......"
Je n'entends pas la suite de ses
paroles, et je monte doucement vers
la maison .. Quand je frappe à la
porte, mon coeur va lâcher, saloperie
de côte !
Une vieille femme aux yeux malicieux, m'ouvre prudemment .
" Bonjour, je cherche Léa .."
" ..°°°OO0oo°..*¨¨;;.. ben c'est moi ,
mais toi ...°°²²%;/§°°°;.. t'es Lucas ?"
" Lélé ! "
" Lulu ! ", mais ..., c'est bien toi, te
v'la enfin, t'es rev'nu ???
Ah ben ça alors!
t'es pas mort ???"
" Ben toi non plus on dirait ! T'as
l'air en pleine forme dis donc !"
Jusqu'à la nuit, elle m'a tout raconté.
Année après année, la montée implacable de la mer, Le cyclone terrible
de septembre 2042, celui, plus fort
jamais connu de juillet 51 qui a tout
démoli, et pis quatre ans après,
"Roméo", force 5 +, qui a fini le
boulot de destruction ... Enfin, le
gigantesque tsunami de décembre
2070, il y à 16 ans, qui a emporté
dans une vague monstrueuse venue
de l'ouest, tous les bateaux qui restaient encore sur les corps morts, qui
a fracassé toutes les boutiques du
bord de mer, on ne peut plus prendre
la route qui va à Lorient, St Jean est
une espèce de marécage géant,
SuperU n'existe plus depuis longtemps, on fait du kayak sur la piste
de l'aéroport, plus rien ne marche,
beaucoup de gens ont tout perdu,
ceux qui restent fonctionnent aux
panneaux solaires, aux éoliennes, il
n'y a plus que quelques voitures électriques qui tournent encore ...
" Alors, on survit, comme dans les
années 60, je veux dire 1960, au
temps des anciens ... Cyrille, le Président de notre pauvre Collectivité, à
réussi à faire venir il y a 2 ans une
centaine d'ânes qui nous aident pour
nous déplacer et transporter des
matériaux pour refaire des passages
où l'eau n'est pas trop haute ...
"Eh oui, mon Lulu, aujourd'hui, le
niveau est monté de près de 3 mètres
et St Barth est maintenant faite de 9
îles ..."
" Ben dis donc ! c'est pas possible,
c'est complètement dingue ...
Mais dis moi Léa, quand j'ai
demandé un peu plus bas où était ta
maison, un type qui s'appelle Robert
m'a dit : La vieille gangone ?, ça
veut bien dire grand'mère en Créole,
non ?
C'est'y que tu t's'rais mariée et que tu
as eu des enfants et des petits enfants
????..."
"Mariée, nan, jamais, et Robert, c'est
ton fils, enfin, notre fils..... !!!
Il aura 66 ans en novembre, il à
épousé la Germaine et y z' ont eu 3
mômes, 2 filles et un garçon... Ce
sont tes petits enfants !!! "
" O²+°°°;;¨¨**$°°°... "
" Ben fais pas cette tête là, on dirait
que t' as avalé un oursin !!!"
La plus âgée, c'est Clémence, elle a
40 ans. Elle s'est mariée avec un
Russe, elle vit à côté de Moscou, ils
ont 2 enfants, une de 16 et un de 18,
Ils viennent tous les ans ... Pauline,
38 ans est partie y a vingt ans au
Canada pour finir ses études, et ça
fait bien 10 ans que je ne l'ai pas
revue, je crois qu'elle n'aime pas trop
les hommes ... euh, tu vois c'que
j'veux dire ...
.. Matthieu, 32 ans est toubib, toujours célibataire, mais il est resté ici,
on ira le voir demain si tu veux, il
bosse à l'hôpital, pas facile d'y aller
tu sais ...
Pour en revenir à Robert, not' fils,
lui, il est né le 26 novembre 2020,
juste 9 mois après notre nuit à Gouverneur, T'es arrière grand-pépé mon
vieux Lucas !!!"
"...Euh,°0oO**... dis donc, Léa, t'aurais pas un bon vieux rhum à finir ?
Toute cette eau salée m'a donné soif
tu vois ..."
" T'as du bol mon Lulu, j'ai toujours
ma réserve, j'ai même des citrons,
mais pour les glaçons, faudra r'passer
!!!..."
20
Tout dépend
d’aujourd’hui !
par BettyBoots
S
aint-Barth demain dormira
quand je me lèverai. Les premiers Oiseaux commenceront
à chanter, les coureurs matinaux à
courir, les fêtards à rentrer. Lorsque
j’ouvrirai la porte de ma Petite Case,
je verrai mon Chat qui m’attend
patiemment, en ce dimanche matin.
Je prendrai quelques minutes à le
caresser, échangerai quelques Mots
avec lui, lui servirai son petit bol de
lait.
Saint-Barth demain verra le Jour
et, la Nuit finissant, l’Aube arrivant,
la Clarté naissant ; j’enfilerai mes
bottes de pluie et je sortirai.
Quelques pas en direction de la boulangerie, deux trois noctambules
rencontrés en chemin, deux trois
cyclistes salués au passage, le sourire des vendeuses de pains, l’odeur
du café chaud et je repartirai avec un
délicieux financier aux amandes.
Aujourd’hui, pas de journal à
prendre, pas de News à lire mais si
quelqu’un que je connais prend son
p’tit dej en terrasse, je m’assoirai
avec elle, avec lui, avec eux et je
rentrerai plus tard ou partirai en «
After », bien fraîche ! Demain SaintBarth s’éveillera quand je dégusterai, assise dans mon Jardin, une
tasse de Thé Vert et une Viennoiserie, et le Ciel deviendra Bleu, le
Soleil, Chaud ; la Journée…
Magique ! L’Avenir appartient à
ceux qui se lèvent tôt !
Mais d’une semaine à l’autre tout
peut changer ! D’un jour à l’autre,
tout peut advenir ! Et j’aurais pu,
tout aussi bien écrire : « Saint-Barth
demain dormira quand je rentrerai
de boîte ! Les premiers Oiseaux
commenceront à chanter, les
pêcheurs à partir en Mer, les fêtards
à rentrer. Dans le Ciel déjà clair,
quelques Etoiles pourtant. Parfois la
Lune aussi, est là au petit jour.
Ainsi, irai-je à la boulangerie, m’attabler avec les « Nighteurs » qui
continuent leur Nuit, regardant passer les coureurs courageux, les
cyclistes motivés, sentir le Matin qui
vient.
Saint-Barth demain s’éveillera
quand je regagnerai, en marchant
Tranquillement, ma Petite Case
douillette, en Talons, Maquillée,
encore toute « Enjaillée » ! Et, fidèle
au poste, je retrouverai mon Chat
assis devant la porte, faisant semblant de ne pas m’attendre ! Et je lui
servirai son petit bol de lait puis je
prendrai une bonne douche pour ôter
l’odeur de la fumée, de mes Cheveux lâchés. Et j’irai rejoindre mon
lit puis je m’endormirai bercée par
la Musique, Souvenirs de la veille.
Aujourd’hui, rien de spécial à
faire ! Aucune obligation ! Pas de
programme ! Juste Vivre le Moment
Présent dans le Calme et savoir
qu’ici le Ciel est Bleu, le Soleil,
Chaud ; la Journée…Magique ! »
Les jours passent et ne se ressemblent pas, alors Saint-Barth
demain… Tout dépend d’aujourd’hui !
JSB - 21 avril 2016 - n°1179
Saint B’Art Concours de Nouvelles 2016
LE PARI FOU par Le Visionnaire
« 5000€, c’est une belle
offre vous ne trouvez pas ? »
En face de lui, assis dans
sa berceuse, le vieux SaintBarth secoua la tête, souriant,
en signe de refus. Bouillant
intérieurement mais avec un
sourire de façade, Pechternak
le russe, lui proposa de se
revoir le lendemain pour
continuer cette «conversation».
Elle avait commencé la
veille avec une proposition à
1500€, et déjà Pechternak
s’était heurté à un premier
rejet têtu et poli. Toutefois, il
ne perdait pas espoir car il lui
fallait gagner à tout prix son
pari, et il était certain de ses
atouts.
Volodine Ivanovitch Pechternak : V.I.P pour ses
intimes, un oligarque qui
avait fait fortune dans tout ce
qui se négocie : pétrole,
argent, platine, or et plus
encore, pesait 840 milliards
d’ . Il avait un fils unique
qui le secondait et, selon le
magazine Forbes, il était une
des cinq plus grandes fortunes mondiales.
Depuis quelque temps, il
était dans la réflexion et l’introspection. Tout cet argent
pour quoi faire ? Certes il
était heureux de ses succès
mais aussi conscient qu’il
n’était pas éternel et qu’il ne
pourrait jamais dépenser le
millième de ce trésor, même
s’il gaspillait sans compter en
achats somptuaires : avions,
yachts, palaces à travers le
monde et menait la vie à
grandes guides au quotidien.
Certes, à l’imitation de ses
glorieux prédécesseurs, Bill
et Melinda Gates Mark et
Priscilla Chan Zuckerberg, il
avait déjà tâté de l’humanitaire, mais pour l’instant il
s’était égoïstement contenté
de venir en aide aux populations russes et ukrainiennes
touchées par des conflits qui,
des décennies après, les laissaient toujours exsangues.
Maintenant, son altruisme et
surtout son ego lui disaient
qu’il fallait faire encore plus.
Avec une telle fortune,
donc, une telle puissance, il
était devenu mégalomane et il
estimait que son argent lui
permettait de tout s’offrir.
Des désirs les plus insensés
le travaillaient, et, comme il
aimait à le répéter ; « Quand
l’argent parle, tout le reste se
tait », et c’est ainsi que, pour
laisser sa marque dans l’histoire…de l’humanité, il imagina ce pari fou qui devait,…
devrait marquer les esprits
pour des milliers d’années.
Nous sommes à la Noël
2056 quand il concocte le
scénario de l’organisation de
ce « concours » inter-richissimes qui devait, selon lui
marquer les esprits : »Urbi et
Orbi »
Le 1e Janvier, après un
réveillon où le caviar affrontait le foie gras, l’esturgeon,
la poularde, et la vodka le
champagne, il exposa aux
convives qui festoyaient avec
lui son grandiose projet.
« Mes très chers amis » leur
dit-il « De nombreuses civilisations ont laissé des traces
indélébiles dans le paysage,
témoignage de leur grandeur,
de leur magnificence. Nous
avons tous présents sous nos
yeux les preuves de ce que
j’avance. Sans faire une liste
exhaustive de tout ce qui
existe, je vous rappelle en
vrac :les pyramides d’Egypte,
la grande muraille de Chine ;
les arcs de triomphe romains,
les temples aztèques, le château de Versailles, le Taj
Mahal, et, plus près de nous,
la tour Eiffel, l’opéra de Sydney, et encore plus près, les
tours de Dubaï ? ET NOUS ?
Que laisserons nous à la postérité, que retiendra-t-on de
notre passage sur cette terre ?
pour l’instant RIEN ! Mais,
aujourd’hui j’ai un projet qui
vous plaira sûrement : il faudra que chacun, nous
construisions une tour dans
un endroit improbable. Voici
les règles que je vous propose.
1) L’ouvrage sera une tour
ou une pyramide
2) Hauteur minimale 100
mètres.
3) Il devra être situé dans
un lieu original, voire
impensable.
4) il devra être technologiquement performant.
5) le lieu d’implantation ne
devra pas être votre pays
d’origine.
Le vainqueur sera désigné
par un vote de ses pairs et
celui du public sur internet.
LE PRIX ? Chaque concurrent perdant devra donner
10% de sa fortune connue,
somme qui devra être utilisée
dans un programme humanitaire.
Ainsi parla V.I.P .
Dès que la nouvelle fut
connue dans le landerneau
très fermé des hyper-riches,
des candidats se firent
connaître illico presto : deux
nord-américains, un mexicain, un sud-américain, un
anglais, deux russes et un ressortissant des Emirats Arabes
Unis. Parmi les sites proposés
: il fallait faire vite car la
concurrence serait féroce : le
Matto Grosso, le Grand lac
Salé, la région d’Ayers Rock
en Australie, le désert de
Gobi, le Salar de Uyuni…
V.I.P. lui avait choisi SaintBarthélemy …Pourquoi ?
Dans sa prime jeunesse, il
avait passé plusieurs étés
dans la propriété d’un ami de
son père à l’anse Gouverneur,
il était tombé amoureux de
l’île , il y était revenu fréquemment par la suite sur
son Yacht le SPASSIBA,
bien connu dans la rade de
Saint-Barth, et aussi par l’intermédiaire de son voilier le
POTEMKINE bijou de la
firme Perrini pour participer à
la mythique « Bucket « . Il
n’avait jamais gagné car, si
son bateau était l’un des plus
compétitifs, son équipage,
russe lui, n’était pas à la hauteur, à l’exception de…la 3e
mi-temps !
Depuis longtemps il nourrissait le projet, secret, de
construire quelque chose sur
le Morne Rouge qui le fascinait. Cela était devenu une
idée fixe et, de manière subliminale, ce n’était peut-être
pas étranger à son idée de
concours.
Lors de sa deuxième entrevue avec le vieux SaintBarth. Il monta les enchères
jusqu’à 25000€ du mètre
carré, rencontrant toujours le
même refus poli.
« Enfin ! » lâcha-t-il «
Vous ne vous rendez pas
compte de ce que cela signifierait pour vous et vos
proches ? une vie sans souci
jusqu’à votre mort et la leur.
Après un court silence
celui-ci lui répondit : «Avec
votre fortune, vous pourriez
probablement acheter au prix
fort les maisons et villas de
l’île, mais cela ne nous intéresse pas et il n’est pas sûr
que d’autres accepteraient
vos propositions . La conséquence serait que le prix des
terrains à bâtir augmenterait
considérablement et beaucoup de jeunes ne pourraient
plus rien acheter chez eux.
Autrement dit ils seraient
locataires à vie ,et encore, sur
leur île . Alors, allez voir ailleurs, et bien le bonsoir. »
Déçu mais pas découragé,
V.I.P.s’en retourna sur son
yacht en mûrissant son plan
B. Des élections pour le
renouvellement de la Collectivité devaient se tenir dans
l’année, il lui faudrait réunir
une équipe qui, après la victoire, défendrait son projet.
Pour réunir sa « Dream Team
» les pots de vin ne seraient
pas de trop et, comme il le
disait si souvent ; « Quand
l’argent parle… »
Deuxième partie du plan,
mettre tous les architectes
sur le coup ; avec une précision, même les perdants
seraient bien rémunérés. A sa
grande surprise quand ceux-ci
prirent connaissance du
cahier des charges, tous refusèrent comme un seul
homme. Et c’est ainsi que
l’information »fuita » et
s‘ébruita en un clin d’œil.
On peut parler de coup de
tonnerre. Dès sa diffusion la
nouvelle prit une dimension
locale d’abord puis régionale,
nationale et enfin internationale. Pour certains c’était : la
tour de Babel II, d’autres y
voyaient une corne de rhino-
céros. Dans tous les cas
l’hostilité était générale sur
place et, avant que ne fussent
connus et la teneur du pari et
les protagonistes du
concours, l’attention se focalisa sur l’île.
Les chaînes de télévision
à la recherche du scoop
débarquèrent en masse pour
s’informer et comprendre.
Les françaises d’abord, puis
les américaines et pour finir
toutes les autres. Tous voulaient savoir et voir le site
initial de ce projet insensé.
Bien vite ce fut un mega
encombrement de caméras à
travers lesquelles il fallait slalomer à pied comme en voiture quand on voulait circuler
pour vaquer à ses occupations
journalières .
Ce coup de projecteur
avait, il faut le dire, ses bons
côtés, on parlait encore et
toujours de Saint-Barth.et là,
c’était une publicité »Gratis
pro deo » . Cela allait permettre de faire valoir et de mettre
en avant tout ce qui avait été
réalisé sur ce confetti en
quelques décennies.
Quand on vit quelque part
en permanence, les transformations progressives sont
intégrées à notre insu et on
n’a pas toujours conscience
de l’importance de l’évolution, cela va de soi et on
s’aligne sur l’instant en
oubliant un peu le passé.
Quand on regarde deux photos prises au même endroit à
quelques années d’intervalle
on est frappé par la différence
qu’il peut y avoir : un avant
et un après en quelque sorte.
Les caméras de ces chaînes
apportaient un œil neuf sur
notre quotidien et nous permettaient à nous aussi et surtout, de faire le point. Tous
ceux qui se sentaient concernés, et ils furent nombreux se
proposèrent pour montrer
l’île sous son meilleur jour..
D’abord, l’office du tourisme, qui après avoir lancé
un appel sur les ondes, eut la
matière pour organiser une
très belle exposition peintures
et photos. On y retrouvait
notamment les travaux d’
»Alain Photo » et Vianey
Stackelborough, les peintures
d’Alain Le Chatelier, Stanislas Defize et Gery Langlais
pour : « Saint-Barth Avant »
A partir de ces témoignages,
des photographes étaient partis sur les même sites pour
réaliser le « Saint-Barth
Après ». On pouvait ainsi
apprécier l’évolution immédiatement.
Après plusieurs réunions,
animées et conviviales, des
points forts furent établis
pour que l’on puisse apprécier la marche de l’île pendant ce laps de temps. Des
élèves de 1e et terminale du
lycée Michel Magras présents
aussi, se proposèrent pour
seconder les taxis et autres
bénévoles pendant les
vacances de Pâques et faire
découvrir « leur » SaintBarth. Aux jeunes qui
seraient du voyage.
Le point de départ fut
fixé à l’usine de dessalement
-poumon de la rénovationcompacte et hyper performante, grâce aux investissements de la Collectivité aidée
par quelques mécènes russes
et américains ,elle desservait
sans exception tous les points
de l’île,.la mettant à l’abri de
toutes les sécheresses, elle
permettait aussi le développement d’une agriculture tournée vers les fruits et légumes
locaux mais aussi vers une
culture d’agrumes : oranges
et citrons qui occupaient la
plaine de Saint Jean, la région
de Saline et la montée de
Grand Fond depuis Petite
Saline.
Mais avant de partir pour
un tour de l’île les visiteurs
étaient emmenés sur les hauteurs de Corossol où une
petite manufacture confectionnait des chapeaux de
paille très tendance. Reprenant la succession des
anciennes , ils avaient modernisé l’utilisation des feuilles
du Sabal ;le »zamarre » local
pour faire des coiffes très en
vogue, et le modèle le plus
demandé étant le « panama
Saint Barth » très utile sur les
plages. L’entreprise avait
pour nom : «Ces dames de
Corossol», un bel hommage !
Après les achats, direction
Lurin près de la vénérable
Maison des plantes :- maison
fondée en 1976-où s’était
développé, grâce à l’aide
généreuse du californien Sergey Brin-un centre High
Tech. Séduit par l’homonymie ,il était venu et avait
détecté il y a de nombreuses
années des talents qui étaient
partis se perfectionner dans
une université de Floride. A
leur retour ils avaient créé des
Start Up de jeux vidéo et surtout une petite fabrique de
drones qui s’exportaient à travers le monde et dont la première heure de gloire avait
été la détection de pêcheurs
de Sumatra perdus en mer
après un ouragan.
Dans le domaine des loisirs, la visite se poursuivait
vers la Pointe de Nègres où
un jardin botanique de cactus
et succulentes avait pris
place. A côté des Pilosocereus : la « torche » locale, des
Melocactus : « le tête à l’anglais » des mammillarias, des
pachypodium : « le palmier
de Madagascar » des agaves
dont le « karato » peu
répandu dans la Caraïbe etc..
;se trouvaient des variétés de
cuba, du Mexique des Etats
unis dont d’énormes Grusonii. les fameux « coussins de
belle-mère : un EMERVEIL-
21
LEMENT !
Sans trop s’éloigner derrière l’antenne de Lurin , se
trouvait le Parc des tortues
appelé aussi « Le Zion
Arnaudo-Gonfaron » où l’on
pouvait voir, nourrir et caresser des tortues en toute
liberté.
Après ce tour, nos amis
étaient rendus à leur hôtel où
ils pouvaient profiter pleinement des plages et d’une mer
accueillante ;le PA-RA-DIS !
Après tout ils étaient venus
pour ça aussi!
Et dans tout cela, que
devenait notre V.I.P. déclencheur involontaire de ce coup
de pub ? Pour lui le réveil
s’était révélé pénible, les
élections sur lesquelles il
comptait avaient été un fiasco
lamentable, un désaveu de
son programme et de ses
projets. Son équipe avait été
battue à plate couture et il n’
avait plus qu’à en tirer les
conséquences, c’est ce qu’il
fit. Dans la plus grande discrétion, en catimini, comme
un voleur il partit sans espoir
de retour ; « Sic transit gloria
mundi »
Dans le reste du monde
les retombées furent importantes elles aussi. Tous les
pays concernés, à leur insu,
par ce « jeu » réagirent
immédiatement. Toutes les
négociations en cours furent
suspendues ,ipso facto, toutes
les autorisations déjà accordées furent supprimées.
Adieu folie des grandeurs
! Les riches n’avaient plus
qu’à s’inventer un nouveau
divertissement
Une alternative leur avait
été cependant offerte. Le président de la Corée du Norddictateurs de père en fils
depuis 1948- Kim On Jung ,
toujours soucieux de se
démarquer du reste du
monde- c’était dans ses
gènes- proposa à tous les
concurrents de réaliser leur
projet dans son pays pour en
faire un gigantesque parc
d’attraction, mais là, ce furent
eux qui refusèrent.
V.I.P. avait-il réellement
disparu ? NON ! quelquefois
des « voileux » et des amateurs de jet-ski, en faisant le
tour de l’île, affirmaient
l’avoir vu assis face au
Morne Rouge où son yacht
restait ancré pendant plusieurs jours.
Au fait, si vous le revoyez,
allez lui dire que si il voulait
revenir sur terre il serait le
bienvenu, on ne lui en voulait
surtout pas. Avoir été un
agent de pub aussi efficace,
cela ne court pas les rues.
TOUT LUI ETAIT PARDONNE.
JSB - 21 avril 2016 - n°1179
C
Saint B’Art Concours de Nouvelles 2016
Le secret est sous la mer…
’était la fin de la saison
humide. La terre renaissait et la nature se parait
de ses plus beaux atours. Les
nuances du jaune passaient au
vert franc et l’île s’égayait au
rythme de la nouvelle saison.
La beauté enchanteresse des
lieux ne pouvait séduire quiconque s’y attardait.
C’est dans cet écrin d’allure de
paradis que le temps ne pouvait
se figer, fuyant inéluctablement
vers une nouvelle issue.
Le soleil se levait dès l’aurore et
celui qui pouvait en profiter ne
pouvait nullement rester impassible.
La pointe des rochers ombragée
faisait bon augure aux pensées
de la jeune fille.
Quel étrange présage se tramait
en ces jours... Surprise par tant
de tourments, elle ne voyait pas
le signe du renouveau.
Elle guettait les méandres de
son âme, endolorie en ces jours
étranges.
Le fil de ses soucis continuait et
même les oiseaux qui s’approchaient au plus près d’elle ne la
dérangeaient pas, absorbée par
le tumulte de son cœur.
La plage étincelante miroitait de
mille feux, répondant au doux
bruissement des vagues lancinantes.
Le soleil commençait à brûler la
terre et sa peau se tannait légèrement, la sortant inexorablement de ses songes.
Quel signe avait-elle vu ? Étaitce un présage ? Avait-elle rêvé
?
Sourde aux tentations et aux
conclusions hâtives, elle se
releva brusquement et chercha
quelques réponses pour revenir
au moment présent.
Rien n’empêchait sa résolution
mais le dilemme était de taille.
Ne sombrait elle pas dans la
folie ?
Le secret est sous la mer...
Ses paroles résonnaient continuellement, la réveillaient dans
son sommeil jadis paisible.
Il fallait qu’elle en ait le cœur
net. Jamais elle ne pourrait se
confier, pas même à sa grandmère qui pourtant était une
femme remplie de légendes qui
l’avaient bercée toute sa jeunesse.
L’instant était rempli de doutes,
Nous nous adapterons
-"Elle est top ta nouvelle voiture ;
avoir monté une Toyota land cruiser
safari explorer sur des pneus de tracteur, quelle bonne idée!"
-"Tu sais il fallait bien cela pour traverser ce pont car il pleut souvent
depuis l'an 2025 et sur le béton il vaut
mieux avoir des pneus qui adhérent.
Ainsi on pouvait voir cette belle voiture peinte toute or briller sous le
soleil. (présent ce jour-là).
Bien que la plupart des véhicules qui
circulaient étaient d'une taille plus que
respectable cette six portes or faisait
bien des envieux.
Pourtant John450 et Idaly504 n'étaient
que du "petit personnel" employés à la
journée ; l'un au nettoyage des routes,
l'autre au ménage des "villa-châteaux"
Ils habitaient les lotissements de Fourchu dont aucun ne dépassait les six
mètres de haut.
Ces bâtisses étaient tellement longues
qu'elles pouvaient abriter au moins
cinquante personnes chacune avec tout
de même un minimum de trente
mètres carrés d'espace habitable par
couple.
Ce qu'il y avait de bien sur Fourchu
c'est qu'on avait réussi à y maintenir
quelques arbres et quelques fleurs.
C'est pourquoi, sur ce pont reliant
Fourchu à St-Barth, en cette heure
matinale, on croisait quelques "voitures" de "touristes" qui allaient en
sens inverse pour aller admirer ces
fleurs devenues rares et voir un film au
cinéma.
-"Dépêche toi Albert il est déjà six
heures du matin, la température ne va
pas tarder à dépasser les 35° à l'ombre!
On aura tout juste le temps de humer
une ou deux fleurs et j'aurais aimé
aller au cinéma.
-"Ne t'inquiète pas Martha, tu sais que
de toute façon en même pas une demiheure on fait le tour de ce jardin. Nous
serons rentrés assez vite dans notre
de tensions, d’incertitudes...
Mais quelle vie ne l’est pas ?
Vers quels méandres s’aventurait-elle ?
Elle prit la résolution de découvrir ce secret pour le bien de sa
famille mais aussi de son île.
Elle rentra chez elle et prit le
petit déjeuner entourée de sa
famille.
Elle était toujours plongée dans
ses pensées et prospectait déjà à
la recherche du secret.
Dès qu’elle en eut l’occasion,
elle décida du plan à entreprendre : c’était sous la mer que la
réponse se trouvait.
Elle questionna ses amis sur le
sujet:
Il y avait des histoires de trésors
ensevelis, des arrivées de
pirates, des contrebandiers alléchés, des voyageurs égarés, des
personnages en quête d’aventures...
L’histoire de la Caraïbe était si
riche qu’elle pouvait écouter
ces contes des heures durant.
Mais l’histoire commençait
bien au delà, du temps des premières tribus les Kalinas et les
Tainos, puis les colons, les
par Lilinature
demeure climatisée. Pour le cinéma,
on verra.
_"J'achèterai quelques flacons de senteurs florales pour déposer sur nos
plantes en plastique. Celles qui sont
produites dans leur petit laboratoire...
J'espère qu'Idaly504 ne sera pas
encore trop fatiguée pour arriver à
faire reluire tous mes parquets. Je la
trouve un peu lente"
_"On ne peut pas trop lui en vouloir,
même si maintenant ils peuvent acheter des daurathons issus de l'aquaculture, cette nourriture là ne leur donne
pas la pêche!"
_"Ah! Mon cher Albert, je reconnais
bien là ton humour. À quoi ressemble
une pêche d'ailleurs?"
-"Oh! C'est comme pour les poissons,
je ne me souviens pas trop. Ça me rappelle qu'on va plonger à 15h."
_"En attendant allons voir ce jardin.
On arrive à Fourchu"
Fourchu se dessinait comme un sol
lunaire. Il n'y avait plus de cabris mais
plus d'herbe non plus. On voyait ça et
là quelques taches blanches : le guano
des fous bruns disparus du paysage
depuis au moins dix ans (Ça tient le
guano!).
À part ces bâtisses longues de trois
étages (le dortoir des ouvriers), le
béton n'avait pas gagné la partie sur
cette île. Cela était dû en grande partie
à la détermination de John450 et
d'Idaly504 qui avaient monté un syndicat anti-béton.
Le gouverneur avait dû baisser les bras
sinon les employés avaient menacé de
rester sur St-Martin et là St-Bétonlemy
se serait retrouvée sans personnel
aucun.
On avait bien essayé de faire un pont
direct entre St-Barth (plus connue sous
le nom de St-Bétonlemy) et St-Martin
mais il s'était écroulé ! Même avec des
techniques très innovantes, la longueur
hasards des premiers arrivants...
Des le lendemain elle se rendit
à Gustavia et entreprit d’aller à
Shell Beach.
Elle mit son masque et son tuba
et commença l’exploration
sous-marine .Les richesses
n’étaient peut-être pas dans la
recherche d’un trésor mais simplement dans ce qu’offrait la
flore et la faune incroyables...
Elle croisa des poissons perroquets, un requin dormeur, des
tortues qui glissaient majestueusement sous l’eau et une magnifique raie léopard.
La vision du monde aquatique
était bien différente et les
remises en question sur sa protection concernaient chacun.
La prise de conscience de tous
ces innombrables détails passait
par l’éducation, le respect, la
culture, l’amour d’autrui.
Ces valeurs essentielles
devaient se transmettre même si
les temps actuels pouvaient être
rongés par l’égoïsme et l’ignorance.
Elle retourna chez elle et sa
grand mère l’attendait sur le
porche.
"Ma petite fille, lui dit-elle, en
était trop importante pour consolider
de façon sérieuse un tel édifice.
- Martha : "Quand je pense à tous ces
gens morts en 2019 dans l'écroulement
de ce pont !"
- Albert : "Ils n'ont même pas servi à
nourrir les poissons. À part un ou deux
tarpons qui traîneraient par là, il n'y a
plus rien sous l'eau."
- Martha : "Oh! Tu exagères parfois il
y a des daurathons qui s'échappent des
viviers. Tu sais le seul poisson qu'ils
ont réussi à rendre comestible et viable.
- Albert : "Au moins ils n'ont ni
écailles ni arêtes c'est plus facile pour
la cuisine et avec les bonnes saveurs
artificielles on arrive à lui donner du
goût."
Martha et Albert garent leur véhicule
sur le terrain vague qui sert de parking
près du petit jardin aménagé sous
serre.
- Martha : "Tout de même, ils ne sont
pas si bêtes ces ouvriers, leur système
d'arrosage avec l'eau dessalée fonctionne à merveille. Ils arrivent ainsi à
faire face à leur consommation personnelle et ils ont de quoi bien entretenir leur jardin."
- Albert : "C'est un comble avec ces
pluies très fréquentes mais que ce soit
l'eau de mer ou l'eau de pluie, il y a
intérêt à avoir de sacrés bons filtres
pour ôter au mieux toutes les cochonneries que peut contenir l'élément
liquide de nos jours. Sans parler de
l'acidité."
- Martha : "Oui cela devient compliqué de vivre sur terre. D'ailleurs quand
il pleut c'est un peu "tout le monde à
l'abri".
- Albert : "Ça n'empêche pas cette
pluie de faire une belle gadoue dans
ces terrains vagues ! Je ne comprends
pas qu'ils refusent de tout bétonner!"
- Martha : "Ce serait comme sur StBarth, que des pistes de bobsleigh et si
ces jours une fable nous est
transmise à nous les femmes...
C’est aujourd'hui à ton tour de
découvrir le mystère ... "
Comment avait-elle su ? Peutêtre était-ce elle qui lui avait
transmis ce message ?
Le soir, elle se remémora ces
paroles tout en aidant sa mère
qui préparait le repas.
Le secret est sous la mer...
Elle regarda sa mère. Ses yeux
la fixaient d’un regard interrogateur et bienveillant.
Puis le repas terminé, elles longèrent ensemble la plage de
Salines en silence et elles s’assirent un moment.
Puis elle sut. Elle comprit dans
la pénombre la phrase énigmatique :
Le secret est sous la mer...
Le secret est sous la mère...
"Maman, lui dit-elle, quel est
donc ce secret ? Je suis en âge
de le connaître."
Sa mère, pleine de compassion,
l’étreignit et lui dit :
"Ma fille, je suis heureuse que
tu aies percé le mystère.
Depuis des décennies, notre
tu n'as pas une voiture amphibie,
impossible de circuler. Ces gens là
n'auront jamais les moyens d'acheter
ce genre de véhicules."
D'où la construction d'un énorme parking surélevé, une construction en spirale haute de dix mètres. Les employés
venant de Fourchu devaient y laisser
leur voiture. Puis des petites sphères
aériennes permettaient de les emmener
sur les hauteurs, seuls endroits non
inondables de l'île dont la surface avait
bien rétréci. Seuls les mornes surnageaient. La mer depuis Shell Beach
avait rejoint le port. Tous les lacs
comme celui de St-Jean ou de Saline
avaient été avalés par la mer.
Martha et Albert, après avoir pris le
temps de voir un film s'en retournent
vite à leur véhicule.
- "Bon on va la mettre en mode avion,
on sera plus vite chez nous et je préfère la garer sur l'aire d'atterrissage de
notre villa plutôt que de la laisser dans
le parking d'entrée."
Pendant ce temps, John450 et
Idaly504 étaient arrivés au mur d'enceinte du "château" d'Albert et Martha.
Après une identification de leur rétine
et de leur voix, la grande porte
s'ouvrit et ils partirent chacun vaquer à
leurs occupations respectives.
- Idaly504 : "J'ai intérêt à ce que ça
brille avant que Monsieur et Madame
PRIVIOHNON arrivent. Martha est
très exigeante."
- "Mais, lui répondit John450, c'est
bientôt fini leur petite escapade sur StBarth. Ils m'ont demandé à ce que leur
navette spatiale soit prête pour dans
cinq jours et je vais de ce pas préparer
leur mini sous-marin. Ils veulent
encore aller faire un tour des bâtiments
engloutis depuis la montée inexorable
du niveau de la mer. Ils aiment bien se
faufiler entre tout ce qui est submergé
comme l'ancien hôtel de la collectivité,
la grande ancre qui a retrouvé sa place
22
famille est la gardienne de l île
de St Barth, un trésor nous est
remis pour la protéger et lui
assurer un futur serein.
Il est temps aujourd’hui que je
te remette la clef du coffre qui
contient tous ces secrets... Ce
trésor n’est pas matériel mais
il recèle tous les aspects pour
que notre île soit à jamais protégée...
Elle l’emmena jusqu’ au bout
de l île et arrivées près des piscines naturelles, elles entrèrent
dans une grotte. Le coffre était
si ancien qu’il fallait l’ouvrir
avec la plus grande précaution...
Après une courte cérémonie, sa
mère lui donna la clef et s’en
alla.
Prise de doutes, elle hésita. Elle
prit son courage et entreprit
d’ouvrir le coffre...
Prise de stupeur, elle sourit avec
étonnement car elle avait toujours su que ce qui s’y trouvait
était gravé en elle depuis toujours.
Il y avait de la terre avec un
message taillé sur une pierre :
Prends soin de moi et je prendrai soin de toi.
et les boutiques d'antan. Parfois ils
vont jusqu'à l'aéroport dans leur petit
sous-marin de poche en contournant
Grand-Fond jusqu'à Lorient.
-"Je ne t'accompagne pas jusqu'à la
rampe de lancement j'ai trop à faire ici.
J'aurais bien aimé voir le fromager
mais bon une autre fois."
Le fromager : seul arbre restant sur
l'île et d'où part la rampe de lancement
des sous-marins de poche des
quelques ultra-milliardaires qui possèdent une villa-château. On en compte
une trentaine et ce sera tout. Ils sont
tous collés les uns aux autres et il n'y a
plus un mètre carré de disponible.
Ainsi ils visitent le St-Barth d'autrefois
à moitié englouti. Puis Albert et Martha repartiront vivre sur une des stations orbitales mises à la disposition
du public en 2020. Public est un bien
grand mot car pour acheter un appartement dans une de ces stations, il faut
débourser une petite fortune même
pour un simple 200 mètres carrés.
Le petit peuple essayait donc de survivre sur terre pendant que les "privilégiés" essayaient de s'adapter dans l'espace. La vie avait beaucoup changé.
Cinq jours plus tard, Albert et Martha
étaient à bord de leur navette. Cela
leur faisait toujours drôle après le
décollage de voir St-Barthelemy se
dessiner comme des petites collines
que la mer venait narguer et l'hôtel de
la collectivité seule sur son morne du
fort Oscar à la place de la gendarmerie.
Pendant ce temps sur Fourchu, un
homme gagnait de l'argent en vendant
des petits mouchoirs à tous ceux qui
pleuraient en allant voir au cinéma des
films sur le St-Barth d'autrefois. Dans
cette salle, il avait réussi à reproduire
l'odeur des fleurs et le chant des
oiseaux. Le "soleil vert" ça ne vous dit
rien?
JSB - 21 avril 2016 - n°1179
Saint B’Art Concours de Nouvelles 2016
SOLO par Joe Hope
L
a mer est déchaînée. Le vent
est de plus en plus violent. Je
ne vais pas pouvoir rester là
longtemps, il faut que je me mette à
l’abri.
Je sais ce qui est en train de se préparer : un cyclone. Il sera d’une violence terrible. Quand je me retourne
et que je vois tous les engins de
chantier, et le matériel, non protégés, mes craintes se confirment : ils
ont oublié. Il n’y a pas eu de
cyclone depuis plus de 10 ans, et le
dernier, celui de 2015, ressemblait
davantage à une tempête. Plus personne ne prévoit le pire, cela assombrit le plaisir, gâche la fête en
quelque sorte, et ici elle se doit
d’être permanente, au moins la moitié de l’année.
Je vis sur l’île de Saint Barthélemy,
à Colombier à proximité de l’ancienne maison de David et Peggy
Rockefeller. L’actuel propriétaire l’a
rasée. Du jour au lendemain elle a
disparu. Le paysage qui m’était
familier depuis ma naissance a été
effacé. Celui qui le remplace me
semble totalement inconnu, moi qui
suis né ici, je suis devenu un étranger, une espèce non indigène, quasi
inadaptée à son environnement.
Le béton est en train de remplacer
les murs de pierres, et les baies
vitrées, qui je n’en doute pas, vont
bientôt exploser sous la violence du
cyclone, donnent un air fantomatique à l’hôtel qui est en train de surgir de ma pointe rocheuse. Le site
est décharné, maintenant il se désincarne, il a perdu son âme.
C’est ainsi, les choses changent et je
ne peux que faire avec. A qui pourrais-je m’en plaindre, il n’y a plus
personne. Je suis seul. Le dernier de
ma famille à vivre ici. Et c’est le
mois d’octobre : l’île ne se repeuplera que courant novembre pour
rouvrir les villas, les hôtels avant
l’arrivée des vacanciers. Je vis sur
une île dortoir, un petit bout de paradis devenu artificiel. Cela s’est fait
lentement, insidieusement, sans que
personne ne le veuille vraiment, et
sans que personne ne s’y oppose
vraiment.
La roche a été creusée, la végétation
a été arrachée, l’île a été transformée. Je ne peux pas dire que le
résultat soit laid. Les constructions
rivalisent de prouesses architecturales, les jardins sont splendides,
plantés d’espèces créant un camaïeu
de verts s’étirant à l’infini dans un
accord parfait avec le bleu du ciel et
de la mer. Mais ce n’est pas Saint
Barthélémy, c’est une autre île, une
île tristement parfaite et parfaitement morte la moitié du temps.
Personne n’y vit à l’année. Les
équipes de constructions, de maintenance, se relaient. D’une année à
l’autre je ne vois jamais les mêmes
visages, ni n’entends les mêmes
langues. Cela fait une éternité que je
n’ai pas entendu le rire d’un enfant
jouant dans le zaïon. C’est normal, il
n’y a plus de coin sauvage, il n’y a
que des jardins paysagés. Il n’y a
plus d’école non plus. Les enfants
viennent en vacances et restent dans
les villas ou sur les plages devenues
privées.
Il faut que je trouve un abri, cela
devient urgent. Le bleu a fui le ciel
et la mer pour y laisser la place aux
ténèbres. Tout est sombre. J’ai du
mal à avancer. Je m’accroche, mais
je suis aspiré, rejeté. Je n’ose plus
regarder du côté de la mer, j’ai peur
de la voir s’élever jusqu’à moi, j’ai
peur d’être avalé. Le bruit est
assourdissant. La nature gronde,
rugit, hurle, pleure, elle est enragée,
hors de contrôle. Je vais être pulvérisé, comme les baies vitrées qui
explosent de toute part.
Je trouve enfin un abri, me laissant
glisser dans ce qui pourrait être une
citerne. Cela me surprend, on ne
construit plus de citerne sous les
maisons. J’ai entendu les ouvriers
expliquer que cela n’était plus rentable, que les propriétaires préféraient
rendre toutes les surfaces construites
habitables et utiliser l’eau de ville
plutôt que l’eau de pluie. Une nouvelle usine a été construite pour des-
saler l’eau de mer. Dans les secteurs
de rejet, la vie marine a disparu. En
compensation ils ont créé une association qui finance l’entretien d’un
lagon artificiel à Grand Cul de Sac,
le lagon naturel ayant disparu au fur
et à mesure que les constructions ont
gagné sur la mer. D’après mon ami
Santiago, c’est une sorte d’aquarium
géant à ciel ouvert. Santiago survole
ce coin de l’île très régulièrement.
C’est un vrai kamikaze qui se
shoote à l’adrénaline. Je suis bien
trop vieux maintenant pour parcourir l’île de long en large et je suis
effrayé par la circulation. La dernière fois que je me suis aventuré le
long d’une route j’ai cru que j’allais
passer sous les roues d’un camion
ou sous celles d’un de ces énormes
quatre-quatre de collection. Santiago
m’a appris que ces engins sont interdits en Europe et dans certains états
des Etats-Unis car ils sont trop polluants. L’île est indépendante depuis
peu, et aucune loi n’a encore été
votée sur ce sujet. Heureusement
que mon ami est toujours au courant
de tout. Il parle plusieurs langues et
a le don de se lier facilement. Il me
raconte ce qu’il a entendu, nous en
rions ensemble, parfois,
De moins en moins…
Il fait très sombre, mais je distingue
du relief sur les murs qui m’entourent. Ce n’est pas du béton, c’est de
la pierre. L’appareillage est le même
que celui des anciens murs de chez
Peggy et David. C’est un bout de
l’ancienne maison qui n’a pas été
détruit et qui a dû être enterré dans
le remblai. Je ne perçois plus le bruit
du dehors. Tout est calme. Trop
calme. Je suis dans l’œil. L’œil du
cyclone. Quand le vent va souffler à
nouveau se sera en sens inverse. Ce
qu’il a déjà plié dans un sens, il le
pliera dans l’autre et le cassera sans
pitié. La pluie va recommencer à
tomber et cette fois la terre ne parviendra pas à absorber le trop plein
d’eau. Le béton, le verre, eux, n’absorbent rien, alors l’eau va couler,
couler le long du relief emportant la
terre avec elle, transformant les
routes en cascade de boue. Ils ont
oublié les ravages que peut causer
un cyclone et ils n’ont pas réalisé
que l’île qu’ils ont créée ne pourra
pas y résister. Ce qu’ils vont découvrir à la lueur du jour, ne va pas leur
plaire. Ils seront en colère que leur
jouet soit cassé, que leur rêve soit
brisé. Peut-être qu’ils voudront
réparer, ou peut-être qu’ils seront
vexés et partiront jouer ailleurs. Que
restera‐t‐il de Saint Barthélémy ?
Le silence est brusquement fracturé
par une nouvelle explosion de verre,
le vent a repris. Je sens de l’eau qui
monte le long de mes membres et je
la vois qui ruisselle le long de la
pierre. Mon abri n’est plus sûr, il se
remplit d’eau. Il faut que je sorte de
là. J’essaie de grimper le long de la
paroi, mais je glisse, je n’ai plus de
force. A hauteur de mes yeux je vois
une plaque de céramique bleue avec
des écritures noires. Je ne sais pas
lire, mais je sais ce qui est écrit, je
me souviens, c’est la plaque qui
était accrochée sur une des arcades
en pierre de la maison : « Peggy and
David live here ». Et moi, je vais
mourir ici.
« Eh ! Solo ! Mon poto, mon copain
! Réveille‐toi », je sens que l’on me
secoue. J’ai mal. J’ouvre difficilement les yeux et je vois mon ami
Santiago dressé devant moi, il est
hilare :
‐ Ben alors tu roupilles ? T’as
oublié, c’est aujourd’hui !
‐ Aujourd’hui ? Quoi?
‐ Ok, Ok, tu t’es récemment fait
amputer d’un membre, t’es encore
sonné. Mais ce n’est pas une raison
pour oublier un événement pareil !
T’as pas pu oublier !
Je ne sais plus du tout où je suis, ni
quand je suis…Je regarde autour de
moi et je vois la maison Rockefeller
étendant fièrement ses arcades de
pierres dans la végétation redevenue
sauvage au cours des années. Son
23
toit ondule, jouant avec la ligne parfaite de l’horizon. Le ciel est bleu, la
mer est belle. J’entends le cliquetis
créé par le vent soufflant doucement
entre les mâts des bateaux en contrebas. Des enfants, des adolescents,
des hommes et des femmes de tout
âge rient, discutent, s’agitent autour
de moi.
Il n’y a pas eu de cyclone, je me suis
endormi, j’ai rêvé. Je tente de me
lever, mais la douleur m’en
empêche. J’entends une petite fille
appeler sa maman :
‐ Maman, regarde ! C’est l’iguane
qui a eu un accident et s’est fait
amputer d’une patte. On l’avait vu
dans le journal. Il est venu manifester lui aussi, c’est super non ? J’ai
bien fait d’emmener Santiago, ça lui
fera un copain.
C’est vrai j’ai eu cet accident :
écrasé par une voiture. Mais je suis
vivant et mon ami, perché sur
l’épaule de la petite fille, secoue ses
plumes multicolores, l’air impatient:
‐ Bon, ça y est ? Tu te souviens
pourquoi nous sommes là?
‐ Oui, je me souviens. Tu es un perroquet, mais inutile de répéter sans
arrêt la même chose. J’ai perdu une
patte, mais pas la tête. Nous
sommes là pour nous opposer à la
destruction de la maison Rockefeller, et de mon jardin. Nous sommes
là pour préserver notre île !
- Oui Solo, nous sommes là, parce
qu’aujourd’hui c’est demain et que
demain il sera trop tard !
Je m’appelle Solo, je suis un iguane
né sur l’île de Saint Barthélemy. J’y
mourrai, mais, je l’espère, ni sous
les roues d’une voiture, ni dernier
représentant de mon espèce sur un
territoire désincarné. J’ai perdu une
patte, mais je cours toujours et
maintenant je plais davantage aux
femelles. J’ai su m’adapter, évoluer
tout en étant différent. Saint Barth
avant, c’était avant. Saint Barth
maintenant, c’est l’île que nous
créons pour demain.
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
COMMUNIQUÉS
AVIS
Les résidents de TOINY - PETIT CUL DE SAC,
sont informés que l’accés à leur domicile
ne pourra plus s’effectuer,
à partir du 1er juin 2016, par la route privée
appartenant à la succession Guy TURBE,
contiguë à l’hôtel LE TOINY.
Il est rappelé aux résidents que l’accès à leur domicile
doit se faire par la route de PETIT CUL-DE-SAC.
CONSEIL EXÉCUTIF
SERVICE HAD
La prochaine réunion du
Conseil Exécutif aura lieu
jeudi 21 avril 2016 à 09h00
en Salle des mariages à la
Collectivité. Pour rappel, en
vertu de l'article LO 6222-14
du code général des collectivités territoriales, les réunions du Conseil Exécutif ne
sont pas publiques.
En raison des travaux prévus
par l'hôpital, le service HAD
- Clinique de Choisy informe
sa patientèle que l'accueil
sera transféré en face des
bureaux de la Direction du
21.04 au 05.05 inclus et reste
joignable du lundi au vendredi de 8:30 à 15:30 au
05.90.87.33.51. Les jours et
horaires pour l'accueil des
futures mamans restent
inchangés.
Merci pour votre compréhension
PROJET DE CARTE
D'URBANISME
Dans le cadre de son processus d'élaboration, le projet de
carte d'urbanisme sera mis à
la disposition du public à
partir du lundi 18 avril 201 6
pendant au moins un mois.
Un registre permettra de
recueillir les observations.
Le projet de carte sera
consultable dans la salle du
Conseil territorial de l 'Hôtel
de la Collectivité les lundi,
mardi, jeudi et vendredi de 8
heures à 12 heures et de 1 4
heures à 17 heures, ainsi que
le mercredi de 8 heures à 12
heures à l'exception des jours
fériés. Le projet de carte sera
également consultable en
ligne sur le site Internet de la
Collectivité.
CONSULTATION
La prochaine consultation de
gynécologie et la consultation
pré et post natale auront lieu
le jeudi 21 Avril 2016 au dispensaire. Prendre rendez
vous au 0590 27 60 27.
PRÉFECTURE
DE SAINT-BARTHÉLEMY
Les bureaux de la préfecture
de Saint-Barthélemy et
Saint-Martin seront fermés :
le jeudi 5 mai (ascension), le
lundi 16 mai (Pentecôte), le
vendredi 27 mai (Abolition
de l'esclavage).
N.B. : Pour l'annexe de
Saint-Barthélemy, la commémoration de l'abolition de
l'esclavage est fixée au 9
octobre.
RÉUNION PUBLIQUE
Le Conseil Economique
Social Culturel et Environnemental vous invite à une réunion publique jeudi 21 avril à
18h au restaurant scolaire de
Gustavia pour la présentation des conclusions de
l’étude sur l’avenir énergétique de l’île, par les cabinets
HINICIO et TECHNOPOLIS. Un sujet aux multiples
conséquences dans la vie de
chacun: économiques, financières, environnementales.
OFFRES D’EMPLOIS
SUR LE SITE
DE LA CEM
La période des «Jobs d’été»
arrive. Comme chaque
année, nous vous proposons
de faciliter vos recrutements.
Cette année, vous pouvez si
vous le souhaitez nous adresser vos « Offres d’Emploi »
que nous pourrons diffuser
sur notre site internet. N’hésitez pas à le consulter également pour y trouver les «
Demandes d’emploi » :
http://www.cemstbarth.net/index.php/informations/offres-d-emplois
CARTE ARTISAN 2016
La Chambre de Métiers et de
l’Artisanat (CMA) de SaintBarthélemy informe les artisans (dirigeant de société,
conjoint collaborateur, entrepreneur individuel, microentrepreneur) que leurs
cartes professionnelles sont
actuellement délivrées par la
poste.
En cas de non réception, la
CEM vous invite à vous rapprocher de Françoise
VALENTINI – Chargée du
Répertoire des Métiers (RM)
– afin d’actualiser les données initialement enregistrées.
Pour rappel, toutes modifications (changement d’adresse,
de situation personnelle, cessation d’activité, etc…) doivent obligatoirement être
notifiées au RM.
Tél : 0590.27.12.55 – Courriel
dédié : [email protected]
COMMUNIQUÉ DE LA
COLLECTIVITÉ
Le Président de la Collectivité de Saint-Barthélemy
rappelle aux habitants du
secteur de La Pointe à Gustavia, que le réseau tout à
l'égout est en fonctionnement. Il invite donc tous les
habitants à procéder au raccordement de leur habitation
sur le réseau dans les plus
brefs délais et notamment
ceux dont le dispositif d'assainissement non collectif
existant présente des dysfonctionnements (odeurs,
écoulements... ) Il convient
de se rapprocher de la Générale des Eaux St Barth au
0590 52 37 54, afin de voir les
modalités de raccordement
au réseau. Le Président de la
Collectivité vous remercie de
votre compréhension.
MESSES CATHOLIQUES
- Jeudi 21 Avril: Messe à
l'EHPAD à 17h00
- Vendredi 22 Avril: Messe à
Colombier à 6h30
- Samedi 23 Avril: Messe à
Lorient à 17h30
- Dimanche 24 Avril: Pas de
Messe à Colombier.
Et Messe à Gustavia à 8h30
FESTIVAL DU LIVRE
11 ème édition du Festival du
Livre Saint-Bart 2016: Attention - modification pour
l'atelier de Renaud Garreta
L’atelier de Renaud Garreta
se tiendra au musée, dans la
salle d’exposition de ses
œuvres. Cet atelier est ouvert
aux adultes et aux jeunes de
plus de 12 ans de 14h30 à
16h30 le samedi 23 avril.
LOTO DES ENSEIGNANTS DE L'ÉCOLE
STE MARIE
Les enseignants de l'école
Sainte Marie organisent vendredi 22 avril 2016 un loto au
restaurant scolaire de Gustavia. La vente des cartes se
fera à partir de 18h et le loto
débutera à 19h. 1 carte : 5
euros, 3 cartes : 12 euros.
Buvette et restauration assurées par l'Apel. Venez nombreux, De magnifiques lots à
gagner.
CIRCULATION
- A compter du lundi 18 avril
2016 jusqu’au vendredi 20
mai 2016 inclus, la circulation de tous les véhicules se
fera en demi-chaussée, au
droit des travaux de réfection
d'un muret sur une portion
de la voie n°01 à Colombier.
Le stationnement sera interdit sur l’ensemble de la zone
du chantier.
Une signalisation réglementaire à l’aide de feux sera
mise en place et entretenue
par les entreprises chargées
des travaux, pendant toute la
durée des chantiers.
SOIRÉE ROLLER
À L’AJOE
Le club de hockey de l'AJOE
a le plaisir d'organiser une
soirée roller le samedi 23
avril 2016 sur le plateau de
l'AJOE à Lorient de 19h à
21h.
Entrée + location des patins :
5 euros pour les enfants
7 euros pour les adultes
Accès au patinage pour ceux
qui possèdent leurs patins : 2
euros
Buvette et snack sur place.
Venez nombreux!!
Sports
BASKET
Jours et horaires d'entraînement et de stages de basket :
Mardi et vendredi de 16h30 à
17h30 pour les plus jeunes;
Mardi et vendredi de 17h30 à
18h30 pour les ados/adultes.
Stages de basket pour tous, le
mercredi de 16h30 à 18h00.
Pour tous renseignements et
inscriptions, contacter
RANDY au 0690 50 16 30.
Ballons à gagner. A très bientôt au basket !
RÉSULTAT DU TIRAGE
DE LA TOMBOLA DE
L'ECOLE DE RUGBY
1er prix : une semaine en
chalet (6 personnes) dans le
Colorado + 2 billets A/R Sxm
/ Denvers pour deux personnes offerts pas ELAN
voyage, un parent et l'Ecole
de rugby. Ticket gagnant
n°931, Mouwapaq Annabelle
de Grande Saline
2ème prix : une montre
24
✝
AVIS DE
REMERCIEMENTS
Très touchés par les nombreuses marques de compassion et de sympathie
qui leur ont été témoignées
suite à la disparition de
Madame Théodorine
Marie Cécilia Sibilly veuve
Bellot ;
Sa sœur Valentine, ses
petits-enfants Joël, Marlène et Daniel, son neveu
Etienne et son épouse
Marie-Thérèse, tiennent à
adresser à tous leurs
remerciements sincères,
particulièrement à Yvette,
Nicole et Josette Gréaux,
les sœurs et le curé, Messieurs Jean-Marie Laplace
et Calixte Giraud, les fossoyeurs Messieurs Faustin
Blanchard et José Lédée,
Louisa Hodge, Arlette et
Irène, pour leur soutien et
leur présence lors de
l'adieu à notre parente
tant aimée.
Hamilton homme offert par
GEM'S. Ticket gagnant
n°935 au nom de Benoit
3ème prix : une statue de
Bouddha en Suar offerte par
Dreamtime. Ticket gagnant
n° 1048 au nom de Ribiero
Paulo
4ème prix : un magnum de
blanc de blanc offert par la
Cave de CCPF + un bon
achat de 50€ chez VARDA
Désigner floral. Ticket
gagnant n° 934 au nom de
Kim
5ème prix : un magnum de
rosé offert par la cave de
CCPF + une plongée chez
Plongée Caraïbes. Ticket
gagnant n° 386 au nom de
Bousquet Hughes.
6ème prix : un sac à main
femme offert par Sable Show.
Ticket gagnant n° 1269 au
nom de Bassen Sébastien
7ème prix : trois bouteilles de
Punch offertes par Franck
Pernelle. Ticket gagnant
n°921 au nom de Marquant
Virginie
Merci à tous les participants
et vive le rugby.
ECHECS
Le prochain rendez-vous de
St-Barth Echecs aura lieu le
samedi 30 avril au Village : le
championnat de St-Barth de
blitz. Pour des renseignements, appelez après le 21
avril au 0690551214.
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
ANNONCES LÉGALES
25
ANNONCES LÉGALES
AVIS
OFFICE NOTARIAL
"G. MOUIAL, N. JACQUES, R. HERBERT et T. COLLANGES,
Notaires associés"
Villa Créole, Saint-Jean - 97133 ST BARTHELEMY
AVIS
Sur requête expresse de :
1°/ Madame GREAUX Marie Michèle Lina,
née à SAINT-BARTHELEMY le 31 janvier 1952,
2°/Monsieur GREAUX Louis Joseph Robert,
né à SAINT-BARTHELEMY le 1 mars 1954,
3°/ Madame GREAUX Claudette Marie Françoise,
née à SAINT-BARTHELEMY le 17 janvier 1956,
4°/ Madame GREAUX Denise Marie Céline,
née à SAINT-BARTHELEMY le 30 juillet 1957,
5°/ Monsieur GREAUX Jules Michel Emmanuel,
né à SAINT-BARTHELEMY le 28 décembre 1959,
6°/ Madame LOUIS Liliane Marie née GREAUX,
née à SAINT-BARTHELEMY le 7 septembre 1962.
Il sera constaté au profit de Monsieur GREAUX Louis Michel, né
à SAINT-BARTHELEMY le 29 septembre 1926, puis depuis son
décès le 28 décembre 2006, des requérants, ses SIX (6)
enfants et seuls héritiers, ensemble pour le tout ou indivisément
pour UN/SIXIEME (1/6ème) chacun, le droit de propriété
résultant de la prescription trentenaire ci-après.
Cette prescription concerne les biens immobiliers sis sur le territoire de la Collectivité de SAINT BARTHELEMY, lieudit " Flamands", figurant au cadastre rénové de ladite Collectivité section AE numéros :
- 210 d'une contenance de 343m² et
- 1485 d'une contenance de 4095m².
Toute personne entendant faire valoir un droit sur ce bien est
invitée à en faire la déclaration écrite en l'Office Notarial cidessus avant le 18 mai 2016, date à partir de laquelle le
requérant envisage de signer l'acte authentique qui constatera
cette prescription.
POUR AVIS
Me Renaud HERBERT
VIE DES SOCIÉTÉS
SCP « Gérald MOUIAL, Nadia JACQUES, Renaud HERBERT
et Thierry COLLANGES, notaires à SAINT-MARTIN
avec bureau annexe permanent à SAINT-BARTHELEMY
(Collectivités d'Outre-Mer)
AVIS DE CONSTITUTION
Aux termes d’un acte reçu par Maître Renaud HERBERT le 15
avril 2016, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :
FORME : S.C.I
DENOMINATION : VILLA GILLILAND
OBJET : Acquisition par voie d’achat ou d’apport, propriété,
mise en valeur, mise à disposition au profit de ses associés,
transformation, construction, aménagement, administration et
location de tous biens et droits immobiliers, de tous biens et
droits pouvant constituer l’accessoire, l’annexe ou le complément des biens et droits immobiliers en question. Et ce, soit au
moyen de ses capitaux propres soit au moyen de capitaux
d’emprunt, ainsi que de l’octroi, à titre accessoire et exceptionnel, de toutes garanties à des opérations conformes au présent
objet civil et susceptibles d’en favoriser le développement.
DUREE : 99 ans.
SIEGE SOCIAL : Lieu-dit "Corossol", 97133 SAINT BARTHELEMY.
CAPITAL : 10 000,00 Euros divisés en 10 000 parts de 1
Euros.
APPORTS : en numéraire.
GERANCE : M. Michael GILLILAND et Mme Shannon GILLILAND demeurant ensemble à 3720 Beverly Drive, DALLAS
(USA), 75205.
IMMATRICULATION : RCS BASSE TERRE.
Pour avis, Maître Renaud HERBERT
NORD ELEKTRON
Société à responsabilité limitée au capital de 10 000 euros
Siège social : SAINT JEAN CARENAGE
97133 SAINT BARTHELEMY
523 313 203 RCS BASSE TERRE
AVIS DE TRANSFORMATION
Aux termes d'une délibération en date du 15 avril 2016, l'Assemblée Générale Extraordinaire des associés, statuant dans
les conditions prévues par l'article L. 227-3 du Code de com-
merce, a décidé la transformation de la Société en Société par
actions simplifiée à compter du même jour, sans création d'un
être moral nouveau et a adopté le texte des statuts qui régiront
désormais la Société.
La dénomination de la Société, son objet, son siège, sa durée
et les dates d'ouverture et de clôture de son exercice social
demeurent inchangées.
Le capital social reste fixé à la somme de 10.000 euros.
ADMISSION AUX ASSEMBLEES ET DROIT DE VOTE : Tout
associé peut participer aux assemblées sur justification de son
identité et de l'inscription en compte de ses actions. Chaque
associé a autant de voix qu'il possède ou représente d'actions.
TRANSMISSION DES ACTIONS : La cession d'actions, à l'exception de la cession aux associés, doit être autorisée par la
Société.
Monsieur Gonzague DELVAS gérant, a cessé ses fonctions du
fait de la transformation de la Société.
Sous sa nouvelle forme de société par actions simplifiée, la
Société est dirigée par :
PRESIDENT DE LA SOCIETE :
Monsieur Gonzague DELVAS
Né à Vouziers (08) le 22 Novembre 1951
De nationalité Française
Demeurant : Anse des Lézards – 97133 SAINT BARTHELEMY
Pour avis, Le Président
SELAS ST BARTH LAW
Société d’Avocats au Barreau de la Guadeloupe
RCS Basse-Terre n° 753 807 908
Immeuble La Source, rue Saint-Thomas - Gustavia B.P. 613
97099 SAINT-BARTHELEMY
Tel : 05 90 27 93 82
STILEMAN LIGHTING DESIGN SBH
Société par actions simplifiée au capital de 1 500 euros
Immatriculée au R.C.S de BASSE-TERRE
Siège social : Hôtel EDEN ROCK à Saint-Jean
97133 SAINT-BARTHELEMY
AVIS DE CONSTITUTION
Aux termes d’un acte sous seing privé en date du 15 décembre
2015, il a été constitué, sous la dénomination « STILEMAN
LIGHTING DESIGN SBH», une société par actions simplifiée
ayant pour objet, en France métropolitaine et d’outre-mer et à
l’étranger :
L'achat, la vente et la supervision dans l'installation de tous
types d'éclairages.
Le siège-social est fixé : Hôtel EDEN ROCK à Saint-Jean,
97133 SAINT BARTHELEMY.
La durée de la société est de 99 années à compter de son
immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés, sauf
prorogation ou dissolution anticipée.
Le capital social est fixé à la somme de 1 500 euros ; il est
divisé en 100 actions de 15 euros chacune, qui ont été attribuées aux actionnaires en proportion de leurs apports.
Le président de la société est Monsieur Alexander STILEMAN,
demeurant : Hôtel EDEN ROCK à Saint-Jean, 97133 SAINTBARTHELEMY.
ADMISSION AUX ASSEMBLEES ET DROIT DE VOTE : Tout
actionnaire peut participer aux assemblées sur justification de
son identité et de l'inscription en compte de ses actions.
Chaque actionnaire dispose d'autant de voix qu'il possède ou
représente d'actions.
AGREMENT : Les actions ne peuvent être cédées au profit de
tiers étrangers qu'avec l'agrément préalable de la collectivité
des actionnaires statuant à la majorité des associés représentant au moins les deux tiers des actions.
La société sera immatriculée au RCS de Basse-Terre (Guadeloupe).
Pour avis, le président.
décidé, à compter de ce jour, de:
- la nomination de M. Vincent CLOQUELL, demeurant Les FicusCamaruche 97133 St Barthélemy, en qualité de gérant en remplacement de M.Anthony LEDEE;
- l'ajout, à l'objet social, de l'activité secondaire: location de
véhicule, conseil, optimisation, logistique, négociation et centralisation des achats de véhicules;
- la refonte des statuts sous forme d'une SARL à associé unique.
Mention sera faite au RCS Basse-Terre
Pour avis
Emmanuel Jacques Almosnino SAS
Avocats
3 rue Lafayette BP 656 Gustavia, 97133 Saint Barthélemy
Objet: Duet Trust and Fiduciary Services SA
RCS Luxembourg n°B 89.325,
Sise16A, avenue de la Liberté, L-1930 Luxembourg
Par résolution de son nouvel actionnaire unique en date du 13
avril 2016:
La société Colfin Grand-Cul-De-Sac Funding SARL,
RCS du Luxembourg n° B 179.985,
Sise 121 avenue de la Faïencerie, L-1511 Luxembourg,
La société Duet Trust and Fiduciary Services SA
Est désormais dirigée par un administrateur unique en la personne de:
La société Colony Luxembourg SARL,
RCS Luxembourg n°B 88. 540,
Sise 121 avenue de la Faïencerie, L-1511 Luxembourg,
En remplacement de:
Messieurs Henry GABAY, Paul François CIERNIAK et Yvon
HELL.
Pour avis.
AMELIE S.A.R.L au capital de 7.700 Euros
Siège social : C/° S.B.C.A
Quartier de l’Aéroport – Saint Jean
97133 SAINT BARTHELEMY
435 098 306 RCS BASSE TERRE
Aux termes d'une délibération en date du 11 mars 2016, l'Assemblée Générale Extraordinaire des associés de la SARL AMELIE a décidé :
- de modifier l’objet social de la société : La société a pour objet
la prise de participations, sous quelque forme que ce soit, dans
toutes entreprises, ainsi que la gestion, le contrôle et la mise en
valeur de ces participations, l’acquisition de tous titres et droits
par voie de participation, d’apport, de souscription, de prise
ferme ou d’option d’achat et de toute autre manière, l’acquisition de brevets et licences, leur gestion et leur mise en valeur,
ainsi que toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à son objet, en empruntant notamment avec ou sans
garantie et en toutes monnaies, par la voie d’émission d’obligations qui pourront également être convertibles et/ou subordonnées et de bons, et en accordant des prêts ou garanties à des
sociétés dans lesquelles elle aura pris des intérêts.
- de transférer le siège social chez Saint Barth Centre Auto –
Quartier de l’Aéroport – Saint Jean - 97133 SAINT BARTHELEMY à compter de ce jour,
- de modifier la dénomination de la société par « AMELIE »
- de remplacer Monsieur Laurent MOLLER, démissionnaire, par
Monsieur Raymond VIALENC, gérant de la société pour une
durée indéterminée.
Pour avis, La Gérance
MARCHÉS PUBLICS
AVIS D’ATTRIBUTION DE MARCHÉ
AMÉNAGEMENT DES RUES OSCAR II
ET AUGUST NYMAN
MAITRE D’OUVRAGE : Collectivité de SAINT-BARTHELEMY
MAITRE D’ŒUVRE : SAFEGE – Agence Guadeloupe
Aux termes d’une décision du 30 mars 2016, les co-gérants sta- CONDUCTEUR D’OPÉRATION : Direction des Services Techtutaires de la SCI VILLA DOLCE VITA au capital de 700.000,00 niques
€ immatriculée au RCS de BASSE TERRE sous le numéro 483
ATTRIBUTAIRES :
994 406 ont décidé de transférer le siège social initialement
Lot n° 01 : Génie Civil/VRD
fixé lieudit Anse des Cayes - 97133 SAINT BARTHELEMY au n°
SARL LAPLACE BATIMENTS
16, Lieudit Pointe Milou - 97133 SAINT BARTHELEMY
Grand Cul de Sac - 97133 SAINT-BARTHÉLEMY
Les statuts ont été modifiés en conséquence.
Montant : …………...………………….
4 601 599,65 €.
Dépôt légal : Greffe du Tribunal de Commerce de BASSE
Lot n° 02 : Électricité/Éclairage
TERRE.
SARL MIP (Maintenance Industrielle et Pétrolière – Travaux
Pour Avis, La gérance
Électriques)
Anse des Cayes - 97133 SAINT-BARTHÉLEMY
Montant : ................................................ 343 900,00 €.
SARL L'EXPERT DIESEL Capital 2000€
Les Ficus-Camaruche - 97133 St Barthélemy
DATE D’ENVOI DE L’AVIS : 19 Avril 2016.
RCS Basse-Terre 522 588 334
Le Président,
Aux termes du PV de l’AGE du 06/01/2016, les associés ont Bruno MAGRAS
AVIS DE MODIFICATION
JSB- 21 avril 2016 - n°1179
PETITES ANNONCES
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recherche son
CHEF COMPTABLE
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avec l’aide d’un comptable.
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- de la gestion des ressources humaines.
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les déclarations des charges sociales auprès des organismes.
- de l’établissement de tous documents fiscaux obligatoires.
- du suivi administratif, juridique et informatique du siège
social et des agences.
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Amour : Tous les rêves à deux sont possibles et vous découvrez un univers amoureux qui vous enchante. Travail-Argent :
Des événements décisifs et heureux peuvent survenir dans
votre carrière. Un secteur fertile en rencontres et entretiens.
Santé : Fatigue. Humeur : Vous êtes sur la mauvaise pente.
TAUREAU - du 21 Avril au 21 Mai
Amour : Une belle amitié pourrait évoluer en histoire d'amour.
Travail-Argent : Vous aurez l'opportunité de mettre en valeur
votre esprit créatif. Santé : Sommeil léger. Humeur : Semaine
assez valorisante.
SCORPION - du 23 Oct au 22 Nov
Amour : Vous aurez besoin de beaucoup d'attention et vous
regretterez le manque de sollicitude de votre partenaire. Travail-Argent : Vous ne mènerez pas aisément vos projets à leur
terme. Vous devrez faire preuve d'une grande souplesse.
Armez-vous de patience. Santé : Vos ressources physiques ne
sont pas illimitées. Humeur : Rien ne va comme vous le voulez !
GÉMEAUX - du 22 Mai au 21 Juin
Amour : Si vous êtes célibataire vous allez faire une rencontre
exceptionnelle. Il ne faudra pas laisser qui que ce soit, ni quoi
que ce soit, entraver cette rencontre. Travail-Argent : Soyez
prudent ! Sans quoi vous serez tenté de faire n'importe quoi.
Autant que possible, restez raisonnable dans vos dépenses.
Santé : Diminution des migraines. Humeur : Ce n'est pas parfait, loin de là.
SAGITTAIRE - du 23 Nov au 21 Déc
Amour : Vous régnerez en maître sur votre foyer. TravailArgent : Vous êtes soumis à des influences planétaires contradictoires. Voilà pourquoi les espoirs et les déceptions se succéderont. Santé : Le tonus est là et vous faites un excellent usage
de vos forces. Humeur : La semaine s'annonce compliquée.
CANCER - du 22 Juin au 22 Juillet
Amour : Célibataire, vous pourriez rencontrer l'amour. Si vous
l'avez déjà trouvé, l'harmonie règnera dans le couple. TravailArgent : Manqueriez-vous de motivation ? Ne vous laissez
pas aller. Réagissez avant que le retard ne s'accumule. Santé :
Faites de l'exercice. Humeur : Il faut passer à l'action !
CAPRICORNE - du 22 Déc au 20 Jan
Amour : Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas.
Vous serez attentionné et chaleureux. Travail-Argent : Manipuler les gens est une des activités dans laquelle vous excellez.
Santé : Vous faites de gros efforts pour manger moins. Bravo !
Humeur : Au top !
LION - du 23 Juillet au 22 Août
Amour : Vous prendrez peut-être beaucoup de plaisir à jouer
avec le cœur et les nerfs de votre partenaire. Travail-Argent :
Un contrat, un accord ou une association peuvent être remis
en cause. Santé : Pensez à vous ménager. Humeur : Semaine
stressante et fatigante.
VERSEAU - du 21 Jan au 18 Février
Amour : Faites un effort d'objectivité et vous verrez que tout
n'est pas si noir, au contraire. Travail-Argent : Vous saurez
caresser vos interlocuteurs dans le sens du poil. Ce seront de
précieux atouts. Santé : Prenez le temps de faire enfin quelque
chose pour vous. Humeur : Semaine assez banale.
VIERGE - du 23 Août au 22 Sept
Amour : Vous rêvez tout haut, vous vous sentez le cœur libre
et l'amour vous tend les bras ! Travail-Argent : Vous allez trop
vite et faites des erreurs. Peut-être un peu trop insouciant cette
semaine, ressaisissez-vous et pensez un peu plus au travail.
Santé : Vous faites preuve d'une bonne hygiène de vie qui
vous protège. Continuez comme ça. Humeur : Ne confondez
pas rêve et réalité.
POISSONS - du 19 Fév au 20 Mars
Amour : Semaine très rassurante sur le plan sentimental. Vos
initiatives seront appréciées par les membres de votre famille.
très bonne compréhension. Travail-Argent : Des opportunités
exceptionnelles se présenteront. Alors soyez prêt ! Côté matériel, vous aurez la possibilité d'effectuer des opérations très
profitables. Santé : Vous ne manquerez pas d'allant. Humeur :
Semaine tonifiante !
NUMÉROS UTILES
27
SÉCURITÉ CIVILE
05.90.29.70.66
CROIX ROUGE
06.90 71.91.21
CROSSAG (SAUVETAGE EN MER)
196 OU 05.96.70.92.92
GENDARMERIE
05.90.27.11.70
POLICE DE L’AIR ET AUX FRONTIERES
05.90.29.76.76
POLICE TERRITORIALE
05.90.27.66.66
HÔPITAL
05.90.27.60.35
POMPIERS
18 OU 05.90.27.62.31
MÉDECIN DE GARDE
15 OU 05.90.90.13.13
HÔTEL DE LA COLLECTIVITÉ
05.90.29.80.40
Ouvert du lundi au vendredi de 7h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h00
Sauf le mercredi de 7h30 à 12h30
06.90.33.12.75
ETAT CIVIL numéro d’urgence week-ends et jours fériés
SOUS-PRÉFECTURE
05.90.27.64.10
RÉSERVE MARINE
06.90.31.70.73
DISPENSAIRE
05.90.27.60.27
SERVICE DES EAUX - 24h/24, 7j/7
05.90.27.64.88
SANTÉ
MÉDECINS GÉNÉRALISTES
Chareyre Stéphane
Frappier Gervais Odile
Husson Chantal
Mazue-Naffah Sophie
Tiberghien Yann Eugène
Weil Edgar
Acuponcteur/Homéopathe : Tiberghien Yann
Acuponcteur : Chareyre Stéphane
05.90.27.64.27
05.90.29.10.04
05.90.27.66.84
05.90.27.15.04
05.90.29.71.01
05.90.27.62.40
05.90.29.71.01
05.90.27.64.27
MÉDECINS SPÉCIALISTES
Dermatologue : Augé Jean-Michel
05.90.27.63.35
Gynécologue : Bordjel Patrick
05.90.27.68.78
Maladie appareil digestif : Vassel Bernard
05.90.87.90.92
Psychiatre : Berthier-Bicaïs Marie-Claude
05.90.97 60 07
Ophtalmologistes: Cals Jean-Paul
05.90.87 25 55
Achebouche M.K.
05.90.87 25 55
Rident Véronique 06.90.41.93.92 05.90.51.10.90
Orthodontie : Bovero Magali 0690.40.80.23
05.90.52.80.32
Oto-rhino-laryngologiste – Chirurgie de la face et du cou
De Lanversin Hubert
06.90.73.09.02
Radiologue : JF Bartoli & B Bartoli
05.90.52.05.32
Stomatologue : Chlous François
05.90.27.87.31
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Brault des Grouëts Morgane
Camy Sophie
Chlous François
Gardette Romain
Maze Marie-Laurence
Redon Dimitri
Rousson Perrine
Vergniault Pascal
Yafi Sophia
05.90.51.98.11
05.90.27.87.28
05.90.27.87.31
05.90.51.98.11
05.90.27.65.95
05.90.27.87.28
05.90.51.98.11
05.90.29.86.08
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05.90.69.85.50
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Activité Physique Adaptée & Santé: Ventura Isabelle
Onier Christian
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Klein Gérard
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Infirmiers-Infirmières :
Barbe Bardon Sophie
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Evrard Patrick
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06.90.29.11.01
06.90.47.49.10
06.90.62.28.29
06.90.37.08.22
06.90.48.42.33
06.90.62.90.10
06.90.37.29.05
06.90.59.81.67
06.90.88.26.53
06.90.37.27.42
06.90.49.87.29
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