Le Montréal des Premières Nations Guide de découverte du patrimoine et des cultures des Premières Nations de la région de Montréal Montréal Hochelaga Tiohtià:ke Tiohtià:ke Onkwehón:we Akaonhóntsake Une initiative du Centre d’histoire de Montréal Équipe de réalisation Comité consultatif Anne-Marie Balac André Dudemaine Amélie Girard Paul Langlois Jean-Michel Villanove Rédaction Diane Bélanger Jean-François Leclerc Révision Linda Rougeau Direction artistique et graphisme Rémi Castonguay Impression Groupe Laurier Cartographie Dimension DPR ISBN 978-2-9812664-0-8 Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2011 Dépôt légal - Bibliothèque et Archives Canada, 2011 Ce projet bénéficie du soutien financier du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et de la Ville de Montréal dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal 2008-2011 et du Secrétariat aux Affaires autochtones. En couverture : TIPIS DE BRIQUES, Raymond Dupuis, 2011. Montréal vu d’un campement indien, James Duncan, Collection Bibliothèque et Archives Canada, 2007-11-95 2 Connaître Les musées, centres d’interprétation et lieux significatifs p.5 Plusieurs musées et sites de la région témoignent de la présence des Autochtones et des Inuits à Montréal. Aucun n’aborde l’ensemble de leur histoire. La plupart d’entre eux traitent de ce sujet en relation avec la fondation et la période coloniale française, chacun selon sa thématique particulière. En combinant plusieurs visites, vous aurez un bon aperçu du passé autochtone jusqu’à la fin de la période coloniale et plus! Rencontrer Les communautés à Montréal et dans la région p.21 Dans la région immédiate de Montréal, les Mohawks résident dans les communautés de Kahnawake et de Kahnesatake. Akwesasne se situe à la frontière du Canada et des États-Unis. On y trouve quelques infrastructures d’accueil pour les visiteurs et les touristes. Occasionnellement, les communautés organisent des événements où tous sont les bienvenus. Les visiteurs qui souhaitent rencontrer les Inuits peuvent aller à l’Institut culturel Avataq. Ceux qui veulent aller en région peuvent consulter la documentation de la Société touristique des Autochtones du Québec. Participer Les Premières Nations en milieu urbain p.28 Les Premières Nations et les Inuits vivent et fréquentent Montréal et sa région. Ils seraient près de 20 000. Ils se fondent le plus souvent à la foule cosmopolite de la métropole. Heureusement, il est possible de participer aux divers événements et aux activités organisées par les Autochtones tout au long de l’année. S ’informer Les Centres de documentation et d’archives p.31 Plusieurs lieux et sites Internet offrent à Montréal de la documentation et des informations sur l’histoire, les cultures et les sociétés des Premières Nations et des Inuits. 3 Montréal, Hochelaga, Tiohtià:ke Hochelaga, 1556. Giovanni Battista Ramusio. Près de 20 000 Amérindiens et Inuits de diverses origines habitent ou sont de passage dans la métropole pour leurs études, les affaires ou pour visiter de la parenté ou des amis. Les nations Mohawk ou Kanien’kehá:ka sont installées depuis longtemps autour de l’île, dans des communautés situées sur les rives sud et nord du fleuve. Pour ceux qui souhaitent connaître ou rencontrer les Premières Nations du Québec, cette présence est difficile à repérer à première vue dans la grande région de Montréal. Heureusement, plusieurs manifestations et lieux culturels montréalais donnent accès, chacun à leur manière, au passé et au présent de ces Premières Nations et des Inuits. Vous aider à découvrir leurs cultures et leurs patrimoines, c’est l’objectif de ce guide. Les informations sont regroupées en quatre sections intitulées : connaître, rencontrer, participer, s’informer. Une carte de la région de Montréal, à la fin du guide, vous aide à situer les sites et lieux mentionnés. Ce guide en mains, vous serez mieux outillés pour découvrir le Hochelaga contemporain, d’une halte à l’autre et à votre rythme, en famille, en groupe ou en solitaire, et sur le Net. Bonne route! Hochelaga, terre autochtone La présence des Premières Nations à Montréal est plus que millénaire. Les plus anciens sites autochtones remontent à 4 000 ans avant aujourd’hui. Au moment de sa brève incursion sur l’île en 1535, Jacques Cartier rencontre les habitants du village iroquoien d’Hochelaga - Tiohtià:ke, « là où le groupe se sépare » en langue mohawk. Les Algonquiens qui fréquentent alors le territoire nomment l’île « Minitik 8ten entag8giban », « l’île où il y avait une bourgade ». 4 Illustration des funérailles de Kondiaronk. Charles Vinh, 2001. Exposition permanente du Centre d'histoire de Montréal. Photo : Normand Rajotte. Le musée du Centre d’histoire de Montréal. Photo : Normand Rajotte. Centre d’histoire de Montréal Des clés pour comprendre toute l’histoire des Montréalais Lieu d’interprétation municipal valorisant la mémoire et l’histoire des Montréalais de toutes origines, le Centre d’histoire de Montréal vous offre des repères essentiels pour comprendre la ville et son passé. La première salle de son exposition permanente Montréal en cinq temps relate les premiers contacts avec les Français, la fondation par des missionnaires laïcs, la Grande Paix de Montréal. Des documents audiovisuels, des maquettes, des illustrations et des textes vivants reconstituent le paysage social et architectural d’une ville dont l’économie repose alors sur le commerce de fourrures avec les Premières Nations. Circuit commenté de découverte « Montréal, ville amérindienne » du Centre d’histoire de Montréal. Photo : Denis-Carl Robidoux. Le Centre propose sur demande une visite pédestre dévoilant les traces de la présence autochtone dans le Vieux-Montréal avec un guide des Premières Nations. 335, place D’Youville, Vieux-Montréal www.ville.montreal.qc.ca/chm 514 872-3207 Connaître 5 Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal. Photo : Normand Rajotte. Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal Là où se rencontraient Français et Autochtones Pointe de projectile amérindien taillée à partir d'une pierre à fusil européenne. Photo : Luc Bouvrette. Collection Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal. Marché public de Pointe-à-Callière dans l’ambiance du 18e siècle. Collection Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal. Des Autochtones ont fait halte pendant des millénaires sur le site où Montréal fut fondée. La foire annuelle des fourrures s’y déroulait. L’impressionnant rassemblement de la Grande Paix de 1701 s’est tenu à proximité. Notons la présence émouvante du premier cimetière de Ville-Marie où Blancs et Autochtones ont été inhumés. Il rappelle la relation étroite et parfois difficile entre Français, nations alliées et leurs ennemis. Le multimédia et l’exposition permanente du musée évoquent plusieurs périodes de l’occupation amérindienne du site. Des publications ont été réalisées à l’occasion d’expositions temporaires, notamment sur la Grande Paix de Montréal de 1701 et sur les Iroquoiens du Saint-Laurent. On peut trouver ces ouvrages à la boutique du Musée. Au mois d’août, chaque année, le Musée organise un marché public de NouvelleFrance. Un campement amérindien est alors aménagé en plein cœur de la Place Royale. 350, place Royale, Vieux-Montréal www.pacmusee.qc.ca 514 872-9150 6 Connaître Château Ramezay. Château Ramezay, musée et site historique de Montréal Le Montréal de la Nouvelle-France comme si vous y étiez Ce musée a le privilège d’être situé dans un des rares bâtiments du Régime français ouvert au public. Il fut entre autres la propriété de la Compagnie des Indes qui détenait le monopole de l’exportation des peaux de castor. La première section de son exposition permanente « Hochelaga, Ville-Marie et Montréal » présente plusieurs objets témoins de la présence des Iroquoiens dans la région ainsi que la maquette d’un village avant l’arrivée des Européens. Un incontournable de l’exposition est un tableau qui rappelle l’élection d’un chef huron-wendat et les enjeux politiques qui ont toujours été présents au cours de l’histoire. « Présentation d’un chef nouvellement élu au conseil de la tribu huronne de Lorette », par Henri-Daniel Thielcke, huile sur toile, 1840. Collection Château Ramezay. Des guides costumés initient les visiteurs au contexte de la vie quotidienne des Autochtones et des Français pendant la période coloniale. 280, rue Notre-Dame Est, Vieux-Montréal www.chateauramezay.qc.ca 514 861-3708 Connaître 7 Musée Marguerite-Bourgeoys. Musée Marguerite-Bourgeoys Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours Le rêve éducatif des fondateurs, sur un lieu autochtone millénaire Crypte de la Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours. Photo : Rachel Gaudreau. Le Musée Marguerite-Bourgeoys dont fait partie intégrante la Chapelle Notre-Dame-deBonsecours, est consacré à l’œuvre d’une grande pionnière de l’éducation en NouvelleFrance. Marguerite Bourgeoys et la Congrégation Notre-Dame ont entretenu dès le début des liens étroits avec les Amérindiens, notamment pour l’instruction des jeunes filles autochtones à la mission de la Montagne. Sous la chapelle actuelle, un site archéologique exceptionnel témoigne de plus de 2 400 ans d’occupation amérindienne. Tessons de poterie, éclats de taille, pointes de projectiles, fragments de pipes, grattoirs et perles de verre sont exposés dans l’envoûtante crypte. Le site conserve les traces de campements millénaires, en plus des vestiges de la première chapelle de pierre construite par Marguerite Bourgeoys en 1675. Une vue imprenable du port attend les visiteurs au sommet du clocher. À noter que le la crypte archéologique est accessible sur réservation seulement. 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal www.marguerite-bourgeoys.com 514 282-8670 8 Connaître Exposition « Simplement Montréal ». Collection Musée McCord. Musée McCord. Musée McCord Une collection unique d’artefacts autochtones Portant le nom de son fondateur, David Ross McCord, le Musée McCord s’intéresse au rôle de Montréal dans l’histoire du Canada. Ses collections exceptionnelles comptent plus d’un million d’objets, d’images et de manuscrits de diverses époques. En fondant un musée miroir de l’histoire du pays, David Ross McCord était conscient du rôle important des Autochtones. Il avait commencé à collectionner des objets amérindiens et inuits à partir de 1878. L’exposition permanente « Simplement Montréal » en présente plusieurs. Une vitrine en particulier vaut le déplacement. Elle contient des objets du site archéologique découvert par William Dawson au 19e siècle près du campus de l’Université McGill. Ce site date du début du 16e siècle. Le musée nous y amène au cours d’une promenade extérieure dans le cadre de l’activité « Sur les traces des Hochelaguiens ». Le Musée présente régulièrement des expositions temporaires en collaboration avec les Amérindiens et les Inuits. Coiffe de chef autochtone. Collection Musée McCord. 690, rue Sherbrooke Ouest, Montréal www.musee-mccord.qc.ca 514 398-7100 Connaître 9 Pavillon Michal et Renata Hornstein. Photo : Denis Farley. Boîte. Années 1830-1840. Achat, fonds Deirdre M. Stevenson. Collection Musée des beaux-arts de Montréal. Photo : MBAM, Christine Guest. Musée des beaux-arts de Montréal Pour admirer les arts autochtones du monde Rares sont les lieux montréalais qui nous font réaliser que d’autres régions du monde comptent des populations autochtones. Fondée en 1860, l’Art Association of Montreal – actuel Musée des beaux-arts de Montréal – a rallié plusieurs amateurs d’art fortunés de la métropole qui, au fil des ans, ont enrichi ses collections devenues encyclopédiques. Sans titre (Joueur de tambour), Karoo Ashevak, vers 1973. Achat, don de L. Marguerite Vaughan. Collection Musée des beaux-arts de Montréal. Photo : MBAM, Christine Guest. © Public Trustee for Nunavut, Estate of Karoo Ashevak. Au début du 20e siècle, grâce au concours d’un conservateur bénévole, F. Cleveland Morgan, l’art des Premières Nations d’Océanie et des Amériques entre dans les collections du Musée. La mise en marché de l’art inuit à Montréal, en 1948, suscite un intérêt qui ne s’est pas démenti. Dans son nouveau pavillon d’art québécois et canadien, inauguré à l’automne 2011, un étage est dédié à l’art inuit, alors que les tableaux et les sculptures à caractère ethno-historique qui représentent les Amérindiens, de même que les œuvres d’artistes contemporains des Premières Nations, se déploient au cœur même des collections historiques du Musée. 1379-1380, rue Sherbrooke Ouest, Montréal www.mbam.qc.ca 514 285-2000 10 Connaître Le mont Royal des Amis de la montagne Le mont Royal. Ville de Montréal. Gestion de documents et archives. Un lieu sacré Les Amis de la montagne ont pour mission de protéger et de mettre en valeur le mont Royal. Ils proposent un parcours dans ce cadre naturel pour découvrir les traces préhistoriques, historiques et contemporaines des Amérindiens sur la montagne. La visite commence à la Maison Smith où sont exposés des objets archéologiques provenant entre autres de sépultures remontant probablement à plus de 4 000 ans, pour se terminer sur le site de la mission du fort de la Montagne. Peu de gens savent que le populaire belvédère offrant une vue imprenable du centre-ville se nomme Kondiaronk, en l’honneur d’un chef des Hurons-Wendat des Grands Lacs, artisan de la Grande Paix de Montréal de 1701. Cornéenne du mont Royal. Collection Les Amis de la montagne. En introduction ou en complément, ne manquez pas la visite interactive « Sacrée montagne » de l’Office national du film du Canada. http://www.onf.ca/selection/sacree-montagne/ 1260, chemin Remembrance, Montréal www.lemontroyal.qc.ca 514 843-8240, poste 0 Collection Les Amis de la montagne. Connaître 11 Reproduction d’une aquarelle de J. B. Lagacé, 1921. Don des Sœurs de la Charité de Montréal. Collection Centre d’histoire de Montréal. Le fort de la Montagne Un dernier témoin du projet missionnaire montréalais Le promeneur qui déambule sur la rue Sherbrooke Ouest croise à sa droite deux tours circulaires coiffées d’un toit à poivrière. Il s’agit des vestiges du fort de la Montagne construit par les Sulpiciens en 1676. Pendant que les missionnaires jésuites parcourent les territoires autochtones, les Sulpiciens choisissent de regrouper les convertis iroquois, hurons et algonquins, mais aussi les Autochtones de passage, pour les instruire et les évangéliser. Tout près du fort, il y a un véritable village. En 1694, on retrouve 43 maisons longues habitées par 220 autochtones. Marguerite Bourgeoys et ses compagnes ont vécu pendant un certain temps dans la tour est alors qu’elles enseignaient aux jeunes Amérindiennes dans la tour ouest. Des visites guidées sont proposées au cours de l’été par le personnel du Grand Séminaire de Montréal. 2065, rue Sherbrooke Ouest, Montréal www.gsdm.qc.ca 514 935-1169 12 Connaître Maison Le Ber-Le Moyne. Collection Musée de Lachine. Musée de Lachine Une halte et un lieu d'échanges Le Musée de Lachine comprend trois bâtiments, dont la Maison Le Ber-Le Moyne, témoins clé de la relation entre les Européens et les Amérindiens à l’époque coloniale. Construite vers 1669 et achetée par les marchands Jacques Le Ber et Charles Le Moyne, la Maison était un lieu de transit servant au commerce des fourrures. De cet endroit, les coureurs de bois, les marchands de fourrures et leurs engagés s’embarquaient sur de solides canots et partaient vers la région des Grands Lacs. Canot. Collection Musée de Lachine. Mortier et pilon. Collection Musée de Lachine. Des fouilles archéologiques ont révélé que les Amérindiens fréquentaient le site depuis au moins 2 500 ans. À voir dans la première salle de l’exposition, les artefacts relatant les échanges entre les Autochtones et les Européens, une magnifique collection de pipes en terre cuite et des objets contemporains comme le grand canot d’écorce. D’autres artefacts amérindiens sont commentés sur le site Internet du musée dans le passionnant journal de bord des fouilles archéologiques. 1, chemin du Musée, Lachine www.lachine.ville.montreal.qc.ca/musee 514 634-3478 Connaître 13 Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine. Photo : Pierre Charbonneau. Lieu historique national du Canada du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine Revivre l’aventure de l’Ouest L’ancien bâtiment de la Compagnie du Nord-Ouest, daté de 1803, abrite une exposition permanente qui relate l’aventure des marchands de fourrure et des voyageurs canadiens-français du début de la colonie française jusqu’au 19e siècle. Plusieurs compagnies ont tenté leur chance et les guerres commerciales furent parfois dures. On comprend le rôle primordial des Premières Nations qui habitaient le long du parcours, de la rivière Outaouais jusqu’aux Rocheuses. La visite se fait dans l’atmosphère d’un entrepôt d’époque, entre les ballots de fourrures, les barriques de vivres et les différents types de pelleteries recherchés par les commerçants montréalais. Afin de s’initier à la réalité de ces voyageurs, des excursions en rabaska sont proposées au cours de l’été sur les abords du canal de Lachine. Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine. 1255, boulevard Saint-Joseph, Lachine www.parcscanada.gc.ca/fourrure 514 637-7433 14 Connaître Maison Nivard-De Saint-Dizier. Collection Arrondissement de Verdun. Maison Nivard-De Saint-Dizier Un rare témoin de la Nouvelle-France Construite en 1710 et située dans l’arrondissement de Verdun, la Maison Nivard-De Saint-Dizier est une des plus vieilles maisons rurales encore debout sur l’île de Montréal. Depuis 2005, la Maison et le site environnant font l’objet d’importantes fouilles archéologiques. Si les recherches ont révélé une occupation remontant au Régime français, elles ont également conduit les chercheurs à une impressionnante découverte : l'emplacement d'un site amérindien préhistorique d’envergure vieux de plus de 4 000 ans, aux abords comme à l’intérieur de la Maison. Le site, qui fut un lieu de portage et de campement, a probablement constitué pour les populations amérindiennes un repère important pendant plusieurs siècles. À l’automne 2011, la Maison Nivard-De SaintDizier, musée et site archéologique, devient le lieu d’une exposition permanente où contenu didactique, visites guidées, spectacles et conférences mettront entre autres en valeur les cultures amérindiennes actuelles ainsi que passées. 7244, boulevard Lasalle, Montréal www.ville.montreal.qc.ca/verdun 514 765-7150 Connaître 15 L’Autre Montréal, circuits d’exploration urbaine L’histoire et les réalités autochtones urbaines actuelles L’Autre Montréal est un collectif d’animation urbaine qui offre des visites originales, voire inusitées. Cet organisme propose le circuit « Les Autochtones et la ville ». Au cours d’une balade en autobus dans une dizaine de lieux, les réalités autochtones actuelles autant que passées sont abordées avec un point de vue critique. Lors de ces visites, on traite du déclin de l’influence politique et sociale des Autochtones aux 19e et 20e siècles, ainsi que des luttes pour leurs droits et territoires. On souligne aussi l’importance des communautés de Kahnawake et de Kahnesatake dont l’histoire est indissociable de celle de la ville. Une visite de Kahnawake complète parfois ce circuit. 3680, rue Jeanne-Mance, bureau 331, Montréal www.autremontreal.com 514 521-7802 Le mois de l’Archéologie Crypte de la Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours. Collection Musée Marguerite-Bourgeoys. Pleins feux sur l’archéologie dans la région de Montréal et ailleurs Au cours du mois de l’archéologie en août, plusieurs institutions proposent des visites de sites archéologiques qui révèlent le passé des Autochtones sur l’île de Montréal et dans la région métropolitaine. La meilleure façon d’obtenir l’information est de consulter le site Web de l’événement. 350, place Royale, Vieux-Montréal www.moisdelarcheo.com 514 872-7720 16 Connaître Jardin des Premières-Nations au Jardin botanique de Montréal Visite commentée du Jardin des Premières-Nations. Collection Jardin botanique de Montréal. Les cultures et les traditions des Premières Nations dans un boisé urbain Le Jardin des Premières-Nations fut offert par la Ville de Montréal aux Premières Nations du Québec à l’occasion du tricentenaire de la Grande Paix de Montréal de 1701. Il se trouve dans un boisé d’arbres et de plantes typiques de la vallée du Saint-Laurent. La visite guidée du Jardin permet de rencontrer les onze nations du territoire québécois à travers leurs connaissances du monde végétal. Inukshuk. Photo : Martin Jolicoeur – Aigle Blanc. Une exposition d’objets confectionnés entièrement de matériaux végétaux est présentée sous le toit du pavillon dont la forme rappelle un sentier dans la forêt laurentienne. Le Jardin est aussi un lieu de rencontre des Amérindiens et Inuits de Montréal. Des artistes y présentent leurs œuvres et des activités d’animation visent un rapprochement entre les peuples. 4101, rue Sherbrooke Est, Montréal www.ville.montreal.qc.ca/jardin/premières-nations/ 514 872-1400 Connaître 17 Maison longue. Photo : Philippe Quesnel. Parc national des Îles-de-Boucherville Une oasis urbaine au passé autochtone Intérieur de la maison longue. Photo : Mathieu Dupuis. Le Parc national des Îles-de-Boucherville offre un répit à l’effervescence urbaine au milieu du fleuve, à vingt minutes du centre-ville de Montréal. Accessible par la route et par bateau, le parc fait le bonheur des randonneurs et des cyclistes. Au début des années 2000, des recherches archéologiques ont permis d’identifier plusieurs sites fréquentés par les Autochtones pour la pêche, les activités de chasse et d’agriculture. Un petit campement de pêche typique des 15e et 16e siècles fut recréé sur un des sites. Il est donc possible en se baladant dans les sentiers, d’entrer en contact avec la culture traditionnelle autochtone. Des excursions en canot rabaska sont aussi proposées au cours de l’été. www.parcsquebec.com 1 800 665-6527 18 Connaître Pointe-du-Buisson Musée québécois d’archéologie L’abc de l’archéologie sur un site de pêche autochtone Le passé autochtone se révèle par la tradition orale transmise dans les communautés autochtones, par les archives, mais aussi par les fouilles archéologiques. Le Musée québécois d’archéologie, situé à la Pointe-du-Buisson à Beauharnois, nous initie à l’archéologie préhistorique le long des sentiers d’interprétation animés par des guides, souvent archéologues eux-mêmes. Situé au bord du fleuve, ce lieu fut depuis toujours une halte accueillante et riche en poissons. Les autochtones y pêchaient l’esturgeon et y cueillaient des noix. Des décennies de fouilles archéologiques ont mis au jour plus de deux millions d’artefacts qui révèlent 5 000 ans d’histoire autochtone sur les rives du Saint-Laurent. 333, rue Émond, Beauharnois www.pointedubuisson.com 450 429-7857 Artefacts. Collection Pointe-du-Buisson Musée québécois d’archéologie. Connaître 19 Maison longue. Photo : Luc Bouvrette. Centre d’interprétation du site Droulers – Tsiionhiakwatha « Là où l’on cueille les petits fruits » Un spectaculaire village iroquoien Daté de 1450, le site Droulers représente le plus important village iroquoien mis au jour au Québec avec la collaboration des Mohawks d’Akwesasne. Les habitants de ce village sont de la même famille culturelle que les Iroquoiens rencontrés à Hochelaga (Montréal) par Jacques Cartier en 1535. Les découvertes archéologiques sur ce site ont permis la reconstitution saisissante du village palissadé, avec les maisons longues et les équipements de ses habitants. Le site Tsiionhiakwatha propose une expérience unique en Amérique. En compagnie d’un guide, on découvre la vie quotidienne de ces Iroquoiens. Des spécialistes ont reproduit fidèlement leurs outils, leur mobilier, leurs vêtements et leur nourriture. On croit débarquer dans ce village, il y a 500 ans. Il est même possible de dormir dans les maisons longues et de manger à la mode iroquoienne. Un véritable cours pratique de cette culture. 1800, chemin Leahy, Saint-Anicet www.sitedroulers.ca 450 264-3030 20 Connaître Kahnawà:ke : « Sur les rapides » En 1667, les Jésuites regroupent sur la rive sud de Montréal, des Iroquois convertis au catholicisme. Leur village est déplacé quatre fois, de La Prairie jusqu’à l’établissement actuel de Kahnawake en 1717. Au cours du 19e siècle, Kahnawake devient le chef-lieu des Sept Feux, une organisation politique des nations établies sur le territoire de l’actuel Québec, qui tente de faire valoir les droits des Premières Nations. Le village, majoritairement mohawk, est intégré au système des réserves fédérales. Pendant tout ce temps, la population conserve ses traditions et vit de l’agriculture et de l’artisanat. Les hommes deviennent des maîtres de canot, puis des travailleurs de l’acier qui vont participer à l’érection de nombreux gratte-ciel nord-américains. Sose Akwiranoron Beauvais, Marie Wariwiiostha et leur enfant, vers 1890. Collection Kanien’kehá:ka Onkwawén:na Raotitióhkwa. Les Mohawks continuent encore aujourd’hui à faire valoir leurs valeurs, leurs traditions et leurs droits ancestraux. Kanien’kehá:ka Onkwawén:na Raotitióhkwa Centre culturel de Kahnawake Le Centre culturel Kanien’kehá:ka Onkwawén:na Raotitióhkwa offre surtout des services d’immersion en langue mohawk et de préservation des traditions et de l’histoire des Kanien’kehá:ka, le peuple du silex, les Mohawks. Le Centre de documentation est accessible aux chercheurs sur réservation. Une exposition permanente présente l’histoire et les traditions de la communauté. Pow-wow de Kahnawake. Collection Echos of a Proud Nation Pow Wow. www.korkahnawake.org Rencontrer 21 Centre Kateri Tekakwitha Musée de la Mission Saint-François-Xavier à Kahnawake Kateri Tekakwitha, Père Claude Chauchetière, huile sur toile. Vers 1685. 22 Rencontrer Le musée de la Mission Saint-François-Xavier est situé dans la sacristie de la vieille mission des Jésuites. La partie la plus ancienne date des années 1720. L’église est un lieu de pèlerinage dédié à la Bienheureuse Kateri Tekakwitha. Celle-ci représente à elle seule l’histoire des Mohawks. Victime des épidémies de variole, seule rescapée de sa famille, Kateri Tekakwitha se réfugie dans la région de Montréal. Elle décède en 1680 à l’âge de 24 ans. Elle laisse le souvenir d’une jeune femme d’une grande ferveur spirituelle qui impressionne les Jésuites qui lui vouent désormais, ainsi que la population tant mohawk que francophone, une grande dévotion. Kanehsatà:ke : « Sur les dunes sablonneuses » Peu de personnes connaissent l’histoire de ce joli village situé sur la rive du lac des Deux Montagnes. Selon les documents historiques, la mission fut créée en 1721 par les Sulpiciens qui avaient décidé d’implanter dans leur nouvelle seigneurie du lac des Deux Montagnes la population autochtone du fort de la Montagne, après un premier déplacement au Sault-auxRécollets. Selon la tradition orale de la population mohawk contemporaine, les Kanehsata’ kehro:non, un village existait à cet endroit bien avant l’arrivée des Européens. Pendant longtemps, Français, Algonquins et Iroquois ont fait la traite des fourrures à la pointe ouest de l’île de Montréal. Tout au long des siècles, les Kanehsata’kehro:non ont cherché à protéger leurs droits ancestraux qui n’ont jamais été reconnus officiellement. Un de leur chef au 19e siècle, Joseph O’nahsaken’rat Swan, a représenté la communauté avec conviction. Cette situation a causé de nombreux heurts, dont le plus connu, la crise d’Oka, en 1990. At the Woods’ Edge (À l’orée des bois). Brenda Gabriel et Arlette Kawanatatie Van den Hende. Traduit de l’anglais par Francine Lemay. Tsi Ronterihwanónhnha ne Kanien’kéha Centre culturel et de langue de Kahnesatake Le Centre culturel et de langue de Kahnesatake Tsi Ronterihwanónhnha ne Kanien’kéha se consacre surtout à la préservation et à la diffusion de la culture et de la langue mohawk. On y trouve aussi une série d’ouvrages sur les légendes des Kanien’kehá:ka en français, en anglais et en mohawk. Il est préférable de réserver si on veut le visiter. www.kanehsatakeculturalcenter.com Rencontrer 23 Akwesasne : « Là où la perdrix bat des ailes » Les membres de la communauté d’Akwesasne savent que leurs ancêtres ont fréquenté les îles du Saint-Laurent depuis des temps immémoriaux. Collection Akwesasne Museum. Artisans mohawks. Collection Akwesasne Museum. Par un curieux jeu de frontières définies en 1783 entre l’Angleterre et les États-Unis, une partie de la communauté d’Akwesasne se trouve en territoire québécois. Sur la pointe de Kanatakon, aussi nommée Saint-Régis, se dresse la vieille église de la mission des Jésuites établie en 1747. La partie nommée Kawehnoke est une grande île en territoire ontarien. Tout le sud d’Akwesasne est dans l’État de New York, d’où proviennent les nations iroquoises formant la Confédération des Cinq Nations. La visite de la communauté, traversée par les affluents du fleuve, vaut le voyage, mais il est préférable de se munir de son passeport. On y trouve deux centres culturels, un dans la partie sud de la communauté, le Centre culturel d’Akwesasne, et le Centre culturel Ronathahonni située dans la partie nord. Quelques boutiques d’artisanat se trouvent le long de la route. Un circuit dans la communauté est proposé et la visite du musée nous renseigne sur cette population très dynamique. Musées d’Akwesasne Le Musée d’Akwesasne est situé au rez-dechaussée de la bibliothèque de la communauté. L’histoire de la population y est relatée et le musée présente de magnifiques paniers en frêne anciens et modernes et d’autres pièces d’art traditionnel. Il est possible d’entendre des récits légendaires en langue mohawk. Une petite boutique est accessible aux visiteurs. www.akwesasneculture.org [email protected] 24 Rencontrer Pow-wow de Kahnawake. Collection Echos of a Proud Nation Pow Wow. Pow-Wow Les pow-wow qui se tiennent dans les trois communautés mohawks sont ouverts à tous. Ces événements sont des moments privilégiés pour entrer en contact avec les Autochtones et leur riche culture. Dans une ambiance de fête, on retrouve différentes activités culturelles et sociales, des kiosques d’artisanat et des comptoirs de nourriture traditionnelle autochtone. Des concours internationaux de danses amérindiennes sont au programme. Il faut dire qu’avec la présence de troupes de danseurs et danseuses de nations originaires des États-Unis, où ces compétitions sont très populaires, les pow-wow prennent souvent des airs de spectacles à grand déploiement. Il est recommandé d’agir avec discrétion autour de certains campements privés et, autre détail important, l’alcool est interdit sur les sites des pow-wow. Mais partout, la bonne humeur est de mise! Pow-wow de Kahnawake 2e fin de semaine de juillet Pow-wow de Kahnesatake Dernière fin de semaine d’août Pow-wow international d’Akwesasne 2e fin de semaine de septembre Rencontrer 25 Centre de documentation et d’archives Innutigut Pirusiit Institut culturel Avataq Si loin, mais si près Kuujjuaq. Photo : Diane Bélanger. Photo : George Simpson McTavish. Bibliothèque et Archives Canada, C-008160. L’Institut culturel Avataq se consacre à la protection et à la promotion de la langue et de la culture des Inuits du Nunavik. L’Institut est basé à Inukjuak et possède ses bureaux administratifs, un centre d’archives et de documentation et sa réserve muséale à Montréal. Avataq chapeaute des comités culturels locaux dans les 15 communautés du Nunavik, où se développe un réseau d’infrastructures culturelles qui contribue à maintenir la culture vivante. À Montréal, le Centre de documentation et d’archives Inuttigut Pirusiit a pour mandat de conserver et de rendre accessibles aux Inuits et à la population en général, les informations sur la culture et l’histoire des Inuits du Nunavik. On y retrouve des documents d’intérêts historique et anthropologique, des fonds d’histoire orale, des manuscrits en inuktitut, une collection de photographies historiques et des documents récents sur la vie quotidienne et les enjeux au Nunavik. L’Institut comprend également des départements d’archéologie, de muséologie, de communications et de publications. Il assure aussi la gestion et la mise en valeur de collections archéologiques, ethnographiques et artistiques du Nunavik. Photo : Robert Fréchette. Institut culturel Avataq, 2010. Visites sur rendez-vous 4150, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 360, Westmount www.avataq.qc.ca 514 989-9031 26 Rencontrer Collection Société touristique des Autochtones du Québec. Société touristique des Autochtones du Québec (STAQ) La Société touristique des Autochtones du Québec publie à chaque année un guide touristique très complet qui permet de prendre connaissance des activités et des services touristiques offerts dans les communautés autochtones au Québec. On y retrouve aussi bien une carte du Québec localisant les 55 communautés, qu’une brève description de chacune d’elles et des informations sur leurs services. Bref, un passeport efficace pour partir à la rencontre de nos contemporains autochtones et de leurs magnifiques territoires. La STAQ propose aux visiteurs des expériences absolument uniques auprès des onze nations du Québec qui ont rassemblé dans ce guide touristique ce qu’ils ont de plus précieux à offrir en termes de tourisme ethnoculturel et de tourisme d’aventure, d’hébergement, de restauration, d’expéditions, d’artisanat ou de croisières. 50, boulevard Chef Maurice-Bastien, local 220, Wendake www.staq.net 1 877 698-7827 Rencontrer 27 Festival Présence autochtone 2010. Photos : Marc Saindon. Festival Présence autochtone Terres en vues Une fête contemporaine des cultures des Premières Nations et des Inuits Depuis plus de vingt ans, Terres en vues organise le Festival Présence autochtone au cœur de la métropole, maintenant sur la Place des Festivals. C’est le seul moment au cours de l’année où Montréal redevient ce qu’elle fut jadis, la ville hôte des nations autochtones d’Amérique du Nord. Depuis quelques années, des nations d’Amérique du Sud sont aussi présentes. Le Festival se veut très éclaté et cosmopolite, comme Montréal. Il présente des spectacles de théâtre, de musique et de danse, mais aussi des colloques sur les enjeux autochtones contemporains. Le Festival laisse aussi une large place à l’art contemporain et au cinéma autochtones. Le Festival Présence autochtone est un indispensable moment de rencontre. Il nous permet de regarder en face les grands enjeux actuels, dont les droits humains et la protection de l’environnement. 6865, avenue Christophe Colomb, bureau 102, Montréal www.nativelynx.ca 514 278-4040 28 Participer Comité ART•CULTURE autochtone de Montréal Réseau pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone de Montréal Un réseau autochtone au sein de la métropole Le Comité ART CULTURE autochtone de Montréal regroupe essentiellement les organismes artistiques et culturels autochtones de Montréal. L’affirmation et la promotion de la diversité et de la richesse de l’art et de la culture autochtones font partie de son mandat. C’est dans cette perspective qu’il travaille de concert avec les artistes autochtones de Montréal de toutes disciplines (arts visuels, arts de la scène, métiers d’art, arts médiatiques, design). Il faut noter que cette organisation fait partie d’un réseau plus vaste qui regroupe des comités de travail offrant des services au sein de différents secteurs : l’éducation, l’emploi et la formation; la santé, les services sociaux; la jeunesse et les communications, et ce, afin de répondre aux besoins quotidiens de la population autochtone de Montréal. Des événements sont proposés au public tout au long de l’année. Pour en savoir plus sur ce regroupement, consultez leur site Internet. Festival Présence autochtone 2010. Photo : Marc Saindon. Spectacle de théâtre XAJOJ TUN Rabinal Achi- 2010. Les Productions Ondinnok. Photo: Martine Doyon. www.reseaumtlnetwork.com Autres organismes membres du Comité Aataenstic Masques et théâtre http://www.aataentsic.org/ Engrenage Noir / LEVIER www.engrenagenoir.ca/blog/index.php Les Productions Ondinnok www.ondinnok.org/ Odaya : www.myspace.com/odayasingers Jardin des Premières-Nations www.ville.montreal.qc.ca/jardin/premières-nations/ Participer 29 Artial Pour un art social Artial a pour mission de sensibiliser le public à l'art actuel des Autochtones. Cet organisme à but non lucratif cherche ainsi à faire reconnaître et apprécier la qualité et la pertinence des pratiques artistiques des créateurs autochtones. Artial veut contribuer au renouvellement du discours portant sur l’art et les cultures des Premiers Peuples, en donnant l'occasion aux artistes de témoigner du sens de leurs démarches. En collaboration avec plusieurs organismes artistiques de la grande région de Montréal, Artial soutient et organise différentes activités telles que des spectacles, des conférences et des expositions pour permettre des échanges entre le public et les artistes autochtones. www.artial.qc.ca NATONTARHET, « Il revient », en langue Wendat. Christine Sioui Wawanoloath, 2011. Centre d’amitié autochtone de Montréal Au service des Autochtones citadins Le Centre d’amitié autochtone, situé en plein cœur du centre-ville, est un peu la porte d’entrée des Autochtones qui arrivent en ville. Le bilinguisme de la ville, l’animation culturelle et les services offerts font de Montréal une destination prisée par les Autochtones. Cependant, le Centre doit souvent pourvoir aux besoins de premières nécessités des arrivants, souvent jeunes et déconcertés par la vie urbaine. Le Centre est donc plutôt un lieu de rencontres qui offre aux Autochtones des services quasi consulaires. 2001, boulevard Saint-Laurent, Montréal www.nfcm.org 514 499-1854 30 Participer Bibliothèque et Archives nationales du Québec La Grande Bibliothèque et le Centre d’archives de Montréal sont des organismes importants de diffusion culturelle. La Grande Bibliothèque, en collaboration avec le Festival Présence autochtone, présente régulièrement sur ses étages des expositions en collaboration avec des artistes autochtones. Jusqu’en novembre 2011, le public peut visiter l’exposition Nomades qui met en vedette des photographies illustrant la vie traditionnelle des Innus de la Côte-Nord, accompagnée par les mots de la poétesse innue, Joséphine Bacon. 475, boulevard de Maisonneuve Est, Montréal www.banq.qc.ca J’ai vu des horizons que je n’ai pas atteints des aurores m’attendaient ce matin où je te cherchais et tu n’existais pas Maintenant, je vais où l’on t’a vu et tu n’échapperas plus à mes songes Je te retrouve dans un rêve qui nous rassemble Mitshet tshishikua apu utitaiman Petapan nitashuapamikuat tshetshishepaushinit anite ka nanatuapamitan muku apu teuane 514 873-1100 Anutshish nitituten anite ka uapamakuin nipuamunit apu tshika tshi kashushtuin La planète cinéma autochtone Nitshisseniten tshe mishkatan ekute anite mamu e taiaku L’Office national du film du Canada possède une importante collection de films sur des sujets amérindiens et inuits des années 1940 à aujourd’hui, dont l’œuvre de la cinéaste abénaquise Alanis O’Bomsawin. La Cinémathèque québécoise conserve dans ses archives plusieurs films relatifs aux Autochtones, dont ceux du cinéaste Arthur Lamothe. Depuis quelques années, le projet du Wapikoni mobile offre aux jeunes autochtones la possibilité de prendre la parole par le biais du cinéma. Leurs films peuvent être visionnés directement sur le site Web du Wapikoni mobile. www.onf.ca Joséphine Bacon Joséphine Bacon. Collection Artial. www.cinematheque.qc.ca www.wapikoni.ca S ’informer 31 Les universités Toutes les universités montréalaises ont d’importants programmes d’études sur et pour les membres des Premières Nations. Elles possèdent aussi des fonds documentaires, des collections archéologiques, ethnologiques ou artistiques. De nombreux étudiants des Premières Nations sont inscrits à une grande variété de programmes. Ils se regroupent au sein d’associations et organisent des événements tout au long de l’année. La meilleure façon de connaître cette communauté très dynamique est de consulter les sites Web des diverses organisations. Festival Présence autochtone 2010. Photo : Marc Saindon. Collection Cercle des Premières Nations de l’UQAM. Le Cercle des Premières Nations de l’UQAM www.cpn.uqam.ca La Maison des peuples autochtones de l’Université McGill www.mcgill.ca Centre for Native Education of Concordia www.concordia.ca/nativecentre Université de Montréal, département d’anthropologie www.umontreal.ca 32 S ’informer Connaître - Musée, centres d’interprétation et sites culturels 1- Centre d’histoire de Montréal ____________________________________________ p.5 2- Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal _______________ p.6 3- Château Ramezay, musée et site historique de Montréal ______________________ p.7 4- Musée Marguerite-Bourgeoys / Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours ___________ p.8 5- Musée McCord ________________________________________________________ p.9 6- Musée des beaux-arts de Montréal _______________________________________ p.10 7- Le mont Royal des Amis de la montagne __________________________________ p.11 8- Le fort de la Montagne ________________________________________________ p.12 9- Musée de Lachine _____________________________________________________ p.13 10- Lieu historique national du Canada du Commerce-de-la Fourrure-à-Lachine ____ p.14 11- Maison Nivard-De Saint-Dizier __________________________________________ p.15 12- L’Autre Montréal, circuits d’explorations urbaines __________________________ p.16 13- Jardin des Premières-Nations au Jardin botanique de Montréal _______________ p.17 14- Parc national des Îles-de-Boucherville ____________________________________ p.18 15- Pointe-du-Buisson / Musée québécois d’archéologie _________________________ p.19 16- Centre d’interprétation du site Droulers ___________________________________ p.19 Rencontrer - Les communautés autochtones et les Inuits 17- Kahnawà:ke : Sur les rapides ___________________________________________ p.21 18- Kanehsatà:ke : Sur les dunes sablonneuses ________________________________ p.23 19- Akwesasne : Là où la perdrix bat des ailes_________________________________ p.24 20- Centre d’archives et de documentation Innutigut Pirusiit / Institut culturel Avataq __ p.26 21- Société touristique des Autochtones du Québec (STAQ) ______________________ p.27 Participer - Les événements et les activités des Premières Nations Festival Présence autochtone / Terres en vues _________________________________ p.28 Comité ART•CULTURE autochtone de Montréal _______________________________ p.29 Artial ___________________________________________________________________ p.30 Centre d’amitié autochtone _________________________________________________ p.30 S ’informer - Les Centres de documentation et d’archives Bibliothèque et Archives nationales du Québec _________________________________ p.31 La planète cinéma autochtone ______________________________________________ p.31 Les universités ___________________________________________________________ p.32 Cartographie_____________________________________________________________ p.35 33 1- Centre d’histoire de Montréal 2- Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal 3- Château Ramezay, musée et site historique de Montréal 4- Musée Marguerite-Bourgeoys / Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours 5- Musée McCord 6- Musée des beaux-arts de Montréal 7- Le mont Royal des Amis de la montagne 8- Le fort de la Montagne 9- Musée de Lachine 10- Lieu historique national du Canada du Commerce-de-la Fourrure-à-Lachine 11- Maison Nivard-De Saint-Dizier 12- L’Autre Montréal, circuits d’explorations urbaines 13- Jardin des Premières-Nations au Jardin botanique de Montréal 14- Parc national des Îles-de-Boucherville 15- Pointe-du-Buisson / Musée québécois d’archéologie 16- Centre d’interprétation du site Droulers 17- Kahnawà:ke : Sur les rapides 18- Kanehsatà:ke : Sur les dunes sablonneuses 19- Akwesasne : Là où la perdrix bat des ailes 20- Centre d’archives et de documentation Innutigut Pirusiit / Institut culturel Avataq 21- Société touristique des Autochtones du Québec (STAQ) 34 35
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