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Assia Djebar n`écrira plus

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Grippe : ce qu’il faut savoir
sur l’épidémie actuelle
n
Contributio
l FAIRE FACE À LA CONFUSION
Les importateurs
sous haute
surveillance
l TRANSFERTS ILLICITES DE CAPITAUX
Le Bonjour du «Soir»
Je t'aime, moi
non plus !
Deux questions à quatre sous
(chacune, deux sous) :
1. Si Haddad a des voisinages avec le
clan présidentiel et que Hanoune
revendique aussi un lien direct avec le
Président, pourquoi la bagarre entre eux ?
2. Saâdani, patron du FLN, n'est pas
fou. Alors comment expliquer qu'il dise
une chose et son contraire en l'espace de
quelques jours ?
C'est que le sommet de notre
pyramide échappe à toutes les règles de
géométrie. Il a deux têtes qui,
visiblement, ne sont pas d'accord sur les
stratégies économique et politique. L'une
de ces deux têtes est souvent obligée
d'intervenir pour rectifier le tir, comme
c'est le cas pour la conférence du
consensus initiée par le FFS.
En fin de compte, et si Haddad et
Hanoune sont à l'aise pour exprimer deux
opinions qui paraissent antinomiques, le
pauvre Saâdani est seul pour dire «oui» et
«non», presqu’en même temps. J'imagine
qu'au FFS, ils ne vont pas se décourager
pour si peu. Mais il faut admettre que leur
«ni-ni» d'antan leur permettait de s'en
sortir à meilleur compte ...
[email protected]
P. S. : Les monts du Chenoua pleurent
Assia Djebar. Celle qui les a irradiés de
l'éclat de sa brillante plume n'est plus. Merci,
Assia, d'avoir porté haut l'étendard de la
littérature algérienne et d'avoir su maintenir,
dans le bruit et les lumières de ce lointain
Paris, un fort attachement au Chenoua, à
ses «noubas», à ses femmes, aux hameaux
fondus dans le brouillard, à la langue berbère
si typique de ces montagnes où les héros ne
se comptent plus.
Tu vivras éternellement dans nos cœurs.
PAGE 3
Assia Djebar
n’écrira plus
l L’ÉCRIVAINE EST DÉCÉDÉE VENDREDI SOIR À PARIS
PAGE 10
Photos : DR
Edition du Centre - ISSN IIII - 0074
Par le Pr Kamel Sanhadji (P. 6 et 7)
DIMANCHE 8 FÉVRIER 2015 - 18 RABIE AL THANI 1436 - N° 7401 - PRIX 15 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58
P
ERISCOOP
Une grande
dame
DIGOUTAGE
Par Arris Touffan
Faut pas non plus
que ça vire à la
rubrique nécro, mais
Lemdigouti ne peut pas
ne pas faire un coucou
à Assia Djebar, qui
vient de nous quitter.
Elle était cette grande
dame, que beaucoup
n’aimaient pas justem e nt pa r c e qu’e lle e n
était une. C’est vrai, ça
ne veut rien dire grande
dame.
Une formule, voilà
tout. Mais une formule
qui s’applique si bien à
elle, qui s’est frayé un
chemin original d’écri vaine dans une généragénération où ce n’était pas
évident
pour
une
femme.
Et puis, écrivaine
reconnue internationa lement, belle, libre, jonjonglant avec les langues
des autres, elle était le
modèle qu’il fallait
déprécier. Attaquer.
Elle n’en a eu cure.
A. T.
[email protected]
Si Afif hospitalisé
Police
montée ?
Va-t-on lancer une
police
montée
en
Algérie ?
En tout cas, la DGSN
va construire à l’Ecole
de police de Soumaâ
(Blida)
un
hangar de
foin et une
tribune officielle
au
c e n t r e
équestre.
Pensez-vous
que Sonatrach
va cesser
rapidement
l’exploration du
gaz de schiste
à In Salah ?
NON
Sans opinion
Pensez-vous que la Tunisie va rapidement
surmonter sa crise ?
Oui :
58,18%
Résultat sondage
Non :
37,96%
Dimanche 8 février 2015 - Page 2
Si Afif Abdelhamid a eu des problèmes de santé, ce qui l’a
contraint à une hospitalisation à Parnet. Malgré quelques
divergences, le secrétaire général du FLN, Saâdani, a été
convaincu d’aller lui rendre visite. Il était accompagné par
Aziz Djohri. Un geste fortement apprécié par l’épouse de Si
Afif, qui était au chevet de son époux.
Un jour, un sondage
OUI
[email protected]
Sans opinion :
3,86%
Urgence d’un procès
L’APW de Tizi-Ouzou a convoqué,
la semaine dernière, une session
extraordinaire consacrée à la santé.
Selon des indiscrétions, les présents
n’ont pas compris le caractère
«urgent» de cette réunion dans la
mesure où l’APW n’a pas, par le
passé, convoqué une telle
réunion au moment
où, par exemple, la
fièvre aphteuse faisait rage.
Finalement, cette
rencontre se voulait
un procès en règle
contre la Direction de
la santé et ses démembrements.
Un nouveau président
pour le CSA/MCA
Amar Brahmia n’est plus le président
du club amateur MCA.
En effet, les membres de l’assemblée
générale ont élu Abdelghani
Mebarek comme nouveau
président. Rappelons que
ce dernier est actuellement directeur de la PME
au niveau du ministère de
l’Industrie et des Mines et
a occupé par le passé le
poste de directeur
général de
l’Ansej.
Le Soir
d’Algérie
Actualité
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
Les importations sous haute surveillance
TRANSFERTS ILLICITES DE CAPITAUX
Contrôle affiné des dossiers de domiciliation bancaire,
généralisation de l’inscription au Fichier national des fraudeurs (FNF) des gérants et actionnaires de sociétés, spécialisation des importateurs, voire le rétablissement de
l’obligation de paiement par crédit documentaire pour les
opérations d’importation pour la revente en l’état. Des
mesures que les pouvoirs publics, décidés à davantage
d’offensive, auraient décidé de mettre en œuvre pour
mieux lutter contre les transferts illicites de capitaux vers
l’étranger
Cherif Bennaceur – Alger (Le
Soir) - Le transfert illicite de capitaux vers l’étranger s’amplifie,
atteignant des montants faramineux comme l’indiquent plusieurs
investigations menées par les services de la douane, durant ces
dernières années.
Un phénomène qui s’avère préoccupant dans la mesure où il
emprunte différentes formes,
notamment l’importation de marchandises sans valeur commerciale et leur abandon, le dédouanement de marchandises faiblement
taxées et exagérément surfacturées, les transferts bancaires de
devises sans débarquement de
contrepartie en marchandises
ainsi que la double facturation pour
une même importation.
Un phénomène également
inquiétant lorsque ses auteurs profitent des régimes fiscaux préférentiels ou dérogatoires, accordés
en Algérie ou par les accords commerciaux conclus avec l’Union
européenne ou dans le cadre de la
Grande Zone arabe de libre-
échange. Certes, les Douanes
nationales peinent à juguler la
fraude, bridées par la notion parfois incertaine de la valeur, l’insuffisante implication des autorités
douanières de plusieurs pays
d’Asie ainsi que la déconnexion
entre le contrôle des flux de marchandises et le contrôle des flux
financiers. Et cela même si de
fortes pénalités à recouvrer sont
infligées aux contrevenants.
Davantage de contrôle de la
domiciliation bancaire
Pour autant, les pouvoirs
publics ne comptent pas rester
inertes. L’on croit ainsi savoir que
des mesures destinées à bien
contenir ce fléau ont été examinées et maturées sous l’égide de
plusieurs instances et autorités
publiques.
Il serait en effet question que
les services de la Banque d’Algérie
accentuent, en 2015, le contrôle
des dossiers de domiciliation des
transactions
courantes
vers
l’étranger, en ciblant les établisse-
ments bancaires et les opérateurs
qui activent dans l’importation.
Voire, en renforçant le contrôle sur
les activités et opérations d’importation à risque, celles réalisées à
partir de pays à la réglementation
laxiste.
En fait, les services de la
Banque d’Algérie devront cibler en
temps réel les agences bancaires
et les opérateurs à l’origine de
toute hausse d’importation de
biens et services. Les banques
publiques devront se doter d’un
comité de vigilance, afin de vérifier les informations sur les clients
avant de procéder à la domiciliation de l’opération d’importation.
Vers une liste grise
des dirigeants de sociétés
d’importation
Une autre mesure serait prônée
par les pouvoirs publics, la généralisation de l’inscription au Fichier
national des fraudeurs (FNF) qui
relève de la Direction générale des
Impôts (DGI).
Outre les personnes morales,
les gérants et les actionnaires de
sociétés d’importation pourront
être inscrits au FNF et donc inclus
dans la liste des interdits de
registre de commerce.
Une sorte de liste grise qui
pourrait aussi comporter les sociétés nouvellement créées, celles
dont un associé ou un gérant
détient des parts sociales ou gère
une autre société inscrite au FNF.
A charge cependant de permettre
aux instances impliquées dans le
commerce extérieur, notamment
les banques commerciales, la
Banque d’Algérie, les douanes et
le CNRC de consulter rapidement
ce fichier. De même, l’on envisagerait d’exiger une certification
douanière de l’existence réelle de
la marchandise à importer avant
de remettre les documents à l’importateur pour procéder au
dédouanement de sa marchandise.
Voire, les banques pourraient
refuser la domiciliation des opérations de commerce extérieur
lorsque les opérations antérieures
du même opérateur ne sont pas
encore apurées. Comme l’on proposerait d’exiger que le document
de transport (connaissement),
actuellement au nom du client, le
soit au nom de la banque, pour
éviter de faire plusieurs domiciliations dans plusieurs banques avec
le même connaissement.
Ce que toute banque
devra contrôler
Outre de ramener le délai
d’apurement des dossiers de 4 à 2
mois, il serait aussi question d’élargir l’exigibilité de la taxe de domiciliation bancaire à toutes les opérations d’importation fractionnées et
non seulement à l’opération principale. Comme l’on recommande
que la banque intègre dans l’analyse des risques l’origine des fonds
3
et exige une année au moins d’activité effective justifiée fiscalement.
En outre, la banque doit renforcer
les actions de contrôle a priori des
documents servant à l’ouverture
de la lettre de crédit (contrat, factures, prix, origine) et a posteriori
des documents provenant de la
banque correspondante (connaissement, bon de livraison).
Vers l’assainissement de la
sphère des importateurs
Egalement, les
pouvoirs
publics n’écartent pas une possible spécialisation des importateurs à travers des registres de
commerce
spécifiques
pour
chaque catégorie de marchandises.
Ce qui permettrait d’assainir
l’activité de l’importation destinée à
la revente en l’état. Il serait aussi
question que le capital des sociétés d’import-export soit augmenté
et devra être entièrement libéré et
mis sous la forme de caution dans
une banque, ou auprès d’une institution spécialisée. Voire, l’obligation d’utiliser le crédit documentaire pour l’activité d’importation destinée à la revente en l’état devrait
être rétablie.
Le rétablissement du Credoc,
une mesure imposée en 2009 et
assouplie ultérieurement, serait
justifié par l’ampleur des dépassements constatés. Ces mesures
seront-elles, ce faisant, efficaces ?
C. B.
Comment s’opèrent les transferts illicites de capitaux ?
Evalués à des montants faramineux (des
dizaines, voire des centaines de millions de
dollars), les transferts illicites de capitaux
empruntent plusieurs formes. Des opérateurs, généralement des sociétés à responsabilité limitée ou unipersonnel, importent
de Chine ou d’ailleurs, de la machinerie
industrielle mais aussi des déchets de toute
sorte et des conteneurs vides ou partiellement vides.
Sans valeur commerciale donc, ces produits sont souvent importés sous des prêtenoms, parfois dans le cadre des différents
régimes préférentiels (soumis aux taux
réduits de droits de douane, bénéficiant
d’avantages fiscaux et parafiscaux…).
Importées pour des montants importants en
devises transférés par les banques domiciliataires souvent de droit algérien, ces marchandises sont, dès leur débarquement,
abandonnées à l’intérieur des enceintes portuaires et aéroportuaires. Après écoulement
des délais réglementaires, les services des
douanes procèdent à leur ouverture, découvrant souvent des produits différents des
marchandises manifestées, des marchandises de qualité inférieure, des marchandises rouillées et/ou vieilles de plusieurs
années, ou d’une valeur en deçà du montant
facturé ou supérieure à celle de son cours
boursier (forte majoration des prix unitaires
déclarés). Il y a également transfert illicite
lorsque des marchandises faiblement
taxées et exagérément surfacturées sont
dédouanées.
Outre le transfert de devises sans débarquement de contrepartie en marchandises,
le phénomène se traduit également par la
double facturation pour une même importation. Il s’agit d’un nouveau procédé frauduleux, le montant transféré étant différent de
celui déclaré. Le transfert peut s’opérer
aussi par l’entremise de passeurs habitués
d’allers-retours réguliers et qui transportent
les fonds en devises achetés sur le marché
parallèle à partir des ports, aéroports et la
frontière terrestre algéro-tunisienne. Durant
les années 2011, 2012 et 2013, l’équivalent
de plus de 670 millions de dinars ont été
interceptés par la douane sur les voyageurs
et dont le montant des amendes encourues
s’élève à plus de 1,350 milliard de dinars.
De même que le transfert s’effectue via
les cambistes de places bien connues dans
de nombreuses wilayas en Algérie, en procédant au dépôt des fonds en dinars dans
leurs bureaux et en recevant sur les
comptes bancaires à l’étranger l’équivalent
en euros ou en dollars, aux taux du marché
parallèle. Les transferts illicites de fonds
peuvent également se faire au moyen de
fausses déclarations douanières à l’exportation consistant en la minoration des valeurs
déclarées en douane.
Il s’agit pour les fraudeurs de rapatrier
des sommes très en deçà des prix réels de
vente à l’étranger de leurs marchandises.
C. B.
Même le parpaing et les chevaux
en sont victimes
Les services des douanes d’Alger-Extérieur auraient constaté récemment l’importation
de deux conteneurs contenant du pavé (parpaing), déclarés pour une valeur de plusieurs
dizaines de milliers de dollars ! Une pratique frauduleuse qui concerne même les chevaux,
parfois importés de manière surévaluée. Ceux-ci sont déclarés en tant qu’équins de course nominés alors qu’il ne s’agit que de chevaux ordinaires, destinés aux travaux de terre
et de traction. D’autre part, des importations d’or notamment ouvré effectuées au courant
des années 2012 et 2013 à partir des pays de la Gzale susciteraient de forts soupçons de
pratiques frauduleuses sur l’origine et sur les valeurs. Une suspicion qui pèserait également sur des opérations d’importation de logiciels informatiques taxés en douane sur la
base de la valeur du support informatique (disque, CD…).
C. B.
Des paroles en attendant les actes
POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT LOCAL EN ALGÉRIE
Pas de développement local sans une décentralisation
effective. Les fonds consacrés, d’une manière succincte,
par les pouvoirs publics aux différentes régions du pays,
ne peuvent donner les résultats escomptés, en l’absence
d’une politique globale qui fixe au préalable les objectifs
à atteindre.
Salah Benreguia – Alger (Le
Soir) - C’est en tout cas l’idée
développée par l’expert en agriculture, Akli Moussouni. Animant une
conférence de presse au siège de
l’Union générale des commerçants
et artisans algériens (UGCAA), cet
ingénieur en agronomie a fait
savoir que la réussite du concept
«développement local», notamment les régions du sud du pays,
doit être appuyée sur les potentialités locales et pas uniquement sur
les apports financiers des pouvoirs
publics. Pour preuve, explique le
conférencier, le principal facteur
qui bloque tout développement
local est cette volonté de contrôler
a priori les finances, les budgets et
les projets des collectivités locales.
Alors que la logique dit que tout
projet de développement local
passe par la prise en ligne de
compte de la spécificité de toutes
les régions. «Pour chaque
démarche visant le développement d’une région, il faut absolument faire une lecture géographique» a fait savoir M.
Moussouni. Et d’ajouter dans le
même sillage que «la compétitivité
des produits fabriqués localement
(matériel et immatériel) doit être en
ligne de mire». Utile de souligner
que la problématique de développement local, qui a été au centre
des préoccupations des pouvoirs
publics, n’a pas donné des résultats positifs.
D’ailleurs, même les concertations menées en grande pompe
par le Conseil national économique et social (CNES) en 2011
n’ont pas changé d’un iota la situation de plusieurs régions du pays.
L’autre élément qui met à nu
l’échec de la politique de développement local, plaidée depuis 1999,
est que le président Bouteflika
avait encore promis, par la voix de
ses représentants lors de la dernière campagne électorale, de
poursuivre la politique d’aménagement du territoire afin de garantir
une localisation équilibrée des
activités économiques. Toutefois,
les résultats tardent à se concrétiser.
Pour preuve, au jour d’aujourd’hui, les régions enclavées de
l’intérieur du pays, notamment
celles du Grand Sud, baignent toujours dans la pauvreté et la précarité et leurs populations demeurent
défavorisées.
S. B.
Le Soir
d’Algérie
Rien n’est
encore gagné
DIALOGUE INTER-MALIEN :
La marche vers un accord de paix
inter-malien est un long fleuve loin
d’être tranquille. Toutes les fois que le
bout du tunnel semble se dessiner, de
nouvelles embûches apparaissent et la
stabilité attendue fait place à la violence sur le terrain, au Nord-Mali.
L’Algérie, en même temps que les parties aidant au dialogue et peut-être plus
que tous les autres, continue à croire à
un accord, même si notre ministre des
Affaires étrangères (MAE), Ramtane
Lamamra aguerri par la nouvelle donne,
pousse l’échéance de son aboutissement comme il l’a fait en marge du dernier sommet de l’Union africaine des 30
et 31 janvier dernier, «dans moins de
six mois». En attendant la reprise du
dialogue d’Alger prévue pour ce moisci, les protagonistes maliens tenaient
une rencontre hier à Bamako. Que sortira de ces nouvelles joutes ?
Rencontre d’information et de concertation avec «les forces vives de la nation», a
déclaré le gouvernement malien, initiateur
de cette rencontre d’hier, autour du «projet
d’accord pour la paix et la réconciliation
nationale au Mali». Dans leur communiqué
sur la tenue de la rencontre de samedi, les
autorités égrènent, et ce n’est pas gratuit, la
longue liste des conviés : «Les représentants de partis politiques de la majorité et de
l’opposition, les organisations de la société
civile, les autorités traditionnelles et coutumières, les associations religieuses, les
syndicats des travailleurs et les organismes
des droits de l’Homme.»
La précision apportée par la liste des
invités répond, sans aucun doute, à la protestation émise à la suite de la réunion d’urgence, à Alger jeudi dernier, du Comité de
suivi et d’évaluation de l’accord préliminaire
d’Ouagadougou, réunion à l’initiative de
Mongi Hamdi, le représentant spécial du
secrétaire général des Nations-Unies et ce,
pour impulser le dialogue inclusif dans une
conjoncture dominée par une aggravation
de la situation sécuritaire dans le nord du
pays. Mais qui reproche et que reproche-ton à cette dernière rencontre de la semaine
dernière à Alger ? La réponse est donnée
par une lettre adressée à Ramtane
Lamamra, le 2 février, soit la veille de la
tenue de ce Comité de suivi. Ses rédacteurs, les membres de la «plateforme des
mouvements du 14 juin d’Alger», comprenant les groupes d’autodéfense, ont réagi
très fermement auprès de notre MAE, chef
de file de la médiation internationale. Ils y
expriment d’abord leur «grande surprise»
en apprenant que l’Algérie domiciliait cette
rencontre, dont ils n’avaient apparemment
pas connaissance. Ce n’est cependant pas
tout, puisqu’ils y évoquent le «caractère discriminatoire» de cette rencontre.
Ils explicitent : «Prenant acte de ce que la
tenue de la réunion du Comité de suivi se
tiendra sous la forme qui exclut la majorité
des communautés vivant à Kidal, Gao et
Tombouctou» la lettre prend à témoin l’ensemble de «l’opinion nationale et internationale» et avertit : «Les décisions qui sortiront
de cette rencontre ne sauraient les lier ou
engager.» Ce n’est pas tout. Ils préviennent :
«Sans notre implication elles (décisions) ne
connaîtront aucune effectivité dans la région
de Kidal, Tombouctou et Gao.» Voilà bien
encore un obstacle qui vient parsemer le
chemin de la paix.
La réunion de Bamako d’hier réussira-telle à lever cet obstacle dans la mesure où
l’Etat annonce que toutes les parties y ont
été conviées? Beaucoup d’embûches donc
dans ce long chemine vers la paix aggravées par les mises en garde des uns et des
autres mais surtout aussi par une situation
sécuritaire des plus explosives dans la
région. Dans cette conjoncture, la reprise
des pourparlers d’Alger peut être sérieusement compromise.
Khedidja Baba-Ahmed
Actualité
4
Flou, cafouillage et improvisation
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
ALORS QUE LA PROTESTATION SE POURSUIT À IN SALAH
La protestation contre l’exploration du gaz nonconventionnel se poursuit à In Salah. Les visites de
délégations, d’émissaires et représentants de l’Etat
s’enchaînent et se multiplient. Mais sans succès.
C’est, désormais, une situation de flou total qui prévaut dans la région.
Les manifestants anti-gaz de
schiste ont encore marché hier, à
In Salah. Ils étaient quelques centaines de citoyens à battre le pavé
du centre-ville. Entre-temps, le
comité des représentants de la
société civile attendait une réponse à leurs doléances, portées
mercredi et jeudi, au groupe parlementaire du FLN, en visite dans
la région, en compagnie du directeur
de
l’exploitation
de
Sonatrach. Le comité a émis le
souhait de constituer une commission de cinq ingénieurs issus d’In
Salah, pour le suivi de l’opération
d’exploration du gaz non-conven-
tionnel dans la région, à titre d’observateurs. Mais il se trouve qu’il y
a un mal entendu de taille sur ce
chapitre. «Après la visite de
l’émissaire du président de la
République la mi-janvier à In
Salah, les citoyens s’attendaient à
une réponse favorable de la part
du président. C'est-à-dire l’arrêt
du forage expérimental de
Tidikelt, situé à 25 km de la ville.
Quelques jours après, le Premier
ministre s’est exprimé à la télévision nationale, pour expliquer que
le passage à l’exploitation de
cette ressource est encore lointain. Mais en parlant du forage
d’Ahnat, qui se trouve à plus de
170 km d’In Salah, Abdelmalek
Sellal, a sciemment ou inconsciemment fait diversion.
C’est dans le sens où tous les
regards se sont tournés vers cette
station, alors que celle qui pose
problème, c’est celle de Tidikelt.
La réponse du Président a été
communiquée plus tard à l’issue
d’un Conseil des ministres restreint, mais elle portait plus sur
des projets de développement
local. La question de l’arrêt de
l’exploration du gaz de schiste a à
peine été évoquée, et les propos
d’Abdelaziz Bouteflika n’ont pas
été très clairs. Depuis, c’est le
flou, le cafouillage, et l’improvisation qui prévalent dans la région»,
expliquent des sources locales.
En effet, le comité des représentants de la société civile qui attend
toujours un signe pour se rendre à
Alger, et débattre avec le Premier
ministre, n’a toujours par reçu
d’invitation.
La population reste totalement
désemparée, et beaucoup ont
cru comprendre qu’Abdelaziz
Bouteflika avait promis l’arrêt des
forages expérimentaux dans un
délai de quelques jours.
D’où la revendication de
constituer une commission de cinq
ingénieurs pour superviser l’opération de fermeture. «Mais il se
trouve que l’opération d’exploration des forages expérimentaux de
Tidikelt et Ahnat nécessite encore
plusieurs années. Selon les déclarations d’Abdelmalek Sellal, l’opération se poursuivra jusqu’à
2020», précisent nos sources.
Enfin, la tension reste de mise
à In Salah, dans une atmosphère
de confusion totale.
Mehdi Mehenni
C’est la flambée !
MARCHÉ DES LÉGUMES
Les prix des légumes reprennent avec la flambée des prix.
Aucun produit n’a été épargné.
Outre le «manque» de production,
les marchands mettent en cause le
mauvais temps.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Sur les étals
des marchés, les prix des légumes affichés font
fuir. Tellement élevés qu’ils font rappeler le mois
«béni» du Ramadhan. Pourtant, le mois de
jeûne est encore bien loin. Le marché T’nache à
Belouizdad (Alger) ne déroge pas à la règle. Ici,
la hausse des prix des légumes persiste depuis
déjà 20 jours, précisent les marchands. La
pomme de terre a renoué avec la hausse des
prix. Après une trêve d’à peine trois mois, le
tubercule a atteint 100 dinars le kilogramme.
«Cette année, les récoltes ont été mauvaises.
La production de la pomme de terre est insuffi-
sante pour couvrir les 48 wilayas», explique
Mohamed, vendeur de légumes. Selon lui, les
deux camions de patates qui rentrent quotidiennement au marché de gros ne suffisent pas. «Il
faut au moins dix camions par jour», dit-il.
Même analyse pour la tomate qui est vendue
à 100 dinars le kilo. «Seules les wilayas de
Biskra et d’El Oued produisent de la tomate.
Une production qui reste insuffisante pour satisfaire la demande de tout le territoire national»,
argue-t-il. La flambée du prix de l’oignon a été
la surprise de cette année. Indispensable pour
les sauces, l’oignon a atteint 90 DA. En l’espace
de trois mois, son prix a triplé. Pourtant, le ministère de l’Agriculture n’a pas cessé de parler des
quantités d’oignons conservées dans les
chambres froides. «Nous sommes en train de
consommer les réserves des chambres froides
qui sont écoulées au compte-goutte ce qui a
provoqué cette hausse du prix de l’oignon»,
explique un autre marchand de légume.
Toutefois, il n’écarte pas que ce prix puisse
grimper jusqu’à 150 DA. Les chutes de pluies et
de neige qu’a connu le pays depuis quelques
semaines n’ont fait apparemment qu’empirer les
choses. Les fellahs n’ayant pas pu cueillir leur
récolte, les prix de tous les autres légumes ont
subitement grimpé. Sur les étals, le navet, la
carotte et le chou-fleur sont vendus à 70 DA le
kilo et les fèves et les artichauts sont proposés
à 100 DA. A 120 dinars le kilogramme, la courgette a retrouvé sa cote du mois de Ramadhan.
Légumes hors saison, le poivron et les petits
pois, ne descendent pas à moins de 160 DA.
Même la menthe n’a pas échappé à cette
fièvre des prix. Un petit bouquet est proposé à
100 DA. «C’est à cause du verglas, madame»,
lance le vendeur à une cliente, choquée par le
prix proposé. Comme quoi, tous les arguments sont bons pour justifier les prix exorbitants pratiqués.
Ry. N.
Plus de cinq millions d’appels
en quatre ans pour le 10 55
NUMÉRO VERT DE LA GENDARMERIE NATIONALE
Le numéro vert de la Gendarmerie nationale le
10 55 est de plus en plus sollicité. C’est le constat que
fait la Gendarmerie nationale. Plus de cinq millions
d’appels ont été enregistrés sur ce numéro depuis sa
mise en service en février 2011, ont indiqué hier les
services de la Gendarmerie nationale.
Salima Akkouche – Alger (Le
Soir) - le 10 55 a permis aux services de la Gendarmerie nationale
d’effectuer 135 148 interventions
sur le terrain depuis le lancement
de ce service. Badaoui Guir, directeur de la télématique à la
Gendarmerie nationale qui a
donné hier le bilan des quatre ans
du lancement du numéro vert (10
55) estime «qu’aujourd’hui, les
citoyens composent spontanément
ce numéro pour demander de l’aide». Même si, dit-il, le 10 55 n’est
pas seulement utilisé pour les
appels de secours.
«Signalement d’un accident,
crime, vol, demande de secours,
orientations, informations, services…» Le citoyen sollicite ce
numéro pour divers services et raisons. Les services de la
Gendarmerie nationale sont,
cependant, fortement sollicités
durant les périodes d’intempéries,
souligne-t-on. Ainsi depuis sa mise
en service, plus de cinq millions
d’appels ont été enregistrés sur ce
numéro dont 425 546 appels ont
été exploités et plus de 122 000 ont
été transférés vers d’autres institutions concernées, a indiqué le colonel Guir. 40% des appels reçus,
souligne le colonel Kerroud, chargé
de la communication, sont des
appels qui rentrent dans le cadre
d’utilité publique. «Nous portons
assistance même pour les appels
d’utilité publique» a-t-il indiqué.
Aussi, grâce à ce numéro, plus de
2 489 affaires ont été traitées,
selon l’intervenant. Et d’ajouter que
«en absence de ce numéro, toutes
ces affaires auraient été classées
contre X». Selon les mêmes services, le 10 55 a permis aussi l’enregistrement de 770 situations de
flagrants délits en 2014 contre 930
en 2013. «Après quatre ans d’existence, les services de la
Gendarmerie nationale ont adopté
ce dispositif pour solutionner et
traiter de nombreuses affaires» a
indiqué le directeur de la télématique. La Gendarmerie nationale,
poursuit-il, va acquérir 48 centres
d’appels modernes ayant la possibilité de l’enregistrement, la traçabilité et la visualisation des unités
se trouvant sur le terrain.
Ces moyens modernes, vont
dit-il, améliorer encore plus l’efficacité d’intervention des unités de la
Gendarmerie nationale dans leurs
missions d’assistance et de
secours aux citoyens.
S. A.
Cnan Group nous écrit
L’article paru dans votre journal le 5 février 2015
rapportant des informations du secrétaire général de la
Société Nashco sur le changement envisagé au niveau
de la Direction générale de cette société mérite les précisions ci-après :
La décision prise par le Conseil d’administration de
CNAN Group de mettre fin aux mandats des administrateurs de Nashco et de procéder à une reconfiguration de son conseil a été prise sur la base des éléments
ci-après :
L’audit effectué par la mission de l’Inspection générale des finances au niveau de cette filiale fait état de
nombreuses insuffisances et défaillances au niveau de
la gestion. Le conseil de CNAN Group considère que
l’équipe en place n’est pas en mesure de prendre en
charge les décisions devant permettre la sauvegarde,
le redressement, et la relance de l’entreprise.
S’agissant d’une équipe syndicale qui active depuis
plus d’une décennie, il est clair que tout changement
au niveau de la Direction générale est perçu comme
une menace directe à des comportements et avantages acquis à la longue... Le choix par CNAN Group
des nouveaux administrateurs de sa filiale obéit à des
critères et références répondant aux seules exigences
des objectifs qui lui sont assignés dans le cadre de la
réhabilitation du pavillon national sans tenir compte
d’une quelconque considération partisane. Il n’est, bien
évidemment, pas dans l’intérêt du groupe de «casser»
Nashco comme il est avancé dans l’article de presse
mais, bien au contraire, il s’agit de mesures réfléchies
prises par l’organe de gestion du groupe visant à
garantir la pérennité de sa filiale.
Par ailleurs, nous ne comprenons pas l’utilité d’avoir
fait l’amalgame avec la société Sogral du fait que les
responsables de CNAN Group et de cette dernière
apprécient différemment les décisions selon les circonstances et besoins de leurs entreprises respectives.
Le Directeur général A. Larbi Cherif
Le Soir
d’Algérie
Actualité
La conférence nationale reportée
CONSENSUS NATIONAL
A force de préalables et de réserves des uns et du niet des
autres qu’il ne cesse de collectionner, le FFS s’est rendu, enfin,
à l’évidence : il ne pouvait tenir sa conférence nationale portant
reconstruction du consensus national dans le fond et la forme
qu’il lui a imprégnés.
M.Kebci -Alger (Le Soir) - En
effet, ce conclave auquel le vieux
front tient n’aura pas lieu à la date
initialement arrêtée, soit les 23 et 24
février prochains. «Je ne pense pas
que la conférence se tienne à la
date avancée», a avoué, hier,
Rachid Halet, membre du présidium
du FFS lors d’une conférence de
presse tenue au sortir d’une entrevue avec le secrétaire général du
RND. Ceci avant qu’il ne précise
que le temps importait peu pour le
parti puisque même la «date avancée était juste faite pour répondre à
ceux qui nous reprochaient de ne
rien proposer de concret. Et puis, la
situation est complexe et l’approche
et les enjeux ont besoin d’être un
peu plus fouillés».
Au moins si l’essentiel résidait
dans le timing encore que ce facteur
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
5
est aussi déterminant que le contenu de l’initiative en elle-même. A ce
sujet, la porte-parole du RND a fait
part, à la même occasion, d’un
document que la direction du FFS a
remis au parti de Abdelkader
Bensalah. Mais Nouara Saâdia
Djaffar fera l’économie d’en divulguer la quintessence, affirmant que
ledit document sera «épluché par le
secrétariat national du parti qui aura
à trancher la position finale du RND
par rapport à cette conférence du
FFS». Suite à quoi, le premier
secrétaire national du vieux front
concédera par dire qu’il est question
de l’évaluation faite par le conseil
national du parti du premier round
des concertations menées depuis
octobre dernier. Et à Halet d’être
plus concis en estimant que l’initiative du FFS «s’inscrivait au-delà des
mandats institutionnels».
De quoi réconforter la chargée
de communication du RND pour qui
la ligne du parti était claire, une
ligne s’appuyant, entre autres, sur
l’accompagnement des réformes
politiques du président de la
République dont l’ultime phase, la
révision constitutionnelle, se fait
désirer. Par rapport à la dernière
sortie du secrétaire général du FLN,
synonyme de refus de son initiative
une semaine après avoir donné son
avis favorable, Mohamed Nebbou
dira «s’en tenir aux positions exprimées lors de la rencontre avec
Amar Saâdani». «Nous n’avons
pas, à ce jour, reçu de correspondance», ajoutera-t-il, estimant qu’au
FFS, «nous n’avons pas changé
dans notre approche». Mais Halet
se fera plus «précis» en afirmant
avoir été agréablement surpris par
les commentaires «anachroniques»
suscités par l’initiative du FFS.
M. K.
dans l’institution. Il faut trouver des
solutions pour demain pour un
retour à des élections légitimes, un
état de droit et des libertés. Si on
parvient à un accord, nous irons à
des élections comme l’ont fait les
frères tunisiens. Le frère Saâdani
avait déclaré devant nous qu’il
appuie cette initiative de la
Conférence nationale du consensus et avait assuré que deux représentants du FLN y prendront part
pour aller vers la conférence.
Personne ne présidera l’autre, il y
aura concertation entre tous et pour
tout». Ali Laskri rappellera que son
parti avait pris les devants en anticipant concernant ceux qui posent
leurs conditions avant d’accepter de
prendre part à cette conférence.
«Nous avons prévu trois sessions,
une regroupant les partis politiques,
une pour les personnalités et une
autre session qui réunit la société
civile. Tout est prévu afin que chacun assiste avec qui il veut. On va
persister car beaucoup ne veulent
pas de cette initiative, nous, on va
mettre notre capital expérience au
profit de l’Algérie, nous, nous ne
sommes que des facilitateurs».
L’intervenant rappellera que les
différents partis et partenaires avec
qui son parti a discuté ont émis des
conditions, des réserves, des
inquiétudes, «il faut clarifier et
négocier avant même la tenue de
cette conférence d’où la nécessité
de faire des concessions».
Tout en se félicitant de la volonté politique chez les partis politiques
de même que chez la société civile
vis-à-vis de cette Conférence nationale du consensus, il y a, dira Ali
Laskri, des ennemis de cette initiative qui utilisent tous les moyens
pour la casser et d’autres qui vont
tout faire pour la neutraliser. «C’est
pour cela que si on parvient à la
tenue de cette conférence, il faudra
que chacun expose son approche
et on va construire autour de tout ce
qui converge». S’adressant à ceux
qui ont déclaré que l’initiative du
FFS est venue après la leur, le
membre du directoire du FFS dira :
«c’est vous qui avez fait du plagiat
depuis 1962 à ce jour en puisant
dans les propositions du FFS. On
n’est pas dans l’alternance clanique, on est dans une démarche
démocratique».
A. B.
«Barakat ! Il faut faire des concessions»
ALI LASKRI RÉPOND À SAÂDANI :
Hier, à partir d’Oran, Ali Laskri, membre du directoire du
FFS n’a pas manqué de rappeler que le secrétaire général du
FLN, Amar Saâdani avait donné au FFS son avis favorable
pour prendre part à la Conférence nationale du consensus.
Concernant son revirement en faisant prévaloir le statut de
parti majoritaire du FLN qui ne s’accommoderait pas de la
tutelle d’autres partis, Ali Laskri réagit «nous avons dit que
nous allions vers cette conférence sans préalable et travailler
en toute transparence, et même la plateforme doit avoir le
consensus de tous, mais il n’est pas question que quelqu’un
vienne nous dire non, moi j’ai la majorité, c’est moi qui préside ou dire c’est moi «le bon dieu». Barakat ! Il faut faire des
concessions».
Amel Bentolba – Oran (Le
Soir) –Concernant la ligne rouge à
ne pas franchir et qui concerne la
légitimité du président Bouteflika et
que le FLN avait émis lors de sa
première rencontre avec le FFS, à
ce sujet, Ali Laskri dira que son parti
a toujours été clair : «on se projette
au-delà du mandat institutionnel
donc, le problème de la légitimité
est dépassé, on n’en parle plus, on
se projette au-delà des mandats
«Les propos de Saïd Sadi ne sont
pas l’affaire de la justice»
FAROUK KSENTINI :
Les propos de Saïd Sadi ne sont pas passibles de poursuites en justice. C’est l’analyse que fait Farouk Ksentini. Il
estime que c’est le tribunal de l’Histoire qui doit juger ses
propos mais nullement la justice qui, selon Ksentini, n’a «rien
à faire dans cette histoire».
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Le président de la Commission des droits
de l’Homme dit ne pas comprendre que la justice puisse imputer à Saïd Sadi
des accusations de diffamation. Pour Farouk Ksentini, les propos de l’ex-président du RCD sont «justiciables» au niveau du tribunal de l’Histoire mais nullement au niveau de la justice. Farouk Ksentini dit ne pas avoir compris que
la justice puisse poursuivre Saïd Sadi pour des propos liés à l’Histoire.
«C’est l’affaire des historiens et non pas de la justice», tranche-t-il. Lors
de son passage au forum de DK News, Farouk Ksentini a tenté de recadrer
le débat sur le gaz de schiste. Il s’agit, selon le président de la Commission
de défense et de promotion des droits de l’Homme, d’un problème «technico-économique» et non pas politique. Il se dit favorable à un référendum sur
la question. S’il reconnaît à chaque citoyen le droit de s’exprimer au sujet
du gaz de schiste, Farouk Ksentini considère qu’il est temps de donner la
parole aux experts afin que ces derniers puissent en expliquer les enjeux en
toute objectivité. Le président de la CNPDDH estime néanmoins que le
recours à un référendum sur la question ne serait pas malvenu car il s’agit là,
dit-il, de l’expression de la démocratie et rien n’empêche d’y recourir.
Dans d’autres pays, dit-il, des référendums sont organisés pour des
questions beaucoup moins importantes que celle de l’exploitation du gaz de
schiste. Ce qui importe dans la situation actuelle, estime Ksentini, c’est de
remettre le débat dans son contexte purement économique loin de toute instrumentalisation politique. Interrogé au sujet du récent rapport établi par l’organisation Human Rights Watch, Ksentini considère que ce qui est rapporté
par ladite ONG est considéré comme un avis qui n’engage que les rédacteurs du rapport.
Il estime néanmoins que la majorité des remarques faites sont souvent
très sévères lorsqu’il s’agit de l’Algérie alors que cette même ONG se montre
plus laxiste avec des pays où les droits de l’Homme sont beaucoup moins
respectés, comme en Arabie Saoudite.
S’il n’estime pas que tout va bien en matière de droits de l’Homme, le président de la CNPDDH considère que des incidents mineurs ne peuvent pas
légitimer des verdicts aussi sévères. En matière de conditions de détention,
dit-il, ces dernières sont en nette amélioration.
Ce n’est pas le cas en matière d’éducation. La problématique de la qualité reste entièrement posée depuis les années 70. Il s’agit, dit-il, de problèmes liés à la qualité des enseignants qui sont mal formés. Un constat
qui rejoint celui récemment établi par le rapporteur onusien.
N. I.
Bahbouh et Benflis épinglent
le pouvoir
SITUATION POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE DU PAYS
C’est autour de la thématique «les entraves et les
limites du pouvoir» dans la sphère économique, que les
membres du conseil national de l’Union des forces
démocratiques et sociales (UFDS) se sont réunis hier
en session ordinaire. Une réunion lors de laquelle un
débat a été engagé en présence de plusieurs personnalités politiques, dont le candidat à la dernière présidentielle, Ali Benflis.
Abder Bettache - Alger - (Le
Soir) - Dans son allocution d’ouverture, le président de l’UFDS, M.
Noureddine Bahbouh, a d’emblée
indiqué que «la situation politique
qui prévaut aujourd’hui dans le
pays se caractérise par une crise
du régime dans laquelle le pouvoir
se retrouve dans une impasse de
vision, de prospective et, par
conséquent, a prouvé ses limites».
Il dira également que «l’Algérie
traverse une phase critique à la
fois résultante de 15 années de
non-Etat et de non-gestion et
d’une vacance de pouvoir depuis
déjà quelques années».
«Le pouvoir par ces agissements a prouvé une fois de plus
son incapacité et ses limites à
même de gérer le pays. Même les
décisions prises ces derniers
temps ont produit un effet inverse
de ce qui était attendu, c’est ainsi
qu’on a assisté à des mouvements
de protestation des populations
dans plusieurs régions du pays», a
déclaré le président de l’UFDS.
Poussant plus loin son argumentaire sur la question, M.
Noureddine Bahbouh dira que
«l’Algérie connaît aujourd’hui une
véritable crise morale par la perte
de valeurs essentielles, où la corruption s’est généralisée à travers
tous les rouages de l’Etat et où
des pseudo-hommes d’affaires
règnent en maîtres absolus». Et
de conclure en appelant à «un vrai
changement», tout en rappelant
que «l’Algérie a besoin de toutes
les forces politiques, de la société
civile et de tous les citoyens pour
participer à un vrai changement,
en vue de bâtir un Etat moderne,
fort de ses institutions et qui trouvera place dans le concert des
nations». Pour sa part, le coordinateur du Pôle des forces du
changement, Ali Benflis, invité en
la circonstance pour donner son
point de vue sur la question économique du pays, a brossé un
tableau noir de la situation politique générale, dénonçant la
«poursuite de l’improvisation et du
bricolage face à une crise qui ne
dit pas son nom». A ce propos, il
dira que «l’Algérie a raté une occasion inouïe de construire une économie productive et se montre plutôt pessimiste quant à l’avenir à
cause de l’actuelle politique d’un
système politique préoccupé par
sa survie». Poursuivant son évaluation de la situation, il fera savoir
que «le pouvoir politique en place
a tenté vainement d’occulter en
provoquant un effet de diversion,
et en usant et abusant de la
manne financière générée par une
situation énergétique favorable et
ce, dans le seul but de garantir,
non la paix sociale comme il le
prétend, mais sa durabilité et sa
pérennité.
Il souligne que du point de vue
politique, le traitement des
grandes crises nécessite une
direction politique forte qui possède une vision précise de la
démarche à suivre et qui est
capable de mobiliser pour la
mettre en œuvre, estimant ainsi
que «la direction politique qui
répond à ces caractéristiques et
qui possède cette capacité n’existe pas dans notre pays aujourd’hui». «La gabegie, les détournements et la corruption ne comptent-ils pas parmi les principales
causes de ces échecs ? Que fait le
gouvernement pour remettre l’économie nationale sur les bons rails
?» s’est interrogé Ali Benflis.
«Le clientélisme politique, économique et social constitue le
socle de ce pouvoir qui n’a nullement l’intention d’attenter aux intérêts de ses clientèles dans toutes
leurs formes et de ses relais qui
ont enserré de vastes pans de
l’économie nationale dans leur
emprise
tentaculaire»,
a-t-il
conclu.
A. B.
Grippe : ce qu’il faut savoir
Le Soir
d’Algérie
«Les idées reçues sont des maladies
contagieuses.»
(Esther Rochon, 1948, romancière)
Devant les messages «brouillés» et
confus depuis l’avènement de la grippe
A/H1N1, en particulier concernant l’émergence du variant d’origine porcine (H1N1)v en
2009, il était temps de faire un point de synthèse destiné au questionnement du grand
public. Disons-le de suite, le vaccin actuel
inclut ce variant. Maintenant, il s’agit bien
d’une grippe saisonnière contre laquelle il n’y
a que le temps qui puisse mettre en place une
immunité naturelle chez la population générale et une immunité induite par la vaccination
chez les personnes fragiles (personnes
âgées, malades chroniques, femmes
enceintes). Les épidémies de grippe saisonnière surviennent chaque année au cours de
l’automne et de l’hiver dans les régions tempérées. Dans certains pays tropicaux, les
virus grippaux circulent tout au long de l’année avec un ou deux pics au cours de la saison des pluies.
Contribution
s’agit, d’une part, de la neuraminidase (NA)
permettant la libération de la particule virale
fixée sur les cellules respiratoires et sa dissémination dans l’épithélium respiratoire et,
d’autre part, des hémagglutinines (HA) fixant
le virus sur les récepteurs cellulaires et permettant d’agglutiner les hématies de certaines
espèces animales. Ainsi, l'hémagglutinine
(HA) porte des déterminants antigéniques
permettant de différencier 15 sous-types de
H1 à H15. Seuls les sous-types H1, H2 et H3
sont pathogènes chez l'homme. Quant à la
neuraminidase (NA), elle porte des déterminants antigéniques permettant de différencier
9 sous-types de N1 à N9. Seuls les soustypes N1et N2 sont pathogènes chez l'homme. La nomenclature officielle des virus grippaux doit préciser : type/animal chez lequel il
a été isolé, sauf si c'est l'homme/ lieu d'isolement de la souche virale/numéro de la
souche/année d'isolement (sous-type). A titre
d’exemple,
A/chicken/Shantou/423/2003(H5N1)
ou
A/California/7/2004(H3N2)
ou
B/Shanghai/361/2002.
La grippe, maladie aiguë virale très contagieuse, évolue sur un
mode épidémique. C’est une maladie généralement bénigne chez
les personnes jeunes, sans comorbidité (troubles ou maladies
s’ajoutant à la maladie initiale). En revanche, chez les personnes
âgées ou souffrant de maladie chronique, elle peut entraîner des
complications graves. Dans beaucoup de pays, la grippe demeure
l’une des premières causes de mortalité et morbidité
par maladies infectieuses.
Au-delà de l'impact médico-économique
de ces phénomènes épidémiques parfois de
grande ampleur, la grippe provoque des hospitalisations et des décès, principalement
parmi les groupes à haut risque (très jeunes
enfants, personnes âgées ou personnes porteuses de maladies chroniques), mais parfois
parmi les personnes sans facteur de risque.
Au niveau mondial, ces épidémies
annuelles sont responsables d’environ 3 à 5
millions de cas de maladies graves, et 250
000 à 500 000 décès. La grippe, maladie
aiguë virale très contagieuse, évolue sur un
mode épidémique. C’est une maladie généralement bénigne chez les personnes jeunes,
sans comorbidité (troubles ou maladies
s’ajoutant à la maladie initiale). En revanche,
chez les personnes âgées ou souffrant de
maladie chronique, elle peut entraîner des
complications graves. Dans beaucoup de
pays, la grippe demeure l’une des premières
causes de mortalité et morbidité par maladies
infectieuses. Il s’agit d’une infection virale respiratoire aiguë contagieuse due à un virus à
ARN (l’acide ribonucléique oblige le virus à
trouver une cellule hôte pour survivre). Les
virus grippaux se répartissent entre différents
types : A, B et C. Les virus A et B sont à l’origine des épidémies saisonnières. Le virus C
est responsable d’épidémies sporadiques.
Les virus A se caractérisent par leurs fréquentes modifications caractérisées par un
«glissement» («shift») et/ou par une «cassure» («drift»). Le glissement correspond à des
modifications génétiques mineures lors des
épidémies saisonnières, ce qui explique la
nécessité de revacciner tous les ans. Quant à
la cassure, elle correspond à une apparition
d’une nouvelle souche virale contre laquelle
la population n’est pas protégée et qui
engendre des pandémies grippales. C’est le
cas de l’apparition, en 2009, d’un variant du
virus H1N1 appelé (H1N1)v. Nous y reviendrons. L’histoire nous apprend que de tels
épisodes pandémiques surviennent 2 à 3 fois
par siècle, sans événement annonciateur.
Quelques rappels virologiques
L’agent infectieux responsable est le
Myxovirus influenzae virus à ARN de la famille des orthomyxoviridae.
L’enveloppe virale porte à sa surface deux
glycoprotéines antigéniques (antigènes du
virus induisant la réponse en anticorps). Il
Les caractères antigéniques permettent
de classer les virus grippaux en 3 types
majeurs (A, B, C) totalement distincts, ne présentant pas d’immunité croisée.
La principale caractéristique des myxovirus est leur grande labilité génétique (les
gènes codant pour les protéines de surface
se modifient constamment par des mécanismes mal connus en particulier des recombinaisons, des délétions ou des insertions et
mutations).
Ces modifications apparaissent en premier lieu dans les pays d’Extrême-Orient permettant la préparation des souches vaccinales pour chaque campagne annuelle. La
plasticité antigénique très particulière des
virus grippaux, surtout de type A, explique
pour l’essentiel l’absence d’immunisation
durable et aussi les difficultés de la prophylaxie vaccinale.
Le mécanisme d’action pathologique
du virus
L’hémagglutinine du virus grippal se fixe
au récepteur spécifique à la surface des cellules des voies respiratoires (acide sialique)
puis il y a une réplication virale qui aboutit à la
destruction cellulaire. Parfois, le virus entraîne une desquamation hémorragique des cellules alvéolaires avec un œdème, une thrombose (alvéolite hémorragique avec syndrome
de détresse respiratoire aiguë). L’atteinte du
revêtement épithélial peut être à l’origine de
surinfection secondaire par des bactéries
comme le pneumocoque ou le staphylocoque.
Le virus A(H5N1) (grippe aviaire) aurait la
possibilité de se fixer sur l’épithélium des
cavités nasales mais aussi sur les pneumocytes (cellules alvéolaires) de type II et sur les
macrophages alvéolaires, à l’origine d’atteinte
pulmonaire. Pour la grippe A(H1N1)v, il y a
également une possibilité de fixation sur les
alvéoles à l’origine d’une alvéolite hémorragique avec sécrétion intense de cytokines
(médiateurs cellulaires).
Comment on est arrivé au variant actuel
(H1N1)v ?
En mars 2009 une nouvelle souche est
apparue simultanément au Mexique et aux
USA (Californie) et suite à la publication des
données le 24 avril, l’OMS a relevé le niveau
d’alerte de 3 à 4 dès le 28 avril. Depuis cette
date, cette nouvelle souche identifiée comme
grippe A/H1N1 s’est répandue dans le monde
entier touchant plus de 170 pays (données
insuffisantes notamment en Afrique) et l’OMS
est rapidement passée au niveau 6 (pandémie). Il existe un grand polymorphisme (modifications) du virus grippal A (H1 à H15 et N1 à
9) grâce, d’une part, à l’acquisition progressive de mutations responsables d’épidémies
hivernales annuelles (grippe saisonnière par
glissement antigénique touchant 1 à 3 millions de personnes). D’autre part, grâce aux
possibles échanges par réassortiment
(échange de matériel génétique entre les
souches à la suite de cassure antigénique) à
l’origine de pandémie humaine. Chaque nouveau virus A se répand alors avec une augmentation de la morbidité et de la mortalité,
puis au fur et à mesure que la population
acquière une immunité, le nombre de cas
diminue. Chez l’homme H1, H2, H3 et N1, N2
sont retrouvées. Dans le passé, il y a eu une
pandémie à virus A(H1N1) en 1918 (grippe
espagnole), à virus A(H2N2) en 1957 (grippe
asiatique), à virus A(H3N2) en 1968 (grippe
de Hong-Kong) et depuis mars 2009 à virus
A(H1N1)v. Ce dernier virus résulte d’un réassortiment de génomes viraux provenant de
quatre origines : humain H3N2, porc américain et porc européen H1N1 et aviaire. Le
virus de la grippe aviaire A(H5N1) ne se transmet pas facilement d’homme à homme et n’a
pas donné lieu à une pandémie jusqu’alors.
La constatation récente de la résurgence et
de la réapparition de virus peu modifiés, responsables d’épidémies anciennes, suggère le
rôle d’un réservoir de virus animal (peut-être
le porc et des oiseaux domestiques ou sauvages).
Les modes de contamination et l’incubation
La transmission est directe, interhumaine
et se fait par voie aérienne. Une épidémie
atteint entre 30 et 60% des individus non
immunisés d’une population. La contagiosité
due à l’excrétion virale respiratoire commence
24 heures avant les manifestations cliniques
et se prolonge jusqu’à 5 à 7 jours après le
début des signes. Classiquement, la contagiosité cesse 24 à 48 heures après la fin de la
fièvre. L’excrétion virale est plus prolongée
chez l’enfant, chez l’immunodéprimé, ainsi
que dans la grippe A(H1N1)v. La contamination s’opère essentiellement par projection de
sécrétions respiratoires lors de la toux (contamination de type gouttelettes de 1 à 3 millimètres avec un contact de type rapproché).
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
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FAIRE FACE
Par le Pr.Kamel Sanhadji
(*)
méthodes pour diagnostiquer le virus de la
grippe : le diagnostic direct permet la
recherche du génome viral par RT-PCR sur
aspiration naso-pharyngée, la recherche d'antigènes viraux par ELISA rapide ou IF sur
aspiration naso-pharyngée, la recherche de
virus par isolement viral en culture cellulaire
(culture sur lignées cellulaires).
La culture virale sur culture cellulaire est la
méthode classique de référence réalisée
dans les centres de référence avec des
séquençages génétiques.
Le diagnostic indirect permet la recherche
d'anticorps spécifiques (par réaction d'inhibition de l'hémaglutination ou réaction de fixation du complément). Il est inutile en cours
d’épidémie.
L’expression clinique de la maladie et
son évolution
Dans la forme habituelle de la grippe, le
début est brutal avec malaise général, des
frissons intenses, une fièvre élevée d’emblée,
des céphalées (maux de tête) et myalgies
(douleurs musculaires).
En phase d’état apparaissent des signes
généraux tels la fièvre, la tachycardie (accélération du rythme cardiaque), les frissons, l’asthénie (fatigue), l’anorexie (perte d’appétit)
associés à un syndrome respiratoire (catarrhe
des voies aériennes supérieures ou inflammation des muqueuses), des douleurs pharyngo-pharyngées, une toux sèche et douloureuse, un syndrome algique diffus (douleurs
En phase d’état apparaissent des signes généraux tels la fièvre,
la tachycardie (accélération du rythme cardiaque), les frissons,
l’asthénie (fatigue), l’anorexie (perte d’appétit) associés à un
syndrome respiratoire (catarrhe des voies aériennes supérieures ou
inflammation des muqueuses), des douleurs pharyngo-pharyngées,
une toux sèche et douloureuse, un syndrome algique diffus
(douleurs diffuses) avec arthralgie (douleurs articulaires) et
myalgie (douleurs musculaires).
Mais aussi par contact direct (mains souillées
par les sécrétions des muqueuses respiratoires) et possiblement indirect par la surface
souillée car le virus peut survivre dans l’environnement.
La contamination aérienne est possible
mais rare (aérosol à distance du patient).
La grippe est une maladie très contagieuse, une personne contamine en moyenne 2
personnes. L’incubation dure de 2 à 4 jours
(en moyenne 2 jours).
Le diagnostic biologique des infections
grippales
Le diagnostic biologique n’est pas systématique en période d'épidémie. Les échantillons biologiques sont constitués d’aspiration
naso-pharyngée, d’écouvillonnage nasal,
éventuellement de lavage broncho-alvéolaire
(LBA) Pour les cas rares, le liquide céphalorachidien (LCR), liquide péricardique... Deux
diffuses) avec arthralgie (douleurs articulaires) et myalgie (douleurs musculaires).
L’examen clinique très pauvre contraste
avec la symptomatologie fonctionnelle (parfois râles sous crépitants), le cliché pulmonaire dans cette forme est normal.
L’association toux et fièvre supérieure à
37,8°C a une valeur prédictive positive de
80%. Dans les autres formes cliniques, ces
formes sont asymptomatiques dans 30 à 50%
au cours d’une épidémie saisonnière
La grippe de l’enfant, avant 1 an, est
asymptomatique ou paucisymptomatique
(peu de symptômes) ou forme d’allure sévère
parfois septique (infection). Entre 3 et 5 ans,
les symptômes sont minimes, inattendus, non
spécifiques (somnolence, signes gastro-intestinaux). La grippe du sujet âgé est caractérisée par une myalgie, un coryza (inflammation
de la muqueuse des fosses nasales) et des
frissons moins fréquents.
sur l’épidémie actuelle
Le Soir
d’Algérie
À LA CONFUSION
On note parfois des signes trompeurs à
type de confusion mentale, une déshydratation, des troubles digestifs, un risque de
décompensation cardiovasculaire, de surinfection bactérienne et des troubles neuropsychiques. Quant à l’évolution, elle est habituellement bénigne en particulier dans la grippe
saisonnière qui est habituellement résolutive
en 5 jours. Dans les formes compliquées, on
note une pneumonie bactérienne secondaire,
la plus fréquente des complications, survient
à partir du cinquième au septième jour, responsable d’hospitalisations, en particulier sur
certains terrains. On observe une récidive
fébrile, une toux productive, une dyspnée (difficulté à respirer), un taux de procalcitonine
(hormone) élevé et des anomalies radiologiques. On peut noter une bronchite aiguë,
une exacerbation de broncho-pneumopathie
chronique obstructive (BPCO), une otite
moyenne aiguë chez l’enfant qui peut se sur-
Contribution
Qui devrait se faire vacciner contre la
grippe ?
La vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée aux :
Personnes avec un risque accru de complications en cas d’infection :
– les personnes âges de 65 ans et plus ;
– les personnes avec l’une des maladies
chroniques suivantes : maladies cardiaques,
maladies pulmonaires, troubles métaboliques comme le diabète ou une importante
surcharge pondérale (indice de masse corporelle ou IMC supérieur ou égal à 40), troubles
neurologiques ou de l’appareil locomoteur
affectant les fonctions cardiaque, pulmonaire
ou rénale, troubles hépatiques, insuffisance
rénale, absence ou trouble fonctionnel de la
rate, immunodéficience (infection VIH, cancer, traitement immunosuppresseur) ;
– les femmes enceintes ou ayant accou-
À qui la vaccination n’est-elle pas recommandée ?
– aux nourrissons de moins de 6 mois ;
– aux personnes allergiques à l’un des composants du vaccin ou
aux protéines d’œufs de poule ;
– en cas de fièvre ou d’infection aiguë, il est conseillé de reporter
la vaccination.
infecter, une sinusite. Les complications extrarespiratoires, comme la myocardite (inflammation du muscle cardiaque) ou la péricardite
(inflammation de la membrane qui enveloppe
le cœur), neurologiques sont rares. Une
notion de terrain à ne pas perdre de vue. Il
s’agit de la femme enceinte avec un risque de
complication pulmonaire pour la femme ellemême surtout à partir du 2e trimestre et en fin
de grossesse et risque d’avortement spontané
pour l’enfant. Le virus traverse la barrière placentaire. L’immunodépression constitue un
terrain certain qui s’exprime par une pneumonie qui est la manifestation la plus fréquente
chez les transplantés. Quant à la mortalité,
elle augmente aux âges extrêmes de la vie :
au-dessus de 65 ans avec l’existence de facteurs de risque (cardiovasculaire, pulmonaire), mais également avant 6 mois. Elle est de
l’ordre de 0,1 à 0,2%.
Le vaccin antigrippal 2014-2015
Comme chaque année au mois de février,
l’OMS vient de réunir son groupe d’experts
«vaccins contre la grippe» pour dresser le
bilan de la circulation des virus grippaux de
septembre 2013 à janvier 2014 et sélectionner les souches de virus grippaux à recommander pour le vaccin de l’automne dans l’hémisphère nord. Comme l’année précédente,
le virus grippal A(H1N1)pdm09, responsable
de la pandémie de 2009, et les virus A(H3N2)
et B ont cocirculé, provoquant des épidémies
dans plusieurs pays. On a donc conservé,
pour le virus A, la souche A(H1N1)pdm09 (qui
est restée analogue à la souche A/California/7/2009) ainsi que la souche A(H3N2).
Cette dernière a été responsable d’épidémies
dans plusieurs pays (la majorité de ces virus
a été sur les plans antigénique et génétique
proche
du
virus
de
référence
A/Texas/50/2012). Pour le virus B, des épidémies de virus grippal de type B ont été signalées dans de nombreux pays avec une prédominance de virus du lignage B/Yamagata/16/88. En ce qui concerne le vaccin antigrippal 2014-2015, l’OMS recommande de
garder la même composition (vaccin trivalent), soit le «cocktail» suivant :
– une souche analogue à A/California/7/2009 (H1N1)pdm09 ;
– une souche analogue à A/Texas/50/2012
(H3N2) ;
– une souche analogue à B/Massachusetts/2/2012 (Yamagata).
Pour certains pays, une deuxième souche
du virus B est incorporée dans la préparation
vaccinale. La vaccin est dit tétravalent : un
vaccin composé du cocktail trivalent auquel
on incorpore la souche B/BRISBANE/60/2008
(Victoria).
ché au cours des 4 semaines précédentes ;
– les enfants nés prématurément, des
l’âge de 6 mois pendant les 2 premiers hivers
après la naissance ;
– les résidents des maisons de soins ou
pour personnes âgées et les patients des
établissements pour malades chroniques.
Personnes qui, au sein de leur famille ou
dans le cadre de leur activité professionnelle,
sont en contact régulier avec :
– des personnes appartenant à l’un des
groupes précédents ;
– des nourrissons de moins de 6 mois.
La vaccination contre la grippe est particulièrement recommandée aux personnes
employées dans le domaine de la santé et
dans les crèches.
La vaccination peut aussi être envisagée
pour toute personne souhaitant limiter ses
risques d’attraper la grippe et en éviter les
complications, pour des raisons personnelles
ou professionnelles.
À qui la vaccination n’est-elle pas recommandée ?
– aux nourrissons de moins de 6 mois ;
– aux personnes allergiques à l’un des
composants du vaccin ou aux protéines
d’œufs de poule ;
– en cas de fièvre ou d’infection aiguë, il
est conseillé de reporter la vaccination.
Quels peuvent être les effets indésirables
de la vaccination ?
Des réactions comme des douleurs ou
des rougeurs peuvent apparaître au point
d’injection. Elles sont bénignes et disparaissent généralement après un ou deux jours.
Chez près de 5% des personnes vaccinées, des réactions systémiques telles que
de la fièvre, des douleurs musculaires ou une
sensation de maladie peuvent se manifester.
Dans de très rares cas (1 cas/100 000), la
vaccination peut causer des problèmes neurologiques ou des réactions allergiques
graves. Le syndrome de Guillain-Barré
(maladie inflammatoire des nerfs) est observé après une vaccination sur un million.
La probabilité de voir apparaître des effets
indésirables graves après la vaccination est
beaucoup plus faible que celle de développer
des complications sérieuses après avoir
contracté la grippe.
Qui prend en charge les coûts de la vaccination ?
Pour les personnes à risque accru de
complications en cas d’infection grippale, les
coûts sont pris en charge par les caisses
maladie. Sur le lieu de travail, les coûts liés à
la vaccination sont souvent pris en charge
par l’employeur.
Les traitements médicamenteux de la
grippe
La grippe commune nécessite avant tout
des mesures symptomatiques comme traitement symptomatique. Il s’agit de repos et
d’utilisation d’antalgiques (antidouleur) et
d’antipyrétiques (anti-fièvre), des sédatifs
(calmants) de la toux, une hydratation correcte et une alimentation équilibrée, des antibiotiques en cas de complication bactérienne.
La grippe maligne doit être traitée en service de réanimation.
Quant au traitement médicamenteux, les
antiviraux actuellement commercialisés ont
un intérêt limité dans le traitement curatif de la
grippe. L’amantadine est inactif sur des
souches de virus de type A, de plus son utilisation est associée à l’émergence de
souches résistantes.
L’amantadine est très souvent mal toléré,
les principaux effets secondaires sont neuropsychiques (sensations vertigineuses, insomnies, nervosité) et digestifs.
Les inhibiteurs de la neuraminidase (zanamivir, oseltamivir) ont une activité in vitro sur
les virus grippaux A et B. Le risque de sélection de souche résistante lié à leur utilisation
est faible. Ils n’ont pas d’indication en prophylaxie.
Les mesures d'hygiène
Elles contribuent à limiter la transmission
de personne à personne.
Il s’agit de lutter contre la transmission
aérienne et de contact. Les conseils d’hygiène
essentiels peuvent se résumer ainsi :
- se couvrir la bouche lors d’une toux, puis
se laver les mains ;
- se couvrir le nez lors des éternuements,
puis se laver les mains,
- se moucher avec des mouchoirs en
papier à usage unique ;
- cracher systématiquement dans un mouchoir en papier à usage unique ;
- jeter ces éléments dans une poubelle
recouverte d’un couvercle, puis se laver les
mains.
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
7
phocytes T cytotoxiques (LTC). Des
recherches récentes ont montré que cette
immunité cellulaire jouait sans doute un rôle
non négligeable dans la lutte contre les infections virales. Il convient donc de renforcer la
recherche dans ce domaine, particulièrement
difficile à étudier mais riche de découvertes
potentielles.
Il faut néanmoins rester vigilant sur un
point : ces cellules sont typées selon les individus par ce qu’on appelle le Human Leucocyte Antigen (HLA), sorte de carte d’identité
immunitaire découverte grâce aux travaux du
prix Nobel de médecine Jean Dausset,
conduits il y a une quarantaine d’années. La
compréhension de la réponse individuelle à
l’infection passe donc par l’identification des
caractéristiques propres d’une personne, ce
qui pose potentiellement des problèmes pratiques et financiers importants.
En conclusion, la grippe saisonnière est
une infection respiratoire très contagieuse
provoquée par des virus «influenza».
La grippe, ce n’est pas rien. La grippe peut
entraîner des complications graves, voire
mortelles pour les personnes à risque. Les
complications sont représentées essentiellement par une infection pulmonaire bactérienne grave (ou pneumonie), une aggravation
d’une maladie chronique déjà existante (diabète, insuffisance respiratoire, cardiaque ou
rénale, mucoviscidose…).
Les pouvoirs publics en charge de la santé
doivent inviter les personnes à risques à se
faire vacciner. Il s’agit des personnes de 65
ans et plus, des personnes atteintes de certaines maladies chroniques, des femmes
enceintes et des personnes obèses.
On doit se faire vacciner chaque année
pour bien nous protéger. En effet, les virus
grippaux sont très changeants. D’une année
sur l’autre, ceux qui circulent peuvent être différents. C’est pourquoi le vaccin évolue. Ainsi,
on se protège contre la grippe et on protège
notre entourage car la grippe se transmet très
facilement.
La grippe, ce n’est pas rien. La grippe peut entraîner des
complications graves, voire mortelles pour les personnes à risque.
Les complications sont représentées essentiellement par une
infection pulmonaire bactérienne grave (ou pneumonie), une
aggravation d’une maladie chronique déjà existante (diabète,
insuffisance respiratoire, cardiaque ou rénale, mucoviscidose…).
Les pouvoirs publics en charge de la santé doivent inviter les
personnes à risques à se faire vacciner. Il s’agit des personnes de
65 ans et plus, des personnes atteintes de certaines maladies
chroniques, des femmes enceintes et des personnes obèses.
Le système immunitaire pour expliquer
les réponses variées au virus de la grippe
La question des facteurs de risque et de
leur détermination est importante pour progresser dans la protection des populations.
Aussi, il est important d’avoir une analyse
immunologique précise des virus de la grippe
et en particulier le variant A (H1N1)v pour
comprendre son impact en terme de cas
graves et de mortalité. En effet, même si dans
l’ensemble la grippe s’est révélée cette année
relativement moins dangereuse qu’attendu,
mais une proportion non négligeable des
patients qui ont développé une grippe sévère
n’avaient pas de facteur de risque apparent.
C’est l’étude immunologique qui permet de
comprendre comment le virus a affecté la
population et pourquoi toutes les personnes
exposées ne réagissent pas de la même
manière.
Une explication assez plausible se fonde
sur les deux segments du système immunitaire que l’on observe en immunologie. Les anticorps, que les vaccins cherchent traditionnellement à induire, ne sont pas les seules
armes dont dispose l’organisme pour lutter
contre l’infection virale : il existe un second
segment du système immunitaire, dans lequel
interviennent des cellules tueuses, les lym-
Une personne grippée est contagieuse,
même avant l’apparition des symptômes et
pendant environ une semaine. Aussi dans
l’ensemble, la politique algérienne en faveur
de la campagne de vaccination, de l’usage
des antiviraux et de l’observation des
mesures d’hygiène se sont manifestement
révélées adaptées et utiles à la maîtrise de
l’épidémie. En revanche, une réflexion plus
poussée est nécessaire pour que leur mise en
place éventuelle lors d’une prochaine pandémie soit réellement encore plus efficace. Les
équipements hospitaliers et l’effort de
recherche, élaborés en Algérie par les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur à travers la direction générale de la
recherche scientifique, ont amorcé, à l’occasion de la menace pandémique, une stratégie
pouvant devenir un véritable atout pour la
santé publique aussi bien que pour la
recherche de notre pays, à condition que cet
effort soit poursuivi dans les années à venir
et, notamment, que les financements adéquats soient consentis.
K. S.
* Professeur des universités, directeur
de recherches, service d’immunologie
des transplantations CHU de Lyon,
France
Le Soir du Centre
Les élus de l’APC mis en face de leurs
responsabilités par le wali
Le Soir
d’Algérie
Dimanche 8 février 2015 - PAge
KHEMIS MILIANA
Les conditions de vie des habitants dans la commune ont atteint les limites du tolérable : chaussées défoncées, un nouveau réseau d’AEP qui fuit de partout, des quartiers plongés dans le noir,
des amoncellements d’ordures en tous genres, aux odeurs pestilentielles dans chaque coin de rue
et où prolifèrent chats et chiens errants, partout, même devant les édifices publics, un centre-ville
gangrené par le marché informel générant toutes sortes de maux et de détritus à longueur d’année,
des chaussées et des trottoirs squattés par des commerces plus ou moins licites, chacun accaparant un espace, des trottoirs devenus des aires de stationnement, des voies d’égout qui éclatent
ici et là, libérant toutes sortes de rejets, des avaloirs enterrés par les entrepreneurs chargés en
principe de leur remise en état, des marchés de proximité achevés et non encore attribués aux
commerçants … telles sont, entre autres, les conditions de vie des habitants auxquelles ils sont
confrontés, en plus d’un manque de civisme outrancier générant aussi une anarchie sans bornes.
Quand certains élus sont interpellés à propos de cette situation,
ils crient aux manques de moyens
matériels et humains accusant les
chefs de services centraux d’être
trop pointilleux sur les procédures,
accusant X et Y d’être derrière les
lenteurs bureaucratiques pour
maintenir la commune de Khemis
Miliana dans cet état de délabrement galopant. Mais personne
n’avoue son incapacité à gérer son
laxisme ou son incurie, en dehors
de quelques-uns de ces élus qui, il
faut le reconnaître, font ce qu’ils
peuvent avec les moyens dont ils
disposent.
Pour ce qui est des tenants des
responsabilités premières, Khemis
Miliana voit son 3e P/APC qui vient
d’être installé durant ce mandat, le
premier ayant déposé sa démission, le second suspendu parce
que placé sous examen judiciaire
pour plusieurs griefs retenus
contre lui par la justice.
Pour clarifier la situation et initier un bond qualitatif dans la façon
de gérer la commune, le wali a
invité jeudi dernier tous les concernés par le développement de la
commune à savoir, le P/APW, la
grande majorité des directeurs de
l’exécutif de wilaya, le chef de
daïra, les 21 élus sur les 23 (2
étant suspendus après poursuites
judiciaires), des députés, ainsi que
les représentants de la presse
nationale, à une réunion d’évaluation de la situation et de sensibilisation de tous qui s’est tenue au
siège de la wilaya, jeudi dernier.
Chacun des directeurs de secteur
a présenté la liste des projets en
souffrance, non inscrits ou non lancés par l’APC, la liste des subventions allouées, l’inventaire des disponibilités financières consenties
et le montant du budget propre de
la commune, budget pourtant avalisé. A la question posée à un responsable sur le pourquoi de ces
carences, il nous a été répondu :
«C’est
simple,
parce
que
l’Assemblée se réunissait peu et
ne délibérait pas, alors que rien ne
se fait sans délibérations, conformément au lois en vigueur.»
A ce sujet, le chef de l’exécutif
de la wilaya lance aux élus : «vous
avez là des disponibilités financières qui équivalent aux budgets
de 4 communes réunies», ajoutant
«nous ne sommes pas là pour
vous blâmer mais pour vous soutenir, pour vous aider à faire de
Khemis Miliana un bijou voire un
modèle de développement, seulement il faudra que vous conjuguiez
vos efforts, que vous dépassiez
vos combats de clochers, que
vous oubliiez vos sensibilités pour
vous concentrer uniquement sur le
développement de la commune et
au service de la population».
Il a été décidé que la nomenclature de tous les projets en souffran-
9
ce soit communiquée à tous les
élus afin que personne ne trouve le
prétexte de dire «je n’étais pas au
courant, je n’ai pas été informé» et
qu’une autre réunion se tiendra
dans 2 mois pour faire le point de
ce qui aura été réalisé. Le nouveau
chef de l’exécutif communal, prenant la parole dira : «Je m’engage
ici solennellement et publiquement,
à honorer la mission dont je viens
d’être chargé et de ne ménager
aucun effort dans ce sens.»
Karim O.
TARIK-IBN-ZIAD (AÏN-DEFLA)
2 secousses telluriques enregistrées
Les habitants de la commune de Tarik-Ibn-Ziad ont été réveillés au
milieu de la nuit de vendredi à samedi, une première fois, à minuit 2 mn, par
une secousse tellurique de magnitude 3,5 sur l’échelle de Richter, selon les
informations que nous avons obtenues. Toujours selon nos sources, l’épicentre était localisé à 5 km au sud-est de Tarik.
La secousse ayant été différemment ressentie, selon les endroits, les
habitants n’ont pas quitté leurs habitations surtout par ce temps hivernal et il
n’a pas été observé de mouvements de panique.
La seconde secousse, une réplique, d’une intensité moindre, estimée à
2, 3 sur la même échelle, a été enregistrée samedi matin à 7 h 57 mn
On note que cette région, le sud-est de la wilaya de Aïn Defla, ne figure
pas dans la zone à haute sismicité à l’image d’El Abadia, El Attaf et Tachta
ou encore Hammam Righa. Il s’agit donc d’un phénomène rare dans cette
région.
K. O.
Des entreprises de réalisation en grève à Bouira
ALORS QUE PLUSIEURS VILLAGEOIS RÉCLAMENT AVEC INSISTANCE LE GAZ NATUREL
Plusieurs entreprises spécialisées dans la réalisation des
réseaux de distribution de gaz naturel dans la wilaya de
Bouira sont entrées en grève à partir de mercredi dernier, pour
protester contre le retard dans le payement des opérations
déjà réalisées par le maître d’ouvrage qu’est la Sonelgaz.
En effet, selon plusieurs entrepreneurs qui se sont déplacés à notre
bureau, alors que ces entreprises
sont en train de réaliser actuellement
des projets pour un linéaire de près
de 1000 kilomètres qui vont toucher
quelque 8000 foyers à travers toute la
wilaya de Bouira, la Sonelgaz qui est
censée leur faciliter la tâche et surtout
les aider à aller de l’avant, en leur
assurant le payement des projets
déjà réalisés et réceptionnés, accuse
un retard. Certains avancent même
des cas où la Sonelgaz aurait réceptionné les projets et donné le feu vert
pour que les citoyens raccordent et
bénéficient de ce précieux produit
sans que les entreprises réalisatrices
soient payées. D’autres entreprises,
des dizaines qui ont engagé des projets sur leurs propres comptes,
devaient être payées par tranches
mais la Sonelgaz n’a rien réglé pour
le moment. Des situations qui ont mis
ces entreprises dans une sorte de
faillite financière après avoir engagé
des milliards de leurs propres fonds.
Aussi, et face à ces lenteurs dans
le payement des projets, face à cette
bureaucratie qui ne dit pas son nom
et qui a grandement pénalisé ces
entreprises qui ont puisé tout leur
argent dans la réalisation des projets
qui coûtent des milliards, sans que la
Sonelgaz ne leur injecte leurs dus
pour pouvoir avancer et réaliser de
nouveaux projets, ces entreprises qui
se retrouvent asphyxiées financièrement se sont enfin concertées la
semaine dernière et n’ont trouvé
d’autre choix que d’arrêter les travaux
jusqu’à ce que la Sonelgaz daigne
débloquer leurs situations financières. Ces entrepreneurs qui rappellent que le problème est presque le
même à travers le territoire national,
L’environnement au chevet de l’écologie
TIPASA
Le site environnemental de Boukourdane dans
la wilaya de Tipasa, qui abrite le monumental barrage du même nom, fut récemment le siège d’une
cérémonie conviviale dédiée à la Journée internationale des zones humides.
Ce fut dans ce cadre que
Madame Boudjemaâ Dalila,
ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, avait
honoré de sa présence cet évènement dédié à l’environnement et à
l’écologie. Lors du point de presse
qu’elle avait animé, la ministre a
révélé que «notre pays compte
1 700 zones humides, 526 zones
humides géo-référencées dont
280 zones naturelles et 246 zones
humides artificielles».
Les sources autorisées de ce
ministère ont précisé, en outre,
que l’Algérie compte 10 sites prioritaires dotés d’un plan de gestion
au titre des zones humides. Ces
sites sont situés à El Tarf, où se
trouve le célèbre et féérique lac
Tonga, l’oued Mazafran ; à Djelfa
où se trouve le chott Chergui, à
Adrar où se trouve l’oasis
Tamentit, à M’sila et Batna, où est
localisé le chott El Hodna, à
Tissemsilt où se trouve le barrage
Bougara, Oum-El-Bouaghi et
Tamanrasset ; Ghardaïa où est
localisé le lac El Ménéa et enfin
Oran.Les différents orateurs, qui
ont animé cette journée, ont expliqué à l’assistance que «les zones
humides constituent un patrimoine
naturel d’exception caractérisé par
une extrême diversité biologique,
contribuant au maintien des écosystèmes existants». Les jeunes
collégiens et les lycéens présents
à cet évènement ont appris ainsi
que «ces zones humides favorisent une gestion équilibrée de la
ressource en eau, ainsi que l’autoépuration, la prévention des inon-
HATATBA
dations et de l’érosion et la réalimentation des nappes». Les orateurs qui se sont relayés ont spécifié cependant à l’assistance que
«des menaces pèsent sur ces
zones humides à l’instar de l’urbanisation, le drainage, la mise en
culture, l’agriculture intensive, les
équipements et les aménagements
qui génèrent toute forme de dégradation et de pollution, notamment
les déchets et les eaux usées».
Houari Larbi
Un camion fou fauche un véhicule
léger et tue une femme
Des témoins oculaires ont rapporté que, lors de
la journée de jeudi dernier, un tragique accident a
eu lieu au niveau de la route nationale n°67, au
lieudit Ensasha, à la sortie ouest de la ville de
Hatatba, dans la wilaya de Tipasa.
Toujours selon nos sources, une dame, âgée de
40 ans, qui était malade et transportée par un véhicule conduit par son jeune frère, fut victime de cet
accident ; cette dame, installée à l’arrière du véhi-
cule de type Atos, fut violemment heurtée à l’arrière par un camion qui a débouché à une folle allure,
en n’apercevant certainement pas un bus universitaire roulant à faible allure, suivi par le véhicule
léger de type Atos, qui s’apprêtait à s’engager vers
le quartier «Ensasha» Le choc fut d’une violence
telle que toute la partie arrière du véhicule léger fut
défoncée, et la victime encastrée sous le choc.
H. L.
avec des lenteurs dans les payements, sans qu’ils sachent le pourquoi, interpellent le premier responsable de cette entreprise, le P/DG
Noureddine Bouterfa afin d’intervenir
pour débloquer cette situation devenue intenable pour nombre d’entre
eux, et qui pénalise grandement le
citoyen qui attend avec impatience ce
précieux produit qu’est le gaz naturel
qui fait partie, selon eux, des engagements du président de la République
durant l’actuel quinquennat 2014 2019.
Y. Y.
Quatre
narcotrafiquants
arrêtés à Béjaïa
Les éléments de la brigade de lutte contre les
stupéfiants de la Sûreté de wilaya de Béjaïa ont
procédé, la semaine écoulée, au démantèlement
d’un réseau de trafiquants de drogue au niveau du
chef-lieu de la wilaya. Il s’agit de quatre narcotrafiquants, âgés entre 38 et 50 ans, originaires de la
ville de Béjaïa , tristement connus sous les sobriquets de Chachou, Piriti, Mikha et Moustic, a rapporté la cellule de communication de la Sûreté de
wilaya. Après de minutieuses investigations, les
éléments de la brigade de lutte contre les stupéfiants ont réussi à mettre la main, en flagrant délit,
sur le chef du groupe des narcotrafiquants au
niveau de l’ancienne ville en possession de
397,5 g de kif traité, destinés à la commercialisation. Les perquisitions effectuées à son domicile
et l’interrogatoire du trafiquant en question ont
permis d’arrêter ses trois autres acolytes, a précisé la cellule de communication de la police.
Présentés devant le parquet de Béjaïa, les quatre
narcotrafiquants ont été placés sous mandat de
dépôt en attendant leur comparution devant le
juge sous les accusations «possession et commercialisation de drogue».
A. Kersani
Le Soir
d’Algérie
Le Soir de l’Est
Séminaire national sur la santé
et la sécurité dans les ports
ANNABA
Les représentants des syndicats et des comités de participation des dix ports commerciaux et pétroliers du pays
ont été conviés hier par la Fédération nationale des travailleurs des ports algériens (FNTPA) à un séminaire
national à l’hôtel Safsaf de Annaba, portant sur un thème
aussi important que celui de la santé et la sécurité au sein
de ces infrastructures vitales pour l’économie nationale.
Présidé par le secrétaire général de la FNTPA, Lazhar Adjabi,
ce séminaire a été marqué par
des interventions de représentants de l’Institut national de prévention des risques professionnels (INPRP), relevant du ministère du Travail, dont la mission
consiste à informer et sensibiliser
sur le respect des normes de
sécurité sur le lieu de travail dont
le but est d’éviter ou du moins
réduire au maximum les accidents de travail. Mais pas uniquement, puisque, a-t-on fait remarquer, l’employeur est tenu d’assu-
rer des conditions d’hygiène et de
sécurité pour permettre aux travailleurs d’évoluer dans des lieux
propres et sans risques pour leur
santé. Dans cet ordre d’idées, il a
été énuméré les risques de radioactivité, de produits chimiques ou
autres, sachant que l’essentiel
des importations et exportations
transitent obligatoirement par les
ports.
On a même évoqué, lors de
l’intervention sur l’information et la
sensibilisation, les moyens de se
prémunir du bruit et de protéger
les yeux contre les risques encou-
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
rus à la longue, de surdité et de
cécité. L’attention a été aussi attirée sur les obligations du travailleur vis-à-vis d’une bonne
ambiance au travail afin d’éviter
les
risques
d’accidents.
Consciente de son rôle dans la
prévention de ces risques, la
direction générale du port de
Annaba dont la devise est il «vaux
mieux prévenir que guérir», n’a
cessé ces dernières années, en
étroite collaboration avec le partenaire social, de réduire au maximum les menaces d’accident par
l’introduction de matériel de der-
9
nière génération, la dotation
d’équipements et de moyens de
protection des travailleurs dans le
but de leur permettre de se protéger soi-même et de protéger leur
entourage.
Affiliée
à
l’Organisation internationale des
travailleurs de transport ITF
(International
Transport
Fédération), la FNTPA a été classée, de par son importance, en 3e
position
mondiale,
après
l’Australie et la Norvège, et 1re
dans le monde arabe, selon son
secrétaire général, Lazhar Adjabi.
A. Bouacha
L’université récupère un terrain squatté
par un investisseur privé
OUM-EL-BOUAGHI
Il a fallu deux longues années de procédure judiciaire pour que la justice tranche dans un conflit qui a opposé l’université Larbi-Ben-M’hidi à
un investisseur privé, et qui a concerné une parcelle de terrain mitoyenne
avec un institut des sciences humaines.
Selon des sources en notre possession, il a fallu beaucoup d'efforts pour
venir à bout de ce bras de fer. Forts de
documents légaux, les responsables de
l'université ont porté l'affaire devant les tribunaux de première instance qui ont tran-
ché en leur faveur, car la partie opposée
n'a porté aucune preuve pouvant faire
basculer ce litige en sa faveur.
Dans un appel en pourvoi en cassation, la Cour suprême convaincue de la
véracité des données n'a fait que confir-
mer la première décision après une
bataille longue de deux années, l’université est rentrée dans ses droits spoliés par
un indu investisseur qui a voulu squatté un
terrain de 1 200 m2 mitoyen avec son bien,
un restaurant.
Dès le début, l'investisseur a pris des
précautions pour opérer des ouvertures
donnant sur la face ouest de son restaurant pour éviter l'érection d'autres infrastructures.
Un repris de justice incendie trois véhicules
de la police à la Meskiana
Selon la cellule de communication
de la Sûreté de wilaya d'Oum-ElBouaghi, nous avons appris qu'en
date du 5 du mois en cours, le juge
d'instruction près le tribunal de la
Meskiana, dans la wilaya d'Oum-ElBouaghi, a ordonné la mise en
détention du nommé B.B., âgé de 28
ans, au motif de «incendie volontaire
de véhicules administratifs appartenant aux services de la police».
Les faits de cette affaire remontent, selon
les mêmes sources, au 18 du mois de janvier dernier lorsque vers minuit, trois véhicules de service de la police de la Sûreté de
daïra de la Meskiana prennent feu et sont
totalement détruits.
La police judiciaire de la Sûreté de daïra,
assistée par celle de la Sûreté de wilaya ont
intensifié leurs investigations pour interroger
plusieurs personnes suspectées d'avoir des
liens avec cet incendie, certains indices ont
orienté les enquêteurs vers le présumé
répondant aux initiales B.B., âgé de 28 ans.
Le présumé accusé, voyant les enquêteurs se diriger vers son inculpation, et pour
échapper aux griffes des limiers, il improvisa
un subterfuge et se fait délivrer un certificat
par un spécialiste en psychiatrie pour
rejoindre l'asile de Djebel Ouahch à
Constantine le 19 du mois de janvier, c'està-dire le lendemain de l'incendie criminel.
Après avoir préparé toutes les dispositions administratives et judiciaires, les éléments de la police judiciaire ont investi le
logement parental du présumé auteur de
l'incendie, les fouilles ont abouti à la découverte d'un seau en plastique contenant 5
litres de produit inflammable (de l'essence).
Le présumé inculpé, sachant que toutes
les preuves pesaient sur lui, a réussi, en
date du 29 janvier dernier, à s'évader de
l’hôpital spécialisé en défénestrant un
ouvrage des sanitaires de la structure hospitalière.
Après de longues recherches entreprises
par les services de la police, les éléments de
la police judiciaire ont réussi en date du 2 de
ce mois à mettre la main sur le fuyard répondant aux initiales B.B. dans le domicile
parental, situé à la cité des 100 logements à
la Meskiana, ce dernier a essayé de prendre
la fuite en se jetant d'un étage supérieur et a
essayé d'opposer une résistance aux policiers qui ont réussi à le maîtriser et l’arrêter.
Conduit aux bureaux du commissariat,
le pyromane a reconnu toutes les charges
retenues contre lui et a même dénoncé
d'autres complices, dont l'âge varie entre 30
et 40 ans. Ces derniers ont tous bénéficié
d’un non-lieu, faute de preuves tangibles.
M. C.
Le gaz naturel arrive à six nouveaux hameaux
MILA
Près de 2 500 foyers, relevant de 6 hameaux situés
aux quatre coins de la wilaya, ont été reliés au réseau
du gaz naturel dans la wilaya de Mila, et cela tombe à
pic, peut-on dire, au vu des conditions climatiques qui
caractérisent la région, depuis plusieurs jours.
C’est donc près de 12.500
âmes qui en ont bénéficié et
c’est là un acquis important
dans l’amélioration des conditions de vie des différentes
couches sociales. Il s’agit du
plus grand nombre de foyers
raccordés en une seule fois et
à un moment crucial, d’où le
bonheur et la fierté constatés
sur le visage du premier responsable de l’exécutif de
wilaya, Abderrahmane Kadid,
qui a tenu à présider, luimême, cette opération de mise
en service pour vivre la joie de
ces habitants, relevant des
bourgades de Benyahia-
Abderrahmane, Ouled El-Kaïm
(Sidi-Khelifa),
Boumalek
(Oued Athmania), El Arsa
(Oued Endja), Kermouda
(Zeghaïa) et Seddari.
D’un coût de 600 millions
de dinars, cette opération de
mise en gaz, effectuée dans
une ambiance de joie populaire, a permis de porter à 71%
le taux de couverture de la
wilaya par le réseau du gaz
naturel.
La fourniture de cette énergie propre à ces mechtas
constitue la première phase
d’un programme en cours
d’exécution mobilisant un
investissement public de 1,54
milliard de dinars et portant sur
le raccordement de 26.000
foyers, a indiqué le directeur
de l’énergie et des mines qui
affirme qu’une seconde phase
destinée à raccorder 10 communes montagneuses, connaît
actuellement un taux d’avancement des travaux de l’ordre
de 80%,
A. M’haïmoud
Les mêmes sources nous font savoir
que malgré le verdict définitif appuyé par
une grosse d’exécution, l'investisseur
aurait fait preuve d'une opposition musclée avant de céder ce terrain, il a fallu la
présence du wali de la wilaya d'Oum-ElBouaghi avec la force publique pour exécuter une décision de justice.
Pour rappel, plusieurs entrepreneurs
qui ont bénéficié de l'appel d'offres lancé
par le maître de l'oeuvre (Dlep)pour la réalisation d'un mur de délimitation ont dû
abandonner suite à des menaces.
Moussa C.
GUELMA
Un sexagénaire
retrouvé mort dans
un bassin d'eau
thermale à
Hammam-Ouled-Ali
Un homme d'une soixantaine d'années a été retrouvé mort mercredi dernier, dans un hammam individuel d'une
des stations thermales de la région touristique de Hammam-Ouled-Ali, dans la
commune d'El-Fedjoudj, à quelque 8
kilomètres du chef-lieu de wilaya. Le
corps sans vie de la victime a été découvert vers 9 heures du matin, par les
secouristes de l'unité principale de la
Protection civile de Guelma, a indiqué le
communiqué de la cellule de communication de cette structure.
En outre, notre source précise que la
dépouille mortelle a été transportée par
les secours vers la morgue de l'hôpital
Okbi de Guelma.
L'autopsie qui devrait être pratiquée
par ce service va déterminer les causes
exactes de ce décès. Quoi qu'il en soit,
si le hammam est réputé pour ses bienfaits apaisants et ses vertus curatives et
thérapeutiques, il n'est cependant pas
sans danger si l’on ne prend pas les précautions nécessaires. Selon les spécialistes, «il est toujours conseillé de
demander l'avis d'un médecin, notamment pour les personnes âgées et celles
souffrant de pathologies cardiovasculaires.
Noureddine Guergour
Le Soir de l’Ouest
Le Soir
d’Algérie
La population ne décolère pas
AÏN-SEFRA
DROGUE EN MILIEU
UNIVERSITAIRE
Des étudiants pris
dans l’engrenage
des stupéfiants
à Mostaganem
Les catégories les plus touchées
par la consommation de la drogue
sont les jeunes qui, inconscients, touchent un jour à leurs premiers joints.
La consommation de la drogue a
même glissé dans les lycées et l’université et prend de plus en plus d’ampleur, les services de sécurité de la 8e
Sûreté urbaine ont interpellé un étudiant accroc à la drogue, en état
d’ébriété en possession de kif traité
qui, au cours de sa garde à vue, a
révélé l’identité de ses fournisseurs qui
approvisionnaient régulièrement le
marché au sein même des campus
universitaires. Agissant donc sur information, les policiers ont mis la main
sur les deux trafiquants S.H (42 ans)
et R.M. (21ans) déjà récidivistes et
demeurant à Mostaganem. Présentés
devant le magistrat instructeur jeudi
dernier, les deux dealers ont été placés en détention préventive.
A. B.
AÏN-TÉMOUCHENT
Les transporteurs
mécontents
contre la taxe
de stationnement
De nombreux transporteurs, qui
activent au niveau de la gare routière
de la ville de Aïn-Témouchent et qui
transitent par cette même gare, sont
montés cette semaine au créneau
pour demander l'intervention du premier responsable de la wilaya, dans le
conflit qui les oppose avec les gestionnaires de la gare routière de AïnTémouchent qui leur imposent,
d'après ces transporteurs, des tarifs
au titre de leur droit de stationnement,
une taxe de 4,28 % sur le prix du billet,
un tarif que les transporteurs jugent
excessif par rapport à d'autres wilayas
voisines. Ces transporteurs, dont plusieurs sont originaires de Sidi-BelAbbès et qui assurent les navettes
entre leur wilaya et Aïn-Témouchent,
disent que cette taxe leur coûterait une
mensualité de 11 525 DA;
Les protestataires qui contestent
cette taxe sur le billet par rapport à ce
qui se fait dans d'autres wilayas de
l'ouest du pays, ont espéré que les
responsables concernés agiront pour
une solution qui soulage ces transporteurs, cependant, et vu que leur
doléance soit restée lettre morte, ils
adressent cette fois-ci une corespondance au wali pour qu'il intervienne
dans les plus brefs délais afin qu'il
tranche dans cette affaire qui risque de
les pénaliser lourdement.
S. B.
Dimanche 8 février 2015 - PAgE
La population sefraouie continue à manifester mécontentement
au sujet du futur découpage administratif. Jeudi dernier, sous un
froid glacial, ainsi qu’hier, ils étaient des centaines d’individus à
avoir répondu à l’appel de la coordination des citoyens, et ont tenu
une grande manifestation pour la troisième fois consécutive.
Des grands rendez-vous jamais
organisés auparavant qui ont vu la
présence des députés et sénateurs,
des élus locaux (APW/APC), des
moudjahidine, des représentants et
représentantes de la société civile,
ainsi qu’un grand nombre des populations des communes limitrophes qui
ont pris la parole tour à tour. Un
emblème national géant était accroché sur une façade, et des banderoles et pancartes étaient portées par
les jeunes, scandant de temps à autre
des slogans, à l’exemple de : «Hogra
lé ouled thouwar» (Mépris aux fils des
révolutionnaires), «Aïn-Sefra-wilaya,
ville des martyrs, ville révolutionnaire,
rendez nous notre droit spolié»,
«entre Aïn et Aïn il y a un N» (nif) et
bien d’autres slogans. Cette manifestation a été sanctionnée par un communiqué n° 2 adressé aux hautes
autorités du pays leur demandant que
Aïn-Sefra devrait être wilaya en 2015
et ne peut attendre encore jusqu’à
2016. Notons que mardi dernier, plus
de trente personnes des fils de AïnSefra (moudjahidine, élus, notables et
représentants de la société civile) ont
été invités par le premier responsable
de la wilaya, pour leur communiquer
que les hautes autorités du pays l’ont
chargé d’informer les citoyens de AïnSefra, que la capitale des monts des
Ksour serait promue wilaya-déléguée
à partir de 2016 dans le cadre de la
deuxième opération de la création
des wilayas-déléguées au niveau des
Hauts-Plateaux. Mais la population,
de peur d’un lendemain incertain, une
expérience vécue en dernière minute
lors du découpage administratif de
1984, qui a vu le fameux ordre chronologique 44 Aïn-Defla - 45 (passant
subitement au profit de Naâma au
détriment de Aïn-Sefra) et 46 AïnTémouchent, ne l’entend plus de
cette oreille : «Qui pourra nous garan-
TIARET
9
tir 2016 ?» Même si M. Hamidou, wali
de Naâma, s’est porté garant, le président Bouteflika a déclaré aux
notables de la ville : «S’il y aura un
découpage d’une seule wilaya, ce
sera Aïn-Sefra, les ex-Premiers
ministres Hamrouche, Ouyahia,
Benflis… les ex-ministres de
l’Intérieur Zerhouni et Ould Kablia,
pour ne citer que ceux-là, ont promis
à cette ville de revoir son statut de
wilaya, mais voilà les années passent
et nous sommes toujours à l’horizon,»
ont-ils déclaré.
Signalons, enfin, que la protestation devait reprendre hier, alors que la
population ne semble pas décolérer
jusqu’à une annonce officielle des
hautes autorités.
B. Henine
85 000 bouteilles de gaz butane distribuées
en quatre jours
La vague de froid que connaît la région de Tiaret
depuis quelques jours a contraint la société Naftal
d’augmenter sa production en gaz butane, même si
en raison des incessantes chutes de neige, certaines localités ont vécu quelques perturbations en
termes d’approvisionnement.
En effet, en l’espace des quatre derniers jours
seulement, pas moins de 85.000 bouteilles ont été
distribuées en faveur de l’ensemble des communes
de la wilaya. Si durant la journée de mercredi dernier, 25.000 unités ont été acheminées vers les
localités enclavées, le jeudi par contre, le nombre
s’est vu réduit en raison de la difficulté des accès,
car plusieurs tronçons ont été carrément obstrués
par la neige ou rendus inaccessibles suite au verglas. Pratiquement, toutes les communes disposent
de points de vente de cette matière devenue indispensable voire vitale dans de pareilles circons-
tances, devait affirmer le responsable de ladite
société.
De son côté, le wali de Tiaret qui a veillé sur les
travaux de dégagement des voies à travers plusieurs axes routiers de la wilaya devait rassurer les
populations rurales, notamment quant à l’acheminement régulier des bouteilles de gaz à partir de ce
dimanche.
Mourad B.
Le domicile du maire cambriolé à Sougueur
Cambriolé il y a quelque temps
déjà, le domicile du maire situé à la
cité des préfabriqués, sur la route de
Aïn D’heb à Sougueur dans la wilaya
de Tiaret, vient d’être encore une fois
visité par un intrus, lequel a réussi à
Tentative de suicide
à Takhmaret
Un employé de la société
Kahrakib, spécialisée dans l’électrification rurale, a tenté de se suicider par pendaison, avant-hier, à
Takhmaret dans la wilaya de Tiaret.
Agé de 38 ans et originaire de la
wilaya de Tizi-Ouzou, ce dernier,
victime de troubles psychiques, a
été secouru in extremis d’une mort
certaine par ses collègues alors
que son corps était suspendu à
une corde dans une habitation
louée par la société. Evacué vers la
polyclinique de la ville, celui-ci,
compte tenu de la gravité de son
état, a été de nouveau acheminé
vers une structure sanitaire de
Mascara. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité pour
déterminer les causes réelles de
cette tentative de suicide.
M. B.
ORAN
s’emparer de tout ce qui était à sa
portée.
En effet, dans la nuit de jeudi dernier à 2h du matin précisément alors
que tout le monde sombrait dans un
sommeil profond, et en dépit du froid
glacial qui régnait, un voleur habitant
le même quartier que le maire n’a pas
trouvé mieux que de s’introduire par
effraction dans le domicile de ce dernier avant de repartir les mains chargées de valises, de petits meubles et
autres objets. L’acte s’est déroulé
sans que le locataire des lieux, qu’est
le maire, ne se rende compte de quoi
que ce soit. Ce n’est que le lendemain
que les indices du vol ponctués par
des traces d’effraction, ont été découverts.
Munis d’un mandat de perquisition
délivré suite à un dépôt de plainte par
la victime, les éléments de la police
judiciaire relevant de la Sûreté urbaine de Sougueur, et à l’issue d’une
fouille opérée dans le domicile d’un
suspect, ont pu récupérer les objets
volés. Pire encore, la police a même
mis la main sur un téléviseur et un
démo subtilisés lors du premier vol
remontant à près d’une année.
Auditionné par la police pour tenter de
cerner les circonstances de ce vol, le
mis en cause devrait comparaître
aujourd’hui devant le procureur près
le tribunal de Sougueur.
M. B.
Onze personnes ont été arrêtées
mercredi dernier par la Gendarmerie
nationale à Sidi -Abderrahmane, dans
la wilaya de Tiaret, pour trouble à
l’ordre public et occupation illégale du
siège de l’APC.
En effet, deux jours après le tirage
au sort tenu lundi dernier au niveau
du foyer rural de Sidi-Abderrahmane
en présence d’un huissier de justice
pour connaître les 212 bénéficiaires
des terres agricoles dans la région de
Aïn-Kermes, un groupe de citoyens
qui se dit contre la procédure et visi-
blement mécontent des résultats n’a
pas trouvé mieux que de se diriger
vers la mairie pour faire sortir ses
employés avant de cadenasser le
siège.
Poursuivant leurs actions, les
contestataires sont allés même bloquer la RN 90 et la RN 111. Face à la
situation, les éléments de la brigade
de la Gendarmerie nationale sont
intervenus sous les ordres du commandant de groupement pour disperser la foule déchaînée et établir
l’ordre. L’opération s’est soldée par
l’arrestation de onze individus parmi
les protestataires.
Présentés devant le procureur de
la République près le tribunal de
Frenda pour attroupements non autorisés et occupation illégale du siège
de l’APC, ces derniers devraient comparaître aujourd’hui devant le juge
d’instruction, lequel ne pouvait pas
joindre son bureau le jour “J” en raison du verglas et des chutes de neige
ayant coupé les routes à travers plusieurs localités de la wilaya.
M. B.
11 personnes arrêtées pour trouble
à l’ordre public à Sidi-Abderrahmane
Inauguration de l’unité
d’accidents vasculaires
cérébraux (AVC) à l’EHU
Plus que nécessaire et salutaire,
l’EHU s’est enfin enrichi avec l’ouverture, mercredi passé, d’une unité de
prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Première en son genre dans la région de l’ouest
et la deuxième sur le territoire national, après celle de
Blida, cette unité est dotée d’un quota de 10 lits, en
première phase, ainsi qu’un matériel complet de haut
niveau, dont un scanner de 128 coupes, un scope,
une seringue électrique, un lève-personnes, et
notamment le produit de thrombolyse, qui est un
médicament anticoagulant consistant à lyser les
caillots sanguins. La prise en charge des malades
SIDI-BEL-ABBÈS
Le célèbre informaticien Richard
Stallman invité de l’Université
sera assurée par une équipe spécialisée composée
d’un chef de service neurologue, Dr Badsi Gaouar,
qui est à la tête de l’unité, 6 médecins généralistes et
10 paramédicaux, y compris, précise-t-on lors de
l’inauguration de cette unité, «un personnel nouvellement recruté dans l’objectif d’une bonne mise en
marche du service, dans la perspective d’une extension prochaine de l’unité en question».
Pour la direction de l’EHU, cette unité est d’une
grande importance pour les sujets atteints de ladite
maladie. «Grâce au dépistage précoce, assurant
ainsi une prise en charge immédiate du malade en lui
évitant, à la fois, des dommages collatéraux par rapport à son état de santé et en lui offrant l’opportunité
d’une nouvelle vie dépourvue de risques».
Amel Bentolba
L’université Djilali-Liabès a reçu, un invité
de marque, le célèbre inventeur du système
d’exploitation GN4/Linux, dans la journée
d’hier, qui animera une série de conférences
devant un parterre de chercheurs et hommes
de sciences.
La première interviendra dans le cadre de
la 23e école GN4/Linux et des logiciels libres
programmée du 7 au 10 février courant en
intra-muros, selon la note de la présentation,
la DGRST (Direction générale de la
recherche scientifique et un développement
technologique tient à rappeler que son hôte
Richard Stallman occupe actuellement un
poste au département de recherche en intelligence artificielle du Massachussetts Institut
of Technologie. Cet illustre invité est l’inventeur du système d’exploitation GN4/Linux, il a
développé de nombreux logiciels libres à
l’exemple du GN4 Emacs, le déblogueur
GN4 et le compilateur C du GN4. Il mène
aussi d’importants travaux de recherche
dans le domaine du logiciel libre.
Il a reçu de nombreux prix internationaux,
comme celui de Mac Arthur en 1990 et Grace
Murrey Hopper en 1991, il a été nommé doctorat Honoris Causa dans plusieurs universités du monde. Il est le président fondateur de
la Free Software Foundation. Après Sidi-BelAbbès et toujours dans le cadre de la politique de renforcement de l’environnement
technologique national, M. Richard Stallman
rejoindra la Maison de la culture de Djelfa et
le Palais de la culture d’Alger pour animer
des conférences portant sur «Free Software
and Your Freedom», et sur le Copyright vs
Community à l’université de Sétif.
A. M.
Culture
Le Soir
d’Algérie
Assia Djebar n’écrira plus…
Charlène et Rosalie
L’ÉCRIVAINE EST DÉCÉDÉE VENDREDI SOIR À PARIS
Par Kader Bakou
MAISON DE LA CULTURE MOULOUDMAMMERI DE TIZI OUZOU
Vendredi 13 février : Hommage au
chanteur Rahim. Dans le hall : exposition
sur la vie et l’œuvre de Rahim
(photographies, discographie et articles de
presse).
A 14h30 : Gala hommage avec la
participation de grandes figures de la
chanson algérienne et témoignages sur la
vie et l'œuvre de l'artiste par sa famille et
ses amis.
SALLE EL MOUGGAR (ALGER-CENTRE)
Jusqu’au 13 février (sauf le 8 février)
projection du film Harraga Blues de Moussa
Haddad, à raison de 4 séances par jour :
14h, 16h,18h et 20h. Sauf le 12 février, à
14h et 20h et le 13 février à 16h et 20h.
Samedi 14 février à 17h : Concert de
Adléne Fergani, à l’occasion de la sortie
de son nouvel album (vente-dédicace).
10
[email protected]
LE COUP DE BILL’ART DU SOIR
Assia Djebar est décédée
vendredi soir, à l’âge de 78 ans,
dans un hôpital parisien, des
suites d’une longue maladie,
ont annoncé, hier, des médias
en ligne algériens et français.
Conformément à ses vœux, elle
sera enterrée au cimetière de
Cherchell en Algérie, aux côtés
de son père et de son frère
Mohamed.
ée le 30 juin 1936 à Cherchell, Assia Djebar, de son
vrai nom Fatma-Zohra Imalayène, est l’un des écrivains
maghrébins les plus célèbres et a
été élue en 2005 à l’Académie
française. Pratiquement chaque
année, son nom est cité par les
médias, parmi la liste des nobélisables en littérature. «J’écris,
comme tant d’autres femmes écrivaines algériennes avec un sentiment d’urgence, contre la régression et la misogynie», a-t-elle dit un
jour. Historienne et écrivaine algérienne d'expression française,
Assia Djebar est auteure de
romans, nouvelles, poésies et
essais. Elle a aussi écrit pour le
théâtre et réalisé les films La
Nouba des femmes du mont Chenoua (1978)) et La Zerda ou Les
chants de l'oubli (1982).
Assia Djebar passe son enfance à Mouzaïa, près de Blida, et étu-
N
Photo : D.R.
Pour lui, la série TV NCIS : Los Angeles,
c’est encore du baratin impérialiste. Un
vieux de la vieille de la garde prétorienne
prolétarienne ne se fait pas avoir si facilement. Les deux mômes, la fille et le garçon,
du service informatique sont bien sympas,
mais ne ressemblent certainement pas à
ceux qui bossent dans ce genre de trucs
dans la réalité. Idem pour la directrice des
opérations, trop âgée et trop mignonne
pour être vraie.
Pour lui, c’est une «honte» que NCIS :
Los Angeles, cette série télévisée américaine créée par Shane Brennan, dérivée de
NCIS : Enquêtes spéciales, soit diffusée
une fois par semaine par la Télévision algérienne. Chaque épisode est plein d’action
et d’aventures. Mais il en faut bien plus
pour avoir un vieux de la vieille de la garde
prétorienne prolétarienne comme lui. Alors,
s’inspirant de la vieille stratégie du judoka,
il essaye de détourner la force de l’adversaire (la propagande impérialiste) pour l’utiliser
contre lui. Ainsi, à chaque épisode, il prend
des notes et le lendemain il va montrer à ses
amis «le danger» du «Big Brother impérialiste». Il insiste surtout sur les énormes
moyens technologiques utilisés dans la
surveillance et leurs conséquences sur la
vie privée et les libertés individuelles. A
chaque fois, il rappelle à ses amis, attentifs
et ébahis, les révélations de Snowden dans
ce domaine. Donc, «le vieux» ne se laisse
pas émouvoir par le baratin impérialiste.
Point à la ligne !
Dernier épisode en date. Sam Hanna
(rôle interprété par le rappeur LL Cool J),
l’agent spécial de l’OPS (Office des projets
spéciaux), arrive au boulot triste et l’air
soucieux. On lui a volé «Charlène», sa
vieille bagnole. Le mec est inconsolable.
C’est du cinéma, mais notre vieux de la
vieille de la garde prétorienne prolétarienne
a de la peine pour Sam, le jeune agent de la
NCIS. Sam lui rappelle même son ancien
voisin d’Alger, aujourd’hui parti en France
pour toujours. Le voisin avait acheté, à bas
prix, une vieille bagnole française la sauvant ainsi in-extremis de la casse. Tout
comme Sam l’Américain, l’Algérois aujourd’hui Parisien est tombé amoureux de sa
vieille bagnole que les jeunes du quartier
avaient surnommée «Rosalie», en référence à des modèles de Citroën fabriqués et
commercialisés de 1932 à 1938. Pour surveiller tout le temps sa «Rosalie», il dormait
la nuit sur un lit de fortune installé sur son
balcon. De temps en temps, il se réveille,
prend une paire de jumelles et regarde de
près, si rien de mal n’est arrivé à sa chère
«Rosalie».
L’agent Sam Hanna n’a pas retrouvé sa
chère «Charlène». Mais son coéquipier,
l’agent Marty Deeks (Eric Christian Olsen),
lui a dit que le plus sûr moyen d’oublier un
amour perdu, c’est d’essayer de trouver un
nouvel amour.
Le vieux de la vieille de la garde prétorienne prolétarienne a changé d’avis
concernant la série NCIS, Los Angeles. Il
attend avec impatience le prochain épisode.
K. B.
[email protected]
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
die à l'école française puis dans
une école coranique. A partir de 10
ans, elle étudie au collège de Blida.
Elle obtient le baccalauréat en
1953, puis rejoint le lycée Bugeaud
d’Alger (aujourd’hui le lycée Emir
Abdelkader à Bab-El-Oued).
En 1954, elle entre au lycée
Fénelon de Paris. L'année suivante, elle intègre l'École normale
supérieure de jeunes filles de
Sèvres. Elle est la première Algérienne et la première femme
musulmane à intégrer cette école.
En1956, elle décide de suivre le
mot d'ordre de grève de l'Ugema
(Union générale des étudiants
musulmans algériens), et ne passe
pas ses examens. En 1957, est
publié son premier roman, La Soif.
Après l’indépendance, Assia
Djebar sera nommée professeure
à l'Université d'Alger. Pendant une
dizaine d'années, elle délaisse
l'écriture pour se tourner vers le
cinéma.
Le long-métrage La
Nouba des femmes du mont Chenoua, lui vaudra le Prix de la Critique internationale à la Biennale
de Venise de 1979. En 1999, elle
est élue membre de l'Académie
royale de langue et de littérature
françaises de Belgique. Depuis
2001, elle enseigne au département d'études françaises de l'Université de New York aux EtatsUnis. Elle est également docteur
honoris causa des Universités de
Vienne (Autriche), de Concordia
(Montréal) et d’Osnabrück (Alle-
magne). Parmi ses œuvres principales figurent Les Enfants du Nouveau Monde (roman, 1962), Les
alouettes naïves, (roman, 1967),
Poèmes pour l'Algérie heureuse
(1969), Loin de Médine (Roman,
1991) Nulle part dans la maison de
mon père (roman, 2007) et La
femme sans sépulture (2002), un
livre sur Zoulikha Oudaï, l’héroïne
oubliée de la guerre de Libération
nationale.
Les œuvres d'Assia Djebar ont
été traduites en 21 langues. Elle
est lauréate de plusieurs prix internationaux dont le Literaturpreis des
Ökumenischen
Zentrums
de
Francfort (Allemagne), pour Ombre
sultane (1989), le Prix Maurice
Maeterlinck à Bruxelles en Belgique (1995), le Prix Marguerite
Yourcenar (Boston, USA, 1997), le
Prix de la Paix des libraires allemands (2000, Francfort), le Prix
international Pablo Neruda (Italie,
2005) et le Prix international Grinzane Cavour pour la lecture (Turin,
Italie, 2006).
«Quand j'écris, j'écris toujours
comme si j'allais mourir demain. Et
chaque fois que j'ai fini, je me
demande si c'est vraiment ce qu'on
attendait de moi puisque les
meurtres continuent. Je me demande à quoi ça sert. Sinon à serrer les
dents et à ne pas pleurer», a aussi
dit un jour Assia Djebar.
Kader B.
MEURSAULT, CONTRE-ENQUÊTE AU CINÉMA ET AU THÉÂTRE
La pièce sera en compétition à Avignon
près l’immense succès critique qu’il a
connu notamment en France, le roman
Meursault, contre-enquête fera l’objet
d’une double adaptation cinématographique et
théâtrale. Contacté par nos soins, l’écrivain
Kamel Daoud confirme les deux projets
d’adaptation de son roman au théâtre et au
cinéma. Meursault, contre-enquête, un huis-clos
écrit quasiment selon une technique théâtrale,
sera monté sur scène par Charles Berling,
codirigeant avec son frère Philippe de la
Compagnie Théâtre Liberté de Toulon. Bien
qu’à l’état de projet, la pièce est d’ores et déjà
sélectionnée dans la compétition officielle du
prestigieux Festival d’Avignon dont la 69e édition
aura lieu du 4 au 25 juillet 2015. Plusieurs
comédiens sont pressentis pour le rôle de
A
Moussa (le frère de «l’Arabe») dont Ahmed
Benaissa. Côté cinéma, ce sera le talentueux
documentariste Malek Bensmaïl (La Chine est
encore loin, Aliénations…) qui signera à cette
occasion son premier long-métrage de fiction.
L’écrivain et le cinéaste ont déjà débuté les
séances de travail pour l’adaptation du roman
dont Kamel Daoud nous dit qu’il «faudra une
réécriture entière pour une adaptation efficace
au cinéma, tout en restant fidèle à l’idée de base
du roman».
Meursault, contre-enquête fut l’événement
littéraire de la fin d’année 2014. Pourtant, sorti
en Algérie en 2013, le roman devait attendre sa
consécration en France et les nombreux prix
qu’il y a raflés pour que les concitoyens de
Daoud découvrent vraiment son livre, souvent
MOSTAGANEM
à l’occasion de controverses dont la plus
fracassante fut l’appel au meurtre lancé par le
chef salafiste Abdelfettah Hamadache contre la
personne de l’écrivain.
La plainte déposée contre le prédicateur est
d’ailleurs restée sans suite. Cette polémique a
malheureusement fait de l’ombre aux qualités
littéraires intrinsèques de cet ouvrage au-delà
de son rapport avec L’étranger d’Albert
Camus. Kamel Daoud a reçu pour ce roman le
prix François Mauriac, le prix des Cinq Continents en France, ainsi que celui de l’Escale littéraire d’Alger. Il a également atteint le carré
d’Or du prix Goncourt 2014, finalement décerné
à l’écrivaine franco-espagnole Lydie Salvayre
pour son roman Pas pleurer.
Sarah H.
Festival universitaire de la musique et de la chanson engagées
ne première édition du Festival universitaire de la
musique et de la chanson
engagées aura lieu du 9 au 11
février courant à Mostaganem, a
appris l’APS auprès de la direction de la wilaya des œuvres universitaires. Organisée sous le slo-
U
MUSÉE D’ART MODERNE ET
CONTEMPORAIN D’ALGER (RUE
LARBI-BEN-M’HIDI, ALGER-CENTRE)
Jeudi 12 février à 17h : Dans le cadre
du Festival international d’art
contemporain d’Alger «Figures Sonores
IV», l’ambassade d’Espagne et l’Institut
Cervantès d’Alger, en collaboration
avec le Musée public national d’art
moderne et contemporain (MaMa),
organisent un concert du quintette de
saxophones du Conservatoire supérieur
de musique de Séville. Entrée libre.
LES GLYCINES CENTRE D’ÉTUDES
DIOCÉSAIN (5, CHEMIN SLIMANEHOCINE, ALGER)
Lundi 16 février à 18h : Conférence
«Frantz Fanon et le personnel soignant
à l'hôpital psychiatrique de BlidaJoinville», par Paul Marquis, Centre
d'histoire de Sciences Po-Paris.
gan «Voix de l’étudiant au rythme
de la musique et de la chanson
engagées», cette manifestation
réunira des amateurs de ce genre
musical de 18 wilayas du pays
dont Adrar, Oran, Constantine,
Tizi Ouzou, Tindouf, Sétif, Ghardaïa, Biskra, Jijel et Mostaganem.
THÉÂTRE NATIONAL ALGÉRIEN
MAHIEDDINE-BACHTARZI (ALGER)
Mardi 10 février à 19h : L’ambassade
de la République populaire de Chine,
en collaboration avec le TNA, organise
un concert de l’Orchestre symphonique
national algérien avec la China NCPA
Orchestra, sous la direction du maestro
Amine Kouider et avec la participation
de Li Zhu (violon), Hongling Liu
(soprano) et Jin Zhengian (ténor)
Un jury, composé de trois
membres, évaluera les prestations collectives et individuelles
des participants à ce festival, qui
aura pour cadre la maison de la
culture Ould Abderrahmane Kaki.
Cette manifestation a pour objectif de créer un cadre d'expression
artistique et d'échange entre différentes universités et services des
œuvres universitaires du pays.
Le festival est initié par l’Office
national des œuvres universitaires en collaboration avec la
direction de la wilaya des œuvres
universitaires de Mostaganem.
Jusqu’au 14 février : Exposition d’arts
plastiques «La vie quotidienne» de
Abdelkader Belhaimer.
Jusqu’au mois de mars : Exposition
«Pouvoirs des perles d’Afrique»
(collection de Tonia Marek).
GALERIE BOUFFÉE D’ART
(RÉSIDENCE SAHRAOUI, LES DEUX
BASSINS, BEN-AKNOUN, ALGER)
Jusqu’au 28 février : Exposition de
l’artiste Mustapha Adane. Vernissage le 7
février de 16h à 20h.
ESPACE DE LOISIRS ET DE
DÉTENTE POUR ENFANTS
KIDZLAND (CHÉRAGA, ALGER)
Chaque jour : Spectacles d’attractions
pour les enfants de 3 à 12 ans.
ESPACE LA BAIGNOIRE (3, RUE
DES FRÈRES-OUKID, SQUARE
PORT-SAÏD, ALGER)
Jusqu'à la fin du mois de février :
Exposition collective de photographies
«Chawari3 10x10».
BIBLIOTHÈQUE MULTIMÉDIA BACHIRMENTOURI (5, RUE BACHIR- MENTOURI,
ALGER)
Jusqu’au 28 février : L’établissement Arts et
Culture de la wilaya d’Alger, en partenariat
avec la maison d’édition Synopsis, organise
une exposition de livres.
COMPLEXE CULTUREL
ABDELOUAHEB-SALIM (CHENOUA,
TIPASA)
MUSÉE PUBLIC NATIONAL DU BARDO
(3, RUE FRANKLIN-D. ROOSEVELT,
ALGER)
MUSÉE D'ART MODERNE ET
CONTEMPORAIN D'ALGER
(RUE LARBI-BEN-M’HIDI, ALGER)
Jusqu’au 28 février : 6e Festival
international d'art contemporain.
INSTITUT CULTUREL ITALIEN
Cours de langue italienne, inscriptions
ouvertes : session janvier, février, mars
2015. Pour toute information :
Tél. : 021 92 38 73/021 92 51 91
HAYATOU RÉPLIQUE :
«La presse occidentale»
accusée de vouloir
«pérenniser la colonisation»
Le président de la Confédération africaine de football
(CAF) Issa Hayatou a accusé hier la «presse occidentale» de
vouloir «pérenniser la colonisation» en réponse à des questions sur une polémique arbitrale et des incidents violents lors
la CAN-2015. Interrogé sur la clémence des sanctions infligées à la Fédération équato-guinéenne (amende de 100 000
dollars et un match à huis clos avec sursis), après les incidents de Ghana-Guinée équatoriale jeudi (3-0), il a répondu :
«Financièrement, c'est la sanction maximale. Nous ne pouvons pas aller au-delà. C'est ce que le congrès (de la CAF)
nous a autorisés de faire. C'est ce qu'on a fait. Je ne sais pas
si vous, vous pensez que c'est normal de faire une phase de
finale avec un stade vide, fermé. Tout ça, nous l'avons pris
en considération.» Relancé sur le fait qu'il s'agissait d'une
demi-finale de tournoi continental, il a ajouté : «C'est un
match de football, même si c'est la demi-finale. Vous êtes là
(les médias occidentaux, ndlr) pour pouvoir pérenniser la
colonisation. Nous ne sommes plus colonisés !» «SerbieItalie (match de qualifications à l'Euro-2012 en octobre 2010
arrêté en raison d'incidents violents, ndlr), vous ne parlez
pas de ça !, a-t-il poursuivi en conférence de presse à
Malabo. Ça ne vaut pas ce qui s'est passé dans le match
Serbie-Italie, mais comme c'est l'Afrique...» «La presse dramatise toujours, surtout la presse occidentale. Quand
quelque chose se passe en Europe, ils disent que c'était une
erreur, quand c'est en Afrique, ils parlent de la corruption», a
aussi avancé Issa Hayatou à propos du penalty litigieux
accordé par l'arbitre dans les arrêts de jeu du temps réglementaire à la Guinée équatoriale en quart de finale contre la
Tunisie (2-1 a.p.).
Hannachi s’accroche
à la parole de Sellal
JS KABYLIE
En attendant la levée des sanctions et le probable retour
de la JSK au stade de Tizi-Ouzou à l’occasion du prochain
match du championnat de Ligue 1 (20e journée) prévu samedi 14 février contre le NAHD, une décision qui devrait intervenir cette semaine, selon le président Hannachi qui compte
sur l’intervention du Premier ministre, qui aurait promis au
comité de supporters de la JSK de faire le nécessaire pour
que le club kabyle retrouve son terrain, le staff technique
prépare dans une ambiance bon enfant sa prochaine rencontre de la Coupe d’Algérie. «Sellal est un homme de parole et on espère que les sanctions qui frappent notre équipe
seront levées incessamment», a déclaré Moh-Chérif
Hannachi vendredi dernier à l’issue du match nul entre l’ASO
et la JSK. Pour les observateurs, si la FAF n’a pas encore
annoncé la domiciliation de la rencontre JSK-CSC comptant
pour les 8es de finale de la Coupe d’Algérie, alors que toutes
les autres rencontres sont déjà domiciliées, l’instance de
Raouraoua attend probablement les instructions des hautes
autorités du pays. Abordant les derniers résultats de la JSK
en cette phase retour avec deux défaites, respectivement
devant le MCO et l’USMBA et deux matches nuls face à
l’USMA et à l’ASO, le président Hannachi a rassuré les supporters en affirmant que la JSK se maintiendra en Ligue 1 en
dépit des résultats peu reluisants enregistrés depuis quatre
journées. «Je promets à nos supporters que la JSK ne descendra pas en Ligue 2 (...) l’équipe reviendra en force lors
des prochains matches», a-t-il déclaré.
Ahmed A.
Ngoula attend
impatiemment sa chance
MC ALGER
Patrick Ngoula, le néo-défenseur central camerounais du
MC Alger, recruté au mercato hivernal dernier, attend impatiemment sa chance pour jouer avec sa nouvelle formation.
Sur les quatre matchs de la phase retour joués par le MCA,
le défenseur camerounais n’a pas encore disputé la moindre
minute. Interrogé, Arthur Jorge, le patron du staff technique
du Mouloudia, a affirmé qu’il continue à faire confiance à la
paire Bachiri-Berchiche qui lui donne satisfaction dans l’axe.
«C’est moi qui avais demandé le recrutement de Ngoula qui
est un excellent défenseur, mais pour le moment, je ne veux
pas chambouler l’équipe. En plus, il n’a pas effectué le stage
de préparation avec le reste du groupe en Espagne (...)
Patrick ne doit pas s’inquiéter car il aura bien sa chance
d’autant plus que l’équipe sera appelée à jouer des matches
de la Coupe d’Afrique prochainement», a souligné le technicien portugais. Pour sa part, le défenseur international
camerounais, qui n’a pas caché sa déception suite à sa nonconvocation pour les matches précédents du championnat
de Ligue 1, espère toutefois faire partie des 18 convoqués
pour ce mardi à l’occasion du match MCA-MOB au stade
Omar-Hamadi lors de la 20e journée.
Ah. A.
Sports
FOOTBALL
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
13
Hayatou en quête
d’une nouvelle virginité
LE MAROC PAS SI LOURDEMENT SANCTIONNÉ, SELON FRANCE FOOTBALL
l «Si vous faites ça,
vous tuez le football marocain», aurait dit Issa
Hayatou à ses pairs du
Comité exécutif de la CAF
avant l’annonce, vendredi
matin, des sanctions à l’encontre
du
Maroc
«défaillant» à l’organisation de la CAN-2015 qui se
termine ce soir à Bata
(Guinée équatoriale avec la
finale Côte d’Ivoire-Ghana.
Les propos sont rapportés par France Football
dans son édition électronique d’hier. Le Maroc
aurait, selon la même source, été épargné d’une sanction autrement plus lourde si
le CE de la Confédération
africaine avait maintenu sa
première mouture des sanctions engendrées par le
retrait de l’organisation de
cette 30è édition finalement
«sauvée» par la Guinée
équatoriale. F.F. croit savoir,
en effet, que la première
épreuve du P-V des sanctions prévoyait une suspension du football marocain,
clubs et sélections, jusqu’en
2022. Une interdiction qui
aurait été défendue par une
des deux tendances lourdes
USM ALGER
Quel entraîneur
pour remplacer
Velud ?
Une semaine après
avoir limogé Hubert Velud,
l’équipe de l’USM Alger
est toujours sans entraîneur. Et c’est le duo DziriAksouh qui continuera à
assurer l’intérim pour les
jours à venir, selon Rachid
Redjradj, vice-président
du club, qui affirme que
plusieurs CV de techniciens étrangers et algériens, susceptibles de
prendre en main la barre
technique de l’USMA, sont
sur le bureau du président. «On a plusieurs propositions, mais on préfère
temporiser avant de recruter un nouvel entraîneur»,
a-t-il souligné en précisant
que le club a déjà nommé
l’Allemand Otto Pfister en
tant que DTS qui s’occupera de toutes les catégories y compris l’équipe
première. Le responsable
de l’USMA, qui affirme ne
pas vouloir perturber
l’équipe qui disputera un
autre match de championnat ce mardi face à
l’USMH, préfère laisser
Dziri et Aksouh assurer
l’intérim d’autant plus que
l’équipe a réalisé un bon
résultat vendredi en battant le RCA 5-1, un score
jamais réalisé cette saison
par les camarades de
Belaïli.
Ah. A.
siégeant au sein du
Parlement du football africain. C’est à ce moment là
que la parole (prépondérante) d’Issa Hayatou a épargné au Maroc un tel jugement fatal au sport-roi du
royaume chérifien. L’auteur
de l’article ne dit pas si cette
sanction était extensible aux
compétitions organisées par
la Fifa même s’il faut rappeler que toutes les mesures
disciplinaires prononcées
par une association ou une
confédération font l’objet
d’une extension dans les
structures régionales et
internationales.
Il faut juste souligner
qu’hormis les sanctions
financières inspirées de l’article 92-4 du chapitre 3,5
relatif aux retraits, consacré
dans les règlements liés à
l’organisation de la CAN
(voir encadré) la CAF a travesti ostensiblement les dispositions de l’article 41 des
règlements d’application de
ses statuts. D’ailleurs, au
lendemain de la publication
des mesures à l’encontre du
Maroc, il était impossible de
«solliciter» une lecture desdits statuts sur le site de la
CAF. Les «penseurs» de la
Confédération savent bien
que leur décision de l’article
en question était le fruit
d’une lecture allégée.
Comme pour épargner le
chou et la chèvre. Le Maroc
s’en tire, globalement, à bon
compte, lui qui a failli à ses
engagements, en refusant
d’obtempérer à la volonté du
roi Hayatou. Ce dernier, élu
en 1988 à Casablanca, sous
l’égide d’un Algérien (regretté Hadj Bensaïdane) qui a
pesé de tout son poids
auprès de ses pairs nordafricains pour introniser le
prince de Garoua à la présidence de la CAF, aura réussi un nouveau tour de vis
salutaire à sa «pérennité»
au sein d’une instance qui
Photo : DR
Le Soir
d’Algérie
fonctionne
mafieux.
au
Ce que dit le chapitre 35 : retraits
régime
B. M.
Article 91 : Les cas de force majeure restent réservés et seront
tranchés par la Commission d’organisation.
Article 92 : Si un pays qui a obtenu l’organisation du tournoi final
de la Coupe d’Afrique des nations se désiste, il lui sera infligé,
outre les sanctions disciplinaires, une amende selon le barème
suivant :
92.1. : Retrait notifié deux ans ou plus avant la date du tournoi
final : amende de cent mille (100 000) dollars US
92.2. : Retrait notifié moins de deux ans avant la date du tournoi
final : amende de trois cent mille (300 000) dollars US.
92.3. : Retrait notifié moins d’un an avant la date du tournoi final :
amende de cinq cent mille (500 000) dollars US.
92.4. : Retrait notifié moins de six mois avant la date du tournoi
final : amende d’un million (1.000.000) de dollars US, et ce pays
s’acquittera, également de la réparation de tous les préjudices
moraux et financiers subis par la CAF et par les participants.
ANDRE AYEW :
«Personne ne comptait sur nous»
Le Ghana n'a plus gagné une CAN depuis 1982 et a
perdu en finale en 2010, cela vous pèse-t-il ?
«Cela ne pèse pas sur nous, parce qu'avant ce tournoi, personne ne comptait sur nous. Et on a eu trois sélectionneurs en
six mois. On est là sereinement, tranquillement, on va essayer
de gagner pour rendre notre peuple fier. Par rapport à 2010, ce
sont des finales différentes. On avait 13 ou 14 joueurs qui
avaient gagné le Mondial des moins de 20 ans peu avant. On
est entré sur le terrain et on a attaqué, attaqué, et à la fin
l'Egypte a marqué. On manquait d'expérience. Cette fois, on a
plus d'expérience, on espère que cette finale sera la bonne.
Les gens ont oublié la finale en Angola. On va faire notre boulot et tout donner. J'espère que les dieux du football seront de
notre côté».
En 1992, votre père Abedi Pelé perdait la finale (sans
jouer), contre la Côte d'Ivoire : allez-vous jouer pour lui
dimanche ?
«Pas du tout. On n'en a pas parlé. Mon père était suspendu
après deux cartons jaunes. Il est ghanéen, et je veux gagner
pour le Ghana. On joue pour notre pays, une finale ça se
gagne. Ce n'est pas une histoire de revanche, il s'agit de savoir
qui va gagner la coupe. Le Ghana a travaillé dur pour en arriver là. Ce qui nous importe est de ramener la coupe, tout ce
qui est autour n'est pas important pour nous».
Que retenez-vous d'Hervé Renard, actuel entraîneur de
la Côte d'Ivoire et adjoint du sélectionneur du Ghana
Claude Le Roy en 2007-2008 ?
«Il m'a beaucoup apporté. On a des relations particulières,
c'est quelqu'un pour qui j'ai de l'affection. Demain (dimanche),
c'est une finale de Coupe d'Afrique et tout le monde veut être
victorieux, mais ça ne changera pas le fait qu'on se respecte et
s'apprécie un peu plus que la norme».
YAYA TOURÉ
Le sacrifice du capitaine
Milieu tout-terrain et référence mondiale à son poste, Yaya
Touré a accepté sans rechigner d'évoluer dans une position
plus reculée, quitte, en bon capitaine, à limiter son rayonnement pour le bien du collectif ivoirien, opposé au Ghana ce soir
à Bata en finale de la CAN-2015. Présent aux deux finales perdues aux tirs au but (2006 et 2012), le capitaine est forcément
très attendu, et d'abord par son sélectionneur. «J'avais dit
avant la demi-finale qu'il serait présent, et on l'a vu : son but
fantastique n'est pas venu par hasard, a souligné hier Hervé
Renard. Ce genre de joueurs fantastiques sont toujours prêts
pour les matches importants, ils n'ont pas la pression.
L'adrénaline de la compétition les rend différents». Pourtant, la
tâche est ingrate pour la star de Manchester City, mais la
quête de ce trophée que les Eléphants convoitent en vain
depuis 1992 est peut-être à ce prix. La campagne qualificative
délicate de la Côte d'Ivoire a appris une chose essentielle à
Hervé Renard : ses vedettes devaient se mettre au garde-àvous et accepter sa discipline rigoureuse si elles voulaient
enfin réussir là où la «génération Drogba» a toujours échoué.
Et Yaya Touré a été le premier à parfaitement saisir le message de son sélectionneur. Pour ceux qui ont l'habitude de le voir
avaler les kilomètres sous le maillot de City en Premier
League, le choc a d'abord été rude et ses prestations discrètes
au début du tournoi cachaient forcément un souci physique ou
une grosse fatigue liée à la période des fêtes de fin d'année
surchargée en Angleterre. Autre thèse avancée : le poids du
brassard récupéré après la retraite du légendaire Didier
Drogba. Hervé Renard avait lui-même donné du sens à cette
théorie en expliquant après le premier match contre la Guinée
(1-1) qu'«on n'a pas vu le meilleur Yaya Touré.» «C'est à lui de
porter l'équipe à bout de bras parce qu'il a une charge sur les
épaules et une grande responsabilité, avait également expliqué le Français. Il doit emmener ses coéquipiers avec lui, montrer l'exemple, s'il n'est pas capable d'élever son niveau, ce
sera très difficile pour nous».
«On lui demande un autre travail»
Renard n'avait pourtant pas tout dit et il a fallu la 2e rencontre face au Mali (1-1) pour comprendre le fond de l'affaire.
Si le quadruple meilleur joueur africain de l'année était aussi
économe de ses efforts, c'était uniquement en raison des
consignes très strictes de son entraîneur. «La Côte d'Ivoire
n'est pas Manchester City. Le potentiel des joueurs n'est pas le
même. A City, il y a des joueurs capables de défendre très
bien et de créer. Chez nous c'est différent, donc on lui demande un autre travail», a lancé le technicien français. Oubliées
donc les longues chevauchées de ce joueur «box to box»,
capable de défendre, attaquer, tacler et marquer. L'ancien
milieu de Monaco (2006-2007) et du FC Barcelone (20072010) s'est transformé en une sorte de vigie devant la défense,
chargée de sécuriser l'entrejeu et d'effectuer la première relance, sans trop se projeter vers l'avant. Depuis le début des
matches à élimination directe, Yaya Touré a toutefois mis un
point d'honneur à gonfler des statistiques jusque-là faméliques.
Il a d'abord déposé un coup franc sur la tête de Wilfried Bony
pour le 2e but ivoirien qui a quasiment achevé l'Algérie en quart
de finale (3-1), avant d'ouvrir le score en demi-finale contre la
RD Congo d'une magistrale reprise en demi-volée sous la
barre (3-1). «Il a décroché une frappe que peu de joueurs peuvent faire, s'est félicité Renard. Je ne suis pas d'accord avec
ceux qui disent qu'il fait un mauvais tournoi. On voit un Yaya
Touré qui se sacrifie pour le collectif, il travaille, oriente le jeu. Il
emmène ses coéquipiers». Jusqu'au titre suprême ?
Sports
FOOTBALL
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
14
Soirée de stars pour
le titre suprême
FINALE DE LA 30e ÉDITION DE LA CAN, CE SOIR (20H) À BATA :
CÔTE D’IVOIRE - GHANA
l C’est jour de clôture
de la CAN de football.
Boudée par le Maroc sous
prétexte de menace
d’Ebola, et marquée par
l’absence de quelques
ténors (Nigeria et Egypte
notamment) de la scène
continentale, cette manifestation a fini par consacrer deux sélections versées, lors du premier tour,
dans ce qui était convenu
d’appeler «les deux
groupes de la mort».
Côte d’Ivoire-Ghana
n’est pas un simple remake
du rendez-vous final de la
18e CAN disputée, en 1992,
au Sénégal. Cette nouvelle
explication de ces deux gros
bras du football africain est
une finale attendue entre
deux formations ayant résisté à toutes les vagues.
Pendant les qualifications déjà, puis à l’occasion
de cette dernière confrontation d’un tournoi qui n’a pas
été ménagé par les critiques. Terrains à la limite
du praticable à Mongomo et
Gyan
toujours
incertain
GHANA
L'attaquant et capitaine
du Ghana Asamoah Gyan,
blessé à la hanche, est
incertain pour la finale de
la CAN-2015 aujourd’hui
contre la Côte d'Ivoire,
selon son sélectionneur
Avram Grant. «On est
venus pour s'entraîner hier
(vendredi) mais on ne
nous a pas autorisés, et
donc, on n'a pas pu voir
comment il était, on verra
aujourd'hui», a dit l'entraîneur israélien hier en
conférence de presse.
L'équipe du Ghana, qui a
atterri vers 16h30 vendredi à Bata en provenance
de Malabo où elle avait
disputé sa demi-finale
contre la Guinée équatoriale (3-0) marquée par de
violents incidents venant
des tribunes, n'a pu s'entraîner en fin d'après-midi
sur le terrain annexe du
stade de Bata faute
d'éclairage. Gyan a été
blessé à la hanche après
un contact avec le gardien
de la Guinée en quart de
finale (3-0) dimanche dernier et n'a pas participé à
la demi-finale. En son
absence, l'attaque était
menée par Jordan Ayew
et Appiah, avec Andre
Ayew et Atsu en soutien.
Photo : DR
Le Soir
d’Algérie
Ebebiyin, arbitrage scandaleux lors d’un certain
Tunisie-Guinée équatoriale
et des conditions de séjour
«difficiles» pour les participants : la CAN-2015 s’achève pourtant, aujourd’hui, par
un must qui verra deux
équipes au potentiel technique et humain très fourni.
La Côté d’Ivoire sacrée en
1992 au bout d’une éprouvante série de tirs au but
aura à se défaire d’un quadruple champion. Un passé
qui pèsera aussi lourdement
que les «pachydermes»
emmenés par le Renard
français, qui avait conquis le
trophée africain, sur ces
mêmes terres équato-guinéennes quand il manageait
les Chipolopolos de Zambie.
Et contrairement à 2013
où il ne comptait que sur
quelques étoiles zambiennes, l’ancien driver de
l’USMA, aura sous ses
ordres de grandes vedettes
dont l’énorme Yaya Touré,
anobli par la CAF et adoré
aussi bien en Angleterre
qu’en Côte d’Ivoire. Renard
doit faire tout de même
attention à l’escouade de
l’Israélien Avram Grant au
sein de laquelle les noms et
le talent ne manquent point.
L’Algérie de Gourcuff en a
été la première à faire les
frais dans cette compétition
où les Verts étaient démesurément
considérés
comme le favori numéro 1.
Ce soir, le vainqueur aura le
mérite d’être derrière les
déboires de l’EN algérienne.
B. M.
Sports
Le Soir
d’Algérie
17 équipes au
départ de la 5e
édition
Dix-sept équipes prendront part à
la 5e édition du Grand Tour d'Algérie
cycliste 2015, prévu du 6 au 30 mars
prochain, a appris l'APS auprès des
organisateurs. «Dix-sept équipes
représentant 14 pays ont été retenues par la commission chargée de
l'organisation pour participer à la 5e
édition du GTAC-2015, un évènement sportif d'envergure internationale», a indiqué cette source. Parmi les
pays retenus pour prendre part à
cette compétition, figurent les PaysBas, Italie, Angleterre, Malte,
Allemagne, Maroc, Emirats arabes
unis et la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
«L'édition de cette année va être
marquée par la présence d'une équipe de la RASD, une formation qui
sera l'invitée d'honneur du GATC2015», a-t-il ajouté. Inscrit au calendrier de l'Africa Tour de l'UCI, le Tour
d'Algérie est régi par les règlements
de la FAC et ceux de l'Union cycliste
internationale. Il est placé sous le
contrôle d'un commissaire de course
et d'un inspecteur antidopage. Pour
ce faire, la FAC a inscrit également
les tours d'Annaba, de Constantine,
de Sétif et de Blida dans le calendrier
de l'UCI, et ce, pour permettre aux
athlètes des différentes équipes de
glaner un maximum de points au
classement UCI-Africa Tour en vue
des prochains championnats du
monde et des Jeux olympiques de
Rio 2016.
NATATION : LE MS LUI A
ACCORDÉ LE QUART DU BUDGET
PRÉVISIONNEL NÉCESSAIRE À SA
PRÉPARATION
Majda Chebaraka
file en sélection
du Brésil
«Nul n’est prophète en son pays.»
En sport, et en Algérie en particulier,
ce proverbe est religieusement
consacré. Et pour cause ! Une
nageuse, Majda Chebaraka en l’occurrence, risque de ne plus concourir
pour le pays de ses parents. Ses performances sont telles que les convoitises ne manquent pas. C’est le
Brésil, où elle évolue au sein de
l’AABB Brasilia, qui la convoite pour
faire partie de son élite. Mercredi dernier, la jeune nageuse (15 ans) a été
sélectionnée parmi les éléments
devant composer la sélection
Auriverde qui préparera le prochain
championnat sud-américain cadets
prévu du 15 au 20 avril à Lima
(Pérou). Une étape incontournable
aussi pour les présélections au championnat du monde juniors programmé
à Singapour entre le 25 et 30 août de
cette année. Si la gamine a encore le
temps de choisir, il est à craindre que
sa carrière internationale soit déjà tracée. Faute d’un soutien financier
conséquent (le ministère des Sports
n’a daigné accorder que le quart du
budget prévisionnel réclamé) pour
une préparation adéquate aux prochaines compétitions internationales
dont les Mondiaux seniors à Kazan
(Russie), du 25 juillet au 9 août, et
ceux des juniors à Singapour (25 au
30 août 2015), ainsi que les championnats arabe et africain, Majda
Chebaraka devrait défendre les couleurs du Brésil. Ainsi va la gestion du
sport en Algérie.
B. M.
HANDBALL
15
«Le ratage de la sélection est
purement d’ordre technique»
M. KHERAÏFIA HABIB (DTN/FAHB) SORT DE SA RÉSERVE APRÈS LE MONDIAL :
l Après que les lampions
furent éteints sur le féerique
Mondial du Qatar marqué malheureusement par une humiliante 24e
et dernière place de l’EN algérienne, M. Kheraïfia Habib, directeur
technique national de la FAHB,
sort de sa réserve pour éclairer
l’opinion sportive sur certains
aspects de la participation algérienne à cette compétition mondiale et par extension sur l’activité
de la DTN.
Comment jugez-vous la participation de notre équipe nationale
au Mondial 2015 ?
De toute évidence, la participation de notre équipe nationale à ce
Mondial a été catastrophique.
L’équipe a montré dès son entrée en
lice à la compétition, un grand déficit
sur le plan physique. Le système
avec un match tous les deux jours
au lieu d’un, lui a épargné d’autres
déboires.
Sur quel plan se situe ce ratage ?
Ce ratage est purement d’ordre
technique et est de l’entière responsabilité de l’entraîneur. Il se situe,
comme cité plus haut, sur un déficit
évident dans la préparation physique
qui s’est répercuté sur les volets
technico-tactique et psychologique.
Sans oublier l’utilisation irrationnelle
des joueurs durant la compétition.
Parlez-nous de l’élaboration
du programme de préparation des
Verts pour ce Mondial.
Le programme de préparation au
Mondial a été entamé le 29 mars
2014 (date IHF) après la fin de la
CAN, le 26 janvier 2014, avec un
stage en Slovénie du 31 mars au 7
avril ponctué par 3 matchs amicaux.
Le programme a été respecté dans
sa totalité, hormis le stage du mois
de juin.
Comment se sont préparés les
stages à l’étranger ?
Ma mission a été totalement
remplie par un support logistique et
administratif pour que l’équipe nationale se prépare dans les meilleures
conditions possibles. Se mettre au
service de l’équipe nationale est un
honneur et un devoir, bien que
n’étant plus DTN depuis le 28-092014, date d’expiration de mon
contrat qui n’a pas été, je tiens à le
préciser, renouvelé. J’ai continué par
acquit de conscience à assumer
cette fonction pour ne pas entraver
son fonctionnement. J’ai assumé le
lien et le contact des instances internationales et avec les fédérations
avec lesquelles des relations de travail étaient en cours sans oublier
toutes les opérations devant être
établies avec le ministère des
Sports.
Qui a confectionné la liste des
joueurs ayant participé au
Mondial ?
L’entraîneur national était totalement libre que ce soit sur la programmation ou la composante des
joueurs de l’équipe nationale.
Aucune immixtion n’a été constatée
que ce soit dans son travail, dans la
sélection des joueurs et encore
moins dans le contenu de son travail.
Quelles sont les raisons
exactes qui ont amené votre
retrait de la préparation des Verts
sur le terrain et votre absence à
Doha ?
Je ne me suis jamais retiré. Pour
rappel, je n’étais, à aucun moment,
sur le banc lors des rencontres de la
CAN 2014. Concernant mon absence au Qatar, je vous rappelle que vu
l’expiration de mon contrat et vu la
situation conflictuelle émanant de
l’entraîneur national vis-à-vis de ma
personne, lors d’un déjeuner en présence du président du Comité olympique algérien, j’ai pris la décision de
ne pas me déplacer en prenant soin
de tout mettre en ordre pour ce
déplacement concernant les dossiers de sortie, les visas, les accréditations, le volet de l’hébergement
lors des stages en Algérie et à
l’étranger. Je me suis retiré de l’entourage du coach national afin d’éviter tout malaise.
Quelles sont les raisons du
remplacement de l’entraîneur des
gardiens de but, M. Mouici ?
Après la CAN, l’entraîneur national a demandé le changement de
l’entraîneur des gardiens de but pour
le remplacer par celui des gardiens
de but du GSP (M. Helal) évoquant
une incompatibilité avec M. Mouici.
Pourquoi le staff technique
était-il réduit à une seule person-
ne ?
L’entraîneur national n’a, à
aucun moment, jugé utile d’être
secondé, en dehors du fait de changer l’entraîneur des gardiens de
but, se sentant peut-être tout à fait
satisfait de la composante de son
staff après le sacre africain. Quant
aux déclarations de l’entraîneur par
voie de presse réclamant l’élargissement de son staff, je tiens à préciser qu’aucune demande verbale
ou écrite ne m’a été adressée.
Au lendemain du Mondial du
Qatar, nombre d’observateurs
ont fait remarquer que la relève
n’existe pas…
La relève est bel et bien en préparation. Il était impératif pour la
FAHB de relancer toutes les catégories dont certaines étaient en
veilleuse depuis longtemps. Je ne
veux incriminer aucun des anciens
bureaux fédéraux qui ont activé
dans des contextes différents. La
priorité s’est portée sur les U19 et
les U21 dans l’optique de mettre en
place des équipes performantes et
constituer le réservoir de l’équipe
nationale A qui souffre de renouvellement de joueurs de talent et d’une
digne participation de ces deux
catégories au Championnat du
monde 2015 en Russie et au Brésil.
Ce plan est dans l’optique du
Championnat du monde U21 qui
aura lieu en Algérie en 2017. Il y a
eu aussi la relance des U17 avec
une participation au Championnat
méditerranéen du 15 au 22 février
2015 en Italie. En outre, les U18 et
les U20 féminines préparent les
championnats d’Afrique de juillet
2015 au Kenya qualificatifs au
Championnat du monde 2016.
Est-ce que les moyens existent pour la concrétisation du
plan de la DTN ?
Les moyens de la FAHB pour la
concrétisation du plan d’action de la
DTN sont loin d’être à la hauteur de
Photo : DR
CYCLISME : GRAND
TOUR D'ALGÉRIE-2015
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
sa politique et de ses ambitions.
Quant aux staffs techniques des différentes catégories, ils n’ont, à ce
jour, pas eu de contrats et ne sont
pas rémunérés. Cette malheureuse
situation n’a nullement entravé leur
engagement. D’autre part, nous ne
pouvons avoir une gestion professionnelle lorsque des directions
internes sont dépourvues de directeur. Pour relancer l’activité dans
ces directions-là, j’ai transmis une
liste du personnel devant intégrer la
DTN au sein du bureau fédéral et
au niveau du ministère. Pour le
moment, seule Mme Mahour Bacha
exerce comme directrice du développement et de la formation mais
sans aucun personnel et, le
comble, sans contrat et sans rémunération. Il est, de ce fait, impossible de concrétiser un programme
si ambitieux. Il faudrait un engagement moral vis-à-vis des personnes
qui m’ont fait confiance et des staffs
mis en place dans les différentes
catégories pour l’établissement de
contrats et une valorisation par une
rémunération conséquente.
Propos recueillis par
Hamid Chabaraka
Le conclave tant attendu
RÉUNION DU BUREAU FÉDÉRAL AUJOURD’HUI
Au lendemain de la participation catastrophique de
notre équipe nationale messieurs au 24e Mondial du
Qatar, le bureau exécutif de la Fédération algérienne
de handball (FAHB) se réunira cette matinée au siège
de cette instance. Ce conclave attendu après la
désillusion ressentie par cette inimaginable dernière
place sera l’occasion des élus de faire le bilan objectif
et de connaître les raisons ayant engendré cette situation. Avant de statuer, les élus analyseront les différents comptes-rendus du coach national, du chef de
délégation sur les péripéties de cette campagne qatarie. Comme M. Zegueli Réda a démissionné de son
poste dès la dernière rencontre jouée par ses proté-
gés, incluant par là même son staff, il sera question du
choix du futur sélectionneur national. Pour ne pas se
précipiter, les élus devront étudier toutes les options
allant du choix d’un coach algérien à celui d’un staff
étranger. Pour cette possibilité, il faudrait que le ministère des Sports soit impliqué, car les moyens financiers de la FAHB sont loin d’égaler ceux de l’instance
du football algérien. L’occasion sera propice pour
maintenir M. Kheraïfia Habib dans ses fonctions de
directeur technique national et mettre les moyens
conséquents pour réaliser le plan d’action de cette
direction fédérale.
H. C.
La sélection algérienne rentre demain de Turquie
BASKET-BALL : EN PRÉVISION DU TOURNOI RETOUR DE L’AFROBASKET 2015
l La sélection algérienne de
basket-ball, en stage depuis le 1er
février en Turquie, regagnera
Alger demain lundi avant de s’envoler vers le Maroc mercredi pour
disputer le tournoi retour qualificatif pour l’Afrobasket 2015.
Le Cinq national, qui a déjà
effectué son premier regroupement
à Alger fin janvier, a disputé deux
matches amicaux à la salle Harcha
contre la sélection du Mali en remportant la première manche (68-48)
avant de s’incliner lors de la seconde partie (56-74). Le staff technique
national n’a convoqué que les
joueurs locaux pour les deux
stages, sans faire appel à Fayçal
Sahraoui (La Rochelle, France) et
Samir Mekded (France), sans club
depuis décembre dernier. La sélection nationale occupe la première
place avec 4 points du tournoi aller,
disputé à Alger début janvier. Elle
devance le Maroc d’un point et la
Libye de deux points.
Le tournoi Afrobasket-2015 se
jouera sous forme d’un championnat
en aller-retour ; l’aller s’est joué à
Alger alors que le retour est prévu
au Maroc les 13, 14 et 15 février. Ce
tournoi concerne la zone 1 qui
regroupe l'Algérie, la Libye, le Maroc
et la Tunisie. Celle-ci étant déjà
qualifiée en tant que pays organisa-
teur, il reste ainsi un seul ticket à
gagner entre les autres sélections, à
savoir l’Algérie, le Maroc et la Libye,
qui devront se départager sur le parquet de la salle de Salé.
Le Cinq marocain en stage à Rabat
Après avoir effectué son premier
regroupement la semaine dernière à
Ifrane, la sélection marocaine de
basket-ball messieurs, qui prépare
le tournoi retour qualificatif pour
l’Afrobasket 2015, entame dès
aujourd’hui, dimanche 8 février, un
autre stage de préparation à Rabat.
Celui-ci s’étendra jusqu’au dernier
jour du tournoi, soit le 15 février. Le
sélectionneur marocain Saïd El-
Bouzidi a convoqué 16 joueurs dont
Nadji Yacine qui évolue en France.
Le staff technique des Lions de
l’Atlas se dit confiant quant au résultat final du tournoi qui se jouera les
13, 14 et 15 février à Salé, près de
la capitale marocaine. Pour rappel,
le Cinq marocain, qui a battu la
Libye (94-56) et perdu contre
l’Algérie (80-81) lors du tournoi aller
à Alger début janvier, affrontera à
nouveau les mêmes adversaires
lors du tournoi retour à Salé pour
tenter d’arracher le seul ticket qualificatif de la zone A, en plus de la
Tunisie, déjà qualifiée en tant que
pays organisateur.
Ahmed A.
TOUT SAVOIR
Dimanche 8 février 2015 - Page 16
PRÉPARATION DE LA SEMAINE
Inhalation contre le rhume
Contre le rhume ou la sinusite…
1. Ingrédients :
- 1 cuillère à café de feuilles fraîches de thym ou 2 cuillères à
café de feuilles séchées
- 1 cuillère à café de feuilles fraîches de menthe poivrée ou 2
cuillères à café de feuilles séchées
- 1 litre d'eau
2. Préparation
- Faites bouillir l'eau
- Mettez les plantes dans une théière ou un bol
- Rajoutez l'eau bouillante sur les plantes et laissez infuser pendant 10 minutes
- Filtrez
- Versez ce mélange dans un appareil pour inhalation.
Remarque : la tisane doit être très chaude à bouillante afin de
garantir une bonne évaporation et donc une bonne pénétration de
la vapeur dans les voies respiratoires du nez
3. Posologie :
- Faites une inhalation pendant environ 5 à 10 minutes (avec de
l'eau chaude à bouillante). Faites 2 à 3 inhalations par jour.
Remarque : si vous n'avez pas d'appareil à inhalation, vous
pouvez aussi utiliser un bol avec une serviette (enrobez votre tête
avec la serviette ou linge, les bords de la serviette entourant le bol).
OSTÉOPOROSE :
un lien avec l’état d’esprit ?
Une étude récente montre que les femmes les plus satisfaites de leur vie ont une meilleure densité osseuse que
celles qui sont déprimées…
Plus de 2000 femmes finlandaises ont participé à l’étude ;
les chercheurs ont évalué leur densité osseuse et aussi leur
satisfaction par rapport à leur existence en utilisant une
échelle simple basée sur quatre questions.
Résultat : sur 10 ans, la densité osseuse moyenne diminuait ; mais une plus grande satisfaction limitait cette diminution. A l’inverse, les personnes hospitalisées pour dépression avaient une perte osseuse plus importante.
Pour les responsables de l’étude, cela montre qu’il faudrait tenter d’améliorer l’état d’esprit des femmes, et pas seulement leurs habitudes de vie, pour diminuer l’ostéoporose.
La carotte,
anti-cholestérol
La carotte possède une
action favorable sur le taux du
cholestérol sanguin. Selon une
étude américaine, manger 200g
de carottes crues, chaque jour,
peut faire chuter de 11% le taux
du cholestérol. Ce bienfait
serait attribuable aux fibres de
la carotte (en particulier aux
pectines, qui ont une action
«séquestrante» sur les sels
biliaires et les acides gras).
Du jus de citron comme
démaquillant naturel
Pour démaquiller la peau
de façon naturelle et éliminer les
impuretés de la peau, le jus de
citron est un remède idéal.
Extraire le jus d’un citron,
puis le mélanger avec de l’eau
de rose, à portion égale.
Imbiber un coton avec la lotion
préparée et le passer sur votre
visage, matin et soir.
Tonique pour peaux
grasses
Ce tonique est surtout
destiné aux peaux grasses - les
plus sensibles souffriront peutêtre de l'acidité. Mettre les
zestes d'un citron, d'une orange
et d'un pamplemousse à infuser
dans 30 cl d'eau minérale pendant douze heures. Au moment
de la préparation, fouetter un
blanc d'ouf avec le jus d'un
demi-citron (sans pépins et sans
pulpe). Tamiser le liquide à
base de zestes, y ajouter l'oeuf
battu. Appliquer avec un coton.
L’écorce d’orange, pour
perdre du poids
Surprenant ? Souvenezvous dès à présent que l’écorce
d’orange est un excellent complice naturel des régimes amincissants. Il suffit de préparer
une infusion à base de zeste et
vous réussirez à booster le
métabolisme de votre corps et
ainsi éliminer la graisse en
bénéficiant d’un apport énergétique. Vous pouvez vous en préparer deux tasses d’infusion par
jour, en prendre une en vous
levant et l’autre au cours de
l’après-midi.
Douleurs des molaires
Vous pouvez utiliser de l’ail
pour traiter les douleurs de vos
molaires. Pour cela, vous devez
écraser trois gousses d’ail et les
mélanger avec un peu de sel.
Appliquez ensuite ce remède
sur la dent qui vous gêne, et
laissez agir pendant quelques
minutes. Une salive se produira,
l’ail lancera des jus de son côté,
et vos douleurs dentaires disparaîtront.
L’orange apaise le stress
et la dépression
Grâce à sa forte teneur en
vitamines et oligoéléments, l’acide citrique fait de l’orange un
excellent allié pour combattre
les moments de stress et de
dépression.
Du gras dans les artères
peut empêcher l’érection
Des difficultés d’érection qui
persistent, et même s’aggravent, sont peut-être le signe
d’une athérosclérose. Cette
maladie se caractérise par la
formation de dépôts graisseux
sur la paroi des artères (ou
«plaques d’athérome»), qui les
rétrécissent, et par un épaississement du sang. Résultat : il
parvient moins bien à gorger les
corps caverneux du pénis qui
peine à se durcir.
Selon le Dr Sylvain Mimoun,
«un homme ayant un trouble
érectile permanent est à risque
dans les 3 à 5 ans d’avoir un
problème cardio-vasculaire, tel
qu'un infarctus». Que faire ?
Face à tous problèmes d’érection qui persistent, il faut consulter. Même si ce n’est pas toujours facile d’en parler, plus le
problème est pris en charge tôt,
mieux il sera soigné.
sur les plantes médicinales
E-mail : [email protected]
MAL AU GENOU
Des remèdes pour atténuer
la douleur
On peut avoir mal à un genou à n’importe quel âge.
Une contusion, un problème de ligament ou un début
d’arthrite en sont les causes les plus communes. Ce
que nous savons avec certitude, c’est que la douleur
peut être paralysante et nuire à notre qualité de vie.
C’est grâce à l’articulation
du genou que nous pouvons
monter les escaliers, marcher,
courir… Il n’existe probablement pas un mouvement
aussi fondamental que celui
qu’effectue cette partie du
corps. Voilà pourquoi il est
normal de ressentir une douleur ou une gêne de temps à
autre. Nous vous donnons
quelques conseils simples à
suivre !
L’huile d’olive
L’huile d’olive est un bon
remède pour soulager la douleur. Elle a des propriétés
anti-inflammatoires et de plus,
elle active la circulation. On
peut effectuer un léger massage deux fois par jour en
appliquant deux cuillerées
d’huile d’olive, et ensuite
mettre un bandage autour du
genou. C’est un bon remède
pour soulager la douleur.
Une poche de glace
C’est une solution efficace
pour réduire l’inflammation et
Du curcuma
pour soigner
les maux
de ventre
Le curcuma (erq lasfar)
stimule la sécrétion de la
bile, donc la digestion. Ses
bienfaits sont reconnus par
l’OMS pour soigner la dyspepsie (maux d'estomac,
nausées, perte d’appétit).
Par ailleurs, selon des
études menées sur des
animaux, il pourrait contrer
la bactérie Helicobacter
pylori, responsable d’ulcères gastriques et duodénaux. Enfin le rhizome de
curcuma contient des curcuminoïdes, des substances antioxydantes et
anti-inflammatoires, ce qui
lui confèrerait des effets
anticancer.
Des données épidémiologiques ont d’ailleurs souligné que la prévalence de
plusieurs cancers (côlon,
sein, prostate, poumon)
était moindre en Asie,
continent où l’on consomme beaucoup de curcuma.
pour soulager la douleur. Il
suffit d’appliquer une poche
remplie de glaçons sur le
genou pendant une vingtaine
de minutes (pas plus longtemps pour ne pas brûler la
peau).
Un remède à base de farine
de blé et de curcuma
On peut élaborer une pâte
anti-inflammatoire à base de
lait, de farine de blé, d’huile
de ricin et de curcuma en
poudre. Versez trois cuillerées
de farine de blé, une cuillerée
d’huile et une pincée de curcuma dans un demi-verre
d’eau chaude. Faites une préparation d’une consistance
pâteuse pour pouvoir l’appliquer sur le genou, une fois
tiède. Ce remède vous apportera un grand soulagement.
Les huiles de massage
On prépare de l’huile fait
maison thérapeutique selon la
température du genou pour
l’appliquer quotidiennement
afin de réchauffer ou rafraîchir
la zone affectée :
• Si vous avez une inflammation, un gonflement ou la
peau toute chaude : utilisez
50 ml d’huile d’amande avec
15 gouttes d’huile essentielle
de menthe.
• Si vous avez une douleur
mais votre peau est froide :
utilisez de l’huile d’olive ou de
sésame avec 15 gouttes
d’huile essentielle de gingembre.
Des anti-inflammatoires
naturels
Certains aliments nous
permettent de réduire l’inflammation du genou. Si vous
incluez ces aliments dans le
cadre d’une alimentation
variée, vous vous sentirez
beaucoup mieux. Il faut inclure dans votre diète un apport
suffisant d’oméga-3 (présents
dans le saumon, les harengs,
les sardines…), des graines
de lin, du brocoli, de la canneberge (en pharmacie), du curcuma, de l’ananas, du thé
vert…
Quelques recommandations
supplémentaires
pour vos genoux
• Évitez de trop grossir, car
les genoux souffrent beaucoup à cause de l’obésité.
• La nage est un sport très
adéquat pour renforcer les
genoux.
• Si vous souffrez d’arthrose du genou, évitez de réaliser des sports intensifs,
comme la course à pied ou
les longues randonnées en
vélo. Lorsque la douleur s’intensifie, le mieux est de vous
reposer.
• Les médicaments antiinflammatoires ont souvent de
nombreux effets secondaires ;
si vous devez avoir recours à
des médicaments, optez pour
le paracétamol.
Voici ce qu'il faut dire pour
stopper la douleur
Selon une étude scientifique, crier une simple onomatopée lorsqu'on a mal suffirait à soulager la douleur.
«Aïe !» Il n'y a rien de mal à exprimer sa douleur, au
contraire cela la soulage. Selon une étude publiée dans le
Journal Of Pain, crier après un coup ou une brûlure est
une réaction instinctive pour distraire le cerveau et ne
pas penser à la douleur. «Comme ils se trouvent sur le
même réseau nerveux, le mécanisme biologique de vocalisation endommagerait le trajet entre la douleur et le cerveau» expliquent les chercheurs. Pour en arriver à cette
conclusion, ils ont demandé à 56 volontaires de garder
une main dans l'eau chaude et crier «aïe» lorsqu'ils
avaient mal. Un autre groupe a dû faire la même chose,
mais en silence.
«Aïe» agit comme un analgésique… Selon les résultats, les personnes qui ont crié «aïe» ont réussi à endurer
la douleur en moyenne 30 secondes de plus que celles
qui sont restées silencieuses. Pour le groupe d'étude,
exprimer sa douleur agit comme une sorte d'analgésique.
POURQUOI MANGER DES ŒUFS RENDRAIT PLUS GÉNÉREUX ?
Grâce à un acide aminé présent dans les
œufs, les consommateurs seraient deux fois plus
aptes à donner de l’argent, selon une étude néerlandaise. Manger des œufs pourrait vous rendre
deux fois plus généreux, constate une étude de
l’Université de Leiden (Pays-Bas). Le responsable
de ce changement de comportement serait un
acide aminé, le tryptophane, un composé présent
dans les œufs, mais aussi dans le poisson ou
dans le lait.
La sérotonine, une hormone de bien-être…
Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont
demandé à 16 volontaires de prendre chaque jour
0,8 grammes de tryptophane (l’équivalent de trois
œufs), les 16 autres ont pris un placebo en
poudre. Chaque personne a reçu la somme de
7,50 livres (presque 10 euros) pour sa participa-
tion et a eu la possibilité d’en reverser une partie à
une association caritative. En moyenne, les psychologues ont constaté que le premier groupe
reversait 75 pounds (presque 1 euro) contre la
moitié pour le deuxième groupe.
Les scientifiques expliquent ce changement
par la transformation du corps du tryptophane en
sérotonine, une hormone de bien-être semblable
à l’ocytocine produite également pendant l’amour
ou l’allaitement.
«Selon cette étude les aliments que l’on
mange ont une incidence sur l‘état d’esprit. La
nourriture agit comme un stimulateur cognitif qui
module la façon d’interagir socialement», explique
le D r Adam Perkins, neurobiologiste au King’s
College London sur le site britannique du
Dailymail.
Sachez que...
Le thé à la menthe est très
efficace pour débarrasser
la gorge et les voies
respiratoires de toute
trace de flegme pouvant
provoquer les
ronflements.
Ballonnements :
prenez du cumin
Le cumin est une épice
digestive qui aide à se débarrasser des ballonnements!
Faire bouillir 14 cuillères à
café de graines de cumin
dans une casserole d'eau
chaude. Laisser infuser pendant 15 minutes. Filtrer à l'aide d'un chinois. Boire le jus
obtenu après les repas.
Du miel pour faire
disparaître les cernes
Vous vous êtes réveillé ce
matin avec des yeux gonflés
et des cernes marqués ? Pas
de panique, le miel d'acacia
est là pour vous refaire une
beauté.
Verser une cuillère à café
de miel d'acacia dans la moitié d'un verre d'eau tiède.
Puis laisser le miel se dissoudre. Appliquer la préparation sur deux cotons et les
placer sous les yeux.
Attendre une dizaine de
minutes pour que ça agisse.
La prêle, pour prévenir
les problèmes osseux
La prêle, dite aussi queue
de cheval (dheyl el houssane), est très riche en silicium,
un minéral qui apporte une
bonne structure à nos os. Il
est possible d’en boire deux
ou trois petites tasses par
jour.
La camomille, un
analgésique naturel
Le thé de camomille
(baboundj) est idéal pour
désenflammer les muscles.
En plus, il permet aussi de
tranquilliser les nerfs. La
camomille contient une grande quantité de propriétés
pour votre corps. Elle vous
aidera à soulager les maux
de dos, ainsi que les douleurs
du cou ou de la ceinture.
Pour ce faire, consommez
jusqu’à trois tasses d’infusion
de camomille tout au long de
la journée et pendant la nuit.
Vous verrez, vos muscles et
vos articulations vous feront
bien moins mal !
Infection du rein : un jus
de céleri tout simple
Une stratégie très simple
qui vous permettra de réduire
l’infection de vos reins.
Vous avez besoin de
mixer deux tiges de céleri,
deux rondelles d’ananas et
une tasse d’infusion de camomille. Ajoutez-y un litre d’eau
et buvez-en tout au long de la
journée. Vous verrez que
vous vous sentirez mieux.
Saviez-vous
que...?
Le romarin vous donne de
l’énergie ? Il réduit la
fatigue, améliore la
circulation sanguine
surtout celle qui se dirige
jusqu’au cerveau. Il agit
comme un bon tonifiant si
vous êtes en train de
récupérer après une
maladie. Il vous revitalise
et vous donne beaucoup
d’énergie.
[email protected]
d’Algérie
Dimanche 8 février 2015 - PAGE 17
Pâte d'oranges
Oranges : 6, sucre semoule : 250 g, extrait de
vanille : 1 c. à café, noix de coco râpée : 100 g
Le
magazine de la femme
Page animée par Hayet Ben
DES ALIMENTS
PURIFIANTS VEDETTES
NUTRITION
PHOTOS : DR
Le Soir
Épluchez les oranges et placez les écorces dans un
saladier rempli d’eau froide. Laissez tremper toute la
nuit. Égouttez les écorces, puis coupez-les en fines
lamelles. Placez-les dans une casserole, couvrez
d’eau froide et portez à ébullition. Laissez cuire 20
min jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Égouttez-les.
Ajoutez le sucre et mélangez bien. Laissez cuire à feu
doux jusqu'à ce que le sucre fonde sans cesser de
remuer. Laissez cuire 10 min environ, puis ajoutez
l’extrait de vanille. Retirez du feu et laissez refroidir.
Prenez un peu de la pâte d’orange à l’aide d’une
petite cuillère, façonnez des boules et roulez-les dans
la noix de coco.
T r uc s e t a stuc e s
Taches de légume
Si la tache est très mouillée,
il faut immédiatement
l'absorber avec une éponge,
un buvard, du papier
absorbant (on peut même
utiliser du talc ou de la
farine). S'il reste des traces,
il est recommandé de
tamponner avec un chiffon
imbibé d'alcool et d'eau (1/4
d'eau et 3/4 d'alcool).
Taches d'œuf
Première chose : retirer l'excédent de la tache ! Ensuite,
on tamponne la zone tachée avec un chiffon imbibé d'un
mélange à parts égales d'eau et de vinaigre blanc pur. Il
est recommandé de rincer la zone détachée puis de la
sécher.
Certains fruits et légumes
regorgent de micronutriments
purifiants. Découvrez ou
redécouvrez-les, et n’hésitez
pas à les mettre aussi souvent
que possible dans vos menus
quotidiens.
L’ail est un excellent protecteur
du cœur et des vaisseaux.
Il fluidifie le sang, fait baisser la
tension artérielle et même le
mauvais cholestérol. C’est enfin
un bon désinfectant intestinal.
L’idéal serait d’en manger une
gousse par jour. Utilisez-le pour
parfumer vos plats. Afin de le
rendre plus digeste, enlevez le
germe, et afin de lutter contre
la mauvaise haleine, croquez
un brin de persil.
L’ananas, riche en potassium et
magnésium, est diurétique.
Il contient, en outre, une
enzyme rare, la briméline, qui
favorise le drainage.
L’artichaut, diurétique, est
également un excellent
dépurateur biliaire.
Le citron aide à combattre la
fatigue grâce à sa richesse en
vitamine C. Il régule le pH
sanguin (taux d’acidité).
Les choux, très peu caloriques,
apportent des fibres.
Mais attention, celles-ci, très
fermes, irritent les intestins
fragiles. Ces légumes sont
riches en vitamine C (75 mg
pour 100 g, ce qui suffit
presque à couvrir nos besoins
journaliers). Toutefois, leurs
composés soufrés les rendent
indigestes. Pour éviter ce
désagrément, cuisez-les sans
couvercle.
PARENTS
Choisir la monture des lunettes de son enfant
Lors de l'achat de lunettes pour un
enfant, il y a lieu de prêter attention à
une série d'aspects.
Le plus crucial, qui tombe sous le
sens, est que l'enfant aime ses
lunettes, car s'il ne les trouve pas
sympas, il ne les portera pas ! C'est la
raison pour laquelle, dès l'âge de cinq
ou six ans, il est chaudement
recommandé d'impliquer activement
l'enfant dans le choix de sa monture.
De plus, il faut tenir compte de la
constitution et des caractéristiques
physiques de l'enfant.
Les lunettes ne doivent pas exercer de
pression sur le nez ou les oreilles. Ces
dernières sont beaucoup plus fragiles
et sensibles chez l'enfant que chez
l'adulte. Les lunettes doivent
parfaitement s'adapter à la
morphologie du visage. Les enfants
présentent souvent une face plus
ronde, un nez plus court, tandis que
les oreilles sont généralement
implantées un peu plus haut que les
yeux. De plus, dans notre monde
d'adultes, les enfants regardent
beaucoup plus souvent vers le haut. La
monture doit donc être adaptée à ces
spécificités.
Les faits
Chaque jour, votre rasoir va devoir
éliminer les 0,40 mm de poil qui ont
repoussé. Ce n'est pas fini, l'exercice
du rasage consiste à guillotiner 6 000 à
25 000 poils. Tout un art !
Le bon moment
Le matin au lever. En effet, la peau bien
reposée est mieux disposée.
Mécanique ou électrique ?
Le rasoir électrique ne convient pas à
Le poireau, cousin de l’oignon,
contient une mine de fibres
pour stimuler et purifier les
intestins. Il est aussi diurétique
et regorge de minéraux
antioxydants.
Les poivrons et le piment
mobilisent et purifient les
intestins.
BEAUTE
LE MASCARA
COMMENT L'APPLIQUER ?
Installez-vous confortablement,
baissez la tête et commencez
par la paupière du haut. S'il
reste quelques traces de
poudre sur les cils, cela
donnera plus d'épaisseur. La
main fait un mouvement de la
racine des cils vers la pointe.
N'attendez pas que le mascara
sèche. Brossez les cils
immédiatement avec la petite
brosse à cils avant
d'entreprendre l'autre paupière.
Ainsi, vous enlèverez l'excédent
de mascara que vous aurez
étendu. Insistez sur les cils du coin externe de l'œil mais sans
tout enlever. Si vous avez les yeux ronds, n'en mettez pas trop
ou pas du tout sur les cils du coin intérieur. Attention, le mascara
résistant à l'eau sèche très vite! Pour la paupière inférieure,
enlevez l'excédent sur le bout de l'applicateur et appliquez-le
avec la pointe pour évitez les éclaboussures. Et brossez
immédiatement. Vous pouvez appliquer plusieurs couches de
mascara, en brossant les cils après chaque application.
Tadjine au persil
LA BARBE, C'EST RASOIR !
La corvée quotidienne du rasage, c'est
la barbe ! Certes, déjà répétée des
milliers fois, on maîtrise la technique.
En revanche, quelques astuces peuvent
aider les hommes à retrouver une peau
nette et douce, rasée de très près.
Le cresson et la roquette
participent à la régénération de
la flore intestinale et donc au
bien-être digestif.
Le radis et le fenouil sont des
nettoyants parfaits. Ils stimulent
les fonctions hépatiques et
biliaires, et favorisent ainsi
l’élimination rénale.
toutes les peaux. Quant au rasoir
mécanique, peu onéreux à la base, il
revient finalement cher compte tenu de
l'achat fréquent des lames. Celles-ci
doivent être changées souvent, environ
tous les 4 à 6 rasages, sinon vous
risquez rougeurs et boutons. Au
quotidien, les rasoirs jetables sont
déconseillés.
En dépannage ou en vacances,
plongez au préalable la lame dans l'eau
chaude. Que vous utilisiez le mode
mécanique ou électrique, passez en
premier la lame dans le sens du poil,
puis dans le sens inverse. Vérifiez
toujours avec les doigts qu'il ne reste
plus de poil à couper.
300 g de viande sans os coupée en très petits morceaux,
2 c. à c. de cannelle en poudre, 3 grains de poivre noir, 4 c.
à s. d'huile, 1 poignée de haricots blancs, 1 grosse tomate,
1 tasse à thé de mie de pain rassis, 1 gros bouquet de
persil, 6 œufs, 150 g de gruyère râpé, 1 citron, sel
Lavez la viande et
assaisonnez-la de
cannelle, de poivre et de
sel. Faites revenir dans 3
cuillerées d'huile chaude.
Ajoutez les haricots et la
tomate écrasée dans un
peu d'eau. Couvrez d'eau
et laissez mijoter. Vous
pouvez rajouter un peu
d'eau si cela est
nécessaire pour terminer
la cuisson. Pilez la mie de
pain, hachez le persil et ajoutez-les à la viande, ainsi que les
œufs et le fromage. Malaxez le tout avec une cuillère en bois et
versez dans un moule rond à hauts bords, préalablement huilé.
Mettez à four chaud (thermostat 7). Lorsque le dessus est bien
doré, sortez le tajine du four et démoulez pendant qu'il est
chaud. Servez avec des quartiers de citron.
MOTS FLÉCHÉS
Détente
Le Soir
d’Algérie
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
Par Tayeb Bouamar
Rivière
suisse
---------------Bien-aimés
Son nom
---------------Son prénom
Chiffré
---------------Animal
marin
---------------Chaton
18
Son
club
Vieux do
---------------Francium
Cérium
---------------Conspue
---------------Escalier
Iridium
---------------Fer
---------------Démonstratif
Dans le lit
---------------Monsieur
Poisson
---------------Consonne
double
---------------Décodé
Arbres
---------------Visée
Patriarche
---------------Tondre
---------------Fleur
Préau
---------------Langue
Pronom
---------------Piègée
Vrai
---------------Terbium
Approuve
---------------Tellure
---------------Titre
Dans le
train
---------------Ancien
Poisson
---------------Fut apte
Agitée
---------------Hutte
Concept
---------------Plus âgé
Loupe
---------------Détruisis
Article
---------------Mailles
Equipée
---------------Rocher
Néon
---------------Possèdes
Camp
---------------Pot
Subtiles
---------------Figure
Cérémonie
---------------Panorama
Préposition
---------------Plia
---------------Refuge
Pures
---------------Feinte
Difficiles
---------------Possessif
ENUMÉRATION
Fête
---------------Manganèse
Décores
---------------Semi
Son exClub
---------------Son poste
L ET T R E S D E : Laponie
L
A
P
O
N
I
1
2
3
4
5
L
I
R
U
E
T
R
O
D
T
A U B E R T Q
D A E I V A U
A D I E U L A
N
D
L
A
P L O C E L M
E S A B L E E
A H C S E L S
1- QUAND LA MER SE
RETIRE
2- LA NEF DES FOUS
3- LES CHÂTEAUX DE
SABLE
Praséodyme
---------------Article
Creux
---------------Domptai
Ces colonnes abritent les noms
de cinq œuvres de Armand Lanoux.
Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois.
Définition du mot restant =
«Auteur français»
F
E
U
L
A
M
O
U
X
E
Article
---------------Nuit
Possessif
---------------Négation
Possessif
---------------Terres
Hardie
E
V
A
T
S
U
G
R
U
A
Institut
---------------Calcium
E
R
I
T
E
R
E
S
R
U
L
A
N
E
F
D
E
S
F
O
4- LE COLPORTEUR
5- ADIEU LA VIE, ADIEU
L’AMOUR
6
1- PAYS
2- RÉGION
3- LANGUE
4- INDUSTRIE
7
8
5- VILLE
9
6- LAC
10
11
7- RIVIÈRE
12
S OLUTIONS …S OLUTIONS …S OLUTIONS …
MOTS FLÉCHÉS
GÉANTS
GEGONIA-NORMANDS
RUAIS-CLIENT-OIE
ARTE-PAIR-D-RE-N
NOE-FE-SEC-GALAS
DS-NANTES-GAI-MI
I-DINDES-FE-SAIB
-ARDEUR-PARTIS-I
EMISES-BARMAN-CL
SOV-S-GO-DES-RAI
SUEZ-MORDES-FERS
ORS-R-UNIS-SUR-E
RS-PESTES-LEG-CS
E-ERMITE-TENACEENTOURE-MO-TCE-D
SAINES-SUIVIE-ME
-TRES-MESSIE-SOS
DUES-HE-EON-MANO
ERS-CARDAN-LI-TP
FE-FAN-OU-VANTAI
I-VERTES-RIMES-L
ALERTES-PUREE-GA
NORMES-ROBES-BAN
TIRER-VETIR-FAIT
-SES-MINES-VISEE
RIS-MA-ES-BILE-S
OR-CERFS-MISE-DN-FINIE-KARA-MUA
DECLASSA-TRISTES
MOTS FLÉCHÉS
-YUSUF-TEHERAN-A
SENS-ON-UT-USUEL
ANE-HUEES-HARLEM
MS-SOLES-SUD-S-U
I-FETES-MINET-NA
-ARMEE----TS-Z-L
IDEAL-----S-SEUL
NOMS-U-----FILAI
CRI-BREFS-TARE-M
HA-PAIRE-SOUS-LA-PAINS-CEUX-SAC
DRAINA-PONT-JAVA
-ERES-CRUT-MELES
IRAN-AZERIE-TIRE
LETTRES DE
HOKKAIDO
------HAKODATE
--SAPPORO--------TOKACHI--------KONSEN---TSUGARU---------RIZ---------HIDAKA------JAPON------
MOT RESTANT = GUSTAVE FLAUBERT
MOTS FLÉCHÉS GÉANTS
Détente
Le Soir
d’Algérie
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
19
Par Tayeb Bouamar
Arbre
---------------Boxeur
américain
Interpeller
---------------Tableau
---------------Lanières
Métal
---------------Parti
Monnaie
---------------Os
Possédé
---------------Dans la
ferveur
---------------Plat
Argon
---------------Confidente
---------------Drame
Précieux
---------------Chlore
---------------Dissimulée
Issue
---------------Pouffés
---------------Mesurée
Cobalt (inv)
---------------Boisson
Clair
---------------Enlacements
---------------Récipient
Pareil
---------------Version
---------------Germanium
Ville du
Maroc
---------------Rongeur
---------------S’empresser
Choisis
---------------Divinité (ph)
---------------Affectées
Restitué
---------------Meitnerium
Orient
---------------Possessif
Vision
---------------Epluchure
Attaque
---------------Nobelium
Dans la
suite
---------------Oiseau
---------------Echec
Outil
---------------Façonnée
Retourné
---------------Différentes
---------------Morfond
Note
---------------Dirigées
---------------Ceinture
Enlevées
---------------Hôtel
---------------Brousse
Cadeau
---------------Utilisée
Epoux
---------------Eculé
---------------Graffiti
Sécrétion
---------------Montagnes
Base de
l’ALN
---------------Intitulé
Danse
---------------Parle trop
---------------Met à terre
Préposition
---------------Musique
Berge
---------------Ceinture
---------------Renonça
Néon
---------------Méchants
Indignée
---------------Baraque
Pronom
--------------Tableau
Prénom
---------------Plat
Série
---------------Sortie
Revue
francise
---------------Fuya
Décodé
---------------Laisseras
Négation
---------------Mesure
Agence
---------------Europe
Fidèle
---------------Poisson
Dans le prix
---------------Génitrices
Ego
---------------Idiotie
---------------Cube
Relatif
---------------Dinar
Aluminium
---------------Lithium
Trompé
---------------Passerelles
Cadeau
---------------Prétendre
Sélénium
---------------Pronom
Canine
---------------Baroud
Pronom
---------------Résultats
Pays
---------------Corde
Dans la
soirée
---------------Gros titre
Possessif
---------------Préposition
Satisfait
---------------Quelconque
Note
---------------Terre
---------------Récompense
Lanthane
---------------Suivit
Hardi (inv)
---------------Voyelle
double
Charger
---------------Sombre
Bloquer
Région de
France
---------------Sérieux
Radium
---------------Lac
Neodyme
---------------Molybdène
Fleuve
---------------Cobalt
Erbium
---------------Salut (ph)
Ego
Adverbe
---------------Pièces
d’échec
Sage
---------------Cibles
Cabas
---------------Confiée
Caché
---------------Etendue
d’eau
Mépris
---------------Mesure
Ravie
---------------Clôture
Erbium
---------------Préposition
Grecque
---------------Divinité
La veille
---------------Prénom
Cuivre
---------------Article
---------------Chlore
Enleva
Riches
---------------Oiseau
---------------Appris
Conjonction
---------------Préposition
Crasseux
---------------Qualité du
pape
Sandale
---------------Inventés
Fortes
---------------Forme
d’avoir
Attachent
---------------Tamis
Publicité
Le Soir
d’Algérie
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
SOIR DE LA FORMATION
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école agréée par l’Etat,
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Pour plus de renseignements et inscriptions, veuillez nous contacter aux :
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[email protected] - Visitez notre site web : www.smatech-tiziouzou.com
F119363/B1
DEMANDES D’EMPLOI
JH, 34 ans, père de famille, 11 ans
d’expérience dans l’automobile, cherche
emploi dans la logistique ou service aprèsvente, dans société ou autre.
Tél.: 0559 80 74 04 NS
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Homme, sérieux, dynamique, longue exp.,
cherche emploi dans quotidien national comme
agent de saisie, mise en page, maîtrise
français + rapide à la saisie, à Alger et env.
Etudie tte proposition. Tél.: 054 27 900 27
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Homme retraité, père de famille, cherche
emploi comme chauffeur avec sa voiture, dans
une société privée ou étatique.
Tél.: 0556 63 21 20 F139471
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JH, lic. en mathématiques et master en
recherche opérationnelle + formations :
informat. bureaut. + anglais + gestion des
RH + stage en navigation web + expérience,
cherche emploi à Alger et environs.
Tél.: 0550 360 046 NS
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JH, 22 ans, dégagé du Sce national, cherche
emploi comme agent de sécurité.
Tél.: 0552 82 21 16 NS
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Père de famille cherche emploi comme
chauffeur, sect. privé ou étatique.
Tél.: 0792 58 41 69 NS
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Père de famille cherche emploi comme chef de
parc ou mécanicien, permis de conduire toutes
catégories, exp. de plus de 30 ans.
Tél.: 0558 70 48 37 NS
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Homme, 55 ans, père de famille, retraité,
sérieux, cherche place comme chauffeur.
Etudie toutes propositions. Tél.: 0553 96 23 80
NS
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Père de famille cherche emploi comme agent
de sécurité ou autre. Tél.: 0557 00 55 02 NS
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Jeune homme cherche emploi comme
chauffeur ou agent de sécurité, disponible de
suite. Tél.: 0554 76 11 81 - 0772 66 76 19 NS
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J. dame, dynamique, niv. bac, longue exp.
administ., polyvalente, cherche emploi,
secrétaire de direction. Tél.: 0551 67 39 87
NS
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Jeune homme âgé de 32 ans cherche emploi
comme chef de cuisine (diplômé), expérience
de 10 ans. Tél.: 0665 76 24 00 NS
–––––––––––––––
JH, 38 ans, cherche emploi comme chauffeur
avec sa voiture (Alger). - 0550 45 82 26 F139469
–––––––––––––––
Cherche emploi comme chauffeur-démarcheur
avec mon véhicule, 607. Tél.: 0550 130 601
F139379
–––––––––––––––
Dame, 43 ans, 20 ans d’expérience en gestion
des entreprises, management pour certification
ISO, cherche poste stable. Appeler le
0557 91 65 48 NS
–––––––––––––––
JH, 26 ans, ayant master en physique des
matériaux, cherche emploi dans l’industrie ou
autre. Tél.: 0669 28 85 93 - Libre pour tout
déplacement. F143741/B4
–––––––––––––––
JH ,sérieux et désireux de se stabiliser dans
un emploi correspondant à ses spécialités,
cherche travail dans SP ou SN, diplômes et
qualités : ingénieur d’affaires, TS en
informatique de gestion, maintenance
informatique, axe Alger-Boumerdès.
Tél.: 0551 34 50 24
–––––––––––––––
Homme, 38 ans, père de famille, 10 ans
d’exp., cherche emploi comme chauffeurdémarcheur. Tél.: 0773 45 16 26
–––––––––––––––
Projeteur chevronné, polyvalent, architecture
et génie civil, à la retraite, cherche emploi,
bureau ou domicile. Tél.: 0552 69 94 74
–––––––––––––––
JH, 29 ans, licencié en anglais, cherche
emploi. Tél.: 0698 76 67 02
–––––––––––––––
JH, 27 ans, TS en travaux publics et bât., opt.
métreur-vérificateur, 2 ans d’exp., cherche
emploi dans le dom. Tél.: 0798 80 39 72
–––––––––––––––
JH, 31 ans, métreur-vérificateur, 5 ans d’exp.,
cherche emploi dans le dom.
Tél.: 0551 954 620
–––––––––––––––
JH, 29 ans, licence en sc. de la
communication, 3 ans d’expérience en
bâtiment, cherche emploi. Tél.: 0553 83 48 58
–––––––––––––––
FÉDÉRATION ALGÉRIENNE DE BOXE
COMMUNIQUÉ
La Fédération algérienne de boxe informe les membres de son assemblée générale que la session ordinaire au titre de l’année 2014 aura lieu le samedi 14
février 2015 à partir de 9h au complexe SMS-SVELTESS de Chéraga.
Sont convoquées à cette AGO les Ligues suivantes : Alger - Blida - Djelfa - Aïn
Defla - Béjaïa - Boumerdès - Bouira - Tizi-Ouzou - Constantine - Annaba - Sétif M’sila - Batna - Bordj-Bou-Arréridj - Oran - Aïn Témouchent - Saïda - Tiaret Chlef - Relizane - Tlemcen - Mascara - Mostaganem - Skikda - Béchar - Médéa Tipasa - Tébessa.
Sont également convoqués les présidents des 10 meilleures sections 2014 ciaprès :
JST Timezrit - GSP Alger - J.S. Soummam - IRM Blida - IRBC Blida - CHB
Constantine - BCCL Mila - FAB Sétif - AS. Protection Civile. - OSJ Eucalyptus.
L’ordre du jour comporte notamment les points suivants :
• Présentation et approbation du bilan moral 2014
• Présentation et approbation du bilan financier 2014
• Lecture du rapport du commissaire aux comptes
• Présentation du programme d’action 2015
F097
Père de famille, possède permis de conduire
toutes catégories, cherche emploi comme
chauffeur. Tél.: 0657 15 46 13
–––––––––––––––
J. dame, dip. en sc. commerciales, opt.
marketing, 6 ans d’exp. comme assistante de
pub., cherche emploi à Alger et environs.
Tél.: 0550 37 44 15
–––––––––––––––
J. dame, ing. en management, 5 ans d’exp.
comme assist. de pub., cherche emploi à
Alger-Centre et environs. Tél.: 0557 608 029
–––––––––––––––
JH, techn. en assurance, dip.
CNP comptabilité, cherche emploi dans le
dom. (assurance ou équiv.).
Tél.: 0553 80 25 75
–––––––––––––––
JF diplômée cherche emploi comme
assistante, environs Alger-Centre.
Tél.: 0796 22 10 48
–––––––––––––––
H., 38 ans, cherche emploi comme chauffeurdémarcheur, Alger. Tél.: 0773 65 16 26
–––––––––––––––
JH, 34 ans, lic. en sc. juridiques et administ.,
maîtrise informatique, attaché administratif
pendant 2 ans, cherche emploi dans tout
domaine. Tél.: 0542 52 62 11
–––––––––––––––
JH, 26 ans, diplômé en sc.économiques,
option gestion économie d’entreprise,
superviseur QHSE, exp. 17 mois comme
gestionnaire des ventes, cherche emploi dans
le domaine. Tél.: 0778 42 29 61
–––––––––––––––
JF cherche emploi comme garde-malade ou
nourrice, non couchante, à Alger et environs.
Tél.: 0560 22 18 76
–––––––––––––––
Homme, la cinquantaine, cherche emploi
comme chauffeur, distributeur, vendeur,
livreur, magasinier ou autres, longue exp., très
sérieux, env. w. Alger. Tél.: 0696 72 36 42
–––––––––––––––
JF, dip. en sc. politiques, cherche emploi,
Alger-Centre et environs. Tél.: 0796 12 10 45
–––––––––––––––
H., 27 ans, CAP + att. en comptabilité, tech. en
informatique, maîtrise Excel, Word,
PC Compta, PC Paie, PC Stocks, exp. 8 ans,
cherche emploi. Tél.: 0674 25 84 69 Rouiba.
–––––––––––––––
Père de famille, possède permis de conduire
toutes catégories, cherche emploi comme
chauffeur. Tél.: 0657 15 46 13
–––––––––––––––
Homme, 20 ans d’exp., cherche emploi comme
chauffeur ttes catégories. Tél.: 0551 01 42 79
–––––––––––––––
JH, 30 ans, DEUA génie civil, 4 ans dans le
dom. du bâtiment (suivi, réalisation, métré),
cherche emploi, apte à tout déplacement.
Tél.: 0777 11 76 93
–––––––––––––––
Architecte expérimenté prend en charge tous
travaux d’études, rénovation, décoration 2D/3D
et suivi de chantier. Lieu Birtouta ou environs.
Tél.: 0552 25 74 90
–––––––––––––––
JH, sérieux, hab. Alger-Centre, possède
diplôme CED en comptabilité, cherche emploi
comme aide-comptable. Tél.: 0540 32 01 22
–––––––––––––––
Homme, 38 ans, cherche emploi comme
chauffeur-démarcheur, Alger.
Tél.: 0556 48 53 35
–––––––––––––––
JH, chef de service finance et comptabilité,
10 ans d’expérience, cherche emploi dans le
dom. Tél.: 0790 63 66 81
–––––––––––––––
Architecte avec expérience cherche emploi
dans le domaine à Alger. Tél.: 0781 39 39 70
–––––––––––––––
J. dame, ingénieur en management, 5 ans
d’exp. comme assistante de publicité, cherche
emploi à Alger-Centre et environs.
Tél.: 0557 60 80 29
–––––––––––––––
J. dame, dip. en sc. commerciales, opt.
marketing, 6 ans d’exp. comme assistante de
publicité, cherche emploi à Alger et environs.
Tél.: 0550 37 44 15
–––––––––––––––
Directrice pédagogique avec grande
expérience cherche poste dans école privée,
w. 35 et w. 16. Tél.: 0556 74 70 87 - Mail :
[email protected]
–––––––––––––––
Homme, 50 ans, chauffeur-démarcheur,
15 ans d’exp., cherche emploi dans Sté privée
ou chez familles. Tél.: 0556 21 47 29 - Alger.
–––––––––––––––
JF cherche emploi comme agent de saisie
(arabe, français). Tél.: 0674 50 70 72
CONDOLEANCES
Kared Daoud, son frère Amine et l’ensemble du personnel du
Complexe touristique TABET de Béjaïa très attristés par le décès
de leur ami et frère
OUZENDJA Djaafar
commandant de bord à Air Algérie
présentent à son frère Mohamed Ouzendja, chef de cabine, à sa
famille et à tous les équipages PNT et PNC ainsi que tout le personnel d’Air Algérie, leurs sincères condoléances et les assurent
de leur profonde sympathie.
Que Dieu le Tout-Puissant accueille le défunt en Son Vaste
Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
Reposes en paix cher ami et frère, nous garderons de toi que de
beaux souvenirs.
F0033896/b4
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Le Soir
d’Algérie
Dimanche 8 février 2015 - PAGE
LE SOIR DE L’IMMOBILIER
APPARTEMENTS
––––––––––––––––––––
Eurl Promotion Immobilière vend appartements
F2, F3, F4, F5 à Tizi-ouzou et à Tigzirt-surMer, av ec crédit bancaire au taux bonifié 1 %
d’intérêt. Tél.: 0552 28 22 13 - 0550 97 85 25
F119451/B13
NECROLOGIE
––––––––––––––––––––
PENSÉES
––––––––––––––––––––
Je demande une pieuse pensée à la mémoire
de notre maman
Mme Taïeb
née Laleg Houria
décédée le 8 février
1988 à Rouiba.
Tu as été une mère exemplaire, pleine
de tendresse, de sagesse et connue pour ta
bonté de cœur.
Repose en paix.
Tu resteras vivante dans les cœurs de
tes enfants et de ta famille.
Fadila, Hassiba, Fatiha, Mustapha et
F139489
Samir.
SOIR AUTO
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frère Fadi lui souhaitent un joyeux anniversaire et
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Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation.
NOTRE JOURNAL
fait sienne cette citation de Joseph Pulitzer, fondateur du
journalisme moderne :
«Il (son journal, ndlr) combattra toujours pour le progrès et
les réformes, ne tolérera jamais l’injustice et la
corruption ; il attaquera toujours les démagogues de tous
les partis, n’appartiendra à aucun parti, s’opposera aux
classes privilégiées et aux exploiteurs du peuple, ne
relâchera jamais sa sympathie envers les pauvres,
demeurera toujours dévoué au bien public. Il maintiendra
radicalement son indépendance, il n’aura jamais peur
d’attaquer le mal, autant quand il provient de la
ploutocratie que de ceux qui se réclament de la pauvreté.»
PANORAMA
Le Soir sur Internet :
http:www.lesoirdalgerie.com
E-mail : [email protected]
Longtemps j’ai cru que l’antipathie que j’éprouvais à l’égard de
Naipaul —presque aussi grande
que l’aversion que je nourrissais
pour Ouettar, sauf que pour ce dernier les raisons étaient évidentes,
et que j’ose à peine imaginer ce
qui serait arrivé s’il avait eu le prix
Nobel — était due à un ressentiment personnel. Un ressentiment,
non pas pour quelque faux-pas ou
inélégance dont il aurait été responsable, bien qu’il les collectionnât comme je le découvrirais par la
suite, mais à cause d’une méprise
que j’aurais moi-même commise.
Je vais tâcher de m’expliquer.
C’est un ami de passage à Aixen-Provence qui, il y a quelques
années, m’avait décrit tant et si
bien une rencontre avec Naipaul à
la belle bibliothèque Mejanes, que
j’ai toujours cru y avoir moi-même
assisté. Comme quoi, un récit bien
mené peut conduire à une tromperie de ce genre, — qui s’appelle
une illusion, — sinon à une imposture pure et simple. Je suis tombé
de haut le jour où, évoquant
Naipaul avec cet ami, et lui rappelant combien nous l’avions trouvé
antipathique le jour de sa venue à
Aix-en-Provence, mon compère
s’exclama :
- Mais, tu n’y étais pas !
- Ah bon ? Je croyais que …
Devant mon étonnement d’avoir
conservé tant de détails sur l’écrivain et la soirée, y compris visuels,
et avec une précision qui lui fit
rafraichîr et même retoquer son
propre souvenir, mon ami rétorqua
qu’il était fier d’avoir narré cette
histoire et de m’avoir promené au
POUSSE AVEC EUX !
Par Hakim Laâlam
[email protected]
@hakimlaalam
Balade dans le mentir/vrai (43)
Le malaise de Naipaul
point de l’en avoir spolié d’une certaine manière. Donc, il m’était resté
une impression de forte antipathie
— et de commisération, sans
doute — laquelle allait être aggravée par une circonstance inattendue. Devant travailler sur ce genre
journalistique que l’on appelle l’interview avec des étudiants qui ont
l’ingénuité de me confier leur avenir, je cherchais un texte à étudier.
Le hasard mit sous mes yeux un
article fabuleux d’un journaliste du
Guardian qui avait entrepris d’aller
interviewer Naipaul en 1994. Je dis
fabuleux, parce qu’en fait, l’homme
de presse racontait avec talent
pourquoi il avait raté son interview
avec l’écrivain.
C’était à la fois un making-off et
un portrait cruel de celui qu’on
appelle tour à tour le «prophète
irascible», le «snob public», «le
salaud magnifique», «l’effroyable
Naipaul», j’en passe et des
meilleures. Il disait qu’il était parti
bardé de préventions à son égard,
et qu’une fois arrivé chez lui,
Naipaul avait poussé l’hostilité non
seulement jusqu’à ne pas répondre
à ses questions mais aussi à le
ridiculiser. Le journaliste racontait
comment Naipaul l’avait reçu dans
son appartement londonien, le
scrutant et le corrigeant «avec
mépris une heure durant». Le vieil
écrivain grincheux reprochait au
jeune journaliste, pourtant bien
disposé à son égard, d’ignorer tout
de son lieu de naissance, l’île de
Trinidad, et d’avoir «une sentimentalité progressiste caractéristique».
J’avoue à ma grande honte que,
hormis quelques textes épars, je
n’avais jamais rien lu de substantiel de lui. Si bien qu’à partir de ces
préjugés, non seulement, je trouvais ce personnage que je n’avais
jamais vu, antipathique, mais en
plus, je considérais cet écrivain
inintéressant. Il se prend pour qui,
lui, là ?
Pour aggraver le tout, j’avais
accumulé un nombre considérable
d’articles de presse anglais et
américains sur le personnage, frisant l’exécration qu’il s’était taillée
dans le monde de la littérature.
Egocentrique, méprisant, humiliant
ceux qui ne reconnaissaient pas
son génie, honteux de ses origines, bref, un type infréquentable
! Mais un homme aussi mal fagoté
moralement est-il forcément un
mauvais écrivain ?
Pas capable de répondre.
Et voilà, qu’un petit livre de
moins de 90 pages, lu d’un trait
entre deux gares, vint éclairer
d’une autre lumière Naipaul. Le
titre en est : «Comment je suis
devenu écrivain.» C’est la tonalité
interrogative —et sincère — de ce
propos, dans le sens existentiel,
qui me le rendit attachant. Et puis
cette phrase continue de résonner
en moi : «Chez moi, néanmoins,
l’ambition d’être écrivain fut longtemps une sorte d’imposture.»
Mais davantage que la conscience de l’égarement, il y a encore
l’expression de cette autre parenté
applicable à tous les écrivains
colonisés, fascinés par la culture
du colonisateur comme le phalène
par la lumière. Il dit : «Je désirais
être écrivain. Mais le désir s’ac-
Par Arezki Metref
[email protected]
compagnait de la conscience que
la littérature qui me l’avait inspiré
venait d’un autre monde très éloigné du nôtre.»
Cette aliénation, bien disséquée
par Frantz Fanon, commune à des
générations entières d’intellectuels
et d’artistes nés de contextes coloniaux frappant consciemment ou
inconsciemment à la porte de l’excolonisateur, Naipaul la traduit en
excès dans le comportement personnel qui a fini par lui faire une
réputation d’homme insupportable.
Mais derrière son malaise, il y a
quelque chose de plus profond : le
malaise d’habiter la culture de l’ancien maître et de vouloir, à travers
ses codes et représentations, et
même sa langue, rendre audible et
visible, la sienne de culture, dominée, inaudible, invisible ou, quand
elle ne l’est pas, folklorisée.
A. M.
Comment vendre le produit Anouar
Haddam en 2015 !
A l’issue de leur tête-à-tête, Abdekka et Béji Caïd
Essebsi ont pris une décision forte : créer un front commun algéro-tunisien pour combattre la …
CAF !
C’est l’exercice en vogue en ce moment ! Nous
vendre Anouar Haddam comme «repenti», voire
même relifté citoyen bon chic bon genre, et souhaitant bénéficier des dispositions de la loi sur la
«repentance et la réinsertion» des tangos. Comment
faire pour retravailler le package Haddam ? Le reconditionner pour le rendre attractif, comme le ferait vulgairement le service «reconditionnement» de la Fnac
ou de Darty. D’abord, toujours commencer par nous
rappeler en bio-express que cet homme est un universitaire émérite. Technique jumelle de celle adoptée par Rachad pour vendre son «docteur» suisse,
Mourad Dhina. Comment les éradicateurs d’Alger,
vassaux des généraux, incultes notoires, peuvent-ils
s’attaquer ainsi à des hommes de science brillants ?
Cette escroquerie intellectuelle a marché durant la
décennie de mystification de l’Occident. Hélas, ça
marche beaucoup moins depuis que les «grands
esprits» du terrorisme ont eu la géniale idée d’envoyer deux avions contre les tours jumelles de New
York et un troisième sur le toit du Pentagone. Allah
ghaleb, les cerveaux Verts ! Fallait penser aux dommages collatéraux énormes qu’induisait cet acte
héroïque contre l’Amérique. Passons à la seconde
étape du reliftage et du reconditionnement du produit
Haddam. Sur tous les toits du monde, et depuis
quelques jours à peine, sur les toits de l’Algérie et
sur ses balcons électroniques aussi, on nous martèle
cette assertion ridicule du bonhomme : je n’ai pas de
sang sur les mains ! Merde, alors ! C’est un peu court
pour un cerveau brillant comme le sien ! Eh oui ! Je
te rappelle Einstein que l’apologie du terrorisme a été
criminalisée depuis quelque temps déjà. Et applaudir
à un attentat, c’est de l’apologie selon la définition la
plus scientifique qui soit. Dernière touche de cette
grande et généreuse campagne de maquillage du
produit Haddam : nous assurer qu’il veut rentrer de
son plein gré consentant et plus si affinités. J’ai juste
une petite remarque, ou plus exactement une suggestion toute gentille à soumettre le plus poliment
possible : si Haddam rentre effectivement en Algérie,
et s’il bénéficie, comme semblent le revendiquer ces
vendeurs-promoteurs patentés de la loi d’amnistie,
alors autant nous demander à nous tous, sans distinction, d’aller pisser sur les tombes des victimes de
l’attentat du boulevard Amirouche. Là au moins, les
choses seront claires. Faut assumer la vente, mais
aussi le service après-vente, bande de camelots ! Je
fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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