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No 458
JANVIER-FÉVRIER 2014
Roland-Garros
L’affiche
2014
Interclubs
1RE division
TCP et
Denain,
sacrés
Open
Jean
Glavany
Ligue du mois
La
Bourgogne
Économie
et société
Le tennis,
un impact
certain
Une étude réalisée par le BIPE démontre l’impact économique
et social du tennis en France et le rôle de Roland-Garros dans
cet écosystème. Découvrez-en les résultats.
PRIX : 2E
2014
Le
calendrier
D
o
s
er Tennis féminin
i
s
Au bonheur des dames !
De notre responsabilité
« sociétale »
n Directeur de la publication : B. Giudicelli, Secrétaire général de la FFT
n Rédacteur en chef : M. Taoussi ([email protected])
n Rédaction : G. Baraise, N. Bonnet, Th. Fraix-Burnet, B. Waldbaum
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des textes ou photos non demandés qui lui sont adressés.
Imprimé sur papier issu de forêts gérées durablement
Notre fédération dispose avec Roland-Garros
d’un outil efficace pour développer la pratique de
son sport pour tous et partout, répondre à ses besoins,
être à la hauteur de ses ambitions. Au moment
où toute la famille du tennis français est confrontée
à l’un des défis les plus importants de son histoire
avec la modernisation du stade de Roland-Garros,
nous avons voulu dissiper tous les doutes sur le poids
du tennis en France et sur le rôle de notre grand
tournoi dans cet écosystème.
Nous avons confié une mission au BIPE (bureau
d’informations et de prévisions économiques).
Le BIPE développe depuis plus de 50 ans des
méthodes d’analyse et de prévision économique
sectorielle pour de grands acteurs publics et privés.
La mission en question était à la fois simple et
innovante pour une activité sportive : quel est le poids
du tennis dans la société française ?
Le résultat, dont Tennis Info se fait ici l’écho,
ne nous a pas déçus. Il confirme en effet que nous
avons en main, avec Roland-Garros, un formidable
atout pour notre pays et sa capitale, qui se traduit
certes par une pratique sportive largement partagée,
mais aussi par des retombées économiques, des
milliers d’emplois et un rayonnement international.
Ces enseignements sont autant de raisons qui nous
pousseront à mener jusqu’à son terme
la modernisation du stade. C’est notre devoir,
notre responsabilité sociétale.
Gardons cet enjeu à l’esprit, d’autant qu’il fédère
sans peine toute la famille du tennis français
et cristallise ses énergies.
Pour ma part, comme je l’ai dit dans mon message
aux délégués de club dans les Assemblées générales
de ligue, je suis déterminé plus que jamais à porter
jusqu’au bout ce projet d’un stade magnifique
respectueux de son histoire et de son environnement
où rêveront encore longtemps de triompher les
meilleurs mondiaux.
En cette période de vœux, c’est le premier que
je formule en votre nom à tous pour notre grande et
belle fédération en y ajoutant pour vous, acteurs
du tennis français, bénévoles, salariés, professionnels
et amateurs, du fond du cœur mes vœux de santé
et de prospérité : bonne année 2014.
Jean Gachassin
Président de la Fédération Française de Tennis
Janvier-Février 2014 n°458
3
numéro 458
SOMMAIRE
LA FFT & VOUS
ACTU
6
INSTITUTIONNEL
En bref
22Impact économique du tennis
L’ÉVÉNEMENT
26Projet de modernisation
8Roland-Garros 2014
L’affiche du tournoi
42
12Phase finale des Championnats
Coupe de France d’hiver
des 13 ans
Léonard et Chidekh, le 13
leur porte bonheur
Championnats de France
de tennis handisport
18
Master’U BNP Paribas
La France au pied du podium
20Future, challenger, ITF féminin
Bilan d’une année de terrain
4
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
55DOSI
Le paiement en ligne en 3 questions
TENNIS EN RÉGION
LABEL FRANCE
Tennis féminin
56Bonds et rebonds
Au bonheur des dames !
LIGUE DU MOIS
DTN
46Les parcours associés
47
58Bourgogne
Plus proche des clubs
« Un rapprochement plus qu’un
INITIATIVES
accompagnement »
60Le tennis s’adapte ; au secours
de l’enfance en difficulté
En brèves
Le retour des rencontres amicales
UN CLUB, UN CHAMPION
internationales ; la DTN à Cancún
62
47Paroles d’enseignant
Gilles Roccaro : « Dans un club, le bienvivre ensemble est primordial »
Sainte-Geneviève brise les barrières
Tennis universitaire
52Equipement
Revêtements des courts : problèmes
mineurs ou majeurs ? (suite et fin)
29
Tennis en fauteuil
17
52Juridique
Qui a le droit d’enseigner le tennis
contre rémunération ?
DOSSIER
de France par équipes 1re division
16
Congrès fédéral
Au menu, les tables rondes
Épreuves fédérales
Paris et Denain en pleine lumière
du stade Roland-Garros
Un nouvel écrin dans un stade de légende
SUR LE COURT
en France
Un écosystème équilibré et vertueux
SERVICE & PRATIQUE
COMPÉTITION
49
Calendrier ITF Seniors 2014 ;
commission fédérale d’arbitrage ;
le saviez-vous ? (quiz arbitrage)
50
Classement 2014
Rectificatif
TC La Baule
Edouard Roger-Vasselin
« Il n’a jamais coupé le cordon avec nous »
QUE SONT-ILS DEVENUS ?
65
Corinne Vanier
Une balle jaune pour fil d’Ariane
OPEN
66
Jean Glavany
Un poster de 4 pages (Calendrier 2014) est inséré
dans ce numéro de Tennis Info, entre les pages 34 et 35.
Plus d’infos
www.fft.fr
DOSSIER
TENNIS FÉMININ
26
08
L’AFFICHE de
ROLAND-GARROS
29
Projet de modernisation
du stade Roland-Garros
Interclubs 1reIIDivision
Au bonheur des dames !
12
un club,
un champion
65
62
QUE SONT-ILS
DEVENUS ?
18
MASTER’U BNP PARIBAS
OPEN
66
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
5
ACTU
En bref
Projet de modernisation
du stade Roland-Garros
Avis favorable de la Commission
Le rendez-vous
Coupe Davis :
France-Australie,
la belle affiche
Le public ne s’y est pas trompé. En à peine quelques
heures, toutes les places ont trouvé preneur. Le
Vendéspace de Mouilleron-le-Captif affichera
complet, du 31 janvier au 2 février, pour le premier
tour de la Coupe Davis 2014. Il faut dire que l’affiche
est séduisante : l’équipe de France du capitaine
Arnaud Clément recevra, sur terre battue, l’Australie.
Départementale de la Nature,
des Paysages et des Sites de Paris
Le projet de modernisation du stade Roland-Garros était présenté le
20 décembre dernier à la Commission Départementale de la Nature, des
Paysages et des Sites de Paris, présidée par le Préfet Bertrand Munch.
Cette présentation s’inscrivait dans le cadre de l’instruction des permis de
construire et en amont de l’enquête publique qui sera organisée dans
quelques mois dans le cadre de la Loi Bouchardeau.
La FFT se réjouit de l’accueil fait à son projet par les membres de
cette commission qui, à une très large majorité (14 voix pour, 4 contre et
1 abstention), ont exprimé un avis favorable.
Dans sa présentation, la FFT a notamment montré qu’elle a bien pris la
mesure des enjeux liés à l’insertion de son projet dans le site remarquable
de la porte d’Auteuil et que ce projet est bien respectueux de l’environnement très sensible dans lequel il s’inscrit.
Disparition
Adieu Emmanuel !
Les deux nations sont au nombre des plus titrées en Coupe
Davis (9 Saladiers d’argent pour la France, 28 pour l’Australie).
Ce sera la 15e confrontation entre les deux pays (avantage 10-4
pour les “Aussies”). Les deux dernières rencontres ont d’ailleurs
été des finales : en 1999, Mark Philippoussis avait été le héros
de la rencontre à Nice, tandis qu’en 2001, Nicolas Escudé avait
remporté le cinquième match décisif sur le gazon de Melbourne.
Cette fois, il ne s’agira que d’un premier tour, mais Richard
Gasquet, Jo-Wilfried Tsonga et les autres devront se méfier
d’une équipe qui s’appuie sur deux joueurs de générations différentes. Bernard Tomic, 21 ans, a terminé la saison à la 51e
place mondiale, mais il est annoncé comme un futur grand.
Lleyton Hewitt, 32 ans, reste un formidable guerrier, même si
l’ancien n° 1 mondial, opéré deux fois de la hanche, n’a plus son
lustre d’antan. Grâce à ces deux forts caractères, mais aussi
avec l’expérimenté Chris Guccione en double et Marinko Matosevic (61e mondial en simple), l’Australie vient de remonter dans
le groupe mondial. Le capitaine Patrick Rafter pourrait aussi
choisir le jeune Nick Kyrgios, 18 ans, 182e mondial, n° 1 mondial
juniors en 2012. Méfiance, donc, pour les Bleus…
6
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Nous avons appris avec beaucoup de tristesse la disparition d’Emmanuel
Besnard Bernadac, survenue le 7 décembre dernier.
Emmanuel était l’un des derniers survivants de la fameuse commission
des travaux, qui s’attela, en 1977, à la rénovation et à l’agrandissement
du vieux stade Roland-Garros sous l’égide de Philippe Chatrier.
Membre du Tennis Club de Paris, bon joueur de tennis et amoureux de
Roland-Garros, Emmanuel accepta à l’époque avec enthousiasme de
faire partie bénévolement de cette nouvelle équipe en tant qu’architecte
conseil.
Pendant plus de trente ans (de 1977 à 2009) sa contribution conviviale à
la rénovation de notre vieux stade a été très importante. Ancien architecte de la ville de Paris, il portait toujours un regard constructif sur les
projets de ses confrères. Sa parfaite connaissance d’un univers à
l’époque inconnu et nouveau pour notre Fédération fut un atout précieux
pour la guider dans ses démarches.
On peut parler de “15 glorieuses” pour qualifier cette aventure, qui
commença par la construction du court n° 1 en 1979 et se termina par
l’inauguration du court Suzanne-Lenglen en 1994.
Emmanuel Besnard Bernadac laisse le souvenir d’un compagnon de
route très respecté et de grande qualité, d’un architecte très compétent
et entièrement dévoué à la cause fédérale.
Avec lui disparaît l’un des héros d’une saga dont les jeunes dirigeants
ignorent forcément le détail, aventure qui n’a pu aboutir à l’époque que
grâce au talent et à l’opiniâtreté de bénévoles visionnaires à l’image de
M. Besnard Bernadac.
Merci Emmanuel…
Jean-Pierre Picquot, Président de la Commission
des Travaux de 1982 à 2012
Open Sud de France
Un tournoi bien rythmé !
Du 1er au 9 février prochain, Richard Gasquet, Gaël Monfils, Benoît Paire
et consorts vont retrouver les courts de la Park&Suites Arena à
Montpellier à l’occasion de l’Open Sud. Avec une surprise musicale…
Pour son édition 2014, l’Open montpelliérain verra son plateau s’enrichir d’une
participation “exceptionnelle” en la personne du célèbre DJ français, Bob Sinclar,
accompagné de Big Ali, DJ résident de NRJ Extravadance, l’émission dance référence du week-end.
Le public languedocien aura l’occasion de retrouver les joueurs de l’Open Sud de
France et Bob Sinclar le lundi 3 février, pour une soirée unique. Pendant que le défi
de double se déroulera, Big Ali sera aux commandes des platines. Et ce n’est qu’à
l’issue du match d’exhibition que Bob Sinclar débutera son concert.
Tous deux seront installés sur un podium dressé au milieu de la foule. L’organisation
d’une soirée NRJ Extravadance dans le cadre d’un événement sportif tel que l’Open
Sud de France est une première en France.
Hommage
Open d’Australie
Ciao l’artiste !
Wild-card pour Parmentier
et Pouille
Auteur de l’affiche de Roland-Garros
2006, l’artiste peintre allemand Günther
Förg s’est éteint le 5 décembre dernier
à Colombier, dans le canton de Neuchâtel
(Suisse), le jour de son 61e anniversaire.
Günther Förg a exposé notamment au
musée d’Art moderne de la ville de Paris
en 1991 et au Centro de Arte Reina Sofia
de Madrid en 1999. Ses œuvres figurent
dans les collections des principaux
musées du monde.
Les wild-cards FFT
pour l’Open d’Australie
2014 ont été attribuées
à Lucas Pouille (photo)
et Pauline Parmentier.
Ce sont donc Lucas Pouille
et Pauline Parmentier qui
héritent cette année d’une
wild-card pour le tableau final
du simple messieurs et du
simple dames de l’Open
d’Australie 2014 (qui se
déroulera du 13 au 26 janvier
2014). Cette invitation permettra à Lucas Pouille, âgé de
19 ans, de disputer pour la
première fois de sa carrière le
“grand tableau” de l’Open
d’Australie. Pauline Parmentier, quant à elle, prendra part au Grand Chelem des antipodes pour la sixième fois
de sa carrière.
De son côté, Mathias Bourgue a reçu une wild-card pour le tableau des qualifications de l’Open d’Australie, disputé du 8 au 11 janvier 2014 à Melbourne. Ces invitations faites par la FFT interviennent dans le cadre d’un accord qui lie les Fédérations française et australienne de tennis (échange réciproque de wild-cards entre
les Internationaux de France et l’Open d’Australie).
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
7
L’événement
Roland-Garros
2014
« Beaucoup d
8
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
de fierté »
L’affiche du tournoi
Le 12 décembre dernier, l’affiche 2014 de Roland-Garros
a été dévoilée à la presse au Musée de la FFT. Elle est l’œuvre
de l’Espagnol Juan Uslé. Entretien avec l’artiste.
Quelles pensées vous ont
traversé l’esprit lorsque
vous avez appris que vous
étiez choisi pour réaliser
l’affiche du tournoi ?
Un sentiment étrange, d’abord, avant de m’exclamer : “Roland-Garros !”. Il faut dire que ce
tournoi signifie beaucoup pour nous, Espagnols,
et pas seulement parce que Nadal l’a souvent
gagné ces dernières années. Je me souviens, par
exemple, de Manolo Santana, vainqueur à Paris
(en 1961 et 1964), mais aussi à Wimbledon (en
1965) et à New York (en 1966).
Jouez-vous au tennis ?
J’ai joué dans la rue avec mes copains quand
j’étais jeune. Nous tracions les limites du court
à la craie et nous jouions avec des raquettes de
notre fabrication, en bois et peintes à nos couleurs préférées. Le terrain n’était jamais plat.
Nous nous amusions beaucoup. Nous étions
vraiment dans le jeu. Parfois, nous étions dans la
compétition. Nous aimions aussi gagner.
Que représente le sport
pour vous ?
Une partie de la vie. Le sport est social. C’est
aussi du business, mais il divertit les gens, il
les rassemble et leur permet de mieux se comprendre. Le sport est devenu extrêmement
important au cours des dernières décennies.
Jean Gachassin et Juan Uslé
Comment interprétez-vous
votre affiche ?
Mon affiche est une représentation subjective
de ce que j’éprouve pour le tennis, de ce que
j’en comprends. Pour moi, ce sport est un peu
hérité de l’antiquité gréco-romaine. C’est l’affrontement de deux parties : êtres humains,
villages, tribus... À l’époque, il ne s’agissait
pas seulement de gagner, mais de survivre, de
devenir riche, célèbre. Aujourd’hui, les joueurs
deviennent des héros. Ils sont riches, ils ont du
succès. Mais ce sont aussi des professionnels,
concentrés sur leur sport et qui travaillent à
être les meilleurs dans leur profession. Dans
cette affiche, j’ai voulu montrer à la fois l’aspect dramatique du tennis et sa civilité. Les
joueurs s’affrontent, mais ils sont séparés par
un filet. Ils ne se frappent pas, ne se cognent
pas directement. Ils sont civilisés. J’ai voulu
résumer l’essence du jeu : le filet, la balle, l’action. Je n’avais pas envie de représenter un
personnage, ce n’est pas mon langage. J’avais
envie de raconter l’aspect dramatique du jeu, le
mystère, la bataille, les bons points, l’héroïsme
des joueurs.
Vous êtes le 6e artiste
espagnol à signer l’affiche
de Roland-Garros.
Qu’éprouvez-vous ?
J’éprouve beaucoup de fierté de me retrouver
aux côtés de Joan Miró, Eduardo Arroyo, Antoni
Tàpies, Antonio Saura ou Jaume Plensa. Il ne
manque que Pablo Picasso (rires) !
Enfin, que vous inspire
votre compatriote Rafael
Nadal, 8 fois vainqueur
à Roland-Garros ?
Nadal est vraiment une belle personne, un joueur
glorieux et fantastique. Je reconnais qu’esthétiquement je préfère sans doute Federer, mais
Rafael est si humble, si naturel et travailleur.
Il a un si fort caractère qu’il m’inspire du respect. Il n’est pas aussi talentueux que Federer
ou d’autres joueurs, mais c’est un merveilleux
exemple, en particulier pour les jeunes. n
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
9
L’événement
Roland-Garros
2014
L’affiche du tournoi
Bio express
Juan Uslé,
une pulsion intime et poétique
J
uan Uslé est un artiste sensible et secret, qui fuit l’agitation et
aime la concentration. La peinture naît chez lui d’une pulsation intime, poétique et musicale. Apparemment abstraite, son
œuvre se nourrit de l’observation du réel, de la méditation sur les artistes
qu’il aime, et elle oscille entre un pôle romantique nocturne et un pôle
solaire baroque vivement coloré. Il a exposé régulièrement au cours de la
dernière décennie en Californie, à New York, à Londres, à Berlin et bien
sûr en Espagne. En novembre 2012, il exposait à Paris à la Galerie Lelong.
Né en 1954 à Santander, Juan Uslé partage sa vie entre sa maison-atelier
de Saro, dans les collines verdoyantes de Cantabrie (Espagne) et New York
où il s’est installé voici près de 25 ans. Ses œuvres figurent dans les collections de nombreux musées d’Europe (Musée national d’art moderne,
Paris ; Tate Modern, Londres ; Irish Museum, Dublin ; Moderna Museet,
Stockholm ; Reina Sofia, Madrid ; Staatsgalerie, Stuttgart et Munich…) et
d’Amérique. Le musée de Bonn va lui consacrer une importante exposition en mars 2014. n
35 ANS d’AFFICHES
Susciter
la curiosité !
Chaque année depuis 1980, la réalisation de l’affiche des
Internationaux de France de Roland-Garros est confiée
à une figure majeure de l’art contemporain. Aujourd’hui,
le musée de la FFT dispose d’une remarquable collection, nourrie notamment par les œuvres de Valerio
Adami, Joan Miró, Pierre Alechinsky, Antoni Tàpies,
Sean Scully, Ernest Pignon-Ernest ou encore Eduardo
Arroyo. L’aventure de cette collection est née de l’étroite
collaboration entre la FFT et la galerie Lelong. Ce que
n’a pas manqué de souligner le président de la FFT,
Jean Gachassin, à l’occasion de la révélation de l’affiche
2014 : « Grâce à ce partenariat, notre événement s’inscrit dans une autre logique, pas uniquement sportive,
celle de notre “exception” à la française, qui nous permet
d’être toujours différents, toujours surprenants, toujours
recherchés, toujours uniques et jamais égalés ! » Et de
conclure : « L’exercice n’est pourtant pas aisé et, chaque
année, nous sommes tour à tour, conquis, interloqués,
ravis, dubitatifs… nous remplissons alors notre mission :
surprendre et susciter la curiosité ! » n
10
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Valerio Adami (1980)
Eduardo Arroyo (1981)
Pierre Alechinsky (1988)
Joan Miró (1991)
SUR LE COURT
Épreuve
Fédérale
L’équipe du TCP réunie autour de la coupe, avec notamment J. Gachassin, H. Cavallin, président de la ligue de Paris, et J.-L. Ténédos, président de la ligue des Flandres.
Paris et Denain e
Le TC Paris, chez les
messieurs, et le TCM
Denain, chez les filles,
ont été sacrés champions
de France par équipes
1re division 2014,
à Marcq-en-Baroeul.
12
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
V
ingt-sept ans d’attente, c’est long,
très long, surtout pour l’un des
grands clubs “historiques” de la
région parisienne. Alors, pour
reconquérir ce titre qui lui échappait depuis 1987, le Tennis Club de Paris pouvait
bien encore patienter. Patienter près d’une heure
à cause d’une coupure générale d’électricité, qui
a plongé le centre de la ligue des Flandres dans le
noir complet. À cet instant de la finale face au TC
Lille, le TéCéPé menait 3 points à 2, et le double
n° 2 touchait à sa fin. Et puis, quand le jeu a repris,
il a fallu encore patienter quelques secondes de
plus avant la libération. Car le MVP de ces “interclubs”, Marc Gicquel, invaincu en simple et en
double tout au long des sept rencontres qu’il a
disputées, a commis une double faute sur la première balle de match parisienne. Le score était
de 9 points à 8 dans le super tie-break pour Gicquel et le Suisse Marco Chiudinelli, face au Belge
David Goffin et au Serbe Ilija Bozoljac. Vaincu
en finale par la Villa Primrose en 2012 et par le
TC Quimperlé en 2013, Paris s’est peut-être cru
maudit à cet instant. Mais la deuxième balle de
match, à 10-9, a finalement été la bonne. Devant
son public, Lille a dû rendre les armes 4 points à
2. Nicolas Mahut, Julien et Antoine Benneteau et
tout le banc parisien ont pu se précipiter vers leurs
copains pour se lancer dans des embrassades frénétiques.
Phase finale des Championnats de France par équipes 1re division
Le TCM Denain et son président, Louis Miroux, immortalisent le second titre du club nordiste.
en pleine lumière
Pour « Johnny »
Jonathan Dasnières de Veigy, le n° 4 du TCP et
jeune retraité, fut le premier à se jeter dans les bras
de Marc Gicquel. « Ils l’ont fait pour moi », dira
“Johnny”, ému avant d’être le premier à soulever
la coupe. « On voulait lui faire vivre une dernière
émotion comme il nous l’avait demandé le matin
de la finale, révélera “Nico” Mahut. Les capitaines
avaient dû prendre une décision difficile en ne le
choisissant pas pour le dernier double, alors qu’il
avait gagné tous les précédents. » « C’est chouette
pour “Johnny”, appréciait Gicquel, l’un des meilleurs amis du gaucher nîmois. Et puis j’ai dit aux
copains, ce matin, “J’ai 36 ans, je ne sais pas si
je serai compétitif l’an prochain”. C’était le
moment ou jamais pour moi de gagner avec ce
club. »
Gicquel a beaucoup gagné avec l’AS Patton, Alizé Cornet a beaucoup gagné avec le
Lagardère Paris Racing. Elle triomphe désormais dans ces “interclubs” avec le TCM
Denain. Pour le club nordiste, c’est un second
titre en trois ans, à chaque fois “à domicile”.
Juste avant la panne, la n° 27 mondiale avait
conquis le quatrième point décisif aux dépens
de l’ASPTT Metz, en double aux côtés de la
Belge Kirsten Flipkens. « On a tellement crié
que les plombs n’ont pas supporté, s’amusait
Alizé. Du coup, la fête continue, on a l’impres-
sion d’être dans une boîte de nuit… »
Même si elle est la seule Française de l’effectif, Alizé s’éclate avec ses partenaires, qu’elles
soient belge (Flipkens), roumaine (Monica
Niculescu) ou encore slovaque (Michaela Honcova). « C’est fou les émotions que me procurent
ces matchs par équipes ! Je m’éclate, d’autant
qu’on a un super esprit d’équipe et qu’on s’entend toutes super bien. C’est cool. »
À l’heure de la cérémonie de clôture, l’éclairage
était heureusement revenu. La troisième phase
finale de Marcq-en-Baroeul s’est éteinte sur le
sacre de deux clubs au sommet de la pyramide
des matchs par équipes. Deux clubs en pleine
lumière… n
Guillaume Baraise
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
13
SUR LE COURT
Épreuve
Fédérale
3 questions à …
ILS ONT DIT…
Jean-François Alcan, président du TC Paris
« Le club, c’est important »
Ce fut une très longue attente…
Vingt-sept ans, vous imaginez… Il y a longtemps qu’on se bat pour ça, dix ans que je suis
président et qu’on a monté cette équipe pour ce
titre. Avec beaucoup de joueurs français, qui
passent beaucoup de temps au club. On restait
sur deux finales perdues et là, ça passe, avec en
plus tous les joueurs qui apportent leur pierre à
l’édifice. C’est vraiment beaucoup de bonheur.
Perdre une troisième année de suite en finale
aurait évidemment été frustrant…
C’est sûr, mais on avait eu des blessés, notamment l’an passé, et cette fois, je ne pensais même
pas au titre au début de la “campagne”. Beaucoup de joueurs n’ont pas pu jouer les premières
rencontres de poules. Et puis finalement, cela
s’est bien goupillé. Nos renforts sont arrivés
au bon moment. Même s’ils n’étaient pas là à
la phase finale, il ne faut pas oublier que Gilles
Simon a joué, tout comme le Polonais Michal
Przysiezny, qui a été très bon. On dit que je ne
joue qu’avec des Français, mais de temps en
temps, je fais appel à un étranger (sourire).
Le TCP est un grand club de Paris, avec de
gros moyens, mais il y règne une ambiance
très sportive…
Oui, il y a une vraie âme. C’est un club “mono­
sport”, il n’y a que du tennis. Les joueurs aiment
bien se retrouver là-bas, y déjeuner ensemble.
Même des joueurs extérieurs y viennent assez
souvent. Il y règne un vrai esprit club. Ce n’est
pas un vain mot. Le club de tennis, c’est important en France. Le TCP est un endroit magique
pour ça. Et puis je suis aussi heureux pour tous
nos membres. Ce sont eux qui paient cette
équipe. Je suis ravi pour les joueurs, pour le
club, pour la ligue de Paris, pour la ville de Paris.
Pour tout le monde… n
G.B.
Organisation
« Beaucoup de fierté »
Marcq-en-Baroeul a accueilli la phase finale
de cette épreuve pendant trois ans, mais
le règlement exige un changement de lieu
l’an prochain. Une décision qui ne laisse
pas indifférent… « Non, nous ne sommes
pas tristes, plutôt fiers, confie le président
de la ligue, Jean-Luc Ténédos. Car l’événement a mobilisé beaucoup d’énergie, avec
notamment de nombreux bénévoles qui se
sont investis avec beaucoup de plaisir. »
Il faut dire que ces phases ont beaucoup
apporté à la ligue des Flandres. « Déjà, elles
ont permis de rénover notre centre de ligue,
qui en avait bien besoin. Ç’a été le premier
Jean Gachassin et Jean-Luc Ténédos,
événement sportif qui a suivi cette rénoprésident de la ligue des Flandres.
vation. Et puis il y a eu bien sûr beaucoup
d’engouement autour de ces championnats, même si les retombées sont difficiles à quantifier », précise-t-il.
Quand on lui demande par quoi cette phase finale pourrait être remplacée, Jean-Luc
Ténédos répond : « On va d’abord faire une pause. Nous ne sommes pas dans des conditions économiques très favorables, notamment dans le Nord. Mais on pourrait envisager
un jour un tour de Coupe Davis dans la Métropole lilloise. On pourra le faire avec le Grand
Stade, qui est maintenant fonctionnel. » A suivre… G. B.
14
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
« Un peu triste »
« Je tiens à féliciter Jean-Luc Ténédos
et toute son équipe pour la qualité de
l’organisation et de l’accueil, dont nous
avons bénéficié pendant trois ans.
Je suis un peu triste que ça s’arrête
pour la ligue des Flandres, mais on
change de lieu tous les trois ans et
d’autres ligues sont intéressées par
cet événement. Je suis également ravi
de voir triompher quelques-uns des
meilleurs joueurs français dans cette
épreuve. Il peut y avoir des étrangers
dans les équipes, mais il faut aussi
qu’il y ait des joueurs français. »
Jean Gachassin,
président de la FFT
« Pas un accident »
« Un second titre en trois ans, c’est
très beau pour un club comme le
nôtre. Cette victoire a une saveur
particulière. On avait à cœur de montrer que le premier titre n’était pas un
accident. Et puis cette année, il y a eu
un esprit d’équipe comme je n’en avais
jamais connu, avec un mélange de
joueuses professionnelles et de jeunes
espoirs du club. C’est génial. »
Louis Miroux,
président du TCM Denain
« On redore notre blason »
« Cela faisait deux ans qu’on perdait en
finale et qu’on se disait, “Ce sera pour
l’année prochaine”. Ce matin, je disais
aux gars “L’an prochain, c’est maintenant”. L’équipe première, c’est la vitrine
du club. Nous n’avions pas laissé une
très bonne image du TCP lors de la
finale 2013. Cette fois, on redore notre
blason et il y a la victoire au bout. On
peut être fiers, on a eu de grands capitaines sur la chaise. J’ai une grosse
pensée pour Thierry (Champion) qui a
vécu ces derniers temps des moments
difficiles à titre personnel… »
Nicolas Mahut,
Tennis Club de Paris
Phase finale des Championnats de France par équipes 1re division
Instantanés
Marc Gicquel a tout
gagné pour le TCP : sept
simples et six doubles.
David Goffin s’en veut. Le Belge du TC Lille
a perdu ses deux matchs en finale.
Les Parisiens
Julien Benneteau et Nicolas
Mahut ont
remporté le
double n° 1
en finale.
Kirsten Flipkens
et Alizé Cornet
ont apporté le
point décisif face
à Metz.
Jonathan
Dasnières de
Veigy a pris sa
retraite professionnelle sur un
dernier titre.
Alizé Cornet mène le chant de célébration des joueuses de Denain.
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
15
SUR LE COURT
Épreuve
fédérale
Coupe de France d’hiver des 13 ans
Léonard et Chidekh,
le 13 leur porte bonheur
Manon Léonard et Clément Chidekh ont remporté la Coupe de France d’hiver des 13 ans. Le
comité organisateur de la Nièvre se voit quant à lui reconduit pour les trois prochaines années.
La remise des prix avec au premier rang : Manon Leonard (gagnante), Milène
Halemai (finaliste), Adrien Gobat (finaliste) et Clément Chidekh (gagnant).
S
uspense et qualité de jeu ont été au
rendez-vous de la dernière compétition de l’année 2013 : la Coupe de
France d’hiver des 13 ans, tenue à Nevers, a
donné lieu à « d’excellents matchs, avec une
densité notable dans les classements des participants et de superbes finales en conclusion »,
décrit Elyane Ferrien-Chatillon, présidente du
comité de la Nièvre.
Chez les filles, le cadeau de Noël avant l’heure a
atterri dans la raquette de Manon Léonard (3/6,
Seine-et-Marne), qui a pris le dessus en finale sur
Milène Halemai (3/6, Languedoc), 7/6, 3/6, 6/3.
« Une joueuse impressionnante mentalement,
accrocheuse, qui a toujours gardé son sang-froid
malgré la résistance adverse », souligne Elyane
Ferrien-Chatillon.
Clément Chidekh (5/6, Provence) est quant à
lui sorti invaincu « d’un tableau très compact »,
remportant le titre garçons après avoir inversé
le cours d’une finale mal débutée contre Adrien
Gobat (5/6, Poitou-Charentes). Vainqueur 1/6,
16
n°458 janvier-février 2014
6/3, 6/4, le Provençal a toutefois laissé l’honneur
de la “perf” de la semaine à sa victime : Gobat
avait décroché son billet pour les demies aux
dépens du favori logique de l’épreuve, Raphaël
Bonnet-Flores (4/6, Provence), battant ce dernier
dans un troisième match de poule dont seul le
gagnant poursuivait sa route (6/3, 6/2).
« La reconnaissance
d’un certain
savoir-faire »
Le palmarès a été complété par les succès en
double de Maneva Rakotomalala (3/6, Valde-Marne) et Diana Martynova (3/6, Val-deMarne) sur Agnès Gustafsson (4/6, Paris) et
Marine Seuris (4/6, Flandres), 6/1, 6/4, ainsi que
d’Alexandre Hillhouse (5/6, Midi-Pyrénées) et
Enzo Sergi (5/6, Lyonnais) dans une finale là
aussi très accrochée et décidée au super tiebreak
contre Chidekh et Bonnet-Flores (4/6, 6/1, 10-7).
Au comité départemental, on a évidemment
apprécié le spectacle, « d’autant qu’il faut aussi
signaler l’attitude impeccable de ces jeunes
gens, poursuit la présidente. Pas un mot au-dessus de l’autre sur le court, pas une raquette brisée… Entre cet excellent comportement sur le
terrain et la convivialité établie en dehors avec
les coachs et les encadrants, c’est toujours un
plaisir d’accueillir ce rendez-vous ».
Et le plaisir est visiblement partagé : fort d’une
équipe d’une cinquantaine de bénévoles se
relayant sur les divers événements organisés
sur les courts du centre de tennis de Nevers, « le
comité a été reconduit par la Fédération pour
l’organisation de l’épreuve les trois prochaines
années, se félicite Elyane Ferrien-Chatillon.
C’est pour nous la reconnaissance d’un certain savoir-faire et d’une expérience acquise de
longue date, en particulier grâce à notre plus
ancienne compétition, le Future de Nevers, dont
la 16e édition s’est tenue en octobre dernier ».
G. W.
SUR LE COURT
TENNIS
en fauteuil
Championnats de France de tennis handisport
Sainte-Geneviève brise les barrières
Les championnats de France de tennis handisport, disputés à Sainte-Geneviève-des-Bois du 5
au 8 décembre 2013, ont conclu la saison de tennis en fauteuil. Une collaboration réussie entre
différentes fédérations, mêlant amateurs et joueurs de haut niveau, valides et handicapés.
P
our la seconde année consécutive, le
centre de ligue de l’Essonne, à SainteGeneviève-des-Bois, était l’hôte
des championnats de France de tennis handisport. Quatre jours durant, quarante-deux engagés s’y sont disputé les six titres mis en jeu, au
cours d’une compétition réunissant aussi bien
des non classés que le vainqueur de RolandGarros et de l’US Open, Stéphane Houdet. « Ce
mélange entre amateurs et références mondiales
est la particularité de l’épreuve, souligne Patrice
Le Cojan, président de la ligue de l’Essonne.
La proximité est d’ailleurs de mise à tous les
niveaux, et amène à abattre les cloisons entre le
monde des valides et celui du handicap. »
Combattre les cloisonnements, tel était le leitmotiv que la ligue – rompue à l’organisation du TIM
Essonne, référence européenne des tournois pour
moins de 14 ans – avait retenu pour ces championnats de France. En s’associant par exemple à
la Fédération française de rugby. À la clé, « l’hébergement des joueurs au Centre national de
Marcoussis voisin, explique Patrice Le Cojan.
Le tirage au sort et la cérémonie d’ouverture y
ont eu lieu en présence des trois présidents des
fédérations concernées : Jean Gachassin pour
PALMARÈS
Dames
Charlotte Famin b. Juliette
Claverie 6/2, 6/1
1re série messieurs
Nicolas Peifer b. Stéphane
Houdet 6/3, 2/6, 6/1
2e série messieurs
Nicolas Vanlerberghe b. Antoine
Grelet 6/3, 6/1
3e série messieurs
Patrice Meyer b. Steeve
Bonfiglio 6/2, 6/3
NC messieurs : Mathieu De Cillia
b. Brice Parenteau 6/0, 6/2
Quad : Stéphane Erisman b. Sophie
Fraioli 6/4, 6/3
La hoto de famille de la remise des prix. Les joueurs sont rassemblés autour des officiels,
dont Patrice Le Cojan, président de la ligue de l’Essonne.
le tennis, Pierre Camou pour le rugby et Gérard
Masson pour le handisport ».
En bord de court aussi, la ligue a déployé son
savoir-faire par une communication intensive.
En amont, pas moins de 710 Abribus ont accueilli
une affiche de la manifestation. Durant l’événement, les deux courts principaux ont été équipés
de caméras : non seulement les internautes ont pu
suivre l’évolution des scores sur le site Web de la
ligue, mais les matchs y ont même été diffusés en
direct ! « C’était une première pour nous, précise
le président essonnien. Et cela fut si convaincant
que nous reconduirons l’expérience lors de la
prochaine édition du TIM. En outre, même si on
espère toujours plus de monde, le public a dans
l’ensemble répondu présent. »
« Le tennis m’a permis
de me prouver que
j’étais encore capable
d’accomplir des choses »
Et tandis que les meilleurs Français mettaient
un point d’honneur à faire le spectacle sur le
court – la finale Première série a donné lieu à
un superbe bras-de-fer, à l’issue duquel Nicolas
Peifer a conquis son premier titre national individuel aux dépens du n° 2 mondial Stéphane
Houdet –, les bénévoles de la ligue, en partenariat avec le comité départemental handisport,
créaient, sur un court voisin, « un parcours initiatique à la découverte du handicap, ainsi que
le décrit Thierry Jullien, le directeur du tournoi.
En marge des objectifs sportifs, le but était que
les plus jeunes fassent l’expérience concrète de
la vie d’une personne en fauteuil, afin de mesurer à quel point, derrière le jeu, il y a une réalité
quotidienne ».
En 2014, les championnats de France de tennis handisport quitteront l’Essonne et mettront
le cap sur Saint-Malo. Mais joueurs comme
organisateurs garderont en tête une belle image
de ces deux années. « On apprend à relativiser au contact de telles forces de caractère »,
note Patrice Le Cojan. Deux fois titrée dans
l’Essonne, Charlotte Famin explique qu’elle
y a vécu son « plus beau souvenir de tennis ».
Elle développe volontiers : « Ma vie a changé
quand j’ai repris goût au sport. Cela m’a permis de sortir, de rencontrer des gens, d’accepter les regards, de me prouver que j’étais
encore capable d’accomplir des choses… Le
haut niveau n’était pas un but mais c’est une
fierté, à 40 ans, de se dire que l’on peut y arriver. Le tennis m’a fait avancer. »
Guillaume Willecoq
janvier-févrer 2014 n°458
17
SUR LE COURT
et aussi…
Master’U BNP Paribas
La France au pied du podium
Les États-Unis ont survolé la 8e édition du mondial
universitaire, organisée à Aix-en-Provence du 29 novembre
au 1er décembre. La France s’est adjugé la 4e place.
ILS ONT DIT…
Éric Largeron,
vice-président de la FFT, en charge
du tennis scolaire et universitaire
« Un bel état
d’esprit »
« C’est une juste récompense, pour la
ligue de Provence, que d’avoir hérité
de ces deux éditions, étant donné son
très bon travail avec l’Académie d’AixMarseille et le CRSU. L’équipe française
est en plein renouvellement, mais sa 4e
place valide son bel état d’esprit. »
L’équipe de France en compagnie d’Arnaud Clément.
H
ormis l’Allemagne, qui glisse de la 2
à la 8e place, les habitués du “big four”
ont été fidèles au rendez-vous de cette
seconde édition organisée sur les courts d’Aixen-Provence. La “dream team” américaine n’a
laissé aucune nation contester sa suprématie,
entamée en 2011. Venus en grande pompe, les
Américains ont ainsi passé la quatrième vitesse
après leurs sacres en 2009, 2011 et 2012. Ni les
Irlandais, ni le pays hôte, ni les Russes, n’ont pu
inquiéter les joueurs de Greg Patton.
On pouvait craindre le pire pour l’équipe de
France qui, en n’étant pas parmi les têtes de série,
se voyait proposer le défi de franchir comme
premier obstacle la muraille chinoise. La délivrance est intervenue à l’issue du super tie-break
du double décisif. Confirmation que les Bleus ne
piétinent jamais lors du 1er match du Master’U.
Leur combativité leur a encore permis de sauver l’honneur face aux États-Unis. Mais, c’est
l’échec du double messieurs français dans la
sixième rencontre contre les Britanniques qui a
brisé l’espoir d’accrocher le bronze.
e
Grégoire Jacq marque
des points
Après ce match, Grégoire Jacq confiait sa « frustration de ne pas avoir pu faire le trou en simple
et de ne pas avoir converti une des trois balles
de premier set en double messieurs. Mais les
Britanniques les ont toutes bien sauvées ».
Tricolore au meilleur bilan (quatre victoires en
18
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
six matchs), l’étudiant en STAPS – comme Lucas
Szewczyk, dont c’était la 1re sélection, au même
titre que Pauline Lollia et Antoine Hoang –,
n’a qu’une hâte : remettre le maillot bleu.
Le capitaine Cyrille Monet s’est montré satisfait
de la performance de son équipe : « L’objectif de
finir dans le top 4 est atteint. Nous n’avons pas
de regret sur la demie, où nous avons été surclassés par les États-Unis, un peu plus sur notre
dernier match ». L’autre capitaine français, JeanMarc Lagloire, s’est dit confiant pour la suite :
« Nous avons eu rarement un aussi bon double
messieurs. À nous d’améliorer notre complémentarité dans les autres associations ».
Le sélectionneur de l’équipe de France de Coupe
Davis, Arnaud Clément, parrain d’honneur de
cette édition, a vu en ce Master’U « une très
belle compétition jouée par des jeunes alliant
études et tennis de haut niveau. J’ai beaucoup
de respect pour eux. À leur âge, j’aurais adoré
jouer une telle compétition ».
Quant à l’édition 2014, c’est Rennes qui aura
l’honneur de l’accueillir. n
Laurent Nobles
Le classement
1. États-Unis
2. Russie
3. Grande-Bretagne
4. France
5. Belgique
6. Chine
7. Irlande
8. Allemagne
Jean-François Sautereau,
président de la FFSU
« Une qualité
humaine »
« 
La fidélisation des nations et le
niveau de jeu remarquable me font dire
“Pourvu que ça dure !”. Saluons le travail des étudiants bénévoles, qui ont
mis en place le Wi-Fi et un affichage
des scores en direct, et l’entente entre
la FFSU et la FFT, illustrée par la qualité humaine des cadres de l’équipe de
France. »
Cédric Mourier,
arbitre international
et juge-arbitre de la 8e édition
« Un noble
enjeu »
« L’excellence est le symbole de ce
Master’U qui offre aux joueurs la chance
de jouer une compétition internationale
avec comme seul et noble enjeu de faire
gagner leur pays. Dans nos études, on
a tous rêvé de rencontrer un autre lycée
ou une autre université. »
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JANVIER-FÉVRIER 2013
n°458
19
SUR LE COURT
Future, Challenger,
ITF Féminin
Une année de
Partout en France sont organisés de nombreux tournois, dans le cadre des circuits Future (ITF)
et Challenger (ATP) pour les hommes, et de l’ITF Women’s Circuit pour les joueuses.
En cette fin d’année, Tennis Info dresse le bilan de l’année 2013.
Quelques chiffres clés témoignent des bons résultats des Tricolores dans les tournois du circuit secondaire organisés en France…
Les tournois ATP Challenger en France
5
tournois ont été remportés par des Français, sur les 11 ATP
Challenger qui ont eu lieu en France. Adrian Mannarino [photo] s’est
montré le plus fort aux Internationaux de Nouvelle-Calédonie à Nouméa
(75 000 $), Benoît Paire s’est adjugé l’Orange Open Guadeloupe au
Gosier (100 000 $), Gaël Monfils a imposé sa loi au BNP Paribas Primrose
Bordeaux (100 000 $), Marc Gicquel a fait parler son expérience au
Trophée des Alpilles à Saint-Rémy-de-Provence (50 000 $) et Nicolas
Mahut a conclu sa belle saison en gagnant l’Open de Rennes (75 000 $).
6
comme le nombre de finales qui ont
échappé à des Français. Marc Gicquel
s’est incliné à l’Open de Quimper, Vincent Millot
a laissé le titre au Challenger de la Manche à
Cherbourg, Kenny De Schepper a perdu le match
suprême à l’Open Prévadiès de Saint-Brieuc et à
l’Open de Rennes, Michaël Llodra a été dominé
à Bordeaux, et Nicolas Mahut a rendu les armes
face à l’Allemand Michael Berrer au Challenger
de la Roche-sur-Yon.
Les tournois Future en France
6
soit le nombre de finales de David Guez (2 titres,
à Feucherolles et à Toulon, défaites à Poitiers, SaintRaphaël, Grasse et Rodez), qui devient ainsi un peu le « big
boss » de ces tournois.
9
c’est le nombre de finales 100 % françaises dans
ces tournois : Bressuire (Herbert b. Jouan), Feucherolles
(Guez b. Lestienne), Poitiers (Jouan b. Guez), Saint-Raphaël
(Martin b. Guez), Grasse (Eysseric b. Guez), Toulon (Guez b.
Mina), Bagnères-de-Bigorre (Penaud b. Nys), Nevers (Millot
b. Lamasine) et Saint-Dizier (Burquier b. Rodrigues).
10
tournois Future ont vu la victoire d’un Français
(sur les 21 organisés en 2013). Pierre-Hugues
Herbert s’est imposé à Bressuire, puis un peu plus tard
à Montauban. David Guez (à Feucherolles et à Toulon),
Romain Jouan à Poitiers, Fabrice Martin à Saint-Raphaël,
Jonathan Eysseric à Grasse, Alexandre Penaud à Bagnèresde-Bigorre, Vincent Millot à Nevers et Grégoire Burquier à
Saint-Dizier ont suivi ses traces.
Les tournois ITF féminins en France
1
comme “premier” trophée professionnel,
remporté par Caroline Garcia, en s’imposant
au très relevé 100 000 $ de Cagnes-sur-Mer.
Auvergne (25 000 $) et Amandine Hesse [photo]
a triomphé à l’Open féminin 50 d’Equeurdreville
(25 000  $).
4
7
Françaises ont été sacrées dans un tournoi ITF organisé sur le sol français (29
au total) : Virginie Razzano s’est imposée aux
Internationaux féminins d’Amiens (10 000 
$),
Caroline Garcia s’est adjugé l’Open GDF Suez
de Cagnes-sur-Mer Alpes Maritimes (100 000 $),
Julie Coin a remporté l’Open GDF Suez de Clermont
20
n°458 janvier-février 2014
Françaises ont perdu une finale dans un
tournoi ITF féminin organisé en France :
Shérazad Bénamar à Fort-de-France, Léa Tholey à
Saint-Martin et au Gosier, Alix Collombon à Amiens
(contre Virginie Razzano), Clothilde De Bernardi
aux Contamines-Montjoie, et Pauline Parmentier à
Mont-de-Marsan et Saint-Malo.
terrain
Bilan
Entretien
« Le circuit français
est de grande qualité »
Marc Gicquel, 36 ans, est toujours l’un des meilleurs joueurs
nationaux en activité. Tout au long de sa carrière, le Breton a
brillé en France. Il est bien placé pour juger les tournois Future
et Challenger organisés dans l’Hexagone.
Marc, votre carrière est riche de 11
titres en Future et 7 titres en Challenger
sur le sol français. Plus de 80 % de
vos victoires ont été remportées
en France. Pourquoi, selon vous ?
Je joue beaucoup en France parce que
j’adore y jouer. Je suis toujours plus
performant sur les tournois où je me
sens bien. J’en ai beaucoup tenu compte
dans mes choix de calendrier. Et puis, il
faut dire que les Future et les Challenger
français sont très bien organisés. Bon, les
plateaux sont également très relevés…
Mais il est très important pour moi de me
sentir bien dans un tournoi, dans une ville,
pour que je puisse y être performant.
Parmi vos sept titres en Challenger,
lequel compte le plus à vos yeux ?
Je suis attaché à certains pour diverses raisons. Le tout premier, à Grenoble en
2005, fut un déclic psychologique dans ma carrière. J’y ai battu Gilles Simon,
Thierry Ascione, Fabrice Santoro et Thomas Enqvist en finale. Ça m’a ouvert les
yeux sur mon potentiel. Les victoires à Saint-Brieuc (2006), à Rennes (2010) et
la finale cette année à Quimper, c’est sympa parce que c’est en Bretagne, “chez
moi”. J’y retrouve des amis, de la famille. Et puis les deux titres à Bordeaux me
sont chers, car j’adore la ville et les organisateurs du tournoi. C’est vraiment un
super tournoi.
Pourquoi dites-vous que ces tournois sont bien organisés ?
La plupart des tournois Future proposent un hébergement, et ce n’est pas le cas
partout. Ils apportent aussi, très souvent, pas mal de points pour le classement
mondial. On en parle entre joueurs français, et on se dit que c’est un atout pour
nous. On conseille les jeunes, on leur indique les tournois où il faut aller… J’en ai
gagné deux en 2011 (Lille, Poitiers) et trois en 2012 (Ajaccio, Mulhouse, Plaisir).
Ça m’a permis de me relancer, de remonter au classement mondial alors que dans
ma situation, ça aurait été difficile de le faire à l’étranger (Marc a bientôt 37 ans et
il est papa). Cette année, je n’ai pas gagné un match sur le grand circuit, et je finis
quand même 120e mondial… n G. B.
Organiser une épreuve
Comment ça marche ?
Responsable du département Parcours haut niveau et aspects professionnels à la direction de
la compétition, François Pareau décrit le processus de création d’un tournoi professionnel en
France, Challenger, Future ou ITF féminin.
Quelle est la première chose à faire
lorsqu’un club désire organiser un
tournoi ?
Tout d’abord, il lui faut l’appui de sa ligue. Le club
doit se rapprocher de celle-ci, qui entre ensuite en
contact avec la FFT et la direction de la compétition.
Nous envoyons alors au club le cahier des charges de la
Fédération internationale de tennis (FIT).
Ensuite, il s’agit d’examiner la
candidature…
Oui, nous examinons la candidature et le budget prévisionnel. Puis, en fonction du calendrier, nous regardons :
un, à quel moment la DTN peut avoir besoin d’un tournoi ; deux, si ledit tournoi a sa place dans notre calendrier
français ; trois, s’il a sa place dans le calendrier international. Le tout est soumis au bureau fédéral de la FFT.
Qu’en est-il des délais ?
Il faut savoir qu’il y a en moyenne trois ans d’attente en
France pour mettre sur pied une épreuve des catégories
Future et ITF féminin.
Une fois la date trouvée,
quelle est la suite des opérations ?
Nous rencontrons les futurs organisateurs afin de vérifier leurs infrastructures tout en leur expliquant la philosophie et l’esprit de ces tournois. Ce qui nous permet
de voir si un tournoi “pro” répond bien aux besoins des
organisateurs. Les standards internationaux sont élevés.
Et parfois un CNGT ou un tournoi exhibition sont plus
adéquats. Si nous validons le dossier, nous l’envoyons à
la FIT pour homologation du tournoi.
Comment se traduit
le soutien de la FFT ?
Les organisateurs reçoivent une aide fédérale et la FFT
prend aussi en charge l’arbitrage (un juge-arbitre et trois
arbitres internationaux). Au total, l’investissement fédéral se monte à un million d’euros pour l’ensemble de
B. W.
nos tournois. n janvier-févrer 2014 n°458
21
LA FFT & VOUS
Institutionnel
Un écosystème équilibré
22
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
et vertueux
Impact économique du tennis en France
La FFT vient de rendre
publique une étude réalisée
par le BIPE (Bureau d’informations et de prévisions
économiques) sur l’impact
économique et social
du tennis en France, et sur
le rôle de Roland-Garros
dans cet écosystème.
Tennis Info vous en livre
les principaux résultats.
21 %
des joueurs de tennis licenciés en Europe sont français !
Avec 1,1 million de licenciés,
3 millions de pratiquants et
33 000 courts, le tennis est, depuis trente ans,
le 2e sport le plus pratiqué dans notre pays, derrière le football. Chaque année, plus de 800 000
spectateurs se rendent dans les stades et les
salles pour assister aux 89 principaux tournois
organisés partout en France, des Petits As de
Tarbes aux légendaires Internationaux de France
de Roland-Garros, en passant par l’Open GDF
Suez, l’Open 13 de Marseille et le BNP Paribas
Masters de Paris-Bercy.
2,2 milliards d’euros
de chiffre d’affaires,
un écosystème équilibré
Fort de ce très important succès populaire,
le tennis occupe une place particulièrement
importante dans l’économie française. Avec un
chiffre d’affaires annuel de 2,2 milliards d’euros
généré de façon équilibrée par les équipementiers (36 %), le tennis amateur (28 %), le tennis professionnel (27 %) et les entités fédérales
(8 %), il est un atout économique dont la France
peut être fière. Sa production bénéficie à tous les
acteurs d’un écosystème qui lie le tennis professionnel au tennis amateur, les grands événements sportifs aux petites entités fédérales, les
joueurs, les pratiquants et les spectateurs aux
équipementiers.
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
23
LA FFT & VOUS
Institutionnel
Si Roland-Garros représente 32 % du chiffre
d’affaires annuel du tennis en France, son revenu
permet surtout d’alimenter les ligues régionales
et leurs comités départementaux et, à travers
eux, de soutenir 8 000 clubs affiliés à la FFT. Sur
les 36 ligues qui composent la fédération, seules
cinq ont la capacité de subvenir à leurs besoins et
toutes dépendent directement des Internationaux
de France de Roland-Garros pour financer leurs
infrastructures et rémunérer leurs employés.
Sans Roland-Garros, la Fédération Française
de Tennis ne serait pas en mesure de dégager
une valeur ajoutée positive (79 millions d’euros
pour 2012) qui est aujourd’hui reversée à hauteur de 30 millions d’euros au tennis amateur
pour son fonctionnement et son développement.
Près de 28 000 emplois,
dont la moitié vient
du tennis amateur
Si Roland-Garros participe activement au financement du tennis français, le tennis amateur
permet au quotidien la réussite de l’activité sur
l’ensemble du territoire national. Pas moins de
281 millions d’euros générés par l’activité permettent de rétribuer les quelque 12 250 salariés
directs et indirects du tennis amateur, premier
employeur du secteur. Ainsi, sur les 27 790 salariés liés à l’activité tennis en France, 48 % travaillent pour le tennis amateur, 21 % pour le
tennis professionnel, 11 % pour la fédération et
20 % pour les équipementiers.
Équipementiers :
des champions français !
La France compte de nombreux équipementiers
dynamiques, présents partout dans le monde et qui
participent activement au succès du tennis sur le
territoire. Les bons résultats des produits français
sont liés à la demande de matériel de qualité des
particuliers. En découlent des gammes innovantes
qui s’exportent avec succès. Plus encore, l’activité
économique liée au tennis est drainée par la rénovation et la construction des installations sportives
qui bénéficient directement aux entreprises françaises. En 2012, les équipementiers ont produit
pour 785 millions d’euros de chiffre d’affaires en
France, dont près de 60 % ont permis la rétribution de 3 600 employés.
Un apport net positif pour
les finances publiques
Si l’activité tennis reçoit 86 millions d’euros
de subventions directes annuelles de l’État,
elle contribue au financement de celui-ci via les
impôts et les taxes, pour un montant net supérieur
de 30 millions à sa dotation initiale. Situation originale dans le sport, l’argent investi dans le tennis
est une double réussite puisqu’il bénéficie directement à l’ensemble des Français, en permettant
à chacun de pratiquer une activité physique, mais
aussi parce qu’il contribue positivement au budget
des collectivités territoriales et de l’État. n
Répartition de la production
Tennis amateur
28 %
Figure  1 : répartition de la production
du tennis français par branche
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Équipementiers
36 %
Tennis
amateur
12 253
Tennis
professionnel
8 647
Équipementiers
4 103
Figure  2 : répartition des emplois liés au tennis
français par branche
Entités
fédérales
2 659
Source BIPE 2013
Tennis
professionnel
27 %
24
Autres
128
Autres
1 %
Source BIPE 2013
Entités
fédérales
8 %
Répartition des emplois
Impact économique du tennis en France
Roland-Garros, poumon
du tennis français
L’organisation de Roland-Garros a impliqué près de 4 700 personnes
en 2012 (680 équivalents temps plein) ; le tournoi représente 289 millions d’euros de PIB annuel, dont 152 millions d’euros de PIB direct.
R
oland-Garros est indispensable à la filière tennis en France. 70 % des comités
départementaux ne disposent pas d’une capacité suffisante pour financer leur
activité sans l’argent collecté par Roland-Garros. Le tournoi offre au tennis les
moyens de sa politique de développement et de soutien à la pratique amateur. De même,
sans lui, la production du tennis français serait réduite de 340 millions d’euros de PIB par
an, soit 32 % du poids total du tennis français, et 9 500 emplois seraient supprimés. Sa disparition représenterait un manque à gagner de 81 millions d’impôts et de taxes.
Moderniser le stade, un enjeu d’intérêt général
Le projet de modernisation de Roland-Garros, en adaptant les infrastructures du stade aux
besoins, en offrant un court central au toit rétractable et plus confortable, un espace plus
ouvert, plus vert, et une capacité d’accueil plus importante, devrait permettre un gain marginal cumulé de 360 millions d’euros d’ici à 2030 et la création de plusieurs milliers d’emplois. Face à la concurrence internationale, ce projet est la condition nécessaire au maintien
des bons résultats de la filière tennis en France.
Des retombées positives
Roland-Garros contribue au rayonnement international de Paris et de la France : 2e événement annuel français le plus médiatisé dans le monde (après le Tour de France), largement
diffusé sur les chaînes de télévision internationales, le tournoi est un formidable atout pour
l’attractivité touristique de notre pays. Près du quart des spectateurs des Internationaux de
France de Roland-Garros vient de l’étranger et 86 % de ces derniers ne sont venus à Paris
que pour le tournoi. À la suite de cette première expérience, une grande majorité déclare
souhaiter séjourner en France de nouveau. n
L’impact économique et social de Roland-Garros
Bien qu’amorti financièrement sur une longue période, l’argent nécessaire
à la modernisation sera réellement injecté dans l’économie avant 2020.
éclairage
3 questions à…
Pascal Boniface
Directeur de l’IRIS (Institut de relations
internationales et stratégiques).
Roland-Garros contribue-t-il à l’influence
de la France dans le monde ?
C’est évident. Sur le plan sportif, le fait que la France
soit l’organisatrice de l’un des quatre tournois majeurs
d’un des sports les plus mondialisés lui donne une
reconnaissance et une visibilité indéniable. Le tournoi
de Roland-Garros est un événement incontournable
qui, grâce aux médias, et notamment la télévision,
rayonne dans le monde entier. C’est un rendez-vous
attendu par tous les amateurs de tennis et il est connu
bien au-delà de ce cercle. Comme tout événement
sportif globalisé, il rejaillit de façon bénéfique sur le
pays organisateur. Il contribue donc à façonner une
image positive de la France dans le monde.
Le lien entre Paris et Roland-Garros est-il
un atout pour l’un et l’autre ?
Bien sûr, grâce au tournoi de Roland-Garros, Paris
et la France sont au cœur de l’actualité sportive, non
seulement pendant le tournoi, mais également pendant sa préparation immédiate, et plus largement à
chaque fois que l’on évoque le palmarès et les affaires
générales du tennis. Le fait d’être lié à Paris, capitale
mondialement connue et attractive dans l’imaginaire
collectif, est un atout supplémentaire. Parallèlement,
Roland-Garros tant par son côté glamour que sportif,
rejaillit sur la bonne image de Paris. Ailleurs qu’à
Paris, il serait moins attractif, mais le tournoi contribue au prestige de Paris.
L’émergence de nouveaux acteurs
sur la scène sportive internationale
peut-elle remettre en cause Roland-Garros ?
La période où le monde occidental avait le monopole
de la puissance sur le plan stratégique est finie. De
même, l’époque où il dominait l’agenda sportif tant
par les résultats que pour l’organisation des compétitions est plus ou moins révolue. Comme toute rente
de situation, la position hautement stratégique de
Roland-Garros sur l’échiquier sportif mondial pourrait être remise en cause si l’on n’y prêtait pas attention. La concurrence existe désormais. Elle ne signifie
pas que la partie est perdue d’avance, elle implique
de rester performant et vigilant pour conserver son
avance. Conserver ce statut est un enjeu majeur. C’est
possible si on est attentif aux évolutions et que l’on
sait prendre les bonnes décisions. n
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
25
LA FFT & VOUS
Institutionnel
Soucieuse de préserver les
atouts ayant fait la réputation
du tournoi de Roland-Garros,
la FFT a opté en 2011 pour
une rénovation qualitative du
stade de la Porte d’Auteuil.
En attendant la concrétisation
de ce projet, prévue pour
2018, Tennis info se propose
de vous le faire découvrir régulièrement. Pour ce 1er volet
et afin de mieux en cerner
les contours, voici quelques
esquisses du futur stade.
www.3Dfabrique.com
Projet de modernisation du stade Roland-Garros
Un nouvel écrin
dans un stade de légende
Vue aérienne du nouveau court (en bas à gauche) dans les Serres d’Auteuil.
Le nouveau court des Serres d’Auteuil vu depuis le boulevard d’Auteuil.
Le nouveau court inséré dans le jardin des Serres d’Auteuil.
26
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Le nouveau stade vu du
Fonds des Princes.
Vue aérienne du court Philippe-Chatrier
et de la nouvelle place des Mousquetaires.
Façade D (tribune Henri-Cochet) du court Philippe-Chatrier.
Le nouveau court Philippe-Chatrier
en configuration toit ouvert (à g.)
et toit fermé (à d.)
L’essentiel
Pourquoi une modernisation ?
•S
e doter d’équipements
modernes pour conserver son rang
au tournoi.
•A
érer le stade afin de mieux répartir
les flux de circulation et faciliter les
déplacements.
• Disposer d’infrastructures
confortables dédiées à toutes les
populations du tournoi.
• Disposer d’un toit rétractable pour
les sessions de nuit et la poursuite
des matchs en cas d’intempéries.
Le court Philippe-­Chatrier vu
depuis la place des Mous­quetaires.
Forte de ce constat, la Fédération Française de Tennis lance l’Opération Balle Jaune dès 2008, avec le soutien de la société COVED.
L’objectif de cette action environnementale, éducative et sociale consiste à collecter les balles usagées dans les clubs et à les recycler.
Les balles sont broyées en granulats de caoutchouc qui permettent de réaliser des tapis de sol sportif. L’équation est simple :
40 000 balles collectées permettent de produire 100 m² de surfaces. Ces terrains sont destinés à être offerts par les ligues
régionales, dans le cadre de parrainages, à des structures locales à vocation sociale, sanitaire ou éducative.
Depuis 2009, une vingtaine de réalisations de sols sportifs, dont 7 en 2012, ont permis de doter ces structures : pour exemple,
à Paris, un terrain multisports de 420 m2 destiné aux enfants du service pédopsychiatrie de l’hôpital Robert-Debré.
Depuis le début de l’opération, 2 700 000 balles usagées ont ainsi été collectées et ont permis de réaliser plus de
4000 m 2 de terrain. En 2013, environ 1 400 000 balles seront collectées dans les clubs FFT.
Pour en savoir plus et contribuer vous aussi à cette action éco-citoyenne, rendez-vous sur www.fft.fr
© FFT / Direction communication et marketing - Agence Verte - Photo : Shutterstock
14 millions de balles de tennis sont consommées, chaque année, en France.
DOSSIER
tENNIS FÉMININ
GDF SUEZ
Logotype version Quadri
16/07/2013
24, rue Salomon de Rothschild - 92288 Suresnes - FRANCE
Tél. : +33 (0)1 57 32 87 00 / Fax : +33 (0)1 57 32 87 87
Web : www.carrenoir.com
RÉFÉRENCES COULEUR
B 80%
C 100% Y 40%
Caroline Garcia
et Kristina Mladenovic
Au bonheur des dames !
Edito
Avouons-le, notre tennis féminin
a longtemps été laissé de côté. C’est
pourquoi le président Gachassin en a fait
l’un des axes prioritaires de ses deux
mandats. Je me félicite de cette prise de
conscience. Pour redynamiser ce secteur,
notre DTN a réalisé un magnifique travail de
réflexion afin de répondre aux besoins de ce tennis. En
étroite collaboration avec les directions de la Compétition
et de la Vie fédérale, elle a su créer et adapter
ses contenus pédagogiques aux spécificités des
jeunes filles et des femmes.
Par ailleurs, je tiens à saluer GDF SUEZ pour son soutien
constant depuis 1992. Comme le démontre l’opération
‘‘Le tennis, c’est facile’’ – mise en place conjointement
par la FFT et ce partenaire historique, à l’occasion
de l’open GDF SUEZ –, dont le but est de promouvoir
et développer notre tennis féminin. Merci !
À l’occasion de
l’Open GDF SUEZ de Paris,
qui se déroulera du 25 janvier
au 2 février 2014, Tennis Info
vous propose un petit tour
d’horizon du tennis féminin
français, deuxième sport
individuel national et grande
priorité de la Fédération
Française de Tennis.
Martine Gérard, vice-présidente de la FFT, chargée du tennis féminin.
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
29
DOSSIER
TENNIS FÉMININ
Le tennis féminin, une
30
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
priorité !
Grande cause de la nouvelle mandature
du président Gachassin, le tennis féminin
fait l’objet d’un plan d’envergure destiné
à le dynamiser. Focus.
P
romouvoir et encourager la pratique féminine est une priorité
pour la Fédération Française de Tennis, d’autant qu’entre 1986
et 2013, la part des femmes licenciées est passée de 35 % à
29 %. Les nombreuses actions menées n’ont pas permis d’inverser cette
tendance qui s’explique notamment par les contraintes familiales et les
horaires professionnels. Mais les femmes et les jeunes filles ont aussi une
psychologie, des attitudes, des attentes et des comportements très différents de ceux des hommes à propos de l’enseignement du tennis et de sa
pédagogie, de la pratique du jeu, notamment en compétition, ou des relations sociales qui vont de pair. Or, les clubs n’en tiennent pas compte et
fonctionnent de manière identique. Il convient de repenser en profondeur
le système pour l’adapter aux attentes des femmes.
Les délégués et les dirigeants sollicités
Conçu pour s’appliquer sur une période de quatre ans, ce plan de développement de la pratique féminine repose d’abord sur la mobilisation
des acteurs de terrain. Il passe notamment par la revalorisation du rôle
des délégués “tennis féminin” au sein des ligues. Ces derniers vont être
formés pour devenir “responsables” du tennis féminin, siéger au sein du
comité directeur ou du bureau et disposer d’un budget spécifique. Les
dirigeants de clubs joueront aussi un rôle central. En contrepartie, leur
adhésion leur permettra d’accroître leurs effectifs, d’obtenir un équilibre
hommes-femmes plus satisfaisant pour tous. Des objectifs qui peuvent
être atteints en nommant un(e) responsable du tennis féminin dans chaque
club et en ouvrant davantage les clubs aux enseignantes (qui ne représentent que 20 % des AMT et moins de 15 % des DE).
Une série de mesures concrètes et ciblées
À terme, plusieurs actions de développement devraient porter leurs fruits.
Ainsi, dans le cadre du nouveau plan d’action de la DTN pour les moins
de 12 ans, des écoles de tennis au contenu pédagogique adapté aux jeunes
joueuses seront préconisées afin d’améliorer l’attention portée aux filles,
de favoriser leur apprentissage et leur fidélisation. Il s’agira aussi d’utiliser la formation continue pour aider les enseignants hommes à se familiariser et à s’adapter aux spécificités des jeunes filles. Enfin, une série
de mesures globales est prévue afin d’encourager la pratique des femmes
et de les fidéliser : offre attractive de formation en groupe pour les débutantes, intégration du concept “jeu et match” dans la formation collective
des femmes pour les amener de façon progressive au “jeu compétitif”,
organisation avec l’enseignant de la recherche de partenaires pour développer le jeu libre, exploitation des créneaux du mercredi matin libérés
par la réforme des rythmes scolaires, mise en place ou développement
des TMC féminins incluant des animations, adaptation du règlement des
raquettes FFT pour renouveler la composition des équipes ou enfin création d’une Journée du tennis féminin. La FFT va s’engager dans un programme de communication afin de soutenir ce plan d’action. n B. Blanchet
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
31
dossier
TENNIS FÉMININ
Le haut niveau
Retrouver
les sommets
Pour optimiser la formation, pour aspirer
aux plus grandes victoires, la direction technique nationale articule sa politique sportive
autour de deux nouveaux relais :
les “15 ans et moins” et les “16 ans et plus”.
S
ur l’échiquier mondial, la France fait partie des grandes nations
du tennis. Aujourd’hui, elle se situe au 4e rang mondial (à égalité
avec l’Allemagne et la Roumanie) en ce qui concerne son tennis
féminin. Avec le retrait des terrains d’une génération dorée – dont Amélie
Mauresmo et Nathalie Dechy étaient de parfaits exemples –, et malgré l’exploit de Marion Bartoli gagnante de Wimbledon, la France peine à trouver le
niveau qui lui a permis naguère de monter sur le podium mondial (2 victoires
en Fed Cup notamment).
Objectif : les podiums mondiaux
Pour retrouver les sommets, la FFT, via sa direction technique nationale,
a revu sa politique sportive à partir d’une évidence : l’excellence est liée à
la formation. Comme pour le tennis masculin, deux départements ont été
créés : celui des “16 ans et plus” et celui des “15 ans et moins”. L’un et
l’autre s’inscrivent parfaitement dans le Parcours de l’Excellence Sportive
mis en place par la FFT.
« Notre mission est d’accompagner les joueuses françaises vers le plus haut
niveau international senior avec pour objectifs les “podiums” mondiaux
en Grand Chelem, en Fed Cup et aux jeux Olympiques de 2016 », explique
Alexandra Fusai, responsable du haut niveau féminin et du département 16
ans et plus. « Notre stratégie consiste à aider les juniors à performer, puis
à guider les jeunes seniors dans leur parcours d’accession au plus haut
niveau et à les rassembler pour développer un état d’esprit et une dynamique
collective. »
Identifier un maximum
de jeunes joueuses à potentiel
Dirigé par Carine Bornu, Le département 15 ans et moins, lui, s’occupe des
jeunes de 9 à 13 ans du programme Avenir national implanté dans les ligues,
ainsi que des jeunes de 14-15 ans qui s’entraînent dans les Pôles France, les
Pôles Espoirs et les parcours associés. Un des objectifs de ce département est
d’identifier un maximum de jeunes joueuses à potentiel, grâce aux visites dans
les ligues et dans les Pôles Espoirs.
La présence des responsables nationaux sur les compétitions de référence permet aussi de suivre l’évolution des jeunes hors structures fédérales, et de les
convier à des rassemblements ou à des stages organisés dans les Pôles France. n
32
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
fed cup 2014
La France
à l’heure suisse !
La rencontre opposant la Suisse à l’équipe de
France soutenue par GDF SUEZ et comptant pour
le 1er tour du Groupe Mondial II de la Fed Cup 2014,
sera disputée à Paris. Cette rencontre se déroulera, les 8 et 9 février 2014, dans le stade Pierrede-Coubertin (Paris, 16e arrondissement), d’une
capacité de 3 827 places en configuration “tennis”,
qui aura abrité la semaine précédente la 22e édition
de l’Open GDF SUEZ (tournoi WTA). Le match sera
disputé sur une surface identique à celle utilisée lors
de cette dernière épreuve, à savoir une résine sur
bois. « C’est un tirage plutôt favorable car la nation
probablement la plus forte, la Serbie, a été évitée
confiait la capitaine Amélie Mauresmo, à l’issue
du tirage au sort. Pour les joueuses, il est fabuleux
d’évoluer à domicile et de bénéficier du soutien
du public. Nous avons un groupe de supporters
qui effectue les déplacements à l’étranger, mais
évidemment, c’est toujours mieux de jouer
dans un stade entièrement acquis à sa cause. »
Ce sera sûrement le cas ! Rappelons que
les joueuses de l’équipe de France n’avaient
plus joué à Paris depuis 2005, et la finale
France-Russie disputée à Roland-Garros.
Tennis & animation
Les TMC Dames
Les Raquettes FFT
La formule gagnante !
Simplicité et convivialité
Mis en place en 2011, les TMC dames 18 ans et plus
sont des tournois tournés vers le plaisir et l’accueil
plutôt que la performance. (Re)découverte.
Épreuve nationale par équipes, les Raquettes FFT
sont réservées aux femmes non classées, 40 ou 30/5.
Cette animation offre aux licenciées la possibilité
de s’initier au tennis en compétition. Le tout dans
la bonne humeur et la convivialité.
Mesdames, les tournois multi-chances ne sont vraiment pas des
rendez-vous comme les autres. D’abord parce que leur format particulier – sets de quatre jeux et règle du “no-ad” pour une épreuve
s’étalant sur deux jours maximum – permet une meilleure conciliation avec les agendas les plus surchargés. Ensuite parce que l’aspect détente est résolument mis en avant… Et qu’après tout, le fait
d’évoluer en compétition n’empêche en rien la convivialité.
Les TMC, estampillés “dames”, doivent permettre aux licenciées
non classées de vivre leur première expérience en compétition. On
peut s’inscrire à plusieurs et rester ensemble tout au long du TMC :
cela permet de créer des contacts, de pratiquer le tennis sans stress
et d’obtenir son premier classement. Les TMC sont une excellente
transition entre les Raquettes FFT et la compétition traditionnelle.
Les animations qui accompagnent les TMC dames font leur force.
Et dans ce domaine, tout est ouvert ! Des séances de shiatsu à la
confection de petits plats, en passant par l’initiation au beach tennis,
la marche nordique, le jeu de fléchettes, le badminton ou encore la
manucure, les organisateurs font preuve d’imagination…
C’est ça l’esprit TMC dames !
accueillir un tournoi multi-chances, c’est
facile : le cahier des charges de ces épreuves est disponible sur le
site internet de la FFT, rubrique “Plus de compétitions”. Les clubs
qui souhaitent organiser un tournoi de ce type doivent renseigner la
fiche d’inscription proposée en ligne et l’adresser à leur ligue pour
validation. Il sera ensuite inscrit au calendrier national. Les deux
mots d’ordre du TMC sont : accueil soigné et convivialité. n
Présidents de club,
L
’originalité de cette animation est d’être une épreuve qui permet
aux joueuses de prendre goût à la compétition et qui incite les
participantes à s’investir davantage. Les Raquettes FFT donnent
donc un avant-goût, sont une passerelle vers autre chose : un moyen, non
une fin. Ne concernant que les licenciées 40 et 30/5, l’épreuve se joue par
équipes de 4, avec deux simples et un double par rencontre, les matchs se
jouant en un seul set.
Simplicité, convivialité et facilité d’accès : tel est le secret de cette épreuve.
De la phase clubs à la phase finale, les Raquettes FFT peuvent rassembler
jusqu’à 11 000 participantes (record en 2010). En 2013, ce sont les filles du
TC Chatou (Yvelines) (photo ci-dessus) qui ont décroché le titre au détriment de l’équipe du Tir ASCBB (Paris).
À retenir
Les rendez-vous de l’édition 2014
• Phases clubs : de février à avril 2014
• Phases départementales et régionales : d’avril à juin
• Phases interrégionales : du 6 au 28 septembre
• Phase nationale (au TC Arcachon) : du 10 au 12 octobre.
Un TMC organisé à Mérignac en septembre 2013
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
33
dossier
tENNIS FÉMININ
f
d
s
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l
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Curn
o
t
s
de
is
a
r
ir e ranç
oi
ANNÉE 2014
JANVIER - FÉVRIER
6-12 janvier
14-19 janvier
20-26 janvier
20-26 janvier
27 janvier-2 février
FÉVRIER - MARS
4-9 février
17-23 février
24 février-2 mars
MARS
3-9 mars
11-16 mars
17-23 mars
24-30 mars
MARS - AVRIL
31 mars-6 avril
MAI
5-11 mai
12-18 mai
19-25 mai
JUIN
Virginie Razzano
2-8 juin
16-22 juin
23-28 juin
JUILLET
1-6 juillet
7-13 juillet
14-20 juillet
21-27 juillet
SEPTEMBRE
8-14 septembre
15-21 septembre
22-28 septembre
OCTOBRE - novembre
6-12 octobre
20-26 octobre
27 octobre-2 novembre
Pauline Parmentier
NOVEMBRE
3-9 novembre
3-9 novembre
34
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
• A d é ta c h e r • A d é ta
a c h e r • A d é ta c h e r • A d é ta c h e r • A d é ta c h e r • A d é ta c h e r • A d é ta c h e r • A d é ta c h e r • A d é ta c h e r •
CALENDrIER
DES TOURNOIS
FÉMININs
FRANÇAIS 2014
Tournois féminiNS
DotationS
GDF SUEZ
Logotype version Quadri
16/07/2013
24, rue Salomon de Rothschild - 92288 Suresnes - FRANCE
Tél. : +33 (0)1 57 32 87 00 / Fax : +33 (0)1 57 32 87 87
Web : www.carrenoir.com
RÉFÉRENCES COULEUR
B 80%
C 100% Y 40%
Internationaux féminins de la Martinique
10 000  $
Internationaux de tennis de l’île Saint-Martin
10 000  $
Open GDF SUEZ 42 d’Andrézieux-Bouthéon
25 000  $
Open de la ville du Gosier
10 000  $
Open GDF SUEZ de Paris
710 000  $
Open GDF SUEZ de l’Isère à Grenoble
25 000  $
Open GDF SUEZ de la ville de Mâcon
10 000  $
Open GDF SUEZ de Bron-Parilly
10 000  $
Internationaux féminins d’Amiens
10 000  $
ITF de Gonesse
10 000  $
Open du Havre
10 000  $
Open GDF SUEZ de Seine-et-Marne à Croissy-Beaubourg
50 000  $
Open GDF SUEZ de Bourgogne à Dijon
15 000  $
Open GDF SUEZ de Cagnes-sur-Mer Alpes-Maritimes
Saint-Gaudens 31 Midi-Pyrénées
100 000  $
50 000 $ + H
Internationaux de Strasbourg
250 000  $
Open féminin de Marseille
100 000  $
Caroline Garcia
Open Montpellier Agglomération Hérault
25 000  $
Open GDF SUEZ du Périgord à Périgueux
25 000  $
Open GDF SUEZ de la Porte du Hainaut à Denain
25 000  $
Open GDF SUEZ de Biarritz
100 000  $
Open 88 de Contrexéville
100 000  $
Open GDF SUEZ des Contamines-Montjoie
25 000  $
Lady’s Open de Saint-Malo
25 000  $
Saint-Tropez
10 000  $
Open GDF SUEZ Clermont Auvergne à Clermont-Ferrand
25 000  $
Open GDF SUEZ de Touraine à Joué-les-Tours
50 000  $
Internationaux féminins de la Vienne à Poitiers
Open GDF SUEZ Nantes Atlantique
100 000  $
50 000 $ + H
Kristina Mladenovic
Open Féminin 50 d’Equeurdreville
Open GDF SUEZ du Limousin à Limoges
25 000  $
125 000  $
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
35
dossier
tENNIS FÉMININ
La parole aux
Au-delà du prestigieux
Partenariat
Open GDF SUEZ
« Creuser un sillon
en profondeur »
organisé au stade
Coubertin à Paris, il
existe sur l’ensemble
du territoire de
nombreuses épreuves
professionnelles
de tennis féminin.
Des épreuves dotées de
10 000 $ à 125 000 $,
attirant des plateaux
de grande qualité,
mais donnant aussi aux
espoirs la possibilité
de se confronter aux
meilleures, d’emmagasiner de l’expérience
et d’acquérir leurs
premiers points WTA.
La parole à ceux qui
font ces tournois.
36
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Partenaire de l’équipe de France de Fed Cup et de
nombreux tournois, soutien des meilleures joueuses
françaises, GDF SUEZ s’est toujours engagé, depuis
1992, pour la promotion du tennis au féminin. Emmanuel Szendroi, responsable sponsoring du groupe,
évoque cet engagement sportif. Échanges.
Lié au tennis féminin français depuis plus
de deux décennies, GDF SUEZ est indissociable
du dispositif global, et tout particulièrement
du tournoi organisé à Paris, au stade
Pierre-de-Coubertin, depuis 1993…
Le partenariat entre notre groupe et la FFT a été noué
en 1992. L’année suivante, c’est la première édition
de l’Open GDF SUEZ, l’un des tout premiers tournois dans lequel nous nous soyons engagés. Quand
nous nous sommes associés à IMG pour lancer un
événement féminin d’envergure, l’objectif était vraiment de bâtir quelque chose sur le long terme. Ce
tournoi s’est tellement bien ancré dans le calendrier
qu’il tiendra fin janvier sa 22e édition, avec toujours
un plateau riche des meilleures mondiales telles que
Maria Sharapova, Sara Errani, Angelique Kerber ou
Ana Ivanovic.
Dans le sillage de cet engagement, GDF SUEZ
soutient aussi la création de nombreux tournois
ITF partout en France. Pourquoi ?
Il était important pour nous de creuser un sillon en
profondeur, de n’être pas seulement présents sur un
événement international annuel. Nous entendons
favoriser l’expression des talents du tennis féminin
français près de chez elles. Cela nécessite des rendezvous prestigieux lors desquels nos espoirs peuvent
se jauger face aux meilleures – et ainsi progresser –,
mais cela passe aussi par des tremplins vers ce très
haut niveau. En lien étroit avec la Direction Technique
Nationale de la FFT, nous avons donc construit tout un
dispositif sur l’ensemble du territoire en étant partenaires, dès leur première édition, d’au moins une vingtaine de tournois ITF en régions.
Comment se nouent ces divers sponsorings
de tournois ITF ?
Le développement est continu. Nous aidons à bâtir,
dans la mesure du possible et sans pour autant avoir
vocation à demeurer éternellement partenaires de
l’événement. À chaque fois, la FFT nous informe des
possibilités de nouveaux opens sur le territoire, des
endroits où une création de tournoi est en réflexion.
Dès connaissance d’un projet, nous contactons alors
la Direction Régionale concernée pour étudier la
question du partenariat. Ce fut le cas en 2013, avec la
première édition de l’Open GDF SUEZ de Seine-etMarne. En 2014, nous serons ainsi partenaires du nouveau tournoi WTA de Limoges, doté de 125 000 $ et
prenant la suite de l’ITF disputé jusque-là à Couzeix.
Ce nouveau format WTA incarne parfaitement une
étape importante pour les jeunes joueuses, entre les
premiers points acquis en ITF et les échéances les
plus prestigieuses.
Dans quelles autres actions GDF SUEZ est-il engagé
dans le cadre du tennis féminin ?
Historiquement, il y a toujours eu quatre grands
axes : outre l’Open GDF SUEZ et les tournois ITF
en régions, nous avons également mis sur pied, dès
le début de notre aventure dans le tennis féminin, un
Team Tennis qui accompagne les meilleures espoirs
et joueuses confirmées vers le plus haut niveau, parfois même jusqu’à leur reconversion. Depuis 1992
plus d’une trentaine de joueuses a intégré ce Team
tennis GDF SUEZ. Enfin, nous insistons sur le volet
d’insertion par le sport et les actions de solidarité, en
soutenant des associations comme « Fête le Mur »
depuis 1999. n Propos recueillis par Guillaume Willecoq
GDF SUEZ
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24, rue Salomon de Rothschild - 92288 Suresnes - FRANCE
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acteurs
Joueuse
« Un tremplin vers le circuit principal »
Sixième joueuse française, classée à la 128e place mondiale, Claire Feuerstein
décrit sa vie sur le circuit féminin en France.
Pour une joueuse française, que représente l’existence de nombreux
tournois ITF sur l’ensemble du territoire ?
Ce maillage d’ITF en France, allant du “10 000 $” aux plus grosses
épreuves dotées de 100 000 $, est très utile. C’est un avantage de pouvoir
jouer ainsi une partie de l’année à domicile. Cela permet d’engager moins
de frais de voyage, tout en garantissant de disputer des tournois à l’organisation toujours impeccable, où l’on sait qu’il n’y aura pas de mauvaise surprise. La présence de sponsors comme GDF SUEZ est donc fondamentale
pour nous : sans eux, pas ou peu de tournois.
Quelle est la finalité de ce type de tournois ?
Ils constituent un tremplin vers le circuit principal, d’autant plus nécessaire qu’une joueuse doit disputer les grands tournois régulièrement si elle
entend vivre du tennis. Le fait que les filles doivent assumer leur hébergement dans la plupart des tournois ITF – il y a quelques exceptions, souvent
Organisateurs
en France, comme Saint-Gaudens ou Nantes – pèse lourd dans le budget
d’une saison. La frontière entre le circuit “secondaire” et le circuit principal
est très marquée en tennis féminin. Il est difficile de franchir le pas.
Plus que chez vos homologues masculins ?
Il me semble. Le circuit féminin me paraît moins progressif que le masculin. Un joueur très efficace sur le circuit Challenger peut atteindre le Top
100 ATP. Un tel objectif est quasiment irréalisable pour une fille si elle ne
dispute que des ITF. Il nous faut forcément marquer des points sur le circuit
principal si l’on veut viser le Top 100. Je suis environ 130e depuis deux ans
et je me rends bien compte que les ITF ne suffisent pas si je veux passer le
cap : je dois gagner des points sur les tournois WTA. En 2014, je pense ainsi
tenter plus souvent les qualifications sur le circuit principal, tout en équilibrant mon calendrier avec des ITF pour rester dans la spirale de victoires
sans laquelle la confiance s’effrite. n Propos recueillis par G.W.
Ce qu’ils en pensent…
Denis Anouilh,
communautés d’agglomérations, au niveau
de la Préfecture également. »
Michel Dechy,
« Une démarche louable »
Pierre-Michel Barbier,
« Une relation privilégiée »
directeur du tournoi de Cagnes-sur-Mer
« GDF SUEZ est, avec BNP Paribas, le gros
groupe investi dans le tennis français. C’est
une figure emblématique qui, historiquement, suit le tennis féminin (…) Les femmes,
quand elles sont sur le court, montrent
beaucoup plus leur volonté d’y arriver.
Le tennis féminin apporte beaucoup, et il
faudrait le mettre encore plus en avant, en
arrêtant de l’opposer au tennis masculin et
de mettre ces deux “produits” en concurrence pour ainsi dire. L’engagement de
GDF SUEZ est une démarche louable qui,
en plus, économiquement, me rassure.
Au niveau des institutionnels, avoir
GDF SUEZ à ses côtés est un réel atout.
Ils s’investissent beaucoup au niveau
des départements, des municipalités, des
directeur du tournoi de Mâcon
« Un véritable partenariat »
« Chacun sait que GDF SUEZ est
“le” partenaire du tennis féminin en France,
et ça, c’est un plus. GDF SUEZ à nos côtés,
c’est un gage de qualité et de visibilité.
C’est un atout, à beaucoup de niveaux :
avec les officiels, “Open GDF SUEZ de la
Ville de Mâcon”, ça parle ; avec les joueuses,
ça parle aussi. Sur la notoriété du tournoi,
la lisibilité et la publicité auprès des
institutionnels et des autres sponsors,
l’impact est positif, c’est sûr.
En plus, lorsque j’ai besoin de discuter,
ils répondent toujours présent : c’est un
véritable partenariat. »
directeur du tournoi de Denain
« Ça fait tellement longtemps que
GDF SUEZ est impliqué dans le tennis féminin que pour nous, c’est en quelque sorte
le fil rouge. Avant d’être directeur du tournoi,
je les connaissais, puisqu’ils accompagnaient Nathalie (Dechy) et que
son premier gros tournoi, ç’a été au
Gaz de France, à l’époque, où elle avait
atteint les quarts de finale. Aujourd’hui
encore, elle fait partie de leurs marraines.
Nous avons toujours eu avec ce partenaire
une relation privilégiée et nous avons
toujours été très heureux de travailler
avec eux, heureux de leur collaboration,
aussi bien au niveau local avec
le club, qu’au niveau de la ligue ou
au niveau national. » Recueilli par M. Rambion
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
37
dossier
tENNIS FÉMININ
Open GDF SUEZ 2014 : l’événement
22, v’là l’Open !
L’Open GDF SUEZ
va fêter ses 22 ans en
2014. Depuis 1993,
son histoire n’a cessé
de s’enrichir. La toute
première édition
déjà, avec le sacre de
Martina Navratilova
opposée à Monica
Seles, annonçait un
grand succès…
Le stade Pierre-de-Coubertin, théâtre de l’Open GDF SUEZ.
Q
ue trouver de mieux, pour la première
édition d’un tournoi, qu’une finale
entre deux des plus grandes championnes de l’histoire du tennis…
Au début des années 1990, la société IMG se
lance dans une grande aventure en décidant
de créer un événement exclusivement féminin à Paris. Le pari est risqué. Les hommes ont
leur tournoi à Bercy depuis 1986, mais pour
les femmes, l’ambition manque. Par le biais
notamment de Régis Brunet, aujourd’hui encore
co­directeur de l’événement, le premier “Open
Liste des participantes
Ça y est, on connaît le nom des 20 premières
joueuses qui accèdent directement au tableau final
de l’Open GDF SUEZ :
Maria Sharapova
Lucie Safarova
Sara Errani
Kaia Kanepi
Angelique Kerber
Daniela Hantuchova
Simona Halep
Mona Barthel
Roberta Vinci
Klara Zakopalova
Ana Ivanovic
Bojana Jovanovski
Carla Suarez Navarro
Magdalena Rybarikova
Kirsten Flipkens
Francesca Schiavone
Dominika Cibulkova
Karin Knapp
Anastasia Pavlyuchenkova
Alizé Cornet
38
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Gaz de France” voit le jour en 1993, dans la toute
nouvelle salle du Zénith. L’appui du sponsor titre
est déjà un grand pas en avant, mais que dire du
succès sportif ? Le coup d’essai est un coup de
maître : Martina Navratilova s’impose en finale
aux dépens de Monica Seles !
Dès lors, le tournoi ne fera que monter en puissance. Dès la deuxième édition, il s’installe au
Stade Pierre-de-Coubertin. Martina Navratilova
en profite pour y réussir le doublé, et pour clore
son immense carrière avec un 167e et dernier
titre. Qui, pour lui succéder lors de la troisième
édition ? Steffi Graf bien sûr, qui domine en
finale Mary Pierce… Les grands noms du tennis féminin se donnent désormais rendez-vous
à Coubertin. Martina Hingis s’impose en 1997,
Serena Williams triomphe en 1999, sa sœur
Venus prend le relais en 2002, Kim Clijsters inscrira son nom au palmarès en 2004…
Mais entre-temps, les Françaises vont aussi
installer une jolie tradition de victoires. La première à s’imposer est Julie Halard-Decugis, lors
de la quatrième édition. Mary Pierce en 1998
et Nathalie Tauziat en 2000 gagneront à leur
tour devant leur public. Mais la grande star de
Coubertin, c’est bien sûr Amélie Mauresmo, qui
triomphera à trois reprises et échouera trois fois
en finale dans sa “maison”.
Avant de devenir codirectrice du tournoi et organisatrice de la fameuse “Soirée d’Amélie”, la
GDF SUEZ
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Le programme Grandes sœurs
reine de l’Open d’Australie et de Wimbledon
1996 a fait lever les foules, toutes acquises à sa
cause. Elle est la seule à s’être imposée à trois
reprises dans cet Open GDF SUEZ. Son dernier titre parisien fut aussi le 25e et dernier de sa
carrière, en 2009. Depuis, le palmarès a fait la
part belle aux joueuses de l’Est, ainsi que l’illustrent les deux derniers triomphes allemands
– Angelique Kerber en 2012 (aux dépens de
Marion Bartoli) et Mona Barthel en 2013.
Mais avec la participation déjà annoncée de
Maria Sharapova et d’Ana Ivanovic pour 2014,
une autre tradition du tournoi pourrait être remise
au goût du jour : celle de voir une ancienne n° 1
mondiale soulever le trophée… n
Guillaume Baraise
palmarès
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Martina Navratilova (EU)
Martina Navratilova (EU)
Steffi Graf (ALL)
Julie Halard-Decugis (FRA)
Martina Hingis (SUI)
Mary Pierce (FRA))
Serena Williams (EU)
Nathalie Tauziat (FRA)
Amélie Mauresmo (FRA)
Venus Williams (EU)
Serena Williams (EU)
Kim Clijsters (BEL)
Dinara Safina (RUS)
Amélie Mauresmo (FRA)
Nadia Petrova (RUS)
Anna Chakvetadze (RUS)
Amélie Mauresmo (FRA)
Elena Dementieva (RUS)
Petra Kvitova (RTC)
Angelique Kerber (ALL)
Mona Barthel (ALL)
Une chance unique
Ce programme, initié
par GDF SUEZ en colla­
boration avec la FFT,
permet d’offrir à une jeune
joueuse française la
possibilité de participer
à l’Open GDF SUEZ
Âgée de 17 ans, Estelle Cascino a reçu une
invitation pour participer aux qualifications du
22e Open GDF SUEZ. Membre du Pôle France
de l’INSEP, Estelle va donc vivre une grande
expérience, elle qui a déjà participé aux
qualifications des Internationaux de France en
mai 2013. « Je suis très touchée et très heureuse de m’être vue attribuer une wild-card,
a-t-elle raconté. Je remercie GDF SUEZ, la
FFT et la direction du tournoi. Cette invitation
peut m’apporter beaucoup d’expérience.
Ça va me permettre de me confronter à des
joueuses du circuit professionnel. Et j’espère
que, grâce à cette expérience, je n’aurai
bientôt plus besoin de wild-card pour participer à des tournois de cette envergure.
Témoignages de championnes
Martina Navratilova
Elles ont participé et se sont imposées
à l’Open GDF SUEZ. Souvenirs…
« Beaucoup d’émotion »
« Entre l’Open GDF SUEZ et moi, c’est
une longue histoire. J’ai vécu beaucoup de
moments forts à Coubertin, probablement
quelques-unes de mes plus belles émotions
sur un court de tennis. »
Amélie Mauresmo,
gagnante en 2001, 2006 et 2009
« Une ambiance magique »
« La salle était parfaitement proportionnée.
Elle se remplissait en soirée, l’ambiance
était alors magique. L’Open GDF SUEZ était
vraiment le tournoi d’hiver que j’aimais faire.
J’avais le soutien du public, j’aimais le lieu
et aussi la surface. »
Julie Halard-Decugis,
Édition 2013 : S. Errani, la finaliste, A. Mauresmo, codirectrice du tournoi, et M. Barthel, la gagnante.
gagnante en 1996
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
39
dossier
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Open GDF SUEZ 2014 : l’événement
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Côté jardin
À l’occasion du tournoi, GDF SUEZ et la FFT multiplient les actions conjointes. Le partenaire
du tennis féminin et la Fédération profitent ainsi pleinement du grand rendez-vous de l’Open
pour mettre en place des actions de promotion et de développement. Focus sur 2 d’entre elles.
Grandes sœurs
En compagnie de l’équipe de France
de Fed Cup et de Camille Pin
• Après une journée d’échanges et de
rencontres au stade Roland-Garros le
2 décembre dernier entre 21 jeunes boursières et Amélie Mauresmo, Alizé Cornet,
Nathalie Dechy et Camille Pin, l’opération
Grandes Sœurs rebondit au stade Pierrede-Coubertin. Le samedi des demi-finales
de l’Open, deux jeunes espoirs participeront à une séance d’entraînement en lever
de rideau. Fiona Ferro (16 ans, n° 26 française) et Margot Yerolymos (16 ans, -30)
taperont dans la balle sur le court central
face à des joueuses de l’équipe de France
de Fed Cup et bénéficieront des conseils de
grandes championnes. Après avoir déjeuné
au “Players Lounge”, elles suivront les demifinales en tribune avec les commentaires avisés d’une championne GDF SUEZ.
• GDF SUEZ parraine plus d’une cinquantaine de jeunes boursières, via une dotation
financière à la FFT et des actions de motivation comme les journées de rencontres
et d’échanges avec les sportives phares du
team GDF SUEZ. Pendant l’Open, plusieurs
de ces championnes potentielles assisteront
aux demi-finales en compagnie de Camille
Pin, qui leur aura aussi fait visiter le stade et
le très privé “Players Lounge”. B.W.
Le tennis, c’est facile
Des clubs à l’honneur
Pour la seconde année, l’opération “Le tennis, c’est
facile” a été reconduite par GDF SUEZ et la FFT.
Son but : promouvoir et développer le tennis féminin.
Jusqu’au 11 décembre dernier, quarante-quatre clubs
ont ainsi pu présenter les différentes actions menées
pour leurs licenciées autour de l’animation, la convivialité ou l’apprentissage. Dix clubs ont ensuite été
sélectionnés par un jury composé de personnes de la
Fédération Française de Tennis, de GDF SUEZ et d’anciennes joueuses.
Chaque président, enseignant et responsable du tennis
féminin de ces clubs est invité à l’Open pour suivre les
demi-finales. Trois clubs seront honorés spécialement
pour leur action, recevant un trophée et un kit de jeu. B.W.
40
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
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LA FFT & VOUS
Institutionnel
Congrès fédéral
Au menu, les tables rondes
Table ronde “Gestion des
ressources humaines”.
Lors du dernier Congrès fédéral, des tables rondes ont été organisées autour de quatre
grands thèmes. Interrogations, observations, préconisations : sans prétendre à une réelle
exhaustivité, Tennis Info s’en fait ici l’écho.
Table ronde 1
Table ronde 2
Licence
et assurance
Communication fédérale
avec Office 365
➠
Cette table ronde a débouché
sur quelques suggestions :
➠ L’environnement et les innovations de l’outil Office 365 Online ont été
•M
ise en ligne, sur le site de la
FFT et celui des ligues d’une
page “Avantage licences”,
reprenant les pictos de l’affiche
envoyée en septembre 2013.
•E
xchange Online, un outil de messagerie aux fonctionnalités élargies – disposant par exemple d’un calendrier partageable et de la
synchronisation avec l’ordinateur personnel. L’externalisation dans le
Cloud permet d’augmenter significativement la taille de la messagerie
qui passe ainsi à 25 Go de stockage (avec possibilité d’aller jusqu’à
50 Go).
présentés, et notamment :
Patricia Froissart
•M
ise à disposition, sur l’espace du licencié, d’un formulaire téléchargeable pour les licenciés non pratiquants ou dirigeants visant à
les exonérer de la présentation du certificat médical. Par ailleurs, le
contenu de cet espace du licencié doit être revu et modernisé.
•M
ise en ligne sur www.fft.fr d’un formulaire de déclaration de manifestation pour les journées “portes ouvertes” à adresser à l’AIAC
(mutuelle fédérale).
•R
éalisation d’une plaquette téléchargeable au sujet de l’obligation de
licencier tous les membres conformément au code du sport.
➠ Il a été en outre convenu que la licence est un sujet transversal, qui
touche beaucoup de domaines : juridique, médical, collectivités locales,
informatique, organisation fédérale, DTN…
➠ Enfin, a été demandée la mise en place d’un formulaire électronique
permettant au président de club de s’engager à “licencier” tous ses
membres. Cette requête avait déjà été formulée lors des congrès interrégionaux. n
42
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
• SharePoint Online, outil de création et de gestion d’échange et de
partage, destiné à simplifier la
réalisation, par plusieurs personnes, de documents, leur
correction, et leur finition.
•L
ync Online, pour sa part, permet la messagerie instantanée,
la réalisation de conférences en
audio et en vidéo et l’organisation de réunions en ligne.
Afin
➠
de faciliter l’appropriation
des procédés par les dirigeants,
des tutoriels vidéo seront mis en
ligne. n
Jean Wallach
Table ronde 3
Table ronde 4
Gestion
des ressources
humaines
Rôle du CED et du CSD
dans le développement fédéral
À sujet délicat, table ronde riche,
traitant notamment :
➠ Du
rôle et des missions de
Patrick Guérin
la DRH : promotion et professionnalisation de la fonction RH
dans les ligues et leurs comités ; accompagnement du développement
des compétences des équipes ; identification et encouragement des
bonnes pratiques ; mise à disposition d’une boîte à outils pour la création d’un socle commun de pratiques de gestion du personnel ; contribution à la maîtrise du risque social.
➠ Des
priorités de la FFT en termes de gestion des ressources
humaines : accompagnement technique, par la mise à disposition
d’outils et de fiches techniques qui se mettra peu à peu en place à
partir de janvier 2014 (premiers sujets traités : entretien annuel d’évaluation, suivi des temps de travail, établissement d’un règlement intérieur…) ; accompagnement par une approche conseil, notamment à
l’occasion des visites de ligues ; accompagnement par une approche
managériale et organisationnelle.
➠ Principales attentes, questions et suggestions des participants :
•D
emande de mise à disposition d’outils de GRH (support d’entretiens
annuels, planning de gestion prévisionnelle et de suivi des temps de
travail – outil de reporting, méthodologie et recommandations d’utilisation).
•D
ifficultés dans la gestion des cadres d’État (rattachement hiérarchique/management notamment). Faudrait-il prévoir une réunion
DTN-DRH ?
•P
oints de Droit principalement dans le domaine du temps de travail (difficile adaptation du code du Travail et de la CCNS aux problématiques opérationnelles du déplacement/accompagnement des
joueurs, gestion du forfait jour – et notamment clarification de la position du COSMOS).
•F
ormation/accompagnement aux entretiens d’embauche et au management : puisqu’on ne peut former tout le monde, pourquoi ne pas
désigner une personne responsable (élu ou permanent) sous l’autorité
du président de ligue ?
• Importance de la prise en compte des petits clubs qui ont besoin
d’accompagnement dans la gestion de leur personnel (paie et veille
juridique notamment).
• Demande de mise à disposition et de partage des rapports et conclusions remis lors de contrôles Urssaf destinés à identifier les zones de
vigilance.
• Demande forte pour que des visites de ligues par un ou deux permanents soient organisées de manière large et non exclusivement sur la
base du volontariat. Avec priorité aux ligues rencontrant des difficultés
particulières ou des risques juridiques identifiés (contentieux prud’homaux, besoins de mise en conformité, etc.). n
Cette table ronde a permis un bilan
et une présentation de ces deux
fonctions clés.
➠ Priorités
des CED : mise en
place du CED coordonnateur
en 2013 ; visites des clubs pour
mise en place politique fédérale
et ligue ; déploiement ADOC ;
conseil à l’équipement ; réforme
des moins de 12 ans ; travail en
commun avec l’équipe technique de ligue.
Pierre Doumayrou
➠ Priorités
des CSD : détection
et sélection des jeunes ; mise en place de la politique concernant les
moins de 12 ans ; entraînement des groupes Avenir départementaux ;
participation aux actions de la ligue et accompagnement des meilleurs
en compétition ; conseiller toujours, entraîneur parfois.
➠ Quelques
constats : 70 % des CED/CSD déclarent ne pas avoir
d’entretien annuel formalisé ; certains d’entre eux (CED) sont employés
pour d’autres missions administratives ; le management de ces collaborateurs est une condition indispensable à la réussite de la politique
fédérale.
➠ Quelques
suggestions : mettre en place un véritable management
professionnel fixant des objectifs atteignables et mesurables ; faire des
entretiens intermédiaires pour mesurer les écarts, et recentrer l’action ;
bien s’imprégner de la politique fédérale pour que celle-ci se déploie à
vitesse égale sur tout le territoire ; accepter « une certaine perméabilité
des frontières administratives » pour une utilisation plus rationnelle des
compétences. n
LES RAPPORTEURS
À l’occasion du congrès fédéral des 2 et 3 novembre
2013, quatre tables rondes se sont tenues, dont
les rapporteurs étaient : Patricia Froissart,
présidente de la ligue du Val-d’Oise (licence et
assurance) ; Patrick Guérin, président de la ligue
des Pays-de-la-Loire (gestion des ressources
humaines) ; Jean Wallach, président de la ligue du
Lyonnais (communication fédérale avec Microsoft) ;
Pierre Doumayrou, président de la ligue de
Midi-Pyrénées (conseillers sportifs et conseillers en
développement dans la politique fédérale).
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
43
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> Participer aux compétitions homologuées, individuelles et par équipes, dans toutes les catégories d’âge ;
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FFT3
Ville
LA FFT & VOUS
DTN
Les parcours associés
« Un rapprochement plus qu’un
accompagnement »
Après les départements
“16 ans et plus” et “15 ans et
moins”, Tennis Info poursuit
la présentation du Parcours
Excellence Sportive (PES)
mis en place par la DTN.
Pour ce numéro, il est
question “des parcours
associés”. Éclairage avec le
directeur technique national
Arnaud Di Pasquale.
Quel est l’esprit des parcours associés ?
Ces parcours s’inscrivent dans une politique
d’ouverture de la FFT et de sa direction technique
nationale. Si on prend les thèmes fondamentaux
de notre politique sportive, outre “l’excellence”
et “l’ambition”, il y a le mot “ouverture”. Ces
parcours – faits de projets individuels – viennent
donc s’intégrer naturellement dans ce que la
DTN a mis en place. Nous nous positionnons en
tant que partenaires de tous les projets répondant
au cahier des charges établi par la DTN.
Pourquoi cette ouverture ?
Forte de ses convictions, la DTN doit s‘enrichir
de projets extérieurs ou atypiques, tant que ces
derniers restent ambitieux et respectent les temps
de passage définis par elle. La FFT ne s’interdit
pas de se nourrir des expériences qui marchent.
Nous sommes conscients qu’il n’y a pas qu’un
seul chemin vers l’excellence, à nous de faire en
sorte d’accompagner ces cheminements.
Comment fonctionne ce partenariat ?
J’ai parlé plus haut de cahier des charges. Ce
n’est pas anodin. Aujourd’hui, nous avons
des ambitions élevées et les temps de passage
fixés ne sont pas uniquement basés sur le classement et le résultat. Il y a une prise en considération des critères d’acquisitions techniques,
tactiques et comportementales. Nous voulons
que ce cahier des charges soit partagé par nos
pensionnaires des Pôles France comme par les
46
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
personnes issues des parcours associés. Pour ces
derniers, la FFT devient un centre de ressources
qui, riche d’une expérience et d’un savoir-faire
incontestables, offre un certain nombre de services et fait office de conseil.
C’est-à-dire…
Nous proposerons des évaluations physiques,
des analyses individuelles vidéos, un suivi médical, des analyses techniques et tactiques. Nous
aiderons à la définition des objectifs, conseillerons en matière de programmation, organiserons
des stages et proposerons un suivi individualisé
dans le domaine de la préparation mentale. Nous
sommes là pour accompagner des projets, pas
uniquement pour les financer. Le tout se fera en
collaboration avec les entraîneurs référents.
Concrètement, comment se fait la mise
en place ?
Récemment, par exemple, la DTN a organisé
un certain nombre de stages pour des catégories très ciblées. Parmi les participants, il y avait
des joueurs et des joueuses non issus de Pôles
France, mais ayant des projets qui “tiennent la
route”, si je puis dire. Nous les avons accueillis
avec considération et leur avons fait passer une
série de tests très poussés. Derrière, un suivi, un
programme, a été mis en place avec l’entraîneur
du joueur ou de la joueuse. C’est du concret !
Pour le coup, on ne parle plus d’un accompagnement, il s’agit d’un véritable rapprochement.
Comment se déroule le suivi ?
L’idée est d’avoir un suivi régulier. Tout dépend
de la catégorie d’âge. Pour les jeunes du PAN
(programme avenir national), par exemple, qui
sont susceptibles d’intégrer les Pôles France, on
les voit tous les deux mois. Pour les plus âgés,
ce sont des tests deux fois par an, sous forme de
stages étalés sur 3 ou 4 jours. Pour tous, nous
avons aussi un suivi régulier grâce aux tournois.
Ce parcours concerne combien de personnes ?
Pour les “16 ans et plus”, un peu moins d’une
trentaine chez les filles et une quarantaine chez
les garçons. Au total, en intégrant les jeunes du
PAN, une centaine de personnes actuellement.
Des exemples de joueurs ou joueuses connus,
issus des parcours associés ?
Pierre-Hugues Herbert, qui a brillé lors du dernier BNP Paribas Masters, en est un. De manière
régulière, nous l’avons convié à des stages, lui
offrant notre expertise sur les plans technique,
médical et physique. Cela dure depuis 7-8 ans.
Autre exemple, Jérémy Chardy a été accompagné par la FFT depuis son plus jeune âge. Du côté
féminin, on peut citer Caroline Garcia, que nous
avons aidée notamment au niveau de l’entraînement physique, ainsi que Kristina Mladenovic
qui, après avoir été formée par la FFT, a souhaité
prendre son envol. Aujourd’hui, nous restons
pour elle un centre de ressources au niveau de la
préparation physique. n
Et aussi…
Le retour des rencontres
amicales internationales
Via le département “15 ans et moins”, la DTN a relancé les rencontres amicales internationales de jeunes. Explications.
Les rencontres amicales internationales ont toujours existé. Ce
que confirme Olivier Soulès, responsable du département “15 ans
et moins” masculin : « On les a un peu oubliées. Mais avec Carine
Bornu (responsable du département “15 ans et moins” féminin),
nous les avons remises à l’ordre du jour ».
Paroles d’enseignant
« Dans un club, le
bien-vivre ensemble
est primordial »
Gilles Roccaro, 46 ans, exerce au TC Villard-de-Lans.
En gros, sur l’année, la DTN a programmé une demi-douzaine de
matchs par équipes tels ceux qui se sont déroulés récemment en
Angleterre (Roehampton, du 6 au 8 novembre), en Belgique (Mons,
du 25 au 28 novembre) et à Poitiers (5 au 7 décembre)*.
Quant à l’intérêt de ces rendez-vous, il est double. « Pour les jeunes,
ces épreuves sont l’occasion de s’aguerrir au contact de joueurs
étrangers, d’acquérir de l’expérience, précise Olivier Soulès. Pour
les entraîneurs, il s’agit de voir ce qu’il se passe dans ces catégories
d’âge. Ce sont d’excellents supports de travail. »
Équipes participantes : • Roehampton : Angleterre et France. • Mons :
Belgique, France et Angleterre. • Poitiers : France et Angleterre.
La DTN à Cancún
Du 5 au 9 novembre à Cancún (Mexique), l’ITF a organisé sa
conférence bisannuelle des entraîneurs. La FFT était représentée par Bernard Pestre, DTN adjoint.
À Cancún, 850 coachs de plus de 70 pays avaient fait le déplacement, dont de nombreux Sud-Américains, bien entendu – le colloque se tient dans différentes régions du monde tous les deux ans.
La FFT était représentée par Bernard Pestre. Quelques grands noms
du tennis ont fait également le déplacement, contribuant ainsi à la
qualité de cet événement.
Parmi eux ; Judy Murray, Nick Bolletieri, Jim Loehr, Patrick McEnroe,
Miguel Crespo, Tom Gullikson, Jose Higueras, Bruce Elliot, spécialiste de biomécanique du tennis, Mary Pierce, dont la prestation sur
le terrain fut un moment de plaisir extrême grâce à son enthousiasme
(et à la qualité de son jeu, car elle faisait elle-même la démonstration
des exercices !).
Bernard Pestre a pu constater que la plupart des grands pays développent aujourd’hui des programmes de formation des jeunes qui
se rapprochent de celui de la FFT, grâce à la pédagogie évolutive du
programme « Play and Stay » prônée par l’ITF. Toutefois, l’avance
prise et l’expérience acquise dans ce domaine permettent d’envisager l’avenir avec optimisme.
Gilles Roccaro
Comment avez-vous découvert
le tennis ?
Le football a été mon premier
sport, je l’ai pratiqué entre 6 et 42
ans dans la région grenobloise.
À 18 ans, j’ai notamment évolué
en Division d’Honneur à SaintMartin-d’Hères. Mais, quand
j’étais en 5e, par curiosité, j’ai
suivi un copain d’école qui allait
s’entraîner au tennis. Son partenaire n’est pas venu, alors j’ai pris
la raquette. J’étais gaucher, j’avais
des “cannes”, un petit chop de
revers, donc cette première expérience s’est bien passée. Un entraîneur, Gilbert Lecrique, m’a permis
de progresser rapidement : je me
suis retrouvé 5/6 à 17 ans.
L’envie d’enseigner est venue ensuite ?
Oui, l’année de mon bac, j’ai donné un coup de main au Grenoble
Tennis. Après mon service militaire, j’ai choisi cette voie. Mon
diplôme en poche (1989), j’ai fait mes premières armes au Tennis
Club de Fontaine. En 1995, j’ai rejoint le TC Villard-de-Lans
pour créer, avec Jean-Christophe Vianey, mon président, la section sport-études tennis. Elle compte aujourd’hui une vingtaine
d’enfants, de la 4e à la terminale, de 15/4 à 5/6, qui peuvent s’entraîner 10-12 heures par semaine grâce à des horaires aménagés.
Directeur sportif du club, je suis détaché auprès du sport-études
qui me prend l’essentiel de mon temps entre les entraînements,
les suivis de tournois, les conseils de classe ou les réunions avec
les parents. Mais j’ai la chance d’avoir un adjoint, Jean-Marin
Tissot, avec qui je suis hyper complice.
Qu’appréciez-vous dans votre métier ?
J’ai toujours souhaité entraîner des jeunes, les suivre en matchs…
Mon activité ne s’arrête jamais, je termine rarement avant
22 heures, mais j’adore ça. Chaque année, les profils se renouvellent, et je dois arriver à comprendre ces ados. Mais je prends
aussi beaucoup de plaisir à mettre en place une animation FFT
pour les dames classées 30/4. D’ailleurs, l’équipe du club est
allée jusqu’à Vichy (phase interrégionale) lors des raquettes FFT.
Dans un club, le bien-vivre ensemble est primordial.
Un mot sur votre club, le TC Villard-de-Lans ?
Avec ses 7 courts extérieurs et ses 2 courts couverts, il compte
160 licenciés, ce qui est important dans cette commune de 4 500
habitants. En 20 ans, nous avons su trouver notre place dans une
région de hockey sur glace ou de ski. n Recueilli par Baptiste Blanchet
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
47
No 457
DÉCEMBRE 2013
NOUVEAU
INTERCLUBS
1RE DIVISION
CONTENU
LE RDV
DU NORD
DTN
ZOOM SUR
LES PÔLES
RÉFORME
DES CED
UNE ÉQUIPE
TOUTTERRAIN
NOUVEAU
FORMAT
BNP PARIBAS
MASTERS 2013
DJOKOVIC
ROI DE PARIS
NOUVELLE
MAQUETTE
à tout point de vue,
À l’issue d’une édition magnifiquee
2 trophée à Paris
Novak Djokovic s’est offert son
CONGRÈS FÉDÉRAL
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à l’ordre de la FFT, à l’adresse suivante :
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59 718 Lille Cedex 9 • Tél. 03 20 12 11 30
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(10 numéros dont 2 doubles) : 17 €
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D’ABONNEMENT
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Prénom :
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Ville :
Journal édité par la Fédération Française de Tennis - Commission paritaire n° 1017 G 87231
LA FFT & VOUS
COMPÉtiTION
Calendrier ITF Seniors 2014
Grade
Surface
Paris (PAR)
3
Terre
Battue
Dames : 45 à 75
Messieurs : 35 à 80
14 au
23 mars
Menton (CAZ)
1
Terre
Battue
Dames : 45 à 80
Messieurs : 40 à 80
12 au
19 avril
Bagnoles-deL’Orne (NOR)
2
Terbal
Dames : 50 à 85
Messieurs : 50 à 80
12 au
17 mai
Arcachon (GUY)
Nouveau
5
Terre
Battue
Dames : 50 à 80
Messieurs : 50 à 80
Dames : 50 à 75
Messieurs : 50 à 80
Dates
Ville
23 février
au 1er mars
Catégories
9 au
14 juin
Saint-Malo (BRE)
3
Terre
Battue
15 au
21 juin
La Baule (PDL)
2
Terre
Battue
Dames : 50 à 80
Messieurs : 50 à 80
13 au
19 juillet
Cognac (PCH)
2
Terre
Battue
Dames : 50 à 80
Messieurs : 50 à 80
21 au
26 juillet
Bordeaux (GUY)
2
Terre
Battue
Dames : 50 à 85
Messieurs : 35 à 85
24 au
30 août
Périgueux (GUY)
3
Terre
Battue
Dames : 50 à 80
Messieurs : 50 à 80
1er au 6
septembre
Le Touquet (FLA)
4
Terre
Battue
Dames : 50 à 75
Messieurs : 50 à 75
7 au 13
septembre
Avignon (PRO)
Nouveau
5
Terre
Battue
Dames : 55 à 75
Messieurs : 55 à 80
14 au 20
septembre
Antibes / Juanles-Pins (CAZ)
3
Terre
Battue
Dames : 35, 45, 55 à 75
Messieurs : 35, 45 à 80
21 au 27
septembre
Saint-Jean-deLuz (CBBL)
4
Terre
Battue
Dames : 50 à 80
Messieurs : 50 à 80
27 septembre
au 4 octobre
Beaulieu-surMer (CAZ)
2
Terre
Battue
Dames : 40 à 75
Messieurs : 40 à 80
7 au 13
décembre
ToulouseBlagnac (PYR)
Nouveau
5
Terre
Battue
Dames : 35 à 80
Messieurs : 35 à 80
Ces tournois sont ouverts à tous les joueurs des catégories 35 ans et plus sans limite
de classement. Pour y participer prenez votre IPIN (licence internationale) sur le site
de l’ITF www.itftennis.com/ipin et inscrivez-vous en ligne.
Arbitrage
Le saviez-vous ?
1 La première balle de service est bonne, et le serveur jette
derrière lui sa seconde balle. En a-t-il le droit ?
Non, il perd le point.
2 Doit-on prévenir l’adversaire avant de servir « à la cuillère » ?
Non.
3 Un service tombe bon après avoir heurté un piquet de
simple. Quelle décision doit être prise ?
Il y a faute de service.
4 Un joueur est victime d’une blessure accidentelle : a-t-il droit
à une interruption de la partie ?
Commission fédérale d’arbitrage
« L’arbitrage fait partie
de la compétition »
Gérard Offroy, président de la commission fédérale d’arbitrage, évoque les grandes missions de cette commission.
Quel est le rôle de la commission fédérale
d’arbitrage ?
Cette commission est composée de neuf membres
élus*. Son rôle est de développer l’arbitrage, le jugearbitrage et la formation et, dans ce cadre, nous travaillons en relation avec les commissions régionales
d’arbitrage au sein des ligues. Nous proposons également des modifications des règlements sportifs
auprès du bureau fédéral et du comité de direction. Enfin, nous organisons le passage des examens pour les arbitres et juges-arbitres de
niveau 3 (fédéral).
Comment la commission fonctionne-t-elle, concrètement ?
Depuis la nouvelle mandature, elle est organisée en six pôles : administratif, effectif et suivi, stages fédéraux, communication, modernisation
et formation. Les trois premiers pôles sont placés sous la responsabilité
du président, tandis que les trois autres sont pilotés par le vice-président. Cette commission se réunit quatre fois par an. Elle organise tous
les ans une réunion des présidents de commission régionale d’arbitrage. Elle met également en place différents stages, le Trophée National Senior de l’Arbitrage (TNSA) et le Trophée National Jeune de
l’Arbitrage (TNJA), ainsi que les stages destinés à amener à la qualification de formateur d’arbitre (A3) et de formateur de juges-arbitres de
compétitions individuelles (FJAT3). Par ailleurs, cette commission travaille en étroite collaboration avec le département arbitrage de la FFT.
Quels sont les grands chantiers de cette nouvelle mandature ?
Lors de la mandature précédente, nous avions mis l’accent sur la formation en organisant notamment deux interligues, l’une de l’arbitrage
et l’autre du juge-arbitrage, afin de donner des outils modernes aux
formateurs. Ce nouveau mandat est placé, quant à lui, sous le signe
du développement de l’arbitrage. Notre objectif est d’augmenter le
nombre d’arbitres officiant sur le territoire français. D’ailleurs, l’acquisition de la qualification 1 par la Validation des Acquis d’Expérience
(VAE), validée par le comité de direction tout récemment, devrait faciliter l’accession à la première qualification de l’arbitrage. Pour les
ligues qui le désirent, nous allons également mettre en place un plan de
développement de l’arbitrage. Ce plan prévoit notamment d’envoyer
un conseiller en arbitrage dans les ligues. L’objectif consiste à visiter trois à cinq ligues par an. On souhaite vraiment véhiculer l’idée
que l’arbitrage fait partie de la compétition. Nous savons bien que
sur le million de matchs joués chaque année, tous ne peuvent pas être
arbitrés. Mais les matchs les plus importants doivent impérativement
l’être, à l’image des rencontres du Championnat de France. Il est également inconcevable qu’une finale de tournoi ne soit pas arbitrée. Il faut
développer la culture de l’arbitrage dans le club. Sans arbitre, certaines
compétitions ne peuvent pas exister. Propos recueillis par N. Bonnet
* Gérard Offroy, président (FLA), Emmanuel Sallaberry, vice-président (GUY), Alain
Bégué (BRE), Michel Carnejac (MPY), Eric Hamon (VDM), Pascal Maria (CAZ), Bernard Noblecourt (SEM), Michel Rouer (AUV) et Marc Wargnier (CEN).
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
49
Oui, il a le droit à trois minutes d’interruption.
LA FFT & VOUS
Compétition
Classement 2014
Rectificatif du classement
Avec 84 rectifications cette année (89 en 2013) le pourcentage
de corrections se stabilise à un niveau très bas, grâce aux outils mis
en place par la F.F.T. pour la saisie informatique des résultats.
Les listes ci-dessous recensent les modifications apportées par
la Commission Fédérale de Classement après examen des réclamations
adressées par les délégués au classement des ligues.
Joueuses
Joueurs
50
BACQUET Émilie (1984)
VDO
-4/6
BARBEREAU Christine (1968)
PDL
30/3
BARRERE Christine (1960)
PRO
30
BERECHE Soline (1984)
CHA
15/3
BILLIET Manon (1992)
CAZ
4/6
CAPITOLINO Christelle (1983)
DAU
15/5
AREND Patrice (1966)
COR
30/5
CASSAGNE Cécile (1977)
SSD
5/6
BARDET Nicolas (1976)
POI
30/2
CHARLES Sarah (1998)
GUY
5/6
BASTIEN Léo (2001)
PRO
15/4
CHINIKOVA Alexandrina (1999)
PRO
1/6
BEAUMONT Francis (1949)
COR
30/5
CLAUZET Aline (1970)
COR
30/5
BELLEGARDE David (1982)
MAR
15/4
COIGNARD Noëlle (1950)
PAR
30/1
BERQUAND Romain (1992)
CBL
-4/6
COLIN Catherine (1966)
ALS
30/2
BOLLIET Romain (2001)
LYO
40
D’AUMALE Suzanne (1954)
CAZ
30
BOUBEKER Amine (1995)
VDM
0
DE BOISSIEU Céline (1981)
LYO
15/4
BOUTAVIN Yann (1978)
LAN
15/4
DRUON Agnès (1982)
CEN
30
BREGEON Pierre (2002)
GUY
30/5
GUIGOU Stéphane (1967)
CAZ
15/4
DUPUIS Jennifer (1978)
BRE
2/6
BREUGNOT Fabrice (1976)
SEM
30/4
JOURDAN Sébastien (1972)
CAZ
15/3
ESTAY Marion (1979)
COR
30/5
BROSSARD Thomas (1992)
SEM
30/3
JULLIEN Christophe (1970)
PRO
30/4
FALLOURD Jocelyne (1950)
CHA
30/2
BROUZES Gabriel (2000)
PYR
15/5
MAGNI Olivier (1970)
COR
30/1
FAZENTIEUX Marie (2003)
COR
30/5
CALLEGARI Glen (1979)
MAR
30/2
MAHE Alain (1952)
BRE
30/1
FERRICELLI Mary Maud (1972)
COR
30/5
CAZALI Paul (2000)
HDS
15/4
MARRA Louis (1991)
HDS
-2/6
FLAUSINO Caroline (1979)
VDM
15/5
CHEVAU Eric (1966)
PYR
30/5
MARTORANA Yohann (1989)
LYO
30/1
GALLAY Marielle (1936)
BOU
15/3
CHOUCHAOUI Mathys (2003)
BOU
30/1
MENARD Fabien (1978)
PYR
15/4
GALOFARO Claire (2002)
COR
30/5
DA SILVA Frédéric (1983)
LOR
15/3
PALISKA Bradley (2002)
PIC
15/1
GAYTE Corinne (1966)
LYO
15/3
DECREUSE Julien (2001)
PRO
15/4
PHILIBERT René (1933)
LYO
30
GREANI Joana (1988)
COR
30/5
DELBREILH Alain (1956)
HDS
30/2
POUGET Laurent (1967)
LAN
15/1
HARDY Lilou (2004)
BRE
30/4
DUVAL Pierre (1957)
LAN
30/1
PUGET Adrien (1991)
GUY
-30
HAUGEARD Christine (1967)
LOR
30/1
ERHARD Mathys (2001)
YVE
5/6
RENOUX Yann (1960)
PRO
15
LOPES Rosie (2003)
LYO
15/4
FISCHER Nils (1969)
MAR
15/5
SABY Quentin (1990)
PYR
30/3
PERAL Manon (1994)
PRO
-30
FOSSIER Pierre­-Emmanuel (1996)
PIC
-2/6
TCHOUTAKIAN Maxime (1994)
PRO
-30
ROZENSZTAJN Françoise (1962)
CBL
30
VEJMELKA Adam (1985)
PAR
-2/6
Manon
Péral
GALAMPOIX Victor (2000)
LOR
40
SAINT GAL DE PONS Mélanie (1973)
HDS
4/6
GALOFARO Gérald (1974)
COR
30/5
VERDINO Jean-Philippe (1978)
CAZ
15/1
SCHOUWENBURG Anne-Marie (1970)
ESS
30/4
GRANDE Julien (1951)
PRO
30/1
VRIGNAUD Freddy (1974)
PDL
30/2
THEVENET Nathalie (1985)
LYO
30/5
GRUN Francis (1944)
FCO
30
ZUBER Clément (1990)
SSD
30/4
VERNAY Marion (1977)
LYO
15/2
GRZES Romain (1990)
FLA
15/4
ZUBER Marc (1957)
SSD
40
VINDEVOGHEL Mathilde (2002)
LOR
30/1
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
premier tour du groupe mondial ii
FRANCE VS SUISSE
8 ET 9 FÉVRIER 2014
STADE PIERRE-DE-COUBERTIN, PARIS
ALLEZ LES BLEUES #FEDCUP
WWW.FEDCUP.COM
PARTENAIRE TITRE
/FEDCUP
PARTENAIRE INTERNATIONAL
@FEDCUP
PARTENAIRES DE LA RENCONTRE
FEDCUP
PLACES DISPONIBLES SUR WWW.FFT.FR
PARTENAIRE DE L’ÉQUIPE DE FRANCE
DE FED CUP
LA FFT & VOUS
SERVICE &
pratique
Qui a le droit d’enseigner le tennis
L
’article L212-1 du code du sport définit
les conditions de l’enseignement contre
rémunération des activités physiques et sportives sur le territoire français. Il s’applique
en particulier à l’enseignement du tennis :
« Seuls peuvent, contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique
ou sportive ou entraîner ses pratiquants, à titre
d’occupation principale ou secondaire, de façon habituelle, saisonnière ou occasionnelle,
les titulaires d’un diplôme, titre à finalité pro-
fessionnelle ou certificat de qualification ».
La France réglemente donc précisément l’enseignement du tennis contre rémunération :
il faut posséder un diplôme ou un certificat de
qualification professionnelle. Cette validation
se matérialise par l’obtention d’une carte professionnelle qui doit être demandée aux Directions Départementales de la Cohésion Sociale
du lieu d’exercice. Il existe en tout trois types
de certification permettant l’enseignement du
tennis contre rémunération. Découvrons-les.
1
Les diplômes délivrés par le ministère des Sports, de la
Jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative
Diplômes spécifiques tennis
• Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et
du Sport, spécialité perfectionnement sportif, mention tennis
(DEJEPS tennis) et Diplôme d’État Supérieur de la Jeunesse,
de l’Éducation Populaire et du Sport, spécialité performance
sportive, mention tennis (DESJEPS tennis)
- Ces diplômes existent depuis le 31 décembre 2007.
- Ils permettent à leur titulaire d’enseigner, d’animer et d’encadrer le
tennis, ainsi que d’entraîner leurs pratiquants.
- Le DEJEPS tennis, de niveau III (bac +2), correspond officiellement
au métier de « moniteur de tennis ».
- Le DESJEPS tennis, de niveau II (bac +3), correspond, lui, officiellement au métier de « professeur de tennis » avec une spécialisation
dans les domaines de l’entraînement, de la formation de cadres et
de la direction sportive.
•B
revets d’État d’Éducateur Sportif (BEES) 1er degré et 2e degré
option tennis
-
Ces diplômes de niveau IV (bac) pour le BEES 1er degré et de
niveau II (bac +3) pour le BEES 2e degré étaient délivrés jusqu’au
31 décembre 2010. Ils permettent d’enseigner le tennis à tous les
niveaux dans tout établissement.
52
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
- Le BEES 1er degré autorise l’initiation, l’animation, l’enseignement,
l’organisation et la promotion du tennis.
- Le BEES 2e degré correspond plus particulièrement à une spécialisation dans le domaine de l’entraînement et de la formation de cadres.
Diplômes polyvalents
Le Ministère des Sports délivre des diplômes qui permettent l’enseignement contre rémunération des activités physiques et sportives
(APS), dont le tennis, à certaines conditions.
• Brevet Professionnel « activités physiques pour tous » (BPAPT)
- Créé en 2008, ce BP permet d’enseigner à un niveau de découverte
à différents publics (sauf personnes ayant un handicap physique
ou sensoriel, une déficience intellectuelle ou un trouble psychique).
-
Cependant, les formations ne proposent pas forcément des
contenus spécifiques tennis. En conséquence, le titu­laire peut en
théorie initier au tennis, sans que toutefois ses compétences dans
ce domaine ne soient garanties.
Remarque : ce BP a remplacé le BEES APT (Brevet d’État
d’Éducateur Sportif Activités Physiques pour Tous) qui
permettait de faire découvrir les APS, sans toutefois avoir le droit
d’entraîner.
Juridique
contre rémunération ?
2
3
Les diplômes sciences et techniques des activités
physiques et sportives (STAPS) délivrés
par le Ministère de l’Enseignement Supérieur
Les contenus spécifiques tennis des diplômes STAPS sont très variables
en durée et matières abordées.
• Diplôme d’Études Universitaires
Générales en Sciences et Techniques
des APS (DEUG STAPS)
permet surtout d’enseigner en milieu
scolaire et périscolaire mais aussi dans
tout établissement.
Ce diplôme de niveau III (bac +2)
permet d’initier (encadrement et
animation auprès de tous publics
des APS à un niveau d’initiation,
d’entretien ou de loisir) mais pas
d’entraîner.
• Licence STAPS, mention
Entraînement Sportif avec supplément tennis au diplôme
Ce diplôme de niveau II (bac +3)
permet d’enseigner le tennis principalement à des niveaux d’entraînement.
La production du supplément tennis
au diplôme avec son contenu précis
est obligatoire pour obtenir la carte
professionnelle.
• Licence STAPS, mention
Éducation et Motricité
Ce diplôme de niveau II (bac +3)
Le certificat de qualification
À côté des diplômes délivrés par l’État, on
trouve des CQP (Certificats de Qualification
Professionnelle) qui sont des certifications
délivrées par la branche du sport.
Pour le tennis, existe depuis 2009 le CQP
d’Assistant Moniteur de Tennis (CQP AMT).
Il permet d’initier au tennis en cours collectif
(aucun cours individuel), des jeunes âgés de
18 ans au maximum. L’assistant moniteur
de tennis bénéficie du suivi pédagogique
d’un référent titulaire d’un diplôme d’État
de niveau IV ou supérieur.
Le titulaire de CQP AMT doit exercer son activité
le mercredi et le samedi, excepté dans le cas
où la structure n’a pas d’équipement permanent.
De plus, il ne peut exercer pendant le temps
scolaire contraint.
L’essentiel
Le tableau qui suit récapitule les qualifications requises selon les publics de pratiquants.
DIPLÔMES REQUIS EN FONCTION DES PUBLICS
JOUEURS DE LOISIR
NON COMPÉTITEURS
Initiation-perfectionnement
JOUEURS DE
COMPÉTITION
Entraînement
JEUNES
ADULTES
JEUNES
BPAPT-BEESAPT
DEUG STAPS
LICENCE STAPS
éducation et motricité
LICENCE STAPS
Entraînement sportif avec
supplément tennis au diplôme
Enseignement contre
rémunération autorisé
Enseignement contre
rémunération interdit
ADULTES
CQP Assistant Moniteur de Tennis
BE1-BE2-DE-DES
Pour toute question sur les conditions et limites d’exercice des diplômes, joindre les
services des directions régionales ou départementales de la Jeunesse, des Sports
et de la Cohésion Sociale, votre ligue ou le département Formation et Enseignement
de la DTN. En toute hypothèse, c’est la carte professionnelle qui fait foi.
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
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LA FFT & VOUS
Service
& pratique
Équipement
Revêtements des courts :
problèmes mineurs ou majeurs ?
Les dirigeants de clubs se posent beaucoup de questions sur l’état de leurs installations (construites en majorité
il y a 20 à 40 ans) et tentent de comprendre l’ampleur des problèmes et de le faire savoir, si nécessaire, au propriétaire
du club, souvent la municipalité. Après les points de rouille sur le sol (Tennis Info n° 457), focus sur les fissures.
L
es désordres affectant les surfaces
sportives peuvent être graves et
nécessiter que soient rapidement
programmés des travaux de rénovation totale
(Sur ce sujet, voir d’anciens articles Tennis
Info téléchargeables sur le site www.fft.fr/
fft/equipement/le-service-equipement).
Parfois, certains désordres inquiètent les
bénévoles de clubs ou les employés municipaux.
L’œil expérimenté du service Équipement de
la FFT permet alors bien souvent de les rassurer, ces désordres n’étant finalement pas
majeurs, et ne remettant pas en cause la qualité de jeu, ni la pérennité de l’ouvrage.
Il peut arriver par exemple qu’apparaissent
des fissures sur le sol, plus ou moins nombreuses, sur les deux types de courts majoritaires en France. Se pose alors la question de
leur évolution…
Résine imperméable
Pour ce type de terrain, les fissures concernent souvent la structure en enrobé, pas seulement la pellicule de résine. Lentement mais sûrement, les fissures s’allongeront et se prolongeront… Les constructeurs ont tenté de trouver des solutions de réparation pérennes
mais l’échec est souvent « au bout de la route ». Alors, il ne faut pas se le cacher, tôt ou
tard, le club et la mairie doivent s’attendre à l’inévitable : ils devront engager des travaux de
rénovation pour résoudre ce problème de fond.
Le béton poreux
Les fissures transversales ne sont pas inquiétantes : elles sont inhérentes à la matière
qu’est le béton de ciment. Une fois coulé, en
séchant, ce dernier subit des contraintes de
pression ou de dilatation. On assiste alors à
des phénomènes de retrait ou de fissuration
qui ne remettent en cause ni la chape béton
ni sa fondation.
Des gravillons partiront inévitablement,
petit à petit, le long des lèvres de la fissure.
Lorsque les trous deviennent trop nombreux, il faut vite programmer un colmatage
pour en empêcher l’expansion. Toutefois,
rassurez-vous si vous êtes concerné dans
votre club : le béton ne va pas se détériorer
par la suite de façon désastreuse.
Constructeurs de sols sportifs
La FFT s’implique davantage dans la marque Plan Qualité Tennis® !
I
l y a quelques mois, notamment en juillet dernier, nous vous
avons parlé des différents labels préconisés par la FFT.
Pour rappel, depuis plus de 25 ans, la FFT n’homologue directement aucune société de construction mais recommande que chaque
entreprise fasse connaître son savoir-faire à ses clients par un label qualité national.
Depuis le début 2013, pour diverses raisons, il a fallu revoir les règles de
fonctionnement du PQT® puis en instituer de nouvelles.
La FFT a ainsi décidé de prendre une part importante dans le fonctionnement du Collège Contrôleurs. Celui-ci est maintenant constitué d’un
contrôleur technique (laboratoire de sols sportifs), d’un contrôleur qualité
(ingénieur), et d’un contrôleur SAV (Service Équipement de la FFT).
Ce nouveau Collège Contrôleurs s’est réuni début novembre, pour étudier
chaque dossier “entreprise”. Il a ensuite émis un avis favorable ou défavorable au renouvellement ou à l’admission des entreprises candidates.
Ces propositions ont été soumises à la décision du Comité PQT® du
12 décembre 2013.
54
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Voici la liste des sociétés référencées pour la marque
Plan Qualité Tennis® jusqu’au 31 décembre 2014 :
Envirosport
Résine
Tél. : 03 22 50 30 30
www.envirosport.com
Laquet Tennis
Béton poreux - Gazon synth.
Résine - Terre artificielle
Tél. : 04 75 31 91 88
www.laquet-tennis.com
SAE Tennis d’Aquitaine
Béton poreux - Gazon synth.
Tél. : 05 56 38 97 50
www.tennisaquitaine.com
SPTM
Béton poreux
Tél. : 05 61 42 52 07
www.sptm31.com
ST Groupe - Sud Tennis
Béton poreux - Gazon synth.
Résine - Terre battue traditionnelle
Terre artificielle
Tél. : 04 67 91 00 60
www.stgroupe.fr
Tennis Chem Industries
Béton poreux - Gazon synth.
Résine - Terre battue traditionnelle
Tél. : 0800 023 452
www.chem-industries.com
Tennis Jean Becker
Béton poreux
Tél. : 0800 818 900
www.tennis-jean-becker.com
Pour en savoir plus :
http://fft.fr/fft/equipement/le-service-equipement
Direction de l’Organisation et Systèmes de l’Information
Le paiement en ligne en 3 questions
Le taux d’équipement en cartes bancaires français est l’un des plus élevés du monde, avec 62 millions de cartes en
circulation, soit environ 90 % de la population. Via son système d’information, la FFT ne pouvait éviter d’en être.
I
nitialement conçu pour faciliter les retraits, l’usage
des cartes bancaires s’est étendu jusqu’à couvrir
nombre d’opérations de remise, retrait et paiement.
Le taux d’utilisation de ces cartes est en augmentation constante,
particulièrement dans les activités de ventes à distance. Sur l’Internet la part de marché des paiements par carte dépasse les 80 %.
C’est donc naturellement que ces services ont trouvé leur place
dans les systèmes d’information de la FFT.
Concrètement,
à quoi ça sert ?
Les paiements en ligne sont utilisés pour :
• le paiement des billets des tournois organisés
par la FFT (Roland-Garros, BNPPM) ;
• le règlement de tous les achats effectués
dans l’enceinte de Roland-Garros (restauration,
produits dérivés…) ;
•p
our les achats des clubs sur la Centrale du club.
De nouveaux usages sont en cours
de mise en place :
•p
our l’achat de prestations dans les clubs (prévu dans
le courant de l’année sportive 2014) ;
•p
our les inscriptions dans les tournois (fin 2014).
Comment ça marche ?
Le fonctionnement est simple et fait appel aux
principes standards du e-commerce. Après s’être
authentifié, l’utilisateur sélectionne un ou plusieurs
produits qu’il place dans son panier virtuel.
Après validation du panier, il est dirigé via une
connexion sécurisée vers le formulaire de paiement
géré par le partenaire de la FFT.
Une fois le paiement effectué, une confirmation de
la commande est envoyée par e-mail pour informer
le client du bon déroulement des opérations.
Pourquoi opter pour ce mode
de paiement ?
Les avantages de l’intégration de ces services
sont au nombre de trois :
• La sécurité : la fédération ne passe que par des fournisseurs
de paiement éprouvés, qui respectent le standard PCI/DSS
et permettent l’utilisation du service 3D Secure. Toutes les
transactions bancaires sont effectuées par les fournisseurs.
La FFT ne stocke ni ne conserve en aucun cas les données
transmises et, à ce titre, la FFT ne demandera jamais les
informations bancaires de ces licenciés par e-mail ou par
téléphone.
• L’universalité : ce système permet d’accepter les types de
carte les plus utilisés en France.
• La simplicité : les transactions sont toujours fortement
intégrées afin que les utilisateurs travaillent dans un seul et
unique environnement. C’est le cas de la billetterie, mais aussi,
prochainement d’ADOC.
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
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TENNIS EN RÉGION
LABEL FRANCE
Yvelines
Languedoc-Roussillon
TC Clairefontaine,
un club au grand cœur
Club dynamique des Yvelines, le Tennis Club de Clairefontaine a organisé
deux tournois ouverts à tous, en faveur de la Fondation Philippe-Chatrier,
pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer.
Après deux tournois de doubles
(adultes et moins de 16 ans), organisés
en faveur de la Fondation PhilippeChatrier, durant les trois jours de la
Pentecôte 2013, le TC Clairefontaine
a remis ça du 20 au 22 septembre, en
accueillant un tournoi de simples.
À cette occasion, 57 joueurs (18 jeunes,
6 dames et 33 hommes) ont participé,
ce qui a donné lieu à 82 matchs
(en poules puis élimination directe).
Les vainqueurs de cette cuvée 2013
sont Anthony Luquand (finaliste
Antoine Steffgenn, demi-finalistes
Célien Botlan & Antoine Delpirou),
Aude Beaudet (finaliste Patricia Cachon,
demi-finalistes Muriel Camus & Laure
Baumgartner) et Ronan Cachon (finaliste
Damien Cachon, demi-finalistes Pierre
56
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Levionnois & Cyril Berl).
Le club a, les deux fois, organisé
une tombola au profit de la Fondation.
Ces deux tournois ont permis d’offrir à
l’institution, placée sous l’égide de la
Fondation de France, un chèque de 1 136 €.
Une belle initiative pour l’aider
financièrement et honorer la mémoire de
Philippe-Chatrier qui fut, rappelons-le,
Président de la FFT pendant vingt ans, de la
Fédération Internationale de Tennis, membre
du Comité International Olympique, et qui
a popularisé ce sport en France et multiplié
par six, en deux décennies, le nombre de
ses licenciés. En 1981, il obtint le retour du
tennis aux jeux Olympiques. Il est décédé en
2000 des suites de la maladie d’Alzheimer.
En hommage à son action, le court central de
Roland-Garros porte son nom. n
La GrandeMotte
pour siège
Une convention avec la
ville permettra à la ligue du
Languedoc-Roussillon de
construire son siège administratif
à la Grande-Motte.
Mardi 17 décembre, Stéphan
Rossignol, maire de la GrandeMotte, et Éric Largeron, président
de la ligue du LanguedocRoussillon, ont signé une
convention. Celle-ci permettra
notamment à la ligue d’implanter
son siège social et administratif
sur les superbes installations
municipales de la Grande-Motte,
non loin du TC municipal. Une
structure qui dispose d’une
trentaine de courts, (cinq couverts).
Après un bref rappel historique
de l’alliance entre la ligue et
la Grande-Motte, le premier
magistrat a souhaité la bienvenue
à l’instance régionale de tennis et
présenté le projet : construction
d’un bâtiment de 445 m2, avec
places de stationnement, et
création d’un court couvert d’une
superficie de 898 m2. Le maire
n’a pas caché l’ambition de la
municipalité de voir le tennis
contribuer au développement de la
Grande-Motte, comme ce fut déjà
le cas pour le golf. De son côté,
Éric Largeron n’a pas manqué de
remercier la ville, ainsi que tous les
acteurs ayant soutenu ce projet,
dont la Région et l’État (CNDS).
Au-delà des travaux, ligue, club
et municipalité s’engagent à
créer manifestations, formations
et compétitions pour doper la
fréquentation grand-motoise. n
La Réunion
Saint-Paul Fête son Mur
Bretagne
L’Open SaintMalo s’affiche
Mardi 17 décembre, le TCJA
(Tennis club Jeanne-d’Arc)
de Saint-Malo a rencontré ses
partenaires pour annoncer les
nouveautés de son tournoi
professionnel de tennis féminin
international 2014. Une soixantaine
de personnes, dont Marie-Christine
Peltre-Brochard (Sur la photo
ci-dessus, au côté de Thierry
Cardona-Gil), présidente de la ligue
de Bretagne, Nicolas Belloir, adjoint
au maire en charge des sports et
Jacky Lorant, dirigeant d’Emeraude
Solaire, le partenaire titre, ont
assisté à cette présentation au
siège du club de Marville.
Thierry Cardona Gil, le directeur du
tournoi, a annoncé que la 3e édition,
dotée de 50 000 $ aura lieu
du 6 au 14 septembre 2014.
Il se classe ainsi au 10e rang
des tournois français. n
L’association Fête Le Mur, déjà présente dans 28 sites en métropole,
a inauguré le 4 décembre son premier site dans les Dom Tom, à l’Île de
La Réunion, dans la ville de Saint-Paul (quartier de Bras-Canot).
Jérôme Dumazer et Nicolas clerc,
tous deux entraîneurs diplômés
d’État, sont à l’origine du site Fête le
Mur La Réunion. Ils avaient organisé
auparavant plusieurs événements
autour
de la découverte du tennis pour les
enfants les moins favorisés de la
commune de Saint-Paul.
Cependant, ces animations d’un jour
manquaient de pérennité :
il fallait une animation plus proche
des jeunes, régulière, au sein
même de leur quartier.
C’est ainsi qu’après avoir présenté
un dossier à Yannick Noah, président
de l’association Fête le Mur, Jérôme
Dumazer, Nicolas Clerc et leur équipe
de l’association Tennis Passion
se sont entendus avec Fête le Mur
pour créer un site sur l’île.
La municipalité a grandement
participé à la réalisation du projet en
prenant en charge une partie des travaux
de réhabilitation d’un plateau sportif situé
à Bras-Canot et en construisant le fameux
mur d’entraînement.
Sergio Arne, joueur amateur passionné et
éducateur confirmé, issu du quartier et y
habitant encore aujourd’hui, accompagné
dans cette aventure par Denis Payet,
encadrant éducateur, ont accepté
d’encadrer les jeunes et de les motiver,
pour qu’ils canalisent leur énergie dans une
activité sportive passionnante.
La journée du 4 décembre était donc la date
de l’inauguration officielle de ce site
avec, au programme, une signature de
convention entre Fête le Mur, la ville de
Saint-Paul, la ligue de tennis de La Réunion,
présidée par Marie-Thérèse Lefèvre, et
l’association Tennis Passion. Le tout suivi,
pour chacun des jeunes (ils étaient plus
de 160), d’un passage sur le terrain avec
Yannick et d’un magnifique goûter
offert par Carrefour. n
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
57
TENNIS EN RÉGION
LIGUE DU MOIS
Ligue de Bourgogne
Plus proche des clubs
Le programme FFT 2016
consacre les ligues comme
unités administratives pour
conduire la politique définie
par la FFT. Chaque mois,
Tennis Info vous invite
à découvrir l’une des
36 ligues de métropole
et d’outre-mer.
Dans ce numéro, honneur
à la ligue de Bourgogne.
Sur un territoire très étendu
et faiblement peuplé,
les dirigeants bourguignons
misent sur la proximité
avec les clubs pour
dynamiser la ligue.
Les membres du comité de direction
de la ligue de Bourgogne.
La ligue en express
Président : Jacky Terreau
Secrétaire général : Philippe Fiore
Trésorier général : Alexandra de Saint-Seine
Présidents des comités départementaux :
Bernard Colas (Côte d’Or), Elyane Ferrien
Chatillon (Nièvre), Bernadette Bonnefoi (Saône-et-Loire),
Fabien Cool (Yonne).
Responsable administratif : Fabienne Guyard
Cadres techniques : Olivier Dieudonné (CTR) et Vincent Bonnetain
(CTR, auquel devrait succéder Ophélie Vergnes)
CED coordonnateur : Sébastien Girodet
• Licenciés (2013) : 20 690 • Clubs : 230 • Courts : 817
Site internet : www.ligue.fft.fr/bourgogne • E-Mail : [email protected]
Adresse : 13, rue Pierre de Coubertin • 21000 Dijon
Tél. : 03 80 68 24 00
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n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Q
uand on parle de la Bourgogne, l’image des
grands crus du vénérable vignoble vient à
l’esprit. En tennis, les dirigeants de la ligue
visent eux aussi la production de grands millésimes.
Terroir de champions – Jérôme Golmard, Guillaume Rufin
et Vincent Millot notamment y ont peaufiné leur art – , la
région et ses quatre comités départementaux (Côte d’Or,
Nièvre, Saône-et-Loire, Yonne) comptent également de
grands rendez-vous sportifs.
Le comité de la Nièvre organise ainsi un Future doté de
15 000 dollars de prix plus l’hébergement. Côté féminin,
deux tournois ITF sont organisés à Norges-la-Ville
(15 000 dollars) et Mâcon (10 000 dollars). De nombreux
tournois CNGT ont également lieu en Bourgogne et, chez
les jeunes, la ligue met sur pied le tournoi des Petits Ducs
(13-14 ans) à Dijon, tandis que le comité de la Nièvre
accueille la Coupe de France d’hiver 13 ans.
Ces événements sont à même de susciter des vocations.
Fort du soutien des collectivités locales, dont la ville de
Dijon, le président Jacky Terreau veut aller encore plus
loin et accueillir au cours de son mandat l’équipe de
France de Coupe Davis ou de Fed Cup. Mais le dirigeant
et son équipe ont d’abord entrepris de développer la
proximité entre leur ligue et leurs clubs. Un chantier
prioritaire compte tenu de l’immensité du territoire. Un
travail en profondeur qui porte ses fruits. Déjà, on imagine
une nouvelle cuvée mémorable… n
ENTRETIEN avec…
Jacky Terreau, 64 ans, président de la ligue de Bourgogne
« Il y a des projets et
du dynamisme »
Quel a été votre parcours de dirigeant ?
Plus jeune, j’ai toujours assumé des responsabilités, en “sport co” notamment, puis à l’école des
Arts et Métiers. Mon parcours de dirigeant dans
la vie associative commence dans le tennis au
comité de la Nièvre en 1989. J’en suis devenu le
président en 1991. Parallèlement, j’ai présidé une
association de victimes (incendie des thermes de
Barbotan). Puis je suis devenu président de la
ligue de Bourgogne en décembre 2012.
formation des jeunes joueurs en vue de l’intégration dans le PAN et en Pôle France est la priorité. En complément, un projet de création d’une
structure relais pour former des joueurs de haut
niveau est en train de voir le jour. Nous avons
aussi amorcé des travaux d’amélioration des
conditions de vie au centre de ligue. Plus globalement, nous nous inscrivons dans une gestion
rigoureuse des moyens humains et financiers. Ce
qui n’empêche ni l’initiative ni les projets.
Quel est votre parcours professionnel ?
À l’origine, je suis ingénieur des Arts et Métiers.
J’ai fait ma carrière dans l’enseignement. Et je
suis à la retraite depuis janvier 2013, et à pleintemps pour le tennis.
Cette proximité est donc votre priorité ?
Oui. Notre ligue est en grande partie en milieu
rural et nous sommes la cinquième plus grande
ligue de France en surface. Mais notre ligue est
très peu peuplée. Ces deux facteurs impliquent
de grandes distances à couvrir. Par une communication améliorée, nous souhaitons contourner cet obstacle. Cela reste une difficulté pour
les équipes techniques qui font de grands déplacements. Mais nous voulons faire cet effort,
notamment pour les clubs en milieu rural.
Quels sont les objectifs de votre mandat ?
En premier lieu, favoriser la proximité avec les
clubs – avec les dirigeants ou les permanents.
Nous avons bien débuté cette phase en privilégiant la présence et la communication. Nous
avons aussi élaboré un projet sportif ambitieux,
compte tenu de nos moyens. La finalité est de
créer une très forte synergie de moyens et d’actions entre les clubs, les comités et la ligue. La
Quelles sont les particularités de votre ligue ?
Notre ligue est rurale, étendue et peu peuplée,
je l’ai dit, mais l’une de nos autres spécifici-
tés est d’avoir une équipe de dirigeants plutôt
jeunes, avec dix élus de moins de 45 ans. Il y
a des projets, du dynamisme, par conséquent.
Mais les révolutions ne sont pas faciles à faire.
Le tennis féminin reste une préoccupation.
Nous n’avons pas tous les remèdes. Mais en
début d’année, nous aurons une équipe technique à parité hommes-femmes, avec une nouvelle conseillère technique régionale, Ophélie
Vergnes, et deux conseillères sportives départementales, Hélène Pierrel dans la Nièvre et
Valérie Roussel en Saône-et-Loire. Enfin, je
dois noter notre manque de structures couvertes par rapport à notre climat.
Quelle est la place du tennis en Bourgogne ?
En termes de licences, au niveau régional, nous
sommes la deuxième discipline sportive après
le football. Notre place est donc très importante.
Nous avons de bonnes relations avec toutes
les collectivités locales, notamment le conseil
régional ou la ville de Dijon où se trouve notre
centre de ligue. Ce qui nous donne bon espoir
de pouvoir accueillir un jour un tour de Coupe
Davis ou de Fed Cup. n Propos recueillis par Benjamin Waldbaum
ZOOM
Le sport d’une vie
« Ce que nous voulons, c’est travailler
dans un esprit de jeunesse ! » Pour Jacky
Terreau, le tennis ne cessera jamais
d’être le sport de toute une vie. Le président de la ligue de Bourgogne est ravi de
la réforme des moins de douze ans initiée par la direction technique nationale.
Ligue formatrice, la Bourgogne voit dans
ce train de mesures une action forte à
mener du mieux possible. Jacky Terreau
espère ainsi former de grands joueurs
et de grandes joueuses de tennis,
mais aussi faire jouer ces talents le plus
longtemps possible. À l’image de deux
« sages » bourguignons : Marielle Gallay
(ci-contre) et Angelo Pellecchia. La licenciée du TC Chenove est classée 15/3 à
77 ans. Titrée à de multiples reprises en
championnat de France, Marielle Gallay
a encore remporté l’été dernier le challenge national Marie-France Pélissier
75 ans et plus. À l’AS Pouilly-sur-Loire,
Angelo Pellecchia est classé 40, lui qui
a fêté ses 93 ans le 22 avril dernier. Et il
est toujours initiateur dans son club ! Le
tennis est une cure de jouvence.
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
59
TENNIS EN RÉGION
INITIATIVES
Le tennis s’adapte…
La 4e édition de la semaine du tennis adapté s’est déroulée en
novembre à Rouen, avec le soutien du club de l’ASC Ymare
et de la ligue de Normandie. Une semaine de sensibilisation
articulée autour de deux temps forts.
Tennis adapté
Comité de Seine-Maritime
Un championnat par
équipes exemplaire
Le comité départemental de
Seine-Maritime, présidé par Serge
Christophe, a organisé la 3e édition
de son championnat par équipes de
clubs de tennis adapté au TC BoisGuillaume. Une réussite…
Les 27 joueurs et les 6 joueuses de l’Open international de Rouen.
D
u 18 au 20 novembre, 25 ateliers
ludiques se sont installés au Kindarena de Rouen et au TC Rouen.
À cette occasion, environ 600 jeunes venant
d’écoles primaires, collèges, UNSS, USEP,
CLISS, clubs, associations et établissements
spécialisés, ont pu échanger lors de différentes
animations sportives : beach tennis, badminton,
tennis de table, tchoukball... Le tout dans une
ambiance des plus conviviales, avec des rotations au rythme des jingles musicaux et la présence de la mascotte Léo dans le rôle de chauffeur de salle. En guise de souvenir, chaque établissement a d’ailleurs immortalisé cet instant au côté de ladite mascotte. Les jeunes ont
aussi pu profiter de la venue d’un champion
olympique de tennis de table, Florian Merrien
(photo ci-contre).
Côté jardin, l’inspection d’Académie de Rouen
et le comité départemental de tennis de SeineMaritime ont profité de l’occasion pour signer
une convention. De leur côté, les acteurs du
sport et les collectivités ont tenu une réunion sur le thème : « Le sport ouvert à tous en
Haute-Normandie ».
Le Kindarena ou le TC Rouen se sont révélés
être des lieux idéaux pour accueillir cet événe-
60
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
ment, qui a su bien se roder au fil des ans.
Parallèlement, le 2e Open International de Tennis Adapté de Rouen “Trophée Nicole Lebodo”,
organisé du 19 au 22 novembre sur le site de la
Petite-Bouverie à Rouen, a rendu son verdict.
Quatre nations étaient représentées : la Pologne,
l’Italie, la République Tchèque et la France.
Les compétiteurs (6 joueuses et 27 joueurs) se
sont affrontés lors d’un tournoi de simple et de
double. En simple dames, le titre est revenu à
la Française Marie-Laure Tiziani tandis que le
tournoi masculin a vu le triomphe du Tchèque
Ondrej Sedlisky. n
Atelier tennis de table avec Florian Merrien,
champion olympique de la discipline.
Les championnats par équipes de clubs de
tennis adapté connaissent désormais leurs
vainqueurs. Côté jeunes, c’est l’équipe de
Harfleur qui a remporté l’épreuve. Côté
adultes, ce sont les équipes de BoisGuillaume et de Fécamp.
Au-delà du résultat, cette épreuve semble
progresser d’année en année. Dans le
prolongement des actions de l’ASC Ymare
Tennis, des personnes en situation de déficience sont encouragées, depuis 2007, à
intégrer les clubs. Cette dynamique a logiquement débouché sur la mise en place
d’une compétition par équipes dans l’esprit des interclubs.
En termes d’organisation, c’est la commission sociétale du comité de Seine-Maritime
qui est aux commandes. « Dix personnes
se sont retrouvées régulièrement tout au
long de l’année 2013 afin d’améliorer le dispositif pour l’édition 2013-2014 », explique
Philippe Leroux, responsable du pôle sociétal de la ligue. Vingt bénévoles étaient présents sur le site avec 25 éducateurs.
Chaque année, participants et éducateurs
attendent désormais avec impatience
cette compétition au point que d’autres
départements de la ligue souhaitent
démarrer un championnat interclubs.
L’objectif du comité départemental est de
permettre à tous de pratiquer le tennis à
l’échelle du département et d’en inspirer
d’autres. « Pour les bénévoles de notre
comité, c’est un plaisir que d’accueillir ces
joueurs, qui leur apportent en retour un réel
bonheur. C’est aussi l’occasion de fédérer
clubs et enseignants autour de nouveaux
objectifs », rappelle Philippe Leroux. n
Appel à projets “actions sociales et solidaires”
Au secours de l’enfance en difficulté
Au travers de la “Journée des
Enfants de Roland-Garros”,
chaque année depuis 2010, la
FFT fédère, recense et apporte
une aide à des opérations éducatives, sociales et solidaires
conduites par des clubs affiliés.
Ces derniers peuvent, dans
le cadre de l’appel à projets
“Actions sociales et solidaires”,
signaler auprès de leur ligue des
actions réalisées dans l’une des
4 thématiques suivantes : tennis
quartier, tennis handisport, tennis sport adapté et tennis santé
bien-être. Visés par la ligue, les
dossiers sont ensuite examinés
par un groupe de travail fédéral
dédié qui décide des aides financières accordées. Chaque mois,
Tennis Info se propose de vous
faire découvrir l’un des clubs
primés. Pour ce numéro, coup
de projecteur sur le TC Mandrinois (ligue Dauphiné-Savoie).
Le TC Mandrinois (Dauphiné-Savoie) a été récompensé pour
une action menée auprès d’enfants retirés de leur milieu familial.
Son coprésident Michel Amat nous en explique le fonctionnement.
Comment est née cette initiative ?
Tout est parti d’une histoire de cœur. Le TC
Mandrinois est installé sur la commune de
Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, où se trouve la
Maison d’enfants “le Nid”, de l’Association
Prado. Cet établissement accueille des enfants
de 4 à 12 ans qui ont été retirés à leur famille
sur décision d’un juge. Nous avons souhaité les
intégrer à notre cycle de tennis au sein du club.
De quelle façon ?
L’opération a débuté en 2010. Nous avons d’abord
pris tous les enfants 2-3 fois au cours de l’année,
en compagnie de leurs éducateurs. Trois ou quatre
d’entre eux ont chaque fois été sélectionnés
pour notre école de tennis. Ce qui représente 30
séances d’1 h 30 au cours de l’année, plus des
“stages” pendant les vacances scolaires. Pour
eux tout est gratuit (cours, licences, matériel).
Les autres enfants du club ne sont pas au courant
de leur parcours. Ceux qui n’ont pas été retenus
participent néanmoins aux stages pendant les
vacances, de façon à ce qu’ils ne se sentent pas
exclus une nouvelle fois. Et nous les emmenons
tous à la journée des enfants à Roland-Garros.
Quels bénéfices en retirent les enfants ?
Le fait de devoir suivre des règles, écouter les
consignes pour progresser, leur fait beaucoup de
bien. Mais surtout, ils sont confrontés à d’autres
adultes (DE, AMT) que leurs éducateurs
habituels. Enfin, cela constitue une ouverture
extraordinaire sur le monde. Des liens se créent,
les gamins ont envie de revenir et pour certains
de continuer le tennis quand ils quittent “le
Nid” et retournent dans leur famille. Tout se
passe pour le mieux : depuis 4 ans, nous n’avons
jamais connu le moindre souci.
Le TC Mandrinois compte aller
encore plus loin ?
Oui. Les enfants d’un deuxième établissement
du même type basé à Beaurepaire (Isère)
participent déjà à nos rassemblements pendant
les vacances. À terme, un troisième centre le
fera, et nous discutons avec d’autres clubs de
la région afin qu’ils s’engagent dans la même
démarche. Par ailleurs, nous organisons chaque
année 4 rencontres ludiques hors tennis avec tous
les enfants du “Nid”. Les épouses de certains
dirigeants du club sont par exemple venues y faire
des gâteaux. Enfin, dans le cadre de l’Opération
Balle Jaune, nous avons le projet de créer un sol
sportif afin que les enfants puissent pratiquer
diverses activités au sein de cet établissement. n
Propos recueillis par Baptiste Blanchet
ZOOM
Le TC Mandrinois en bref
Le club est basé à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, commune d’environ 3 000 habitants. Il compte 259 licenciés (51 % d’adultes et 49 %
d’enfants) qui évoluent sur deux courts extérieurs mais également
deux terrains couverts, utilisables depuis février 2013. Outre ses
nombreuses équipes, le club compte un joueur anciennement classé
0 ainsi que deux fillettes de 11 ans, respectivement 15/3 et 15/4,
suivies par le comité de l’Isère et la ligue de Dauphiné-Savoie. Tous
ces pratiquants sont encadrés par 2 DE salariés et 5 AMT. « Il s’agit
d’un club dynamique et familial dont le comité directeur compte 31
membres et le bureau 16, détaille Michel Amat, coprésident du Tennis
Club Mandrinois avec Arnaud Lechevalier. Ancien élu à Chamrousse,
j’ai organisé le club comme une municipalité avec de nombreuses
commissions ». Le TC Mandrinois propose aussi à ses membres de
se retrouver pour d’autres activités sportives ou culturelles (randonnée pédestre, sortie en VTT, descente de canoë). Il intervient dans
des cycles de tennis pour les écoles publiques ou privées et devrait
également le faire au sein des activités périscolaires dès la rentrée
2014-2015.
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
61
TENNIS EN RÉGION
UN CLUB,
UN CHAMPION
TC La Baule • Édouard Roger-Vasselin
« Il n’a jamais coupé le cordon avec nous »
3 questions à Julien Jarrijon, directeur du TCC La Baule (Pays-de-la-Loire)
Édouard Roger-Vasselin a fait ses premiers pas dans votre club. Quels
souvenirs en avez-vous ?
Petit, Édouard était très volontaire, il avait en tête de marcher sur les traces de
son père. Il appartenait à une belle génération, puisqu’il s’entraînait avec deux
autres joueurs un peu plus âgés mais eux aussi négatifs. Sur le plan humain,
c’est un garçon d’une discrétion et d’une gentillesse infinies. Il n’a jamais
coupé le cordon avec nous. Il a toujours un mot pour nous dans les médias.
L’an dernier, lorsqu’il était sparring en Coupe Davis, il a fait signer une photo
par l’équipe de France pour nous l’offrir. Il n’oublie pas d’où il vient…
Comment définiriez-vous votre club ?
Le Tennis Country Club La Baule est un des clubs les plus anciens de la région (fondé en 1928) mais
aussi celui qui a la plus grande capacité d’accueil (29 courts). On peut compter sur 440 licenciés dont
une moitié de jeunes. Mais c’est un club à deux vitesses, un club saisonnier. Pendant l’année nous avons
25 équipes (dont 7 équipes seniors et 7 équipes de vétérans) et 9 salariés. L’été, c’est une tout autre histoire, nous accueillons 600 stagiaires – nous organisons des stages pour enfants et adultes. Nous organisons également une dizaine de tournois qui attirent près de 2000 joueurs. Bref, durant la saison touristique, nous avons de superbes infrastructures qui nous permettent d’attirer beaucoup de vacanciers.
Tennis Info se propose de
vous faire découvrir, chaque
mois, un club qui a vu les
débuts d’un champion ou
d’une championne en activité.
Ce mois-ci, le TCC La Baule
d’Édouard Roger-Vasselin.
La BAULE
Une action du club vous tient-elle particulièrement à cœur ?
Bien sûr. Depuis quelque temps, nous développons l’activité beach-tennis. Dans ce cadre, nous avons
créé un pôle local. Nous pouvons donc compter sur une vingtaine de joueurs qui viennent de toute la
région et qui peuvent s’entraîner toute l’année sur les deux courts prévus. Le beach-tennis nous permet
d’attirer des nouveaux joueurs mais aussi de garder ceux qui se lasseraient un peu du tennis traditionnel.
Propos recueillis par A. Juillard
Le souvenir
d’Édouard Roger-Vasselin
[Meilleur classement ATP : 48e en octobre 2013]
« Mon club de cœur »
« J’ai commencé au Country Club vers cinq-six ans. Je m’en
souviens encore : mon premier échange pour l’école de tennis
était sur le court C, pour savoir dans quel groupe j’allais être. J’ai
eu une bonne nouvelle puisque j’étais au nombre des meilleurs
petits ! Je me souviens même avec
qui j’avais joué cette première balle :
il s’appelait Jean-Philippe. C’est le
club dans lequel je suis resté jusqu’à
mes 16 ans. Un très beau club, avec
beaucoup de courts. Quand j’avais
14-15 ans, j’y passais mes journées :
après l’école, j’allais au tennis, pour
jouer, rester avec les copains, on avait
une piscine, c’était super. Aujourd’hui
encore, j’y retourne régulièrement,
l’été… J’y joue peu, mais je vais dire
bonjour aux profs que je connais, au
directeur, je joue aux cartes… C’est
mon club de cœur. » M. Rambion
62
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
Carte d’identité du club
Nom : Tennis Country Club La Baule • Date de création : 1928
• Dirigeants actuels : Jean-Claude Driancourt (président),
Julien Jarrijon (directeur), Philippe Sculfort (trésorier général),
Daniel Laurent (secrétaire général). • Structures : 29 courts
(24 en terre battue dont 6 sous structure gonflable entre
septembre et juin, 1 mini-tennis, 2 courts en béton poreux
et 2 courts en moquette) et 2 courts de beach-tennis.
ZOOM
Le développement durable
Le Tennis Country Club La Baule s’est engagé sur la voie
du développement durable. Le club a d’ailleurs la certification ISO 14 001. Cette norme internationale constitue une
référence pour les organismes qui mettent en place un système de management environnemental. Elle a pour objectif
de gérer l’impact des activités du club sur l’environnement.
Concrètement, le club s’est engagé à baisser sa consommation d’énergie de 15 % en 3 ans. Il limite donc les éclairages
des courts couverts, met en place l’automatisation de l’éclairage dans les vestiaires, régule les chauffages, économise
l’eau et trie soigneusement ses déchets… A. J.
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Numéro d’affiliation
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Adresse
Ville
Code postal
Que sont-ils
devenus ?
Une balle jaune
pour fil d’Ariane
corinne
vanier
Gauchère de caractère au jeu tourné vers l’avant, Corinne Vanier
a choisi de quitter les courts dès 23 ans. Sa première vie et l’actuelle
n’ont depuis cessé de se croiser, pour la mener à la tête de la branche
Événements France de Lagardère Unlimited.
“C
orinne Vanier, ancienne n° 1 nationale
et seule Française ayant battu Steffi
Graf.” C’est ainsi que l’on m’a
longtemps présentée dans les diverses entreprises
où j’ai exercé. » Partir pour mieux revenir. Tel
pourrait être résumé le parcours professionnel de
Corinne Vanier, quittant le tennis de haut niveau dès
23 ans avant de rebondir dans le carré de service une
fois ses études reprises… et validées, en 1988, par
un diplôme en marketing et publicité. L’ancienne
n° 54 mondiale affiche recul et lucidité sur cette
trajectoire singulière, ses choix, ses opportunités :
« J’étais l’archétype de la joueuse douée mais
fragile mentalement. Lorsque j’ai commencé à ne
plus croire que je pouvais atteindre le Top 10, j’ai
préféré me tourner vers autre chose. Préparer ma
reconversion si jeune m’a sans doute permis une
remise en question plus spontanée. »
« Rendre au
tennis ce qu’il nous
a apporté »
Entre tournois aux quatre coins du globe et cours
du soir studieux, celle que la WTA surnomma “la
McEnroe du tennis féminin” établit de solides ponts
entre deux rivages et, en 1986, après six ans passés
sur le circuit, franchit le Rubicon : adieu tennis,
bonjour entreprise. Sans pour autant tourner le dos à
ses racines : « J’ai eu la chance d’opérer un virage
à 180 degrés tout en continuant à bénéficier des
relations nouées lorsque j’étais joueuse. En outre,
mon profil atypique plaisait aux recruteurs ».
Pierre Barthès lui met le pied à l’étrier en lui
permettant « de rencontrer les bonnes personnes
dans la société Belin, celle des biscuits. J’y ai passé
un an et demi, au service communication interne.
Puis, en 1991, j’ai eu l’opportunité d’aller vers la
publicité, dans le groupe Havas, chez HDM. J’ai
Repères
• 50 ans
• 54e mondiale en 1982 (n° 1 française)
• 3e tour à l’US Open en 1981 et à Wimbledon en 1982
• 9 sélections en équipe de France de Fed Cup
65
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
démarré en tant que chef de publicité. C’est là
que j’ai opéré un premier rapprochement avec
le sport, au fil des budgets que l’on m’attribuait
dans ce domaine. »
Le milieu des années 1990 marque un tournant,
avec la naissance de sa fille Axelle (un petit
Hugo suivra en 1997) puis l’arrivée au sein
d’IMG, par l’entremise de Patrick Proisy :
« Au départ, j’ai été recrutée pour gérer
l’organisation générale de l’Open 13 avec
Jean-François Caujolle. L’aventure a duré dix
ans, de 1995 à 2004. Elle m’a aussi permis de
m’initier au foot avec le RC Strasbourg, au
golf avec le Trophée Lancôme… »
Du golf au champagne, il n’y a parfois que la
distance d’un putt : souhaitant « connaître le
monde des annonceurs après l’avoir côtoyé
dans l’événementiel, je suis entrée dans le
groupe Lanson international pour gérer la
communication et les partenariats sportifs.
J’en suis partie en 2008, quand le service a
été déplacé de Paris à Reims. Ma vie était
à Paris. »
S’enclenche alors le dernier rebond en date :
grâce cette fois à Gilles Moretton, elle
entre chez Sportfive France puis Lagardère
Unlimited. « En tant que directrice France
de l’activité Événements, ma feuille de
route est de développer des rendez-vous sur
le sol français. »
Revenue au cœur du monde sportif,
Corinne Vanier intègre aussi, en février
dernier, celui de la FFT, via son comité
directeur. « Vient un moment où l’on
cherche à rendre au tennis ce qu’il nous
a apporté. Mes enfants sont grands et le
fait de les avoir inscrits au tennis quand
ils étaient plus jeunes m’a rapproché
naturellement de la vie des clubs. C’était
le bon moment pour moi… Arrivée jeune
dans la vie active, mon parcours m’a
souvent enrichi ainsi, étape par étape. »
Préservant au passage tout le caractère
qui, ce fameux jour de 1984 où elle
battit Steffi Graf, la fit oser apostropher
le père de l’Allemande alors qu’il
venait de gifler la future n° 1 mondiale :
« C’est si honteux de perdre contre
moi ?  » n
Guillaume Willecoq
“Mon profil
atypique plaisait
aux recruteurs”
JANVIER-FÉVRIER 2014 n°458
open
JEAN
GLAVANY
“La paire Gachassin-Glavany
est restée invaincue !”
Député des Hautes-Pyrénées, ancien ministre et secrétaire d’Etat, Jean Glavany évoque ici son amitié
avec Jean Gachassin, sa passion pour le sport et la modernisation du stade Roland-Garros. Echanges.
Quel était votre niveau ?
Je pense que je jouais autour de 30, même si je n’ai jamais réellement fait
de tournois pour me classer. La seule fois où j’ai décidé de m’y mettre
sérieusement, c’était vers l’âge de 30 ans, lors d’un stage de 15 jours au
Biarritz Olympique avec monsieur Sarrailh comme professeur. Je devais
jouer 2-3 heures par jour pour vraiment progresser sur le plan technique,
mais je me sentais de plus en plus fatigué. J’ai fini éreinté, car j’avais
contracté une hépatite, ce qui m’a obligé à m’arrêter un moment et m’a
fait perdre le bénéfice de cet enseignement.
Il paraît que vous étiez particulièrement efficace en double ?
Oui, au cours des années 1980, la paire Gachassin-Glavany est restée
invaincue à Chiberta ! Je me souviens notamment d’un match épique
face à Daniel Balavoine et Jean-Loup Dabadie. Malgré une mise en jeu
moyenne, j’ai toujours été adepte du service-volée.
« Je n’éprouverai pas
de nostalgie le jour où le Central
sera doté d’un toit amovible. »
A quand remonte votre première rencontre avec Jean Gachassin ?
Elle fut d’abord télévisuelle : pendant mon enfance, je l’ai admiré sur le
petit écran puis dans les stades de rugby. Je crois qu’ensuite, le contact
s’est fait via André Boniface (ancien joueur de l’équipe de France de
rugby), car mes parents ont habité Mont-de-Marsan et j’ai moi même joué
au Stade Montois. Mais il me semble que notre toute première rencontre
date du début des années 1970, à l’occasion de l’inauguration d’un stade
Guy Boniface – le frère d’André – en région parisienne. La soirée s’était
terminée par une troisième mi-temps mémorable. Pour moi, « Jeannot »
était avant tout une idole. Et il n’y avait pas de raison pour que ça ne colle
pas entre nous : il existait une passion commune pour le rugby, des amis
communs comme Jean Prat, le Sud-Ouest, etc.
Vous avez pratiqué le rugby avant le tennis ?
Oui. Dans ma jeunesse, j’ai joué en Universitaire à Nanterre, ainsi qu’au
Stade Montois, au PUC ou au Racing. Mon fils Mathieu a même été
professionnel. Il a notamment remporté le Bouclier de Brennus en 2000
avec le Stade Français. Mais ma passion pour le tennis est très ancienne.
Je jouais énormément l’été, en Bretagne, dans la maison de mes parents.
Puis, je me suis fait construire un court dans la maison familiale, où j’ai
passé des heures avec mes enfants.
66
n°458 JANVIER-FÉVRIER 2014
A quand remontent vos premiers souvenirs de Roland-Garros ?
Lors des années 1950-60, je vivais à Issy-les-Moulineaux. Avec des amis,
nous venions au stade en mobylette. On les garait contre les grillages puis
on grimpait par-dessus, ce qui ne serait bien évidemment plus possible
aujourd’hui. J’aime toujours venir assister à cet événement, m’asseoir
quelques heures dans une tribune, discuter avec les gens de l’état du
tennis français, de tel ou tel champion. Il règne une ambiance agréable et
particulière. Et puis, il s’agit de notre tournoi national, dont nous sommes
fiers et qu’il faut soutenir.
Justement avez-vous suivi le dossier de modernisation du stade ?
Oui et même assidûment, parce que j’ai beaucoup d’amitié pour Jean
Gachassin et ses équipes et que je connais également le Maire de Paris. J’ai
donc fait mon possible pour faciliter les choses, pour arrondir les angles.
D’autant que je pense qu’il faut vivre avec son temps : je n’éprouverai pas
de nostalgie le jour où le Central sera doté d’un toit amovible. En cas de
pluie, cela me semble nécessaire. Et puis, les grands tournois sont soumis
à une compétition entre eux et Roland-Garros ne peut s’y soustraire.
Entre le Grand Stade, les JO d’Albertville et désormais le rapport
sur le football durable, sans oublier votre rôle de médiateur au sujet
de la taxe à 75%, vous avez toujours traité des dossiers sportifs.
Pour quelle raison ?
Parce-que je suis un passionné. J’ai traîné mes guêtres dans tellement de
stades de rugby, de football, de tennis, en France ou en Europe… J’ai
assisté plusieurs fois aux jeux Olympiques. Cela a sans doute contribué
à me « cataloguer ». La Ministre des Sports Valérie Fourneyron m’a
demandé de me pencher sur les tenants et les aboutissants du football
professionnel français, ses qualités, ses défauts, ses avantages, ses
lacunes. Je l’ai fait pour rendre service. Fin janvier 2014, nous allons donc
proposer un rapport sur le « football durable », avec des solutions pas
trop nombreuses mais bien senties. Car je préfère faire 10 propositions
et qu’on en retienne 9 plutôt qu’arriver avec 50 idées qui resteront lettre
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