PDF Site.qxp - Les Débats

Les DEBATS
Votre quotidien national
Sud du pays
Huit contrebandiers
armés arrêtés
Page 24
ationale ont enregistré 179 morts et 1 255 blessés sur les routes du territoire national,
oit durant la période allant du 18 juin au 1er juillet.
Les professionnels tirent la sonnette d'alarme
Des médicaments contrefaits dans les pharmacies
Transfert illicite des capitaux
125 dossiers
transmis
à la justice
Des médicaments contrefaits sont importés frauduleusement et vendus sans vignette par
certaines pharmacies. Selon le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, cette pratique
a pris des répercussions graves à cause à la complaisance de certains pharmaciens et
Page 2
médecins véreux et qui ne s'intéressent qu'aux rémunérations personnelles.
La Cellule de traitement du
renseignement financier
(Ctrf) a transmis 125
affaires à la justice depuis
son entrée en activité en
2005 jusqu'à ce jour. Selon
cet organisme, ces affaires
se rapportent, pour la plupart, aux soupçons d'infractions à la législation des
changes et au mouvement
de capitaux vers ou de
l'étranger notamment le
transfert illicite de capitaux,
précise cette cellule.
Page 3
Examens scolaires nationaux
Le gouvernement
approuve les dates L'université algérienne
pour la session 2016 améliore ses prestations
Selon le classement Webometrics
Page 4
Page 4
Agriculture algérienne
Brève histoire précoloniale
Par Mohamed Khiati
P
artout l’histoire avance. Elle laisse de lourds héritages, mais les
Hommes s4arrêtent, de temps en
temps, pour marquer une halte
rétrospective, pour se situer par rapport à
leur histoire, par rapport à leur passé glorieux ou lugubre, en vue d’en établir les
acquis qui, du reste, constituent les références et les référents pour l’amorce du
présent et l’affront du futur.
Espace physique sur lequel, se sont
N°
1527
-
JEUDI
11
entrecroisés, depuis la nuit des temps,
des flux Humains, l’Algérie actuelle fut
l’objet de toutes les convoitises. Terre
d'attraction et de légende, le pays, tant par
sa position stratégique que par ses
richesses naturelles multiples offre d'immenses garanties de prospérité.
Les Algériens d’hier, d'aujourd'hui et
de demain. Ceux qui sont d'hier, d'aujourd'hui et de demain garderont le même sentiment d’appartenance à la patrie. Ils sont
nourris du sens de fierté d'être Algériens.
C'est l’histoire qui le confirme, à travers
les âges. C'et un fait historique dont nul
ne peut en disconvenir.
Examiné en profondeur, le territoire
algérien dans sa globalité apparaît comme
FÉVRIER
2016
écrit par des sociétés successives à tel
point que dans cet espace composite,
chaque legs du passé se lit avec une étonnante schématisation, font valoir de nombreux historiens et essaistes.
Dans cet immense espace composite,
le territoire agricole, apparaît comme
dépendant parfaitement des aléas naturels et notamment climatiques, «c’est le
produit de transformations inséparables
d'un contexte historique (mouvements
démographiques, histoire politique, évolution des techniques et politiques agricoles
et/ou économiques d’ensemble) qui a
conditionné l’adaptation des hommes à
ces contraintes».
Page 5
Pas moins de 200 marchés
ont fait leur apparition
L'informel est
de retour
Page 3
- P R I X : 1 0 D A - H T T P : / / W W W. L E S D E B AT S . C O M
2 Les DEBATS
EVENEMENT
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Développement du
continent africain
Les professionnels tirent la sonnette d'alarme
Des médicaments contrefaits
dans les pharmacies
L'Algérie plaide
l'allègement
de la dette
Par Rachid Chihab
Des médicaments contrefaits sont importés frauduleusement et vendus sans vignette
par certaines pharmacies. Selon le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, cette
pratique a pris des répercussions graves à cause à la complaisance de certains
pharmaciens et médecins véreux et qui ne s'intéressent qu'aux rémunérations
personnelles.
Par Louiza Ait Ramdane
L'
Algérie n'est pas à
l'abri du phénomène de la contrefaçon des médicaments. Notre pays encourt un
risque certain, estime le Conseil
national de l'Ordre des pharmaciens. Les effets nocifs de médicaments à la composition incertaine et souvent dangereuse peuvent générer des catastrophes
sanitaires graves. Même si les
professionnels ainsi que le ministère de la Santé évoquent un
contrôle rigoureux des médicaments vendus dans les officines
en Algérie, le risque de la contrefaçon est toujours présent avec
les produits qui entrent dans le
pays et qui échappent à tout
contrôle. " Un médicament non
enregistré et sans vignettes est
un médicament contrefait ",
indique le président du conseil, le
Dr Lotfi Benbahmed, qui met en
garde contre ce phénomène. "
Ces produits pharmaceutiques
illégalement importés par des
réseaux et sont distribués dans
des pharmacies à travers le territoire ", a déclaré M. Benbahmed
à la radio nationale, estimant que
" c'est très grave d'en arriver à ce
degré dans les pratiques frauduleuses qui menacent la santé
publique ".
Invité de la rédaction de la
chaine II, de la radio national, le
Dr Lotfi Benbahmed estime que
cette activité illégale constitue
déjà une sérieuse menace pour
la santé des Algériens. Une quin-
zaine à une vingtaine de
remèdes feraient, selon le président du Conseil national de
l'Ordre des pharmaciens, l'objet
de ce commerce dans lequel des
médecins seraient également
impliqués, parce qu'ils les prescrivant. Selon lui, cette pratique a
pris des répercussions graves
grâce à la complaisance de certains pharmaciens et médecins
véreux et qui ne s'intéressent
qu'aux dividendes personnels.
L'invité de la radio met en garde
sur les risques encourus à acheter ce genre de médicaments
sans vignettes. Le responsable
invite les citoyens à signaler tout
médicament ne portant pas une
vignette. " Les gens doivent
savoir que lorsqu'ils se rendent
dans une pharmacie, il ne faut
pas acheter des produits sans
vignettes, ils doivent signaler
immédiatement car il peut s'agir
d'un produit de contrefaçon. Ils
mettent leur vie en danger et ils
ne sont pas remboursés, car il
n'existe pas de traçabilité pour
ces produits, on ne sait pas comment ils ont été stockés, ni d'où
ils proviennent ", dira t-il. Le
Conseil national de l'Ordre des
pharmaciens, par la voix de son
président lance un appel aux
autorités algériennes pour la
nécessité de mettre fin aux agissements des réseaux mafieux,
spécialisés dans l'importation
frauduleuse des médicaments.
Toutefois, il relève que des inspections " commencent à être
diligentées sur le terrain " pour
faire le constat des infractions et
des sanctions très lourdes seront
prises à l'égard des contrevenants.
A propos du marché du médicament dans le pays, l'intervenant signale que 45% de la production est réalisée localement,
relevant, toutefois, que certain
industriels ont tendance à fabriquer les mêmes traitements.
Pour le Dr Benbahmed, il devient
impératif de donner corps à un
Plan national de production du
médicament, intégrant les divers
aspects de formation, d'élaboration des traitements et leur fabrication, pouvant servir de levier de
croissance économique.
Le même responsable a également mis en garde contre la
prolifération des herboristes qui
se sont transformés, a-t-il ajouté,
en véritables officines de pharmacie pour vendre des produits
dangereux pour la santé
publique. Car, explique t-il, ces
articles ne sont pas contrôlés,
parce qu'assimilés à des " produits alimentaires ". Cela fait des
mois, rappelle-t-il, que l'on a
demandé qu'il soit mis fin à leurs
activités, " dangereuses pour la
santé publique. Le procureur de
la république a été saisi pour
exercice illégal de la pharmacie, "
mais rien n'a encore été entrepris
", regrette-t-il.
L.A.R.
Le développement du continent
africain passera par l'allègement
de la dette envers des pays occidentaux, plaide l'Algérie lors des
travaux de la 54ème session de la
Commission du développement
social, des Nations-unis.
Sa représente dans cette rencontre Mme Imane Bellout a fait
observer qu'en dépit des efforts
colossaux consentis par l'Afrique
dans la lutte contre l'extrême pauvreté, le continent africain " continue de subir les contrecoups des
crises venues d'ailleurs et qui
s'ajoutent aux effets néfastes des
catastrophes naturelles et des
fluctuations spéculatives des produits de base ". Face à ce constat,
elle a déclaré que l'aide publique
au développement (APD) devrait
être revisitée " dans un esprit de
partenariat conforme aux principes relatifs à son efficacité ", et
elle a plaidé pour " le respect de
l'intégralité des engagements pris
dans le cadre du Consensus de
Monterrey qui consacre clairement l'allègement de la dette, la
promotion de l'investissement
productif et la réforme de la gouvernance économique mondiale ".
Elle a souligné que les plans
nationaux de développement qui
ont été mis en œuvre en Algérie
depuis l'an 2000 ont visé des
objectifs stratégiques tels que la
réduction de la pauvreté, la création d'emplois décents, la revitalisation des espaces ruraux et la
réduction des disparités territoriales mais également des objectifs structurants comme l'investissement, la création d'entreprises
et l'extension des infrastructures
de base.
Prenant la parole, le Secrétaire
général de l'ONU, M. Ban Ki-moon,
dira que la Commission du développement social, qui est la première Commission technique à
travailler sur la mise en œuvre du
Programme 2030, s'occupe directement de 1,2 milliard de jeunes,
de plus de 900 millions de personnes âgées et de 1 milliard de
personnes handicapées dans le
monde. Nous vivons, a reconnu
M. Ban, dans un monde de tensions et de troubles, marqué par
l'insécurité, les inégalités, l'exclusion et une croissance trop peu
inclusive, trop peu durable et incapable de mener au progrès social.
Les gens sont frustrés par les
impasses qu'ils voient et se
demandent: " nos dirigeants nous
entendent-ils ? ".
R.C.
Pas moins de 200 marchés ont fait leur apparition
L'informel est de retour
Par Sofiane Aït Mohamed
L
e commerce informel a décidément de beaux jours
devant lui. En dépit des
"décentes " parfois musclées des
autorités pour endiguer ce phénomène, d'autres commerçants " illégaux ", s'installent un peu partout.
Pas moins de 200 marchés ont fait
leur apparition en 2015.
Au moins 200 marchés informels ont fait leur réapparition à travers le territoire national en 2015,
dont environ la moitié à Alger et à
Oran, alors que la réalisation des
marchés autorisés marque le pas,
selon responsable au ministère du
Commerce cité par l'APS. Avec 65
marchés informels ressurgis, Alger
vient en tête du classement, suivie
de la wilaya d'Oran (32 marchés),
de Relizane (15), de Bouira (14) et
de Tébessa (13 marchés), précise
un responsable de la direction
générale de la régulation et de l'organisation des activités au ministère. En août 2012, le ministère de
l'Intérieur et des collectivités
locales, en collaboration avec celui
du Commerce, avaient entamé une
large opération de suppression de
ces marchés à l'origine de manque
à gagner fiscal considérable. Mais
en raison des retards enregistrés
dans la réalisation des structures
prévus par le programme public
arrêté pour mettre fin à ces mar-
chés illicites, cette opération
connaît un certain "ralentissement"
qui risque de perdurer après le gel
d'une centaine de projets de marchés couverts dont la réalisation
n'a pas été entamée pour des raisons financières. Avant 2012, le
développement du commerce
informel s'était accéléré en raison
notamment du déficit enregistré
dans les structures formelles dont
le nombre était de 1.500 marchés.
Pour la résorption du commerce
informel, une enveloppe globale de
14 milliards de DA avait été mobilisée depuis le lancement de l'opération depuis plus de trois années.
Cette allocation, destinée à la mise
en place d'espaces commerciaux
réglementés au niveau des collectivités locales, a été répartie entre
les services du ministère du
Commerce à hauteur de dix (10)
milliards de DA et ceux de
l'Intérieur pour quatre (4) milliards
de DA pour la réalisation de 291
marchés couverts et de 768 marchés de proximité et autres infrastructures. Parallèlement, les autorités publiques ont mis en place un
ensemble de mesures et de dispositifs visant à inciter les opérateurs
informels à s'insérer dans la sphère légale. Ces mesures portent
notamment sur l'amélioration du
climat des affaires pour favoriser la
création des petites et moyennes
entreprises et faciliter l'insertion
des jeunes diplômés.
Jusqu'à fin 2015, près de 73%
des marchés informels existants
ont été éradiqués, soit un millier de
marchés sur les 1.368 sites recensés à l'échelle nationale. Durant la
seule année 2015, au moins 127
marchés avaient été éradiqués. En
outre, sur les 48.500 intervenants
dans ces marchés illicites, 20.490
ont été réinsérés dans de nouveaux marchés de proximité autorisés. L'éradication des marchés
informels engagée par l'Etat ne
semble ainsi, pas dissuader de
nombreux commerçants qui bravent " l'interdit " en créant leurs
propres " marchés parallèles ".
S.A.M.
EVENEMENT
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Transfert illicite des capitaux
125 dossiers transmis à la justice
La Cellule de traitement du renseignement financier (Ctrf) a transmis 125 affaires à la
justice depuis son entrée en activité en 2005 jusqu'à ce jour. Selon cet organisme, ces
affaires se rapportent, pour la plupart, aux soupçons d'infractions à la législation des
changes et au mouvement de capitaux vers ou de l'étranger notamment le transfert
illicite de capitaux, précise cette cellule.
Par Nacera Bechar
S
elon la même source, la
grande majorité de ces
dossiers provient des
déclarations de soupçons adressées par les banques à
la CTRF, tandis que le reste
émane des Douanes et de la
Banque d'Algérie. A ce propos, il
est précisé que cette cellule, placée auprès du ministère des
Finances, n'est pas habilitée à procéder par auto-saisine.
Dans ce cadre , il est indiqué
que jusqu'à 2011, seulement trois
(3) affaires de blanchiment avaient
été transmises à la justice par la
CTRF même si le nombre des
déclarations
de
soupçons
envoyées à cet organisme avait
atteint 3.188 entre 2007 et 2011
avec un "pic" enregistré en 2010
lorsque la Banque d'Algérie a
entamé une large opération de
contrôle au niveau des banques et
établissement financiers.
Il est précisé que depuis, des
mesures de vigilance et des procédures de contrôle édictées par
la Banque d'Algérie ainsi que la
sensibilisation des banques pour
une transmission sélective des
déclarations à la CTRF, excluant
toutes les opérations sans lien
avec le blanchiment, ont fait baisser le nombre des déclarations de
soupçon reçues par la cellule.
Cependant, il est souligné qu'en
2015, la CTRF a vu le nombre des
déclarations
de
soupçon
envoyées par les banques augmenter à 1.290 déclarations
contre 661 déclarations en 2014
et 582 en 2013.
Toutefois, la CRTF a précisé
que cette augmentation du
nombre des déclarations "ne
signifie nullement que le nombre
d'affaires de blanchiment d'argent
a augmenté" en Algérie.
Selon la même source, cette
augmentation du nombre des
déclarations s'explique par "le
souci de certaines institutions
financières de se conformer strictement à l'obligation de vigilance
alors que certaines affaires signalées n'ont aucun lien avec le blanchiment d'argent", commente la
cellule.
En novembre dernier, le
ministre du Commerce, Bakhti
Belaib avait révéler des chiffres
troublants concernant le transfert
illicite des capitaux. Il avait déclaré sur les ondes de la Chaîne III
de la Radio nationale que sur " les
60 milliards de dollars d'importations en 2014, 18 milliard de dollars, soit 30%, ont fait l'objet de
transferts illicites ". "En Algérie,
les entreprises étrangères sont
moins impliquées dans les transferts illicites " liés aux surfacturations des produits importés, avait
affirmé le ministre du Commerce.
Selon le ministre, plusieurs importateurs algériens sont impliqués
dans ce fléau en créant, des "
sociétés écrans ", à travers lesquelles ces nationaux jouent le
rôle de vendeurs et d'acheteurs à
la fois et se chargent de transférer
illégalement des devises du pays,
de l'ordre de 30% "de la facture
globale des importations, qui était
de 60 milliards de dollars en 2014
".
il avait aussi précisé que
durant le premier semestre de
l'année 2015, " plus de 24.000
constats d'infraction, constatés
pour plus de 40 milliards de dissimulations du chiffre d'affaires,
induisant le blocage aux frontières
de 24.000 tonnes de marchandises ne répondant pas aux
normes, et la poursuite en justice
d'une centaine d'importateurs
indélicats ".
N. B.
RCD
Une quarantaine de militants
démissionnent à Tizi-Ouzou
Par M. Ait Chabane
L
e malaise n'est pas prêt de connaître
son
épilogue
au
sein
du
Rassemblement pour la culture et la
démocratie (RCD). Après la sortie fracassante
de Noureddine Ait Hamouda, voici venu le
temps des défections, mettant le parti cher à
Saïd Sadi dans une situation embarrassante.
En effet, une quarantaine de militants de la section d'Aghribs dans la wilaya de Tizi-Ouzou,
fief du parti, vient d'annoncer leur démission
collective des rangs du RCD dénonçant une "
gestion catastrophique et antidémocratique ".
Il s'agit de la seconde vague de démissions
dans cette même section après la défection
de 59 militants, rappelons-le, au mois d'octobre de l'année dernière. Les signataires de
cette action se disent solidaires de leurs collègues démissionnaires, invoquant plusieurs
accusations, et pas des moindres à l'adresse
de la direction nationale actuelle du parti. "
Partageant ce sentiment, nous avons décidé
d'assumer notre responsabilité, en voulant
donner forme à cet élan de réappropriation
du projet démocratique, et c'est cette profonde conviction qui anime notre action et nous
donne la force pour aller de l'avant ", lit-on
dans une déclaration des contestataires,
répercutée par un journal électronique. Cette
action qui survient en cette date symbolique
où le RCD célèbre l'anniversaire de sa création, qui coïncide avec le 9 février, en dit long
sur les prémices d'une fronde au sein de ce
parti livré aux batailles intestines depuis le
retrait de son leader charismatique, Said
Sadi. Les démissionnaires déplorent notamment " l'état de déliquescence et de délinquance politique dans lesquels se débat le
parti, réduit aujourd'hui à un club d'amis, voire
à un registre de commerce au profit d'un seul
homme ". A l'origine de ce conflit qui mine la
section d'Aghribs, patelin de Said Sadi, un
différend autour d'un centre d'enfouissement
technique que les autorités locales voudraient y implanter, en dépit de la forte résistance des citoyens et des habitants. Les militants démissionnaires regrettent justement
l'alignement de ladite section du parti sur la
position de l'administration au détriment des
doléances légitimes des citoyens. S'en sont
suivies alors ces vagues de défections. " La
promotion de la médiocrité ", " La violation
récurrente des textes régissant le fonctionnement du parti ", " le mépris envers les militants sincères et la promotion des étrangers
", sont autant de griefs retenus contre les
tenants de ladite section. Cet épisode inédit
dans les annales de ce parti d'opposition risquerait d'imploser sérieusement le RCD,
d'autant que Noureddine Ait Hamouda, militant de première heure et membre fondateur
en avait insinué des prémices de " rébellion "
et de dissidence dans un entretien qu'il avait
accordé récemment à un quotidien national.
Pour rappel, le fils du révolutionnaire notoire
Amirouche, a lourdement chargé l'ex-président du parti, l'accusant d'avoir fomenté son
éviction des rangs du parti. Depuis, les hostilités semblent gagner en intensité, davantage
accentuées par le mutisme incompréhensible
adopté par la direction nationale du parti qui
refuse toujours de s'exprimer sur ces péripéties gravissimes.
M. A. C.
Les DEBATS
3
Transport aérien
Nouveau décret
exécutif sur les
redevances
aéronautiques
Un nouveau décret exécutif
fixant les redevances aéronautiques, destinées à
financer le fonctionnement
d'un aéroport, et les modalités de leur répartition a été
publié au Journal officiel no
6.
Ce texte modifie certaines
dispositions du décret exécutif de mai 2001 lequel
englobe une dizaine de
redevances dont celles
d'usage des installations
aménagées pour la réception des passagers, les
redevances d'atterrissage
des aéronefs, de leur stationnement, de leur parking
et de survol des aéronefs.
Ainsi, le nouveau décret a
augmenté le montant de la
redevance d'usage des installations aménagées pour
la réception des passagers
fixé, désormais, à 500 DA
(contre 172 DA précédemment), et ce, pour les passagers à destination d'un
aéroport algérien au départ
des aéroports d'Alger,
Constantine, Oran, Hassi
Messaoud, In Amenas,
Ghardaia,
Tamanrasset,
Djanet,
Tlemcen
et
d'Annaba.
Au départ des autres aéroports nationaux, la redevance est fixée à 400 DA (contre
172 DA auparavant).
Pour les passagers à destination d'un aéroport étranger, la redevance, qui avait
un tarif unique de 345 DA
quel que soit l'aéroport
national de départ, est fixée
à 1.300 DA au départ de l'aéroport d'Alger et à 1.200 DA
au départ des aéroports de
Constantine, Oran, Hassi
Messaoud,
Béjaïa,
Ghardaia,
Tamanrasset,
Djanet, Tlemcen, Annaba,
Chlef et Sétif, alors que pour
les autres aéroports, cette
redevance est de 900 DA.
Les redevances d'usage des
installations
aménagées
pour la réception des passagers sont perçues au profit
des entreprises de gestion
des services aéroportuaires
(EGSA) auprès de l'entreprise nationale d'exploitation
de services aériens Air
Algérie, les compagnies
étrangères de transport
aérien et par tout exploitant
d'aéronefs.
Quant aux tarifs des redevances d'atterrissage des
aéronefs, de leur stationnement, de leur parking et de
survol des aéronefs, ils sont
restés inchangés.
Le décret a modifié également la répartition des redevances de survol perçues
par l'établissement national
de navigation aérienne
(ENNA) à son profit et à
celui de l'Office national de
la météorologie (ONM).
Désormais, 82% de cette
redevance est destinée à
l'ENNA (contre 88% auparavant) et 18% à l'ONM (contre
12%).
R. N.
ACTUEL
4 Les DEBATS
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Selon le classement Webometrics
L'université algérienne améliore
ses prestations
Les établissements algériens de formation supérieure se maintiennent en "bonne position"
dans le classement Webometrics de janvier 2016, a indiqué hier la direction générale de la
recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT) du ministère de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Par Massi S.
"L
a publication du
classement
Webometrics
de janvier 2016
pour les universités et centres
de recherche confirme le saut
qualitatif et combien encourageant des institutions algériennes qui se maintiennent en
bonne position", précise la
même source.
La direction relève que
"diverses stratégies sont adoptées par les chefs d'établissements afin d'assurer une
meilleure visibilité de leur
potentiel scientifique et pédagogique".
Elle estime que "cette prise
de conscience progressive est
partagée par les responsables
de facultés, des laboratoires de
recherche et des bibliothèques
universitaires qui s'impliquent
davantage dans le développement de contenus et dans la diffusion d'informations diverses à
destination de la communauté
des enseignants et des chercheurs".
Sur quelques 25 000 institu-
tions d'enseignement supérieur
recensées à travers le monde,
l'Algérie place deux universités
dans le top 2000 mondial
(Université Djilali Liabes et
l'USTHB) et trois EPST
(CERIST, CDER, CRSTRA)
dans le top1000 des centres de
recherche sur 7500 structures
classées.
Sur le top 20 des universités
maghrébines, l'Algérie place 12
institutions, le Maroc 6 et la
Tunisie 2 établissements, alors
que sur le Top100 des universités du monde arabe, dominé
par l'Arabie Saoudite, l'Algérie
place 16 institutions.
"En Algérie, si les habitués
du classement se maintiennent,
il est quand même inquiétant de
voir l'absence de grandes universités qui sont reléguées aux
dernières positions", note la
même source.
Rappelant avoir mentionné
dans les rapports précédents
que l'ambition était de classer
au moins trois universités algériennes dans le top 500 à l'horizon 2020, la même direction
conclut à la nécessité d'aller,
dès à présent, vers "une poli-
tique et une stratégie élitistes".
La même source relève, à cet
effet, que "le monde de l'enseignement supérieur est en proie
à des changements rapides où
chacun perçoit la nécessité
d'une nouvelle vision qui devrait
être centrée sur l'innovation
pédagogique, la gouvernance
et le renforcement des TIC".
Elle estime, dans ce sens,
qu'"un des moyens de faire progresser la qualité de l'enseignement supérieur est de passer
par le classement les établissements d'enseignement supérieur et la publication à travers
les médias des résultats pour
créer une forte compétitivité".
S'agissant du classement
maghrébin, c'est l'université de
Sidi Bel-Abbès qui prend le leadership. La deuxième place
revient à l'université des
sciences et de la technologie
Houari-Boumediene (USTHB)
et celle de Constantine1 arrive
en 3ème position.
Les 15 premières universités dans le Maghreb sont également dans les 4000 premières
au niveau mondial.
Le classement se base sur 4
paramètres qui sont la présence, l'impact, l'ouverture et l'excellence. Le paramètre de présence tient compte du nombre
de pages récupérées par 4
moteurs (Google, Yahoo, Live
Search et Exalead).
Celui de l'impact s'intéresse
aux nombres de liens extérieurs
(backlinks) pour le site que l'on
peut obtenir en interrogeant
Yahoo Search, Live Search et
Exalead.
Le critère de l'ouverture se
base sur les fichiers accessibles aux formats Adobe
Acrobat (pdf), Adobe PostScript
(ps), Microsoft Word (doc),
Microsoft Powerpoint (ppt).
Pour ce qui est du critère de
l'excellence, il renvoie au
nombre d'articles et des citations par domaine des articles
publiés dans le site et référencés dans Google Scholar.
Quant au classement du top
25 des Centres maghrébins de
recherche, l'Algérie et la Tunisie
placent 10 centres chacune
devant le Maroc avec 5 institutions.
La première place est revenue au Centre de recherche sur
l'information scientifique et
technique. Le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) arrive en
3ème position derrière le
Centre
national
pour
la
recherche (Maroc).
"Il faut mentionner que ces
progrès ne doivent pas nous
faire oublier que beaucoup d'efforts restent à faire si réellement
nous devons maintenir notre
ambition de figurer dans le top
500 à l'horizon 2020", note la
DGRSDT dans sa conclusion.
Pour y arriver, une série de
recommandations a été transmise aux établissements dans l'objectif de progresser dans le classement.
"Encourager et soutenir les
membres de l'institution à produire des contenus, convertir
ses ressources en versions
numériques, renforcer les liens
internes et externes, ne plus
penser localement", figurent
parmi les recommandations
transmises aux établissements.
M.S.
Dès la prochaine rentrée
scolaire
L'enseignement de tamazight
étendu à 32 wilayas
L'enseignement de la langue amazighe
sera élargi aux établissements de 32
wilayas du pays dès la prochaine année
scolaire (2016-2017), a indiqué, mardi à
Khenchela, la ministre de l'Education
nationale, Nouria Benghabrit. L'Etat
algérien a accordé, en la consacrant
langue officielle dans la nouvelle
Constitution, un "intérêt majeur" à
tamazight qui reste l'une des composantes e l'identité nationale, a souligné
la ministre dans une intervention radiodiffusée. Mme Benghabrit a inauguré et
inspecté, au cours de sa tournée dans
la wilaya de Khenchela, plusieurs établissements scolaires, au chef-lieu de
wilaya et dans les communes d'Ain
Touila, de Baghaï et d'El Hamma. La
ministre a salué, à chacune de ses
étapes, les efforts déployés par les
autorités de la wilaya pour le développement du secteur, et s'est entretenue
avec des enseignants et des représentants des associations de parents
d'élèves auxquels elle a affirmé "£uvrer
à trouver des solutions aux problèmes
posés par la conjugaison des efforts de
tous et par la quête constante de la
qualité de l'enseignement". La ministre
avait rencontré, lundi après-midi à son
arrivée à Khenchela, les cadres locaux
de son département avec lesquels elle
a débattu des diverses questions touchant au secteur. Elle a notamment
décidé, au cours de cette rencontre, la
réouverture du centre d'examens de la
commune d'El Mahmel où plus de 1.000
élèves étaient obligés de se déplacer
dans d'autres villes pour passer les
épreuves du brevet d'enseignement
moyen et du baccalauréat.
R. N.
Examens scolaires nationaux
Le gouvernement
approuve les dates
pour la session 2016
Le ministère de l'Education nationale a
annoncé mercredi dans un communiqué que le gouvernement a approuvé
les dates proposées par la commission
mixte (ministère et partenaires sociaux)
pour la tenue des examens scolaires
nationaux. "Le ministère de l'Education
nationale annonce que le gouvernement a approuvé les dates des examens scolaires nationaux pour la session 2016 suivant le calendrier proposé
par la commission mixte", est-il indiqué
dans le communiqué. Ainsi la date de
l'examen de fin de cycle primaire est
fixée pour le dimanche 22 mai et celle
du Brevet d'enseignement moyen
(BEM) du 24 au 26 mai, précise la même
source ajoutant que les épreuves du
baccalauréat auront lieu entre le 29 mai
et le 2 juin 2016.
R. N.
Lutte contre la violence routière
4000 morts et encore pas de solution
L
e Secrétaire général du
ministère de l'Intérieur et des
Collectivités locales, Elhocine
Mazouz, a affirmé mardi à Alger que
le développement des méthodes de
lutte contre l'insécurité routière exigeait la promotion de la stratégie
nationale et l'échange d'expériences avec les pays ayant enregistré des avancées notables dans
ce domaine.
"Le
développement
des
méthodes de lutte contre l'insécurité routière exige la promotion de la
stratégie nationale, notamment par
un échange d'expériences avec les
pays qui ont enregistré des avancées notables dans ce domaine", a
affirmé M. Mazouz lors d'une conférence sur la sécurité routière, tenue
en présence du délégué interministériel de la sécurité routière auprès
du ministère de l'Intérieur français,
Emmanuel Barbe et des représentants des départements ministériels
et des corps de sécurité concernés
par ce dossier.
"La violence routière en Algérie
s'apparente à une véritable tragédie nationale qui, annuellement, se
solde par une moyenne de 4.000
morts et des dizaines de milliers de
blessés", a souligné le même responsable, citant à ce titre "le bilan
des accidents de l'année 2015 qui
fait ressortir un nombre de 36.606
accidents, 4.610 morts et 55.994
blessés".
"Le ministère de l'Intérieur et
des Collectivités locales adopte
une approche, en coordination
avec les secteurs, les services et
les partenaires concernés, afin d'atteindre dans les meilleurs délais
possibles, les objectifs escomptés,
car la protection de nos citoyens et
de leurs biens est un devoir et une
mission sensible, qui exige de chacun de nous, de l'effort, du dévouement et du sacrifice", a-t-il souligné.
Il a, dans ce sens, mis en avant
"les efforts importants consentis"
par l'Algérie pour améliorer les
conditions de sécurité routière,
notamment dans les volets liées à
l'aménagement routier, la signalisation, le contrôle technique automobile, et la révision des programmes
de formation des conducteurs et
des moniteurs autos écoles".
"D'autres projets ambitieux sont
en cours de finalisation, à l'instar
des fichiers nationaux des permis
de conduire et des infractions aux
règles de la circulation routière, lesquels permettront, très prochainement, d'entrevoir l'institution du permis à points", a ajouté M. Mazouz.
Il a, cependant reconnu l'existence
de
"certaines
difficultés
et
contraintes, nécessitant l'adoption
d'un cadre plus cohérent et harmo-
nieux afin d'atteindre une meilleure
efficacité dans la lutte contre ce
phénomène de violence routière".
M. Barbe a de son côté, passé en
revue l'expérience de la France en
matière de sécurité et de prévention routière, qualifiant les accidents de la route de "phénomène
universel", dont la première cause
demeure "l'excès de vitesse".
Il a également fait part de la disposition de faire profiter l'Algérie de
son expérience en matière de prévention routière. M. Barbe effectue
une visite en Algérie, à l'invitation
du ministre de l'Intérieur et des
Collectivités locales.
R. N.
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
ACTUEL
Les DEBATS
5
Agriculture algérienne
Brève histoire précoloniale
Partout l'histoire avance. Elle laisse de lourds héritages, mais les Hommes s'arrêtent, de temps en temps, pour marquer une halte rétrospective, pour se situer par rapport à leur histoire, par rapport à leur passé glorieux ou
lugubre, en vue d'en établir les acquis qui, du reste, constituent les références et les référents pour l'amorce du présent et l'affront du futur.
Cohesion sociale intra et inter tribus algériennes.
Par Mohamed Khiati
E
space physique sur
lequel, se sont entrecroisés, depuis la nuit des
temps, des flux Humains,
l'Algérie actuelle fut l'objet de toutes
les convoitises. Terre d'attraction et
de légende, le pays, tant par sa
position stratégique que par ses
richesses naturelles multiples offre
d'immenses garanties de prospérité.
Les Algériens d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Ceux qui sont
d'hier, d'aujourd'hui et de demain
garderont le même sentiment d'appartenance à la patrie. Ils sont
nourris du sens de fierté d'être
Algériens. C'est l'histoire qui le
confirme, à travers les âges. C'et
un fait historique dont nul ne peut
en disconvenir.
Examiné en profondeur, le territoire algérien dans sa globalité
apparaît comme écrit par des
sociétés successives à tel point
que dans cet espace composite,
chaque legs du passé se lit avec
une étonnante schématisation, font
valoir de nombreux historiens et
essaistes.
Dans cet immense espace
composite, le territoire agricole,
apparaît comme dépendant parfaitement des aléas naturels et
notamment climatiques, " c'est le
produit de transformations inséparables d'un contexte historique
(mouvements démographiques,
histoire politique, évolution des
techniques et politiques agricoles
et/ou économiques d'ensemble)
qui a conditionné l'adaptation des
hommes à ces contraintes" (1)
De tout temps, les sociétés
rurales se sont constituées autour
de la gestion et de l'exploitation des
ressources naturelles : eau, terre,
pâturage, selon l'abondance des
terres et la densité des populations.
" Les terres étaient réparties, partagées entre terroirs de groupements
familiaux et à réserves à usage collectif en fonction des modes d'exploitation des ressources par l'activité agricole intensive et l'arboriculture, l'agriculture et l'élevage exten-
sif ou le pastoralisme " (2)
Le retour à l'histoire confirme
pour autant, cette tendance d'édification du territoire agricole. Samir
AMIN dans son ouvrage " Le
Maghreb Moderne, en parlant de
ce bloc indivise à l'époque de la
préhistoire, devenu Le Maghreb
depuis la conquête musulmane
dont fait partie l'Algérie actuelle,
souligne que : " (le Maghreb) situé
à la lisière du monde des agriculteurs méditerranéens et du domaine de parcours des éleveurs … a
été depuis la préhistoire disputé
entre ces deux modes de vie irréductible. Depuis des siècles, des
millénaires peut être, les nomades
berbères - les Gétules des
Romains- l'ont emporté sur les paysans, berbères eux aussi, confinés
dans de minuscules régions, le
plus souvent montagneuses " (3)
A cette époque, les modes de
production pré-capitaliste s'ordonnaient autour d'une superstructure
politique (Régence Turque), " façade étatique inconsistante cachant
des formations socio-économiques
locales et régionales quasi-indépendantes, fortement autarciques
". L'agriculture était organisée dans
le cadre du mode de faire-valoir
collectifs et féodaux et " Les systèmes de production étaient fondés
sur un équilibre agro-pastoral : production de céréales et utilisation de
pacages et de parcours. " (13)
L'histoire retiendra qu'à coté
des berbères, populations autochtones, les Phéniciens s'installèrent
pour créer des comptoirs côtiers
dont, le plus célèbre, dit-on, fût
Carthage. Ces derniers n'ont pas
essayé d'entamer sérieusement
l'arrière pays.
Les phéniciens à vocation mercantiliste ne s'occupèrent pas de
l'agriculture au moment où les
autochtones pratiquaient une
gamme variée de spéculations
alliant arboriculture, maraîchages,
céréales et élevage. Certains récits
d'histoire font état de ce fait que
depuis leur installation sur les côtes
du Maghreb en général, les phéniciens ont initié la culture de la vigne
et introduit les cultivars orientaux,
conduisant à cette conclusion que
ce sont ces vignes croisées avec
les formes sauvages autochtones
qui ont donné le fond de l'encépagement maghrébin le plus ancien
qui, au cours des siècles a donné
naissance à des variétés locales.
Les montagnards s'occupèrent
de l'exploitation du potentiel existant et des ressources disponibles
en zones de montagnes de telle
sorte que vergers et oliveraies
occupaient de larges superficies.
Par ailleurs pour des raisons liées
à la guerre et à la chasse, les
numides élevaient des chevaux.
Beaucoup de récits historiques
et de vestiges attestent qu'à
l'époque les céréales (blé et orge
de Numidie) étaient développées
avant le 3ème
siècle et que
Massinissa, le chef berbère, qui
tenta d'asseoir la propriété individuelle et familiale des populations
des massifs montagneux dans le
cadre d'une politique de construction de l'Etat, " envoya régulièrement des quantités importantes de
grains et suppléait à l'insuffisance
de la production en Sicile, dans
l'Empire romain et en Grèce "(4).
Mais bien que les céréales fussent
l'une des principales productions, il
n'en demeure pas moins que l'élevage restait l'activité première de
l'époque. Les cheptels d'élevage
furent si importants à telle enseigne
que l'historien grec Polybe ayant
vécu au 2ème siècle avant .J.C "
ne pensait pas que l'on puisse trouver rien de semblable dans tout le
reste de la terre "(5)
A cette époque même, dans la
Numidie antique, les Romains tentèrent de remodeler l'espace et le
territoire agricole. Ils introduisirent
la monoculture céréalière en établissant une rupture d'avec les pratiques agricoles complémentaires
déjà existantes en ne faisant qu'accroître les superficies de cultures
traditionnelles (céréales, vignes et
oliviers), sans toutefois introduire
de nouvelles spéculations. A titre
d'illustration, l'époque romaine, la
production viticole de l'Algérie était
connue et exportée en Italie. Il
s'agit notamment de raisins de
table tardifs à baies résistantes
Or et cependant, concernant la
production céréalière, l'euphémisme " Algérie grenier de Rome"
n'était en fait qu'une mystification et
une vue d'esprit. L'Algérie romaine
" n'a jamais exporté plus de
800.000 quintaux de grains, ce qui
compte tenu des techniques de
stockage et de transport paraît
considérable " fait remarquer R.
Dumont (6)
Les algériens de l'époque continuèrent de pratiquer la céréaliculture et l'arboriculture (oliviers et
figuier notamment) corrélativement
avec les élevages, mais Rome,
avec sa frontière bien gardée - les
Limes - a permis l'extension de la
civilisation agraire que les autochtones, cultivateurs pour la plupart,
ont pu adapter et étendre avec une
grande capacité de telle sorte que
même les nomades refoulés au
delà des frontières au sud des
Limes, avec les sédentaires ont
imprégné le pays de leur civilisation
agraire." Dans l'ensemble du
domaine méditerranéen, la culture
sèche des céréales, les plantations
de vigne, d'oliviers, de figuiers et
d'amandiers ont donné aux plaines
favorisées comme aux montagnes
un aspect riant et ordonné" (7)
Dans une grande partie de la
steppe de l'Algérie orientale, ils ont
su installer une vie agricole sédentaire en construisant des points
d'eau et des réseaux d'irrigation
dont les ruines témoignent encore
aujourd'hui de leur importance. Par
contre, les œuvres de civilisation
agraire, dans l'Algérie numide
occidentale furent beaucoup moins
importantes, liées à ce que les
Limes suivaient en gros, la limite
sud du Tell, c'est à dire celle du
domaine méditerranéen, laissant
les Hautes Plaines aux nomades
gétules. Il en découle que le territoire agricole apparaît très disparate et loin d'être homogène. Les
conditions de relief et de climatologie ont par ailleurs agi en tant que
facteurs de différenciation.
L'instauration de cités, de
conglomérations urbaines et de
réseaux de villae (villes) et d'exploitations agricoles à leurs pourtours
a permis aux sédentaires y résidant
de s'adonner aux cultures et aux
élevages. Les nomades, quant à
eux, refoulés vers le sud, continueront à pratiquer l'élevage pastoral
sur des territoires échappant à
l'emprise de l'Empire romain.
Toutefois les populations urbaines
romanisées et celles ralliées à la
cause romaine vont, pour longtemps, avoir une emprise sur le
monde rural en s'adonnant à des
prélèvements de vivres et de
richesses créées.
Aux romains se succèdent vandales et Byzantins. La domination
vandale s'est traduite dans les
faits, par l'expropriation des
romains et le partage du butin
conquis entre ces nouveaux vainqueurs. Les meilleures terres furent
redistribuées et sur l'ensemble de
l'espace agricole occupé, l'on
reconduit les anciens modes de
faire-valoir indirects en vigueur,
avec toutefois, cette mention que
les terres sont ici, confiées moyennant des redevances aux romains
qui, parmi eux, ceux qui n'ont pas
étaient dépossédés, payaient un
impôt, mais néanmoins moins lourd
que celui des temps du gouvernement impérial.
A l'époque, on assistait à l'extension de la nomadisation que les
conquêtes romaines et vandales
n'ont pu freiner et " les campagnes
militaires des Byzantins se trouvent
limitées aux couloirs de communication entre les massifs montagneux où l'indépendance des
sédentaires berbère se renforce…
(Et) jamais elles ne pénètrent sur
les hauts plateaux et dans le désert
où les tribus chamelières nomadisent librement " (8).
La conquête musulmane à partir du 7ème siècle donne un nouvel
essor au territoire; Le nomadisme
qui était déjà une pratique ancestrale en Orient, marque une ère florissante dans ce pays du Maghreb
associé toutefois, avec l'introduction de nouvelles races animales,
des cultivars et des espèces végétales.
Du mode de vie à l'ère
précoloniale
Les populations algériennes
contemporaines peuplèrent les
villes anciennes ou nouvelles
auxquelles, ils imprimèrent une
nouveau mode à la vie, avec
cependant cette observation, qu'ils
ne sortirent que rarement de leurs
cités laissant les campagnes du
Tell
et
particulièrement
le
Constantinois aux humbles paysans berbères. Les nomades,
quant à eux, plus ou moins confinés dans le Sud de l'ancien Limes
romain, s'associèrent aux tribus
arabes venus de l'Orient. Ils
s'adonnèrent au pastoralisme dans
de vastes zones steppiques dont
les systèmes de production restent
toutefois, marqués par les mêmes
dominantes et les mêmes modes
d'organisation commandés par la
difficulté à domestiquer un milieu
soumis parfaitement à l'aléa climatique.
Arrêtons-nous ici pour dire que
pendant des siècles " les cultures
n'ont dominé que dans des aires
particulières et exiguës, oasis,
hautes vallées atlasiques, périphérie des villes, et, plus largement,
dans l'arrière pays des ports. Les
oasis et les vallées de montagne,
où des quinteniers (Khammès) et
des paysans indépendants pratiquaient une agriculture intensive,
pourvoyaient le nord du Maghreb
en produits fortement valorisés,
dattes, henné, noix et brou,
miel…Etapes des caravanes qui
convoyaient de nombreuses marchandises à travers le Sahara et
jusqu'aux ports atlantiques et méditerranéens " (9).
Les pourtours des agglomérations, villes de garnisons, pôles culturels, Capitales d'empires ou de
principautés étaient mis en valeur
par une petite paysannerie qui pratiquait des spéculations diversifiées
allant des céréales aux fruits et
légumes les plus rares. Plus
stables étaient les implantations
d'arboriculteurs- céréaliculteurs des
basses montagnes et des collines
constituant l'arrière pays des ports.
Ainsi, aussi bien dans les ceintures
paysannes que dans les grands
domaines, la complémentarité
entre cultures et élevages était toujours très forte, imposée qu'elle
était par les besoins alimentaires
des animaux autant que par la
nécessité de fumer les terres
emblavées
a suivre
6 Les DEBATS
ÉCONOMIE
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Prix de pétrole
Port de Mostaganem
Le Brent à près de 31 dollars à Londres
Les cours du pétrole ont augmenté légèrement mercredi en cours d'échanges européens, les
investisseurs effectuant quelques achats à bon compte après la baisse des cours de la veille,
mais restaient sous la pression d'une offre surabondante.
94.000 tonnes de
semences de pommes
de terre déchargées
Une quantité de 94.000 tonnes de
semences de pomme de terre importées ont été déchargées au port de
Mostaganem dans le cadre de la campagne d'importation de ce produit de
la saison agricole 2015-2016 qui a pris
fin cette semaine, a-t-on appris du
directeur des services agricoles.
Cette quantité est inscrite au programme de la campagne d'importation
2014-2015, a indiqué Abdelkader
Mouissi, soulignant que 54.000 tonnes
de la quantité importée sont utilisés
pour la production de pomme de terre
et 40.000 tonnes pour la culture de
semences de ce tubercule.
A noter que 80 pour cent de la quantité de semences de pomme de terre
importées dans le pays transitent par
le port de Mostaganem qui a accueilli,
dans ce cadre, plus de 30 navires provenant de Hollande, de France et de
Belgique transportant chacun une cargaison variant entre 2.500 et 4.000
tonnes. La quantité déchargée est
"saine et indemne de parasites" selon
les analyses effectuées sur des échantillons à chaque déchargement au
niveau du port de Mostaganem et de la
station régionale de prévention végétale de Sayada, a-t-on indiqué.
R. N.
Pour une visite de trois jours
Abdelouahab Nouri
dimanche en Iran
L
e baril de Brent de la
mer du Nord pour
livraison en avril valait
30,99
dollars
sur
l'Intercontinental
Exchange
(ICE) de Londres, en hausse de
67 cents par rapport à la clôture
de mardi.
Dans les échanges électroniques sur le New York
Mercantile Exchange (Nymex),
le baril de "light sweet crude"
(WTI) pour livraison en mars
prenait 54 cents à 28,48 dollars.
Les cours du Brent et du
WTI, après avoir nettement
chuté la veille dans le sillage
des derniers rapports mensuels
de l'Agence internationale de
l'Energie (AIE) et de l'Energy
Information
Administration
(EIA) - une antenne du ministère américain de l'Energie, s'affichaient en très légère hausse
ce mercredi, les investisseurs
se montrant prudents avant les
statistiques hebdomadaires du
département américain de
l'Energie (DoE).
"Les observateurs du mar-
ché mettent la chute des prix
(de mardi) sur le compte des
rapports mensuels de l'AIE et
de l'EIA", commentaient des
analystes.
"L'AIE a évoqué un marché
inondé de pétrole à l'heure
actuelle et du fait qu'il n'y a pratiquement aucune chance que
les prix se reprennent dans un
futur proche", ajoutaient-ils.
Selon l'AIE, "la hausse mondiale des stocks devrait se
poursuivre la majeure partie de
l'année, car cela prendra du
temps pour que la production
américaine de pétrole décline et
un accord entre l'Organisation
des pays producteurs de pétrole (Opep) et d'autres pays producteurs pour réduire l'offre est
improbable", notaient des analystes.
De son côté, le département
de l'Energie des Etats-Unis a
publié son propre rapport mensuel et "revu à la baisse ses
prévisions de demande pour
2016: elle devrait désormais
croître de 1,2 million de barils
par jour (comme le prévoit également l'AIE) contre 1,4 million
précédemment prévu", soulignaient des analystes.
Alors que le DoE tablait en
janvier sur un baril de Brent,
référence européenne du brut,
à 40 dollars en moyenne cette
année, il a abaissé sa prévision
à 38 dollars, bien qu'il n'ait pas
changé celle sur le WTI, également attendu à ce prix en 2016.
Dans ce contexte, l'attention
des investisseurs se tournait
mercredi d'un côté vers le rapport mensuel de l'Opep et de
l'autre vers les chiffres hebdomadaires sur l'état de l'offre
américaine.
L'American
Petroleum
Institute (API), fédération professionnelle du secteur, a
publié mardi soir ses propres
estimations sur le sujet et fait
état d'une "hausse de 2,4 millions de barils de brut" lors de la
semaine achevée le 5 février,
selon des données citées par
un analyste.
Selon l'API, les stocks de
produits distillés ont augmenté
pour leur part de 1,7 million de
barils, tandis que ceux d'essence ont grimpé de 3,1 millions de
barils, précisait l'analyste.
Selon la prévision médiane
des analystes interrogés par
l'agence
Bloomberg,
les
réserves américaines de brut
devraient s'être étoffées de
2,85 millions de barils, et celles
d'essence de un million de
barils.
Les stocks de produits distillés (dont le fioul de chauffage et
le gazole) devraient pour leur
part avoir baissé de 1,5 million
de barils.
"Les craintes concernant la
surabondance de pétrole sont
déjà à des niveaux effrayants et
une nouvelle progression dans
les statistiques sur les stocks de
brut (ce mercredi) peut déclencher un nouveau mouvement
important de vente sur le WTI
alors que l'attirance des investisseurs diminue", mettait en garde
un analyste.
R. N.
Le ministre des Ressources en eau et
de l'environnement, Abdelouahab
Nouri, entamera dimanche prochain
une visite officielle de trois (3) jours en
Iran, indique mercredi un communiqué
du ministère.
Cette visite s'inscrit dans le cadre du
renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine des ressources
en eau et de l'environnement entre
l'Algérie et l'Iran, souligne la même
source. A rappeler que la Haute commission algéro-iranienne a tenu une
réunion en décembre dernier à Alger,
qui a été sanctionnée par la signature
de cinq programmes exécutifs de
coopération et de trois mémorandums
d'entente. Les accords conclus entre
les deux pays ont concerné un large
éventail de la coopération bilatérale:
l'enseignement supérieur et la
recherche scientifique, la formation et
l'enseignement professionnels, les travaux publics, la jeunesse et les sports
et la culture.
Les gouvernements des deux pays
sont, en outre, liés par trois mémorandums d'entente et de coopération dans
les domaines de la justice, des affaires
étrangères et de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
R. E.
Secteur de l'artisanat
Plus de 26.000 emplois générés à Ouargla
Q
uelque 26.615 emplois ont
été générés dans le secteur de l'artisanat et des
métiers, entre 1999 et 2015, a-t-on
appris mercredi des responsables
de la chambre locale de l'artisanat
et des métiers (CAM).
Ces postes, générés grâce aux
mesures incitatives mise en place
par les pouvoirs publiques en
faveur des artisans, sont répartis
entre l'artisanat d'art (12.842
postes), les services (9.788) et la
production de matières (3.985), a
révélé à l'APS le directeur de la
CAM, Mabrouk Agrine.
Le nombre d'inscrits auprès de
la CAM de la wilaya d'Ouargla a
atteint 10.217 artisans et leurs activités se concentrent particulièrement dans le domaine du tissage,
l'habillement, la broderie traditionnelle, la vannerie, la céramique, la
maroquinerie et les articles de
décoration.
Le secteur connait une dynamique, ces dernières années, à
travers la wilaya d'Ouargla, ou le
nombre de nouveaux inscrits à la
CAM, créée en 1998, s'est accru
à partir de 2011, sachant qu'il
n'était que de près de 450 inscrip-
tions/ an entre 1997et 2010, a fait
savoir le même responsable.
Les avantages accordés à
cette catégorie portent notamment sur des aides techniques
visant à encourager les artisans à
la création de leurs projets, tout
en les accompagnant, par le biais
du fonds national de promotion
des activités artisanales, avec
l'inscription de plus de 1.900 artisans en 2013 contre 1.800 en
2014, pour totaliser les 9.500 artisans immatriculés à fin 2014 puis
10.217 à fin 2015, a-t-il précisé.
Près de 70% de l'ensemble
des inscrits auprès de la chambre
ont bénéficié d'aides par le biais
de différents organismes d'aide à
l'emploi, à l'instar des Agences
nationales de gestion du microcrédit (ANGEM) et de soutien à
l'emploi des jeunes (ANSEJ), et
de l'Antenne locale de la Caisse
nationale d'assurance chômage
(CNAC).
La wilaya d'Ouargla dispose
d'une maison de l'artisanat qui a
bénéficié d'une large opération de
réfection et d'aménagent et qui
offre un espace approprié pour
promouvoir les activités de l'arti-
sanat, à l'image de la tapisserie,
de la borderie traditionnelle et du
sablage.
Une étude a été inscrite pour
la réalisation de locaux pour la
commercialisation des produits
de l'artisanat, et cela sur proposition de l'Assemblée populaire de
la wilaya, sachant qu'il a été procédé au choix du terrain pour
accueillir la première tranche de
ce projet et ce au niveau de la
route d'Ouargla menant vers la
circonscription administrative de
Touggourt.
R. O.
SANTÉ
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Jumelage inter-hhôpitaux
Une équipe de spécialistes du CHU
de Tlemcen à El-Bayadh
Une équipe médicale composée de spécialistes du centre hospitalo-universitaire
"Ahmed Damerdji" de Tlemcen a entamé, mardi, des consultations médicales
spécialisées au profit de la population de la commune de Labiodh Sidi-Cheikh,
a-t-on appris du directeur de la santé et de la population (DSP) de la wilaya
d'El-Bayadh.
E
ntrant dans le cadre
de la convention de
jumelage entre l'établissement
public
hospitalier (EPH) de Labiodh
Sidi Cheikh et l'établissement
Mère-enfant relevant du CHU de
Tlemcen, cette mission médicale composée de gynécologues
et de pédiatres assurera, tout au
long d'une semaine, des consultations médicales au profit des
malades de cette région, a précisé Smail Benbrahim.
Cette mission donnera lieu
également à l'élaboration d'un
plan d'action annuel ainsi que la
prise en charge des cas de
maladies complexes présentés
par des patients de Labiodh Sidi
Cheikh au niveau du CHU de
Tlemcen, a indiqué le même
responsable en relavant l'écho
favorable suscité par cette initiative auprès de la population et
les représentants du mouvement associatif locaux.
Le président de l'association
locale "Amis du malade", Youcef
Noureddine, a salué l'initiative
qui, a-t-il dit, constitue un plus
aux efforts déployés et devant
atténuer les souffrances des
malades,
notamment
les
femmes et les enfants, dont la
situation nécessite une prise en
charge hors de Labiodh Sidi
Cheikh. Cette convention est la
seconde du genre à échelle de
la wilaya après celle signée
entre l'EPH Mohamed Boudiaf
d'El-Bayadh et le CHU Ahmed
Damerdji de Tlemcen.
R. N.
Skikda
Plus de 200 toxicomanes pris en charge
D
eux cent deux (202) cas d'addiction
à divers produits stupéfiants ont été
pris en charge, l'année dernière, par
le centre intermédiaire de soins pour toxicomanies (CIST) de Skikda, a indiqué, mardi,
la directrice de cette structure, Meriem
Fadhel. Ouvert en 2012, le CIST a entamé
effectivement ses activités durant l'année
2014 durant laquelle 87 cas de toxicomanie
avaient été traités, a souligné la responsable
dans une déclaration à l'APS.
Les patients admis, âgés entre 15 et 35
ans, bénéficient de traitements adaptés à dif-
férentes addictions (drogues, alcoolisme,
tabagisme et autres), selon la même source
qui a précisé que 67 % des toxicomanes traités sont originaires de Skikda et le reste des
wilayas de Jijel, Constantine, Biskra et
Guelma. Près de la moitié des cas traités (48
%) est constituée de polytoxicomanes, a
également indiqué Mme Fadhel, ajoutant
qu'une équipe formée de sept (7) psychologues et d'un médecin généraliste encadre
le CIST, ce, qui est, selon elle, "insuffisant
pour assurer une prise en charge de qualité
aux patients dont le nombre croît sans
cesse". Une cure de désintoxication "peut
durer jusqu'à une année", a encore expliqué
la responsable, soulignant que la volonté de
guérir "représente 50 % dans la réussite du
traitement qui dépend aussi, en partie, du
soutien de l'environnement social".
Pour Mme Fadhel, le staff du CIST
"oeuvre souvent avec succès à aider les
toxicomanes à retrouver une vie normale en
dépit du manque de moyens, dont l'inexistence de lits de détente et de relaxation et,
parfois, de médicaments.
F. H.
Du 11 au 13 février à l'EHU
Organisation des journées de diabétologie d'Oran
L
e service de médecine interne de
l'Etablissement hospitalier universitaire (EHU) d'Oran organise, du 11
au 13 février, les 9èmes journées de diabétologie, a-t-on appris auprès des organisateurs.
Ces journées parrainées par la société
francophone du diabète verront la participation de quelque 500 praticiens spécialisés,
algériens et étrangers de Tunisie, Maroc,
Mali, Côte d'Ivoire, Cameroun, Sénégal,
Mauritanie, France, Belgique et Suisse, a-ton précisé.
Les conférences seront animées par
d'éminents spécialistes en diabétologie
d'universités et établissements hospitaliers
reconnus (Paris, Grenoble, Genève) et algériens qui feront part de leurs expériences
dans le traitement de la douleur neuropathologique périphérique du diabète, le contrôle
glycémique et la prévention des évènements
cardiovasculaires, entre autres.
Les travaux de ces journées s'articuleront
autour de quatre principaux thèmes : la neuropathie diabétique, les diabètes atypiques,
le c£ur et le diabète et la sécurité des diabétiques.
Le diabète est une maladie en progression en Algérie, touchant quelque 10% de la
population des 40 ans et plus, avec une prévalence alarmante de 25% chez les séniors
de plus de 65 ans, a-t-on souligné.
R. B.
Zika
Sanofi lancera un essai clinique "dans un an"
L
e groupe pharmaceutique français
Sanofi devrait être en mesure d'initier
un essai clinique sur le virus Zika
"dans un an", mais le développement d'un
vaccin ne pourrait pas se faire avant trois
ans, a affirmé mardi son directeur général
Olivier Brandicourt.
"On serait pratiquement prêts à rentrer
en essai clinique dans un an" sur Zika, a
déclaré M. Brandicourt lors de la conférence
des résultats annuels du groupe.
Toutefois après le début de cette phase
clinique, le développement d'un vaccin "ne
devrait pas se faire avant trois ans", a-t-il
jugé.
Sanofi Pasteur, la division vaccins du
groupe, a annoncé la semaine dernière le
lancement d'un programme de recherche
pour mettre au point un vaccin contre Zika,
espérant raccourcir les délais de recherche
grâce à ses technologies et infrastructures
déjà en place pour la dengue, un virus de la
même famille pour lequel Sanofi Pasteur a
récemment commercialisé le premier vaccin
au monde, Dengvaxia.
"On cherche à savoir s'il y a une immunité croisée entre les deux virus
(Zika et la dengue), ce qui serait une
bonne nouvelle", a ajouté M. Brandicourt.
Plusieurs gouvernements se sont enga-
gés à soutenir les coûts de développement
d'un vaccin contre Zika, qui sévit actuellement en Amérique latine et qui a été qualifié
par l'Organisation mondiale de la santé
(OMS) comme une "urgence de santé
publique à portée mondiale".
"Nous comptons beaucoup sur la collaboration de l'Europe et des Etats-Unis", car
des essais cliniques sur Zika "peuvent être
très coûteux", en impliquant nécessairement
plusieurs milliers de patients, a ajouté Elias
Zerhouni, président de la recherche-développement du groupe Sanofi, lors de la
même conférence de presse.
Reda A.
Les DEBATS
7
Cardiopathies
Des registres nationaux
pour une meilleure prise
en charge
Le chef de service cardiologie de
l'établissement hospitalier Nafissa
Hamoud (ex Parnet), Pr Djamel
Nibbouche a souligné mardi à Alger
la nécessité de mettre en place des
registres nationaux pour favoriser
une meilleure prise en charge des
cardiopathies et le développement
de la recherche scientifique dans ce
domaine.
Le spécialiste qui a encadré la
première étude sur les troubles du
rythme cardiaque et le syndrome
coronarien aigu (SCA) occasionnant
la mort, a souligné la nécessaire
mise en place de registres nationaux des cardiopathies, qui constituent les principales causes de mortalité en Algérie, à hauteur de 44%.
Une forte douleur au niveau de la
poitrine irradiant vers le bras droit et
la mâchoire constitue un motif de
consultation en urgence dans les
services spécialisés, recommande
le spécialiste.
Menée par la service cardiologie
de Nafissa Hamoud entre 2014 et
2015, l'étude a concerné plus de 400
patients dont la moyenne d'âge est
de 60 ans (380 hommes et 87
femmes).
La plupart des malades ayant été
victimes d'une crise cardiaque et
transférés en urgence vers l'hôpital
sont des fumeurs tandis que la
deuxième catégorie de patients sont
des hypertendus et diabétiques de
type2.
Selon l'étude, 48,6% de ces
malades présentaient le syndrome
coronarien aigu et 17 personnes
(3,6%) sur l'échantillon concerné
par l'étude sont décédées dans les
premières heures qui ont suivi leur
transfert à l'hôpital.
Selon Pr Nibbouche, il n'existe
pas à ce jour des statistiques précises sur les cas de décès, hors établissement hospitalier, d'une crise
cardiaque. Les services disposant
de moyens ont pu stabiliser le morbidité entre 7 et 10%, a-t-il soutenu.
S'adressant aux personnes à
risque notamment les fumeurs, les
hypertendus et diabétiques, le spécialiste a préconisé un bon suivi de
leur maladie pour prévenir la crise
cardiaque.
R. S.
Dans la wilaya de M'sila
Dix-sept crèches vont être
mises en adjudication
La gestion et le fonctionnement
de 17 crèches ouvertes il y a plus de
8 ans à M'sila sans n'avoir jamais
fonctionné, seront "prochainement"
confiés à des opérateurs privés par
voie d'adjudication, a-t-on appris,
mardi, auprès des services de la
wilaya.
Réalisées dans le cadre du
Fonds commun des collectivités
locales (FCCL), ces infrastructures
destinées aux tout-petits, sont restées fermées depuis pour des raisons "en rapport notamment, avec
les clauses contenues dans le
cahier des charges", a-t-on ajouté
de même source.
Le wali, Mohamed Bousmaha,
avait récemment, lors de tournées
dans les différentes communes,
donné des instructions pour faciliter
les procédures de participation aux
enchères publiques pour la concession de ces crèches, a-t-on encore
indiqué à la wilaya, soulignant que
la condition de détention d'un diplôme en sciences psychologiques a
été "annulée".
R. C.
8 Les DEBATS
RÉGIONS
Blida
Le facteur humain à l'origine de la
plupart des accidents de la route
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Annaba
Des constructions
érigées illicitement
démolies
Une opération de démolition de
120 constructions érigées de manière illicite à Hadjar Eddis, dans la
commune d’El Bouni (Annaba), a été
lancée mardi, a-t-on constaté.
Des éléments de la Gendarmerie
nationale ont été mobilisés pour
superviser et sécuriser cette opération visant des constructions
inachevées, érigées illicitement sur
des terres relevant du domaine privé
de l’Etat, a-t-on recueilli sur place.
Cinq personnes qui ont tenté de
perturber le bon déroulement de
cette opération qui se poursuit en
présence
du
président
de
l’Assemblée populaire communale
(APC) d’El Bouni, du chef de daïra et
des responsables de l’Office de promotion et de gestion immobilière
(OPGI), ont été interpellées, a-t-on
observé.
La démolition de ces constructions permettra la récupération de
plus de 3 hectares qui seront destinés à l’implantation de 1.200 logements publics locatifs (LPL), ont
indiqué les services de la commune
d’El Bouni.
R. N.
Oran
Le facteur humain serait à
l'origine de 98,77 % des
accidents de la circulation
enregistrés en 2015 sur le
réseau routier de Blida, a
indiqué mardi un responsable à la Sûreté de wilaya.
S
ur 407 accidents de la route enregistrés à la période indiquée, l’élément humain est «en cause dans
un taux de 98,77 %», a déclaré le
lieutenant de police Mekahlia Abdelhafidh,
lors d’une rencontre avec les représentants
des médias, en marge d’une conférence
sur la sécurité routière, estimant que ce
chiffre «nous incite à donner l’alarme et à
nous bouger plus, afin de mettre un terme
à ces accidents qui fauchent quotidiennement des vies humaines».
Les principales causes dans ces acci-
dents sont l’usage du téléphone portable
au volant, la conduite en état d’ivresse, ou
sous l’effet d’un autre stupéfiant, la conduite sans permis, le non respect de la vitesse
réglementaire et le non respect du code de
la route, outre d’autres dépassements tant
de la part des conducteurs que des passants.
Parallèlement, les services de la Sureté
de wilaya ont constaté un «recul notable»
dans le nombre des accidents et des victimes de la route en 2015, comparativement à 2014. Quelque 20 personnes sont
décédées et 583 autres ont été blessées,
dans 505 accidents en 2014, contre 19 personnes mortes et 439 blessées dans 407
accidents en 2015.
Selon
le
lieutenant
Mekahlia
Abdelhafidh, cette baisse s’explique par les
efforts fournis par les services de sécurité,
à travers notamment l’application des plans
de circulation efficients et l’extension du
rayon de couverture sécuritaire dans la
wilaya. La multiplication des patrouilles
sécuritaires aux heures de pointe notamment, au même titre que des campagnes
de sensibilisation sur le sujet, tout au long
de l’année avec la contribution des masses
medias, ont également participé à cette
baisse, a t-il ajouté.
Le même responsable a, aussi, mis en
avant les efforts des autorités locales en
matière de réhabilitation des routes dégradées, la pose de panneaux lumineux aux
abords des routes principales, la pose de
cameras de surveillance, ainsi que toutes
les mesures visant à la diminution des accidents de la route.
Cette conférence, à laquelle ont pris
part des représentants de la presse nationale, de l’association nationale de la sécurité routière et des anciens scouts musulmans algériens, vise à l’ «ancrage d’une
culture de communication entre les différents partenaires concernés afin de fédérer
les efforts pour atténuer l’impact de ce fléau
de la route qui fauche la vie des citoyens»,
a estimé le même responsable.
R. N.
Djelfa
Affectation des logements ruraux
U
n quota de 2000 logements ruraux a
été affecté à de nombreuse communes
de la wilaya de Djelfa, a-t-on appris mardi
auprès des services de la wilaya.
L’attribution de ces logements devra se
faire suivant les besoins effectifs exprimés
par les populations rurales et les agriculteurs, en vue de l’amélioration du cadre de
vie de cette catégorie sociale, avait insisté
le wali, Abdelkader Djelaoui, lors d’une visite récente au niveau de nombreuses communes. M. Djelaoui a souligné, à ce pro-
pos, que les communes n’ayant pas bénéficié de projets de logements sociaux
seront destinatrices d’une grande partie de
ce programme de constructions rurales.
De nombreux habitants des zones
rurales, ayant bénéficié de cette visite de
travail du wali, consacrée à l’inspection et
mise en service de projets d’électrification
rurale et agricole, ont loué cette politique
sociale de l’Etat, eu égard au fait que le
logement rural contribue, dans un grande
mesure, à leur fixation dans leur région, au
même titre qu’à l’amélioration de leur situation sociale. «L’intérêt dévolu au logement
rural dans la wilaya, ces dernières années,
a donné ses fruits, puisque les différentes
aides à la construction rurale accordées
aux habitants des zones rurales ont donné
un nouveau souffle à toutes ces régions
par la création, en leur sein, d’une nouvelle dynamique de développement «, estiment les responsables locaux du secteur
du Logement.
Bilal L.
Des cités
réhabilitées
prochainement
Les cités d’habitation Benboulaid
et Zabana, dans la commune
d’Arzew, seront réhabilitées «prochainement», a-t-on appris mardi du
directeur du logement de la wilaya.
«Une enveloppe de 310 millions
de DA, puisée dans le fonds spécial
du parc immobilier (taxe d’habitation), vient d’être dégagée pour la
réhabilitation des cités 650 logements à haï Benboulaid et 226 logements à haï Zabana, à Arzew», a indiqué à l’APS Mohamed Bahar.
Ce responsable a précisé que
l’opération de réhabilitation touchera, outre les parties communes, les
descentes d’eau usées qui sont
dans un état lamentable, les
colonnes montantes, l’étanchéité et
autres travaux d’urgence notamment au niveau des caves.
«Nous venons d’introduire une
commande auprès du contrôle technique de construction (CTC) pour
une expertise du bâti permettant
d’entamer les travaux de réhabilitation», a ajouté le même responsable,
annonçant le lancement prochain
des travaux de réhabilitation de l’immeuble «Antenia», une imposante
construction
d’une
vingtaine
d’étages, sise au centre-ville d’Oran.
R. N.
Constantine
Lancement de nouveaux projets du programme Blanche-Algérie
C
inquante nouveaux projets du programme
Blanche-Algérie viennent d’être lancés
dans la wilaya de Constantine, a-t-on appris,
mardi, auprès de la direction de l’action sociale
(DAS). Ces opérations inscrites dans le cadre
du programme complémentaire de l’année
2015 ont permis la création, depuis janvier dernier, de 400 postes d’emploi à raison de 8
postes de travail par projet, en moyenne, a pré-
cisé la même source. Les actions attendues au
tire de ce programme portent principalement
sur le nettoyage de sites urbains, l’entretien
d’espaces verts et le curage des réseaux d’assainissement, a-t-on expliqué.
Les services de la DAS de Constantine
ont ajouté que 28 autres projets, inscrits
dans le cadre du dispositif des Travaux d’utilité publique à Haute intensité de main
d’£uvre (TUP-HIMO), ont été également lancés durant la même période.
Destinés prioritairement aux localités les
plus démunies, les projets TUP-HIMO
concernent 11 communes de la wilaya de
Constantine, selon la même source qui a
souligné que ces projets qui ont permis l’insertion professionnelle de personnes âgées
entre 18 et 59 ans, concernent le secteur
forestier. Près de 250 nouveaux emplois ont
été générés dans le cadre de ce dispositif qui
consiste à réaliser de petits projets d’utilité
publique dans les zones défavorisées permettant, dans la foulée, d’améliorer les
conditions et le cadre de vie de la population,
tout en favorisant l’émergence de microentreprises, a-t-on fait savoir.
Reda A.
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
CONFLITS
Syrie
Plus de 500 morts en 10 jours
d'offensive du régime à Alep
L'armée syrienne aidée de l'aviation russe renforçait mercredi son contrôle dans la
province d'Alep, au 10e jour d'une offensive qui a fait plus de 500 morts et poussé à
la fuite des dizaines de milliers de civils bloqués à la frontière turque.
A
lors que la Turquie
maintient sa frontière
fermée, les ministres
de la Défense de
l'Otan se réunissent à Bruxelles
pour étudier la demande d'aide
d'Ankara et de Berlin pour faire
face à la crise migratoire.
Sur le front, au nord de la
ville d'Alep, les combats entre
régime et rebelles faisaient rage
dans la localité de Tamoura tandis que l'aviation russe menait
des raids intenses sur plusieurs
autres
bourgs,
selon
l'Observatoire syrien des droits
de l'Homme (OSDH).
Depuis le début de l'offensive
le 1er février, le régime appuyé
aussi par le Hezbollah libanais
et des miliciens iraniens a repris
de nombreux secteurs et assiège les rebelles dans les quartiers Est de la ville d'Alep, faisant
craindre pour le sort de quelque
350.000 civils.
Il progresse en outre vers
Tall Rifaat, l'un des trois derniers
fiefs des rebelles qui décrochent
de certaines positions pour minimiser leurs pertes.
Selon l'OSDH, qui dispose
d'un large réseau de sources en
Syrie, 506 personnes ont été
tuées en 10 jours dans la province d'Alep. Parmi elles figurent 89
civils dont 23 enfants tués par
les raids russes, a précisé
l'ONG. Au moins 143 combattants du côté du régime et 274
du côté des rebelles et jihadistes
étrangers ont aussi péri.
Un réfugié syrien Abdel
Karim Bahloul, l'un des chanceux à pouvoir passer en
Turquie avec un sac à dos et
une valise, décrit une "situation
horrible à Tall Rifaat et dans
les villages du nord d'Alep".
"Les enfants meurent sous
les bombardements, de faim et
de froid. Les gens sont sur les
routes et n'ont nulle part où
aller. Les frappes russes ont
stoppé la vie à Tall Rifaat et
dans d'autres villes. Il n'y a que
sang, carnage et ruines", a-t-il
ajouté.
Avec les combats, les raids
et les destructions, des
dizaines de milliers d'habitants
ont fui leur foyer dans la pro-
vince d'Alep en direction de la
frontière turque, l'ONU évaluant leur nombre à 31.000
dont 80% de femmes et d'enfants.
La Turquie maintient fermé
le poste-frontière d'Oncupinar,
seul point de passage accessible entre le nord de la province d'Alep et la Turquie, qui
reste toutefois ouvert pour des
blessés, des malades et des
convois d'aides.
A proximité, les camps de
déplacés sont désormais saturés alors que des familles
entières sont contraintes de
dormir dans le froid à la belle
étoile ou de se serrer dans les
tentes, selon Médecins sans
frontières (MSF).
Mercredi, des camions ont
de nouveau traversé en Syrie
pour transporter de l'aide aux
Syriens alors que des blessés
syriens ont été admis dans un
hôpital de la ville frontalière
turque de Kilis. En poursuivant
ses frappes, la Russie semble
sourde aux appels de l'ONU et
des Etats-Unis principalement
à cesser le feu et dément que
ses raids tuent des civils.
Même si l'espoir d'un règlement politique du conflit est
très ténu, des représentants de
17 pays et trois organisations
se réunissent jeudi à Munich
pour tenter de relancer le processus diplomatique après
l'échec de Genève fin janvier.
Même dans le camp des
pays hostiles au régime de
Bachar al-Assad, les accusations fusent. Le ministre français des Affaires étrangères
Laurent Fabius a accusé les
Etats-Unis, acteur principal
dans la coalition internationale
contre le groupe jihadiste Etat
islamique (EI), de ne pas en
faire assez en Syrie.
Et le président turc Recep
Tayyip Erdogan a dénoncé le
soutien militaire des Etats-Unis
aux Kurdes syriens en affirmant que la politique américaine avait fait de la région une
"mare de sang".
Alors qu'elle accueille déjà
2,7 millions de réfugiés
syriens, la Turquie redoute un
nouvel afflux pouvant selon
elle atteindre 600.000 personnes. Pour l'instant, elle veut
les maintenir au-delà de ses
frontières tout en leur fournissant les services nécessaires.
De plus, la Turquie craint
de nouveaux attentats par des
jihadistes en provenance de
Syrie, et mardi soir quatre ceintures explosives ont été découvertes par l'armée dans les
bagages de suspects interceptés à Karkamis, à la frontière
syrienne.
Le conflit en Syrie, déclenché par la répression de manifestations antirégime en 2011,
est devenu une guerre complexe
impliquant
régime,
rebelles, Kurdes et jihadistes
et aux répercussions au-delà
des frontières avec la crise des
migrants en Europe et la montée
en puissance de l'EI. Il a fait plus
de 260.000 morts et chassé de
chez elle plus de la moitié de la
population.
AFP
Turquie
Explosifs et ceintures sur des suspects
interceptés à la frontière syriennne
Q
uatre ceintures explosives ont été
découvertes par les soldats turcs
dans les bagages d'un groupe de
suspects interceptés mardi soir à
Karkamis, dans le sud-est de la Turquie, à
la frontière syrienne, a annoncé mercredi
l'armée turque.
"Dans deux sacs, entre 12 et 15 kg d'explosifs non déterminés et quatre ceintures
susceptibles d'être utilisées dans des
attentats-suicide ont été découverts", a
indiqué l'armée dans un communiqué.
Le groupe interpellé par les gendarmes
turcs dans la localité de Karkamis (province
de Gaziantep) est composé de 34 personnes - 4 hommes, 10 femmes et 20
enfants -, précise le texte, sans référence à
une affiliation jihadiste.
Karkamis est située en face de la ville
syrienne de Jerablus, actuellement contrôlée par le groupe de l'Etat islamique (EI).
L'annonce de l'armée turque intervient
alors que quelque 30.000 civils syriens sont
depuis plusieurs jours massés face au
poste-frontière turc d'Oncupinar, situé à
environ 100 km plus à l'ouest de Karkamis,
fuyant l'avancée vers la grande ville d'Alep
des forces gouvernementales syriennes
appuyées par la Russie.
La Turquie, saturée par les 2,7 millions
de syriens qu'elle héberge déjà sur son sol,
ne permet pas pour l'heure à ces réfugiés
d'entrer, fournissant de l'assistance humanitaire en sol syrien.
Ankara redoute un nouvel afflux pouvant selon elle atteindre 600.000 personnes.
La police turque est sur le qui-vive
depuis l'été dernier et une série d'attentats
attribués par les autorités à l'EI.
Le dernier d'entre eux, le 12 janvier à
Istanbul, a tué onze touristes allemands
dans le district historique de Sultanahmet.
En octobre, un autre attentat suicide, le
plus meurtrier jamais commis sur le sol
turc, avait tué 103 personnes lors d'une
manifestation prokurde devant la gare centrale d'Ankara.
AFP
Les DEBATS
9
Palestine
Le journaliste gréviste Mohammed
al-Qiq risque de mourir
Le journaliste palestinien en
grève de la faim depuis 77 jours
pour protester contre son arrestation sans inculpation encourt le
risque ''imminent'' de mourir, a
déclaré mardi son avocate à une
ONG de défense des droits de
l'homme. Mohammed al-Qiq, 33
ans, père de deux enfants et correspondant pour la chaîne saoudienne
al-Majd TV, encourt ''le risque imminent de mourir,'' a indiqué Amnesty
International dans un communiqué.
Mme Hanan Khatib, avocate de
M. al-Qiq, a dit à un média local qu'il
est ''mourant.'' ''Comme l'a souligné
une équipe médicale, il peut mourir
d'un instant à l'autre d'une crise cardiaque,'' a-t-elle ajouté. Environ 150
personnes se sont rassemblées
devant le Centre médical Emek,
dans la ville septentrionale d'Afula,
pour soutenir M. al-Qiq et réclamer
sa libération immédiate. Des prisonniers palestiniens ont fait des
grèves de la faim pour attirer l'attention de la communauté internationale sur leur détention soi-disant
administrative : une incarcération
sans inculpation pour des périodes
renouvelables de six mois. M. al-Qik
est le premier journaliste à faire une
grève de la faim dans ce type de
situation.
Les
autorités
israéliennes
avaient déclaré jeudi avoir suspendu sa détention administrative. Mais
samedi soir, le reporter de 33 ans
"luttait contre la mort" sur le lit d'hôpital, où il est toujours menotté.
L'ONU, l'Union européenne et la
Croix-Rouge se sont à plusieurs
reprises alarmées notamment après
que les médecins ont fait état de
possibles "dommages irréversibles" infligés à la santé du journaliste. Selon le Club des prisonniers
palestiniens, outre M. Qiq, 12 autres
journalistes sont détenus par l'occupant israélien, dont l'un depuis
plus de 20 ans, ainsi que cinq étudiants en journalisme.
R. I.
Selon les Etats-U
Unis
Daech principal menace
terroriste mondiale
Le groupe terroriste autoproclamé "Etat islamique" (EI/Daech) est
devenu la principale menace terroriste mondiale, avec une "capacité
croissante" à mener des attaques
dans les quatre coins du monde, a
estimé mardi le coordonnateur du
renseignement américain, James
Clapper.
L'EI "est devenu la menace terroriste principale du fait de son califat
autoproclamé en Syrie et en Irak, et
sa capacité croissante à lancer et
inspirer des attaques" à travers la
planète, a estimé M. Clapper dans
son rapport annuel sur l'évaluation
des menaces mondiales.
De son côté, "les groupes affiliés
à Al-Qaïda ont montré leur résilience et sont prêts à enregistrer des
avancées en 2016", malgré les
efforts des Etats-Unis et de leurs
alliés qui ont "significativement
atteint" la direction du mouvement
en Afghanistan et au Pakistan,
selon M. Clapper.
M. Clapper est le coordonnateur
des 17 agences de renseignement
américaines, dont la CIA, la NSA ou
le DIA (renseignement militaire). Il
est le principal conseiller du président américain en matière de renseignement.
R. I.
10 Les DEBATS
FRICAINES
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Sur fond de combats au Darfour
Rwanda
Le Soudan change son chef
des armées
Un journaliste d'investigation
arrêté puis relâché
Le président soudanais Omar el-Béchir a remplacé jeudi le chef d'état-major
de l'armée alors que d'intenses combats opposent les militaires à des rebelles
dans la région de Jebel Marra au Darfour (ouest), a annoncé le ministre de la
Défense.
A u Rwanda, après la brève interpellation d'un
journaliste de l'East African, un autre journaliste a
des démêlés avec la justice. John Williams Ntwari
avait été arrêté il y a un peu plus de dix jours.
Soupçonné de viol sur mineur, il a été présenté
ce mardi au parquet puis libéré provisoirement.
Ce dernier dénonce un montage visant à entraver son travail de journaliste.
Jeudi 28 janvier, la police rwandaise avait
annoncé l'arrestation de John Williams Ntwari,
accusé de viol sur mineur. Ce mardi, rétropédalage. La mineure a en réalité vingt ans et, cité
dans la presse rwandaise, le porte-parole du
procureur a estimé qu'il n'y avait pas de
preuves " d'usage de la force ". L'infraction a
finalement été requalifiée d'" attentat à la
pudeur " et le journaliste a été libéré provisoirement. De retour chez lui, John Williams Ntwari
dément ces accusations. Il estime que cette
arrestation est liée à son métier de journaliste et
assure avoir récemment fait l'objet de menaces
lors de sa couverture de l'affaire Rwigara, du
nom de cet ancien financier du FPR décédé il y
a un an dans un accident de voiture selon la
police, assassiné selon sa famille. " J'ai eu des
menaces par téléphone par des gens non identifiés, il y a plus de trois-quatre mois. Cette
arrestation que j'appelle arbitraire, je la vois
comme montage en vue de m'en vouloir pour
stopper mon travail de journaliste. "
En novembre dernier, le journaliste avait par
ailleurs dénoncé le blocage de ses sites internet
au Rwanda. Reporters sans frontières s'est dite
" soulagée " de cette libération et s'interroge : "
On a vraiment l'impression que ce dossier a été
monté de toutes pièces pour nuire à ce journaliste connu pour ses écrits critiques du gouvernement ", dénonce l'ONG. Des accusations vertement démenties par la police.
RFI
Nigeria
S
elon un décret présidentiel, le général
Emadeddine Adawi
remplacera
le
général Moustafa Obeid
Salim, qui était chef d'étatmajor des armées depuis
2013. Moustafa Obeid Salim
avait été impliqué à ce titre
dans la conception d'opérations contre les rebelles au
Soudan mais aussi dans la
participation des forces soudanaises dans la guerre au
Yémen. Il aurait dû en théorie
terminer son mandat en 2017.
La présidence n'a donné
aucune raison officielle à son
remplacement.
D'intenses combats dans
la zone montagneuse de
Jebel Marra, au Darfour, ont
éclaté le 15 janvier entre les
forces loyales au président elBéchir et l'Armée de libération
du Soudan-Abdel Wahid Nour
(SLA-AW), qui lutte contre
Khartoum depuis 2003.
Les affrontements ont fait
des dizaines de milliers de
déplacés qui vivent dans "des
conditions
désespérées",
selon l'ONU.Le conflit au
Darfour a fait plus de 300.000
morts et 2,5 millions de déplacés depuis 2003, selon
l'ONU.M. Béchir est recherché
depuis 2009 par la CPI pour
des accusations de crimes de
guerres, crimes contre l'humanité et génocide dans cette
région mais il a réussi à
échapper à toute arrestation.
AFP
Tunisie
Une marche de près de 400 km pour
réclamer des emplois
U
ne soixantaine de chômeurs originaires de la ville de Gafsa, dans le
centre défavorisé de la Tunisie,
ont parcouru près de 400 km à pied pour
rallier la capitale afin de réclamer des
emplois. Cette "manifestation pacifique"
de Gafsa à Tunis a duré plus de huit jours,
a indiqué mardi Ali Laslem, l'un des participants qui se trouvaient dans la banlieue
sud de Tunis, réclamant de pouvoir parler
aux autorités. "L'idée est venue du fait que
quand tu vas voir les autorités régionales
dans ton gouvernorat, il n'y a aucune réaction (...). Ça fait que tu te diriges vers les
autorités centrales", a expliqué à l'AFP ce
jeune homme de 25 ans. Cette manifesta-
tion intervient alors que la Tunisie a connu
en début d'année une vague de contestation sociale partie de Kasserine (centre)
avant de s'étendre à travers le pays.
Ce mouvement, le plus important par
sa durée et son ampleur depuis la révolution de 2011, avait été provoqué par la
mort d'un jeune chômeur lors d'une manifestation. Le soulèvement populaire d'il y a
cinq ans avait lui-même été largement
motivé par le chômage, la misère et l'exclusion sociale. Plusieurs régions de l'intérieur de la Tunisie se plaignent d'être toujours marginalisées et réclament un plan
de développement spécifique. En réaction
au récent mouvement de contestation, le
gouvernement a plaidé pour la patience.
Le Premier ministre Habib Essid a appelé
à un "nouveau modèle de développement
(...) qui s'appuie sur la justice sociale",
reconnaissant l'existence de "beaucoup
de disparités entre les régions". "Gafsa,
avec son phosphate, a porté la Tunisie. Et
les jeunes de Gafsa, où sont-ils?
Désœuvrés, en prison, perdus", a encore
commenté mardi Hedia Hamed, une
femme de 38 ans qui a participé à la
marche. La région de Gafsa est stratégique pour la Tunisie en raison de ses
mines de phosphates, mais reste parmi
les plus pauvres.
Agence
L'indépendantiste biafrais Nnamdi
Kanu jugé pour "trahison"
Le procès pour " trahison " de l'indépendantiste biafrais Nnamdi Kanu s'est ouvert ce mardi 9
février à Abuja. Si le directeur de Radio Biafra est
reconnu coupable, il pourrait être condamné à la
prison à vie. L'ouverture de son procès a provoqué une manifestation à Aba, ville de l'État d'Abia,
où au moins deux personnes auraient été tuées,
selon des sources indépendantistes.
Lorsque Nnamdi Kanu fait son entrée à la Haute
Cour d'Abuja, il porte une tunique blanche brodée
d'argent et des menottes. Le personnage, mi-tribun, mi-politique, est sulfureux : il ne cesse de
comparer le Nigeria à un " zoo ", une insulte que
ses partisans reprennent volontiers à leur compte. Mais Kanu, incarcéré depuis octobre, est charismatique. Sa détention, surtout après que les
autorités ont bloqué sa libération conditionnelle,
a provoqué une vague de manifestations, et pas
seulement dans le sud-est, le pays Igbo, l'ancienne République du Biafra. Lorsque cette région a
fait sécession, à la fin des années 1960, le Nigeria
a plongé dans uneguerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts.
La cause de l'indépendance, toutefois, reste vivace. A Abuja, le parquet a soutenu que le directeur
de Radio Biafra, basée à Londres, a appelé à la
sécession de certains Etats avec l'intention, selon
l'acte d'accusation, de " faire la guerre " au
Nigeria. S'il est reconnu coupable, il pourrait être
condamné à la prison à vie.
Kanu est également accusé d'appartenance à un
mouvement illégal, Peuple indigène du Biafra,
une organisation indépendantiste interdite, un
crime passible de sept ans de prison.
RFI
Tchad
Le candidat Déby promet de limiter les mandats présidentiels
A
u Tchad, le chef de l'Etat
promet de réintégrer la limitation des mandats à la présidence de la République. Le président tchadien, au pouvoir depuis 25
ans et qui a été investi ce mardi par
son parti, le Mouvement patriotique
du salut (MPS), pour une candidature à un cinquième mandat se propose de remettre en place le verrou
qu'il a lui-même fait sauter en 2005.
A peine investi, le désormais
candidat Idriss Déby déroule son
programme politique. Parmi les
priorités du prochain mandat, de
grandes réformes constitutionnelles
notamment le nombre de mandats à
la présidence : " la réintroduction du
principe de limitation de mandats
présidentiels dans la Constitution
doit être posée, car il y va de la vitalité de notre jeune démocratie. Rien
ne nous permet de nous focaliser
dans un système où l'alternance
devient difficile. "
Il faut réformer la justice dont le
fonctionnement qui ne favorise pas
la paix sociale. Il faut même revoir la
forme de l'Etat, en évoluant vers un
Etat fédéral, propose le candidat
Idriss Déby Itno : " la forme même
de l'Etat doit même être revue pour
en finir avec l'Etat centralisé.
N'ayons pas peur des mots. " Il faut,
poursuit le président, " sérieusement envisager de tendre vers un
système de type fédéral. La fédération n'est pas la bannière de
Yorongar ".
Le chef de l'Etat, qui est désor-
mais en campagne, vient de tacler
son plus farouche opposant
Ngarléjy Yorongar qui prône la fédération depuis plus de vingt ans. Un
observateur politique tempère. On
attend de voir avant de croire. En
2001, Idriss Déby a dit qu'il préparait le Tchad à l'alternance. Quinze
ans après, il est toujours là.
RFI
12 Les DEBATS
EN DEBAT
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
La route de la Chine
au Moyen-Orient
Le président chinois a fait
une tournée au Moyen-Orient
en rencontrant les représentants politiques des différents
camps, une visite en Arabie
saoudite étant compensée par
une visite en Iran.
Par Prof. Vijay Prashad
L
es déclarations les plus importantes de Xi ont été adressées à
la Ligue arabe, où il a ouvertement réaffirmé – pour la première
fois depuis des décennies – l’engagement de la Chine à l’égard
du peuple palestinien. «La Chine
soutient le processus de paix au
Moyen-Orient», a-t-il dit, et elle soutient «la
création d’un État palestinien dont la capitale est Jérusalem-Est». C’est cette dernière
phrase qui a fait frémir les Israéliens.
Ils ont refusé de céder sur JérusalemEst, aujourd’hui une poudrière violente. Les
remarques de Xi en faveur des Palestiniens
doivent être entendues dans ce contexte.
Elles défendent le point de vue palestinien
et rejettent entièrement celui des Israéliens.
C’est ce qui a valu quelques manchettes
à Xi, sans plus.
Il ne fait aucun doute que la déclaration
de Xi manifeste une franchise nouvelle de la
part du gouvernement chinois par rapport au
Moyen-Orient. Depuis les années 1990, la
Chine avait été réticente à donner ouvertement sa position. C’est le commerce qui
commandait l’ordre du jour, pas la politique.
La Chine, aux Nations Unies du moins,
parlait de la nécessité de solutions pacifiques et en faveur du multilatéralisme. Ces
idées louables trouvaient peu de preneurs à
une époque où les États-Unis menaient leur
politique à coups de bombes.
Les réticences de la Chine à l’égard du
régime de sanctions contre l’Irak dans les
années 1990, puis de la guerre en Irak en
2003, ne se sont pas transformées en révolte. Ses diplomates ont émis des protestations feutrées, puis se sont retirés.
Lorsque le vote sur la Libye est venu
devant le Conseil de sécurité de l’ONU en
2011, la Chine – avec les autres pays des
BRICS – a décidé de s’abstenir. Mais
lorsque l’Occident a outrepassé le mandat
de la résolution 1973 du Conseil de sécurité
de l’ONU, la Chine – avec la Russie – a
décidé de prendre une position plus ferme
dans la région.
Depuis 2011, la Chine et la Russie ont
bloqué toute tentative de l’Occident d’obtenir
une résolution du Conseil de sécurité en
faveur d’une guerre en Syrie. La Chine et la
Russie, ainsi que la majeure partie de l’hémisphère Sud, s’opposent à de nouvelles
opérations visant à des changements de
régime. La Libye a été la goutte de trop.
Cela a poussé ces pays, qui occupaient
le siège arrière depuis le début des années
1990, à défendre leurs alignements politiques avec plus de détermination. La Chine
a commencé à mener des exercices militaires avec la Russie, qui comprenaient un
important exercice naval en Méditerranée
l’été dernier.
C’était une importante démonstration de
force de ces deux puissances mondiales.
Les interdépendances commerciales
actuelles de la Chine empêchent toutefois
tout virage radical. Lors de sa visite, Xi a dû
consolider les relations de la Chine avec
l’Arabie saoudite et l’Égypte.
L’Arabie saoudite étant le principal fournisseur de pétrole de la Chine, Xi a dû produire des sons agréables à l’oreille des
Saoudiens à propos de leur guerre au
Yémen, au sujet de laquelle les diplomates
chinois expriment discrètement leurs préoccupations.
La compagnie pétrolière de l’État chi-
nois, Sinopec, et celle de l’Arabie saoudite,
Aramco, ont signé un important accordcadre de coopération stratégique. Les discussions concernant la vente d’une partie
d’Aramco sur le marché n’ont pas remis ces
liens en cause qui vont durer, que le capital
d’Aramco soit dilué ou non.
La Chine a réaffirmé ses liens avec l’Égypte, à la veille du cinquième anniversaire
de la révolution égyptienne, principalement
parce que la Chine dépend du canal de
Suez, une voie de passage majeure pour les
produits chinois à destination de l’Europe.
Les relations de la Chine avec l’Arabie
saoudite et l’Égypte sont fondées sur le présent : l’économie chinoise compte pour le
moment sur le carburant et les voies de
transport fournis par ces puissances. La visite de Xi à l’Iran laisse présager que cette
dépendance ne sera pas éternelle.
La Chine est aussi le principal partenaire
commercial de l’Iran et lui a procuré une
bouée de sauvetage pendant l’imposition
des sanctions. Xi et le président iranien
Hassan Rouhani ont dit l’un et l’autre que le
maintien des liens pendant cette période
avait instauré une grande confiance entre
Téhéran et Pékin. «La Chine est prête à
augmenter le niveau des relations bilatérales avec de la coopération», a dit Xi à la
télévision iranienne, maintenant que la
période des sanctions est terminée. L’Iran
propose de vendre davantage de pétrole à
la Chine et d’en accroître le volume de
manière spectaculaire pendant les dix prochaines années.
Cela rendra la Chine moins dépendante
du pétrole saoudien.
Au cours de la dernière décennie, la
Chine était affairée à construire la Nouvelle
route de la soie, qui devrait s’étendre des
côtes chinoises à l’Europe en passant par
l’Asie centrale et l’Iran. Des réseaux de che-
min de fer et de routes ont été construits au
nord de l’Iran pour relier l’Afghanistan à la
Turquie.
L’an dernier, le China Railway Group
[entreprise chinoise de travaux publics,
connue aussi sous l’acronyme CREC, NdT]
a remporté un contrat pour construire une
partie du chemin de fer qui doit relier
Budapest et Belgrade. La Nouvelle route de
la soiepart maintenant de la zone industrielle de Shenzhen, sur la mer de Chine méridionale, pour aboutir au cœur de l’Europe
de l’Est.
La dépendance au canal de Suez ne fera
pas partie des calculs stratégiques de la
Chine encore longtemps.
La relation qui se bâtit entre la Chine et
l’Iran, autrement dit, pourrait réduire l’importance de l’actuelle dépendance de la Chine
à l’Arabie saoudite – pour le pétrole – et à
l’Égypte – pour le transport. Les diplomates
chinois disent en privé que l’orientation prooccidentale des États arabes du Golfe est
un obstacle pour les planificateurs chinois.
Ils souhaiteraient plus de souplesse dans
leurs engagements commerciaux. L’entrée
récente de l’Égypte dans l’orbite de l’Arabie
saoudite accroît ces préoccupations. La
Chine disposerait d’une marge de
manœuvre limitée si l’Occident exerçait des
pressions autres qu’économiques sur ces
pays pour couper l’herbe sous le pied de
Pékin.
C’est cette crainte des alliés occidentaux
en mer de Chine méridionale et dans le
détroit de Malacca, comme Singapour, qui a
conduit la Chine à construire les ports de
Kyaukpyu, au Myanmar, et de Gwadar, au
Pakistan. Ces ports permettent d’éviter les
goulets d’étranglement en Asie du Sud-Est.
La Nouvelle route de la soie contournera le
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Les DEBATS
canal de Suez.
Xi est connu pour ses positions sur la
nécessité du multilatéralisme dans les
affaires mondiales. Le lien entre la Russie et
la Chine a été renforcé après la crise ukrainienne de 2014, que les Chinois considèrent
comme une tentative orchestrée par
l’Occident pour affaiblir la Russie.
L’engagement de Xi envers le bloc des
BRICS est représentatif de sa volonté de
créer différents pôles comme contrepoids à
l’hégémonie occidentale. Son voyage dans
le monde arabe doit être vu sous ce jour,
comme une tentative de consolider le soutien de partenaires commerciaux nécessaires pour le moment (l’Arabie saoudite et
l’Égypte), tout en manifestant son soutien à
ceux qui donneront à la Chine librement
accès au pétrole et aux marchés (l’Iran).
La déclaration de Xi sur la Palestine n’est
pas une réminiscence du soutien historique
de la Chine à la cause palestinienne. Nous
sommes loin de 1964, le moment culminant
de la solidarité sino-palestinienne. Cette
année-là, la Chine avait été le premier État
non arabe à reconnaître l’OLP.
Pendant son voyage dans la région,
Zhou En-Lai avait dit : «Nous sommes prêts
à aider les pays arabes à regagner la
Palestine. Quand vous serez prêts, dites-le
nous. Nous serons prêts aussi. Nous
sommes disposés à vous donner tout ce
dont vous avez besoin, des armes et des
volontaires.»
La Chine avait promis cette année-là
d’honorer le boycott d’Israël du Secrétariat
de la Ligue arabe en annonçant qu’aucun
navire israélien ne serait autorisé dans les
eaux territoriales chinoises. Une délégation
de l’OLP, dirigée par Ahmad Choukeiri, s’est
rendue à Beijing en 1965. Mao a déclaré le
15 mai Journée de Solidarité avec la
Palestine. Lors d’un rassemblement de
masse, en présence de la délégation de
Choukeiri, Mao a établi un lien entre Israël et
Taïwan (Formose), en tant que «bases de
l’impérialisme en Asie». «Vous êtes la porte
d’entrée du grand continent, a-t-il dit. Et
nous sommes la porte arrière.» L’Occident
utilise Israël et Taïwan comme des tremplins
vers l’Asie, a-t-il affirmé. «La bataille arabe
contre l’Occident, a dit Mao, est la bataille
contre Israël. Donc boycottez l’Europe et
l’Amérique, ô Arabes !» (al-Anwar, 6 avril
1965). Xi ne parle pas comme ça. Sa manière est plus douce. Il unit la sensibilité commerciale de Deng Xiaoping à la vision antioccidentale de Mao. La suspicion sur les
motivations occidentales est partagée par
de nombreux responsables parmi les diri-
13
geants chinois et iraniens.
Mais les jours tranquilles de la Chine
semblent révolus. Parler ouvertement de la
Palestine et de son droit sur la partie orientale de Jérusalem ne concerne pas seulement ce bout de terre, mais révèle aussi la
confiance de la Chine à dire ouvertement ce
qu’elle n’a dit qu’en privé pendant des
décennies.
V. P.
Qu’est-ce qui fait flipper le Sultan du Chaos ?
être unanimes, la dernière chose à laquelle
aspirent des puissances européennes comme
l’Allemagne et la France, c’est une autre guerre au sud-ouest de l’Asie. L’Otan déploiera
peut-être bien quelques missiles Patriot au
sud de l’Anatolie et des AWACS (systèmes de
détection et de commandement aéroporté)
pour soutenir les forces aériennes turques,
mais n’ira pas plus loin.
Par Pepe Escobar
Imaginez toutes les nuits d’insomnie
qu’endure le sultan Erdogan dans son palais
à Ankara. Imaginez sa colère quand il a appris
que l’Armée arabe syrienne (AAS), avec le
soutien de la puissance aérienne russe, s’est
lancée dans une Bataille d’Alep préventive
dans la région de Bayirbucak, ce qui a permis
de couper le principal corridor de livraison
d’armes d’Ankara et l’autoroute djihadiste. Qui
tient ce corridor contrôlera l’issue finale de la
guerre en Syrie.
Pendant ce temps à Genève, l’opposition
syrienne contrôlée à distance (le Haut comité
des négociations) a démontré hors de tout
doute qu’il n’a jamais été question de rencontrer la délégation de Damas dans le cadre de
pourparlers de proximité ou autrement,
même après que Washington et Moscou ont
accepté dans ses grandes lignes un plan de
transition de deux ans aboutissant en théorie à
une Syrie laïque et non sectaire.
Le front saoudien exigeait rien de moins
que la présence des collaborateurs d’Ahrar alSham, de Jaysh al-Islam et du front al-Nosra,
alias Al-Qaïda en Syrie, à la table des négociations à Genève. Il n’en fallait pas plus pour
déchiffrer la charade genevoise pour ce qu’elle est vraiment, avant même d’avoir le temps
de dire En route vers Alep !
L’Otan ? Rien à attendre de ce côté !
Le prince Turki, le réputé cerveau des services secrets saoudiens et ancien mentor
d’Oussama ben Laden, était à Paris en mission offensive de relations publiques. Tout ce
qu’il a trouvé à dire, c’est une avalanche de
dénis de non-dénis, en rejetant tout le blâme
de la tragédie syrienne sur Bachar al-Assad.
Le gros de l’opposition syrienne était jadis
formé de combattants de salon cooptés par la
CIA depuis des années, ainsi que de Frères
musulmans vassaux de la CIA. Bon nombre
de ces types préféraient la joie de vivre à
Paris au long travail pénible sur le sol syrien.
Aujourd’hui, l’opposition est essentiellement
formée de chefs de guerre qui dépendent du
bon vouloir de la maison des Saoud, même
pour des bouteilles d’eau, indépendamment
des anciens ministres du parti Bass en costard-cravate, triés sur le volet, qui représentent
le visage de l’opposition auprès des médias
institutionnels occidentaux crédules.
Au même moment, les 4+1 (la Russie, la
Syrie, l’Iran, l’Irak plus le Hezbollah) multiplient
les victoires décisives sur le terrain. Ce qui
envoie comme message qu’il n’y aura pas de
changement de régime à Damas. Mais personne n’a annoncé la nouvelle aux Turcs et aux
Saoudiens. Le sultan Erdogan nage en plein
désespoir. Il continue de détourner l’attention
des graves questions en jeu dans la guerre qu’il
livre au PYD (le Parti de l’union démocratique,
l’organisation mère des Kurdes syriens) et aux
YPG (les Unités de protection du peuple, la
branche armée du PYD). Erdogan et le premier
ministre Davutoglu voulaient non seulement que
le PYD soit interdit de séjour à Genève, mais
qu’il soit aussi écrasé sur le terrain, car ils considèrent le PYD et les YPG comme des terroristes
alliés au PKK. Que va donc faire le sultan
Erdogan ? S’en prendre aux chasseurs
Soukhoi Su-35s de génération 4++ nouvellement arrivés et qui flanquent la trouille à tous
les docteurs Folamour de l’Otan ? L’alerte
orange décrétée sur les bases des forces
aériennes turques n’effrayera au mieux que
quelques chiens errants ici et là. Cela vaut
également pour les admonestations du secrétaire général de l’Otan, l’homme de paille Jens
Stoltenberg, qui supplie la Russie d’agir de
façon responsable et de respecter tout l’espace aérien de l’Otan.
Moscou se venge des Turkmènes tout en
apportant un soutien aérien au PYD à l’ouest
de l’Euphrate. C’est frapper le sultan en plein
cœur, lui qui a signalé à maintes reprises que
toute percée du PYD et des YPG à l’ouest de
l’Euphrate était considérée comme l’ultime
ligne à ne pas franchir. L’Otan déjà effrayée
n’appuiera pas la folie guerrière d’Erdogan
contre la Russie, même si cette possibilité fait
saliver les néocons aux USA et au RoyaumeUni. Comme les décisions de l’Otan doivent
Choisissez votre changement
de régime favori
Dans l’intervalle, Daesh continue de tirer profit de sa propre autoroute djihadiste sur un tracé
de 98 kilomètres le long de la frontière turcosyrienne, notamment à Jerablus et à Al Rai, jusqu’à Gaziantep et Kilis en Turquie. S’inspirant
d’Israël, Ankara est en train de construire un mur
de 3,6 mètres de hauteur et de 2,5 mètres de largeur entre Elbeyli et Kilis, essentiellement pour la
propagande, car l’autoroute djihadiste demeure
ouverte, à toutes fins utiles, même si les forces
armées turques arrêtent de temps à autre un
intrus (toujours libéré). Car ce à quoi on a affaire
ici, c’est à une escroquerie monstre impliquant
contrebandiers et soldats, où jusqu’à $300 changent de mains pour chaque passage de nuit, qui
peut rapporter à un sous-officier turc jusqu’à $2
500 pour regarder ailleurs pendant quelques
minutes.
La vraie question qui se pose, c’est pourquoi
Gaziantep n’est pas assujettie au couvre-feu
imposé par Ankara, là ou des milliers de
membres des forces spéciales turques livrent en
ce moment même sur place une guerre contre la
terreur. C’est parce qu’Ankara et les autorités provinciales s’en balancent éperdument. La véritable
priorité, c’est la guerre d’Erdogan contre les
Kurdes. Ce qui nous amène à parler du seul
atout que possède encore le sultan. De
Bruxelles à Berlin, les esprits sains sont terrifiés à l’idée que l’UE soit dorénavant à la merci
de la priorité kurde d’Erdogan, pendant
qu’Ankara ne fait pratiquement rien pour combattre le passage massif de clandestins.
Quand Davutoglu s’est rendu à Berlin récemment, non seulement il n’a fait aucune promesse, mais il a aussi reformulé la volonté
d’Erdogan d’anéantir les Kurdes syriens.
C’est ce qui explique le désespoir de la
chancelière allemande Angela Merkel.
Comment la prétendue politicienne la plus
puissante d’Europe s’est-elle laissée entraîner
dans un chantage aussi flagrant ? Le sultan
veut beaucoup d’argent, beaucoup de concessions et même de nouvelles garanties d’entrée
dans l’UE. Sans quoi, il ne fermera pas le robinet pour que cesse le flot sinistre de réfugiés.
Pas étonnant que les rumeurs de changement
de régime fusent de toutes parts.
À Ankara ? Non ! À Berlin !
P. E.
14
KIOSQUE
Les DEBATS
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Primaires dans le New Hampshire
Victoire de Sanders et Trump,
défaite de Clinton
Portés par la colère de
certains électeurs
américains, le
républicain Donald
Trump et le démocrate
Bernie Sanders ont
largement remporté
mardi les primaires
présidentielles du New
Hampshire,Hillary
Clinton essuyant une
première défaite
cuisante dans une
campagne imprévisible.
L
e gouverneur modéré John
Kasich a créé la surprise en
arrivant deuxième chez les
républicains. Le sénateur de
Floride Marco Rubio est arrivé 5e,
payant le prix d’un mauvais débat
samedi.
M. Sanders, sénateur «démocrate-socialiste» de 74 ans, qui
avait démarré sa campagne sans
argent et sans soutien il y a neuf
mois, a remporté 59% des suffrages
démocrates, contre 39% à Mme
Clinton, selon des résultats partiels
portant sur 75% des votes.
L’ancienne secrétaire d’Etat a
reconnu qu’elle avait encore du tra-
Suite à des inondations
Sept spéléologues espagnols
bloqués dans un gouffre
Un groupe de sept spéléologues espagnols est bloqué dans un gouffre
à Herran (Haute-Garonne), au pied des Pyrénées touchées par les intempéries ces derniers jours, a-t-on appris mercredi des gendarmes. Ils ont été
bloqués par la montée des eaux, a précisé la même source, alors que les
secours étaient dépêchés sur place. Ils faisaient partie d’un groupe de 15
spéléologues, dont huit ont réussi à sortir et à donner l’alerte vers 04H00 du
matin à la gendarmerie de Luchon (Haute-Garonne). Les sept spéléologues
manquants étaient attendus à la sortie du gouffre mardi soir aux alentours
de 20H00 mais n’ont pas réapparu, entraînant le déclenchement des
secours dans la nuit.
Il n’y avait pas de contact avec eux, mercredi peu avant 08H00, et il n’y
a pas eu le moindre échange pendant la nuit entre les disparus et ceux qui
ont pu sortir du gouffre, a ajouté le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Luchon. Les pompiers ont été dépêchés sur place ainsi
qu’une équipe du PGHM de Luchon, aidés du groupe spécialisé en spéléologie du PGHM d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), selon la
même source. La neige tombée sur place pourrait compliquer l’accès des
secours. Le groupe est bloqué dans le gouffre Mile, sur la commune
d’Herran, au sud de Saint-Gaudens, très prisé des spéléologues, a ajouté un
spécialiste de la montagne.
AFP
Un homme revenu
de l’Amérique latine affecté
La Chine confirme son premier
cas de virus Zika
La Chine a confirmé son premier cas de virus Zika, affectant un homme
qui s’est récemment rendu en Amérique latine, rapporte l’agence de presse
officielle Chine nouvelle. Le virus, qui se transmet principalement par les
piqûres de moustique du genre Aedes et se répand rapidement en Amérique
latine, a été détecté sur un homme de 34 ans, originaire de la province de
Jiangxi, poursuit l’agence. Elle ajoute que les autorités sanitaires chinoises
ont minimisé les risques d’une propagation du virus en raison du froid hivernal.
L’homme est en quarantaine depuis le 6 février, rapporte encore l’agence Chine nouvelle, qui note qu’il semble se remettre avec une température
revenue à la normale et une éruption cutanée en voie de disparition. Il
n’existe pas de traitement ni de vaccin pour le virus. Pour la plupart des personnes contaminées, il n’y a que des effets bénins. Mais Zika a été associé
au Brésil à 4.000 cas de microcéphalie, une malformation néonatale grave.
En Colombie et au Venezuela, un lien a été établi avec le syndrome de
Guillain-Barré, une maladie nerveuse dont la gravité varie selon les patients.
L’Organisation mondiale de la Santé a qualifié le 1er février le virus Zika d’urgence de santé publique.
Reuters
vail à faire, notamment chez les
jeunes, et a promis de se battre
«pour chaque vote, dans chaque
Etat». Elle était donnée perdante
dans le New Hampshire, voisin de
l’Etat du Vermont dont M. Sanders
est sénateur, mais espérait un écart
moindre.
Côté républicain, Donald Trump,
le milliardaire de l’immobilier dénonçant l’incompétence des dirigeants
politiques à coup de déclarations
incendiaires, a obtenu 34% des
voix. «Nous allons rendre à
l’Amérique sa grandeur», s’est félicité le flamboyant milliardaire, novice en politique. «Je serai le président le plus grand en matière d’emplois que Dieu ait jamais créé», a-til ajouté. «Les gens veulent un vrai
changement», a déclaré pour sa
part Bernie Sanders, grand pourfendeur de Wall Street et apôtre d’une
révolution politique. «Les gens du
New Hampshire ont envoyé un profond message à l’establishment
politique», a-t-il ajouté.
La défaite de Mme Clinton est
d’autant plus cuisante qu’elle avait
gagné le New Hampshire en 2008
face à Barack Obama. Son mari,
l’ancien président Bill Clinton, était
venu ces derniers jours appuyer sa
campagne, critiquant violemment
M. Sanders.
John Kasich, gouverneur modéré de l’Ohio, est arrivé deuxième
des républicains à 16%. Il avait
mené une campagne intense dans
le New Hampshire, la plupart du
temps loin des projecteurs, choisissant un ton résolument positif
quand les autres républicains s’insultaient copieusement.
Le sénateur ultra-conservateur
du Texas Ted Cruz, gagnant de
l’Iowa, est arrivé 3e à 12%, talonné
par l’ancien gouverneur de Floride
Jeb Bush. Le télégénique sénateur
de Floride Marco Rubio, qui s’est
ridiculisé samedi dans un débat
républicain en répétant mécaniquement la même phrase critiquant
Barack Obama, a expliqué sa cinquième place par ce mauvais débat.
«Notre déception ce soir n’est pas à
cause de vous. C’est à cause de
moi. Je n’ai pas réussi samedi soir».
Le tout petit New Hampshire
(1,3 million d’habitants) était le
deuxième Etat américain à voter
dans le long processus, Etat par
Etat, qui va permettre de désigner
cet été les deux candidats, démocrate et républicain, à la Maison
Blanche. Mme Clinton ne l’avait
emporté que d’un cheveu dans
l’Iowa devant Bernie Sanders.
M. Trump y était arrivé deuxième. Il lui fallait effacer cette humiliation et montrer dans le New
Hampshire qu’il était bien l’homme
«qui gagne» comme il le répète à
l’envi. Sa campagne a capitalisé sur
la colère des Américains blancs
modestes se sentant laissés pour
compte. Bernie Sanders a aussi utilisé cette colère, dénonçant les
inégalités qui se sont creusées aux
Etats-Unis, plaidant pour l’université
gratuite et une assurance maladie
pour tous. En dépit de la neige et du
froid, la participation a été massive.
L’Etat du New Hampshire est
très important de par sa deuxième
place dans le processus des primaires présidentielles américaines:
c’est lui qui donne une tendance,
contraint les plus faibles à l’abandon.
Le gouverneur républicain du
New Jersey, Chris Christie, arrivé
6e, a d’ailleurs annoncé qu’il rentrait
chez lui. Après le vote de mardi, la
bataille des primaires est assurée
de durer, tant chez les républicains
que chez les démocrates. Les
cartes pourraient encore être rebattues, si l’ancien maire de New York
Michael
Bloomberg
décidait,
comme il l’a envisagé, de se lancer
comme indépendant. Les regards
vont désormais se tourner vers le
Nevada et la Caroline du Sud, prochains Etats à voter fin février.
AFP
Allemagne
L'accident de trains causé par "
une erreur humaine "
L
a collision entre deux trains
bavarois, mardi 9 février à
proximité de Bad Aibling, serait
due à « une erreur humaine »,
rapporte
le
quotidien
Hannoversche
Allgemeine
Zeitung en citant des sources
proches de l’enquête. Selon le
dernier bilan, la catastrophe a
entraîné la mort de dix personnes. Dix-huit passagers sont
gravement blessés et 90 souffrent de blessures légères.
C’est une « fatale erreur de
jugement d’un chef de ligne à l’aiguillage de Bad Aibling » qui
serait responsable du drame. Il
aurait désactivé exceptionnellement le système automatique de
sécurité pour laisser passer une
automotrice en retard. Interrogé
par la presse allemande, le groupe public de transport ferroviaire Deutsche Bahn, qui exploite la
voie sur laquelle circulaient les
deux trains, a refusé de commenter ces informations. Selon
l’horaire prévu, les deux trains
auraient dû se rencontrer à
Kolbermoor, où la ligne passe
temporairement à deux voies. Un
long virage non loin de l’endroit
du drame a empêché les conducteurs des locomotives de se
voir, et ils se sont heurtés à pleine vitesse.
Lors de la conférence de
presse, donnée mardi midi à Bad
Aibling, le ministre fédéral des
transports, Alexander Dobrindt, a
précisé que les trains pouvaientatteindre à cet endroit une
vitesse maximale de 100 km/h.
Visiblement troublé, le ministre a
évoqué une « heure sombre »
dans l’histoire du chemin de fer
allemand.« Ce sont des images
qui nous touchent profondément,
parce qu’on ne peut pas s’imaginer que de tels malheurs se produisent chez nous. » Par respect pour les victimes, les partis
bavarois ont annulé leur traditionnelle rencontre politique du
mercredi des Cendres.
Meridian, la compagnie locale qui exploitait la ligne, appartient à la société ferroviaire
française Transdev. Dans un
communiqué paru mardi, la
société a déclaré que ses «
dirigeants et l’ensemble des
collaborateurs » étaient« terriblement choqués par cet accident d’une exceptionnelle gravité », et précisé que Jean-Marc
Janaillac, PDG de Trasdev,
s’était immédiatement rendu sur
leslieux du drame. Depuis la
réforme ferroviaire allemande
de 1994, le transport régional
est mis en concurrence par les
régions. Transdev compte
parmi les concurrents de la
Deutsche Bahn sur ce secteur.
Les bus et trains de la compagnie transportent chaque année
en Allemagne 240 millions de
passagers.
Le Monde
CULTURE
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Les DEBATS
Constantine, capitale de la culture arabe
Des CD pour préserver le
patrimoine musical classique
Cent vingt-neuf (129) CD gravés de centaines d'œuvres musicales du patrimoine classique
constantinois ont été édités dans le cadre de la manifestation "Constantine, capitale de la
culture arabe", a indiqué mardi la responsable du département Patrimoine immatériel et
Arts vivants.
U
n travail "colossal" de
recherche, de collecte,
de classification et d'organisation des différents
genres musicaux (Malouf, Zdjel,
Mahdjouz et chants mystiques) a
été effectué, a précisé Mme Halima
Ali-Khodja, soulignant que des académiciens, des chercheurs et des
professionnels du patrimoine musical constantinois ont encadré ce
"chantier" avant les phases d'enregistrement et d'édition.
Affirmant que le principe directeur de cette mission de recherche
et d'enregistrement était "la préservation d'un héritage musical séculaire" de la ville de Constantine et
de sa région, Mme Ali-Khodja a fait
savoir que l'enregistrement des CD
a été confié à des chanteurs-interprètes représentant trois générations d'artistes et dont le dénominateur commun est "la voix et une parfaite maîtrise des textes et des
mélodies".
La responsable du département
Patrimoine immatériel et Arts
vivants de l'événement culturel
arabe a expliqué que les noubas
Sika, H'sin, Mezmoum, Raml maya,
Gharnati et tant d'autres ont été
"excellemment servies" par des
artistes talentueux dont Abbas
Righi,
Ahmed
Aouabdia,
Tedjeddine Meghouache et des
associations musicales parmi lesquelles Balabel Al Andalous et
Nadjm Kortoba.
Elle a ajouté que l'enregistrement des grands textes lyriques
(Qissa) comme "Ya Dalma", "Fadfh
el Ouahch Aâliya", "El Boughi" et
"Ya Achikine" a été confié aux
artistes
Djamel
Bensemar,
Mohamed-Salah Ghazal et Issam
Kracha.
Les 20 CD voués au Zdjel, une
forme d'expression poétique en
arabe dialectal, spécifique à l'antique Cirta, ont été enregistrés par
les
chanteurs
Badreddine
Bouchama, Mustapha Lamsameri,
Cherif Reguig, et Mourad Laïb.
Mme Ali-Khodja a précisé, dans
le même ordre d'idées, que les
deux belles voix féminine de
Constantine, Soraya Zbiri et
Meriem Soltane ont contribué dans
la préservation du patrimoine musical, en enregistrant des CD de
Hawzi, des CD de chants féminin,
Fkiret (ensemble musical féminin,
s'appuyant sur les percussions,
bendir et tar, se produisent, exclusivement pour un public féminin), et
Benoutate (formation musicale
féminine utilisant des instruments à
cordes et à percussion) ont été également édités, a-t-on encore noté.
Récupération d'une
précieuse partie du
patrimoine
Le grand chantier du département Patrimoine immatériel et Arts
Festival littéraire "Lire à Limoges"
Yasmina Khadra à l'honneur
L
e festival littéraire "Lire à Limoges" a
choisi pour son édition de 2016 qui se
tiendra du 1er au 3 avril prochain à
Limoges (Sud ouest de la France), de mettre
à l'honneur le romancier algérien Yasmina
Khadra, a indiqué le site web du festival.
Le choix s'est porté cette année sur
Yasmina Khadra car, "au-delà de sa renommée mondiale à laquelle a largement contribué sa célèbre trilogie "Les Hirondelles de
Kaboul", "L'Attentat" et "Les Sirènes de
Bagdad", il compte parmi les auteurs arabes
et algériens les plus lus en occident, souligne
la même source. Ses travaux ont été traduits
dans plus de 40 langues
Né en 1955 à Kenadsa dans la wilaya de
Bechar, Yasmina Khadra a reçu des prix
prestigieux, notamment le Grand prix de
Littérature Henri Gal décerné par l'Académie
française en 2011. Il a également été fait
Chevalier de la Légion d'honneur (France).
"Les anges meurent de nos blessures"(2013), "L'attentat" (2013), "Les
Hirondelles de Kaboul" (2002), "A quoi rêvent
les loups", "Les Sirènes de Bagdad" (2006),
"Ce que le jour doit à la nuit", "L'automne des
chimères" figurent parmi ses principales
oeuvres dont plusieurs ont été adaptées au
cinéma.
Près de 300 écrivains viendront à la rencontre du public lors des séances de dédicaces et des rendez-vous littéraires, débats
et conférences organisés sur des sujets d'actualité ou de société. La remise du prix
Régine Deforges marquera l'édition de cette
année.
Créé au début des années 80, le festival
"Lire à Limoges" organisé dans la ville de
Limoges est l'un des plus importants rendezvous littéraires en France. Il accueille chaque
année prés de 60 000 visiteurs.
Le romancier algérien Yasmina Khadra
sera également à l'honneur au 22e Festival
international de littérature "Dedica", prévu du
5 au 12 mars 2016 dans la ville italienne de
Pordenone dans la région du Frioul-Vénétie
julienne.
R. C.
vivants, lancé à l'occasion de l'année culturelle arabe, a été élargi à
la collecte du patrimoine musical
des chouyoukhs de l'antique Cirta,
a précisé Mme Ali khodja.
"Nous avons pu récupérer
auprès de mélomanes et de
familles constantinoises, sur des
bandes sonores, des concerts enregistrés par une quinzaine de
chouyoukhs lors de fêtes de mariage et autres cérémonies", a déclaré
avec enthousiasme la responsable
du département.
Affirmant que le département
Patrimoine et Arts vivant a atteint
avec "une grande marge de satisfaction" les objectifs tracés, la
même responsable a révélé que
cette musique citadine récupérée a
été transposée sur d'autres supports dans des studios d'enregistrement, et se trouve actuellement en
phase de classification en vue
d'être gravée sur CD.
Pour Mme Ali-Khodja, ce patrimoine "peut constituer un support
pédagogique de tout premier plan"
et "une précieuse référence" pour
tout chercheur ou musicologue.
Abordant le volet de la transcription de la musique citadine constantinoise, Mme Ali-Khodja a estimé
qu'il était temps de franchir "l'étape
de l'excellence" dans la transcription du patrimoine musical .
"Avec la faculté de la culture et
de l'art de l'université de
Constantine 3, une +chance
inouïe+ se présente pour transcrire
le
patrimoine
musical
de
Constantine et de sa région sur des
bases méthodologiques universelles", a souligné la même source.
La transcription de ce patrimoine
à dimension universelle "ouvrira la
voie vers sa classification auprès de
l'Unesco et l'Alecso (Organisation
arabe pour l'éducation, la culture et
les sciences), a conclu la responsable du département Patrimoine et
Arts vivants.
R. C.
15
Journées théâtrales maghrébines
Plusieurs pays
arabes attendus
De nombreux pays
arabes sont attendus
pour prendre part aux
4èmes journées théâtrales maghrébines, du
15 au 19 février courant à El-Oued, a-t-on
appris mardi de l'association théâtrale locale
"Amoureux
des
planches".
Neuf pièces théâtrales
seront présentées lors
de ce rendez-vous culturel par les représentants de sept (7) pays,
à
savoir
Algérie,
Tunisie, Libye, Maroc,
Palestine, Egypte et
Arabie Saoudite, a précisé le président de
l'association,
Nabil
Messaï.
Trois autres pays
(Jordanie, Syrie et
Koweit) prendront part
au volet académique
de la manifestation, à
travers des ateliers
consacrés aux techniques du 4ème art,
dont l'expression corporelle,
l'interprétation, l'écriture théâtrale
et la réalisation, en
plus de communications ayant trait au
théâtre.
Le programme de ces
journées prévoit aussi,
en hors concours, six
représentations, dont
trois dédiées à la catégorie d'enfants en vue
de développer le 4ème
art chez les petits.
Les neuf pièces théâtrales projetées à ces
journées ont été retenues par un comité de
sélection sur un total
de 30 œuvres déposées, selon la même
source.
Cette
édition
est
dédiée au regretté SidAli Kouiret (1933-2015)
en reconnaissance à
tout ce qu'il a laissé
sur la scène artistique
nationale
comme
oeuvres théâtrales et
cinématographiques
de haute facture.
R. C.
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
PAROLES DE FEMMES
«Dieu a donné aux femmes l'intuition et la
féminité. Une combinaison appropriée des
deux brouille facilement l'esprit des
hommes que j'ai rencontrés».
Farrah Fawcett
FEMMES
Page animée par Tinhinan
Les DEBATS
17
ILS ONT DIT :
«Pour bâtir un couple, il faut être quatre : un homme plus sa
part de féminité, une femme plus sa part de virilité.»
Bernard Werber
Actus-femmes
Dans les gros titres du prochain So Film Pamela
Anderson multiplie les déclarations qui ne lui ressemblent pas. Pour ceux qui n'auraient pas compris qu'elle a
changé, elle enfonce le clou avec un court-m
métrage qui
interpelle sur les risques de la perfection à tout prix.
LA BIMBO DÉNONCE LES DANGERS DU JEUNISME
PA M E L A A N D E R S O N D A N S U N
Q
C O U R T- M É T R A G E À C O N T R E - E M P L O I
ui est Pamela Anderson? Il n'y a pas si longtemps, la réponse aurait fusé: la
bimbo insipide et plastifiée qui courait en maillot sur les plages de Malibu
après avoir fait la une de Playboy. Peu glorieux. Mais ça, c'était avant. Après
quelques années de sobriété médiatique, elle était apparue chiquissime,
cheveux courts façon Jean Seberg, n'hésitant pas à dévoiler ses douleurs intimes pour
appuyer la cause animale qu'elle défendait. Les animaux, voilà encore ce qui a fait parler d'elle, car c'est grâce à son désir profond d'interdire le gavage des oies qu'elle a pu
intervenir il y a quelques jours à l'Assemblée Nationale en France. De quoi se racheter
une crédibilité. Oui, mais pas si simple de faire oublier une image que l'on a entretenue
des années durant. Alors Pam met les choses à plat. Dans une interview fleuve accordée à SoFilm, elle évoque son passé, ses -surprenants- projets et pour finir de
convaincre, elle ose un court-métrage qui pointe du doigt les effets pervers de la course à la perfection.Après les films au faible investissement intellectuel où l'on devinait
qu'elle était recrutée plutôt sur la profondeur de son décolleté que sur celle de ses propos, on avait une idée des projets cinématographiques auxquels elle pouvait aspirer. Et
cela n'a rien à voir avec ce qu'elle évoque dans SoFilm. Parmi les réalisateurs qu'elle
admire, Werner Herzog (Nosferatu, Invicible ou encore Bad Lieutenant) lui aurait donné
sa chance pour une adaptation d'un roman de Vernon God Little, tombée à l'eau pour
une questions de droits. "Il m'a dit qu'il avait d'autres projets pour moi, on veut absolument travailler ensemble." Plus surprenant, elle cite Fellini, "et puis bien sûr Jean-Luc
Godard en France". Bien sûr oui.
En attendant, au cas où les intéressés n'auraient pas encore saisi l'étendue de son
potentiel, Pamela prend des risques pour montrer de quoi elle est capable, et vraiment,
c'est remarquable. Dans un court-métrage signé Luke Gilford diffusé sur la Toile depuis
le début de la semaine, elle livre un jeu intense, juste, sensible et déroutant.Connected
traite de la quête de la perfection et de ses dangers. Pamela y incarne Jackie, prof de
fitness esseulée, débordée et surtout psychologiquement vidée. Le plus gros de son
activité extra-professionnelle consiste à scruter, dénigrer mais malgré tout lutter contre
son corps qui naturellement vieillit. Entre une séance d'auto-flagellation et une autre de
méditation guidée par la voix de Jane Fonda, elle gobe des mixtures infâmes mêlés à
des médicaments qu'on devine anti-oxydants, et rien ne semble l'apaiser. Jackie accède finalement à un spa aux faux-airs de secte, dont la jeune directrice lui vend bonheur
et jeunesse contre argent et effacement de sa personnalité, à laquelle elle donne accès
via une puce implantée puis connectée aux autres membres.Effrayant, mais bluffant
aussi. Pamela Anderson dénonce sans pitié (et avec talent) tout ce qu'elle a promu et
dont elle paye encore les conséquences. Dans la vraie vie, Pammy n'aura pas recourt
à une énième chirurgie, pas plus qu'elle se réfugiera dans une secte hi-tech, elle envisage plus sagement de prendre un billet pour l'Europe; là où "les femmes plantureuses
et glamour ont moins de mal à se faire connaître, à sortir des clichés".
Santé
Questions
C'
QUAND ON A TRÈS FAIM, FAUT-IL MANGER VITE POUR
SE RASSASIER ?
est plutôt le contraire. Pour apprécier ce que l'on mange, prenons le
temps de déguster et de savourer
les aliments. Par ailleurs, l'effet de rassasiement ne se fait ressentir qu'au bout de 20
minutes environ. Si vous mangez trop vite,
vous aurez encore la sensation de faim et
serez tenté(e) d'ajouter un aliment à votre
repas. Quels sont les fruits et légumes qui
permettent de faire fondre la graisse sur les
cuisses et les fesses ?
Certains fruits ou légumes contiennent
des enzymes qui ont une action sur les
graisses in vitro, c'est-à-dire en laboratoire.
Cependant, in vivo (sur le corps humain
vivant), il faudrait en consommer de très
grosses quantités (ce qui déséquilibrerait
totalement l'alimentation) pour noter la même
action sur l'organisme. D'autre part, il est
impossible de cibler très précisément leur
zone d'action. Consulter votre pharmacien ou
votre médecin pour plus de conseils sur les
crèmes anti-peau d'orange.
Si on ne consomme quasiment aucune
huile, est-ce néfaste pour l'organisme ?
L'huile est une source très importante
d'acides gras essentiels que l'organisme ne
sait pas fabriquer ainsi que de vitamines liposolubles (A, D, E). Une consommation insuffisante d'huile et de matières grasses en
général peut avoir des conséquences sur
l'ensemble du corps (tissus comme la
peau…).
Il est conseillé pour une femme d'activité
normale de consommer 2 à 3 cuillerées à
soupe d'huile et 2 à 3 noix de beurre par jour.
En période de régime hypocalorique, ces
quantités peuvent être diminuées légèrement
avec l'avis de votre médecin ou de votre diététicien qui saura prendre en compte vos
habitudes alimentaires et vous conseillera
sans créer de carences.
Minceur
COMMENT PERDRE LA GRAISSE LOGÉE AUTOUR DU VENTRE ?
C
omment perdre la graisse disgracieuse
située autour du ventre ? Le gras a
tendance à s'accumuler vers le milieu
du corps. Même si nous pesions le même
poids 10 ans plus tôt, peu à peu on commence à remarquer la formation d'une «bouée» ou
de «poignées d'amour».
Nous devons d'abord éliminer : bonbons,
biscuits, gâteaux, cola, et frites. Et également
de limiter les aliments frits à une fréquence
d'une fois par mois, et gare contre toute complaisance pour le grignotage comme les chips,
les biscottes et les pains raffinés. Dites-vous
bien que plus vous allez faire de l'exercice,
plus vous allez être performant et pourrez faire
travailler votre corps.
Vous commencez à 30 minutes par jour, ou
30 minutes au moins plusieurs fois par semaine. Entraînez-vous jusqu'à ce que vous soyez
capable de faire de l'exercice confortablement
pendant une heure, trois à cinq fois par semaine.
Si tout ce programme est trop dur pour
vous, commencez par marcher une demiheure par jour, tous les jours. Rappelez-vous,
nous devons tous commencer quelque part et
vous êtes seulement en compétition avec
vous-même.
I
LE TOP 5 DES ALLIÉS TRANSIT
l se dérègle facilement ? Il a une certaine
tendance à la paresse ? Le plus simple,
pour retrouver un transit normal, est peutêtre de faire appel à ses complices les plus
fidèles.
1. LES FIBRES INSOLUBLES
Leur incroyable capacité à se gorger d'eau
(jusqu'à 25 fois leur poids !) provoque une
augmentation du volume et de l'hydratation
des selles. Dès lors, elles aident à réguler un
transit ralenti. Parmi les aliments les plus
riches en fibres : les fruits et les légumes frais,
les légumineuses (haricots blancs, lentilles,
petits pois, pois chiches…) et les céréales
complètes (pain complet ou pain au son, biscottes complètes…).
2. L'HYDRATATION
Consommer des fibres, c'est bien. Mais
pour qu'elles gonflent et stimulent le transit, il
est nécessaire de boire suffisamment et tout
au long de la journée. La quantité conseillée :
au moins 1,5 litre d'eau par jour.
3. LES FERMENTS ET LES PROBIOTIQUES
On sait encore peu de choses sur ces bactéries présentes dans les yaourts et le lait fermenté, mais certaines d'entre elles, ingérées
en quantité suffisante, aident à lutter contre la
paresse intestinale.
4. L'ACTIVITÉ PHYSIQUE
Tout ce qui sollicite la sangle abdominale
participe au bon fonctionnement du transit. La
plupart des sports sont donc bénéfiques, y
compris la marche rapide, à condition d'y
consacrer au moins trente minutes chaque
jour.
5. LA RÉGULARITÉ
Il faut le savoir : le transit tolère mal la
bousculade et les brusques changements de
vie (voyages, rythmes décalés, nourritures
inhabituelles…). Il faut donc, autant que possible, être régulier dans ses horaires de travail, de sommeil et de repas. Et veiller à manger lentement et dans le calme
• Gérante Naïma MAHMOUDI • Directeur de la publication Aïssa KHELLADI •
Le fondateur
Quotidien national
d’information
Edité par la SARL
MAHMOUDI INFO
Abderrahmane Mahmoudi
•Direction-Administration 2, boulevard Mohamed V, Alger. Tél. : 021.63.45.42 Fax : 021.63.45.13 - Service Publicité : 021.63.42.65 •Email : [email protected] •
Web : http://www.lesdebats.com • Impression SIA • Publicité ANEP 1, avenue Pasteur, Alger, Tél. : 021.73.30.43
18 Les DEBATS
SPORTS
Volley-bball
(JO-22016/Tournoi
qualificatif féminin)
Belacel : «On jouera
sans complexe»
La sélection algérienne féminine de volley-ball prendra part du 12 au 19 février à
Yaoundé (Cameroun) au tournoi africain
de qualification aux jeux Olympiques de
Rio-2016, qu’elle jouera «sans complexe»,
selon l’entraîneur national MohamedAmine Belacel qui a pris en charge, récemment, les destinées de l’équipe. Sous la
houlette de son nouvel entraîneur, l’équipe
algérienne a effectué trois stages dont le
dernier du 4 au 8 février à Tunis, en commun avec la sélection tunisienne contre
laquelle les coéquipières de la libéro Nawel
Mansouri ont joué trois matchs d’application (deux défaites par 3-1 et une victoire 32). «Notre équipe est en reconstruction et
cherchera beaucoup plus à acquérir de
l’expérience sur tous les plans. Pour nous,
l’avenir de cette jeune équipe algérienne
se prépare dès maintenant et le tournoi de
Yaoundé sera l’une des étapes d’apprentissage pour le groupe», a expliqué
Belacel, qui reste, néanmoins, convaincu
que son équipe «y jouera à fond ses
chances, même si elles sont minimes». La
prise en main de l’équipe nationale féminine de volley-ball par le nouveau staff technique en remplacement de Fayçal
Gharzouli, démissionnaire, est intervenue
à un moment difficile, soit à un mois du
tournoi pré-olympique qui pointait le bout
du nez. «Pour l’instant, seulement cinq
équipes (Algérie, Egypte, Cameroun,
Tunisie et Kenya) ont confirmé leur présence à Yaoundé. On sait que le Cameroun
s’est renforcé par cinq joueuses professionnelles, que l’Egypte a bénéficié d’une
longue préparation et que le Kenya est
habitué à jouer les premiers rôles au
niveau africain. On peut dire donc que
notre tâche sera très rude», a admis l’entraîneur national. Le groupe retenu pour le
voyage camerounais est très jeune, seules
Nawel Mansouri et Lydia Oulmou ayant été
repêchées de l’ancienne génération qui a
offert à l’Algérie deux qualifications de suite
aux JO (2008 et 2012, ndlr).
N° 1527 - Jeudi 11 février 2016
Ligue I Mobilis (20e journée)/Matchs avancés
L'USMA à l'épreuve du CSC
L
e leader de la Ligue I Mobilis, l’USM
Alger sera à l’épreuve du CS
Constantine dans ce match comptant qu’ils joueront ce vendredi à
Bologhine pour le compte de la 20e journée
et qui voit quatre de ses matchs avancés.
Les Rouge et Noir qui avaient enregistré
une défaite amère la semaine passée à
Oran face au MCO fera tout ce qui est de
son possible pour se reprendre et renouer
avec le succès. Les poulains de Hamdi sont
décidés à se ressaisir et prouver qu’ils méritent la place dans laquelle ils se trouvent.
Toutefois, leur mission ne sera pas de
tout repos face à une équipe constantinoise qui reprend confiance après deux victoires à domicile dont la dernière face au
MOB. Les coéquipiers de Bezzaz, qui
retrouve une seconde jeunesse, feront tout
ce qui est de leur possible pour se remettre
en scelle et terminer la saison à une place
honorable d’autant plus que les dirigeants
du club ont consentit de gros efforts et ont
mis les moyens pour jouer les premiers
rôles cette saison.
Le CR Belouizdad qui a, quelque peu,
flanché lors de ces dernières journées
retrouvera son antre du stade du 20 août et
affrontera le MC Oran pour tenter de se
réconcilier avec ses fans. Les Belouizdadis,
qui savent que leur deuxième place est en
danger, se donneront à fond pour prendre le
dessus sur Les Hamraoua. Toutefois, cela
n’est pas évident quand on sait que les gars
d’El Hamri sont en confiance surtout depuis
leur succès face à l’USMA. Le Mouloudia,
en pleine crise et sans entraîneur, rendra
visite à l’ASM Oran dans une rencontre qui
s’annonce difficile pour les Algérois.
En effet, les Asémistes qui perdent du
terrain et qui sont dans une situation difficile sont dans l’obligation de prendre les trois
points pour souffler quelque peu. Les
coéquipiers de Djamaâouni sont décidés à
prendre le dessus sur les gars Bab El Oued
qui essayeront, de leur côté, de revenir au
moins avec le point du nul.
Enfin, le Nasr d’Hussein-Dey rendra visite au club sudiste, la JS Saoura, dans une
rencontre qui s’annonce palpitante, d’autant
plus que les deux formations réussissent un
bon parcours ces derniers temps. Les
coéquipiers de Sayeh essayeront de l’emporter dans ce match à six points pour eux,
alors que le Nasria voudra au moins revenir
avec un point qui fera du bien à l’équipe.
Imad M.
ème
L'OM en danger
pour l’emporter face au MC Saïda qui souffle le
chaud et le froid cette saison. Le CA Batna, qui
est sur une belle lancée, donnera la réplique à
l’A Boussaâda et ne devrait pas trouver de
peine à l’emporter pour garder sa position.
Mais, ils devraient être quand même très prudents face à cette surprenante formation de
l’ABS qui est capable aussi de créer la surprise.
Enfin, le Paradou AC rendra visite à l’AS Khroub
qui est décidée à l’emporter à domicile pour se
sortir de cette situation difficile dans laquelle elle
se trouve.
I.M.
Le programme :
Vendredi 12 février 2016 à 15h :
USMBA- MCEE
USC-OMA
JSMS–CRBAF
CABBA-USMMH
ASK–PAC
ASO–OM
JSMB–MCS (huis clos)
CAB-ABS
Servette de Genève
Cadamuro s'engage pour six mois
L’international algérien Liassine-Bentaïba Cadamuro a
signé un contrat de six mois renouvelable avec le Servette de
Genève (division 3 suisse de football), a annoncé le club helvétique sur son site officiel. «Liassine Cadamuro et le Servette FC
ont paraphé une entente portant sur 6 mois, sous réserve des
résultats de la visite médicale, assortie d’une option pour deux
saisons supplémentaires en cas de promotion en Challenge
League», écrit le Servette dans un communiqué. Au terme de la
17e journée du championnat, le Servette occupe le poste de leader conjointement avec Cham avec 34 points chacun. Liassine-
Le MOB et l’ESS font match nul
Le MO Béjaia et l’ES Sétif ont fait
match nul (0-0), en match avancé de la
20e journée du championnat de Ligue 1
Mobilis de football, disputé mardi au
stade de l’Unité Maghrébine de Béjaia.
Ce résultat nul permet au MO Béjaia de
rejoindre provisoirement le CR
Belouizdad à la deuxième place avec
31 points, en attendant la rencontre des
Belouizdadis vendredi prochain contre
le MC Oran (9e, 25 pts). De son côté,
l’Entente de Sétif occupe la 8e place
avec 25 points aux côtés de la JS
Kabylie, le NA Hussein Dey et du MC
Oran . Cette rencontre a été avancée
par la Ligue de football professionnel
(LFP) en raison de l’engagement du
MOB au tour préliminaire de la Ligue
des champions d’Afrique.
MC Alger
Ligue II Mobilis (20 Journée)
Le leader de la Ligue II, l’O Médéa, sera
en péril pour cette 20e journée étant donné qu’il
rend visite à l’ASO Chlef dans une empoignade
qui s’annonce très difficile. En effet, les
Chélifiens qui reviennent en force ces derniers
temps sont décidés à l’emporter pour se
remettre en scelle dans la course à l’accession
en Ligue I. Les coéquipiers de Zazou sont dans
l’obligation de prendre les trois points qui leur
permettront de se rapprocher du trio de tête.
Toutefois, leur mission ne sera pas de tout repose face à une équipe de Médéa décidée à garder le cap et éviter une défaite qui pourrait profiter à se concurrents directs, notamment à
l’USM Bel Abbés. Pour cette dernière justement, la mission s’annonce quelque peu compliquée face au MC El Eulma qui se déplacera à
Bel Abbés pour tenter de brouiller les cartes.
Toutefois, les gars de la Mekerra feront tout ce
qui est dans leur possible pour l’emporter et
prendre les points du match afin de rester dans
le sillage du leader. La JSM Béjaïa qui s’est
défait de son coach Hammouche et engagé
l’ex-sélectionneur national, Ali Fergani, fera tout
Le programme :
Vendredi 12 février 2016 :
USMA-CSC (18)
JSS- NAHD CSC (18)
CRB- MCO (16h)
ASMO-MCA (15h)
Bentaïba Cadamuro (27 ans), formé au FC Sochaux-Montbéliard,
a rejoint le club espagnol de la Real Sociedad en 2008. Il sera
prêté en 2014 à Majorque pour obtenir du temps de jeu en vue de
la Coupe du Monde 2014 au Brésil. L’arrière-droit transitera
ensuite par Osasuna (Liga 2 espagnole) avant de poser ses
valises à Genève. Cadamuro (10 sélections/1 but) était retenu
dans la liste des 23 joueurs de la sélection algérienne ayant pris
part à la précédente Coupe d’Afrique des nations CAN-2015 en
Guinée équatoriale, mais n’a pas été utilisé par le sélectionneur
national, Christian Gourcuff.
Championnat national 2016 de Judo (par équipes)
12 clubs de 1re division en compétition à Constantine
Douze (12) clubs de première division de judo prendront part au Championnat national «par équipes» le 13 février à la salle
omnisports Mohamed-Larbi Saïhi de Constantine, a-t-on appris mardi auprès de la Fédération algérienne (FAJ). Les 12 clubs sont :
GS Pétroliers, USM Alger, JC El-Harrach, RAMA El-Mouradia, WB Meftah, US Meftah, RC Arbaâ, AS Sûreté Nationale, Centre de
regroupement et de préparation des équipes sportives militaires (CREPESM), AOM Constantine, JC Constantine et ASM Oran. «La
pesée et le tirage au sort se feront vendredi, en fin d’après-midi. La compétition débutera samedi matin par la phase des éliminatoires, tandis que les finales auront lieu à partir de 16h00», a détaillé la FAJ. Cette compétition sera précédée du Championnat national «par équipes» de 2e division, prévu vendredi, également à la salle omnisports Saïhi de Constantine.
Hadj Taleb :
«Ifticen ne pourra
pas entraîner
l’équipe pour des
raisons technique
et administrative»
L’’entraîneur de la sélection nationale
militaire de football Younes Ifticen ne
pourra pas diriger le MC Alger (Ligue 1
Mobilis) en remplacement de Meziane
Ighil, pour des «raisons technique et
administrative», a affirmé mardi un
membre du conseil d’administration du
club algérois. «Ifticen ne pourra pas
entraîner le MC Alger en raison de son
engagement avec la sélection militaire
dont le contrat expire en juin prochain,
en plus il n’est pas titulaire d’une licence
CAF exigée par la DTN de la FAF pour
exercer en championnat de Ligue 1» a
déclaré à l’APS Omar Hadj Taleb
membre du conseil d’administration du
MCA. La direction du MC Alger a décidé
samedi de mettre fin aux fonctions de
l’entraîneur Meziane Ighil au lendemain
du nul concédé sur sa pelouse face à
l’USM Blida (0-0) pour le compte de la
19e journée du championnat. Le successeur de Ighili sera connu incessamment d’après le même responsable.
«Nous sommes sur des pistes locales et
étrangères mais pour des raisons
d’ordre financière nous allons opter pour
la solution la plus raisonnable.» at-il
ajouté. A l’issue de la 19e journée de
Ligue 1, le MC Alger occupe la cinquième place avec 28 points, à 13 longueurs
du leader, l’USM Alger.
Météo
Les DEBATS
Alger
Ensoleillé
Min 6 °C
Max 21 °C
Oran
Ensoleillé
Min 7 °C
Max 24 °C
Annaba
Ensoleillé
Min 5 °C
Max 18 °C
http://www.lesdebats.com
Egypte
GHIR HAK
[email protected]
Les touristes ont déserté
les pyramides
Vendeur à la sauvette au pied des
pyramides de Guizeh, Saïd Ramadan
ne cesse d'emprunter de l'argent
pour joindre les deux bouts depuis
qu'une vague d'attentats jihadistes a
chassé les touristes d'Egypte. "Je ne
gagne quasiment plus rien depuis
qu'il n'y a plus de touristes. Je n'ai
donc pas d'argent pour acheter des
vêtements à mes enfants", se désole
M. Ramadan, 42 ans, dans sa maison
de brique, près du site archéologique, dans l'ouest du Caire. Il n'est
pas le seul à se lamenter car tous les
sites touristiques égyptiens sont
boudés, même les stations balnéaires
de la mer Rouge qui continuaient jusqu'à ces derniers mois d'attirer des
visiteurs. Le coup de grâce a été le
crash, le 31 octobre, d'un avion charter russe dans la péninsule du Sinaï
qui a coûté la vie aux 224 passagers
et a été revendiqué par la branche
égyptienne de l'organisation Etat islamique (EI). "Il n'y a quasiment plus
de touristes russes, britanniques ou
américains aux pyramides maintenant", regrette Saïd Ramadan, avant
de se précipiter vers des Chinois
pour tenter de leur vendre des statuettes de Toutankhamon et de la
reine Néfertiti. Les autocars qui
encombraient le parking des pyramides de Khéops, Khéphren et
Mykérinos ont disparu et les hôtels
qui affichaient autrefois complet sont
désormais quasi-déserts.
Aujourd'hui, seuls des familles égyptiennes et des petits groupes d'étudiants se promènent sur les chemins
rocailleux du site archéologique
vieux de 4.600 ans, ignorant les petits
bibelots exhibés par les vendeurs.
Plus personne ne veut monter à dos
de chameau ou à cheval, au grand
désespoir de leurs propriétaires,
habitués à accoster les touristes
étrangers en russe, italien ou français. "Avant, je gagnais facilement
1.000 livres (114 euros) par jour", se
rappelle Ibrahim, tandis qu'un couple
égyptien se photographie à côté de
son chameau. "Maintenant si je fais
cent livres, j'ai de la chance". A l'entrée du site, des policiers armés jusqu'aux dents montent la garde près
de barricades en fer, autorisant uniquement le passage des bus touristiques, pour éviter toute attaque jihadiste potentielle. Des dizaines de
policiers en civils se mêlent aux visiteurs, effectuant des contrôles
d'identité aléatoires. Fin janvier, cinq
policiers et deux civils ont été tués
dans l'explosion d'une bombe lors
d'un raid des forces de l'ordre dans
un appartement du quartier des pyramides, une attaque revendiquée par
la branche égyptienne de l'EI. "Avant
Daesh (acronyme de l'EI en arabe),
j'avais des groupes de touristes
chaque jour, maintenant je reçois
rarement plus de trois ou quatre visiteurs", se plaint Merdash Ghanem,
propriétaire d'une boutique de souvenirs près des pyramides. "Comment
s'attendre à avoir des touristes dans
la région quand ils voient les gens
s'entretuer?", interroge-t-il. Quelques
jours après le crash de l'avion russe,
la Russie avait suspendu tous ses
vols à destination de l'Égypte, tandis
que Londres avait interrompu ses
vols vers Charm el-Cheikh. Le tourisme, secteur clé de l'économie, souffrait déjà de l'instabilité politique et
des violences qui secouent l'Egypte
depuis la révolte de 2011 qui chassa
Hosni Moubarak du pouvoir. Le
nombre de visiteurs avait ainsi chuté
de près de 15 millions en 2010 à 9,3
millions cinq ans plus tard.
"L'instabilité régionale en Irak, en
Syrie et en Libye affecte également le
tourisme en Egypte", souligne
Ibrahim al-Ghitani, expert du centre
régional pour les recherches stratégiques, basé au Caire. "Si les Russes
et les Britanniques ne reviennent pas,
c'est la fin pour le tourisme en
Egypte", prévient-il.
AFP
ACTU...
Blida
Trois morts dans un accident
de la circulation
Sud du pays
Huit contrebandiers
armés arrêtés
Trois personnes ont péri et deux
autres ont été grièvement blessées
dans un accident de la route survenu, mardi en fin de soirée, à Blida,
a-t-on appris, mercredi, auprès des
services de la Protection civile.
L'accident a eu lieu sur le tronçon
de la route nationale RN04 reliant
les communes de Oued Alleug et
Boufarik, lorsqu'un véhicule touristique a dérapé et s'est renversé, ce
qui a causé le décès, sur le coup,
de trois personnes et de graves
blessures à deux autres se trouvant à bord, a-t-on ajouté de même
source. Les dépouilles des victimes ont été transférées à la
morgue de l'hôpital Frantz-Fanon (
Blida), où ont été transférées également les deux blessés pour bénéficier des soins nécessaires, a-t-on
encore indiqué.
R. N.
Mostaganem
Découverte de plus
de 72 kilos de kif
H
uit contrebandiers
ont été arrêtés et
des armes récupérées mardi dans le
sud du pays par des détachements de l'Armée nationale
populaire (ANP), indique mercredi un communiqué du
ministère de la Défense nationale (MDN).
"Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la
lutte contre la contrebande et
la criminalité organisée, des
détachements relevant des
secteurs opérationnels de
Bordj Badji Mokhtar et d'In
Guezzam (6e Région militaire) ont intercepté, le 09 février
2016, huit (08) contrebandiers en leur possession un
pistolet mitrailleur de type
kalachnikov et une quantité
de munitions, treize (13)
immigrants clandestins, un
camion, trois (03) véhicules
tout-terrain, trois (03) motos,
trois (03) détecteurs de
métaux, (08) tonnes d'articles
de quincailleries,
2,21 tonnes de denrées
alimentaires, 1030 litres de
carburant et des téléphones
portables", relève la même
source.
Au niveau de la 4e Région
militaire, deux détachements
relevant des secteurs opérationnels d'Ouargla et d'El
Oued "ont intercepté neuf
(09) criminels et saisi un fusil
de chasse, des armes
blanches, une quantité de
munitions, un véhicule tout-
terrain, 2200 litres de carburant et des téléphones portables", note le communiqué.
A Oum El Bouaghi (5e
Région militaire), des éléments de la Gendarmerie
nationale "ont arrêté deux
(02) criminels à bord d'un
véhicule touristique en leur
possession un fusil à pompe".
D'autre part et au niveau
de la 2e Région militaire, des
éléments des Gardes-frontières "ont déjoué, à Tlemcen
une tentative de contrebande
de 2160 litres de carburant,
alors que dix-huit (18) immigrants clandestins de différentes nationalités africaines
ont été appréhendés", ajoute
la même source.
R. N.
Demeure familiale du défunt président Boumediene
Bientôt transformée en musée
L
a demeure familiale du défunt président
Houari Boumediene (1932-1978) fera
l'objet "dans les prochains jours" d'une
opération de réhabilitation en vue de sa transformation en musée, a indiqué mardi à l'APS le
directeur de wilaya des Moudjahidine, Lazhar
Medkour. Toutes les procédures administratives relatives à ce projet ont été "finalisées", a
ajouté ce responsable, précisant qu'une enveloppe financière estimée à seize (16) millions
de dinars a été mobilisée pour cette réhabilitation dont la réception est prévue "au cours de
cette année".
Le même responsable a tenu à souligner
que les autorités de la wilaya de Guelma accordent "la plus grande importance" à ce projet, à
son lancement à et sa réception dans les délais
impartis.
La demeure familiale du moudjahid et
homme politique disparu Houari Boumediene,
de son vrai nom Mohamed Boukharouba, se
trouve au douar Beni Addi, dans la région d'El
Aârara qui relève administrativement de la
commune Houari-Boumediene, anciennement
Aïn Hassaïnia, située à 12 km à l'ouest de
Guelma. Le regretté chef d'Etat (1965-1978),
fils de Brahim Boukharouba et de Tounes
Bouhzila, y a vu le jour le 23 août 1932.
La demeure des Boukharouba, une fois
transformée en musée, abritera, selon la même
source, de nombreux objets personnels de
Boumediene, ainsi que des photos de son parcours de moudjahid et d'homme d'Etat. Une
partie des cérémonies commémoratives du
37ème anniversaire de la disparition de Houari
Boumedine, le 27 décembre 2016, y sera organisée, a-t-on noté.
Reda A.
Une quantité de 72,250 kilos de kif
traité a été découverte dernièrement
à Mostaganem dont 60 kilos rejetés
par la mer dans trois opérations distinctes, a-t-on appris mardi auprès du
groupement
territorial
de
la
Gendarmerie nationale.
Selon la même source, les éléments
de la Gendarmerie nationale ont
découvert, les dix derniers jours sur
les plages de "Sidi Mansour" (commune de Fornaka) et de Stidia sur la
côte-ouest de la wilaya, deux colis
flottants contenant au total 60 kilos
de kif traité conditionnés dans 600
plaquettes.
Pour sa part, un agriculteur a découvert, lors d'une opération de labourage de sa terre, à proximité de la plage
de Khadra située à une cinquantaine
de kilomètres à l'est du chef-lieu de
wilaya, un sac en plastique contenant
12,400 kilos de kif traité, selon les
services de la Gendarmerie nationale
qui ont souligné que cette quantité de
drogue serait rejetée par les vagues
et dissimulée par un individu.
R. I.
Port de Radès en Tunisie
Armes et munitions découvertes
dans un conteneur
Un conteneur chargé de munitions,
d'armes à feu et d'aérosols de gaz
paralysant, du matériel de plongée et
un drone de petite taille a été saisi au
port de Radès par la direction des
investigations douanières, selon un
communiqué de la direction générale
des Douanes tunisienne. Cette
découverte a été possible grâce à
des informations parvenues à la
direction des investigations douanières ayant permis à l'équipe d'investigations de suivre le conteneur
jusqu'à son arrivée au domicile d'un
investisseur étranger de nationalité
belge à Nabeul.
Le responsable de la direction des
investigations douanières,
Wahid Saidi a indiqué dans une
déclaration aux médias locaux
qu'une enquête a été ouverte pour
déterminer les faits, ajoute le communiqué.
R. N.