«La LF-2016 est une Loi sociale»

MILA
La population s’inquiète d’une eau nauséabonde
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PRODUITS SOUMIS
AU DISPOSITIF DE LICENCES
D’IMPORTATION
L’INFORMATION AU QUOTIDIEN
Quotidien national d’information - Prix Algérie 10 DA - France 1 euro
Mardi 29 décembre 2015 - www.lecourrier-dalgerie.com - N°3602 - 12e année
BOUCHOUAREB PERSISTE ET SIGNE :
«La LF-2016 est
une Loi sociale»
Invité du Forum de la Chaîne I, Abdessalem Bouchouareb, ministre de
l’Industrie et des Mines, a dévoilé les grands axes du développement industriel
et minier à l’horizon 2020. Comme il en a fait de la critique à l’encontre de
Louisa Hanoune, sans la citer, l’épilogue et le prologue du Forum.
Lire en page 3
Les véhicules,
le rond à béton
et le ciment
en tête de liste
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l ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Hadjar s’engage
à résoudre
les problèmes
du secteur
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l ENTERREMENT DE HOCINE
AÏT AHMED
Des funérailles
voulues
honorables
et dignes
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l ADRAR
Les vacances
d’hiver font
l’événement
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l UNE PHASE «ALLER» EN ROUGE
Phs : DR
ET NOIR
Abdessalem Bouchouareb, ministre
de l’Industrie et des Mines
Incontestable
champion d’hiver,
l’USM Alger de la
tête et des pieds
P 11
2
ACTUALITÉ
Mardi 28 décembre 2015
DEUXIÈME JOUR DU PROCÈS SONATRACH I
Poursuite de la lecture de l’arrêt
de renvoi
Lundi 28 décembre
2015, tôt dans la
matinée, des
curieux, moins
nombreux que ceux
du premier jour, se
sont rassemblés
devant le tribunal
criminel d’Alger,
alors que les
policiers étaient de
plus en plus
nombreux à assurer
la sécurité des lieux.
es journalistes sont
arrivés assez tôt, pour
obtenir des déclarations des avocats de la
défense. Très vite, les choses
commencent à bouger, les
prévenus en liberté, les avocats de la défense, les traducteurs
commencent à
entrer dans la salle sans
pour autant être bondée de
monde comme la veille.
Plusieurs chaînes de télévision, comme au premier
jour, ont envoyé leurs caméras et leurs journalistes pour
couvrir un procès qui risque
de connaître des révélations
imprévues et très redoutées
de la part des 19 accusés.
Quand les inculpés sont
amenés devant les juges, un
silence pénible se fait,
rompu seulement par des
L
paroles à voix basse échangées entre les avocats. La
fébrilité commence à gagner
les gens dès que le gong
annonçant l’entrée des juges
se fait entendre. Tout le
monde se lève et le silence
se fait complet. Aussitôt les
juges et les membres du juré
assis, tout le monde prend
place et le greffier de l’audience commence la lecture
du « volumineux » arrêt de
renvoi. En effet, celui-ci est
composé de 293 pages. Il est
à noter que la lecture a
débuté au premier jour du
procès et s’est donc poursuivie hier.
Au fur et à mesure de la
lecture de l’arrêt de renvoi,
nous
remarquons
des
visages qui se défont et
d’autres qui essaient de rester placides ou même d’essayer de tourner en dérision
les affirmations dites par le
greffier. À cause de la
longue lecture qui devenait
quand même monotone au
fil des heures, nombreux
sont ceux qui sont sortis
prendre l’air dans la cour de
la Cour.
Parmi les accusés figurent l’ex Président directeur
général (P-DG) du groupe
national Mohamed Meziane
et le patron du groupe allemand
Contel
Algérie
Funkwerk,
El
Smail
Mohamed Réda, ainsi que
huit (8) directeurs exécutifs
de Sonatrach dont Amar
Zenasni, responsable du
transport par pipeline, et le
directeur
des
activités
d’amont
Belkacem
Boumediène.
Sur la liste des accusés
figurent également 4 entreprises étrangères ayant
bénéficié «frauduleusement»
de marchés publics, au préjudice de Sonatrach.
Parmi les chefs d’accusation retenus contre les accusés dont 7 en détention,
figurent « association de
malfaiteurs », « passation de
marchés en violation de la
législation et des règlements
en vigueur, « octroi d’avantages injustifiés à autrui»,
«augmentation de prix dans
des contrats avec une entreprise publique », « détournement de deniers publics » et
«blanchiment d’argent et
corruption». Selon l’arrêt de
renvoi, les faits concernent
cinq (5) marchés « frauduleux » d’une valeur de 1 100
milliards de centimes accordés par l’ex P-DG de
Sonatrach au groupe allemand
Contel
Algérie
Funkwerk Pletarc dans le
cadre d’un projet d’acquisition d’équipements de télésurveillance et de protection
électronique des complexes
du groupe national à travers
le pays.
Ces contrats ont été
accordés dans le cadre du
gré à gré en contrepartie
d’actions acquises au profit
des deux fils du patron de
Sonatrach, Fawzi et Réda
Méziane, dans le groupe
Contel. Le groupe Contel
Algérie Funkwerk Pletarc et
son patron El Smail DJaafar
Mohamed Réda, principal
accusé dans cette affaire, a
obtenu des privilèges injustifiés, alors que ses offres
étaient plus élevées que
celles des autres soumissionnaires. Le groupe Sonatrach
a, de surcroît, conclu un
marché jugé douteux avec
Saipem Algeria (Italie) pour
la réalisation du gazoduc
liant l’Algérie à l’Italie
(Sardaigne). L’acquisition
de biens immobiliers figure
aussi dans l’arrêt du renvoi,
dont
un
appartement
luxueux à Paris d’une valeur
de 500 000 euros et des
appartements dans des
quartiers chics à Alger.
Au cours de la lecture, le
juge Mohamed Reggad a
demandé aux témoins présents dans la salle de quitter
les lieux pour ne pas être
influencés par ce qui se
passe dans les audiences.
à l’heure où ne remettons
cet article sous presse, la
lecture de l’arrêt du renvoi
se poursuivait. Cependant,
le vrai show va commencer
aujourd’hui. En effet, l’audition des accusés débutera
aujourd’hui. Et c’est certainement Mohamed Meziane,
l’ex-PDG de Sonatrach qui
comparaît librement d’ouvrir le « bal »des interrogatoires.
Rappelons qu’au cours
du premier jour du procès
une bataille de procédures
ayant opposé les avocats de
la défense aux avocats représentant le Trésor public qui
s’est constitué comme partie
civile dans cette affaire.
Lamia Boufassa
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Hadjar s’engage à résoudre
les problèmes du secteur
ace aux sévères critiques aux
quelles le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche
scientifique est confronté, Tahar Hadjar
estime qu’il est temps de bouger et de
changer les choses. Selon lui, le travail
doit se faire en concertation avec tous
les acteurs du secteur.
C’est dans cette perspective que
s’inscrit la conférence nationale sur
l’évaluation du system LMD, et qui sera
organisée le 12 et 13 janvier prochain, a
souligné Tahar Hadjar, lors d’une rencontre qui l’avait regroupé hier, avec des
représentants de différentes organisations estudiantines. Dans ce sens, il a
précisé que tous les documents qui serviront de base de travail sont fin prêts. À
cette occasion, Hadjar a reconnu que le
défit est grand, mais qui nécessite toutefois la participation des enseignants, des
étudiants, et des représentants syndicales pour arriver à améliorer le
«niveau» de l’université Algérienne.
«Nous nous engageons à ce que le
niveau de l’enseignement soit du moins
acceptable», a déclaré le ministre avant
de souligner que les problèmes ne peuvent pas être réglés tous à la fois, mais
que cela prendrai du temps, voir jusqu’à
trois années. Évoquant certains points
soulevés par les organisations estudiantines et qui ont été prises en charge par
la tutelle, lors de la récente rentrée uni-
F
versitaire, il a cité le transport universitaire qui vient à manquer dans certaines
régions alors qu’il est disponible dans
d’autres. À ce propos, il dira que la
question a été étudiée et le problème ne
devra plus se poser. Toujours en ce qui
concerne la rentrée universitaire
2015/2016, le ministre que celle-ci
s’était bien dérouler malgré quelques
contraintes. Pour ce qui est cependant,
de la rentrée 2016/2017, le ministre a
indiqué que son département s'attèle,
en coordination avec les services du
ministère de l'Intérieur et des
Collectivité locales, à mettre en place
une carte biométrique de l'étudiant. .
«L'étudiant est contraint actuellement
d'avoir plusieurs cartes et la nouvelle
démarche vise à lui attribuer une carte
unique »a-t-il assuré. Il a fait savoir, en
outre, que des instructions ont été données pour la remise des diplômes définitifs aux étudiants à la fin de leur cursus,
afin de lui permettre d'appréhender la
vie professionnelle dans de bonnes
conditions. Rappelant le décret sur les
équivalences qui n'a pas changé depuis
1971, le ministre a mis l'accent sur la
nécessité de faire la distinction entre
l'équivalence et l'authentification des
diplômes, précisant, dans ce cadre, que
l'équivalence est systématique pour les
universités reconnues mondialement. Il
a fait remarquer que son ministère
planche actuellement sur la révision de
la liste des universités privées (concernant les équivalences) en sollicitant le
concours de nos représentations diplomatiques à l'étranger. Concernant sa
rencontre avec les représentants des
organisations estudiantines, Hadjar a
expliqué qu'elle entre dans le cadre de la
concertation régulière et cyclique engagée avec les partenaires du secteur, l'objectif étant de leur faire connaître le travail qui se fait au niveau de la tutelle
dans le domaine pédagogique et organisationnel.
Il a ajouté que ces rencontres permettent aux représentants des étudiants de
donner leur avis et apporter leur contribution concernant toutes les questions
liées à l'université. Selon le ministre,
ces rencontres constituent une opportunité pour les représentants des étudiants, afin de soumettre leurs préoccupations et leurs problèmes au niveau de
la base.
Par ailleurs, à propos de la
récente action de contestation organisée
par le conseil national des enseignants
du supérieur CNES, Tahar Hadjar souligne que ce n’était pas une grève puisqu’il n y avait pas eu arrêt de travail.
Cependant il a indiqué que le secrétaire
général de ce syndicat avait été invité à
une rencontre avec lui, le 14 décembre
dernier, mais il n’a pas répondu à l’invitation.
Ania Nait Chalal
PRODUITS SOUMIS AU
DISPOSITIF DE
LICENCES
D’IMPORTATION
Les véhicules,
le rond à béton
et le ciment
en tête de liste
es véhicules neufs, le ciment et le
rond à béton sont les trois produits concernés par les licences d’importation. L’État veut mieux contrôler l’importation de ces produits, à
travers la mise en place d’un dispositif
de licences d’importation, afin de
réduire un tant soit peu la facture de
l’importation. Depuis l’annonce de
l’instauration du système des licences
d’importation par les pouvoirs publics
pour mieux contrôler les importations
de certains produits, et réduire par là
même la facture d’importation, c’est
la confusion totale chez les opérateurs
économiques qui ne cessent de
dénoncer ce qu’ils appellent «le blocage». L’annonce faite, hier, par le
ministre du Commerce, Bekhti
Belaïb, a mis fin à cette longue attente. Le ministre du Commerce a choisi
la clôture du Salon de la production
nationale, qui se tient du 23 au 29 du
mois en cours, pour rendre publique
la liste de l’ensemble des produits
concernés par ce dispositif. Lors
d’une réunion avec les partenaires
économiques, en présence des représentants des organisations patronales
et le secrétaire général de l’Union
générale des travailleurs algériens
(UGTA), Abdelmadjid Sidi-Saïd, le
ministre du Commerce a informé
l’ensemble des participants à cette
réunion de la nature des produits
concernés par le dispositif des
licences d’importation. Les véhicules
neufs, le rond à béton et le ciment
sont, tout et pour tout, les trois produits qui sont soumis aux licences
d’importation. Bekhti Belaïb a fait
savoir qu’il y a consensus au niveau
de tous les départements ministériels,
concernant l’impératif de soumettre
ces trois produits aux licences d’importation. Car, a-t-il expliqué, ces
trois produit font grimper la facture
des importations de l’Algérie.
S’agissant des quantités de ces produits qui vont être attribués aux
importateurs, dans le cadre de ces
licences d’importation, elles seront
définies et réparties par un système
universel. Outre les véhicules neufs, le
ciment et le rond à béton, seront
concernés également par ce dispositif
de licences d’importation des produits contingentés importés de
l’Union européenne (UE), dans le
cadre du système référentiel, conclu
avec l’UE, il s’agit des produits agricoles et agroalimentaires, dont le
montant avoisine le 1 milliard de dollars
par
an,
a-t-il
ajouté.
L’instauration de ce dispositif de
licences d’importation mettra fin au
système FIFO qui permet au premier
arrivé d’être le premier servi, soulignant que les avis d’appel pour l’attribution de ces licences sera par voie de
presse. Toutefois, Bekhti Belaïb a fait
savoir que la liste de ces produits n’est
pas définitive. Une commission
regroupant les représentants des
ministères
du
Commerce, de
l’Agriculture, des Finances et de
l’Industrie, et présidée par le secrétaire général du ministre du Commerce,
sera chargée de faire le suivi. Elle est
habilitée de rajouter ou bien d’enlever
un produit sur la liste concernée par
ce dispositif de licences d’importation. Cette commission aura également la charge d’attribuer les licences
d’importation aux importateurs.
Hacène Nait Amara
L
ACTUALITÉ
Mardi 29 décembre 2015
3
BOUCHOUAREB PERSISTE ET SIGNE :
«La LF-2016 est une Loi sociale»
Invité du Forum de la chaine I,
Abdessalem Bouchouareb, ministre
de l’Industrie et des Mines, a
dévoilé les grands axes de
développement industriel et minier
à l’horizon 2020. Comme il en a
fait de la critique à l’encontre de
Louiza Hanoune, sans la citer,
l’épilogue et le prologue du
Forum.
ttachant une importance
capitale
aux
sorties
médiatiques des pourfendeurs de sa politique, notamment
celle profitant de l’assise législative de la Loi des finances pour
2016 ou LF-2016 à travers sa Loi
sur l’investissement, l’ex-député
n’y voit que des allégations de
personnalités visant des objectifs
électoraux, combien même ceuxci ont des échéances aussi lointaines, en 2017 pour les législatives et en 2019 pour les présidentielles, pour éventer ses ambitions
en cette période de crise, période
devant être une aubaine pour se
serrer les coudes, selon toujours
l’invité de l’émission, que de se
tirer à boulets rouges négativement et dans une totale ignorance
des Textes de loi ou des intentions
louables de leurs concepteurs.
«On dit que l’on veut vendre le
pays : céder Sonatrach et Sonelgaz !!! C’est inadmissible», dira-til à titre d’exemple. Et d’y
répondre, «Au sujet de la Sonatrach, tout le monde sait que seul
Bouteflika, peut décider de sa
vente, si vente il y a. Ni le Premier
ministre, ni votre conférencier,
encore moins le ministre de
l’Énergie et pas du tout le président directeur général du Groupe, n’y peuvent. L’Entreprise
citoyenne est sauvegardée par un
décret présidentiel».
Demeurant sceptique et surtout suspicieux à l’égard de ceux
qui demandent au président de la
République de geler les dispositions de la LF-2016, tout au long
de l’émission qui a duré deux
heures, le ministre les contraints
par ce qu’il voit comme une évidence : la suppression de la politique des privatisations, qui n’a
pas donné ses fruits depuis sa
promulgation en 2009, par la
politique de Partenariat que
beaucoup de pays de par le
monde ont adoptée et réussi à en
faire un socle de développement
industriel et commercial de leur
société. Cela ne fera qu’améliorer,
de son avis, le climat des affaires.
«La Loi 66 met fin aux privatisations et sonne le glas pour les
sociétés par actions ou SPA»,
éclaire nos lanternes le ministre
de l’Industrie et des Mines. En
plus, les dispositions de la LF2016 sont sociales, indique l’hote
du Forum, comme le prouvent les
1840 milliards de DA dont 1500
milliards en matière de Gaz et
d’électricité, au titre de soutien
direct au profit des populations,
représentant 10% du Produit
intérieur brut. 40% du soutien
accordé est destiné, selon toujours le ministre, aux entreprises
publiques économiques.
Cette étape permettra également de doter les entreprises économiques publiques, dans une
logique d’intégration locale et une
participation à hauteur de 34%,
d’une autonomie financière et
décisionnelle dont elles étaient
dépourvues auparavant. «L’entreprise économique publique ne
sera plus celle des années 1970.
C’est un concept révolu». Il n’en
dira pas plus sur cette autonomie,
sachant qu’elles demeurent,
comme déjà rapporté, sous le
giron du Comité de participations
de l’état ou CPE, et que cinq
années plus tard, durée d’expira-
Ph : DR
A
Abdessalem Bouchouareb, ministre
de l’Industrie et des Mines
tion du contrat de partenariat, le
Premier ministre serait le seul
habilité à décider de sa dissolution en cas d’échec. Plus clair
encore, il dira, «la restructuration
du secteur public sera adaptée à la
logique gouvernementale. Celleci n’est que la résultante de l’approfondissement des choix économiques enclenché en 2014».
Pour cela des facilités douanières
et tarifaires seront accordées par
l’état, pas pour tout investissement, tient-il à préciser, en citant
pour mauvais exemple à soutenir,
les salles des fêtes, mais elles le
seront au profit de ceux ayant mis
dans leurs priorités, la création de
richesses et de l’emploi.
La grande restructuration
industrielle qui s’annonce s’appuie, selon le ministre de l’Industrie et des Mines, sur la redynamisation des grands groupes industriels, placés, comme déjà rapporté, sous l’égide du CPE ou Comité de participations de l’état, dans
une logique de partenariat, en
substitution à celle de la privatisation, laquelle ne devra plus avoir
droit de cité conformément aux
textes contenus dans la Loi de
finances pour 2016 ou LF 2016.
L’objectif étant de renforcer également l’apport des petites et
moyennes entreprises, dont le rôle
incontournable dans l’essor économiques des pays a été prouvé à
maintes reprises, et dont l’érection sera induite, justement, par
l’épanouissement
de
ladite
restructuration. La création de
petites et moyennes entreprises
bénéficiera également d’une Loi
sur les PME qui sera soumise au
Conseil de ministres en janvier
2016, a-t-il indiqué.
Le ministre veut, à la lumière
de ce qui a été annoncé, éviter la
période noire durant laquelle
1100 entreprises publiques ont
été dissoutes et 400 000 licenciements. Il s’en rappelle amèrement, lui qui fut ministre de l’Industrie à cette époque.
SNVI : 1 MILLIARD DE
DOLLARS POUR SON
REDRESSEMENT, LE BON
EXEMPLE
A titre d’exemple, le ministre
annonce le chiffre d’un milliard
de dollars dégagé pour la réhabilitation de la Société nationale des
véhicules industrielles ou SNVI
de Rouiba. L’objectif étant logiquement de préserver l’emploi et
prévenir l’éventualité des tensions
sociales pouvant en découler.
Pour le groupe d’El-Hadjar, le
ministre met en relief le dégagement de 2 milliards de dinars. Le
soutien aux entreprises s’inscrit
dans cette optique. Que ce soit à
travers le financement directement, que ce soit dans le cadre du
partenariat. Le ministre n’a cessé
de le préciser tout au long de son
intervention. Le foncier industriel
n’est pas en reste. L’État octroie
des avantages pour l’investissement créateur de richesses. Tout
cet intérêt pour le soutien aux
entreprises
économiques
publiques ne vise, selon le
ministre qu’une chose : mettre le
holà aux importations. «Nous
sommes passés maîtres dans le
domaine de l’importation. En
dépit des efforts consentis, il reste
beaucoup à faire pour inverser la
donne : exporter plus qu’importer», déclare le ministre. L’Algérie
est un pays qui va avoir une suffisance en matière d’approvisionnement en ciment, en 2016, et
dont le surplus produit sera destiné à l’exportation, et en matériaux ferreux, en 2017, notamment avec l’entrée en production
du complexe d’El-Hadjar en mars
2016, avec 1.2 millions de tonnes
produites, qui s’ajouteront à
celles de la turque Tosyali et d’une
deuxième, pour atteindre les 9
millions en 2017. Les chiffres
communiqués donneront du
baume dans le cœur des organisations patronales et des unions
défendant les intérêts financiers et
moraux des entreprises.
2016 : L’ANNÉE DES MINES,
L’ANNÉE DU PHOSPHATE
Gisement miniers à exploiter
Le deuxième semestre de l’an
2014 et l’année 2015 ont en décidé ainsi, à la faveur de beaucoup
d’actions de prospections et
d’étude de faisabilité. Le ministre
en est confiant en la matérialisation de celles-ci. Le phosphate est
le mieux indiqué pour attester de
cette nouvelle donne. Avec une
capacité actuelle de 1.2 millions
de tonnes, appelée à atteindre les
6 millions en 2018 et les 10 millions en 2010, le phosphate est le
produit à exporter de demain. À
Gara Djebilet, dans la wilaya de
Tindouf, une étape labo effectuée
par un bureau d’études canadien,
a abouti à la conclusion suivante :
le phosphate est techniquement
bon pour l’exploitation, sa teneur
en phosphore atteignant un taux
de 0.03% (la norme étant de
0.1%) après qu’elle ait été de
0.8%, et en fer, dépassant les 62%
après qu’elle ait été comprise
dans la fourchette entre 44 et
46%, plaide pour la faisabilité
indiquée. L’orateur fixe à 25
tonnes à réaliser dans le cadre
d’une phase-pilote, et à exporter
en juin 2016. En dépit de cela, le
ministre informe l’assistance
qu’une séance de travail se tiendra aujourd’hui (mardi) en son
département, et à laquelle prendra part un organisme spécialisé
dans le domaine, et ce, pour y voir
plus clair. La stratégie de la trituration n’est pas en reste, quatre
grandes sociétés, dont une à Skikda, Tébessa et Souk-Ahras, destinées à la transformation du phosphate, seront réalisées ultérieurement. Valladium (qui intervient
dans la composante des piles de
conservation dans le domaine de
l’énergie solaire), zinc, nickel,
autant de matériaux dont regorgent l’Algérie, mais qui demeurent méconnus. Le temps est
venu, selon le ministre, d’en évaluer le cout économique nécessaire à leur exploitation. Pour ce
faire, une équipe composée d’experts étrangers s’y attelle.
LE MARCHÉ DE L’AUTOMOBILE RÉGULÉ EN
FÉVRIER 2016
Avec 200 000 véhicules à
construire, le marché de l’automobile met les bouchées doubles.
Peugeot avec ses 7 entreprises
sous-traitantes, Renault, Hyundai
et Fiat à Annaba, Iveco à Batna,
Nissan (des négociations sont en
cours avec les Japonais), autant de
grandes marques qui donneront
au secteur le vent en poupe en
venant s’installer avec leur technicité et savoir-faire dans le pays. Le
souci aussi est de créer de grands
groupes industriels limitrophes
les uns des autres, au niveau des
grandes métropoles. Il fixe à
février 2016 comme échéance au
secteur pour se structurer, avec
l’ambition de lier chaque concessionnaire avec un constructeur,
cela pour éviter aux clients de poireauter plus d’une année, souvent, pour avoir leur véhicule.
«LE FONDS DE RÉSERVE
DES RECETTES
S’ÉPUISERA EN 2016»
Le propos émane du ministre
de l’Industrie et des Mines,
Abdessalem Bouchouareb, en
apothéose de l’émission.
«L’Algérie à des problèmes
sérieux. Elle a besoin de solutions
sérieuses, émanant de gens
sérieux ». finit-il.
Zaid Zoheir
PARLEMENT
Renouvellement, aujourd’hui, de la moitié
du Conseil de la nation
e collège électoral est convoqué ,
aujourd’hui, pour élire, à travers un
scrutin indirect, 48 membres du
Conseil de la nation dont le mandat de six
ans arrive à expiration. Ainsi, quelque 40.000
élus locaux repartis sur 45 partis politiques
siégeant au niveau des Assemblées populaires
communales (APC) et des Assemblées populaires de wilaya (APW), outre les indépendants sont concernés par ce scrutin indirect.
Le collège électoral, composé de quelque
40.000 élus locaux dans les APC (1.541) et
les APW (48), procédera à l'élection des nouveaux membres de la chambre haute du Parlement au niveau de chaque wilaya sous la
supervision d'une commission en charge du
processus. A la veille de ce scrutin, le ministère de la Justice a publié un arrêté portant la
L
désignation des magistrats présidents et
membres des commissions électorales de
wilaya. Chaque commission de wilaya est
composée d'un président, de deux membres
et de deux suppléants. Il est à rappeler, que le
président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait convoqué le collège électoral pour
le mardi 29 décembre 2015 en vue de l'élection pour le renouvellement de la moitié des
membres élus du Conseil de la nation. Le collège électoral est composé de l'ensemble des
membres de l'Assemblée populaire de wilaya
et des membres des Assemblées populaires
communales de la wilaya.
Outre les 48
membres désignés dans le cadre du tiers présidentiel, le Conseil de la nation est actuellement constitué de 96 autres membres appartenant notamment au Rassemblement natio-
nal démocratique (RND avec 45 membres),
Front de libération nationale (FLN avec 41),
Front des forces socialistes (FFS), Mouvement de la société pour la paix (MSP), Front
national algérien (FNA) avec 2 membres chacun ainsi que 2 indépendants. Le Conseil de
la nation, la chambre haute du Parlement
algérien, a été créé lors de la révision de la
Constitution en 1996. Il est composé de 144
membres, dont 96 élus au scrutin indirect et
secret (2 tiers) et 48 désignés par le président
de le République dans le cadre du tiers présidentiel. Pour être éligible, il faut être membre
de l'Assemblée populaire communale (APC)
ou de l'Assemblée populaire de wilaya (APW)
et avoir l'âge d'au moins 35 ans. La durée du
mandat est de six ans, et la chambre est
renouvelable pour la moitié tous les trois ans.
4
ACTUALITÉ
Mardi 29 décembre 2015
ENTERREMENT DE HOCINE AÏT AHMED
À trois jours qui nous
séparent des obsèques
du défunt leader
historique et ex-président
charismatique du FFS
(Front des forces
socialistes), Hocine Ait
Ahmed, la direction
politique du parti
s’apprête à l’organisation
de funérailles grandioses,
dans un contexte plein
d’émotions, mais surtout
dans un moment empreint
de sérénité et de dignité.
ailleurs, présentement, le parti se
décale de toute
polémique au sujet du parcours militant du Zaïm. En
tout cas, pas avant de consacrer des obsèques nationales
et populaires, à la mesure de
la stature de Da L’Hocine.
C’est du moins l’atmosphère
perceptible, hier, au siège
national du plus vieux parti
de l’opposition où les portes
y ont été grandes ouvertes au
profit du public. Ce qui en
est le cas depuis une semaine
déjà, où des citoyens lambda,
des militants, des personnalités nationales, d’officiels et
d’hommes
politiques
affluent sans cesse vers les
lieux, pour y présenter leurs
condoléances et témoigner
de leur affection envers
l’eternel opposant politique.
Le moment n’est pas donc
celui de la polémique politique, de spéculations de tout
bord et autres témoignages
sur le parcours militant du
Zaïm, s’agissant notamment
des réactions ayant suivi le
décès de Hocine Ait Ahmed
D’
Ph : DR
Des funérailles voulues
honorables et dignes
et des déclarations tenues
dans la presse nationale par
d’acteurs
politiques
et
sociaux et d’historiens. Ceci,
sachant qu’un deuil national
de huit jours a été décrété
par le président de la
République en hommage à
Si L’Hocine. La réplique du
FFS à ces spéculations ne
s’est pas faite attendre. Tout
en saluant les messages et les
témoignages qui sont susceptibles de faire part davantage
sur l’homme historique et ses
idées, la direction politique
du parti rappelle que la circonstance voudra qu’elle
soit, de prime abord, un
moment de recueillement et
une halte mémorielle et historique qui doit prévaloir sur
toute autre polémique. Dans
son communiqué rendu
public avant-hier, le FFS dit
refuser toute discussion au
sujet du parcours de son
défunt leader, et invite à la
retenue ceux qui ont rapporté notamment des informations, considérées par cette
formation politique d’être
«sans aucun fondement de
vérité». Le même message
s’adresse également aux
auteurs de tels propos, ceux
qui ont livré notamment
leurs témoignages dans les
colonnes de la presse. La
direction politique du même
parti affirme qu’elle évacue
toute spéculation en ces
jours de «deuil et de
recueillement». Mais, elle a
promis de revenir plus tard
pour corriger les propos
approximatifs, rapportés sur
la vie militante de Da
L’Hocine.
Le FFS s’est adressé également à ses militants et ses
sympathisants, lesquels invite-t-il à la vigilance et à l’évitement de tout acte ou propos ostentatoire, devant les
déclarations inhérentes au
parcours et à la vie d’Ait
Ahmed. Ceci, explique le
même document, pour permettre de rehausser ce
«moment historique» et de le
placer à la hauteur des
valeurs de dignité démocratique et de grandeur patriotique du héros, lequel venait
de perdre toute l’Algérie.
Interrogé fort à ce propos,
Chafaâ Bouiche, cadre et
parlementaire du FFS, a
répondu de façon seraine et
d’un verbe laconique, qu’il
ne s’agit pas à ce moment
précis de verser dans les
remontrances. Pour lui, le
communiqué adressé aux
militants et adeptes de son
parti n’est qu’un appel pour
attirer leur attention sur
l’importance de rester sur
leur garde et de ne pas
répondre aux spéculations
qui concerne le leader historique. Pour aller droit au
but, notre interlocuteur rencontré dans la cour du siège
de son parti, a indiqué qu’il
s’agit surtout de mobiliser le
parti et de mettre en œuvre
toute son énergie, afin d’accueillir le défunt dans la
dignité et lui rendre un hommage à la hauteur de sa stature, a-t-il laissé entendre.
Au sujet des préparatifs
ayant trait à la cérémonie
des funérailles nationales et
populaires consacrées au
dernier chef historique, les
choses vont bon train, selon
des propos recueillis sur
place auprès des cadres du
FFS. D’après des informations
concordantes,
la
dépouille du défunt devra
arriver au pays, jeudi prochain, à environ 17 heures.
Le corps sans vie de Da
L’Hocine sera ensuite acheminé vers le siège national
de son parti, où une veillée
funèbre sera organisée
durant toute la nuit. D’ores
et déjà, et comme l’a-t-on
constaté sur place, des travaux de relookage au niveau
de ce siège pour accueillir les
nombreux visiteurs attendus
dans de meilleurs conditions. Par ailleurs, faut-il
rappeler que Hocine Ait
Ahmed sera enterré le lendemain, soit vendredi, dans
son village natal à Ath
Ahmed (Ath Yahia), relevant
de la daïra de Ain El
Hammam, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est
de Tizi Ouzou.
Farid Guellil
SÉNATORIALES
Le RND peut-il
rééditer l'exploit à
Boumerdès ?
est aujourd'hui que sera connu le nouveau sénateur de la wilaya de
Boumerdès.La lutte pour l’unique siège est
serrée dans la wilaya où les candidats en lice
ne ménagent aucun moyen pour prétendre
devenir sénateur. En effet pas moins de six
candidats dont un indépendant sont en lice
pour décrocher l’unique siège de la wilaya.
Comme à l’accoutumée ce sont les traditionnelles formations de la coalition au pouvoir à
savoir le FLN et le RND qui sont données
favorites après que ces dernières ont organisé
des primaires qui ont enfanté difficilement
leur représentant en particulier le vieux parti
unique où il a fallu le 2ème tour pour désigner le candidat en personne de Bennebri
Nacer président d’APC de Capdjinet. Le premier tour a été marqué faut-il le rappeler par
des bagarres entre les militants. Le RND est
représenté par Gana Azzedine qui est également élu au sein de l’APW de Boumerdès est
donné favori pour réediter l'exploit de l'élection précédente qui a été remportée par
Slimani Djamel du même parti.Le FFS qui
entre en lice est représenté par Mokrani
Khaled vice-président d’APW. Les autres
partis sont le PLJ de Mohamed Saïd et
l’UND, lesquels sont représentés respectueusement par Djiar Brahim président d’APC de
Tidjelabine et Sidali Bélaid élu APW. Et enfin
Ouchaou Ahmed candidat indépendant qui
est Docteur en mathématique et enseignant à
l’université Houari Boumediene de Bab
Ezzouar. La campagne qui a été menée
depuis plusieurs mois a été marquée par des
alliances partisanes, la ‘’chakara ‘’ et autres
tractations dans le but d’être élu sénateur. A
la veille des élections, une alliance de taille a
été concoctée par le parti d’Ahmed Ouyahia
avec celui d’Amara Benyounès a-t-on rapporté ce qui donne un total d’élus de 184 (142
RND et 42 du MPA).Le parti de saâdani qui
part avec 191 élus est lui aussi donné favori à
condition que la discipline des élus soit respectée. Les autres partis à savoir le FFS, le
PLJ, l’UND qui disposent respectivement de
85 élus, 18 et 21 élus. Selon les observateurs
de la scène politique locale, le pronostic est
difficile puisque d’autres éléments entrent en
considération notamment celui relatif à la
‘’chkara’’ qui ne cesse de revenir sur toutes
les lèvres ou la seule voix est évaluée à 10 millions de centimes. L’élément féminin est aussi
important pour peser sur le résultat sachant
que l’électorat de cette élection représente
pas moins de 30% sur les 549 élus soit 165
voix de femmes.
B.Khider
C'
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
Deux conventions algéro- belges signées
eux conventions portant, respectivement, sur la gestion intégrée
des déchets dans trois wilayas du
pays et sur la formation des cadres pour
une meilleure protection de l'environnement ont été signées, lundi à Alger, par
l'Algérie et la Belgique dont les relations
n’ont cessé de croître à un rythme satisfaisant. Les conventions ont été signées
par le secrétaire général du ministère des
Ressources
en
eau
et
de
l'Environnement, El Hadj Belkateb, et
l'ambassadeur de Belgique à Alger,
Frédéric Maurice, en présence du
ministre des Ressources en eau et de
l'Environnement, Abdelouahab Nouri.
L'une des deux conventions prévoit un
appui à la gestion intégrée des déchets
dans les wilayas de Mascara, de Sidi Bel
Abbès et de Mostaganem par la création
d'une filière complète de gestion des
déchets ménagers et spéciaux (ramassage, tri, enfouissement et valorisation). à
cet effet, Nouri a déclaré que ces deux
conventions permettront de donner un
nouveau souffle à la coopération algérobelge dans le domaine de l'environnement. Le ministre a déclaré que dans ce
projet de près de 20 millions d'euros, la
Belgique apportera à l'Algérie un appui
technique et financier avec une envelop-
D
pe financière de 11 millions d'euros,
alors que l'apport de l'Algérie est de 8,5
millions d'euros (1 milliard DA). Ce
projet intervient suite à la réussite de
l'opération-pilote réalisée par les deux
parties à Mascara. Le ministre considère
ce nouveau projet comme une extension
de cette expérience satisfaisante à
d'autres wilayas. Selon lui, l'objectif de
ce projet, financé à hauteur de 7,5 millions d'euros par la Belgique, est de renforcer les capacités humaines et institutionnelles dans le domaine de l'environnement à travers une meilleure intégration de la préservation de l'environnement dans la mise en œuvre des politiques sectorielles. D’autre part, Nouri a
estimé que ces deux conventions permettront de donner un nouveau souffle
à la coopération algéro-belge dans le
domaine de l'environnement. De son
côté, l'ambassadeur belge a souligné que
la signature de ces conventions concrétise les efforts belge et algérien de prolonger leur coopération en matière de protection de l'environnement particulièrement. Il a ajouté qu’Il s'agit, d'un partenariat public-public dans le cadre d'un
programme de coopération basé sur la
convention signée en
2002 entre
l'Algérie et la Belgique, au travers de
laquelle les deux pays ont décidé de collaborer dans plusieurs secteurs dont
celui de l'environnement. Nouri a estimé
lundi à Alger qu'il était prématuré de
parler de sécheresse dans le pays car
l'évaluation du niveau de remplissage
des barrages se fait généralement à partir du mois de janvier. Par ailleurs, il a
déclaré qu’on ne peut pas parler de
sécheresse maintenant. C'est vrai, selon
lui, qu'il y a un manque de précipitations
durant les mois de novembre et de
décembre, mais il y en a eu durant les
mois de septembre et octobre. Il a ajouté qu’il est donc prématuré de parler de
sécheresse et d'un plan d'urgence pour
sauver la saison agricole. Par ailleurs, il a
indiqué que le taux de remplissage des
barrages est satisfaisant, un taux appelé
à augmenter durant les prochains mois.
à cet effet, le directeur général de
l'Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), Arezki Barrak a indiqué
que taux de remplissage des barrages
est à plus de 66%, soit le même niveau
enregistré l'année dernière à la même
période, avait indiqué samedi dernier.
De ce fait, il a précisé que ce taux nous
a permis de passer une année confortable en matière d'approvisionnement en
eau potable. Par conséquent, il a ajouté
les apports interviennent généralement
entre janvier et mars.
LE SOUHAIT DES DEUX
PARTIES EST DE RENFORCER
LA COOPÉRATION
Dans le secteur de l’environnement.
Par ailleurs, il est à rappeler que depuis
l’établissement des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Royaume de
Belgique, les relations entre les deux pays
n’ont cessé de croître à un rythme satisfaisant, offrant l’exemple d’une coopération fructueuse et d’une association
mutuellement bénéfique tant au plan
politique que commercial. D’autre part, il
est à noter que la coopération algérobelge continue à être développée davantage dans les différentes filières technologiques pour le développement durable.
Dans ce cadre, l’Algérie étant sur la liste
des pays partenaires de la Belgique au
titre de la coopération au développement.
Il est à noter, par ailleurs, que de nombreux stagiaires algériens effectuent des
formations professionnelles auprès de
différents centres de formation et universités belges, et ce dans différents
domaines technologiques (biotechnologie, écologie, désertification et autres).
Lazreg Aounallah et APS
--
ACTUALITÉ
Mardi 29 décembre 2015
ADRAR
MÉDICAMENTS
Les vacances d’hiver font
l’événement
Baisse de plus de
23% des
importations
a ville d’Adrar célèbre
sa quinzaine économique. Une ambiance
particulière règne dans la cité.
L’entrée gratuite à la foire facilite son accès, et les stands sont
vite pris d’assaut. Des entreprises privées et publiques ont
répondu présentes au palais
des expositions. Il y a en réalité
deux sortes de “foires’’. Une, à
ciel ouvert, qui regroupe plus
d’une centaine de commerçants venus de différentes
wilayas. La deuxième qui abrite l’ancienne bâtisse couverte
de ‘’Souk el-Fellah” Mais les
gens préfèrent se rendre et respirer un bon bol d’air frais et
visiter la première foire. Les
vendeurs vous harcèlent de
leurs mégaphones, brandissant
une marchandise variée. Les
prix raisonnables et abordables
favorisent amplement cet
échange. D’autres vendeurs
étalent divers objets hétéroclites à même le sol. Les stands
pleins à craquer vous proposent des ustensiles, des outils,
de la boiserie, des chaussures,
des appareils électroménagers,
de la friperie. D’autres, bout à
bout, dans un alignement irréprochable, vous attirent par la
couleur des tissus accrochés à
des cintres ou à des cordes. Cet
endroit est carrément monopolisé par les femmes qui passent des heures entières à palper les étoffes, à questionner
les vendeurs et souvent
le
marchandage revient à la charge, les langues se délient et
chacune tente la bonne affaire
en mettant la main à l’escarcelle.
Il faut rappeler que les visiteurs sont là depuis huit heures
L
Phs : DR
Les vacances scolaires
sont là, bien méritées par
les élèves après un long
trimestre plein d’ardeur et
d’efforts conjugués en vue
d’obtenir de bons
résultats. Les services de
l’APC ont décidé de
mettre à profit cette trêve
hivernale, afin d’apporter
une ambiance particulière,
par l’ouverture d’une foire.
du matin, et l’on compte des
retardataires
jusqu’à
21
heures. Une façon comme une
autre de changer d’air, de
défouler, de sortir, de fuir les
tracasseries de la vie quotidienne et de la routine de la préparation de la “bouffe”. Ustensiles de cuisine jouissent d’une
attention particulière (assiettes,
verres thermos...), des nouveautés qui font craquer les
ménagères qui ne savent plus
où donner de la tête, et dont le
seul souci est d’épater la voisine par des achats souvent
excentriques et exagérés.De
toute façon, l’on trouvera toujours un prétexte. Et puis
après… Des stands énormes
entièrement remplis de friperie
connaissent un engouement et
une affluence particulière. On
fouille, on cherche, on essaie
de dénicher le joli tricot, la
belle paire de chaussures, dont
le prix satisfait tout ce beau
monde. Bradées, comme elles
le sont, ces affaires trouveront
toujours preneurs.
L’espace réservé à cette
foire est vaste et arpente ainsi
les allées réservées au passage
vous épuisent et le soir, de
retour à la maison, vos jambes
sont carrément en compote.
On s’en rend compte, mais on
marche sans cesse… Des
camions bleus pour la plupart
forment un carré et, perchés
sur leurs véhicules, ces marchands, venus de loin, munis
de mégaphones, bradent chemises, robes, pantalons à des
prix qui défient toute concurrence. De 50 à 200 dinars et
chacun trouve son compte.
Cette quinzaine économique
coïncide avec la préparation de
la célébration de cet événement de la nativité du Prophète (QSSSL).
Une fête grandiose qui attire de nombreux autochtones,
nationaux et étrangers. Limani
Mustapha, le wali, saisit cette
opportunité afin de mettre en
exergue les différents projets
réalisés depuis sa dernière
nomination. Le développement économique, dans cette
partie de l’Algérie profonde,
offre beaucoup de potentialités aux investisseurs de la
wilaya. Les nombreuses sorties
et visites sur le terrain sont une
preuve indéniable et indubitable de cet homme, dont le
seul souci est de se rapprocher
du citoyen et veiller au bon
déroulement des opérations
liées directement aux nombreux projets.
Ainsi, trois grandes sociétés
vont bientôt s’implanter dans
la wilaya pour la construction
d’une raffinerie par la compagnie Samsung. D’autres sociétés suivront, il s’agit en outre
de Technicasréunidas, une
firme espagnole, et de Petrofa
une entreprise américaine.
Lors des dernières manifestations de certains habitants sor-
tis exprimer leur colère pour
des logements non distribués
qui a conduit au blocage de
certains axes routiers et de
pneus brûlés, le wali a réagi
avec dextérité et sagesse en
recevant les représentants des
citoyens revendicatifs. Le dialogue franc, transparent a permis d’atténuer et de mettre fin
à cette forme d’expression. Je
ne peux, précise le wali, procéder à l’ octroi de ces logements
qui ne sont pas encore achevés.
Patience, les travaux sont en
bonne voie et les listes des
bénéficiaires seront bientôt
connues. Rassurés par les propos du premier responsable,
l’ordre et la tranquillité sont
revenus dans la paisible ville
d’Adrar. Durant toute la durée
de cette quinzaine commerciale, l’ambiance ne manque pas,
et les troupes folkloriques et du
“baroud” animent, à tour de
rôle, les soirées malgré un mercure en leur défaveur. Le soir,
la grande place d’Adrar est carrément monopolisée par des
vendeurs ambulants de thé, un
thé préparé et mijoté sous les
braises du brasero que des
clients s’arrachent. Cette mixture est souvent accompagnée
de cacahuètes grillées, d’œufs
bouillis saupoudrés de cumen:
un vrai délice qui réveille vos
émotions gustatives. Adrar est
en train de vivre des moments
merveilleux.
Safi A. T.
5
es importations des produits pharmaceutiques ont reculé à 1,74 milliard de dollars (md usd) sur les 11 premiers mois de l'année 2015, contre 2,28
milliards usd sur la même période de
l'année 2014, soit une baisse de
23,47%. Quant aux quantités importées, elles ont également connu une
baisse mais à un moindre rythme en
s'établissant à 24.061 tonnes (t) contre
27.959 t (-13,94%), précise le Centre
national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis). La baisse en
valeur des importations, constatée
depuis le début de l'année, a concerné
l'ensemble de la composante des produits pharmaceutiques tandis que le
recul des quantités importées a touché
seulement les médicaments à usage
humain, contrairement à celles des produits destinés à la médecine vétérinaire
et des produits para-pharmaceutiques
qui ont affiché des hausses. La facture
des médicaments à usage humain (95%
de la facture globale des importations
des produits pharmaceutiques) s'est
chiffrée à près de 1,65 md usd contre
2,18 mds usd (-24,2%).Les quantités
importées sont passées à 21.962,54 t
contre 26.255,2 t (-16,35%). Les
importations des produits para-pharmaceutiques se sont établies à 59,75 millions usd (1.462,63 t) contre 61,53 millions usd (1.218,69 t), soit une baisse
de 2,89% en valeur et une hausse de
20% en quantité. Quant aux médicaments à usage vétérinaire, leurs importations ont atteint 27,22 millions usd
(635,72 tonnes) contre 31,31 millions
usd (485 tonnes), soit un recul de 13%
en montant et une hausse de 31% en
quantité. La baisse en valeur des importations des médicaments s'explique
essentiellement par une meilleure négociation des prix auprès des laboratoires
étrangers, avait déjà indiqué le ministère de la Santé, de la Population et de la
Réforme hospitalière, "Nous avons
adopté une nouvelle méthodologie de
fixation des prix, basée sur la comparaison des prix à l'international afin d'obtenir les meilleurs prix en Algérie lors de
l'enregistrement des produits, dans le
cadre de la maîtrise de la facture des
importations", selon le directeur des
produits pharmaceutiques auprès de ce
ministère. Cette nouvelle méthodologie
a permis d'obtenir une baisse d'au
moins 10% par rapport aux marchés
européens, avait précisé le même responsable en ajoutant que les services du
ministère veillent à ce que les prix en
Algérie restent les plus avantageux dans
la région. La facture des importations
des produits pharmaceutiques avait
atteint près de 2,6 mds usd en 2014, en
hausse de 10,44% par rapport à 2013.
L
PATRIMOINE
L'épée targuie attire les visiteurs au salon
de l’artisanat à Oran
épée targuie "Tkouba"
exposée à la 3ème édition du Salon national
d’artisanat, qui se poursuit à
Oran, attire de nombreux visiteurs fascinés par la beauté du
travail et la richesse des motifs.
Le stand réservé pour la première fois dans ce salon au
riche et varié patrimoine traditionnel targui expose une panoplie de produits d'artisanat
jalousement préservés par des
artisans attachés à leur sauvegarde contre la disparition,
selon un exposant. Les objets
d’art portant l'empreinte du
patrimoine authentique de
L'
"l’Homme bleu"
suscitent
l'admirat i o n ,
notamm e n t
l ' é p é e
façonnée
par l’artisan Bekk
a
i
Lazouri
de la wilaya d’Adrar qui a hérité
ce métier de ses ancêtres et
veille à sa promotion. La fabrication de ce joyau appelé
"Tkouba" continue d'être exer-
cée par
cet artisan
et
d'autres,
malgré la
tentation
de la vie
moderne
et cette
activité
s'est adjugée, au fil
du temps,
un label algérien et une réputation qui n'a rien à envier à celle
de l'épée légendaire de samouraï, a déclaré un visiteur. Fabriquée de fer de pare-choc des
véhicules chauffé dans un vieux
four et façonnée dans des
moules de différentes tailles,
l'épée targuie est gardée dans
une étui à base de peau de
chèvre ornée de plaques d’aluminium ou d'argent et portant
des symboles inspirés de la culture targuie, a expliqué l’artisan
Bekkai. Cet artisan úuvre, avec
sa famille, à faire découvrir et
promouvoir ce produit qu'il
estime comme un trésor du
patrimoine algérien à travers la
participation aux manifestations à l'intérieur et l'extérieur
du pays, a-t-il affirmé signalant
que cette épée a suscité un vif
intérêt des visiteurs à l’exposition organisée à Bordeaux
(France). La 3ème édition du
salon national d’artisanat,
ouverte samedi au Centre des
conventions Mohamed Benahmed d'Oran propose 25 activités d'artisanat traditionnel de
321 exposants et 13 associations versées dans le développement des produits d’artisanat
artistique. Cette manifestation,
qui sera clôturée le 2 janvier
prochain, est initiée par la
chambre d’artisanat et des
métiers en collaboration avec la
direction du tourisme et d'artisanat d’Oran.
Mardi 29 décembre 2015
7
RÉGIONAL
MILA
La population s’inquiète d’une eau nauséabonde
e p u i s quelques jours les habitants de la wilaya de Mila, soit la quasi-totalité des communes alimentées en eau à partir du barrage de Béni-Haroun, s’inquiètent énormément de l’odeur nauséabonde se dégageant de l’eau du robinet. « C’est vraiment imbuvable à cause d’une odeur nauséabonde de l’eau qui coule ces derniers jours. On n’en consomme plus et on s’approvisionne des colporter
qui vendent l’eau des sources. », réclame un citoyen. A ce propos, le chargé de la communication auprès
de la direction locale de l’Algérienne des Eaux a élucide que cette odeur n’a aucun risque pour la santé
publique et cela est dû à la prolifération des algues aux niveaux des eaux superficielles. Cette situation est
générée par la faible pluviométrie enregistrée ces derniers jours, a-t-il ajouté.
D
A. F.
CHLEF
AGRICULTURE
Les propos rassurants
des services agricoles face
à la sécheresse
ALGER
Annulation de
l'uniformisation
de la couleur
des taxis
de la wilaya
opération d'uniformisation
de la couleur des véhicules
taxi de la wilaya d'Alger, en
orange et noir, a été annulée à
compter de mercredi dernier, a
annoncé , avant-hier, la wilaya
dans un communiqué. "Il est
porté à la connaissance des
chauffeurs de taxi, exerçant au
niveau de la wilaya d'Alger, que
suite à la demande formulée par
le syndicat des chauffeurs de
taxi de la wilaya d'Alger, l'opération d'uniformisation de la couleur des véhicules (en orange et
noir) est annulée à compter du
mercredi 23 décembre 2015", a
précisé le communiqué. L'uniformisation des couleurs des
taxi de la wilaya d'Alger avait été
contestée par la corporation.
Un rassemblement de chauffeurs de taxi s'est tenu lundi dernier à la station routière "Caroubier" à Alger, pour demander à
leur syndicat de se joindre à leur
mouvement de contestation.
L'
MASCARA
Remise
des clefs
de 204
logements
es clés de 204 logements de
différents programmes ont
été remises à leurs bénéficiaires,
dimanche à Mascara, et 40
familles ont été relogées à Sig
dans le cadre de la résorption de
l'habitat précaire. La remise des
clés a concerné un quota de 104
logements promotionnels aidés
(LPA) au niveau du nouveau
pôle urbain de Mascara, réalisés
par le bureau d’études public
"URBAT" et 100 autres de
même formule concrétisés par
l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de la
wilaya de Mascara au profit des
personnels du ministère de la
Défense nationale. A Sig, 40
familles vivant dans le vieux
bâti, à la sortie de la ville en
direction d'Arzew, ont été relogées dans des logements sociaux
disposant de toutes les commodités pour une vie décente. Les
habitations précaires ont été
aussitôt démolies afin d'implanter à leur place des équipements
publics dans cette partie ouest
de Sig dépourvue d’assiettes
foncières, selon les explications
fournies au wali de Mascara,
Salah El Affani, qui a présidé
l’opération de relogement.
Ph : DR
L
En l’absence de pluie, le niveau d’eau du barrage de Sidi-Yacoub, qui
alimente aussi bien les population situées au nord de la wilaya de Chlef que
l’agriculture, notamment les vergers et les cultures maraîchères à raison de 34
millions de m3, continue de diminuer dangereusement .
En effet, situé à 28 km au sud de la wilaya, le barrage de Sidi-Yacoub implanté
dans les gorges de Oued Lardjem, qui a une capacité de rétention de 280
millions de m3 enregistre actuellement un taux de remplissage de près de 68%.
Suite en page 9
Chute mortelle d'un ouvrier à Chaarer
n ouvrier répondant aux initiales
de Z.T., âgé de 48 ans, a trouvé
la mort après sa chute du haut
d'un bâtiment en construction, où il exerçait à Chaarer, une banlieue de la ville de
U
Ténès, a-t-on appris de source hospitalière. La victime a été évacuée par les
sapeurs-pompiers vers la morgue de
l'EPH Zighout-Youcef, alors que les éléments de la sûreté de la daïra de Ténès
ont ouvert une enquête pour déterminer
les causes et circonstances réelles de cet
accident mortel. Le défunt était marié et
père de six enfants.
B. O.
8
RÉGIONS
Mardi 29 décembre 2015
AÏN TÉMOUCHENT
BATNA
ADE
AÏN-TOUTA
L'Algérienne des eaux
met les moyens de sa politique
Selon la chargée de
la cellule de
communication de la
wilaya d’AïnTémouchent,
l’Algérienne des
eaux a réalisé, en
2015, un chiffre
d’affaires de 644
064 337,20 DA.
e seuil financier n’a
été possible que grâce
au redéploiement du
personnel qualifié au niveau
des différentes structures de
la société, d’une part, et le
renforcement du rendement
commercial qui s’est traduit
par la prise en charge effective
des problèmes techniques, de
la résorption des fuites (réparations de 7500 fuites et 265
casses), du recouvrement
d’une bonne partie de ses
créances impayées auprès de
ses abonnés, qui étaient de 24
milliards de centimes à fin
août 2015, et la mise en
œuvre d’une procédure adéquate à l’endroit des abonnés
endettés désirant s’acquitter
de leurs créances selon un
calendrier raisonnable tenant
compte des possibilités financière de chaque abonné,
d’autre part. L’amélioration
qui reste tout juste modeste
mais à encourager davantage
est due aussi au fait que
C
l’ADE, unité Aïn-Témouchent, avait procédé à la prise
en charge de 07 communes,
depuis la dernière visite de
l’ex-ministre des Ressources
en eau, ramenant ainsi le
nombre d’abonnés à 91 680 à
mi-décembre, 2015 contre 83
126 à la fin 2014.
La prise en charge des
réseaux publics d’AEP des
dites communes a permis
aussi de réaliser des recettes
importantes pour l’entreprise,
qui est arrivée, grâce au renforcement des grands aménagements hydrauliques réalisés
en 2014-2015, à distribuer de
l’eau en H24 pour la quasitotalité des villes et communes. Ces aménagements
réalisés par une entreprise
nationale consistent en la
pose d’un transfert de 26 km
de gros diamètres et la
construction d’ouvrages de
stockage destinés à l’amélioration de l’AEP du couloir
Aïn Témouchent-ChaâbetEl-Lehem- El Malah.
L’introduction du système
informatique géographique
(SIG) et la mise en œuvre de
la télégestion (gestion à distance ) des grands aménagements hydrauliques ont permis indubitablement d’améliorer la gestion, l’exploitation
et la prise en charge effective
des problèmes pouvant surgir, sans tarder.
Aussi, en matière de
contrôle de la qualité de l’eau
il a été procédé à la désinfection de 161 cuves de stockage
d’eau (réservoirs, châteaux
d’eau, bâche de reprise) et
l’analyse physico-chimique et
bactériologique de pas moins
de 11300 échantillons d’eau
pris à travers l’ensemble des
réseaux de la wilaya d’AïnTémouchent.
En sus la mise en route du
numéro vert «1593» a contribué efficacement à régler pas
mal de problèmes, notamment les fuites d’eau qui
causaient des désagréments
aux abonnés et des préjudices
importants à l’Algérienne des
eaux sur le plan financier.
Une nette appréciation est
à signaler et qui résume assez
bien l’impression générale des
citoyens et des abonnés.
Boualem Belhadri
ARTISANAT
Don de 9 millions DA du FNPAAT
à 34 artisans
elon Athman Boussaid, directeur de la chambre d’artisanat et des métiers de la wilaya
d’Aïn-Témouchent, le Fonds national de promotion de l’artisanat et des activités de
l’artisanat (FNPAAT), relevant du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, a accordé
un don de 9 millions de dinars à 34 artisans de la wilaya. L’annonce a été faite à la presse écrite
ce dimanche 27 décembre 2015. Creusant davantage l’information, l’on apprend que les candidats devaient recevoir des parts non pas en numéraires mais sous forme de lots de matière
première, d’équipements et autres outillages estimés entre 20 et 50 millions de centimes. Le
choix a porté notamment sur les métiers traditionnels tels que la poterie, le tissage, les travaux
d’art, la plomberie, la meunerie…. Les créneaux étant connus, c’est la commission de wilaya,
issue de plusieurs départements en rapport avec les activités du secteur qui a trié les 34 postulants retenus parmi les 100 qui répondaient aux critères préétablies et définies selon un arrêté du ministère. Notre source d’information a indiqué que le FNPAAT vise le développement
et la préservation des activités artisanales du terroir, créatrices d’emploi et de richesse aux
jeunes porteurs de projets innovants. Selon le directeur Athman Boussaid, il est prévu d’élargir
le nombre des bénéficiaires lors de la prochaine céré
S
MÉDÉA
SÉCURITÉ ROUTIERE
Journées de sensibilisation
ne campagne de sensibilisation
à la sécurité routière a été lancée, ce lundi dans la wilaya de
Médéa , et ce, durant 2 jours, à l’initiative du wali de Médéa, M. Mustapha
Liadi, en collaboration avec la Protection civile, la Gendarmerie nationale, la
direction de la santé , la direction des
transports, les agences de contrôle et les
associations nationales de la sécurité
routière, a-t-on appris du cabinet de la
wilaya. L'opération entamée à la maison
de la culture Hassen-El-Hassani cible les
conducteurs de véhicules ainsi que les
piétons, a précisé le chargé de la communication de la wilaya. Cette campagne vise notamment, selon ses initiateurs, à sensibiliser les Médéens, surtout
les jeunes, aux règles de la sécurité routière et à leur inculquer une culture préventive leur permettant d'être à l'abri des
accidents de la route, a souligné notre
interlocuteur, ajoutant que des dépliants
illustrés seront distribués. Un parc pédagogique destiné aux écoliers qui expliquera, durant ces deux journées, la signification des différents panneaux de
signalisation et donnera des consignes de
prudence lors de la traversée de la chaussée en se dirigeant ou en rentrant de
l'école, a été ouvert à la sûreté de wilaya.
Une simulation d'accident de la route,
destinée à renseigner sur les méthodes
d'intervention dans le cadre des premiers
secours, a également été organisée à la
U
maison de la culture. Plusieurs partenaires concernés prennent part à cette
opération qui a aussi donné lieu à des
déplacements vers plusieurs "points
noirs".
Des médecins collaborateurs interviendront pour évoquer le traumatisme
et la prise en charge des blessés lors de
leurs évacuation vers le service des
urgences ou un branle de combat des
médecins urgentistes qui sont appelés à
diagnostiquer le degré des blessures et
l'admission en urgence dans divers blocs
opératoires, insistant sur le manque de
personnel spécialisé surtout quant il
s'agit de la gravité du blessé avec en sus
l'énorme difficulté à opérer le patient
pour une meilleure prise en charge, ce
qui devait selon lui offrir plus de moyens
pour la réussite de l'intervention chirurgicale, sans le cas contraire dira-t-il avec
un point d'amertume le patient risque un
handicap majeur pour le reste de sa vie,
indique le communiqué du cabinet de la
wilaya.
Zarouat M.
CHABOUNIA
La RN 40 se dégrade
es désagréments causés par le tronçon routier (RN40) au niveau de la frontière administrative entre les wilayas de Médéa et Djelfa, reliant la commune
de Chahbounia (Médéa) à celle de Sidi-Ladjel (Djelfa), continuent de faire
des mécontents, notamment les conducteurs qui éprouvent d'énormes difficultés à
conduire normalement. Lors de notre passage, samedi passé, nous avons remarqué
que ce tronçon est parsemé de nids-de-poule qui vous obligent à zigzaguer afin de
les éviter. Une situation qui met les nerfs à rude épreuve. Même la déviation mise
en service est en très mauvais état et n'arrange guère les choses. Pneumatiques et
amortisseurs en souffrent. Rappelons tout de même que la RN40 est empruntée
par des bus, des camions transportant produits alimentaires, fruits et légumes. Des
crevasses et autres nids-de-poule obligent les automobilistes à emprunter quotidiennement les bordures et même le sens inverse de la route, ce qui est d'ailleurs à
l'origine des embouteillages et surtout de plusieurs accidents qui ont causé même
des pertes humaines. Cette situation perdure depuis des années sans que cela attire
l'attention des responsables.
Z. M.
L
Un grand
potentiel pour
la filière avicole
a commune d’Aïn-Touta (35
km au sud de Batna) est appelée à "tirer davantage profit de son
potentiel pour développer la filière
avicole, devenue une vraie vocation dans cette région", a estimé,
lundi, le président de l’association
"Aurès" des aviculteurs, Abdelaziz
Khlifi. La redynamisation de cette
filière contribuera sans aucune
doute, tout en satisfaisant les
besoins exprimés localement et à
l’échelle de toute la région, à promouvoir une économie "forte et
diversifiée" dans cette commune à
proximité de laquelle se trouve
déjà la grande cimenterie de la
SCIMAT, a considéré M. Khlifi,
vétérinaire de formation et vulgarisateur agricole. La daïra d’AïnTouta compte, à elle seule, 80
basses-cours de poulets de chair et
250 unités avicoles totalisant plus
d’un (1) million de poules pondeuses produisant annuellement
plus de 1,3 milliard d’œufs, soit
près de 20 % de la production
nationale, a-t-il rappelé. L’émergence de ce pôle a été impulsée
par le soutien public de cette filière, ainsi que par les mesures incitatives engagées depuis 2008, dont
l’exonération de la TVA sur les
intrants (aliments et produits vétérinaires) et l’aide à la réhabilitation
des moyens de production. Pour
ce vulgarisateur agricole, les principales contraintes liées au développement de la filière avicole
dans cette région ont notamment
trait à "la hausse des coûts d'aliments de volaille, la prépondérance d’intermédiaires dans le circuit
de commercialisation, et aux particularités du circuit de distribution
du poussin au niveau national".
M. Khlifi a affirmé que le développement de cette filière doit "s'articuler autour d'opérateurs intégrateurs qui peuvent être les fabricants d'aliments composés, des
couvoirs, des abattoirs industriels
avicoles et des centres de conditionnement d’úufs". L'organisation de la filière exige également,
entre autres, l'organisation de la
profession des vétérinaires qui est
"source d'assurance" pour le
consommateur.
Des aviculteurs approchés ont
souligné que la filière "nécessite
une bonne maîtrise des innovations et du savoir-faire pour surmonter le problème de régression
de la production en été et la
dégringolade des prix en cas de
hausse de la production et ce, à
travers la disponibilité d'espaces
de stockage au froid et la lutte
contre l’activité parallèle qui provoque une augmentation des prix
préjudiciable autant au producteur qu’au consommateur". Ces
mêmes aviculteurs ont fait remarquer que malgré la croissance
enregistrée durant les dernières
années, un grand nombre d’éleveurs de volailles exercent toujours dans des locaux et des entrepôts non conformes, ce qui est à
l'origine de la perte, annuellement,
d’un grand nombre de poulets,
nonobstant le recours de 70%
d'entre eux au marché parallèle
sans déclaration auprès des services compétents. Une donne qui
rend "difficile", selon eux, l’évaluation et la mise en place de plans
de développement "aussi efficaces
que souhaité".
L
RÉGIONS
Mardi 29 décembre 2015
CHLEF
BATNA
ADMINISTRATION-ARCHIVESNUMÉRISATION
Suite de la page 7
Premier stage
pour les
responsables
des archives
des communes
et des wilayas
Phs : DR
…Selon le relevé effectué
dernièrement l’eau emmagasinée est de l’ordre de 189
millions de m3, soit près de
100 millions de m3 de déficit. «Le taux de remplissage
est nettement inférieur à
celui enregistré à la même
période du moins durant les
trois dernières années» a
indiqué Mlle. Aicha Baha
responsable du barrage.
Cette situation a conduit les
responsables locaux à interrompre la semaine passée le
prélèvement d’eau destinée
à l’irrigation. Selon toujours
la responsable du barrage
«les lachers d’eau pourront
reprendre dès le début du
mois d’avril dans la mesure
ou des précipitations viendront combler les quantités
d’eau utilisées à ce jour».
Par ailleurs concernant la
sécheresse qui sévit sur le
pays dont la wilaya de
Chlef, M. Belaid Mohamed
Mokhtar-directeur des services agricoles de Chlef,
estime que « il n’y a pas feu
à la maison ».Néanmoins ce
responsable fera remarquer
que « il est vrai que cette
année à l’instar des années
précédentes d’ailleurs ; les
conditions climatiques sont
préoccupantes d’autant plus
que cette année la pluviométrie de l’automne est
relativement très faible dans
la wilaya de Chlef». Cependant si les périmètres irrigués ne sont pas touchés par
cette sécheresse, il en est
autrement pour les cultures
stratégiques comme le blé
qui ont un besoin vital en
eau. Toutefois M. Belaid
considère qu’en raison du
réchauffement climatique
qui affecte l’ensemble de la
planète, il est devenu impératif d’utiliser les sciences de
la terre et dépasser le seuil
de l’agriculture traditionnelle» Pour le directeur des services agricoles «rien n’est
encore perdu pour cette
année et de recommander
aux fellahs qui n’ont pas
encore emblavé leurs terres
d’utiliser les nouvelles technologies, à savoir utiliser des
semences appropriées (de
courte durée par exemple)
répondant aux critères de la
nature des sols et surtout
aux conditions climatiques
de la région. M. Belaid tient
à préciser que « conscients
des bouleversements météorologiques qui affectent
notre planète nous avons
inscrivant dans le cadre de
la Journée nationale sur la
prévention routière, les services de police de Boumerdés organisent une Journée d’information et
une caravane de sensibilisation sur la
prévention des accidents de la route au
niveau de la localité de Khemis-ElKhechna. Elle a été organisée en collaboration avec l’association nationale
de la prévention routière et le mouvement des scouts musulmans de la
wilaya de Boumerdés. Dans ce cadre,
la manifestation qui a eu lieu au niveau
du centre culturel de la ville a drainé
un grand nombre de citoyens de tout
âge pour s’informer des nouvelles dispositions mises en pratique pour lutter
contre ce fléau des accidents de la
pris plusieurs dispositions
parmi lesquelles la nécessité
de doubler nos surfaces irrigables et, à ce titre, dira-t-il
nous avons distribué l’année
passée 298 kits d’aspersion
de type A90 spécial céréales,
sachant qu’un kit permet
d’irriguer 10 hectares».
Quant au programme tracé
par la direction des services
agricoles pour promouvoir
l’agriculture au niveau de la
wilaya de Chlef, le directeur
des services agricoles fait
état d’une feuille de route
qui devra rendre à la wilaya
de Chlef sa première vocation à savoir agricole. Pour
cela un nouveau périmètre
qui s’étend sur 3500 hectares situé à Bir Saf-Saf
(commune de
OuedFodda) sera opérationnel
dès l’année prochaine avec
la pose des canalisations
d’irrigation qui vient de
s’achever. Un autre programme concernant un
périmètre de 1800 hectares,
dont 800 pour les céréales,
sera opérationnel également
en 2016. Mais le plus
important périmètre est sans
aucun doute celui qui devra
consacrer près de 10.000
hectares à la céréaliculture
irrigable.
Au total pour l’échéance
2016 ; ce seront pas moins
de 19.750 hectares qui
bénéficieront de l’irrigation
à partir des forages et des
eaux provenant des barrages
de Sidi-Yacoub et d’OuedFodda.
À ce sujet le directeur des
ressources en eau (exhydraulique)
M. Sebti
Kechoud lance un appel à
tous les intervenants dans
l’hydraulique et l’agriculture d’utiliser les techniques
modernes pour la rationalisation de l’eau afin de ne
plus être tributaire des
caprices de la météo .
Bencherki Otsmane
route qui ne cesse de prendre de l’ampleur et endeuiller des familles
entières. Ainsi, en plus des conseils
prodigués pour une meilleure conduite, les citoyens ont découvert les divers
moyens de contrôle et de lutte contre
les infractions routières à l’exemple de
l’utilisation par la police du radar qui
détermine la vitesse faite par le chauffeur qui ne respecte pas la limitation
indiquée sur un panneau.
Une caravane a sillonné toutes les
artères de la ville où des jeunes de l’association et des scouts ont sensibilisé
les chauffeurs sur la nécessité de respecter le code de la route afin d’épargner des vies humaines et cela en leur
remettant des dépliants portant les
consignes de conduite.
Usant d’exemples illustratifs sur la
montée alarmante des accidents de la
route,des cadres de la police ont expliqué aux nombreux citoyens les dispositions et les conseils à prendre pour
éviter les drames routiers tout en les
appelant à utiliser le numéro vert
1548 pour une rapide intervention et
une meilleure prise en charge le cas
échéant.
Lors de cette journée, il a été également mis en exergue les efforts des services de sécurité quant à la lutte
contre toutes les formes de criminalité
ainsi que les actions menées pour
réduire le fléau relatif aux accidents de
la route qui ne cesse de prendre de
l’ampleur dans notre pays.
B. Khider
MOSTAGANEM
Création de plus de 23 000 postes de travail
en artisanat et métiers
as moins de 23.242
postes d'emploi permanents en artisanat
et métiers ont été créés dans
la wilaya de Mostaganem
depuis 1999, a-t-on appris
auprès de la chambre de
wilaya du secteur. Ces
postes sont pourvus à la
faveur de la création de
9.224 entreprises dont
4 671 en artisanat de service, 2 487 en artisanat artistique et 2 066 en production
P
n stage de formation, le premier du
genre, visant les responsables des
archives de neuf (9) wilayas dans l’est du
pays et de leurs communes a été ouvert
dimanche à Batna sous l’égide du ministère
de l’Intérieur et des Collectivités locales
(MICL). Organisé à l’Ecole nationale d'application des techniques des transports terrestres (ENATT) par l’université de la formation continue (UFC), ce stage, qui se
poursuivra jusqu’à jeudi, s’inscrit dans le
cadre d’un programme du MICL qui a déjà
touché les secrétaires généraux des communes, les présidents des APC et les chefs
des services techniques des communes, a
indiqué lors de l’ouverture le wali de Batna,
Mohamed Salamani. Pour la superviseuse
de cette formation, Khadidja Houara,
conservatrice de la bibliothèque centrale de
l’université de Batna 1, le but du stage, "le
premier du genre à l’échelle nationale" est
"d’outiller" les participants en vue de la
numérisation des archives des communes et
des wilayas. L’opération, qui concerne pour
cette première phase les communes et les
wilayas de Jijel, d’Annaba, d’El Tarf, de
Constantine, de M’sila, de Bordj Bou Arreridj, de Souk Ahras, de Mila et de Guelma,
sera suivie d’autres stages au profit du reste
des wilayas du pays. La formation est encadrée par des spécialistes en bibliothéconomie et en gestion des archives.
U
BOUMERDÈS
La police sensibilise sur les accidents
de la route à Khemis-El-Khechna
S’
9
de matières. Les services liés
à l’aménagement, la maintenance, la sculpture et la
décoration viennent en tète
des activités artisanales suivis de ceux destinés aux
ménages dont la réparation
et la maintenance des équipements. Les métiers prisés
à Mostaganem, sont ceux
des objets d’art, de la poterie, de la sculpture sur le
gypse, de la ferronnerie
artistique, de la couture, de
la broderie et de la pâtisserie. D'autre part, durant la
même période, 370 locaux
ont été attribués aux artisans sur un total de 2.237
locaux dont a bénéficié la
wilaya au titre du programme du président de la République. Le quota global de
la wilaya est estimé