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Actualités SEAA1718 Février 2014 - sfeds

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Actualités SEAA1718
Février 2014
SOMMAIRE
1. COLLOQUES
- L’esclavage oriental et africain au miroir des littératures française et anglaise,
XVIIIe-XXe siècles
2. APPELS A CONTRIBUTIONS
- Rêves et illusions sensorielles
- Les mots de la science à la Renaissance
- Contacts – Frictions – Heurts
- Le genre des signatures. Partages et passages genrés d’autorité
- Religion and Political Culture in the Early Modern World
- Union & Disunion in the Early Modern Atlantic
- Problematizing the self in eighteenth-century autobiographical writing
- Sociabilités en révolutions au XVIIIe siècle
- Pastoral Sounds
- ESSE 2014
- Colours in Early Modern England
3. CONCOURS, JOURNÉES D’ÉTUDES, SÉMINAIRES ET CONFÉRENCES
- Séminaire de recherche sur les îles Britanniques
- Séminaire "Construction de l'Orient"
- Séminaire du CREA XVIII
- Bentham, Rights, and Democracy
- Séminaire d'Histoire Intellectuelle, 2014
- Séminaire franco-britannique d’histoire
- Séminaire : Groupe de recherche, Frontières
- Journées Frances Burney
4. EXPOSITIONS, MUSÉES, SPECTACLES, SITES INTERNET
- Georgians Revealed: Life, Style and the Making of Modern Britain
- Behind the Scenes at the Fashion Museum
- Art & Monarchy 1714-1760:
5. ANNONCES ET SOUTENANCES
- Prix de Master et de thèse
- RESCSO
2
- Join the Cultures of Knowledge team
6. PARUTIONS
- Eighteenth-Century Geography and Representations of Space
- Shakespeare on Screen: Macbeth
- Le sens commun. Histoire d’une idée politique
- India and Europe in the global eighteenth century
- Shakespeare in Performance
- Autour du Rire / Laughing Matters (RSEAA1718)
- Sociabilité et convivialité en Europe et en Amérique
- Le républicanisme anglais dans la France des Lumières et de la Révolution*
- Revue d'études benthamiennes 12
- ASF
- Recensions
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1. COLLOQUES
- L’esclavage oriental et africain au miroir des littératures française et anglaise, XVIIIeXXe siècles
Colloque international et interdisciplinaire --- 6 et 7 février 2014 --- Lyon
Organisé par Daniel Lançon (Grenoble 3/Traverses) et Sarga Moussa (CNRS/LIRE)
http://lire.ish-lyon.cnrs.fr/IMG/pdf/programme_Esclavage.pdf
Institut des Sciences de l’Homme - Espace Marc-Bloch (rez-de-chaussée) - 14, avenue
Berthelot - 69007, Lyon
Programme du colloque
Jeudi 6 février
9h30 - Ouverture
Daniel Lançon (Univ. Grenoble-Alpes) et Sarga Moussa (CNRS, Univ. Lyon 2)
10h00 - Conférence inaugurale : Ehud R. Toledano (Université de Tel-Aviv, Israël) :
Enslavement in Ottoman and Islamic Societies : History, Discourses, and Current Trends
11h00 - Pause
Abolitionnismes
11h20 - Nelly Schmidt (CNRS, Univ. Paris 4) : L’abolitionnisme de l’esclavage : forces,
faiblesses et contraintes
12h00 - Buffet
Regards croisés
13h30 - Catherine Pesso-Miquel (Univ. Lyon 2) : Écrire le ravissement : la représentation du
harem dans les récits de captivité de Grace Ellison et de Melek-Hanim
14h10 - Rania Aly (Univ. du Caire, Égypte) : L’esclavage au croisement du regard du cardinal
Lavigerie et d’Ahmed Chafik : dialogue de deux cultures
14h50 - Pause
Théâtre et esclavage
15h10 - Ladan Niayesh (Univ. Paris 7) : Othello réapproprié : adaptations et
recontextualisations (XVIIIe - début XXe siècles)
15h50 - Martial Poirson (Univ. Grenoble-Alpes, UMR LIRE) : Les captifs méditerranéens
dans le théâtre français (XVIIe-XVIIIe siècles)
Esclavage et cinéma
16h30 - Martin Barnier (Univ. Lyon 2) et Frédéric Abécassis (ENS de Lyon) : Esclavage et
cinéma
17h15 - conférence plénière : Diane Robinson-Dunn (Univ. de Detroit, États-Unis) : French
and English Orientalisms and the Study of Slavery and Abolition in North Africa and the
Middle East : What are the Connections ?
Vendredi 7 février
9h00 - Mary Ann Fay (Morgan State University, Baltimore, États-Unis) : Gender, Race and
Slavery in the Mamluk Households of Eighteenth-Century Egypt
9h40 - Salah Trabelsi (Univ. Lyon 2) : Visages et expressions de l’esclavage : Maghreb et
Proche-Orient
10h20 - Roger Botte (CNRS, EHESS) : Le marché aux esclaves du Caire au regard des
voyageurs (première moitié du XIXe siècle)
11h00 - Pause
11h20 - Pascale Pellerin (CNRS, UMR LIRE) : Images de l’esclave dans la presse algérienne
du XIXe siècle : Noirs, femmes, colonisés
4
12h00 - Élodie Gaden (ATER Univ. Paris 4 et doctorante Univ. Grenoble 3, Traverses) : Zikr,
zar : cérémonies extatiques et liberté féminine
12h40- Buffet
Littérature et esclavage (XVIIIe-XXe siècles)
14h00 - Hélène Cussac (Univ. de Toulouse) : Réalisme, métamorphose, dévoiement :
l’illustration dans les éditions de Paul et Virginie, du XVIIIe au XXe siècle
14h40 - Philippe Antoine (Univ. de Clermont-Ferrand) : Sur la Proposition […] relative aux
puissances barbaresques de Chateaubriand
15h20 - Pause
15h40 - Maeva Bovio (doctorante Univ. Grenoble 3, Traverses) : “En cherchant des perles,
allais-je trouver des esclaves ?” : Albert Londres et l’imprévu du reportage
16h20- Marie-Claude Schapira (Univ. Lyon 2, UMR LIRE) : Marchés d’esclaves de J. Kessel
17h00 - Vanessa Guignery (ENS de Lyon, UMR LIRE) : De l’autre côté du silence : The
Slave Book de Rayda Jacobs
17h40 - Conclusion du colloque
============
2. APPELS A CONTRIBUTIONS
- La nuit des sens: Rêves et illusions sensorielles dans l’Angleterre et la France de la
période moderne
PEARL - Epistémè (EA 4398 : PRISMES) - Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 - Institut
du Monde anglophone, Grand amphi, 5 rue de l’Ecole de Médecine, 75006 Paris, France, 1920 Septembre 2014
‘We are such stuff as dreams are made on
And our little life is rounded with a sleep’ (The Tempest).
De Platon et Cicéron à Descartes et Locke, les rêves ont donné lieu à d’intenses spéculations
philosophiques, par la menace ontologique et métaphysique qu’ils font porter sur le sensible.
Parallèlement, les autorités civiles et religieuses les ont toujours traités avec vigilance et
suspicion. Les rêves sont pourtant un sujet privilégié de la littérature, depuis les rêves de
divination chez Homère jusqu’au genre médiéval du rêve visionnaire, qui trouve des formes
résurgentes à la période moderne. Le théâtre baroque en fait un sujet de prédilection, avec sa
fascination pour la réversibilité entre sommeil et veille, comme on le voit dans La Vida es
sueño de Calderon ou A Midsummer Night’s Dream de Shakespeare : « Are you sure / That
we are awake? It seems to me / That yet we sleep, we dream? ». Ce colloque prend sa source
dans le constat paradoxal, utilement rappelé entre autres par Anthony Grafton qu’il est
impossible d’analyser les rêves en soi et qu’on ne peut étudier que les récits de rêves. Il
s’agira donc de s’intéresser ici aux récits de rêve de la période moderne pour étudier la
manière dont les illusions sensorielles, ou les stimulations des sens, sont décrites et
conceptualisées. On ne s’interrogera pas seulement sur l’existence d’une « théorie du rêve »,
ou sur les croyances des différents auteurs concernant la signification des rêves, mais on
s’intéressera avant tout au rôle attribué aux sens dans les récits de rêves, en examinant
spécifiquement la description textuelle de l’illusion ou de la privation sensorielle. Qu’arrive-til aux sens dans la nuit des sens ? Nous espérons ainsi replacer l’étude des rêves dans
l’histoire plus large des sens et des sensations.
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Les propositions attendues porteront sur les illusions sensorielles et sur le statut des sens dans
les récits de rêves en Angleterre et en France aux XVIe et XVIIe siècles. Les approches
interdisciplinaires seront bienvenues. Les communications pourront être en français ou en
anglais. Une sélection des textes sera publiée dans un numéro spécial de la revue Etudes
Epistémè.
Conférenciers invités : Mary Baine Campbell (Brandeis University), Florence Dumora (Paris
Diderot).
Merci d’envoyer aux organisatrices une proposition d’environ 200 mots, assortie d’une courte
notice bio-bibliographique avant 31 mars 2014.
Contact : Line Cottegnies ([email protected]) et Anne-Marie Miller-Blaise
([email protected]), Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
- Les mots de la science à la Renaissance
Projet coordonné et organisé par Violaine Giacomotto-Charra (Bordeaux 3 – TELEM /
MSHA) et Myriam Marrache-Gouraud (Université de Bretagne Occidentale – Brest, HCTI
EA 4249)
Appel à communication pour les deuxième et troisième journées d’étude
L’histoire des sciences et des savoirs à la Renaissance se heurte à un problème constant et
profond : celui de l’exacte nature du lexique scientifique et de sa progressive inscription dans
les différentes langues vernaculaires, à une époque d’importantes transformations
linguistiques, conceptuelles et scientifiques. Si le lexique savant médiéval et celui de la
période classique commencent à être bien étudiés, la période 1450 – 1630, de la naissance de
l’imprimerie à la « révolution scientifique », est une période d’entre-deux encore mal
explorée, tant du point de vue de l’histoire des sciences et des savoirs, que du point de vue du
lexique savant qui sous-tend et incarne cette histoire, en latin ou en vernaculaire.
Le projet d’un travail sur le lexique savant de la Renaissance est donc né d’un constat simple,
fait par un ensemble de chercheurs littéraires, linguistes et /ou historiens des sciences et des
savoirs venus de disciplines différentes (médecine, mathématiques, philosophie naturelle,
zoologie, botanique…) : nous manquons d’outils performants pour comprendre ce lexique et
savoir le lire sans anachronisme. En outre nous devons, nécessairement, prendre en compte un
aspect crucial du problème, le passage du latin, et parfois du grec, aux langues vernaculaires,
et le dialogue presque constant entre les cultures gréco-latine et vernaculaire1. L’outil
linguistique ne peut cependant être appréhendé comme une entité en soi ; il demande
constamment d’être examiné au prisme des realia d’une époque (collections, antiquaires,
archéologie des objets servant aux artes…)
Pour commencer à donner vie ce projet, l’équipe « Formes du savoir » (Bordeaux 3), associée
à l’équipe HCTI (Brest), organise un cycle de journées d’études, intitulé « Les mots de la
science à la Renaissance », dont la première a été consacrée aux noms par lesquels la science
et le savoir se désignent eux-mêmes : science, connaissance, savoir, curiosité… (Bordeaux, 10
janvier 2014). Nous nous proposons de poursuivre cette journée introductive, par l’étude de
deux catégories de mots qui sont revenus constamment dans le champ des recherches, mais
qu’il est nécessaire de distinguer et d’ordonner : la série des mots du regard et de
l’observation, d’abord, celle des mots de l’expérience, ensuite.
Journée 1: « Vision, observation, autopsie : le regard scientifique et ses mots à la
Renaissance »
Université de Brest, 20 mai 2014
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« Vision, observation, autopsie : le regard scientifique et ses mots à la Renaissance »
La seconde journée se propose d’étudier le lexique scientifique attaché au regard dans les
sciences : vision, observation, autopsie, et de mesurer quel est le sens précis que chacun
(savant, homme de cabinet ou voyageur, médecin, naturaliste ou astronome…) donne aux
mots qui décrivent le regard ou le rôle qu’ils lui confèrent dans la recherche. La perspective
adoptée est toujours résolument interdisciplinaire, afin de comprendre quelle charge
sémantique ces mots peuvent prendre selon qu’ils sont prononcés ou écrits dans un cadre
scientifique ou philosophique, voire réinvestis dans des formes littéraires dont l’enjeu reste la
divulgation de la science (poésie philosophique, astronomique, par exemple). Le naturaliste
Pierre Belon est catégorique :
combien que les aveugles puissent philosopher et contempler les choses, les pensant en leur
esprit, si est-ce qu’il y a des choses en nature qu’il faut necessairement avoir veues pour en
avoir la science.
Ce faisant, il distingue deux voies de la connaissance : par l’esprit – c’est-à-dire par le
raisonnement et l’intellect – et « par ce qui s’offre tout manifeste à noz sens ». Ces deux
aspects complémentaires, par la pensée et l’usage de la raison d’une part, et par l’observation
du réel d’autre part, semblent indissociables pour accéder à une saisie scientifique des objets
que l’on étudie (« pour en avoir la science »). Il oppose ainsi deux figures majeures,
Démocrite et Aristote : Démocrite, modèle dont il se détourne parce qu’il « se priva
volontairement de la lumiere de ses yeulx, sans avoir aucune autre occasion évidente de ce
faire, sinon que, se voulant delivrer des empeschemens qui adviennent à ceulx qui voyent
clair, pensa que les discours qu’il pretendoit faire à son plaisir en seroyent plus hautains et
exquis, et auroit son esprit plus à delivre, s’estant osté l’empeschement qui provient par la
lumière des yeux » ; Aristote, au contraire, constitue une référence pour Belon, en ce que le
philosophe grec parvient au plus haut degré de science en privilégiant la connaissance des
faits de nature, ce qu’« il n’eust sçeu faire sans l’observation oculaire du naturel des
animaux ».
À une époque où l’on ne se contente plus, dans les disciplines savantes, de la lecture des
sources antiques, mais où celles-ci sont souvent passées au crible de l’observation personnelle
in situ jugée toujours plus fiable qu’une connaissance reçue par « ouï-dire » , et où l’on
n’hésite pas à effectuer de longs voyages pour se rendre compte « par soi-même » et « au vif »
des réalités que l’on souhaite étudier ou que l’on est chargé d’observer pour le compte d’un
roi ou des premières institutions et collections, les mots qui définissent le regard du savant ou
du curieux sont amenés à jouer un rôle crucial, non seulement pour « dire » mais pour
permettre à celui qui n’a pas vu de partager ce savoir et de l’acquérir par les mots (innutrire
disait Montaigne).
On s’attachera donc à en comprendre le ou les sens des différents mots liés au regard selon
leur contexte d’apparition, que ce soit dans les récits de voyages, les ouvrages de médecine,
les traités d’astronomie, de botanique, de zoologie et plus généralement tout ouvrage lié à
l’exposé textuel de la science. Il importera également de s’interroger sur la manière dont ces
termes, qui impliquent des méthodes nouvelles, bousculent les hiérarchies existantes dans les
techniques des savants autant que dans la révérence due aux catégories antiques, et prennent
une valeur opératoire pour remettre en question la notion même de vérité, d’une manière dont
nous sommes aujourd’hui sans doute les héritiers. Elles engagent en effet de nouvelles
pratiques savantes, et engendrent de nouveaux lieux pour l’exercice des savoirs (amphithéâtre,
laboratoires, cabinets…), dans lesquels le rôle du regard est essentiel, ainsi que de nouveaux
publics. On devra vérifier si l’évolution de ces mots a en outre des conséquences sur la
conception du livre, si d’une part, le statut de l’illustration, ses techniques et sa valeur de
représentation du réel vont en être modifiés, et d’autre part, sur quelles bases réelles de
l’observation, des genres que la critique a longtemps présentés comme nouveaux, tel le genre
7
des Observationes en médecine, sont fondés. Apprendre, savoir, ainsi, ne vont pas sans voir,
aussi vrai que Pantagruel, qui manifeste un « appétit strident » de savoir, est dit « desyrant
tous jours veoir et tous jours apprendre ». Les découvertes et les évolutions scientifiques de la
Renaissance semblent particulièrement liées à la question de l’observation, et de la diffusion
des images qui en sont issues.
Les propositions de communication pourront donc porter sur des questions attachées au texte
aussi bien qu’à l’image, quand cette dernière entre dans le cadre précis d’une controverse
savante liée à l’observation ou pour définir l’organe et le mécanisme (traités d’optique) de la
vision. L’étude du lexique de la vision chez un auteur précis peut être envisagée, afin de faire
ressortir la variété et la complémentarité des mots et de leurs développements sémantiques,
comme on pourra évoquer des contextes lexicologiques plus larges, en diachronie par
exemple, pour mesurer les évolutions perceptibles de la langue latine à la langue et aux usages
vernaculaires, ou en comparant l’usage d’un même mot chez plusieurs auteurs, dans plusieurs
disciplines ou dans des dictionnaires. Il sera bon de s’interroger sur les conceptions du regard
qu’impliquent la charge notionnelle des mots qui le désignent, en particulier les différentes
manières selon lesquelles la vision est considérée comme voie d’accès aux savoirs, ainsi que
dans son articulation avec la notion de représentation (« portrait », « arrangement », «
description », « au naturel », « au vif »…), ces quelques suggestions n’ayant rien d’exhaustif.
Les propositions de communication, accompagnées d’un bref résumé, doivent être renvoyées
à Myriam Marrache-Gouraud ([email protected]) et à Violaine
Giacomotto-Charra ([email protected]) avant le 15 mars 2014.
Journée 2, « L’on ne doibt faire difficulté d’essayer tous experiments » : l’expérience et
ses mots à la Renaissance"
Bordeaux, 17 octobre 2014
(en collaboration avec Jacqueline Vons, Université François Rabelais, Tours)
Dans le prolongement raisonné de la journée sur les mots du regard, qui engagent
profondément la question de la prise en compte du réel et de sa description dans la
constitution des savoirs scientifiques, nous souhaitons poursuivre la réflexion sur la manière
dont se construit le rapport théorie / pratique dans les savoirs renaissants, et en particulier sur
la notion polysémique de l’expérience, dont on restreint généralement l’usage et le rôle à
l’une des composantes distinctives de la science telle qu’elle se conçoit et se construit après la
dite « Révolution scientifique ». Dès le Moyen Âge, pourtant, le terme d’expérience est attesté
dans le sens d’un savoir acquis « par observance et experience », qui peut avoir de ce fait
valeur de preuve. Ce mot, ainsi, est omniprésent dans les textes scientifiques de la
Renaissance, qu’il s’agisse de découvrir par expérience, d’apprendre par expérience ou de
démontrer par expérience. Que l’idée soit simplement d’appréhender par les sens (en
particulier par la vue), ce qui implique déjà un rapport complexe au regard et à la maîtrise du
savoir, d’avoir acquis un savoir grâce à une longue pratique, dont la conséquence est le «
savoir-faire », ou, déjà, de construire des essais probants, l’expérience est, comme la notion
d’observation, une donnée importante pour le discours scientifique renaissant, car elle
interagit avec le savoir transmis par le livre et permet de le vérifier, de le corriger, de
l’illustrer ou d’en organiser la démonstration. Selon une perspective semasiologique, on
pourra donc s’interroger sur la signification exacte que reçoit ce mot employé par les
naturalistes, les médecins, les voyageurs, les encyclopédistes et tous gens de savoir, en latin
comme en vernaculaire. Quelle différence fait par exemple le latin renaissant entre
experientia, expers, experior, experimentum ? Comment les nuances impliquées par
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l’existence de ces termes se résolvent-elles dans le passage dans les différents vernaculaires ?
Le doublet français entre « experience » et « experiment », encore attesté au XVIe siècle, estil le miroir du latin ? Comment, par ailleurs, s’organisent les champs respectifs de
l’expérience et de la pratique ? Et leur traduction textuelle ? Le recueil de cas, par exemple,
est-il un genre lié à l’expérience comme peuvent l’être les Observationes ? L’évolution des
termes implique-t-elle une redéfinition de la conception des savoirs et de leur hiérarchie ? Que
devient la distinction aristotélicienne technè / épistémè / praxis dans un tel contexte ?
Mais, s’agissant d’une notion aussi capitale pour l’histoire des sciences que celle
d’expérience, on pourra aussi suivre une démarche onomasiologique et s’interroger sur
l’existence du concept que nous nommons « expérience » et des mots qui le disent. Les
notions d’expérience construite, d’expérience de pensée, d’expérience cruciale, l’idée que
l’expérience est quantifiable, reproductible sont-elles en germe ou déjà présentes dans la
pensée renaissante ? Que ce soit à partir de l’étude des mots en leur contexte, de l’étude des
conditions matérielles de l’expérience, ou de celle des concepts et de leur traduction
linguistique propre à une époque, ces journées se donnent pour but de cerner la notion
d’expérience à travers l’usage réel qu’en font les hommes de savoir de l’époque.
Les propositions de contribution doivent être adressées à Violaine Giacomotto-Charra
([email protected]), Myriam Marrache-Gouraud ([email protected]) et Jacqueline Vons ([email protected]) pour le 15 mai 2014.
- CONTACTS – FRICTIONS – HEURTS
Colloque international organisé par l'E2325 SEARCH à Strasbourg, 3-4 octobre 2014
Les concepts de contacts, frictions et heurts constituent des modalités de réflexion
particulièrement fécondes pour penser l’élaboration et les pratiques de la culture.
Les contacts supposent, tout comme les frictions et les heurts, une proximité physique qu’il
faut prendre en son sens le plus concret : le contact en tant qu’expérience est d’abord vécu
avant d’être pensé. Le colloque a pour ambition de rendre compte de ce moment impensé, de
cette expérience d’immédiateté qui caractérise originellement les contacts, frictions et heurts.
Il a pour objet d’étude les modalités concrètes des échanges et de leur dimension affective et
humaine (peur, plaisir, douleur…).
Il suppose donc d’explorer les différents processus qui conduisent à l’annihilation de la
distance entre deux entités. Résultats d’un mouvement qui peut être voulu ou subi, les
contacts abolissent l’espace entre les termes en présence, tandis que les frictions mettent en
lumière les tensions inhérentes à la présence simultanée en un même espace de mouvements
concurrents, conduisant dans certains cas à l’érosion d’un des termes. Les heurts constituent
une forme plus abrupte de la rencontre, fruit cette fois d’un mouvement frontal, qui peut
constituer une menace pour l’intégrité de chacun des termes engagés dans la rencontre.
Le colloque invite ainsi à une approche différenciée du phénomène de la rencontre, qu’il
s’agit d’explorer dans ses diverses modalités spatiales et temporelles.
Contacts, frictions et heurts ne peuvent exister qu’en rapport à leur perception par un sujet.
C’est pourquoi leur étude pose les problèmes de l’intentionnalité, de l’affectivité, mais aussi
de la dissymétrie éventuelle entre les termes en présence et de ses conséquences. Les
rencontres entre individus et entre groupes s’effectuent au sein d’un contexte matériel et
concret, mais aussi théorique, sur fond d’un discours sur l’autre et sa différence qui permet
ordinairement la médiation entre soi et autrui.
Le colloque s’arrêtera sur les modalités de gestion et de régulation des contacts, qui visent à
éviter les conséquences potentiellement destructrices des frictions et heurts. Les tentatives de
régulation et d’apaisement des contacts aboutissent peut-être aussi paradoxalement à une
9
forme de stérilisation des contacts, puisque c’est souvent dans le cadre abrupt des contacts,
frictions et heurts que peuvent se dessiner de nouvelles identités (personnelles, sociales,
politiques, linguistiques, stylistiques et artistiques…).
Le colloque invite en outre à faire retour sur l’activité de recherche elle-même comme
mouvement de va-et-vient entre objet et théorie. On interrogera ainsi les efforts de
redéfinition des termes qui sont inhérents à la critique historique ou littéraire, les débats
intellectuels et conflits entre écoles de pensée concurrentes, ou encore les conditions et les
enjeux matériels de production et d’arbitrage de ces débats.
Le colloque permettra de faire se rencontrer différentes spécialités (art, civilisation,
géographie, histoire intellectuelle, linguistique, littérature, musique, philosophie…). Seront
abordées différentes zones géographiques (des îles Britanniques aux Etats-Unis en passant par
les pays anglophones comme l’Inde) et différentes périodes (du Moyen Age à nos jours). En
cette année anniversaire du centenaire de la première guerre mondiale, le colloque se propose
d’accorder une place particulière à l’étude de l’année 1914. Le conflit lui-même sera étudié
sous l’aspect très concret des contacts effectifs entre individus : situations de contacts,
frictions et heurts dans l’ensemble des sociétés, notamment par le truchement des
correspondances, qui témoignent à la fois de contacts et de distance entre individus, et
révélatrices de tensions dans un monde en plein bouleversement.
Afin de permettre un dialogue interdisciplinaire fructueux, la réflexion sera organisée autour
d’un certain nombre d’axes problématiques :
Cohabitations :
La proximité des langues et des cultures dans différentes situations historiques pose la
question des conséquences des contacts, frictions et heurts (anéantissement, érosion,
renforcement…). L’on s’intéressera, de la période médiévale à nos jours, à l’étude des
situations de cohabitation des cultures (multiculturalisme, gestion de l’espace urbain à
partager entre groupes ethniques ou sociaux différents…) et langues (code switching et codemixing, modalités de rencontre entre l’oral et l’écrit…). Les points de vue historique,
linguistique et géographique (cartographique en particulier) seront examinés.
Négociations :
Contacts, frictions et heurts se déploient nécessairement dans la proximité d’un espace
commun, ce qui pose la question des négociations entre entités distinctes. De l’étude des
coalitions politiques à celle des procédés littéraires et artistiques de collage et de
juxtaposition, ce colloque invite à penser les façons dont les artistes, les individus, les sociétés
gèrent les situations de contact et à s’interroger sur les objectifs et les moyens des
négociations.
Expérimentations :
On s’attachera particulièrement à la question des expérimentations qui mettent en contact des
entités ordinairement distinctes, dans les domaines tant politique, que théorique,
philosophique, scientifique et évidemment artistique.
Adaptations :
Contacts, frictions et heurts peuvent aussi accompagner les passages d’un art à un autre ou de
modèles politiques et sociaux d’un pays à un autre (dans le cadre des relations coloniales par
exemple). Dans cette perspective, il convient de s’interroger sur les modalités qui permettent
d’adapter un objet donné à un nouvel environnement.
Transmissions :
La matérialité des contacts, frictions et heurts entre entités pose le problème des aspects
matériels de la transmission : éducation, réseaux de diffusion des œuvres ou des idées,
médiations de la culture (partis politiques, libraires et éditeurs…), transmissions des idées, en
particulier dans le cadre de l’histoire du livre.
Incarnations :
10
Le colloque a aussi pour ambition de proposer de réfléchir à la manière dont les contacts
s’incarnent. Il propose l’étude de situations de contacts physiques effectifs, par exemple à
travers la production des sons (prononciation, musique) mais aussi la danse.
La dimension réflexive du colloque s’incarnera particulièrement lors de trois événements :
- une représentation de « danse contact » complètera la réflexion théorique
- Dr. Hannah Skoda de St John’s College Oxford, s’intéressera aux frictions et heurts dans les
universités anglaises au XVe siècle.
- A partir d’un travail d’archives mené en collaboration avec la Bibliothèque Nationale
Universitaire, le Professeur Albert Hamm présentera la généalogie des études anglaises à
l’Université de Strasbourg.
Les propositions de communications d’environ 300 mots, en anglais ou en français,
accompagnées d’un CV succinct, sont à envoyer d’ici le 30 avril 2014 à Christian Auer
([email protected]), Anne Bandry-Scubbi ([email protected]) et Stéphanie Debaize
([email protected]).
- Le genre des signatures. Partages et passages genrés d’autorité
Journées d’étude :
6 novembre 2014 et 22 janvier 2015
La signature comme marque d’auctorialité est aussi inscription d’autorité – publier
sous son nom, c’est assumer la responsabilité de ce qui est publié, c’est se donner pour une
« autorité » et c’est aussi se donner pour celui ou celle qui peut autoriser l’usage fait de la
publication. Nombreuses ont été et sont les stratégies de brouillage et de masquage de la
signature, qui produisent des effets de brouillage de la figure de l’auteur et de son autorité.
Comment les questionnements sur le genre infléchissent-ils la problématique de l’auctorialité
et de la signature quand celle-ci est partagée, dissimulée ou démultipliée et que ce partage ou
cette dissimulation produisent des effets de passages d’un genre à l’autre, des effets
d’indétermination ou de problématisation du genre ?
Qu’il s’agisse de pseudonymes, de faux noms, d’hétéronymes, ou de signatures
partagées, c’est à partir de la question de la signature auctoriale, posée en termes genrés, que
dans une perspective largement diachronique nous souhaitons explorer ces partages et
passages d’autorité, qui sont autant de mises en question du genre sexué et du statut de
l’auteur.
Directions d’étude possibles :
 Pseudonymes et hétéronymes produisant des passages de genre :
Qu’une femme ait recours à un pseudonyme masculin (les exemples sont nombreux, de
George Sand ou George Eliot à Carson McCullers), plus rarement, qu’un homme ait recours à
un pseudonyme féminin (Céline) ou se crée un hétéronyme féminin (Rrose Sélavy), ou qu’une
femme adopte un pseudonyme produisant une indétermination de genre (Claude Cahun,
Acton, Currer et Ellis Bell), la question se pose d’une part des raisons de l’adoption d’un
pseudonyme ou d’un hétéronyme marqué d’une identité de « l’autre » genre ou qui brouille
l’identification genrée, et d’autre part des effets qu’un tel pseudonyme ou hétéronyme produit
sur la notion même d’auteur. Si la question des pseudonymes, posée en termes genrés, a déjà
été abordée par Roget Bellet par exemple à propos des femmes de lettres du XIXe siècle, une
enquête de plus large ampleur reste encore à faire.
 Mystifications d’auteurs ou transferts d’attribution jouant sur l’identité genrée :
Que Jeanne Flore ait pu être la création d’un groupe d’hommes, que derrière Clotilde de
Surville se cache probablement un homme, que Clara Gazul soit née de l’imagination de
Prosper Mérimée, ou encore que le récit de l’esclave Marie Prince (la première
autobiographie d’une femme noire en langue anglaise) ait été « édité » par Susanna Strickland
et Thomas Pringle, pose bien sûr la question de la supercherie sur le statut de l’auteur, mais la
11
pose en termes genrés : quand et pourquoi des hommes créent-ils une fiction d’auteur femme
(ou réciproquement) ? quels types de relations genrées entre le collectif et le singulier sont
ainsi établies ? Qui plus est, procédures d’anonymat et changements d’attribution
d’auctorialité n’ont pas manqué de produire des modifications dans la réception des œuvres
liées au genre de l’auteur : que derrière l’anonymat des Lettres portugaises l’attribution
d’auctorialité soit passée d’une religieuse « réelle » à Gabriel de Guilleragues, que l’on puisse
aujourd’hui envisager que Louise Labé ait pu avoir été une « créature de papier », inventée
par un groupe d’homme (voir les travaux de Mireille Huchon), pose des questions de
réception de l’œuvre liées au statut de l’auteur et à son identité genrée.
 Dédoublements, multiplications ou croisements genrés de signature :
En 1966, évoquant rétrospectivement l’évolution du statut de l’artiste créateur au XXe siècle,
Marcel Duchamp considérait que l’une des caractéristiques de ce siècle était que « les artistes
viennent par paire : Picasso-Braque, Delaunay-Léger, bien que Picabia-Duchamp constitue un
couple étrange. Une sorte de pédérastie artistique ». Non seulement le duo d’artistes, lié d’un
trait d’union, produit l’effet d’un partage ou d’un dédoublement auctorial – l’artiste créateur
n’est pas « un » mais « deux », mais de plus ce duo est pensé en termes homérotiques comme
« une sorte de pédérastie », terme que Duchamp utilise comme un équivalent
d’homosexualité, introduisant une référence à des questions de genre et de sexualité. De la
signature de L.H.O.O.Q partagée par Duchamp et Picabia en une sorte de « pédérastie
artistique » jusqu’aux lectures et signatures croisées de Jacques Derrida et Hélène Cixous, qui
sont une réflexion sur la signature, l’amitié, la différence des sexes, réflexion entamée depuis
au moins le colloque Lectures de la différence sexuelle (1990, publié en 1994) et culminant
peut-être avec la publication du livre co-signé Voiles, qui tisse un texte de Cixous et un texte
de Derrida qui lui répond, dans une opération de lecture inédite qui problématise également le
statut d’auteur : la question est à la fois celle de la réflexion menée sur le partage genré de la
signature et celle des effets produits sur la notion d’auteur par des pratiques de signatures
partagées et où le partage passe par le genre.
De l’anonymat à la double signature en passant par le pseudonyme, l’hétéronyme ou le faux
nom, ce sont toutes les stratégies et procédures de brouillage genré de la signature, de
passages ou de partages genrés de la signature qu’il s’agira d’explorer, des débuts de l’ère
moderne à nos jours au cours des deux journées d’étude prévues:
jeudi 6 novembre 2014
jeudi 22 janvier 2015
Merci d’adresser vos propositions avant le 15 mai 2014 à :
[email protected]
[email protected]
- Godly Governance: Religion and Political Culture in the Early Modern World, c. 15001750
University of York (UK), 27th-28th June 2014
Religious and political thought have seldom been entirely separable, but this was especially
the case following the seismic changes that characterized the early modern period. These
transformations affected the relationship of the religious and the political, blurring the
boundaries between sacred and secular, public and private in ways previously inconceivable.
These two sources of power met on a large scale in wars of religion or the establishment of
national churches. But this period also witnessed the internalization of godly governance:
manuals describing self-regulation, covering topics as diverse as child-raising, managing the
home, ordering the diet, and dying well, abound. Intersections between these two facets of
12
early modern life fill the period’s literature, music, art, and material culture, in the spaces of
high culture and the quotidian, in performative and textual expression. Recent work has
established that both religion and politics intersect with confessional identities, material
culture, the spatial imagination, intellectual and patronage networks, and across manuscript
and print culture. This conference seeks to illuminate the entanglements and confrontations
between God and government in these diverse fields, hoping that the study of these difficult
but fruitful meeting places can open up new avenues of understanding about the early modern
world.
Confirmed Keynote Speakers: Prof. Peter McCullough (Oxford) and Dr Lucy Wooding
(KCL).
We warmly invite proposals of 200-250 words for 20-minute papers from scholars working
on the early modern period in any field or geographical area, and proposals for panels of three
or four papers (consisting of three abstracts and a title). We particularly welcome
interdisciplinary approaches to these subjects. Suggested topics may include, but are not
limited to, the following:
-spaces of religious performance or performative religion
-the reception of godly polemic
-sites of engagement with religious or political themes in the arts and literature
-the roles of gender, class, and sociability in the formation of confessional identities
-godly governance writ large in the government of the state or in local government
-the politics of individual and communal spirituality
-religio-political collisions in material and visual cultures.
Please send abstracts and panel proposals to Christine Knaack, Jonas van Tol and Emma
Kennedy by 1 March 2014 at [email protected]
Conference website: http://godlygov2014.wordpress.com
- Better Together? Union & Disunion in the Early Modern Atlantic
BGEAH CFP 2014, University of Edinburgh
The British Group of Early American Historians will hold its 2014 conference at the
University of Edinburgh between 4th and 7th September. During the same month Scotland
will be holding a Referendum on Independence from the United Kingdom and, with this
turning point in mind, the broad theme of the conference will be ‘Better together? Union and
Disunion in the early modern Atlantic’. In shaping the modern Atlantic world, multiple
enduring, and less enduring, alliances have been forged between nations, families, and
individuals and many have fallen apart. The causes and consequences of these realignments
provide rich material for papers and panels. However, the Programme Committee welcomes
complete panel and individual proposals on any aspect of early American history before 1820.
Our keynote speakers include Professor Tom Devine, University of Edinburgh, and Professor
13
Philip Morgan, Johns Hopkins University. Please email proposals to Nuala Zahedieh at
[email protected] Proposals should be sent as an attachment and individual submissions
should include a one page summary of the paper and a brief c.v. Panel submissions should
include a one paragraph overview of the intended session in addition to the individual paper
descriptions and a c.v. for each participant. The deadline for submissions is 14th March 2014.
- Problematizing the self in eighteenth-century autobiographical writing in English
An international conference organized by the “Enlightenment and modernity” project of the
LARCA (Laboratoire de Recherches sur les Cultures Anglophones) at the Université Paris
Diderot, November 28-29, 2014.
The considerable quantity of eighteenth-century autobiographical texts in English is now
attracting increasing critical attention. Ranging from printed autobiographies by a great
variety of writers (travellers, actors, printers, criminals, tricksters, slaves, and clergymen…) to
diaries, journals and correspondence, both in manuscript and in print, this is a diverse corpus
whose common denominator is the privileged insight which writing about one’s self claims or
is claimed to provide. The boundaries of the genre are frequently blurred by its proximity to
fictional life-writing. It is often impossible to distinguish ‘true’ from ‘fake’ autobiography,
revelation from obfuscation. The self, which such texts purport to recount, is invariably
problematic, as if echoing the tenets of sceptical philosophy on the one hand and the constant
rooting of individual experience in wider social networks on the other. Never a point of
departure and always socially constructed, the autobiographical self nonetheless constitutes
the reader’s horizon in these texts whose promises of unveiled truths and secrets are
fundamental to the voyeuristic reception they solicit.
This conference will explore the ways in which the self is problematized in autobiographical
writing in English in the long eighteenth century. Contributions may focus on issues such as
autobiographical accuracy or inaccuracy, the motivations behind autobiographical lifewriting, the strategies of revelation and concealment at work, the consistency or inconsistency
of the ‘selves’ recounted, the reception, impact and exploitation of autobiographical texts, the
public and private faces of autobiographical writing, and the linguistic codes such writing
deploys. The languages of the conference will be English and French. Communications will
last for 20 minutes.
Scientific committee: John Baker (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Claire Boulard
(Université Sorbonne Nouvelle Paris 3), Jeffrey Hopes (Université d’Orléans), Robert Mankin
(Université Paris Diderot), Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot), Sophie Vasset
(Université Paris Diderot).
Proposals of about 300 words, accompanied by a short CV/resume, should be submitted to the
scientific committee, by March 31, 2014, at the following address:[email protected]
- Sociabilités en révolutions au XVIIIe siècle
Société canadienne d’études du XVIIIe siècle (SCEDHS) & Eighteenth-Century Scottish
Studies Society (ECSSS)
15-18 octobre 2014
Hôtel Delta Montréal, 475 President-Kennedy Avenue, Montréal, Québec
La cohésion et l’harmonie sociales reposent largement sur la sociabilité, une forme de « douce
police » qui renvoie à la capacité des individus à interagir, à communiquer et à vivre ensemble
sans l’intervention continuelle d’un pouvoir coercitif. La sociabilité réfère ainsi aux multiples
façons qu’ont les individus d’entrer en contact avec des amis ou des inconnus, que ce soit en
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personne, au sein de clubs, de salons, de sociétés ou d’autres associations, ou à distance, par le
biais des correspondances, des traités et des discours.
Le congrès se propose d’examiner l’évolution de la notion de sociabilité dans un long dixhuitième siècle et à travers le prisme des nombreuses révolutions – politiques, commerciale,
industrielle, scientifique, littéraire et artistique – qui contribuent à en redéfinir les formes et en
réorienter les pratiques. Il sera ainsi possible d’aborder tous les aspects reliés à ce sujet,
notamment les débats philosophiques et les représentations littéraires ayant pour thème la
nature humaine et les relations sociales, l’exploration du lien social et des institutions mises
en place pour le protéger, de même que l’examen des forces qui tendent à transformer ou à
perturber les formes et les pratiques de sociabilité. Les auteurs des Lumières écossaises tels
Francis Hutcheson, David Hume, Adam Smith, James Boswell et Robert Burns étant des
figures majeures du discours sur la sociabilité au dix-huitième siècle, les propositions qui leur
sont consacrées seront les bienvenues.
Le comité scientifique invite à soumettre des propositions de séances ou de communications
aussi bien sur le thème général du Congrès que sur tout autre sujet touchant le dix-huitième
siècle. Les propositions de communications individuelles sont bienvenues et le comité
s’efforcera de les regrouper en des séances thématiques cohérentes. Cependant, les
participants sont invités à soumettre des propositions de séances complètes, incluant deux ou
(de préférence) trois communications accompagnées du choix d’un(e) président(e) et d’un(e)
commentateur ou commentatrice. Les propositions de tables rondes ou de toute autre forme
d’interventions seront aussi favorablement accueillies.
Sans que cette liste soit exclusive, des propositions de séances ou de communications
pourront intégrer les thématiques suivantes :
 Les lieux de la sociabilité
 Police, surveillance et espionnage
 La science et la République des Lettres
 La franc-maçonnerie
 L’espace urbain et l’occupation du territoire
 L’écriture comme geste social
 La figure de l’ermite
 Sociabilité et révolutions politiques
 Regards sur les foules
 Sensibilité et distinction sociale
 Les réseaux de communication
 Amitiés
 École, éducation et transmission du savoir
 Célébrité, notoriété et espace public
 Socialité et morale
 Etc.
Les conférenciers d’honneur pour ce congrès seront Pierre Serna, professeur à l’Université
Paris-I Panthéon-Sorbonne, directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française et viceprésident de la Commission internationale d’histoire de la Révolution française ; et James
Moore, professeur émérite de l’université Concordia, spécialiste de Francis Hutcheson et des
Lumières écossaises.
Les propositions (en français ou en anglais) doivent être soumises en format numérique et
envoyées
à
l’organisateur
du
congrès,
Pascal
Bastien,
à
l’adresse
suivante :[email protected] Elles devront contenir un titre, un résumé (une page
maximum) pour les communications de 20 minutes ou pour les séances de deux ou trois
communications, et un bref CV (une page maximum) pour chaque intervenant.
Date limite de soumission des propositions : le 1er avril 2014.
15
Les organisateurs accueilleront avec plaisir les avis d’intention soumis dès l’été ou l’automne
2013 : les personnes intéressées pourront en effet soumettre un titre provisoire de séance ou
de communication et s’inscrire, par conséquent, à la lettre d’information du Congrès. Cette
lettre rappellera les échéanciers, informera des activités liées au congrès et des possibilités de
financement qui pourraient s’offrir. Cette initiative, par contre, ne dispensera pas de
soumettre une proposition et un cv en bonne et due forme avant la date limite de soumission
des propositions.
Comité d’organisation
Julie Allard (Bishop’s University), Pascal Bastien (UQAM), Simon Dagenais (UQAM)),
Lucie Desjardins (UQAM), Marie-Claude Felton (McGill), Geneviève Lafrance (UQAM),
Simon Macdonald (McGill).
Comité scientifique
Brian Cowan (McGill), Susan Dalton (Université de Montréal), Peggy Davis (UQAM),
Deidre Dawson (Michigan State University), Nicholas Dew (McGill), Ugo Dionne
(Université de Montréal), Jean-François Gauvin (Harvard), Matthew Hunter (McGill), Neven
Brady Leddy (Bishop’s University), Ted McCormick (Concordia), Benoît Melançon
(Université de Montréal), Dario Perinetti (UQAM), Peter Sabor (McGill), Jonathan Sachs
(Concordia), Richard B. Sher (New Jersey Institute of Technology), Mark Spencer (Brock
University), Laurent Turcot (UQTR).
www.scedhs2014.uqam.ca
- Pastoral Sounds
International Conference, November 13-15, 2014 at the University of Poitiers, France
Co-sponsors: FORELL, Université de Poitiers, and REMELICE, Université d’Orléans
“Pastoral’s ancient and universal appeal – to come away – requires new examination in an age
in which there is no away.” (Glen A. Love. Practical Ecocriticism: Literature, Biology, and
the Environment).
“We cannot doubt that animals both love and practice music. That is evident. But it seems
their musical system differs from ours. It is another school… We are not familiar with their
didactic works. Perhaps they don’t have any.” (attributed to Erik Satie by John Cage. Silence)
*
Following a first international conference devoted to the pastoral in March 2012 at the
University of Orléans, where 25 researchers from France, Australia, Canada, the United States
and Great Britain explored the “poetics and politics of place,” a second conference, to be held
at the University of Poitiers, will focus on the topic of “pastoral sounds.”
Papers are invited on the question of how sound informs pastoral writing and art in the
English-speaking world—with “pastoral” to be taken broadly as pastoral sensibility, from its
earliest expressions to contemporary echoes, including anti- or post-pastoral perspectives
which question the idealized dialogue between humans and nature.
Echoes of Arcadia come in many shapes and forms, and the conference organizers hope to
receive proposals from scholars in various fields: literature, film, cultural studies,
environmental history, classical and popular music and art. Topics could include the
following:
 pastoral sensibility and sounds in regard to poetic form or patterns, musical
composition or genre, and how the dialectic between “simple/natural” and
“complex/artificial” can be employed or rendered irrelevant by works that defy such
categories;
16

tension between harmony and discordance, including harmony between social
constructs and an environment perceived or constructed as “natural;”
 pastoral sensibility and the representation or presence of non-human sounds in the
“natural world,” from non-human phenomena or animals. How is this fashioned or
expressed poetically, vocally or musically?
 the translation of the pastoral ideal into sound—are there inherent tensions in the
genre? what about pastoral echoes in works that make no explicit claim to share in the
pastoral ideal? what about the so-called “silence of nature?”
The conference language will be English.
Selected bibliography:
BUELL, Lawrence. The Environmental Imagination: Thoreau, Nature Writing, and the
Formation of American Culture, Harvard UP, 1996
---------The Future of Environmental Criticism: Environmental Crisis and
Literary Imagination, Oxford: Blackwell, 2005.
CAGE, John. Silence, lectures & writings, London : Marion Boyars, 1980.
CHARTIER, Denis, & PUGHE, Tom. Littérature & écologie: vers une écopoétique. Ecologie
et Politique 36, pp., 85-97, 2008.
CRONON, William, “The Trouble with Wilderness,” Environmental History, repr. The Best
American Essays 1996, Robert Atwan, ed., Houghton Mifflin, 1996
GIFFORD, Terry, Pastoral, London and New York: Routledge, 1999.
LOVE, Glen A. Practical Ecocriticism: Literature, Biology, and the Environment, University
of Virginia Press, 2003.
MARX, Leo, The Machine in the Garden: Technology and the Pastoral Ideal
in America (1964), Oxford U Press, 2000
SNYDER, Gary, A Place in Space, Washington, D.C.: Counterpoint, 1995.
WILLIAMS, Raymond. The Country and the City, (1973), Hogarth Press, 1985.
Please send your proposals (300 words and a brief bio) to Bénédicte Chorier-Fryd
([email protected]), Charles Holdefer ([email protected]) and
Thomas Pughe ([email protected]) by January 31, 2014. Acceptance will be
notified by February 28, 2014.
- ESSE 2014
- Atelier "English Manuscript Studies".
The focus is on editing manuscripts from all periods, whether they be strictly literary or not.
The seminar is particularly interested in unpublished material in manuscript. Research topics
include, and are not restricted to, finding manuscripts and archival work, manuscript
collections, scribal work, paleography, manuscripts as books, the coexistence of manuscripts
and printed books, what manuscripts tell us on reading habits, editing manuscripts, electronic
versus printed editions, manuscript studies and digital humanities. Manuscript studies have
been on the cutting edge of literary theory and papers on authorship, the constitution of the
text or hermeneutics are welcome.
Carlo Bajetta (Università della Valle d’Aosta, Italy)
[email protected]
Guillaume Coatalen (Université de Cergy-Pontoise, France)
[email protected]
17
- Atelier “Women’s lives, women’s works, a tale of mutual influences”
This seminar will aim to study the impact of women’s personal lives and experiences on
their theoretical, fictional or artistic productions. Conversely the influence of women’s
productions on their own lives will be explored. These mutual influences will be addressed
from the perspective of the history of ideas. The geographical area will be Britain but
women living and working in other areas, whether European or not, also fall into the
province of this workshop provided that their biographies or autobiographies are in some way
related to Britain. No historical period will be excluded. The reference to ‘women’s works’
includes all kinds of intellectual activities: fiction, drama, poetry, philosophy, journalism,
cinema, painting, sciences, etc.
Those wishing to participate in the Conference seminars are invited to submit 200-word
abstracts of their proposed papers directly to all convenors of the seminar in question *before
28 February 2014*. The convenors will let the proponents know whether their proposals have
been accepted by no later than 31 March 2014. The APC expects to receive the complete list
of selected seminar participants to [email protected] later than on 15 April 2014
-“‘The dyer’s hand’: Colours in Early Modern England”
Special Issue of E-rea (13.1, Autumn 2015).
Guest Editor: Sophie Chiari (LERMA, Aix-Marseille Université).
Scientific Committee:
Sophie Chiari, Aix-Marseille Université (France)
Line Cottegnies, Paris 3 – Sorbonne Nouvelle (France)
Tobias Döring, Ludwig Maximilians-Universität (Munich, Germany)
Roy Eriksen, University of Agder (Norway)
Stuart Sillars, University of Bergen (Norway)
DEADLINE FOR SUBMISSION OF ABSTRACTS: April 15, 2014
As Michel Pastoureau has shown, the Middle Ages were a time when heraldry changed the
names and the meanings of colours and when both stained glass and manuscript illuminations
testified to the rich symbolism of the vivid medieval palette. In recent years, much attention
has also been paid to the new approaches to colour which emerged in 18th-century England, in
the wake of Isaac Newton’s innovative ideas on the colour spectrum. Nowadays, a full range
of highly saturated hues characterizes our daily environment, so much so that black and white
convey both elegance and sophistication.
Yet, the function and the symbolism related to the use of colours in 15th-, 16th- and 17thcentury England remain surprisingly unexplored, partly because the Aristotelian theories of
vision and colours have long been regarded as relatively limited ones, and partly because,
until the 17th century, most skills related to the art and uses of colour were protected by a
number of trade secrets and only circulated by word of mouth. Moreover, as a new black and
white print culture was gradually taking precedence over the lavish colours of medieval
manuscripts, the advent of Protestantism was at the origin of several violent reactions against
the use of bright colours. Nevertheless, for all the exhortations of a handful of
“chromophobic” Puritans zealots like Philip Stubbes against what they regarded as “artifice”,
the iconoclastic fever which swept across early modern England never really stopped the use
of polychromy.
Indeed, in spite of the corruptibility of early modern pigments and of the limited range of
available hues, cloth manufactures flourished and English artists continued to use many
different hues in their works. The court miniaturist Nicholas Hilliard relied for example on
18
vibrant blue, yellow, crimson, black, white, pink, orange and green shades in his paintings. In
the meantime, Shakespeare’s “dyer’s hand” (Sonnet CXI) exploited a whole range of colours
in his plays and poems, from the Dark Lady of the sonnets and the black Moor of Venice to
the white and red roses of the three parts of Henry VI, the yellow stockings of Malvolio in
Twelfth Night or Autolycus’s “ribbons of all the colours i’ th’ rainbow” in The Winter’s Tale
(4.4.206). Generally speaking, the circulation of clothes, cosmetics, gemstones, recipes,
heraldic devices, botanical drawings, and university textbooks then partly depended on the
colours which characterized them. Strikingly enough, an increasing number of dyes were
marketed and, as a result, many early modern Englishmen wore red beards and dyed their
hair. During the Civil War, the differentiated use of colours proved to be an important means
of recognition of troops while, in the 1650s, philosophers eager to understand how their
contemporaries perceived the world attempted to reconsider colour to question the reliability
of senses and common sense. In his Leviathan (1651), Hobbes suggested that, like tastes and
odours, colours were actually subjective (or “sensible”) qualities that one could “discern” only
“by Feeling”.
Now, if early modern men and women enjoyed and promoted a variety of tinges, tones and
tinctures, they were also disturbed by the uncanny power of colouring and dyeing. Theories
about the significance of skin colour proliferated and contributed to the emerging construction
of race which led to the creation of a series of binary oppositions between black and white.
Researchers now acknowledge that colours may have served to crystallize the sexual,
religious and political anxieties of an era when vivid tints were often seen as a transgression
of sorts. More often than not, colours were indeed associated with poison, illness and
pollution, and were therefore seen as potentially dangerous. Under Elizabeth I, the London
Parliament tried in vain to colour-code the citizens in order to facilitate the identification of
subversive individuals. In the early 17th century, the Puritan Thomas Tuke won a lasting fame
with his Treatise against Painting and Tincturing of Men and Women (1616) in which he
warned his readers against cosmetic literature and attacked the “superfluous” painted faces of
his time.
These examples tend to show that, in the early modern period, colour still codified gender as
well as religious, political and social distinctions. In other words, colour was a symbolical and
literary construct worth exploring for scholars interested in the multiple facets of identity
construction in early modern England.
This special issue of the electronic journal E-rea (http://erea.revues.org/3363) aims at tracing
the changing meanings of colour(s) in England from the Tudor era until the Restoration
period (1485-1660). It will welcome papers dealing with the material, literary, aesthetic and
sociological dimensions of colour in early modern England. Colours should thus be seen as
part and parcel of the cultural codes followed or questioned by the early modern society.
Contributions might relate to but are not limited to the following questions:
-How were colours made and used in England at the time?
-Did their names actually refer to the same colours as those of today?
-What did the use of warm or cold colours aim at symbolizing in the artistic and literary
works of the period?
-Did the circulation of prints and popular black and white engravings of the period change the
perception of colours?
-To what extent did the English see and use colours differently from continental countries?
-What role did the Puritans play in the perception of glowing colours in early modern
England?
19
-Which tones happened to be culturally and socially unacceptable, and why?
-Could the restrictions imposed on colours actually have raised the interest of early modern
contemporaries in the use of a wide variety of tints?
-What were the main scientific theories developed on colour at the time?
-Which writers were then interested in the topic and to which ends?
-What was the function of colour in early modern literature and how was it used on stage?
-Was colour gendered and, if so, what were there specific masculine and feminine hues?
Please send your paper proposal (of no more than 300 words) with a brief CV to Sophie
Chiari ([email protected] / [email protected]) by April 15, 2014.
Contributors selected by the scientific committee will be notified by mid-May 2014.
Final papers will be due on November 30, 2014.
============
3. CONCOURS, JOURNÉES D’ÉTUDES, SÉMINAIRES ET CONFÉRENCES
- Séminaire de recherche sur les îles Britanniques, 17e-18e, LERMA (EA 853), Aix-enProvence.
Cycle 2012-2014, « Les nouveaux centres de la transmission des textes »
Les séminaires ont lieu le lundi de 17h à 19h, en salle 3.43, Maison de la Recherche
(bâtiment T2), campus Schuman, 29 avenue Robert Schuman, 13621 Aix-en-Provence
Cedex 1.
Contacts : [email protected], [email protected], [email protected]
Site : http://britaix17-18.univ-provence.fr
3 février 2014, présidente : Laurence Lux-Sterritt
Éditer le genre/Editing women (exceptionnellement cette séance se déroulera de 16h30 à
19h00)
 « Vivre de sa plume au XVIIIe siècle : Mary Wollstonecraft, traductrice et écrivain »
Prof. Françoise Barret-Ducrocq (Université Paris Diderot)
 « L'édition des autrices anglaises du XVIIe siècle : état des lieux, enjeux et
prospective »
Dr Armel Dubois-Nayt (IUT de Vélizy, Université de Versailles Saint-Quentin)
 « Les enjeux et logiques des éditions contemporaines de femmes auteurs du XVIIIe
siècle »
Dr Hélène Palma (Aix-Marseille Université)
20
- Séminaire "Construction de l'Orient", LARCA (UMR 8225 du CNRS), Université Paris
Diderot-Paris 7
(Responsables: J-M Fournier, L. Niayesh, avec l’aimable collaboration de Sarga Moussa en
2013-2014)
Prochaine séance du séminaire: lundi 3 février, 18h-19h30, salle 317, bâtiment Olympe de
Gouges, Université Paris Diderot, 8, rue Albert Einstein, 75013, Paris (métro "Bibliothèque
François Mitterrand")
Présentation de Diego Saglia (Université de Parme): "Copia orientalis: Images (and problems)
of Eastern opulence from medieval mirabilia to eighteenth-century commercialism"
Diego Saglia is Professor of English Literature at the University of Parma, Italy. His research
focuses on the literature and culture of the Romantic period, and on the contacts between
British romanticism and other European traditions. His most recent publications include
"Byron e il segno plurale" (2011), which was awarded the 2012 Elma Dangerfield Award of
the International Byron Society, and the first critical edition of Robert Southey’s "Roderick,
the Last of the Goths" (Pickering and Chatto, 2012).
Pour plus de détails sur l'actualité du séminaire et les informations en rapport avec nos
activités, merci de consulter notre site:
http://constructiondelorient.jimdo.com
- Séminaire du CREA XVIII-PEARL, EA Prismes 4398
Sorbonne nouvelle - Année 2013-2014
Après le colloque du 7 décembre 2013 sur « The Self : Theories and Representations in Great
Britain in the Long Eighteenth Century », le séminaire du CREA XVIII reprend ses activités,
autour du nouveau thème de « Masculinité et féminité », qui sera l'objet d'étude des trois
années à venir. Pour cette première année, les exposés auront une visée essentiellement
théorique, dépassant souvent les limites du XVIIIe siècle.
Le séminaire se tient un samedi par mois, à 10h30, en salle 12 de l'Institut du monde
anglophone, 5 rue de l'Ecole de médecine, Paris 6e.
Une visite de musée est prévue au mois de juin.
Samedi 8 février 2014
Guyonne Leduc, Professeur à l'Université de Lille III
« Construction de la masculinité et de la féminité en Angleterre à l’époque moderne (15001800)»
- David Lieberman (U. of California, Berkeley): "Bentham, Rights, and Democracy"
Le Groupe de Recherche en Histoire Intellectuelle organise une séance conjointement avec le
Centre Bentham. Le séminaire aura lieu de 14h à 16h en Sorbonne, à la Bibliothèque du
Centre Roland Mousnier (escalier G, 1er étage 1/2, accès par le 1, rue Victor Cousin, 75 005
Paris)
Pour plus d'informations, voir le site du GRHI .
21
- Séminaire d'Histoire Intellectuelle, 2014
Le Groupe de Recherche en Histoire Intellectuelle reprendra ses travaux le 28 janvier 2014,
avec une séance organisée conjointement avec le Centre Bentham (Ecole de droit de SciencesPo, projet CODEBENTHAM).
Le séminaire aura lieu de 17h à 19h en Sorbonne, à la Bibliothèque du Centre Roland
Mousnier (escalier G, 1er étage 1/2, accès par le 1, rue Victor Cousin, 75 005 Paris)
http://www2.univ-paris8.fr/grhi/
11 février 2014
 Luis Felipe de Alencastro (Paris 4 Sorbonne)
« La traite des Noirs et l’histoire-monde, 1550-1850 »
- Séminaire franco-britannique d’histoire
Université Paris IV-Sorbonne, en partenariat avec l'Institute of Historical Research
(University of London), le Groupe d'histoire intellectuelle (Université Paris 8-VincennesSaint-Denis) et le CREA (Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense)
Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, Paris 6e (salle D040)
Jeudi 13 février : Richard Whatmore (Saint Andrews), autour de son livre : Against War
and Empire Geneva, Britain and France in the Eighteenth Century (Yale University Press,
2012) (en partenariat avec le PRI îles Britanniques EHESS- Paris 7).
Jeudi 20 février : Steven Sarson (Swansea), “The Glorious Revolution and the American
Revolution:
Or, why the US Constitution is more “ancient” than the British one”
Jeudi 6 mars : Catherine Hall (University College London) et Leonore Davidoff
(University of Essex, sous réserve), autour de la traduction française de Family Fortunes. Men
and women of the English middle class, 1780-1850 (à paraître, La Dispute, 2014 [1987])
- Séminaire : Groupe de recherche, Frontières
EA 1569, Université de Paris VIII
Responsables: Lori Maguire et Bertrand Van Ruymbeke
le jeudi 13 février de 15h à 17h, Paris VIII
(metro St Denis Université), salle D143
“Violence in early modern political thought: targets, images and language'.
Cesare Cuttica, Université de Paris 8
contact: Lori Maguire, [email protected]
- Journées d’étude ‘Frances Burney: La femme et la lettre’
Co-organised by Anne Berton-Rouhette (Université Blaise Pascal, CELIS) and Claire Gallien
(Université Montpellier 3, IRCL)
Dates: 28 Feb. -- 1 March 2014
Location:
Université Montpellier 3
Site Saint Charles
22
Rue du Professeur
Henri Serre
34080 Montpellier
tél. 04 11 75 70 10
(TRAM L1 (dir. Mosson) Arrêt: Albert 1er)
SALLE DES COLLOQUES 1
_Friday 28 Feb. 2013_
2: 15 -- Welcome address
*Session 1 : Of letters*
Chair : Catherine Pascal (Montpellier III, IRCL)
2: 30 -- Frédéric Calas (Université Blaise Pascal), ‘Etat des lieux du roman épistolaire en
France de 1669 à 1782: quelle typologie?’
3: 00 -- Huguette Krief (Université Aix-Marseille), ‘Entre Lumières et Strum-und-Drang à la
française. Quelques pistes de réflexion sur le roman épistolaire féminin du 18e siècle’
3: 30 -- discussion
/4: 00 -- coffee break/
4: 30 -- Harriet Guest (University of York), ‘Frances Burney and her contemporaries at the
seaside’
5: 00 -- discussion
5: 30 - end
_Saturday 1 March 2013_
*Session 2: Of music and plays*
Chair: Patrick Taïeb (Montpellier III, IRCL)
9 : 30 -- Gilles Benin (Université Paris Sorbonne), ‘Evelina, ou la musique tue’
10 : 00 -- Pierre Dubois (Université de Tours), ‘Music, Sensibility and Virtue in Fanny
Burney's Novels’
10 : 30 -- discussion
/11 : 00 -- coffee break/
11 :30 -- Ros Ballaster (Oxford University, Mansfield College), ‘ “I can make myself no
happiness by intrigue”: female performance between stage and page in Frances Burney’
12 : 00 -- discussion
/12 : 30 -- 1: 30: lunch/
Session 3: Burney and Evelina
Chair : Claire Gallien (Montpellier III, IRCL)
1: 45 -- Anne Rouhette (Université Blaise Pascal), ‘ “A child to appear against a father!”
Woman and the Law in Evelina’
2: 15 -- Laure Blanchemain (Université Toulouse 2), ‘Nature, order and disorder: the arrival
at Vauxhall in Evelina’
2: 45 -- discussion & concluding words
/3: 30 - end/
============
23
4. EXPOSITIONS, MUSÉES, SPECTACLES, SITES INTERNET
- Georgians Revealed: Life, Style and the Making of Modern Britain
Until 11 March 2014
From beautifully furnished homes to raucous gambling dens, Georgians Revealed explores
the revolution in everyday life that took place between 1714 and 1830. Cities and towns were
transformed. Taking tea, reading magazines, dancing, gardening and shopping for leisure
were commonplace, and conspicuous consumption became the pastime of the emerging
middle classes.
Popular culture as we know it began, and with it the unstoppable rise of fashion and celebrity.
Art galleries, museums and charities were founded. In this time of incredible innovation, ideas
were endlessly debated in the new coffee houses and spread via the information highway that
was mass print.
Drawing on the British Library’s uniquely rich and rare collections of illustrated books,
newspapers, maps and advertisements, as well as loaned artworks and artefacts, Georgians
Revealed brings to life the trials and triumphs of the ordinary people who transformed Britain
forever.
To celebrate the exhibition, the Library and Cityscapes have created a Georgian garden
installation on the Piazza designed by landscape architect and historian Todd LongstaffeGowan and funded by The Sackler Trust.
http://www.bl.uk/whatson/exhibitions/georgiansrevealed/index.html
- Behind the Scenes at the Fashion Museum
The Fashion Museum has opened up its stores of historic fashion in a new display. Visitors
can see a series of chronological display installations showcasing historic fashions from the
museum collection, and all arranged like the museum stores.
The display includes fashions for men and women from the late 1700s to the early 1900s.
On me signale également une présentation de vêtements et accessoires de la période au:
http://www.museumofcostume.co.uk/exhibitions/future_displays/historic_fashion.aspx
- Art & Monarchy 1714-1760:
The First Georgians: Art & Monarchy 1714-60 and Kensington Palace
The Queen's Gallery, Buckingham Palace
Explore the Georgian era in more detail with a combined visit to The First Georgians: Art &
Monarchy 1714-60 at The Queen's Gallery, Buckingham Palace and Meet the Georges at
Kensington Palace. At Kensington Palace, the King's Apartments have been re-presented in
the style of the Hanoverian period, and The King's Presence Chamber has been beautifully
restored with crimson damask silk and gilded paintwork.
http://www.royalcollection.org.uk/event/the-first-georgians-art-monarchy-1714-60-andkensington-palace
============
24
5. ANNONCES ET SOUTENANCES
- Prix de Master et de thèse
Notre Société attribue
- chaque année paire, un prix de Master,
- chaque année impaire, un prix de thèse
dans le but de promouvoir la recherche dans notre champ de compétence et de lui donner la
visibilité qu'elle mérite.
- Le Prix de Master est récompensé par une adhésion gratuite à la Société pendant deux ans,
ce qui inclut la réception du numéro annuel de la Revue, celle du numéro hors série,
l'adhésion à la liste de diffusion qui offre de nombreux services aux membres de la Société
ainsi que la possibilité de participer au colloque annuel "Jeunes chercheurs".
Vous êtes donc invité(e)s à nous faire parvenir les dossiers de vos candidats, en double
exemplaire, accompagnés de votre lettre de recommandation.
Selon la procédure adoptée par notre Société, chaque dossier sera soumis à deux rapporteurs.
Après avoir pris connaissance de tous les rapports, le Conseil
d'Administration votera à bulletins secrets afin de désigner le(la) lauréat(e) du prix.
Les dossiers de Master soutenus au cours de l'année 2012-2013 (Mémoire et lettre du/de la
directeur/trice de recherche dans les deux cas) sont à envoyer le plus tôt possible, en tout cas
avant le 18 avril 2014, par voie postale, au Secrétaire de notre Société:
Pierre Degott ([email protected])
- RESCSO
The long-anticipated interdisciplinary network in Oxford, Romanticism and EighteenthCentury Studies Oxford (RECSO), is pleased to announce the launch of its website
at http://recsoxford.org/. This site has been in the process of construction over the last two
months, with the kind help of contributions by seminar conveners, Bodleian staff, and the rich
pickings on offer though departmental websites and the world-wide web. With these
comprehensive resources, and moreover a News blog (http://recsoxford.org/News/)
administrated by a range of graduates and staff in this period, the site's aim is to keep you upto-date with latest Oxford happenings in the period 1660-1830, across the disciplines.
You are receiving this email because you, or a faculty administrator on your behalf, have
expressed interest in this project and requested to be included on the 2013-14 mailing list.
Importantly, this mailing list will now be administrated through the RECSO News blog; so to
keep up to date with CFPs, conference, opportunities, and events in Oxford please be sure to
'follow' this News blog at http://recsoxford.org/News/.
RECSO Team
25
- Join the Cultures of Knowledge team – we’re hiring!
We are excited to announce a new job opportunity with Cultures of Knowledge. We are
currently recruiting for a Digital Editorial Assistant to work part time with us on the
digitisation of early modern letter records, available from 1 March 2014, for 9 months. This
position would suit people with a keen eye for detail and strong IT skills, who are interested
in early modern letters and the digital humanities. Additional European languages and
proofing experience are desirable but not essential. The successful applicant will contribute to
the accurate digitisation of metadata on early modern correspondence by using bespoke dataentry and manipulation software, for which training will be provided. Deadline for
applications: Wednesday 12th February 2014.
Please forward this to any parties who may be interested.
Blog post: http://www.culturesofknowledge.org/?p=4536
University recruitment site: https://www.recruit.ox.ac.uk
============
6. PARUTIONS
- Jean-Paul FORSTER, Eighteenth-Century Geography and Representations of Space in
English Fiction and Poetry, Peter Lang, Bern, 2013, 233 pages, ISBN :
978-3-0343-1257-8
- Protest, Politics and Work in Rural England, 1700-1850, Carl J. Griffin. Palgrave
Macmillan, 2013.
Thematically organised, this book analyses:
• cultures of work, worklessness, the poor laws and poverty
• relations between law, the evolving state and rural labourers
• enclosure, land-use and changes in the environment
• religion, custom and the politics of everyday life and resistance
• rural protest movements, trade unionism, and popular, radical politics.
Locating protest in the wider contexts of work, poverty and landscape change, this lively
volume offers the first critical overview of a growing area of study.
Order this book from www.palgrave.com/history and save 20% when you use the promotional
code WGRIFFIN2014a before 31st March 2014.
- Shakespeare on Screen: Macbeth
Edited by Sarah Hatchuel, Nathalie Vienne-Guerrin and Victoria Bladen
Presses des universités de Rouen et du Havre, décembre 2013
539 pages
ISBN 979-10-240-0038-1 27 euros
26
- Sophia Rosenfeld: Le sens commun. Histoire d’une idée politique. Traduction de
Christophe Jaquet. PUR, 2014.
Depuis 1776, le sens commun a toujours été étroitement impliqué dans la politique
démocratique du monde atlantique. Aujourd’hui encore, le sens commun reste un idéal
politique puissant. Il n’est cependant pas évident de dire d’où vient notre foi dans le sens
commun et comment sa logique populiste a façonné la démocratie moderne. Ce livre est le
premier ouvrage qui explore ce phénomène politique essentiel de la modernité.
Prix Mark Lynton History 2012 de l’école de journalisme de l’université de Colombia et de la
fondation Nieman de l’université d’Harvard.
Prix 2011 de la Society of Historians of the Early American Republic.
Avec le soutien de l’université de Virginie et de la fondation Florence Gould.
- India and Europe in the global eighteenth century, eds. Simon Davies, Daniel Sanjiv
Roberts and Gabriel Sánchez Espinosa (SVEC 2014:01). Pagination: xii + 341 pp., 13 ill., pb
(broché). ISBN-13: 978-0-7294-1080-9
Description: The long eighteenth century was a period of major
transformation for Europe and India as imperialism heralded a new
global order. Eschewing the reductive perspectives of nation-state
histories and postcolonial ‘east vs west’ oppositions, contributors
India and Europe in the global eighteenth century put forward a
more nuanced and interdisciplinary analysis. Using eastern as well
as western sources, authors present fresh insights into European
and Indian relations and highlight:
• how anxieties over war and piracy shaped commercial activity;
• how French, British and Persian histories of India reveal the
different geo-political issues at stake;
• the material legacy of India in European cultural life;
• how novels parodied popular views of the Orient and provided counter-narratives to
images of India as the site of corruption;
• how social transformations, traditionally characterised as ‘Mughal decline’, in effect
forged new global connections that informed political culture into the nineteenth century.
to
Daniel Sanjiv Roberts, Introduction
Anthony Strugnell, A view from afar: India in Raynal’s Histoire des deux Indes
Claire Gallien, British orientalism, Indo-Persian historiography and the politics of global
knowledge
Javed Majeed, Globalising the Goths: ‘The siren shores of Oriental literature’ in John
Richardson’s A Dictionary of Persian, Arabic, and English (1777-1780)
Deirdre Coleman, ‘Voyage of conception’: John Keats and India
Sonja Lawrenson, ‘The country chosen of my heart’: the comic cosmopolitanism of The
Orientalist, or, electioneering in Ireland, a tale, by myself
Daniel Sanjiv Roberts, Orientalism and ‘textual attitude’: Bernier’s appropriation by Southey
and Owenson
Felicia Gottmann, Intellectual history as global history: Voltaire’s Fragments sur l’Inde and
the problem of enlightened commerce
27
James Watt, Fictions of commercial empire, 1774-1782
Gabriel Sánchez Espinosa, The Spanish translation of Bernardin de Saint-Pierre's La
Chaumière indienne: its fortunes and significance in a country divided by ideology, politics
and war
John McAleer, Displaying its wares: material culture, the East India Company and British
encounters with India in the long eighteenth century
Mogens R. Nissen, The Danish Asiatic Company: colonial expansion and commercial
interests
Lakshmi Subramanian, Whose pirate? Reflections on state power and predation on India’s
western littoral
Florence D’Souza, A comparative study of English and French views of pre-colonial Surat
Seema Alavi, The Mughal decline and the emergence of new global connections in early
modern India
Summaries
List of contributors
Bibliography
Index
- Shakespeare in Performance, edited by Eric Brown and Estelle Rivier. Cambridge Scholars
Publishing: December 2013.
The fourteen essays included in this collection offer a range of
contributions from both new and well-established scholars to the topic
of Shakespeare and performance. From traditional studies of theatrical
history and adaptation to explorations of Shakespeare’s plays in the
circus, musical extravaganzas, the cinema, and drama at large, the
collection embraces a number of performance spaces, times, and media.
Shakespeare in Performance includes essays looking not only at
sixteenth- and seventeenth-century stagings of the plays in England, but
at productions of Shakespeare across time in the United States, France,
Italy, Hungary, and Africa, underscoring the multiple embodiments and
voices of Shakespeare’s art and including a variety of cultural approaches. The work is
ultimately occupied with a number of questions generated by these continual iterations of
Shakespeare. How can we write and trace what is ephemeral? To what purpose do we
maintain the memory of past performances? How does the transmediation of Shakespeare
inform the most basic interpretive acts? What motivates Shakespearean theatre across political
borders? What kinds of meaning are produced by décor, movement, the actor’s virtuosity, the
producer’s choices, or the audience’s response? Each essay thus, to some degree, describes
and voices the now unseen.
- Numéro 70 de la Revue de la Société d'Etudes anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe
siècles, Autour du Rire / Laughing Matters, vient de paraître.
ll contient deux articles sur Evelina, roman au programme de l'agrégation.
Les non-abonnés peuvent le commander auprès de [email protected] (20€).
Quelques exemplaires seront disponibles à la librairie Compagnie (58, rue des Ecoles, 75005
28
Paris) d'ici quelques jours.
Les articles parus il y a plus de 2 ans sont accessibles en ligne sur Persée.fr ou à partir de
1718.fr
Sommaire:
In memoriam Bernard Dhuic, Nadine Fenouillat, Jean Hamard, Jean-Pierre Martin
AUTOUR DU RIRE / LAUGHING MATTERS
-Petite anatomie du rire aux XVIIe et XVIIIe siècles – Brigitte Friant-Kessler
-Rire aujourd’hui avec The Winter’s Tale et The Tempest – Pascale Drouet
-Ridentem dicere verum quid vetat: Shaftesbury, Horatian Satire and the Cultural (Ab)Uses of
Laughter – Patrick Müller
-« Ha, Ha, Ha »: Modes of Satire in the Royalist Newsbook The Man in the Moon – Laurent
Curelly
-À gorge déployée ? Rire et guillotine en Grande-Bretagne pendant la Révolution française –
Rémy Duthille,
-Medical Laughter and Medical Polemics: The Woodward-Mead Quarrel and Medical Satire
– Sophie Vasset
-Le rire interdit : portraits d’hommes d’Ếglise chez Fielding, Smollett, Sterne et Goldsmith –
Baudouin Millet
-« Against the Spleen »: Tristram Shandy, Jestbooks and Treatment for Melancholy –
Charlotte Holden
-« Laws for laughing ! » : Discours théorique et pratique théâtrale sur la scène comique du
e
XVIII siècle – Marc Martinez & Marie-Claire Rouyer-Daney
-Offstage laughter: Restoration Comedies and the Female Audience – Aloysia Rousseau
-Pathological Laughter and the Response to Ridicule: Samuel Richardson, Jane Collier and
Sarah Fielding – Rebecca Barr
VARIA
-A Patch-Work Screen : La preuve par le manuscript – Constance Lacroix
-Prefatory Material in Fictional and Non-Fictional Eighteenth-Century Travel Writing – Ruth
Menzies & Sandhya Patel
-Ascendancy and the 1798 Rebellion in Maria Edgeworth’s Castle Rackrent (1800) and Ennui
(1809) – Timothy McInerney
-Discursive Ventriloquism in Burney’s Evelina – Jeffrey Hopes
-La représentation de la mort dans Evelina – Laure Blanchemain-Faucon
Notes de lecture – Ouvrages reçus
- Sociabilité et convivialité en Europe et en Amérique aux XVIIe-XVIIIe siècles
Lumières 21 (1er semestre 2013)
Sous la direction de Rémy Duthille, Jean Mondot, Cécile Révauger.
Valérie Capdeville, Convivialité et sociabilité : le club londonien, un modèle unique en son
genre ?
Pierre Musitelli, En bonne compagnie ? Verri et Beccaria invités de la coterie du Baron
d’Holbach
Richard Flamein, Sociabilités et mobilités sociales en révolution : le réseau salonnier des Le
Couteulx entre 1771 et 1815
Sandrine Krikorian, Manque et excès de convivialité dans les repas royaux d’Ancien Régime
29
Véronique Pichet, L’esprit de sociabilité chez les évangélistes de la Clapham Sect. Un contreexemple?
David Do Paço, Aménagements urbains et reconfiguration d’une sociabilité aristocratique :
les jardins viennois du XVIIIe siècle
Ekaterina Bulgakova, Les réseaux de sociabilité des voyageurs étrangers à Paris au siècle des
Lumières : entre “modèles types” et expériences personnelles
Marie Villion, Théâtres privés et résidences secondaires : prolongements des pratiques de
sociabilité au XVIIIe siècle
Suzanne Dumouchel, Le journal littéraire au XVIIIe siècle : la sociabilité en espace
médiatique
Emna El Mechat, Les salons enchantés : le conte de fées, genre mondain au XVIIe siècle
Raphaëlle Brin, Du savoir-vivre au savoir écrire : la sociabilité mondaine comme modèle
d’écriture dans l’Histoire de ma vie de Casanova
Nicolas Hebbinckuys, Quelques instants de convivialité dans la jeune Amérique de Henri IV
(1604-1606)
Audrey Mirlo, Un philosophe anglais sur le continent américain et un Huron en Europe :
parcours croisés de deux émigrés dans le récit français du XVIIIe siècle
Constance Lacroix, Jane Barker : jacobitisme et sociabilité littéraire
Francis Delon, Une société para-maçonnique jacobite dans les comtés de l’ouest du Pays de
Galles durant la première moitié du XVIIIe siècle : ses Sea Serjeants
Dominique Maron, La transgression des règles de la conversation par les personnages
féminins chez Jane Austen : au service de la critique du patriarcat
Recensions
- Le républicanisme anglais dans la France des Lumières et de la Révolution*
La Révolution française 5 | 2013
http://lrf.revues.org/947
*Dossier coordonné par François Quastana et Pierre Serna *
*Editorial *
- Quastana/ Serna
*Dossier d’articles *
- Raymonde Monnier, « Montesquieu et le langage républicain : l’argumentaire de l'/Esprit
des lois /»
- Eric Gasparini, « Essai sur la réception de l’oeuvre de Thomas Gordon dans la France des
Lumières »
- Christopher Hamel, « L’esprit républicain anglais du XVIIe siècle adapté au XVIIIe siècle
française :un républicanisme classique ? »
- François Quastana « La réception des /Discours sur le Gouvernement /d’Algernon Sidney au
XVIIIe siècle français »
- Francesco Dendenna, « Histoire républicaine et conscience révolutionnaire : Les enjeux
politiques de la traduction de Catherine Macaulay »
- Pierre Serna, « Le pari politique de Brissot ou lorsque le Patriote Français, l’Abolitionniste
Anglais et le Citoyen Américain sont unis en une seule figure de la liberté républicaine »
- Clizia Magoni, « La référence à l’Angleterre et au républicanisme anglais pendant le procès
de Louis XVI »
- Rachel Hamersley, *« *Harringtonian Republicanism, Democracy and the French
Revolution »
- Daniele Di Bartolomeo, « La république anglaise du Thermidor au premier anniversaire de
Brumaire (1794-1800) »
30
*Varia *
- Antonino de Francesco, « D’une révolution à l’autre : Alphonse Aulard face aux événements
russes de 1917 »
*Compte Rendu de lecture *
- Mathieu Ferradou, David V. Erdman, /Commerce des Lumières. //John Oswald and the
British in Paris, 1790-1793/, Columbia, University of Missouri Press, 1986, 338 pages.
*La Révolution maintenant *
- Pierre Serna, « Du nouveau dans la recherche historique : Robespierre était un homme, un
vrai ! »
- Revue d'études benthamiennes 12
Les articles sont accessibles à tous à l'adresse suivante:
http://etudes-benthamiennes.revues.org
Mill et la peine de mort
Mill and the death penalty
Benoît Basse
John Stuart Mill et la question de la cruauté de la peine de mort [Texte intégral]
John Stuart Mill
Plaidoyer en faveur de la peine capitale [Texte intégral]
Discours parlementaire du 18 avril 1868
Dossier Sidgwick
Sidgwick Issue
Catherine Marshall
Sidgwick’s utilitarianism in the context of the rise of Idealism: a reappraisal [Texte intégral]
Autour du livre de David Phillips, Sidgwickian Ethics
Symposium on David Phillips's Sidgwickian Ethics
Anthony Skelton
Symposium on David Phillips’s Sidgwickian Ethics [Texte intégral]
Introduction
David Phillips
Sidgwickian Ethics – An overview [Texte intégral]
Roger Crisp
Metaphysics, Epistemology, Utilitarianism, Intuitionism, and Egoism: A Response to Phillips
on Sidgwick [Texte intégral]
Robert Shaver
Utilitarianism and Egoism in Sidgwickian Ethics [Texte intégral]
Anthony Skelton
Sidgwick’s Argument for Utilitarianism and his Moral Epistemology: A Reply to David
Phillips [Texte intégral]
David Phillips
Replies to Crisp, Shaver and Skelton [Texte intégral]
Compte rendus de lecture
Book Reviews
Simon Grivet
Cruel and Unusual. The American Death Penalty and the Founders’ Eighth Amendment, par
John Bessler [Texte intégral]
L’abolition est dans la Constitution !
Horatia Muir-Watt
31
Utilitarian Biopolitics, by Anne Brunon-Ernst [Texte intégral]
Bénédicte Coste
Utilitarianism and the Art School, par Malcolm Quinn [Texte intégral]
Gregory Bligh
Portrait d’un grand juriste : à propos de la biographie de H.L.A. Hart [Texte intégral]
- ASF (Arrêt sur scène/Scene Focus) consacré à la scène de reconnaissance dans les théâtres
français et anglais (XVIe-XVIIIe siècles).
Vous y trouverez, en plus des textes des communications du colloque de Montpellier (avril
2012), les transcriptions des tables rondes et de nombreuses captations vidéo des spectacles de
la partie festival de cette manifestation.
Vous trouverez le numéro à l'adresse suivante:
http://www.ircl.cnrs.fr/francais/arret_scene/arret_scene_focus_2_2013.htm
Recensions
Reviewed by Jacques Carré, Université Paris-Sorbonne 2
Tim Knox (photography by Derry Moore), Sir John Soane’s Museum, London (London:
Merrell Publishers, 2009)
http://www.cercles.com/review/r69/Knox.html
Reviewed by Jan Borm, Université de Versailles—Saint-Quentin-en-Yvelines 2
Alison Martin & Susan Pickford (eds.), Travel Narratives in Translation, 1750-1830 :
Nationalism, Ideology, Gender. (London: Routledge, 2012)
http://www.cercles.com/review/r69/Martin.html
Reviewer: James Mawdesley (University of Sheffield)
Fiona McCall. Baal's Priests: The Loyalist Clergy and the English Revolution. Farnham,
Ashgate, 2014, ISBN: 9781409455776; 317pp.
http://www.history.ac.uk/reviews/review/1540
Reviewer: Dr Christopher Thompson (University of Buckingham)
Richard Cust. Charles I and the Aristocracy, 1625-1642. Cambridge, Cambridge University
Press, 2013, ISBN: 9781107009905 ; 363pp.
http://www.history.ac.uk/reviews/review/1528
Reviewer: Dawn Jackson Williams (University of Cambridge)
Peter H. Hansen. The Summits of Modern Man: Mountaineering after the Enlightenment
Cambridge, MA, Harvard University Press, 2013, ISBN: 9780674047990; 366pp.
http://www.history.ac.uk/reviews/review/1530
______________________
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