N° 49 - Janvier-Février 2012 PDF complet

Le magazine de la filière électrique
N° 49 - JANVIER/FEVRIER 2012
Profession installateur/
prescripteur
Société EDIB : « Que l’année
2012 se déroule comme en
2011 »
magazine
www.electromagazine.fr -
ISSN 1779-9899 - 9.00 €
Profession fabricant
Profession négociant
Technologie
Produits et nouveautés
Weidmüller se développe
sur le marché
de la machine et du process
Varenne démarre 2012
sur les chapeaux de roue
Appareillage mural :
tendances déco
et domotique
Urmet Captiv lance Note,
un kit évolutif pour
la sécurisation des villas
sommaire
n° 49
JANVIER / FÉVRIER 2012
➔ Editorial
➔ Les actualités de la filière
p. 16
Patrick Bayle,
Président de l’Association
Promotelec
Le camion-demo de Klauke à la rencontre de ses clients
Phoenix Contact à Interclima+Elec
QualiPAC : 1 000e audit PAC
Trilux lance Nextrema LED 4000
Polycable, nouvelle division du fabricant de câbles Omerin
Viennent de paraître…
CAPEB, bilan 2011, perspective 2012
GE Lighting ouvre un Centre d’Expérience-Lumière à Budapest
➔ La parole à …
Association Promotelec : poursuivre la concertation et avancer ensemble
Récylum et ses prestataires d’enlèvement et de traitement spécialisés
SynerCiel : réseau multi-métiers pour la rénovation énergétique
➔ Profession installateur/prescripteur
p. 24
Philippe Brocart,
directeur du salon
Interclima+elec
BSE adopte les chemins de câbles Flextôle et les virages pliables de CES
Société EDIB : « Que l’année 2012 se déroule comme en 2011 »
Maisons Trecobat : quel rôle pour l’électricité ?
➔ Profession fabricant
MAEC propose une solution globale « colonne courant fort et faible »
Riello-UPS en phase de consolidation
Weidmüller se développe sur le marché de la machine et du process
OSRAM se rapproche de la prescription
Schneider Electric optimise la gestion de l’énergie du « Hive »
ID Câbles : le partenaire câblier des professionnels de la distribution électrique
➔ Profession négociant
Varenne démarre 2012 sur les chapeaux de roue
➔ Logistique
Polypipe : priorité au service clients
➔ Réglementation
p. 26
Olivier Fouan,
directeur commercial
de MAEC
Le décret « multifibrage des logements neuf » est paru
Très haute tension : mesure et surveillance des champs électromagnétiques
Surveillance de la qualité de l’air les ERP
➔ Formation
Legrand entend doubler ses capacités de formation
➔ Technologie
Appareillage mural : tendances déco et domotique
Véhicules électriques : stratégies et offres en matière d’infrastructures de recharge
➔ Développement durable
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Siemens Building Technologies : efficacité énergétique pour le résidentiel et le tertiaire 53
➔ Chantier
p. 24
Patrick Golfier,
pdg de Varenne
p. 58
Philippe Carbuccia,
directeur des opérations
d’Urmet Captiv
Nexans, mécène du musée du Louvre-Lens
Prises industrielles Maréchal Electric à la base maintenance de l’A380
Toshiba : les LEDs entrent au Louvre
➔ Produits et nouveautés
Urmet Captiv lance Note, un kit évolutif pour la sécurisation des villas
Simon annonce la Série 54 premium : bien plus qu’un appareillage,
un objet de séduction
Wago présente des mini-bornes CI pour LED et contrôleurs Ethernet 2.0
ABB introduit une offre de vidéophonie et d’audiophonie
Tyco : Sertisseuse UniPress, fini les matrices à changer !
Le Pack GT d’Aiphone prêt à poser, fait gagner du temps aux installateurs
CDVI - ATRIUM : L’alliance de la performance et de la simplicité
Dehn - BLITZDUCTOR® XT : les nouveaux produits,
la certification et la classification
Wieland : actionneurs intelligents décentralisés
Actualité nouveaux produits
➔ Agenda et index
Agenda
Index des entreprises et organismes cités
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Ce numéro comporte un « collier HellermannTyton » collé en page 17
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édito
“ L’appareillage mural
© D.R.
“
en pleine mutation
Signe de l’évolution du marché, on demandait jusqu’à présent à l’installation électrique des fonctions importantes
mais limitées. Aujourd’hui, on lui demande de multiples usages nouveaux et surtout un niveau de performance.
Cela a démarré notamment par tout ce qui concerne le réseau VDI, dont la non-performance est mesurée.
Autre bouleversement : une partie des interrupteurs, certes de manière encore marginale aujourd’hui, évolue
d’un mécanisme électromécanique à un mécanisme électronique. Dans les années à venir, l’interrupteur enverra
un signal de commande à l’installation au lieu de gérer mécaniquement le passage d’un courant électrique. Les
fonctions automatisées du bâtiment ne sont qu’à un pas… Ce mouvement pose d’emblée la question des
protocoles de communication et de leur interopérabilité afin de pouvoir marier des appareillages de différentes
provenances comme cela est aujourd’hui possible sur une installation traditionnelle. Trouver des réponses à cette
situation reste une priorité pour les industriels au sein d’IGNES.
Toujours dans cette tendance d’évolution, l’appareillage mural peut alors proposer des interfaces de commande
plus développées, entre autres à base d’écrans tactiles. Le développement de ces technologies riches en
fonctionnalités n’est pas vu comme une substitution aux interrupteurs traditionnels, mais plutôt comme créateur
de marché.
Par ailleurs, l’appareillage mural multiplie les fonctions : lumière, volets, thermostats, multimédia, caméras,
capteurs,… qui sont posés par des corps de métier différents avec des esthétiques différentes. Les usagers
souhaitent que tous ces produits convergent en esthétique, en pose, dans un système commun. Quant à la
fonction « éclairage », outre le fait de faire varier l’intensité de la lumière, il faut s’attendre à pouvoir en ajuster
la couleur, toujours grâce à l’interrupteur. Une évolution récente concerne aussi les bornes de rechargement des
véhicules électriques dans les parkings et garages des bâtiments… Tout cela ouvre de grands chantiers pour
IGNES, mais surtout des opportunités de croissance pour la profession.
Enfin, les industriels de la filière électrique membres d’IGNES ont toujours conscience des problèmes de
sécurité. Sans oublier cette nécessité, ils utilisent la même démarche pour les actions d’efficacité énergétique
ou d’adaptation des solutions aux personnes âgées ou handicapées. Quant au Smart Grid, il pose le problème du
pilotage de l’aval du compteur et donc de l’appareillage des bâtiments. Pourra-t-on au sein d’IGNES, mettre au
point par exemple une notion de garantie de performance « Smart Grid ready » ? Nous travaillons concrètement
sur un tel sujet. Autres exemples : quel doit être l’équipement minimal, en termes d’appareillage mural, d’une
maison BBC… ou encore d’un logement occupé par une personne à mobilité réduite, d’une personne en soin
hospitalier à domicile par E-santé ? Les sujets sont vastes et au cœur de beaucoup de problèmes sociétaux. Les
fabricants français et leurs filiales produisent et vendent 30 % du C.A. de l’appareillage mural d’installation
mondial ! De fait, l’industrie française occupe ici une place de leader et l’action d’IGNES, en lien avec le reste des
industriels européens, reste très important pour renforcer cette position unique.
Xavier de Froment,
président d’IGNES
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© Klauke
ACTUALITÉS DE LA FILIÈRE
Le camion-demo de Klauke à la rencontre de ses clients
Un tour de France à la demande
Le nouveau camion de démonstration de Klauke est sur la route
depuis début janvier pour une tournée à travers toute la France,
depuis le Nord en allant progressivement vers le Sud, et rencontrer les
pros là où ils sont : chez eux. Klauke s’appuie sur son réseau de partenaires distributeurs, qui, à leur demande, accueilleront le camion et
communiqueront l’événement grâce à un Kit d’affichage fourni.
À la demande également, le camion Klauke se rendra directement
chez ses clients : intégrateurs, électriciens, service de maintenance...,
avec à leur disposition, les toutes dernières informations sur les produits et formations Klauke/Greenlee, mais aussi un véritable atelier
de démonstration roulant - tout l’univers Klauke, en un clin d’œil et en
un tour de main, - pour les inviter à tester, comparer, essayer les outils en mains. Avec les formateurs Klauke/Greenlee, ils pourront établir un diagnostic immédiat de leurs besoins et faire réviser les
outils déjà en leur possession.
© Klauke
Klauke, acteur majeur dans le domaine de la
connexion électrique – et plus particulièrement sur
les segments des outils de sertissage, du matériel
de connexion, des accessoires de câblage et des
outils pour électriciens – lance, sur les routes de
France, son camion démonstration pour rencontrer
les professionnels.
De la pince toute simple
jusqu’au groupe 700 bars
Tous les segments de la gamme Klauke/Greenlee sont présentés
pour couper, dénuder, sertir, connecter, isoler, mesurer, s’outiller,
fixer, chaque électricien trouvera la solution qui lui convient, et pourra
la comparer avec ses outils.
Des nouveautés seront également mises en avant pour être testées
par les utilisateurs finaux : la gamme Greenlee (perçage et découpe,
matériel de tirage de câble, mesure), les dernières sertisseuses et
coupe-câbles Klauke, et un nouveau groupe hydraulique 700 bars
sans fil. Pour favoriser l’achat de cet équipement haut de gamme, une
offre « spéciale découverte » sera proposée : un kit composé d’une
sélection de produits innovants et des best-sellers de la marque les
plus demandés à prix tournée. Toutes les haltes, dates et lieux, sont
indiquées sur www.klauke-France.fr. ■
BRÈVES
KNX au service de la RT2012,
à Interclima+Elec
La solution KNX permet de réaliser d’importantes économies
d’énergie par la prise en compte des usages de chauffage,
refroidissement, production d’eau chaude sanitaire, éclairage
et auxiliaires de type pompes et ventilateurs. La NF EN 15232
qui dispose de méthodes permettant d’estimer l’impact des
systèmes de contrôle et de gestion sur l’efficacité énergétique
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Megaman à la SNCF
Megaman a équipé la Gare du
Nord (Paris Xe) de 270 LED MR16
10 W 2 800 K 36°, au dessus des
guichets de vente Grandes
Lignes SNCF.
Séminaires Dehn
« Foudre et Surtension » à Paris
Dehn France organise des séminaires « Foudre et Surtensions »,
à Paris, les 19, 20, 21 & 22 mars 2012 (rens : 03 90 20 31 42).
Bertrand Boudoux,
directeur de Thorn France
Agé de 47 ans, Bertrand Boudoux, diplômé de
l’enseignement supérieur en Sciences économiques, a, pendant quinze ans, occupé des
fonctions commerciales et marketing au sein de Philips Éclairage avant d’intégrer la société Thorn Europhane, en mai 2004,
en qualité de directeur des ventes France et d’être nommé directeur commercial France en 2008.
©Thorn
Plusieurs actions, associées aux 27 mesures prises par la Table
ronde nationale pour l’efficacité énergétique, et annoncées par la
ministre de l’écologie, en décembre dernier, mettent l’éclairage
au premier rang de la performance énergétique. Les industriels
du Syndicat de l’éclairage présents ont souligné le très faible
taux de rénovation des installations d’éclairage du tertiaire (3 %).
Favorable aux mesures décidées, le Syndicat précise toutefois
qu’elles restent en deçà de celles préconisées par la filière, pour
laquelle plus de 80 % des installations d’éclairage de bureaux et
plus de 40 % de l’éclairage public, sont composés de solutions
énergivores. Pour l’éclairage, le ministère lance une mise à
l’étude de l’obligation d’abaisser ou éteindre l’éclairage du tertiaire inoccupé, ce qui implique d’utiliser des systèmes de gestion. Serait alors évaluée la performance énergétique d’une installation à travers l’énergie qu’elle consomme (kWh) et non plus
la puissance installée (W). Le Syndicat souhaite que cette
approche soit étendue aux bâtiments publics. Par ailleurs, une
subvention de l’ADEME de 20 millions d’euros est prévue pour la
rénovation de l’éclairage public, destinée aux 31 900 communes
de moins de 2 000 habitants.
active des bâtiments, classe la solution KNX au plus haut
niveau de performance: « rendement énergétique Fort ». A voir
sur le stand M 92 Hall 7-2.
© Megaman
L’éclairage,
outil de la performance énergétique
Spécialiste incontesté du marché de l’éclairage, dont il connaît
de façon approfondie les acteurs, les produits et les tendances,
Bertrand Boudoux est, depuis le 1er octobre 2011, directeur de
Thorn France. Il succède à Yves Robillard, désormais directeur
marketing produits Thorn International.
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Phoenix Contact à Interclima+Elec
Phoenix Contact sera présent à Interclima+Elec. Sur son stand de
100 m² (stand KO52 pavillon 7.2), le fabricant d’automatismes industriels, de réseaux de communication et de technologies de
connexions électriques présentera ses solutions dans le domaine de
la gestion d’énergie du bâtiment et des infrastructures.
Phoenix Contact propose une gamme extrêmement diversifiée de
composants et systèmes offrant une interopérabilité totale, dont l’objectif est la réalisation d’architectures globales d’automatisme de
bâtiments et d’infrastructures garantissant durabilité et efficacité
énergétique.
La vedette sera donnée à la gamme EMpro, lancée en 2011. La nouvelle gamme EMpro de Phoenix Contact propose des instruments
dédiés à la mesure, l’analyse et la communication de paramètres
électriques, tels que la tension, le courant, la puissance, la consommation, le niveau d’harmoniques et l’asymétrie du réseau. Ces instruments fonctionnent comme des appareils autonomes, mais peuvent
également être intégrés dans un système global de gestion de l’énergie, grâce aux modules de communication enfichables, disponibles
pour les principaux réseaux tels Modbus, Profibus-DP ou Ethernet.
D’autres modules de mémoire ou de fonction également enfichables
permettent d’adapter les fonctionnalités de l’appareil, selon que l’on
souhaite enregistrer des données ou disposer de sorties analogiques
ou numériques pour transmettre les signaux d’alarme.
© Phoenix Contact
Stand Phoenix Contact à Intercliam+Elec,
prêt à accueillir installateurs,
intégrateurs bureaux d’études.
Automates et interfaces de communication
Sera aussi exposée la gamme d’automates ILC150, compacte, communicante, puissante et configurable. L’ILC150 GSM est l’automate de
la gamme ILC100 intégrant un modem GSM/GPRS. Cette fonctionnalité permet d’avoir des remontées de process sous forme de SMS ou
d’email. Associée au serveur web embarqué et aux possibilités de
datalogging, l’application devient totalement décentralisée et autonome. De plus, cet automate est capable d’accéder aux bases de données SQL et Mysql, aussi bien en lecture qu’en écriture. Le process
devient ainsi donc accessible à tout moment de manière transparente
pour tous les utilisateurs.
Système de marquage et bornes de recharge pour VE
La gamme Thermomark Line, 2 imprimantes innovantes dans le
domaine du repérage, aura également sa place sur le stand Phoenix
Contact. Ces 2 imprimantes offrent au client la possibilité de choisir
entre une solution pour supports souples en rouleaux avec
Thermomark Roll, et une solution pour cartes rigides avec
Thermomark Card.
Enfin, les visiteurs pourront aussi découvrir les solutions pour l’infrastructure avec des bornes de recharge pour véhicules électriques E-Mobility. ■
ACTUALITÉS DE LA FILIÈRE
QualiPAC : 1 000e audit
PAC
BRÈVES
Nominations chez SIB-ADR
Gilles Lherbier est depuis le 1er Janvier 2012, le nouveau président de la société SIB-ADR. Âgé de 46 ans, ingénieur production, il a, au cours des 20 dernières années, acquis une
profonde connaissance de l’entreprise, avant de devenir, il y a
six ans, son directeur commercial. Laurent Lacheny, ex-président de Capri-Codec, 47 ans, qui était depuis 2005, président
de SIB-ADR, est désormais chargé de l’intégration, de la
supervision et des fusions acquisitions du groupe allemand
Mackprang (Hambourg), auquel appartient SIB-ADR.
Le 1 000e audit d’une
pompe à chaleur installée
par une entreprise qualifiée QualiPAC a été réalisé
fin
décembre
2011.
L’organisme précise que
ces audits révèlent moins
de 2,5 % de prestations
défaillantes et attestent
l’intérêt de la qualification
des professionnels.
http://qualit-enr.org/qualipac
Aujourd’hui, plus de 1,5
million de PAC sont installées en France. QualiPAC « Reconnu
Grenelle Environnement » fédère plus de 1 600 entreprises qualifiées dans l’installation de pompes à chaleur. En complément, la
certification « NF PAC », permettant de vérifier la conformité des
PAC aux différentes normes ainsi que le respect de performances
minimales, regroupe pour sa part 67 marques de pompes à chaleur représentant 1 746 modèles. ■
Deny fontaine et le contrôle
d’accès : un catalogue
“solutions électriques“
Filiale du groupe Sécuridev, Deny Fontaine conçoit, développe
et réalise des équipements de condamnation sécurisée des
accès et permettant une bonne circulation des flux humains
autorisés. ERP, sites industriels et collectivités locales sont
concernés. Le spécialiste vient d’éditer un catalogue
“Solutions électriques“ d’une centaine de pages autour d’une
offre de 45 produits.
Delta Dore : nomination
de Christophe Guyard à la tête
de la division EMS
Au sein du Groupe Delta Dore, Christophe Guyard, 47 ans, prend
la direction de la BU Energy Management Systems (EMS),
entité spécialisée dans la gestion technique et énergétique des
bâtiments. Jusqu’alors, Christophe Guyard occupait le poste de
directeur marketing France chez Schneider Electric.
BTS domotique : 1 re remise
de diplômes pour
l’École des Métiers de l’Énergie
Les étudiants de la première promotion du BTS domotique de
l’Ecole des Métiers de l’Energie Paul-Louis Merlin ont reçu
leur diplôme, le 2 décembre dernier à Meylan (Isère).
Cette école technologique, privée, gratuite et ouverte à tous
,forme des professionnels de la gestion de l’énergie et de l’efficacité énergétique (Bac technologique). Depuis la rentrée
2009, elle a mis en place un BTS domotique enrichi en compétences de gestion d’énergie et d’énergies renouvelables.
Après une première année de formation théorique et pratique,
la seconde année se déroule en alternance au sein d’entreprises. Parmi les neuf étudiants diplômés, 8 d’entre eux poursuivent leurs études en licence professionnelle ou au CNAM
(Centre National des Arts & Métiers).
Stocker l’électricité
Le 9 janvier 2012, le CEA, l’Université de Corse et Helion (filiale
Areva, filière hydrogène énergie) ont inauguré, à Ajaccio, la
plateforme de recherche et développement solaire et
stockage de l’énergie : Myrte. La plateforme est constituée
d’une centrale photovoltaïque, d’une puissance installée de
560 KWc sur 3 700 m2, reliée directement à une chaîne hydrogène, utilisée comme un moyen de stockage.
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© Trilux
Trilux lance Nextrema LED 4000
Dans le secteur de la lumière, il n’est guère d’autre technologie qui
se développe de manière aussi rapide que celle des LED. TRILUX
fait partie de cette évolution, avec des nouveautés de produits
comme le Nextrema.
Nextrema propose une température de couleur de 5 000 K, pour un
flux lumineux de 4 000 lm et une puissance de 55 W. Il est constitué de 24 LED haute puissance et d’une plaque de fermeture en
polycarbonate opale qui diffuse la lumière de façon homogène.
Le luminaire étanche Nextrema est convaincant même dans les conditions les plus difficiles avec une technologie LED tournée vers l’avenir,
une conception robuste et un design minimaliste. Il a été conçu spécialement pour une utilisation dans des environnements extrêmes.
Nextrema est particulièrement dédié à l’éclairage des parkings
couverts, entrepôts frigorifiques, installations industrielles, tunnels, stations de lavage ainsi qu’aux zones humides de tout type. ■
Extrême comme :
- sécurité : il allie une conception robuste résistante aux chocs en
composants insensibles aux vibrations, une lumière instantanée,
même à des températures environnantes basses allant de -25 °C à
+35 °C. Son IP66, un raccordement sûr contre les inversions de polarité ainsi qu’un dispositif antivol augmentent encore la sécurité ;
- efficacité : il est éco-énergétique grâce à sa technologie LED, dispose d’un rendement photométrique élevé et offre un montage
rapide en plug & play ;
- durabilité : grâce à une durée de vie de plus de 50 000 heures,
l’utilisation de matériaux recyclables et à l’utilisation de matériaux économes en ressources ;
- innovation : solution d’éclairage optimisée pour la technologie
LED qui impose le produit au meilleur rapport prix/performance.
À P R O P O S D E T R I L U X…
En Europe, TRILUX est N°3 parmi les fabricants de systèmes
d’éclairage professionnels et N°1 en Allemagne avec un CA de
450 millions €.
En France :
• 1959 : Première implantation à Annecy
• 1967 : Implantation du siège près de Strasbourg
• 2008 : Plateforme logistique à Lyon
• 71 personnes dont 55 dédiées directement au conseil et à la
vente
• CA : 31,5 M€ en 2010 (prévisionnel 2011 : 43 M€)
Trilux fêtera ses 100 ans en 2012, événement sur lequel
Électro Magazine ne manquera pas de revenir…
ACTUALITÉS DE LA FILIÈRE
BRÈVES
Rexel et l’efficacité énergétique
En septembre 2011, Rexel a pris une participation de 70 % au
capital d’Inoveha, société spécialisée dans le secteur de l’efficacité énergétique (audits, études thermiques, développement de logiciels…). Cette acquisition permet à Inoveha de
passer d’un statut d’acteur régional (grand Ouest) à celui
d’un acteur national, tout en renforçant l’offre de service à
valeur ajoutée de Rexel en matière d’efficacité énergétique.
En proposant une offre de services intégrés dans le domaine
de l’efficacité énergétique, Rexel entend se différencier et
saisir des opportunités liées aux évolutions futures de la
réglementation française.
Qualifelec reconnu
« Grenelle Environnement »
Qualifelec a été officiellement reconnue par les pouvoirs
publics comme signe de Qualité. La signature officielle de la
charte avec l’ADEME a eu lieu le 9 novembre dernier. Afin de
garantir une reconnaissance de ses qualifications par l’ensemble des partenaires de la filière (professionnels, clients,
donneurs d’ordres), Qualifelec s’est engagé dans un projet
visant à mettre en œuvre et à respecter la norme NF X 50091 relative aux organismes de qualification. Cette
démarche exigeante, nécessite notamment la mise en place
d’un contrôle annuel des entreprises qualifiées tout comme
la mise en place d’exigences complémentaires dans les
référentiels de qualification. Ces nouveaux référentiels de
qualification, sont disponibles sur le site Internet de
Qualifelec (www.qualifelec.fr) ; ils s’accompagnent, de fait, de
la mise en place de nouveaux dossiers.
Label Qualifoudre :
100 e attestation délivrée
À l’occasion du salon Pollutec Horizons 2011, l’Ineris a remis
sa 100e attestation au label Qualifoudre. Destiné aux fabricants, bureaux d’études, installateurs et organismes de
contrôle, le label Qualifoudre observe un référentiel auquel les
professionnels choisissent de se conformer pour répondre
aux exigences de la réglementation, notamment de l’arrêté du
15 janvier 2008 relatif à la protection contre la foudre de certaines installations classées. L’article 7 de cet arrêté précise
en effet que « sont reconnus compétents les organismes qualifiés par un organisme indépendant selon un référentiel
approuvé par le ministre chargé des installations classées ».
Le référentiel Qualifoudre définit 3 niveaux de qualification en
fonction des installations à protéger (cas simple, intermédiaire ou complexe).
R E C T I F I C AT I F N ° 4 8
Dans notre numéro 48, Rubrique Produits, Noël Marciniak, responsable marketing Produits Europe Toshiba New Lighting
Systems, a présenté 3 produits dont le luminaire E-Core LED
Weatherproof qui n’était pas illustré par la bonne photo que
nous présentons ci-contre :
E-Core LED Weatherproof, luminaire LED haute protection à flux
constant sur 40 000 h.
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Polycable, nouvelle division du fabricant
de câbles Omerin
Omerin, leader mondial pour la fabrication de fils et câbles isolés
en silicone crée une nouvelle division, Polycable. Née de la fusion
de TS Câbles et Profiplast, deux sociétés du groupe, cette division,
installée à Andrézieux-Bouthéon (42) dans de nouveaux locaux de
plus 14 000 m2, qui fabrique des câbles électriques thermoplastiques isolés en silicone pour courant fort basse tension et pour
courant faible à destination de marchés de spécialités (réseaux VDI
(voix, données, images), instrumentation, mesure, sonorisation,
immersion permanente, automobile). Le groupe annonce la sortie ce mois d’un nouveau catalogue produits de 265 pages et de
son nouveau site B2B dédié www.omerin-polycable.com, lesquels répertorient plus de 9 500 références déclinées autour de
24 marques commerciales. Après une première année d’activité,
la société affiche un chiffre d’affaires de 20 M€ en 2011, dont
15 % sont investis, cette année, dans l’outil de production, la
R&D et le recrutement. ■
Viennent de paraître…
« RT2012 et RT Existante : réglementation thermique et efficacité
énergétique ». Cet ouvrage au format 11 x 18 va droit au but en 180
pages. Il aborde simplement et de façon concrète autant qu’illustrée, la mise en application de la RT. Eyrolles environnement / 9 €.
« Les installations photovoltaïques : conception et dimensionnement des installations raccordées au réseau ». Avec plus de 220
pages, cet ouvrage très illustré (rares sont les pages ne comportant pas un tableau ou un schéma) a pour ambition d’accompagner
un projet de A à Z. Un chapitre est même consacré à une étude de
cas complète. Eyrolles / 42 €.
« Le bâtiment à énergie positive : comment maîtriser l’énergie dans
l’habitat ? ». 280 pages. L’auteur aborde différents systèmes visant
à économiser l’énergie au service des bâtiments BBC, BEPAS (passifs) et BEPOS (à énergie positive). Des solutions à la fois ambitieuses et raisonnables. Eyrolles / 39 €.
« Les régimes de neutre et les schémas de liaison à la terre ».
Abordant un sujet toujours aussi délicat mais néanmoins important, cet ouvrage s’adresse aux exploitants et aux concepteurs de
réseaux, qu’ils soient ingénieurs ou techniciens. Dunod Technique
et Ingénierie Série EEA. ■
ACTUALITÉS DE LA FILIÈRE
BRÈVES
L’évacuation de tous, une obligation !
L’évacuation en cas de
force majeure des personnes en situation de
handicap est un enjeu
essentiel pour l’accessibilité des bâtiments.
La règlementation a fixé
de nouvelles obligations
sans définir les solutions à mettre en
œuvre. Pour permettre
aux acteurs du bâtiment
de s’y conformer, les
professionnels
de
l’éclairage de sécurité, réunis au sein d’IGNES, se sont
mobilisés, sous l’égide de l’AFNOR, pour établir un référentiel de bonnes pratiques en concertation avec le monde
du handicap et de la sécurité. Intitulé « Accessibilité aux
personnes handicapées - Évacuation des personnes en
situation de handicap dans les Établissements Recevant
du Public », ce document est disponible sur
www.afnor.org, sous la référence BP P96-101.
Bientôt les PEP intégrés
dans la base INIES
L’association PEP a engagé des développements pour que
les déclarations environnementales des équipements
électriques, électroniques et de génie climatique (PEP
ecopassport) destinés aux bâtiments intègrent la base
INIES courant 2012.
Gérée par le CSTB, la base de données INIES centralise les
fiches de déclaration environnementales et sanitaires
(FDES). Ces FDES concernent les produits de construction. L’ouverture officielle du programme PEP ecopassport
remonte au 15 avril 2011. En date du 15 novembre 2011, ce
programme international de déclarations environnementales des produits électriques, électroniques et de génie
climatique comptabilisait un peu moins de 900 PEP déclarés (liste consultable sur www.pep-ecopassport.org)
Des cahiers de tendance
pour les artisans
La Capeb lance une série de 9 « cahiers de tendance de l’artisanat du bâtiment » à paraître d’ici fin 2013. Objectif ?
Décrypter les grands enjeux auxquels sont confrontés les professionnels à leur niveau, en lien avec les tendances qui animent le monde, à l’échelle des quinze prochaines années. Au
menu : la mutation en marche des métiers du bâtiment.
Premier cahier paru : « Quels artisans en 2025 ? ». Ce premier
cahier est disponible gratuitement en version papier sur
demande auprès de la Capeb ou téléchargeable sur le site
Internet de la confédération. (www.capeb.fr)
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www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
CAPEB, bilan 2011, perspective 2012
« Malgré une année 2011 qui clôture
en hausse, le repli de l’activité paraît
inévitable pour 2012 » a déclaré
Patrick Liébus, président de la
Confédération de l’artisanat et des
petites entreprises du bâtiment, lors
de la présentation du bilan 2011 et
des perspectives 2012 du secteur.
Avec +3,5 % de croissance, le 4e trimestre clôture une année 2011 en
trompe-l’œil, situation que la CAPEB
explique par les conditions climatiques clémentes et l’absence de
journées d’intempérie, un rattrapage
des commandes non passées au 3e
trimestre et les craintes suscités par
la modification du taux de TVA réduit.
Aussi, en 2011, les emplois ont pu
être préservés. En revanche, une
baisse d’activité de l’ordre de -1 % est
envisagée pour 2012. Le 1er semestre
devrait rester bien orienté, mais le
second souffrira d’un ralentissement
dans le neuf et de l’application des
plans de rigueur de 2011 avec, notamment, le recentrage du PTZ+, de la
disparition du dispositif Scellier, de la
hausse de la TVA à 7 %.
D’autre part, la CAPEB a fait réaliser
une étude sur les carnets de commande et l’emploi, qui, à partir d’un
échantillon d’artisans, révèle que les
carnets de commande s’établissent en
moyenne à 107 jours contre 80 jours
en juillet 2010.
Le premier semestre 2012 devrait rester positif, la suite est plus incertaine
avec des menaces sur l’emploi.
La Confédération ne baisse pas les
bras, et alors que les rencontres se
poursuivent avec l’administration
gouvernementale, la CAPEB vient
d’éditer un livre blanc destiné à interpeller les formations politiques sur
les préoccupations des entreprises
membres de la CAPEB. ■
ACTUALITÉS DE LA FILIÈRE
GE Lighting ouvre
un Centre
d’ExpérienceLumière à Budapest
Le Centre européen d’Expérience-Lumière de GE
Lighting a été inauguré à Budapest le 13 octobre 2011 par
le ministre hongrois du Développement national, Dr.
Tamás Fellegi. Il représente un investissement-clé pour
GE en Europe et constitue un des éléments fondamentaux
de sa transformation commerciale en Europe.
General Electric est né de l’invention de la première lampe incandescente. Un siècle plus tard, GE Lighting continue d’illuminer le monde,
développant de nouvelles technologies comme la fluorescence ou la
LED, plus efficaces, moins coûteuses et à moindre impact environnemental. GE Lighting fait partie de GE Appliances & Lighting.
Le showroom de Budapest, conçu par le studio italien Cerquiglini &
Rossi, diffère totalement du concept habituellement centré sur la
démonstration produit, et invite plutôt les visiteurs à se promener et
à passer d’une forêt de lumières enchantées d’abord, au cœur de la
ville ensuite, en leur permettant d’expérimenter directement les plus
récents concepts lumière dans des espaces créés pour mettre en
situation et en valeur des applications spécifiques.
Un parcours interactif…
Le Centre d’Expérience-Lumière propose une exploration interactive
de la lumière sous toutes ses facettes ainsi que des applications
concrètes dans des secteurs-clés tels que le commerce, la réfrigération, l’environnement de bureau et l’éclairage des villes.
Le designer, désirant s’éloigner de l’hyper-réalisme, a laissé voler
son imagination et s’est inspiré de l’art classique et des œuvres du
Caravage. Des formes douces ou coquines et une forêt de globes
luminescents attirent le visiteur vers ce monde de lumière.
© GE Lighting
Chaque application est une mise en scène de la vie urbaine, un
espace interactif qui s’anime lorsqu’on s’en approche. Le premier
arrêt est une boutique de mode, aux couleurs chattoyantes, le second
14
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
Finalement, le crépuscule arrivant, le visiteur
se retrouve plongé dans un décor extérieur, à
l’origine de la création de la lumière artificielle : l’éclairage urbain où sont mises en
application les plus récentes solutions de GE
en la matière.
L’expérience si divertissante de la première
partie finit sur une image symbolique, un
lac gelé connectant cet espace premier
avec un environnement urbain plus structuré, qui met en contexte des solutions
d’éclairage spécifiques.
© GE Lighting
blanc, les produits Tetra PowerGrid ou
AL10 en 2 700 / 3 000/ 4 000 K, Vio G8
Module Downlight, Cove, JDL, Infusion LED
mettent tour à tour en scène les accessoires, sacs à main et chaussures, théâtralisant l’espace de présentation.
De même, l’étape suivante conduit le visiteur
devant les étals de produits frais où le doré
du pain et les couleurs des fruits se révèlent
selon la lumière ; plus loin, le stand « réfrigération » montre comment mettre en
valeur les produits basiques présentés dans
des vitrines frigorifiques.
© GE Lighting
une vitrine donnant sur un rayon d’alimention. Le suivant est une interprétation d’un
linéaire réfrigéré plein d´humour. Après cela,
le visiteur arrive à un bureau, bien plus stimulant que la plupart de nos lieux de travail.
Enfin, dernier arrêt dans l’espace intérieur,
le bureau éclairé en LEDs intégrés dans
Lumination, petit-dernier de GE Lighting,
finit de séduire le visiteur.
… et une présentation de produits
par application
Pourtant, le parcours n’est pas encore fini, et c’est sur le lac gelé que
se termine la visite, avec la mise en situation de Contour white, tandis que Iberia et Area Lighter sont présentés en éclairage urbain…
La boutique de mode offre au visiteur la possibilité de comparer
différentes températures de couleur et indices de rendu des couleurs sur des robes rouges qui habillent les mannequins. Avec les
lampes LFL T5, CMH 35-70 W STD , CMH 35 W Ultra, ou Infusion
23 W, les effets diffèrent, les teintes changent, et chacun peut faire
son choix en toute subjectivité. Sur les étagères en damier noir et
Simon Fisher, Indoor, Design and Application General Manager,
EMEA pour la région commente : « Le Centre d’Expérience-Lumière
fait converger la technologie et le design. Nous avons conçu un
espace unique pour y montrer notre savoir-faire, un lieu dans lequel
nous aimerons amener nos clients pour leur faire découvrir à la fois
la magie et la technicité de la lumière. » ■
LA PAROLE À ...
© EDF Cyrille Dupont
Association Promotelec :
poursuivre la concertation
et avancer ensemble
Patrick Bayle,
Président de l’Association
Promotelec
L’Association Promotelec entame l’année 2012 sous la houlette de Patrick
Bayle, son nouveau président. Au programme, la poursuite et l’intensification
des actions jusqu’alors engagées aux côtés des membres.
Électro Magazine – Vous venez de prendre vos fonctions à
la présidence de Promotelec : quel regard portez-vous sur
l’association ?
Patrick Bayle – C’est un regard plutôt positif ! Certes, je connais
bien l’association pour en avoir été l’un des administrateurs, mais
aujourd’hui avec mes nouvelles fonctions, je la perçois de façon
plus globale. L’Association Promotelec demeure une organisation
parfaitement centrée sur ses activités au regard de ses objectifs.
Le tout au cœur des enjeux clés de la société. En tant que nouveau
président, je n’ai pas eu à changer de cap. En effet, l’Association
Promotelec développe les axes fondamentaux que sont la sécurité
électrique, le confort et l’accessibilité, l’efficacité énergétique et la
protection de l’environnement. La logique consiste à poursuivre et
à accélérer les travaux engagés, avec plus de présence, plus de
visibilité et encore plus d’actions proactives.
Comment fonctionne l’association au niveau de son conseil
d’administration ?
Patrick Bayle – L’Association Promotelec demeure une entité en
perpétuelle évolution. Elle est depuis longtemps en prise directe
avec les grands enjeux de notre société. Aujourd’hui, je dois dire
qu’elle bénéficie d’un tour de table exceptionnel ! Rappelons que
la filière électrique dans son ensemble, les fournisseurs d’énergies, les acteurs du bâtiment, ainsi que les associations de
consommateurs siègent ensemble au conseil d’administration.
D’où notre capacité à porter un regard à 360° sur les différents
dossiers. Nous sommes en permanence à la recherche de
consensus à vocation opérationnelle. Notre objectif est d’avancer
de façon concrète et crédible en rapport avec les buts de l’association. Ce haut niveau de concertation fait que chaque acteur se
nourrit de la vision des autres membres.
Quelles perspectives pour 2012 ?
Patrick Bayle – Sur l’année 2012, nous prévoyons d’améliorer un
peu plus encore la synergie entre membres, de même que le
contenu des messages délivrés. Un de nos principaux enjeux
consiste notamment à renforcer la diffusion de nos messages au
travers de nos membres et de leurs réseaux. Le 11 octobre dernier, lors des premières Assises de l’électricité, nous nous
sommes engagés à développer un habitat sûr, adapté et économe(1), avec des actions pour lesquelles nous dresserons un bilan
et un suivi adapté ainsi qu’une mise en lumière des résultats. Nous
listerons également les engagements de l’Association Promotelec.
16
Comment comptez-vous faire évoluer les labels ?
Patrick Bayle – Si d’une manière générale, les labels sont
aujourd’hui fortement associés à la notion de performance énergétique, ceux délivrés par Promotelec représentent pour leur part
une bonne synthèse des besoins, du fait des travaux menés avec
nos partenaires. En effet, outre la performance énergétique, ils
assurent au client final la sécurité électrique, tout comme la qualité des matériels mis en œuvre.
Demain, ces mêmes labels Promotelec seront capables de clarifier la situation aux yeux du client en matière de bonne gestion
énergétique, de domotique ou encore d’approche multimédia…
Nous réfléchissons à la mise au point d’une gamme de labels
Promotelec permettant aux constructeurs de maisons individuelles, promoteurs immobiliers et bailleurs sociaux de mieux
valoriser leur offre.
Et dans la perspective de la RT2012… ?
Patrick Bayle – Il est évident que nous allons faire évoluer les
référentiels thermiques de nos labels dédiés aux constructions
neuves. Bien que les labels contribuent principalement aux choix
des matériels, matériaux et systèmes mis en œuvre selon les
règles de l’art, nous participons globalement à la montée en qualité des constructions en nous souciant également de la qualité de
la pose et de la qualité de l’utilisation. En effet, l’approche comportementale constitue un des enjeux importants de la performance énergétique.
Domotique : envisagez-vous une 3e édition des JND ?
Patrick Bayle – Oui, l’événement 2012 est acté sur le principe. Les
Journées Nationales de la Domotique trouvent à présent leur
rythme et l’ensemble de nos partenaires a pu juger des retombées. Cette année, nous allons travailler plus encore à faire venir
les visiteurs, dans le cadre de manifestations organisées avec les
acteurs concernés en régions.
Enfin, en marge de réalisations neuves, nous mettrons dans la
mesure du possible l’accent sur la rénovation avec sa composante
« accessibilité ». ■
Propos recueillis par Michel Laurent
(1)
Voir Electromagazine n°48 p. 16.
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
LA PAROLE À ...
© Récylum
Récylum et ses prestataires
d’enlèvement et de
traitement spécialisés
Pour mener à bien sa mission d’intérêt général, Récylum s’appuie sur des opérateurs d’enlèvement et de traitement
e déchets spécialisés, rigoureusement sélectionnés dans le cadre d’appels d’offres transparents, basés sur des
critères technico-économiques objectifs.
En ce qui concerne ses opérateurs d’enlèvement, Récylum reconduit
la quasi-totalité des prestataires dans une logique de collaboration à
long terme. Quant aux prestataires de traitement, l’éco-organisme
allonge la durée des contrats et soutient leur investissement pour
développer les capacités de recyclage des lampes fluocompactes
dont la collecte augmente fortement.
Enlèvement : continuité des engagements
et optimisation environnementale
La prestation d’enlèvement des lampes usagées sur les points de
collecte (déchèteries, distributeurs, grands comptes…) est assurée
par des opérateurs spécialisés dans le transport des déchets spéciaux. Les critères de sélection des candidats sont principalement
basés sur leur capacité à réduire l’impact environnemental des tournées d’enlèvement (mutualisation avec d’autres flux de déchets, optimisation des tournées, éco-conduite…) et à manipuler les conteneurs
de lampes en toute sécurité pour les personnes et l’environnement.
Les sociétés Envie 2E, Paprec-DEEE, Praxy et Sodicome travaillant
depuis plusieurs années pour Récylum et ayant donné entière satisfaction, ont été reconduites pour une durée de 2 ans. Seul nouvel
entrant dans la filière, la société Veolia-Triade qui s’est vu confier la
région Rhône-Alpes. Cette dernière a su convaincre de sa capacité à
mutualiser la collecte des lampes avec d’autres déchets dans le
cadre d’une organisation efficiente des tournées à même d’en réduire
l’impact environnemental.
Traitement : accompagner la croissance
des volumes de lampes fluocompactes à recycler
© Récylum
Chargés d’assurer le traitement des lampes dans des conditions
respectueuses de l’environnement, les acteurs du marché ont été
18
sollicités par Récylum pour créer de nouvelles capacités industrielles permettant de répondre à l’augmentation de la collecte des
lampes fluocompactes sans dégrader la performance de recyclage
qui a atteint en 2010 le taux record de 95 % du poids des lampes et
des tubes néons traités.
Les contrats qui lieront les opérateurs de traitement à Récylum sur
une durée de 3 ans, désormais renouvelables sous certaines conditions, incluent plusieurs nouveautés :
- une garantie de retour sur investissement pour les nouvelles installations ;
- un contrôle mercuriel renforcé faisant l’objet d’une rémunération
distincte du traitement, permettant ainsi à tous les opérateurs de
mettre en œuvre les moyens nécessaires pour assurer la protection
des personnes et de l’environnement, indépendamment du volume
de lampes traitées ;
- une transparence accrue des filières en aval permettant à Récylum
de s’assurer systématiquement de la parfaite élimination/valorisation de toutes les fractions issues du traitement.
Sous réserve de la signature définitive des contrats, les sociétés
Coved à Riom (63), Indaver Relight à Anvers (Belgique), Lumiver
Optim à Lille (59) et Veolia à Limay (78) ont été reconduites.
Grace à ce contrat, Coved à Riom vient de renouveler entièrement
ses installations de prétraitement pour en accroître les performances dans le but d’accompagner l’augmentation des volumes de
lampes collectées par Récylum tout en garantissant la qualité de
traitement et la sécurité des personnels. D’autres prestataires envisagent de faire de même.
De nouveaux intervenants sur le recyclage
Par ailleurs, Récylum se félicite de l’arrivée d’un nouvel acteur national, la société Artemise à Troyes (10) créée par les fondateurs de la
société TCMS, revendue depuis au groupe Remondis. Ce projet a été
retenu par Récylum du fait de l’expérience avérée du candidat et de
sa volonté affirmée de créer un centre de traitement mettant en
œuvre les meilleures pratiques connues au regard du respect de l’environnement et des performances de traitement. Artemise a obtenu
les autorisations préfectorales nécessaires pour démarrer son activité sur un site temporaire en attendant la construction d’une usine
spécialement dédiée à cette activité.
Le projet d’un autre acteur du traitement des déchets conditionné par
l’obtention des autorisations d’exploitation nécessaires fait actuellement l’objet d’une évaluation finale. ■
Isabelle Arnaud
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
LA PAROLE À ...
© DR
SynerCiel : réseau
multi-métiers pour
la rénovation énergétique
Frédéric Beytout,
responsable partenariats
chez SynerCiel
Le réseau de professionnels, adossé à Bleu Ciel d’EDF, entend donner une
réponse globale et qualifiée au mouvement de rénovation thermique de tous
types de logements et de bâtiments. Rencontre avec Frédéric Beytout,
responsable partenariats.
En mai 2010, naissait SynerCiel, un réseau d’artisans et d’entreprises
mis sur pied en lien avec Bleu Ciel d’EDF. En fédérant une filière travaux autour de la performance énergétique du bâti, EDF bénéficie en
tant qu’obligé d’un apport de certificats d’économie d’énergie.
SynerCiel, sous la forme sociale de SAS, compte 1 800 professionnels
du bâtiment ayant le statut de membre associé.
Enfin, un prestataire, pour un coût d’environ 10 % du coût facturé,
assure la relation intégrale avec un engagement de résultats validé
par l’obtention d’un DPE (Diagnostic de Performance Energétique)
avec un gain de classe confirmé.
Quel bilan après 18 mois de fonctionnement ?
Électro Magazine – Qui sont les membres de SynerCiel ?
Frédéric Beytout – Il s’agit d’artisans et d’entreprises que nous
sélectionnons au travers de leurs différentes activités. Pour être
reconnu dans notre réseau, chaque activité ou métier d’un même
professionnel doit, à minima, faire l’objet d’une qualification. Sur l’ensemble du réseau, nous comptons environ 40 % de structures composées de 1 à 3 personnes et seulement 8 % d’entreprises de plus de
10 personnes. Nous regroupons 8 métiers(1) qui contribuent à accroître la performance énergétique, dont 2 entrés au sein du réseau en
octobre dernier : couverture et maçonnerie.
Comment fonctionne le réseau ?
Frédéric Beytout – SynerCiel met en relation, sans intermédiaire
et gratuitement, les particuliers et propriétaires de bâtiments
ayant un projet d’amélioration du confort thermique, avec nos
membres associés. Les projets, portés à notre connaissance via
le site Internet, sont ensuite ventilés auprès des professionnels
selon 3 critères : leurs qualifications, la zone de chalandise et le
nombre de chantiers pour lequel ils se sont engagés. Par ailleurs, nous comptons sur le dynamisme de chaque membre pour
remonter au niveau du réseau, des clients, des prospects ou des
projets de travaux périphériques à son activité et participant ainsi
à l’amélioration de la performance énergétique globale du bâtiment. Plus particulièrement pour les électriciens, nous avons
mis au point un outil baptisé Sin-Projet, leur permettant de valoriser leur rôle de conseil et accroître leur capacité à détecter des
bouquets de travaux.
De quelle manière est prise en compte la notion de bouquet
de travaux ? Comment est désigné un « responsable du
projet » ?
Frédéric Beytout – Pour les travaux multi-lots, il existe trois possibilités : un installateur fédère la relation avec le client, notamment le
financement, ou bien un interlocuteur extérieur, mandaté par
SynerCiel, fédère les entreprises et assume la relation avec le client.
20
Frédéric Beytout – Sur 8 mois d’activités en 2010, les membres associés ont réalisé 30 000 rénovations dans le cadre de SynerCiel, avec
une enveloppe moyenne de chantier entre 5 et 10 k€. Pour 2011, nous
pensons compter 45 000 chantiers. Coté réseau, les 1 800 membres
comptent environ 40 % d’électriciens, 20 % de climaticiens et spécialistes PAC et près de 20 % de plombiers-chauffagistes. Nous tablons
sur un réseau de 3 000 membres d’ici fin 2012, pour un volant de
50 000 à 80 000 projets.
Les chantiers engagés avec SynerCiel sont-ils limités à certaines énergies ?
Frédéric Beytout – Non. Même si dans le domaine du chauffage
notamment, c’est un fait, l’électricité est au cœur de nos préoccupations, l’étude d’un projet peut démontrer l’intérêt d’une chaudière gaz ou fioul. Surtout lorsqu’il s’agit de rénovation partielle de
l’installation de chauffage et de l’amélioration de l’isolation. Nous
souhaitons d’ailleurs compléter le réseau par des professionnels
de la biomasse qui ne représentent actuellement que 5 % des
membres, malgré une forte demande.
Quels sont les services SynerCiel accessibles aux membres ?
Frédéric Beytout – Depuis la création du réseau, nous développons
toute une palette de services dans le but de faciliter les démarches
des professionnels : programme d’aide à la vente, aide à l’instruction
de dossiers Qualibat, développement de marchés comme par exemple l’installation de bornes pour la recharge de véhicules électriques... SynerCiel représente également un potentiel d’achat
conséquent que nous faisons valoir au travers de partenariats avec
des prestataires et des industriels. ■
Propos recueillis par Michel Laurent
(1) Électricité, plomberie-chauffage, chauffage bois, menuiseriesouvrants, isolation, climatisation-pompes à chaleur, couverture,
maçonnerie.
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
PROFESSION INSTALLATEUR/PRESCRIPTEUR
Avis d’installateur
BSE adopte les chemins de câbles
Flextôle et les virages pliables de CES
À l’instigation du distributeur REXEL, l’entreprise BSE a utilisé les nouveaux chemins de
câbles Flextôle et les virages pliables de CES, divisant ainsi par 3 le temps de montage sur
le chantier de construction du nouveau centre de tri postal de Saint-Brieuc.
Rexel propose les nouvelles
solutions CES
Avec Flextôle, des éléments extensibles ou pliables
pour une pose sans découpe et sans outil
BSE va quitter Trégueux pour s’installer
dans des locaux plus vastes à Hillion,
toujours en Côtes-d’Armor.
L’entreprise BSE a remporté les lots électricité
et plomberie/chauffage du nouveau centre de tri
de La Poste, à Saint-Brieuc, un bâtiment de
plain-pied de 3 100 m2 (à 80 % occupé par les
robots de tri). L’équipe de BSE a installé une
double ceinture de chemins de câbles de 800
mètres linéaires, en tôle selon l’exigence de
La Poste, faisant le tour du bâtiment rectangulaire, l’un pour le courant fort, l’autre pour le
courant faible.
Pas d’éclisse ni de coupe sur chantier
pour le Flextôle et les virages pliables.
22
Les 2 fois 4 angles ont été réalisés avec les nouveaux virages pliables de CES. Livrés à plat,
faciles à transporter et transposer, ils sont poinçonnés et percés pour être façonnés sans outil,
en une minute, directement sur le chantier.
Gains de temps de deux tiers
« Cinq jours à trois personnes ont été nécessaires pour la mise en œuvre, soit 2/3 de moins
que pour une installation classique », souligne
Florian Gautier qui suggère de renforcer la
sûreté des clips du Flextôle et d’épaissir légèrement la tôle des angles, deux propositions auxquels CES réfléchit. ■
© D.R(
Facilité logistique
En matière de logistique, l’encombrement du
Flextôle, 2 m au lieu de 3 m, facilite le transport et
la manipulation. Il se transporte transversalement
Extensible, Flextôle passe de 2 à 4 m de longueur
en un clin d’œil, et autorise un intervalle de 2 m
entre les supports tout en observant la règle L/5
(400 mm entre la connexion et le support). Le
montage est équilibré et évite les prises de cotes
compliquées. Il suffit ensuite de poser Flextôle
sur les supports et de le déployer en réglant la
longueur, jusqu’au blocage du système, lorsque
les 4 m/l sont atteints. Il n’y a donc plus de coupe
ni de permis de feu. L’éclissage de deux dalles
Flextôle se réalise en quelque secondes : il suffit
de les emboîter à la main, sans outil ! Le contact,
parfait au niveau des jonctions, permet une
continuité électrique excellente. La mise à la
terre ne se fait plus que tous les 4 m, d’où une
réelle économie de temps et de bornes.
L’emboitement renforce le chemin de câble
Flextôle, et assure une vraie résistance à la
charge au niveau des connexions.
Virages pliables
© D.R(
« Au moment du chiffrage des chemins de
câbles, l’équipe de Rexel nous a mis en contact
avec un commercial de CES qui nous a présenté
le nouveau chemin de câbles extensible à glissière, à poser sans éclisse et sans coupe sur
chantier, le système Flextôle et son virage pliable pour les angles », explique Florian Gautier,
chargé d’affaires et chef de chantier de BSE, qui
a immédiatement saisi l’opportunité et les avantages de ces deux nouveautés.
en camion, le déchargement est rapide et pratique, et le système de
colisage permet un transport en toute sécurité des dalles Flextôle.
Quatre à cinq modules peuvent être chargés sur la nacelle élévatrice
indispensable (plafond à 5 m), au lieu de 1 ou 2 modules avec un système classique, ce qui évite de monter et descendre sans cesse, pour
la manutention des modules.
© D.R(
© D.R.
BSE (Bretagne Sanitaire Électricité) est une entreprise d’électricité, de plomberie et de chauffage
installée à Trégueux, dans la périphérie de Saint-Brieuc (Côtesd’Armor). Elle exerce principalement son activité dans la construcFlorian Gautier,
tion de logements neufs, collectifs
chargé d’affaires de BSE.
ou individuels, le tertiaire ainsi que
la rénovation. Créée en 1983 par Mickaël Yobe, en association avec
François Bouczo, également dirigeants de la
société Habitat Energies Renouvelables
(www.her-saintbrieuc.com), BSE emploie 35 personnes dont des intérimaires. Cette entreprise
intervient essentiellement sur les Côtesd’Armor. L’entreprise va prochainement déménager pour s’installer dans des locaux plus vastes
comprenant un showroom, à Hillion (22).
Centre de tri de La Poste à Saint-Brieuc.
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
Roland Kuschner
PROFESSION INSTALLATEUR/PRESCRIPTEUR
Société EDIB : « Que l’année 2012
se déroule comme en 2011 »
Optimiste en ce début d’année 2012, Pascal Rabusseau gère sa société d’installation électrique EDIB qu’il a créée en
1990 et qu’il dirige à Nanterre (92). EDIB a étendu son activité sur Paris, banlieue et grande couronne pour la
rénovation essentiellement dans le résidentiel, le tertiaire, et la maintenance d’immeubles.
En 1990, Pascal Rabusseau crée sa propre entreprise, dénommée
EDIB, qui devait depuis Nanterre se déployer dans Paris intramuros, dans le domaine de la rénovation courant faible et fort. De
par son savoir-faire, EDIB qui est qualifiée Qualifelec, s’est constituée une clientèle de syndics en résidentiel, de gestionnaires de
chaînes de magasins et d’immeubles tertiaires.
Employant cinq collaborateurs, Pascal Rabusseau estime avoir
trouvé le juste équilibre et préfère faire appel à la sous-traitance
si besoin. « C’est un choix, je n’ai pas cherché à m’agrandir plus,
parce que passé un certain stade, j’en ai fait l’expérience, il faut
savoir déléguer ». La maintenance et le dépannage représentent
une partie importante de l’activité, deux activités contraignantes
qui exigent d’être très réactif pour répondre dans les temps et
parfois dans l’urgence. « J’attends de mes distributeurs en matériel électrique - Agidis, Franco-Belge/Luminter, et VDS – la
même réactivité, et une certaine franchise sur les livraisons,
c’est essentiel pour que je puisse tenir mes engagements »,
explique Pascal Rabusseau.
Des produits et des solutions qui rassurent
Auprès des clients, l’action d’EDIB porte plutôt sur la mise en
sécurité et sur la mise en conformité, l’objectif du donneur d’ordre étant d’éviter d’avoir à refaire tous les circuits électriques.
L’entreprise insiste beaucoup sur les liaisons équipotentielles en
salles de bains, cuisines et la création des colonnes de terre qui
sont encore bien absentes des immeubles parisiens. « Ce sont
des habitudes lentes à mettre en place, mais les donneurs d’ordre y sont de plus en plus sensibles », explique Pascal Rabusseau.
L’entreprise propose des produits et des solutions traditionnels
rassurants. EDIB opte pour Schneider Electric en protection et
Legrand pour l’appareillage.
EDIB conseille les leds en parties communes, un message qui
commence à être entendu. « En éclairage de sécurité, les leds
sont le standard, et elles équipent de plus en plus les hublots et
les appliques, Sarlam par exemple », note Pascal Rabusseau.
Contrôle d’accès et interphonie
en courant faible
Auprès des particuliers et des architectes, EDIB développe aussi
son activité. L’entreprise mène des actions pour promouvoir la
domotique mais avoue se heurter à des problèmes de prix par
rapport à une installation traditionnelle et d’estimation des coûts.
© D.R.
Réactif et compétent en maintenance
et dépannage, son réseau s’est élargi
Pascal Rabusseau, gérant d’EDIB :
« J’attends de mes distributeurs en matériel électrique - Agidis, FrancoBelge/Luminter, et VDS – la même réactivité que celle que je fournis à mes
clients, et une certaine franchise sur les livraisons, c’est essentiel pour que je
puisse tenir mes engagements. »
Ceci malgré une formation In One by Legrand suivie chez Legrand
à Limoges, et l’aide de Hager avec Tébis sur certains devis. « C’est
encore le contrôle d’accès et l’interphonie qui représentent la
majeure partie de notre activité courant faible, avec des fabricants
tels que Noralsy et Urmet-Captiv ».
Formation
« La formation est un aspect important de nos métiers, nous y
consacrons 2 à 3 jours par personne et par an. Nous participons
aux journées techniques des distributeurs, Schneider Electric y
est assez actif, tandis que Legrand préfère nous envoyer ses
représentants, ce qui nous convient également ».
La transmission d’EDIB se prépare
Pascal Rabusseau constate une relance d’activité d’année en
année, malgré une concurrence accrue. Son carnet de commandes se maintient mais une vigilance est de rigueur. « Il faut
tirer les prix, on demande plus de remise sur les produits à nos
partenaires fournisseurs pour conserver notre clientèle »,
déclare-t-il. À 53 ans, Pascal Rabusseau envisage la transmission
d’EDIB à son fils Alexandre, qui est actuellement employé dans
une société de contrôle et d’évaluation de conformité. ■
Roland Kuschner
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
23
PROFESSION INSTALLATEUR/PRESCRIPTEUR
Alban Boyé,
directeur général
de Maisons Trecobat
De nombreux sujets liés à l’électricité animent aujourd’hui les constructeurs
de maisons individuelles. Le regard d’Alban Boyé, directeur général de
Maisons Trecobat témoigne d’une accélération de la prise en compte des
nouvelles technologies électriques et de communication au sens large.
Maisons Trecobat, à l’origine de 1 000 réalisations en 2011, jongle avec les
problématiques d’efficacité énergétique, de confort, de service… et de coût.
Électro Magazine – Quelle place aujourd’hui pour les solutions
de chauffage électrique ?
Alban Boyé – Aujourd’hui, il est clair que les solutions de chauffage électrique direct à effet Joule passent très difficilement la
barrière de la RT2005 version BBC, de même que la RT2012 dans
la zone climatique H2a. Toutefois, l’ensemble des paramètres formant la réglementation étant liés entre eux, il n’est pas interdit
que des progrès significatifs en matière de production d’eau
chaude sanitaire ou d’isolation, fassent réapparaître l’effet Joule
dans le champ des solutions envisageables ! Nous livrons cependant 10 % de nos maisons, hors BBC, avec cette technologie. La
majorité des réalisations, soit environ 80 % des maisons, intègre
une pompe à chaleur air/eau inverter sur plancher chauffant.
Cette solution répond bien au cahier des charges climatique de
l’ouest de la France. Pour le reste, soit 10 % des maisons, nous
installons des chaudières au gaz naturel.
Qu’apporte la PAC dans le contexte de la RT ?
Alban Boyé – L’intégration d’une PAC suffit à elle seule quant à
l’obligation, aux yeux de la réglementation thermique, de produire
un minimum d’énergie renouvelable. Contrairement à l’obligation
d’installer, par exemple un chauffe-eau solaire, dans le cadre d’une
chaudière gaz. La PAC permet également d’assurer à elle seule
plusieurs fonctions : chauffage, production d’ECS, voire plus…
Avec la société Hora, vous avez concouru au Challenge 2012
de l’Union des Maisons Françaises, catégorie Innovation
Technologiques. Quel était l’objet de cette présentation ?
Alban Boyé – Il s’agissait effectivement de présenter une réalisation équipée d’une solution thermodynamique 4 en 1 : chauffage,
ventilation, rafraîchissement et production d’ECS. Le tout avec la
particularité d’assurer gratuitement le rafraîchissement lors de la
production d’ECS en été. À cette occasion, nous avons décroché
avec Twin’R la médaille de bronze de la catégorie. Ce système est
bien reçu par le moteur de calcul de la RT2012 version BBC.
Plus largement, les systèmes combinés ont du sens pour l’avenir
de la maison individuelle. De plus, en concentrant plusieurs fonctions, ils ne nécessitent plus que l’intervention d’un seul interlocuteur en phase d’installation : l’électricien. Enfin, le soin apporté à
la qualité de l’air et la perméabilité du bâti toujours plus faible, vont
donner à la ventilation une place capitale dans les années à venir.
24
Quelle est votre approche de l’installation électrique ?
Alban Boyé – Du fait de la mise en œuvre de maisons sur-mesure,
nous restons pour l’instant sur des réalisations à façon, sans recourir au mode de pose avec pieuvre. Toutes nos maisons sont livrées
pourvues de volets roulants à commande électrique. Quant aux
courants faibles, chaque maison est livrée équipée d’un coffret de
communication, de câblages et de prises de niveau grade 3S. C’est
pour nous la seule voie permettant à l’habitat de rester évolutif.
Et la domotique ?
Alban Boyé – Nous sommes conscients des attentes de nos clients
en la matière. Mais pour passer à l’acte, nous attendons que les
industriels proposent des solutions non propriétaires à un coût
accessible. Car nous souhaitons avoir toute latitude pour marier
entre eux des composants de différentes marques. Quant aux choix
entre une domotique câblée ou radio, nous sommes plutôt dans la
perspective du câblage, du fait qu’une partie de nos clients entend
se dédouaner des émissions radios au sein de la maison.
Quels seront vos prochains développements autour de l’installation électrique ?
Alban Boyé – Plus de 50 % des consommations d’électricité sont
relatifs à d’autres usages que le chauffage et l’ECS. C’est pourquoi
nous y prêtons attention. En matière d’éclairage, nous encourageons l’utilisation de sources Led. Nous intégrons par exemple en
plafond des spots à Led étanches à l’air pour ne pas dégrader la
perméabilité.
Plus largement, la RT2012 impose le comptage d’énergie par
usage. Cette mesure des consommations n’est peut-être qu’un
préalable à d’autres avancées… À suivre. ■
Propos recueillis par Michel Laurent
Trecobat médaille d’or
pour « Ma Maison Idéale »
dans le cadre des trophées
Edf Bleu Ciel
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
© Trecobat
© D.R.
Maisons Trecobat : quel
rôle pour l’électricité ?
PROFESSION FABRICANT
© DR
MAEC propose une
solution globale « colonne
courant fort et faible »
Olivier Fouan,
directeur commercial
de MAEC
MAEC est, pour la partie électrique, présent dans le domaine du collectif
(colonne montante) avec la volonté d’apporter des solutions globales :
colonne courant fort (électricité) et colonne courant faible (télécom et
télévision). Cette société est la seule aujourd’hui à proposer l’intégralité des
solutions colonne courant fort et faible, comme l’explique Olivier Fouan,
directeur commercial MAEC, filiale du Groupe CAHORS.
Électro Magazine – Pouvez-vous nous présenter en quelques
mots l’activité de la société MAEC ?
Olivier Fouan – MAEC est spécialiste de la distribution des énergies
et des fluides : distribution et comptage de l’électricité basse tension,
branchement et comptage de l’eau, branchement et comptage du gaz
et matériels de branchement pour les réseaux de communication.
Concernant la partie électrique, son cœur de métier, deux
domaines peuvent être distingués : le branchement individuel
(matériels de réseau et de branchement) et le branchement collectif : la colonne électrique. Les produits MAEC sont commercialisés
sous la marque Cahors.
Pouvez-vous nous dresser un état de votre présence dans
la partie Colonne courant fort ?
Olivier Fouan – MAEC est présente depuis plusieurs dizaines d’années dans le domaine de la colonne électrique, où elle occupe une
place de leader. Elle propose une gamme complète, du pied de
colonne en bas d’immeuble jusqu’au comptage chez le client. Audelà du matériel proprement dit, nous nous efforçons d’apporter à
nos clients les services associés les plus performants : mise à disposition de logiciels de calcul de colonne, formation aux aspects normatifs et règlementaires, conseils dispensés par nos équipes en région. Votre stratégie semble s’être
orientée vers une globalisation des solutions Cahors,
pouvez-vous nous en dire un
peu plus ?
Olivier Fouan – Notre stratégie
est effectivement orientée vers la
Schéma général d’illustration
proposition de solutions globales.
C’est particulièrement vrai dans le domaine de la colonne ou l’offre
globale Cahors permet de réaliser :
• la colonne électrique courant fort : coffrets coupe-circuit principal
collectif, distributeurs à coupe-circuit principal individuel, pieds de
colonne pour les fonctions de dérivation du tronçon commun et de
sectionnement de la colonne, panneaux pour compteur électronique et disjoncteur ;
• la colonne courant faible, notamment en fibre optique : point de
branchement, tableau de communication ;
26
• l’accès au réseau de télécommunications et à la distribution de la
télévision : antennes, boîtiers de distribution.
Quels sont les avantages que présentent ces solutions globales Cahors gamme « collectif » et comment vous positionnez-vous par rapport à vos concurrents directs ?
Olivier Fouan – MAEC est la première société à proposer une offre
aussi large dans le domaine du branchement. Nos concurrents
directs proposent des offres dissociées : colonne courant fort ou
colonne courant faible ou distribution de la télévision, mais jamais
l’ensemble de ces prestations. L’offre Cahors permet donc au client
de ne s’adresser qu’à un seul fabriquant pour traiter l’ensemble de
son projet. Une attention particulière a été portée à la simplification
de la mise en œuvre des différents sous-ensembles, par la généralisation d’éléments pré-câblés, facilitant la réalisation des colonnes
courants forts et courants faibles par un même installateur.
Comment est organisée votre force de vente ?
Olivier Fouan – Notre force de vente, exclusive et présente sur
toutes les régions, nous permet de porter cette offre élargie de
façon homogène sur l’ensemble du territoire, en assurant un
service de proximité.
Quels sont les moyens industriels de MAEC ?
Olivier Fouan – L’une des 17 filiales du Groupe Cahors, présent sur
les cinq continents, MAEC est implantée à Cahors dans une unité de
26 000 m². L’entreprise coordonne des activités de recherche, de production et de commercialisation. Son activité industrielle associe
étroitement électrotechnique et plasturgie. L’usine dispose d’importants moyens de production, d’assemblage et de montage. Elle est
spécialisée dans le moulage à chaud des matériaux thermodurcissables et thermoplastiques, et met en œuvre une quinzaine de presses
à compression et une dizaine de presses à injection, de 60 à 1 500
tonnes, des robots de chargement et de peinture. Le site de Cahors
est certifié ISO 9001 V2000 et ISO 14001. Son laboratoire Physique a
reçu, début 2002, l’accréditation Cofrac, véritable garantie de
confiance et de compétence, tant en France qu’à l’international. ■
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Propos recueillis par Roland Kuschner
PROFESSION FABRICANT
© Riello
Riello-UPS en phase
de consolidation
Jean-Marie Demarty,
nouveau directeur général
de Riello-UPS France.
Riello-UPS France ne cesse d’étoffer son offre, et après avoir réussi à
acquérir une position significative sur le marché, en partenariat avec la
distribution en matériel électrique et les électriciens nationaux, traverse une
phase de consolidation que son nouveau directeur général, Jean-Marie
Demarty, a commencé à mettre en œuvre.
En juillet 2011, Jean-Marie Demarty a pris la direction générale de
Riello-UPS. Depuis plus de 20 ans dans l’univers de la conversion
d’énergie, il a débuté sa carrière, en 1987, comme technicien chez le
constructeur français AI-Industrie, pour, après trois ans, rejoindre
SAEI Conversion Energie et en devenir, en 1995, le directeur technique, puis le directeur général en 2007. Après la création de SA3I
(fusion des 2 filiales de tiers maintenance SAEI-SA2E du groupe APCMGE UPS) en 2010, Jean-Marie Demarty quitte le groupe Schneider
Electric. En juillet dernier, Riello-UPS France lui confie la consolidation et le développement de l’activité UPS en s’appuyant sur les axes
forts suivants : la technicité, la qualité, les services et l’innovation.
sur l’ensemble du territoire national. L’activité commerciale de
Riello-UPS France est animée par 10 collaborateurs itinérants assistés par un back office important et réactif. « Deux nouveaux commerciaux, très pointus en matière technique, ont rejoint l’équipe pour,
lors des accompagnements terrain, mettre notre expertise technique au services de domaines variés : environnement, interface
homme-machine, etc. Ils superviseront les études lors de nos offres
de fournitures et services, en recherchant la meilleure équation
technicité/prix. Cette démarche sera traduite sous forme de processus », précise Jean-Marie Demarty.
Sensibiliser l’électricien
D’importants développements
de gammes et services
© Riello
Riello-UPS possède près de 4 000 points de vente, auxquels sont
garantis des produits disponibles sur stock, à Lisses, et en stocks
répartis ; « 2012 sera l’année de validation de notre réseau de disNuméro 4 en Europe, Riello-UPS propose une gamme complète
tribution, qui doit monter en compétence. Nous aidons nos partede solutions secourues monophasées et triphasées, de 400 VA à
naires à devenir des spécialistes, en leur organisant des Journées
6,4 MVA. Soit plus de 75 produits qui répondent au besoin en énerportes ouvertes et des visites “sur projets”.
gie des plus petits ordinateurs individuels
Les électriciens doivent être informés sur
jusqu’aux grands systèmes informatiques
les besoins de sécurisation des matériels
pour les datacenters ; en partenariat avec
sensibles installés dans des stations-serd’une part, les distributeurs en matériels
vices, des bornes de paiements électroinformatiques pour les petites puissances,
niques, etc., mais aussi connaître les nouet d’autre part, le négoce électrique et les
veaux besoins des infrastructures en
électriciens pour les puissances supétermes d’alimentation double ou triple
rieures, en fournissant à ces derniers du
redondance, ceci dans un bon rapport quaconseil technique, de l’accompagnement
lité/prix », souligne Jean-Marie Demarty. Le
produit sur projets, en participant aux
marché de l’onduleur enregistre une croisétudes en amont, à la mise en service des
sance de 4 % par an, en volume, les nouproduits et à leur maintenance. Pour cela,
velles technologies ayant permis une baisse
Riello-UPS a renforcé les compétences
L’établissement Riello de Lisses
des tarifs des produits standards.
des équipes techniques qui passent de 6 à
10 collaborateurs, dotés de véhicules, d’outillage et de stock en
pièces détachées.
Veille technologique
Riello-UPS comprend également des stabilisateurs de tension, des
convertisseurs de fréquence, des produits répondant aux normes AES,
Riello-UPS s’intéresse à l’évolution du stockage de l’énergie telle que
des armoires-rack modulaires et des interfaces de communication.
des systèmes flywheell. Les actuelles batteries au plomb ne répondent
Depuis 3 ans, Riello-Aros Solar Technology propose une gamme
pas aux besoins futurs des réseaux Smart Grid et aux sollicitations du
d’onduleurs Sirio, de 1,5 kW à 500 kW et jusqu’à plusieurs MW, descompteur Linky, faute d’un nombre de cycles suffisants. Des tests sont
tinée aux applications photovoltaïques.
donc menés sur des solutions à base de lithium, mais leur prix est toutefois trop élevé pour concurrencer le plomb. Actuellement, ce sont les
datacenters qui créent la demande. En raison du prix du m², les
Équipe commerciale renforcée
ensembles UPS +batteries doivent devenir moins lourds, être plus
compacts et offrir un nombre de cycles plus important. ■
Actuellement, Riello-UPS France emploie 32 personnes, réparties
entre le siège à Lisses (91), l’agence de Lyon et les points techniques
Roland Kuschner
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27
© Weidmüller
PROFESSION FABRICANT
Dominique Forveille,
directeur général
de Weidmüller France
Weidmüller se développe
sur le marché de la
machine et du process
Weidmüller est en ordre de marche, après une année 2011 très positive. Pour
2012, outre une présence accrue sur les salons de la filière, le fabricant
entend renforcer ses liens avec les fabricants de machines, le process et leur
environnement, comme l’explique Dominique Forveille, directeur général de
Weidmüller France.
technique important, sauf ceux concernant le monitoring et l’optimisation de la production photovoltaïque, deux points cruciaux.
Électro Magazine - Comment Weidmüller a-t-il terminé 2011 ?
Dominique Forveille – L’année 2011 a vu la création de filiales dans
les pays émergents : Brésil, Russie, Inde, Chine, ce qui a contribué à
finir l’année dans de très bonnes conditions. En France, nous
sommes revenus à quatre régions commerciales, avec une équipe
commerciale d’une vingtaine de personnes soutenues par sept
sédentaires. Après un premier semestre porteur, nous avons
constaté depuis septembre un léger tassement de l’activité mais le
bilan 2011 reste très bon pour Weidmüller France. Nous sommes
mieux préparés qu’en 2008. Nous surveillons mieux les investissements et les dépenses, nous avons optimisé les ressources et les
outils de production, pour être plus compétitifs et prêts à traverser la
zone d’incertitude qui s’annonce.
Weidmüller ira-t-il un jour dans le bâtiment ?
Dominique Forveille – Weidmüller est déjà présent dans les solutions pour le bâtiment (efficacité énergétique, GTB, smart grids, etc.)
au travers des nombreux OEM qui intègrent nos solutions. Un catalogue dédié regroupant l’ensemble des solutions à même de répondre aux problématiques du bâtiment est en cours de réalisation.
Quels sont les nouveaux produits pour 2012 ?
Dominique Forveille – Extension et développement de notre offre
Précablage Automates avec proposition de solutions vissée et à ressort. Nous développons des interfaces dédiées au contrôle commande (Process) avec la connectique spécifique des OEM.
Quelles sont les évolutions stratégiques envisagées pour
2012 ?
Dominique Forveille – Nous mettons l’accent sur le marché de la
machine, et donc sur les grands donneurs d’ordres, les grands fabricants de machines, auprès desquels il est indispensable de faire de
la prescription pour promouvoir nos produits, en partenariat avec la
distribution en matériel électrique. Parallèlement, nous renforçons
nos actions en faveur des produits de commodités utilisés au quotidien par les installateurs.
Dominique Forveille – L’application des normes auxquelles se
réfère la directive machine 2006/42/CE est obligatoire au 1er janvier 2012. Elle impose la prise en compte du risque foudre et l’intégration de la protection correspondante par les constructeurs
de machines ; nous proposons des gammes de produits adaptés
et fournissons du conseil et des solutions complètes. Weidmüller,
leader dans les bornes sur rail et la connectique industrielle, est
ainsi le partenaire applicatif pour relier les machines, les équipements et les personnes.
Quelle est votre perception du marché photovoltaïque ?
Dominique Forveille – Le marché du photovoltaïque est un marché
mature sur lequel Weidmüller offre une expertise reconnue. Notre
offre répond à 99 % du marché, et il n’y aura pas de développement
28
© Weidmüller
Quelles sont les nouveautés concernant le marché de la
machine ?
Notre gamme d’optocoupleurs s’étend à la commande de puissance
(10 A) pour les charges selfiques type électrovannes. Nous lançons
aussi des blocs de jonction de répartition et de distribution à forte
densité permettant d’aiguiller jusqu’à un millier d’entrées sur 1 m de
large. Enfin renouvellement complet de notre gamme Ethernet
Industriel : switchs, passerelle WLAN, media converter, etc.
Quelles sont les actions envisagées pour 2012 ?
Dominique Forveille – Weidmüller
expose à Interclima+Elec, IMA
(salon de la mécatronique et des
automatismes), SEPEM (Salon des
services, équipements, process et
Solutions précâblage automate
maintenance) et CFIA (Salons prode Weidmüller.
fessionnels des fournisseurs de
l’industrie agro-alimentaire) et sera présent aux salons Rexel et
Sonepar, confirmant ainsi le long partenariat que nous entretenons
avec nos distributeurs. Tous nos outils d’aide et nos guides de choix
sont sur le site www.weidmuller.fr, et pour le précablage automate,
une version sur CD sera prochainement disponible.
Rançon de son succès en 2011, notre Bus-Tour va continuer à sillonner la France à la rencontre de nos clients et distributeurs, durant
trois mois en 2012. ■
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Propos recueillis par Roland Kuschner
PROFESSION FABRICANT
© Osram
OSRAM se rapproche
de la prescription
André Le Bihan,
président d’OSRAM SASU
Afin de positionner OSRAM comme un acteur majeur du secteur de
l’éclairage, le Groupe crée une nouvelle entité nommée « Professional
Lighting Applications », qui s’appuie sur la prescription et renforce sa
présence auprès des intervenants du marché de la construction. André Le
Bihan, président d’OSRAM SASU et Hervé Dhenne, responsable Professional
Lighting Applications, nous en livrent les tenants et aboutissants.
nous développons une véritable compétence
dans le domaine des luminaires ainsi qu’un
meilleur accès à la prescription, d’où la création de cette nouvelle entité « Professional
Lighting Applications ».
Électro Magazine – Quelles sont les stratégies que vous comptez développer en
2012 ?
©SITECO
Quel est l’objectif de cette entité ?
Modario : un éclairage fluorescent souple et évolutif
dans le temps. Le système de bandeaux lumineux
Modario se compose de modules de rails disponibles
en 4 longueurs, équipés de tubes fluorescents T5.
Faciles à installer, tous les éléments sont
interchangeables pour permettre d’adapter
l’éclairage aux besoins de l’utilisateur.
Plus précisément, quels sont les domaines d’applications que
couvre la marque Siteco ?
©SITECO
André Le Bihan – OSRAM est un acteur historique et un référent en éclairage depuis une
centaine d’années et a toujours suivi, voire anticipé, les demandes du marché aussi bien en
termes de produits que d’applications. À ce
titre, le Groupe a racheté définitivement la
société Traxon Technologies qui permet de
renforcer son offre éclairage architectural à
LED dynamique, et par ailleurs, a acquis Siteco,
spécialiste de luminaires de qualité, complétant ainsi de manière significative ses solutions
d’éclairage intérieur et extérieur.
André Le Bihan – Siteco est très présent dans les applications
d’éclairage tertiaire, industriel, les commerces, l’éclairage routier et
urbain, les installations sportives... Grâce à l’intégration de Siteco,
« SITECO, AN OSRAM BUSINESS »
Hervé Dhenne,
responsable Professional Lighting Applications
« Bénéficiant de 150 années d’expérience,
Siteco a su continuellement développer
des solutions d’éclairage innovantes et
performantes. D’origine allemande et
essentiellement présente dans les pays
d’Europe du Nord, cette société nous a apporté un savoir-faire
complet dans tous les domaines de l’éclairage : tertiaire, commerce, industriel, éclairage routier et urbain, illuminations et
éclairage des tunnels.
En France, OSRAM s’adresse donc ainsi à l’ensemble des acteurs
de l’éclairage, s’appuyant sur l’équipe de l’entité « Professional
Lighting Applications » constituée actuellement de 15 personnes
qui assurent support technique et aide à la prescription, afin de
répondre au mieux aux besoins des maîtres d’ouvrage, des maîtres d’œuvre, des distributeurs et des installateurs. »
30
André Le Bihan – Cette entité est véritablement
dédiée aux projets d’éclairage, quel que soit le
secteur. Nous entendons développer notre présence sur le marché des solutions d’éclairage,
en nous rapprochant de la prescription et en
renforçant nos moyens au niveau du support
technique. Nous souhaitons tisser des liens
étroits avec les décisionnaires du marché de la
construction : que ce soit les
investisseurs publics ou privés, les installateurs, les
architectes ou les bureaux
d’études. Autrement dit, il
s’agit d’intervenir en amont, au
moment de l’élaboration du
cahier des charges, en étant
partie prenante dans le choix
des solutions mises en place.
Le système de luminaire linéaire Hexal
offre une grande flexibilité. Installé en
plafonnier ou en suspension, équipé de
tubes T5, il propose un éclairage direct
ou indirect et fonctionne avec un ballast
électronique simple ou gradable.
Pourquoi développer cette
démarche prescription ?
André Le Bihan – Nous devons
faire face à deux réalités :
l’évolution de la LED – une technologie qui progresse très rapidement
– et les systèmes d’éclairage et de gestion de plus en plus performants. Ces derniers permettent d’allier confort, ambiance et économie d’énergie et il est absolument indispensable de porter cette technologie d’avenir auprès de tous les acteurs, notamment par le biais
de formations et d’actions pédagogiques. À ce titre, toute notre force
de vente est particulièrement impliquée elle-même dans ces actions
et notre site myOSRAM offre d’ores et déjà des modules de formation
tout à fait pertinents. ■
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Propos recueillis par Isabelle Arnaud
© Schneider Electric
© Schneider Electric
PROFESSION FABRICANT
Frédéric Abbal,
président de Schneider Electric
France
Schneider Electric
optimise la gestion
de l’énergie du « Hive »
Le « Hive », siège social de Schneider Electric, à Rueil-Malmaison
constitue une référence du bâtiment intelligent, grâce à l’utilisation des
technologies du groupe, il démontre comment chaque bâtiment pourra
demain se connecter au réseau électrique intelligent, et devenir une
« ressource vivante ».
Spécialiste mondial de la gestion de l’énergie, Schneider Electric
fabrique des solutions et des produits permettant de rendre l’énergie
sûre, productive, efficace, « verte », en proposant des économies
substantielles. Dans le bâtiment non-résidentiel, la construction du
bâtiment représente seulement 25 % du coût global, l’exploitation
représente les 75 % restants.
d’atteindre 80 kWh/an/m² en 2011. Soit une réduction de 47 % supérieure aux objectifs 2020 du Plan Bâtiment, anticipant le décret d’application des obligations de rénovation du parc tertiaire existant qui
doit être prochainement publié.
La réduction de la consommation d’énergie
Pour optimiser la gestion du Hive, toutes les énergies et tous les systèmes partagent la même architecture, EcoStruxure, et sont pilotés
par un système commun de supervision, la GTB (gestion technique
du bâtiment) Continuum. Celle-ci intègre nativement l’ensemble des
systèmes, tels que le contrôle commande de la CVC, la vidéo protection, le contrôle d’accès, l’anti-intrusion, les compteurs électriques et
thermiques, au travers d’un réseau IP mutualisé. Le système
Continuum, communiquant sur des protocoles ouverts (Bacnet et
Lon), permet l’interopérabilité des équipements tels que
les stores, l’éclairage, la climatisation, etc. Chaque résident peut, depuis une télécommande murale ou sans fil,
agir sur son environnement de travail.
« Ce qui se fait de mieux »
« Le bâtiment tertiaire connaît une profonde évolution
sous l’influence de la réglementation et sous la pression des exploitants, désireux de réduire leur facture
énergétique et des occupants attendant plus de services et de
confort. Le Hive est un exemple de ce qui se fait de mieux pour
concilier les attentes des parties prenantes. Équipé des solutions
technologiques de Schneider Electric, il est le premier bâtiment certifié Iso 50001 dans le monde », explique Frédéric Abbal, président
de Schneider Electric France.
Le Hive anticipe
Inauguré en 2008, alors régi par la RT2000 mais ayant adopté des critères comparables à ceux de la RT2005, ceci grâce aux solutions de
Schneider Electric, le Hive, qui comprend un ensemble de bâtiments
totalisant 35 000 m², a vu passer sa consommation moyenne de
150 kWh/an/m² en 2009, à 110 kWh/m²/an en 2010, avec pour objectif
32
Contrôler, sensibiliser, et dialoguer
Afin de suivre en temps réel les consommations, le Hive
est équipé de compteurs électriques et thermiques,
dont les valeurs sont transférées vers un portail de suivi
énergétique Vizelia qui fournit des rapports de rendement. Pour améliorer l’occupation du bâtiment, depuis
janvier 2012, la solution Gilif, intégrée à la GTB, utilise
des badges anonymes équipés de puce RFID, afin
d’identifier la surface réellement occupée du bâtiment. Pour sensibiliser et accompagner les collaborateurs, diverses initiatives mettent
en avant les bonnes pratiques. Un responsable, dit Energy Manager,
coordonne les efforts des équipes en vue d’améliorer la performance
énergétique. De plus, le parvis du Hive est équipé de trois bornes
doubles de recharge standard et une borne de recharge rapide pour
les véhicules propres que Schneider Electric met à disposition de ses
collaborateurs, la GTB s’assurant de pouvoir fournir la puissance
nécessaire ; le Hive est également équipé d’une ombrière photovoltaïque. Il est le premier bâtiment certifié Iso 50001 qui spécifie les exigences pour la conception, la mise en œuvre, la maintenance et
l’amélioration d’un système de management de l’énergie. ■
© Schneider Electric
Actuellement, la consommation annuelle d’énergie primaire dans un
bâtiment est proche de 400 kWh/m2/an chauffé, le secteur du bâtiment consomme 43 % de l’énergie consommée en France. Les pouvoirs publics ont lancé le Plan Bâtiment Grenelle dont l’objectif est de
réduire, d’ici 2020, de 38 % les consommations d’énergie, et de 50 %
l’émission de gaz à effet de serre dans les nouveaux bâtiments et
ceux du patrimoine existant. Les bâtiments tertiaires,
dont le permis de construire a été déposé après le 1er
juillet 2011, sont déjà « basse consommation » (soit une
consommation de 50 kWh/m2/an) ; mesure qui s’appliquera au résidentiel dans deux ans. En 2020, ces bâtiments seront à énergie positive. 750 millions de m2 doivent être rénovés dans le tertiaire privé, et 400 000 logements par an seront à rénover à compter de 2013.
Convergence des systèmes
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Roland Kuschner
PROFESSION FABRICANT
ID Câbles : le partenaire câblier
des professionnels de la distribution
électrique
Les grandes ambitions affichées par ID Câbles, en 2010, dans le domaine des câbles courants faibles, sont plus que
jamais d’actualité. En l’occurrence : une croissance de 60 % en 2011, l’extension de son marché vers les DOM/TOM,
la certification ISO 9001:2008 (juin 2011), la création d’un catalogue, et une ouverture accrue vers les courants forts.
des moyens développés sur la métropole, nous permettra dès 2012
d’envisager l’ouverture des ventes aux DOM-TOM ».
ID Câbles propose des prix calculés au plus juste, et s’efforce d’être
parmi les plus bas du marché tout au long de l’année.
© ID Câbles
© ID Câbles
Très prochainement, un catalogue
Véronique Villeret,
Stéphane Leroux,
directrice adjointe.
directeur des opérations.
Société fondée le 1er février 2010, ID Câbles se veut l’un des leaders
du marché des câbles courants faibles. 100 % de son chiffre d’affaires
sont réalisés au travers de la distribution en matériel électrique. La
firme réalise en 2011 un chiffre d’affaires de 18 M€ (contre 11 M€
pour 2010) avec 15 personnes dont 4 chargés de clientèle, 4 sédentaires commerciaux, un pôle achat et 4 magasiniers. Son business
plan prévoit 25 M€ en 2012.
L’offre standard d’ID Câbles est composée d’environ 850 à 900 références de produits à forte rotation, qui couvrent l’essentiel du marché
des câbles courants faibles :
• les câbles harmonisés HO5/HO7VK, HO7RNF, HO5VVF ;
• les câbles téléphoniques SYT, série 298, Téléreport ;
• les câbles de sécurité antifeu CR1 C1, des coaxiaux vidéo (surveillance), des câbles d’alarmes…
• les câbles pour l’industrie : YSLYJZ, LIYCY, l’instrumentation ;
• les câbles pour les énergies renouvelables (des câbles photovoltaïques) ;
• les câbles pour réseau informatique et résidentiel : Catégorie 5E,
Catégorie 6, grade 3 ;
• les câbles coaxiaux pour la télédistribution (17/19 VATC) ;
• les câbles audio HP méplats et ronds ;
• en complément de gamme, des câbles pour courants forts
(RO2V…) : ID Câbles a en effet la volonté de se développer fortement
dans ce domaine en 2012.
C’est une filiale de TKH Group – Twentsche Kabel Holding –, industriel hollandais comptant 65 filiales dans 20 pays et réalisant un chiffre d’affaires de 894 M€ en 2010 avec 3 564 employés. « Nous
ID Câbles est également en mesure de satisfaire les demandes
sommes référencés chez la plupart des grossistes en matériel élecparticulières de clients dont le besoin ne figurerait pas dans
trique : Sonepar, Socoda, Comafranc, etc. », insiste Stéphane
l’offre standard.
Leroux, directeur des opérations : « c’est une clientèle que nous
Tous ces produits se retrouvent au sein du catalogue ID Câbles,
connaissons très bien, la majorité de nos collaborateurs dispose
disponible depuis le début du mois de février. Ce dernier est
d’une expérience de 15 à 20 ans dans la vente de
également consultable sur le site Internet à l’adresse www.idcâbles ». ID Câbles a fait le choix de proposer
cables.fr, doté d’un moteur de recherche permettant de trouune offre sélective de produits à grande diffuver aisément le produit recherché… La version en ligne permet
sion, et de mettre en œuvre un service de quale téléchargement et l’édition en libre-service des fiches techlité. Ses délais de livraison ? De 24 à 48 heures
niques des produits de la gamme.
en Île-de-France, et jusqu’à 72 heures dans la
France métropolitaine… « Pour atteindre d’exConcernant la vente en ligne de ses produits, ID Câbles soucellents taux de service, nous disposons en perhaite, avant tout lancement de projet, écouter les besoins
manence de 50 jours de stock, soit environ 3 M€,
précis de ses clients, comme le soulignent Véronique Villeret
sur notre plate-forme de Villabé », précise
et Stéphane Leroux : « il est certain que si nos clients expriVéronique Villeret, directrice adjointe : « pour
ment le besoin de disposer de ce type de services, nous
nos approvisionnements, nous nous appuyons
répondrons à leur demande. Depuis ses débuts, ID Câbles
sur les 14 usines du pôle fabrication de TKH
a concrétisé ses développements, de produits et de serGroup. ID Câbles possède une cellule d’achat afin
vices, en étroite collaboration avec ses clients ». ■
de toujours satisfaire les besoins particuliers de
2012.
ur
po
e
gu
Un catalo
nos clients, les distributeurs. L’efficacité vérifiée
Jean-Claude Festinger
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33
© Varenne
PROFESSION NÉGOCIANT
Plus d’espace également pour l’accueil
comptoir, une tradition que les installateurs
apprécient beaucoup.
© Varenne
Varenne démarre 2012
sur les chapeaux de roue
2012 s’annonce bien pour Varenne, qui, à Clermont-Ferrand, vient d’agrandir
ses locaux et achever la fusion de ses dernières acquisitions, comme
l’explique Patrick Golfier, pdg de l’enseigne membre de Groupe Socoda.
Patrick Golfier,
pdg de Varenne
Patrick Golfier – En 1945, Louis Varenne a créé sa société, alors très
implantée chez Michelin, spécialisée en industrie. En 1988, la famille
Golfier rachète l’enseigne qui en 1973 s’était installée dans la zone
industrielle du Brézet (à l’Est de Clermont-Ferrand). En 2001, nous
avons adhéré au réseau Groupe Socoda. En 2008, nous avons racheté
Electro World Groupe, un distributeur spécialiste des courants faibles
pour les revendeurs informatiques et les spécialistes VDI, qui a rejoint
les locaux du Brézet, suivi du rachat, en 2011, de PSM Composants
(composants électroniques « industrie » et mesure). Varenne est également présent avec deux agences DEM+SNOI à la Réunion.
L’année 2011 a-t-elle été une année importante pour
Varenne ?
Patrick Golfier – Oui, c’est une année de fort investissement, avec
l’agrandissement du siège du Brezet qui passe de 1 800 m2 à 3 000 m2,
et abrite EWG et PSM. Nous augmentons la surface du stock et de la
zone d’accueil que les installateurs apprécient particulièrement. Nous
sommes passés de 15 à 19 personnes. Sur le plan des fournisseurs de
premier rang, outre Hager, Groupe Arnould, ABB pour l’industrie,
Philips, Noirot et Phoenix Contact, nous distribuons depuis peu
Schneider Electric qui s’ajoute à nos 120 fournisseurs. Notre investissement a été conforté par les bons résultats économiques de 2011, nos
avons progressé de 5 %, ce qui nous situe dans la moyenne nationale.
2011 aura été assez positive, comment voyez-vous 2012 ?
Patrick Golfier – Nos bons clients sont débordés, il y a des retards de
chantiers partout dans nos secteurs de prédilection tels que le bâtiment collectif, dont l’activité se maintient, et le résidentiel - en neuf
comme en rénovation. Le premier semestre 2012 est déjà bouclé, le
second sera moins simple, en raison du risque d’augmentation des
prix, des nouvelles normes et les difficultés d’obtention de prêts bancaires. Michelin ne ralentit pas avec l’embauche prévue de 700 personnes, et la rénovation de son centre de recherche. Mais on va avoir
une crise, l’électricité souffrira plus tard mais sera aussi touchée,
avec un retour à la croissance à moyen terme.
Comment évoluent les installateurs ?
Patrick Golfier – Ils vont plus facilement vers le courant faible, la
domotique (Tébis) progresse sous l’angle du confort et de la sécurité,
ainsi que la gestion technique, avec des produits type KNX, qui démarre
vraiment – nos spécialistes les accompagnent. Ils commencent à
34
Agrandissement des locaux de Varenne,
d’une surface de 3 000 m2, à l’est de
Clermont-Ferrand, sur la zone du Brézet.
© Varenne
Électro Magazine – Comment est née l’enseigne Varenne et
comment l’avez-vous fait évoluer ?
penser en termes d’efficacité énergétique, certains investissent et
suivent des formations. Nous évoluons avec eux, en procédant à des
achats de volume, afin de stocker pour eux, avec l’appui éventuel des
membres de Socoda Electricité. Nous avons réduit les délais de paiement, ce qui ne nous empêche pas, et ce n’est pas facile, d’accompagner les installateurs pour leur accorder des encours, en cas d’impayés ou de retard de paiement.
Membre de Groupe Socoda, êtes-vous satisfait des plans
marketing proposés ?
Patrick Golfier – Groupe Socoda est très actif et propose des outils
variés et performants, des plans d’actions annuels et moyen terme
dans lesquels on pioche. Il serait impossible de développer, seul, de
tels outils (guides et catalogues spécifiques, actions promotionnelles
à fort impact prix, Internet, prospection et merchandising, fidélisation), ou il faudrait deux personnes en plus. La synergie entre les
branches métier de Groupe Socoda commence à se mettre en place
pour proposer une offre sur la totalité d’une opération, et l’arrivée des
animateurs réseau va amplifier ce mouvement.
Les solutions Energies Renouvelables, le e.commerce sont-ils
d’actualité chez Varenne ?
Patrick Golfier – Nous sommes prudents car nous ne sommes pas
des spécialistes en photovoltaïque et en éolien, la demande est faible y compris en thermodynamique ; le chauffage électrique reste
une valeur sûre pour encore quelque temps, ce qui n’empêche que
nous ayons équipé notre nouvelle toiture en photovoltaïque. Les led
démarrent bien et nous allons en équiper nos façades. Le e.commerce concerne les particuliers, et si nos clients utilisent notre site
Internet c’est pour consulter les prix et passer leurs commandes,
de plus en plus. ■
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Propos recueillis par Roland Kuschner
LOGISTIQUE
Polypipe : priorité au service clients
Le spécialiste des conduits électriques et préfilés dispose en France, à Seppois-le-Bas (68) et à Castres (81), de deux
sites industriels qui assurent la production et la logistique pour chacune de leur zone de desserte géographique. À
Seppois-le-Bas, site historique de la marque Janoplast, la logistique fait corps avec l’innovation produits dans le but
de servir 95 % des commandes clients, complètes et sous 10 jours ouvrés. Démonstration.
Deux zones logistiques
© Polypipe
Dans ce contexte et afin d’optimiser les coûts de transport, Polypipe
dispose à Castres d’un second site industriel et logistique « miroir »,
couvrant la région sud de la France pour une clientèle située sous
une ligne Rennes-Gap, ainsi que la péninsule ibérique. Le site de
Seppois-le-Bas couvre le reste de l’hexagone et de l’Europe.
Implantée dans le Haut-Rhin à Seppois-le-Bas, à équidistance de
Belfort, Bâle et Mulhouse, Polypipe France dispose d’un site industriel et logistique dédié à l’extrusion de gaines plastiques.
L’aventure de l’extrusion remonte à l’année 1965. François
Helterlin, alors fabricant du tube Berckmann (l’ancêtre du tube
préfilé) crée, avec l’appui financier d’un industriel suisse, la société
et la marque Janoplast et produit le fameux tube lisse Janolène
pour l’EDF (TPC) et pour les installations électriques (actuel ICTL).
Mais cette première expérience d’extrusion se développe réellement à partir de 1970, avec la construction d’un bâtiment industriel
et d’une plateforme de stockage à l’échelle des
ambitions de la société.
© Michel Laurent
Avec des bâtiments de production de 12 000 m², les sites de Seppois-le-Bas
et Castres s’étendent sur plus de 7 hectares.
Sur le parc de stockage, les couronnes sont stockées sous film anti-UV.
« En France, nous disposons de deux sites de production identiques,
qui produisent et gèrent chacun les mêmes références et leurs propres secteurs de livraison. Cela représente un atout pour l’entreprise
et une garantie de service pour nos clients »,
souligne Christian Bernard, directeur général
de Polypipe France.
Janoplast a intégré en 1994 le groupe britannique Polypipe Plc, spécialiste de la plasturgie,
notamment pour les applications dans le secteur du bâtiment et travaux publics. Ce groupe
international, leader dans son domaine,
apporte ses synergies, son soutien technique et
financier pour donner à sa filiale française les
moyens de sa réussite.
À Castres (71 salariés) et à Seppois-le-Bas (94
salariés), les équipes logistiques interviennent
en équipes décalées, sans interruption de 7 h à
19 h, cinq jours par semaine. Elles sont composées chacune d’une dizaine de personnes en
charge de gérer les commandes, depuis la
réception de l’ordre jusqu’à l’expédition par
transport routier. Aux commandes, Béatrice
Garnier, responsable logistique des sites de
Seppois-le-Bas et de Castres et sous la responsabilité de Christian Juillière, directeur des opérations industrielles et logistiques.
Des produits volumineux
36
Vers l’excellence industrielle avec un OTIF(1) à 95 %
© Polypipe
Polypipe produit les gaines plastiques annelées
souples de la marque Janoplast, pour les besoins
des installations électriques, selon des modes de
pose encastrés, en saillie ou souterrains. Une
gamme de produits de négoce vient étoffer l’offre.
Au total, Polypipe gère près de 500 références.
Principale caractéristique de l’offre : des produits
volumineux et légers, d’où un coût de transport
élevé qui peut varier de 3,5 à 25 % selon leur
nature et qui nécessite une logistique adaptée.
Avant mise en silos, la qualité de la matière
première doit être validée par le laboratoire
d’analyse interne.
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Les commandes proviennent des distributeurs
par fax, par e-mail ou par EDI. Après saisie dans
l’ERP(2), elles sont aussitôt visées par les personnes en charge du planning, puis un accusé de
REPORTAGE
Afin de satisfaire certaines urgences, Polypipe assure
également des départs de colis express. « Ce cas de
figure arrive assez souvent, par exemple suite à un
contrôle de conformité de l’installation électrique.
Notre client a alors besoin, en toute urgence, de gaine
ICTA Janojet 3522, non-propagatrice de la flamme,
IK10/20J, et conforme à la norme NF C 14-100, pour
remplacer une gaine jugée non-conforme… »
Ces Janobox sont destinés aux clients pieuvristes : ils facilitent le stockage, la
manutention et le process de fabrication.
Le bénéfice d’un conditionnement optimisé est partagé
avec le client. En témoignent les récentes solutions
dédiées aux clients pieuvristes sous forme de carton
box (le Janobox) pour 800 à 2 000 m de gaine ICTA en
continu, vide ou préfilée avec un câble courant faible
(câble coaxial, ADSL, FTP, téléreport…).
© Polypipe
À très forte rotation, les produits « A » sont fabriqués sur
des lignes dédiées et en continu. Ils représentent envi- Christian Juillière, directeur des
opérations industrielles
ron 60 % du chiffre d’affaires. Les produits « B » sont en
et logistiques. « Notre défi au
revanche fabriqués par campagnes jusqu’à constituer quotidien se porte sur une meilleure
anticipation des besoins de nos
un stock de 15 jours. La classe « C » comprend des produits dont le stock est assuré pour 35 à 45 jours. Enfin, clients afin de trouver l’équilibrage
du stock optimum et les bons plans
la classe des produits « MTO » fait appel à une producd’approvisionnement »
tion sur commande. Hormis pour les produits de classe
« A », Polypipe dispose d’une navette interne permettant
de transférer certains produits entre les sites de Castres
et de Seppois-le-Bas, afin de satisfaire au mieux les
clients. Les zones de stockage des deux sites, aussi bien
en extérieur qu’en intérieur, sont gérées par emplacement grâce à l’ERP. Elles représentent en moyenne
l’équivalent de 3 à 4 semaines de ventes.
« Réduire les stocks n’est pas un objectif en soi : il faut
trouver un équilibre entre valeur du stock et qualité de
service. A contrario, augmenter la valeur du stock ne
permet pas toujours d’améliorer le service client. Notre
défi au quotidien se porte sur une meilleure anticipation
des besoins de nos clients afin de trouver l’équilibrage
du stock optimum et les bons plans d’approvisionnement ». ajoute Christian Juillière.
Comment limiter les opérations de manutention ?
Comment faciliter les étapes de chargement et de
déchargement ?
Pour accroître l’efficacité de la chaîne logistique, aussi
bien sur site que chez son client distributeur, Polypipe a
innové en 2005 en conditionnant sur palette les couronnes de gaines TPC de Ø 40 à 90 mm. « De fait, avec
un chariot de manutention, un opérateur charge un
Christian Bernard, directeur général semi-remorque en 20 minutes, contre 1 h 30 à la main
de Polypipe France : « Les deux sites
produisent les mêmes références par 2 à 3 opérateurs », rappelle Frédéric Dauzats.
et disposent d’une offre identique. Aujourd’hui, l’ensemble des couronnes de gaines de
Cela représente un atout pour
petits et gros diamètres est disposé sur palettes de
l’entreprise et une garantie
façon stable. D’où la possibilité de les empiler plus facipour nos clients »
lement sur une aire de stockage ou dans les camions.
La gamme des produits Janoplast :
4 classes de disponibilité
Polypipe organise sa production et optimise son stock
en classant ses références catalogue selon 4 classes de
disponibilité : A, B, C et MTO(3). Cette classification permet de porter une attention particulière aux articles les
plus demandés et d’adapter des règles de gestion pour
chaque groupe.
Des process de stockage
et de manutention optimisés
© Michel Laurent
« Pour l’année 2012, nous visons un
OTIF à 95 %, explique Frédéric
Dauzats, directeur commercial. Car la
qualité du service client est pour nous un objectif primordial. Cela revient à livrer 95 % des commandes
dans un délai de 10 jours ouvrés. Délai que nous avons
déjà adopté depuis plus de 2 ans. Notre offre de service
à 10 jours est bien acceptée et comprise par nos clients
distributeurs qui disposent de stocks conséquents et
tirent profit d’une organisation interne rodée. Toutefois,
pour certains produits à forte rotation, le délai de livraison peut être ramené à 5 jours ouvrés. »
© Michel Laurent
réception est retourné au client afin de
lui confirmer le prix et la date de
livraison de la commande globale.
© Michel Laurent
© Michel Laurent
Sur la plateforme de stockage couverte,
ces couronnes de Janofil, gaines ICTA
préfilées, sont soigneusement palettisées
afin de permettre un entreposage vertical.
Frédéric Dauzats, directeur
commercial de Polypipe France :
« Pour 2012, notre objectif sera de
livrer 95 % des commandes en
totalité et sous 10 jours ouvrés. »
Stock stratégique
de matières premières
À Seppois comme à Castres, l’entreprise transforme
des polyoléfines, du polypropylène et du polyéthylène,
ces matières étant entièrement recyclables. Des silos
extérieurs sur chaque site permettent de stocker plusieurs dizaines de tonnes de matière. À leur arrivée sur
site, les camions de livraison attendent toutefois le feu
vert du laboratoire interne qui valide la qualité du produit avant d’autoriser la mise en silos. Des partenariats
historiques avec les plus grands fournisseurs européens assurent disponibilité et qualité, et évitent ainsi
toute rupture de la supply chain. ■
Michel Laurent
(1) OTIF - On Time In Full. Il s’agit d’un indicateur de
performance de la supply chain. Il correspond à
l’ambition de livrer le produit attendu en quantité
désirée, au niveau de qualité attendu, au bon endroit,
à temps, en respectant les exigences et/ou les engagements de service.
(2) ERP – Enterprise Ressource Planning.
(3) MTO – Make To Order: fabriqué sur commande.
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37
RÉGLEMENTATION
Le décret « multifibrage des logements neuf » est paru
Le décret du 14 décembre 2011 permet le multifibrage des logements neufs, en introduisant la possibilité de mettre
en place jusqu’à 4 fibres par logement.
Le décret n° 2011-1874 du 14 décembre 2011 (paru au J.O.R.F. le
16 décembre) modifie l’article R. 111-14 du Code de la construction
et de l’habitation. Il concerne les modalités de déploiement du très
haut débit en fibre optique dans les constructions neuves de bâtiment à usage principal d’habitation.
Les dispositions du décret sont applicables aux bâtiments qui
feront l’objet d’une demande de permis de construire déposée à
partir du 1er avril 2012. Sont concernés : les maîtres d’ouvrage, les
maîtres d’œuvre, les constructeurs et promoteurs, les entreprises
du bâtiment et les opérateurs de communications électroniques.
Rappelons que la loi du 17 décembre 2009, relative à la lutte
contre la fracture numérique, introduit l’obligation pour toute
personne établissant des lignes de communication à très haut
débit en fibre optique d’en permettre l’accès à tout opérateur qui
en fait la demande.
Le décret permet le multifibrage des logements neufs, en introduisant la possibilité de mettre en place jusqu’à 4 fibres par logement
dans les zones à forte densité. ■
M.L.
Très haute tension : mesure et surveillance
des champs électromagnétiques
Le décret n° 2011-1697 du 1er décembre 2011 (publié au J.O.R.F. le 2 décembre) prévoit, entre autre, un dispositif de
mesure et de surveillance des champs électromagnétiques émis par les lignes à très haute tension (articles 26 à 29).
Le gestionnaire du réseau public de transport d’électricité doit
faire procéder à ses frais à un contrôle du champ électromagnétique pour toute nouvelle ligne électrique ainsi que pour toute
ligne existante de tension supérieure à 50 kV subissant une modification substantielle ou remise en service après un arrêt prolongé
de plus de 2 ans. Le contrôle initial doit être effectué dans les 12 mois qui suivent la
mise sous tension de la ligne électrique ou sa remise sous tension. Le contrôle est par la suite renouvelé chaque fois qu’une
modification ou une évolution intervenue sur la ligne électrique ou
dans son environnement est susceptible d’augmenter l’exposition
des personnes au champ électromagnétique. Le gestionnaire du
réseau public de transport d’électricité doit s’assurer, au moins
une fois tous les 10 ans, que des évolutions intervenues dans l’environnement de la ligne électrique n’ont pas augmenté l’exposition des personnes au champ électromagnétique.
Le contrôle prévu est également requis pour les lignes électriques
existantes du réseau public de transport d’électricité même en
l’absence de modification de ces ouvrages. Au plus tard le 1er juillet 2013, le gestionnaire du réseau doit établir le plan de contrôle
et de surveillance des lignes électriques concernées.
Le contrôle initial de l’ensemble des lignes électriques existantes
sera achevé pour le 31 décembre 2017. ■
M.L.
Surveillance de la qualité de l’air les ERP
Le décret n° 2011-1728 du 2 décembre 2011 introduit l’obligation de surveiller la qualité de l’air intérieur des
établissements recevant du public.
Le décret n° 2011-1728 du 2 décembre 2011 (paru au J.O.R.F. le 4
décembre) instaure de manière progressive l’obligation de surveiller périodiquement la qualité de l’air intérieur dans les ERP. Cette
obligation devra être satisfaite :
• avant le 1er janvier 2015 pour les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de 6 ans et les écoles maternelles ;
• avant le 1er janvier 2018 pour les écoles élémentaires ;
• avant le 1er janvier 2020 pour les accueils de loisirs et les établissements d’enseignement du second degré ;
• avant le 1er janvier 2023 pour les autres établissements.
Ce décret fait suite à la loi du 12 juillet 2010 portant engagement
national pour l’environnement et posant l’obligation de surveiller
périodiquement la qualité de l’air intérieur dans certains ERP
38
accueillant des populations sensibles ou exposées sur de longues
périodes.
Les propriétaires, ou, si une convention le prévoit, l’exploitant des
établissements publics ou privés appartenant à l’une des catégories mentionnées ci-dessus, sont tenus de faire procéder, à leurs
frais, à une surveillance de la qualité de l’air à l’intérieur des locaux
de leur établissement. Cette surveillance est à renouveler dans les
7 ans suivant la réception des résultats de mesure de la précédente campagne de surveillance, sauf lorsqu’au moins pour un
polluant mesuré le résultat des analyses effectuées dépasse les
valeurs fixées par décret. Dans ce dernier cas, la surveillance de
l’établissement est à renouveler dans un délai de deux ans. ■
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Michel Laurent
FORMATION
Legrand entend doubler ses capacités
de formation
Pour Legrand, l’année 2011 s’est terminée sur deux ouvertures importantes, celle de son centre de formation de
Bagnolet (93) dédié au secteur tertiaire, lequel a pour volonté de doubler ses capacités de formation, et celle, à Paris,
du Lab by Legrand, show room appareillages haut de gamme des marques du Groupe Legrand, et qui est présent à
Interclima+Elec.
© Legrand
gamme du Groupe Legrand, lui aussi destiné aux professionnels : électriciens, architectes, distributeurs, mais
aussi aux particuliers. Il expose les plus belles collections
d’interrupteurs des marques Legrand (gamme Céliane
avec ses 50 finitions), Arnould (gamme Art et ses trois univers distincts : Mémoire, Epure et Fusion) et Bticino avec sa
gamme Axolute et sa nouvelle gamme Living Light qui sera
commercialisée début 2012. Des panneaux coulissants,
Approche « verticale » tertiaire à Bagnolet
inspirés de la déco la plus tendance en termes de revêtements muraux et de choix de matière, mettent en scène les
« À Bagnolet, nous allons organiser des visites pour toute
Astride Estève,
appareillages, et 48 tiroirs présentent les collections comla chaîne économique, metteurs en œuvre, tableautiers,
responsable formation
plètes d’appareillages, marque par marque. Cet espace de
bureaux d’études (40 % de la prescription est installée en
du groupe Legrand.
50 m2, lieu d’exposition, de contacts, d’accompagnement,
Île-de-France), architectes, venus avec ou sans leurs
de
conseil
et d’inspiration, est conçu pour que la filière s’y sente bien,
clients, distributeurs, autour de thèmes très verticaux : pour le
dans
une
atmosphère
feutrée, mêlant bois, laque et lumière. Une fois
milieu hospitalier, depuis TGBT jusqu’au point d’utilisation, l’appelles
projets
définis,
ceux-ci
sont transférés aux professionnels.
malade, par exemple ; pour les commerces : alarmes, vidéosurveilÀ Bagnolet, comme annoncé, Legrand a ouvert à la minovembre, son centre de formation et son showroom dédié
strictement au secteur tertiaire. Ce nouvel espace complète
le dispositif de Legrand qui comprend Innoval, à Limoges, à
vocation généraliste, Innoval Pantin avec le showroom
Domotique, et que vient de rejoindre Le Lab by Legrand.
lance, gestion de l’éclairage, etc., et pour les salles de réunion :
détecteurs, scénarios d’éclairage, automatisation des occultations.
Les solutions pour réduire les consommations dans le bâtiment
seront aussi évoquées, de même qu’un local technique propose nos
solutions de puissance TGBT, nos armoires VDI », explique Astride
Estève, responsable formation du groupe Legrand. Ce nouvel
espace de 200 m2 fait appel à des technologies de réalité
augmentée (superposition de modèles virtuels 3D ou 2D),
pour présenter les solutions, et dispose de deux salles de
formation. Un salon-lounge permet de se rencontrer,
d’échanger, et de concrétiser des projets. Les visites et
formations viennent de débuter.
© Legrand
Avec Le Lab by Legrand, le Groupe nous invite, cette fois,
au cœur du triangle d’or parisien du design, au 38 rue du
Bac, dans le VIIe arrondissement. Ouvert début décembre,
il s’agit là du premier showroom appareillage haut de
La domotique My Home avec ses solutions pratiques et simples d’utilisation, est seulement évoquée au sein du Lab by Legrand, pour être
largement développée au Concept Store Domotique et Appareillage
du groupe, situé à Pantin (93), avec les différentes collections d’appareillages Arnould, Bticino et Legrand.
Legrand mettra également l’accent sur la formation sur
son stand au salon Interclima+Elec (Hall 7.2, allée P023).
Installé à l’entrée du salon, au sein de l’espace Smart
Home, le stand de 121 m2 présentera l’offre résidentielle
avec l’offre domotique du Groupe Legrand -My Home, le
multimédia (coffret triple play), ainsi que les coffrets élecMarie-Pierre Dujaric,
responsable salons
triques courant fort et les solutions pour infrastructure de
et événementiel de Legrand
recharge pour véhicules électriques. Le tout sera mis en
valeur sur plusieurs panneaux, et le stand proposera une partie
réservée au câblage. « Nos visiteurs pourront participer à des ateliers leur permettant de se familiariser avec les nouvelles infrastructures numériques et électriques répondant à la nécessité d’avoir des
maisons câblées. L’appareillage est présenté par l’angle de l’infrastructure. Les visiteurs pourront manipuler les
produits : câblage RJ45, câblage Bus et solution
radio, répartition au niveau de la puissance,
câblage de contrôle d’accès et d’interphonie,
etc. », explique Marie-Pierre Dujaric, responsable salons et événementiel de Legrand. ■
Salle de formation et showroom tertiaire à Bagnolet.
40
Se former au câblage
de la maison à Interclima+Elec
© Legrand
Le Lab by Legrand, écrin parisien
pour l’appareillage haut de gamme
Concept Store Domotique à Pantin
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Roland Kuschner
TECHNOLOGIE
Appareillage mural : tendances déco
et domotique
L’appareillage se trouve à la croisée de plusieurs chemins : contribution à la tendance déco dans la maison, partie
visible de la domotique, ou encore participant à la performance énergétique. Depuis quelques années, les gammes
des grands offreurs s’organisent et s’étoffent.
© ABB
En 2009, Hager introduisait Essensya, un appareillage standard destiné aux logements primo-accédants et au logement social. Essensya
est composée uniquement de 2 références : un mécanisme avec son
doigt et une plaque.
Objectif : une très grande efficacité à l’installation, renforcée par du
tout à clipser et un raccordement SanVis. Ici, les fonctions proposées
sont les fonctions standards rencontrées dans l’habitat. Disponible en
blanc brillant, l’offre présentera bientôt une finition noire brillante
idéale pour répondre aux exigences de la réglementation sur l’accessibilité (contraste visuel).
Carat, prion et solo d’ABB
Un certain regain d’intérêt pour l’appareillage mural d’installation
anime aujourd’hui les fabricants de la filière électrique. Car l’interface avec l’utilisateur (bouton, interrupteur, prises murales, voire
écran) introduit bien souvent une solution domotique à valeur ajoutée
qui, tout en évoluant, restera sans aucun doute la partie visible de
l’installation électrique et de communication pour les années à venir.
Première tendance : l’entrée de gamme s’ouvre doucement aux fonctions automatisées du bâtiment dans la perspective de la RT2012.
Solution classique pour habitat collectif, bien adaptée au marché
français, la série Simon 22 se présente sous un cadre blanc avec
une palette de fonctions basiques permettant de gérer les volets
roulants électriques ou l’intensité lumineuse. Les mécanismes
sont livrés complets.
L’entrée de gamme gagne en fonctionnalités
Un mécanisme unique pour tout le catalogue
Introduit en 2010, sur le marché de l’appareillage d’entrée de
gamme, Niloé de Legrand adopte une plaque en plastique blanc brillant ou lin. Pour autant, Niloé assure des fonctions domotiques indépendantes telles que la commande de volets ou la variation de l’intensité lumineuse. « Cette gamme répond aux nouvelles contraintes
d’installation. Par exemple, à une tendance selon laquelle le nombre
d’appareillages, et plus particulièrement le nombre de prises de courant est en pleine croissance dans l’habitat, explique Olivier Le
Berre, directeur marketing et communication France chez Legrand(1).
D’où un besoin accru des prises multipostes. Niloé est aussi une
gamme qui bénéficie de tout notre savoir-faire en matière d’écoconception et de recyclage. Elle fait notamment l’objet des profils
environnementaux produits PEP. »
Introduit en France en 2008, l’appareillage Chorus de Gewiss utilise
un mécanisme unique recevant 3 familles de plaques pour différents
niveaux de finition : One, Lux et Art. Particularité de Chorus : la possibilité de placer jusqu’à 4 mécanismes interrupteurs sous une
même plaque simple (pratique en rénovation). Les plaques Chorus
One en matière plastique peuvent être remplacées aux cours de la vie
du mécanisme par d’autres plaques plus hautes en couleur ou plus
luxueuses : aspect métal, bois, verre et cuir avec Chorus Lux (gamme
d’appareillage Gewiss la plus vendue en France). De forme ovoïde,
Chorus Art est proposé directement avec de vrais matériaux : verre,
bois, techno-pierre, cuir… Coté domotique, un écran tactile 10,4’’
s’habille d’un plastron rappelant les plaques Chorus Lux.
« En France, le marché commence doucement à évoluer vers la
couleur, même si plus de 70 % de nos ventes restent du domaine
de la plaque blanche », précise Fédérico Pellegri, chef produit
gamme Chorus.
Disponible chez les distributeurs à partir de fin mars 2012, le nouvel
appareillage d’entrée de gamme Ovalis de Schneider Electric, assurera un minimum de fonctions domotiques : détection de mouvement
/ présence, variation d’éclairage, thermostat… Cette gamme polyvalente aux plaques blanches, introduira des prises RJ45 avec une roue
codée indiquant s’il s’agit d’une prise informatique, de téléphone ou
de TV. Astucieux !
Au second semestre 2012, Gewiss introduira une forme de plaques
rectangulaires en verre, plus grandes, et avec de nouveaux coloris.
Art d’Arnould Fusion,
très classique
42
© Arnould
© Arnould
Un cœur de gamme très large
Axolute bois cerisier
d’Arnould introduit
la matière sous
ses aspects les plus
chauds.
Espace d’Arnould :
pleinement déco
La plaque déco
prépayé proposée
par Arnould
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
Lancée en 2006, la gamme d’appareillage Kallysta
de Hager est constituée de 3 éléments : mécanisme, plaque et touche. L’offre s’étend d’un
matériau plastique blanc ou de couleur à des
matières plus nobles comme le bois massif, le
métal ou le Corian. « Nous avons clairement la
volonté de faire monter en gamme l’offre Kallysta,
Suite page 44
TECHNOLOGIE
Fabricant
Gamme
ABB
Alpha
Futur
Triton
Carat
Prion
ARNOULD
D O S S I E R
Marché
Niveau
Dom. Tert. gamme
KNX
Capteur de mouvement,
thermostat, var. lumière,
commande volets roulants
MyHome
Espace
Axolute
(Bticino)
BTICINO
GEWISS
Fonctions domotique
Art
d’Arnould
MyHome
Initia
Living
Capteur de mouvement,
thermostat, var. lumière,
commande volets roulant
MyHome
Light
MyHome
Axolute
MyHome
Chorus One
Sur bus KNX ou radio propriétaire
(éclairage, volet roulant,
chauffage)
Chorus Lux
et
Chorus Art
HAGER
Essensya
Kallysta
et
Palazzo
LEGRAND
Systo
Niloé
Mosaïc
Céliane
NIKO
Original
et
Fonctions indépendantes hors
tebis.
tebis
tebis.quicklink
tebis avec modules additionnels
Thermostat, commande volets,
var. éclairage
Fonctions d’automatisme tertiaire
Sur bus filaire ou sur bus radio.
Nikobus et Niko Home Control
Intense
Pure
Mysterious
SCHNEIDER
ELECTRIC
SIMON
Plaques déco
Remarques
10 références
10 références
10 références
Verre, métal...
Jusqu’à 4 touches et 8 fonctions
Idem + icones lumineux, possibilité bouton
rotatif, écran TFT 3x3 cm. Fonctions
avancées.
Blanc, translucide coloré (5). 2 version total Look Produit compact en 2 pièces. Connexion
(ton sur ton)
automatique.
Massif. Design “italien” aux finitions
exceptionnelles
A la fois classique et moderne, uniquement
métallique. Mémoire (leviers gouttes d’eau,
chanfrein de plaque…), Epure (plat, carré,
arrêtes brute, design épuré, levier cylindrique
éclairé), Fusion (mixte de Mémoire et d’Epure).
Plaques Origine en polycarbonate (3), plaques
gommées (6), métal (3), effet pierre (4), bois (4).
Formes galbées et arrondies. Plaques métal,
bois, matières. Touche anthracite.
Forme brute rectangulaire ou plane. Touche
blanche ou alu. Plaques gommées, métal, bois,
aspects matière pierre.
Massif. Design “italien” aux finitions
exceptionnelles
Forme carrée. Plastique blanc à finition titane,
ardoise, pastelle… (10)
Forme carrée ou rectangulaire. Du plastique
jusqu’au métal, bois, verre, cuir… (27)
Forme ovoïde. Vrai matériaux verre, bois,
techno-pierre, cuir (18)
Blanc brillant
Plastique, bois, métal, Corian.
Bois et verre pour Kallysta Epure et Variation.
4 collections : 1930, Siléa, Siléa.tebis,
Crystal.tebis
Blanc, gris, aluminium, noir.
2 finitions blanc
Blanc ou aluminium
Couleurs et matières : 42 finitions. Céramique,
verre, cuir, bois, métal, pierre et aussi matière
plastique.
Plastique + combinaison de matériaux et de
couleurs
Plastique, matériaux naturels et métalliques
Métaux et bambou
Recouvrement par le matériau décoratif de la
pièce.
Peu de choix
Alcyon
non
Ovalis
Odace
Fonctions de base
De plus en plus de fonctions
Plaques blanches
Trois finitions de plaques : Odace Styl, Odace
Touche et Styl Pratic.
M Plan /
Artec
Unica
KNX
Simon 22
Fonctions indépendantes : volets
roulants, gestion d’éclairage
Sur la base d’un même mécanisme : finitions M
Plan (carré, sobre) et Artec (touche très grande)
Finitions Top (graphite, alu, bois…) ou Class
(Graphite, métal, verre, pierre, cuir…)
Cadre composite blanc basic
KNX
Simon 27
Play
Simon 54
Simon 82
Cadre blanc à recouvrir éventuellement d’une
plaque déco au choix.
Diffusion sonore, alarmes
techniques, capteurs de
mouvement…
Commande radio générique pour
de nombreuses fonctions.
Simon 82
Nature
Simon 88
Simon 77
Même fonctions que pour
la série 82
Jusqu’à 6 touches et 12 fonctions
5 touches, 5 coloris sur plaque PVC et 11
plaques métalliques
Commandes axiales : manette toujours
affleurante à la plaque. Bascule également
disponible.
Appareillage à composer en 3 éléments
(touche personnalisable)
Commandes axiales : manette toujours
affleurante à la plaque. Bascule également
disponible.
Mécanisme/touche + plaque.
Mécanisme + plaque+touche. Offre très
large.
Disponible avec finition anti-bactérienne
s’inscrit dans la suite de Neptune ;
gamme éco-conçue
Près de 200 fonctions.
Pour lieux de vie
Tous les mécanismes Niko sont à contact
argent.
Neuf. Gamme appelée à être remplacée
par Ovalis
Neuf
Neuf et rénovation. Nombreuses astuces
au niveau du mécanisme. Astuce pour
l’utilisateur avec Styl Pratic.
Mécanisme utilisé par ailleurs pour les
produits anti-vandalisme et étanches
(Simon 27 Scudo).
Câblage des PC sur un seul coté.
Lignes droites et galbées pour Simon 82, plaque
métalliques 20). Lignes droites pour Simon 82
Nature.
Simon 82 Centralisation regroupe un
nombre important de modules sous une
même plaque.
Simon 88 : cadres ronds ou carrés, doigt rond
Simon 88 : cadres fabriqués à partir de
métaux précieux (or 24 carats, chrome,...)
Habillage avec les plaques Simon 82
Bornes autodénudantes à déplacement
d’isolant
: entrée de gamme : milieu de gamme : haut de gamme
Important : cette notation donne une échelle de valeur au sein de l’offre d’un fabricant mais ne permet pas comparer différents fabricants entre eux. Tableau de l’offre, non exhaustif et plutôt orienté marché résidentiel.
44
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TECHNOLOGIE
D O S S I E R
DE L’INTERRUPTEUR…
Si l’installation électrique classique reste figée, le propre de l’installation répondant aux nouveaux besoins est bel et bien de pouvoir évoluer au rythme des attentes de chacun. L’appareillage
glisse doucement vers ce que certains appellent la “domotique“ et que
d’autres ne savent plus trop bien
comment nommer. Il semble évident
aujourd’hui que l’interrupteur intelligent et reconfigurable va de plus en
plus s’immiscer dans l’installation
électrique. L’écran vient quant à lui
apporter un supplément d’ergonomie pour gérer l’ensemble d’une insPour gérer les fonctions
tallation depuis un point unique et
domotiques évoluées,
changer une consigne, voire un paral’écran 10 pouces finition
mètre structurel de l’installation.
Axolute de Bticino.
explique Philippe Lemarotel, directeur marketing de l’offre Hager
France. C’est pourquoi nous introduisons l’offre de plaques Epure et
Variation adaptée au mécanisme Kallysta. » En effet, ces plaques de
plus grande surface font place au verre satiné, au marbre de carrare,
à l’ardoise, à l’aluminium brossé ou au bois.
En matière de domotique, Kallysta offre aujourd’hui des interfaces
tebis comprenant jusqu’à 6 boutons et habille tebis.quicklink
depuis l’automne 2011.
Proposée par Legrand depuis 2007 pour les lieux de vie et les lieux
d’image, la gamme Céliane affiche sous un angle pleinement déco
avec plus de 42 finitions. Quatre niveaux de matière au choix : des
plaques en plastique avec différentes couleurs et plusieurs types
de textures ; des plastiques plus travaillés osant l’imitation du
verre dépoli ou l’aspect glacé ; de l’aluminium embouti en 6 couleurs ; et puis des matières telles que la céramique, le verre, le
cuir, le bois, le métal…
Céliane comprend aussi une gamme de plaques dites « exclusives » :
11 finitions issues d’un travail artisanal à base d’ardoise, de pierre
calcaire, de béton ciré, de bambou…
Céliane est également disponible en version domotique sur bus
filaire, bus radio ou encore pour des fonctions isolées.
Chez Bticino, la gamme Living marque un certain design transalpin aux
formes galbées et rondes. Polycarbonate, métal laqué, bois et matières
Schneider Electric propose depuis un an la collection Odace, mariant
un style à la fois contemporain et intemporel, soutenu par de nombreuses astuces d’installation nouvelles ou issues de la gamme
Alvaïs. En 2012, la gamme Odace reçoit de nouvelles fonctions
domotiques : « Il s’agit de fonctions sur fil pilote complémentaires à
l’offre radio existante, ajoute Philippe Margerin, responsable des
gérants d’offre Life Space chez Schneider Electric. Nous ciblons
ainsi les fonctions simples en lien avec la RT2012. Une domotique
accessible avec la gestion des volets roulants, la variation de l’éclairage… et plus encore à l’avenir. »
Lancée en 2009, la série Simon 27 Play fait un pas important dans le
monde de la décoration. En effet, elle comprend un cadre blanc de
base pouvant recevoir un Décor Clips (voir plus loin), tout en permettant de choisir sa touche parmi 5 références. Au total, le client peut
opter pour 23 plaques Décor Clips selon 4 gammes (Couleur, Artic,
Métal ou Extrem). La gamme Extrem fait place à des plaques relativement originales. Simon 27 Play couvre de plus amples fonctions
domotiques notamment pour la gestion de l’éclairage.
Début 2012, le fabricant espagnol introduit Simon 54, une gamme au
design très épuré avec un choix de 5 touches dont le bruit a été particulièrement travaillé. Les plaques PVC sont proposées selon 5 coloris, aux cotés de 11 plaques métalliques. « Nous entendons aborder
le marché avec des plaques métalliques très accessibles, souligne
Jean-Noël Galliot, directeur général de Simon France. Coté domotique, l’offre couvre la diffusion sonore, les alarmes techniques, les
thermostats ou encore les capteurs de mouvement, avec entre
autres des solutions radio. Cette année, la gamme Simon 54 marquera une étape importante sur le marché français ! »
En France, Niko, leader de l’appareillage Belge (avec près de 80 % du
marché local), gère 4 collections dédiées au marché domestique. Les
3 premières – Original, Intense et Pure – s’adressent respectivement
aux franges entrée, milieu et haut de gamme, toujours en lien avec
l’offre domotique Nikobus et plus récemment Niko Home Control.
« En France, c’est Intense avec plaques métalliques qui rencontre le
plus de succès, souligne Anthony Parent, directeur des ventes
France. Une de nos particularités : proposer 14 coloris de touches. »
Autre innovation : des écrans au format 45 x 45 permettent de visualiser les consommations électriques (en kWh ou en euros).
ABB, avec 2 gammes domestiques, propose une large ouverture sur
les fonctionnalités domotiques KNX, en particulier pour Prion.
Milieu de gamme, Carat reprend le mécanisme de la gamme tertiaire Futur. Luxueuses, les plaques sont en bronze ou en inox massif, en verre, plaquées or…
Prion constitue le très haut de gamme avec de nombreuses fonctions avancées et la possibilité de boutons rotatifs, d’écrans avec
menus déroulants…
© Hager
© Bticino
… à l’écran ?
nobles constituent l’offre de plaques. Le doigt reste quant à lui couleur
anthracite. En parallèle, la collection Light tranche en introduisant des
formes brutes rectangulaires et planes. Un doigt blanc ou de couleur
aluminium se marie avec des plaques basiques ou cristal, gommées,
métalliques, bois, voire aspect « terre ». Living et Light participent au
développement du système domotique MyHome.
Les capteurs de présence et de
mouvement s’inscrivent dans les
gammes d’appareillage. Ici avec
Essensya de HAGER.
Haut de gamme : un marché de prescription
Systo de Hager pour la tertiaire.
En octobre 2011, le lancement de Palazzo a marqué pour Hager
l’entrée sur le marché de l’habitat et du tertiaire haut de gamme, au
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45
TECHNOLOGIE
© Schneider Electric
D O S S I E R
Le luxe de « invisible »
Odace de Schneider
Electric apporte
quelques astuces
pratiques.
Ovalis de Schneider
Electric.
Unica de Schneider
Electric
travers des voies de la prescription. « Quatre collections de produits
caractérisent Palazzo », précise Philippe Lemarotel, directeur marketing de l’offre Hager France. Avec un design basé sur des formes
rondes doublées d’une commande rotative, la collection “1930“ porte
bien son nom. Blanche ou noire, elle se décline en porcelaine ou en
verre. Cette collection Palazzo comprend aussi trois modèles faisant
le lien avec la domotique tebis. La collection Siléa arbore quant à elle
des plaques rectangulaires en verre et un bouton métallique ou en
cristal Swarovski. Siléa.tebis présente une plaque en verre rectangulaire et tactile permettant jusqu’à 8 commandes. Enfin, Crystal.tebis
arbore sur sa plaque rectangulaire finition miroir un cristal Swarovski
en guise de commande tactile en lien avec tebis.
Fin 2010, Schneider Electric a introduit son haut de gamme
Unica, directement avec des plaques aluminium, graphite, métal
ou bois (finition Top) ou graphite, métal oxydé, verre pierre, cuir
(finition Class). Une offre destinée aux résidences de standing ou
au secteur tertiaire.
Avec Axolute, Bticino vise depuis 2007 le haut de gamme supérieur
sur la base de deux séries de plaques : forme carrée ou forme elliptique. Les plaques carrées adoptent l’aluminium, le verre, le bois, la
pierre. Design à l’italienne, les formes elliptiques se déclinent quant
à elles en polycarbonate translucide, Corian, cuir, bois, inox, aspect
métallisé… Des finitions exceptionnelles, qui conviennent également
aux installations domotiques MyHome. Axolute se veut être une
gamme relativement internationale, avec une présence notamment
dans les pays émergeants.
Art d’Arnould marque quant à lui l’appareillage très haut de gamme
symbolisant le luxe à la française. Cette gamme vintage, à la fois très
classique et très moderne marque le mariage entre tradition et technologie. Art d’Arnould convient évidemment à la réalisation d’une installation domotique avec MyHome. Si les produits sont fabriqués à la
demande (5 semaines de délais de fabrication), une gamme catalogue de 255 références (10 jours de délais) est cependant disponible
depuis 2010 et rencontre semble-t-il un vif succès.
© Simon
Sur le marché français depuis 5 ans, Simon 82 offre un catalogue de
plus de 150 fonctions et mécanismes. La finition comprend une vingtaine de plaques métalliques. En complément, les gammes de
plaques Simon 82 Nature et Simon 88 (à placer sur l’appareillage
Simon 82) introduisent des finitions haut de gamme : métal, bois,
verre ou pierre pour la série Nature et avec un design original pour la
série 88. Des modules radio émetteurs et récepteurs permettent
d’assurer une approche domotique du
logement (gestion des volets et de
l’éclairage, actionneurs divers…).
Simon 77, le nouveau
mécanisme astucieux lancé
par Simon.
46
Au second semestre 2012, Simon
introduira en France son mécanisme
série 77 (avec habillage des séries 82
et 88). Ce dernier rencontre déjà un
franc succès en Espagne : bornes
autodénudantes à déplacement d’isolant, clip sonore avertissant du bon
verrouillage et bruit de la touche particulièrement travaillé.
À l’inverse de la plupart des appareillages déco partisans des
plaques qui marquent par leur originalité, Mysterious de Niko
passe en revanche totalement inaperçue, car recouvert du revêtement mural. Seul un liseré lumineux indique sa présence. Le rêve
pour les architectes ! Mysterious existe pour les interrupteurs, les
prises de courant et les prises RJ45. Mysterious Wave permet de
faire varier une intensité lumineuse, sans contact, par simple
approche de l’appareillage.
Tendance à la personnalisation
La gamme Espace d’Arnould, avec ses plaques en matière plastique, joue pleinement la carte de la personnalisation. Début 2012,
doit être lancée une série de plaques baptisée « Les Naturelles »
sur la base de 5 nouvelles couleurs (tilleul, anthracite, …). Arnould
a mis sur pied un dispositif d’offres temporaires articulé autour de
créations originales et décalées, fruit du travail de décorateurs.
Mais la véritable innovation concerne le mécanisme de mise à disposition des plaques déco lancé en juillet 2011. Depuis cette date,
un client peut acquérir via son installateur, un appareillage
Espace doté d’une plaque blanche, pourvue d’un autocollant. Cet
autocollant comporte un code grâce auquel le client final, lorsqu’il
le souhaitera, pourra lui-même commander sur le site Internet
d’Arnould réalisé à cet effet, les plaques déco de son choix.
Démarche astucieuse car pré-payée. En effet, elle ne remet pas
en cause la filière « Distributeur professionnel + Installateur ».
L’utilisateur est ainsi lui-même impliqué dans un choix qu’il peut
effectuer parmi des collections d’une durée de vie de 2 ou 3 ans,
au rythme d’une vingtaine de nouvelles plaques par an. « Avec 4
mois de recul, nous pouvons dire que l’accueil est plutôt encourageant. Déjà plus de 100 000 plaques pré-payées, lance Loïc
Collas, responsable activité appareillage, domotique et portier
chez Arnould. Nous avons retenu l’attention des promoteurs et
déjà 15 000 plaques ont été commandées via le site Internet. »
Pour sa part, sur sa série 27 Play, Simon pousse la personnalisation
jusqu’à proposer un Décor Clips transparent derrière lequel l’utilisateur glisse une photo de son choix. Sur le site www.simon27play.fr, il
est entre autres possible de télécharger ses photos pour ensuite les
imprimer avec le gabarit de découpe. Mieux : « Avec DKO, un partenaire basé en France, nous proposons depuis janvier 2012 de faire
sérigraphier les plaques sur mesure, ajoute Jean-Noël Galliot.
Celles-ci sont livrées dans un délai de 15 jours. »
À la fin de premier semestre 2012, Schneider Electric lancera le troisième niveau de finition Odace. « Un choix de couleur et de motif qui
se déclinera à l’infini », explique Philippe Margerin. Afin d’accélérer
son tournant vers la déco, le fabricant pourrait à cet effet lancer un
site Internet dédié à l’utilisateur final, tout en conservant le recours à
la filière (distribution et installation). À suivre !
Legrand s’intéresse aussi aux prescripteurs en puissance que sont
les clients domestiques. Depuis 10 mois, un assistant en ligne sur le
site Internet du fabricant donne accès au configurateur “Ma maison
Céliane“. Un outil également accessible sur iPhone avec plus de
17 000 visiteurs uniques par mois ! ■
Michel Laurent
(1) Olivier Le Berre a depuis été appelé à d’autres fonctions au sein
du groupe Legrand.
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TECHNOLOGIE
Véhicules électriques : stratégies
et offres en matière
d’infrastructures de recharge
La filière électrique s’investit dans le déploiement des infrastructures de recharge des véhicules électriques (IRVE).
Depuis le 1er janvier 2012, les premiers textes concernant l’installation de recharge entrent en application. Les
fournisseurs proposent sur le marché leurs premières offres structurées de solutions. En 2012, prises, coffrets et
bornes seront pour la plupart disponibles. Le point sur la stratégie de plusieurs fabricants.
GE Industrial Solutions propose une gamme de bornes
sur le marché européen utilisant le mode 3. « Notre
offre Durastation est cependant équipée de prise de
recharge de type 2. La future gamme Wattstation sera
montée avec câbles attachés en prise de type 2 et type
3 avec des versions smart et connectés au réseau. »
Les véhicules électriques et hybrides rechargeables
arrivent aujourd’hui sur le marché dans un contexte
qui dépasse de loin l’expérimentation, comme cela fut
le cas il y a une quinzaine d’années. Se pose alors la
question de la charge des batteries : à domicile, sur
son lieu de travail, sur la voie publique ou encore dans
les parkings privés. Cette diversité de situations induit
une diversité toute aussi grande de modes de charge
et de puissance mises en jeu…
Depuis un an maintenant, Hager a formalisé une nouvelle division baptisée EVCS (solutions de charge pour
véhicules électriques). À sa tête, Marc Helfter précise
la stratégie de Hager : « Nous abordons les infrastructures de recharge en cohérence avec notre offre
d’équipement électrique pour le bâtiment, c’est-à-dire
dans le cadre des marchés résidentiel et tertiaire.
Nous arriverons sur le marché au second semestre
2012, tout d’abord avec une offre résidentielle mettant
en œuvre les modes de recharge 2 et 3. En apportant
plus qu’une simple prise, ces bornes donneront accès
à une logique de système d’installation qui permettra
de gérer l’énergie. »
Quelles stratégies
chez les fabricants ?
Rémi Heidelberger, chef de produits infrastructures de recharge des véhicules électriques au sein
de la division basse tension chez ABB déclare : « En
France, nous avons pour ambition de nous positionner sur le marché de la borne de recharge, du marché résidentiel jusqu’au grand tertiaire. Il s’agit
d’un complément de gamme logique au sein de
notre offre. Dans la pratique, nous aborderons
d’abord le marché de la voirie, des parkings et du
collectif privé, avec une offre de 3 à 100 kW qui
témoignera d’une importante valeur ajoutée en
matière de protection électrique et de communication avec le véhicule électrique. Viendra ensuite le
temps du marché résidentiel. »
48
© ABB
1
« Malgré certaines expériences déjà menées, nous ne
percevons pas un large potentiel pour les bornes
accessibles directement sur la voirie. Il faut juste se
demander qui investit et pour quelle rentabilité. Le
problème est avant tout économique. Le marché
concerne peut-être plus les parkings privés à même
de proposer un service supplémentaire ou alors les
flottes d’auto-partage. »
Laurent Robichez, responsable marketing pôle enveloppes et mise à disposition au sein de la Division
Edia(1) de Legrand : « Nous considérons le point de
recharge comme étant un élément de l’infrastructure
électrique du bâtiment, avec des spécificités propres
et nécessitant un traitement dans les règles de l’art.
Par ailleurs, nous sommes persuadés que le déploiement de l’infrastructure de recharge est une condition clé du succès du véhicule électrique.
Concrètement, nous souhaitons rapidement proposer
une gamme de solutions étagée jusqu’à 22 kW, selon
les modes 1, 2 et 3. »
2
© GE
Frédéric Schekler, directeur marketing et distribution France de GE Industrial Solutions, division de GE
Energy explique : « Nous considérons le véhicule
électrique dans le cadre d’une stratégie globale
impliquant plusieurs divisions : GE Industrial
Solutions pour l’infrastructure de recharge électrique, GE Digital Energy pour le comptage intelligent
et les logiciels de gestion des réseaux, GE Fleet à propos de gestion de flottes de véhicules électriques ou
encore GE Capital avec le financement des véhicules.
GE Energy, fabricant d’appareils basse tension, s’appuie sur des partenariats avec des distributeurs et
des installateurs, qu’ils soient locaux ou nationaux.
En entrant sur le marché par les flottes de véhicules
d’entreprises, nous sommes aussi appelés à faire
poser des bornes au domicile des collaborateurs utilisant les véhicules. D’où la capillarité du marché. »
Et sur la voirie ?
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Suite page 50
TECHNOLOGIE
D O S S I E R
Legrand a fait le choix de proposer un couple prise + fiche Green Up
Access de type 2P+T ouvert aux modes 1 et 2 afin de mettre à disposition une solution simple à raccorder sur une ligne électrique
dédiée. « Recourir aux modes 1 et 2 est une façon de développer plus
rapidement le marché des IRVE en alliant simplicité et sécurité »,
souligne Laurent Robichez. Green Up Access met en œuvre une
reconnaissance magnétique du socle par la fiche, qui transmet ainsi
un signal au boîtier électronique (intégré au cordon ou au véhicule).
L’électronique embarquée lance alors une recharge jusqu’à 14 A. Par
défaut et sans signal spécifique, le véhicule limite sa charge à 8 A afin
de rester dans les limites de puissance d’une prise de courant standard. « Au-delà de cette solution, nous sommes cependant très favorables au mode 3 qui permet des puissances de charge supérieures
et offre plus de fonctionnalités. »
Vincent Brunel, responsable de l’activité infrastructure de recharge
des véhicules électriques chez Schneider Electric : « Dans un premier
temps, nous avons pour objectif de fournir les IRVE en réponse aux
besoins de puissance électrique pour les utilisations professionnelles
des véhicules électriques. C’est là que se situe actuellement la croissance du marché. Il existe aussi un marché important au regard des
parkings privés à usage du personnel des entreprises ou des parkings
en délégation de service public offrant des services de recharge. Les
centres commerciaux, la grande distribution ou encore les chaînes de
restauration sont également dans la logique de déploiement des
bornes de recharge. Quant au marché de l’utilisation domestique,
nous pensons qu’il se déploiera réellement à partir de 2015. »
Tableau non exhaustif de l’offre sur le marché français.
Borne murale 3 kW
monophasée. Mode 3.
Affichage état de recharge
à led. (également pour
parkings collectifs et
tertiaire). (disponible fin
2012 / début 2013).
GE Energy
Borne Wattstation au
design exceptionnel avec
prise type 2 ou type 3 si
besoin, avec ou sans câble
attaché. Version smart ou
connectée avec
programmateur et
compteur.
Cette borne aux mêmes
caractéristiques que la
Durastation sera dans un
premier temps (2d semestre
2012) proposée en version
murale puis sur
pied (fin 2012).
Communication RFID
possible, et version
connectée avec
programmateur et compteur
photo 2
Borne Durastation16 A
mono 230 V -3,6 kW prise
type 2. RFID ou non.
Borne mode 2 ou mode 3.
Mode écono mique heures
creuses (décalage
recharge). Gestion
d’énergie.
Hager
Legrand
Schneider
Electric
50
Point de raccordement simple 16 ou
32 A mono ou triphasé. prise type 3.
d
Mode 1 ou 2 ; (disponible 2
semestre 2012)
Borne sur pied 16 ou 32 A mono ou
triphasée mode 3 et prise type 3.
Simple ou double accès dimultané.
IP54 IK10. Affichage LCD des
informations d’état. Affichage état de
charge à led. Accès badge RFID.
Verrouillage de la fiche sur borne.
Communication IP. Supervision et
incrémentation des badges.
d
(disponible 2 semestre 2012)
photo 1
Borne Durastation mode 3 16 A
mono 230 V -3,6 kW ou 32 A triphasé
jusqu’à 400 V 22 kW. 1 ou 2 prises
type 2 simultanées. Sur socle,
montage mural, sur poteau, colonne
jumelées. Borne conçue pour être
évolutive en terme de communication
et de puissance. Communication IP.
Accès RFID ;
Borne Wattstation. 16 A mono 230 V
-3,6 kW ou 32 A triphasé jusqu’à 400 V
-22 kW. Communication RFID
possible, et version connectée avec
programmateur et compteur. Version
murale (2d semestre 2012)
Voirie et parking
publics
Borne sur pied
16 ou 32 A ;
Borne à courant
continu.
Borne
Durastation ;
16 A mono 230 V 3,6 kW ou 32 A
triphasé jusqu’à 400 V
22 kW sur pied
avec 1 ou 2 prises,
ou mural
Borne
Wattstation : 16 A
mono 230 V -3,6 kW
ou 32 A triphasé
jusqu’à 400 V
-22 kW. Mural
(2d semestre 2012),
ou sur pied (fin 2012).
Stations -services
Autres offres et
remarques
Bornes
d’alimentation courant
continu de 50 ou 100 kW
capables de
communiquer en
réseau à des fins de
gestion de charge.
Bornes issues du
fabricant hollandais
Epyon Power, intégré
au groupe ABB depuis
juillet 2011.
Non
Logiciels de
gestion RFID.
3
Green Up Access
mode 1 et mode 2 : prise
2P+T pour charge 14 A
maxi design Plexo IP66 IK8,
Soliroc IP55 IK10. photo 4
Green Up Premium
mode 3 ou mode 2
+ mode 3
borne à enveloppe plastique
murale ou sur pied. 3,7 kW
monophasé 16 A. photo 5
Bornes mode 2 ou mode 3. Mode
économique heures creuses
(décalage recharge). Gestion
d’énergie.
Contrôle d’accès sur boîtier alimenté
par ligne privative. photo 3
Green Up Access
mode 1 et mode 2 ;
Green Up Premium
mode 3 ou mode 2 + mode 3
borne à enveloppe inox IP55 IK10
murale ou sur pied. Identification
RFID, communication IP, pilotage à
distance. 1 ou 2 VE simultanés
3,7 kW monphasé 16 A.
Green Up Premium
idem sauf 32 A triphasé / 22 kW.
Borne EVlink Résidentiel
mode 3, prise type 3.
monophasée 3 kW/16 A.
photo 7
Câble avec prise type 1
coté Véhicule. photo 6
Borne EVlink Parking mode 3, prise
type 3. Murale (1 PC) ou sur pied
(1 ou 2 PC) mono (2 ou 3 kW) ou
triphasée (2 à 22 kW).
Câble avec prise type 1 coté
Véhicule.
Non
Green Up
Premium
mode 3 ou mode 2
+ mode 3
borne à enveloppe
inox IP55 IK10
murale ou sur pied.
Identification RFID,
communication IP,
pilotage à distance.
1 ou 2 VE
simultanés. 3,7 kW
monphasé 16 A.
Green Up
Premium
idem sauf 32 A
triphasé / 22 kW.
EVlink Voirie.
Socle de prise
domestique 8 A /
3 kW ou type 3,
500 Vac / 32 A 22 kW.
Mono ou triphasé.
Non
Produits
disponibles à
partir du 2d
semestre 2012.
Non
Lancement de
l’offre Green Up
au 2d semestre
2012.
En attendant :
mise à
disposition d’une
borne sur pied
ou murale
3,7 kW 16 A
monophasée
mode 2 ou
mode 3 avec
possibilité
d’identification
RFID.
Borne EVlink Station
mode 4 ou mode 3
+ mode 4.
- mode 4 : 500 Vcc/125 A
+ prise mobile type
Yasaki ;
- mode 3 : 400 Vac/63
A + prise mobile type
2.
Borne EVlink Station
mode 3, 400 Vac/63 A.
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4
Services web
de supervision ;
Armoire
d’alimentation et
de gestion
d’énergie (pour
grappes de
bornes).
5
© Legrand
ABB
Applications
Habi tat collectif et tertiaire
© Legrand
Habitat individuel
© Hager
Fournisseur
D O S S I E R
Gestion énergétique et gestion d’accès
Au-delà de la recharge, les équipements utilisés pour les IRVE doivent permettre de gérer l’appel de courant. Pour les bornes en
grappe, cette gestion s’effectue en relation avec la puissance maximum disponible à chaque instant. La gestion introduit aussi la
notion d’accès et de facturation, entre autres dans les parkings collectifs publics ou privés.
Installée au domicile ou en entreprise, la borne de recharge individuelle Hager peut disposer d’une option « Mode économique heures
creuses » avec charge décalée ou encore d’un contrôle d’accès pour
les bornes disposées dans un espace collectif.
Vincent Brunel, Schneider Electric : « Si les applications domestiques
nécessitent une gestion énergétique principalement en lien avec les
heures creuses, ce sont surtout les applications professionnelles qui
vont poser d’importantes contraintes de puissance. Cela nécessite le
déploiement de systèmes de recharge capables de considérer la
puissance disponible sur le site, rapportée aux pics de charge. Ainsi,
il existe des solutions capables, non pas d’interrompre la charge des
batteries, mais plutôt de faire varier la puissance de charge. »
Afin de gérer les bornes, Schneider Electric propose des outils logiciels totalement dédiés et personnalisés par usage. Ces outils sont
mis en œuvre sur base web et accessibles via un serveur Schneider
Electric. Par exemple, dans l’habitat collectif, une armoire de
grappe permet à un syndic de gérer plusieurs bornes accessibles
par carte RFID. Le syndic peut ensuite facturer aux utilisateurs un
TECHNOLOGIE
TYPES DE PRISES…
et modes de recharge
Les prises :
• type 1 : interface standard jusqu’à 16 A (connecteur utilisé au
Japon et aux États-Unis) ;
• type 2 : interface de base dédiée au véhicule électrique, jusqu’à
32 A. Fonction pilote et proximité (connecteur utilisé par
Mennekes, notamment en Allemagne) ;
• type 3 : interface universelle dédiée au véhicule électrique.
Haute puissance en développement. Connecteur utilisé notamment en France et promu par l’EV Plug Alliance (2).
Les modes de recharge :
• mode 1 : prise domestique monophasée non dédiée avec
conducteur de terre et d’alimentation ;
• mode 2 : prise domestique monophasée non dédiée avec dispositif de contrôle communicant incorporé au câble. L’intensité de
charge est limitée à 8 A ;
• mode 3 : prise spécifique sur borne et sur circuit dédié. Une
fonction de contrôle de recharge est intégrée au socle de prise ;
• mode 4 : station courant continu. Branchement sur véhicule sur
un chargeur externe équipé d’un câble fixe spécifique.
Pour les modes 1 à 3, la norme NF C 15-100 introduit l’idée de circuits spécialisés directement issus du tableau de répartition.
Suite page 52
TECHNOLOGIE
D O S S I E R
Pour leur part, les divisions de GE impliquées dans
le développement du véhicule électrique et PSA ont
signé un accord de coopération commercial et technologique européen à l’automne dernier. Les deux
partenaires entendent travailler conjointement au
déploiement d’une offre commerciale destinée aux
clients de PSA associant le véhicule électrique à l’infrastructure de recharge. ■
Des partenariats pour le déploiement
Hager fait l’objet d’un numéro d’agrément chez PSA
dans le cadre de l’équipement des concessions avec des bornes en
mode 2 ou mode 3. « Nous allons par ailleurs entamer un travail de
prescription avec les concessionnaires des différents fabricants de
véhicules électriques, avec pour objectif de faire le lien entre l’acte
d’achat du véhicule et l’installation des bornes privatives. »
Schneider Electric propose par ailleurs des formations pour les installateurs, afin de les qualifier au standard « ZE ready » de Renault,
quant à la mise en œuvre d’infrastructures de recharge. « Chez
Renault, nous avons mis en place un outil Internet permettant aux
concessionnaires d’orienter les acquéreurs de véhicules électriques
vers des installateurs répondant à ce standard. Il s’agit de 800 installateurs pour le secteur résidentiel et de 200, mais bientôt plus
encore, pour les installations professionnelles. » Enfin, Schneider
Electric s’est également inscrit dans le processus de diagnostic
maintenance avec Renault et Nissan.
Michel Laurent
6
© Schneider Electric
Chez Legrand, on estime qu’un véhicule en
charge induit, par exemple, la nécessité de gérer
l’énergie au regard des pics de consommation, du
coût de l’énergie et du type d’infrastructure sur
lequel il est raccordé.
© Schneider Electric
service comprenant à la fois l’énergie consommée
et l’amortissement de l’infrastructure.
7
DEVELOPPEMENT DURABLE
Siemens Building Technologies :
efficacité énergétique pour
le résidentiel et le tertiaire
À l’occasion du salon Interclima+Elec, Siemens Building Technologies affiche sa volonté de déployer plus largement
une offre habitat en matière de performance énergétique. Rencontre avec Catherine Lambert, directrice de la
business unit Siemens Building Automation et Philippe Segonds, directeur de l’activité Control Product Systems au
sein de Siemens Building Technologies.
performance énergétique des bâtiments touche l’enComment situez-vous votre activité vis-à-vis de la
semble des secteurs. Nous proposons un ensemble de
filière électrique ?
solutions et de services qui vont permettre de générer
rapidement des économies sur les factures énergétiques de nos clients.
© Siemens
Philippe Segonds – Pour 70 % de nos produits, nous travaillons avec la distribution spécialisée traditionnelle et
avec la distribution généraliste, dont la filière « distribution électrique ». Si notre offre relève des métiers du
génie climatique, il ne faut pas oublier que le marché évolue. C’est pourquoi l’année 2012 marquera pour Siemens
Building Technologies une tendance à se développer vers
la filière électrique. Ce mouvement résulte de l’arrivée de
produits à la frontière entre plusieurs métiers… dont
celui de la domotique.
Philippe Segonds,
directeur de l’activité Control
Product Systems au sein de
Siemens Building Technologies
Lancerez-vous de nouvelles offres « performance
énergétique » lors d’Interclima+Elec ?
Pour les bâtiments « intelligents », cela implique en
majorité les constructions neuves, nous disposons
d’une capacité à interconnecter les éléments techniques afin de les remonter vers un hyperviseur au
niveau de notre centrale de gestion basée à Lyon,
c’est-à-dire à un niveau supérieur à celui d’une supervision. Concernant les bâtiments existants en phase
de rénovation, pour lesquels il existe un challenge
d’efficacité énergétique aussi, Siemens Building
Automation propose 3 niveaux d’intervention relatifs à
3 niveaux de performance.
© Siemens
Philippe Segonds – Oui, nous dévoilerons des offres particulièrement orientées vers la filière électrique avec,
Pouvez-vous détailler cette triple approche en
entre autres, de nouveaux compteurs d’énergie primaire
rénovation ?
pour l’électricité, le gaz ou encore l’eau chaude sanitaire.
Catherine Lambert – Elle concerne les bâtiments de
Cette approche nous met en phase avec la prise en
toutes tailles et pas uniquement ceux de grande envercompte du comptage énergétique dans la RT 2012.
Catherine Lambert,
gure. L’approche est progressive. Nous la définissons
D’ailleurs, au sein de la centrale de régulation existante
directrice de la business unit
Synco Living, nous ajoutons une capacité à centraliser et Siemens Building Automation en accord avec le référentiel de gestion active des bâtiments, lancé il y a un an par le Gimelec et l’ACR.
à remonter les données issues du comptage. Une nouvelle gamme
de régulations terminales RX dédiées chauffage, ventilation ou cliPremier pas : la classe EE1 introduit la mesure et la visualisation par
matisation sera présentée sur le stand1. Siemens Building Control
le client des consommations. Cette prise de conscience des données
lancera aussi une solution dédiée à l’automatisation des bâtiments
en toute transparence peut aussi faire l’objet d’un lien avec notre cenau standard KNX.
trale de gestion. L’économie d’environ 10 % assure un temps de
retour moyen d’une année.
Pouvez-vous en dire plus sur cette offre KNX ?
Philippe Segonds – Elle se situe à l’échelle de chaque pièce du bâtiment, en lien avec un contrôleur local ou centralisé. Des capteurs de
luminosité et de mouvement permettent de gérer l’éclairage, les
stores et les volets sur la base de scénarios. Des passerelles seront
également proposées. Aussi, la nouvelle centrale de communication
OZW introduit un serveur web ouvrant la porte à des applications sur
iPhone et iPad.
Historiquement, les activités « bâtiment » de Siemens sont
plutôt orientées vers les applications tertiaires…
Catherine Lambert – C’est vrai, et notre offre couvre également toute
la partie Industrie, Santé, Pharma et Datas Center. Le challenge de la
La classe EE2 va plus loin : elle introduit l’intelligence au sein du bâtiment afin d’optimiser l’existant. Elle permet aussi de migrer d’anciens systèmes vers des logiciels plus récents et surtout plus performants. Les économies d’énergie de 10 à 25 % assurent un temps de
retour de 3 à 4 ans.
Plutôt destinée aux bâtiments souffrant d’importantes dérives et de
factures énergétiques à la hausse, la classe EE3 fait place à un audit
détaillé. Le suivi de préconisations relatives à l’ensemble des équipements techniques permet de garantir des économies sur la base d’un
contrat de performance énergétique (CPE) avec, pourquoi pas, un
financement des travaux. À ce stade, il s’agit d’économiser 20 à 35 %
d’énergie et fluides pour un temps de retour de 3 à 7 ans. ■
Propos recueillis par Michel Laurent
1 : Hall 7.2 - allée H - Stand 36
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53
CHANTIER
Nexans, mécène du musée
du Louvre-Lens
Dans le cadre d’un budget de 150 M€, le futur musée du Louvre à Lens s’apprête à recevoir 450 000 à 550 000 visiteurs
par an à partir du 4 décembre 2012. En lui fournissant à titre gracieux des câbles d’énergie et de communication, Nexans
poursuit son engagement en faveur de la protection et du développement du patrimoine historique, culturel et artistique.
Jean-François Josso,
responsable de la Prescription Bâtiments,
Nexans France.
Tension (ou HTA) et de câbles pour courants faibles.
Les câbles HTA (20 kV) alimentent trois TGBT
(tableau général basse tension), un pour la partie
centrale et deux pour les ailes ; ainsi qu’une douzaine de tableaux divisionnaires. Ce sont des
câbles enterrés qui vont directement du poste
source EDF vers les TGBT : la structure même du
bâtiment et sa vocation d’expositions modulables
conduisent au choix de câbles C1 (non propagateurs de l’incendie) sans halogène très faiblement émetteurs de fumées. Ce sont 280 km de
câbles au comportement au feu amélioré
Alsecure et surtout Alsecure.bat (60 % de l’ensemble livré) qui ont été utilisés, ainsi que 90 km
de câbles CR1 C1 de sécurité incendie sans halogène Alsecure Plus… Plus 20 km de câbles
divers : câbles de contrôle-commande, câbles
d’alimentation
de
climatisations,
etc.
« L’ensemble des câbles déjà livrés représente
60 % du besoin d’équipement du musée LouvreLens. Il reste 40 % des câbles à livrer d’ici miaoût 2012 », précise Jean-François Josso.
Des installateurs agréés
par Nexans…
© D.R.
D’une hauteur de six mètres, ses cinq bâtiments
sont reliés de plain-pied pour offrir aux visiteurs
une véritable continuité de parcours. Ce musée va
s’organiser autour du hall d’accueil (3 600 m²) où se
concentrent en rez-de-jardin, les espaces matérialisés par des bulles en verre dédiés à l’accueil des
visiteurs, la librairie, les boutiques, une cafétéria et
un espace pique-nique. Aux niveaux inférieurs : les
réserves visibles et visitables, ainsi qu’une cellule
de restauration d’œuvres d’art. Deux ailes se
déploient de part et d’autre : l’une est la Galerie du
Temps longue de 120 m et 25 m de large, dédiée à
6 000 ans de l’histoire de l’art au travers de 230
œuvres prêtées pour une durée de cinq ans, en
l’occurrence un échantillon illustrant toute la
richesse du musée du Louvre. Au fond, dans le
pavillon de verre, le visiteur pourra admirer des
œuvres d’art susceptibles d’être exposées à la
lumière naturelle, notamment des sculptures.
Dans l’aile opposée, se trouve la salle des expositions temporaires. Au sein de cet espace de 80 m
de long, deux grandes expositions seront organisées chaque année, la première étant dédiée à la
Renaissance. À l’extrémité de cette aile : la Scène,
un grand auditorium de 950 m² pouvant accueillir
400 personnes assises. Un peu à l’écart, se trouve
le bâtiment réservé au personnel du musée.
De l’autre côté : le restaurant.
© D.R.
Le site d’implantation du futur musée du Louvre est
remarquable : un ancien carreau de mine en partie
boisé, s’étendant sur plus de 20 ha en cœur de ville.
À l’issue du concours d’architecture, le projet a été
confié à l’agence japonaise Sanaa. Ses architectes
ont opté pour une construction de verre et de métal
dont l’apparente simplicité des formes géométriques cache une extrême sophistication des lignes,
des matériaux et de chaque détail.
Installation de câbles Alsecure Plus
dans la Galerie du Temps.
Nexans, engagé dans
le mécénat du Louvre-Lens
Pour les courants faibles, Nexans a livré 70 km de
câbles télécoms LYST, 240 km de câbles LAN
Catégorie 6A (LANmark-6A F1/UTP 10G LSZH)
pour raccorder 3 750 points espacés de 62 m, ainsi
que 11 km de câbles optiques multimodes et
10 km de câbles monomodes, représentant au
total 97 km de fibres optiques multimodes et
55 km de fibres optiques monomodes, plus 220
panneaux de brassage LANmark 24 ports et 50
panneaux optiques LANmark 24 ports SC.
« Le réseau LANmark est garanti 30 ans… »,
précise Jean-François Josso : «… à condition
que les installateurs soient formés à ces
produits et agréés par Nexans, et que
Nexans valide leur installation ».
© D.R.
Dans le cadre de son mécénat du LouvreLa formation à Paris de ces installateurs a été
Lens, Nexans apporte de la sécurité, de l’effiintégrée dans le mécénat : les demandes
cacité énergétique et une contribution à l’envid’approvisionnement sont éditées par
ronnement. La valorisation de cette contribuDelannoy-Dewailly en charge du lot
Le projet du musée du Louvre-Lens
tion est estimée entre 700 000 euros et 1 milClimatisation et Régulation, Ineo Nordlion d’euros, sur 3 années. Jean-François
Picardie en charge du lot Courants Faibles, et
Josso, responsable de la Prescription Bâtiments chez Nexans
Satelec en charge du lot Courants Forts et VDI. ■
France, détaille ce mécénat qui voit la fourniture de câbles Moyenne
Jean-Claude Festinger
=
54
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CHANTIER
© R.K.
L’imposant hangar H6 à Roissy-CDG
est destiné aux opérations de
maintenance de l’Airbus A380.
Prises industrielles Maréchal Electric
à la base maintenance de l’A380
Fournisseur historique d’Air France, Maréchal Electric équipe avec ses prises électriques industrielles l’ensemble
des sites de la compagnie aérienne. À ce titre, Maréchal équipe le hangar H6 à Roissy-CDG, première base de
maintenance d’Air France Industries dédiée à l’Airbus A380.
Quadriréacteur à double pont, d’une capacité de
transport égale à celles d’un Airbus A340 et d’un
Boeing 777, l’Airbus A380-800, emporte plus de
500 passagers, avec un rayon d’action de
15 400 km qu’il parcourt à la vitesse de 900 km/h.
Depuis novembre 2009, Air France a acquis six
Airbus A380, et en attend deux de plus en 2012, et
a déjà transporté ainsi plus d’un million de passagers, à destination de Tokyo, Johannesburg,
Montréal, New-York, Washington et Dubaï, et prévoit de desservir Los Angeles quotidiennement à
partir de mai 2012.
également l’eau et récupèrent les eaux usées. La
fabrication de ces bornes a été réalisée par la
société Cavotec (intégrateur) et le cahier des
charges d’AFI spécifiait qu’elles soient équipées
de prises électriques industrielles MARECHAL,
un standard en termes de connexion électrique
chez Air France.
Maréchal Electric fournisseur
historique d’Air France
Les bornes rétractables, également appelés
pits, au nombre de quatre fournissent
l’ensemble des fluides ; électricité via les
prises industrielles de Maréchal, eau, fibre
optique, évacuation des eaux usées.
Deuxième hangar, en prévision,
et banc d’essais réacteur,
en cours de construction
© R.K.
Pour préparer l’arrivée de l’A380, Air France
Industries (AFI), branche de la compagnie responsable de la maintenance et de la réparation
des avions, a mené un long travail avec les autorités aéroportuaires afin d’adapter les infrastructures et les équipements au sol. Sur l’aéroport Roissy-CDG, où AFI possède déjà huit hangars base maintenance, AFI a fait construire un
hangar pour l’A380, dès 2007. D’une surface de
25 000 m², dont 12 500 m² pour la nef, de 90 m
de profondeur, 110 m de largeur et 40 m de hauteur, il accueille exclusivement l’A380, long de
73 m pour une envergure de 79,8 m et 32 m de
hauteur. Livré en 2008, le hangar H6 est équipé
d’une plate forme intégrée dans la structure
spécifique à l’Airbus A380.
© R.K.
Hangar géant, appareil hors norme
Maréchal Electric est un fournisseur historique
d’Air France, les deux sociétés sont nées à la
même époque. Aussi, depuis 1953, Maréchal
Electric équipe les infrastructures de la compagnie avec des prises décontacteurs pour l’industrie
dont les gammes DN 63 A et DS 125 et 250 A, installées à Roissy-CDG, Orly et Toulouse. Ces prises
ont été choisies pour leur fiabilité, apport en puissance et leur pouvoir de coupure intégré. Les
équipes de maintenance en 3x8 peuvent intervenir
sur les équipements en charge ou hors charge en
toute sécurité, même sur des prises moyennes ou
fortes puissances. Elles résistent également aux
liquides extrêmement corrosifs utilisés pour les
tests hydrauliques : Skydrol.
Les fluides distribués
par des galeries techniques
Pour l’alimentation électrique de l’appareil et des équipements de
maintenance (outillage, équipements spécifiques, docks et échafaudage de maintenance ou d’accès à l’appareil), sont utilisés différents
câbles courant fort : 220 V, 380 V, haute puissance de 115 V-400 Hz
pour piloter les vérins destinés à soulever l’avion, et courant faible
(fibre optique). Au lieu d’être enterrés en saignées au sol, ils circulent
le long de galeries techniques souterraines vers les 4 bornes de distribution multifluides disposées autour de l’appareil.
Des bornes rétractables équipées de prises
électriques industrielles Maréchal Electric
Ces bornes sont rétractables dans le sol, par souci d’ergonomie, les
fluides sont ainsi centralisés en un seul point. Ces bornes fournissent
À proximité de ce premier hangar, AFI prévoit
d’en construire un deuxième, le H7 qui, plus polyvalent pourra recevoir un A380, deux A330 ou deux A340 ou même
deux Boeing tête-bêche, pour Air France mais aussi pour d’autres
compagnies aériennes.
L’opérateur de maintenance aéronautique poursuit également le
chantier du banc d’essai réacteurs (BER) de nouvelle génération, qui
sera installé d’ici un an à Roissy-CDG. Il aura ainsi la capacité de traiter tous les moteurs qui équipent les avions de lignes actuels ou
futurs. Le groupe se fixe un chantier record de deux ans et demi pour
une ouverture prévue début 2014. Les deux projets s’inscrivent dans
une démarche de Haute Qualité Environnementale (HQE). Le groupe
Air France Industries assure le support de près de 1 300 avions
appartenant à 150 compagnies aériennes internationales. Nul doute
que ces nouvelles infrastructures continueront à être équipées de
prises Maréchal Electric. ■
Roland Kuschner
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
55
CHANTIER
Toshiba : les LEDs entrent au Louvre
Avec sa philosophie AKARI, concept japonais selon lequel l’éclairage influe profondément sur nos sens et nos
émotions, Toshiba prône l’idée « d’harmonie, de respect et de beauté » et cherche à intégrer des solutions LED à
notre quotidien de manière réfléchie, esthétique et harmonieuse. Ainsi, c’est cette notion qui a inspiré les nouveaux
éclairages de la Cour Napoléon et de la Pyramide révélés le 6 décembre 2011.
la construction de nouvelles ailes, au nord et au sud, destinées à
masquer le désaxement qui existait entre les deux palais, le Louvre
et les Tuileries. L’architecte garnit l’ensemble de la cour d’une profusion de sculptures : cheminées entièrement décorées et se terminant
en sarcophage, surabondance de chaînages vermiculées, de chapiteaux très travaillés, de guirlandes, de volutes, de cariatides, de trophées. Ornementation qualifiée à l’époque de « haute confiserie » à
laquelle s’ajoutèrent quatre-vingt-six statues d’hommes célèbres
hautes de trois mètres.
© Toshiba
La précédente mise en lumière des façades de la cour Napoléon (réalisée en 1993 , concepteur lumière Olivier Wattiau et Jean-François
Arnaud, maîtrise d’œuvre EDF) faisait appel à des lampes halogènes
et xénon – dotées de teinte chaude – qui équipaient des projecteurs
placés sur les façades elles-mêmes.
Musée du Louvre – Cour Napoléon et Pyramide (architecte Ieoh Ming Pei)
éclairées par Toshiba le 6 décembre 2012.
La disparition des ampoules à incandescence est prévue pour 2012
dans la plupart des pays européens, et Toshiba prévoit une croissance de 60 % pour les solutions d’éclairage LED pour cette année
seule. Cette transition est un des axes majeurs utilisés par la Division
Toshiba Lighting en Europe pour développer des solutions d’éclairage LED répondant véritablement aux besoins du marché européen.
Cette stratégie a été employée ces deux dernières années et a culminé avec l’approche sur mesure du projet du Louvre.
Toshiba a commencé une collaboration avec le Louvre, il y a un an,
alors qu’aucun produit LED existant ne permettait de garantir une
parfaite modernisation de son éclairage extérieur. Toshiba Lighting et
sa division Europe ont relevé ce défi technologique afin d’aider l’un
des monuments les plus célèbres au monde à s’adapter au futur en
passant aux solutions d’éclairage LED économes en énergie. De cette
démarche commune de développement durable et de la rencontre de
deux hommes, Henri Loyrette, président directeur général de l’institution séculaire et Norio Sasaki, PDG de Toshiba, est né le projet de
rénover la mise en lumière extérieure.
C’est dans le respect de cette ambiance chaleureuse que la rénovation de l’éclairage devait s’opérer. François Séguineau, Vice-président de l’activité Lighting Europe et directeur général de Toshiba
Systèmes France explique l’engagement de la Société dans cette
aventure « Toshiba est un acteur impliqué dans le développement
durable depuis plus de 15 ans : une démarche exprimée par une
philosophie d’entreprise et un management environnemental qui
nous sont propres. Ce partenariat avec le Louvre a représenté
pour nous un défi majeur non seulement en termes de développement de technologies efficientes et peu énergivores mais aussi de
produits à faibles impacts environnementaux, en assurant le
même rendu lumineux. »
En effet, s’il n’y avait pas de « cahier des charges » à proprement
parler, l’administration du Louvre était formelle, les nouvelles
lumières devaient renvoyer le même aspect visuel, sans modifier
l’architecture des façades, et les luminaires devaient se faire aussi
discrets que possible. Noël Marciniak, responsable marketing
Produits Europe, Toshiba New Lighting Systems, précise « nous
« Autrefois, huit mille lanternes avec des chandelles mal posées, que
le vent éteignait ou faisait couler éclairaient mal et ne donnaient
qu’une lumière pâle, vacillante, incertaine, entrecoupée d’ombres
mobiles et dangereuses : aujourd’hui on a trouvé le moyen de procurer une plus grande clarté à la ville et de joindre à cet avantage la
facilité du service. Les feux combinés de douze cents réverbères jettent une lumière égale, vive et durable », ainsi Louis-Sébastien
Mercier, écrivain et journaliste jugeait-il l’éclairage public de la Ville
de Paris en 1782 (Tableau de Paris).
Mais il n’était toutefois pas question encore de la Cour Napoléon,
ouverte seulement un siècle plus tard par Hector Lefuel, résultat de
56
© Toshiba
Un éclairage d’avenir qui s’appuie sur le passé
Le Pavillon Colbert a été mis en lumière par les luminaires à LED dotés d’une
température de couleur chaude et d’un IRC de 85.
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
© Toshiba
© Toshiba
© Toshiba
CHANTIER
François Séguineau,
Noël Marciniak,
Vice-président de l’activité Lighting
Europe et directeur général de
Toshiba Systèmes France
responsable marketing Produits
Europe, Toshiba New Lighting
Systems
étions tenus à un certain mimétisme, à commencer par la température de couleur, 2 700 K et 3 000 K, et installer, si possible, les nouveaux luminaires aux mêmes emplacements que les précédents,
sans modifier le câblage et l’alimentation existants. »
6 modèles de luminaires
développés spécifiquement
Le spécialiste de la LED a proposé des diodes électroluminescentes
d’un blanc homogène, dans les teintes chaudes requises ; restait à
développer des luminaires répondant aux exigences du Musée et des
architectes des monuments historiques. En tout, 6 types de luminaires ont été conçus et fabriqués pour offrir les performances techniques et environnementales demandées.
Des luminaires linéaires, lèche-murs, en profilés d’aluminium, déclinés en différentes longueurs allant de 0,33 m à 1,49 m, avec des flux
lumineux de 25 à 114 lumens, ont été disposés sur deux niveaux des
façades du pavillon Colbert, en révélant les détails architecturaux ;
positionnés sous les toits, des projecteurs à faisceau extensif,
1 350 lumens, soulignent les combles des bâtiments. Ces deux
modèles (IP65) offrent un design discret, se fondant dans l’architecture, sans l’affecter.
Pour la pyramide, la contrainte était identique : le concept lumière
créé par Claude Engle avec l’architecte Ieoh Ming Pei, en 1989, devait
être respecté scrupuleusement. À l’époque, afin que « la Pyramide
étincèle comme un cristal », le bureau d’étude conçut un éclairage de
Les modules à LED ont été intégrés discrètement
à la structure métallique de la pyramide.
la structure porteuse filigrane, avec une lumière brillante à faisceau
étroit, réalisé à l’origine à l’aide de lampes halogènes qui furent
remplacées, en 2004, par des lampes aux halogénures métalliques,
moins énergivores. « Nous avons développé des boîtiers à modules
LED, que nous avons installés dans le bas de la structure métallique, à l’intérieur de la pyramide. La principale difficulté était de
limiter l’éblouissement, le flux lumineux étant ascendant », souligne
Noël Marciniak. « Pour ce faire, nous avons intégré des réflecteurs
aux modules mêmes ; tout le processus de fabrication s’est déroulé
étape par étape avec une étroite collaboration entre les deux
équipes : celle des ingénieurs de Toshiba au Japon et celle du
bureau d’études du Louvre, qu’il s’agisse du design, des matériaux
des appareils, de leur installation ; nous avons procédé à chaque fois
à des tests in situ ». Comme la pyramide et les pyramidions présentent des structures légèrement différentes, deux types de luminaires
ont été adaptés, l’un avec un flux de 1305 lm et l’autre de 330 lm. En
tout, 116 appareils ont été installés dans la pyramide et 48 répartis
dans les trois pyramidions.
Un projet qui s’inscrit dans la durée
La mise en lumière de l’ensemble des façades de la cour Napoléon
sera achevée au premier semestre 2012 ; celle de la Cour carrée en
2013 : deux autres modèles spécifiques à LED y remplaceront notamment les luminaires à lampes xénon installés en 1993.
Pour François Séguineau, « l’expérience a été très enrichissante ;
nous avons réussi à relever ce défi : mettre en œuvre une technologie innovante dans le respect environnemental et architectural du
musée tout en préservant le rendu lumineux auquel chacun est attaché. Nous n’avons pas changé l’image du Louvre mais espérons avoir
donné de Toshiba celle d’un leader en éclairage. »
La technologie LED répond aux engagements du Louvre qui a signé
en septembre 2010 la « Charte Développement durable des Établissements et Entreprises publics ». La rénovation de la mise en
lumière de la pyramide et des façades du Louvre permet en effet de
réaliser 73 % d’économies d’énergie, la consommation électrique
passant de 392 000 à 105 000 W, et de réduire de 30 % le nombre de
luminaires installés.
© Toshiba
Le projet ne s’arrête pas là : en effet, l’accord signé entre le Louvre et
Toshiba s’inscrit dans la durabilité dans tous les sens du terme. Il
comprend la pérennité des appareils (jusqu’en 2023) dont la durée de
vie est estimée à 40 000 heures, mais aussi le remplacement, au
total, de 4 500 luminaires existants. ■
Les luminaires de la pyramide offrent un flux lumineux de 1305 lm.
Isabelle Arnaud
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PRODUITS ET NOUVEAUTÉS
Urmet Captiv lance Note, un kit
évolutif pour la sécurisation des villas
Urmet Captiv, leader français en interphonie et contrôle d’accès résidentiel, spécialisé dans le collectif et la maison
individuelle, lance Note, un kit villa ultra complet à forte valeur ajoutée et à un prix « contenu » ; un nouveau produit
se situant bien au-delà de l’interphonie traditionnelle pour villa, et au cœur d’un solide plan d’ensemble, dont l’un
des volets vise à susciter la demande.
© R.K.
avec possibilité d’annuler la fonction d’éclairage – foncComme bien souvent, ce sont les challengers qui font
tion discrète), possibilité d’ajouter trois moniteurs addibouger le marché. Aussi, c’est à ce titre que l’équipe
tionnels intercommunicants, etc.
française d’Urmet Captiv a décidé d’initier un cahier
Les accessoires et extensions : moniteurs supplédes charges pour élaborer un nouveau kit d’intermentaires, détecteurs, caméras, serrures électrophone pour villa, exclusivement distribué et installé
niques, etc., complètent le kit Note. La façade du
par la filière professionnelle.
moniteur est proposée en 6 teintes dont le blanc, et
Le service R&D d’Urmet en Italie a été chargé de la fabriles plaques de rue comme le moniteur peuvent être
cation et du design, l’idée était de proposer une solution
posés en saillie (épaisseurs respectives de 24 et
intégrée, complète par l’étendue de ses fonctions, très
28 mm) ou encastrés dans le mur.
éloignée de celles vendues en GSB (grande surface de
Philippe Carbuccia,
bricolage). « L’interphonie vendue en GSB est souvent
directeur des opérations
identique à celle de la filière professionnelle, avec un difd’Urmet Captiv
Un kit prêt à fonctionner
férentiel de prix important défavorable pour l’installateur. Il était temps de réagir, de donner de la valeur ajoutée à ce proPour l’installateur, Note, qui est garanti 3 ans, offre un haut niveau de
duit, et aider nos partenaires à se développer sur ce segment »,
performance audio (>100 dB pour la plaque de rue) et vidéo. Les
estime Philippe Carbuccia, directeur des opérations d’Urmet Captiv.
plaques de rue sont en zamak et certifiées IK07 et IP44. Note se dis-
Urmet Captiv lance aujourd’hui une solution
inédite et évolutive cumulant les fonctions
d’interphonie, de contrôle d’accès, de surveillance pour la villa et de détection d’intrusion :
le système intégré Note. Le cahier des
charges du système Note comportait les axes
suivants : apporter de la valeur ajoutée avec
un système se différenciant par ses fonctions
d’usage, proposer un produit performant et
simple à poser. Ceci à un « prix contenu »,
soit 460 € (prix installateur conseillé), le prix
d’un kit de base pour professionnels.
Note, des options multiples
de sécurisation
© R.K.
Un prix contenu pour Note
Campagne et outils de lancement
Le lancement de Note s’accompagne d’une
large campagne de communication pour faire
connaître le produit auprès des usagers, et
aider l’installateur à comprendre le produit, à
argumenter autour.
Une communication sera déployée dans la presse maison et décoration et les sites Internet axés immobilier. Un site dédié www.kitnote.fr
explique les bénéfices de Note à l’utilisateur et constitue un véritable
support d’aide à la vente pour l’installateur. Ce site, ainsi que sa version Smartphone, propose des spots vidéo « d’usage par fonction ».
L’installateur trouvera sur le site www.urmet-captiv.fr, les schémas,
les fiches produits et des vidéos d’aide à l’installation. « Note commence à être mis en stock chez les distributeurs qui sont enthousiasmés par notre plan d’ensemble », souligne Philippe Carbuccia. ■
Le kit villa Note et son présentoir pour agence.
Design recherché et fonctionnel, avec touches sensitives,
pour le moniteur Note à façade interchangeable.
Plaque de rue avec badge, sans clavier.
Note intègre toutes les fonctions optionnelles des kits de la filière
professionnelle : mémoire vidéo, message familial, contrôle d’accès
par badge intégré à la platine de rue (cinq badges et deux puces sont
fournis dans le kit), fonctions professions libérales avec message
d’accueil et ouverture automatique du portail, boucle magnétique
pour malentendants intégrée au moniteur.
À ces fonctionnalités, s’ajoutent des options de sécurisation gérée
par une même alimentation : gestion de 1 à 4 caméras de vidéosurveillance visualisables sur le ou les moniteurs (branchement par 4
fils sans coaxial), gestion des détecteurs de présence et des détecteurs de porte ouverte, lesquels déclenchent des alertes visuelles,
sonores, possibilité de report d’appel sur un carillon radio ou sonnerie filaire, gestion de deux plaques de rue (caméra 120 ° grand angle
58
tingue par sa facilité et sa simplicité d’installation : utilisation du
câblage 2 fils non polarisés existant, raccordement de l’automatisme
de portail sur la plaque de rue, kit prêt à fonctionner, étrier du moniteur compatible avec l’installation sur une
boîte d’encastrement de Ø 60 mm pour appareillage, contrôle d’accès par badge (évite la
pose d’un clavier au portail), portée du système de 130 m en câble standard, notices utilisateur et installateur, la version installateur
existant en version simplifiée.
Roland Kuschner
« Accédez au site mobile kitnote.fr »
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
COURANTS FAIBLES
PRODUITS ET NOUVEAUTÉS
Simon annonce la Série 54 premium :
bien plus qu’un appareillage, un objet de séduction
Simon Matériel électrique complète ses gammes avec la Série 54, en version métal et en version ABS, qui se situe entre
la Série 27 et la Série 82. Très tactile, avec un design doux, et une innovation : un fil de LED bleu en surlignage, la Série 54
est présentée au salon Interclima+Elec.
design. Simon conçoit ses produits autour de la
demande de ses clients, ce qui est synonyme d’une
approche respectueuse et concertée quant à obtenir des
produits en parfaite adéquation avec les professionnels
et la demande du marché », souligne Jean-Noël Galliot.
© Simon
Avec une équipe commerciale « terrain » étoffée, très
orientée prescription, Simon a terminé l’année 2011 avec
des résultats satisfaisants. « Notre résultat est lié au fait
que nous sommes particulièrement réactifs et flexibles,
et puis le secteur tertiaire, notre secteur de prédilection,
reste porteur. L’objectif de Simon est d’être et de rester
reconnu comme un spécialiste de l’appareillage, de la
goulottes et des colonnes d’alimentation électrique en
aluminium », explique Jean-Noël Galliot, directeur
général de Simon Matériel électrique France. Appuyée
par une politique très engagée en faveur de la distribution (80 % de son CA) en France, Simon vise les 90 % à
court terme, avec elle.
Une gamme complète en acier ou en ABS
En 2012, Simon France lance une nouvelle gamme d’appareillage, la
série 54 qui se situe dans le moyen haut de gamme, destinée au marché résidentiel individuel. « Du luxe et de la qualité à un prix abordable. Cette gamme vient s’inscrire dans notre offre qui comprend la
Série 22 (entrée de gamme pour le collectif), la Série 27 (gamme
déco), les Séries 82 et 88, situées haut et très haut de gamme »,
déclare Jean-Noël Galliot.
« La Série 54 est très tactile, sensitive au toucher, et
conçue comme un objet de séduction que l’on peut installer dans n’importe quelle pièce d’une maison ou d’un
immeuble, grâce notamment à son design épuré. Elle s’inspire de la
Série 27 pour en prendre le meilleur. Nous avons beaucoup travaillé
sur la facilité d’installation ainsi que sur le coté tactile qui procurent
instantanément la certitude d’avoir un produit de qualité ». Cette
Série permet 55 combinaisons, avec 11 plaques en métal
(Série 54 Premium) et 6 plaques en ABS dont une en finition aluminium. Son design est légèrement galbé et affleurant au mur. Elle couvre toutes les fonctions de classique et de confort, depuis l’interrupteur basique jusqu’aux fonctions les plus sophistiquées : capteurs de
mouvement, détecteurs de gaz, prises HDMI, RJ45, etc. Un fil bleu en
LED, en option, souligne le contour des enjoliveurs, donnant à l’objet
un relief discret et séduisant.
En adéquation avec la demande du marché
Faciliter l’installation
La Série 54 a été développée et est fabriquée par l’usine polonaise du
Groupe. Cette usine, installée à Cracovie, modernisée et automatisée, emploie 450 personnes. « À l’origine conçue pour le marché
local, cette gamme devient complètement adaptée au marché français puisque nous avons intégré les spécificités requises et répondu
à la demande de nos clients, tant en termes de fonctionnalités que de
La plaque métal sur laquelle se clipse la plaque décorative, possède
un méplat qui évite le chevauchement entre les plaques et facilite
leur alignement (entraxe 71). Les mécanismes sont soit à griffes (en
rénovation), soit vissés (pour le neuf). Pour les câbles, les connexions
des mécanismes sont agrandies afin de faciliter les doubles
connexions et « faire » un départ. L’appareillage est doté d’un schéma
de câblage visible directement sur le mécanisme, pour faciliter la
pose et est proposé en version unipolaire ou bipolaire. Sur les prises,
tous les contacts sont situés d’un seul et même côté et proposés avec
des éclisses de sécurité interdisant l’accès à leur partie active.
Jean-Noël Galliot,
directeur général de Simon
Matériel électrique France
La Série 54 vise le marché résidentiel
Simon à Interclima+Elec
© Simon
Un catalogue spécifique à la Série 54 est en cours de diffusion, ainsi
qu’une mallette d’échantillons. Cette gamme, qui sera commercialisé à partir de mars, sera présenté sur le stand de Simon au salon
Interclima+Elec 2012 (Hall 7.2 stand P040), une édition qui marque
le retour des fabricants à ce salon. La Série 54 s’inscrit dans la politique de Simon, innover et surprendre tout en s’attachant à la « voice
of customer ». ■
Roland Kuschner
La Série 54, très tactile, avec un design fin, affleurant au mur
et légèrement galbé, se situe dans le moyen/haut de gamme,
à prix abordable pour le résidentiel.
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APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
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PRODUITS ET NOUVEAUTÉS
Wago présente des mini-bornes CI
pour LED et contrôleurs Ethernet 2.0
Parmi toutes les nouveautés que propose Wago à Interclima+Elec sur son stand (Hall 7.2, allée M 044), le fabricant
met l’accent sur ses bornes LED pour montage CMS, destinées aux intégrateurs en éclairage, et dans le domaine de
l’automatisme, la nouvelle génération de contrôleurs Ethernet.
Mini-bornes WAGO pour circuit LED
Cette borne avec boutons-poussoirs est destinée
à équiper un circuit de LED en montage CMS
(composant monté en surface) sur circuit
imprimé. Grâce à un raccordement pratique et
son encombrement réduit, elle trouve sa place
dans de nombreuses applications d’éclairage
pour le bâtiment : éclairage LED pour appareils
suspendus, éclairage public/extérieur, blocs de
secours, marquage au sol et de nez-de-marche,
lettres lumineuses, éclairage architectural, mais
également la connexion de signaux digitaux, téléphoniques, alarmes ou encore pour des applications industrielles.
également le câblage en automatique par des
robots pour les grandes séries.
© Wago
Contrôleurs Ethernet Wago :
5 fois plus rapide et polyvalents
Mini-bornes pour circuit LED, 4,5 mm
d’épaisseur pour un encombrement réduit.
© Wago
Toujours très attentif aux évolution et demandes
du marché, Wago propose deux nouveautés
phares. L’une, les bornes série 2060, répond aux
besoins en pleine expansion des éclairages LED.
L’autre nouveauté concerne les contrôleurs
Ethernet utilisés en industrie, avec une nouvelle
gamme 2.0, plus rapide, plus puissante, qui va
remplacer l’ancienne.
Mini-bornes LED pour un raccordement
rapide sans outil.
Ces nouveaux automates programmables sont
destinés à toutes les applications visant à réduire
les opérations de maintenance dans l’industrie. Ils
offrent des temps de cycle courts et acceptent de
nombreux protocoles pour ainsi être flexibles et
polyvalents. Des applications ont notamment déjà
été réalisées pour piloter des machines de production et des applications de data logging (suivi de
données énergétiques, bancs de tests, traçabilité,
etc.). Cette nouvelle gamme de contrôleur propose
3 nouveaux contrôleurs Ethernet 32 bits nouvelle
génération avec : plus de puissance (5 fois plus
rapides), plus de mémoire, un système de fichier
étendu et encore plus de fonctionnalités, comme la
présence de 2 ports Ethernet avec switch intégré.
Trois versions de contrôleurs
© Wago
Les trois versions de contrôleur : 750-880, 750-881
« Aussi petite qu’un ongle, cette mini-borne LED
et 750-882, sont entièrement compatibles avec
pour montage CMS (réf. 2060-402) offre un
l’ancienne génération ainsi qu’avec tous les
encombrement minimum, sans générer d’ombre
modules d’E/S de la gamme Wago-I/O-System. En
parasite avec une hauteur de seulement
matière de flexibilité et de polyvalence, au-delà des
4,5 mm », explique Bertrand Voisine, responsable
protocoles réseau standard (HTTP, SNTP, DNS,
marketing de Wago. La présence de boutonsDHCP, etc.), ils supportent les protocoles MODpoussoirs sur la borne facilite le raccordement
BUS/TCP et Ethernet/IP.
sans outil, de fils rigides et souples de section de
0,34 à 0,75 mm². Les fils rigides sont raccordés
Le 750-880 peut en plus accueillir une carte SD,
par insertion directe grâce à la technologie Cage
permettant le rechargement de la configuration
Clamp®S et les conducteurs souples par l’appui Grande capacité et petit prix pour la nouvelle et du programme automate sans logiciel, ainsi
sur les boutons-poussoirs. Avec son pas de 4 mm,
génération de contrôleurs Ethernet déclinée
qu’un stockage de données (data logging)
en trois versions.
la juxtaposition de plusieurs bornes est possible
locales jusqu’à 8 Go. Le 750-881 est la version de
sans perte de pas. Actuellement en version 2 pôles, elle sera très
base, 5 fois plus rapide que la version antérieure, pour une utilibientôt complétée par des bornes 1 et 3 pôles (tension nominale :
sation industrie et bâtiment. Le 750-882 est équipée de deux ports
160 V / 320 V - courant nominal : 5 A - encombrement réduit dimenEthernet et deux ports séparés (applications redondance de
sions en mm : 4,5 x 7,9 x 13,1).
réseaux, sur des process critique ou en télécontrôle. « Ces
contrôleurs intègrent et concentrent un très grand nombre de
fonctions pour un petit prix, d’où une réduction des coûts d’infraConditionnement des mini-bornes LED
structure ; un seul contrôleur suffit là où il en faut trois, à fonctions égales », souligne Pascal Tigréat, responsable produits
Le conditionnement du produit en « Tape and Reel » (bandes enroulées sur bobines), l’espace de succion, sur la borne, est suffisant
automatismes de Wago. ■
Roland Kuschner
pour la technique « Pick & Place » utilisé par les machines de mise
en place automatisée de composants lui permettent de s’intégrer
COURANTS FAIBLES
parfaitement aux processus CMS. La conception du boîtier autorise
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PRODUITS ET NOUVEAUTÉS
ABB introduit une offre de vidéophonie
et d’audiophonie
Issus de la gamme Busch-Jaeger, les vidéophones et audiophones qui constituent l’offre ABB-Welcome visent le
marché résidentiel individuel et collectif, et le marché tertiaire, aussi bien en rénovation que pour les installations
neuves. Au menu : design et simplicité d’utilisation.
d’ouverture de porte et d’éclairage de l’entrée.
Avec des fils de 0,8 mm de diamètre, la longueur de liaison maximale entre l’unité centrale
et le plus éloigné des combinés internes ou des
platines externes, atteint 100 m (vidéophonie)
ou 300 m (audiophonie).
Le combiné interne
La platine externe
Conçue pour un montage encastré ou en
Un audiophone sobre
saillie, elle existe en version audiophonie et simple d’utilisation.
seule ou vidéophonie. Cette dernière intègre
une caméra couleur couvrant un champ
visuel de 104º (diagonale). De plus, elle peut être réglée mécaniquement de 15º afin de s’adapter aux conditions environnantes. En
fonction de la lumière ambiante, 6 leds infrarouges entrent en
action tandis que la caméra commute en mode noir et blanc afin
d’accroître la reconnaissance faciale nocturne. Le module caméra
anti-rayures est résistant au feu.
Toutes les stations externes ABB-Welcome sont disponibles en deux
matériaux (acier inoxydable brossé/ métal peint) et selon plusieurs
variantes de modules et de sonnette.
Individuel ou collectif
ABB-Welcome permet d’équiper une maison individuelle, un site tertiaire ou encore un immeuble collectif jusqu’à 15 appartements
(audiophonie) ou 12 appartements (vidéophonie). Sur une installation
collective vidéo, chaque occupant reste cependant libre d’opter pour
l’audio ou la vidéophonie.
Une unité centrale alimente et commande l’installation : elle assure le
raccordement des stations internes et externes, du système électrique
62
Sur le combiné interne du vidéophone, l’écran
tactile haute résolution présente une diagonale
de 17,80 cm (7 pouces). Astuce : une fonction de
cadre photo numérique permet aussi d’afficher
les photos de son choix en utilisant une carte SD.
Lorsque l’on sonne à la porte, l’image du visiteur
s’affiche automatiquement. Pendant la conversation, il est possible de le photographier. Trois
photos de chaque visiteur sont automatiquement
enregistrées, même en cas d’absence. Par ailleurs, 5 tonalités permettent de distinguer si le
visiteur se trouve à la porte principale ou à
l’étage (cas du système collectif).
Coté interface, six touches « physiques » et
l’écran tactile donnent accès aux différentes fonctions. Les touches physiques concernent : la
communication (prendre un appel et raccrocher),
l’ouverture de porte électrique, le mode silence
Le combiné interne
(coupe le micro de la station interne pendant la
du parlophone adopte
conversation. Cette touche permet aussi de désle design de
activer la sonnerie), la lumière (allumage direct
l’appareillage.
de l’éclairage de l’entrée), la prise de photos
(prendre une photo instantanée des visiteurs), les réglages (personnaliser la configuration). Les touches tactiles permettent pour leur part
d’affiner les réglages et d’accéder à l’historique des enregistrements.
L’audiophone avec combiné dispose quant à lui de 3 grandes touches
d’accès rapide : activation directe de l’ouverture, mode silence et
éclairage de l’entrée.
Vidéophone et audiophone sont disponibles selon 3 finitions : blanc
studio mat, argent aluminium ou anthracite mat.
Encastré dans un boîtier double diamètre 58 mm, le parlophone
main-libre présente l’originalité de se fondre avec les différentes
gammes d’appareillage Busch-Jaeger d’ABB (interrupteurs et prises
de courant). Un écran central de 3,80 cm (1,5 pouces) indique la fonction activée. Pour le moment, ces gammes de produits ne sont pas
commercialisées en France. ■
Le combiné vidéo interne avec écran tactile.
© ABB
Fin du premier semestre 2012, ABB lancera
sur le marché français une offre d’interphonie
et de vidéophonie. Une première dans l’hexagone pour l’industriel. La nouvelle gamme fait
l’objet d’une présentation sur le stand ABB
lors du salon Interclima+Elec (7-10 février
2012 / Paris Porte de Versailles). « Cette offre
haut de gamme issue du rapprochement avec
Busch-Jaeger intervient comme une fonction
domotique parmi d’autres, une nouvelle fonction tournée vers l’extérieur de la maison »,
précise Émilie Cuissard, chef de produits
gamme confort et sécurité.
La gamme ABB-Welcome comprend 3 types
d’offre : vidéophone avec grand écran couleur,
audiophone avec combiné ou parlophone sans
combiné (main-libre). Grâce à une passerelle
IP, ABB-Welcome bénéficie d’une liaison vers
l’univers domotique interopérable KNX pour
lequel ABB dispose d’un portefeuille d’offres.
La technologie full-duplex sur bus deux
fils, adaptée aux constructions neuves,
permet également le remplacement d’installations anciennes.
Michel Laurent
APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
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PRODUITS ET NOUVEAUTÉS
Tyco : Sertisseuse UniPress, fini les
matrices à changer !
© DR
Terminé le changement de matrices pour sertir les
câbles de 6 à 120 mm2, avec la nouvelle pince à sertir
UniPress 6/120. Bruno Peltier, responsable de projets,
détaille les multiples avantages de cet outil très
innovant, issu du bureau d’études de TE Connectivity.
L’équipe de TE Connectivity qui a créé et développé l’outil, avec, de gauche à
droite, Bruno Peltier, chef de projets, Gilles Carlhian, dessinateur
et Julien Dossman, chef de projets.
Le bureau d’études Connecteurs et Accessoires, concepteur de cette
nouvelle pince à sertir, est basé à Gevrey-Chambertin sur le site de
Tyco Electronics Simel S.A.S., qui, depuis mars 2011, a changé de
nom pour devenir TE Connectivity. « Notre cœur de métier qui comprend des connecteurs, des cosses et manchons, et l’outillage est
pour nous une activité complémentaire, dont l’objectif est de faciliter
la mise en œuvre de nos produits », explique Bruno Peltier, responsable de projets au sein de l’équipe qui a conçu la nouvelle pince à
sertir UniPress 6/120.
Place à la sertisseuse électrique
Cette nouvelle pince à sertir est une avancée dans le domaine du sertissage des câbles de tableaux BT. Destinée aux installateurstableautiers et aux intégrateurs du monde de l’industrie, la nouvelle
sertisseuse UniPress 6/120 utilise un seul et même ensemble poinçon/matrice pour les sections de câbles de 6 à 120 mm2. Fini donc les
changements de matrices !
Pour sertir tous les types de cosses NF C 20-130
Ce nouvel outil de sertissage UniPress 6/120 s’utilise pour sertir les
cosses et manchons de type NF C 20-130, de 6 à 120 mm² : les XCT
droites, cosses obtenues à partir d’un tube en cuivre coupé à longueur voulue, embouti pour obtenir une plage percée, puis évasé en
tulipe pour faciliter l’introduction des conducteurs, les XCT EQ
(équerre), et les manchons XG7T permettant le raccordement de
deux câbles mis bout à bout. Les cosses TE Connectivity sont en cuivre recouvert d’étain afin d’améliorer la conductivité et la protection
contre la corrosion.
Pas de matrice mais un poinçon
Pour sertir les cosses, les outils existants exigeaient l’utilisation
de différentes matrices hexagonales pour compresser la
cosse. Avec l’UniPress 6/120, pas de matrice, son poinçon
s’adapte en fonction de la section des câbles. La bague
blanche qui entoure la tête de l’appareil indique les sections des
câbles, et il suffit à l’utilisateur de faire tourner la tête pour régler la
section voulue en l’alignant sur un repère. Il n’y a ainsi ni pièce à enlever, ni matrice à stocker. Une fois la section indiquée, le mécanisme
64
change la course du poinçon. Reste à mettre la cosse entre le poinçon et la forme en V, et à actionner l’appareil électro-hydraulique,
dont le vérin hydraulique développe jusqu’à 2,5 t de force.
Sertissage garanti
Sa batterie Lithium-Ion 18 V permet d’effectuer environ 70 sertissages. Elle se recharge en 30 minutes. Le poids de l’outil complet est
de 2,7 kg pour une longueur de 40 cm. Cette sertisseuse est équipée
de deux gâchettes : une pour la mise en route du moteur permettant
le poinçonnage, et l’autre de décompression qui libère l’huile dans le
vérin pour ramener le poinçon en position « rentrée ». Une carte électronique contrôle la qualité du sertissage grâce à des LEDs indicatrices. Une prise USB, devenue un standard sur ce type d’appareil,
permet d’enregistrer le nombre de sertissages effectués afin d’engager une action de maintenance ; le changement des joints de piston
est préconisé au bout de 15 à 20 000 sertissages. À la base de l’appareil, trois LEDs sont disposées pour fournir diverses informations :
l’une s’allume en cas de mauvais sertissage, l’autre invite à envoyer
rapidement l’appareil en maintenance, et la troisième indique l’état
de charge de la batterie.
TE Connectivity en France
et dans le monde
TE Connectivity est une société internationale dont la valeur
est estimée à 14 milliards de dollars ; elle conçoit et
fabrique plus de 500 000 produits qui connectent et protègent la circulation du courant électrique et des données
dans les produits de la vie courante. Près de 100 000 de
ses employés travaillent en partenariat avec des clients
dans pratiquement tous les secteurs de l’industrie : de
l’électronique grand public à l’énergie et la santé, en passant par l’automobile, l’aérospatiale et les réseaux de communication, permettant d’améliorer les technologies et de les
rendre plus rapides et plus intelligentes, et ainsi connecter les
produits aux possibilités. Une équipe de la Division Energie du
groupe TE Connectivity (4 000 employés), dont le site est basé
à Gevrey-Chambertin, a conçu l’UniPress 6/120. Ce site
emploie 280 personnes qui conçoivent, fabriquent et commercialisent des connecteurs, pour un CA de 62 M€. ■
Roland Kuschner
Nouvelle sertisseuse UniPress 6-120, ergonomique, bi-matière pour une
meilleure préhension, avec son système de poinçon en tête qui remplace
l’emploi de matrice, pour le sertissage de tous types de cosses NF C 20-130
OUTILLAGE
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PRODUITS ET NOUVEAUTÉS
Le Pack GT d’Aiphone prêt à poser,
fait gagner du temps aux installateurs
Destiné à l’habitat collectif, le Pack GT est une nouvelle offre du portier grand-angle série GT. Préprogrammé de 2 à
12 logements, il est modulaire, avec bouton d’appel, audio ou vidéo et emplacement Vigik, pictogrammes et synthèse
vocale. Gain de temps pour l’installateur et facilité de gestion pour le distributeur. Son premier marché sera
probablement celui de la rénovation.
Pour sa part, le distributeur n’aura plus
qu’une seule référence à gérer pour
chaque installation collective, contre 13
références en audio, et au minimum 17
références en vidéo (module vidéo, module
micro/haut-parleur et sa façade, modules
boutons avec leur façade respective,
module T25, boîtiers d’encastrement, centrales audio et vidéo, distributeurs d’étage,
alimentations, postes…).
©Aiphone
12 mm de haut qui s’éclairent en fonction
des étapes d’exploitation de la platine
(appel en cours, en communication, ouverture de porte), et ce, avec en support la synthèse vocale des 3 messages : « appel en
cours », « en communication », « vous pouvez entrer ». Le porte-étiquette est protégé
par polycarbonate et rétro-éclairé.
La platine de rue est enfin prévue pour
recevoir la serrure Vigik, comme la serrure
mécanique T25 pour l’accès facteur.
Le Pack GT vidéo
Postes intérieurs :
la qualité de la vidéo couleur,
avec l’accessibilité en plus
©Aiphone
Simple plug and play : il suffit de le brancher pour que le Pack GT fonctionne
immédiatement. C’est un pack audio ou
audio/vidéo couleur permettant le raccordement filaire entre la platine de rue, et de
2 à 12 postes intérieurs. Le nombre de
postes intérieurs est déjà préprogrammé
dans chaque platine de rue et ses boutons
poussoirs sont repérés en conformité avec
le nombre de postes. Inutile par conséquent de programmer les postes intérieurs eu égard aux boutons de la platine.
Il suffit que l’installateur identifie chaque
bouton en y apposant une étiquette portant
le nom de l’habitant des lieux. À l’évidence,
cette programmation lui apporte un gain
de temps notable, pour le branchement
d’un kit pour 12 logements. L’installateur
n’aura plus ensuite qu’à adapter la serrure
choisie pour le facteur (Vigik électronique
ou T25 mécanique).
Le moniteur grand angle et zoom,
avec boucle magnétique et mains libres GT1CL.
Tous les postes sont équipés de série du
réglage du volume avec coupure (avec
voyant) et d’une touche d’ouverture repérée avec le symbole « clef ».
Avec la boucle magnétique incluse dans les
moniteurs mains libres GT1CL, les pictogrammes et la synthèse vocale pour la platine de rue, le Pack GT vidéo est en outre
totalement conforme à la loi d’accessibilité.
Quant à l’installation des postes à la platine de rue, elle est purement filaire (câble
LYT1 8/10e).
©Aiphone
La platine de rue : modulaire,
touche d’appel, audio ou vidéo
et emplacement Vigik
Pour les postes intérieurs, Aiphone propose son nouveau moniteur LCD couleur,
GT1CL, doté d’un écran de 3,5 pouces
(résolution : 230 000 pixels) pour un meilleur confort visuel. Ils sont full-duplex,
mains libres, avec boucle magnétique
intégrée pour respecter la loi d’accessibilité. La caméra grand-angle permet une
vision panoramique avec la possibilité de
zoom sur 9 zones. Les postes audio, dans
le cas de pack GT Audio, dispose d’un
combiné avec boucle magnétique.
Système GT vidéo couleur mains libres et accessibilité.
Il s’agit d’une platine modulaire, résistante
au vandalisme. Elle est équipée de boutons d’appel et peut intégrer
(en pack GT vidéo) une caméra couleur grand-angle : 170 degrés en
horizontal et 100 degrés en vertical (avec éclairage nocturne), ce qui
permet de visualiser tout type de visiteur, les personnes de petite,
comme de grande taille. Elle est équipée de 3 pictogrammes de
Et Antoine Pelloux, le responsable marketing d’Aiphone, de dévoiler : « Aiphone
lancera au 1er trimestre 2012 une promotion pour l’achat d’un Pack audio/vidéo et
offrir à cette occasion le système Vigik de
référence DGM1 ». ■
Jean-Claude Festinger
COURANTS FAIBLES
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
65
PRODUITS ET NOUVEAUTÉS
CDVI - ATRIUM : L’alliance de la performance
et de la simplicité
ATRIUM est une solution de protection d’accès innovante « 3 en 1 » permettant de gérer jusqu’à 10 portes. L’administrateur du site peut ainsi
choisir son mode de gestion : autonome, centralisé avec un pc en local
ou par l’intermédiaire du serveur web intégré (Port éthernet intégré
avec encodage AES 256-bit) avec un pc portable, un smartphone ou une
tablette. Atrium est prédisposé à la protection de vos sites 24 heures sur
24 et 7 jours sur 7 et vous avertit en temps réel des informations clés
liées à vos sites, aux événements, à l’état des portes et des alarmes...
par l’intermédiaire de puissants outils de contrôle.
Atrium a été élaboré dans un réel esprit de simplicité d’utilisation. Par
conséquent, les modules d’extension s’auto-configurent simultanément
lors de la connexion à la centrale principale. Les badges, cartes et télécommandes « utilisateurs » sont, quant à eux, auto-programmables
(ajout ou suppression) sur la centrale principale (sans logiciel PC ou
interface web), vous pouvez ainsi gérer jusqu’à 1000 utilisateurs. Le logiciel PC devient nécessaire seulement si vous voulez associer un profil
utilisateur à une carte, un badge ou une télécommande. L’ergonomie du
logiciel PC et de l’interface web ont aussi bénéficié d’une attention particulière, ainsi, les informations importantes relatives au site en gestion
sont affichées en évidence à la connexion, la personnalisation des outils
est possible et les icônes des menus ont été disposées pour faciliter le
travail de configuration de l’administrateur. ■
COURANTS FAIBLES
Dehn - BLITZDUCTOR® XT : les nouveaux produits,
la certification et la classification
Avec BLITZDUCTOR ® XT, DEHN + SÖHNE leader mondial de la protection contre la foudre et les surtensions étend une
fois de plus sa gamme de produits. Nouveau, il est spécialement conçu pour la protection des BUS de terrain.
BLITZDUCTOR ® XT
© Dehn
© Dehn
charges électriques, les dispositifs de protection contre les surtensions peuvent aussi être soumis à de fortes contraintes mécaniques. Pour cette raison, la famille de produits BLITZDUCTOR ®
XT a été entièrement testée afin de déterminer la résistance aux
vibrations et aux chocs selon la norme EN 60068-2. Vibrations et
sinus aléatoires ont été appliqués ainsi que des tests de chocs
dans les 3 axes de position.
Module de surveillance : DRC MCM
L’embase universelle convient à tous les modules parafoudre et
optimise ainsi le stockage et favorise le pré-câblage et le service.
La gamme de produit BLITZDUCTOR ® XT possède depuis peu la
classification SIL (Safety Integrity Level). Cette classification est
conforme aux normes NF EN 61508 et NF EN 61511 utilisées pour
l’évaluation des systèmes en matière de fiabilité et de sécurité.
Le design fonctionnel du BLITZDUCTOR ® XT permet aussi bien
« l’enfilage sécurisé » que « le retrait sans effort » du module de
protection. Avec le clic d’encliquetage du module, celui-ci est solidement fixé par l’enclenchement dans l’embase. En plus de fortes
66
Nous pouvons coupler au parafoudre BLITZDUCTOR ® XT son
module de surveillance : DRC MCM. Grâce à une technologie
exclusive de lecture de circuit RFID, il permet de contrôler et de
tester en temps réel les sollicitations de surtension et les agressions foudre subies par les parafoudres associés.
Il permet de tester de manière stationnaire jusqu’à 10 parafoudres BLITZDUCTOR équipés du système RFID contre les agressions transitoires d’origine foudre.
En plus de l’indication visuelle en face avant, un report liaison
filaire sur bornier ou via un bus RS485 autorise la surveillance à
distance des parafoudres. ■
APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
PRODUITS ET NOUVEAUTÉS
A CT U A L I T É S
Wieland : actionneurs intelligents décentralisés
Le système de commande configuré séparément, vérifié et livré
sur place sous forme de boîtier de distribution gesis RAN peut
être incorporé dans l’installation par simple enfichage.
gesis® LON - L‘immotique via LON
Grâce à gesis LON RM, la série de dispositifs modulaires gesis RM
de Wieland Electric basée sur la technologie LON, il est possible
de configurer séparément et d’intégrer dans l’installation électrique différentes fonctions de contrôle pour les applications de
commutation, gradation, commande de stores et climatisation,
chauffage et ventilation.
Le gesis LON RM permet une installation aisée, rapide et sûre des
fonctions de contrôle LON. La configuration est réalisée par un
module LNS gratuit.
La gamme unique de produits gesis RM offre une flexibilité pour
le système de bus standard. Les unités de base gesis LON RM ou
gesis EIB RM s’adaptent respectivement aux systèmes LON ou
KNX. Les modules d’extension sont identiques dans les deux cas.
L’utilisateur peut choisir un système de bus au dernier moment,
garantissant du même coup une planification bien établie et un
investissement rentable.
La conception modulaire permet à l’utilisateur d’agencer indépendamment le type et le nombre d’entrées et de sorties. Le système fournit des sorties de commutation 4 voies, de commutation/gradation 2 voies (DALI, 1-10 V et gradateur universel), de
traitement de fenêtre 2 voies (230 VCA et 24 VCC), de commutation
à semi-conducteurs 4 voies (12 à 230 VCA ou VCC), ainsi que des
entrées binaires 8 voies et radio 16 voies (technologie EnOcean).
Un module de base équipé d’un émetteur-récepteur TP/FT-10
peut gérer jusqu’à quatre modules d’extension.
Caractéristiques techniques:
bus LON® FTT-10A (3150)
interface réseau SNVT dynamique
conforme aux standards LonMark®
Profiles
montage DIN TH35
Les modules gesis RM sont installés dans les boîtiers de distribution gesis RAN. Le boîtier étant défini selon le cahier des charges,
des composants électroniques additionnels peuvent être également installés dans les bâtiments, comme par exemple les unités
d’alimentation, les unités de commande pour le chauffage, la ventilation et la climatisation, les borniers montés sur rail DIN, la
protection des surtensions ou le contrôle de réseau.
© Wieland
Principal avantage du module : sa faible hauteur d’installation :
50 mm.
Venez découvrir et tester nos produits sur
le salon Interclima+Elec à Paris du 7 au 10
février, stand P083 ! ■
APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
PRODUITS ET NOUVEAUTÉS
CATALOGUE
APPAREILLAGE ELECTRIQUE
Nouveau catalogue produits
HellermannTyton
Recherche rapide et sélection optimale. Un code
couleur clair par chapitre, des pictogrammes
représentatifs par familles.
Avec plus de 4.000 références produits ce nouveau
catalogue offre aux professionnels une réponse
globale à leurs besoins en câblage et accessoires :
FIXATION : colliers de serrage et accessoires
ISOLATION : gaines et pièces moulées thermorétractables
PROTECTION : gaines tressées, conduits flexibles
INSTALLATION : bornes de connexion, kit de mise en œuvre des
câbles, rubans PVC, accessoires pour spots
IDENTIFICATION : étiquettes, bagues et repères
OUTILS DE POSE : pour colliers et gaines
Catalogue disponible pour le téléchargement ou la visualisation
en ligne sur notre site internet www.HellermannTyton.fr.
Demande de catalogue à l’adresse
[email protected] ou par téléphone au
01.30.13.80.00
HELLERMANNTYTON
Simplicité et sécurité :
Trappe/prise DSN1
Système pour l’alimentation électrique de tous types de véhicules de secours
- Sécurité de l’utilisateur assurée par les hautes performances
électriques et mécaniques du décontacteur DSN1
- Sûreté d’intervention : système antidémarrage
- Manipulation aisée : branchement et débranchement directs
- Encombrement réduit : trappe intégrée à la carrosserie
- Étanchéité IP55 du connecteur seul (trappe
fermée)
- Intégration d’une ou deux leds :
• Led de présence tension (230 V)
• Led de présence chargeur (12 V ou 24 V)
- Évolutif vers le système Rettbox®
MARECHAL ELECTRIQUE
CATALOGUE
magazine
Delta Dore édite
son catalogue 2012
Delta Dore, spécialiste de la gestion des énergies et
du confort dans les bâtiments, publie l’édition 2012
de son catalogue ; une version étoffée qui présente l’ensemble des ses
gammes domotique : régulation chauffage, sécurité et pilotage d’automatismes.
Nouveautés 2012
• Une présentation du groupe, de son histoire, ses implantations, ses
chiffres clés dès les premières pages.
• Des informations sur les grands enjeux de la RT 2012 et les solutions
Delta Dore adaptées.
• Une nouvelle structure : des applications en début de chaque chapitre
métier : régulation chauffage, sécurité et pilotage d’automatismes.
• Un catalogue enrichi de toutes les nouvelles gammes de pilotage
d’automatismes.
• De nombreux schémas de câblage
• Un nouvel onglet « guide de choix » pour trouver en
toute simplicité les produits : écrans et commandes,
thermique, sécurité et automatismes.
DELTA DORE
Le magazine de la filière électrique
n° 49 - Janvier/Février 2012
électro magazine - AD.Com
Siège social : 4, avenue Claude Vellefaux - 75010 - Paris
Edition : 5, rue de Conflans - 94220 - Charenton-le-Pont
Directeur de la publication :
Alain Maugens
Tél. : +33 (0)1 43 68 03 43 - Fax : +33 (0)1 43 68 06 67
e-mail : [email protected]
RÉDACTION
Directeur de la rédaction : Alain Gittinger
Rédacteur en chef : Michel Laurent
Journalistes : Isabelle Arnaud - Jean-Claude Festinger - Roland Kuschner
PUBLICITÉ
Secrétariat de publicité : Géraldine Dumortier
Tél. : +33 (0)1 43 68 03 43 - Fax : +33 (0)1 43 68 06 67
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ABONNEMENTS
AD.Com - 5, rue de Conflans - 94220 Charenton-le-Pont
Tél. : +33 (0)1 43 68 03 43 - Fax : +33 (0)1 43 68 06 67
e-mail : [email protected]
REALISATION
Conception graphique / mise en pages
AD.Com - 94220 Charenton-le-Pont - France
Dépôt légal : Janvier 2012
IMPRESSION :
Grafik Plus
14, rue Montgolfier - 93110 - Rosny-sous-Bois
© La reproduction et l’utilisation, même partielle,de tout article (communications techniques,
documentations) extrait de la revue “électro magazine” est rigoureusement interdite, ainsi
que tout procédé de reproduction mécanique, graphique, chimique, optique, photographique, cinématographique ou électronique, photostat-tirage, photographie, microfilm,…
Toute demande d’autorisation pour reproduction, quel que soit le procédé, doit être
adressée à la publication.
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www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
AGENDA ET INDEX
A CT U A L I T É S
Agenda
Interclima+Elec 2012
Du 7 au 10 février 2012, à Paris Porte de
Versailles. Salon du génie climatique et
des produits & systèmes d’installation électrique, automatismes et
contrôle, domotique. Cette année, les majors de la filière électrique
participent au salon, avec entre autres la présence de ABB, Hager,
Legrand, Siemens… Le secteur électrique se distinguera notamment
par la présence de 4 pôles thématiques : PV Energy (solaire photovoltaïque), Smarthome (domotique), GTB et IRVE (infrastructures de
recharge pour véhicules électriques). www.interclimaelec.com
Innovative Building
Du 3 au 5 avril 2012 à Paris Porte de
Versailles, pavillon 4. Salon professionnel du
bâtiment innovant, performant, intelligent et
durable. En 2011, la rencontre avait 2 700 visiteurs autour de 80 exposants. Parmi les thèmes abordés : gestion technique du bâtiment,
solutions de chauffage (énergies renouvelables, géothermie, cogénération, récupération de chaleur, économies d’énergie, …). Conférences
et ateliers thématiques. www.innovative-building.fr
Salons BE+
Du 3 au 5 avril 2012 à Paris Porte de Versailles, hall 1.
Sous la têtière be+, cet événement regroupe en fait 4
salons professionnels : EnR, salon de toutes les énergies renouvelables (www.energie-ren.com) ;
ExpoBiogaz, première édition du salon sur le biogaz (www.expo-biogaz.com) ; BlueBat, salon de la construction performante et durable
(www.bluebat-expo.com) et SmartGrid Expo, salon des réseau énergétiques intelligents (www.smart-grid-expo.com).
Light+Building
Du 15 au 20 avril 2012 à Francfort/Main (Allemagne).
Ce salon biennal couvre les secteurs du luminaire, de
l’électro-technique, de la domotique ainsi que des logiciels pour l’architecture. Environ 2 100 exposants y présenteront leurs nouveautés
à plus de 180 000 visiteurs internationaux.
www.light-building.messefrankfurt.com
13ème Symposium Réseaux Data & Telecoms Du 16 au 23 mai 2012 à Hong Kong. Evénement
conçu et organisé par Acome depuis 1988, avec
Microsens et le partenariat historique de 3M. Cette
rencontre biennale majeure des réseaux télécoms aura pour thème,
“Le très haut-débit : enjeux et réalisations“. Au programme : 40 interventions en session de conférences ou ateliers. « Le Très Haut Débit
aujourd’hui et demain sur l’ensemble des territoires » (3 jours de session). « Les Réseaux de communication dans les bâtiments » (session
d’une journée). www.acome.com
Innovative City Convention
Les 6 et 7 juin 2012 à Nice Acropolis. La ville
innovante, pleinement inscrite dans son
développement durable, va s’articuler
autour de réseaux intelligents présents à tous niveaux, pour mener les
meilleures éco-actions et œuvrer individuellement ou collectivement
plus efficacement. Cinq secteurs clés : énergie, eau & déchets, transport mobilité et intermodalité, vie de la cité, bâtiments. Innovative City
Convention rassemblera industriels, opérateurs économiques, décisionnaires locaux et politiques… www.innovative-city.com
70
Entreprises et organismes cités
3M . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
ABB . . . . . . . . . . . . . 42-46, 48-52, 62, 70
ACOME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
ACR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
ADEME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6, 10
AGIDIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
AI INDUSTRIE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
AIPHONE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
AIR FRANCE INDUSTRIES . . . . . . . . . 55
ARNOULD . . . . . . . . . . . . . . . . . 40, 42-46
ARTEMISE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
ASSOCIATION PROMOTELEC . . . . . . . 16
BLEU CIEL D’EDF . . . . . . . . . . . . . . . . 20
BSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
BTICINO . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40, 42-46
CAHORS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
CAPEB. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13, 23
CAVOTEC. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
CES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
CNAM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
COVED. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
CSTB . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
DALI. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
DEHN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
DELTA DORE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
DENY FONTAINE . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
DUNOD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
ECOLE DES METIERS DE L’ENERGIE . 8
EDF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36-37
EDIB . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
ENOCEAN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
ENVIE 2E. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
EV PLUG ALLIANCE . . . . . . . . . . . . 48-52
EWG. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
EYROLLES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
FRANCO-BELGE/LUMINTER . . . . . . . 23
GE ENERGY. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48-52
GE LIGHTING . . . . . . . . . . . . . . . . . 14-15
GENERAL ELECTRIC . . . . . . . . . . . 14-15
GEWISS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42-46
GIMELEC. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
GROUPE ARNOULD . . . . . . . . . . . . . . . 34
GROUPE OMERIN . . . . . . . . . . . . . . . . 11
GROUPE SECURIDEV. . . . . . . . . . . . . . . 8
GROUPE SOCODA . . . . . . . . . . . . . . . . 34
HAGER. . . . . . . . 23, 34, 42-46, 48-52, 70
HER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
HORA. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
ID CÂBLES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
INDAVER RELIGHT. . . . . . . . . . . . . . . . 18
INERIS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
INOVEHA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
INTERCLIMA+ELEC . . . . . . . . . 28, 40, 60
JANOPLAST . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36-37
KLAUKE/GREENLEE. . . . . . . . . . . . . . . . 6
LEGRAND. . . . . 23, 40, 42-46, 48-52, 70
LUMIVER OPTIM. . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
MAEC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
MARÉCHAL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
MEGAMAN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
MICROSENS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
NEXANS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
NIKO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42-46
NORALSY . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
OMERIN DIVISION POLYCABLE . . . . . 11
OSRAM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
PAPREC-DEEE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
PAUL-LOUIS MERLIN . . . . . . . . . . . . . . 8
PEP ECOPASSPORT. . . . . . . . . . . . . . . 12
PHILIPS ÉCLAIRAGE. . . . . . . . . . . . . . . . 6
PHOENIX CONTACT . . . . . . . . . . . . . . . . 7
POLYPIPE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36-37
PRAXY . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
www.electromagazine.fr - n°49 - Janvier / Février 2012
PSM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
QUALIBAT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
QUALIFELEC . . . . . . . . . . . . . . . . . 10, 23
QUALIFOUDRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
QUALIPAC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
RÉCYLUM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
REMONDIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
REXEL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10, 22, 28
RIELLO-AROS SOLAR TECHNOLOGY. 27
RIELLO-UPS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
SA3I . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
SAEI-SA2E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
SARLAM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
SCAME. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48-52
SCHNEIDER ELECTRIC . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . 8, 23, 34, 32, 42-46, 48-52
SIEMENS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
SIEMENS BUILDING TECHNOLOGIES 53
SIMON MATÉRIEL ÉLECTRIQUE. . . 42-46, 60
SITECO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
SNOI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
SOCIÉTÉ FEEL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
SODICOME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
SONEPAR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
SYNDICAT DE L’ÉCLAIRAGE. . . . . . . . . . 6
SYNERCIEL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20, 23
TCMS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
TE CONNECTIVITY . . . . . . . . . . . . . . . . 64
THORN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
TOSHIBA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56-57
TRAXON TECHNOLOGIES . . . . . . . . . . 30
TRECOBAT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
TRILUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
TYCO ELECTRONICS SIMEL . . . . . . . . 64
URMET CAPTIV . . . . . . . . . . . . . . . 23, 58
VARENNE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
VDS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
VEOLIA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
VEOLIA-TRIADE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
WAGO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
WEIDMÜLLER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
INDEX DES ANNONCEURS
n° 49 - Janvier/Février 2012
HellermannTyton . . . . . . . . . . . . . 1ere de couv
Urmet Captiv . . . . . . . . . . . . . . . . . 2ème de couv
Abonnement . . . . . . . . . . . . . . . . . 3ème de couv
Aiphone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4ème de couv
Agi Robur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Arnould . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
BEG . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
CDVI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Chauvin Arnoux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
CK Tools . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
Dehn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Gewiss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
HellermannTyton . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Klauke . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
Legrand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Maec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Maréchal Electric . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
Osram . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Phoenix Contact . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Polypipe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Schneider Electric . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Simon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
Socomec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Theben . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Thorn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7, 35
Trilux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Tyco . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Wago . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13, 15
Weidmüller . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
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