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Mensuel d’information des cantons de Montbenoît, Mouthe, Levier, Pontarlier, Vercel et du Jura voisin
ÉLECTIONS MUNICIPALES
LE POINT DANS LES PRINCIPALES
COMMUNES DU HAUT-DOUBS
LE CAHIER SPÉCIAL en p. 16 à 32
ÉCONOMIE
Industrie du luxe
MARS 2014
N° 173
2,50€
LES CANDIDATS
ET LEURS PROGRAMMES
À Pontarlier, l’élection se jouera entre le sortant Patrick Genre, le socialiste Jean-Yves Bouveret et l’écologiste Claire Rousseau.
p. 41
250 emplois
en projet à Étalans
L’ÉVÉNEMENT
p. 6 et 7
Travail frontalier
Le paradoxe de
la votation suisse
MOBALPA PONTARLIER
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DES ESPACES
POUR MIEUX VIVRE
Rédaction : “Publipresse Médias” - B.P. 83 143 - 1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - www.presse-pontissalienne.fr - [email protected]
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RETOUR SUR INFO
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Éditorial
Abstention
On nʼa sans doute pas conscience que
le plus grand fléau qui menace le scrutin municipal des 23 et 30 mars prochains sera lʼabstention. Comme dʼhabitude dirons-nous. Oui, mais en pire.
Si on se penche sur cette élection en
France depuis trente ans, on fait le
constat amer que la participation des
électeurs à ce scrutin on ne peut plus
proche de leurs préoccupations quotidiennes nʼa fait que chuter. En 1983,
lʼabstention avait été dʼà peine 20,3 %
au second tour des municipales en France. Depuis, le taux de participation nʼa
fait que se tasser : 73,1 % au second
tour en 1989, 70 % en 1995, 69 % en
2001, le même taux en 2008. Si cette
tendance de fond se poursuit, le taux
de participation pourrait passer sous la
barre des 65 % au soir du 23 mars. Pourtant quʼy a-t-il de plus proche quʼun scrutin municipal ? Le maire sʼoccupe de la
petite enfance, des écoles, de la circulation, des permis de construire, de la
tranquillité publique, du cadre de vie…
On peut estimer que dans une société
où la notion de collectif, de vivre ensemble
et de proximité tend à se relâcher, lʼindividualisme victorieux finira par avoir
raison de la démocratie locale. En disant
cela, on ne résout pas grand-chose. On
peut aussi estimer en réfléchissant plus
en profondeur sur le rôle au quotidien
dʼun maire que cet élu, au fur et à mesure que les villes sont régies par des
normes, des règles, des cadres administratifs et des bureaux dʼétudes, est
devenu au fil des ans un technicien aseptisé dont les convictions politiques ne
pèsent plus du tout sur le cours de son
mandat. Lʼhyper-spécialisation de la
gestion municipale sʼest accompagnée
dʼune dépolitisation totale des candidats. Quʼest-ce qui oppose dans les
grandes villes françaises les propositions des principaux adversaires ? Sur
le fond, pas grand-chose. Alors à quoi
bon se déplacer aux urnes se disent les
électeurs si ensuite les grands projets
ne sont dictés que pas des techniciens
de haut vol qui imposent aux élus leur
façon de voir les choses. Lʼabstention
a grandi au fur et à mesure que les
grands combats dʼidées se sont évaporés dans les volutes de la technocratie uniformisée. Mais attention, le
droit de vote est un peu comme la liberté de la presse : il ne sʼuse que si lʼon
ne sʼen sert pas. I
Jean-François Hauser
est éditée par “Publipresse Médias”- 1, rue de la Brasserie
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Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641
Dépôt légal : Mars 2014
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Crédits photos : La Presse Pontissalienne,
13ème R.G., AP2M, M.J.C. Pontarlier, Ville de Pontarlier.
L’actualité bouge, les dossiers évoluent.
La Presse Pontissalienne revient sur les sujets
abordés dans ses précédents numéros, ceux qui
ont fait la une de l’actualité du Haut-Doubs. Tous
les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”.
Gravilliers :
le foncier commercial
aussi cher que
le foncier à bâtir
Le Lion’s club
soutient la Sapaudia
erci à tous ceux qui ont
savouré la soupe des
chefs servie sur le stand
du Lion’s Club au dernier marché de Noël de Pontarlier. Leur
contribution a permis à Louis
Cuenot, président du Lion’s
Club de Pontarlier ToussaintLouverture de remettre un
chèque de 1 000 euros à Yvan
Michaud, le compagnon de
Manu Claret, qui s’investit au
service de la Sapaudia. La disparition brutale en mai dernier
de l’ancienne championne de
biathlon avait suscité beaucoup d’émotion et un bel élan
de générosité dans le HautDoubs où elle avait choisi de
s’établir au terme de sa carrière sportive. “On a perdu une
copine, une maman, une très
grande sportive. Elle nous
manque beaucoup”, rappelait
Fabrice Guy qui a bien connu
Manu Claret pour l’avoir côtoyé
M
U
en équipe de France de 1987
à 1999. “Après le concours
des douanes, je l’ai ramené
dans mes bagages et présenté à mon cousin.” En l’occurrence Yvan Michaud avec qui
elle a eu deux enfants. La petite famille s’était installée aux
Granges-Narboz. La championne a été victime d’une leucémie aiguë. Son salut passait par une greffe de moelle
osseuse avec un donneur compatible. “Manu n’a pas eu cette chance. Personne n’était
compatible dans sa famille et
sur le fichier européen des donneurs”, souligne Yvan Michaud.
Avec le soutien de nombreux
champions régionaux, il a choisi d’agir au sein de la Sapaudia. Le but de cette association créée en Savoie consiste
à “recruter” des donneurs
volontaires de moelle osseuse qui viendront étoffer le fichier
européen. Lequel compte plus
de 4 millions d’Allemands
contre seulement 200 000
Français. Et il en faut des donneurs vu la difficulté à résoudre
cette complexe équation de
la compatibilité de moelle
osseuse. En dehors du cercle
familial où l’on a une chance
sur quatre de trouver un donneur compatible, la probabilité passe à une chance sur un
million. En sachant aussi qu’un
Européen n’est pas compatible avec un Asiatique ou un
Américain. “On a pu enregistrer 20 000 nouveaux donneurs
cette année”, apprécie l’ancien cycliste Alexandre Chouffe lui aussi engagé dans cette croisade. Prochain
rendez-vous avec la Sapaudia le 9 juin à Pontarlier pour
une grande fête multisport en
présence de nombreux
médaillés olympiques. I
Louis Cuenot a remis un chèque de 1 000 euros à Yvan Dumont,
l’ancien compagnon de Manu Claret qui milite au service du don de moelle
osseuse par le biais de la Sapaudia.
L
Le prix de la parcelle à l’angle de la rocade
et de la rue Laffly atteint 160 euros du m2.
ors du dernier conseil
communautaire de la
C.C.L., Daniel Defrasne a fait le point sur le
dossier de la zone dʼactivité
des Gravilliers. Une quarantaine de candidats sʼest déjà
manifestée. “Au niveau des
contacts, les besoins identifiés correspondent à 19 hectares et les projets confirmés
à 16 hectares. Ceux qui sont
prêts à sʼinstaller représentent une surface de 8 hectares”, précise lʼélu en charge de lʼéconomie. De quoi
remplir la zone du Crêt de
Dale ouverte de lʼautre côté
de la R.N. 57 suite aux découvertes archéologiques.
Le document soumis aux élus
faisait mention du prix de vente des parcelles qui sʼéchelonnent de 50 à 160 euros
par m2. De quoi faire réagir
Liliane Lucchesi, étonnée
quʼon puisse dépasser à ce
point les estimations des
Domaines qui ne dépassaient
pas 100 euros. À ces accusations de spéculations susceptibles de perturber tout le
marché local, Patrick Genre
a répondu que la plupart des
terrains étaient vendus à un
prix légèrement inférieur aux
estimations, à lʼexception de
la fameuse parcelle à
160 euros le m2. Laquelle présente la particularité dʼavoir
le plus bel emplacement à
lʼangle de la rocade et de la
rue Henry-Laffly. Dʼautres
élus de la commission économie justifient cette stratégie pour éviter que certains
ne soient tentés de revendre
ensuite encore plus cher. Dissuasif. I
Découpage cantonal : la fronde des élus du Haut-Doubs
ne vingtaine de maires et de présidents de communautés de communes
du Haut-Doubs avaient fait le déplacement le mercredi 19 février à Pontarlier
pour venir signifier au sous-préfet leur opposition face au projet de découpage cantonal. “On nʼest pas opposé à lʼévolution
des cantons souligne Patrick Genre, maire
de Pontarlier et Président de la C.C.L., mais
seul le critère démographique est pris en
compte dans ce découpage. Au final, cela
donne une carte complètement incohérente.”
Les élus ruraux dénoncent les conséquences
de cette réforme encore en attente de validation. Il est prévu, par exemple, de
regrouper dans le même ensemble les cantons dʼOrnans, Amancey, Montbenoît et la
moitié de Levier. “Sur Pontarlier, on va
superposer le canton et la communauté de
communes du Larmont avec le risque quʼelle
soit alors refermée sur elle-même” poursuit Patrick Genre. Se posera aussi la question de la répartition des rôles dans des
cantons gérés par deux conseillers généraux,
un homme et une femme. “Les délimitations ne tiennent compte ni du périmètre
des circonscriptions, ni des pays, ni des
bassins de vie, ni des arrondissements…
Comment alors expliquer, sinon par des
calculs bassement politiciens, la configuration retenue et acceptée par la majorité
du Conseil général” indique dans un communiqué Annie Gennevard. La députée a
informé les maires de sa circonscription de
la possibilité pour eux de faire un recours
auprès du Conseil dʼÉtat contre une déci- Les élus du Haut-Doubs persistent dans la critique d’un découpage
sion qui est dictée essentiellement par des cantonal qu’ils estiment organisé dans le plus grand mépris de la
considérations purement politiques. I
cohérence des territoires ruraux.
1ER PRIX DE LA CATÉGORIE CLASSIQUE AVEC
LA TISSOT T-COMPLICATION CHRONOMÈTRE
t i s s o t t- C o m p l i C at i o n s q u e l e t t e r é v è l e l e s r o u a g e s d e
l ' e x p e r t i s e h o r l o g è r e p r o p r e à t i s s ot pa r u n m o u v e m e n t
m é c a n i q u e e x c l u s i f e t u n e g l ac e s a p h i r i n r aya b l e à d o u b l e
f i n i t i o n a n t i r e f l e t. i n n ovat e u r s pa r t r a d i t i o n .
t i s s o t s H o p. C o m
GranGier
B i j o u t e r i e - j o a i l l e r i e - H o r lo G e r i e
**
3 4 , r u e d e l a r é p u b l i q u e - p o n ta r l i e r
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*cré at io n
** m o n t res suis ses de l égen de dep uis 18 5 3
4
L’INTERVIEW DU MOIS
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
POLITIQUE
Maître de conférences en sciences politique
“L’action politique est de
plus en plus standardisée”
À moins d’un mois des élections municipales, Guillaume Gourges, universitaire bisontin spécialiste en sciences politiques,
relativise le poids des clivages politiques dans les enjeux locaux. Selon lui, les élus locaux sont devenus des managers.
Guillaume Gourgues : “On assiste actuellement à un retour de l’initiative citoyenne.”
a Presse Pontissalienne : Le clivage idéologique gauche-droite a-t-il toujours un sens
à l’occasion du débat sur les municipales ?
Guillaume Gourgues :
Depuis les débuts de la décentralisation,
la place de la politique, de l’affrontement
partisan dans la gestion des politiques
publiques est loin d’être évidente. On se
rend compte que de plus en plus on a affaire à des membres d’une classe politique qui
agissent comme des “managers territoriaux”. Aujourd’hui les politiques urbaines
sont animées par des mots d’ordre qui sont
toujours les mêmes : attractivité du territoire, développement local, compétitivité,
ce qui conduit toujours, quelle que soit
l’étiquette politique, à conduire les mêmes
politiques partout : réaménagement du
centre-ville, des voies sur berges, création
d’un tramway, etc. Les symboles de cette
uniformisation, ce sont les aménagements
réalisés autour du tramway ou encore les
politiques d’aide à l’implantation des entreprises. L’action politique urbaine est de
plus en plus standardisée. Ce qui est paradoxal, c’est qu’on n’a jamais été autant
décentralisé et que les politiques publiques
se ressemblent toutes d’une ville à l’autre.
On cherche beaucoup les vrais clivages politiques dans les débats, on ne les trouve pas
parce qu’au fond, il y a un consensus entre
tous.
L
L.P.P. : Un bon maire est désormais un bon manager, c’est cela ?
G.G. : Dans cette logique managériale, on a
des maires qui sont à la recherche des
Bio express
Bourguignon d’origine,
Guillaume Gourgues,
enseignant-chercheur
de 32 ans est maître de
conférence depuis
2012
à la fac de droit de
Besançon. Il a consacré
sa thèse de sciences
politiques à la
démocratie participative
dans les régions
françaises.
En 2013, il a publié
Les politiques de
démocratie
participative”.
Il travaille actuellement
sur le fonds d’archives
du second conflit Lip.
bonnes recettes et ces bonnes recettes ne tée en puissance de l’intercommunalité,
sont ni de droite ni de gauche. Gérard Col- laquelle exige un consensus permanent.
lomb à Lyon est de gauche, Alain Juppé à Dans ces instances intercommunales, il y
Bordeaux est de droite, mais tous deux a une volonté d’affaiblir les clivages parseront certainement réélus car ils ont su tisans. D’ailleurs ce consensus mou rend
bien souvent les intercommunalités inefrendre le centre-ville à ses habitants.
ficaces.
L.P.P. : Comment expliquez-vous ces similitudes ?
G.G. : D’abord par la mondialisation de la L.P.P. : Quelle est la finalité pour des villes moyennes
compétition urbaine, directement liée au de tenter de concurrencer ses voisines ?
capitalisme. Les acteurs financiers et les G.G. : Cette concurrence féroce entre villes,
grands groupes ont pénétré les villes car personne ne l’assume véritablement et elle
des secteurs entiers ont été libéralisés peut aboutir à des catastrophes car tout le
(l’eau, le transport public, le bâtiment, les monde ne peut pas gagner dans cette comparkings…). Les élites politiques locales pétition. Prenons l’exemple
sont confrontées à de vrais problèmes dans de Grenoble très orienté sur
leurs villes comme la désindustrialisation les nanotechnologies avec la
“Les
et ils doivent trouver d’autres sources de présence du C.E.A., avec une
bonnes
financement pour leur territoire. Se déga- école d’ingénieurs internagent alors, financées en partie par les pri- tionalement reconnue et un
recettes
vés, des standards de développement urbain tissu d’entreprises très denne sont ni
qui se diffusent partout. Comme ces grands se et ici en Franche-Comté,
quartiers multi-fonctionnels avec des loge- sans vraiment en débattre,
de droite
ments, de l’activité, où les investisseurs on déclare se spécialiser ausni de
limitent ainsi les risques. Ce poids de la si dans les nanotechnologies
gauche.”
compétition urbaine se ressent bien sûr au prétexte de la reconverjusqu’à nos villes franc-comtoises. C’est sion de l’horlogerie. Est-ce
ainsi que les élus locaux ont dû apprendre vraiment l’intérêt des villes
un nouveau métier : manager, commercial, de tenter ainsi de se concurV.R.P. C’est notamment le cas pour Besan- rencer ?
çon.
L.P.P. : Quel regard portez-vous sur
L.P.P. : La dépolitisation du débat s’accentue donc la notion de “démocratie participative” dont tous les candidats aux
inexorablement ?
G.G. : Il y a aussi de la part des politiques municipales se disent être les proeux-mêmes une volonté de dépolitiser les moteurs ?
questions locales qui s’explique par la mon- G.G. : C’est un dispositif héri-
té des luttes urbaines des années soixante-dix. Et les maires se sont mis ensuite à
appliquer les conseils de quartiers à tout
va en les canalisant progressivement dans
des dispositifs officiels dans lesquels bien
souvent hélas il ne se passe pas grand-chose.
L.P.P. : L’initiative citoyenne dans les villes, c’est
donc une chimère ?
G.G. : On assiste actuellement à un retour
de l’initiative citoyenne à travers l’Europe
avec le principe de la “communauty organizing” (l’organisation communautaire),
un concept inventé par l’extrême gauche
américaine dans les années quarante et
cinquante. L’idée est de fédérer les habitants d’un quartier pauvre autour de problèmes et de les former pour qu’ils deviennent des leaders politiques, et organiser
des campagnes de revendication radicale.
Il y a en ce moment une énorme expérience
à Londres. Le but est d’instaurer un rapport de force avec les pouvoirs publics.
En France, l’exemple-type actuel, c’est
Notre-Dame-des-Landes. C’est l’endroit en
Franc où l’on exprime des craintes sur la
métropolisation à outrance et la compétition sauvage entre territoires urbains. Ceux
qui apportent la contradiction politique,
ce ne sont plus les politiques eux-mêmes,
mais ce genre de groupes sociaux. Le débat
politique est en train de bouger et ce, malgré la ribambelle de dispositifs de démocratie participative qu’on enfile comme des
perles. I
Propos recueillis par J.-F.H.
PONTARLIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
PONTARLIER
Petite enfance
Quand les crèches poussent les murs
La Ville de Pontarlier crée 6 places supplémentaires à la crèche Pirouette. Un effort qui ne comble pas
un déficit criant. Du coup, les privés s’en mêlent : deux structures ouvriront d’ici juin. État des lieux.
ébé n’a pas pointé le bout
de son nez qu’il faut déjà
penser à son avenir entre
deux biberons à chauffer, une
couche à changer. Où et par qui
le faire garder ? Cette question,
les parents doivent très vite se
la poser notamment à Pontarlier où la Ville conseille de déposer un dossier de demande
d’inscription en crèche dès le
deuxième mois de grossesse.
Angoissant ! Car même ren-
B
voyée rapidement, la pré-inscription ne garantit pas une place dans l’une des trois crèches
municipales réservées aux Pontissaliens (1). “Il est clair que
nous avons des listes d’attente,
mais je ne peux pas vous donner de délai précis” admet Nathalie Bertin, adjointe au maire en
charge du secteur de la petite
enfance. Ce cas est identique
aux autres villes du Doubs. Tout
dépend à quelle date votre enfant
naît, le turnover se réalisant
uniquement lors de la rentrée
scolaire.
Pour répondre à une demande
croissante, la municipalité a
voté la création de 6 places supplémentaires à la crèche Pirouette d’ici le 15 mars. “Cela représente environ l’accueil de 12 à
15 enfants” fait remarquer l’élue.
C’est encore insuffisant pour
répondre à une demande supérieure au nombre de places dis-
La crèche
Pirouette a
obtenu
l’autorisation
pour 6 places
supplémentaires.
ponibles. “Plusieurs critères rentrent en jeu observe Nathalie
Bertin. Il faut d’abord avoir des
mètres carrés disponibles pour
créer de nouvelles places. Les 6
supplémentaires correspondent
à 500 m2 en plus et la création
de deux emplois. L’autre élément
réside dans notre politique. Nous
souhaitons garder des crèches
de taille familiale. Nous ne voulons pas créer des espaces avec
80 gamins” argumente l’élue.
R
Crèche “Les Ouistitis”,
la nouvelle venue
espectivement pédiatre et médecin généraliste à Pontarlier, Malika et François Wattelier ouvriront en juin
prochain une micro-crèche privée de 10 places. Elle
se situera dans un espace de 125 m 2 flambant neuf au-dessus de la boulangerie Ribeirou, à lʼentrée de Pontarlier. Quatre
personnes qualifiées seront embauchées. Un accueil régulier de
6 heures à 20 heures sera proposé ainsi quʼune halte-garderie.
“Ce lieu sera ouvert à tous les habitants” rapporte le docteur François Wattelier qui prévoit par exemple la venue dʼun intervenant
qui parlera anglais. Dʼautres activités seront proposées. I
Cette proximité avec les parents
permettrait de limiter les
impayés (moins de 5 %). Pour
le Centre communal d’action
sociale de Pontarlier (C.C.A.S.),
le budget total de la petite enfance s’élève à 3 055 000 euros, soit
près de 60 % de son budget total.
26 employé(e)s travaillent dans
les structures collectives et 24
sont assistantes maternelles.
Premier privé à s’être lancé dans
l’aventure en septembre dernier, la micro-crèche “Le Petit
Meix” située 9 rue Gustave-Eiffel tourne à plein régime, preuve une fois encore de l’intérêt
porté à ce type de structure. Elle
bénéficie de 10 places. “Actuellement, nous sommes quasiment
complets. Il ne reste que quelques
créneaux” rapporte Carole Léchine qui assure la gestion technique et administrative. Une
autre crèche dans le bâtiment
“Le Millénium” ouvrira mi-mai
avec une capacité de 10 places,
portée elle aussi par un privé.
Derrière ces créations de places,
d’autres projets sont toujours
dans les cartons. C’est le cas de
la crèche d’entreprise esquissée
par le centre hospitalier de Pontarlier et qui ne s’est pas concrétisée. Finalement, le plus dur
n’est pas de trouver le prénom
à son enfant, mais bien une place en crèche… I
E.Ch.
(1) : Le Multi-accueil Pirouette
(41 places soit 19 enfants de 2
mois ½ et au plus tard jusqu’à
4 ans en accueil régulier, et 15
enfants de 2 mois ½ jusqu’à 6
ans en accueil occasionnel). La
crèche Les P’tits Loups (22
places pour les enfants non
scolarisés âgés de 2 mois ½ à 3
ans révolus) et la crèche Capucine (85 places pour les enfants
âgés de 2 mois ½ à 4 ans).
Rens. “Les Ouistitis” : [email protected]
‡ 5&6 % 23 avenue Fontaine Argent • 3, 5, 7 et 9 rue Chopard • 25000 Besançon
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Permanence les mardi, jeudi et vendredi
de 15h00 à 18h00
L’ÉVÉNEMENT
FRONTALIERS : LE PARADOXE SUISSE
Après résultats de la votation suisse du 9 février, les relations économiques entre nos deux pays peuvent-elles se dégrader ?
G Relations transfrontalières Après la votation en Suisse
Frontaliers, ça va aller ou bien ?
Les Français moquent souvent les votations de leurs voisins suisses sur des sujets qui de
ce côté-ci de la frontière peuvent paraître futiles. Sauf que le 9 février dernier, ce sont
notamment les travailleurs frontaliers qui étaient au centre des débats. Et ils ont voté oui…
outenue par l’U.D.C., cette
votation visait à remettre en
cause l’accord de libre circulation conclu avec l’Union européenne et à mettre en œuvre
une politique plus stricte d’immigration.
Il faut d’abord rappeler que
l’immigration est une réalité importante en Suisse, contrairement à l’image
qu’on peut parfois s’en faire en France : 23,2 % de la population résidente
en Suisse est étrangère (contre 5,8 %
en France). Mais ceci étant dit, malgré
des commentaires souvent plus proches
de la caricature que du droit, que signifie exactement le texte de cette votation ? Quelles conséquences à court ou
long terme pour les étrangers vivant
en Suisse ou souhaitant juste venir y
travailler la journée
? Bref, égoïstement
Beaucoup
peut-être, ce qui
d’incertitudes importe côté français,
c’est de savoir si
sur
l’économie du Hautl’application. Doubs va en souffrir
avec une éventuelle
limitation du nombre
de permis de travail.
L’initiative a été
approuvée à une
faible majorité de
S
50,3 % tandis que la Suisse romande
et les cantons de Bâle et Zurich la rejetaient à plus de 60 %. Il est question
dans le texte de limiter l’immigration
et pour cela, l’État devra fixer des plafonds pour la délivrance d’autorisations
aux étrangers et dans le cadre de l’asile
et ce, en fonction des intérêts globaux
de la Suisse et dans le respect du principe de préférence nationale. Un texte
finalement flou d’après les juristes
puisque ce principe finalement assimilable à des quotas ne fixe pas de
nombre d’étrangers susceptibles d’être
accueillis sur le sol helvète chaque
année, pas plus qu’il ne le détermine
pour les travailleurs frontaliers. Rien
non plus sur la désignation des autorités qui devront procéder à ce savant
calcul.
Seule certitude, les législateurs suisses
ont désormais trois années devant eux
pour rendre le résultat de la votation
applicable dans leur droit et l’inclure
dans la Constitution du pays. Aucun
des acteurs économiques et politiques
G Qu’en pensent-ils ?
rer les conséquences, en particulier
pour les travailleurs frontaliers. Il ne
faut pas être devin pour comprendre
que les permis seront délivrés moins
facilement quoique l’intérêt global du
pays pourrait limiter la limitation !
Juridiquement en tout cas, la classe
politique est face à un casse-tête et voit
le pays se placer en porte-à-faux visà-vis des accords de libre circulation
des personnes qui lient la Suisse à
l’Union Européenne. L’ensemble des
accords bilatéraux seront forcément
touchés par ricochet. Les trois ans à
venir seront donc déterminants de part
et d’autre de la frontière. I
D.A.
suisses ne semble à ce
jour en capacité de mesu-
Les travailleurs suisses jugent leurs voisinsélus des champs
G Christophe se définit
comme simple ouvrier :
“Je ne suis pas étonné par le résultat de
la votation. Le dumping salarial dû à la
présence de trop nombreux frontaliers est
un problème pour les travailleurs suisses.
L’autre élément qui a pu déterminer
certains votes est l’attitude même de ces
voisins français qui parfois exaspèrent :
peu d’échanges, un air de supériorité…
Certains ont aussi voté oui à cause de cela
! Alors aujourd’hui, quand je vois mon
patron chercher d’abord un Suisse avant
d’avoir recours à un travailleur frontalier,
je trouve ça normal.” I
G Frédéric, responsable
dans une prestigieuse
société horlogère :
“À mon avis, les frontaliers ne sont
pas la cible de cette votation, du
moins dans les esprits romands,
l’exemple genevois est significatif,
eux qui connaissent une poussée
de populisme n’ont pourtant pas
prêté oreille aux sirènes U.D.C., ils
savent mieux que personne que les
frontaliers font le travail que bien
des Suisses se refusent à faire. Il
n’en reste pas moins que le but
principal de cette initiative est de
mettre un plafond à l’immigration,
ceux qui veulent s’installer… et
travailler, donc comme les Italiens,
les Portugais et autres l’ont fait
depuis longtemps. Tout ce qui fait
le tissu social de la Suisse en
somme. Une balle dans le pied
diront certains, avec raison.
Pourquoi alors avoir accepté ? La
réponse est dans un ras-le-bol
général des classes moyennes qui
se sentent tondus et ignorés, et donc
tombent dans les bras du
populisme.” I
G Magali travaille
dans la restauration :
“Je crois que les frontaliers ne sont pas
véritablement visés dans la votation, sinon
les cantons limitrophes auraient voté oui,
ce qui n’est pas le cas… On a besoin des
frontaliers, il y a un véritable manque de
main-d’œuvre qualifiée. Maintenant, il y
a toujours la caricature qui dit qu’ils sont
arrogants et ne viennent que pour le
salaire… Cela concerne une minorité de
frontaliers, mais comme partout, on ne
parle toujours que des 5 % de gens qui
sont irrespectueux et on oublie les 95 %
de gens très bien. C’est humain !” I
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
7
G Ballaigues
Un patron français de l’industrie suisse
“C’est économiquement
une véritable erreur”
Leader mondial de l’industrie dentaire, l’entreprise
Dentsply Maillefer est installée à Ballaigues près de
Vallorbe. À sa tête, Dominique Legros, un Français
comme c’est le cas pour les deux tiers du personnel.
G Économie
Convention patronale
Les patrons de l’industrie horlogère
déplorent le résultat
Beaucoup d’agriculteurs
se sont inquiétés de
l’impact que pouvait
avoir la réforme des
cantons sur
l’organisation des
comices. Finalement,
le redécoupage ne
devrait rien changer.
ès le départ, la convention
patronale de l’industrie horlogère suisse a fait connaître
son désaccord de voir ce projet aboutir. Aujourd’hui, à leur grand
ès l’annonce de cette initia- vons pas sur le marché du travail natioregret, il va falloir composer avec les
tive et de la votation, il a déci- nal.”
conséquences de ce vote qui laisse
dé de se battre, comme Le recours à ces travailleurs n’est donc
encore
planer
beaucoup
nombre de ses homologues pas un choix qui nuit à la Suisse selon
d’interrogations comme l’explique le
patrons d’industrie, contre ce projet Dominique Legros mais bien au contraisecrétaire général de cette convenqui aura selon lui deux types de consé- re une obligation pour que l’économie
tion, François Matile. “Ces dernières
quences : à court terme d’abord mais du pays puisse fonctionner. À ces effets
années, notre industrie
aussi à long terme, ce qui brouille la attendus à court terme vont selon ce
horlogère a connu un
visibilité économique de ces décideurs patron s’ajouter des conséquences tout
Une période fort développement tant
bien décidés à continuer leur lobbying. aussi graves. “Un climat d’incertitude
en
matière
“Ce choix fait par une majorité va s’installer, semant le doute sur toutes
de flou
d’investissements que
d’électeurs suisses va d’abord aboutir les activités industrielles. Or, l’économie
juridique.
de formation, ce qui a
rapidement à la mise en place d’un a horreur du doute, cela va nuire au
François Matile est secrétaire général
découlé sur un grand
nouveau système de contingentement dynamisme que connaît aujourd’hui
de la convention patronale de l’industrie horlogère.
nombre d’embauches
des travailleurs frontaliers tout com- la Suisse. C’est très paradoxal d’en
et notamment un
me des travailleurs venant résider ici. arriver là suite à la votation alors que
recours accru aux tra- caractère historique. Normal puisque commune, des connaissances et des
C’est économiquement une véritable le pays connaît un succès économique
vailleurs frontaliers. l’industrie horlogère est localisée le pratiques partagées.”
erreur car dans l’industrie, dentaire indéniable. Cette situation va forcéCette main-d’œuvre a long de la frontière, que nous avons Pour le responsable de la structure
en ce qui nous concerne, nous avons ment semer le doute dans la tête des
pour la Suisse un avec la France une culture technique qui rassemble tous les industriels
besoin de spécialistes que nous ne trou- investisseurs.” I
de l’horlogerie, la Suisse doit maintenant faire face à une période de
flou juridique avec une votation qui
va à l’encontre du principe de libre
circulation et va réintroduire le principe des contingentements de frontaliers. François Matile explique :
“Pour ceux déjà en place, il n’y aura
aucun souci ne serait-ce que du fait
de la non-rétroactivité des lois. Pour
l est Français, est âgé de 35 ans et vit en Suisse mon cadre de vie est agréable à la fois tout près du
eux, les quotas ne seront pas appliavec sa petite famille. Daniel Loquet n’est donc lac et des montagnes avec ses pistes de ski.”
cables. Pour les autres, la votation
pas un travailleur frontalier mais un immigré Est-ce que les résultats de la votation du 9 février
oblige à mettre en place des quotités
en terre helvétique. Une autre population visée ont changé la donne ? “Pour l’instant, je ne le reset des procédures que nous ne connaispar la votation…
sens pas. Pour ma part, je suis bien en Suisse. En
sons pas aujourd’hui… Tout cela en
“Je vis à Neuchâtel depuis 17 ans. J’y suis arrivé plus, il faut savoir que les gens ici font la distinction
tenant compte de ce que le texte de
pour travailler en tant que serveur et depuis main- entre les étrangers : il y a les Français, qui ne seraitl’initiative appelle les intérêts écotenant 5 ans j’occupe un poste de torréfacteur chez ce que par la langue et le mode de vie sont proches
nomiques globaux.”
Nespresso à Avenches, une entreprise de 850 per- des Romands et les autres venus des Balkans et
Une faille peut-être qui pourrait personnes avec pas moins de 80 nationalités différentes. d’Afrique envers qui ils sont beaucoup plus méfiants.”
mettre de ne pas entraver le recours
C’est évident que j’ai tout de suite trouvé ici de Il conclut : “Franchement, ceux qui comme moi sont
aux travailleurs frontaliers puisque
meilleures conditions salariales et de travail en géné- installés en Suisse depuis des années n’ont aucune
justement, les patrons suisses en
ral. Je ne fais que 8 heures par jour, ce qui est rare peur à avoir d’être expulsés. Mais bon, ils ont voté
sont convaincus, il en va de l’intérêt
en Suisse et surtout je gagne trois fois le salaire que comme ça en se disant que ça allait permettre de lutDaniel Loquet travaille
même du pays. Ce qui est aussi vrai
j’aurais en France. Il faut aussi souligner les condi- ter le contre le chômage et aussi stabiliser la lutte
chez Nespresso à Avenches.
de ce côté-ci de la frontière. I
tions de vie et environnementales très différentes : contre la délinquance.” I
Dominique Legros, directeur d’une entreprise
qui emploie deux tiers de frontaliers.
D
D
G Réaction
Daniel, immigré français en Suisse
I
8
PONTARLIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
ÉNERGIE
Perte de recettes
La taxe communale
sur l’électricité en mode clignotant
Mauvaise nouvelle pour les communes qui risquent d’être privées de tout ou partie du produit de
la taxe communale sur la consommation d’électricité. L’incompréhension gagne les élus.
ette taxe rapporte
annuellement
397 000 euros à la Ville de Pontarlier qui perçoit 8 % des montants hors taxes
de l’abonnement et de la
consommation électrique des
ménages. La somme reversée
au budget général est la bienvenue à l’heure de la transition énergétique qui oblige les
C
collectivités à investir lourdement dans la rénovation thermique des bâtiments. D’où
l’incompréhension et la colère
des élus qui pestent contre la
réforme de cette taxe. Patrick
Genre s’en est fait l’écho au
dernier conseil municipal.
“L’article 45 de la loi de finance rectificative a été adopté en
catimini le 19 décembre par 16
députés. Il impose le transfert
du produit de la taxe communale sur la consommation
d’électricité au profit des autorités organisatrices de distribution d’électricité.” En
l’occurrence, dans le Doubs,
c’est le S.Y.D.E.D. (syndicat
mixte d’énergies) qui pourra
sur délibération unilatérale
reverser aux collectivités jus-
Le risque
est toujours
réel pour les
communes
de se voir
priver du
produit de la
taxe sur
l’électricité.
État civil de février 2014
NAISSANCES
31/01/14 – Henri de Sébastien JOUNIAUX, cuisinier et de Anaïs DROMBY, conseillère Pôle
Emploi.
31/01/14 – Thiméo de Thibaut STALLIN, agent
de sécurité et de Hélène ALABOUVETTE, assistante maternelle.
01/02/14 – Adem de Driss EL MACHHOUR, électromécanicien et de Imen MEGDICHE, commerciale.
01/02/14 – Ophélie de Franck TOURNIER, agriculteur et de Gaëlle LAISSUE, infirmière.
01/02/14 – Timéo de Arnaud DUPUIS, carrossier et de Alexandra VIENNET, horticultrice.
31/01/14 – Norah de Benjamin BASSO, sans
profession et de Maud SAUNIER, assistante
sociale.
02/02/14 – Romane de Cédric MAINIER, agriculteur et de Maïté NICOD, assistante de direction.
02/02/14 – Aaron de Rodrigue FARINA, gérant
de bar et de Virginie LECLERC, assistante de
direction.
02/02/14 – Néo de François VUILLEMIN, agriculteur et de Marie GIRARDET, assistante export.
02/02/14 – Eléa de Stéphane BARROCA, commercial et de Lucie HEDUY, opératrice de fabrication.
03/02/14 – Aude de Pierre-Alain BILLET, artisan
électricien et de Sophie MOUTARD, professeur
des écoles.
03/02/14 – Lana de Julien MOREL, aide mécanicien et de Sabrina COQUELIN, ouvrière.
03/02/14 – Loan de Stéphane GRANDVUILLEMIN, chauffeur livreur et de Virginie COURAULT,
assistante commerciale.
03/02/14 – Mathieu de Cédric COCCO, usineur
et de Alexandra BILLOTTET, employée de bureau.
04/02/14 – Calista de Yoann GUERIN, cadre et
de Aurore POUPIN-GARCIA SERRANO, employée
de banque.
05/02/14 – Agathe de Sébastien GRILLON, enseignant et de Stéphanie BEZ, infirmière.
05/02/14 – Laly de Nicolas MEERSCHMAN, éducateur spécialisé et de Audrey BONDUELLE,
sans profession.
05/02/14 – Angelina-Marie de Philippe DOS
REIS, opérateur régleur et de Maria PEDRO,
sans profession.
05/02/14 – Léo de Mickaël BRÉGRAND, ingénieur biomédical et de Laetitia PERRIN, professeur des écoles.
03/02/14 – Sophie de Edwin CASARES MOJICA, concierge et de Minako HASHIMOTO, sans
profession.
07/02/14 – Lola de Philippe PARROD, chef de
ligne en horlogerie et de Estelle JACQUET, éducatrice petite enfance.
07/02/14 – Armand de Thomas BARBIER, agriculteur et de Bérangère MARTIN, salariée agricole.
08/02/14 – Zoé de Hugues DREZET, garagiste
et de Sandra JOBARD, responsable de magasin.
09/02/14 – Clémence de Nicolas MARMET, chef
de projet et de Céline LOUVET, employée logistique.
08/02/14 – Lylou de Luc SOLAVAGGIONE, micromécanicien et de Isabelle DECHAUX, horlogère.
09/02/14 – Alban de David VUILLAUME, agriculteur et de Marina MUSY, professeur
des écoles.
09/02/14 – Emmy de Mathieu COLIN, électroplaste et de Elsa MAHON, vendeuse.
10/02/14 – Camille de Nicolas LEPINE, agriculteur et de Aurélie BAVEREL, adjoint administratif.
11/02/14 – Kenzo de Raphaël DORNIER, charcutier et de Cynthia PUY DE BOIS, sans profession.
10/02/14 – Amaury de Raphael BERTIN, bijoutier et de Marie POURCHET, infirmière.
11/02/14 – Léna de Ludovic MARTIN, manœuvre
en bâtiment et de Emilie SIMON, assistante
maternelle.
11/02/14 – Gaëlle de Steven FELIX, maçon et
de Jessica TRENTIN, sans profession.
12/02/14 – Célia de Yann BROCARD, chef
d’équipe et de Maryline FAIVRE, employée de
banque.
12/02/14 – Chloé de Frédéric MORETTI, ingénieur et de Céline JANTET, ingénieur.
12/02/14 – Antoine de Nicolas SIMON, contrôleur qualité et de Géraldine PY, horlogère.
13/02/14 – Mehdi de El-Yacine CHABANE, électricien et de Séverine SUCH, assistante maternelle.
12/02/14 – Mayann de Alexandre DUTARD, serveur et de Lucile COURVOISIER, auxiliaire de
puériculture.
14/02/14 – Jasmin de Eddy TISSERAND, menuisier et de Jennie HADDAD, monitrice éducatrice.
14/02/14 – Martin de Sylvain DROZ-BARTHOLET, ouvrier et de Marie BALOSSI, aide médico-psychologique.
13/02/14 – Marius de Rudy LECLAIR, horloger
et de Elsa MOLÉ, horlogère.
14/02/14 – Aarone de Pedro OBOVA DA COSTA, horloger et de Emerance TSHITENGA, infirmière.
13/02/14 – Margo de Jean-Paul JUBIN, ouvrier
et de Elodie DROZ-GREY, horlogère.
14/02/14 – Gaël de Benoit ARNAUD, dessinateur industriel et de Jessica MARTINENGHI,
dessinatrice industrielle.
14/02/14 – Kenjy de François TRUTTMANN,
opérateur en horlogerie et de Cindy SIEBERT,
opératrice en horlogerie.
15/02/14 – Romane de Julien MULLER, chef
d’atelier et de Marie DALLERY, opératrice.
15/02/14 – Semih de Alpay AYDIN, plaquiste et
de Tülay KARDES, assistante de gestion.
15/02/14 – Lilou
de Julien ECARNOT, pâtissier et de Silvia PENA VENTURA, vendeuse.
16/02/14 – Melisa de Cebrail OZEN, maçon et
de Keziban GEDIK, sans profession.
14/02/14 – Lina de Amandine PIZZOLI, ouvrière.
16/02/14 – Loan de Fabien SCHMIDT, vendeur
et de Marilène DELACROIX, monitrice éducatrice.
17/02/14 – Hugo de Gilles BOLLE-REDDAT,
enseignant et de Maud WYRWAS, enseignante.
17/02/14 – Emma de Sergio NOGUEIRA, informaticien et de Patricia OTT, animatrice.
17/02/14 – Charly de Vincent PERRIN, conseiller
en personnel et de Amandine FICHET, chargée
de méthodes.
qu’à 50 % de ce produit, ce plafonnement étant imposé par le
gouvernement.
Pour Pontarlier, cela signifie
donc une perte de recettes supplémentaire variant entre
397 000 et 200 000 euros. “Au
mieux cela correspond à 1,8
point d’impôt. Du coup, on risque
de perdre 800 000 euros si l’on
ajoute la réduction de la Dotation générale de Fonctionnement. Cela devient invivable !”
Surtout que l’élu pontissalien
annonçait ensuite une nouvelle coupe budgétaire avec la
réduction de 20 % des subventions pour le Contrat Urbain
de Cohésion Sociale et le Programme de Réussite Éducative. “On recevra 57 900 euros
contre 72 000 euros l’an dernier” regrette Patrick Genre.
L’Association des maires de
France a évidemment réagi au
transfert du produit de la taxe
d’électricité. “Toutes les collectivités, quelle que soit leur taille,
seront brutalement privées d’une
ressource importante. Pour certaines la perte de cette taxe serait
équivalente à la baisse de la
D.G.F. (dotation générale de
fonctionnement) prévue en 2014
et 2015. Des communes pour-
18/02/14 – Léa de Julien JOUANIN, magasinier
et de Sabine BULABOIS, pâtissière.
18/02/14 – Paul de Patrice PETITQUEUX, enseignant et de Marie MOUGEL, enseignante.
18/02/14 – Jules de Jean PROENÇA, ouvrier et
de Maryline BELOT, aide-soignante.
18/02/14 – Jérémy de Julien DONELIAN, ingénieur et de Svetlana ZITNIK, comptable.
19/02/14 – Emma de Arnaud NYDEGGER, ingénieur et de Amandine FOURNIER, préparatrice
en pharmacie.
19/02/14 – Mathéo de Pierre-Alain PETETIN,
planificateur horloger et de Magali DUBAT, professeur des écoles.
19/02/14 – Loïc de Cyril RAGUIN, agriculteur et
de Stéphane ASSENARD, étudiante infirmière.
20/02/14 – Emile de Yohann VALLET, chauffagiste et de Vanessa BARBIER, auxiliaire de vie
scolaire.
20/02/14 – Maé de Sébastien PAULIN, imprimeur et de Aurélie CUCHE, sans profession.
20/02/14 – Oscar de Chloé LAGUERRE, enseignante.
20/02/14 – Wassim de Hafid BOUDYHY, ouvrier
et de Malika SBIRI, sans profession.
21/02/14 – Axelle de Cyril ROGNON, infirmier
et de Valérie CUCHE, éducatrice de jeunes
enfants.
21/02/14 – Soan de Cédric MASCRET, ouvrier
et de Amélie BOUVERESSE, chargée de communication.
22/02/14 – Aaron de Thibault DELVOYE, employé
de commerce et de Séverine LAITHIER, employée
de commerce.
22/02/14 – Romane de Alexandre VIVOT, agriculteur et de Hélène VUILLE, agricultrice.
23/02/14 – Flavien de Florian MARTIN, artisan
et de Lise NOCUS, aide à domicile.
23/02/14 – Keycie de Olivier DEWEIRDER, opérateur et de Audrey MAGNIN, sans profession.
24/02/14 – Kélian de David MOUGIN, contrôleur technique et de Mylène ROUSSEAU, contrôleuse qualité.
24/02/14 – Liam de Sony OGLIOTTI, maçon et
de Anaïs GUIDOTTI, étudiante.
24/02/14 – Louca de Romaric BOUCARD, vendeur et de Chantal BELIN, aide à domicile.
26/02/14 – Nathan de Vincent BAUDIN, horloger et de Marie-Jésus VALENTE, agent de sécurité.
La taxe rapport à Pontarlier 397 000 euros par an.
raient ainsi se retrouver en situation de déséquilibre budgétaire structurel.” À l’échelle nationale, cela représente une perte
de 400 millions
d’euros. Les efforts
de l’A.M.F. sem“Cela
blent avoir été
devient
entendus.
Le
26 février, lors de
invila séance des quesvable !” tions
au Gouvernement, la ministre
déléguée à la décentralisation, AnneMarie Escoffier a
déclaré que “le gouvernement
était prêt à retravailler avec
l’ensemble des élus locaux et des
associations pour réviser les
conditions dans lesquelles cette taxe pourra effectivement être
versée aux communes.” De son
côté l’association des maires de
France se dit prête à déposer
une proposition de loi au Parlement visant à “sanctuariser”
la perception de la taxe communale sur la consommation
finale d’électricité par les communes et les communautés. I
F.C.
26/02/14 – Jules de Anthony ENGGIST, sans
profession et de Nadège POUX, sans profession.
27/02/14 – Fatih de Hilal KARAPINAR, plaquiste et de Serpil AYKOSE, sans profession.
28/02/14 – Eléna de Stéphane BECQUET, boulanger et de Sabine PINAULT, agent de service.
26/02/14 – Izia de Malik MEKDADE, infirmier et
de Armelle DAVID, infirmière.
12/02/14 – Marie-Estelle GIGON, 73 ans, retraitée commerçante, domiciliée à Damprichard
(Doubs), épouse de Léon TARBY.
13/02/14 – Jean-Michel GOBLET, 50 ans, sans
profession, domicilié à Levier (Doubs), célibataire.
13/02/14 – Marie MEULLE, 90 ans, retraitée,
domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de
Georges ANDRÉ.
14/02/14 – Michel NICOD, 76 ans, retraité chauffeur, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de
Lucie SALVI.
17/02/14 – Jacqueline TAILBUIS, 64 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de
Philippe GIROD.
17/02/14 – Frédéric CHAUVIN, 44 ans, agent
de méthode, domicilié à Doubs (Doubs), pacsé
avec Isabelle POURCHET.
19/02/14 – Marie CUINET, 91 ans, retraitée,
domiciliée à Dompierre les Tilleuls (Doubs), épouse de Marc VIEILLE.
21/02/14 – Edgar PERRET-GENTIL, 85 ans,
retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), veuf de
Lucie GLORIOD.
22/02/14 – Renée VERMOT-DESROCHES, 83
ans, retraitée, domiciliée à Morteau (Doubs),
célibataire.
23/02/14 – Jean MARTIN, 83 ans, retraité, domicilié à Labergement -Sainte- Marie (Doubs),
époux de Yvonne LORIN.
23/02/14 – Marcelle FRACHEBOIS, 94 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de
Louis GNECCHI.
23/02/14 – Maurice LAITHIER, 88 ans, retraité,
domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Thérèse JEANNIN.
23/02/14 – Françoise ROY, 55 ans, femme de
ménage, domiciliée à Avoudrey (Doubs) épouse de André NELUBOW.
23/02/14 – Taous OUDJANI, 84 ans, retraitée,
domiciliéé à Pontarlier (Doubs), veuve de Houcine AÏDOUD.
25/02/14 – Claude POURCHET, 81 ans, retraité, domicilié à les Fins (Doubs).
25/02/14 – Yvonne MOREL, 88 ans, retraitée,
domiciliée à Sirod (Jura), veuve de Ulrich BURRI.
23/02/14 – André GUET, 64 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), veuf de Simone GOGUELY.
26/02/14 – Pierre CHIARETTA, 58 ans, régleur,
domicilié à Morteau (Doubs), célibataire.
MARIAGES
22/02/14 – Matthieu HILT, technicien de laboratoire et Nathalie JACQUES, technicienne de
laboratoire.
DÉCÈS
04/01/2014 - Fabien HANGUENOT, 40 Ans,
Domicilié à Frasne.
31/01/14 – Claude GABRY, 55 ans, magasinier,
domicilié à Pontarlier (Doubs) époux de Raymonde PASTEUR.
31/01/14 – Gérard BROTTET, 59 ans, technicien en ventilation, domicilié à Pontarlier (Doubs)
époux de Sylvette MARTIN.
03/02/14 – Suzanne RAGUIN, 84 ans, retraitée,
domiciliée à Rochejean (Doubs) épouse de Louis
VAUCHY.
04/02/14 – Eric HEINRICH, 56 ans, cuisinier,
domicilié à Les Fins (Doubs).
05/02/14 – Janine BERTHET, 87 ans, retraitée,
domiciliée à Censeau (Jura) veuve de Charles
VAUCHEZ.
05/02/14 – Marie-Thérèse VOITURET, 74 ans,
retraitée, domiciliée à Chenevrey (Haute-Saône) épouse de Bernard COLARD.
03/02/14 – Pierre SALMIN, 29 ans, éducateur
sportif, domicilié à Pontarlier (Doubs) célibataire.
05/02/14 – Paulette BOURGEOIS, 93 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs) veuve de
Guy PONÇOT.
10/02/14 – Emile PROST, 91 ans, retraité, domicilié à Arc-Sous-Montenot (Doubs), époux de
Marie-Louise MASSON.
10/02/14 – Janine FERREUX, 77 ans, retraitée,
domiciliée à Longevilles Mont d’Or (Doubs), veuve de Joseph VANNOD.
12/02/14 – Auguste GUINCHARD, 78 ans, retraité, domicilié à Rantechaux (Doubs), époux de
Colette FAIVRE.
PONTARLIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
ENSEIGNEMENT
9
Pôle hôtellerie-restauration
La bûche au Pont
Les futurs pâtissiers en formation au lycée professionnel ToussaintLouverture rivaliseront d’imagination le 20 mars prochain dans le cadre
d’un concours parrainé par la distillerie Guy. Exercice de style.
es six élèves de la section
pâtisserie auront l’insigne
honneur de préparer une
bûche à base de liqueur
de sapin. Le breuvage étant fourni par la maison Guy qui “sponsorise” là son premier concours
pâtissier. “Chacun devra préparer deux verrines”, complète
Daniel Bully, le chef des travaux
du pôle hôtellerie-restauration.
Ce concours se tiendra en présence des grands chefs du secteur. De quoi mettre davantage la pression sur les épaules
des jeunes. Pour la bonne cause car ils auront à gérer toutes
sortes de stress dans leurs carrières qu’on leur souhaite longue
et épanouie.
Plébiscité par tous les professionnels, ce C.A.P. pâtisserie est
accessible uniquement aux
jeunes déjà titulaires d’un C.A.P.
cuisine ou service. “Une belle
réussite avec des débouchés assurés”, concède Damien Péchard.
Le proviseur de l’établissement
ne désespère pas d’aboutir sur
le projet d’ouverture d’une section Bac pro en boulangeriepâtisserie. Attendu par la profession, ce dossier a essuyé un
L
premier revers. Question de
moyens sans doute en sachant
qu’il concerne 15 boulangers et
15 pâtissiers. “Cette démarche
est très fédératrice. On sait qu’on
peut compter sur le soutien de
la Région et du rectorat”, poursuit le proviseur qui compte bien
représenter une nouvelle mouture du projet.
Tous les indicateurs sont au
vert. Avec son pôle hôtellerierestauration refait à neuf, le
lycée professionnel dispose d’un
outil de formation de premier
plan. Probablement, sans équivalent en Franche-Comté. Le
pôle compte aujourd’hui 120
élèves scolarisés en C.A.P. et
Bac pro cuisine ou
service. Soit 25 %
Des
de l’effectif de
débouchés l’établissement. “Les
nouveaux locaux
assurés. nous permettront
d’accueillir des
groupes de 15 élèves
au lieu de 12 actuellement”, précise
Daniel Bully qui a
mis toute son expérience dans cette
rénovation.
Le pôle hôtellerierestauration du lycée
Toussaint-Louverture se
distingue par son dynamisme et ses résultats.
Ces installations confortent une
dynamique de pôle de plus en
plus ouverte sur l’extérieur. Les
futurs cuisiniers et serveurs de
Toussaint-Louverture multiplient les exercices pratiques.
L’an dernier, ils ont assuré le
service restauration au congrès
national des Jeunes Agriculteurs qui s’était tenu à Pontarlier. Dans quelques semaines,
ils seront à nouveau sur le pont
pour recevoir les officiels qui
participeront au congrès national des producteurs laitiers organisé à Pontarlier les 19 et
20 mars.
Le 23 janvier dernier, deux élèves
du lycée professionnel : Thomas
Chaillou et Thomas David ont
remporté à Besançon le concours
de recettes “Le meilleur du mont
d’or 2014”. Prometteur. I
PORTES OUVERTES
ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE PONTARLIER
SAINT-JOSEPH
3, place Roger-Salengro
03 81 39 13 72
ECOLE maternelle et primaire
Accueil périscolaire (matin et soir)
Demi-pension
Langues vivantes dès la maternelle
LES AUGUSTINS
1, faubourg Saint-Etienne
03 81 46 49 76
PORTES OUVERTES
COLLEGE 6e à 3e
Classe à horaire aménagé
chorale – théâtre – ateliers éducatifs
option bilangue allemand / anglais
Classe Européenne anglais
Vendredi 14 mars 2014
de 16h30 à 19h15
***
www.ecpontarlier.fr
SAINT-BENIGNE
1, rue Chanoine-Prenel
03 81 39 16 37
LYCEE PROFESSIONNEL
- 3e prepa-pro
***
Après la 3e
LYCEE : série L/ES/S
Classe à horaire aménagé
Section Europe Anglais/Physique
Options : musique – EPS
arts plastiques - latin - italien 3 - chinois
***
LV1 : anglais / allemand
LV2 : allemand / anglais
espagnol / italien
FROMAGE
Tension chez les fournisseurs
Mont d’or : une saison
au mauvais goût de sangles
La fromagerie Badoz remporte comme l’an dernier le 27ème
concours interprofessionnel du Mont d’Or où brillait par son
absence la fromagerie des Fourgs en rupture de sangles.
ans rester dans les
annales, cette saison du
mont d’or s’inscrit dans
la continuité des années précédentes. “Avec la douceur de
janvier, on enregistre un léger
recul des ventes. Mais la saison devrait se terminer en légère croissance”, commente JeanMichel Beuque qui préside
une filière dont les volumes
augmentent de 2 à 3 % chaque
année. La diversité des goûts
et des couleurs semblait être
de mise pour ce 27ème concours
interprofessionnel organisé à
Houtaud. “En ce qui concerne la présentation et la couleur, on passe du tout blanc
au tout orangé. On a également eu pas mal de difficultés à séparer les choses sur le
plan des goûts et des couleurs.
On reste toujours sur un
niveau d’excellence important.
Le classement s’est avéré assez
facile à établir”, observe Éric
Notz, habituellement directeur du centre technique des
fromages comtois qui avait
l’honneur de diriger le jury
d’un jour.
Pour le tiercé gagnant, il fallait miser sur la fromagerie
Philippe, la coopérative des
Monts-de-Joux et la fromagerie Badoz en pole-position.
“Ce trophée récompense un
S
travail d’équipe. Je remercie
mes parents qui nous ont
appris à faire les choses bien
sans jamais s’en satisfaire.
On en a bavé cette année.
Longue vie à Badoz, longue
vie à la filière mont d’or”, déclarait ravi Vincent Badoz.
La bonne santé du mont d’or
est à l’image des autres A.O.C.
fromagères jurassiennes. “Une
agriculture sur son petit nuage. C’est plutôt bon signe. On
vit dans une région qui a su
garder sa population agricole. La réussite est quand même
liée à la notion de filière. On
a beaucoup de comté et du
morbier et du mont d’or qui
ne demandent qu’à se développer”, rajoute Daniel Prieur
qui préside aux destinées de
la chambre départementale
d’agriculture. Outre la relative douceur climatique observée tout l’hiver, la campagne
2013-2014 a subi des aléas
inhabituels
d’approvisionnement en
sangles. “On n’en a jamais
manqué autant depuis que je
fabrique ce fromage”, indique
un opérateur de la filière. Pour
Michel Beuque, il s’agit d’un
mauvais concours de circonstances. “L’évolution rend
le tirage des sangles plus complexe. Le sanglier a du mal à
intervenir sur des coupes qu’on
lui refuse sur fond de sécurité. On cherche des solutions.
Il y a des clarifications établir et chaque opérateur de la
filière appro doit faire des
efforts : propriétaires, O.N.F.,
exploitants et clients.”
La pénurie s’est fait sentir
chez tous les fournisseurs du
Jura et d’ailleurs. Faute d’avoir
des sangles à sa disposition,
la fromagerie des Fourgs a dû
suspendre sa fabrication plusieurs fois et n’a pu participer au concours interprofessionnel. Certains le déplorent
et remettent en cause la solidarité entre transformateurs.
Ils suggèrent aussi l’idée de
proposer aux jeunes une formation de sangliers. Le métier
n’est certes pas de tout repos
mais peut être générateur
d’emplois non délocalisables.
Sous réserve qu’on leur laisse le droit et le temps de lever
les sangles. I
1 : Fromagerie Badoz
2 : Les Monts-de-Joux
3 : Fromagerie Philippe
4 : Fromagerie Napiot
5 : Fromagerie des
Longevilles-Mont-dʼOr
Le classement :
Externat / Demi-pension / Internat
- BAC PRO S.E.N.
(Systèmes Electroniques Numériques)
PORTES OUVERTES
option : ASI (alarme sécurité Incendie)
option : (électrodomestique)
option : TR (télécom Réseaux)
- BAC PRO Sécurité - prévention
Vendredi 14 mars 2014
de 17h à 20h
Samedi 15 mars 2014
de 9h à 12h
PORTES OUVERTES
www.ecpontarlier.fr
Vendredi 4 avril 2014
de 16h à 20h
Samedi 5 avril 2014
de 9h à 12h
Externat / Demi-pension / Internat
www.ecpontarlier.fr
Visite de
notre nouvel
internat
Le jury a récompensé la fromagerie Badoz pour la deuxième année consécutive.
PONTARLIER
10
PÊCHE
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
L’heure de l’ouverture
Une nature
préservée et aidée
La Truite Pontissalienne prépare sereinement l’ouverture
de la pêche qui interviendra le samedi 8 mars. Ici, la
nature résiste bien mais la vigilance reste de rigueur.
Tout comme les projets innovants qui permettent d’assurer
la présence d’une population piscicole importante.
ntarissable sur les aspects biologiques du Doubs et du lac SaintPoint, Robert Droz-Bartholet préside une association agréée de
pêche et de protection des milieux
aquatiques. Et pour lui, chacun de ses
mots à son importance, d’où une attention toujours particulière portée à la
qualité des eaux. “Nous avons de la
chance ici de ne pas encore être touché
par la mortalité piscicole comme d’autres
secteurs. Mais personne n’est à l’abri !”
Un discours pas alarmiste mais prudent et réaliste qu’il a tenu lors de la
récente assemblée générale, la pollution faisant évidemment partie des
préoccupations majeures des pêcheurs.
Robert Droz-Bartholet en scientifique
qu’il est, sait à quel point le milieu
naturel est fragile et n’a de cesse de
répéter que son loisir favori est conditionné par un état satisfaisant des
eaux. Alors, il rappelle que les activités humaines ont toujours un impact
non négligeable, qu’il s’agisse des phosphates que l’on trouve dans les lessives ou les nitrates utilisés en agri-
I
TÉMOIGNAGE
culture. Chacun doit se responsabiliser, d’autant que le secteur a une
influence directe sur la vie du Doubs :
“Nous nous situons à proximité de la
source, en amont donc notre travail ici
est important pour l’aval de la rivière
et pour les résurgences comme la Loue.
La météo pluvieuse des derniers mois
a généré un énorme passage d’eau dans le lac
ce qui a permis un vériLa taille des table rinçage, un grand
Robert Droz-Bartholet préside une association forte d’un millier d’adhérents.
brochets en nettoyage.”
Troisième lac de Fran- peu d’alevins” et la reproduction jus- table nursery dans le milieu même où brochet sachant que sur les 400 qui
question.
ce, Saint-Point a en effet tement il en est question cette année évolueront les truitelles, les rendant ont été pris l’an dernier, 80 % mesuvu passer en une année avec l’expérimentation des sapins de ainsi naturellement plus robustes. Une raient justement entre 50 et 60 cm.
près de deux fois son Noël recyclés en frayère à poissons satisfaction pour le président qui ajou- “Certes en passant la taille minimum
volume d’eau ! Un coup dans le lac : “C’est une idée qui vient te : “On commence aujourd’hui à récol- à 60 cm, pendant un an ou deux, on en
de pouce de la nature de Suisse. Ces sapins récupérés après ter le fruit de nos investissements et de prendra moins mais au moins on sait
qui a aussi eu son les fêtes vont être immergés à environ nos expériences.”
qu’ainsi leur reproduction sera assurevers en supprimant 4 m de profondeur et vont combler le Pour le président Droz-Bartholet, lais- rée pour les années à venir et que l’on
une bonne partie des manque de branchages au fond de l’eau. ser la taille des prises autorisées à reviendra très vite à un nombre de
éléments nutritifs que C’est là que les poissons se reprodui- 50 cm est une erreur. “Trop de prélè- prises similaire à aujourd’hui.” Un avis
les poissons trouvaient sent.” Un petit coup de pouce à Dame vements sur cette population risquent suivi par la majorité des membres présur place : “D’où aussi Nature qui vient s’ajouter à celle ini- de nous priver de poissons qui sont de sents mais qui n’a pas encore été acté
une reproduction natu- tiée il y a 4 ans du côté de Malbuisson futurs géniteurs.” Une question cru- et n’est donc pas applicable à ce jour. I
D.A.
relle moindre et donc où une source native fait office de véri- ciale pour les amateurs de pêche au
Pour une assistante de vie scolaire
Le combat d’une mère pour son fils
Nathalie a mis un an à déjouer les arcanes de l’administration pour obtenir l’aide
d’une assistante de vie scolaire pour son fils qui souffre de dysphasie.
Dans son combat pour son fils, Nathalie a obtenu le soutien de son employeur qui a accepté
qu’elle aménage son emploi du temps.
ntoine a six ans. Il
souffre de dysphasie,
un trouble dans
l’apprentissage et le
développement du
langage. “Il a l’intelligence d’un
enfant de son âge. Même si son
registre lexical est restreint,
qu’il a plus de difficultés à comprendre, il peut suivre une scolarité normale à condition qu’il
puisse bénéficier d’une aide”
remarque Nathalie, sa maman.
Ce soutien, le petit garçon scolarisé en primaire dans une
école du Haut-Doubs pontissalien va pouvoir enfin en bénéficier dès la rentrée des vacances
d’hiver. Désormais, pendant les
heures de classe, l’élève sera
épaulé par une assistante de
vie scolaire (A.V.S.) Pour les
parents comme pour le petit
garçon, c’est un soulagement.
“Antoine nous demandait régulièrement quand il aurait quelqu’un pour l’aider à l’école. Il
se rend compte de ses difficultés. Cela l’angoisse encore plus.
Or, il a envie d’aller de l’avant.”
Mais pour obtenir l’appui d’une
A.V.S., cela a été un parcours
du combattant pour Nathalie.
Un an de démarches auprès de
divers services administratifs
a été nécessaire. Un an à écrire, à téléphoner, à relancer, à
frapper à toutes les portes pour
tenter de savoir où en était le
dossier depuis la première
demande d’A.V.S. déposée
auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (M.D.P.H.).
Sur ce chemin sinueux, Nathalie a souvent été découragée,
mais pour son fils elle n’a jamais
A
baissé les bras, se raccrochant
à des signes positifs. Le
5 décembre 2013 par exemple,
la M.D.P.H. a donné son accord
pour l’assistante de vie scolaire, sur la base du bilan
d’Antoine transmis par le
Centre du Langage. À son tour,
la direction de l’Académie de
Besançon a donné son accord.
Puis le dossier a été basculé à
Pôle Emploi, qui s’est chargé
du recrutement. “J’ai rencontré une personne super qui m’a
aidé à Pôle Emploi. Évidemment que je suis soulagée aujourd’hui. Mais ce qui résulte de
toute cette histoire, c’est un sentiment de colère car pendant
tout ce temps, on laisse un enfant
dans l’angoisse. On ne tient pas
compte non plus du travail de
l’institutrice qui a 24 élèves en
apprentissage de la lecture et
qui fait tout ce qu’elle peut. Mais
elle ne peut pas accorder un
temps spécifique à un enfant en
difficulté. Je ne sais pas où est
le problème, ni pourquoi les
choses mettent autant de temps
à se débloquer. Ce que je déplore, c’est qu’à aucun moment on
explique aux parents comment
les choses vont se passer. C’est
aberrant le temps qu’il faut pour
obtenir un soutien. Chacun doit
se débrouiller comme il peut”
regrette Nathalie.
Pour cette maman, la réforme
des rythmes scolaires qui suscite la controverse apparaît
bien secondaire tant il y aurait
d’autres priorités, plus urgentes
pour l’école, dans la prise en
charge des enfants à problème. I
T.C.
PONTARLIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
12
PONTARLIER
Départ en retraite
“Ici, plus personne ne conteste
le droit au travail
des personnes handicapées”
Après 34 ans à la direction de l’A.D.A.P.E.I., Patrick Vuittenez fait valoir
ses droits à la retraite au terme d’une carrière passionnante
où l’économique a toujours été au service du médico-social. Confidences.
a Presse Pontissalienne : Comment
appréhendez-vous ce passage à la
retraite ?
Patrick Vuittenez : Je ne voulais pas partir avant d’avoir mis sur les rails
l’A.D.A.P.E.I. du Doubs qui fédère
depuis le 1er avril 2013 les 80 établissements du département. Mis à part
cela, je n’avais pas du tout envie de
m’accrocher. Pour la retraite, j’ai choisi de me mettre au vert à Saffloz, petit
village jurassien près de Chalain. C’est
une vraie coupure.
L
Bourdin qui m’a proposé ce poste.
L’A.D.A.P.E.I. de Pontarlier compte
parmi ses membres plus d’amis que
de parents. Cette particularité se retrouve aussi au niveau de ceux qui l’ont
présidée depuis sa création en 1964
avec une alternance de parents
d’enfants handicapés et d’amis. Je pense que cela constitue une vraie force
dans le sens où cela permet peut-être
de prendre plus de recul. J’y ai trouvé mon compte et cela a surtout profité à l’A.D.A.P.E.I. de
Pontarlier.
L.P.P. : Vous tirez un trait sur les responsabilités ?
P.V. : Pas tout à fait. J’ai plus envie de
m’impliquer dans la vie locale. Je vais
participer aux élections municipales
de Saffloz. Je conserve aussi quelques
engagements associatifs notamment
à E.P.P.I.
“J’ai toujours
fonctionné
sur la
confiance et
le respect.”
L.P.P. : En quoi l’insertion vous intéresse ?
P.V. : J’ai toujours apprécié de m’investir
dans l’insertion. Il y a encore beaucoup à faire dans ce secteur moins
structuré que le médico-social.
L.P.P. : Comment s’est passé votre recrutement à l’A.D.A.P.E.I. ?
P.V. : J’ai commencé en 1979 comme
directeur-adjoint à l’U.N.A.P. C’est le
président de l’époque, à savoir Félix
L.P.P. : Professionnellement parlant, vous avez
grandi avec la structure ?
P.V. : En quelque sorte.
En
1983,
l’A.D.A.P.E.I. a choisi de créer un siège
d’association avec une
direction générale qui
m’a été confiée à la
tête de l’U.N.A.P., du
foyer Horizon et de
l’Institut Médico-éducatif. Les choses ont
encore évolué avec la
mise
en
de
l’A.D.A.P.E.I.
du
Doubs. Le poste de
directeur général
n’existe plus à l’A.D.A.P.E.I. de Pontarlier qui est devenue une section
locale. Dans cette nouvelle organisation, j’assure la responsabilité du pôle
“travail et insertion professionnelle”
qui réunit plus de 2 000 personnes
dont 1 300 travailleurs handicapés.
Les sections qui n’ont plus de personnalité juridique ont retrouvé leur mission première autour de l’animation,
des parents et de la sensibilisation du
public. La gestion budgétaire et administrative s’effectue maintenant au
niveau de l’A.D.A.P.E.I. du Doubs.
L.P.P. : Vous vous êtes beaucoup investi dans
ce vaste chantier.
P.V. : Oui mais au même titre que les
deux autres directeurs généraux et les
trois présidents de l’A.D.A.P.E.I. à
Besançon, Montbéliard et Pontarlier.
On a procédé à deux remplacements
pendant cette période en recrutant
Véronique Cugini à la direction de
l’U.N.A.P. et en confiant à Jean-Michel
Laforge la direction du pôle “travail et
insertion professionnelle.” Les passages de relais ont bien fonctionné.
Cette fusion, on a pris le temps de la
faire.
L.P.P. : Pas trop compliqué de diriger à la fois
de l’association et l’U.N.A.P. pendant trente
ans ?
P.V. : Non. Au contraire, j’ai toujours
tenu à avoir cette double casquette
opérationnelle et humaine. Je me suis
toujours fait une fierté de connaître
tous les travailleurs handicapés. Quand
j’avais un coup de blues car cela arrive aussi, je descendais dans les ateliers et le simple fait de côtoyer ce
public suffisait à redonner du sens à
mon travail.
L.P.P. : Vous semblez beaucoup les apprécier.
P.V. : J’ai pris de vraies leçons de vie
auprès des travailleurs handicapés.
Ils font preuve d’un attachement au
travail, d’une dignité et d’un sens du
vivre ensemble tout à fait remarquable.
Si la société fonctionnait avec les mêmes
valeurs, on n’en serait peut-être pas
là. Ces échanges vont beaucoup me
manquer.
L.P.P. : C’est un public qui ne triche pas ?
P.V. : Ils me bluffent encore par leur
spontanéité. Ils sont nature et n’ont
pas à se cacher derrière ce vernis social.
J’ai toujours tenu à les considérer comme des personnes à part entière.
L.P.P. : La prise en charge du handicap s’estelle améliorée depuis trente ans ?
P.V. : Évidemment. On constate une
réelle évolution dans le renforcement
des soutiens, dans la professionnalisation des équipes et dans la personnalisation
des
projets
d’accompagnement. On réfléchit plus
en parcours de vie. On prend davantage la personne handicapée dans sa
globalité en lui laissant aussi une certaine liberté de choix.
Après 34 ans de service, Patrick Vuittenez part en retraite
avec pour seul regret de s’éloigner des personnes handicapées qui lui
ont donné de si belles leçons de vie.
L.P.P. : Une prise en charge à tous les âges de
la vie ?
P.V. : L’A.D.A.P.E.I. de Pontarlier a été
l’une des premières à construire une
unité de vie pour les personnes âgées.
On peut encore s’améliorer dans la
recherche de solutions en interne ou
en partenariat avec d’autres institutions sanitaires et sociales. L’avantage
aujourd’hui, c’est qu’on fonctionne plus
en réseau. On peut s’appuyer sur des
établissements comme l’E.H.P.A.D. ou
l’unité psychiatrique du Grandvallier
pour ajuster au mieux la prise en charge.
qualité, environnement et santé-sécurité.
L.P.P. : La valeur du travailleur handicapé estelle reconnue ?
P.V. : Ces personnes ont une vraie qualification professionnelle et de solides
compétences. La preuve, elles forment
les saisonniers qui viennent les remplacer en été. C’est une vraie satisfaction. Le volet professionnel à
l’A.D.A.P.E.I. du Doubs ne se réduit
pas à la blanchisserie. Elle intègre trois
cuisines centrales, cinq cafétérias, un
élevage de poulet au château d’Uzel.
On continue aussi à faire de la soustraitance industrielle. Les choses ont
aussi changé dans ce domaine. Maintenant, on achète nous-mêmes les composants, on les assemble et on les livre
au client. Cette stratégie est plus risquée. Elle nécessite d’avoir la confiance du conseil d’administration.
L.P.P. : Quel rôle joue l’U.N.A.P. ?
P.V. : Cette unité apporte les résultats
économiques qui ont permis d’améliorer
le social. Au départ, il s’agissait d’une
petite blanchisserie avec une forte activité de sous-traitance industrielle.
Quand F.C.I. a arrêté, il s’avérait nécessaire de trouver des solutions de diversification. La fermeture de la blanchisserie de l’hôpital en 1981 nous a
finalement permis de passer du stade
artisanal au stade industriel. Quelles
que soient les décisions prises, j’ai toujours fonctionné sur la confiance et le L.P.P. : Avez-vous fait des mauvais choix ?
respect vis-à-vis des personnes han- P.V.. : En 33 ans, j’ai parfois pris des
dicapées, des familles, des adminis- mauvaises décisions. Le tout étant d’en
trateurs, des clients, des fournisseurs. prendre plus de bonnes que de mauCe mode opératoire a toujours préva- vaises. Il faut parfois se mettre en diflu à Pontarlier.
ficulté, en précarité pour défendre ce
à quoi l’on croit.
L.P.P. : Quel est le volume d’activité de cette
blanchisserie ?
L.P.P. : Tous les ingrédients d’une vie trépiP.V. : Elle traite 13 tonnes par jour pour dante ?
600 clients différents et notamment P.V. : Je dirais plutôt passionnante et
Peugeot, les hôpitaux du secteur et les très riche sur le plan relationnel. J’ai
établissements du groupe Accor dans été particulièrement touché par les
petits gestes, les petits cadeaux des
le Doubs. Rappelons
travailleurs handicapés. Ils ont passé
que l’objectif n’est pas
la croissance à deux
“J’ai parfois parfois un temps fou pour confectionner ces objets offerts pour mon départ
chiffres mais de fourpris des en retraite.
nir du travail à
l’ensemble des tramauvaises
L.P.P. : Quel est votre sentiment sur la pervailleurs handicapés.
décisions.” ception du handicap ?
On intervient dans le
P.V. : Elle a bien évolué sur Pontarlier.
cadre d’une mission
On a bien travaillé dans ce sens avec
médico-sociale avec des
la création de la commission “loisirs,
contraintes éconocultures, sports.” Ce groupe intègre
miques. On doit être
des bénévoles de la vie civile qui orgacompétitif. Comme on
nisent des sorties, des concerts, des
ne peut pas faire des
manifestations… Et cela permet aux
gains de productivité
handicapés de s’ouvrir sur la société
sur le personnel, on
civile. Aujourd’hui, plus personne à
joue sur le volume,
Pontarlier ne conteste le droit au tral’outil de travail et la
vail des handicapés. Dans leur équiqualité des prestations.
libre de vie, le travail, c’est capital.
Pour ce faire, on disQuand des clients viennent visiter nos
pose d’un service cominstallations, j’avais l’habitude de leur
mercial avec 5 perdire qu’ici, ils ne sont pas dans une
sonnes. L’outil de
blanchisserie mais dans un établissetravail est ultra-perment médico-social et c’est cela qui a
formant. C’est l’une des
du sens. I
rares blanchisserie triPropos recueillis par F.C.
plement certifiées en
PONTARLIER ET ENVIRONS
HAUT-DOUBS
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014 13
Un lourd tribut
Sur les traces des poilus du Haut-Doubs
Le Pays du Haut-Doubs va s’engager
dans la réalisation d’un album mémorial
qui permettra de redécouvrir l’histoire des
poilus du Haut-Doubs. Appel aux familles.
ue reste-il de la Grande
Guerre ? Quelques lointains souvenirs mais avant
tout des patronymes gravés sur
les monuments aux morts. Ces
noms de famille ne nous sont
pas étrangers car ils ont souvent perduré au fil des générations. “Les discours du
11 novembre ne se font plus sur
le registre de l’émotion. Il n’y a
plus personne pour raconter
l’histoire de ces soldats. Leurs descendants directs sont pour la plupart décédés et leurs petits-enfants
sont aujourd’hui dans la force de
l’âge. Cet oubli est encore plus
accentué chez nous du fait de
l’éloignement vis-à-vis des zones
de combat”, explique Philippe
Pichot du Pays du Haut-Doubs.
L’association cogitait depuis
quelques mois sur un projet
autour du centenaire de la Grande Guerre mais dans une déclinaison Haut-Doubs. “Cette célébration sera un rendez-vous
important sur le plan mémoriel.
Il y aura beaucoup de manifestations. On souhaitait réaliser
quelque chose qui soit à la fois
visible, pertinent et original.” En
Q
1914, le Haut-Doubs forestier
comptait 38 000 habitants dont
8 000 ont été mobilisés pour
défendre la nation. 1 650 ne
reviendront jamais. “Cela représente 4,3 % de la population du
Haut-Doubs alors que ce taux
atteint 3,27 % au niveau du Doubs
et de 3 % en moyenne nationale.”
Comment expliquer cette surmortalité ? La raison principale
réside dans le caractère campagnard et l’importance de la classe paysanne sur le Haut-Doubs.
“Il y avait peu d’affectés spéciaux
issus des classes ouvrières et qui
ont été maintenus dans les usines
d’armement pour
l’effort de guerre. Du
1 650 ne coup, la paysannereviendront rie locale a été largement mobilisée
jamais.
dans l’infanterie où
les taux de pertes
étaient les plus élevés.” En se référant
à la moyenne nationale, c’est finalement 500 morts supplémentaires versés
par les familles du
Haut-Doubs.
Les monuments aux morts sont les seuls témoins de ce carnage où périrent 1,3 million de soldats français. Ici à La Chaux.
Raison de plus pour justifier ce Doubs. On fera des focus sur les
projet qui prendra la forme d’un lieux où ils étaient mobilisés
beau livre. “Les élus des cinq com- sachant qu’ils étaient généralemunautés de communes ont don- ment regroupés dans les mêmes
né un avis favorable. Il ne s’agit unités régionales. Ils ont participas de réécrire la grande Histoi- pé à une quinzaine de grandes
re mais de s’intéresser plus par- batailles.”
ticulièrement aux poilus du Haut- Pour mener à bien cette collecte
d’informations, Philippe Pichot partie de leur histoire. On peut
va exploiter toutes les sources aujourd’hui surpasser le mutisiconographiques disponibles : me du choc de cette boucherie”,
archives familiales, communales, conclut le pilote du projet en lanmilitaires. Il compte illustrer le çant un appel aux familles pour
propos avec des photos d’époque recueillir toutes sortes de docuet d’aujourd’hui. “On souhaite ments d’époque. F.C.
aussi rendre aux familles une
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PONTARLIER
COMMERCE
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
NT
RECRUTEME
Vers un ensemble de 8 670 mètres carrés
Extension
accordée à Leclerc
Sur le papier, le projet d’extension du magasin Leclerc
à Houtaud est ambitieux. S’il se concrétise, il propulsera
l’ensemble en tête du classement des plus grandes
surfaces commerciales du bassin pontissalien.
e 11 février, la commission départementale d’aménagement commercial
a donné son feu vert au projet
d’extension de l’hypermarché Leclerc
à Houtaud. L’opération consiste à augmenter de 3 861 m2 l’ensemble commercial actuel.
Dans le détail, 1 462 m2 de cette nouvelle
surface seront affectés à l’extension du magasin même, 719 m2 iront à l’augmentation de
la galerie marchande. Les 1 680 m2 restant
sont dédiés à la création de deux magasins
spécialisés, l’un dans l’équipement de la maison et l’autre dans la culture et les loisirs.
Après extension, la surface totale de vente
de cet ensemble sera de 8 670 mètres carrés.
Pour l’instant, la direction du magasin
L
n’annonce pas de calendrier de travaux tant
que les délais de recours, toujours possibles
dans ce genre de dossier, ne sont pas purgés. En revanche sur le papier, le magasin
Leclerc change de dimension avec ce projet
pour prendre le visage d’un hypermarché
nouvelle génération. “En tout état de cause,
au-delà du potentiel économique, il y a un
aspect sécuritaire et réglementaire qui nous
encourage à nous engager dans cet investissement. Le bâtiment a une trentaine d’années,
il est obsolète. Nous avons besoin de nous
mettre à la page, tant pour nos collaborateurs que pour nos clients. L’agrandissement
est justifié aussi par la volonté d’améliorer
le confort d’achat” indique la direction de
La direction
veut
transformer
l’hypermarc
hé pour en
faire un
magasin
nouvelle
génération.
AGRICULTURE
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Avec 8 670 mètres carrés au total, cette
enseigne est virtuellement la plus grande
surface de vente du bassin pontissalien. Ce
projet renforce encore la densité commerciale de ce territoire. Les statistiques établies par le service économique de la communauté de communes du Larmont sont
éloquentes. Si l’on ajoute l’autorisation
d’extension de 500 m2 accordée à Lidl par la
C.D.A.C. de février, la surface cumulée de
vente des hypermarchés et des supermarchés du secteur va atteindre 31 594 m2 ! “Ainsi, la moyenne des grandes surfaces alimentaires sur le territoire de la C.C.L. (26 500
habitants) est de 1 192 m2 pour 1 000 habitants” précise le service économique de la
communauté de communes. Des résultats
bien supérieurs aux données nationales et
départementales. En France, la moyenne est
d’environ 304 m2 pour 1 000 habitants et de
372 m2 pour 1 000 habitants dans le Doubs.
“C’est la preuve que le marché n’est pas encore à saturation sur la région de Pontarlier
qui est atypique. L’outil commercial y est très
développé et vivant. Nous sommes dans une
situation comparable au secteur d’Annemasse”
conclut la direction de Leclerc. Elle pourrait
annoncer un calendrier de travaux à la fin
de l’année. I
T.C.
‘ ‘
L’Humeur
O
n raille souvent, au nom de la sainte
horreur envers le millefeuille administratif
que tout le monde dénonce sans jamais s’y
attaquer, le bien-fondé des “Pays”. Il y a non loin de
chez nous le Pays Horloger, et ici le Pays du HautDoubs. Ces “espaces de projets” sans vrai pouvoir,
sans vrai budget et sans vrais résultats, créés par les
lois Pasqua sur l’aménagement du territoire en 1995,
n’ont jamais vraiment convaincu. Un petit tour sur
le site Internet du Pays du Haut-Doubs ne peut que
renforcer ce sentiment d’inachevé. Cliquons dans la
rubrique censée résumer les toutes dernières productions du Pays du Haut-Doubs : “Actualités du
Haut-Doubs”. Et qu’y découvre-t-on ? D’abord un
agenda quelque peu… périmé avec “Le Montagnon”
de juillet 2013 et la lettre de l’office de tourisme de
Métabief d’octobre 2011… Ensuite un tableau sur le
taux de chômage 2011 en Franche-Comté et plus bas
la lettre d’information du Pays datant de… mars 2009…
Un article prometteur sur l’atlas des parcs
d’activités du Haut-Doubs aboutit à… une
page vide. Comment voulez-vous réconcilier le citoyen internaute avec l’idée déjà
assez fumeuse du Pays avec une pareille
vitrine ? G
Une semaine laitière
Les producteurs laitiers en congrès à Pontarlier
La Fédération Nationale des Producteurs Laitiers (F.N.P.L.) a choisi la capitale du Haut-Doubs
pour organiser du 19 au 20 mars son 70ème congrès axé sur les enjeux agricoles en Europe.
écidément, Pontarlier
plaît beaucoup au monde agricole. Après les
Jeunes Agriculteurs l’an
dernier, c’est au tour des producteurs laitiers de s’inviter à
la ville à la campagne comme
on a l’habitude de qualifier la
cité pontissalienne. “C’est le quatrième congrès national qu’on
accueille à l’espace Pourny.
L’agriculture est un levier
d’aménagement du territoire.
On en a besoin au quotidien. Ces
congrès servent à assurer la promotion de la ville et du HautDoubs”, confie le maire Patrick
Genre. Une chance en effet
d’accueillir 300 producteurs
venus de toute la France.
L’opportunité de “leur montrer
qu’il y a un avenir agricole dans
notre territoire”, s’empresse
d’ajouter Philippe Monnet, le
président de la F.D.S.E.A. du
Doubs. La F.N.P.L. étant une
émanation de la F.N.S.E.A. Ceci
expliquant cela.
Ce congrès n’est pas anodin. La
France reste le second producteur de lait européen. Cette filiè-
D
re représente 250 000 emplois
induits et génère 3,4 milliards
d’euros de solde positif dans le
commerce extérieur. “C’est
25 milliards de litres de lait avec
67 000 producteurs. Ils étaient
385 000 en 1983”, explique Martial Marguet, le président des
producteurs laitiers du Doubs.
Le taux de restructuration national avoisine 20 % contre 47 %
dans le Doubs où l’on dénombre
encore 2 600 exploitations.
Ces très bons résultats témoignent d’une belle dynamique
collective engagée
notamment autour des
filières
A.O.C. Ce 70ème
“Le lait
congrès s’inscrit dans
cru, on le cadre des enjeux
y tient.” européens. Des producteurs suisses, allemands, italiens seront
présents à Pontarlier.
Pour Martial Marguet,
un prétexte tout trouvé de rappeler que
dans le Doubs, la filière lait se construit au
fil du temps et en bonne harmonie entre les
laits A.O.C. et standard. “On ration.” Philippe Monnet sourecherche un prix du lait certes haite
exprimer
tout
mais on prend davantage en l’attachement des producteurs
compte le revenu que génère cet- de lait A.O.C. à leurs spécificite production laitière en terme tés. “Le lait cru, on y tient et on
d’emplois et d’impact dans ne voudrait pas qu’il passe à la
l’aménagement du paysage.”
trappe.” Et le président de la
Parallèlement à ce congrès se F.D.S.E.A. du Doubs de soulitiendra la semaine laitière plus gner toutes les difficultés de prédestinée au grand public avec server l’affinage du comté sur
des interventions auprès de sco- planche en bois, le chauffage du
laires. Pas si stupide que cela, lait en cuve en cuivre avec le
même au pays du comté. “On a durcissement des réglementaparfois l’impression qu’ici tout tions européennes. “On parlera
le monde connaît les vaches ce aussi de la montbéliarde qui
qui n’est pas forcément vrai s’exporte dans le monde entier.”
quand on se déplace avec du Difficile aussi de ne pas évoquer
public dans les fermes.”
la fin des quotas laitiers en 2015.
Face aux atteintes environne- “On se désole de cette disparimentales commises récemment tion”, explique Martial Marguet
par des agriculteurs peu scru- en soulignant qu’en 2030, “on
puleux, Philippe Monnet et Mar- sera moins de 30 000 productial Marguet ne masquent pas teurs laitiers en France.” I
leur colère. Sophie Boillin qui
est déléguée des régions à la
“En 2030, on sera moins de
F.N.P.L. apprécie tout particu30 000 producteurs laitiers
lièrement la qualité des échanges
avec Pontarlier. “Ce congrès est
en France”, estime Martial
très fédérateur au niveau orgaMarguet qui préside la
nisation. C’est du gagnantgagnant pour la ville et la FédéF.D.P.L. du Doubs.
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16
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
LE DOSSIER
LA BATAILLE DES MUNICIPALES
Dans les villages du Haut-Doubs, de nombreux candidats n’avaient pas finalisé leur liste début mars. Ce qu’il faut redouter désormais,
c’est l’abstention. À Pontarlier, comme en 2008, il y a trois listes : celle des Verts, celle du P.S. et celle de Patrick Genre le maire sortant.
G Les 23 et 30 mars
Difficultés à boucler les listes
Municipales 2014 : la nouvelle donne
Parité et scrutin de liste obligatoires pour les communes entre 1 000 et 3 500 habitants, ras-le-bol de
certains élus… Il n’est pas toujours facile de constituer des listes dans les petites communes du Haut-Doubs.
a démarre tout doucement” avoue la
sous-préfecture de
Pontarlier.
Au
19
février, ils
n’étaient pas plus d’une petite douzaine à être venus à la permanence
ouverte par les services préfectoraux,
déposer leur liste en vue des élections
municipales des 23 et 30 mars prochains. Une semaine plus tard, le préfet annonçait que 322 communes du
Doubs étaient toujours sans candidats.
C’est dire le peu d’engouement que ce
scrutin suscite pour l’instant ou, probablement, les grandes difficultés auxquelles sont confrontées les têtes de
liste pour rassembler autour de leur
candidature suffisamment de co-listiers. À la complexité d’appliquer la
parité se greffe aussi la lassitude ressentie dans le propos de bon nombre
de maires qui se retirent de la vie municipale.
Ces élections municipales sont marquées par deux grandes innovations.
Les électeurs de toutes les communes
de plus de 1 000 habitants éliront pour
la première fois leurs conseillers municipaux selon le même mode de scrutin.
Ce mode de scrutin de liste, qui impose le respect du principe de parité, était
jusqu’alors réservé aux seules communes de plus de 3 500 habitants. Cette modification concerne 92 communes
pour le Doubs. Dans notre secteur, des
“Ç
communes comme Doubs, La Cluse-etMijoux, Jougne, Les Fourgs ou Gilley
sont concernées. Deuxième nouveauté : les électeurs désigneront à l’aide
d’un même bulletin de vote leurs
conseillers municipaux et les conseillers
communautaires (les élus des communautés de communes). “Cette réforme est destinée à conférer une véritable
légitimité démocratique aux communautés de communes” indique la préfecture du Doubs. Autre innovation cette année : les candidats des communes
de moins de 1 000 habitants (502 des 594 communes du Doubs compOn doit
tent moins de 1 000
s’attendre habitants) doivent déclaà un grand rer leur candidature en
renouvelle- sous-préfecture, ce qui
n’était pas le cas aupament.
ravant où tout le monde
pouvait se déclarer, même
le jour du scrutin. Le
dépôt des candidatures
était possible jusqu’au
6 mars à 18 heures. Pour
notre arrondissement, la
sous-préfecture a aménagé une permanence
dans les locaux de
l’Auberge de jeunesse de
Pontarlier.
Du côté des maires sortants, on doit s’attendre
cette année à un renou-
vellement. Dans plusieurs communes,
beaucoup ont décidé de ne pas se représenter. C’est le cas à Mouthe, à Malbuisson, à Houtaud, à Levier, aux
Granges-Narboz, ou à Sainte-Colombe. Parfois, c’est un adjoint issu de la
majorité sortante qui prend le flambeau.
Mais le principal écueil pour bon nombre
de petites communes est bien de bou-
cler une liste. Même à Pontarlier, les
trois candidats en lice ont eu des difficultés à réunir autour d’eux les 32 colistiers. Mais à quelques jours du premier tour, ils sont en ordre de bataille,
chacun dans sa ligne politique. Patrick
Genre, le maire sortant, présente une
liste sans surprise, ce qui vaut aussi
pour son programme qui s’inscrit dans
la continuité du travail effectué jusque-
là. Il a néanmoins la sérénité du candidat qui a déjà endossé le costume du
vainqueur face à une opposition de
gauche divisée depuis que les Verts
emmenés par Claire Rousseau ont choisi de faire cavalier seul, misant tout
sur la transition énergétique et les
transports.
Jean-Yves Bouveret, le candidat P.S. a
cependant toute latitude pour critiquer
le pouvoir en place et sa politique tout
en apportant une série de propositions.
Là ou Patrick Genre privilégie le développement économique, lui prône
l’urgence d’accentuer une politique du
logement susceptible de rendre son
attractivité à la capitale du Haut-Doubs
qui a perdu 700 habitants en six ans. I
J.-F.H.
Patrick Genre
semble avoir
déjà endossé
le costume du
vainqueur face
à une gauche
divisée depuis
que les Verts
ont décidé
de faire
cavalier seul.
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
17
Liste Pontarlier Écologie
Les Verts en
ordre de marche
ontarlier Écologie”
affiche sans complexe sa dualité.
Claire Rousseau, la
jeune tête de liste
présente son programme avec Gérard
Voinnet qui lui apporte une expérience complémentaire. Les deux qui font
la paire déclarent ne pas avoir eu de
problème pour trouver des co-listiers.
“Des gens impliqués, apprécie Claire
Rousseau. Près de la moitié de la liste s’investit dans la campagne. On sent
une bonne collaboration.” La méthode des Verts se distingue des deux
autres listes en ce sens où elle est plus
axée sur les idées, les grands principes,
que les projets concrets. “On milite
pour l’environnement global en le déclinant à travers différentes thématiques
: se loger, se déplacer, travailler, se soigner, se cultiver.” Les verts pontissaliens estiment que ce n’est pas encore le moment de proposer des solutions
techniques mais pour fixer les orientations, la volonté. “Ce n’est qu’ensuite
qu’on proposera des solutions.”
“P
1 La transition énergétique
C’est logiquement l’une des priorités
de Pontarlier Écologie qui propose de
mettre progressivement en place un
programme où la Ville jouerait un rôle
pilote en optimisant son patrimoine
et en favorisant le développement des
sources de production énergétique dont
elle dispose. “On réduirait le coût des
fluides et on augmenterait les produits
de la Ville.” Sur les solutions à trouver, les Verts renvoient la balle du côté
des techniciens et des spécialistes en
énergie solaire, éolienne, hydro-électrique. “On veut d’abord engager une
politique volontariste dans le domaine des énergies. On n’est pas là pour
fixer un pourcentage de réduction des
fluides”, indique Gérard Voinnet. La
transition énergétique, c’est l’affaire
de tous. Les candidats verts comptent
s’engager sur cette voie en se basant
sur la démocratie participative. C’està-dire ouvrir un vrai débat public sur
ces enjeux et affiner les actions à mener
au fil des rencontres. “C’est l’économie
solidaire. Avec cette politique-là, on
reprend la main. On sollicite la population et on devient une cité à énergie
positive d’ici 20 à 30 ans.”
2 Les transports
Le tout automobile, très peu pour les
Verts qui misent davantage sur le développement des modes de transports
collectifs comme le bus ou le train et
l’amélioration des conditions de déplacement pour les piétons et les cyclistes.
“On propose d’abord de réaliser un diagnostic fin pour comprendre les besoins
et ensuite proposer des solutions adéquates”, explique Claire Rousseau. Les
Verts estiment par exemple utile de
rendre plus attractif le réseau de bus
pontissalien et notamment le transport à la demande Ticto qui mérite
peut-être plus de flexibilité dans ses
plages horaires voire dans son rayon
d’action susceptible de déborder des
limites communales. “Si l’on constate
que la demande Ticto est telle qu’on
pourrait mettre en place une ligne régulière, alors on ira dans ce sens mais
non l’inverse”, indique Gérard Voinnet.
La liste Pontarlier Écologie a forcément une idée sur la manière de gérer
le problème des bouchons aux heures
de pointe des frontaliers. “Sur ce dossier, la mairie n’a pas forcément com-
pétence pour agir et on sait que le
contournement de Pontarlier est actuellement dans une impasse financière.”
Personne ne pourra les contredire sur
le sujet. Les Verts préconisent de mener
une réflexion sur un schéma de transport et de développer là aussi les solutions existantes avec les lignes de train
frontalières, les bus et le covoiturage.
À Pontarlier même, il convient de limiter les déplacements de l’automobile,
de réduire l’empreinte carbone, de
rendre plus propre les transports. Les
Verts comme la gauche ne comprennent toujours pas l’absence de pistes
cyclables au centre-ville.
3 L’urbanisme
Fini le sectarisme urbain et place à
l’intégration. “On doit repenser les relations et raisonner quartier plutôt que
zone industrielle et pavillonnaire”,
observe Claire Rousseau. Et Pontarlier peut tout à fait s’engager dans cette logique avec le quartier Saint-Pierre. “C’est un beau projet à travailler.
Il faut d’abord se garder du label “écoquartier” qui est aujourd’hui complètement dévoyé.”
Partant du constat qu’ils ne sont ni
urbanistes, ni architectes, les candidats verts considèrent que leur rôle
consiste à fixer le cadre, les objectifs,
les idées directives qui seront prises
en compte par les professionnels pour
soumettre
des
propositions
d’aménagement. “On privilégierait sur
ce nouveau quartier la mixité sociale
et intergénérationnelle, la réduction
des déplacements avec des commerces
et des services. On peut également instaurer une démarche patrimoniale avec
la volonté de préserver le bâtiment des
abattoirs dont l’architecture particulière témoignage à sa manière de
l’histoire de Pontarlier. Quand tous ces
éléments sont fixés, il reste à lancer un
concours d’architecture”, propose Gérard
Voinnet.
Les Verts n’apprécient guère l’évolution
architecturale de la ville qui aurait
tendance à se standardiser. “Pontarlier est soi-disant une cité de caractère mais cela ne se voit plus trop. On
supprime les arbres, on installe du
mobilier en fer dans la Grande rue. On
préférerait développer l’image d’une
ville de moyenne montagne qui a le
souci de valoriser ses richesses et son
héritage”, précise Claire Rousseau. La
mixité guide les Verts dans leur vision
de la ville. Plutôt que des foyers-logements pour les personnes âgées
construits en périphérie, ils suggèrent
des appartements adaptés dans les
immeubles existants. “On milite pour
développer toutes les formes d’habitat
partagé. Les lotissements, il faut arrêter. Face à la chute de population, Pontarlier a perdu 700 habitants en 6 ans,
ne jouons pas sur l’attractivité fiscale,
mais faisons la différence en proposant des services publics qu’on ne retrouve pas à la campagne”, note Gérard
Voinnet.
4 La vie associative, culturelle, sociale et la santé
“Pontarlier Écologie” défend le bienfondé de la santé environnementale.
“En faisant en sorte de diminuer l’impact
de nos actions, on travaille pour la santé des gens”, résume Claire Rousseau.
Sur le plan social, la Ville n’est pas
épargnée par la pauvreté, d’où
l’importance de préserver une offre de
services à destination des publics les
plus en précarité. Les Verts sont assez
“On veut faire en sorte que Pontarlier ne soit pas une belle
inhibée ou une belle paralysée”, explique Claire Rousseau, la
tête de liste de Pontarlier Écologie, entourée de ses co-listiers.
Frais de campagne
idèles à leur volonté de ne pas
gaspiller les ressources plus
qu’il n’en faut, les Verts ne se
montrent pas trop dispendieux. Ils
investiront seulement 4 000 euros
dans cette campagne. Pour l’essentiel,
de l’argent dépensé dans les supports graphiques et la réalisation
d’une vidéo de campagne. F
critiques sur la politique culturelle renouer le dialogue avec les clubs et les
défendue sous les municipalités Gen- associations. Plus personne ne se parre. “La Ville propose surtout beaucoup le. La solution au problème passe par
d’animations au centre-ville pour atti- des structures de concertation.”
rer des gens chez les commerçants. Le Claire Rousseau et Gérard Voinnet
personnel du musée s’investit mais on déplorent le peu de moyens accordés
ne met pas assez en valeur les collec- au musée pour acquérir de nouvelles
tions. Idem au château de Joux”, note œuvres. “Actuellement, l’essentiel des
Gérard Voinnet. Le projet de média- acquisitions est le fait des Amis du l’associant au patrimoine naturel. Cela
thèque fait l’unanimité entre les trois musée.” Ils dénoncent aussi la super- nous permettrait d’attirer un public
listes. La différence se mesure dans le position d’une fête de l’absinthe et les toute l’année. Bien sûr cela demande
contenu. Les Verts espèrent qu’elle Absinthiades. Une incohérence. Tou- des investissements mais c’est peut-être
abritera entre autres une salle de spec- jours au sujet du musée, ils regrettent plus pertinent pour le Haut-Doubs que
tacle intermédiaire entre le théâtre qu’on ne valorise pas assez le patri- d’investir dans des équipements comdu Lavoir et le théâtre Blier. “Il faut moine archéologique. “On a là quelque me les canons à neige de Métabief qui
aussi remettre en selle les offices muni- chose d’exceptionnel. On devrait l’utiliser tournent seulement quelques mois dans
cipaux des sports et de la culture pour comme un atout touristique en l’année.” Les 33 noms de la liste Europe Écologie Les Verts
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
Claire Rousseau
infirmière
Gérard Voinnet
responsable de formation en retraite
Cécile Houdelot
travailleuse sociale en retraite
Xavier Moyse
vendeuse
Pascale Delacroix
retraitée
Antoine Iniko
professeur des écoles
Aude Marmorat
acheteur industriel
Jacques Louvrier
fonctionnaire territorial en retraite
Laura Bigot
monitrice éducatrice
David Scheuber
opérateur logistique en horlogerie
Catherine Bessouiket
professeur des écoles
Mathieu Aubry
enseignant
Françoise Rabolin
enseignante
Gaston Jouffroy
psycho-sociologue
Évelyne Querry
traductrice
François Mandil
employé de commerce
Rachel Anguenot
cadre infirmier
26 ans
66 ans
60 ans
44 ans
55 ans
29 ans
32 ans
71 ans
29 ans
24 ans
50 ans
29 ans
50 ans
82 ans
52 ans
34 ans
40 ans
18 Firas ben Abdallah
enseignant
19 Nicole Berthiaux
retraitée
20 Aurélien Berthaut
enseignant
21 Myriam Billey
contrôleur à la Poste
22 Francis Vallet
médecin
23 Maryline Brun
enseignante
24 François Chauvin
journaliste
25 Charlotte Marion
assistante commerciale
26 Thierry Billey
pompier
27 Doris Vetter
coiffeur
28 Sébastien de Oliveira
libraire
29 Denise de Cristoforo
aide-soignante
30 Thomas Pecclet
agent de tri à la Poste
31 Évelyne Morcrette
retraitée
32 Emmanuel de Benedictis
menuisier
33 Myriam Cuinet
fonctionnaire retraitée
42 ans
82 ans
35 ans
50 ans
55 ans
57 ans
50 ans
29 ans
55 ans
36 ans
33 ans
50 ans
26 ans
65 ans
42 ans
62 ans
18
DOSSIER
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Osons Pontarlier autrement
“Le logement sera la priorité de nos priorités”
résentée le 15 février dernier,
la liste “Pontarlier Autrement”
est une liste de rassemblement de la gauche pontissalienne. “Une liste issue de la
diversité” explique Jean-Yves Bouveret
qui repart pour la seconde fois à la conquête de la mairie de Pontarlier. Sur les 33
colistiers, seule une dizaine était déjà de
la fête en 2008. “Ce n’est pas une liste de
témoignages mais une liste construite
pour diriger la Ville.” Jean-Yves Bouveret et celles et ceux qui l’accompagnent
dans ces élections parient sur l’audace
avec comme slogan de campagne “Osons
Pontarlier autrement.” Ils font du logement un objectif prioritaire, un facteur
d’attractivité qui leur semble aujour-
P
Financement
Frais de campagne
n est la seule liste à avoir
fait le choix d’un local de
campagne. Un choix à 3
500 euros” rappelle Jean-Yves Bouveret en se demandant où se retrouvent les candidats des autres listes
pour préparer la campagne. Le budget de la liste de gauche restera dans
la limite des frais de campagne qui
sont plafonnés à 25 000 euros dans
une ville comme Pontarlier. “On a
contracté un prêt pour rembourser cette somme avec l’objectif de dépasser la
barre des 5,5 % qui donne droit au
remboursement à hauteur de 47 % des
frais de campagne.” “O
d’hui moribond. Sur le plan économique,
ils prônent une politique plus large que
la simple gestion patrimoniale du foncier. Il reste encore beaucoup à faire pour
fluidifier les déplacements en ville et,
plutôt qu’un utopique contournement de
Pontarlier, ils proposent une traversée
de ville agrémentée de quelques passages souterrains. Des actions devront
être entreprises pour réduire encore la
précarité, l’isolement, la prise en charge des anciens. Programme.
1-Le logement
C’est le chantier prioritaire à mener aux
yeux de Jean-Yves Bouveret qui dresse
un constat assez critique de la situation.
“Selon l’I.N.S.E.E., on dénombre plus de
600 logements vacants à Pontarlier. Beaucoup sont vétustes. Le prix moyen des
loyers varie de 8 à 11 euros le m2 contre
6 euros le m2 dans les autres villes de la
même strate. Cette pression se répercute
sur le turnover observé au niveau des
logements publics qui est de l’ordre de
6 % alors que la moyenne départementale avoisine les 13 %. C’est révélateur
d’un manque de logements accessibles.
Assez paradoxalement, Pontarlier a perdu 780 habitants et c’est toujours aussi
difficile de se loger. On en est là, car la
municipalité n’a pas mis en place une
politique du logement. Patrick Genre ne
se sent pas concerné et laisse plutôt la
main aux promoteurs privés.” Face à cette crise du logement, le candidat P.S. propose de mettre en place un Plan Local
de l’Habitat qui consiste à établir un diagnostic avant d’aboutir au lancement
d’une
Opération
Programmée
d’Amélioration de l’Habitat. “La derniè-
re O.P.A.H. sur Pontarlier remonte à Yves
Lagier. Ce dispositif incite les propriétaires à rénover leur logement. Il faut
préciser qu’un plan local de l’habitat se
fait obligatoirement à l’échelle intercommunale.”
Jean-Yves Bouveret souhaite également
s’engager sur de nouvelles opérations
immobilières à réaliser à l’intérieur du
bâti existant dans une logique de densification. “Quitte à démolir de vieux bâtiments pour refaire du neuf. On investira aussi dans des lotissements communaux
en associant du pavillonnaire et du collectif.” Cette panoplie devrait permettre
de répondre aux attentes des pontissaliens qui souhaitent vivre et travailler
dans leur ville ainsi qu’à celles de cadres
parfois réticents à venir s’installer dans
la capitale du Haut-Doubs en raison des
coûts de l’immobilier. Sur le projet de
rénovation du quartier Saint-Pierre le
candidat de gauche l’approuve d’autant
plus “qu’on l’avait déjà proposé il y a 13
ans.” La politique de logement se décline aussi auprès des aînés avec plusieurs
projets de type foyer logement répartis
dans différents quartiers de façon à éviter le déracinement.
2- L’économie
Pour Jean-Yves Bouveret, le développement économique sur Pontarlier ne doit
pas se résumer à une démarche patrimoniale qui consiste uniquement à mettre
à disposition du terrain aux entreprises.
“C’est la stratégie de la municipalité
actuelle. On doit aller beaucoup plus loin
dans l’accompagnement en investissant
dans un service d’accueil au niveau intercommunal” explique le candidat qui,
cyclable” justifie Jean-Yves Bouveret. Il
propose de lancer un plan de déplacement urbain pour définir des circulations suivant les modes de déplacements
et de matérialiser le tout. Ce n’est pas
utile, selon lui, de créer de nouvelles
places de parking. “Il y en a assez. On
investira plutôt dans une meilleure signalisation de l’offre existante.” Le candidat
souhaite également développer le réseau
de bus à l’échelle intercommunale. S’il
n’apprécie pas franchement la forme du
réaménagement de la Grande Rue, trop
minérale à son goût, il n’a pas l’intention
de tout casser. “On pourrait améliorer
la situation en faisant de la Grande Rue
une zone de rencontre où les piétons
seraient prioritaires avec l’idée de décourager les automobilistes.”
Difficile de parler de déplacements sans
évoquer le serpent de mer du contournement de Pontarlier. Pour Jean-Yves
Bouveret les choses sont claires. “Cette
déviation ne se fera jamais. J’estime que
ce n’est même pas responsable pour un
élu de se projeter sur une éventuelle réalisation dans les 30 ans à venir ! On
demande que les études se fassent sur
l’axe actuel. On propose d’enterrer la
R.N.57 sur certains points de Pontarlier.
Cela nous semble beaucoup plus réaliste” explique l’élu plus que jamais oppo3- Les déplacements
sé à l’idée d’un giratoire au niveau du
La question des mobilités reste toujours pont des Granges.
un sujet de débat récurrent qui refait
surface à chaque campagne. Pour la lis- 4 - Le vivre ensemble et la
te “Osons Pontarlier autrement”, il faut cohésion sociale
repenser les déplacements intra-muros
en privilégiant les modes doux. “Le plan La liste de gauche souhaite promouvoir
de circulation actuel remonte à 1995 avec une politique d’inclusion. “On veut mettre
l’hérésie d’un centre-ville sans piste en place des antennes du C.C.A.S. dans
sans le savoir, rejoint Patrick Genre sur
ce sujet. Cet accompagnement pourrait
aussi prendre la forme d’investissements
dans des bâtiments cédés ensuite aux
entrepreneurs sous la forme d’une location-vente. “Quand les élus de la majorité se réjouissent du remplissage des
zones, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit
surtout de transferts sans réelles créations d’emplois” souligne la tête de liste
encore surprise qu’on ait pu aménager
une autre zone d’activité à seulement
quelques kilomètres de Pontarlier. “Cela
démontre aussi que la C.C.L. n’est pas
forcément la bonne échelle de développement économique. On devrait raisonner en terme de bassin d’emploi et se positionner au centre d’un triangle reliant
Besançon, Lausanne et Neuchâtel.” JeanYves Bouveret estime aussi que la Ville pourrait s’engager avec d’autres partenaires pour essayer de récupérer les
dividendes de l’activité suisse. Une
réflexion très à la mode aussi du côté de
Besançon où l’on aimerait attirer les services après-vente des grandes marques
horlogères. La gauche prône toujours la
défense du commerce au centre-ville et
dans les quartiers proches en facilitant
par exemple la création de petits îlots
de magasins.
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014 19
Jean-Yves Bouveret entourés de ses co-listiers.
1
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3
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6
7
les quartiers” explique Karine Grosjean qui
suggère également d’utiliser l’outil Agenda 22 pour améliorer l’accueil des personnes
en situation de handicap. Sans nier la qualité du travail effectuée par le C.C.A.S., elle
entend développer une politique sociale
pour tous les âges de la vie. La création de
places supplémentaires en crèche pour la
petite enfance est un exemple. Elle prône
l’adhésion de la ville au réseau Amis des
enfants et la poursuite des animations à
destination des familles. “Il faut considérer que la réforme des rythmes scolaires est
une chance pour les enfants. Nous devons
nous engager dans un programme
d’éducation territorial ambitieux. On sent
également une grande souffrance au niveau
des collégiens. Il serait utile de créer pour
eux une structure d’accueil et d’écoute.” Les
solidarités se déclinent à destination des
aînés ou encore des personnes en situation
de précarité énergétique voire financière.
La Ville peut jouer un rôle dans ce sens.
Point sensible : la sécurité. “On préfère parler de tranquillité. Plutôt que la vidéoprotection on privilégie la médiation avec des
intervenants sur le terrain qui mèneront des
actions de prévention. Les caméras, quoi
qu’on en dise, cela coûte cher et on ne fait
que déplacer le problème ailleurs.”
5- La transition énergétique
La dernière priorité s’articule autour des
enjeux énergétiques. “On cible en premier
lieu des actions allant dans le sens de la
baisse des consommations et la chasse au
gaspillage” explique Gérard Guinot en charge de ces questions. En second lieu, il conviendra d’étudier toutes les possibilités de produire de l’énergie renouvelable :
photovoltaïque, micro-centrale, méthanisation pour valoriser les boues. Le troisième volet se concentre sur le recyclage. “La
rénovation du quartier Saint-Pierre doit
intégrer une chaufferie bois qui pourrait
être alimentée par des déchets forestiers.” 8
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16
Les 33 noms de la liste Osons Pontarlier autrement
Jean-Yves Bouveret
Ingénieur territorial
55 ans
Grosjean Karine
Metteur en scène, comédienne
39 ans
Debrand Claude
Retraité technicien logistique
62 ans
Lucchesi Liliane
Enseignante
60 ans
Brunet Thierry
Enseignant et collaborateur dʼélu
51 ans
Fulbat-Guyon Séverine
Chef de service éducation spécialisée
37 ans
Oudet Michel
Cadre technique O.N.F.
54 ans
Richard Sophie
technicienne dʼinformation médicale
46 ans
Guinot Gérard
Ingénieur qualité en retraite
66 ans
Marguier Mauricette
enseignante en retraite
68 ans
Melet Dominique
Agent SNCF en retraite
59 ans
Ozturk Filiz
commercial produits pharmaceutiques
35 ans
Boyaddjan Pierre
58 ans
Médecin. Chef dʼunité en gynécologie-obstétrique
Thomas Annie
Enseignante en retraite
62 ans
David Eric
Infirmier psychiatrique
49 ans
Terekeme Nergiz
vendeuse en prêt à porter
21 ans
17 Hintzy Pascal
Enseignant en retraite
18 Monteil Geneviève
Agent de lycée
19 Fernandez Manuel
ouvrier de production
20 Séjournan Manon
ouvrière frontalière en horlogerie
21 Erdas Ahmet
commerçant
22 Martin Christiane
assistante de vie
23 Brughera Claude
ouvrier de production
24 Dedic Mirsana
couturière
25 Bazu Didier
juriste
26 Bonnevaux Arlette
institutrice en retraite
27 Carrez Jean-Marie
technicien informatique
28 Dubois Florence
assistante maternelle
29 Jacquin Ronan
étudiant
30 Bourgeois Valérie
médecin généraliste
31 Fraschina Georges
retraité des ateliers municipaux
32 Petit Véronique
Inspectrice des finances publiques
33 Mourot Serge
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71 ans
51 ans
58 ans
21 ans
48 ans
61 ans
56 ans
53 ans
39 ans
70 ans
70 ans
41 ans
19 ans
40 ans
79 ans
48 ans
63 ans
20
DOSSIER
DOSSIER
Programme
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Liste Pontarlier passionnément
“Un programme réaliste, réalisable et mesurable”
Patrick Genre est brigue un nouveau mandat. Voici les
points essentiels de son programme électoral qu’il défend
avec les personnes qui l’accompagnent sur sa liste.
i l'électorat pontissalien lui
renouvelle sa confiance, Patrick
Genre et ses colistiers auront
à réaliser un programme qui
ne contient pas moins de 120
actions nouvelles ou engagées sous le
mandat qui s’achève. L'équipe du maire sortant a pour ambition de faire de
Pontarlier “une ville ancrée dans le XXIème
siècle.” Pour cela, elle a choisi de
s'investir en faveur du développement
économique, dans l'amélioration du
bien-vivre des Pontissaliens. Autres
priorités, l'optimisation des infrastructures et le souci d'une gestion saine et responsable des affaires communales. Ces quatre orientations seront
mises en œuvre avec le souci permanent du développement durable et de
la transparence. Patrick Genre prévoit
même de rendre des comptes chaque
année en présentant à la population un
tableau de bord des actions engagées,
réalisées, à venir. Le candidat inscrit
également son programme dans la complémentarité avec la communauté de
communes du Larmont qui devra plus
que jamais se mobiliser pour défendre
son territoire. “Pontarlier doit jouer un
rôle majeur dans cette dynamique compte tenu des évolutions très marquées du
paysage administratif. Nous aurons
besoin d'être solidaires.”
S
1 L'économie
Le soutien à l'économie passe par la
mise en chantier de la zone des Gravilliers et de celle du Crêt-du-Dale qui
lui fait face. “Une quarantaine
d'entreprises s'est manifestée. Le Crêtde-Dale affiche déjà complet” explique
Patrick Genre. Il est prévu de construire un pôle logement pour héberger des
salariés venus de l'extérieur. En partenariat avec les chambres consulaires,
le candidat Genre veut développer un
guichet unique pour faciliter les
démarches des entreprises. “Ce service
existe déjà mais à l’état embryonnaire.”
L’économie suppose aussi de travailler
sur l’attractivité de la ville en la dotant
d'équipements et de services adéquats.
“On maintiendra notre politique
d'investissement à hauteur de 27 millions d'euros sur le mandat. Ces investissements sont aussi des commandes
à réaliser par les acteurs économiques.”
Patrick Genre ne compte pas aller à la
pêche aux entrepreneurs susceptibles
de s'installer à Pontarlier. Du moins,
pas seul, car la ville n'en n’a pas les
moyens, mais avec les organismes et
les collectivités dont c'est la mission.
L'économie, il ne faut pas l'oublier, repose aussi sur le commerce surdimensionné à Pontarlier, conséquence de
l’activité frontalière. Les élus concernés auront à poursuivre le travail déjà
mené entre les diverses associations
commerçantes du centre-ville et de la
périphérie. “Au niveau des animations,
on veut également créer des passerelles
entre la rue de la République et le GrandCours. Il nous semble pertinent de proposer des navettes entre les GrandsPlanchants et le centre-ville.” Le parking
du Petit-Cours sera recouvert d'une toiture, ceci dans l'idée d'avoir une halle
pour accueillir marché, manifestations
culturelles en cas de mauvais temps.
Avec une quinzaine d'exploitations sur
son territoire, la commune de Pontarlier abrite encore une belle activité agricole. D'où l'idée de créer une commission dédiée rassemblant les élus et
agriculteurs histoire de mieux les impliquer dans l'évolution de l'urbanisme et
dans le futur schéma de cohérence territoriale (S.C.O.T.). Si la priorité réside bien sûr dans le développement de
l'emploi sur Pontarlier rien n'interdit
de provoquer des moments d'échanges
entre des chefs d'entreprise français et
suisses.
2 Le bien-vivre
Cette thématique rassemble les actions
en lien avec la vie quotidienne, sociale, scolaire et associative. Une politique
des solidarités qui s'appuie d'abord sur
le maintien de l'enveloppe financière
accordée au C.C.A.S. et aux associations partenaires. La question de la
petite enfance est centrale dans ce Haut-
Patrick Genre entouré de ses colistiers. “On maintiendra
notre politique d'investissement à hauteur
de 27 millions d'euros sur le mandat.”
Doubs en plein boom démographique
d'où l'idée d'investir dans une trentaine de places de crèches supplémentaires
sur Pontarlier et de développer un réseau
de micro-crèches à l'échelle de la C.C.L.
Face au vieillissement de la population,
le candidat finalisera le projet du foyer
logement à construire au quartier SaintPierre. Le bien-vivre se décline avec
l'accessibilité. “On va poursuivre le travail engagé sous le précédent mandat
avec la mise aux normes des bâtiments
municipaux. On aidera aussi les commerçants à se mettre aux normes en
continuant les actions facilitant le déplacement des personnes à mobilité réduite.” Le maire candidat entend aussi prolonger le réseau de pistes cyclables
existant. Pas partout mais sur les axes
pénétrants de la ville avec des parkings
relais permettant de garer son vélo
avant de rejoindre le cœur de la ville à
pied. La ville reste fidèle au réseau de
bus en privilégiant désormais le transport à la demande Ticto. “On n'ira pas
plus loin car cela signifierait de mettre
en place une taxe pour le transport. On
préfère adapter le réseau existant.”
En matière d'éducation, le grand chantier de la rentrée s'articulera autour de
Les 33 noms de la liste Pontarlier passionnément
1 Patrick Genre
cadre à la Poste
2 Marie-Claude Masson
enseignante en retraite
3 René Emili
commerçant en retraite
4 Bénédicte Herard enseignante
5 Bertrand Guinchard chef dʼentreprise
6 Sylvie Laithier
7 Christian Pourny
officier des sapeurs-pompiers en retraite
8 Isabelle Narduzzi
ancienne employée de banque
9 Daniel Defrasne
chef dʼentreprise en retraite
10 Brigitte Cortot
responsable ressource humaines
11 Gaston Droz-Vincent
retraité
12 Fabienne Vieille-Petit comptable
13 Jacques Prince retraité police nationale
14 Isabelle Maya
responsable technique et enseignante
15 Philippe Besson enseignant
16 Geneviève Rousseaux
formatrice
17 Romuald Vivot
chargé de communication
18 Sandrine Charron enseignante
52 ans
66 ans
69ans
46 ans
37 ans
60 ans
66 ans
53 ans
67 ans
55 ans
66 ans
53 ans
66 ans
33 ans
47 ans
63 ans
33 ans
47 ans
19 Jean-Marc Grosjean
agent contractuel fonction territoriale
20 Nadine Courti
assistante de gestion
21 Xavier Garcia
technicien ONF
22 Anne-Lise Ballyet
agent de développement local
23 Pierre Simon
chargé dʼétude au sénat
24 Danielle Thiebaud-Fonck
retraité
25 Philippe Jacquemet
chef dʼentreprise
26 Nathalie Besson
ssistante logistique EDF
27 Pierre Hazelart
responsable ressources humaines
28 Béatrice Gaulard
directrice dans lʼhabitat social
29 Maxime Guyonnet
agent commercial frontalier
30 Odile Sauge
directrice enseignement catholique
31 Nicolas Fontaine manager de vente
32 Marie-Claude Oudot
notaire
33 Armand Rota
retraité
31 ans
52 ans
24 ans
31 ans
34 ans
61 ans
45 ans
52 ans
40 ans
49 ans
22 ans
54 ans
28 ans
39 ans
63 ans
la réforme des rythmes scolaires. Pontarlier a opté pour le samedi travaillé
et la mise en place d'un Projet éducatif du Territoire. Ce dispositif fera la
part belle aux activités d'éveil en
s'appuyant le plus possible sur les associations et les clubs. “On va entamer
une réflexion générale sur la restauration municipale et scolaire. L'idée étant,
par exemple, de favoriser les circuits
courts dans les approvisionnements avec
des producteurs locaux. Dès la prochaine
rentrée, on dédoublera l'accueil des scolaires et on intégrera des temps
d'occupation pour ceux qui attendront.”
Patrick Genre ne conçoit pas le bienvivre de la cité sans le soutien fort de
la Ville au tissu associatif. Des partenariats à conforter pour offrir des animations toute l'année aux habitants en
faisant, par exemple, du Grand-Cours
une place forte où l'on se retrouverait
pour des spectacles, des concerts. Le
thème de la sécurité se traduira par un
renforcement des moyens coercitifs et
de prévention. Le plan stratégique
intègre l'installation d'une quinzaine
de caméras de vidéo-protection à des
endroits stratégiques. Sur le plan de
l'urbanisme, le maire et son équipe projettent de créer 300 nouveaux logements
et un lotissement communal. “On va
embellir les entrées de ville et renforcer
les liens avec les bailleurs sociaux.
L'objectif est d'arriver à avoir 22 % de
logements sociaux contre 20 % actuellement.” Après les épinettes, un nouveau quartier de type éco-quartier verra le jour à Pontarlier autour de l’Îlot
Saint-Pierre qui englobe notamment
les anciens abattoirs, le centre technique municipal et l’ancienne caserne
des pompiers.
3 Le développement durable
C'est le fil rouge qui se déclinera dans
toutes les actions et projets de la liste
“Pontarlier passionnément”. De quoi
continuer le travail déjà entrepris dans
le cadre de l'Agenda 21. Création de la
micro-centrale hydroélectrique à la Fauconnière. Chaque rénovation de bâtiment communal s'inscrit dans
l'amélioration des performances énergétiques des bâtiments. “On va développer le réseau de chaleur qui alimentera plusieurs quartiers. Au niveau
de la ville, on s'est fixé comme objectif
de réduire de 5 % la consommation
d'eau, d'électricité. On projette de construire un appartement témoin qui abritera
tous les équipements allant dans le sens
des économies d’énergie, du maintien à
domicile le plus longtemps possible.”
Repère
Frais de campagne
a campagne de la liste Pontarlier Passionnément devrait coûter entre 17 000 et 20 000 euros
dont 80 % en frais d’imprimerie et de
distribution. L
4 Les infrastructures
Patrick Genre et son équipe veulent
maintenir le cap des réalisations en
investissant 27 millions d’euros au cours
du mandat à venir. “On est dans la continuité malgré des contraintes budgétaires plus fortes.” Les projets ne manquent pas : rénovation du théâtre Blier
et de l’Espace Pourny, création du parc
sportif Pourny, mise en place d’un terrain synthétique multi-activités. Deux
nouveaux plateaux multisports verront
le jour dans les quartiers. Le site de
l’ancienne piscine des Forges sera transformé en aire de loisirs agrémentée de
jeux, de bancs…
5 La gestion saine et durable
Fidèle à sa gestion en bon père de famille, le maire sortant tient toujours à stabiliser le fonctionnement au niveau de
la gestion budgétaire. La fiscalité ne
sera pas supérieure à l’inflation. “On
va stabiliser l’emprunt à 2 millions
d’euros en moyenne par an pour que
l’endettement par habitant reste inférieur à 900 euros par habitant.” Autre
proposition, la mise en place d’un tableau
de bord comprenant une quinzaine
d’indicateurs qui sera consultable par
la population. “Cet outil permettra d’avoir
une vision annuelle des projets. Les élus
doivent rendre des comptes et fournir
des explications.”
6 La défense des intérêts de
la ville et de la C.C.L.
De par sa taille, Pontarlier continuera
à jouer un rôle moteur au sein de la
C.C.L., “dans le respect des autres communes” souligne le candidat. Des projets intercommunaux vont se concrétiser au cours du prochain mandat :
piscine, médiathèque, chambre funéraire. Patrick Genre souhaite également que Pontarlier s’implique activement au niveau de la C.C.L. voire du
Pays du Haut-Doubs pour peser dans
la défense du territoire. Idem avec les
grands dossiers récurrents de la R.N.
57 et du maintien des dessertes ferroviaires. “On veut faire aboutir avant fin
2014 des propositions concrètes de travaux qui amélioreront les choses au
niveau de la R.N. 57. Idem avec le fer.
On défendra le T.G.V. à Frasne et il faut
que la Région confirme ses engagements
sur les T.E.R. régionaux et frontaliers.” DOSSIER
Houtaud
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
21
Les Granges-Narboz Raphaël Charmier
Jean François Ligier
Des cordons de la bourse
aux commandes communales
Le lieutenant
prend du galon !
Après 18 ans passés à
gérer les finances
d’Houtaud aux côtés de
Gérard Rognon, cet ancien
cadre bancaire va conduire
la seule et unique liste présentée sur cette commune
de 995 habitants.
Le maire sortant Bernard Cuinet ayant décidé de ne pas repartir,
c’est Raphaël Charmier, le premier adjoint, qui conduit une liste
renouvelée pour moitié. Un mandat de mise à niveau.
L
l passe la main en toute confiance. Gérard Rognon ne briguera
pas un quatrième mandat. “J’ai
toujours la motivation de la vie
publique mais je ne voulais pas
faire 25 ans à la tête de la commune
d’autant plus que je savais qu’il y avait hostasiens, on la connaît seulement
un relais possible au sein de l’équipe” depuis un mois.” Du coup, le candiexplique celui qui figure sur la liste dat avait constitué sa liste en essayant
pilotée par Jean-François Ligier. Les de respecter le principe de la parité.
deux hommes ont appris à se connaître Neuf nouveaux se lancent dans la
après trois mandats à œuvrer de course aux municipales et la gent
concert au service d’Houtaud. Cadre féminine aura droit à six représenbancaire, Jean-François Ligier s’est tantes contre quatre actuellement.
logiquement vu confier la gestion des Autre critère pris en compte dans
finances communales. “Le nerf de la cette composition d’équipe : le souci
guerre” sourit le jeune retraité. Il fut d’associer le tissu associatif et que
aussi le premier président de la com- tous les quartiers du village soient
munauté de communes du Larmont. représentés. La méthode Ligier
“J’ai toujours été un fervent partisan s’inscrira dans les fondamentaux
de l’intercommunalité en ayant le sou- financiers qu’il suit depuis trois manci que la ruralité soit bien représen- dats. à savoir se mettre au niveau
tée.” La tête de liste s’était organisée de la commune moyenne de réfédans une configuration de scrutin de rence. “Je veux essayer d’être au plus
liste car Houtaud était susceptible de près de cette référence.” Il y a forcédépasser le millier d’habitants. “La ment une notion de continuité dans
population de référence à savoir 995 ce passage de relais. Pas d’effet de
I
a population des Granges-Narboz est passée de 627 à près
de 1 000 habitants entre 1999
et aujourd’hui. Comme souvent dans le Haut-Doubs, les
élus n’ont pas vu venir la vague frontalière. Eux qui pensaient qu’il faudrait
une bonne quinzaine d’années pour remplir les zones constructibles qu’ils avaient
libérées dans cette perspective ont vite
été rattrapés par les événements. Le village des Granges-Narboz est même cité
en exemple dans cette fièvre constructive, pas forcément en bien. “Après cette période galopante, on a envie de faire
une pause, de souffler un peu. C’est le
moment d’en profiter pour mettre à niveau
les infrastructures. On a la chance d’avoir
un captage d’eau qui couvre les besoins”
observe Raphaël Charmier. à 42 ans, cet
employé du Conseil général se sent prêt
à poser sa candidature à la mairie des
Granges-Narboz. Six autres élus rempilent également dont une femme. Elles
seront six au final à s’engager dans ce
nouveau mandat.
L’équipe qui prendra les commandes
aura à travailler sur plusieurs dossiers
importants. Elle devra choisir entre la
rénovation des classes ou partir sur la
construction d’une nouvelle école qui
fonctionne en R.P.I. avec Sainte-Colombe. “Il y aura aussi à régler la question
des rythmes scolaires. C’est délicat, la
L’équipe de François Ligier.
manche, mais une gestion basée sur
un développement raisonné de la
commune. “On n’ouvrira pas les
vannes du P.L.U.” Le candidat ne
veut surtout pas qu’Houtaud devienne un village dortoir de la première
couronne pontissalienne. Il veut fédérer le tissu associatif, développer du
lien social, étudier la faisabilité d’une
crèche, d’une maison des seniors.
“On va poursuivre les travaux de
réhabilitation de la traversée du village et finir le tronçon de l’ovalepoint de l’école jusqu’à l’aérodrome
en accord avec les commerçants et
le Conseil général.” Figure aussi au
programme la réalisation du chemin piétonnier jusqu’à Pontarlier
où il conviendra de trouver une solution pour sécuriser la traversée de
la rocade. commune n’a pas forcément les locaux,
le personnel et les ressources.” Autre chantier à poursuivre : celui de la traversée
du village avec un plateau ralentisseur
à installer aux Granges-l’église. Il faut
encore aménager les accès au prochain
lotissement privé de 20 parcelles qui reste à construire. De quoi rassurer l’ancien
maire Bernard Cuinet qui peut se retirer avec le sentiment de laisser les clefs
de la maison entre de bonnes mains.
“C’était trop compliqué à mon sens d’avoir
été maire et de rester conseiller.” L’élu
quitte ses fonctions pour plusieurs raisons : la complexité à gérer
la charge de travail et un
“C’est tout emploi assez prenant. Il
éprouve aussi de la lassijuste si on tude par rapport à
ne nous
l’administration. “On ne
prenait pas nous a pas ménagés avec
le problème des construcpour des
tions en zone humide. C’est
tout juste si on ne nous pretruands”
nait pas pour des truands”
explique l’élu qui ne semble
pas avoir digéré ce traitement. Mis à part cette épine, il ne regrette absolument pas d’être passé par
la case maire. “C’est une
super expérience. On comprend pourquoi les choses
n’avancent pas aussi vite.” Bowling, Terrains de foot indoor, Badminton et Squash !
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22
DOSSIER
DOSSIER
La Presse Bisontine n° 173 - Mars 2014
G La Cluse-et-Mijoux
G Chaffois
Yves Louvrier
Malgré le contexte, il repart
Le maire sortant estime que tout est fait aujourd’hui pour dissuader les
gens de s’engager dans la vie municipale. L’obligation de respecter la parité est
un élément qui complique, selon lui, la vie démocratique
ves Louvrier a longtemps hésité à se représenter. Le maire
sortant de La Cluse-et-Mijoux
a pris sa décision le 10 janvier,
se sentant le devoir d’assumer le bilan
du mandat qui s’achève. “Nous avons
fait des investissements ces six dernières années dans la salle des fêtes
par exemple, et les vestiaires de foot. Je
ne veux pas me défiler de cette responsabilité” déclare Yves Louvrier.
À 50 ans, il repart donc malgré un
contexte qui, selon lui, est fait pour
décourager les maires. “En six ans, j’ai
eu le pouvoir des emmerdes. Quant au
pouvoir de décision, il est faible” résume l’élu avec le ton franc qu’on lui
connaît. Cet élu de proximité déplore
d’avoir à assumer des décisions qui
viennent d’en haut comme par exemple,
la réforme des rythmes
scolaires décidée par
“Le pouvoir l’État. Dans son application, cette réforme est
des
une usine à gaz pour les
emmerdes.” communes, coûteuse qui
plus est. “À La Cluse-etMijoux, elle génère cinq
points d’impôts supplémentaires. Après cela, ce
sont les mêmes personnes
qui demandent aux
maires de faire des économies” peste Yves Lou-
Y
Yves Louvrier estime que le pouvoir des maires
est de plus en plus réduit.
vrier qui était prêt à jeter l’éponge.
La réforme du scrutin qui impose la
parité dans les communes de plus de
1 000 habitants est un des éléments
qui l’a fait hésiter à se présenter. “Nous
sommes 1 250 dans notre village. On
ne nous laisse pas le choix. Mais quelle galère de faire une liste ! Je suis encore motivé, mais il faudra changer les
règles du jeu car la prochaine fois, personne ne voudra se présenter. Les maires
sont de moins en moins libres. Si l’idée
à terme est de faire disparaître les communes, alors c’est réussi.”
L’élu estime que l’obligation de respecter la parité est un frein à la démocratie. “Avant, il y avait deux ou trois
listes à La Cluse-et-Mijoux, et les gens
pouvaient panacher. Là, je viens de boucler ma liste et ça n’a pas été simple. Je
ne suis pas certain qu’il y en aura une
deuxième.” I
Un nouveau mandat
Raymond Perrin remet le couvert !
L’ancien chef d’entreprise pose sa candidature pour un
second mandat qu’il souhaite inscrire dans la continuité
des actions engagées depuis 6 ans.
ranc du collier, pas rancunier, Raymond Perrin a
pour lui l’expérience professionnelle et associative
puisqu’il fut dirigeant de plusieurs
clubs, qui lui permet de surmonter les obstacles tout en gardant
le goût des autres et de la chose
publique. “Mes trois adjoints et
deux conseillers repartent avec
moi” annonce l’élu qui a composé
comme beaucoup sa liste dans le
souci d’être représentatif de sa
commune qui compte environ 600
habitants. Pas nostalgique, ni du
genre à se plaindre, le maire sortant de Chaffois sait apprécier
l’instant présent. “Il y a toujours
quelque chose à faire. être maire,
ce n’est pas mal. Bien sûr, on ne
s’emballe pas forcément à gérer les
affaires courantes. Il ne faut pas
toujours plaindre les maires.” Déjà
que les candidats ne se bousculent pas au portillon.
Si Raymond Perrin se plaît dans
cette fonction, c’est qu’elle n’est
pas si éloignée de ses compétences
passées. “être chef d’entreprise, cela
m’a beaucoup aidé. Je n’ai pas eu
trop de difficultés à trouver des
volontaires pour figurer sur la liste. J’ai même sollicité des jeunes
mamans dont l’avis nous sera utile en pleine réforme des rythmes
scolaires.” Le mandat qui s’achève
sera marqué par le vote du P.L.U.
F
À 71 ans, Raymond Perrin
repart en campagne.
lors de la dernière séance du conseil
le 7 mars. Un dossier complexe et
qui a suscité de vives réactions.
Raymond Perrin reconnaît aussi
que la fonction de maire représente selon lui pratiquement un
travail à plein temps. à l’inverse
de beaucoup d’autres élus, il est
plutôt
satisfait
de
l’accompagnement et de la vitesse à laquelle avancent les projets.
“Pour moi qui sors du privé, je suis
étonné de la réactivité des administrations. Je n’ai vraiment pas
à me plaindre de cela. Le plus gros
problème, c’est qu’on touche de
moins en moins d’aides.” I
DOSSIER
G Vuillecin
La Presse Bisontine n° 173 - Mars 2014 23
Dominique Jeannier
Il rempile, suivi par
dix conseillers sortants
G Dommartin
Jean-Claude Espern
Prêt pour un quatrième mandat
À 66 ans, le maire sortant
est disposé à donner de
son temps à la collectivité
six années de plus.
ean-Claude Espern, le maire
sortant de Dommartin se sent
d’attaque pour donner de son
temps six ans de plus à la collectivité. Il est prêt à briguer un quatrième mandat, le deuxième en tant
que maire. “Nous sommes six du conseil
à repartir. Personnellement, j’aime ce
village. Être élu est une saine occupation” précise le maire âgé de 66 ans.
Dans ce village de 650
habitants, les administrés éliront 15 per“La
sonnes. S’il a choisi de
démocratie se représenter, Monsieur
Espern ne dit pas qu’il
à 200 %.”
sera maire. Par sagesse, il attendra que le verdict des urnes soit rendu.
L’important pour lui est
que puisse s’exprimer
la démocratie dans cette période électorale.
Pour cela, l’élu a sa
propre méthode. “Il y a
une liste ouverte en mairie. Nous avons distribué à tous les administrés un courrier pour
inviter celles et ceux qui
veulent s’investir pour
J
Dominique Jeannier était prêt
à céder sa place à la tête de la liste
es élus de Vuillecin
sont attachés à la vie
communale. Si le maire sortant Dominique
Jeannier a annoncé qu’il avait le
cœur à s’engager dans un nouveau mandat, il n’est pas le seul
à vouloir se représenter. “J’ai la
chance de me représenter avec dix
personnes de l’actuelle équipe qui
sont prêtes à vouloir poursuivre
le travail. C’est une preuve de bonne ambiance et de fidélité”
s’enthousiasme Dominique Jeannier qui était disposé à ne pas
prendre la tête de liste. “J’avais
L
proposé que quelqu’un d’autre
prenne ma place. Finalement, tout
le monde a souhaité que je sois
tête de liste. Je l’avoue, on ne m’a
pas poussé. Comme je sens que je
suis soutenu, j’ai envie de poursuivre le travail commencé. Si je
suis élu, ce sera mon troisième
mandat.”
Parmi les chantiers que Dominique Jeannier veut mener avec
son équipe de 14 conseillers et
adjoints, il y a la modernisation
du centre du village. “Je veux aussi continuer à soutenir les associations.” I
Jean-Claude Espern entouré de ses colistiers.
la commune, à s’inscrire. Je ne passerai pas un coup de fil pour composer
une liste. Je souhaite que les gens viennent d’eux-mêmes. Nous sommes dans
un processus démocratique à 200 % !”
Jean-Claude Espern ne désespère pas
que le quorum soit réuni d’ici le 6 mars,
date limite pour déposer les listes.
Ensuite, l’élection passera. “Ce sont les
conseillers municipaux qui décideront
qui sera maire, et qui seront les
adjoints.” I
24
DOSSIER
DOSSIER
Doubs
La Presse Bisontine n° 173 - Mars 2014
Vers un second mandat
Les autres communes
La Rivière-Drugeon
Régis Marceau veut
verrouiller les dépenses “C
ontinuer ce
qui a été
entrepris lors
du mandat
précédent en tenant compte des gros investissements
que nous avons effectué.”
À 57 ans, le maire de Doubs brigue
un second mandat. Il se présente
avec une équipe renouvelée à 50 %.
lors que des candidats ont finalisé leur liste à la dernière minute, Régis Marceau a réussi le tour de force
de boucler la sienne il y a deux mois. À 57 ans, le maire de Doubs part pour un second mandat entouré d’une
équipe renouvelée à 50 %. Parmi les nouveautés, outre le scrutin de liste qui s’applique désormais dans cette commune, il y
a le nombre de conseillers qui passe de 19 à 23, conséquence de
l’évolution de la démographie (+ 9 % en six ans). “La parité, c’est
une chose remarque Régis Marceau. Mais la difficulté lorsqu’on
monte une liste est de veiller à la diversité. Il faut des personnes
d’âges différents, de sensibilités différentes, issues de milieux
socio-professionnels variés et originaires de tous les quartiers
du village.” Le candidat est parvenu à réunir tous ces critères
dans la composition de son équipe apolitique.
Le maire sortant s’inscrit déjà dans une perspective d’avenir.
Son programme pour Doubs tourne autour de
quelques grandes thématiques. Il entend mini“Le métier de miser les frais de fonctionnement ainsi que la
fiscalité et souhaite faire progresser encore la
maire
démographie. “Je veux verrouiller les dépenses”
insiste Régis Marceau, précisant que le manest
passionnant.” dat à venir sera celui de la “continuité” s’il est
élu. Accompagner l’initiative d’entreprise et
conserver le patrimoine sont deux autres thèmes
de son programme.
Le candidat repart avec enthousiasme. “Le
métier de maire est passionnant. Je suis originaire de Doubs, j’aime ce village, j’ai envie de
m’y consacrer.” À l’heure où nous bouclions cette édition, la liste de Régis Marceau était la
seule déclarée dans cette commune. A
Dompierre-les-Tilleuls
l’heure où le maire
sortant Jean Patoz
répond à nos questions, 5 jours avant la date
butoir de dépôt des candidatures, personne ne s’était
manifesté non pas seulement
pour lui succéder mais tout
simplement pour être
conseiller ! Zéro candidat !
“Je suis inquiet de cette situation” confie-t-il. “Pourtant,
j’ai prévenu la population
depuis longtemps. J’avais
même affirmé dès 2008 que
ce serait mon troisième et dernier mandat.”
Ce que dit la loi en pareil cas :
jusqu’à présent, dans les communes de moins de 1 000
habitants, les électeurs se
rendaient aux urnes même
si aucun postulant n’était en
lice. Ils pouvaient alors inscrire les noms qu’ils voulaient
sur des morceaux de papier.
C’est ainsi que des habitants
se sont retrouvés premier
magistrat sans avoir rien
À
Régis Marceau ne manquera pas non plus
d’attention à l’égard de la communauté
de communes s’il est élu.
C’est ainsi que Christian
Vallet entend mener un
second mandat de maire si
les électeurs en décident
ainsi. 6 des conseillers sortants se représentent à ses
côtés. demandé ! Mais la réforme
du 17 mai 2013 impose désormais dès le premier tour une
déclaration de candidature
à la préfecture ou à la souspréfecture. On ne peut donc
plus être élu si l'on n’est pas
officiellement candidat. Or,
si aucun candidat ne se présente, l’élection ne peut, avoir
lieu et le conseil municipal,
chargé d’élire le maire et ses
adjoints, est impossible à
constituer. Selon l’article L.
2 121-35 du Code général des
collectivités territoriales, il
est alors institué par arrêté
du préfet une “délégation spéciale” qui remplit les fonctions de conseil municipal et
gère la commune jusqu’à ce
que des élections partielles
soient organisées dans un
délai maximal de trois mois.
Et si le désintérêt général
persiste, le représentant de
l’État propose de rattacher
la commune à une commune voisine. DOSSIER
Le Saugeais
Arçon
ncertitude dans la
commune pour
savoir qui succédera à
Bernard Laithier qui
passera la main dans
quelques semaines.
Plusieurs des
membres du conseil
seront à nouveau candidat sur une liste
ouverte qui comporte
19 noms pour occuper
les 15 sièges à pourvoir. C’est Alain Girardet qui figure en tête
de cette liste et briguera s’il a la confiance des électeurs la
fonction de maire. I
Gilley
as de révolution
dans le Saugeais
où Gilbert Marguet,
maire depuis 1985, se
représente. “Ce sera
avec une nouvelle
équipe, la moitié exactement, d’autant que
nous passons de 15 à
19 élus.” Avec pour
objectif de continuer à
développer la commune comme il a toujours
eu à cœur de le faire
depuis qu’il en est le
premier magistrat. P
La Presse Bisontine n° 173 - Mars 2014 25
Oye-et-Pallet
La liste incomplète
Michel Faivre, repart - presque - par obligation
Le maire sortant aurait
volontiers cédé sa
place. Mais à
Oye-et-Pallet, comme
dans beaucoup de
communes, on ne se
presse pas au portillon
pour s’engager dans
la vie municipale.
ichel Faivre, le maire d’Oye-et-Pallet,
se sent presque obligé de se représenter, malgré un emploi du temps
professionnel quasiment incompatible avec celui de premier
magistrat. Il aurait volontiers
cédé sa place à quelqu’un
d’autre. Pour cela, il aurait fallu qu’elle intéresse un de ses
concitoyens. Or, à quelques jours
du dépôt de liste, il manque
encore 7 noms pour atteindre
le nombre réglementaire de 15
et ainsi boucler la liste d’Oyeet-Pallet. “Pour l’instant, il y a
huit inscrits” observe Michel
Faivre qui précise que cinq élus
du conseil municipal sortant
repartent. La liste ouverte est
affichée en mairie. On ne se
presse pas beaucoup au portillon pour venir la compléter.
M
Cette année, Michel Faivre a eu quelques difficultés à composer une liste.
Le maire a donc pris son bâton
de pèlerin pour décider ses
administrés à s’engager. “J’ai
téléphoné à plusieurs personnes.
Je ne sais pas pourquoi les gens
ne veulent pas se présenter. Cer-
tains me répondent qu’ils sont expliquer la situation. La comdéjà bénévoles ailleurs. Peut-être mune fonctionnerait trop bien
ont-ils aussi une appréhension” selon lui. Alors, à quoi bon chandit-il.
ger une équipe qui gagne ? “Chez
Pour finir, Michel Faivre avan- nous, tout se décide de façon colce un argument inattendu pour légiale. Il n’y a pas d’opposition.
Les gens croient que la commune fonctionne toute seule. Mais
ce n’est pas le cas” remarque le
maire sortant. Selon lui, si douze personnes s’inscrivent sur la
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DOSSIER
DOSSIER
26
Levier
La Presse Bisontine n° 173 - Mars 2014
Jougne
Changement de tête de liste
Albert Jeannin passe la main
Michel Morel face à Denis
à Guy Magnin-Feysot
Le maire sortant retrouvera sur son chemin celui
qui l’avait déjà affronté en 2008 et souhaite ainsi
proposer une alternative aux électeurs.
Pour des raisons personnelles, Albert Jeannin le maire sortant
renonce à se présenter. C’est son premier adjoint qui mènera finalement la liste.
Début janvier, Albert Jeannin
annonçait dans nos colonnes qu’il
était candidat à sa succession. Sa
liste était pratiquement ficelée.
Finalement, le maire sortant renonce à
se présenter pour diverses raisons. “Il y
a plusieurs choses : une accumulation de
fatigue, et puis j’ai 64 ans, ce qui signifie
que dans six ans j’en aurai 70. Je veux
tenir compte maintenant de ma vie de
famille” confie Albert Jeannin ajoutant
que son opposition au scrutin de liste a
achevé de la convaincre d’arrêter. L’élu
passe donc la main. C’est son premier
adjoint, Guy Magnin-Feysot, qui lui succède à la tête d’une liste remaniée de 19
personnes parmi lesquels il y a huit anciens
élus. “La moyenne d’âge de notre équipe
est de 49 ans” annonce le nouveau candidat âgé de 57 ans.
La transition entre les deux hommes s’est
faite naturellement. “Cela fait 13 ans que
je travaille aux côtés d’Albert Jeannin. Il
a décidé de ne pas se présenter. Il y avait
donc une certaine logique à ce que je sois
candidat” poursuit-il.
Une seconde liste est en préparation à
Levier à l’initiative de Bernard Jeannin
que nous ne sommes pas parvenus à joindre. En revanche,
Guy Magnin-Feysot affirme
“Une
certaine avoir tenté en vain de
convaincre ce candidat de le
logique” rejoindre sur sa liste. Un signe
d’ouverture qui faisait écho à
l’histoire. En effet, en 2001,
alors qu’il conduisait lui-même
une liste, Guy Magnin-Feysot
s’était rapproché d’Albert Jeannin pour faire équipe. “Notre
liste représente toutes les tendances. C’est dans cet espritlà que nous avons proposé à
Bernard Jeannin de nous
rejoindre.” Ce dernier a décliné l’invitation. Fin mars, lors
du premier tour des élections,
les habitants de Levier
devraient donc avoir à choisir
À Levier, les électeurs devraient avoir le choix entre deux listes.
entre deux listes. Y
our l’instant, je ne vois pas
d’autre liste”, indique en
vieux briscard Michel Morel
dont on voit mal comment il ne pourrait pas connaître l’existence d’une
seconde liste sur sa commune. Surtout que son adversaire Denis PoixDaude ne masquait pas plus que cela
ses intentions de repartir.
La lassitude du pouvoir ne semble pas
affecter le maire actuel, trop heureux
de rester aux affaires comme neuf de
ses actuels adjoints et conseillers municipaux. “Je suis motivé pour repartir.
J’attendrai un peu pour prendre ma
retraite et je ne me sens pas du tout
usé à l’idée d’entamer un cinquième
mandat. Beaucoup de maires m’ont
également sollicité pour continuer à
gérer la communauté de communes”,
explique Michel Morel qui se déclare
“P
Frasne
enthousiasmé par les enjeux de demain.
Il apprécie tout particulièrement l’ambiance qui a régné au cours de ce mandat qu’il juge très constructif. Il cite
en exemple le projet du nouveau groupe scolaire qui abritera aussi le périscolaire, la cantine et une salle de
sport. “Un investissement à 3,5 millions d’euros. Quand les classes seront
recentrées dans le nouveau bâtiment,
il est prévu de transformer l’une des
écoles en bibliothèque-médiathèque.
L’autre contiendra des locaux associatifs.”
D’autres projets pourraient voir le
jour au cours du prochain mandat.
Michel Morel évoque notamment une
nouvelle zone commerciale. “On
recherche du terrain pour accueillir
quatre ou cinq petits commerces.” Le
président de communauté de com-
Philippe Alpy
“Vivons Frasne”
dans la continuité
Philippe Alpy, maire sortant, est candidat à sa
succession avec une équipe construite autour de 7
conseillers sortants et de nouvelles arrivées. Plusieurs
challenges sont établis : l’emploi et le bien-vivre.
Dans les autres communes…
Sombacour
près 43 années à siéger au conseil municipal dont trois mandats de maire, André
Saillard a décidé de ranger
son écharpe tricolore. C’est
son adjointe, Maryse Jeannin qui souhaite reprendre
le flambeau : “L’équipe est
en grande partie renouvelée
et notre liste qui est ouver-
A
te est encore à compléter”
confie l’intéressée. “Après la
réalisation du groupe scolaire, il nous faut désormais
réfléchir à la réhabilitation
des anciennes écoles. La
construction de la nouvelle
caserne des pompiers du Val
d’Usiers est un autre projet
pour le mandat à venir.” Bians-les-Usiers
aire depuis 2001,
Marie-Thérèse
Girard ne briguera pas un nouveau mandat. “Je souhaite prendre
plus de temps avec ma famille.” Si son premier adjoint
André Salomon sera bien
M
candidat pour siéger dans
le futur conseil municipal,
il ne souhaite pas tirer de
plans sur la comète, confiant
que ce sera à ces nouveaux
élus de choisir le moment
venu le premier magistrat
du village. Goux-les-Usiers
es deux tiers des
conseillers sortants
suivent Éric Bourgeois, maire depuis 2008,
pour convaincre à nouveaux
les électeurs. “Nous souhaitons continuer à entretenir et développer la commune en respectant bien
L
sûr les très nombreuses
normes qu’on nous impose.
Beaucoup des projets à venir
seront intercommunaux. La
future caserne des pompiers
du Val d’Usiers par exemple.
Il nous faudra aussi continuer les travaux d’assainissement.” Boujailles
lus de la moitié des
conseillers sortants
poursuivent sur la
liste de Gérard Paulin, maire depuis 2008. “Des lotissements sont en cours de
construction et d’autres
vont encore se faire. Il nous
faudra aussi rénover la salle des fêtes, continuer à
P
entretenir la voirie et aménager les espaces publics
comme la place de l’église
et celle de la fontaine. Trouver des solutions pour faire ralentir les automobilistes aux entrées de village
est également l’une de nos
préoccupations.” L’équipe “Vivons Frasne” conduite
par le maire sortant Philippe Alpy.
l se doutait qu’un mandat ne
serait pas suffisant pour mener
toutes les actions. Six années
à la tête de la mairie de Frasne ne l’auront pas fait mentir.
Comme il l’avait laissé pressentir, Philippe Alpy est candidat à
un second mandat dans cette commune de 1 857 habitants qu’il veut
développer. Celui qui a ferraillé
pour maintenir les navettes ferroviaires en gare de Frasne a
confectionné, avec sa nouvelle
équipe, une locomotive pour faire du village un espace moderne
“à taille humaine.” Sept de ses
anciens colistiers montent dans
le wagon des municipales. 12
autres nouveaux en font de même.
La moyenne d’âge de l’équipe avoisine les 46 ans. Les premiers objectifs iront vers l’emploi “en confortant notamment l’emploi de
proximité, l’emploi social (création d’une résidence pour l’autis-
I
me…), et en donnant à la gare un
rôle de générateur tout en adjoignant de la restauration et de l’hôtellerie” dit Philippe Alpy. L’équipe veut promouvoir l’arrivée de
la fibre optique nécessaire au développement économique, favoriser
les transports dits en mode doux.
“Surtout, il faut reconquérir le
centre du village et ne plus s’étendre
à tout-va” explique le
candidat. Concernant
“La fibre les impôts, il se
montre clair. “Je me
optique.” garderai d’annoncer
un gel des impôts
d’autant que les
transferts de charges
sont de plus en plus
importants.” À l’heure où nous bouclions
ces lignes, nous
n’avions pas connaissance d’une seconde
liste. DOSSIER
La Presse Bisontine n° 173 - Mars 2014 27
G Métabief
Liste renouvelée à 80 %
Poix-Daude
Jamais deux sans trois pour Gérard Dèque
munes qu’il est aspire également à sa reconduction,
ravi des défis à relever. “On a réalisé le bâtiment de
la Seigne, la nouvelle salle socio-culturelle de Labergement. On vient de voter pour la salle sportive et
la maison des seniors à Métabief sans oublier la
maison de santé qui verra le jour sur le terrain de
la S.N.C.F. aux Hôpitaux-Neufs. On n’aura pas trop
intérêt à se louper au niveau du S.C.O.T. qui va déterminer l’aménagement du pays du Haut-Doubs sur
les 30 ans à venir.”
Denis Poix-Daude qui fut le seul de sa liste à être
élu en 2008 ne souhaite jouer ni de la critique ni de
l’étalage d’intentions. “On n’a pas eu de problème
pour boucler une liste bien représentative de la population avec des agriculteurs, des frontaliers, des artisans, des commerciaux, des entrepreneurs. On veut
proposer une alternative aux habitants.” Un autre
conseiller a rejoint cette liste qui intègre également
la suppléante du conseiller général Jean-Marie
Saillard. Pas de projets précis mais des grands principes. Denis Poix-Daude préconise une meilleure
maîtrise du foncier. Il voudrait par exemple trouver les leviers pour renouer avec la dynamique hôtelière qui existait à Jougne. “Avec tous les investissements sur la station, c’est le moment où jamais de
lancer une réflexion autour de l’hébergement touristique sans faire de l’ingérence.” I
À 56 ans, le maire actuel a composé sans grande difficulté sa liste de quinze conseillers municipaux dont onze feront leur début
sur la scène politique communale. Pas d’opposition en vue.
es élections ne se préparent pas à la
va-vite. C’est du moins le sentiment de
Gérard Dèque qui peaufine son projet
depuis des mois. “Je n’ai pas eu trop de
soucis pour constituer la liste car je m’y suis
pris bien en amont” confie le maire qui a pris
sa décision depuis trois ans. Après deux mandats aux commandes de Métabief, il n’éprouve aucune lassitude de s’engager pour six ans
supplémentaires. “J’ai encore des choses à faire avec la volonté de faire aboutir les promesses.
La vie publique me passionne toujours autant.
En y réfléchissant, ce n’est même pas évident
de savoir pourquoi on y va comme ça.”
Si certains attendent le dernier moment pour
s’afficher, lui prône la stratégie inverse. Sa liste a été déposée le 25 février en Sous-préfecture. De l’ancienne équipe, seulement quatre
personnes figurent sur la liste aux côtés des
petits nouveaux de tous les âges, de tous les
bords politiques, de tous les secteurs d’activi-
L
té. “C’est une liste qui a les moyens d’agir à
Métabief. Je suis vraiment content. On va faire du bon boulot.”
Sa moyenne d’âge varie aux alentours de 3540 ans, à peu près celle des habitants de la
commune. Gérard Dèque apprécie le scrutin
de liste dans le sens où il oblige les candidats
à formuler leurs projets. Pas avare de communication, il enverra aux habitants profession de foi, bilan et projet avant d’ajuster le tir
face aux éventuelles critiques par une réunion
publique. “Ce bilan, à mon sens, je le dois aux
gens qui m’avaient fait confiance en 2008.” Le
visage de Métabief a bien évolué aux cours du
dernier mandat. Effet frontalier oblige, la commune a grossi, s’est rajeunie. Le gros projet
communal, à savoir le bâtiment qui abritera
la maison de vie, le périscolaire, la cantine, la
médiathèque et le cabinet médical est en passe de devenir réalité. “C’est bien parti. On en
est au concours d’architecte.”
Gérard Dèque prêt à rempiler
pour un nouveau mandat.
Mais tout n’a pas été mené à terme. L’équipe
communale avait, par exemple, prévu beaucoup de travaux d’urbanisme. Encore faut-il
que les finances suivent. “Pas question d’exploser le budget” observe l’élu. Il ajoute : “On
souhaite ajuster la fiscalité à l’évolution du
coût de la vie. Si l’état réduit trop ses aides, on
diminuera la voilure.” L’autre souci récurrent
à gérer sur la station est le casse-tête des parkings en période hivernale. “C’est un problème complexe. On travaille sur ce dossier avec
le souci de préserver des terres agricoles. On ne
pouvait pas engager des aménagements sans
savoir quelle forme prendrait le projet d’enneigement artificiel.”
Deux mandats, pour certains c’est déjà beaucoup. Pour Gérard Dèque, c’est de l’expérience des rouages et des leviers administratifs à
faire valoir. Son poste de directeur de centre
de vacances à Métabief s’ajuste assez bien avec
les contraintes d’un maire d’une commune de
plus de 1 000 habitants qui se doit d’être disponible et réactif. “Je sais que je pourrai compter sur mes adjoints et mes conseillers” estime
celui qui sait aussi jouer de la délégation. I
Secteur Mont d’Or
G Les Longevilles-Mont-d’Or
près avoir été adjoint, Claude JacqueminVerguet est devenu maire en 2008 et il
espère bien le rester à l’issue du prochain
scrutin. “Ma liste est complète et largement renouvelée” explique-t-il. “Je souhaite poursuivre car
cette fonction est vraiment très intéressante et
je reste motivé pour rendre service et prendre le
temps d’écouter mes concitoyens.” Parmi les dossiers à venir, le candidat évoque la sécurisation
de la traversée du village, la restauration du
patrimoine pastoral à terminer, tout comme la
rénovation de l’église, l’aide au développement
des entreprises locales “et la révision du P.L.U.
pour faciliter le déplacement de la fromagerie.” I
A
G Chapelle-des-Bois
années qu’il est élu dont 19 en tant que
maire, Pierre Bourgeois ne sera plus
candidat. Quelques-uns se sont déjà
manifestés pour siéger au conseil municipal. “Mais
pas encore de prétendant au fauteuil de maire.” I
37
G Rochejean
% de la future équipe sera constituée de nouveaux conseillers autour
du maire sortant Lionel Chevassus
qui a décidé de se représenter à l’issue de ce
premier mandat. “Il reste beaucoup de travail
à faire notamment en ce qui concerne le périscolaire, les aires de jeux, les bâtiments… Il faudra aussi réviser le P.L.U. Mais ce sera au futur
conseil de définir les priorités dans les nouveaux
projets.” I
80
28
DOSSIER
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Mouthe
Après deux mandats
Élisabeth
Rampant tire
sa révérence
Fidèle à ses engagements,
Élisabeth Rampant ne briguera pas
un troisième mandat. C’est
Daniel Perrin, haut fonctionnaire en
retraite qui pourrait lui succéder
e ne me représente pas comme je l’avais annoncé. Je ne partirais pas pour un troisième mandat. Je pense qu’un conseil municipal doit se
renouveler. Pour moi, être maire n’est pas un
métier” explique sans regret celle qui avait succédé à Jean Sauvonnet en 2001. élisabeth Rampant s’en va le
cœur léger avec la satisfaction d’avoir vécu une expérience épanouissante à la tête de la commune de Mouthe. “C’est une école de la vie où l’on a beaucoup à apprendre dans des domaines
très variés. Je ne ressens aucune lassitude mais je ne voulais pas
faire le mandat de trop.” Après deux mandats, elle reconnaît que
la fonction est prenante et implique beaucoup d’énergie. à l’heure
du bilan, elle estime s’être beaucoup investie avec ses conseillers
dans le social et l’urbanisme. “Il reste encore beaucoup à faire
d’où l’idée d’apporter des idées nouvelles.”
Voici venu le temps pour elle de profiter davantage de la vie de
famille. “Dans une commune de la taille de Mouthe, le poste de
maire vous mobilise en moyenne 3 à 4 heures par
jour.” De son expérience d’élue locale, elle déplore le manque de soutien des administrations.
Conseiller
“Avant, on était mieux accompagné. Ce n’est pas
agricole
toujours facile de tout maîtriser au niveau des
réglementations et des lois. On n’est pas tous
de Nicolas
juristes de formation. Cela devient plus compliSarkozy.
qué de joindre les services. On perd du temps et
de l’énergie. Mais ce ne sont pas les contraintes
qui me font partir.” Élisabeth Rampant continuera de s’impliquer dans la vie associative.
C’est Daniel Perrin qui conduit la liste ouverte
sur Mouthe. Ce haut fonctionnaire, ingénieur
général du génie rural des eaux et des forêts a
occupé des fonctions à haut niveau de responsabilité dans des services ou organismes rattachés au ministère de l’Agriculture. Il a été nommé, en 2011, conseiller agricole de Nicolas Sarkozy.
“Je suis aujourd’hui dégagé d’une lourde activité professionnelle. Je peux désormais mettre mes
compétences au service de la commune” explique
celui qui vient depuis 28 ans régulièrement séjourner à Mouthe où il possède une résidence secondaire. “Mes grands-parents tenaient une exploitation agricole dans un village proche de Mouthe”
confie cet homme qui entre sur la scène politique
locale. Il s’est toujours intéressé au développement économique, social et culturel du secteur. “J
“Pour moi, être maire n’est pas un métier”, justifie Élisabeth Rampant qui se retire sans regret.
Labergement-Sainte-Marie
Qui pour succéder
Le maire sortant ayant
choisi de ne pas se
représenter, se posait
la question d’une tête de
liste. La réponse n’était
toujours pas trouvée à
deux jours de la fin des
déclarations.
oit-on s’attendre à une grosse surprise à LabergementSainte-Marie ? Le mystère
persiste. Bien malin qui pourrait apporter des éclairages. Après 25
ans au conseil dont un mandat de maire, Claude Page a pris la décision de privilégier sa vie personnelle. “Il faut être
raisonnable. Personne n’est irremplaçable” indique le maire sortant. Branle-bas de combat pour lui trouver un
remplaçant. Chacun a fait jouer de son
réseau de connaissances. Certains candidats ont décliné l’offre. D’autres sont
toujours dans l’expectative de décisions
qui ne relèvent pas de leur bon vouloir
pour se prononcer. “Plus cela va moins,
moins c’est certain. Constituer une liste
même dans une commune de 1 200 habitants, cela tient de l’exploit,
même à Labergement”,
“D’un seul indique un élu local.
Poids de la charge, manque
coup, on
de vocation, de disponibilité, casse-tête de la paridevient
té, l’affaire s’annonce parDieu le
ticulièrement compliquée
dans cette commune plumaire.”
tôt tranquille. Peut-être
trop d’ailleurs pour susciter
des
envies
d’engagement, de changer
l’ordre des choses. Cela n’est
pas encore la Bérézina au
bord du lac de Remoray.
Sur les 15 noms, il en
à Claude Page ?
D
Après 25 ans
d’engagement
au service de
LabergementSainte-Marie,
Claude Page
veut prendre
plus de temps
pour lui et sa
famille.
manque tout au plus deux ou trois pour
boucler la liste. “Quand on sollicite les
gens à la dernière minute, ils peuvent
avoir légitimement l’impression d’être
pris pour des bouche-trous”, poursuit
l’élu. Seule certitude donc, le départ du
maire sortant. “L’expérience de maire
restera un souvenir extrêmement passionnant. Il faut aimer sa commune et
avoir l’idée permanente de l’intérêt général.” Entre le poste d’adjoint qu’il a occupé de 1995 à 2008 et la fonction suprême, Claude Page note une différence
majeure. “D’un seul coup, on devient
“Dieu le maire”. Si c’était à refaire, je le
referais. Ce n’est pas du tout une déception.” Il admet que ce n’est pas toujours
facile d’aller annoncer des mauvaises
nouvelles. Il faut aussi prendre l’habitude
d’avoir le portable toujours à côté de soi.
La prochaine équipe municipale aura à
se pencher sur plusieurs dossiers : la
révision du P.L.U. et probablement la
construction d’une nouvelle mairie plus
vaste et fonctionnelle. Claude Page se
réjouit d’avoir vu aboutir des dossiers
compliqués comme la nouvelle zone
d’activité où se trouve la future fromagerie. Quinze ans de négociations pour
en arriver là. L’ouverture de la halte ferroviaire qui accompagne la mise en place des lignes ferroviaires est aussi porteuse de belles promesses. Avant de tirer
sa révérence, Claude Page retient aussi la réalisation du beau complexe intercommunal d’animation. Malbuisson
Claude Mignon ne se représente pas
Claude Lietta
prend la tête de liste
ela fait plusieurs mois
maintenant que Claude
Mignon, le maire sortant
de Malbuisson, a annoncé qu’il
ne se représenterait pas. L’élu
estime avoir atteint l’âge audelà duquel il faut songer à
“passer le flambeau. Je vais vers
74 ans” relève-t-il. Son successeur pourrait se trouver au sein
de l’actuel conseil. Des
C
conseillers sortants travaillent
en ce moment à la constitution
d’une liste qui est sur le point
d’être bouclée. À sa tête, on trouve Claude Lietta, un élu de 56
ans qui occupe pour quelques
jours encore la fonction
d’adjoint. “Cinq voire six personnes désirent repartir” précise l’intéressé qui est peut-être
le futur maire de Malbuisson. DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014 29
Les Fourgs Patrice Brachotte candidat
Montperreux
Deux listes pour une élection
Moins motivé, Philippe Aymonier n’a pas souhaité briguer un troisième mandat. Sa
décision a suscité les convoitises. Les électeurs auront à choisir entre deux listes.
i le passage au scrutin de liste
dans les communes de plus de
1 000 habitants est un frein à
la pluralité des listes du fait
des difficultés rencontrées par les candidats pour monter une équipe paritaire, cela semble moins vrai aux Fourgs.
Dans cette commune, les électeurs auront
normalement à choisir entre deux listes
: celle de Patrice Brochotte d’un côté,
réunie sous la bannière “Les Fourgs
notre histoire, notre avenir”, et de l’autre,
une équipe qui se structure, mais qui
pour l’instant ne souhaite pas communiquer tant qu’elle n’est pas tout à fait
au point.
L’émergence de ces groupes va nourrir
le débat démocratique aux Fourgs, au
terme duquel le successeur de Philippe
Aymonier sera élu. Le maire sortant a
décidé en effet de ne pas briguer de troisième mandat. Il se met
donc en retrait de la vie
“Créer de municipale se disant “moins
nouvelles motivé.” Mais d’autres le
sont au sein même de
choses.”
l’actuel conseil puisque c’est
là qu’ont germé les deux
listes en préparation.
Patrice Brachotte, adjoint
au maire, boucle la sienne,
non sans peine. Cet homme de 47 ans, qui achève
son premier mandat, ne
cache pas son intérêt pour
la fonction de premier
magistrat.
“Ce
qui
Le maire sortant rend son écharpe
François Petite
prend la tête de liste
Montperreux, JeanPaul Bonnet a décidé
de ne pas briguer un
second mandat de maire. Il
n’abandonne pas pour autant
la vie municipale. “Je suis candidat mais pour être simple
conseiller” dit-il. Dans ce village, ils sont dix élus prêts à
s’engager de nouveau sur les
15 qui siègent à l’assemblée
communale. Parmi eux, il y a
François Petite qui a pris la
tête de liste, encouragé dans
cette voie par Jean-Paul Bonnet. À 72 ans, Monsieur Petite
est animé par l’envie de poursuivre l’action municipale enga-
À
S
gée avec ses colistiers. “Ma motivation est d’être au service de
la population. La municipalité est une aventure qui a beaucoup d’aspects intéressants
d’autant qu’il y a dans ce conseil
une bonne ambiance de travail”
précise François Petite qui ne
redoute pas les responsabilités. Mais chaque chose en son
temps. Le candidat laisse la
place au débat démocratique.
Les électeurs de Montperreux
se déplaceront aux urnes fin
mars pour voter. Ensuite, ce
sont les conseillers municipaux
qui désigneront le maire. Les Hôpitaux-Vieux
La fonction le passionne
Il y aura deux listes dans la commune la plus haute du Doubs.
m’intéresse, c’est de pouvoir suivre les
dossiers en cours et de créer de nouvelles
choses. Je crois en une dynamique du
village. Je m’engage pour assurer une
forme de continuité” dit-il. S’il est élu, il
veut aussi défendre les intérêts des
Fourgs au sein de la communauté de
communes Mont d’Or-Deux Lacs. “Je
crois fermement en la puissance de la
communauté de communes. J’étais déjà
délégué, et je continuerai à y siéger, car
des dossiers importants qui nous concernent sont discutés dans cette collectivité” complète Patrice Brachotte.
Contactée par nos soins, l’autre liste n’a
rien dit de ses intentions. À l’heure où
nous bouclions cette édition, la tête de
liste venait d’ailleurs de changer. Initialement, il s’agissait d’une femme issue
de l’actuel conseil. Finalement, elle devait
céder sa place à un homme au nom de
la parité. Louis Poix brigue
un deuxième mandat
ouis Poix a pris goût à la ne bien. Nous avons réalisé des
vie municipale. Maire des projets comme le stade de la
Hôpitaux-Vieux depuis Seigne. Il reste du travail, c’est
2008, un village de 450 habi- pour cette raison que je repars”
tants, il se présente pour un précise Louis Poix. Il se présecond mandat. Sa motivation sente donc, entraînant dans son
est intacte. “C’est très intéres- sillon près de la moitié du conseil
sant. Notre commune fonction- sortant composé de 11 élus. L
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DOSSIER
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
G Étalans
Deux listes
Des élections sous tension ?
Deux listes s’affrontent à Étalans. L’une est conduite par
le maire sortant Jean-Marie Roussel, la seconde est
menée par Jean-Claude Bulle. Trois membres de l’équipe
municipale actuelle ont rejoint “la dissidence”.
i Jean-Marie Roussel n’en fait
pas tout un foin, il ne cache pas
son désappointement suite au
départ de trois “anciens” colistiers vers
la concurrence. “Ils auraient au moins
pu me prévenir d’autant qu’ils n’ont
jamais voté contre les projets décidés
S
dans ce mandat” lâche le maire, candidat à sa succession. L’étonnement
passé, Jean-Marie Roussel a rebondi.
Sa liste “Agir ensemble pour Étalans”
est bouclée. “J’ai cherché à monter une
équipe qui répond à trois critères : la
disponibilité, la compétence, la com-
plémentarité” dit-il.
Âgé de 59 ans, il sera retraité l’année
prochaine. Une situation qui, dit-il, lui
permettra de s’engager davantage dans
cette mission s’il venait à être élu. Son
programme s’articule autour de quelques
axes forts. Le premier est l’emploi.
“Nous avons le projet d’accueillir 250
nouveaux emplois au cœur du village
(lire en page 41 en économie). C’est un
vrai challenge. Il est de notre devoir de
repenser le flux de circulation et la création de nouvelles habitations.” Bien sûr,
les ressources financières liées à la
venue de ces 250 emplois permettraient
à la commune de penser sereinement
l’avenir. Les autres projets à mener
concernent la réfection de la station
d’épuration, de la salle des fêtes. “La
situation financière permet d’être serein”
rapporte le maire sortant qui veut également développer la démocratie participative.
Ce constat n’est pas partagé par la liste “Ensemble pour étalans” conduite
par Jean-Claude Bulle (60 ans). Responsable commercial dans une coopérative, il a composé une liste de huit
hommes et sept femmes. La moyenne
d’âge est de 42 ans. Il veut justement
faire un bilan “des ressources financières de la commune, maîtrisé le développement, remettre de la propreté dans
les rues, revoir l’extinction des lampadaires la nuit qui crée un climat
d’insécurité” annonce le candidat. Jeanclaude Bulle pointe aussi du doigt les
difficultés liées à l’accès à la santé. Les
nouveaux habitants n’ont pas la possibilité d’être soignés au village. Son
équipe
étudiera
également
l’implantation de la future usine. I
L’équipe conduite par Jean-Claude Bulle.
L’équipe conduite par Jean-Marie Roussel, le maire sortant.
En bref… Valdahon, Vercel, Orchamps-Vennes, Nods, Flangebouche
G Vercel
G Orchamps-Vennes
G Nods
Albert Grosperrin a l’énergie pour
un troisième mandat
Thierry Vernier
a de la concurrence
Fredy Borremans
cède sa place
68 ans, le maire sortant Albert Grosperrin repart pour
un troisième mandat avec une liste renouvelée à 50 %
composée de huit hommes et sept femmes. La moyenne
d’âge est de 48 ans. “J’ai toujours le même dynamisme pour assurer le développement de ma commune dans laquelle je suis né”
dit-il. Depuis 12 ans, il n’a pas changé le taux d’imposition. 90 %
de son programme a été tenu. Citons la rénovation de l’école élémentaire, l’implantation d’entreprises, la réfection du cours d’eau,
le foncier, la rénovation du centre. L’équipe souhaite “aménager
le développement avec la création de logements à la sortie du village (direction Avoudrey) sur un terrain de 2,5 hectares, y adjoindre
une maison pour seniors valides, agrandir l’unité de vie (24 lits),
lancer la seconde tranche de la zone commerciale, favoriser la
transition énergétique des bâtiments communaux et réfléchir à
l’installation d’une caméra de vidéosurveillance au centre du village.” Il n’y a pas de seconde liste déclarée. I
Orchamps-Vennes, deux listes sont déclarées. La preNods, le maire Fredy Borremans ne se représente pas
mière est menée par le maire sortant Thierry Vernier. à
après “31 ans de bons et loyaux services” s’amuse-t-il. à
44 ans cet enseignant repart avec une équipe composée
70 ans, il a effectué 4 mandats de maire. Il ne souhaite
de 10 hommes et de 9 femmes. La moyenne d’âge est de 28 ans. pas repartir pour un nouvel exercice et préfère “laisser la plaFace à lui, il retrouvera Marie-Pierre Cuenot, ancienne conseillè- ce aux jeunes.” Pendant ses mandats, le groupe scolaire, le périre municipale, qui mène la liste “Orchamps-Vennes autrement”. I scolaire et la maison de santé, ont été créés notamment. Une
liste ouverte se prépare à l’heure où nous bouclons cette édition.
Trois conseillers repartent. Le nom de la tête de liste n’est pas
G L’Hôpital-du-Grosbois
encore connu. I
À
À
À
Jean-Claude Grenier
dans la continuité
G Flangebouche
Thérèse Gury repart
Jean-Claude Grenier, maire de L’Hôpital-du-Grosbois, brigue
un troisième mandat. Sa liste est composée de dix hommes et Maire de Flangebouche, Thérèse Gury est candidate à un nouveau mandat de maire dans cette commune de 635 habitants. I
de cinq femmes. Il n’y a pas de seconde liste. I
G Valdahon
Le choix entre deux
Gérard Limat conduit la liste “Valdahon au cœur de l’action” dans la continuité de la
politique menée par son prédécesseur. Une liste d’opposition (divers droite) menée par
Michaël Billerey compte jouer les trouble-fête malgré un départ tardif.
ix mois qu’ils planchent sur leur
programme. “Nous sommes
sereins” lâche Gérard Limat,
tête de liste “Valdahon au cœur de
l’action”. L’équipe - 14 femmes et 15
hommes - s’inscrit dans la continuité
de la précédente équipe avec 11 anciens
colistiers qui repartent. “C’est une liste d’union, sans étiquette, composée de
personnes de toutes les classes d’âge”
rappelle le candidat. Peu de révolution
dans les postes à responsabilité : les
anciens adjoints sont, ou plutôt seront,
reconduits dans leur poste ou retrouveront d’autres délégations.
Dans son programme, la liste Limat
S
promet de la suite dans les idées. Concer- le lien social et s’appuiera sur la vidéonant l’urbanisme, elle maîtrisera com- protection (en cours d’installation) tout
me elle a pu le faire le foncier. 250 per- en développant un comité local de sécu- te actuelle (environ 6 millions d’euros)
mis de construire ont été délivrés en 6 rité. Elle renforcera les équipements et ne pas augmenter les taxes.” Pour
ans. Prochaine étape : la création du sportifs (vestiaire pour le rugby).
l’urbanisme, l’équipe veut “préempter
quartier Vallon Saint-Michel (direction - Valdahon Autrement (Divers droite). uniquement dans certains cas pour des
Étray) avec 194 maisons.
Absente en 2008, une opposition éti- emplacements particuliers.” Il est - ausEn terme de rénovation urbaine, l’équipe quetée “Divers droite” est conduite par si - question de “réhabiliter la Chapelle
prévoit de la réfection de la chapelle Michaël Billerey âgé de 44 ans. En seu- Brachotte, en l’aménageant en espace
Brachotte, la création d’une maison de lement quelques semaines, la liste “Val- culturel (chapelle) et en salles pour les
santé, l’étude d’une nouvelle salle poly- dahon Autrement” (à l’heure où nous associations socio-culturelles (presbyvalente. Elle aménagera l’étang de la bouclions ces lignes, la photo liste “Val- tère).” Pour la santé, la liste souhaite
Lièze, créera des aires de jeux dans les dahon Autrement” n’était pas réalisée) créer “un pôle santé situé sur la zone
différents quartiers. Côté sécurité, elle est parvenue à se structurer. Moyen- en “Pougie” à proximité du laboratoiprévoit l’embauche d’un animateur qui ne d’âge : 47 ans. Elle propose de pas- re d’analyse, du cabinet de radiologie,
ira aux contacts des jeunes pour renouer ser de 6 à 5 adjoints, “maîtriser la det- de l’ostéopathe, étiopathe, du cabinet
L’équipe
“Valdahon
au cœur
de
l’action”
menée
par Gérard
Limat,
adjoint
sortant.
dentaire… Elle pourra accueillir, généralistes et spécialistes…” Côté sécurité, “Valdahon Autrement” promet des
solutions moins coûteuses que la vidéoprotection comme la mise en place du
système des “voisins vigilants” et la
sensibilisation par des séances de formation aux bons “comportements”. En
terme de lien social, “il faut une pause afin que les nouvelles populations
s’insèrent davantage dans la ville et
que le lien social se recrée” tout en
nouant des relations avec les militaires. I
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
31
Pays Horloger Morteau
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Annie Genevard prête
pour un troisième mandat
Dix-neuf des actuels co-listiers d’Annie Genevard repartent derrière elle pour le
scrutin du 23 mars. Dix nouvelles têtes font leur apparition.
Son programme tient en quatre thèmes prioritaires.
Liste de Annie Genevard
1 Annie Genevard
Députée-maire sortant
2 Cédric Bole
Cadre acheteur frontalier
3 Dragana Vojinovic
Éducatrice jeunes enfants
4 Jean-Marie Binétruy
Président de la communauté de communes
5 Laetitia Renaud
Responsable logistique frontalière
6 Pierre Vaufrey
Déclarant en douane
7 Jacqueline Cuenot-Stalder
Conseillère gestion patrimoine
8 Daniel Gaume
Commercial bâtiment
9 Patricia Roussel-Galle Retraitée
10 Thierry Bournel-Bosson Cadre automation frontalier
11 Danielle Roussel-Galle Commerçante
12 Charles Rième
Comptable
13 Cathy Hatot
Employée de bureau
14 René Mougin
Agriculteur
15 Laure Boiteux
Architecte-urbaniste frontalière
16 Marcel Devillers
Maçon
17 Dominique Cairey-Remonnay
Retraitée
18 David Huot-Marchand Enseignant
19 Camille Lambert
Étudiante
20 Jacques Raspaolo
Retraité
21 Mireille Lutique
Commerçante-artisan
22 Philippe Grosperrin
Responsable de production frontalier
23 Irina Guillot
Avocate
24 Martial Bournel-Bosson Étudiant
25 Caroline Vuillemez
Commerciale banque
26 Miguel Bounne
Retraité
27 Anne Buliard
Fabricant horlogerie
28 Damien Chopard-Lallier Artisan
29 Fanny Bouveresse
Contrôleur financier frontalier
57 ans
35 ans
45 ans
41 ans
61 ans
38 ans
58 ans
60 ans
54 ans
57 ans
42 ans
41 ans
57 ans
30 ans
59 ans
68 ans
33 ans
26 ans
62 ans
49 ans
34 ans
41 ans
20 ans
36 ans
72 ans
48 ans
50 ans
32 ans
a moyenne d’âge est
de 43 ans. Il y a les
élus déjà expérimentés, à l’image
de Pierre Vaufrey,
Daniel Gaume ou encore JeanMarie Binétruy. Et il y a les
petits nouveaux comme Cédric
Bole (35 ans), Jacqueline Cuenot-Stalder (38 ans) ou Charles
Rième (42 ans). C’est donc une
équipe renouvelée à un tiers
qu’Annie Genevard a rassemblé autour de son nom pour tenter d’enchaîner son troisième
mandat à la tête de Morteau.
En cas de réélection, la députée-maire sera entourée de huit
adjoints (à parité, dans l’ordre
de la liste). Le programme de
l’équipe Genevard pour le prochain mandat tient en quatre
grands domaines. Le cadre de
vie et le logement d’abord avec
notamment une question cruciale, celle du stationnement.
Consciente que les
Je pars
travaux du centrepour faire ville ont restreint le
nombre de places,
mes
Annie Genevard
mandats s’engage à “refaire
jusqu’au des parkings, en bas
de ville sur les terbout.”
rains de la gare, par
exemple sur le site
de l’ancienne patinoire et derrière le
champ de foire.” La
candidate promet
également “une
requalification des
trois entrées de ville pour les rendre
L
plus accueillantes.” Toujours sur
ce volet, un éco-quartier sera
réalisé dans le secteur de la
gare, des petits collectifs à haute performance environnementale. “Et nous nous apprêtons à
faire des acquisitions foncières
au groupe Bourbon dans le quartier du Tremplin pour y réaliser là aussi un éco-quartier.”
L’économie est la deuxième priorité d’Annie Genevard. Avec
notamment le soutien au projet de modernisation de l’usine
Bourbon (ex-Fabi) qui s’étendra
en hauteur. “Pour le commerce
local, nous mettrons en place un
comité local pour accompagner
la mutation du commerce de
proximité.” Les quelques “friches”
présentes dans la Grande rue
relèvent selon elle d’une responsabilité collective. “Pour que
les commerces vivent, il faut les
fréquenter. Chaque citoyen doit
le mesurer” dit-elle.
Les services à la population
constituent le troisième volet
de son programme. “Il y aura
l’ouverture d’une seconde crèche
rue Leclerc avec une priorité
donnée aux entreprises locales.”
Pour les personnes âgées,
l’équipe Genevard prévoit un
programme de lutte contre
l’isolement. La nouvelle caserne des pompiers fait également
partie des projets du mandat.
Le sport, la culture et la vie associative constituent la quatrième partie du programme. Une
zone de loisirs sera aménagée
dans le quartier du stade avec
un terrain multisport. Équipement attendu de tous : une sal-
Retraite - Épargne - Placement - Prévoyance - Auto
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le des fêtes digne de ce nom sera
construite, “soit dans l’ancienne
halle Sernam, soit plus près du
stade. On y adjoindra une salle de répétition pour les groupes
musicaux.”
Sur le plan fiscal, Annie Genevard promet de “ne pas augmenter le taux des impôts aussi longtemps qu’on le pourra.”
Elle promet également “une
consultation de la population
sur des questions comme l’eau
ou le commerce.”
La question du cumul des mandats qui se posera à elle en 2017
quand la loi s’appliquera, elle
l’élude par une pirouette : “Je
pars pour faire mes mandats
jusqu’au bout. Personne ne peut
dire ce qui se passera en 2017,
j’espère bien que la majorité
changera et dans ce cas, nous
prendrions des dispositions pour
terminer nos mandats.” En guise de réponse à la gauche, elle
dit seulement : “C’est effarant
de voir le nombre de députés de
gauche qui se présentent à ces
municipales…” La réponse de
la bergère au berger. J.-F.H.
L’équipe Genevard presque au complet.
32
DOSSIER
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Pays Horloger Morteau
Claude Faivre, le cœur à gauche
Après un vote en
interne, c’est donc
Claude Faivre qui
conduira la liste de
la gauche aux
municipales de
Morteau. Pour tenter
de faire mieux que
les 37 % obtenus en
2008 par la liste
Henri Leiser.
est un vieux briscard
de la gauche locale
qui s’apprête à défier
Annie Genevard le
23 mars prochain. Claude Faivre
n’en est pas à son coup d’essai
puisqu’il a déjà fait partie du
conseil municipal par le passé.
Il en a démissionné en 2002 pour
des raisons professionnelles. Cette fois, adoubé par ses pairs, il
est bien décidé à en découdre
avec Annie Genevard pour tenter de prouver que les choses ne
sont peut-être pas forcément
immuables à Morteau.
Claude Faivre (troisième en partant de la gauche
Malgré ses affinités avec les
thèses de l’extrême gauche anticapitaliste, c’est une liste “divers pale, plaide Claude Faivre. mettra en place. “Il ne faut pas l’hôtel de ville. En plus, il y a
gauche” que conduit l’homme Contrairement à de nombreuses que ces activités deviennent un moins de places de parking, ce
âgé de 66 ans, ex-directeur du villes en France, à Morteau il obstacle financier aux familles qui n’arrangera pas les affaires
centre d’orientation du Haut- n’y a aucune modulation des modestes.”
du commerce local.” Claude
Doubs. “Cette liste n’est pas une tarifs en fonction du revenu des Le candidat de la gauche sou- Faivre estime également que
coalition de partis de gauche, familles. Ici, le tarif est de haite également aborder la ques- “l’environnement n’est pas une
d’ailleurs il n’y a pas de logos 7,10 euros par repas, c’est très tion de l’eau sur Morteau. Si le préoccupation de l’actuelle munisur nos documents de campagne. cher. À Pontarlier par exemple, contrat avec Gaz et Eaux a été cipalité avec des stations
Mais c’est une liste de rassem- le prix varie de 2,30 à 5,30 euros reconduit en fin d’année der- d’épuration qui ne fonctionnent
blement citoyen de gens qui ont selon le revenu des familles.” nière, il estime impératif de pas de façon optimale.”
une sensibilité de gauche” pré- Dans le même esprit, Claude devoir “moduler les tarifs en Sur le volet urbanisme, la liste
cise la tête de liste.
Faivre regrette que dans le cadre fonction de la consommation.” “Le cœur à gauche” émet l’idée
Quelle est la traduction de ces de la réforme des rythmes sco- En matière de gestion finan- d’utiliser systématiquement les
fameuses valeurs de gauche laires, la municipalité de Mor- cière, il dénonce “les travaux terrains communaux pour “faidans le programme ? “Je prends teau s’apprête à faire payer les inutiles, coûteux et mal fagotés re du logement locatif de qualil’exemple de la cantine munici- activités périscolaires qu’elle qui ont été réalisés autour de té à loyer modéré, contrairement
C’
au premier plan) avec une partie de ses co-listiers.
à la municipalité actuelle qui
vend ses terrains à des promoteurs privés qui en font des logements de standing”, allusion aux
récents programmes réalisés à
la Baigne-aux-Oiseaux. Selon
Claude Faivre, “Morteau devient
de plus en plus difficile à vivre
pour les gens modestes.” En
matière de culture, les candidats de gauche souhaitent
notamment apporter des
réponses à une catégorie qu’elles
disent un peu délaissée, celle
des 16-18 ans pour qui “nous
devrons leur faciliter les loisirs.”
Faire basculer la ville à gauche,
Claude Faivre veut y croire. “Les
choses ont déjà été beaucoup plus
serrées dans l’histoire”, allusion
à l’élection de 2001 où le candidat Jean-Marie Wakenhut
avait réalisé 46,18 % des voix
face à Jean-Marie Binétruy. Pour
la tête de liste, “je ne pense pas
qu’il y ait de malédiction divine contre la gauche à Morteau”
dit-il dans un sourire. “Morteau
a évolué…” ajoute le candidat
comme pour se motiver encore
un peu plus. J.-F.H.
La liste Claude Faivre
1 Claude Faivre
Retraité
2 Catherine Rawyler
Employée en horlogerie
3 Lylian Ortiz
Aide-soignant
4 Christine Roule
Enseignante
5 Alain Fabre
Retraité
6 Élisabete Rodrigues Auxiliaire de santé
7 Henri Leiser
Retraité
8 Semra Polat
Logisticienne
9 Marc Karbiche
Retraité
10 Dominique Cali
Formatrice en insertion professionnelle
11 Philippe Grosso
Électromécanicien
12 Marcelle Lucas
Retraitée
13 Patrice Bassetti
Gestionnaire de stock
14 Sylvie Boivin
Factrice
15 Jean Berçot
Retraité
16 Brigitte Olivain
Assistante administrative
17 Philippe Roy
Enseignant
18 Élisa Vardanega
Visiteuse
19 Gilles Bolard
Agent S.N.C.F.
20 Justyna Sur
Retraitée
21 Gilles Bono
Pilote de gestion technique immobilière
22 Lucie Lamy
Auxiliaire de vie
23 Michel Vivot
Enseignant
24 Martine Kalina
Retraitée
25 Christophe Guerrin
Ouvrier
26 Véronique Lafrej
Horlogère
27 Murat Görgülü
Technicien conception horloger
28 Maria Matias
Secrétaire
29 Jacques Fleury
Économe
66 ans
44 ans
29 ans
45 ans
65 ans
38 ans
67 ans
31 ans
64 ans
60 ans
47 ans
71 ans
49 ans
51 ans
70 ans
54 ans
41 ans
25 ans
40 ans
64 ans
61 ans
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MOUTHE - RÉGION DES LACS
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
JOUGNE
360 000 euros
SAINT-ANTOINE
33
Fin de croisade pour Jean-Marc Chapuis
La commune rachète
100 hectares de forêt
“Le jour du jugement,
c’est un ouf de soulagement”
Le syndicat mixte du Mont d’Or se sépare de la forêt Güdel
du nom de son ancien propriétaire suisse. Une bonne
opération pour Jougne qui devra investir pour exploiter
cette forêt difficile d’accès au pied du Mont d’Or.
Après avoir longtemps bataillé et obtenu gain de cause dans son
droit à enregistrer les séances du conseil municipal, le premier
adjoint de Saint-Antoine ne se représente pas. Bilan de mandat.
vec cette acquisition, de forêt, 20 hectares d’éboulis justifiaient l’opération aux yeux
Jougne qui possédait et 13 hectares de pâturages ser- du maire. “Ce domaine jouxdéjà 875 hectares de forêt vant de pistes de ski en hiver”, tait la forêt communale et il
soumise rentre dans le pelo- précise Jean-François Veillet. abritait aussi une des sources
ton de tête des plus grosses Ce domaine a aussi une cer- d’eau qui alimente la populacommunes forestières du dépar- taine valeur environnementa- tion. Pour nous, c’est une belle
tement. Ce qui n’est pas pour le puisqu’on y trouve des arrê- opération. On développe notre
déplaire au maire Michel Morel tés de biotope et des zones patrimoine et on soulage le synet à son quatrième adjoint Jean- protégées. “Il est soumis au dicat mixte d’une mission qui
François Veillet qui est aussi régime forestier depuis 2005. n’était pas la sienne. Chacun
l’agent O.N.F. en charge de Ce qui signifie qu’il y a eu très y trouve son compte.” A titre
gérer cette ressource. “On a peu d’interventions pendant d’information, les ventes forestoujours eu une politique favocinq ans si ce tières rapportent en moyenne
rable à la forêt. Le bois qui sern’est la sortie 160 000 euros de recettes brutes
Au pied des des chablis et les auxquelles il faut soustraire
vira à la construction de la nouvelle école proviendra du falaises du coupes liées à la 55 % en charges d’exploitation
patrimoine communal”, note Mont d’Or. sécurisation des et de gestion. “Vu les pentes où
le maire qui fait des pieds et
pistes.”
Un sont plantés nos résineux, on
des mains depuis bientôt dix
accord de prin- privilégie la vente de bois en
ans pour récupérer ce massif
cipe a été conclu bord de route. Ce qui nous coûqui avait été vendu au syndien 2011 entre le te forcément plus cher.”
cat mixte du Mont d’Or en
syndicat mixte De par sa situation assez pro2000. “Je ne pense pas que ce
et Jougne qui a tégée au pied de la falaise, la
soit au syndicat mixte de gérer
déboursé
forêt Güdel a été épargnée par
de la forêt”, estime d’ailleurs
360 000 euros la tempête de 1999. “Avant de
l’élu.
dans
pouvoir vraiment l’exploiter, on
Ce massif de 97 hectares s’étend
l’acquisition de devra investir dans la création
au pied des falaises du Mont
ce bien.
d’accès”, conclut Jean-François
d’Or. “Il comprend 64 hectares
Deux raisons Veillet. I
A
a Presse Pontissalienne : Quel est votre sentiment L.P.P. : L’ambiance devait être compliquée au conseil ?
à l’issue de cette expérience ?
J.-M.C. : On est entré dans un bras de fer sans
Jean-Marc Chapuis : D’abord la frustration de ne aucune porte de sortie ni d’un côté ni de l’autre.
pas avoir pu m’exprimer, de ne pas pouvoir Je reconnais que ce n’est pas évident alors de
faire passer des idées. C’est peut-être le plus participer aux séances quand on passe son
difficile à accepter. J’ai aussi un sentiment temps à se regarder en chien de faïence.
d’amertume, et le soulagement d’avoir été
reconnu dans mon droit.
L.P.P. : La justice vous a conforté dans vos droits ?
J.-M.C. : Le jour du jugement, c’est un ouf de souL.P.P. : Pourquoi teniez-vous tant à enregistrer les séances lagement car la défense avait quand même
demandé 3 000 euros de dommages et intérêts.
du conseil municipal ?
J.-M.C. : À mon sens, l’enregistrement c’est d’abord J’avais demandé 500 euros pour obtenir finaun moyen de communication destiné aux perlement 200 euros qui ont été donsonnes qui ne peuvent pas assister aux séances
nés à l’association des Amis du
du conseil. J’ai remarqué qu’il y avait plus de “La
Rouge Bief de Saint-Antoine.
tenue dans l’assemblée. Pendant deux ans, j’ai
frustration L.P.P. : La politique locale est terminée
enregistré avec l’appareil posé sur la table sans
que personne ne s’en plaigne et d’un seul coup de ne pas pour vous ?
on m’a demandé de ne plus enregistrer.
J.-M.C. : Je retiendrai qu’il ne faut
avoir pu
surtout pas aller dans une équipe qui se monte hâtivement sans
L.P.P. : Et vous avez refusé de plier à ces injonctions… m’exprique les gens se connaissent. Ces
J.-M.C. : Effectivement. Je décide alors de dépo- mer.”
ser une requête au Tribunal Administratif. La
engagements se préparent un an
pression vient de partout pour que j’arrête
avant les élections. Je ne me reprél’affaire mais j’irai au bout par respect vis-àsenterai pas. Je continue à
vis des gens qui ont voté pour moi. Quand vous
m’investir dans des groupes de
vous sentez bafoué dans vos droits, vous avez
réflexion comme le collectif citoyen
envie de vous défendre. Le conseil avait quand
Mouthe-Mont d’or où l’on débat
même pris une délibération pour interdire
de façon constructive sur des
l’enregistrement alors que c’est légal à partir
enjeux de société. I
Propos recueillis par F.C.
du moment où cela ne trouble pas l’ordre public.
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34
MOUTHE - RÉGION DES LACS
MOUTHE
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Médecine douce
Elle soigne les racines du mal
Ostéopathe animalier installé à Mouthe, Claire Guyon intervient
depuis un an chez les éleveurs bovins et équins pour soigner
boiteries, problèmes de chaleurs, soucis digestifs… Convaincant.
omme chez les humains,
l’ostéopathie a aussi ses
inconditionnels dans les
cheptels laitiers du HautDoubs et du Haut-Jura. Ces praticiens comme le reconnaît Claire Guyon perpétuent de façon
peut-être plus rigoureuse et formalisée une méthode de soins
jadis utilisée par les rebouteux.
C
Sauf que cette corporation ne
compte plus guère d’initiés.
Quelques anciens pratiquent
encore. Leur savoir disparaîtra
probablement quand ils tireront
leur révérence. “Le grand principe de l’ostéopathie consiste à
remettre le corps dans une unité en essayant d’identifier la cause du dysfonctionnement.”
Souvent sollicitée pour les boiteries, la jeune ostéopathe
rappelle qu’elle peut aussi soigner d’autres pathologies.
LES HÔPITAUX-VIEUX
Versée dans l’équitation, Claire
Guyon a toujours voulu exercer
dans la médecine douce. Pour
apprendre ce métier non reconnu en France, elle a dû s’expatrier
en Suisse et en Angleterre. En
tout trois ans d’étude. “Au départ,
je pensais me limiter aux chevaux”, explique celle qui va très
vite constater l’intérêt d’élargir
son champ d’action aux bêtes à
cornes. “Les bovins représentent
aujourd’hui 70 % de l’activité, les
chevaux 20 % et pour le reste,
j’interviens essentiellement sur
des chiens de traîneaux.”
La jeune ostéopathe a tenté
d’ouvrir un cabinet de consultation sur Mouthe. Elle a vite arrêté car la multitude des odeurs
perturbait plutôt qu’elle ne tranquillisait les bêtes.Tout le contraire d’une médecine basée sur un
environnement serein. “Les bêtes
sont très réceptives à l’ostéopathie
car on cherche d’abord à capter
leur confiance et on n’intervient
jamais directement sur le mal.”
La réussite d’un ostéopathe
humain ou animalier, c’est d’abord
une question de notoriété. Claire Guyon est encore en phase de
décollage si l’on peut dire. “Pour
l’instant, beaucoup m’appellent
pour des boiteries mais je peux
Après avoir
identifié les
points de
douleur,
Claire Guyon
manipule
tout en
douceur
la bête
souffrante.
aussi soigner des problèmes cha- l’acquisition de solides connais- qui elle mène des études assez
leur ou de digestion.” L’ostéopathe sances anatomiques. À chaque poussées sur les chaleurs par
travaille avant tout au toucher intervention, Claire Guyon pro- exemple.
et n’a aucun pouvoir de pres- cède à l’auscultation de l’animal L’ostéopathie est dans l’air du
cription. “On préconise au “client” en posant les mains sur son temps. Les propriétaires
d’intervenir le plus tôt possible sacrum. Le geste permet de déter- d’animaux n’y sont pas insenpour gagner en efficacité”, pour- miner le diagnostic et d’identifier sibles. “On utilise moins de traisuit celle qui travaille en bonne la source du mal. “Généralement, tements antibiotiques et ces praentente avec le corps vétérinai- une seule séance suffit.” Claire tiques vont dans le sens du
re. Une façon de reconnaître ses Guyon se déplace aujourd’hui de bien-être animal. On revient à ce
limites et d’éviter peut-être des Baume-les-Dames à Saint-Lau- qui se faisait autrefois”, confie
erreurs préjudiciables.
rent-en-Grandvaux. Elle a ses Julien Letoublon, éleveur à
N’est pas ostéopathe qui veut. entrées privilégiées chez des pro- Mouthe qui fait lui aussi confianCette profession implique ducteurs laitiers de Mouthe avec ce à Claire Guyon. I
EN BREF
Une boulangerie originale
L’instant bio à l’heure des tartines
Pour Joseph Da Silva, être boulanger bio
n’est pas une accroche marketing ou un
effet de mode. C’est un choix déterminé par
conviction personnelle, une façon de voir la
vie et la nourriture en particulier qu’il
applique en famille comme au travail.
nstallé depuis bientôt un an
sur le site de la Seigne aux
Hôpitaux-Vieux, ce haut-saônois d’origine n’a pas fait le
choix des aliments biologiques
par hasard. “La naissance de
mes enfants a été un véritable
déclencheur” confie-t-il, devenant de fait plus soucieux de
l’avenir de la planète et donc de
la qualité de vie de sa petite
famille. “Cette conviction et cette éthique, on les retrouve aujourd’hui dans ma boulangerie installée aux Hôpitaux-Vieux. Un
parti pris, qui là aussi, répond
à un choix de vie avant tout.”
Des pains variés et qui se mangent en entier ! Dès l’entrée dans
l’établissement baptisé “L’heure
des tartines”, l’atmosphère est
saine, l’ambiance apaisée. On
sent que le boulanger apprécie
ses clients qui le lui rendent
bien en adhérant à son choix de
ne travailler qu’en bio. “Ici, on
ne trompe pas les gens, tout est
clair quant aux produits et à la
chaîne de production. Celui qui
I
achète son pain ou des tartes,
tartines, meringues, pains d’épices
sait que nous ne travaillons qu'à
partir de matières premières certifiées biologiques et nos produits sont eux-mêmes contrôlés
afin d'obtenir la labellisation
biologique par l'agence Écocert.”
Mieux encore, Joseph Da Silva
privilégie les filières courtes et
ne se contente pas de recevoir
une marchandise labellisée. Il
va lui-même rencontrer ses fournisseurs. “Par
exemple, une
“Meilleure
partie de la farine vient de
qualité
Lavans-Vuillanutritionnel- fans où je trouve également
le.”
fromage et charcuterie.” Il tient
également à
une
totale
transparence
sur la partie
économique de
son travail. Son
pain est à peine
Joseph Da Silva propose une grande variété de pains, pâtisseries et viennoiseries.
Solidarité
Samedi 8 mars a lieu la
collecte nationale des
Restos du Cœur. Des
bénévoles se tiendront
devant chaque entrée des
supermarchés du HautDoubs (Pontarlier et
Morteau) et solliciteront
la générosité des clients.
L’antenne de Morteau met
en garde. L’année
dernière, le jour de cette
collecte, deux groupes
d’individus qui arrêtaient
les voitures au rond-point
du lycée à Morteau et à
Villers-le-Lac ont été
signalés à la gendarmerie.
Ils prétendaient collecter
des fonds pour les Restos
du Cœur en dehors des
grandes surfaces. C’est
interdit ! Si pareil
phénomène se
reproduisait, “ne donnez
surtout pas d'argent et
appelez immédiatement la
gendarmerie ainsi que les
Restos du Cœur de
Morteau (03 81 67 46 69)”
rappelle un bénévole.
Entreprise
plus cher certes, “mais il est aussi mangé à 100 %.” Et il enchaîne par une comparaison. “Vous
achetez ici ou là, pendant 5 jours,
une baguette à 1 euro dont vous
jetterez même une partie alors
qu’ici, un pain d’un kilo vous
coûtera 4,60 euros… et vous le
mangerez en entier sur la semaine !” Question diversité, il n’a
rien à envier à personne. “J’ai
douze sortes de pains en magasin et aussi une grande variété
de viennoiseries.”
Sa différence est juste dans une
autre façon de travailler, et donc
de faire son métier. Plus de travail ou plutôt, plus d’attention
et de préparation. Notamment
quand il est question de préparer sa pâte en autolyse. “C’est
une méthode qui permet d’obtenir
une meilleure qualité nutritionnelle et qui donne un pain
plus facilement assimilable pour
le consommateur.” Le tout est
obtenu avec un levain naturel.
Sans oublier une cuisson dans
un four à bois en chaleur directe. “La chaleur résiduelle nous
permet d’ailleurs de chauffer la
partie habitation de la maison”
conclut Joseph Da Silva confirmant, s’il en était besoin, que
le bio est pour lui un mode de
vie qu’il a choisi de partager
grâce à son métier de boulanger. I
Le bus de la création
d’entreprise repart sur les
routes de Franche-Comté
du 11 mars au 7 juin
dans le cadre du
dispositif Créaffaire. Cette
opération de
sensibilisation à la
création d’entreprise
permet aux porteurs de
projets, créateurs ou
repreneurs de recevoir
l’information près de chez
eux. Renseignements :
www.bgefc.org
PUBLI-INFORMATION
Myotte-Duquet :
Le neuf ET la rénovation
Le constructeur bois de Fournets-Luisans se positionne désormais sur le marché
de la rénovation. Avec une des marques de fenêtres les plus réputées en Europe :
Internorm, dont Myotte-Duquet est le nouveau distributeur exclusif pour le Haut-Doubs.
a réputation de l’entreprise Myotte-Duquet dépasse désormais largement les frontières du HautDoubs. Cette entreprise familiale spécialisée dans la construction
de maisons ossature bois à haute performance énergétique réalise la plupart de ses chantiers en Franche-Com-
L
té mais elle est connue depuis quelques
années dans la région du lac Léman,
le secteur d’Annecy et même les Alpes
où elle réalise régulièrement des chantiers.
C’est aujourd’hui dans le secteur de
la rénovation que Myotte-Duquet se
positionne. “Nous avons une équipe
25390 Fournets-Luisans • Tél. +33 (0)3 81 43 56 51
entièrement dédiée à la rénovation,
indique Grégory Myotte-Duquet, le cogérant de l’entreprise. Grâce à la coopérative qu’on a lancée avec une dizaine
d’artisans du secteur, nous sommes
capables de réaliser la rénovation complète d’une maison. En interne, nos compétences concernent essentiellement le
www.myotteduquet.com
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pour le HAUT-DOUBS.
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Myotte-Duquet distribue et installe des fenêtres Internorm,
le haut de gamme fabriqué en Autriche.
changement de fenêtres, de portes, la de la fenêtre haut de gamme. “Nous
pose de volets roulants, de portes de posons des fenêtres P.V.C.-alu et Boisgarage et, ce qui est parfois le plus impor- alu. Pour ces deux modèles haut de gamtant pour une maison ancienne, me, et c’est une des particularités
l’isolation par l’extérieur. Mais contrai- d’Internorm, un isolant est présent sous
rement à ce que peut proposer un faça- le capotage alu, ce qui permet d’obtenir
dier classique avec du polystyrène cré- une valeur globale thermique exceppis ne permettant pas au mur ancien tionnelle. La performance thermique
de “respirer”, nous privilégions les solu- est un des éléments-clés qui permettent
tions isolation + bardage rapporté per- de redonner à une maison une valeur
mettant de ménager une ventipatrimoniale et du confort au
lation naturelle derrière le barquotidien” ajoute Grégory
dage, ce dernier pouvant être Une couche Myotte-Duquet.
en bois bien sûr mais également d’isolant entre L’entreprise Myotte-Duquet
en composite, en ciment ou en
est présente depuis plus de
le bois et l’alu. trente ans sur le marché de la
pierre pour des solutions sans
entretien. D’ici le mois de mai,
construction bois. Elle compnous ouvrirons sur notre site de Four- te aujourd’hui 25 salariés, dont un
nets-Luisans un magasin pilote Inter- bureau d’études qui est en mesure
norm dédié aux produits de rénovation de proposer la solution la plus adapet d’isolation” détaille le responsable. tée à votre projet de rénovation afin
Pour l’installation des fenêtres, la mai- d’optimiser votre habitation sur le plan
son Myotte-Duquet est depuis quelque thermique. Pour tout projet de rénotemps le distributeur officiel de la vation, faites appel à la compétence
marque Internorm, une des références d’une équipe de professionnels. N’hésitez
européennes en la matière. Internorm pas, l’entreprise Myotte-Duquet maîest une marque autrichienne fondée en trise aussi bien le neuf que la réno1931, elle est devenue leader européen vation. I
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FRASNE - LEVIER
DÉSERVILLERS
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Le Verneau souterrain
Un spéléologue lance
un projet de via ferrata souterraine
Passionné de spéléologie, Alain Bulle est en
train de dégager un passage qui permettra
d’accéder au réseau du Verneau. Une fois
l’endroit déblayé, il souhaite l’aménager en
via ferrata souterraine pour permettre à des
groupes accompagnés d’aller découvrir
la salle de la “Comtédrale.”
n peu avant d’arriver
à Déservillers, on aperçoit le bosquet depuis
la route départementale qui vient de
Levier. Ces arbres plantés au
milieu d’une pâture dissimulent la Baume-des-Crêtes, un
gouffre majeur par lequel les
spéléologues de l’Europe entière accèdent au réseau du Verneau et à ses 36 kilomètres de
galeries.
Passionné lui-même par cette
discipline pour être licencié du
Groupe Clostrophile du Plateau
U
de
Montrond-le-Château
(C.G.P.M.), Alain Bulle connaît
bien cet endroit. À deux pas de
la Baume-des-Crêtes, à l’orée
du petit bois, il s’est lancé avec
quelques autres dans un curieux
chantier. Les spéléologues ont
entrepris de dégager une cheminée obstruée depuis l’ère glaciaire, convaincus que ce passage les mènera tout droit au
réseau du Verneau. L’équipe a
déjà progressé de 14 mètres sous
terre. “Il m’a fallu cinq ans pour
localiser ce nouvel accès. Cela
fait deux ans que nous l’ouvrons
Alain Bulle
est le porteur
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visiteurs
chemineraient
jusqu’à la
salle de la
“Comtédrale”
avec un
accompagnateur.
petit à petit” indique Alain Bul- paliers, jusqu’à la grande salle
le persuadé qu’il atteindra bien- située à 110 mètres de profontôt la galerie par laquelle les deur. Cette cavité qui offre un
spéléologues cheminent, par paysage géologique spectaculaire “avec ses coulées stalagmitiques remarquables” mesure environ 60 mètres de long,
40 mètres de haut et 45 mètres
de large. Alain Bulle a baptisé
le lieu “La Comtédrale.” “Cette
salle est située dans le sous-sol
d’un territoire où s’est fabriqué
le premier gruyère dans un cadre
coopératif” justifie le spéléologue qui est aussi le propriétaire du terrain en question.
Le quadragénaire s’est lancé
dans cette opération de déblaiement dans un but précis. Son
objectif à terme est d’aménager
cet accès pour permettre à un
public averti de venir découvrir
la “Comtédrale” en compagnie il mènera à la même salle.
d’un accompagnateur diplômé. L’intérêt pour Alain Bulle est
“J’envisage de créer une sorte de de créer une animation tourisvia ferrata souterraine, avec une tique originale et de sensibililigne de vie, des échelles afin que ser le public à l’environnement.
les gens puissent déambuler en “À mon sens, il est important
toute sécurité. Nous sommes dans que les gens découvrent le milieu
de la roche en place, il n’y a donc souterrain et sa beauté pour
aucun risque d’éboulement” pour- qu’ils mesurent l’importance
suit Alain Bulle. Il s’agit bien qu’il y a à protéger
d’équiper un passage et en aucun l'environnement et les dolines
cas d’installer, à l’excès, un ascen- qui sont encore trop souvent remseur ouvert à tous les néophytes blayées.”
pour leur permettre de descendre Alain Bulle continue de déblayer
au fond de la Baume-des-Crêtes, le passage. Il espère qu’il sera
ce que redoutent déjà des spé- percé pour le 7 juin, jour
léologues soucieux de préserver d’ouverture du 6ème congrès
ce site naturel.
Franc-Comtois de Spéléologie
Cet accès réglementé sera com- qui se déroulera à l’Isle-sur-leplémentaire de celui de la Bau- Doubs sur le thème de la topome-des-Crêtes réservé à des spé- graphie. Le passage pourrait
cialistes de la discipline, mais être aménagé en 2015. I
Le trophée Jean-Paul Jeunet
Le salon du bon goût
L’association la Courte Échelle organise les 22 et 23 mars à la salle des fêtes de
Frasne son premier salon de la gastronomie, des vins et des arts en présence
des grandes toques régionales et des champions jurassiens.
ean-Louis Donier, le président l’association finance également chaque
de la Courte Échelle, a tou- année un repas à l’unité de vie de Frasjours apprécié les réjouissances ne.
du ventre surtout quand elles Pour ce nouveau rendez-vous, c’est la
riment avec finesse et authen- Croix Rouge qui aura droit aux larticité. Lui-même s’était essayé dans gesses des organisateurs. Sous réserl’élevage d’escargots. À son initiative ve, bien sûr que l’opération dégage
aussi, la création en 2006 de la Cour- quelques subsides. Le choix de la gaste Échelle. “On organise des événe- tronomie ? Un thème dans l’air du
ments pour collecter des fonds et les temps et surtout une passion de Jeanreverser à des causes humanitaires.” Louis Donier. Samedi matin, les élèves
Son plus beau coup : le marché de Noël
des écoles hôtelières de
de Frasne qui attire des milliers de
Lausanne, Poligny et
visiteurs à la salle des fêtes. La Cour- En
Pontarlier participeront
te Échelle participe également à
au trophée Jean-Paul
l’organisation des concerts les Mar- présence
Jeunet. Le chef arboisien
chands de Bonheur, un groupe d’Ornans des chefs
sera d’ailleurs président
qui reprend les succès des Compagnons
du jury qui comptera
de la chanson. Les bénéfices profitent comtois
dans ses rangs d’autres
aux greffés du rein, au service pédia- étoilés.
chefs comtois étoilés et
trique de l’hôpital de Pontarlier ou
quelques grands noms
encore à l’école des chiens guides
du sport comme Jason
d’aveugles. “On n’est pas fixé sur une
Lamy-Chappuis. Les cancause particulière. On essaie seulement
didats auront à préparer
de garder l’argent sur le secteur”,
des amuse-gueules à base
explique Jean-Louis Donier dont
de comté et une recette
J
d’escargot au Pont. Les chefs régionaux feront état de leur savoir-faire
l’après-midi lors de démonstrations
culinaires de haute volée. Dimanche
matin, on passe au grand Prix de la
Ville de Frasne avec un concours de
pâtisserie. En lice, d’autres sections
pâtissières en provenance des lycées
professionnels de Pontarlier, Vesoul et
du centre de formation de la Roche du
Trésor à Orchamps-Vennes. Du beau
monde dans le jury puisqu’il sera présidé par le maître chocolatier Claude
Hirsinger et comptera dans ses rangs
Vincent Gauthier-Manuel, porte-drapeau de l’équipe de France handisport
à Sotchi.
Un salon des vins et des stands de spécialités régionales en provenance de
toute la France agrémenteront ce rendez-vous placé sous le signe du bon
goût. “On attend une quarantaine
d’exposants”, annonce l’organisateur
en signalant aussi la présence d’un
espace d’exposition artistique et
d’artisanat. I
“Un hommage sera rendu samedi après-midi à Jean-Paul Jeunet”,
souligne Jean-Louis Donier qui préside l’association
organisatrice, à savoir La Courte Échelle.
FRASNE - LEVIER
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
FRASNE-DRUGEON
37
Un groupe de travail est constitué
Rendre hommage aux soldats de 14-18
En cette année de centenaire de la Grande Guerre, un groupe de bénévoles s’est mis en place sur le territoire de la communauté de communes Frasne-Drugeon avec pour objectif de rendre hommage aux poilus. Un travail de longue haleine qui aboutira notamment sur une exposition et pourquoi pas à un livre.
“P
lusieurs personnes
dans le secteur
s’intéressent au
patrimoine et à
l’histoire locale” explique Michel
Renaud qui a donc pris l’initiative
de mettre en commun et en valeur
les recherches sur l’histoire locale, le patrimoine et la généalogie
en fédérant toutes les personnes
intéressées par ces thèmes.
“L’objectif est de recueillir les témoignages anciens et actuels au bénéfice des générations futures” poursuit-il.
La réunion des collectionneurs de
documents écrits, sonores, visuels
et d’objets divers, et de toutes les
personnes sensibles au patrimoine
en général a permis de créer un
groupe de recherche au sein de
l’association culturelle de La Rivière-Drugeon. “Nous avons des
réunions de travail régulières.
L’objectif est de faire connaître
ensuite ce travail lors de
l’organisation de conférences,
Une fiche
détaillée
retrace le
parcours
du soldat
Arthur
Renaud
comme
c’est le cas
pour les
autres
enfants du
pays.
d’expositions, de sorties culturelles
et pourquoi pas de le retranscrire par écrit” explique Michel
Renaud.
L’objectif principal de ce groupe
de travail est de mettre en avant
le courage des soldats de ce secteur du Haut-Doubs qui sont morts
pour la France. Une fiche détaillée,
fruit de minutieuses recherches,
sera rédigée pour chacun d’entre
eux. Voici par exemple ce qui sera
écrit pour le soldat Arthur Renaud.
“Né le 17 mars 1881 à Frasne, fils
de Louis Joseph Renaud, cultivateur, et de Marie Eugénie Adèle Fumey, cultivatrice. Il était célibataire et lui-même cultivateur
avant d’être enrôlé au 60ème Régiment d’Infanterie. Arthur est mort
le 13 janvier 1915 à Cuffies (Aisne) lors de la bataille de Crouy :
“Tué à l’ennemi” alors qu’il avait
33 ans. Un décès transcrit sur les
registres de l’état civil de Frasne
le 9 décembre 1918 avec la mention “Mort pour la France”. Inhu-
Le groupe
de travail
a réussi à
retrouver de
nombreux
documents
qui seront
présentés au
public en fin
d’année.
mé au Carré militaire du cimetière de
Frasne, il a été décoré de la Croix de guerUne
re et de la médaille
notice
militaire.”
Ces notices indivipour
duelles viendront
chaque
éclairer la grande histoire pour rappeler
soldat
que derrière un
local
conflit mondial, ce
sont les enfants des villages de
France qui sont tombés au combat. Ces fragments de souvenirs
vont permettre aux générations
actuelles de ne pas l’oublier et de
ne pas les oublier. I
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38
VALDAHON - VERCEL
VALDAHON
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Vie du camp
550 militaires sur le départ
En phase de projection, le 13ème Régiment du Génie de Valdahon se rendra au
Liban en mars, au Mali en juin ou encore en Polynésie. D’autres militaires ont
déjà quitté le camp pour la Guyane où ils lutteront contre les orpailleurs.
Les opérations extérieures vont se succéder
pour le régiment du génie.
a vie dans un camp militaire
n’a rien de monotone. Elle est
rythmée. Ce sera le cas cette
année à celui de Valdahon qui
entre dans ce que les soldats nomment
une “phase de projection”, comme cela
fut le cas en 2012. Mais avant de rejoindre le terrain, ils doivent s’entraîner,
durement parfois. “La vie d’un régiment est rythmée par un cycle de 5
temps équivalent à 5 fois 4 mois,
explique un sous-officier. Il y a une
mise en condition avant projection,
puis la projection, la remise en condition, la préparation opérationnelle au
niveau de la section et enfin la préparation opérationnelle au niveau de
l’unité.” Ce cycle se répète. Ainsi, 550
militaires basés à Valdahon vont quitter le camp. Certains l’ont déjà fait en
début d’année. Une quarantaine d’entre
eux s’est envolée pour la NouvelleCalédonie et pour la Guyane afin de
lutter contre les orpailleurs. Leur mission s’étend sur 4 mois.
Une centaine de soldats appartenant
L
CULTURE
Tradition
Folklore Comtois
réhabilite 530 chansons
populaires comtoises
L’association a compilé sur un D.V.D. les chansons comtoises
jadis retranscrites sur papier par l’abbé Garneret
et Charles Culot. Les mélodies sont facilement consultables.
Ce soldat de
Valdahon semble
pointer du doigt
le chemin
à suivre à ses
camarades
du 13ème R.G.
en majorité à la 3ème compagnie de combat a été projetée au Tchad, puis en
Martinique.
D’autres militaires préparent leur
paquetage. Ainsi une section de la 22ème
compagnie d’appui, une section de la
3ème compagnie de combat, ainsi que
quelques individuels partiront de leur
côté au Liban en mars, pour une période de 6 mois. “La 2ème compagnie de
combat sera projetée au Mali en juin
pour un mandat de 4 mois. Trente
sapeurs de la 22ème compagnie d’appui
partiront en mission en
Polynésie à partir de
“Aussi en
juillet. Ils ne revienAfghanistan dront qu’en octobre”
et Sénégal.” rapporte l’officier de
communication. Des
départs individuels se
dérouleront
en
Afghanistan, à Djibouti,
au Sénégal. Ainsi va la
vie d’un régiment… I
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OUVERTES
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Pôle sécurité
(préapprentissage) (à partir de 15 ans)
- CAP agent de sécurité,
- BP ATPS agent technique de prévention et de sécurité,
Le D.V.D. qui compile les 530 chansons comtoises.
est un travail de titan réalisé par
l’association folklore comtois, basée
à Nancray qui est parvenue à compiler sur un D.V.D. les chansons éditées par l’abbé Jean Garneret et Charles Culot.
Publiées en 1971 et 1972 en trois volumes,
les chansons populaires comtoises sont - aujourd’hui - épuisées sous leur forme papier.
L’association a choisi de rééditer une partie
de ce patrimoine sur un autre
support : le numérique afin de
Soit au total faciliter la navigation et surtout
près de 530 l’écoute des mélodies. “Ceci n’est
pas une édition revue et corrigée
chansons. mais une simple réédition” précise l’association.
Aucune correction n’a été apportée au texte des chansons, que
C’
ce soit en français ou en patois. On retrouve
complaintes, chants des métiers, de fêtes,
d’amour, pastorales, soit au total près de 530
chansons. Grâce au D.V.D., on peut tourner
les pages du livre et écouter les mélodies. Des
bandes de lecture audio permettent d’écouter
les partitions qui accompagnent les textes.
Une critique : peu de chansons sont accompagnées de paroles. I
“Chansons populaires comtoises”
édition numérique.
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VALDAHON - VERCEL
ÉDUCATION
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
EN BREF
Les élus dénoncent une inégalité
Cambriolages
Rythmes scolaires :
Une délibération a été prise
par le S.I.V.O.S. pour que
l’école publique de Vercel ne
passe pas à 4,5 jours
d’école par semaine. Huit
maires du Plateau évoquent
une “inégalité” puisque
l’école du Sacré-Cœur,
privée, reste à 4 jours.
Actuellement, 165 enfants
sont inscrits dans le
publique, 196 dans le privé.
lbert Grosperrin, maire de Vercel et président du Syndicat
Intercommunal à Vocation Scolaire (S.I.V.O.S.), jette un pavé
dans la mare. Lui et sept autres maires
du Plateau (1) ont délibéré le 19 février pour ne pas appliquer, à la rentrée
prochaine, la réforme des rythmes scolaires pourtant obligatoire. L’élu a fait
part de ce choix au Préfet et à l’Inspecteur
d’Académie.
Si le président rappelle que cette décision ne va pas à l’encontre “de
l’enseignement privé” (N.D.L.R. : il fut
directeur des Maisons familiales rurales),
il juge “inégal” que le public ait reçu
l’injonction de passer à un rythme de
4,5 jours par semaine avec école le mercredi matin alors que le privé, pourtant
sous contrat avec l’État, n’y est pas obligé.
A
Vercel n’appliquera pas la réforme
L’école
privée du
Sacré-Cœur à
Vercel peut
rester à 4
jours par
semaine à
l’inverse du
public qui
menace de ne
pas appliquer
la réforme.
Comme les autres élus de son territoire,
il craint un départ des élèves vers le
privé. Ils sont d’autant plus inquiets que
Vercel a investi 1,27 million dans la
réfection et l’agrandissement de l’école
élémentaire du village
inaugurée en septembre
dernier. “Actuellement tout
80 % des
se passe très bien et il y a
parents des même un certain équilienfants du bre entre privé et public
dans la répartition des
privé veulent élèves rapporte le maire
de Vercel. Nous avons
rester à 4
d’excellentes relations.
jours
D’ailleurs, les réunions de
rentrée se font avec tous
les professeurs, du public
et du privé réunis. Cette
39
année c’était à l’école publique, à la ren- Avant de prendre une décision, le Sacrétrée prochaine ce sera à l’école du Sacré- Cœur a réalisé une enquête auprès des
Cœur” explique-t-il.
parents d’élèves. Elle a révélé que 80 %
Actuellement, 165 élèves fréquentent le d’entre eux voulaient rester à 4 jours
public, 196 le privé. 80 jeunes vercelois d’école. “Si nous avions posé la même
sont inscrits dans le privé. Pour chaque question aux parents du public, la réponse
élève, la commune attribue une sub- aurait été identique ! Alors pourquoi
vention (égale à celle versée aux enfants s’évertuer à vouloir appliquer une réforme
scolarisés dans le public). Ainsi, Vercel refusée par les enseignants, les élus et
débourse 38 000 euros par an pour les les parents ?” demande le S.I.V.O.S.
élèves inscrits dans le privé. Pourrait- L’ultimatum est lancé. Réponse en
elle à l’avenir annuler cette aide ? “On septembre prochain. I
E.Ch.
peut mettre sur la table cet argument
mais on ne le souhaite pas. On ne com(1) : Les communes du S.I.V.O.S. :
prend pas cette inégalité car le privé est
Adam-les-Vercel, Belmont, Bremonaussi sous contrat avec l’État” reprend
dans, Chaux-les-Passavant, Eysson,
Albert Grosperrin. L’école privée que
Épenouse, Orsans, Vercel.
nous avons tenté de joindre n’a pas pu
répondre dans les délais.
Après une période
d’accalmie faisant
suite à une série
d’interpellations, une
nouvelle série de
cambriolages a touché
Valdahon. Le ou les
auteurs s’en sont pris
à la boulangerie située
Grande Rue dans la
nuit du mardi 18 au
mercredi 19 février
puis à un salon de
coiffure voisin. La
gendarmerie est saisie
du dossier.
Sports
Le conseil municipal
de Valdahon a validé
la création d’un
terrain de football
synthétique longtemps
réclamé par l’A.S.
Plateau. C’est une
bonne nouvelle pour le
club.
Culture
Vendredi 28 mars, la
navette culturelle
gratuite permettra aux
Valdahonais de se
rendre à un cinéconcert à Besançon. à
20 heures, ils
assisteront au
spectacle “Les
aventures
extraordinaires de Mr
West au pays des
bolcheviks” au Théâtre
Musical de Besançon.
Départ à 19 heures
devant la Maison des
Services. Durée :
1 h 15.
40
ÉCONOMIE
COMMERCES
on
off
Le ChifFre
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Chaque mois, retrouvez dans La Presse Pontissalienne l’actualité
des commerces : ouvertures, fermetures, transferts…
I
I
Pontarlier
centre-ville
Sport Aventure.
Rue Sainte-Anne.
300 m2 ouverture
le 12 mars. Articles
de sport, outdoor,
trail, montagne
Mars : ouverture
du centre commercial
des Grands Bois
Le dernier ensemble commercial de la place pontissalienne s’étend sur près de 4 500 m2 et comprend 6 enseignes.
Intersport : 2 100 m2. Article de sport.
Chausséa : 1 100 m2. Chaussures, maroquinerie
C et A : 1 300 m2. Équipement de la personne, textile homme, femme, enfant
Tape à l’œil : 280 m2. Habit enfant
Jennyfer : 290 m2. Textile femme, enfant
Norauto : 800 m2. Pièces automobiles
Le nouveau centre
commercial des
Grands Bois aux
Grands-Planchants.
ÉCONOMIE
3,6
C’
est en degrés, la moyenne
des températures enregistrées en février à Pontarlier. C’est 3 degrés de plus que la
moyenne à cette période (0,6°C).
Preuve de cet hiver extrêmement
doux : 11 jours de “petites gelées”
ont été enregistrés contre 22 en
moyenne. Il n’y a eu aucune température inférieure à - 5°C. Doux,
février a été fort en précipitation
avec 152 mm au lieu de 106, soit
18 jours de précipitations (10 normalement en moyenne) et 8 jours
avec neige sans couvrir toutefois
le sol. G
Aide
La B.G.E. lance un dispositif à l’innovation sociale
L’entrepreneur désireux de créer un projet
technologique obtient des réponses. Pour celui qui
veut se lancer dans l’innovation sociale, c’est plus
compliqué. La B.G.E. Franche-Comté crée un dispositif.
out est parti d’un constat par an en Franche-Comté dont
simple. À la B.G.E. de une partie à Pontarlier. Force est
Franche-Comté basée à d’admettre que des outils manBesançon et qui dispose quent, notamment pour ceux déved’une antenne rue Claude-Chap- loppant des projets innovants
pe à Besançon, on accompagne “socialement”. “9 demandes sur
depuis 33 ans les projets de créa- 10 d’aide sont des projets tradition d’entreprise. Environ 700 tionnels. De temps en temps, des
futurs chefs d’entreprise sont aidés projets innovants socialement
T
Les salariés de la B.G.E. veulent aider
les porteurs de projets innovants socialement.
apparaissent, explique André
Aurière, directeur de la B.G.E.
Dans ce cas, il n’y a pas de structure comme peut exister
l’incubateur à Besançon pour les
soutenir.”
Avec l’appui de ses services, la
B.G.E. a publié un guide méthodologique fruit de quatre ans
d’expérience qu’elle va distribuer
aux autres B.G.E. de France. “Ce
ne sera pas une nouvelle usine à
gaz” promet le directeur.
Un exemple de projet accompagné : le Café des Pratiques, un
espace de convivialité, de jeux et
de fabrication à Besançon ou encore “mosaïque emploi”, un cabinet
associatif de recrutement luttant
contre les discriminations vécues
par les demandeurs d’emploi des
zones urbaines sensibles à Besançon.
La B.G.E. croit dur comme fer que
l’innovation sociale est un enjeu
de développement territorial. I
Renseignements au 03 81 38 39 24
ÉCONOMIE
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014 41
ÉTALANS
Un sous-traitant du luxe veut s’implanter
Une usine et 250 emplois bientôt au centre du village
Une société spécialisée dans le luxe projette d’installer au cœur du
village une usine avec 250 emplois à la clé. Le conseil municipal a donné son accord après avoir rencontré les dirigeants. L’entreprise, discrète,
cherchait un lieu “authentique” qui ne soit pas une zone industrielle.
talans : sa gare, son école, son église, sa fruitière… et bientôt son usine
de 250 salariés ! À l’heure
où ferment des sites de production en France, l’annonce
fait un effet incroyable dans cette bourgade de 1 068 habitants
qui possède déjà l’équivalent de
400 emplois répartis entre la
zone artisanale de la Croix de
Pierre (130 emplois), le centreville avec l’établissement de santé (130 postes) et les commerces.
Dans le contexte actuel, accueillir
un site industriel est une aubaine pour la commune. Mais un
tel projet engendre aussi des
tracas en terme de nuisances
pour la collectivité. Du coup, le
maire Jean-Marie Roussel, a
organisé un conseil municipal
extraordinaire le 29 janvier dernier où il a convié les dirigeants
de l’entreprise à venir présenter leur projet. Les entrepreneurs ont évoqué leur volonté
“d’intégrer leur projet au milieu
rural en créant un espace modulable en plusieurs étapes.” Le
parking pourrait se situer sous
le bâtiment afin de diminuer
l’impact visuel des enrobés et
É
des véhicules.
lent se fondre dans le village en
Invité à se prononcer sur ce pro- toute discrétion” commente Jeanjet d’implantation, le conseil Marie Roussel, le premier magismunicipal a validé cette pre- trat.
mière étape (10 voix “pour” et 3 La mairie a proposé un terrain
abstentions lors du vote). Cet- de 1,5 hectare pas très loin de
te réunion fait suite à de nom- l’école.
Mais
le
lieu
breuses rencontres et pré-études d’implantation de l’usine n’est
engagées depuis plusieurs mois pas encore définitif. En revanche,
entre les deux parties et la cel- la société a révélé ses intentions.
lule économique de la commu- Elle annonce la création de 250
nauté de communes du Pays de emplois d’ici 5 ans dont 80 pour
Pierrefontaine-Vercel. Un leit- commencer.
motiv cependant : respecter une Cette nouvelle manufacture lui
extrême confidentialité.
permettrait de dissocier les traLa société en question, sous- vaux qu’elle réalise pour diffétraitante pour de grands groupes rents donneurs d’ordres du luxe,
de luxe, est déjà implantée sur notamment dans le secteur de
le secteur. Elle n’a la maroquinerie. En pleine
pas
souhaité expansion, elle emploie environ
Lieu
s’exprimer. “Si la 500 salariés et promet
encore à commune d’Étalans d’atteindre la barre des 800
a été choisie par les employés sur ses différents sites
définir.
dirigeants, c’est par- d’ici 2016. Cette entreprise figuce qu’ils veulent un rera alors parmi les groupes
cadre environne- industriels les plus importants
mental de qualité, à du Haut-Doubs. À suivre. I
E.Ch.
proximité des axes
routiers et ferroviaires, et qui n’est
L’entreprise emploiera dans
pas en zone artisaun premier temps 80 pernale ou industrielle.
Au contraire, ils veusonnes et 250 d’ici 5 ans.
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42
ÉCONOMIE
SALAISONS
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
Les effets de l’I.G.P.
La Montbéliard sur les talons de la Morteau
La protection de la saucisse de Montbéliard a
conforté sa production dont les volumes se rapprochent de ceux de la grande sœur mortuacienne.
edouter que son jeune fils tombe malade, que la crèche
demande de reconduire au s.
Le laboratoire
L’effet I.G.P. qui s’était traduit par une
progression de 25 % des tonnages de
saucisses de Montbéliard en 2012 a
connu un petit coup de mou l’an dernier. La faute à qui ? à quoi ? Tout simplement à la météo très clémente depuis
l’automne. “La vente de ces produits
est très liée à la météo. La douceur des
températures a pénalisé la consommation”, observe Richard Paget, président de la société Jean-Louis Amiotte. Les données de volume pour 2012
étaient de 4 900 tonnes pour la Morteau et 4 200 tonnes pour la Montbéliard. Au total, cela représentait une
évolution annuelle de 18 % contre 0,7 %
en 2013 où seule la Montbéliard gagne
200 tonnes.
Plusieurs raisons expliquent malgré
tout cette dynamique positive. La
démarche I.G.P. sur la Montbéliard,
même si elle a été officialisée en
juin 2013, a permis notamment un
rapatriement du tonnage sur la zone
historique. “Les salaisonniers ont également ajusté leur production existante au cahier des charges de l’I.G.P.”,
ajoute Richard Paget. Il se produisait
également beaucoup plus d’imitations
de Montbéliard hors de la région que
R
d’imitations de Morteau, ce qui participe aussi à la forte croissance des
volumes.
Michel Delacroix, le président de
l’association Morteau-Montbéliard ou
A2M estime que la Montbéliard a
d’autres atouts. Son format plus adapté à des rations individuelles, son prix
légèrement inférieur à celle de la Morteau. “Elle entre plus facilement dans
des recettes en lien avec la restauration hors foyer. C’est une saucisse bien
sympathique. Elle se cuit vite et se
déguste aussi bien en potée, à la poêle
ou au grill.” La différence de prix entre
les deux saucisses repose un processus de fabrication plus économique
pour la Montbéliard.
Longtemps pointées du doigt, les relations entre les producteurs et les transformateurs se sont
Le
nettement améliorées.
rapatriement Les uns et les autres
du tonnage. ont œuvré ensemble
dans ce parcours du
combattant de l’I.G.P.
Montbéliard. “Si on
était resté sur l’I.G.P.
Morteau, on aurait été
moins obligé de se sortir les tripes. L’I.G.P.
Montbéliard a généré
des difficultés supplé-
“C’est une
saucisse bien
sympathique. Elle
se cuit vite et se
déguste aussi
bien en potée, à
la poêle ou au
grill”, explique
Michel Delacroix
qui préside
l’association
MorteauMontbéliard.
mentaires et on a été contraint de travailler collectivement. On a engagé
depuis quelques mois une réflexion stratégique d’avenir avec le support d’un
cabinet d’étude. Après l’I.G.P., il s’agit
de rester mobilisé sur d’autres objectifs”, se félicite Michel Delacroix.
Les transformateurs se prêtent au jeu
de constituer une vraie filière. “On est
sur des échanges constructifs. On travaille pour que les gains soient intéressants et profitables à tout le monde”, confirme Richard Paget qui rappelle
que la filière comté a pris son temps porcs.”
avant d’afficher une si belle cohésion. Se pose aussi la question de soutenir
La jeune filière Morteau-Montbéliard un élevage qui a perdu 20 000 places
s’est fixé un objectif de croissance de en 10 ans. L’interprofession a lancé
3 % par an. La question des approvi- une campagne de sensibilisation auprès
sionnements reste fondamentale. Les des jeunes et des prescripteurs. “Il faut
producteurs doivent garantir la matiè- au moins ne plus perdre de porcheries,
re première aux salaisonniers. “C’est conserver les emplacements et éviter
le boulot de l’amont. On a engagé des les polémiques inhérentes à chaque
discussions avec les producteurs lai- nouveau projet. On peut bien gagner
tiers en vue d’instaurer une solidarité sa vie dans le cochon à condition d’être
entre les deux filières sur les volumes très pointu techniquement.” I
F.C.
de petit-lait qui serviront à nourrir les
44
AGRICULTURE
BOUJAILLES
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
L’hommage du village
Auréole, star des montbéliardes
Toute la communauté villageoise a rendu un vibrant hommage à Joël Mouget et
sa vache Auréole revenue du salon de Paris avec trois médailles. Historique.
Auréole est montée trois fois sur la plus haute marche du podium à
Paris où était sélectionnée une quarantaine de vaches montbéliardes
(photo Catherine Cœurdevey).
Joël Mouget
n’ayant pas pu
se déplacer à
Paris, c’est
Marine Maillet
qui a présenté
la championne
sur le ring parisien (photo
Catherine
Cœurdevey).
a salle des fêtes a fait salle
comble ce samedi 1er mars pour
fêter cet événement unique en
son genre. “Jusqu’à présent,
Boujailles était célèbre pour son église monumentale à deux clochers, sa
sœur rebouteuse plus que centenaire.
On peut ajouter désormais Auréole”,
explique Gérard Paulin, le maire de
Boujailles.
Pour sa première participation au salon
de Paris, la vache de Joël Mouget n’a
pas fait le voyage pour rien. Elle revient
avec trois trophées : première place en
“5ème lactation et plus”, meilleure laitière et prix de championnat adulte.
“De mémoire d’éleveur, personne ne se
souvient d’un tel triplé à Paris”, précise Richard Ielsch, le président du
comice du canton de Levier en soulignant qu’Auréole “n’est quand même
pas une inconnue des concours, elle a
fini par exemple championne adulte
du comice et seconde de Swiss expo.”
Après deux inscriptions qui n’ont pas
abouti au voyage parisien, Auréole a
finalement été retenue parmi les dix
sélectionnées comtoises. La troisième
sera la bonne pour cette montbéliarde qui produit annuellement 11 500
L
Instant
poignant
d’émotion
quand Joël
et son épouse
Véronique
reçoivent
les cadeaux
offerts par la
profession et la
communauté
villageoise.
litres de lait, ce qui en fait déjà une
référence sur le plan des performances
laitières. Sur le ring parisien, C’est
Marine Maillet qui a fait défiler la belle devant les juges. Si les Boujaillons
e Boujaillonnes étaient si nombreux à
ce rendez-vous, c’est d’abord pour saluer
le travail de Joël Mouget.
Cet éleveur passionné a repris
l’exploitation de son père en 1982.
Depuis, il n’a eu de cesse d’améliorer
sa sélection. “On est passé à
l’insémination artificielle puis on a inscrit tout le cheptel au contrôle laitier”,
détaille celui qui n’a pas encore adopté la reproduction sexée
et la génomique. En
Elle produit revanche, il peut resituer sans erreur toute
annuellela généalogie de la triple
ment 11 500 médaillée en remontant
litres de lait. à quatre générations.
Avant Auréole, une
autre vache de Joël
Mouget, Soyeuse, avait
été sélectionnée pour
Paris. “Auréole est une
vache exceptionnelle
dans sa conformité. À
neuf ans, elle est enco-
re en très bon état. Je souhaite à tout
éleveur de participer un jour au concours
général de la race.” Au-delà de la satisfaction personnelle et de la reconnaissance de tout l’élevage montbéliard, Joël Mouget suppose que sa
championne fera probablement l’objet
de prélèvements d’embryons. “On fera
peut-être une plus-value sur la vente
de sa progéniture.” I
F.C.
Auréole est revenue de Paris avec trophées : première place en “5ème
lactation et plus”, meilleure laitière et prix de championnat adulte.
É
®
IT
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Communication CCI duDoubs - 02/2013
LA PAGE DU FRONTALIER
46
COOPÉRATION
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
FORMATION
Ce n’est pas une nouvelle usine à gaz
Quand la Région et le canton de Neuchâtel
Les deux institutions,
française et suisse, ont noué
des collaborations autour de
la mobilité, de la formation, du
tourisme. Elles font preuve de
pragmatisme. Un exemple :
la réouverture de la halte
ferroviaire des Verrières.
se serrent la main
contraintes techniques” rapportent les protagonistes.
Pour le Val-de-Travers, une réflexion sur la
mise en place de navettes ferroviaires articulées avec une offre de bus permettant une
desserte fine des entreprises a été actée.
Des fonds importants (non chiffrés pour
l’instant) sont réservés en France et en Suisse pour servir cette volonté commune.
Laurent Kurth précise toutefois les pistes
à mener dans un avenir proche. “S’agissant
aurent Kurth, Conseiller d’État du du canton de Neuchâtel, nous avons évoqué
canton de Neuchâtel, est un amou- des améliorations sur le tracé routier trareux du cyclisme. Ça tombe bien, la versant la ville du Locle (voies de bus en site
Région Franche-Comté roule à ses dédié), le projet de réouvercôtés. Et ce n’est pas le nouveau contexte ture de la halte ferroviaire
“Des
franco-suisse créé par l’adoption de l’initiative des Verrières et les défis de
“Contre l’Immigration de masse” - d’ailleurs capacité, de cadence et millions de
largement rejetée par les cantons Romands d’équipement de sécurité, voifrancs seront
dont Neuchâtel - qui risque de mettre des re d’infrastructure, sur la
réservés”
bâtons dans les roues de ces deux institu- ligne La Chaux-de-Fonds –
Morteau - Besançon” rapporte
tions qui souhaitent davantage coopérer.
Réunis à l’Hôtel de Région à Besançon (le le Conseiller d’État. Si aucun
20 février), Laurent Kurth et Marie-Guite montant n’a été évoqué, “le
Dufay, Présidente du Conseil régional, ont Gouvernement neuchâtelois
évoqué lors d’une séance de travail de nou- prévoit, sur la base d’une prevelles pistes en matière de développement. mière décision de principe
qui doit encore être partagée
Petit florilège.
Du côté des transports, en matière de mobi- avec le Parlement, de réserlité, un renforcement de la ligne des horlo- ver quelques millions de
gers, axe stratégique reliant Besançon à francs suisses les prochaines
Neuchâtel, a été confirmé “et ce malgré les années à ces améliorations
L
VAL-DE-TRAVERS
routières et ferroviaires” promet Laurent
Kurth. Côté français, il y a une demande
d’inscription au futur contrat de projet ÉtatRégion de 12 millions d’euros environ.
La formation est aussi au programme. “Ce
domaine particulier de coopération fera
l’objet d’une attention renouvelée” dit MarieGuite Dufay. Les groupes de travail en place seront redynamisés. D’ores et déjà, et
compte tenu d’une problématique commune sur l’attractivité et la valorisation des
métiers de l’industrie, notamment auprès
des jeunes, il a été décidé de “croiser les initiatives et les actions portées de part et d’autre
lors de manifestations telles que la Semaine de l’industrie et le dispositif ValMetech.”
Le développement culturel et touristique
fait aussi l’objet de discussions. Des sujets
complémentaires tels que les échanges culturels, l’environnement et le tourisme transfrontalier ont également été abordés. Un
itinéraire sportif transfrontalier pour les
cyclistes et les coureurs devrait voir le jour
d’ici la fin 2014.
Une question encore : comment dynamiser
la C.T.J. ? Il est proposé de redéfinir d’ici fin
2014 un projet stratégique pour la Conférence Transjurassienne. L’objectif est de la
positionner en complémentarité des aires
de coopérations locales existantes afin de
la rendre plus visible et de mieux faire vivre
les relations transfrontalières. I
Projet Dubimpulse
L’Europe au chevet du site Dubied
Afin de trouver une solution pour redonner vie à
l’ancien site industriel Dubied, les autorités
communales du Val-de-Travers ont fait appel à
l’Europe entière. Plus particulièrement aux jeunes
architectes de tout le continent via un concours
original qui a finalement porté ses fruits.
e concours d’architecture
Europan a permis
d’interroger l’Europe
entière sur l’avenir du site de
Couvet” se plaît à répéter Christian Mermet, conseiller communal en charge du développement territorial. “Pour répondre
à nos exigences, les architectes
devaient mettre en avant la mesure du temps à prendre et ses effets,
les intégrer dans une analyse responsable et inventive des rythmes
urbains” commente Pierre-Alain
Dupraz, président du jury. “Il est
aussi nécessaire d’évaluer et
“L
d’apprécier ce qui existe, et de penser au devenir dans un programme ouvert, intégrant différentes échelles de temps, par
exemple, les différents rythmes
des modes de vie, du jour et de la
nuit, des saisons et
ceux des générations
“Une
qui se suivent.”
L’appel à projets a
rivière
permis de collecter
redonnée 40 réponses autour
à la ville” de la réhabilitation
du site dont l’une des
caractéristiques
principales est de
Pas facile de réaménager un site
qui s’étend sur 600 mètres en
bord de rivière.
Le projet retenu a convaincu car il respecte
l’histoire industrielle du site.
s’étendre sur environ 600 mètres
en bordure de la rivière l’Areuse
qui sera justement la colonne
vertébrale du projet retenu. Innovant et respectueux de l’histoire,
le projet lauréat “Dubimpulse”
cherche à hiérarchiser et à clarifier les différents espaces publics
et d’habitation. Le jury a apprécié le côté attractif et adapté à
notre époque, l’intégration des
besoins actuels et futurs des différents propriétaires, dans une
logique de continuité historique
et la mise en valeur du patrimoine architectural. Ce projet
novateur est défendu par de
jeunes lausannois dont Manuel
Barthassat. “C’est une vision utopique avec un développement pas
à pas” résume-t-il.
Le projet retenu prend le cours
d’eau comme fil conducteur de
la zone Dubied. Le long de celleci, des espaces publics vont être
créés pour connecter les différents pôles mis en place. Chacun
des pôles comprend des activités différentes, primordiales pour
la redynamisation du site, de nouvelles connexions lient ces activités au centre-ville de Couvet.
Différents programmes seront
mis en place dans les bâtiments
sélectionnés pour être conservés,
et une nappe de nouvelles
constructions va permettre
l’installation de bureaux et
d’ateliers. “L’idée générale est de
réorganiser le site en s’adaptant
aux besoins et aux attentes des
futurs investisseurs.” La démarche
retenue se veut par ailleurs évolutive avec le vœu très clair de
rendre le site accessible aux habitants qui pourront s’y balader en
toute tranquillité, passant d’une
rive à l’autre de l’Areuse. Avec
une rivière qui est “redonnée à
la ville”, cette proposition fabrique
une nouvelle image forte du site,
elle crée un nouveau Dubied tout
en laissant des traces historiques. I
Intéressés par l’horlogerie
Quand les jeunes
suisses se tournent
vers l’horlogerie
Un temps boudé par une génération,
l’apprentissage des métiers de l’horlogerie
connaît une nette progression chez nos voisins suisses. Un renouveau qui permet de
combler les départs en retraite.
orloger plutôt que banquier… À en
croire les derniers chiffres publiés
par la Convention patronale suisse (1), devenir horloger fait à nouveau
rêver les jeunes suisses alors que le
métier était encore boudé par les précédentes générations, traumatisées par
la crise horlogère. “En 1984 (première
année de relevé des données) seules 137
personnes décrochaient leur formation
horlogère et microtechnique. En 2013,
on en compte 385, soit pratiquement trois
fois plus” rapporte la Convention patronale horlogère suisse.
Dans la foulée de ventes exceptionnelles,
l’horlogerie forme dans ses écoles de
Bienne, Genève, Granges, Le Locle, Le
Sentier, Porrentruy et Saint-Imier, un
nombre record de jeunes âgés d’au moins
“3 200
15 ans (sortie de l’école obligatoire).
postes à
À l’heure où la Franche-Comté n’est toujours pas parvenue à créer des modules
pourvoir
d’apprentissage transversaux avec le
d’ici
2016.”
pays voisin, ce dernier pourrait-il devenir autonome en matière de formation ?
385 jeunes formés en 2013, cela reste
peu par rapport aux besoins des entreprises horlogères
suisses. D’ici 2016, elles auront besoin de 3 200 personnes supplémentaires. “L’étude que nous avons réalisée nous montre que la formation arrive toutefois à
couvrir les départs en retraite” commente Romain Galeuchet pour la Convention patronale.
Pour les apprentis en formation continue au G.R.E.T.A.
du Haut-Doubs, pas de crainte à avoir, les sociétés sont
- toujours - à la recherche de profils.
La part des apprentis ayant signé un contrat en entreprise continue de progresser. 177 jeunes apprendront
leur métier en entreprise, contre 260 à plein-temps à
l’école des métiers. “Il est impératif que cette proportion
continue de progresser, en d’autres mots que les entreprises formatrices continuent à former massivement des
apprentis” conclut un membre de la Convention. Les
garde-temps n’ont pas fini faire tourner les têtes. I
(1) : La Convention patronale de l’industrie
horlogère suisse (C.P.) est l'organisation des
employeurs de l’industrie horlogère et microtechnique. Elle regroupe près de 400 entreprises occupant plus de 48 000 travailleurs.
H
385 jeunes suisses ont été formés au métier
d’horloger en 2013. C’est trois plus qu’il y a 30 ans.
INFORMATIONS FEVRIER 2014
Votation du 9 février 2014
Trois initiatives étaient proposées au vote des
citoyens suisses le 9 février.
Parmi ces 3 initiatives, l’une concernait directement les travailleurs frontaliers, celle sur la modification de la politique d’immigration de la Suisse.
L’UDC, parti populiste suisse, a proposé l’initiative
suivante visant à modifier la constitution suisse.
Elle souhaite limiter l'immigration et demande à
cet effet que l'état fixe des plafonds pour les autorisations délivrées dans le domaine des étrangers et dans celui de l'asile en fonction des "intérêts économiques globaux de la Suisse et dans le
respect de la préférence nationale".
Cette initiative a été approuvée à une faible majorité de 50.3 %, avec une différence de 19516 de
voix, avec un taux de participation de près de 56%.
Il est cependant à noter que l’ensemble de la
suisse romande a voté à près de 60 % contre cette
initiative, ainsi que les cantons de Bâle Ville, Zürich et Zoug.
L’initiative n’indique pas le nombre limite par année de travailleurs étrangers, de frontaliers ou de
demander d’asile. Elle n’indique pas non plus qui
sera en charge de déterminer ces limites.
Le gouvernement suisse a maintenant 3 ans pour
mettre en place cette nouvelle disposition de la
constitution.
Il s’est engagé a travailler immédiatement sur le
sujet et a proposer dès juin de cette année un
projet de loi au parlement pour que celui-ci puisse
débuter son travail législatif fin 2014.
Quelle sont les conséquences ?
Il est encore difficile de déterminer quelles conséquences auront ce changement de politique sur
l’immigration de la Suisse pour l’instant.
Il est cependant certain que cette nouvelle politique va à l’encontre de l’accord sur la libre circulation des personnes signé entre la Suisse et l’UE.
La dénonciation de l’ALCP entrainera, par le système de la guillotine, la dénonciation de l’ensemble des accords bilatéraux signés entre la
Suisse et l’UE.
Ceci aura des conséquences administratives
et économiques extrêmement importantes
pour la Suisse.
Le Président de la confédération suisse Mr
Burkhalter a annoncé qu’il engageait immédia-
Valérie Pagnot, Juriste
tement des discussions et des négociations avec
les autorités européennes pour maintenir les
relations politiques mais surtout économiques
entre les 2 parties.
Durant la phase de 3 ans, l'ALCP et tous les autres
accords bilatéraux continuent de s'appliquer
jusqu'à l'entrée en vigueur éventuelle d'un nouveau cadre juridique.
Donc aucune contrainte pour obtenir un permis
frontalier d’ici là ne sera appliquée.
L’UE dit "regretter le résultat de cette votation
qui va l’encontre de la libre circulation des personnes entre l’UE et la Suisse". L'Union, indique
ce communiqué, examinera dès lors "les implications de cette initiative sur l'ensemble des relations" entre les Vingt-Huit et Berne.
Les 2 autres initiatives concernaient pour la 1ère,
la politique du rail suisse, elle a été approuvée
largement à prés de 62%, la seconde concernait
elle le déremboursement de l’IVG par le système
LAMAL de base, elle a été balayé avec un taux de
refus de 70 % des voix.
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48
Agenda
CINÉMA
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
CLAUDE BERTIN-DENIS
“Les gens ont
un rapport particulier
à l’affiche de cinéma”
Le président du Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma de Pontarlier
(C.R.I.C.) a déjà passé plus 15 000 heures à inventorier les archives cédées à l’association
par la Cinémathèque Suisse. Son but : mettre en valeur ce patrimoine exceptionnel.
a Presse Pontissalienne : Pour le passionné de cinéma que vous êtes, comment avez-vous réagi lorsque vous
avez réceptionné les archives de la
Cinémathèque Suisse ?
Claude Bertin-Denis : C’est plus que jubilatoire ! C’est le rêve qui se réalise alors
qu’on ne l’imaginait pas. À chaque carton c’est une découverte, c’est du plaisir, même si son contenu n’est pas toujours intéressant. Il y a tout un cinéma
que je ne connaissais pas, et en particulier, le cinéma suisse.
L
L.P.P. : Par quel hasard avez-vous hérité de cette manne documentaire de la Cinémathèque
Suisse ?
C.B-D. : Je collabore depuis 12 ans avec
la Cinémathèque Suisse. J’aide à faire
du tri et de l’identification sur le cinéma des années 30 aux années 80, une
période que je connais bien. Je me suis
lié d’amitié avec André Chevailler conservateur de la Cinémathèque. Cela m’a
permis d’être informé du déménagement de cet organisme dans ses nouveaux locaux. Comme la Cinémathèque
avait trop de documents, elle a souhaité se séparer de ce qu’elle possédait en
surnuméraire. Je me suis proposé pour
récupérer ce stock et l’installer à Pontarlier dans l’idée de créer le centre de
ressources iconographiques. J’ai convaincu la mairie de Pontarlier de m’aider
dans ce projet et je me suis rapproché
des Amis du Musée. Créé en 2011, le
C.R.I.C. est une émanation de cette association. Aujourd’hui, je remercie les élus
de m’avoir permis de répondre aussi
rapidement à l’offre suisse.
L.P.P. : Quelle est l’importance de cette collection ?
C.B-D. : Au départ cela portait sur 50
tonnes. Finalement j’en ai récupéré 170 !
80 tonnes ont déjà été transférées à Pontarlier. Le reste est encore en Suisse.
L.P.P. : Les quantités sont énormes. Comment
faites-vous le tri ?
C.B-D. : La méthode de tri consiste à
prendre tous les renseignements sur
une affiche comme le nom du metteur
en scène, les acteurs, le réalisateur,
l’illustrateur etc. Certaines affiches ont
été dessinées par de grands artistes qui
venaient de la peinture ou de la B.D.
En France, par exemple, les affichistes
célèbres sont corses. Jean Mascii faisait des affiches flamboyantes. Candi
avait lui aussi son propre style. Ferracci
a réinventé l’affiche.
Ces archives sont un véritable patrimoine qui commence dans les années
30 pour les photos et qui couvre la période des années 50 aux années 2000 pour
les affiches. Il faut tout répertorier.
Ensuite, on estime les
quantités de documents
“La Région à garder par film. Ce que
nous ne conservons pas,
n’a rien
nous le vendons lors des
compris
expositions importantes
que nous organisons
au film.”
(1 euro l’affiche n.d.l.r.).
J’ai déjà consacré à ce travail d’archivage entre
15 000 et 20 000 heures.
J’y passe 9 à 10 heures
par jour, dimanche compris. J’ai besoin encore de
huit années pour arriver
au bout de ce projet. Le
chantier est énorme, mais
c’est un passage obligé
pour valoriser cette collection.
Le journal d’information qui
aborde tous les mois les sujets
d’actualité de Pontarlier et de
sa région : événements, société,
actu, sport, vie associative et
culturelle, dossier …
L.P.P. : Ces archives venues de Suisse ont-elles
un intérêt particulier ?
C.B-D. : L’avantage que la Suisse a sur
la France dans le domaine du cinéma,
est que les affiches sont dans les trois
langues parlées dans ce pays : le français, l’allemand, l’italien. On trouve également des affiches en anglais. Je précise que jusque dans les années 80, les
affiches étaient personnalisées en fonction du pays où le film était diffusé. Ainsi, pour un même film, on trouvait des
visuels différents voire diamétralement
opposés. En Italie, il y avait très souvent de belles filles sur les affiches. Ce
document est un reflet de la culture du
pays.
le de King Kong. Des affiches du cinéma muet telles que celles de certains
films de Georges Méliès (Le voyage dans
la lune 1902) trouvent preneur à
40 000 euros. L’affiche du film Pulp Fiction se vend entre 200 et 300 euros aux
enchères. Cependant ce marché est très
fluctuant. Il s’est déstructuré avec Internet. Des choses qui se vendaient à un
prix élevé, car on pensait qu’elles étaient
rares, ont perdu de la valeur. D’autres
L.P.P. : Entre votre collection personnelle de en ont pris.
60 000 affiches et de 10 000 photos, et les
archives de la cinémathèque suisse, peut-on L.P.P. : À l’heure du numérique l’affiche de film
dire que se trouve désormais à Pontarlier un n’est-elle pas menacée de disparition ?
des plus importants centres de ressources ico- C.B-D. : C’est un fait, dans les cinémas,
nographiques pour le cinéma de France ?
les panneaux numériques remplacent
C.B-D. : Ce qui est certain, c’est qu’une les affiches qui ont perdu de leur intéfois achevé ce travail de tri, nous aurons rêt. Dans les années 90, l’affiche est
à Pontarlier un patrimoine nationale- devenue moins intéressante dans sa
ment reconnu. Je n’ai évidemment pas présentation. C’est la période où nous
la puissance de la Cinémathèque Fran- sommes passés des illustrations aux
çaise, mais nous pouvons rivaliser, par infographies. La photo, plus froide, a
exemple, avec la cinémathèque de Tou- remplacé le dessin. L’affiche a donc perlouse. L’avantage que nous avons ici, du de sa dimension artistique.
c’est que nous gardons tous les films
mineurs.Ainsi, lorsque le village de Pont- L.P.P. : Peut-on imaginer que dans le cadre du
gibaud (Puy-de-Dôme) a organisé une C.R.I.C. soit créé, un jour à Pontarlier, un lieu
rétrospective autour de l’acteur Henri d’exposition dédié au cinéma ?
Vidal, j’ai prêté 35 affiches des films de C.B-D. :C’est mon souhait. Je trouve souVidal et la photo de son enterrement à vent une oreille attentive auprès de
Pontgibaud. La cinémathèque de Tou- l’adjoint à la culture puisque la mairie
louse ne pouvait en proposer que 8.
a l’envie de créer un pôle cinéma à Pontarlier. Mais hélas, un tel projet nécesL.P.P. :Y a-t-il un marché des affiches de films ? site de trouver un lieu à rénover et de
C.B-D. : Certaines se vendent plus de l’argent. Dans la période actuelle ce
100 000 euros comme l’affiche origina- n’est pas simple. Mais l’idée serait bien
de fonder un hall d’exposition permanent à côté du C.R.I.C. Au regard des
documents dont nous disposons, il y a
de quoi couvrir des années d’exposition.
Pour l’instant tout le travail engagé n’a
pas coûté d’argent à la ville, à l’exception
du prêt de salles. Le cinéma est le reflet
du XXème siècle. Le 7ème Art dit beaucoup de chose sur notre société et son
évolution. C’est tout l’intérêt de cette
collection qui sert déjà de support à
beaucoup d’expositions et qui permet
d’accompagner des manifestations culturelles, sportives…
L.P.P. : La Ville de Pontarlier voit donc un intérêt à jouer la carte du cinéma. Ce n’est plus le
cas de la Région Franche-Comté qui a supprimé il y a un an le fonds d’aide régional à la production audiovisuelle et cinéma. Ce dispositif
a été remplacé par un autre, moins ambitieux.
Qu’en pensez-vous ?
C.B-D. : Le vrai problème est que l’entité
régionale n’assume rien. La suppression de ce fonds est une bêtise car en
voulant faire une économie financière
mineure (335 000 euros en 2012 n.d.l.r.),
le Conseil régional a privé la FrancheComté de tournages. Elle n’a rien compris au film ! C’est une aberration. Cela
n’a pas été réfléchi et surtout cette mesure a été prise sans concertation. Ce fonds
est remplacé par une aide au courtmétrage qui n’a pas de résonance. Je
voudrais que l’on m’explique comment
la Franche-Comté va gagner en visibilité avec ce nouveau dispositif destiné
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Rende z-Vous
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
49
Concert
C’est le printemps à l’Harmonie !
Pour ce rendez-vous coutumier organisé le 22 mars à l’Espace Pourny, l’Harmonie Municipale se
déhanche avant d’éclore de mille sons. En première partie : concert de l’ensemble Anches double
nationalité. Cette formation regroupe plus de quarante instrumentistes de Pontarlier, Besançon et
Yverdon-les-Bains. En seconde partie, place au grand orchestre d’harmonie sous la direction de
Patrick érard et Jean-Luc Kury. Avec au programme des œuvres de Piet Swerts, Philippe Sparke ou
encore Georges Gerschwin, ce concert printanier s’annonce musicalement coloré, lumineux et joyeux.
Claude
Bertin-Denis,
président du
C.R.I.C. estime à
8 ans le temps
qu’il lui faut
encore pour
trier les affiches
de cinéma.
à soutenir le court-métrage ? Des régions
ont fait d’autres choix. Rhône-Alpes par
exemple a fait du pôle cinéma un levier
tant pour son économie que pour son
image. Elle participe à beaucoup de productions. La Bourgogne chemine également dans ce sens. Pour moi, toute
cette affaire est la preuve d’un manque
de vision globale de la part de la Région.
Mais il est toujours possible de revenir
en arrière et de reconfigurer le dispositif d’aide au cinéma. C’est une question de volonté politique et de culture
de la part d’un Conseil régional qui a
presque tout misé sur le Fonds régional d’art contemporain (F.R.A.C.)
L.P.P. : Le cinéma est-il véritablement un outil
de promotion pour une région ?
C.B-D. : Le cinéma est un outil de promotion extraordinaire ! La FrancheComté est connue dans le monde entier
grâce au cinéma. Il y a un terreau cinématographique à Pontarlier, à Vesoul,
à Belfort. Des Canadiens sont venus
tourner un film sur le Canada dans le
Haut-Doubs ! La Région a cassé cette
dynamique.
re sur Jean-François Stévenin. Il y aura
72 affiches, des photos des films dans
lesquels il a tourné. Le film “le passemontagne” sera projeté au cinéma
l’Olympia le 14 mars à 16 heures et à
21 heures en présence de Jean-François Stèvenin. Il sera reçu également à
la mairie.
L.P.P. : L’affiche de film peut apporter un éclairage différent à une exposition. À quelles manifestations allez-vous contribuer cette année ?
C.B-D. : Nous allons participer à
l’exposition sur la libération de Pontarlier. J’ai beaucoup de documents sur
ce thème que l’on peut imaginer présenter dans les écoles. En octobre prochain, dans le cadre des Absinthiades,
nous évoquerons la guerre de 14/18.
J’ajoute encore, que pour fêter les 110
ans de la naissance de Jean Gabin nous
allons faire une exposition.
L.P.P. :Vous prêtez facilement vos affiches pour
des expositions diverses et pas seulement en
France. C’est rare pour un collectionneur ?
C.B-D. : Je suis là pour montrer les choses.
Je prête mes affiches, même si parfois
il y a des petits accidents. Pour moi cetL.P.P. : Le 14 mars, les Amis du Musée et le te démarche est importante car j’ai pu
C.R.I.C. vont rendre hommage à l’acteur et réa- observer que les gens avaient un raplisateur franc-comtois Jean-François Stévenin. port particulier avec une affiche de cinéQu’avez-vous prévu ?
ma. Elle suscite toujours chez une perC.B-D. : Nous allons lui rendre homma- sonne une émotion. En 2013, j’ai participé
ge en présentant les affiches de ses films. des affiches pour 23 manifestations. I
Personne, en dehors de nous, peut monPropos recueillis
ter une exposition d’une telle envergupar T.C.
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Espace Pourny - Entrée libre
Théâtre
La passion Marie Tudor
Une reine, une femme, déchirée entre l’amour et la haine, le pardon et la vengeance,
la fidélité et la trahison. Le drame passionnel de Victor Hugo est joué au théâtre Blier jeudi
20 mars dans le cadre des “Scènes du Haut-Doubs”. Ce drame historique en trois actes écrit par
Victor Hugo met en scène en 1553, Marie Tudor, reine catholique d’Angleterre qui poursuit une
relation amoureuse avec Fabiano Fabiani, un séduisant aventurier, en dépit des admonestations
des nobles de la cour. Dès lors inévitable, la chute de Fabiano, ce favori honni de tous, est
souhaitée par Simon Renard, le légat de Charles Quint, roi d'Espagne, et son futur époux. À la
fin, Marie Tudor découvre avec horreur que les pouvoirs d’une reine ne sont rien devant les
nécessités et les violences de l’État…
Marie Tudor - Jeudi 20 mars à 20 h 30 - Théâtre Bernard-Blier à Pontarlier
De 8 à 20 euros - Renseignements au : 03 81 38 81 51
Cinéma
Le cinéma d’animation fait son festival
Avec 9 séances scolaires, 12 séances tout public, 1 spectacle de marionnettes et 12 représentations
de théâtre d’ombre, ce festival qui en est à sa sixième édition prend une vraie place dans le
paysage culturel du Haut-Doubs. Organisé par le ciné-club Jacques-Becker, il s’étalera sur toute
une semaine.
Le cinéma d’animation semble être une forme d’art que l’on croit réservée aux enfants. Mais pas
que… promet le comité de programmation qui a préparé ce festival autour de Patrick Colle, le
président du ciné-club. À compter de cette année, ce festival organisé tous les deux ans prend de
l’ampleur et inaugure un nouveau tempo, il devient un rendez-vous annuel. Pour fêter les dix ans
du lancement de ce festival, les organisateurs ont invité deux réalisateurs de renom dans le
domaine, les Français Pierre-Luc Granjon et Jean-François Laguionie. Un programme encore plus
riche cette année.
Festival du cinéma d’animation - Du 24 au 30 mars
Théâtre Blier à Pontarlier - Renseignements au 03 81 69 12 63 ou sur www.ccjb.fr
Théâtre
Les dossiers de l’impro
Un spectacle original est programmé samedi 29 mars à 20 h 30 au théâtre du Lavoir à
Pontarlier : les dossiers de l’impro. Ce spectacle est proposé par la compagnie “Ouijesaismemeque”
en collaboration avec la section B.T.S. Tourisme de la Maison familiale de Pontarlier. Une
occasion unique de retrouver l’ambiance survoltée de la célèbre émission de télévision des années
soixante-dix “Les dossiers de l’écran”. Un spectacle d’improvisation théâtrale, c’est toujours un
moment de bonheur au cours duquel des histoires éphémères et captivantes sont jouées à partir
des thèmes proposés par le public. Le théâtre d’improvisation est une technique de jeu dramatique
utilisant l’improvisation théâtrale qui consiste en la création d’un spectacle ou d’une performance
sur l’instant, sans répétitions de la part des comédiens, ce qui n’exclut pas un travail régulier lors
d’entraînements pour affûter son corps et son esprit…
Les dossiers de l’impro - Samedi 29 mars à 20 h 30
Théâtre du Lavoir à Pontarlier - Renseignements au 03 81 39 17 04
1 an (12 numéros) = 27,50€
Exposition
au lieu de 30€ soit 1 numéro gratuit
Jean Carmet, 20 ans déjà
2 ans (24 numéros) = 52,50€
au lieu de 60€ soit 3 numéros gratuits
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Les Amis du musée de Pontarlier ont souhaité rendre hommage à l’acteur disparu en 1994 à
travers une exposition d’affiches anciennes de cinéma puisées dans le fonds du centre de
ressources iconographiques pour le cinéma. L’exposition a lieu du 15 mars au 27 avril dans le
hall de l’Hôtel de ville de Pontarlier.
C’est à l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition de cet acteur aux registres
multiples, truculent et bon vivant, que les Amis du musée ont souhaité monter cette expo. La
carrière de cet acteur est riche, il est apparu dans plus de deux cents films. Plusieurs fois nommé
et lauréat des César, il a reçu également un César d’honneur en 1994 des mains de Gérard
Depardieu, son ami. Lui, le vrai rabelaisien a souvent incarné dans ses films le “beauf
franchouillard” inquiétant ou cocasse, selon les films.
Exposition Jean Carmet - Du 15 mars au 27 avril
Hall de l’Hôtel de ville de Pontarlier - Entrée libre
50
AGENDA
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014
PHOTOGRAPHIE
Une expo en noir et blanc
L’atelier club photo de la M.J.C. des Capucins
de Pontarlier organise son exposition annuelle
du 21 au 23 mars à l’Annexe des Annonciades.
Thème de l’année : “Noir et blanc”.
est un peu à un retour
aux sources de la photographie que convie le
club photo de la M.J.C.
de Pontarlier. Cette année, les
membres du club ont travaillé sur
le “Noir et blanc”, le thème de la
simplicité, mais pas de la facilité. Le temps d’un week-end, oubliez
les couleurs, et venez voir la vie
en noir et blanc.
Ils sont une bonne vingtaine à avoir
travaillé toute l’année autour des
deux animateurs du club, Emmanuel Hoffner et Marc Kaluzny et
c’est le résultat de ces séances de
travail du lundi soir qu’ils offriront
au regard des visiteurs le temps
d’un week-end. “Nous nous réunissons le lundi soir à la M.J.C. pour
des cours et des conseils et ensuite,
chacun de son côté travaille sur le
thème. On a retenu pour chaque
photographe les trois plus belles
photos. Au total, une soixantaine de
photos seront exposées” résume
Emmanuel Hoffner. Les années précédentes, les photographes amateurs du club avaient organisé des
expositions sur le thème de l’eau,
des reflets ou du patrimoine du
Haut-Doubs. Là, le thème du noir
et blanc leur ouvre tous les champs
des possibles en laissant libre cours
à leur imagination et leur talent.
Le noir et blanc aurait pu s’éteindre
doucement avec la raréfaction de
l’argentique, mais au contraire le
numérique lui donne une nouvelle vie. La photographie en noir et
blanc a toujours ses fervents ama-
C’
Retour aux sources
pour cette exposition
du club photo.
teurs. Si cette technique n’a rien
perdu de son charme, c’est en raison de son considérable potentiel
graphique et de sa faculté à traduire une atmosphère et une
ambiance. Le noir et blanc permet
aussi de manipuler l’image en laboratoire beaucoup plus facilement
que la couleur. Inévitablement,
quand on prive certaines scènes
de leurs couleurs, elles ont beaucoup moins d’impact, il faut donc
trouver les éléments qui constitueront la force de l’image, son graphisme, ses lignes…
L’Annexe des Annonciades sera
décorée pour l’occasion “à l’ancienne” avec du matériel ancien,
vieux appareils photos et agrandisseurs. La grand-mère d’un des
membres du club a prêté ses collections de photos des années vingt
et trente pour donner une touche
encore plus “vintage” à cette exposition annuelle.
L’exposition sera ouverte du vendredi 21 mars au dimanche 23 mars
de 10 heures à 12 heures et de
14 heures à 19 heures, et jusqu’à
18 heures le dimanche. I
Exposition “Noir et blanc”
Du 21 au 23 mars
Annexe des Annonciades à Pontarlier
Entrée libre
Renseignements au 03 81 39 02 09
LE PORTRAIT
GOUX-LES-USIERS
La Presse Pontissalienne n° 173 - Mars 2014 51
Polytechnicien
Ravi Viswanathan,
un citoyen du monde et du Val d’Usiers
Il passe la moitié de sa vie
dans les avions, partage son
existence entre Singapour
et la Russie et vient
régulièrement se ressourcer
dans le Haut-Doubs terroir
de sa petite enfance.
L’
habit ne fait pas le moine et
encore moins quand Ravi Viswanathan vient se mettre au
vert dans la maison de famille
située à Goux-les-Usiers. Ce gestionnaire de fonds qui investit aujourd’hui dans
des pays émergents ne s’embarrasse pas
des convenances professionnelles quand
il est en vacances. La simplicité est de
rigueur. Seuls deux portables à portée de
main laissent supposer qu’il garde un œil
sur les affaires. Vigilance, vigilance. Sans
tomber dans la confidence, il se dévoile
assez librement et ne cherche pas à
s’épandre plus que cela sur ses talents.
Son parcours sort pourtant des sentiers
battus.
Né à Pondichéry en 1962, Ravi Viswanathan arrive à Pontarlier alors qu’il a
tout juste quelques mois. Son père enseignant vient de prendre un poste de français au lycée de la Gare. “On a vécu ici
plusieurs années”, se souvient celui qui
aura quand même le temps de nouer d’indéfectibles liens d’amitiés avec quelques
camarades d’école. La famille Viswanathan a plutôt la bougeotte. Elle multiplie ensuite les séjours dans les colonies.
Pour Ravi, une enfance très voyageuse
rythmée au gré des mutations de son
père à Alger, au Sénégal ou encore à Djibouti. “On a pris l’habitude de bouger
depuis tout petit.” Pour autant, l’étape
pontissalienne a semble-t-il marqué les
esprits dans cette famille qui conservera un pied-à-terre dans le Haut-Doubs.
Côté études, Ravi Viswanathan fait dans
l’excellence et ne tient surtout pas à s’en
vanter. Il avoue avoir suivi une formation très scientifique sans s’éterniser.
Sauf qu’il a fait Polytechnique avant d’enchaîner à l’École Nationale Supérieure
des Techniques Avancées. Préparant un
D.E.A. de mathématiques, il effectue un
stage axé sur les probabilités dans la
banque Indosuez qui le recrute dans la
foulée. Son destin professionnel se fige
alors dans la finance.
Toujours
attaché au
Haut-Doubs
de son
enfance, Ravi
Viswanathan
revient se
ressourcer
plusieurs fois
par an à
l’ombre
des sapins
jurassiens.
Bio express
Né en 1962
à Pondichéry en Inde
Formation :
olytechnique, E.N.S.T.A.
Profession :
gestionnaire de fonds
Vit à Singapour
Marié, un enfant
Passion : la B.D. et les
spécialités gourmandes
du Haut-Doubs
En 1990, cap sur Londres où il est nommé directeur de recherche au Mitsubishi
Finance International. L’esprit d’entreprise le titille déjà. Juste le temps de comprendre les rouages du métier et le voilà
qu’il se lance avec quelques amis dans la
création d’une banque à savoir Crédit
Agricole Lazard Financial Products. Il
rééditera l’expérience en 2000 en fondant
à Singapour la boutique de produits structurés Nexgen qui sera racheté en 2011
par Natixis. “Le plus compliqué, c’est surtout de faire une banque rentable avec des
clients corrects”, sourit l’homme d’affaire
qui vit à Singapour depuis une quinzaine d’années.
Le choc des cultures et des températures
avec le Haut-Doubs où Ravi Viswanathan
revient cinq à six fois par an seul ou avec
femme et enfant pour se ressourcer. “On
profite de la fraîcheur estivale”, apprécie
celui qui passe la moitié de son temps
dans les avions. Autre habitude, il s’organise toujours pour venir honorer son
droit de vote aux présidentielles, législatives et dans la mesure du possible aux
municipales à Goux-les-Usiers.
Chaque séjour sous les sapins est mar-
qué par la tournée des amis et la remise
à niveau des stocks de comté, saucisses
de Morteau et autres spécialités gouleyantes locales. Ces mises au vert sont
aussi l’occasion de faire quelques emplettes
littéraires sous la forme de B.D., autre
passion de Ravi Viswanathan. “On doit
en avoir quelques milliers dans la maison de Goux-les-Usiers.” Quand on lui
demande qu’est-ce qui le surprend le plus
quand il débarque de Singapour, il s’étonne toujours de voir à quel point les gens
ont l’air si déprimés sous nos contrées… I
F.C.
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