Privatisations : éviter le bradage

PROCÈS DES DEUX EX-PATRIOTES
DE RELIZANE EN FRANCE
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Jeudi 21 janvier 2016
N°7696 - Vingt-sixième année - Prix : Algérie : 20 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $.
ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
ÉDITION DU CENTRE
LA JUSTICE
PRONONCE
UN NON-LIEU
LIRE L’ARTICLE DE SAÏD RABIA EN PAGE 4
LIRE NOTRE DOSSIER EN PAGES 2 ET 3
PRISE D’OTAGES
DE TIGUENTOURINE
PROCÈS SONATRACH 1
QUINZE ANS DE PRISON REQUIS
CONTRE MOHAMED MEZIANE
■ Une peine de
15 années de réclusion
criminelle assortie
d’une amende de
3 millions de dinars
a été requise par le
procureur général
contre l’ancien PDG de
Sonatrach, Mohamed
Meziane, son fils Réda
et Djaafer Al Smaïl,
patron de la société
Contel.
NOUVELLE
INFORMATION
JUDICIAIRE
EN FRANCE
■ Le parquet de Paris veut notamment
enquêter sur les conditions de sécurité
qui prévalaient sur le site et situer
les responsabilités des compagnies
installées sur les lieux.
PHOTO : D. R.
LIRE L’ARTICLE DE MADJID MAKEDHI EN PAGE 4
LIRE L’ARTICLE DE SALIMA TLEMÇANI EN PAGES 6 ET 7
◗ L’HISTOIRE POIGNANTE DU
MUSICIEN DE LA RUE KHEMISTI (ORAN)
«Personne ne peut
t’interdire quoi que
ce soit...»
◗ PLUSIEURS ANNÉES DE TENTATIVES
DE RÉAPPROPRIATION DE L’ESPACE PUBLIC
◗ «COLLAGE RÉSISTANT(S)»,
ANT(S)»,
UNE MONOGRAPHIE DE MUSTAPHA
APHA
A
AP
PHA
PH
HA
H
A
BOUTADJINE
40 ans
ment
d’engagement
artistiquee
«La rue est à nous !»
EN PAGES 11, 12, 13 ET 14
UGTA
SIDI SAÏD SONNE
LE RAPPEL
DES TROUPES
■ Des centaines de travailleurs et de
syndicalistes ont tenu un rassemblement
hier, au siège de la centrale syndicale à
Alger, pour apporter leur «soutien» au
secrétaire général de l’UGTA.
LIRE L’ARTICLE DE F. A. EN PAGE 5
DESSIN SAÂD
Privatisations :
éviter le bradage
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 2
DOSSIER
L’ARTICLE 62 DE LOI DE FINANCES 2016
LES PRIVATISATIONS RISQUENT DE
L
a mesure a été adoptée par le Parlement
et devrait être mise en application sous
peu : l’article 62 de la loi de finances 2016
autorise désormais l’Exécutif à ouvrir le
capital des entreprises publiques. Un parfum de
déjà-vu se faisait sentir le jour du vote, rappelant
les vieux démons d’antan, lorsque des bijoux de
famille étaient cédés au dinar symbolique sans
qu’aucun contrôle soit assuré en aval. Plusieurs
années après, le gouvernement, comme pour
réparer un pas de danse raté, enclenche une opération d’évaluation qui concerne une cinquantaine
d’entreprises privatisées par le passé. Le contrôle
d’audit devrait conduire à la récupération, par
l’Etat, de celles dont les repreneurs n’ont pas
respecté leurs engagements. Simultanément, le
gouvernement fait voter un nouveau dispositif non
moins opaque, suggéré par la loi de finances 2016.
Hormis le fait qu’elle limite l’ouverture du
capital des entreprises publiques au privé national
résidant, du taux de participation de l’actionnaire
privé à 66% des actions et le droit de rachat des
participations de l’entreprise publique après un
délai de cinq ans, la loi ne spécifie aucunement
le statut et la nature des sociétés publiques dispensées de cette opération. D’où l’inquiétude des
travailleurs, des syndicats et des partis de l’opposition de voir les principaux bijoux portés par des
mains aventurières.
FLASH-BACK
Bien que nombre d’économistes adhèrent à l’idée
de se séparer de certains actifs publics non rentables et non stratégiques, l’article 62, tel qu’il est
conçu, peu conduire à des dérives dangereuses
sans pour autant apporter les avantages escomptés
pour l’économie nationale. Les deux précédentes
opérations de privatisation se sont soldées par un
échec cuisant. Il y a eu surtout une épaisse opacité
dans la conduite du processus de privatisation, une
multiplication des intervenants, et une législation
pour le moins ambiguë. Et, au final, un bilan
décevant.
Contacté par El Watan, l’un des animateurs du
premier processus de privatisation, Abderrahmane
Mebtoul, ex-président du Conseil national des privatisations (1996-1999), tient à préciser, d’abord,
que l’institution qu’il présidait a été un organe
technique d’exécution n’ayant aucun pouvoir
politique. Du coup, «toute décision était dépendante du Conseil national des participations de
l’Etat présidé par le chef du gouvernement». Ses
éléments de langage prennent une autre tournure
lorsqu’il est question de se remémorer les zones
d’ombre entourant le premier processus de privatisation mené entre 1997 et 2003. «Le Conseil des
privatisations n’est pas concerné par cette situation. Installé en 1996, il a été gelé toute l’année
1997. Début 1998, il a été chargé de l’évaluation
de quelques unités sélectionnées par le Conseil
des participations de l’Etat», souligne Abderrahmane Mebtoul.
Sur la suite, son témoignage fait apparaître des
comportements pour le moins douteux : «Avec
la démission du président Liamine Zeroual et au
moment où les repreneurs avaient été sélectionnés
sur la base d’une transparence totale, le Conseil
des privatisations a été dissous fin 1999 et toutes
les opérations annulées en 2000 sans qu’aucune
ait été réalisée».
Ce défaut de transparence qui a émaillé le processus a été maintes fois relevé par des analystes
et des observateurs. A raison, car ce processus
– qui devait relancer l’appareil de production
pendant une période économique si rude – avait
duré longtemps et a été mené dans l’opacité la plus totale. Entre 2000 et 2013, au ministère des Participations, certaines privatisations
ont été réalisées sous l’égide des Sociétés de
participation de l’Etat (SGP) qui ont remplacé les
holdings, «mais sans que l’on sache exactement
quel en était l’impact, bien que des partenariats
avec des groupes étrangers ont été conclus par
les holdings entre 1996 et 2013». M. Mebtoul
souligne avec une ferme conviction que la base
de la réussite du processus de privatisation «doit
reposer sur une transparence totale et une large
adhésion sociale». Or, pour le cas des précédentes
privatisations, il y a eu un défaut de transparence
criant. Le bilan était bien mitigé, voire décevant.
BILAN DÉCEVANT…
Selon un bilan effectué par le controversé exministre de l’Industrie Abdelhamid Temmar,
191 opérations de privatisation totale ont été enregistrées depuis 2003 et 33 partielles, soit à hauteur
de 50%. Il a été également enregistré 29 joint-ventures et 63 ventes d’actifs à des acheteurs privés,
à en croire Abdelhamid Temmar, s’exprimant
fin 2008 dans une interview accordé à Oxford
Business Group (OBG). Durant l’année 2007, son
ministère a finalisé, d’après M. Temmar, «la privatisation de 69 entreprises publiques, 13 dossiers
de privatisation partielle, neuf en joint-venture
et 20 opérations de vente d’actifs au privé». Une
trentaine d’autres opérations de privatisation ont
été conclues en 2008, a-t-il confié à OBG, sans
pour autant souffler mot sur les bénéficiaires.
D’autres bilans plus fiables contrastent étrangement avec ce que Abdelhamid Temmar appelait
«un processus bien organisé».
●●●
Abdeldjellil Bouzidi. Economiste
«Une législation ambiguë a entouré
le processus de privatisation»
La question des privatisations
revient à nouveau sur le devant de
la scène avec, cette fois, une nouvelle formule d’ouverture du capital prévue par la loi de finances
2016. Vous qui avez travaillé sur
cette question, quelles observations
faites-vous de la précédente opération ?
Le bilan établi sur les précédentes
opérations est bien décevant tant
au plan du volume des opérations
réalisées que de celui, plus stratégique, de leur impact restructurant.
Pour comprendre cet échec, il faut
revenir à l’histoire des privatisations
algériennes. Cette histoire se confond
avec l’évolution des prix du pétrole.
D’abord, c’est le contre-choc pétrolier de 1986 qui rappelle l’extrême
vulnérabilité et la dépendance de
l’économie algérienne aux hydrocarbures. Puis, au début des années
1990, l’Algérie connaît une crise de
la dette extérieure. Celle-ci atteint
son paroxysme en 1993 et l’Algérie
ne peut plus payer ses échéances : le
rééchelonnement de la dette ne peut
plus être évité.
PHOTO : D. R.
Propos recueillis par
Ali Titouche
Deux accords sont donc signés
avec le FMI, en 1993 et 1994, et
parmi les conditionnalités qui les
accompagnaient figurait en bonne
place l’obligation faite au gouvernement algérien de se dessaisir de ses
entreprises publiques. Celles-ci sont
la principale cause des déséquilibres
budgétaires et à l’origine d’un déficit
public abyssal.
La privatisation est donc décidée
dans la «douleur» avec la promulgation d’une ordonnance, en 1995,
rendant éligibles toutes les entreprises publiques, à l’exception de
Sonatrach ! A l’époque, le terme
«privatisation» reste tabou. Ensuite,
cette ordonnance a été modifiée
par une loi promulguée le 20 août
2001 (relative à l’organisation, la
gestion et la privatisation des entreprises publiques économiques) qui,
à l’inverse, fait de la privatisation la
«panacée» !
Toutes ces hésitations ont conduit
à une législation lourde et contreproductive et à un droit de la privatisation confus, qui ont contribué à
repousser les investisseurs préférant
la «prévisibilité» et la lisibilité du
droit des affaires. Enfin, dès que la
situation financière globale a été plus
favorable, quelques années plus tard,
le programme de privatisation a été
abandonné.
Moult questionnements ont
été soulevés par les précédentes
privatisations : opacité, bradage
au dinar symbolique de certaines
entreprises publiques, absence de
bilan... Compte tenu des doutes
ayant émaillé la précédente édition,
est-ce le cas ?
Ces questionnements trouvent
probablement leur origine dans la
législation ambiguë entourant le processus de privatisation : multiplicité
des intervenants, contrôles différenciés, ambiguïté dans la délimitation
du champ des privatisations. Ainsi
sont vite apparus des chevauchements de prérogatives et des conflits
de compétences entre les différents
intervenants. Il était dès lors difficile,
au plan institutionnel, de définir de
manière transparente les responsabilités en matière d’exécution et de
contrôle des opérations de privatisation.
Que pensez-vous de l’article
62 de la loi de finances 2016
qui prévoit l’ouverture du capital
des entreprises publiques au privé
résident ? Y a-t-il un risque de
tomber dans le même piège des
précédentes privatisations ?
Le prix du pétrole est tombé cette
semaine dernière sous les 30 dollars,
revenant au niveau de 2003 avec une
baisse de 75% sur 18 mois ! Ce n’est
donc pas un hasard que «l’histoire se
répète» avec un regain d’intérêt pour
le sujet des privatisations. D’ailleurs,
comme en 1994, le vocable «privatisation» semble redevenu tabou. Or,
une des leçons des précédentes opérations est qu’il ne suffit pas d’officialiser et déclarer un programme de
privatisation (même si elle est tabou)
pour qu’elle ait effectivement lieu.
D’abord, les entreprises retenues
doivent être réellement éligibles à la
privatisation, leur évaluation doit être
faite et leur situation financière transparente. Ensuite, il faut trouver des
repreneurs acceptant d’investir leurs
ressources avec des perspectives de
rentabilité. Enfin, dans le contexte
de l’économie algérienne, seule une
privatisation externe, c’est-à-dire réalisée par des investisseurs étrangers,
pourrait introduire les contraintes
d’efficacité, les technologies, le management et la connaissance des
marchés extérieurs qui manquent
cruellement aujourd’hui.
A. T.
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 3
DOSSIER
SUSCITE DE VIVES INQUIÉTUDES
PRIVATISATIONS
PARTIELLES EN BOURSE
VIRER AU BRADAGE
●●●
Des experts et consultants avertis, qui
ont eu à travailler sur ce processus,
confrontent les déclarations des responsables à des vérités plutôt vérifiables. D’après Abdeldjellil Bouzidi,
économiste et consultant, qui a travaillé
pendant plusieurs années sur la politique
de privatisation, relève que jusqu’aux
années 2000, le secteur des entreprises
publiques n’a connu que quelques transferts de propriété insignifiants. En novembre 2004, la quasi-totalité des entreprises publiques était toujours propriété
de l’Etat. Un nouvel appel d’offres a été
lancé par le gouvernement à l’adresse
des investisseurs sous la formule de «gré
à gré», mettant dans le même sac toutes
les entreprises publiques, exception faite
de Sonatrach, Sonelgaz et SNTF, jugées
«stratégiques». De 2003 à 2006, 423
privatisations ont été réalisées, dont 134
«petites» (48 agences pharmaceutiques
de l’entreprise Endimed et 86 opérations
de cession d’actifs au profit d’institutions et établissements publics).
Les experts redoutent
la réédition des
erreurs qui ont fait
l’échec des premières
privatisations
PHOTO : M. SALIM
VENDRE POUR UNE POIGNÉE DE
DINARS
Les privatisations réalisées entre 2003 et
2006 ont rapporté à l’Etat le faible pactole de 105,9 milliards de dinars, alors
que le montant des investissements projetés par les repreneurs était légèrement
supérieur à la cagnotte gagnée (145,2
milliards de dinars) selon des chiffres du
ministère de l’Industrie.
En 2007, le gouvernement a lancé un
nouvel appel d’offres pour la privatisation de 13 entreprises, dont l’ENIEM,
Sonaric, ENPEC, ENAD, Sonatro, etc.
La suite de ces opérations est peu ou
prou connu, tant aucun travail d’audit
n’a été effectué. Les privatisations se
sont vite transformées en opérations de
désengagement de l’Etat, avec comme
visée de désendetter le Trésor public.
Ainsi, les ambitions assignées aux différentes opérations de privatisation n’ont
pu être réalisées. Les objectifs de transfert technologique, de conquête de
débouchés extérieurs et d’améliorations
du management se sont avérés paroles
creuses. Sur fond de raréfaction de
ressources nécessaires à la subvention
de bien des entreprises publiques, l’Exécutif se remet aujourd’hui aux vieilles
recettes des années 1990 et 2000. Les
experts et économistes croient d’autant
plus à de nouveaux risques d’abus qui
seront bien plus dangereux que les précédentes privatisations tant aucun cadre
réglementaire n’est fixé dans la nouvelle
loi (article 62 de la loi de finances 2016)
afin d’éviter de revivre les conséquences
désastreuses du passé.
Contacté par El Watan, Yassine Benadda, économiste, estime qu’«il est primordial de clarifier par la loi un cadre
réglementaire afin d’éviter de revivre
les conséquences désastreuses pour le
pays des privatisations passées. De plus,
la volonté du gouvernement de privatiser dans l’urgence est risquée; nous
devons faire attention au calendrier des
privatisations pour éviter de brader nos
actifs nationaux». L’économiste estime
qu’«en l’état, cet article de la loi de
finances 2016 est dangereux puisqu’il
permet tout les abus». Il doute même
que ces nouvelles privatisations puissent
apporter une relance de l’appareil national de production. Entre le scepticisme
des économistes, le bilan en demi-teinte
des précédentes privatisation et le forcing de l’Exécutif, il y a absence de
consensus sur au moins le mode procédural.
Ali Titouche
L’Etat récalcitrant au
jeu de la transparence
L
’option des privatisations partielles d’entreprises publiques par le biais
de la Bourse, bien qu’offrant de meilleures conditions de transparence,
a de tout temps été négligée par les pouvoirs publics. Pourtant, de telles
procédures de privatisation sont considérées par les experts comme les plus
appropriées aux cas d’entreprises économiques financièrement bien portantes. Depuis la mise en place du marché boursier d’Alger, il y a déjà plus
de quinze ans, de nombreux listings d’entités économiques publiques ont été
arrêtés et approuvés par le Conseil des participations de l’Etat (CPE) en vue de
procéder à l’ouverture de leur capital social en Bourse. Tous sont restés lettre
morte, souvent pour d’obscures raisons de procédures d’évaluation d’actifs et
de patrimoines. Après plus d’une quinzaine d’années, seules deux entreprises
économiques publiques, à savoir le groupe pharmaceutique Saidal et l’entreprise de gestion hôtelière El Aurassi, ont fait l’expérience d’ouvrir leur capital
en Bourse via des Offres publiques de vente d’actions (OPV). Et alors que
des sociétés privées, à l’instar d’Alliance Assurances, NCA-Rouiba et, tout
récemment encore, le groupe pharmaceutique Biopharm, recourent désormais
à la Bourse pour ouvrir leur capital social en toute transparence, aucune des
nombreuses entités publiques sélectionnées ces dernières années par le CPE à
cet effet n’a vu aboutir le processus de sa privatisation partielle. En novembre
2013, faut-il d’ailleurs rappeler, une nouvelle liste d’entreprises publiques à
privatiser partiellement en Bourse, avait à nouveau été annoncée par le CPE,
mais qui demeure encore sans suite. Il était ainsi question de procéder à des
ouvertures de capital de huit sociétés étatiques, financièrement très solvables,
à savoir le Crédit populaire d’Algérie (CPA), la Compagnie algérienne d’assurance et réassurance (CAAR), l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis ainsi
que Cosider Carrières, l’entreprise Hydro-Aménagement et trois cimenteries
publiques. Deux années plus tard, les opérations d’évaluation financière de ces
entreprises publiques privatisables en Bourse restent encore opaques, notamment pour les cas du CPA et de la CAAR, dont la nature de l’actionnariat est
soumise à certaines exigences réglementaires propres au secteur de la finance.
Quoi qu’il en soit, le manque apparent de volonté politique à privilégier les
options de privatisations partielles et d’ouvertures de capital à l’actionnariat
populaire en bourse, dénotent surtout de toute l’opacité qui entoure depuis
toujours la gestion des actifs et des capitaux marchands de l’Etat. D’où la
défiance et les résistances que suscitent à chaque fois les stratégies de privatisations suggérées par les pouvoirs publics, y compris celle proposée à travers
la loi des finances de 2016. L’absence de procédures claires et transparentes
quant à la valeur des actifs à céder et à la qualité de leurs acquéreurs potentiels
fait toujours redouter des velléités de gabegie et de bradage du patrimoine de
la collectivité nationale.
Akli Rezouali
Réda Amrani. Consultant en économie industrielle
«Il y a eu dilapidation naïve
des actifs publics»
Le gouvernement s’apprête à opérer de nouvelles privatisations. Quel
bilan peut-on faire des privatisations
passées, ont-elles permis de redresser
les entreprises cédées au privé, qu’il
soit national ou étranger ?
Nous avons déjà parlé d’un premier
bilan fort négatif des privatisations en
2013 et nous avons signalé alors que
c’était une dilapidation naïve des actifs
des entreprises publiques avec un bilan
devises des plus négatifs pour notre
économie. Au-delà des pertes fiscales et
des pertes d’emplois, il y a lieu de noter
que les investissements d’extension ou
d’amélioration de l’intégration locale
ont rarement eu lieu.
Si nous nous en tenons aux opérations les plus significatives, les résultats
des privatisations du complexe sidérurgique d’El Hadjar ou de la CNAN sont
un désastre économique. Déficits cumulés à El Hadjar, perte de production,
absence des investissements promis et
réduction des effectifs, mauvaise gestion sociale ; ce qui a amené le partenaire étranger à se retirer en vendant ses
parts au dinar symbolique après avoir
grassement profité du marché local en
PHOTO : D. R.
Propos recueillis par
Melissa Roumadi
y écoulant ses productions d’outre-mer
et en récupérant les produits de la vente
des stocks laissés par Sider, qui s’élevaient à plusieurs centaines de millions
de dollars. Pour la CNAN, les navires
ont été liquidés et plus de 40% du trafic maritime assuré par la flotte locale
sont passés en 2015 à moins de 3% ;
ce qui entraîne une sortie massive de
ressources en devises pour le transport
maritime et une perte sèche d’emplois et
de compétences.
Aucune entreprise étrangère ne peut
se prévaloir d’un quelconque redressement significatif de l’entreprise acquise
car celle-ci étant initialement — à
l’image des complexes acquis par Hen-
kel ou par Linde pour les gaz industriels bien gérés et bénéficiaires — les
transferts de dividendes opérés sont
devenus une perte nette en devises. Il est
entendu que l’Etat actionnaire comme
l’Etat puissance publique ne se sont pas
dotés des instruments et moyens de suivi
de l’application des engagements des
repreneurs des entreprises publiques.
Le dogmatisme comme l’affairisme
ont prévalu. Il est difficile de citer un
exemple réussi et gagnant-gagnant pour
les deux parties dans les privatisations
opérées dans notre pays.
Le ministre des Finances a estimé que les privatisations ne toucheront pas les entreprises stratégiques.
Existe-t-il, juridiquement parlant,
un champ incluant les entreprises
définies comme stratégiques ? Le
ministre est-il en position d’avancer
de telles garanties ?
Les experts en droit se sont exprimés
dernièrement et disent que rien n’empêche selon la littérature juridique actuelle la privatisation de toute entreprise
économique à capitaux publics. En fait
et cela existe sous toutes les latitudes,
la définition de l’entreprise stratégique
est aléatoire et variable selon les pays
et la nature des enjeux économiques et/
ou politiques .Une entreprise peut être
stratégique mais appartenir totalement
à des investisseurs privés. L’engagement
d’un ministre ou d’un gouvernement
reste une promesse politique que les
aléas de la conjoncture politico-économique peuvent remettre en cause à
tout moment. Il s’agit donc en fait de
bonne gouvernance seule garante de la
viabilité d’une entreprise stratégique ou
non. Un gouvernement ne saurait subventionner indéfiniment une entreprise
parce qu’elle exercerait partiellement
ou totalement une mission de service
public ou autre considérée comme
stratégique ; tôt ou tard, les règles de
l’orthodoxie économique reprendraient
leurs droits.
Le ministre explique aussi que
l’opération ne touchera que les entreprises déficitaires. Quelles sont ces
entreprises ? Les privatisations leur
apporteront-elles quelque chose ?
Pourquoi voudriez-vous qu’un investisseur s’intéresse à une entreprise
déficitaire ? Si l’entreprise est structurellement déficitaire, seule une restructuration économique ou un vigoureux
plan de redressement pourrait la rendre
attractive pour tout investisseur potentiel. Il est donc fort probable que cela
ne soit que le paravent d’une vaste vente
d’actifs déclarés insolvables, donc à
céder au dinar symbolique, le repreneur
s’engageant à maintenir l’activité, l’emploi et la production. Les privatisations
passées ont montré le peu d’outils dont
disposaient légalement les entreprises
cédantes pour le respect des engagements pris par les nouveaux acquéreurs
des entreprises publiques privatisées.
Est-ce que les nouveaux groupes
industriels, dotés pourtant de larges
prérogatives en termes d’autonomie de
gestion, pourront contrôler les engagements contractuels auxquels auront
souscrits les nouveaux acquéreurs des
actifs industriels ?
Une autre question à laquelle on
ne semble pas s’intéresser : pourquoi
certains gestionnaires d’entreprises
publiques manifestent un faible empressement à rétablir les équilibres
des actifs qui leur sont confiés ? Ou,
autrement dit, pourquoi faire des efforts
pour rendre une entreprise viable et
bénéficiaire pour qu’elle soit cédée
à des investisseurs privés bénéficiant
de la sollicitude des gouvernants ? Un
équilibre doit être établi en la matière.
Il s’agit d’intéresser les gestionnaires et
les collectifs de travailleurs à l’accès au
capital de leur entreprise par la rémunération en cas de bons résultats en stockoptions ou en parts de capital.
M. R.
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 4
L’ACTUALITÉ
SONATRACH, BP ET STATOIL ACCUSÉES
DE DÉFAILLANCES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ
PROCÈS DES DEUX EX-PATRIOTES
DE RELIZANE EN FRANCE
justice prononce
Nouvelle information judiciaire La
un non-lieu
sur Tiguentourine en France L
● Le parquet de Paris souhaite enquêter, cette fois-ci, sur les failles
dans la sécurité du site gazier algérien.
L
a justice française veut
ouvrir à nouveau le dossier de l’attaque terroriste
contre le site gazier de Tiguentourine, à In Amenas, dans la
wilaya d’Illizi. Ayant ouvert,
en 2014, une première information judiciaire sur cette prise
d’otages sanglante qui s’est
soldée par 37 morts, le parquet
de Paris souhaite enquêter, cette
fois-ci, sur les failles dans la
sécurité du site gazier algérien.
Il vient d’ouvrir une deuxième
information judiciaire «pour
homicide involontaire». C’est
ce qui a annoncé, le 18 janvier
dernier sur Europe 1, en précisant que le parquet avait accepté
la demande de la famille de
Yann Desjeux, seul Français
tué lors de cette attaque qui a
eu lieu en janvier 2013. Selon
la même source, c’est la sœur
de ce dernier, Marie-Claude
Desjeux, qui a déposé plainte en
novembre 2015, estimant qu’il
y a «une négligence collégiale».
Elle s’appuie, selon le média
français, sur les investigations
menées en Angleterre entre septembre 2014 et février 2015 au
cours desquelles des dizaines
de témoins ont été entendus.
Cette enquête avait conclu à
l’existence de défaillances dans
la sécurité du site et que les
recommandations d’un audit de
sécurité rédigé quelques mois
auparavant n’auraient pas été
suivies d’effet. «Tous les témoignages montrent qu’il n’y avait
non seulement pas de sécurité,
mais que ce manque de sécurité était signalé depuis 2012.
Les barrières n’étaient pas fermées, les personnes n’étaient
pas fouillées… Quand les terroristes sont arrivés, les portes
étaient ouvertes», soutient
Marie-Claude Desjeux. Cette
dernière impute ainsi la responsabilité de cette défaillance aux
sociétés qui exploitaient ce site,
à savoir British Petroleum (BP),
Sonatrach et la norvégienne
Statoil. «Il y a franchement une
négligence collégiale de tous
ceux qui exploitaient ce site.
Je ne suis pas sûre que cette
attaque aurait pu être évitée.
Moyennant quoi, si le niveau
de sécurité, tant à l’intérieur
qu’à l’extérieur, avait été suffisant, cela aurait probablement
retardé l’arrivée des terroristes
pour faire le carnage que l’on
connaît», déclare-t-elle. Le parquet de Paris, rappelons-le, avait
ouvert, en 2014, une première
information judiciaire. L’instruction de l’affaire devait être
confiée à trois magistrats du
pôle antiterroriste. Mais depuis
cette date, aucune informa-
tion n’a été donnée concernant
le déroulement de l’enquête.
Outre la France, en GrandeBretagne, des familles des victimes avaient aussi lancé une
action en justice. Ces dernières
reprochent à BP, cogestionnaire
du complexe gazier avec le
groupe norvégien Statoil et la
compagnie publique Sonatrach,
de n’avoir pas pris les mesures
de sécurité nécessaires afin de
protéger la vie de ses employés.
Elles contestent, dans ce sens,
les conclusions de l’enquête
judiciaire britannique, rendues
publiques en février 2015 qui
précisent que les sept victimes
du Royaume-Uni «avait été
tuées et que les terroristes
étaient seuls responsables de
leur mort».
Y aura-t-il de nouveaux rebondissements dans cette affaire ?
M. M.
AHMED OUYAHIA CAMPE SUR SES POSITIONS
«Les binationaux ne peuvent accéder
aux postes de souveraineté»
A
hmed Ouyahia, secrétaire général par
intérim du RND et directeur de cabinet
de la Présidence, compte faire campagne
pour l’aboutissement du nouveau projet
de révision de la Constitution. Les cadres
et militants de son parti sont appelés à se
mobiliser sur le terrain pour expliquer aux
Algériens le bien-fondé du contenu de cette
nouvelle loi. Dans une correspondance
adressée aux responsables locaux du parti,
dont El Watan a obtenu une copie, Ouyahia
revient sur certains points de discorde ayant
suscité une polémique, notamment l’article
51 de cette nouvelle loi. Contrairement à
son partenaire politique au pouvoir, Amar
Saadani, qui a vivement critiqué et dénoncé
cet article, Ouyahia ne le voit pas du même
œil, il défend ses positions et maintient
que les binationaux ne peuvent occuper les
hautes fonctions de l’Etat.
En défendant ce projet de révision constitutionnelle, Ouyahia estime que c’est la première fois qu’un projet de Loi fondamentale
prend en charge clairement et avec précision
la question des citoyens résidant à l’étranger
et cela à travers l’article 24 bis qui impute à
l’Etat la responsabilité de ses ressortissants,
la protection de leur identité, le renforcement de leur rapport à leur pays d’origine
et leur mobilisation pour la construction
de l’Algérie. «En comparaison avec les
Constitutions algériennes, y compris celle
en vigueur, aucune ne prend en charge la
protection des citoyens résidant à l’étranger
comme le stipule l’article 24», se défend-il.
En riposte au tollé soulevé par l’article 51
qui requiert la nationalité algérienne exclusive pour l’accès aux hautes fonctions de
l’Etat et aux fonctions politiques, Ouyahia
cite de nombreux pays qui traitent la question de la double nationalité avec beaucoup
de rigueur. Ces Etats vont parfois jusqu’à
son interdiction, comme c’est le cas de l’Allemagne, de la Chine, du Japon, du Ghana et
de l’Ethiopie. Mieux, il y a, poursuit le chef
de cabinet de la Présidence, de nombreux
autres pays qui mettent des barrières à l’arrivée des détenteurs de la double nationalité
aux hautes fonctions politiques du pays. Et
le meilleur exemple est la Constitution de
l’Australie, considérée comme le pays de
l’émigration. Plus explicite, Ouyahia note
que l’Algérie a accepté dans les faits la
double nationalité, qui n’est pas pourtant
reconnue par le code de la nationalité, et ce,
en partant de la réalité historique contemporaine qui a fait que des dizaines de milliers
de ses enfants se sont exilés, volontairement
ou contre leur gré, dans le pays colonisateur
et leurs enfants ont été acceptés selon le
même principe. A travers ce nouveau projet
de révision de la Constitution, l’Algérie,
selon le premier responsable du RND,
réaffirme sa détermination à soutenir ses
enfants et ne voit aucun inconvénient à
ce qu’ils exercent une fonction dans leur
pays. «L’article 51 concerne uniquement
les hautes fonctions de l’Etat, tels les postes
de ministre ou de haut fonctionnaire de
l’administration ou alors des fonctions de
souveraineté ou politiques telle que député.
Ces fonctions peuvent être convoitées par
des milliers de citoyens algériens dans les
quatre coins du monde et non seulement par
les quatre millions d’Algériens résidant à
l’étranger», insiste M. Ouyahia qui rappelle
que la première formulation de l’article 51
vise à définir la liste des hautes fonctions
de l’Etat ou des fonctions politiques à
travers un décret présidentiel. Mais après
la polémique née sur la scène politique,
le président de la République a décidé de
renforcer cette disposition en renvoyant à un
texte qui définira la liste des fonctions et des
responsabilités. L’amendement apporté à
cet article n’a apparemment pas perturbé la
position d’Ahmed Ouyahia ! Nabila Amir
a cour d’appel de Nîmes (sud de la France) a prononcé,
avant-hier, un non-lieu en faveur des deux ex-Patriotes de
Relizane, les frères Hocine et Abdelkader Mohamed, poursuivis pour avoir été les auteurs de disparitions, selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), présidée par
Patrick Baudoin, et la Ligue des droits de l’homme qui ont déposé
plainte contre eux en 2003. Les frères Hocine et Abdelkader Mohamed ont donc été acquittés au terme d’une procédure judiciaire
qui a duré 13 ans. Ayant fait partie des groupes de Patriotes de
la wilaya de Relizane qui ont lutté contre les groupes terroristes
qui semaient la mort et la désolation dans cette partie du pays, les
deux frères ont fait l’objet d’une information judiciaire en France,
suivie d’une mise en examen en 2004 pour «torture et actes de
barbarie». La plainte déposée par Patrick Baudoin ne contenait
aucune preuve mais seulement, dit-on, «des témoignage de certaines familles de victimes».
La bataille judiciaire a fait rage. Les juges d’instruction français
qui n’ont pas pu se rendre en Algérie ont trouvé les témoignages
en question convaincants. Et en décembre 2014, le procès a connu
un tournant incroyable suite à la mise en accusation des deux
frères qui finalement viennent de connaître une issue heureuse.
Le procès des deux ex-Patriotes de Relizane n’est pas celui de
deux personnes uniquement, mais il entre dans le cadre d’une
bataille qui était en vogue en France et livrée par les partisans
du «qui tue qui ?» contre l’armée algérienne et tous ceux qui ont
mené la lutte contre le terrorisme. Seulement, au moment où le
procès des deux ex-Patriotes se tenait à Nîmes, des femmes de
Relizane sont venues témoigner à Alger, lors d’une conférence
de presse largement couverte par les médias, pour contredire
la version des familles qui ont été invitées en France pour faire
leurs déclarations. Une polémique est d’ailleurs née suite aux
témoignages contradictoires. Il y a eu, faut-il le rappeler, un
échange d’accusations graves en cela que les témoins à charge
qui s’étaient déplacés ont été instrumentalisés par les partisans du
«qui tue qui ?» sont, entre autres, le président de la FIDH, Patrick
Baudoin, et la porte-voix du Collectif des familles des disparus,
Nassera Dutour, qui a qualifié la prononciation du non-lieu, dans
un entretien publié hier par TSA, de «trahison de la France».
Saïd Rabia
TERRORISME
QUATRE REFUGES
DÉTRUITS À BOUMERDÈS
Quatre refuges de terroristes ont été détruits,
mardi, par un détachement de l’Armée nationale
populaire (ANP) relevant du secteur opérationnel
de Boumerdès, a indiqué hier un communiqué du
ministère de la Défense nationale. «Dans le cadre
de la lutte antiterroriste, un détachement de l’Armée
nationale populaire relevant du secteur opérationnel de
Boumerdès (1re Région militaire) a découvert et détruit,
le 19 janvier 2016, quatre refuges de terroristes»,
précise le communiqué.
Par ailleurs, dans le cadre de la sécurisation des
frontières et de la lutte contre la contrebande, des
détachements relevant des secteurs opérationnels
de Tamanrasset et d’In Guezzam (6e Région militaire)
«ont appréhendé, lors de différentes opérations,
28 contrebandiers et saisi 2 véhicules tout-terrain,
un groupe électrogène et un lot d’équipement pour
détecteurs de métaux». De même, des éléments
de la Gendarmerie nationale relevant du secteur
opérationnel de Tlemcen (2e Région militaire) «ont
saisi un véhicule utilitaire et une quantité de 21 125 l de
carburant destiné à la contrebande», ajoute la même
source.
APS
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 5
L’ACTUALITÉ
ALI HADDAD RÉPOND À LOUISA HANOUNE
«Nous ne sommes
pas des prédateurs»
● Le Forum des chefs d’entreprises a tenu, hier à Alger, son assemblée générale ordinaire.
C
ette AGO intervient une année après l’élection du PDG
de l’ETRHB, Ali Haddad, à
la tête de l’organisation patronale.
L’occasion pour ce dernier de faire
le bilan de son année à la présidence
du FCE, mais aussi pour régler ses
comptes avec ses détracteurs, la
porte-parole du Parti des travailleurs
en tête. Sans la citer nommément,
Ali Haddad a consacré une bonne
partie de ses interventions aussi
bien à l’AGO, qu’à la conférence
de presse qu’il a animée, aux griefs
adressés par Louisa Hanoune. Galvanisé par un sondage qui démontre
une certaine image plutôt positive
du Forum auprès des populations,
il affirme d’emblée que le FCE est
«dans l’action et non dans la spéculation». «Le FCE est devenu, grâce
à la qualité de ses interventions, une
organisation reconnue à l’échelle
nationale et internationale et un allié
incontournable pour tous ceux qui
partagent, avec nous, notre combat
pour une Algérie prospère. A travers
nos actions et contrairement à ce
que certains avancent, notre seule
préoccupation est l’Algérie», a-t-il
déclaré. S’adressant à ceux qu’il
qualifie de «défenseurs de l’immobilisme» : «Nous (membres du FCE,
ndlr) travaillons dur, nous créons des
emplois, nous payons des impôts,
nous ne sommes pas des prédateurs,
nous sommes des bâtisseurs.» Le
président du FCE livrera d’ailleurs
un réquisitoire à l’encontre de ses
détracteurs en disant qu’il fait l’objet
«d’une campagne de diabolisation
savamment orchestrée et insidieusement menée tantôt en tant que
président du FCE, tantôt en tant que
PDG de l’ETRHB». M. Haddad se
fera même «taquin» en qualifiant ses
détracteurs de gens qui «se lèvent
à 10h (…) et qui cherchent des personnes à scier avec leur fâcheuse
habitude de t’menchir (commérage
et diffamation)». Et d’ajouter que
depuis des années, ces personnes ont
trouvé leur «bouc émissaire responsable de tous les maux de l’Algérie
en la personne de Ali Haddad».
L’ETRHB S’EXPORTE À
L’INTERNATIONAL
A partir de là, le président du FCE
a organisé sa défense, en premier
lieu via tous les «accomplissements
de l’action du FCE» durant l’année
2015, estimant ne pas comprendre
les accusations lancées à l’encontre
du FCE, selon lesquelles celui-ci
mènerait une diplomatie parallèle.
Il a défendu aussi le bilan de son
entreprise, l’ETRHB, notamment
lorsqu’il s’agit d’évoquer sa participation aux travaux de réalisation et
de mise à niveau de certains tronçons
de l’autoroute Est-Ouest, justifiant
certains retards par l’importance du
chantier de mise à niveau lorsqu’il a
fallu reprendre toutes les malfaçons
constatées sur le tronçon BouiraLakhdaria. C’est avec la même verve
que le patron de l’ETRHB dit ne
pas comprendre les informations
concernant une demande de crédit
de plus de 180 milliards de dinars
auprès de la banque publique BNA ;
fait qu’il a formellement démenti.
Il saisira cependant l’occasion pour
annoncer l’intention de l’ETRHB
d’investir à l’international ainsi que
des négociations en cours avec des
bailleurs de fonds internationaux
pour le financement de ses projets
et dont les contributions «seront
supérieures au crédit supposé de la
BNA». D’ailleurs au cours de son
intervention, le président du FCE a
évoqué des discussions avec le fonds
d’investissement allemand Hermès
qui serait prêt à investir 10 milliards
de dollars dans des projets en Algérie
ainsi qu’un fonds saoudien qui lui
pourrait aller jusqu’à «100 milliards
de dollars». Ali Haddad évoque
l’intérêt des Chinois pour le marché
algérien qui s’illustre par une proposition de crédits à long terme et à
faibles taux d’intérêts et la signature
cette semaine d’un accord pour la
réalisation du grand port du Centre
financé par le Crédit concessionnel
et que «d’autres projets viendront».
LE FCE ÉTEND SON RÉSEAU
Dans ce sens, le président du FCE
estime qu’à cause de la crise actuelle, l’Etat ne peut plus financer
de grands projets et qu’il ne faut pas
avoir peur de la contribution du privé
national. Il se félicitera ainsi des
amendements apportés à la Constitution relatifs à la liberté d’investir, la
non-discrimination entre opérateurs
nationaux qu’ils soient publics ou
privés, et l’engagement de l’Etat
d’améliorer le climat des affaires.
Il appellera toutefois à l’ouverture
de tous les secteurs au privé. Prenant pour exemple l’expérience du
Maroc, M. Haddad explique que le
voisin chérifien «domine l’Afrique
grâce à une compagnie aérienne
qui sillonne le continent, à la téléphonie et aux banques». Il demande
ainsi aux autorités de défendre les
entreprises algériennes et de leur
permettre de «prendre leur part de
business en Afrique». Il se défend
cependant de toute intention de créer
ou de reprendre par voie de privatisation une compagnie aérienne.
«Tant que je serai en vie, ETRHB
n’investira pas dans l’aérien. J’ai
mes raisons», déclare-t-il.
Notant que l’AGO du FCE s’est
soldée par une série de résolutions
permettant une modification des
statuts, dont «les plus importantes
ouvriront l’organisation patronale
aux associations professionnelles,
type association de protection des
consommateurs, Chambres de commerce, ou même d’autres associations patronales». Des modifications
qui permettent aussi de s’ouvrir à
d’autres types de membres, comme
les économistes, ou ceux assumant
des fonctions électives dans des
organismes de type société civile,
ou toute personne ayant une certaine aura dans la société, en tant
que membre honorifique, renforçant
ainsi le lobbying du FCE.
Melissa Roumadi
UGTA
Sidi Saïd
sonne le
rappel des
troupes
Le secrétaire général de l’Union
générale des travailleurs algériens
(UGTA) a eu droit hier à une
démonstration spectaculaire de
soutien après les critiques émises à son
encontre par plusieurs syndicats. La
Coordination des sections syndicales
des communes, la Coordination des
travailleurs des collectivités locales
ainsi que les représentants des unions
de wilaya du Centre et des sections
syndicales locales des entreprises
nationales ont exprimé leur «soutien
total» au patron de la centrale syndicale,
qui est menacé de poursuites en justice,
suite à un dérapage verbal visant les
détracteurs du projet de réhabilitation
du crédit à la consommation. La salle
des conférences de la Maison du peuple
avait du mal à contenir les centaines de
syndicalistes représentant les wilayas
du Centre venus exprimer leur solidarité
avec M. Sidi Saïd. «Nous n’accepterons
pas qu’un syndicaliste soit inquiété pour
un dérapage verbal», soutient Youcef
Abdellaoui, secrétaire général de la
section UGTA de Sonelgaz à Boumerdès.
«L’enjeu dépasse de loin cette histoire
de dérapage verbal. L’UGTA traverse un
malaise qui trahit la lutte des clans»,
explique un groupe de syndicalistes,
avouant ne pas comprendre le motif
de leur convocation à la centrale
syndicale à une réunion sans ordre du
jour, transformée en une déclaration
de soutien à M. Sidi Saïd. Des affiches
et des banderoles portant des slogans
de soutien tels «Avec toi Sidi Saïd» ou
«Toutes les fédérations sont avec le
militant Sidi Saïd», ornent la centrale
F. A.
syndicale.
LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION ET LES SYNDICATS CRITIQUÉS
Menace de protestation des corps communs
L
e syndicat des corps communs de
l’éducation n’exclut pas de recourir
à un mouvement de protestation, si la
«ségrégation» envers cette catégorie
ne cesse pas.
Ali Bahari, président du Syndicat
national des corps communs et des
ouvriers professionnels de l’éducation
nationale (Snccopen), signataire de la
charte de stabilité avec huit autres syndicats, affirme n’avoir jamais voulu le
pourrissement dans le secteur. «Nous
serons contraints d’aller vers une
action de protestation. Nous n’accepterons pas que nos droits soient
continuellement spoliés. Pourtant le
ministère est au courant de notre
exclusion alors que nous représentons
le tiers du corps total du secteur, soit
200 000 agents», a estimé M. Bahari
lors d’une conférence organisée, hier,
au siège du Snapest à Hussein Dey
(Alger). Le syndicat renvoie dos à dos
le ministère et des syndicalistes accusés de «traîtrise».
«Le ministère de tutelle discute du
contenu d’un seul statut alors que
notre secteur en compte trois (08-315,
08-04 et 08-05). Les syndicats, qui
monnayent leurs cartes d’adhésion,
ont trahi la cause. Si dans les AG, ces
syndicats promettent de défendre les
corps communs, ils se dérobent une
fois à la table des négociations avec le
ministère. Ces syndicalistes ont trahi
les petits travailleurs pour des privilèges. Tous les cadres du ministère, le
directeur du cabinet et les autres ne
défendent que les droits d’une catégorie et excluent les corps communs»,
s’indigne Ali Bahari. Si les salaires
des corps communs restent insigni-
fiants (15 000 DA), les travailleurs des
différentes catégories ne bénéficient
pas des mêmes avantages. «Avec les
mêmes diplômes, des enseignants
sont mieux classés et rémunérés que
leurs collègues des corps communs.
Après les protestations, la formation
de trois ans exigée pour la promotion
a été réduite à une année. Le remplacement exige plusieurs mois, ce qui
a provoqué la vacance de plusieurs
postes. Le décret exécutif n°13-159 du
15 avril 2013 fixant la liste des postes
supérieurs relevant des services extérieurs du ministère de l’Education
nationale doit être revu par le ministère. Les fonctionnaires occupant des
postes en voie d’extinction sont aussi
lésés comme d’ailleurs les diplômés
de l’ancien système», énumère Khor
Mustapha, syndicaliste. Le syndicat
dénonce aussi une «ségrégation» dans
le fonctionnement des œuvres sociales
et menacent de «sceller» les bureaux
de la commission en cas de non-prise
en charge de leurs revendications.
«Nous allons sceller la commission.
L’argent des œuvres sociales appartienne à tous les travailleurs. Aux
syndicats et au ministère de l’Education d’assumer la responsabilité.
Si cette revendication n’est pas prise
en charge, nous allons recourir à
la justice», menace le président du
Snccopen qui demande au ministère
de faire participer les représentants
à la gestion du fonds des œuvres
sociales. Selon les corps communs,
le ministère a «offert» les œuvres
sociales à trois syndicats — Unpef,
Cnapest et UGTA — pour «mettre
fin aux protestations». «Les corps
communs c’est 200 000 travailleurs,
mais nous n’avons aucun représentant concernant ce fonds. Nous ne
voulons pas parler des transactions
douteuses qui s’y déroulent, alors
que des travailleurs n’ont pas quoi
manger. Pour un prêt de 150 000 DA,
il leur est exigé de payer 5000 DA par
mois alors que leur salaire ne dépasse
pas 15 000 DA», s’indigne M. Bahari.
Le syndicat dénonce, par ailleurs, les
retards dans le paiement des salaires
des contractuels (1000 sur les 70 000
de ce corps) dans les wilayas de
Annaba, Ghardaïa, Sétif, El Tarf, Tiaret, Adrar, Tébessa. «A Alger-Ouest,
un directeur a recruté sans visa de
la tutelle. Plus d’une année, ce sont
quelque 230 travailleurs qui n’ont
pas touché leurs salaires», regrette le
syndicaliste.
Nadir Iddir
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 6
L’ACTUALITÉ
PROCÈS SONATRACH 1
QUINZE ANS DE PRISON REQUIS
CONTRE MOHAMED MEZIANE
PHOTO : D. R.
L
e procès Sonatrach 1, qui se tient
depuis le 27 décembre dernier au
tribunal criminel d’Alger, tire à sa
fin, avec le début des plaidoiries après
le prononcé du réquisitoire. Ainsi, le
procureur général a requis 15 années
de réclusion criminelle assortie d’une
amende de 3 millions de dinars contre
l’ancien PDG de Sonatrach, Mohamed
Meziane, son fils Réda et Mohamed
Réda Djaafer Al Smaïl, patron de
la société Contel et du groupement
Contel-Funkwerk.
Une peine de 8 ans assortie d’une
amende de 3 millions de dinars a également été requise contre l’ex-PDG
du CPA, El Hachemi Meghaoui, et son
fils Yazid, et une autre de 7 ans assortie
d’une amende de 3 millions de dinars,
contre Fawzi Meziane, le deuxième
fils du PDG. Le procureur général a
requis des peines de 7 ans de prison
contre le vice-président de l’activité
Amont Belkacem Boumedienne, 2 ans
contre le vice-président du transport
par canalisation Benamar Zenasni, 2
ans contre le vice-président de l’activité commerciale Chawki Rahal, un an
contre le vice-président des activités
centrales, précisant que ces peines sont
assorties d’une amende d’un million
de dinars, à l’exception de Mohamed
Senhadji, concerné par une amende
de 200 000 DA, au même titre que les
anciens cadres Mustapha Hassani et
Mustapha Cheikh, contre lesquels une
peine d’un an a été requise.
Le procureur général a demandé, par
ailleurs, une peine de 3 ans de prison
assortie d’une amende de 3 millions de
dinars contre Nouria Meliani, gérante
du bureau d’études CAD, et réclamé
une amende de 5 millions de dinars
contre les quatre sociétés poursuivies
en tant que personnes morales : Saipem, Contel Algérie, Contel-Funkwerk
et Funkwerk-Plettac.
Pour ce qui est de Mouloud Aït El
Hocine et Abdelaziz Abdelouahab, le
procureur général a demandé l’application de la loi.
Dès l’ouverture de l’audience, Abdelaziz Boudraa (procureur du tribunal
de Bir Mourad Raïs et représentant du
ministère public) intervient ; durant
près de trois heures, il tente de casser
les arguments avancés durant le procès
par les 18 accusés. Tantôt il s’appuie
sur des documents, tantôt il rappelle
les déclarations «contradictoires et non
convaincantes» des uns et des autres. Il
rend hommage au tribunal, à la défense
et à la presse avant d’aller à l’essentiel,
«l’affaire Sonatrach et Dieu seul sait ce
qu’est Sonatrach», dit-il. M. Boudraa
se tourne vers le box des accusés et
lance : «Je me sens très gêné, touché,
lorsque je me retrouve dans une affaire
où des cadres de haut niveau sont cités.
Je les vois comme faisant partie de
l’élite de notre pays. Ce qui rend ma
mission très difficile.»
Il met l’accent sur l’importance de la
compagnie : «Une entreprise citoyenne
qui contribue grandement au développement du pays et nourrit 40 millions d’Algériens», puis il s’interroge :
«Pourquoi compromettre le pain des
Algériens ?» Il revient sur le statut de
Sonatrach, «une entreprise publique
économique, créée par des fonds publics et mise au service de la nation. En
1999, elle est devenue une société par
actions, toutes appartenant à l’Etat»,
Des peines de
prison ont été
requises contre
trois anciens viceprésidents de
Sonatrach, alors
qu’une amende de
5 millions de
dinars a été
réclamée contre
les sociétés
Saipem,
Funkwerk, Contel
et ContelFunkwerk.
dit-il. Il répartit l’affaire en trois dossiers : la télésurveillance, le GK3 et la
réfection du bâtiment Ghermoul.
«SONATRACH A SIGNÉ
AVEC UNE SOCIÉTÉ MORTE
ADMINISTRATIVEMENT»
M. Boudraa détaille d’abord le dossier
de télésurveillance, qui a commencé
avec «le personnage» Mohamed Réda
Djaafer Al Smaïl, «un jeune d’une
trentaine d’années à la tête d’une petite
société, Contel. Dès que Mohamed
Meziane est nommé PDG de Sonatrach, il se souvient d’un Réda Meziane
qui a fait le lycée avec lui, en 1992. Il
cherche ses coordonnées parce qu’il
n’est pas resté en contact avec lui. Une
fois le contact établi par Fawzi, le frère
de Réda, ce dernier se charge de lui obtenir un rendez-vous avec son père fraîchement installé à la tête de Sonatrach.
Al Smaïl écrit un courrier à Mohamed
Meziane et décide même de la date du
rendez-vous. N’a-t-il pas préparé la
route vers Sonatrach à l’avance ? Dans
ce dossier, toutes les dates ont leur im-
portance, elles nous permettent de faire
les liens et de remonter aux uns et aux
autres. Les rendez-vous et les réunions
ont commencé en novembre 2004,
alors que l’instruction du ministre sur
la généralisation de la sécurisation des
sites a été faite en janvier 2005». Le
procureur fait le lien entre le rendezvous avec le PDG et la création, 40
jours plus tard, du groupement Contel,
dans lequel Fawzi Meziane possède
«le taux le plus élevé d’actions, alors
qu’il n’a déposé aucun dinar. Après
avoir présenté les équipements de TVI,
avec laquelle il était associé, il revient
pour une présentation, mais cette fois
avec le matériel de Funkwerk. Il dit
qu’il a changé de société parce que TVI
voulait l’utiliser comme sous-traitant.
Est-ce logique comme réponse ?» Le
procureur général se demande «comment autant d’argent et de biens ont été
acquis en trois ans seulement». Le holding Contel-Funkwerk, rappelle-t-il, a
été créé pour une période de deux ans
seulement et Sonatrach a signé avec lui
sans savoir que sa validité avait expiré.
«Une telle erreur peut-elle échapper
à une aussi grande entreprise que
Sonatrach», s’interroge le représentant
du ministère public. Il cite les cinq
contrats signés entre 2006 et 2008 par
Al Smaïl, dont quatre avec Mustapha
Hassani et un avec Mustapha Cheikh,
d’un montant global de 11 milliards de
dinars. «Comment évoquer l’urgence
alors que le dernier contrat a été signé
en 2008 et que l’instruction du ministre
date de janvier 2005 ?» s’interroge-t-il.
«C’EST DU BLANCHIMENT
LÉGALISÉ»
Le procureur général continue : «De
2006 à 2008, nous remarquons des
achats de villas en Algérie et d’appartements en France, des transferts de
fonds par millions en devises, etc.
Est-ce des rémunérations ou des commissions ? Des contrats de consulting
au profit de Meghaoui El Hachemi et
son fils, de Al Smaïl Djaafer, de Réda
Meziane et même de sa défunte mère
qui n’avait, la pauvre, aucun lien avec
cette affaire. Comment peut-on croire
qu’il s’agisse de brouillons de contrats
alors que ces derniers comportent les
numéros de compte des concernés et
leur RIB ? Funkwerk refuse de signer
avec Réda Meziane, qui s’énerve et demande le paiement d’un appartement à
Paris. Un virement de 650 000 euros est
effectué sur son compte et le logement
est acquis au nom de sa défunte mère.
Nous trouvons un seul document signé
devant notaire en novembre 2008, au
moment où un autre marché est obtenu
par Contel-Funkwerk.» Le procureur
général revient sur le holding Contel,
constitué à 90% de Contel-Funkwerk et
à 10% par Al Smaïl, et met en exergue
les mouvements de fonds entre les
entités et les actionnaires, notamment
Al Smaïl Djaafer, dont les virements
ont dépassé les 2 millions d’euros. «A
quel titre la société Funkwerk accordet-elle autant d’argent si ce n’est pour
les contrats qu’il a obtenus auprès
de Sonatrach par le biais des enfants
du PDG ? Comment peut-il dire que
le montant de 650 000 euros est un
crédit accordé par Funkwerk, alors
qu’aucun document le prouve ? L’attestation trouvée chez le notaire comporte
juste une mention marginale écrite
au stylo, qui fait état d’un remboursement dans les 90 jours qui suivent.
Est-ce logique ?» Le magistrat exhibe
un listing des virements effectués par
Funkwerk sur le compte d’Al Smaïl
et demande : «Comment peut-on nous
convaincre que les 30 000 euros perçus
chaque mois constituent le revenu du
consulting alors que le salaire d’un
ministre, en Allemagne, est de 12 à
13 000 euros ? C’est de la corruption
légalisée. C’est du blanchiment légalisé.» Le procureur général cite une à une
les dispositions de la R15 qui, selon lui,
ont été violées, précisant qu’au niveau
de l’activité Aval, les mêmes contrats
ont été signés mais dans le respect de la
réglementation. «Comment le PDG at-il obtenu la carte de visite de ContelFunkwerk pour l’envoyer au vice-président de l’Aval alors que la première
présentation de Contel à Sonatrach a
été faite avec TVI et non avec Funkwerk
? Y a-t-il des choses qui se passent en
dehors de la compagnie ?»
«ASSEZ DE CORRUPTION !»
Le représentant du ministère public
fixe Mohamed Meziane et lance :
«Avez-vous dit au ministre que votre
fils était actionnaire dans cette société et que vous aviez des intérêts
dans ces contrats ? Tout était préparé dès le départ. Est-ce que Contel
aurait réalisé l’étude gratuitement si
elle n’était pas assurée de l’obtention des contrats ?» Sur les prix
«exorbitants» des équipements, le procureur refuse de croire qu’il s’agit de
matériel «extraordiaire», même s’il
reconnaît sa «performance» : «Oui, ces
caméras sont développées, mais pas
plus que les autres. J’ai vu celles de
Bosch qui ont une résistance à la chaleur de 65°C, alors que celles de Funkwerk sont à 55°C. S’il n’y avait pas
le gré à gré, nous aurions évité cette
situation de surenchère dans les prix.»
Le magistrat hausse le ton : «Vous vous
rendez compte, Al Smaïl Djaafer loue
pour deux mois un chalet entre l’Italie
et la France pour 100 000 euros, juste
pour y rester quelques jours, et voir la
neige, comme il nous l’a expliqué. Estce normal pour quelqu’un qui n’avait
même pas de logement puisqu’il habitait avec sa mère ?»
Le procureur général passe au dossier
GK3 et précise qu’une consultation
qui se termine avec deux sociétés
doit être annulée. «Or, pour le GK3,
il y a eu Spie Capeg et Saipem. Pourquoi avoir continué et négocié le prix
avec le moins-disant», s’interroge-t-il.
Encore une fois, il lance à Mohamed
Meziane : «Par expérience, vous saviez
qu’avec deux sociétés le risque qu’elles
s’entendent pour augmenter les prix
était important. C’est vous qui avez
rédigé la R15, pourquoi l’avoir violée
en négociant un rabais avec Saipem ?
N’y a-t-il pas un lien avec le contrat de
consulting de votre fils, qui n’a rien à
voir avec le gaz et le pétrole ? Pourquoi
Saipem lui a-t-elle donné 4 millions de
dinars pour s’acheter un Q5 ? Juste
par charité ? Je ne le pense pas !»
Le procureur dément «toute pression» exercée sur les accusés durant
l’enquête préliminaire, menée par le
DRS : «Personne n’a été maintenu
en garde à vue. Tous regagnaient leur
domicile après leur audition par la police judiciaire. Ils avaient même leurs
téléphones et, devant le juge, ils étaient
tous assistés par leurs avocats. Comment peuvent-ils arguer le changement
de la version des faits par des pressions
qu’ils auraient subies ?»
A propos des prix de Saipem jugés
«excessifs», le représentant du ministère public rappelle les propos de
M. Zerguine, ancien PDG, mais aussi
de Benamar Zenasni, avant de parler
de «hausse terrifiante». Il s’adresse
cette fois-ci à Réda Meziane : «Parlez-nous de vous et non pas du fils de
Zerguine. Dans ce procès, c’est Réda
Meziane qui est poursuivi et qui doit se
défendre.»
Le procureur général passe au dossier
de réhabiliation du bâtiment de Ghermoul qui «a bien débuté», dit-il, avec
une consultation ouverte pour l’étude,
avant de se terminer par un gré à gré au
profit du bureau d’études CAD. Pour
la réalisation, même scénario, préciset-il, avant qu’«Imtech n’obtienne le
marché de gré à gré pour 73 millions
d’euros, le prix d’un nouveau siège.
La négociation aboutit à un prix de 64
millions d’euros, avant d’être annulée
lors de l’éclatement de cette affaire».
Le procureur cite le coût de quelques
constructions : le ministère de l’Energie 9,5 milliards de dinars, l’hôpital
des urgences de Jordanie 40 millions
d’euros, l’hôpital du Caire 45 millions
d’euros... Il reconnaît que le code
des marchés ne s’applique pas aux
entreprises économiques, mais cellesci doivent avoir une réglementation
interne conforme à leurs principes,
sinon cela conduit au favoritisme. Or, la
R15 n’a pas été respectée, il y a eu violation de ses clauses. Il précise à ceux
qui ont affirmé que les études ne sont
pas quantifiables qu’«elles le sont en
vertu d’un arrêté interministeriel qui
a défini les prix». Il finit par interpeller
«la conscience du tribunal» en disant :
«Ne brimez pas les droits de la société
qui poursuit les accusés. Je suis là en
tant que représentant de Sonatrach et
du peuple. Celui qui a commis un méfait doit payer. Assez de corruption !»
Salima Tlemçani
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 7
L’ACTUALITÉ
PLAIDOIRIE DES AVOCATS DE MOHAMED MEZIANE
La défense dénonce
«une affaire politique»
es deux avocats de Mohamed Meziane,
lancien PDG de Sonatrach, maîtres Nabil
Ouali et Mohamed Athmani, s’accordent
pour qualifier l’affaire Sonatrach 1 de «règlement
de comptes, de terrorisme, d’affaire politique»,
utilisant tous les qualificatifs possibles pour casser
l’argumentation du procureur général. Me Nabil
Ouali commence par exprimer son regret de voir
des cadres poursuivis par un tribunal criminel
«pour des actes de gestion» et demande au tribunal
de prononcer à leur profit «le non-lieu» en raison
de «l’absence de plainte préalable», comme le stipule le nouveau code de procédure pénale, qui doit
entrer en vigueur incessamment. Pour lui, la R15
«n’est qu’un règlement interne, dont la violation
est passible de sanctions disciplinaires internes».
Me Ouali affirme que l’idée d’équiper les installations en système de télésurveillance «n’est pas venue d’une stratégie diabolique, comme l’a affirmé
le procureur général, mais des menaces terroristes
qui pesaient sur la compagnie». Il rappelle les accidents de Skikda et les attaques contre les bases de
vie à Rhourd Ennous, «qui ont fait perdre à la compagnie beaucoup d’argent et des vies humaines. En
2003, il y a eu d’ailleurs la création d’une direction
de la sécurité et la sûreté interne de Sonatrach». Il
cite le rapport de l’enquête préliminaire du DRS où
il est fait état de l’existence de 1840 contrats de gré
à gré douteux, en précisant avoir travaillé uniquement sur les cinq contrats pris comme échantillon.
«Pourquoi ? Est-ce pour prendre en otage le PDG
comme il l’a bien déclaré. Ces gens ne voulaient
pas la tête de Sonatrach, mais celles du président
et de Chakib Khelil. Ce qui les intéressait n’était
pas l’intérêt du pays. C’est effroyable. Les deux
enfants de Meziane en prison et lui sous contrôle
judiciaire.» Me Nabil Ouali tient à rappeler que
Sonatrach a connu 5 PDG depuis le départ de Meziane, tout en insistant sur la personnalité du PDG,
«très occupé par son travail, pour avoir le temps de
constituer une association de malfaiteurs». Pour
lui, la moitié de la loi sur la corruption a été «collée
à Mohamed Meziane. Mais, dans le dossier y a-t-il
une seule preuve sur le fait qu’il ait accepté la corruption ? Le procureur général évoque les 10 000
euros. Mais a-t-il besoin de cette somme, lui qui
gérait des milliards en devise ? Il aurait demandé à
son fils de l’argent…»
«CETTE AFFAIRE EST UNE PIÈCE DE THÉÂTRE»
Avant de demander l’acquittement, l’avocat termine en qualifiant cette affaire de «terrorisme, qui
a entraîné le pays vers la catastrophe. Regardez
dans quel état se trouve Sonatrach, aujourd’hui.
Il viendra le jour où personne n’achètera notre
gaz et notre pétrole, parce que pollués par cette
affaire. Hier, la France a ouvert une enquête sur
Tiguentourine, et avant elle, la Grande-Bretagne.
S’ils avaient laissé ces gens travailler, y aurait-il
eu Tiguentourine qui a fait perdre au pays 6 mil-
liards de dollars ?» Abondant dans le même sens,
le bâtonnier de Sidi Bel Abbès, Me Mohamed
Athmani, note l’affaire Meziane et ses enfants, et
non Sonatrach. Pour lui, l’affaire a éclaté en 2009,
à la veille du 4e mandat : «Il fallait faire tomber le
régime, mais à travers qui ? Mohamed Meziane
et ses enfants. Toute l’affaire, depuis son début
jusqu’à sa fin, est politique. L’enquête préliminaire
a été un véritable abattage. Nous avons entendu
des témoins nous dire que le juge les a mis sous
contrôle judiciaire, et le colonel du DRS a décidé
du mandat de dépôt. Ils ont présenté Meziane
comme le grand ogre, qui a provoqué la crise en
1988, les événements en 1990, mis le feu au pays
et assassiné même le président Boudiaf. Il fallait
donc neutraliser ce fléau qu’il incarne.» Il critique,
avec virulence, la constitution du Trésor public
comme partie civile, mais également les propos
des avocats de Sonatrach «qui ont exigé la plus
lourde peine contre les accusés, alors qu’ils disent
éviter toute demande de réparation parce qu’ils
n’ont pas fait d’expertise d’évaluation du préjudice. Nous sommes face aux libertés des citoyens.
Apportez les preuves de vos accusations. Le juge
doit écouter, nous écouter parce que ‘‘hagrouna’’ (
ils nous ont fait du mal). Ils ont été entendus sous
la menace du pistolet. Notre seul refuge c’est le
tribunal». L’avocat aborde le délit de passation de
marchés et affirme, lui aussi, que Sonatrach n’obéit
pas au code des marchés publics, mais plutôt à des
règlements internes. Pour lui, le parquet général
s’est rarement référé aux textes de loi. «Il s’est
contenté de faire des suppositions sur des liens
par-ci par-là, pour construire les faits d’association de malfaiteurs. Cette affaire est une pièce de
théâtre.» A propos du délit de corruption, il revient
à la définition, avant de lancer : «C’est la connexion
entre l’argent sale et la politique. Cela veut dire
que l’argent des Meziane est entre les mains des
hommes politiques, est-ce le cas ? Le parquet n’a
même pas évoqué le crime lié à la direction d’une
association de malfaiteurs.» Il explique en outre
que le blanchiment d’argent est lié à la dilapidation
des deniers publics, qui n’est pas clairement défini
par la loi. «Est-ce que l’argent de Sonatrach était
entre ses mains et qu’il l’a dilapidé ? Ceux qui dilapident cet argent sont ceux qui financent les clubs
de football, pour ne citer que ceux-là», affirme-t-il,
en notant que les enquêteurs «semblent ignorer» la
loi, en disant que le holding est illégal. «Sonatrach
est une affaire de personne. C’est un règlement
de comptes. Si la partie civile dit qu’elle n’a pas
évalué le préjudice, pourquoi sommes-nous ici
poursuivis pour dilapidation de deniers publics et
surfacturation. Puis arrive Abdelhamid Zerguine,
qui tombe du ciel, pour affirmer que les prix étaient
de 350 000 euros pour le mètre linéaire d’un pipe
de 48 pouces. Nous savons tous qu’entre Zerguine
et Meziane, il y avait un différend. La directrice des
ressources humaines dit que la promotion du fils
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de Meziane a été trop rapide. Meziane ne gère pas
le recrutement. La compagnie a bel et bien recruté
Réda Hemch qui faisait la pluie et le beau temps
à Sonatrach. Le PGD reçoit des directives et des
menaces de son ministre et tout le monde trouve
cela normal.» Il conclut en demandant au tribunal
de répondre «non» à toutes les questions qu’ils vont
poser à propos de Mohamed Meziane.
Mais avant cette plaidoirie, Me Miloud Brahimi,
avocat de trois accusés, Nouria Meliani, patronne
du bureau d’études privé CAD, Chawki Rahal,
ancien vice-président de l’activité commercialisation et Mustapha Cheikh, ouvre les plaidoiries.
Il qualifie de «sévère» le réquisitoire du parquet
général, auquel il précise qu’il «ne représente pas
le peuple mais le pouvoir exécutif et rien d’autre».
Il s’attaque également à la plaidoirie de la partie
civile qui a été, selon lui, aussi sévère, alors que
les accusés «bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’ils ne sont pas condamnés». Me
Brahimi rappelle au tribunal qu’il a été le premier
avocat à avoir été sollicité pour défendre les cadres
de Sonatrach. «A cette époque, Sonatrach disait
qu’elle n’avait subi aucun préjudice et, depuis
juillet dernier, le nouveau code de procédure pénale
prévoit que toute poursuite contre un cadre doit
être précédée d’une plainte préalable. Laquelle des
Sonatrach est aujourd’hui ici. Celle d’il y a 6 ans,
ou celle d’il y a quelques mois ?» lance l’avocat
avant d’évoquer l’affaire Sonatrach 2 qui, d’après
lui, est plus «grave». «Maintenant que le procureur
général d’Alger, Belkacem Zeghmati, a été relevé,
et que l’affaire est à l’arrêt, quelle est la position de
la partie civile et du parquet ?» se demande Me Brahimi avant de lancer : «Si en défendant une EPE,
vous parlez au nom du peuple, moi, je parle au nom
de la loi.» Une manière d’arriver aux violations
de la loi. D’abord, «le fait que les accusés soient
maintenus en détention depuis 6 ans est inadmissible et inconcevable», dit-il. Me Brahimi répond
encore une fois à l’avocat de Sonatrach qui a tenu,
selon lui, «des propos inappropriés» à l’encontre
de l’Italie, «la deuxième civilisation après celle de
la Grèce, et du groupe ENI, dont le premier patron
Matei était une personnalité mondiale, reconnue
et respectée». L’avocat rappelle au tribunal la loi
88/01, qui stipule que nul n’a le droit de s’immiscer
dans la gestion des EPE, «sauf en cas de vol ou de
corruption».
«POURQUOI N’AVOIR PAS CONVOQUÉ
RÉDA HEMCH»?
Me Brahimi s’offusque contre la décision de la Cour
suprême de rejeter tous les pourvois en cassation
introduits dans le cadre de cette affaire, sous prétexte que Sonatrach est un EPIC, soumis au code
des marchés. «Je suis pour le droit à l’erreur, mais
pas pour le droit à l’ânerie», affirme l’avocat. Il
revient à ses clients, d’abord Mustapha Cheikh,
qui a bénéficié d’une extinction des poursuites
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et qui risque une année de prison, puis Chawki
Rahal, poursuivi pour deux délits risque 3 ans de
prison et Nouria Meliani. Il se demande pourquoi
Réda Hemch n’a pas été convoqué, comme l’a été
sa cliente, Mme Meliani. «Elle est poursuivie pour
‘‘trafic d’influence’’. Où est Hemch sur lequel elle a
exercé ce trafic d’influence ? Nous sommes devant
une justice du tiers-monde. C’est une honte pour
la justice que de maintenir ces gens plus de 6 ans
en prison. Je demande l’application de la loi et
seulement la loi.»
«POURQUOI N’A-T-ON PAS ENTENDU
CHAKIB KHELIL ?»
Avocat de Chawki Rahal et de Abdelaziz Abdelouahab, Me Khaled Bourayou trouve que l’affaire
Sonatrach 1 «est purement judiciaire. Mais elle a
été politisée et utilisée pour régler des comptes. Ce
qui est étrange, c’est que celui qui est à l’origine de
ce dossier a été écarté de la scène…» Il revient aux
questions de droit, en affirmant, que les accusés
doivent bénéficier de l’application des nouvelles
dispositions du code de procédure pénale, qui
énoncent l’obligation d’une plainte préalable en cas
de poursuite contre les cadres dirigeants des EPE.
Il estime que la demande du parquet, d’appliquer la
loi, en ce qui concerne Abdelaziz Abdelouahab, est
de bon augure, mais que Chawki Rahal risque néanmoins une peine de 2 ans de prison. Il revient sur les
missions de son client qui suivait à la seconde les
cours du pétrole, étant donné qu’il était vice-président des activités commerciales. «Pourquoi dans
chaque affaire, on s’arrête aux PDG et les ministres
échappent au filet ? Est-ce parce que les ministres
ne sont pas corrompus ? Les décisions ont été
prises par le ministre qui est le seul responsable des
actes pour lesquels Chawki Rahal est poursuivi.
Pourquoi le ministre n’a-t-il pas été entendu ? Rahal est l’un de nos meilleurs cadres qui a consacré
plus de 40 ans au secteur pétrolier. Il est d’une compétence inouïe. Il a eu à assumer des missions aussi
importantes les unes que les autres.» L’avocat
plaide l’innocence de son client avant de passer à
Mustapha Cheikh qui, dit-il, a été réduit à un simple
plongeur dans une station d’essence, parce que la
chambre d’accusation lui a refusé l’extinction des
poursuites que le juge avait décidées. Il rappelle
que Cheikh n’a même pas négocié le contrat, et l’a
remis au service juridique pour le contrôler avant
d’apposer sa signature. «Comment le parquet général peut-il dire que le subordonné est aussi passible
de poursuite que son chef ? Que veut le parquet ?
Une rébellion du subordonné contre sa hiérarchie ?
Comment peut-on dire que Cheikh a abusé de la
fonction de son vice-président et de son PDG pour
imposer sa volonté. C’est absurde. Faites attention, votre décision doit mettre un terme à cela..»
Les plaidoiries se poursuivront aujourd’hui avec
d’autres avocats.
Salima Tlemçani
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L
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 8
ALGER INFO
DJAFFAR LESBET. Architecte sociologue
Djaffar Lesbet, architecte
DPLG sociologue, auteur
de l’ouvrage Gestion
urbaine et vide social,
s’exprime dans cette
interview sur la gestion
et l’entretien du
patrimoine immobilier
de la ville d’Alger et les
travaux de réhabilitation.
Aussi, il dénonce, sur un
ton pointu, le laisser-aller
des propriétaires, soulève
des zones d’ombre,
désigne les mécanismes
de subvention, à fonds
perdus, de l’Etat
providence, qui
participent, selon lui, à
une certaine
imprévoyance. Il
suggère, en revanche,
des solutions éthiques,
économiques, solidaires
et citoyennes.
Entretien réalisé par
M. Tchoubane
Alger est une ville où, hormis le
pôle urbain, La Casbah, quelques
îlots du fahs et les lotissements
nés depuis l’indépendance, tout a
été construit par l’administration
française. Mais ce patrimoine immobilier des XIXe et XXe siècles se
dégrade au fil des ans et l’espace
se «rurbanise». Votre commentaire ?
Ce n’est pas une question d’urbanité et encore moins de «rurbanité», selon les concepts importés,
mais tout simplement un problème
PHOTO : D. R.
«Entre engagement de l’Etat
et désengagement citoyen»
d’absence de vision politique globale. Durant la période coloniale,
l’Algérien était un citadin clandestin. Il vivait en ville, tout en étant
écarté, sans droit de profiter des
équipements, ni les moyens (chômage = pouvoir d’achat aléatoire).
Ainsi, autant avant l’indépendance
l’Algérien était un exclu de la
vie et de la ville, réduit à occuper
les espaces résiduels, autant après
l’indépendance la question du logement est devenue primordiale.
Elle revêt une dimension politique,
symbolique, sociale avant d’être
économique. Cette intention louable
a imprégné les comportements,
engendré des postures inciviles,
favorisé l’émergence des logiques
d’assistanat forcé, difficilement
conciliables avec les règles d’un
marché compétitif. Aujourd’hui, les
conjonctures, contraintes et obligations du marché mondial, font que
cette spécificité (générosité) respectable a atteint ses limites et est devenue contre-productive. La question
n’est pas de supprimer le social ou
de le réduire, mais de concilier les
actions généreuses (financements)
aux obligations de résultats. Trop
d’aide, sans contrepartie, alimente
qui est juste), ils ont désormais des
propriétaires responsables de l’entretien de leur propriété privée, souvent au-dessus des moyens de certains. L’Etat ne doit intervenir que
pour faire respecter et les droits et
les devoirs de chacun en corrigeant
les conséquences néfastes et autres
applications approximatives des lois
en vigueur relatives à la gestion du
parc immobilier (public et privé).
Tout comme il le fait pour les biens
vacants individuels. L’Etat n’assure
aucunement la réfection des façades
de villas. Pourquoi deux poids, deux
mesures, comment justifier une telle
différence de traitement ?
Justement, sous d’autres cieux,
il appartient aux propriétaires
de l’immeuble de faire le ravalement et ce sont eux qui reçoivent
l’injonction de le faire par la
commune. Aussi, le coût du ravalement est réparti entre tous les (co)
propriétaires pour ce qui est des
parties communes...
Effectivement, pour ce qui est de
l’entretien quotidien, c’est aux copropriétaires d’assumer les charges
de leurs immeubles. Autrefois, l’entretien collectif, que les habitants
(familles) apportaient à leurs habitations, s’appelait : ed dala. Mais au
nom de la modernité, nous avons répudié ed dala, procédé d’entraide et
de sociabilité, que nous maîtrisions
et qui a montré son efficience réelle
des siècles durant, pour la remplacer
par un organe virtuel «le syndic», un
fantôme ou «gestion immobilière»
factice. Depuis le vide social a été
comblé par un laisser-aller proverbial. Résultat des courses : nos villes
n’ont jamais été aussi sales et nos
immeubles jamais autant dégradés.
Les occupants ont développé une
animosité grandissante vis-à-vis de
leur environnement, une hostilité à
toute organisation, un refus de tout
paiement des charges — assurance,
impôts fonciers, taxe d’habitation
et autres —, alors que la loi les y
oblige. Les textes existent, mais
les comportements vont dans la
direction opposée. Tous empruntent
les sens interdits sans la moindre
sanction. Pour pallier cet abandon, l’Etat contraint les promoteurs
(publics et privés) à assumer ed
dala, c’est-à-dire gérer la maintenance des programmes promotionnels (sociaux et privés) durant
2 ans, le temps que les copropriétaires prennent en charge leurs
immeubles (diarhoum). Ceci pour
les promoteurs privés, et ad vitam
aeternam pour les offices publics,
comme l’OPGI, l’AADL, etc.
l’assistanat, développe la léthargie,
tout en dissolvant les responsabilités.
On assiste, depuis 2014, à une
opération de réhabilitation du
vieux bâti de la période coloniale.
Quel regard portez-vous sur ces
chantiers ?
Ce
sont
autant
de
chantiers
trompe-l’œil.
A ma connaissance, les biens vacants ont été cédés aux occupants à
des prix symboliques, défiant toute
concurrence. Les propriétaires ont
des droits et des devoirs. L’Etat
devrait limiter ses actions à son rôle,
celui d’un arbitre juste. L’Etat est
une réalité historique discontinue,
issue d’une suite de constructions
théoriques en mouvement. Il a pour
fonction l’organisation, la gestion,
la protection, la coercition et le
contrôle de ses administrés sur un
territoire délimité par les vicissitudes de l’histoire et reconnu par
les autres. L’Etat est un ensemble
d’institutions caractérisées par la
détention du monopole de l’édiction
de la règle de droit et de l’emploi de
la force publique pour remettre les
récalcitrants sur le droit chemin. En
Algérie, on exerce un droit sélectif
et aucunement contre les multiples
manquements aux civilités élémentaires.
On parle de 700 immeubles sur
1500 à Alger-Centre qui font l’objet de cette opération et ce sont
les pouvoirs publics qui prennent
en charge ce chantier à coups de
milliards. Qui doit assurer le ravalement ? Et si le copropriétaire
n’a pas les moyens, comment doit
opérer l’Etat, selon vous ?
Ce n’est pas une question de
chiffres, mais de responsabilité.
Quelle différence y a-t-il entre 700
ou 70 000 immeubles, si c’est l’Etat
qui paie ? A ma connaissance, les
biens vacants ont été cédés à leurs
occupants (à des prix modiques, ce
SUR LE VIF
PHOTO : EL WATAN
POUVOIR D’ACHAT !
Les citoyens aux revenus modestes sont prêts à faire la chaîne pour
un sachet de lait
Et que dit la loi en Algérie
concernant le ravalement ?
L’obligation décennale de ravalement des façades d’immeuble est
une mesure de salubrité publique,
dans tous les pays qui respectent
leur environnement. La loi impose
aux propriétaires d’entretenir les
façades et surtout de maintenir les
parties communes en bon état. On
peut envisager des mécanismes de
subvention en fonction du revenu
des ménages. Mais en aucun cas,
il ne s’agit de prendre en charge
les propriétés privées, sans contrepartie. Ne pouvant récolter la taxe
d’habitation, l’administration a fini
par trouver la parade pour se faire
payer en intégrant cet impôt à la facture d’électricité. Pourquoi pas pour
le reste ? Pour ce qui est de l’entretien obligatoire des biens privés
(charges, assurance, gros travaux,
etc.), on peut accorder des aides,
sous forme d’hypothèque, pour soutenir les propriétaires indigents. De
même, à peine 5% assurent leur logement, alors que plus de 90% leurs
voitures… ce n’est certainement
pas par civisme, mais par crainte du
policier. On peut envisager un mécanisme de substitution. L’Etat assure
les logements privés, des familles
indigentes et récupère sa mise lors
de leur vente. Ce sont généralement
les héritiers qui mettent le bien sur
le marché libre, car au final, c’est
grâce aux aides des pouvoirs publics
que le propriétaire a conservé le
standing de l’immeuble… C’est
gagnant-gagnant. L’Etat finance les
gros travaux de maintenance et
récupère son investissement (prêt)
lors de la vente du bien, par le propriétaire ou ses héritiers. Par contre,
ceux qui ont les moyens et qui par
incivisme n’ont pas respecté la loi,
la pénalité serait de cinq à dix fois
les frais engagés par l’Etat. Les
mécanismes d’aide, à fonds perdus,
sont, en grande partie, à l’origine de
la déliquescence de nos villes et participent à la détérioration de notre
patrimoine classé. Les propriétaires
de La Casbah, avant l’indépendance, étaient responsables, au sens
plein du terme, de leur maison. Ils
l’ont entretenue jusqu’à l’indépendance, puis l’Etat s’est substitué
à leurs responsabilités et en a fait,
comme pour les occupants des biens
vacants, des assistés permanents.
Depuis, la déliquescence se répand
et les délabrements succèdent aux
démolitions avec attribution de logement à la clé. Ils sont condamnés à
laisser s’effondrer leur maison ou
à accepter n’importe quels travaux
de restauration approximative. Si
on veut redonner à la ville son
emblème d’Alger la Blanche et la
reconstruire, il faut rompre avec
l’assistanat, en mettant en place les
passerelles nécessaires pour renouer
avec la responsabilité collective.
Que voulons-nous ? La logique veut
que «tout ce qui n’est pas interdit est
autorisé». La maxime algérienne est
«tout ce qui n’est pas explicitement
autorisé est interdit». Il devient dès
lors urgent de choisir entre «une Algérie composée d’assistés», ou «une
société formée de citoyens égaux en
droits et devoirs».
M. T.
HORAIRES DES PRIÈRES
Alger et ses environs
JEUDI 11 RABIE EL THANI 1437
Fadjr ..........06.28
Echourouk...07.58
Dohr………… 12:59
Asser………...15.41
Maghreb…...18.04
Îcha……....... 19.26
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 8
CONSTANTINE INFO
POUR BÂTIR UNE MAISON À OUED HAMIMIME (EL KHROUB)
P OR T RA IT
Une famille malmenée pour
un permis de construire
CHAHINEZ NEGHOUACHE.
Comédienne et metteur
en scène
● Après cinq ans d’attente, la situation demeure bloquée pour des propriétaires
PHOTOS: EL WATAN
qui crient à l’injustice.
Les travaux sont encore au stade de la plateforme
C
’est l’histoire triste et
révoltante de la famille
Boukchour, qui rêvait
d’avoir un toit digne sur son
propre terrain, mais qui s’est
retrouvée victime des engrenages d’une administration
ne voulant pas se débarrasser
de ses vieux réflexes bureaucratiques. Pour une histoire
de permis de construire, cette
famille vit depuis 5 ans un
cauchemar. Cela commence
en 2009 quand M. et Mme
Boukchour, retraités habitant
un chalet délabré menaçant
ruine à la cité PMA à Oued
Hamimime, dans la commune
d’El Khroub, décident de
construire une maison sur
leur propriété. «Le 4 avril
2009, nous avons déposé un
dossier de demande d’un permis de construire auprès des
services de la commune d’El
Khroub par le biais d’un
bureau d’études. Le dossier
a été approuvé par les mêmes
services et transmis à la direction de l’urbanisme et de la
construction (DUC) avec un
avis favorable pour terminer
la procédure», déclare Mme
Boukchour. Toutefois, le délai
réglementaire accordé par la
loi à l’administration pour
rendre une réponse au demandeur, qu’elle soit favorable ou
défavorable, a expiré. Auto-
matiquement et selon le code
communal, les membres de
cette famille ont entamé les
travaux en septembre 2010,
convaincus qu’ils étaient
d’être en règle vis-à-vis de
la loi qui régit les permis de
construire. «Parallèlement à
cela, nous avons formulé des
réclamations auprès de la
commune d’El Khroub et de
la DUC, mais à notre grande
surprise, on nous apprend
que notre dossier a disparu ;
toutes nos requêtes adressées
aux responsables des services
de la commune pour retrouver ce dossier sont restées
infructueuses», a affirmé Mme
Boukchour. «Le 4 octobre
2010, les services techniques
de la commune d’El Khroub
sont venus sur les lieux pour
un contrôle, et comme par
hasard le dossier, qui a longtemps disparu, a réapparu»,
a indiqué notre interlocutrice.
Cette dernière précise que
leur dossier a été archivé
sans les informer de la décision de la DUC et de l’avis
défavorable qui y figurait avec
comme seule réserve «zone
inondable». Les propriétaires
ont dû arrêter les travaux suite
à cet avis, pour entreprendre
des réclamations qui se sont
soldées par un avis favorable.
«Nous avons déposé un autre
dossier pour régularisation
puisque la réserve de zone
inondable a été levée. C’est à
ce moment que les problèmes
ont commencé avec les services techniques de la commune d’El Khroub, qui ont
refusé de régler le problème»,
révèle Arbia Boukchour. «A
ce jour, nous n’avons rien
construit ; nous pataugeons
dans la boue pour accéder à
notre chalet ; cette attitude
qui nous a causé d’énormes
désagréments est due à notre
refus d’accepter les solutions
illégales et contraires à la
loi», se plaint-elle.
PLAINTE POUR ABUS
D’AUTORITÉ
Mme Boukchour n’est pas au
bout de ses peines. «Ma surprise fut grande quand j’ai
constaté qu’il s’agissait d’un
complot des services de la
commune d’El Khroub, avec
la complicité d’un voisin.
Quand j’ai poursuivi en justice
ces commis de la commune
pour abus d’autorité et trafic
d’influence, ces derniers ont
impliqué une tierce personne
dans l’affaire ; cette personne
n’est autre que mon voisin»,
dénonce-t-elle. Dans les documents dont El Watan détient
une copie, le voisin impliqué
a témoigné que la maison de la
famille Boukchour bloquerait
la vue et la façade de sa villa,
réalisée dans une zone non
constructible (El Watan détient
une copie du plan des terrains).
«C’est tellement aberrant, car
les mêmes services m’ont proposé de changer le plan de ma
maison pour que la façade de
mon voisin, qui est orientée
totalement vers mon terrain,
ne sera pas bloquée», a-t-elle
regretté. Cette situation suscite
de nombreuses interrogations.
Pourquoi on implique le voisin dans cette affaire ? Après
5 ans d’attente, pourquoi on
refuse toujours de livrer le
permis de construire à cette
famille qui est dans son droit ?
«Pourtant plusieurs personnes
ont construit des maisons dans
des zones inconstructibles
sans permis de construire, et
elles n’ont pas été inquiétées»,
ajoute Arbia Boukchour.
Actuellement, cette famille
détient deux expertises, (dont
El Watan dispose d’une copie)
l’une de la part de la DUC et
l’autre d’un expert désigné par
la justice, qui prouvent que la
famille Boukchour est dans les
règles sur sa propriété, et elle
agit dans le respect de la loi et
du plan de construction. «J’ai
été humiliée par les services
de la commune d’El Khroub.
Depuis 2011, j’ai envoyé plusieurs correspondances à tous
les responsables concernés, y
compris le maire d’El Khroub
et le wali de Constantine.
Malheureusement je n’ai reçu
aucune réponse. Il faut payer
cher pour faire respecter la loi.
J’ai perdu beaucoup d’argent
dans cette affaire, non seulement
à cause des travaux, mais aussi à
cause des frais de justice», précise Mme Boukchour.
Pour notre part, nous avons essayé de contacter les services
techniques de la commune d’El
Khroub pour avoir leur version
des faits. Ils ont refusé de nous
faire la moindre déclaration. De
son côté, le président de l’APC
d’El Khroub, Abdelhamid Aberkane, s’est contenté de nous
dire qu’il est en train d’étudier
l’affaire et que le dossier sera
pris en charge.
Yousra S.
CRIME D’EL KHROUB
LE PRÉSUMÉ COUPABLE INCARCÉRÉ
Le procureur du tribunal d’El Khroub a
ordonné une détention préventive pour
le présumé assassin d’un jeune homme
répondant aux initiales H.A., âgé de
36 ans, selon un communiqué des
services de la sûreté de wilaya de
Constantine. Rappelons que les faits de
cette affaire remontent à vendredi
dernier. Vers 19h, le jeune homme a été
découvert mort dans un salon de
coiffure à la cité 1200 Logements, dans
la ville d’El Khroub. Le corps a été
découvert décapité à l’arrière boutique
du salon de coiffure, sans la tête, les
bras et les jambes. Ces derniers ont été
retrouvés dans un fût placé à l’intérieur.
Les services de sûreté de wilaya ont
diligenté une enquête, quand le
coupable s’est rendu, le 15 janvier
dernier vers 19h, accompagné de son
frère pour passer aux aveux.
L’assassin a avoué qu’il avait tué
son voisin, tout en montrant
à la police où il a caché le corps.
Selon les résultats de l’enquête, le
crime a eu lieu le 11 janvier dernier.
Le coupable a tenté de se cacher dans
plusieurs endroits pour finir par se
rendre aux services de la sûreté de la
Y. S.
daïra d’El Khroub.
LE FABULEUX DESTIN
D’UNE FEMME DE
THÉÂTRE
Q
uand elle évoque sa carrière théâtrale, Chahinez
Neghouache parle d’une véritable rencontre avec le
destin. Son histoire commence par une anecdote, qu’elle
raconte le sourire aux lèvres. «J’avais une amie qui faisait
du théâtre amateur au sein d’une association à la maison de
jeunes de la cité Filali. Un jour, elle avait un empêchement et
elle ne pouvait pas y aller ; elle m’a chargée d’aller informer le
responsable de la troupe, mais contre toute attente, ce dernier
m’a demandé de la remplacer, et c’est comme ça que je me suis
retrouvée sur scène», raconte-elle. De ces débuts en 2001 au
théâtre pour enfants, alors qu’elle n’avait que 21 ans, Chahinez
note qu’elle a été encouragée par Mohamed-Cherif Bouaâker,
plus connu sous le pseudonyme Zinou, président de l’association 100 % Culture. Avant de faire son intrusion dans le monde
du théâtre, Chahinez a préféré encore terminer ses études à
l’Institut des beaux-arts de Constantine. Une fois le diplôme
en poche, elle y fera une entrée fulgurante en 2005 au Soudan
où elle a décroché le prix du meilleur rôle féminin au Festival
international de la jeunesse. En 2006, elle a son premier rôle au
Théâtre régional de Constantine (TRC) dans la pièce Aïssa Tsunami. S’ensuivra une série de rôles dans les pièces El Haouet
ouel Qasr (le pêcheur et le palais) en 2007, Elloûba (le jeu) en
2008, Tartuffe en 2009 et Sibaq el houria (la course de la liberté)
en 2010. Après un passage au Théâtre régional de Skikda, elle
revient à Constantine pour s’illustrer au sein de la coopérative
culturelle Echamaâ (la bougie) du théâtre pour enfants, créée
en 2012, où Chahinez fera exploser ses talents de comédienne
et de scénographe. Avec de jeunes talents prometteurs et pleins
d’énergie, à l’instar de Nedjla Tarli, Mouni Boualem, Chaker
Boulemdaïs et Ramzi Labiodh, l’association avait fait feu de
tout bois grâce à sa pièce «Aarabet El Ahlem» (le chariot des
rêves) produite en 2012. Une œuvre qui a raflé les succès dans
les festivals du théâtre pour enfants. «Malgré les faibles moyens
et les répétitions effectuées dans un petit local des scouts, nous
avions cru en nos possibilités et travaillé dur pour mériter ce
succès», révèle Chahinez.
Cette dernière mettra en scène en 2013 avec la même association
une pièce pour adultes intitulée Khalf El abouab (Derrière les
portes) d’après une œuvre de Sarhane Abu Zeitouni. Une œuvre
qui fera sensation en raflant un bouquet de prix aux festivals
du théâtre amateur à Mostaganem et Béjaïa. «C’est cette pièce
qui nous a fait connaître et nous a ouvert les portes grandes
pour confirmer notre talent sur la scène du théâtre», poursuit
Chaninez. «J’ai beaucoup appris au sein de cette association,
comme j’ai profité pour apprendre encore plus les techniques
de la mise en scène grâce aux ateliers organisés durant les festivals», avoue-t-elle avec modestie. La consécration pour cette
jeune metteure en scène persévérante viendra en 2014, avec la
production de la pièce Nissa El Madina (Les Dames de la ville),
adaptée d’une œuvre de Shakespeare. Une pièce qui fera date
dans l’histoire du TRC, 40 ans après sa création, puisqu’il s’agit
de la première œuvre réalisée par une femme. Elle sera primée
au Festival du théâtre féminin à Annaba en 2014 et à celui du
théâtre comique de Médéa en 2015. Pour Chahinez, qui savoure
avec plaisir son parcours réalisé jusque-là sur les planches, c’est
une motivation pour elle, afin de mieux faire à l’avenir, surtout
que sa tête est encore pleine de projets.
S. Arslan
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 8
RÉGION OUEST
TRANSFERTS ILLICITES DE CAPITAUX À L’OUEST
CHLEF
Huit milliards
de centimes
détournés à la CNEP
La Douane a transmis
97 dossiers à la justice
● Ces affaires concernent des importateurs qui ont bénéficié des avantages accordés
par les dispositifs de l’ANDI et l’Ansej pour l’importation d’équipements ou de chaînes
de production et qui ont procédé à des surfacturations.
«La direction régionale des Douanes
d’Oran a transmis 97 affaires à
la justice pour transferts illicites
de capitaux», a déclaré, hier, M.
El Hadi, directeur régional des
Douanes, en marge d’une conférence
sur la numérisation des Douanes
à l’Ecole nationale des Douanes
d’Oran. Ces affaires concernent
des importateurs qui ont bénéficié
d’avantages accordés par les
dispositifs de l’ANDI et de l’Ansej,
pour l’importation d’équipements ou
de chaînes de production et qui ont
procédé à des surfacturations. Ces
dossiers, dont le montant est estimé
à plusieurs millions d’euros, ont été
enregistrés durant l’année 2015, ce
qui a contraint la direction régionale
des Douanes à prendre les mesures
qui s’imposent dans de tels cas. Par
ailleurs et en prévision de la Journée
mondiale des Douanes, placée cette
année sous le slogan «Des Douanes
numériques», le responsable a rappelé
que le nouveau code des Douanes,
approuvé par le gouvernement, porte
sur une nouvelle vision plus moderne
de l’institution à travers la création
d’un guichet unique pour toutes les
opérations douanières. Ceci évitera
l’intervention de l’agent douanier et
Huit milliards de centimes ont été détournés vers la fin 2015, en l’espace
de deux mois, dans un établissement financier de la ville de Chlef, selon
un communiqué de la sûreté de wilaya, qui ne donne toutefois pas le nom
de cet établissement. Cependant, à en croire une source sûre, il s’agit de
l’agence CNEP-banque du centre-ville.
L’affaire, impliquant 13 fonctionnaires, remonte à la fin de l’année
écoulée, lorsqu’un client a constaté qu’une importante somme avait été
retirée de son compte à son insu. L’enquête aussitôt déclenchée par les
éléments de la brigade économique de la sûreté de wilaya a permis, selon
le même communiqué, de découvrir un vaste trafic de manipulation
des comptes touchant de nombreux clients, dont des nationaux établis
à l’étranger. La même source précise que les mis en cause procédaient
par des moyens détournés à des retraits d’argent sur les comptes des
clients, notamment ceux sans mouvement, ajoutant que le détournement
a atteint la somme de 8 milliards de centimes. Déférés devant le magistrat
instructeur du tribunal de Chlef, l’accusé principal et ses trois complices
ont été écroués tandis que les 9 autres accusés ont été placés sous contrôle
judiciaire.
A.Yechkour
permettra donc un gain de temps et
un dédouanement dans les délais des
marchandises importées. Outre ce
guichet, les nouvelles dispositions
annoncées dans le code des
Douanes prévoient également des
déclarations numériques avec une
généralisation de l’outil informatique
et une formation des ressources
humaines. Par ailleurs, cette
conférence a coïncidé avec la sortie
d’une promotion de 200 inspecteurs
principaux, des douaniers stagiaires
qui ont suivi une formation théorique
et pratique à l’Ecole nationale des
Douanes d’Oran.
F. A.
SELON LA POLICE
SALON DE L’AGRICULTURE AGRI PRO À ORAN
re
Baisse de la criminalité
à l’ouest du pays
a baissé de 34% dans les 12 wilayas de l’ouest
annoncé, hier à Oran, l’inspecteur régional de la sûreté,
L edutauxpays,deacriminalité
Ouahrani Mohamed. Cette amélioration a été possible, selon le même
PHOTO : ABDELKRIM B.
Coup d’envoi de la 1 édition
Vue du Salon Agri Pro
B
eau présage pour ses
organisateurs : c’est
sous une pluie battante que
er
le 1 Salon de l’agriculture
d’Oran (Agri Pro Expo)
a ouvert ses portes, hier,
au niveau du Centre de
conventions d’Oran (CCO).
Etalé sur une superficie de
presque 5000 m², le Salon
a vu la participation d’une
centaine d’exposants,
représentant les secteurs
de l’agro-industrie et de
l’agro-équipement. Le
groupe Kherbouche a saisi
cette occasion pour exposer
fièrement son 1er tracteur
algérien, conçu et réalisé
en collaboration avec
l’allemand Same DeutzFahr. Ce tracteur devrait
être commercialisé dès
cette année. Idem pour le
constructeur de véhicules
utilitaires Foton, qui a pris
un espace assez conséquent
et a exposé sa gamme
conçue justement pour le
monde agricole. Le Salon a
également drainé plusieurs
acteurs des industries en
rapport avec l’agriculture,
notamment celles liées
aux
phytosanitaires,
traitement de l’eau, élevage,
insémination, filière du
lait, irrigation, ouvrages
agricoles, espaces verts et
vétérinaire.
Le stand, qui abritait
les représentants du
R20 et l’organisation
environnementale créée par
Arnold Schwarzenegger,
n’a pas désempli. Signalons,
par ailleurs, qu’une partie
du public a été ravie, lors de
cette journée inaugurale, de
participer aux différentes
dégustations offertes par
la multitude de marques.
Les organisateurs, qui
s’attendent à plus de 30 000
visiteurs, veulent faire de cet
événement une référence en
communication spécialisée
et un Salon unique pour les
professionnels du secteur.
K. A.
AMMI MOUSSA (RELIZANE)
Les lycéens grelottent de froid
P
e
our la 4 journée consécutive,
les élèves du lycée technique
Ahmed Kessous à Ammi Moussa,
au sud-est du chef-lieu de wilaya,
n’ont pas suivi leurs cours pour
dénoncer les conditions déplorables
de leur scolarisation. Déterminés à
faire entendre leur cri de détresse, les
lycéens investissent chaque jour leur
établissement et se regroupent dans
la cour en réclamant la présence du
directeur de l’éducation qui, selon eux,
n’a pas tenu ses promesses. «Nous ne
pouvons suivre nos cours dans des
salles glaciales», ont tonné les élèves,
ajoutant que cet établissement manque
de tous les moyens pédagogiques.
«Sa bâtisse menace ruine et même
l’électricité est souvent coupée».
«Lors de sa visite dans la région en
novembre dernier, le wali a exhorté les
responsables du secteur de précipiter
les travaux d’installation du chauffage
au niveau du lycée de la ville pour nous
y transférer, mais rien n’a été fait»,
a souligné Karim, un élève de la 3e
AS. Cela dit, près de 4 mois après le
passage du wali et son injonction, le
statu quo persiste et les lycéens sont
vraisemblablement appelés à patienter
encore pour espérer suivre leurs
cours dans les conditions souhaitées.
Issac B.
responsable, grâce aux nouvelles approches adoptées par la police,
notamment le principe de proximité, qui souligne le rôle du citoyen
dans la lutte contre le crime. Lors d’un point de presse consacré au bilan
de l’année 2015, les responsables des différents services de police ont
révélé que les méthodes appliquées ont permis de mettre hors d’état
de nuire plusieurs bandes de malfaiteurs. «L’arrestation de plusieurs
bandes de malfrats, la lutte contre le crime organisé et le démantèlement
de plusieurs groupes ont permis de réduire sensiblement l’insécurité en
2015. Nous avons eu à démanteler 12 bandes criminelles en 2015, contre
28 en 2014», a déclaré M. Ouahrani, qui rappelle les affaires de guerre
des quartiers Zabana et Emir Abdelkader à Arzew, ou encore Medioni
et El Hamri à Oran. «Nous avons procédé à plusieurs arrestations et
réglé plusieurs affaires. Aujourd’hui, vous pouvez constater que des
femmes peuvent circuler librement à des moments différents de la
journée et de la nuit. Vous pouvez utiliser votre smartphone sans crainte
dans la rue. La stabilité est de retour», a déclaré le patron de la police.
«A Oran, nous avons reçu plus de 91 000 appels téléphoniques sur le
numéro vert de la police, le 15-48», a-t-il dit. Toutefois, évoquant le lien
entre les crimes enregistrés et le trafic de drogue, le conférencier a mis
l’accent sur la nécessité de sensibiliser les jeunes sur les dangers des
nouvelles drogues comme l’ecstasy. «La lutte contre le trafic de drogue,
comme le cannabis, a poussé les contrebandiers à opter pour d’autres
drogues comme l’ecstasy. Les raisons sont évidentes : elles sont faciles à
transporter et échappent au contrôle classique. Ces drogues poussent les
consommateurs, notamment les jeunes, à avoir un comportement agressif
et parfois à commettre des crimes», a-t-il déclaré. Redouane Benchikh
MOSTAGANEM
Une conduite d’eau éclate
sur la route d’Oran
ne conduite d’eau d’un diamètre important a éclaté au niveau
la RN11, reliant Oran à Mostaganem, plus précisément à Sidi
U
Mansour, dans la commune de Fornaka (wilaya de Mostaganem)
mercredi à l’aube.
La route, qui a été inondée par les eaux à grand débit, a causé des
dommages à plusieurs véhicules. Le pire a été évité. Suite à l’obstruction
de cette route par le sable et autres débris, des équipes et des engins ont été
mobilisés pour ouvrir cette route à double voie et procéder à la réparation
du tuyau endommagé. La voie Mostaganem-Oran a été ouverte quelques
heures après et les éléments de la gendarmerie ont régulé la circulation
automobile alors que la 2e voie Oran-Mostaganem est toujours fermée et
les automobilistes sont contraints d’emprunter une déviation en passant
par le pont de Fornaka. Selon des sources proches des services concernés,
plus de 200 engins entre pelles mécaniques et camions ont été mobilisés
pour l’ouverture de cette voie. Il s’agit du 2e cas enregistré au niveau de
ce tronçon routier. Le 10 novembre 2010, le déboîtement d’une conduite
en béton de 2 m de diamètre a occasionné des dégâts assez importants à
plus d’une dizaine de véhicules.
T. L.
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 9
RÉGION EST
TRANSPORT
URBAIN À MILA
ÉROSION DU POUVOIR D’ACHAT À JIJEL
Les ménages mis à rude épreuve
Le calvaire des
usagers
L
● Dans les marchés de la ville, les prix sont affichés, mais les acheteurs hésitent.
DESSIN : SOUHAYLA
H
ormis la pomme de terre qui fait le petit
bonheur des ménages à faible revenu ces
jours-ci, les autres produits de première
nécessité ne cessent de connaître des hausses
terrifiantes pour ces mêmes ménages. Dans
la wilaya de Jijel, le contexte est le même que
dans les autres régions du pays, où les familles
à faible revenu sont de plus en plus confrontées
à des situations pénibles pour joindre les deux
bouts.
Dans les marchés de la ville, les prix sont affichés, mais les acheteurs hésitent. Si la pomme
de terre, plat du pauvre par excellence, est à
40 DA le kilo, les autres produits sont inaccessibles. Carottes, navets, poivrons, tomates ou
laitue, pour ne citer que ces produits que l’on
demande, sont exposés à des prix qui n’encouragent pas les personnes à modeste revenu à
s’en approcher. Plus répugnants encore, les
fruits sont loin d’être à la portée du commun des
consommateurs. Fruits de saison, les oranges
et les mandarines narguent les consommateurs
et s’affichent à des prix variant entre 150 et
200 DA le kilo. Il est encore de même pour la
sardine, inaccessible depuis des années avec
son prix qui ne descend pas sous la barre des
450 DA le kilo pour un produit souvent sorti
de frigo et de piètre qualité. Le consommateur
n’est pas encore au bout de ses peines face à
l’érosion de son pouvoir d’achat, qui le prive
de goûter à la viande, fut-elle blanche, puisque
le prix du poulet oscille entre 320 et 350 DA
le kilo. La viande rouge est, pour certains, inscrite au domaine de l’interdit de par son prix
décourageant, qui dissuade tout consommateur
à faible revenu de la demander. Le contexte est
encore plus effarant pour les légumes secs, aliments de base des bas revenus. A 200 DA le kilo
chez l’épicier du coin, ces produits deviennent
de plus en plus inabordables. A cela s’ajoutent
les dépenses quotidiennes entre le lait, le pain
et ce qui reste encore des petits besoins de ces
ménages à dépenses limitées. L’augmentation
des produits énergétiques est de nature à achever ce qui reste de ces maigres dépenses avec
l’annonce de la hausse des factures d’électricité,
après le passage à un autre prix du carburant.
«Nous n’avons plus qu’à prendre notre mal en
patience et prendre pour témoin dieu sur ceux
qui nous ont réservé ce sort, priver les gens de
manger à leur faim, c’est un crime contre les
citoyens, nos salaires ont été réduits en cendre
par les augmentations intervenues», peste un
quinquagénaire, qui avoue éprouver les pires
difficultés à subvenir aux besoins élémentaires
de sa famille de six membres.
Adam S.
PARUTION. BISKRA, FIEF DU
H’AKIM SAÂDANE (1927-1048)
Abdelhamid Zerdoum s’intéresse
au docteur Saâdane
ETUSSA DE SOUK AHRAS
Les travailleurs protestent de nouveau
L
es travailleurs de l’Etussa (Entreprise des transport urbain et suburbain de Souk Ahras) ont observé, hier à 11 heures, un arrêt de travail d’une heure en signe de protestation contre ce qu’ils qualifient de
«tentative de bradage de l’entreprise dictée par des milieux financiers,
de connivence avec un membre du bureau de wilaya de l’UGTA». Des
transporteurs privés, aux noms forts révélateurs, affectés récemment à
des lignes déjà saturées et où les usagers n’ont jamais connu de crise au
lieu de certaines agglomérations qui ne sont pas encore desservies par les
transporteurs urbains, en sont la cause apparente. En filigrane figurent
également des problèmes socioprofessionnels et un refus flagrant du
droit à l’exercice de l’activité syndicale, bafouée aux premières tentatives d’opérer un changement à la tête de la section qui doit représenter
les travailleurs. «Nous savons pertinemment que le transport urbain et
suburbain est géré à distance par des milieux opulents et cela ne nous
regarde nullement (…) ce qui nous intéresse, nous employés de l’Etussa,
c’est ce projet déjà visible de l’essoufflement prémédité de l’entreprise,
et ce, avec la complicité de pseudo-syndicalistes dopés par les recettes
des transporteurs prête-noms», a déclaré, hier, à El Watan, l’un des représentants des grévistes. Nos tentatives pour joindre Djamel Gheraïbia,
le directeur de l’Etussa sont restées vaines. Sortis de leurs gonds pour
demander des élections démocratiques d’un nouveau président de leur
section syndicale qu’ils considèrent sans impact sur leur vie professionnelle, les 70 travailleurs de l’Etussa ralliés par d’autres employés du
même secteur exerçant dans les autres communes, en ont été privés par
des procédés d’usure. «Notre première protestation était en apparence
syndicale, mais elle portait d’autres préoccupations que l’on devait véhiculer par le biais d’un circuit légal. Chose qui fut appréhendée à cause
des intérêts qui étaient et qui sont encore en jeu», a étayé notre même
interlocuteur qui y voit une affaire truffée de scandales. Les protestataires
ont repris le travail mais promettent l’escalade.
A. Djafri
DÉRAILLEMENT D’UN TRAIN DE MARCHANDISES À LOUTAYA (BISKRA)
PHOTO: EL WATAN
Un mort, deux blessés et de gros dégâts matériels
U
n train de marchandises composé de
7 wagons remplis de blé et 7 autres de
ciment, roulant vers Biskra en provenance
de Batna, s’est renversé hier matin vers 4h30
au point kilométrique 167+380 dans la commune de Loutaya, à 35 km au nord de Biskra.
On déplore le décès du chef de train, Ahmed
Salaheddine Nehaïli, âgé de 28 ans, dont le
corps a été sectionné en deux.
Le mécanicien, Ramdhane Zarzour, et le chauffeur, Amor Rezzig, âgés respectivement de 30
et 56 ans, ont été grièvement blessés dans ce
spectaculaire accident survenu en bordure de la
RN3 près de l’oued Lhaï traversant le hameau
Sebaâ Mgataâ dans une zone montagneuse
difficile d’accès pour les véhicules des secouristes et ceux des gendarmes de la brigade de
Loutaya, qui sont intervenus pour délimiter un
périmètre de sécurité et procéder aux constations des faits. Les victimes ont été transportées
vers l’hôpital Bachir Bennacer de Biskra par
les agents de la Protection civile. L’enquête se
poursuit afin de déterminer les causes de ce déraillement. Présents sur les lieux du sinistre, le
directeur des transports de Biskra et le responsable de circonscription des mouvements de la
SNTF attendent les résultats de l’analyse de la
boîte noire pour faire par de leurs conclusions.
Vitesse excessive du convoi qui aurait raté un
virage en épingle ? Vétusté de la voie ferrée
qui a été endommagée sur plusieurs dizaines
de mètres ? Défaillance humaine ayant mené à
ce drame qui a causé la mort d’un travailleur et
de graves blessures à deux autres ainsi que de
gros dégâts matériels ? Toutes les pistes sont
étudiées avec minutie par les enquêteurs, a-t-on
appris sur les lieux de l’accident.
Hafedh Moussaoui
es utilisateurs du transport urbain sont astreints
quotidiennement à un véritable parcours du
combattant. Et pour cause, les J9 et les J5 en
activité ne sont, dans la plupart des cas, que des tacots
qu’on croirait appartenir à l’Antiquité, car n’offrant
ni un minimum de commodités et encore moins un
quelconque respect et de la considération de la part des
conducteurs et des receveurs à l’endroit des usagers.
Ces derniers sont à la limite traités comme du bétail
dès lors que le chauffeur de l’engin ne daigne mettre
fin au supplice des prestataires que lorsque le véhicule est plein à craquer. Le calvaire exacerbé par des
moyens de locomotion lamentables juste bons pour la
reforme : sièges déglingués, saletés, poussière, vitres
coincées et manque d’aération, peut durer plusieurs
minutes interminables. La souffrance des usagers est
quasi intenable, mais le premier qui s’en plaint se verra
parfois essuyer des remarques bien désobligeantes, sinon prié de f… le camp. Au chapitre de la tarification,
l’anarchie est à son paroxysme. Nous avons en effet
constaté et (re)constaté de visu que les préposés au
transport urbain se gardent bien de délivrer des tickets
à la clientèle qui, de son côté, ne s’en offusque nullement. A ce titre précis, les «indélicatesses» foisonnent
et sont commises au vu et au su de tous, car les rotations taxées à 7 et 8 dinars sont en fait comptabilisées
à 10 dinars et le jeune convoyeur ne se donnera qu’en
de très rares cas la peine de vous restituer les deux ou
trois piécettes dues au sempiternel motif de rareté de la
petite monnaie.
M. Boumelih
Abdelhamid Zerdoum, né en
1929 à Biskra, est un auteur
prolifique, toujours aussi
intéressé par le passé de la
Reine des Zibans, à laquelle
il a consacré pas moins de 13
ouvrages retraçant l’histoire
de la ville du temps de l’arrivée des Arabes, l’influence des
Turcs, l’empreinte des Français, la vie des artistes et des musiciens, des sportifs,
des scouts, des partis et des syndicats et de la situation
y prévalant durant la Seconde Guerre mondiale. Il récidive cette fois avec un nouvel opuscule consacré au
valeureux martyr Hakim Saâdane, intitulé Biskra, fief
du h’akim Saâdane (1927-1048), publié aux éditions
Guerfa. Véritable mine d’informations sur le parcours
de ce médecin né en 1895 à Batna, dont la vie se mêle
directement avec celle du combat des Algériens pour
le recouvrement de leur liberté, cet ouvrage de 100
pages est organisé en chapitres titrés et agréables à
lire tant il recèle une myriade d’informations sur les
événements et les acteurs de cette époque trouble de
l’Histoire nationale, où colonialistes, partisans de
l’intégration et patriotes algériens se menaient une
guerre sans merci. Elaboré avec minutie et avec un
souci du détail qui laissera pantois l’historien tout
autant que le lecteur lambda, ce livre rend hommage et
rectifie une ignominie faite au docteur Ahmed Cherif
Saâdane, grand oublié des annalistes et chroniqueurs
de l’histoire nationale. Celui-ci consacra sa vie à aider
bénévolement les plus démunis, à dénoncer les injustices du colonialisme, à s’élever contre le bachagha
Bengana et ses sbires, à militer contre les orientations
politiques des Messalistes et à refuser les honneurs de
la République française qu’il accusa de «bafouer en Algérie les principes d’égalité et de fraternité entre tous
les êtres humains qu’elle a pourtant elle-même édictés
au monde», lancera-t-il à la face de ses pairs quand il a
été élu député du 2e collège en 1946. Emprisonné pour
sédition et incitation à la révolte contre l’ordre établi,
le docteur Saâdane ne reniera jamais ses convictions et
son attachement à la liberté des Algériens. Ayant vécu
à Biskra de 1927 à 1948, année de son décès en France
des suites d’une maladie, cet homme considéré, par A.
Zedoum, comme l’un des pères fondateurs de la nation
algérienne, est enterré selon ses vœux au cimetière de
Laâzilet. Combien le savent et vont rendre hommage
à ce martyr, dont une avenue de Biskra et un lycée
portent aujourd’hui le nom ?
H. M.
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 9
KABYLIE INFO
LES CONSEILLERS
DE L’ÉDUCATION
PROTESTENT
Grève
des étudiants L
● Les étudiants réclament la reconnaissance de leur
«comité autonome» et l’ouverture du dialogue avec les
responsables de l’université.
DRAÂ BEN
KHEDDA
GROGNE À LA
CITÉ CHABA
Les habitants de la cité Chaba de
Draâ Ben Khedda réclament
«l’arrêt de poursuites
judiciaires prises par la direction
de wilaya de Sonelgaz» à leur
encontre. Cette cité comprend
248 logements F3 attribués, il y a
près de 40 ans, à des ouvriers de
l’ex-Sonitex (usine de textile).
Ces derniers, qui étaient dans
leur quasi-totalité des anciens
moudjahidine et des fils de
chouhada et ayant pris leur
retraite il y a 15 à 20 ans pour
certains, sont contraints de
réaliser des extensions,
notamment sur les courettes
desdites habitations pour
dégager des abris à leurs enfants
en âge de fonder un foyer.
Lesdites extensions ont été
effectuées avec le consentement
des autorités de l’époque,
au-dessus des conduites
d’alimentation en gaz naturel.
Plus tard, avec la multiplication
des familles, le réseau du gaz a
nécessité une réfection pour
faire bénéficier l’ensemble des
logis en cette énergie, comme
l’ont fait d’ailleurs «sans
problèmes» le service des eaux
concernant l’AEP, nous a-t-on
indiqué.
«La direction de Sonelgaz nous a
exigé de payer encore des frais
de branchement des compteurs
au terme des travaux. Or, les
chefs de ces familles sont de
modestes retraités qui ne
peuvent pas faire face, d’où notre
refus et nos diverses
protestations à la suite des
convocations à la justice»,
déplorent les citoyens
concernés.
A noter enfin que le chef de daïra
a reçu une délégation de ces
citoyens en présence de la
représentante de Sonelgaz. Une
solution aurait été dégagée à ce
Salah Yermèche
conflit.
a hausse des prix atteint de plein fouet le secteur du bâtiment. Les augmentations opérées par les revendeurs de
matériaux de construction risquent de contrecarrer bien
des projets des citoyens au revenu moyen. A Aïn El Hammam,
à quarante-cinq kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, l’on assiste, depuis quelques semaines à une flambée sans précédent
de la plupart des produits utilisés dans le bâtiment.
Les ronds à béton, de diamètre 12 et 14, cédés il y a un peu plus
d’un mois à seulement 4100 et 4500 DA dépassent désormais
les 6500 pour le premier et plus 7000 DA pour le second. Quant
au fer dit de 6, il ne se vend plus au quintal, comme auparavant,
mais en rouleau de quatre-vingt spires au prix de 2800 DA.
Une façon de l’augmenter sournoisement.
Le prix du ciment, quant à lui, est monté brusquement en
quelques jours, passant de 1000 à 1400 DA.
Devant l’inexistence de logements socio-locatifs au niveau de
la commune de Aïn El Hammam, les mal-logés qui avaient
jusqu’à maintenant recours à l’auto-construction pour sortir
leur famille de l’habitat précaire devront différer leur projet.
Force est de reconnaître que dans la conjoncture actuelle, peu
de citoyens pourront affronter les difficultés inhérentes à la
réalisation ne serait-ce que d’un petit logement. Les revendeurs
prétextent toujours une raison «indépendante de leur volonté».
Cette fois, la parité du dinar face à l’euro semble tout indiquée
pour expliquer cette flambée.
Nacer Benzekri
PHOTO : EL WATAN
Les conseillers de l’éducation de
la wilaya de Tizi Ouzou ont
observé, avant-hier, un sit-in
devant leur direction pour exiger
la satisfaction de leur plateforme
de revendications. Les
protestataires exigent, entre
autres, la révision de leur statut
et l’amélioration de leurs
conditions de travail.
Abdelmadjid Haroun, président
de la Coordination des
conseillers de l’éducation de la
wilaya de Tizi Ouzou, nous a
déclaré : «Nous voulons la
révision du statut qui régit notre
fonction. Nous demandons aussi
la résolution du problème du
logement d’astreinte et la
révision de la grille de
classement des conseillers de
l’éducation», nous a-t-il indiqué.
Une délégation des
protestataires a été reçue, le
même jour, par le directeur de
l’éducation qui a promis, selon
M. Haroun, de transmettre les
doléances au ministre de tutelle.
H. Azzouzi
FLAMBÉE DES PRIX
DES MATÉRIAUX
DE CONSTRUCTION
TIZI OUZOU
Plusieurs actions de protestation ont été organisées depuis la rentrée universitaire
L
’université Mouloud
Mammeri de Tizi Ouzou a été paralysée, hier,
par une grève générale à
l’appel de la coordination
des étudiants. La communauté estudiantine a, après un
rassemblement à l’intérieur
de l’enceinte du campus de
Hasnaoua, investi la rue pour
bloquer la voie publique.
«Nous dénonçons la violence
structurée au sein de l’université qui vit un marasme
permanent. Nous sommes
aussi contre l’exclusion,
sans motif, des syndicalistes», clame un représentant des étudiants qui nous a
fait remarquer que la situation de la communauté estudiantine est de plus en plus
intenable, notamment sur
le plan sociopédagogique.
«L’administration refuse
d’ouvrir les portes du dialogue. Les maintes demandes
d’audience adressées au
recteur sont restées, à ce
jour, lettres mortes. C’est une
forme de remise en cause des
comités autonomes. Donc,
aujourd’hui, le recteur doit
prendre ses responsabilités
devant une situation alarmante», a déclaré un autre
étudiant devant une foule
qui répliquait par «Recteur
dégage !» et «Non à la violence à l’université». Puis,
après avoir occupé la rue, les
protestataires se sont dirigés
vers le rectorat pour fermer
la porte de cette administration. «Nous lançons un
appel aux enseignants et travailleurs de l’université à se
joindre à notre mouvement
de protestation, afin d’isoler
l’administration qui refuse le
dialogue et qui fait dans une
fausse interprétation de la
réglementation sous prétexte
de l’autonomie d’action. Il
faut l’union de toutes les
franges de la communauté
universitaire pour faire entendre notre voix», enchaîne
le même intervenant.
Par ailleurs, le rassemblement des étudiants au niveau
du campus de Hasnaoua a été
appuyé par une grève qui a
paralysé pratiquement toutes
les facultés.
Rappelons aussi que
l’UMMTO connaît, depuis
le début de l’année universitaire en cours, plusieurs
mouvements de protestation
comme celui entrepris également par les enseignants
qui ont plusieurs fois investi
la rue pour se faire entendre.
Le 6 janvier dernier, une
marche avait été organisée
dans la ville de Tizi Ouzou à
l’appel du Conseil national
des enseignants du supérieur
de Tizi Ouzou (Cnesto).
Les enseignants de l’UMMTO voulaient, à travers cette
action, exiger, entre autres,
«le maintien du programme
présidentiel relatif au logement des enseignants, la mise
en œuvre inconditionnelle du
protocole d’accord signé par
le Cnesto et l’administration
rectorale, l’arrêt immédiat
du harcèlement administratif
contre les enseignants en
général et les syndicalistes
en particulier». «Pour la suprématie du scientifique sur
l’administratif» et «pour la
sauvegarde de l’université»,
avaient-ils aussi scandé.
Hafid Azzouzi
BOUZEGUÈNE
CONDUITE DE GAZ
À CIEL OUVERT
n tuyau gonflé au gaz naturel du réseau de distribution
alimentant des citoyens du quartier de Takoucht At Aâkra,
U
à Bouzeguène-Centre, à une soixantaine de kilomètres à l’est
de Tizi Ouzou, est, depuis plus de six mois, laissé à ciel ouvert
avec tous les dangers que peut entraîner une éventuelle fuite de
gaz en milieu résidentiel. Cette conduite de gaz a été déterrée
par un engin de travaux publics utilisé pour ouvrir une route
vicinale et entamer un projet d’assainissement. Il suffit d’un
léger choc pour que le bouchon saute et laisse libre la fuite de
gaz qui pourrait engendrer un drame à la moindre étincelle.
Un riverain s’est rapproché à maintes reprises des services
concernés, notamment les autorités locales et l’entreprise
Sonelgaz qui se sont déplacées mais n’ont rien pu faire. Le
citoyen exhibe les accusés de réception des courriers adressés
au wali et aux responsables des services concernés. L’exigence
majeure d’un réseau de gaz est d’assurer l’enfouissement à une
profondeur minimale de 50 cm, car les incidents sur les réseaux
de transport de matières dangereuses peuvent avoir des conséquences dramatiques. La pose est strictement réglementée, elle
ne relève pas seulement des normes, mais d’arrêtés ministériels
périodiquement renouvelés. Cependant, en cas d’impossibilité
technique, comme les sols rocheux et durs, les tuyauteries placées à moins de 50 cm de profondeur doivent être protégées
contre tout choc dû par exemple aux outils de jardinage, pieux,
passage d’engins… Dans le cas de Bouzeguène, la conduite est
à ciel ouvert.
Kamel K.
MAÂTKAS
L’APC RÉCLAME
UNE RALLONGE
AÏT BOUADOU
BUDGÉTAIRE
siège de l’APC de Maâtkas, au sud de la wilaya de Tizi
L’urgence d’une station d’épuration LeOuzou,
est exigu, vétuste et non adapté à des prestations de
ien que l’APC d’Aït Bouadou, au sud fois, les efforts de l’APC dans ce domaine ne services optimales. Il ne permet pas aux employés et aux élus
Bde la wilaya de Tizi Ouzou, déploie des sont pas suffisants pour garantir la préserva- d’assurer correctement leurs tâches. Un siège sans salle de déliefforts considérables pour préserver l’envi- tion de l’environnement, car dans cette com- bération, sans bureaux pour les élus, ni pour les commissions et
ronnement, celui-ci demeure toujours en
souffrance. En effet, à Aït Bouadou, notamment sur l’axe menant au chef-lieu, il est rare
d’apercevoir des déchets abandonnés aux
abords de la route. Les lieux sont propres
contrairement à d’autres localités du sud de la
wilaya. «Nous avons engagé trois entreprises
qui s’occupent de la collecte des ordures
ménagères. Le camion de l’APC se charge régulièrement du ramassage des bouteilles, des
canettes et des sachets noirs le long des axes
routiers de la commune», révélera le maire
d’Aït Bouadou, Mouloud Mouloudj. Toute-
mune, il n’existe aucune station d’épuration
et aucun bassin de décantation. Les rejets à
ciel ouvert polluent les oueds et les forêts. A
ce sujet, le président de l’APC regrettera : «En
matière d’assainissement, notre commune est
couverte à hauteur de 90%. Seulement, les
eaux usées se déversent dans la nature, ce qui
pollue l’environnement. Nous avons recensé
16 rejets à ciel ouvert. Nous demandons au
service de l’hydraulique d’inscrire un projet
de station d’épuration et de bassins de décantation pour préserver l’environnement.»
Hocine Aït Iddir
parfois 10 employés partagent le même local. La cage d’escaliers est exploitée comme bureau des légalisations. L’extension
du siège a été lancée il y a quelques semaines.
Le wali, lors de sa visite en décembre dernier, a inspecté ce
chantier qui venait d’être entamé. A ce sujet, le président de
l’APC, M. Khermouche, indiquera : «L’actuelle structure ne
répond plus aux attentes de la population. Toutefois, nous
avons obtenu 15 millions de dinars pour son extension. Les
travaux sont lancés. Mais cela ne suffira pas à finaliser le chantier. Nous demandons une rallonge financière de 10 millions de
dinars pour l’achever et le réceptionner dans les délais prévus,
soit au mois d’avril 2016. Il faut aussi acquérir les équipements
et les installations informatiques».
H. Aït Iddir
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 9
RÉGION OUEST
R
SSIE
DO
MALGRÉ LE DÉFICIT EN PLUVIOMÉTRIE
La situation hydrique n’est pas alarmante en Oranie
● A quelques rares exceptions, la situation actuelle des barrages en exploitation du bassin hydrographique de l’Oranie (chott Chergui)
n’est pas du tout alarmante, malgré le déficit en pluviométrie enregistré durant le mois de décembre dernier.
PHOTO : DR
L
e bassin en question regroupe 11 barrages,
dont 5 à Tlemcen (Beni Bahdel, Mefrouche,
Sidi Abdelli, Boughrara et Sekkak), 4 à
Mascara (Chorfa, Ouizet, Bou Hanifia et Fergoug
1) et 2 autres à Sidi Bel Abbès (Sarno) et à Aïn
Témouchent (cratère Dzioua). Un seul de ces 11
ouvrages alimente encore et occasionnellement
la ville d’Oran qui s’est tournée vers l’Est (bassin
hydrographique du Chelif dont fait partie le
Gargar de Relizane). A titre illustratif, Beni
Bahdel enregistre (chiffres arrondis) 54 millions
de mètres cubes pour une capacité de 63 millions
(54/63), Sidi Abdelli 106/110, Ouizet 94/100 et
Sarno 21/22. Le premier, selon les statistiques de
novembre, a enregistré des apports estimés à 2,06
millions de mètres cubes. L’exception concerne
Bou Hanifia avec seulement 34/73 et Fergoug
avec seulement 1/18, mais ce dernier est fortement
envasé.
Ces chiffres ont été communiqués par l’Agence
du bassin hydrographique (ABH) de l’Oranie
dont le siège est à Oran. Cette Agence, qui a des
missions spécifiques qui n’ont rien à voir avec la
distribution de l’eau et la réalisation d’ouvrages,
inclut les retenues collinaires, les ressources
souterraines ainsi que les stations de dessalement
d’eau de mer. Pour ce dernier cas, en plus de
celles d’Oran, il en existe 2 à Tlemcen, 2 à Aïn
Témouchent, 1 à Mostaganem qui consacre aussi
un volume pour Oran (25 000 m3/jour pour une
capacité de 200 000). Il faut savoir qu’Oran est
alimenté également et de manière occasionnelle
par la station de dessalement de Tlemcen via
la même adduction qui le relie à Beni Bahdel.
Les spécialistes se veulent rassurants quant à la situation hydrique
Une fois qu’elle rentrera en fonction, la station
d’El Mactaâ (500 000 m3/j) alimentera aussi
Mascara, Relizane et Tiaret (la future raffinerie
de pétrole). «Une des missions de l’ABH, il en
existe 5 au niveau national, consiste à planifier
sur le long terme mais, pour cela, nous somme
appelés à collecter les informations, les vérifier,
les consolider pour ensuite passer au stade de la
concertation, de l’analyse et de la synthèse, tout
un travail qui sera transmis à un niveau central
par le biais de l’Agence nationale de gestion
intégrée des ressources en eau instituée également
pour que le ministère ait un seul interlocuteur»,
explique Nacer Boukari, directeur de l’ABH de
l’Oranie, qui évoque les autres outils comme le
comité du bassin, organe de concertation, mais
aussi l’équipe du Programme de développement
agricole et rural (PDAR) formée d’hydrauliciens,
d’hydrogéologues, etc. qui contribuent à l’analyse
et à la production des documents de synthèse.
Au moment de l’entrevue, M. Boukari a été
sollicité par sa hiérarchie au sujet du projet d’un
barrage qui devra être réalisé à Mascara, au lieudit
les Trois-Rivières. «L’objectif du gouvernement
consiste, indique-t-il, à atteindre 2 millions
d’hectares de terres irriguées et, dans ce cas,
le rôle des ABH est de donner une information
et une analyse fiables qui permettent de dire si
l’objectif peut être atteint et avec quels moyens :
par exemple, la généralisation du goutte-à-goutte,
etc.» Une autre mission des ABH consiste aussi
à collecter les redevances liées à l’exploitation
des ressources en eau, mais seulement là où
les organismes de gestion (comme l’ADE)
n’interviennent pas. «Par exemple, si un industriel
effectue un forage pour les besoins de son activité,
il est appelé à payer une redevance et c’est une
manière d’inciter les gens à économiser cette
ressource», ajoute le responsable de cette Agence
qui va aussi, selon ce que stipule la nouvelle
loi de finances 2016, collecter les redevances
auprès des exploitants des eaux minérales. Cette
collecte ne se passe pas toujours de manière
apaisée. «Nous privilégions le contact humain
et le travail de sensibilisation en amont qui nous
font éviter les conflits», insiste-t-il en se basant
sur son expérience personnelle avec des initiatives
concrètes ayant abouti à des résultats probants.
Ce travail de sensibilisation est également mené
dans les établissements scolaires pour préparer les
générations futures à l’économie de l’eau.
Djamel Benachour
Des indicateurs
rassurants
à Relizane
L’agriculture sera-t-elle sauvée à Aïn Témouchent ?
S
uite aux précipitations de la semaine écoulée, les techniciens de la
direction des services agricoles affichent une première certitude : dans
la plaine céréalière de M’lata, la zone la plus précoce, en particulier dans
les communes de Oued Sebbah et Tamzoura, les semences emblavées ont
consommé toutes leurs réserves, les pluies ayant été trop tardives après un
sévère déficit pluviométrique en novembre/décembre. Il n’y a donc plus
de chance que la saison soit sauvée. Par contre, sur l’autre couloir précoce
allant d’El Malah à El Amria, en zone côtière, le comportement de la
végétation est jugé des plus satisfaisants. Les céréales sont au stade de la
montaison (développement des feuilles), arborant un superbe tapis vert.
Dans les deux jours qui viennent, selon les prévisions météo, on s’attend
à un nouveau salvateur apport de pluie. Celui enregistré n’a pas encore été
quantifié mais au regard de l’humidité absorbée par le sol, il a été consistant
dans la mesure où la pluie a été fine et a pu ainsi pénétrer plus profondément
la surface du sol. Sur les zones de plaines, autre que la M’lata et les zones de
montagnes, les céréales sont au stade de la levée (la plante perce la surface
du sol). Plus tardives, celles-ci constituent la superficie la plus importante
couverte par les céréales. Il suffira que, d’ici la fin janvier, il pleuve encore
ainsi que lors de la période critique dans le cycle du blé, en mars/avril, pour
que l’année soit sauvée.
M. Kali
HOUARI CHENOUFI. Technicien en agriculture à Mascara
«Seules les cultures précoces en pâtissent»
Propos recueillis par
Abdelouahab Souag
Lors du forum d’El Moudjahid
tenu le 17 janvier, le directeur
général de l’Office national de
la météorologie (ONM), Brahim
Ihadadène, a fait savoir que
c’est la wilaya de Mascara qui a
connu le déficit le plus élevé en
pluviométrie par rapport à la
normale (-54%). Quelles sont les
conséquences de ce déficit ?
En effet, jamais la wilaya de
Mascara n’a connu une telle
situation. Le déficit en pluviométrie
qui a prévalu durant plusieurs mois
a entraîné des pertes importantes
dans les cultures semées
précocement, notamment l’orge et
l’avoine. Dans certaines régions de
la wilaya, comme Tizi, Oued Taria,
Bou Hanifia, Hacine, la plaine de
Ghriss et celle de Habra, le manque
de pluie et la hausse marquante
de la température ont causé la
perte de nombreuses cultures et
des superficies importantes ont été
endommagées.
Les services agricoles de
la wilaya ont appelé les
céréaliculteurs à recourir à
l’utilisation de l’irrigation
d’appoint pour pallier le déficit
hydrique. Les fellahs peuvent-ils
répondre à cet appel ?
Faute de système d’irrigation
adéquat, les agriculteurs, que ce
soit à Mascara ou dans d’autres
régions, ne comptent que sur la
pluie pour irriguer leurs terres.
Pour être plus clair, l’agriculture
d’une manière générale dépend
uniquement et directement des
précipitations. Les fellahs ne
profitent pas suffisamment des
différentes ressources hydriques que
compte la wilaya.
Les dernières pluies auront-elles
un impact positif ?
Ce sont des pluies salvatrices.
Le spectre de la sécheresse a
été écarté bien que l’apport
pluviométrique demeure faible.
Afin de garantir une production
appréciable, les précipitations
des mois de février et mars sont
indispensables.
A. S.
PHOTO : DR
Houari Chenoufi, un technicien en agriculture spécialisé
en production végétale et ancien délégué des services
agricoles à Mascara, reste optimiste pour la campagne
agricole, mais insiste sur l’exploitation des ressources
hydriques.
Houari Chenoufi
«En dépit du retard qu’accuse l’année
hydrique puisque, jusque-là, nous
n’avons pas encore enregistré
d’apports conséquents au niveau des
trois barrages de la wilaya, il est loin de
parler de problème d’eau», a affirmé
un cadre de la direction des ressources
hydriques de Relizane en précisant que
les Gargar, Essaâda et Merdja Sidi
Abed emmagasinent, actuellement, un
volume global de 361 millions de
mètres cubes, soit un recul de plus de
100 par rapport à 2014. Tout en
repoussant l’idée de sécheresse, notre
source affirme que le programme établi
pour l’approvisionnement en eau
potable et l’irrigation des périmètres
de la Mina et du Bas-Chéliff suit son
cours normal. «Pour pallier l’impact du
retard de la pluviométrie, nous nous
sommes engagés dans un programme
d’irrigation d’accompagnement pour la
culture céréalière, en réservant pas
moins de 5000 m3 pour les 2 périmètres
(3000 pour la Mina et 2000 pour le BasChéliff)», indique notre interlocuteur
en évoquant, cependant, l’importance
de la rationalisation de l’utilisation de
l’eau. «Nos périmètres sont vastes et
nous disposons d’un important réseau
d’adduction et si l’on ne recourt pas aux
nouvelles technologies d’irrigation
comme l’aspersion ou le goutte-àgoutte, nos pertes seront énormes», a
affirmé le cadre de la DRH en appelant
les fellahs à s’organiser pour mieux
économiser l’eau. «Les 361 millions de
m3 stockés constituent un atout
sécurisant pour la wilaya, même si
Gargar est un barrage stratégique pour
les régions de Mostaganem et d’Oran
(MAO)», a-t-il ajouté.
Issac B.
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 10
I N T E R N AT I O N A L E
LE GOUVERNEMENT TUNISIEN DÉCRÈTE LE COUVRE-FEU À KASSERINE
Manifestations violentes
de chômeurs
● Les manifestations contre la marginalisation se poursuivent à Kasserine pour la quatrième journée consécutive ● Hier, un millier de jeunes ont
tenu un sit-in au siège du gouvernorat.
Tunis
De notre correspondant
es trois derniers jours, les slogans des manifestants de Kasserine demandent du travail
et des projets dans la région, afin de
lutter contre la pauvreté et la marginalisation. «Nous en avons marre
des promesses qui ne sont jamais
réalisées», a déclaré Saïd Ayedi,
l’un des manifestants, au micro de
radio Shems. Ayedi est titulaire d’un
mastère d’arabe depuis huit ans.
Hier, les jeunes se sont réunis au
siège du gouvernorat de Kasserine.
Ils ont décidé un sit-in indéterminé
et exprimé dans un communiqué
leur refus de toutes les promesses.
«Notre unique revendication, c’est
l’emploi. Notre mouvement est pacifique et nous n’avons aucune
requête politique», lit-on dans le
communiqué.
Mais si les protestations d’hier
étaient pacifiques et les manifestants essayaient d’établir le dialogue
avec les autorités, ce n’était pas la
même chose avant-hier. En effet,
la veille face aux pneus brûlés, les
forces de l’ordre ont riposté en utilisant des gaz lacrymogènes pour
disperser les manifestants. Le directeur régional de la santé à Kasserine
a indiqué que l’hôpital de la ville
a accueilli 246 blessés, dont trois
membres des forces de l’ordre, suite
aux incidents d’avant-hier.
Pour essayer de contenir la situation et éviter les débordements, un
couvre-feu est instauré de 18h à
PHOTO : DR
C
Colère des jeunes chômeurs à Kasserine après la mort de Ridha Yahiaoui
5h depuis avant-hier à Kasserine.
Le porte-parole du ministère de
l’Intérieur, Walid Louguini, a justifié cette décision par le fait que
Kasserine est à une quarantaine de
kilomètres des monts Chaâmbi,
qui abritent des maquis terroristes.
D’ailleurs, l’armée a bombardé les
monts voisins de Kasserine pour
dissuader les terroristes d’essayer de
passer en ville.
Les manifestations de Kasserine ont
commencé dimanche dernier, lors
des funérailles de Ridha Yahiaoui,
décédé des suites des complications des blessures résultant de sa
chute d’un poteau électrique où il
s’était accroché. La victime protestait contre l’élimination de son
nom des listes de diplômés recrutés.
Le premier délégué de Kasserine
a été suspendu suite à l’accident
de Yahiaoui et une enquête a été
ouverte. Au total, six noms ont été
éliminés, dont celui de Yahiaoui,
pour diverses raisons, notamment
les antécédents judiciaires.
SOUTIEN DE PLUSIEURS
RÉGIONS
Le ras-le-bol des Kasserinois a
trouvé écho dans plusieurs régions
du pays. Il y a eu deux genres de
manifestations. Les jeunes d’autres
régions, vivant dans les mêmes
conditions de précarité comme le
chômage et la marginalisation, sont
également sortis manifester leur rasle-bol. C’est le cas des zones voisines de Kasserine, comme Thala,
Fériana et Foussana, voire Meknassy à Sidi Bouzid, ou El Fahs, un peu
plus au nord dans le gouvernorat de
Zaghouan. Là, les protestataires,
notamment des chômeurs, ont organisé des marches et brûlé des pneus
sur les avenues principales de ces
localités.
En outre, des manifestations de soutien aux citoyens de Kasserine sont
organisées. Ainsi, quelques dizaines
de jeunes ont manifesté devant le
ministère de l’Intérieur à Tunis ou à
la place Chelly à Sousse.
«Ce sont surtout des jeunes proches
du Front populaire de Hamma Hammami, ou du nouveau parti El Irada
de l’ex-président Moncef Marzouki
qui ont exprimé leur soutien», pense
le politologue SlaheddineJourchi. Il
explique ces réactions par le fait que
«ces formations sont dans l’opposition et veulent mettre à nu les faiblesses du gouvernement».
Du côté du pouvoir et en l’absence
du chef du gouvernement, Habib
Essid, en déplacement au Forum
économique de Davos, en Suisse,
c’est le ministre des Finances, Slim
Chaker, qui a présidé un Conseil
restreint de ministres consacré à la
région de Kasserine. «Il s’agit surtout de décider de la mise en application immédiate des projets prévus
pour la région de Kasserine», a
déclaré Khaled Chouket, porte-parole du gouvernement. «De toutes
les façons, les budgets des projets,
prévus en 2016, seront attribués
avant la fin du mois de janvier»,
a-t-il ajouté, tout en reconnaissant
que «les requêtes d’emploi et de
développement sont légitimes». «Le
gouvernement fait de son mieux»,
a-t-il assuré.
Cinq ans après la chute de Ben Ali,
la transition socioéconomique en est
encore au point mort.
Mourad Sellami
MÉDECINS SANS FRONTIÈRES TIRE LA SONNETTE D’ALARME
2015, une année catastrophique pour les réfugiés
● L’Europe a failli à ses obligations humanitaires, selon l’ONG Médecins sans frontières (MSF). Pour cette organisation humanitaire, à part fermer
leurs portes et leurs frontières, les pays européens ont géré de manière catastrophique l’afflux des réfugiés fuyant essentiellement la guerre et
les violences dans leurs pays. MSF s’attend au pire en 2016 si le comportement égoïste des décideurs européens ne change pas.
Paris (France)
De notre correspondant
D
ans son rapport rendu public mardi dernier,
l’organisation humanitaire internationale
Médecins sans frontières a critiqué la politique
des pays européens en matière d’accueil des
réfugiés et des migrants. Elle considère 2015
comme étant «une année de l’échec catastrophique de l’Europe à répondre aux besoins
des réfugiés et migrants» qui ont frappé à ses
portes. «On se souviendra de 2015 comme
d’une année au cours de laquelle l’Europe a
lamentablement échoué à prendre ses responsabilités et à répondre aux besoins urgents
d’assistance et de protection de plus d’un
million d’hommes, de femmes et d’enfants»,
a-t-elle notamment indiqué dans son rapport,
consolidé avec des chiffres et des témoignages
de personnes qui, à leurs risques et périls, ont
pris la mer pour échapper à la misère et à la
violence.
Ainsi, au lieu de s’atteler à mettre en place des
conditions humaines d’accueil des réfugiés
arrivant pour la plupart de Syrie, d’Afghanistan et d’Irak, les gouvernements européens, à
quelques rares exceptions, ont, selon MSF, pas-
sé cette année à construire des murs concrets
ou métaphoriques. Et d’avertir que «tant que la
guerre, l’insécurité, la pauvreté et l’oppression
seront de ce monde, des gens chercheront des
moyens de fuir quels qu’en soient les risques et
les obstacles inhérents».
Active depuis plusieurs mois dans le sauvetage
de réfugiés qui arrivent par voie maritime,
MSF estime que plus d’un million de personnes ont fui leurs pays vers l’Europe. 49%
sont Syriens, 29% Afghans et 9% sont Irakiens.
Parmi ces personnes, 17% sont des femmes et
25% des enfants de moins de 18 ans.
Pour pallier le manque de prise en charge sanitaire des réfugiés de la part des pays européens,
MSF a mis en place d’importants moyens
L’UE SE DONNE DEUX MOIS POUR ENDIGUER
LES FLUX DE MIGRANTS
La présidence de l’Union européenne (UE) se
donne deux mois, jusqu’à la fin de l’hiver, pour
endiguer les flux de migrants vers l’Europe, a
souligné le Premier ministre néerlandais hier à
Strasbourg. «Je vais être clair : les chiffres
actuels ne sont pas soutenables. Nous
manquons de temps. Nous avons besoin d’une
forte réduction (du nombre d’arrivées de
migrants dans l’UE, ndlr) dans les six à huit
prochaines semaines», a lancé le Néerlandais
Mark Rutte (dont le pays assure la présidence
tournante de l’UE), aux eurodéputés réunis à
Strasbourg. Avec le retour à des conditions
météo plus clémentes au printemps, les
Européens craignent un nouveau «pic» alors
que plus d’un million de migrants ont rallié le
continent en 2015, a-t-il expliqué. La veille,
devant ces mêmes parlementaires, le président
du Conseil européen, Donald Tusk, avait fait le
même constat, évoquant des chiffres
«inquiétants» pendant la période de Noël, avec
plus de 2000 arrivées en Europe par jour, selon
l’agence européenne de surveillance des
frontières Frontex, alors que l’hiver est
d’habitude synonyme d’accalmie. M. Rutte a
insisté pour que le résultat des différentes
négociations du dernier trimestre 2015 sur la
crise migratoire soit mis en application.
R. I.
humains et financiers. Plus de 500 personnes
et une enveloppe de plus de 30 millions d’euros
ont été mobilisées durant l’année 2015. En
plus des 100 000 consultations médicales
pratiquées durant la même année. Rien qu’en
Italie, en Grèce, dans les Balkans et ailleurs,
cette organisation médicale internationale a
réussi à mobiliser plus de 400 personnes de son
effectif et 20 millions d’euros de son budget.
Or, malgré ces efforts et ceux d’autres organisations humanitaires comme Greenpeace par
exemple, l’année 2015 a été meurtrière pour
les réfugiés et migrants en Méditerranée. Au
moins 3771 personnes ont laissé leur vie sur les
rives de l’Europe dans une totale indifférence.
Et ce n’est pas fini, car si l’Europe ne change
pas sa politique migratoire en 2016, d’autres
personnes vont périr dans les eaux de la Méditerranée. Pour éviter une nouvelle catastrophe,
MSF demande d’ores et déjà aux pays de la
zone euro d’assurer des passages sécurisés et
légaux pour les demandeurs d’asile, afin qu’ils
y déposent leur demande, et de mettre en place
de véritable mécanismes de recherches et de
sauvetage en mer. Sans ces mesures, les réfugiés et les migrants continueront à risquer leur
vie en dépit des dangers.
Yacine Farah
N°80 - Jeudi 21 janvier 2016
[email protected]
Pas moins de 32 d’espèces
d’oiseaux migrateurs
d’eau ont été dénombrés
cette année à travers les
différentes zones humides
de la wilaya de Batna.
Une opération de
dénombrement effectuée
par la Conservation des
forêts de la wilaya, en
collaboration avec le parc
national de Belzema (Batna)
et de nombreux bénévoles
a permis, selon l’APS, de
faire ressortir une baisse
«sensible» d’oiseaux
migrateurs représentent
32 espèces ayant séjourné
dans les zones humides de
la région. Il a été constaté,
par ailleurs, l’absence des
essaims de flamants roses,
habituellement en nombre
élevé sur des plans d’eau
de Batna.
L’HOMME
QUI VALAIT
26 MILLIONS
D’EUROS
Le club londonien
Chelsea serait prêt
à débourser 26
millions d’euros pour
s’attacher les services
de l’international
algérien Ryad Mahrez,
actuellement sociétaire
de Leicester City en
Première League anglaise
de football, a rapporté
dimanche le site spécialisé,
Le 10 Sport. «Le président de
Chelsea, Roman Abramovic,
serait tombé sous le charme de
Mahrez. Il aurait l’intention d’offrir
26 millions d’euros à Leicester pour
l’avoir» a indiqué le média français,
en référence à des informations
publiées antérieurement par le journal
britannique, The Daily Mail.
«Branchez vos cerveaux». Vu à Souk Ahras
RETOUR SUR LES ÉMISSIONS DE 2015
Une autre année de navigation à vue
Par S. Arslan et Mohamed Achour Ali Ahmed
L’
L’année
2015 a été plutôt bonne en nombre d’émissions et de
timbres (18 émissions pour 28 timbres et un bloc feuillet), mais la
ti
qqualité a été toute juste moyenne. Un avis partagé par plusieurs
pphilatélistes qui regrettent encore l’absence d’un programme
bbien étudié, préétabli et surtout diffusé et respecté. Après les
«déboires philatéliques» de ces quatre dernières années, le
«d
sursaut tant espéré tarde à venir. Le service philatélique ne
su
semble pas être en mesure de mettre en place un programme
se
annuel, comme cela se fait dans toutes les administrations
an
ppostales du monde. Ses responsables n’ont pas non plus retenu
les leçons des émissions improvisées, erronées ou plagiées. On
le
ppréfère encore la navigation à vue, alors qu’il suffit de voir ce qui
se fait chez nos voisins. Pour revenir aux émissions de 2015, et
sans tomber dans un positivisme béat, l’on retient surtout que
sa
deux dessinateurs se sont accaparés à eux seuls 13 émissions (six
de
ppour Ali Kerbouche et sept pour Kamr-Eddine Krim). Cela pose la
qquestion lancinante du déficit en dessinateurs. Les cinq autres
émissions ont été l’œuvre de Kassef Abdelkrim, Zakaria Morsli et
ém
Djazia Cherih, avec une contribution de la Direction générale des
D
Douanes. Côté création ou innovation, il n’y avait rien à relever.
D
LL’année 2015 n’a pas dérogé à la règle des commémorations, avec
hhuit émissions, soit près de la moitié. L’événement culturel de
l’l’année ne passera pas sans avoir fait l’objet de deux timbres
émis le 16 avril 2015, réalisés par Ali Kerbouche. Par la même
occasion, la Poste algérienne a émis le bloc feuillet le plus moche
depuis l’indépendance, illustrant le fameux «Qaf» choisi comme
logo de la manifestation. La seule consolation a été sans conteste
l’émission réalisée par Kamr-Eddine Krim, et consacrée aux
hommes de culture (Feraoun, Issiakhem, Samsom et
Benhadouga). Ce dernier sera finalement réhabilité, sept ans
après la grande bourde commise par le même dessinateur en
2008, où Benhadouga avait été confondu avec Mohamed Dib.
L’année philatélique a été marquée par un cas de plagiat soulevé
sur le timbre consacré aux réfugiés, alors que deux bourdes
«monumentales» ont été commises sur les deux timbres de
l’émission sur la Journée de la famille arabe, parue le 7/12/2015,
où la géographie a subi un sérieux coup de grâce. Aujourd’hui, il y
a urgence en la demeure. Jamais le timbre algérien n’a connu un
tel niveau de dévalorisation. Un rapide parallèle avec d’autres
administrations postales à travers le monde, fussent-elles de
minuscules Etats, permet de comprendre que nous sommes aux
antipodes de toute pratique professionnelle. Si Mme la Ministre de
la Poste, des Technologies de l’Information et de la
Communication prend connaissance de cette rubrique, peut-être
fera-t-elle le nécessaire pour pourvoir la Direction de la Philatélie
en compétences et en moyens matériels et la doter d’une politique
philatélique exigeante et rigoureuse afin de lui éviter des
errements préjudiciables à l’image de l’Algérie dans le monde.
S. A. et M. A. A. A.
PHOTOS : DR
MOINS D’OISEAUX
MIGRATEURS DANS
NOS CONTRÉES
NULLE
PART
AILLEURS
Jeudi 21 janvier 2016 - 12
Plusieurs années de tentatives de réappropriation de l’espace public
«La rue est à nous !»
PHOTOS : D. R.
L’affaire «Vita
Boy», musicien
ayant suscité
une vague
d’indignation
après son
arrestation par
la police, ravive
une récurrente
revendication :
récupérer
l’espace public.
Réda et Ramzy, du groupe NR2, près de la Grande Poste
Par Amel Blidi
D
epuis quelques années,
plusieurs actions ont
émergé en vue d’égayer
les rues, affirmer son
attachement à la liberté
et partager son art avec
les passants. Bezzef, mouvement créé
en octobre 2009, avait pour ambition,
à travers ce qui était nommé «Lectures
sauvages» dans «la maison hantée» de
Bologhine, dans les ruines de Tipasa ou
dans les allées du SILA, de «fédérer les
colères de chacun avant de les jeter dans
la rue dans l’espoir que le feu prenne
un jour et forme les lettres «‘‘r, é, v, o,
l, u, t, i, o, n’’». Animé par un groupe
d’«agit’auteurs» (L’ex-quatuor, Mustapha
Benfodil, Adlane Meddi, Chawki Amari,
Kamel Daoud), le mouvement, qui a
connu quelques empoignades avec les
services de sécurité, n’aura pas réussi à
renverser l’ordre établi, mais aura eu le
mérite de poser la question de l’art (et de la
place de l’écrivain) dans la rue. Plusieurs
autres mouvements ont suivi, grâce
notamment à l’émergence des réseaux
sociaux. En pleine tempête de ce qui est
appelé alors le «printemps arabe», des
jeunes ont choisi de mettre en place une
action citoyenne pour «se réapproprier
l’espace urbain». Le Collectif pour la
liberté de l’action culturelle et citoyenne
(CLACC) est né. Ses objectifs : «restaurer
la légalité et la sérénité de l’action
culturelle et citoyenne au sein de l’espace
public en dehors de toute considération
d’ordre politique, idéologique ou
religieuse (…).Les membres du Clacc
sont actifs dans des domaines divers et se
donnent pour mission de reconstruire et
réaménager l’espace et l’échange citoyen
autour de la culture, de l’environnement,
de l’ouverture sur le monde et du vivreensemble par un certain nombre d’actions
culturelles et citoyennes». Si les premières
actions ont eu lieu sous une forte présence
policière, les choses se sont détendues
peu à peu laissant place à la musique et au
chant. Le mouvement fit boule de neige à
NR2 :
«Chanter» dans la rue doit
devenir quelque chose de «NORMAL»
R
éda, Ramzy, Fayçal et Abdou, tous membres du groupe
NR2, en sont arrivés à chanter dans les rues d’Alger à
force de se voir claquer les portes au nez. Jamais pourtant
ils n’ont voulu ranger leurs chants au rayon des illusions perdues.
«Nous avons voulu passer par les circuits officiels. En vain.
On nous reprochait, entre autres détails, le fait de chanter en
français. Lorsqu’on a voulu tourner un clip, nous nous sommes
à nouveau heurtés à un mur d’incompréhension au ministère
de la Culture. Pour briller, semble-t-il, l’artiste, à leurs yeux,
doit être un commerçant», raconte Réda Menassel, chanteur et
compositeur du groupe NR2. Qu’à cela ne tienne, ils ont décidé
de jeter leur poésie dans la rue. Bien sûr, eux aussi ont eu des
tracas avec la police. «On ne nous a pas bastonnés, mais on nous
a embarqués, on nous a fait la morale... Des policiers nous ont
expliqué que la musique était ‘‘haram’’. Ce n’est qu’avec le recul
qu’on se rend compte à quel point tout cela était ‘‘surréaliste’’»,
dit Réda et d’ajouter : «Cela était surtout triste et frustrant car
nous étions très naïfs à cet âge-là.» Qu’importe, leur clip se
fera même sans l’aide des représentants officiels de la culture
avec toujours ce fâcheux sentiment d’être traités comme des
«criminels». «Il s’agit, à la base, d’une démarche artistique que
nous faisions en cachette», regrette Réda. Bien que le chanteur
et tous les membres de NR2 se disent heureux pour Vita Boy
et l’élan de solidarité qu’il a suscité – «même si nous pensons
que certaines personnes l’ont fait pour les mauvaises raisons»,
nuancent-ils –, l’autorisation accordée par la mairie d’Alger pour
les musiciens de rue les laisse perplexe. «Nous ne voyons pas en
quoi un artiste ou un musicien a besoin d’une autorisation pour
chanter dans la rue», expliquent-ils. NR2 dit militer pour que
le fait de chanter dans la rue soit quelque chose de «normal».
«Pourquoi personne n’est là pour embêter le parkingueur ou le
vendeur de pétards et qu’on vient chercher des poux sur la tête
de l’homme à la guitare ?» dira Réda Menassel. Le buzz autour
de l’affaire «Vita Boy» le met mal à l’aise. Il s’insurge contre
le fait que cette question soit noyée dans un «petit événement».
Pour lui, c’est un combat de tous les jours. «Je ne veux pas que
le fait de chanter ou de faire de la musique soit considéré comme
quelque chose de honteux. La rue ne doit pas être abandonnée
aux intégristes qui, au fil du temps, ont réussi à museler la vie
culturelle algéroise», souligne-t-il, racontant les échanges qu’il a
eus avec les gens de passage près de la Grande Poste ou ailleurs.
«Au début, quand ils nous entendent chanter en français ils se
braquent et se montrent méfiants, puis en écoutant les paroles
et au fil des discussions cela devient un pur bonheur», narre-til. Les jeunes talents existent, selon lui, il n’y a qu’à aller faire
un tour dans les maisons de jeunes pour s’en convaincre. «Pour
notre clip, dit-il, nous avons fait le tour des maisons de jeunes,
nous avons découvert des groupes fichtrement doués, tous genres
confondus, mais ils ne sont pas connus faute de projecteurs.»
C’est que dans les circuits officiels il n’y a guère de place pour
les jeunes talents afin d’apporter un souffle nouveau. Et si on
laissait la rue choisir ses musiciens ?
A. B.
Oran, Béjaïa ou Sidi Belabbès, mais s’est
essoufflé au fil du temps. Tous ceux qui
y ont participé en gardent un formidable
souvenir et de belles rencontres. Plus
récemment, Youcef Krache, talentueux
photographe ayant exposé ses premières
œuvres sur les murs virtuels des
réseaux sociaux avant d’intégrer les
galeries d’art, a tenté, en juillet dernier,
d’exposer ses photos dans la rue la plus
fréquentée d’Alger. La rue Didouche
Mourad devenait ainsi un vaste espace
d’exposition, avec pas moins de 220
photos s’offrant aux regards des passants.
C’était sans compter sur la vigilance de
policiers rabat-joie qui obligèrent les
artistes à retirer leurs clichés.
A. B.
BOUBKEUR AMGHAR, L’HOMME QUI A MARQUÉ
PLUSIEURS GÉNÉRATIONS DE PASSANTS
Ses mélodies,
répétitives et
colorées,
remplissaient
l’espace sombre et
exigu des escaliers du
tunnel des facultés
d’Alger. Veste
Shangaï et chéchia
«nike» vissée sur la
tête, Boubkeur
Amghar, joueur de
banjo, a marqué
plusieurs générations d’étudiants et de passants. Ayant perdu la vue
lors de l'épidémie de typhus de 1945, l’homme, dont on dit qu’il a
passé des années en prison lors de la guerre de Libération, vivait
dans le dénuement le plus total. Il y a quelque temps, un groupe de
citoyens a décidé, sur l’idée de Saâdane Benbabaâli, écrivain et
spécialiste de musique arabo-andalouse, de faire une quête en
faveur du musicien qui a enchanté leurs années d’étudiants.
«Amghar, je l’ai connu d'abord entre 1967 et 1976, durant mes
années de lycéen, puis d’étudiant et enfin d’enseignant à Alger ; je
m'attardais souvent dans le tunnel des facultés à l'écouter jouer de
son banjo, très touché par la nostalgie que je ressentais à l'écoute de
ses mélodies», raconte Saâdane Benbabaâli. En 2004, souligne-t-il,
il prend une photo de M. Amghar et une très brève vidéo. «Ma photo,
publiée sur un réseau social, a été reprise par un internaute et
largement diffusée. Je me suis dit qu'il y avait quelque chose à faire.
Alors j'ai créé une page sur Facebook qui a eu un succès immédiat
inattendu. De nombreuses personnes m'ont envoyé des petites
sommes (même du Canada, lors d'une conférence dans ce pays)». Il
ajoute : «J'ai pu le joindre grâce à l'aide d'internautes algériens qui
avaient réussi à obtenir son téléphone. Je suis allé lui rendre visite,
en compagnie d’une grande dame, chez lui. Il était un peu malade.
Quelle surprise de voir qu'il logeait dans une espèce de taudis ! Il a
été très accueillant avec sa femme qui nous a offert le café et des
gâteaux. Je me suis promis de maintenir vivante la chaîne de
solidarité, et la 2e fois j'ai remis à deux amies la somme recueillie et
elles la lui ont remise lors d'un rendez-vous avec lui au tunnel.» A. B.
NULLE
PART
AILLEURS
Jeudi 21 janvier 2016 - 13
L’histoire poignante du musicien de la rue Khemisti à Oran
«Personne ne peut T’INTERDIRE
quoi que ce soit...»
A
le voir, la mine défaite, on lui en
donnerait bien davantage. Quand
nous sommes allés à sa rencontre pour
solliciter un entretien, au départ il
était réticent. «Je n’ai besoin de rien !
Je n’ai besoin ni d’hommage, ni de
reconnaissance. Je me suffis de ce que je fais, et je
n’ai besoin de rien !» Mais au final, après insistance
de notre part, et étant quelque peu mis en confiance,
il a décidé de se prêter au jeu. Invité à s’exprimer
sur l’artiste d’Alger qui a été arrêté par les forces
de l’ordre avant qu’on lui donne une autorisation de
chanter, il avouera ne pas être au courant de cette
affaire. Toutefois, il donnera un petit conseil à son
jeune «confrère» d’Alger, en faisant référence à une
vieille interview qu’avait donnée Farid El Atrach à
propos de la musique : «C’est à Dieu à qui nous
devons ce que nous faisons, et il n’y a pas un seul
qui peut t’interdire quoi que ce soit, et il n’y a pas
un seul à qui tu dois demander une autorisation !» Il
faut savoir qu’Ahmed, cet homme qui met de la joie
dans le cœur des passants par sa belle musique, a
eu une vie riche, et pas du tout facile. Les épreuves,
au fil des ans, l’ont miné et l’ont rendu comme
désabusé. Ahmed a été titulaire d’un baccalauréat
en 1982. Il a ensuite entamé des études de droit,
mais sans les terminer : son père étant décédé à
cette époque, il se devait de quitter les bancs des
amphithéâtres pour se trouver un job lui permettant
de subvenir aux besoins de sa famille. Il suit
rapidement un stage de formation et est recruté dans
la fonction publique. Jusque-là, tout allait bien !
Mais arrivent ensuite des années plus douloureuses,
celles d’ailleurs où tout le pays se retrouve embrasé
: les années de la décennie noire. Ahmed échappe de
peu à deux attentats. Il déménage alors et s’installe
dans la ville d’Arzew. Arrive l’année 1997 où, blasé
et fatigué de tout, il jette l’éponge et abandonne
son travail. Un malheur n’arrivant jamais seul, il
divorce, ce qui lui a valu la descente aux abîmes.
Mais il faut le reconnaître, Ahmed fait partie de
cette catégorie de gens qui ont la peau dure, qui ne
baisse jamais les bras et ne se laisse pas désabuser
par les aléas de la vie. En somme, Ahmed est un
battant qui sait qu’il faut se battre «dans cette
jungle de vie, se battre pour survivre». Il vit alors
les années suivantes de débrouillardise, accumulant
«
Je voulais devenir
artiste !» On était en
2006 et Ahmed avait
44 ans. Il s’est rendu,
tout pimpant, au
Conservatoire d’Oran,
d’où, hélas, il en est
ressorti bredouille : on
lui signifia que les cours
de musique n’étaient
dispensés qu’aux
jeunes, ceux ayant la
vingtaine.
les petits jobs. Il vend son appartement d’Arzew
et loue un local qui fera office de restaurant. Pour
dormir, il optera pour Coca, le quartier ô combien
chaud d’Oran où se concentrent, pour la plupart,
les laissés-pour-compte de la société. Hélas, au
bout d’à peine quelques mois, on lui ferme manu
militari son restaurant, «avec pour prétexte des
raisons administratives». Ne baissant pas les bras,
il ouvre une salle de jeux à Oran ; là encore, son
entreprise fait chou blanc, et son commerce ne tarde
pas à baisser rideau. Il loue un camion frigorifique,
mais décidément ça ne marche pas. A un moment,
l’idée l’effleure de devenir chauffeur de taxi, mais
on lui refuse l'agrément. Que faire alors ? Pour
information, depuis tout petit Ahmed aimait gratter
la guitare, et jouer de l’accordéon. L’amour de ces
deux instruments ne l'a jamais quitté. «C’est ainsi
que je me suis lancé le défi de réapprendre le solfège
et de me lancer dans ce créneau. Je voulais devenir
artiste !» On était en 2006, et Ahmed avait 44
ans. Il s’est rendu, tout pimpant, au Conservatoire
d’Oran d’où, hélas, il en est ressorti bredouille :
on lui signifia que les cours de musique n’étaient
dispensés qu’aux jeunes, ceux ayant la vingtaine.
PHOTO : D.R.
Qui, à Oran, en se
promenant au centreville, ne s’est pas
attardé quelques
instants pour apprécier
la bonne musique du
terroir, sortie tout
droit du aoud d’un
musicien de rue ? Cet
artiste anonyme, les
cheveux grisonnants
et tout le temps les
mains accrochées à son
instrument, subjugue,
fascine et intrigue les
Oranais. Il fait même
partie du paysage
urbain tant sa présence,
du matin au soir, est
quasi-quotidienne à
la rue Khemisti, non
loin du Grand Garage.
Il s’appelle Ahmed
Mokbel, il a 55 ans.
Ne désarmant pas, il a décidé, tel un autodidacte,
de réapprendre tout seul le solfège. «Un beau jour,
j’ai reçu l’argent de la zakat. J’ai alors décidé
d’acheter ce aoud, et puis en novembre 2010, alors
qu’il ne me restait plus rien, plus aucune source de
revenu ni aucun espoir, prenant mon courage à deux
mains, j’ai décidé de gagner ma vie en jouant de la
musique dans la rue.» C’est sous les arcades qu’il
s’est lancé à cette époque, et en guise de symbole,
la toute première chanson qu’il a chantée en grattant
son aoud était «Khaliha ala Allah de Farid El Atrach
(ndlr : Laisse Dieu arranger les choses). L’air de
vouloir dire que malgré toutes les turpitudes de la
vie, l’espoir demeurera toujours. «Farid El Atrach
est mon bon maître, ma référence», nous explique-til. Bon an mal an, il vivote à l’aide de sa mandoline,
en apportant, au passage, un peu de joie dans le
cœur des passants. Hélas, gagner sa vie en chantant
dans les rues n’est pas de tout repos. Là encore,
notre musicien en a vu de toutes les couleurs : «Il
y en a qui t’encouragent, mais aussi d’autres qui
te découragent», dit-il dans un soupir. Comme les
gérants des magasins sous les arcades le chassaient
sans ménagement, il a décidé de changer de secteur
et d’aller gratter son aoud à la rue Khemisti,
devant le Grand Garage. «Là au moins il n’y a pas
de magasins, personne ne m’embête...» Ahmed
Mokbel, à force de «travailler» dans la rue, est aussi
devenu un témoin de l’évolution de la société. «Il y a
de plus en plus de violence. De ma place, je constate
que les femmes se font de plus en plus harceler
par les hommes. Il n’y a plus de valeurs, plus de
respect», soupire-t-il. Des voyous mal embouchés
s’approchent parfois près de lui pour le railler et des
extrémistes le sermonnent, lui disant qu’il n’est pas
permis de faire de la musique. Mais lui n’en a cure :
c’est de cette musique justement qu’il vit, ou plutôt
qu’il survit. Il interprète des morceaux de Farid El
Attrach bien sûr, mais aussi d'Ahmed Wahbi, Cheb
Khaled, Oum Kheltoum, etc. Pour l’anecdote, alors
que notre entretien avec ce musicien en vue de faire
ce portrait se déroulait dans un café, à un moment,
un jeune vêtu d’un survêtement et d’une casquette
s’approche de notre table et dit au musicien : «C’est
bien vous qui chantez à la rue Khemisti ?». «Oui».
«Respect ! Vous être un grand !»
Akram El Kébir
HORSCHAMP
Jeudi 21 janvier 2016 - 14
Collage Résistant(s), une monographie de Mustapha Boutadjine
40 ans D’ENGAGEMENT artistique
Dans une
monographie
intitulée «Collage
Résistant(s)»,
Mustapha Boutadjine
regroupe 152
œuvres, présentées
dans de nombreuses
expositions en
France, pays de
résidence de l’artiste,
et dans de nombreux
autres pays.
Chaque exposition
est accompagnée
de textes écrits
par des écrivains,
des journalistes,
des artistes,
des militants
anticolonialistes
amis.
Boutadjine a été aussi scénographe de pièces de théâtre.
«Par le seul effet de la technique qu’il a inventée, les
images de Mustapha Boutadjine s’imposent comme des
icônes de notre époque, des icônes qui révèlent les injustices, les oppressions et les crimes, qui incitent à la
révolte et à l’action plutôt qu’à la prière», écrit pour sa
part, dans la préface, Ernest Pignon-Ernest
PHOTOS : D.R.
TAMAZGHA, L’ALGÉRIE LIBRE ET REBELLE
Paris / De notre bureau
Q
uelque 116 auteurs ont ainsi répondu à
l’invitation de Mustapha Boutadjine,
dont les noms sont mentionnés
dans l’ouvrage publié aux éditions
Helvetius, avec une préface du poète
Ernest Pignon-Ernest, une postface
de Patrick Le Hyaric, directeur du
journal L’Humanité et député européen.
L’ouvrage est également accompagné
du film réalisé par Hamid Benamra, Bouts de vie,
bouts de rêves, qui revient sur une technique inventée
par Mustapha Boutadjine, le graphisme collage, qui
passe du dessin à la mine de plomb au collage de bouts
de papier de magazines déchirés. Enfin, une fresque
réalisée par les enfants de Toulouse à l’occasion du
festival Rio Loco, reprenant la technique de Mustapha
Boutadjine clôt le livre. La monographie de couleur
rouge, couleur symbole et fétiche, chère à Mustapha
Boutadjine, retrace sa longue carrière artistique qui a
commencé en Algérie alors qu’il était encore étudiant,
dans les années 70’, puis enseignant à l’Ecole des
Beaux-Arts d’Alger — une école d’où sont issus de
nombreux artistes de talent. Elle est aussi la traduction
de tout son engagement d’artiste citoyen, militant
de la démocratie, de la laïcité, du progrès et d’une
fraternité sans frontières, sans distinction de race, de
couleur, d’origine. La seule frontière ou ligne qu’érige
Mustapha Boutadjine c’est celle de l’intolérance, de
l’obscurantisme, du despotisme et de l’injustice. Collage
Resistant(s) représente des milliers d’heures consacrées
à dresser les portraits ô combien vivants de héros qui ont
nourri l’idéalisme des jeunes Algériens des années 70’
et 80’. Aussi, on y retrouve des militants et militantes
de la Libération nationale de l’Algérie, des militants
des droits civiques aux Etats-Unis, des combattants
de l’apartheid en Afrique du Sud, des Palestiniens qui
se battent toujours contre l’occupation israélienne de
leurs territoires, des intellectuels engagés dans la lutte
pour la démocratie et l’Etat de droit en Algérie, des
artistes comme Hadj M’hamed El Anka ou Dahmane
El Harrachi qui ont accompagné, depuis le berceau, la
vie de l’enfant de La Glacière, ce quartier populaire
truculent et vivant de l’Est d’Alger. Et comme son nom
l’indique, Collage Resistant(s) est une véritable œuvre
d’art dense d’engagement, de passion pour un art peu
commun que nous livre Mustapha Boutadjine.
UN LIVRE DE LUTTES POUR LA
DIGNITÉ HUMAINE
C’est aussi un livre de mémoires vives, voire d’histoire,
de luttes pour la dignité humaine et l’insurrection contre
l’oppression à travers le monde. «On devine le travail
minutieux jusqu’à ce qu’il éclaire le portrait réinventé de
femmes et d’hommes, célèbres ou moins célèbres, qui
pourraient bien former, réunis ici, un Panthéon des luttes
et des espérances populaires à travers le monde et les
âges», comme le dit si bien Patrick Le Yaric, directeur du
journal L’Humanité et député européen dans la postface.
«Gitans, Noirs américains, femmes algériennes, figures
de résistance, symboles d’une humanité qui cherche à
s’accomplir vraiment, ces portraits sont ceux d’insoumis», écrit encore le directeur du journal qui emploie
l’artiste. Un livre, «objet de poids et de foi dans l’avenir
de l’Humanité», selon le mot de l’éditeur Jacques Dimet.
Et de souligner : «De ses doigts agiles, Mustapha
Boutadjine donne un sens à l’engagement». Mustapha
La monographie est articulée autour de thématiques. La
première est consacrée aux «Femmes d’Alger», et la
première de ces femmes exemplaires, la symbolique
Tamazgha, la matrice Algérie libre et digne. «Mère de
toutes les résistances, des combats, des chants, ouvrière
d’espoir et d’engagement. Berbérité... Mère des luttes,
des certitudes. Femme de tous les matins à venir qui
élève nos maux à dire et nos voix à graver. Liberté», pour
reprendre la poétesse Ouahiba Aboun Adjali. Suit une
série de tableaux sous la thématique «Sous les pavés, le
Gitan», où se côtoient des célébrités comme Manitas de
Plata, le guitariste et chanteur Chico Bouchikhi, Emilien
Bouglione, le prince du cirque, le cinéaste Tony Gatlif
(né Michel Boualem Dahmani à Alger, d’un père kabyle
et d’une mère gitane), le musicien Django Reinhardt, et
d’autres moins connus. Sous la thématique «America
Basta», Mustapha Boutadjine brosse par des portraits qui
en disent plus long que des livres d’histoire la lutte contre
l’impérialisme américain sous les traits de Che Guevara,
Fidel Castro, Hugo Chavez, Salvador Allende, la guerre
d’Irak, Hiroshima et Nagasaki, l’Intifadha des jeunes
palestiniens, Rosa Park, à l’origine de la Marche pour les
droits civiques des Noirs américains. Puis, la thématique
«Black is toujours beautiful» avec Mumia Abu Jamal,
journaliste noir américain condamné en 1982 — à l’issue
d’un procès expéditif sous l’accusation d’assassinat d’un
policier —, figure emblématique de l’abolition universelle de la peine de mort, le champion de boxe Mohamed
Ali, le jazmann Louis Amstrong, Eldridge Cleaver, le
porte-parole des Panthères Noires, Angela Davis, Frantz
Fanon, Patrice Lumumba, Martin Luther King, Nelson
Mandela, Myriam Makeba, et d’autres encore. La thématique «Insurgés» s’ouvre avec les Algériens et FrancoAlgériens Abane Ramdane, Boubaker Adjali, Ali La
Pointe, Henri Alleg, Maurice Audin, Mohamed Boudia,
Jean Ferrugia, Fernand Iveton, Maurice Laban, Henri
Maillot, William Sportisse, le Marocain Mehdi Ben
Barka, les Palestiniens Mahmoud Hamchari et Salah
Hamouri, Ho Chi Minh, le Français Guy Moquet, et
d’autres encore. Parmi les poètes, on retrouve notamment Adonis, Sadek Aïssat, Louis Aragon, Youcef
Chahine, Mahmoud Darwich, Mohamed Dib, Tahar
C
Djaout, Federico Garcia Lorca, Jean Genet, Kateb
D
Yacine, Marcel Khalifa, Saïd Mekbel, Nizar Qabbani,
Y
Arthur Rimbaud, Edward Saïd, Yasmina Khadra, et
A
dd’autres. Enfin, la monographie de Mustapha Boutadjine
eest un clin d’œil à sa famille, tout en pudeur et retenue,
ccette famille qui a tant compté et fait part, voire corps
aavec son travail d’artiste. Il la dédie à son épouse, Orkia
Benhadj, disparue prématurément en décembre 2013,
B
qqu’il connut sur les bancs de l’Ecole des Beaux-Arts
dd’Alger, artiste spécialisée dans la création textile, à son
ppère Mohamed, dit Hamma, et à sa mère Zoulikha, graccile, vive et agile qui a inculqué à son fils «le respect et
lla dignité». Mustapha Boutadjine aurait pu «devenir
riche et célèbre en tant que footballeur», dit-il dans un
grand éclat de rire, en caressant sa moustache et en clignant de l’œil malicieusement, lui qui est passé par
quatre clubs algérois : El Kahla, la JSBA, l’USMMC et
le CRB. «J’ai persévéré quelque temps en France avec
le club de Clichy-sous-Bois, avant de me vouer à l’art.»
Nadjia Bouzeghrane
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 15
C U LT U R E
INAUGURATION DE L’EXPOSITION MADE IN ALGERIA AU MUCEM DE MARSEILLE
L’histoire de la colonisation
à travers l’art de la cartographie
Marseille (France)
De notre envoyé spécial
VU À LA TÉLÉ
PHOTO : DR
L
e ministre de la Culture,
Azzedine Mihoubi, et son
homologue française, Fleur
Pellerin, ont inauguré, avant-hier à
Marseille, l’exposition «Made in
Algeria : généalogie d’un territoire»,
accueillie par le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem). Il a souligné à cette
occasion l’«exemplarité» des relations entre les deux pays en matière
culturelle, rappelant que la France
a été l’invitée d’honneur du dernier
Salon international du livre d’Alger
(SILA 2015). «Cette exposition est
une nouvelle occasion pour réitérer
ma satisfaction par rapport à l’évolution de nos relations et échanges
culturels», a déclaré M. Mihoubi, qui
se félicite qu’enfin «les questions de
la mémoire et de notre histoire commune puissent être traitées autrement que d’un point de vue politique,
grâce au travail de chercheurs et
d’artistes, beaucoup plus rationnel.»
L’invité du Mucem, coorganisateur
de cet événement avec la Bibliothèque nationale de France et l’Institut national de l’histoire de l’art, a
salué le rôle du musée phocéen dans
«la mise en valeur du patrimoine
culturel et historique commun entre
les rives nord et sud de la Méditerranée». Homme de lettres qu’il est, le
représentant du gouvernement algérien a renouvelé la solidarité de notre
pays avec la France, frappée au cœur
de sa vie culturelle lors des attentats
Les ministres de la Culture, française, Mme Fleur Pellerin, et algérien, Azzeddine Mihoubi
de novembre 2015 à Paris. «Il faut,
dit-il, saisir toutes les opportunités
pour lutter contre le terrorisme abject contre lequel d’ailleurs l’Algérie a payé un lourd tribut durant les
années 1990».
Dans ce sens, il était très «fier» du
«renforcement et de la mise en valeur
des référents identitaires algériens
à travers la constitutionnalisation
du tamazight, qui est désormais
une langue nationale et officielle. Il
s’agit de son usage dans tous les domaines, à l’instar de l’enseignement,
la communication et dans les arts.
Ce qui renforce la diversité culturelle et la cohésion sociale de notre
pays». Il a rappelé enfin la volonté
du gouvernement d’institutionnaliser
l’accès à la culture comme l’un des
droits fondamentaux du citoyen. De
son côté, Mme Fleur Pellerin s’est félicitée de l’excellence des échanges
culturels entre la France et l’Algérie
et rendu un hommage à tous les
artistes et chercheurs français et
algériens qui ont participé à ce projet
de «récit de l’histoire commune».
Un peu plus tôt dans la journée,
Zahia Rahmouni, commissaire de
l’exposition avec Jean-Yves Sarazin,
a présenté à la presse les étapes les
plus importantes de l’exposition, intitulées respectivement : Vue de loin
; Un territoire vu du large avant 1830
; Tracer le territoire de la conquête à
la colonisation après 1830 ; Capter
l’Algérie; De l’excès de l’imagerie à
la fin de l’Algérie française ; Au plus
près ; Aperçus de l’Algérie après
1962. Les documents, exposés pour
la première fois dans leur majorité,
sont un mélange de toiles, de cartes
géographiques, d’affiches publicitaires, de cartes postales, de photos,
de diaporamas et de vidéos.
Ils retracent tous l’histoire de la
colonisation certes, mais aussi celle
de l’Algérie et des Algériens tout
au long de cette période. «On voit
que les cartes d’avant la colonisation, par exemple, représentent
souvent les rapports belliqueux entre
l’Algérie et l’Europe. Ensuite, sur les
cartes et les tableaux de la conquête,
on remarque l’absence de la représentation de la population, comme
si l’arrière-pays n’existait pas»,
nous fait remarquer Mme Rahmouni.
Ce qui va changer durant la longue
période de colonisation où la France
va donner une représentation subjective du territoire algérien. Beaucoup
de dessins, artistiques ou géographiques, accompagneront et raconteront la prise des villes algériennes
l’une après l’autre par l’armée française (Mascara et Constantine). On
représentera aussi les régions et les
villes en pleine conquête (Kabylie,
Médéa, Sig, Tlemcen et Bône). Elles
sont souvent l’œuvre d’artistes embarqués au sein de troupes conquérantes et parfois celle d’officiers spécialistes des stratégies de la guerre.
«Cela va participer d’une certaine
manière, plus tard, à la propagande
et à l’instrumentalisation coloniale»,
avoue notre interlocutrice. Néanmoins, ces documents inédits sont,
dans l’ensemble, d’une valeur historique inestimable pour notre pays. Ils
donnent une image très réaliste de ce
qu’était l’Algérie sur les plans géographique, démographique et socioculturel, juste avant et juste après et
durant la colonisation. En marge de
sa visite de l’exposition, ouverte au
grand public jusqu’au 2 mai 2016,
Azzedine Mihoubi a exprimé son
souhait de l’organiser très bientôt en
Algérie.
Samir Ghezlaoui
■ GALERIE AÏDA
Villa 132, Haï El Bina
Dély Ibrahim-Alger
(descente de la clinique El
Azhar)
Jusqu’au 30 janvier 2016
Exposition picturale «Liberté
de style, libertés acte I»,
de Youcef Hafid, Baïche Madjid
et Adel Daas
Par A. Merad
Le dindon de la farce
D
e nouveau, l’Autorité de régulatation de l’audioviuel (ARAV)
menace les chaînes privées qui
brûlent les lignes rouges. De nouveau des sanctions sont brandies pour
tenter de ramener les récalcitrants à la
raison. Le refrain est connu. Il se trouve
que ce sont toujours les mêmes qui sont
destinataires des mêmes rappels à l’ordre
sans jamais obtempérer. Ces écrans, au
nombre de deux ou trois, sont facilement
identifiables à travers notamment leurs
dérives et les scandales à répétition à forte
dose de provocation qu’ils signent, sans se
soucier de leurs retombées dans la société.
Ils ont choisi de faire volontairement dans
le sensationnel infect pour les besoins de
l’audience et n’ont jamais dérogé à leur
marque de fabrique malgré la série d’avertissements qu’ils ont reçus à rythme continu. Mais pourquoi changeraient-ils d’attitude face à un organisme de régulation
qui semble totalement ligoté et qui donc
doute lui-même sur ses capacités d’intervention quand ce n’est pas carrément sur
le but de sa mission ? Depuis sa création,
l’ARAV, en effet, n’a encore rien entrepris
de concret qui puisse édifier le monde de
la télé sur ses intentions réelles ou ses engagements à structurer les contours d’un
cadre professionnel livré à toutes sortes
de convoitises dont celle liée à l’affairisme
sauvage n’est pas des moindres, et auquel
elle n’arrive pas à appliquer des règles du
jeu claires et juridiquement contrôlables.
C’est au demeurant fort de la réalité de
cette faiblesse chronique à ne pas pouvoir
agir conséquemment sur le terrain que
traîne l’institution de supervision que les
chaînes privées marquées au fer rouge se
confortent à l’idée que rien de grave ne
pourrait leur arriver malgré les sérieuses
atteintes qu’elles font subir aux principes
d’éthique et de déontologie. Entre l’ARAV
et ces écrans libres qui semblent défier en
toute impunité sa compétence, l’échec de la
politique d’organisation mise en place par
l’Etat pour limiter la courbe d’influence du
potentiel télévisuel privé paraît à première
vue consommé. Sinon comment expliquer
qu’avec toute la force de persuasion que
lui a confiée le Pouvoir politique l’organe
de régulation se montre incapable de
prendre des décisions radicales allant dans
le sens d’un assainissement du secteur qui
doit passer par des mesures coercitives
lorsque la situation l’exige ? Beaucoup
pensent que quand une télé verse dans les
manipulations politiques les plus sordides,
porte atteinte à la dignité des familles,
sème le trouble par ses mensonges et ses
accointances tendancieuses, alimente en
permanence les foyers de discorde, aggrave les tensions sociales et sécuritaires,
plus aucune circonstance atténuante n’est
permise. Or, paradoxalement, c’est précisément ce tableau des extrêmes qui s’offre
à nous avec, d’un côté, certaines télés dites
de gros calibre qui narguent l’Autorité
dans toute son expression, et, de l’autre,
un organe officiel réduit au formalisme
de la tergiversation devant des déviations
flagrantes qui incitent à la fermeté et à l’intransigeance de la loi. Le dernier communiqué de l’ARAV mettant les chaînes indociles au pied du mur est encore la preuve
de l’impuissance de celle-ci à dépasser
le stade du constat pour donner un sens
plus rigoureux à sa responsabilité. A vrai
dire, si la loi était appliquée dans toute sa
rigueur et sans préjugés ni a priori sélectif,
les écrans ciblés aujourd’hui pour dépassements et fautes professionnelles graves
auraient depuis longtemps mis la clé sous
le paillasson. Pourquoi ont-elles donc
échappé à chaque fois aux sanctions extrêmes qui s’imposaient vis-à-vis de la loi
alors que ces mêmes sanctions n’ont pas
été totalement ignorées pour d’autres, plus
vulnérables parce que pas protégées ? En
fait, toute la question est là : si l’ARAV fait
du simple chahut devant les télés privées
insoumises, c’est qu’elle a ses raisons, dont
la principale étant de ne jamais se mettre
à dos leurs influents sponsors tapis dans
les travées du Pouvoir. Les connivences
entre les hautes instances du sérail et ces
chaînes n’étant plus à démontrer, il va sans
dire qu’une telle proximité n’arrange pas
les affaires du premier responsable de
l’Autorité de régulation qui doit à chaque
fois trouver une foultitude d’arrangements
pour maintenir l’équilibre de l’allégeance,
quitte à perdre la face et à décrédibiliser
la tutelle qu’il représente. En vérité, le
patron de l’ARAV ne perd pas de vue que
le Pouvoir a besoin de ces télés pour sa
propre propagande. Face à la déconsidération de la télévision publique, il trouve
en ces chaînes privées qui se mettent à
son service le canal idéal pour faire passer
officieusement ses messages. De plus, ces
chaînes par la liberté de ton qui leur est
accordée se mobilisent corps et âme pour
défendre ses points de vue, ses décisions,
et apporter la contradiction à ses détracteurs. En somme, des écrans qui font la sale
besogne à la place des hommes du Pouvoir
et qui bénéficient en retour de l’assurance
d’outrepasser sans risques d’être inquiétées les contingences éthiques et de recevoir une manne publicitaire confortable
qui leur permet de prospérer dans un milieu où l’essentiel n’est pas garanti, à savoir
la possession d’un statut de droit algérien.
Au même titre que le ministère de la Communication qui patauge dans ce paysage
médiatique où tout est à refaire, l’ARAV
prend de plus en plus conscience que c’est
elle qui constitue le dindon de la farce sur
le dos duquel sont instrumentalisées les
pires combines. A moins d’un sursaut de
vanité de sa part pour prouver qu’elle vaut
plus qu’une formalité politique, ce qui par
les temps qui courent paraît peu probable.
A. M.
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 16
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Coopérative immobilière
«EL NASR RÉSIDENCE AMALOU»
AVIS
COMMUNIQUE N°01/2016
EXTRAIT DU PROCÈS VERBAL DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
DE L'ORDRE NATIONAL DES EXPERTS-COMPTABLES
du 10 JANVIER 2016 - MGMC - ZERALDA
Résolution n° 01: Adoption du rapport moral et financier pour la période du 1er octobre 2014 au 30
septembre 2015.
Résolution n° 2 : Adoption du budget pour la période du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2016.
Résolution n° 03 : Fixation du montant de la cotisation professionnelle pour la période du 1er octobre
2015 au 30 septembre 2016 à 60.000,00 DA.
Résolution n° 04 : Partenariats internationaux.
Résolution n° 05 : Publicité légale.
Le Président
M. S BENHAMMOU
Les Assesseurs
O. E. AHRIZ- S MEHDIOUI
SARL
Etude Générale Architecture
Urbanisme et Réalisation :
(EGAUR)
Bouchaoui Marine, BP 70, Staouéli
Chéraga, Alger
Avis
Nous, l’ensemble des associés,
avisons l’ensemble des organismes
d’Etats et privés que M. Yatta
Boudjemaâ n’est plus gérant de la
Sarl EGAUR.
Il a été remplacé par M. Ouddah
Abdelhamid, gérant, et M. Aroui
Abderahmane, co-gérant.
Le gérant M. Ouddah
Abdelhamid
Les souscripteurs de tous les sites de la coopérative immobilière
«EL NASR RÉSIDENCE AMALOU» sont cordialement invités à
assister à la réunion de l’assemblée générale extraordinaire qui se tiendra
mardi 02 février 2016 à 15h00 au siège de la coopérative sis Aïn Naâdja
Nord, route de Blida, Gué de Constantine.
Ordre du jour : Examen du problème d’assainissement des
promotions, coopératives et riverains limitrophes à nos sites.
Cet avis tient lieu d’invitation la présence de tous est indispensable
Le Rapporteur
R. TAFIGHOULT
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Pensée
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Condoléances
Condoléances
Cela fait une année
déjà, le 21.01.2015,
que nous a quittés à
jamais notre cher et
regretté époux, père
et grand-père
Cela fait une année,
le 21.01.2015,
que notre regretté
colonel
Le professeur Ahmed
Bendib et l'ensemble du personnel
médical et paramédical du service
de sénologie, ayant appris avec une
grande tristesse le décès de
L'ensemble du personnel des
laboratoires Merinal, profondément
affecté par le décès du
Bouhadef Achour
ancien surveillant
médical
lui présente ainsi qu'à toute
sa famille, en cette pénible
circonstance ses plus sincères
condoléances et les assure de sa
profonde compassion.
Que Dieu le Tout-Puissant accorde
au défunt Sa Sainte Miséricorde et
l'accueille en Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons."
Saâd
Derradji
à 84 ans laissant
derrière lui un vide
immense que rien ne pourra combler et
une douleur toujours présente dans nos
cœurs. Nous demandons à tous ceux qui
l'ont connu d'avoir une pieuse pensée à sa
mémoire. Allah yarahmek.
Mme Derradji, ses enfants
et petits-enfants
Fatmi Zarif
nous a quittés.
La douleur de ta
disparition est
toujours aussi
pénible.
Tu demeureras vivant à jamais dans
nos cœurs. Ton épouse, ta fille, les
familles Tizioualou, Naceur et Mahboub
demandent à tous ceux qui t'ont connu
et aimé d'avoir une pieuse pensée à ta
mémoire.
Repose en paix "RIP".
Décès
Décès
Les familles Zeggan,
Laouzai et Ouraghi,
les parents et alliés
ont l'immense
douleur de faire
part du décès, à l'âge
de 55 ans, de leur
cher et regretté
La famille Benali a
l'immense douleur
de faire part du décès
de son fils
Arezki Zeggan
L'enterrement a eu
lieu le 16 janvier 2016.
Que Dieu Tout-Puissant l'accueille en
Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons."
Zineddine
Ahmed Salah
survenu le 08 janvier
2016 à l'âge de 8 ans.
Une pieuse pensée est demandée à la
mémoire de l'enfant.
Sa famille remercie tous ceux et celles
qui l'ont aidée pour la prise en charge de
son fils.
Que Dieu ait son âme et l'accueille en
Son Vaste Paradis.
et pilier du service de sénologie,
présentent à sa famille leurs
sincères condoléances et prient
Dieu le Tout-Puissant d'accueillir le
défunt en Son Immense Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons."
père de son cher collègue
M. Ahcen Titam
CARNET
ANNIVERSAIRE
Ce jour du 20.01.2016, notre
adorable père et grand-père
Mesbahi Mohand Saïd
né à Tikichourt, Larbaâ
Athouacif, w. Tizi Ouzou,
a soufflé sa 91e bougie. En
cette heureuse occasion, sa
famille de Bouira lui souhaite
un joyeux anniversaire et une
longue vie pleine de bonheur
et de santé.
On t'adore vava et mazal el
baraka incha'Allah.
---o-O-o--PENSÉE
Cela fait trois ans que nous a
quittés à jamais notre cher et
regretté père
Bouzar Sadek
à l'âge de 63 ans, laissant un
vide incommensurable.
En cette douloureuse
circonstance, sa femme
Dalila et ses filles Amina
et Assia demandent à tous
ceux qui l'ont connu pour
sa sagesse, sa bonté et sa
grandeur d'âme d'avoir une
pieuse pensée à sa mémoire.
Repose en paix papa.
"A Dieu nous appartenons et à
Lui nous retournons."
Père de 4 enfants, au chômage et sans ressources, lance un appel pour lui venir en aide financièrement pour sauver sa
famille. Sa femme a un cancer et sa fille de 7 ans est atteinte d'une grave anémie et ne pèse que 16 kg. Sa mère, à force
d'être malheureuse, a perdu la vue et nécessite elle aussi une intervention. Il a frappé à toutes les portes, en vain. Il
s'adresse aux autorités concernées pour lui trouver des solutions à ses nombreux problèmes.
A toute âme charitables, venez-lui en aide. Tél. : 0775 87.17.34 - La hwala wala kouata illa billah
El Watan - Jeudi 21 novembre 2016 - 20
JEUX - DÉTENTE
HORIZONTALEMENT : 1.Qui peuvent être considérés 2.
Inédits. Faciles 3.Assassinées. Etonnât agréablement. Devant
une épitaphe 4.Cours courts. Fruit. Arbre d’Inde 5.Fin de verbe.
Heures du matin. C'est-à-dire. Dévoreur de bûches 6.Autoriser.
Un peu trop mûr (fruit) 7.Milieu d'un seau. Soit. Etendues
vastes, aux vallées peu enfoncées 8.Cheval destiné à la reproduction. Thé à l’anglaise. Gros poisson 9.Manchon cylindrique
d'une manivelle. Déformer en courbant. Préposition 10.Dans.
Lynche. Libertaires 11.Matrice. Soudains 12.Chose latine.
Coupé court. Refléta. Capone pour ses potes 13.Mince. Méprise
14.Printemps de vie. Sept jours. Désert de pierres 15.Bijou de
pacotille. Distançât. Embrouiller.
VERTICALEMENT : 1.Activité d'un chef d'une entreprise de
bâtiment 2.Nouaison. Résonne lentement par coups espacés. Art
du Levant 3.Panoramas. Un quart de peseta. Bloc éclaté 4.
Plante. Rendre mou. Avant la matière 5.Mot magique. Chef
d'œuvre. Amphores 6.Se jette dans la mer du Nord. Bois de
radoub. Suite de versets 7.Baraque de chantier servant de
bureau. Règle. Heures du matin 8.Réparer un péché par la pénitence. Nuances. Cri de charretier 9.Actinium. Violemment 10.
Long morceau de bois. Palefrenier. Echec 11.Attachât. Action de
scout. Bramera 12.Orient. Propre à servir de nourriture 13.
Pronom. Style d'écriture. Crack. Produit pour cheveux 14.
Tirailler. Etre spirituel 15.Maison de fous. Dépourvu de sil.
Quinze sur 15
1
N° 638
4
REGLE DU JEU
3
3
10 11 12 13 14 15
II
4
IV
2
3
4
5
6
7
8
9
10
V
5
VI
6
VII
7
VIII
8
IX
X
9
HORIZONTALEMENT
I- Irrévocable. II- Faites plusieurs fois. III- Strontium Amour de toutou. IV- Surveillants - Bloque les prix. VOte la queue d’un fruit - Fin de verbe. VI- Période de
monte - C’est-à-dire. VII- Décent - Enlevai. VIIIMouette. IX- Eau du poète - Catégoriques. X- Causes
de grisaille - Livré à lui-même.
10
11
12
13
14
15
VERTICALEMENT : 1.IMPENETRABLES 2.NUISANCE. EIDERS
3.ENS. ST. CATAIRES 4.XI. OSEILLE. TI 5.PTOSE. NAISSANCE 6.
LIRE. MIME. OS. AS 7.ION. GITANES. UN 8.CNIDE. ITALIENNE 9.
ASE. NIAIT. ETIER 10.RIE. LOIRS. ETE 11.LIESSE. NOE 12.ESSIEUX.
NIVELER 13.SE. REA. NEVE 14.RA. NO. RIEN. VIT 15.DECOUSUES.
URATE.
6
Solution
2
Sudoku
précédent
9
5
paroles
indistinctes
mise aux
dimensions
8
1
Tout Codé
En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant
aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous
découvrirez le nom d’un personnage célèbre.
3
7
9
4
9
III
9
8
8
3
8
6
7
4
2
6
9
1
6
8
4
7
2
5
3
2
5
7
6
3
9
1
8
4
4
8
3
2
1
5
9
6
7
5
4
8
9
2
1
7
3
6
6
7
1
3
5
4
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2
9
3
9
2
7
6
8
5
4
1
1
6
5
4
9
2
3
7
8
région de
Chine
sans
contrainte
7
2
4
1
8
3
6
9
5
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3
9
5
7
6
4
1
2
VERTICALEMENT
1- Manque de concentration. 2- Mesquin - A l’état
naturel. 3- Métal symbolique - Oiseau échassier. 4Impératrice d’Orient - Réfutée. 5- Sodium Chambre luxueuse d’hôtel. 6- Fin de cérémonie Règle - Primo. 7- Symbole chimique -La fin de
l’esclavage - Grivois. 8- Saoul - Guillotine. 9- Mou
- Assimilé. 10- Monnaie anglaise d’argent.
SOLUTION N° 4337
HORIZONTALEMENT
I- DÉGLINGUER. II- ILLUMINE. III- SEULE OLLE. IV- PI - URINE. V- OSE - INS - OS. VIMINA - LUE. VII- IMPLANTER. VIII- BAIE IRISE. IX- EMU - ES. X- ETES - ECU.
VERTICALEMENT
1- DISPONIBLE. 2- ELEIS - MA. 3- GLU - EMPILE.
4- LULU - ILE. 5- IMERINA. 6- NI - INANIME. 7GNONS - TRUC. 8- UELE - LEI. 9- OURSE. 10RIEUSE - EST.
Fléchés Express
enlèvera
de force
N° 4338
opéré
dans
astate
béryllium
3
1
5
Définition
du mot encadré
7
2
9
N° 4338
6
N°4338
Par M. IRATNI
1
1
7
5
Mots croisés
I
Une grille est composée
de plusieurs
carrés. Chaque carré
contient tous les chiffres
de 1 à 9. Chaque ligne
comme chaque colonne
contient aussi tous les
chiffres de 1 à 9.
Certains chiffres vous
sont donnés, à vous de
trouver les autres. Pour
cela, procédez par
déduction et élimination.
3
4
1
SOL. QUINZE SUR 15 PRÉCÉDENTS : HORIZONTALEMENT : 1.
INEXPLICABLES 2.MUNITIONS. ISERE 3.PIS. ORNIERES. AC 4.ES.
OSE. ISIS 5.NASSE. GENESE. NU 6.ENTE. MI. EUROS 7.TC. INITIAL.
XE 8.RECLAMATION. ARE 9.ALIENATION. IS 10.BETES. EL. REINE
11.LIA. SOSIES. VENU 12.EDITAS. ET. LEV 13.SERIN. UNIE. LEVA
14.RE. CANNETTE. IT 15.OSSUES. ERE. RITE.
Sudoku
2
N° 4338
8
7
Voilier à un seul mât, avec grand-voile, foc et trinquette.
1
2
3
4
2
1
5
6
7
5
9
4
6
10
2
1
9
11
6
10
7
12
6
2
13
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5
8
9
10
1
10
prêtre
séculier
qui mène
une vie
dissolue
traître des
planches
refus
enfantin
passé sous
silence
grande
école
soudard
qui pique
tel l’ortie
enlève
contracté
8
14
9
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5
6
2
2
12
D
9
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2
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6
interjection
casse-tête
ornée de
métaphores
15
1
9
magicienne
16
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2
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5
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parer
2
6
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8
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8
2
6
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2
2
17
10
2
5
2
5
2
15
2
10
2
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4
16
6
2
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4
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1
1
9
15
2
11
8
2
17
V
2
5
4
6
10
2
8
1
manganèse
titane
plante
potagère
le premier
venu
vieux
Tokyo
éméché
11
1
4
19
ville du
Nigeria
fin de
cérémonie
de même
note
grugé
senteur
SOL. TOUT CODÉ PRÉCÉDENT :
VRILLE - FRANCE GALL
SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRÉCÉDENTS :
HORIZONTALEMENT : CORSAIRES / NOTIFIEE / ADIOS / DST / ASCETES / IM / ASILES /
END / CL / ANIER / EVE / TA / ASSIS / PAGEOT / LA / OAS / VERITABLE / SAL / NIES.
VERTICALEMENT : FONDAMENTALES / ROIS / NIAGARA / ESTOCADE / IL / AISES /
RAOUT / TIF / TIC / ST / AN / RIDELLES / OBI / DEESSE / VITALE / SET / SUES / SES.
en béton
langue
d’Estonie
Jeux proposés par
gym C Magazine
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 21
L’ÉPOQUE
«Il aurait au moins dû avoir la décence de se faire tout
petit au lieu de manigancer», s’emporte un cadre du
FLN en commentant les manœuvres en coulisses du
sénateur et ex-ministre Saïd Barkat, qui ambitionne
d’occuper le poste de vice-président du Sénat. «Avec
tout ce qu’il traîne comme casseroles, on n’aurait même
pas dû lui octroyer une place à la Chambre haute, et
avec ça, il n’arrête pas de faire de la ‘’kawlassa’’ pour
avoir encore plus», poursuit le même responsable.
Hommage aux agents
de nettoiement de Chlef
Profitant des journées portes ouvertes sur la commune,
le wali de Chlef a rendu un hommage particulier aux
agents de nettoiement de la commune, regroupés au
sein de la nouvelle entreprise Tetach, spécialisée dans
la collecte des ordures et l’embellissement de la ville. Il
a souligné que ces travailleurs accomplissent une noble
mission qui mérite tous les honneurs et pour laquelle
l’administration locale a mobilisé tous les moyens
nécessaires. Il a, dans ce sens, souhaité que les
citoyens participent à cet effort collectif pour rendre
leur cité plus belle. Au cours de la cérémonie, qui a
regroupé les autorités locales, le chef de l’exécutif de la
wilaya a également exprimé sa reconnaissance aux élus
et personnels qui se sont succédé à la tête de la
municipalité du chef-lieu de wilaya de 1967 à ce jour.
Enquête sur les logements de
fonction à Laghouat
Le directeur de l’éducation de la wilaya de Laghouat a
affirmé à El Watan que la commission chargée du
dossier des logements de fonction et d’astreinte,
squattés par des indus occupants ou des retraités du
secteur, a déjà commencé son travail au niveau de la
wilaya. Selon ce responsable, l’installation de cette
commission a été décidée par la ministre de l’Education
nationale, sa mission essentielle est de recenser les
logements squattés par des indus occupants, et ce,
pour les récupérer et les affecter aux ayants droit. «Tout
d’abord, il faut savoir qui occupe ces logements,
connaître leur nombre réel, connaître les étrangers au
secteur, et ce, avant de passer à l’expulsion ou au
relogement», a expliqué Ali Merrah, le directeur de
l’éducation de Laghouat .
Saisie de près de 90 quintaux
de kif traité en 2015 à El Oued
Une quantité de 89,47 quintaux de kif traité a été saisie
durant l’année 2015 à travers la wilaya d’El Oued par les
services de la Gendarmerie nationale, a-t-on indiqué
hier au groupement de ce corps sécuritaire. Cette
quantité de drogue a été saisie dans 49 affaires
impliquant 106 mis en cause, dont 76 ont été placés en
détention préventive et 30 autres sous contrôle
judiciaire, a affirmé le commandant du groupement de
wilaya de la Gendarmerie nationale, le colonel
Mohamed Riki, dans un bilan d’activités annuel. Il est
également signalé l’implication, pour la première fois
dans cette wilaya, de l’élément féminin dans ces
affaires de drogue, avec trois femmes placées en
détention préventive pour transport et
commercialisation de drogue.
Amar Ghoul participe au
Forum touristique de Madrid
L’Algérie prend part ,du 20 au 23 janvier, à Madrid
(Espagne), au 7e Forum touristique sur l’investissement
et les opportunités d’affaires en Afrique. Notre pays
sera représenté à cette manifestation par une
délégation conduite par Amar Ghoul, ministre de
l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de
l’Artisanat. Plusieurs investisseurs internationaux
seront présents à ce forum, qui débattra des défis de
l’investissement touristique en Afrique, des
développements technologiques en matière d’accueil,
de tourisme environnemental dans les parcs nationaux
et les réserves naturelles et de la promotion des
destinations touristiques et du tourisme culturel, étant
établi que le tourisme est considéré comme un moteur
du développement durable.
Édité par la SPA “El Watan Presse” au capital social
de 61 008 000 DA. Directeur de la
publication : Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place
du 1er Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 -
Samsung Algérie opte
pour des partenariats
20.55 Série
LÉO MATTEÏ, BRIGADE DES MINEURS
Le squelette d’une fillette de 6
ans est retrouvé dans le bois
de Vincennes par des lycéens
et à côté d’un mystérieux jeton.
L’enquête révèle que l’enfant
est morte à la suite d’un choc
violent entre 2007 et 2012.
● Le constructeur sud-coréen veut garder sa part de marché en Algérie.
E
n adéquation avec la volonté des pouvoirs publics à
promouvoir la production
nationale, le bureau Algérie de
Samsung Electronics va signer
divers partenariats qui seront
officiellement annoncés dans
les prochaines semaines. C’est
ce qui a été mis en évidence,
mardi dernier, lors d’une rencontre conviviale avec la presse
à l’occasion de la célébration du
Nouvel An. Samsung Algérie,
via divers partenariats, signera
le retour de la production de sa
gamme d’électroménagers en
Algérie et permettra ainsi d’offrir
aux consommateurs algériens
une large gamme de produits. Ce
qui favorisera un transfert technologique via des formations
et un transfert de know how à
des ressources humaines algériennes. Les rencontres régulières avec les journalistes ont
pour objectif d’entretenir son
image, développer sa notoriété
dans le but de créer et maintenir
une relation de confiance avec
ses clients ainsi que les professionnels de la presse.
Saisissant l’occasion de cette
rencontre, Dong Pyo Jeon a
tenu à remercier les médias
algériens pour leur professionnalisme et leur fidélité à Samsung
et cela depuis l’ouverture du
premier bureau en 2001, tout
en affirmant «sa volonté de
renforcer davantage ce partenariat d’exception». 2015 a été
marqué par plusieurs activités
et importantes réalisations, que
ce soit sur l’aspect corporate
ou sur les innovations technologiques. On peut citer le Samsung
Smart School lancé en 2014 avec
20.55 Culture infos
DES PAROLES ET DES ACTES
LE GRAND DÉBAT
A la fin d’une année 2015 agitée
et à l’aube de cette nouvelle
année qui débute sous le signe
de la violence, David Pujadas
accueille sur le plateau Daniel
Cohn-Bendit et AlainFinkielkraut.
20.55 Cinéma
PHOTO : D. R.
Les ambitions démesurées
de Saïd Barkat
El Watan - Le Quotidien Indépendant
TV
POUR PROMOUVOIR LA PRODUCTION NATIONALE
ON VOUS LE DIT
l’inauguration de la première
classe numérique pilote du genre
en Afrique du Nord au lycée
d’excellence des mathématiques
de Kouba puis au lycée colonel
Lotfi d’Oran, suivie de la 3e
classe numérique au lycée Ibn
Badis, à Constantine. Quelques
semaines après leur présentation
triomphante au Mobile World
Congress (MWC) de Barcelone,
Samsung Algérie a mis à la
disposition des consommateurs
algériens deux terminaux entièrement redéfinis : Galaxy S6
edge+ et Galaxy Note 5. La Samsung Gear S2 la toute dernière
«smartwatch», dévoilé au salon
IFA de Berlin, a été introduite en
avant-première en Algérie lors
du Med IT 2015.
La nouvelle gamme de téléviseurs SUHD de Samsung a été
également lancée sur le marché
national. Samsung est le leader
du secteur en matière de Smart
TV. Au début du développement
de la Smart TV, Samsung s’est
concentré sur l’acquisition des
applications à offrir dans l’interface Smart HUB. Avec l’introduction du système d’exploitation Tizen en 2015, Samsung a
recadré sa stratégie en travaillant
à offrir des expériences plus significatives pour les clients, leur
permettant de profiter des applications qu’ils utilisent de façon
facile et rapide avec la meilleure
qualité d’image possible et cela
sur un grand écran. Pour 2016,
Samsung va encore plus loin en
offrant une expérience utilisateur
simplifié qui offre un accès à
toutes les formes de divertissement via un seul point d’accès
avec une seule télécommande.
Samsung veut garder sa part
de marché en Algérie dans un
contexte où de plus en plus de
compétiteurs ont fait leur entrée.
Kamel Benelkadi
AÏN DEFLA
Le taux de couverture sécuritaire par
la Gendarmerie nationale atteint 85%
L
e taux de la couverture sécuritaire assurée par la
Gendarmerie nationale dans la wilaya de Aïn Defla
a atteint 85% durant l’année 2015, a indiqué, hier, un
communiqué du groupement local de ce corps de
sécurité, qui relève que sur 36 communes, 29 disposent
d’une brigade de gendarmerie. Un plan visant la création de brigades de gendarmerie dans les communes
qui n’en sont pas encore dotées a été mis en place dans
le cadre du quinquennat 2015-2019, précise le texte,
qui dévoilait à l’occasion le bilan d’activités de ce
corps de sécurité durant l’année 2015. Les communes
concernées par l’opération de réalisation de brigades
de gendarmerie sont celles de Mekhatria, Birbouche,
Aïn Bénian, Aïn Bouyahia, Ben Allel, Oued Djemaâ
et Djemaâ Ouled Cheikh, souligne le document, qui
fait également état du prochain lancement des travaux
de réalisation d’une section de recherches à Khemis
Miliana.
Les travaux de réalisation d’une unité d’intervention
rapide de la Gendarmerie nationale au chef-lieu de
wilaya, dont la mission consiste en la préservation de
Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88 Site web : http://www.
elwatan.com E-mail :
[email protected] PAO/Photogravure : El Watan Publicité - Abonnement : El Watan 1, rue Bachir Attar Place du 1er Mai - Alger. Tél : 021 67 23 54 - 021 67 17 62 - Fax
: 021 67 19 88.
R.C : N° 02B18857 Alger.
Compte CPA N° 00.400 103 400 099001178 - Compte
devises : CPA N° 00.400 103 457 050349084
l’ordre public, seront en outre lancés durant l’année
2016, a-t-on ajouté. S’agissant de l’activité du groupement de gendarmerie de Aïn Defla durant l’année 2015,
le bilan annuel fait état du traitement de 1427 affaires
se rapportant à la lutte contre le crime, soit 500 de plus
par rapport à 2014. Dans ce cadre, 906 affaires se rapportant au crime ordinaire ont été traitées, 126 au crime
organisé et 395 autres à la violation de la loi, a-t-on
expliqué. A la faveur des opérations menées, 1576 personnes ont été arrêtées, dont 608 placées sous mandat
de dépôt, a-t-on signalé.
Concernant le crime ordinaire, les crimes et délits
contre les biens arrivent en tête de liste des affaires
traitées 408, suivis de ceux contre les personnes 384, la
famille et les us, 60 ainsi que l’ordre public 30 affaires.
Au sujet de la lutte contre le crime organisé, le groupement a notamment procédé au traitement de 95 affaires
se rapportant au trafic de drogue qui se sont soldées par
la saisie de plus de 13 q de kif traité et l’arrestation de
186 personnes, dont 155 ont été placées sous mandat de
dépôt.
APS
ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi
Yahia, Hydra. Tél :023573258/59
Impression : ALDP - Imprimerie Centre ; SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 30 89 09 - Est :
Société de distribution El Khabar.
Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan
Diffusion, 38, Bd Benzerdjeb (Oran) Tél : 041 41 23 62 - Fax
: 041 40 91 66
MONSIEUR BATIGNOLE
A Paris, en juillet 1942, Edmond
Batignole, charcutier,
s’accommode de l’Occupation.
Son futur gendre, collaborateur,
dénonce une famille de juifs et
propose à ses beaux-parents de
s’installer dans l’appartement
désormais vide.
21.500 Série
FALSE FLAG
Natalie est conduite à l’hôpital
après avoir été blessée par
balle par les complices d’Omer.
Les agents du Shin Beth
assurent sa protection. La
jeune femme décide de tout
avouer à son fiancé.
20.45 Série
WOLF HALL
Angleterre, 1529. Le roi Henri VIII
souhaite faire annuler son
mariage avec Catherine d’Aragon,
car cette dernière ne parvient pas
à lui donner d’héritier mâle. Mais
les négociations menées auprès
du pape par le cardinal Wolsey
ont échoué.
20.55 Série
ONCE UPON A TIME
Robin rend visite à Regina,
mais celle-ci, bouleversée, lui
demande de l’oublier. En effet,
il doit retomber amoureux de
Marianne ...
20.55 Cinéma
LORD OF WAR
Yuri Orlov, Américain d’origine
ukrainienne, vend des
kalachnikovs et des munitions
à travers le monde. Habile
négociateur, il brasse des
milliers de dollars et entraîne
son jeune frère Vitaly dans son
sillage.
Les manuscrits, photographies ou tout
autre document et illustration adressés
ou remis à la rédaction ne seront pas
rendus et ne feront l’objet d’aucune
réclamation. Reproduction interdite de
tous articles sauf accord de la rédaction.
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 22
PUBLICITÉ
Ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville
Laboratoire National de l'Habitat et de la Construction
E.P.E. / S.P.A -LNHC . AU CAPITAL DE 150.000.000 DA - RC N°008 13183-16/00
DIRECTION GÉNÉRALE
Condoléances
Le président-directeur général, les cadres dirigeants
et l'ensemble du personnel du l'EPE - LNHC / Spa,
profondément attristés par le décès du
père de M. Saidi Sid Ahmed
directeur de la région ouest
lui présentent ainsi qu'à toute sa famille leurs sincères
condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur
profonde sympathie.
Pensée
21.01.2008 - 21.01.2016. Cela fait huit
longues années depuis que nous a quittés
Hadj Ahmed Yahiaoui
à l’âge de 89 ans. Sa femme, son fils Hacene,
ses enfants et petits-enfants demandent à
tous ceux qui l’ont connu d’avoir une pieuse
pensée à sa mémoire.
"A Dieu nous appartenons et Lui nous
retournons."
Remerciements
La famille Djilani de Sétif remercie toutes les personnes qui
ont compati à sa douleur suite au décès du
moudjahid Djilani Lakhdar
survenu à l’âge de 104 ans et enterré à Sid El Khier, le
14/01/2016.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
Condoléances
Décès
La direction générale du Groupe
Hydrapharm et l'ensemble du
personnel de sa filiale ABC
MED, profondément attristés par
le décès de la mère de
M. Mohamed Rahmani
présentent à sa famille leurs
sincères condoléances et
l'assurent en cette douloureuse
circonstance de leur grande
compassion et sympathie.
«A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.»
La famille Blibek de Tizi Ouzou et de
Beni Douala a l’immense douleur de
faire part du décès de son cher père et
grand-père
Blibek Mokrane
dit Meziane Elhocine
survenu en France à l’âge de 76 ans.
La veillée funèbre est prévue demain
vendredi à son domicile familial, sis au
lotissement Nouri (Zone des dépôts),
à Tizi-Ouzou et l’enterrement aura lieu
samedi 23 janvier 2016 à 12h30,
en son village natal, Aguemoun,
(At Aïssi - Beni Douala).
«A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.»
40e jour
Pensée
Cela fait quarante jours
que tu nous as quittés
cher époux, père et pilier
de toute la famille
Le 18 janvier 2013,
notre regretté père et
grand-père
Abdelkader
Merada
à l'âge de 83 ans, laissant
un vide immense derrière
toi que nul ne peut
combler. Le malheur de
t'avoir perdu ne doit pas
nous faire oublier le bonheur que tu as semé autour de
toi et de nous.
Nous remercions toutes les personnes qui ont
compati à notre douleur et demandons à tous ceux
qui t'ont connu et aimé d'avoir une pieuse pensée à ta
mémoire.
Que Dieu t'accueille en Son Vaste Paradis.
Repose en paix cher papa.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."
Ramdane
Djidjelli
ancien cadre
de l'Etat
nous a quittés laissant
un grand vide autour
de ses proches, lui qui était toujours présent
pour tous. Sa famille de Staouéli et Djidjelli
de Tipaza demandent à tous ceux qui
l'ont connu d'avoir une pieuse pensée à sa
mémoire.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons."
Condoléances
Les Sarl MOD Pub et DCS représentées
par leurs dirigeants M. Belkalem
Malek, Ghaouti Sofiane Salah, Taïbi
Abderrahamen et Ech-Chergui Omar
présentent leur sincères condoléances à
la famille Bouteflika suite au décès de
l'épouse de
M. Abderahim Bouteflika.
Pensée
Pensée
Les années passent et la
douleur reste vive. Cela
fait sept ans que tu nous
as quittés cher époux,
papa et grand-père
Cela fait 03 jours que
notre cher et regretté
père, grand-père et oncle
Hadj Tahar
Bengougam
En ce douloureux
souvenir, ton épouse, tes
enfants et tes petits-enfants demandent à tous
ceux qui t'ont connu et aimé d'avoir une pieuse
et tendre pensée à ta mémoire. Tu nous as laissé
un grand vide que rien ni personne ne pourra
combler.
Repose en paix et que Dieu le Tout-Puissant
t'accorde Sa Sainte Miséricorde et t'accueille en
Son Vaste Paradis Incha'Allah.
Bouhadef
AchourKhali Youcef
nous a quittés à l’âge de
85 ans.
La douleur de ta
disparition est pénible, ta bonté et ton sourire
nous manquent déjà. Tu demeureras vivant à
jamais dans nos cœurs.
Toute la famille et proches demandent à tous
ceux qui t’ont connu et aimé d’avoir une pieuse
pensée à ta mémoire.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons."
Ta nièce Boughareb Farida
Pensée
Remerciements
Cela fait 18 ans, le
21.01.1998 que nous a
quittés à jamais notre
cher et regretté époux,
père et grand-père
Les familles Belhadj,
Achour, Kitous, Ait
Mesbah, Menaceur et
Cheikh de Tizi Ouzou,
Alger, Constantine,
France et Maroc,
profondément touchées
par la sympathie et le
soutien qui leur ont été
témoignés de près ou
de loin, lors du décès de
leur cher et regretté
Bensalem
Said Ben Seid
Sa veuve Medjras
Tassadit, son fils Rabah
P/APC de la commune
d’Ait Laâziz, Bouira,
son épouse et ses enfants Ghani, Nassim, Lynda
et Massiva demandent à tous ceux qui l’ont
connu d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire
et prient le Dieu le Tout-Puissant de l’accueillir
en Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons."
Belhadj Mahieddine,
ancien magistrat à la Cour
suprême
survenu le jeudi 14 janvier 2016, remercient
toutes les personnes qui les ont soutenues durant
cette pénible épreuve. Que Dieu le Tout-Puissant
l’accueille en Son Vaste Paradis.
Décès
Pensée
La famille Allek d'Alger et de Beni Douala a la
douleur de faire part du décès de sa très chère et
regrettée mère et grand-mère
Nous sommes à ce jour très affectés par ta
disparition très chère mère
Mme Vve Allek Sadia
née Bouchema
survenue le 17.12.2015. Ta pensée ne nous quitte
à l'âge de 93 ans survenu le 20.01.2016.
L'enterrement aura lieu aujourd'hui,jeudi
21.01.2016, après la prière du dohr, au cimetière
d'El Kettar. Puisse Dieu le Tout-Puissant
accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et
l'accueillir en Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.»
Houria Hallah née Taïr
jamais. Ton amour, ton attention pour nous
mais aussi pour ton entourage sont de si beaux
souvenirs.
En ce douloureux évènement, nous demandons
à tous ceux qui l'ont connue et aimée d'avoir une
pieuse pensée à sa mémoire.
Repose en paix très chère mère. Nul ne pourra te
remplacer.
Que Dieu t'accorde Sa Sainte Miséricorde et
t'accueille en Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons"
Remerciements
Décès
Les familles Kara, Ouaret, Sefsaf,
Teboudelette et Mechti remercient
toutes celles et tous ceux qui ont
compati à leur douleur suite au décès de
leur mère, grand-mère, sœur et tante
La famille Belmouloud du
Lido a l'immense douleur de
faire part du décès de son cher
Mme Vve Kara née Ouaret
Fatma Zohra (Salima)
ancien inspecteurs des
Impôts
survenu le 15 janvier 2016.
"A Dieu nous appartenons, à
Lui nous retournons."
survenu dimanche
10 janvier 2016 à l’âge de 86 ans.
"A Dieu nous appartenons
à Lui nous retournons."
Belmouloud Abderrezak
El Watan - Jeudi 21 janvier 2016 - 23
SPORTS
CAN-2016 DE HANDBALL
Programmee
d
du week end
Classement
1). USM Alger
2). CRB
3). MOB
4). DRBT
5). MCA
--). USMH
7). ES Sétif
8). MC Oran
--). JS Kabylie
10). NA Hussein-Dey
--). JS Saoura
--). USM Blida
13). CS Constantine
14). RC RELIZANE
15). ASM Oran
16). RC Arbaâ
Les Verts débuteront face à l’Egypte
(15h)
(16h)
(15h)
(15h)
(16h)
(16h)
(16h)
(16h)
Pts
37
29
26
25
24
24
22
21
21
20
20
20
16
15
13
8
J
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
■ Ligue 2 (17e J)
Demain (15h)
OM Arzew - Olympique Médéa
US Chaouia - USM Bel Abbès
JSM Skikda - CA Batna
CRB Aïn Fekroun - JSM Béjaïa
Paradou AC - ASO Chlef
Amel Bou Saâda - AS Khroub
USMM Hadjout - MC Saïda
Samedi (17h)
MC El Eulma - CA Bordj Bou Arréridj
■ Interrégions (15e J)
- Groupe Est
Demain (13h)
NRB Grarem - CRB Kais
WA Ramdane Djamel - NRB Chéria
ASC Ouled Zouai - WM Tébessa
AB Chelghoum Laïd - IRB Robbah
ES Bouakeul - NASR El Fedjoudj
IRB El Hadjar - NRB El Kala
NRB Teleghma - ESB Besbes
NT Souf - AB Barika
◗ Groupe Centre-Ouest
- Samedi (14h)
MB Rouisset - IRB Laghouat
IRB Aïn Hadjar - MB Hassi Messaoud
CRB Aïn Oussera - MBC Oued Sly
USB Tissemssilt - IRB Sougueur
CRB Boukadir - FCB Frenda
ARB Ghriss - ESB Dahmouni
SC Aïn Defla - WAB Tissemssilt
Hydra AC - ORB Oued Fodda
◗ Groupe Centre-Est
- Demain (15h)
ES Ben Aknoun - AT Hassi Messaoud
CA Kouba - OM Ruisseau
USM Sétif - AS Bordj Ghdir
IRB Berhoum - CRB Aïn Djasser
US Beni Douala - JS Azazga
NRB Achir - NRB Ouled Derradj
ES Berrouaghia - WA Rouiba
FC Bir El Arch - CRB Ouled Djellal
◗ Groupe Ouest
- Demain (15h)
CRB Sfisef - IRB Maghnia
JS Sig - ZSA Témouchent
HB El Bordj - NRB Bethioua
CR Témouchent - CC Sig
USM Tindouf - USM Oran (hc)
Samedi (14h)
MB Sidi-Chahmi - IRB El Kerma
JS Emir Abdelkader - ES Araba
Exempt : CRB Hennaya
Décès
Les familles Kissarli, Mehamsadji,
Debbagh et Zitouni ont la douleur
de faire part du décès, à l'âge
de 82 ans, de
Mme Kissarli Zhor Lila
née Mehamsadji
L'enterrement aura lieu
aujourd'hui après la prière du dhor,
au cimetière de Miramar (Alger).
«A Dieu nous appartenons, à Lui
nous retournons.»
L
e coup d’envoi de
la 22e édition de la
Coupe d’Afrique des
nations (CAN) de handball
(messieurs) sera donné aujourd’hui au Caire (Egypte).
L’Egypte, organisateur et
grand favori de cette édition, ouvrira le bal face
à l’Algérie, détentrice du
trophée remporté en 2014
à Alger. Tête de série du
groupe A, l’Egypte a choisi
l’Algérie comme premier
adversaire du tournoi, sans
doute parce que c’est elle
qui pourrait lui tenir tête
comparativement aux autres
nations comme le Cameroun, le Nigeria, le Gabon et
le Maroc. Le match aura lieu
à 19h30 (heure algérienne)
et sera précédé par deux
autres matchs (du même
groupe) Cameroun-Nigeria
et Gabon-Maroc.
La sélection nationale, sous
la houlette de l’entraîneur
Salah Bouchekriou installé
en novembre dernier, s’est
envolée lundi à destination du Caire sans l’ailier
Riad Chahbour, qui souffre
toujours de douleurs au
dos. L’absence de Chahbour s’ajoutera à la défection de Hichem Kaâbache
(Istres) blessé au genou.
PHOTO : SAMI K.
■ Ligue 1 (17e J)
Demain
DRBT - JSS
MCO - CSC
- Samedi
USMH- USMB
RCA - CRB
NAHD - ASMO
JSK - MOB
ESS- USMA
MCA- RCR
L’Algérie remet en jeu son trophée africain l’occasion de cette CAN qu’abrite l’Egypte, son premier
adversaire
Ainsi, l’EN s’est envolée
avec 18 joueurs dont deux
réservistes. L’équipe nationale, en transformation et
en net rajeunissement, est au
Caire avec l’objectif de faire
bonne figure et de décrocher
une place au prochain Mondial, prévu en France. En effet, la délégation algérienne
compte cinq jeunes joueurs
dont trois de l’EN U21 qui
a participé au dernier Mondial. Lors de la dernière
conférence de presse tenue
Loudf et Bousmal comme réservistes
■ Le joueur Mohamed Loudf (CRBBA) et le
gardien Adel Bousmal (CRBB), présents au
Caire, n’ont pas été retenus parmi les
16 sélectionnés. Ils figureront désormais
sur la liste des réservistes. L’entraîneur
national Salah Bouchekriou a fait son
choix des joueurs qui disputeront la Coupe
d’Afrique.
C. B.
COA
CS CONSTANTINE
Les meilleurs athlètes
de l’année récompensés
L
e Comité olympique algérien (COA) a
organisé, avant-hier soir à Alger, la deuxième édition de l’événement intitulé Algerian
Olympic and Sports Awards, qui est une cérémonie de récompense des meilleurs sportifs de
l’année dans les différentes catégories. Trois
sportifs ont hérités du titre de meilleur athlète
de 2015. Il s’agit du boxeur Mohamed Flissi,
pour la médaille de bronze qu’il a décroché
aux Championnats du monde de Doha 2015
ainsi que de la rameuse Amina Rouba, qui a
arraché sa qualification pour les prochains JO
et la gymnaste Farah Boufadene, avec ses deux
médailles d’or des précédents Jeux africains de
Brazzaville.
Dans les sports collectifs, c’est sans surprise
que l’équipe nationale olympique a obtenu le
prix de la meilleure équipe masculine, suite à
sa qualification aux prochains JO. Par ailleurs,
le trophée de la meilleure équipe féminine
est revenu à l’équipe nationale handisport de
basket-ball qui a décroché, en 2015, le titre
africain. L’autre équipe ayant réalisé une belle
à Alger par le sélectionneur national, Salah Bouchekriou, a affirmé que la
mission s’annonce difficile,
mais les joueurs sont animés d’une grande volonté
pour faire un bon parcours :
«Après avoir raté le dernier
Mondial, en plus l’équipe
est restée inactive pendant
sept mois, donc on est en
pleine restructuration. Nous
avons renforcé l’équipe par
de jeunes éléments pour
préparer l’avenir. Cela dit,
notre tâche s’annonce difficile lors de cette CAN face
à l’Egypte et la Tunisie,
en plus d’autres nations
qui possèdent de bonnes
équipes comme l’Angola.
Néanmoins les joueurs sont
motivés pour décrocher une
place sur le podium, qualificative pour le prochain
Mondial 2017 en France.»
Cependant, le nouvel entraîneur n’est pas autorisé à
diriger l’équipe à partir du
banc de touche car il est
encore sous contrat avec
la Fédération du Bahreïn
jusqu’au mois de février.
C’est son adjoint, Hicham
Boudrari, qui assurera cette
mission, à moins que son
cas soit réglé d’ici là par le
COA.
A. B.
performance durant l’année passée est la sélection nationale militaire qui a eu le titre mondial lors des Jeux mondiaux qui ont eu lieu en
Corée du Sud. Là, c’est son entraîneur, Younès
Ifticen, qui a été élu meilleur technicien de
l’année. Par ailleurs, deux personnalités du
monde du sport ont été récompensées. Il s’agit
de l’ancien footballeur Mustapha Dahleb et
du général-major Mokdad Benziane, qui a eu
à gérer pendant des années le sport militaire.
Dans le handisport, c’est Nassima Saifi, chez
les dames, et Samir Nouioua, chez les messieurs, respectivement champions du monde
du lancer et du 1500 m, qui ont été récompensés. Un trophée spécial a été attribué à l’ancien
champion du monde Mohamed Allak. En
dernier lieu, le COA a également récompensé
les espoirs. Les titres sont revenus à Aymen
Touahri en haltérophilie, champion du monde
cadet, Majda Chebaraka en natation, qui a
décroché trois médailles (2 d’or et 1 d’argent)
aux Jeux africains de Brazzaville.
Abdelghani Aïchoun
Le match de la dernière
chance pour Gomez
C
’est un paradoxe pour le coach Didier Gomez, la trêve a été
douce et calme, tout l’effectif était présent. Mais en l’espace de
quelques jours, le spectre des blessures s’est acharné sur les bonnes
cartes du CSC. Ce dernier, qui va affronter le MCO demain, sera
amoindri de Messaâdia, Cheklam et Akssas pour des soucis de
santé, et Mekkaoui suspendu. Le staff technique clubiste très critiqué devra innover pour ce déplacement périlleux à l’ouest du pays,
pour une confrontation qui peut faire basculer encore l’équipe dans
le doute. Gomez, privé d’un coup de trois hommes importants du
compartiment défensif, va devoir lancer les deux nouvelles recrues
Mellouli et Chorfa «qualifiés mardi soir», pour combler ses lacunes.
Un choix qui s’impose par la force des choses même en l’absence de
repères et d’alchimie entre les deux éléments, surtout que l’idée de
faire jouer Guerrabis dans l’axe avec l’une des deux nouvelles têtes
reste peu probable vu le peu de rendement démontré par le joueur
dans ce registre. En réalité, ce match face aux Oranais tombe au
mauvais moment, après une semaine mouvementée dans le vestiaire
constantinois. La volonté du président Hamiti de limoger Gomez a
davantage mis la pression sur le coach tout comme sur les joueurs.
Un autre échec pour le CSC, demain à Zabana, serait synonyme de
fin de mission pour le staff technique formé de Gomez, Zeghdoud
et Benameur. Les seules bonnes nouvelles de la semaine sont le
retour du duo Sameur-Boulemdaïs et l’arrivée d’une somme d’argent
importante, débloquée par un sponsor qui n’est autre que l’opérateur
téléphonique au logo vert.
A. Henine
COUPE D’ALGÉRIE – 8ES DE FINALE
Trois belles affiches
L
e tirage au sort des huitièmes de finale
de la Coupe d’Algérie, effectué hier au
siège de l’ENTV, aux Eucalyptus, a donné
lieu à trois belles affiches entre des clubs de
Ligue 1. Il s’agit des matches RCR – MCA,
ESS – RCA et MOB – NAHD. Une autre
belle affiche opposera l’USM Bel Abbès
■ HUITIÈMES DE
FINALE
1 - UST – USMH
2- RCR – MCA
3- USMBA - DRBT
(leader de la Ligue 2) au DRB Tedjenanet, la
grande surprise cette saison. Les huitièmes de
finale auront lieu les 19 et 20 février prochain
sur le terrain du premier tiré. La commission
de la Coupe d’Algérie a également procédé,
hier, au tirage au sort des quarts de finale qui
s’annoncent intéressants à suivre.
4 - ARB Ghris - CRBAF
5 - ESS - RCA
6 - ASB Maghnia - HBCL
7 - PAC - R Aïn Defla
8 - MOB - NAHD
■ QUARTS DE FINALE
V4–V2
V5–V3
V1 – V 6
V8–V7
CRL
Démission du président
et de son adjoint
L
a Chambre de résolution des litiges (CRL) de la FAF n’a plus
de responsables depuis plusieurs jours. Après son président,
l’avocat Youcef Hamouda, c’est son vice-président Nadir Mehamiche qui a démissionné de son poste. Les deux responsables
ont, semble-t-il, quitté leurs postes depuis un moment déjà. D’où
probablement les quelques retards qu’a connus le traitement de
certains dossiers de litiges. Hamouda avait été nommé à ce poste
en 2010. La démission des deux responsables est motivée, apparemment, par les pressions qu’ils subissaient au sujet des litiges
existants entre clubs et joueurs.
G. K.
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Jeudi 21 janvier 2016
COMMENTAIRE
Le pire est-il
à venir ?
Par Ali Bahmane
L
UN AN APRÈS LE DRAME DE TOUGGOURT
e Fonds de solidarité et de
garantie des collectivités
locales accompagnera les
autorités en matière de viabilisation des lotissements sociaux
et la commune-mère de
Ouargla est instruite de créer
trois ou quatre délégations
communales, à l’instar des
communes d’Oran et de
Constantine. Telles sont les
principales décisions annoncées hier par Noureddine
Bedoui, en visite de deux jours
dans la wilaya de Ouargla et la
circonscription administrative
de Touggourt.
Ainsi, un an après les tragiques
événements de Touggourt ayant
fait 5 morts et 23 blessés pour
de simples demandes de terrains sociaux, le ministre de
l’Intérieur annonce la prise en
charge totale et immédiate de la
viabilisation de ces immenses
terrains sahariens et steppiques
au profit des couches sociales
les plus démunies. Principal
souci des populations des
wilayas du Sud et des HautsPlateaux, le problème de la
viabilisation des nouveaux
lotissements sociaux consentis
par l’Etat dans ces régions
vient donc de connaître un
dénouement heureux.
PHOTO : D. R.
Bedoui débloque la viabilisation des
lotissements du Sud et des Hauts-Plateaux
L
Touggourt à connu des émeutes il y a une année en raison du blocage des lotissements sociaux
M. Bedoui a officiellement
dévoilé l’existence d’une
tranche de 310 000 lots de terrain sociaux auxquels une
enveloppe de 150 milliards de
dinars sera dédiée dans les
semaines à venir. Cette décision concerne en priorité la
wilaya de Ouargla, a annoncé
le ministre lors d’une séance de
travail avec l’exécutif, les élus
et la société civile.
Les travaux de viabilisation
concerneront, dans l’ordre,
l’ouverture de routes, la création des réseaux d’AEP et d’assainissement, le bitumage et
l’éclairage public.
Le dégel des projets de développement dans les communes
de Ouargla est l’autre bonne
nouvelle annoncée par le
ministre de l’Intérieur, qui a
déclaré : «J’introduirai, dès
mon retour à Alger, la demande
de levée du gel auprès du
Premier ministre.» Une reprise
des projets qui se fera en deux
ou trois tranches afin de débloquer les 5 milliards de dinars
inscrits.
Répondant à une préoccupation
du wali de Ouargla concernant
les conditions coercitives imposées aux demandeurs d’emploi
par les entreprises pétrolières,
le ministre de l’Intérieur s’est
dit «sensible à cette question
qu’il traitera personnellement
dans les jours prochains avec
le ministre du Travail».
Alléger la bureaucratie, moderniser l’administration, numériser les services, humaniser le
contact, impulser une révolution dans la relation administration-administré, promouvoir
l’investissement, tels sont les
maîtres mots du ministre de
l’Intérieur qui se déclare dénué
de tout complexe et être venu
écouter les préoccupations afin
de les solutionner.
Houria Alioua
POINT ZÉRO
Faire du vélo à la maison
Q
uand on pédale moins vite, est-ce qu’on avance
plus lentement ? C’est la question que doivent
se poser en ce moment les autorités, constatant
l’arrivée d’un nouveau cycle d'émeutes, manifestations
et routes coupées. Ces mouvements de colère, qui vont
certainement durer toute l’année, sont le résultat direct
d’une mauvaise prise en charge socioéconomique,
là où le responsable est le gérant de la boîte, là où le
gérant de la boîte accuse les marchés pétroliers d’en
être responsables. Ce qui tombe bien, l’acte de gestion
devrait être dépénalisé dans la prochaine Constitution,
mais ce qui ne règle pas l’autre question : un cycliste
qui arrive parmi les derniers peut-il accuser son vélo,
la foule, l’état des routes ou la pluie, sachant qu’elle
est tombée pour tout le monde ? La seule réponse
au sommet pour l’instant est de renforcer les unités
antiémeute pour appliquer une médecine parallèle
d’urgence, frapper là où l’on ne peut pas guérir.
Par Chawki Amari
Car un an après l’annonce officielle des réformes et la
nomination de champions de l’économie, on a toujours
du mal à voir les résultats. Aucun chiffre sur l’opération
«donnez votre argent sale, la banque le blanchira»,
l’inflation en hausse ; pas de point de croissance
supplémentaire ni de baisse du chômage et, mieux, des
entreprises semi-publiques comme Fertial contrainte de
mettre au chômage technique 1200 travailleurs, car elle
n’a pas eu d’autorisation d’exporter.
Dans ce schéma absurde, comment imaginer que ce
cycle de violences pourra passer rapidement, tant que
des économistes de salon sont encore à penser qu’il
suffit de baisser les importations, augmenter le prix
des chaises et installer deux nouvelles usines de sucre,
un produit largement disponible, pour créer un modèle
économique ? C’est toute la différence entre un vélo
d’appartement et un vrai vélo d’extérieur. Le premier est
plus cher, sert à se muscler mais n’avance pas.
es lendemains font peur. D’abord du risque d’implosion que fait peser sur la société algérienne le
poids des privations de toutes sortes imposées par
la politique d'austérité conduite par l’Etat face à la
chute drastique des recettes pétrolières et gazières. Une
politique qui prend pour cibles le bouquet des subventions
consenties à la population à la faveur de l’embellie financière du début des années 2000, ainsi que les investissements économiques générateurs d’emplois. Les Algériens
ne renonceront pas facilement au niveau de vie assez
appréciable auquel ils ont pu accéder ces dernières années.
Le sacrifice, il faudrait qu’ils en sentent la nécessité tant
ils sont persuadés que l'Algérie, malgré la conjoncture
difficile, a les moyens de faire vivre convenablement sa
population pour peu qu’elle ait une bonne gouvernance.
En outre, il faut qu’ils soient convaincus que les sacrifices
seront partagés par tout le monde et les citoyens mis sur un
pied d'égalité. Ce qui est loin d'être évident compte tenu
de l’ampleur des inégalités sociales existantes, générées
par la distribution d’une généreuse rente sur laquelle se
sont greffées une insatiable spéculation et une corruption
forcenée. Parce qu'elle est trop fracturée entre riches et
pauvres, entre puissants et dominés, il n’y a aucun espoir
pour que demain, comme par magie, l'Algérie voit surgir
une sorte de fraternité nationale face à la «sueur» et aux
«larmes» qu’imposera une quelconque économie de
guerre. La décennie du terrorisme a ajouté une autre
déchirure au sein de la société, autour de la croyance religieuse que s’est approprié par la violence l'intégrisme
fanatique et que perpétue l'intégrisme ordinaire.
Les dégâts sont incommensurables et force est de constater qu’une page a été définitivement tournée dans le pays :
«l’ordre moral» ancien a quasiment disparu, celui-là
même qui a permis à la population de supporter durant
132 ans le joug colonial, de rester digne et debout et d’envisager pour l'après-indépendance une Algérie d’égalité et
de justice, comme prôné par la Déclaration du
1er Novembre et la Charte de la Soummam. Aux anciennes
valeurs, nobles et salvatrices, se sont substitués de nouveaux comportements et des mœurs tendant à la sacralisation de l’argent, à l’individualisme et à la quête forcenée
de la consommation de biens et services. A l’origine de
cette perversion, à l’échelle de l’histoire, la faillite de la
politique.
Depuis plus d’un demi-siècle — même durant la guerre
de Libération — l'Algérie a été le terrain de confrontation
entre clans se disputant férocement le pouvoir politique,
passant outre les choix et les volontés populaires. A l’opposé des nations modernes qui ont mis la politique à leur
service, dans notre pays celle-ci a servi des intérêts d’individus ou de groupes pour l’enrichissement ou l’assouvissement de pulsions dominatrices.
Vaincre la crise aujourd’hui et sauver l'Algérie, ce n’est
pas retrouver un pétrole à 150 dollars le baril, mais bel et
bien réhabiliter la politique en lui redonnant ses lettres de
noblesse et en la mettant entre les mains de nouveaux
hommes et de nouvelles femmes.
ASSASSINAT DE DEUX
ÉTRANGERS À ALGER
DEUX SUSPECTS ARRÊTÉS
■ Trois suspects dans
l'assassinat de deux
ressortissants étrangers,
le 26 décembre dernier,
aux Eucalyptus (Alger),
ont été arrêtés par les
éléments de la police
judiciaire de la sûreté de
wilaya d'Alger, a indiqué
hier un responsable de
cette structure. «Après
enquête approfondie, nous
avons arrêté les suspects
de ce double homicide
volontaire, qui ont reconnu
les faits», a déclaré à la
presse Khaled Menaia, chef
de la brigade criminelle de
la division Est de la police
judiciaire de la sûreté de la
wilaya d'Alger. Il a précisé
que les suspects dans cette
affaire, au cours de laquelle
un troisième ressortissant
étranger a été blessé, «ont
été appréhendés en dehors
du secteur de compétence
des services enquêteurs».
météo
Aujourd’hui
A
Demain
6°
16°
ALGER
4°
17°
6°
18°
ORAN
6°
20°