MILA La population s’inquiète d’une eau nauséabonde P7 PRODUITS SOUMIS AU DISPOSITIF DE LICENCES D’IMPORTATION L’INFORMATION AU QUOTIDIEN Quotidien national d’information - Prix Algérie 10 DA - France 1 euro Mardi 29 décembre 2015 - www.lecourrier-dalgerie.com - N°3602 - 12e année BOUCHOUAREB PERSISTE ET SIGNE : «La LF-2016 est une Loi sociale» Invité du Forum de la Chaîne I, Abdessalem Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines, a dévoilé les grands axes du développement industriel et minier à l’horizon 2020. Comme il en a fait de la critique à l’encontre de Louisa Hanoune, sans la citer, l’épilogue et le prologue du Forum. Lire en page 3 Les véhicules, le rond à béton et le ciment en tête de liste P2 l ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR Hadjar s’engage à résoudre les problèmes du secteur P2 l ENTERREMENT DE HOCINE AÏT AHMED Des funérailles voulues honorables et dignes P4 l ADRAR Les vacances d’hiver font l’événement P5 l UNE PHASE «ALLER» EN ROUGE Phs : DR ET NOIR Abdessalem Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines Incontestable champion d’hiver, l’USM Alger de la tête et des pieds P 11 2 ACTUALITÉ Mardi 28 décembre 2015 DEUXIÈME JOUR DU PROCÈS SONATRACH I Poursuite de la lecture de l’arrêt de renvoi Lundi 28 décembre 2015, tôt dans la matinée, des curieux, moins nombreux que ceux du premier jour, se sont rassemblés devant le tribunal criminel d’Alger, alors que les policiers étaient de plus en plus nombreux à assurer la sécurité des lieux. es journalistes sont arrivés assez tôt, pour obtenir des déclarations des avocats de la défense. Très vite, les choses commencent à bouger, les prévenus en liberté, les avocats de la défense, les traducteurs commencent à entrer dans la salle sans pour autant être bondée de monde comme la veille. Plusieurs chaînes de télévision, comme au premier jour, ont envoyé leurs caméras et leurs journalistes pour couvrir un procès qui risque de connaître des révélations imprévues et très redoutées de la part des 19 accusés. Quand les inculpés sont amenés devant les juges, un silence pénible se fait, rompu seulement par des L paroles à voix basse échangées entre les avocats. La fébrilité commence à gagner les gens dès que le gong annonçant l’entrée des juges se fait entendre. Tout le monde se lève et le silence se fait complet. Aussitôt les juges et les membres du juré assis, tout le monde prend place et le greffier de l’audience commence la lecture du « volumineux » arrêt de renvoi. En effet, celui-ci est composé de 293 pages. Il est à noter que la lecture a débuté au premier jour du procès et s’est donc poursuivie hier. Au fur et à mesure de la lecture de l’arrêt de renvoi, nous remarquons des visages qui se défont et d’autres qui essaient de rester placides ou même d’essayer de tourner en dérision les affirmations dites par le greffier. À cause de la longue lecture qui devenait quand même monotone au fil des heures, nombreux sont ceux qui sont sortis prendre l’air dans la cour de la Cour. Parmi les accusés figurent l’ex Président directeur général (P-DG) du groupe national Mohamed Meziane et le patron du groupe allemand Contel Algérie Funkwerk, El Smail Mohamed Réda, ainsi que huit (8) directeurs exécutifs de Sonatrach dont Amar Zenasni, responsable du transport par pipeline, et le directeur des activités d’amont Belkacem Boumediène. Sur la liste des accusés figurent également 4 entreprises étrangères ayant bénéficié «frauduleusement» de marchés publics, au préjudice de Sonatrach. Parmi les chefs d’accusation retenus contre les accusés dont 7 en détention, figurent « association de malfaiteurs », « passation de marchés en violation de la législation et des règlements en vigueur, « octroi d’avantages injustifiés à autrui», «augmentation de prix dans des contrats avec une entreprise publique », « détournement de deniers publics » et «blanchiment d’argent et corruption». Selon l’arrêt de renvoi, les faits concernent cinq (5) marchés « frauduleux » d’une valeur de 1 100 milliards de centimes accordés par l’ex P-DG de Sonatrach au groupe allemand Contel Algérie Funkwerk Pletarc dans le cadre d’un projet d’acquisition d’équipements de télésurveillance et de protection électronique des complexes du groupe national à travers le pays. Ces contrats ont été accordés dans le cadre du gré à gré en contrepartie d’actions acquises au profit des deux fils du patron de Sonatrach, Fawzi et Réda Méziane, dans le groupe Contel. Le groupe Contel Algérie Funkwerk Pletarc et son patron El Smail DJaafar Mohamed Réda, principal accusé dans cette affaire, a obtenu des privilèges injustifiés, alors que ses offres étaient plus élevées que celles des autres soumissionnaires. Le groupe Sonatrach a, de surcroît, conclu un marché jugé douteux avec Saipem Algeria (Italie) pour la réalisation du gazoduc liant l’Algérie à l’Italie (Sardaigne). L’acquisition de biens immobiliers figure aussi dans l’arrêt du renvoi, dont un appartement luxueux à Paris d’une valeur de 500 000 euros et des appartements dans des quartiers chics à Alger. Au cours de la lecture, le juge Mohamed Reggad a demandé aux témoins présents dans la salle de quitter les lieux pour ne pas être influencés par ce qui se passe dans les audiences. à l’heure où ne remettons cet article sous presse, la lecture de l’arrêt du renvoi se poursuivait. Cependant, le vrai show va commencer aujourd’hui. En effet, l’audition des accusés débutera aujourd’hui. Et c’est certainement Mohamed Meziane, l’ex-PDG de Sonatrach qui comparaît librement d’ouvrir le « bal »des interrogatoires. Rappelons qu’au cours du premier jour du procès une bataille de procédures ayant opposé les avocats de la défense aux avocats représentant le Trésor public qui s’est constitué comme partie civile dans cette affaire. Lamia Boufassa ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR Hadjar s’engage à résoudre les problèmes du secteur ace aux sévères critiques aux quelles le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est confronté, Tahar Hadjar estime qu’il est temps de bouger et de changer les choses. Selon lui, le travail doit se faire en concertation avec tous les acteurs du secteur. C’est dans cette perspective que s’inscrit la conférence nationale sur l’évaluation du system LMD, et qui sera organisée le 12 et 13 janvier prochain, a souligné Tahar Hadjar, lors d’une rencontre qui l’avait regroupé hier, avec des représentants de différentes organisations estudiantines. Dans ce sens, il a précisé que tous les documents qui serviront de base de travail sont fin prêts. À cette occasion, Hadjar a reconnu que le défit est grand, mais qui nécessite toutefois la participation des enseignants, des étudiants, et des représentants syndicales pour arriver à améliorer le «niveau» de l’université Algérienne. «Nous nous engageons à ce que le niveau de l’enseignement soit du moins acceptable», a déclaré le ministre avant de souligner que les problèmes ne peuvent pas être réglés tous à la fois, mais que cela prendrai du temps, voir jusqu’à trois années. Évoquant certains points soulevés par les organisations estudiantines et qui ont été prises en charge par la tutelle, lors de la récente rentrée uni- F versitaire, il a cité le transport universitaire qui vient à manquer dans certaines régions alors qu’il est disponible dans d’autres. À ce propos, il dira que la question a été étudiée et le problème ne devra plus se poser. Toujours en ce qui concerne la rentrée universitaire 2015/2016, le ministre que celle-ci s’était bien dérouler malgré quelques contraintes. Pour ce qui est cependant, de la rentrée 2016/2017, le ministre a indiqué que son département s'attèle, en coordination avec les services du ministère de l'Intérieur et des Collectivité locales, à mettre en place une carte biométrique de l'étudiant. . «L'étudiant est contraint actuellement d'avoir plusieurs cartes et la nouvelle démarche vise à lui attribuer une carte unique »a-t-il assuré. Il a fait savoir, en outre, que des instructions ont été données pour la remise des diplômes définitifs aux étudiants à la fin de leur cursus, afin de lui permettre d'appréhender la vie professionnelle dans de bonnes conditions. Rappelant le décret sur les équivalences qui n'a pas changé depuis 1971, le ministre a mis l'accent sur la nécessité de faire la distinction entre l'équivalence et l'authentification des diplômes, précisant, dans ce cadre, que l'équivalence est systématique pour les universités reconnues mondialement. Il a fait remarquer que son ministère planche actuellement sur la révision de la liste des universités privées (concernant les équivalences) en sollicitant le concours de nos représentations diplomatiques à l'étranger. Concernant sa rencontre avec les représentants des organisations estudiantines, Hadjar a expliqué qu'elle entre dans le cadre de la concertation régulière et cyclique engagée avec les partenaires du secteur, l'objectif étant de leur faire connaître le travail qui se fait au niveau de la tutelle dans le domaine pédagogique et organisationnel. Il a ajouté que ces rencontres permettent aux représentants des étudiants de donner leur avis et apporter leur contribution concernant toutes les questions liées à l'université. Selon le ministre, ces rencontres constituent une opportunité pour les représentants des étudiants, afin de soumettre leurs préoccupations et leurs problèmes au niveau de la base. Par ailleurs, à propos de la récente action de contestation organisée par le conseil national des enseignants du supérieur CNES, Tahar Hadjar souligne que ce n’était pas une grève puisqu’il n y avait pas eu arrêt de travail. Cependant il a indiqué que le secrétaire général de ce syndicat avait été invité à une rencontre avec lui, le 14 décembre dernier, mais il n’a pas répondu à l’invitation. Ania Nait Chalal PRODUITS SOUMIS AU DISPOSITIF DE LICENCES D’IMPORTATION Les véhicules, le rond à béton et le ciment en tête de liste es véhicules neufs, le ciment et le rond à béton sont les trois produits concernés par les licences d’importation. L’État veut mieux contrôler l’importation de ces produits, à travers la mise en place d’un dispositif de licences d’importation, afin de réduire un tant soit peu la facture de l’importation. Depuis l’annonce de l’instauration du système des licences d’importation par les pouvoirs publics pour mieux contrôler les importations de certains produits, et réduire par là même la facture d’importation, c’est la confusion totale chez les opérateurs économiques qui ne cessent de dénoncer ce qu’ils appellent «le blocage». L’annonce faite, hier, par le ministre du Commerce, Bekhti Belaïb, a mis fin à cette longue attente. Le ministre du Commerce a choisi la clôture du Salon de la production nationale, qui se tient du 23 au 29 du mois en cours, pour rendre publique la liste de l’ensemble des produits concernés par ce dispositif. Lors d’une réunion avec les partenaires économiques, en présence des représentants des organisations patronales et le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi-Saïd, le ministre du Commerce a informé l’ensemble des participants à cette réunion de la nature des produits concernés par le dispositif des licences d’importation. Les véhicules neufs, le rond à béton et le ciment sont, tout et pour tout, les trois produits qui sont soumis aux licences d’importation. Bekhti Belaïb a fait savoir qu’il y a consensus au niveau de tous les départements ministériels, concernant l’impératif de soumettre ces trois produits aux licences d’importation. Car, a-t-il expliqué, ces trois produit font grimper la facture des importations de l’Algérie. S’agissant des quantités de ces produits qui vont être attribués aux importateurs, dans le cadre de ces licences d’importation, elles seront définies et réparties par un système universel. Outre les véhicules neufs, le ciment et le rond à béton, seront concernés également par ce dispositif de licences d’importation des produits contingentés importés de l’Union européenne (UE), dans le cadre du système référentiel, conclu avec l’UE, il s’agit des produits agricoles et agroalimentaires, dont le montant avoisine le 1 milliard de dollars par an, a-t-il ajouté. L’instauration de ce dispositif de licences d’importation mettra fin au système FIFO qui permet au premier arrivé d’être le premier servi, soulignant que les avis d’appel pour l’attribution de ces licences sera par voie de presse. Toutefois, Bekhti Belaïb a fait savoir que la liste de ces produits n’est pas définitive. Une commission regroupant les représentants des ministères du Commerce, de l’Agriculture, des Finances et de l’Industrie, et présidée par le secrétaire général du ministre du Commerce, sera chargée de faire le suivi. Elle est habilitée de rajouter ou bien d’enlever un produit sur la liste concernée par ce dispositif de licences d’importation. Cette commission aura également la charge d’attribuer les licences d’importation aux importateurs. Hacène Nait Amara L ACTUALITÉ Mardi 29 décembre 2015 3 BOUCHOUAREB PERSISTE ET SIGNE : «La LF-2016 est une Loi sociale» Invité du Forum de la chaine I, Abdessalem Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines, a dévoilé les grands axes de développement industriel et minier à l’horizon 2020. Comme il en a fait de la critique à l’encontre de Louiza Hanoune, sans la citer, l’épilogue et le prologue du Forum. ttachant une importance capitale aux sorties médiatiques des pourfendeurs de sa politique, notamment celle profitant de l’assise législative de la Loi des finances pour 2016 ou LF-2016 à travers sa Loi sur l’investissement, l’ex-député n’y voit que des allégations de personnalités visant des objectifs électoraux, combien même ceuxci ont des échéances aussi lointaines, en 2017 pour les législatives et en 2019 pour les présidentielles, pour éventer ses ambitions en cette période de crise, période devant être une aubaine pour se serrer les coudes, selon toujours l’invité de l’émission, que de se tirer à boulets rouges négativement et dans une totale ignorance des Textes de loi ou des intentions louables de leurs concepteurs. «On dit que l’on veut vendre le pays : céder Sonatrach et Sonelgaz !!! C’est inadmissible», dira-til à titre d’exemple. Et d’y répondre, «Au sujet de la Sonatrach, tout le monde sait que seul Bouteflika, peut décider de sa vente, si vente il y a. Ni le Premier ministre, ni votre conférencier, encore moins le ministre de l’Énergie et pas du tout le président directeur général du Groupe, n’y peuvent. L’Entreprise citoyenne est sauvegardée par un décret présidentiel». Demeurant sceptique et surtout suspicieux à l’égard de ceux qui demandent au président de la République de geler les dispositions de la LF-2016, tout au long de l’émission qui a duré deux heures, le ministre les contraints par ce qu’il voit comme une évidence : la suppression de la politique des privatisations, qui n’a pas donné ses fruits depuis sa promulgation en 2009, par la politique de Partenariat que beaucoup de pays de par le monde ont adoptée et réussi à en faire un socle de développement industriel et commercial de leur société. Cela ne fera qu’améliorer, de son avis, le climat des affaires. «La Loi 66 met fin aux privatisations et sonne le glas pour les sociétés par actions ou SPA», éclaire nos lanternes le ministre de l’Industrie et des Mines. En plus, les dispositions de la LF2016 sont sociales, indique l’hote du Forum, comme le prouvent les 1840 milliards de DA dont 1500 milliards en matière de Gaz et d’électricité, au titre de soutien direct au profit des populations, représentant 10% du Produit intérieur brut. 40% du soutien accordé est destiné, selon toujours le ministre, aux entreprises publiques économiques. Cette étape permettra également de doter les entreprises économiques publiques, dans une logique d’intégration locale et une participation à hauteur de 34%, d’une autonomie financière et décisionnelle dont elles étaient dépourvues auparavant. «L’entreprise économique publique ne sera plus celle des années 1970. C’est un concept révolu». Il n’en dira pas plus sur cette autonomie, sachant qu’elles demeurent, comme déjà rapporté, sous le giron du Comité de participations de l’état ou CPE, et que cinq années plus tard, durée d’expira- Ph : DR A Abdessalem Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines tion du contrat de partenariat, le Premier ministre serait le seul habilité à décider de sa dissolution en cas d’échec. Plus clair encore, il dira, «la restructuration du secteur public sera adaptée à la logique gouvernementale. Celleci n’est que la résultante de l’approfondissement des choix économiques enclenché en 2014». Pour cela des facilités douanières et tarifaires seront accordées par l’état, pas pour tout investissement, tient-il à préciser, en citant pour mauvais exemple à soutenir, les salles des fêtes, mais elles le seront au profit de ceux ayant mis dans leurs priorités, la création de richesses et de l’emploi. La grande restructuration industrielle qui s’annonce s’appuie, selon le ministre de l’Industrie et des Mines, sur la redynamisation des grands groupes industriels, placés, comme déjà rapporté, sous l’égide du CPE ou Comité de participations de l’état, dans une logique de partenariat, en substitution à celle de la privatisation, laquelle ne devra plus avoir droit de cité conformément aux textes contenus dans la Loi de finances pour 2016 ou LF 2016. L’objectif étant de renforcer également l’apport des petites et moyennes entreprises, dont le rôle incontournable dans l’essor économiques des pays a été prouvé à maintes reprises, et dont l’érection sera induite, justement, par l’épanouissement de ladite restructuration. La création de petites et moyennes entreprises bénéficiera également d’une Loi sur les PME qui sera soumise au Conseil de ministres en janvier 2016, a-t-il indiqué. Le ministre veut, à la lumière de ce qui a été annoncé, éviter la période noire durant laquelle 1100 entreprises publiques ont été dissoutes et 400 000 licenciements. Il s’en rappelle amèrement, lui qui fut ministre de l’Industrie à cette époque. SNVI : 1 MILLIARD DE DOLLARS POUR SON REDRESSEMENT, LE BON EXEMPLE A titre d’exemple, le ministre annonce le chiffre d’un milliard de dollars dégagé pour la réhabilitation de la Société nationale des véhicules industrielles ou SNVI de Rouiba. L’objectif étant logiquement de préserver l’emploi et prévenir l’éventualité des tensions sociales pouvant en découler. Pour le groupe d’El-Hadjar, le ministre met en relief le dégagement de 2 milliards de dinars. Le soutien aux entreprises s’inscrit dans cette optique. Que ce soit à travers le financement directement, que ce soit dans le cadre du partenariat. Le ministre n’a cessé de le préciser tout au long de son intervention. Le foncier industriel n’est pas en reste. L’État octroie des avantages pour l’investissement créateur de richesses. Tout cet intérêt pour le soutien aux entreprises économiques publiques ne vise, selon le ministre qu’une chose : mettre le holà aux importations. «Nous sommes passés maîtres dans le domaine de l’importation. En dépit des efforts consentis, il reste beaucoup à faire pour inverser la donne : exporter plus qu’importer», déclare le ministre. L’Algérie est un pays qui va avoir une suffisance en matière d’approvisionnement en ciment, en 2016, et dont le surplus produit sera destiné à l’exportation, et en matériaux ferreux, en 2017, notamment avec l’entrée en production du complexe d’El-Hadjar en mars 2016, avec 1.2 millions de tonnes produites, qui s’ajouteront à celles de la turque Tosyali et d’une deuxième, pour atteindre les 9 millions en 2017. Les chiffres communiqués donneront du baume dans le cœur des organisations patronales et des unions défendant les intérêts financiers et moraux des entreprises. 2016 : L’ANNÉE DES MINES, L’ANNÉE DU PHOSPHATE Gisement miniers à exploiter Le deuxième semestre de l’an 2014 et l’année 2015 ont en décidé ainsi, à la faveur de beaucoup d’actions de prospections et d’étude de faisabilité. Le ministre en est confiant en la matérialisation de celles-ci. Le phosphate est le mieux indiqué pour attester de cette nouvelle donne. Avec une capacité actuelle de 1.2 millions de tonnes, appelée à atteindre les 6 millions en 2018 et les 10 millions en 2010, le phosphate est le produit à exporter de demain. À Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf, une étape labo effectuée par un bureau d’études canadien, a abouti à la conclusion suivante : le phosphate est techniquement bon pour l’exploitation, sa teneur en phosphore atteignant un taux de 0.03% (la norme étant de 0.1%) après qu’elle ait été de 0.8%, et en fer, dépassant les 62% après qu’elle ait été comprise dans la fourchette entre 44 et 46%, plaide pour la faisabilité indiquée. L’orateur fixe à 25 tonnes à réaliser dans le cadre d’une phase-pilote, et à exporter en juin 2016. En dépit de cela, le ministre informe l’assistance qu’une séance de travail se tiendra aujourd’hui (mardi) en son département, et à laquelle prendra part un organisme spécialisé dans le domaine, et ce, pour y voir plus clair. La stratégie de la trituration n’est pas en reste, quatre grandes sociétés, dont une à Skikda, Tébessa et Souk-Ahras, destinées à la transformation du phosphate, seront réalisées ultérieurement. Valladium (qui intervient dans la composante des piles de conservation dans le domaine de l’énergie solaire), zinc, nickel, autant de matériaux dont regorgent l’Algérie, mais qui demeurent méconnus. Le temps est venu, selon le ministre, d’en évaluer le cout économique nécessaire à leur exploitation. Pour ce faire, une équipe composée d’experts étrangers s’y attelle. LE MARCHÉ DE L’AUTOMOBILE RÉGULÉ EN FÉVRIER 2016 Avec 200 000 véhicules à construire, le marché de l’automobile met les bouchées doubles. Peugeot avec ses 7 entreprises sous-traitantes, Renault, Hyundai et Fiat à Annaba, Iveco à Batna, Nissan (des négociations sont en cours avec les Japonais), autant de grandes marques qui donneront au secteur le vent en poupe en venant s’installer avec leur technicité et savoir-faire dans le pays. Le souci aussi est de créer de grands groupes industriels limitrophes les uns des autres, au niveau des grandes métropoles. Il fixe à février 2016 comme échéance au secteur pour se structurer, avec l’ambition de lier chaque concessionnaire avec un constructeur, cela pour éviter aux clients de poireauter plus d’une année, souvent, pour avoir leur véhicule. «LE FONDS DE RÉSERVE DES RECETTES S’ÉPUISERA EN 2016» Le propos émane du ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, en apothéose de l’émission. «L’Algérie à des problèmes sérieux. Elle a besoin de solutions sérieuses, émanant de gens sérieux ». finit-il. Zaid Zoheir PARLEMENT Renouvellement, aujourd’hui, de la moitié du Conseil de la nation e collège électoral est convoqué , aujourd’hui, pour élire, à travers un scrutin indirect, 48 membres du Conseil de la nation dont le mandat de six ans arrive à expiration. Ainsi, quelque 40.000 élus locaux repartis sur 45 partis politiques siégeant au niveau des Assemblées populaires communales (APC) et des Assemblées populaires de wilaya (APW), outre les indépendants sont concernés par ce scrutin indirect. Le collège électoral, composé de quelque 40.000 élus locaux dans les APC (1.541) et les APW (48), procédera à l'élection des nouveaux membres de la chambre haute du Parlement au niveau de chaque wilaya sous la supervision d'une commission en charge du processus. A la veille de ce scrutin, le ministère de la Justice a publié un arrêté portant la L désignation des magistrats présidents et membres des commissions électorales de wilaya. Chaque commission de wilaya est composée d'un président, de deux membres et de deux suppléants. Il est à rappeler, que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait convoqué le collège électoral pour le mardi 29 décembre 2015 en vue de l'élection pour le renouvellement de la moitié des membres élus du Conseil de la nation. Le collège électoral est composé de l'ensemble des membres de l'Assemblée populaire de wilaya et des membres des Assemblées populaires communales de la wilaya. Outre les 48 membres désignés dans le cadre du tiers présidentiel, le Conseil de la nation est actuellement constitué de 96 autres membres appartenant notamment au Rassemblement natio- nal démocratique (RND avec 45 membres), Front de libération nationale (FLN avec 41), Front des forces socialistes (FFS), Mouvement de la société pour la paix (MSP), Front national algérien (FNA) avec 2 membres chacun ainsi que 2 indépendants. Le Conseil de la nation, la chambre haute du Parlement algérien, a été créé lors de la révision de la Constitution en 1996. Il est composé de 144 membres, dont 96 élus au scrutin indirect et secret (2 tiers) et 48 désignés par le président de le République dans le cadre du tiers présidentiel. Pour être éligible, il faut être membre de l'Assemblée populaire communale (APC) ou de l'Assemblée populaire de wilaya (APW) et avoir l'âge d'au moins 35 ans. La durée du mandat est de six ans, et la chambre est renouvelable pour la moitié tous les trois ans. 4 ACTUALITÉ Mardi 29 décembre 2015 ENTERREMENT DE HOCINE AÏT AHMED À trois jours qui nous séparent des obsèques du défunt leader historique et ex-président charismatique du FFS (Front des forces socialistes), Hocine Ait Ahmed, la direction politique du parti s’apprête à l’organisation de funérailles grandioses, dans un contexte plein d’émotions, mais surtout dans un moment empreint de sérénité et de dignité. ailleurs, présentement, le parti se décale de toute polémique au sujet du parcours militant du Zaïm. En tout cas, pas avant de consacrer des obsèques nationales et populaires, à la mesure de la stature de Da L’Hocine. C’est du moins l’atmosphère perceptible, hier, au siège national du plus vieux parti de l’opposition où les portes y ont été grandes ouvertes au profit du public. Ce qui en est le cas depuis une semaine déjà, où des citoyens lambda, des militants, des personnalités nationales, d’officiels et d’hommes politiques affluent sans cesse vers les lieux, pour y présenter leurs condoléances et témoigner de leur affection envers l’eternel opposant politique. Le moment n’est pas donc celui de la polémique politique, de spéculations de tout bord et autres témoignages sur le parcours militant du Zaïm, s’agissant notamment des réactions ayant suivi le décès de Hocine Ait Ahmed D’ Ph : DR Des funérailles voulues honorables et dignes et des déclarations tenues dans la presse nationale par d’acteurs politiques et sociaux et d’historiens. Ceci, sachant qu’un deuil national de huit jours a été décrété par le président de la République en hommage à Si L’Hocine. La réplique du FFS à ces spéculations ne s’est pas faite attendre. Tout en saluant les messages et les témoignages qui sont susceptibles de faire part davantage sur l’homme historique et ses idées, la direction politique du parti rappelle que la circonstance voudra qu’elle soit, de prime abord, un moment de recueillement et une halte mémorielle et historique qui doit prévaloir sur toute autre polémique. Dans son communiqué rendu public avant-hier, le FFS dit refuser toute discussion au sujet du parcours de son défunt leader, et invite à la retenue ceux qui ont rapporté notamment des informations, considérées par cette formation politique d’être «sans aucun fondement de vérité». Le même message s’adresse également aux auteurs de tels propos, ceux qui ont livré notamment leurs témoignages dans les colonnes de la presse. La direction politique du même parti affirme qu’elle évacue toute spéculation en ces jours de «deuil et de recueillement». Mais, elle a promis de revenir plus tard pour corriger les propos approximatifs, rapportés sur la vie militante de Da L’Hocine. Le FFS s’est adressé également à ses militants et ses sympathisants, lesquels invite-t-il à la vigilance et à l’évitement de tout acte ou propos ostentatoire, devant les déclarations inhérentes au parcours et à la vie d’Ait Ahmed. Ceci, explique le même document, pour permettre de rehausser ce «moment historique» et de le placer à la hauteur des valeurs de dignité démocratique et de grandeur patriotique du héros, lequel venait de perdre toute l’Algérie. Interrogé fort à ce propos, Chafaâ Bouiche, cadre et parlementaire du FFS, a répondu de façon seraine et d’un verbe laconique, qu’il ne s’agit pas à ce moment précis de verser dans les remontrances. Pour lui, le communiqué adressé aux militants et adeptes de son parti n’est qu’un appel pour attirer leur attention sur l’importance de rester sur leur garde et de ne pas répondre aux spéculations qui concerne le leader historique. Pour aller droit au but, notre interlocuteur rencontré dans la cour du siège de son parti, a indiqué qu’il s’agit surtout de mobiliser le parti et de mettre en œuvre toute son énergie, afin d’accueillir le défunt dans la dignité et lui rendre un hommage à la hauteur de sa stature, a-t-il laissé entendre. Au sujet des préparatifs ayant trait à la cérémonie des funérailles nationales et populaires consacrées au dernier chef historique, les choses vont bon train, selon des propos recueillis sur place auprès des cadres du FFS. D’après des informations concordantes, la dépouille du défunt devra arriver au pays, jeudi prochain, à environ 17 heures. Le corps sans vie de Da L’Hocine sera ensuite acheminé vers le siège national de son parti, où une veillée funèbre sera organisée durant toute la nuit. D’ores et déjà, et comme l’a-t-on constaté sur place, des travaux de relookage au niveau de ce siège pour accueillir les nombreux visiteurs attendus dans de meilleurs conditions. Par ailleurs, faut-il rappeler que Hocine Ait Ahmed sera enterré le lendemain, soit vendredi, dans son village natal à Ath Ahmed (Ath Yahia), relevant de la daïra de Ain El Hammam, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou. Farid Guellil SÉNATORIALES Le RND peut-il rééditer l'exploit à Boumerdès ? est aujourd'hui que sera connu le nouveau sénateur de la wilaya de Boumerdès.La lutte pour l’unique siège est serrée dans la wilaya où les candidats en lice ne ménagent aucun moyen pour prétendre devenir sénateur. En effet pas moins de six candidats dont un indépendant sont en lice pour décrocher l’unique siège de la wilaya. Comme à l’accoutumée ce sont les traditionnelles formations de la coalition au pouvoir à savoir le FLN et le RND qui sont données favorites après que ces dernières ont organisé des primaires qui ont enfanté difficilement leur représentant en particulier le vieux parti unique où il a fallu le 2ème tour pour désigner le candidat en personne de Bennebri Nacer président d’APC de Capdjinet. Le premier tour a été marqué faut-il le rappeler par des bagarres entre les militants. Le RND est représenté par Gana Azzedine qui est également élu au sein de l’APW de Boumerdès est donné favori pour réediter l'exploit de l'élection précédente qui a été remportée par Slimani Djamel du même parti.Le FFS qui entre en lice est représenté par Mokrani Khaled vice-président d’APW. Les autres partis sont le PLJ de Mohamed Saïd et l’UND, lesquels sont représentés respectueusement par Djiar Brahim président d’APC de Tidjelabine et Sidali Bélaid élu APW. Et enfin Ouchaou Ahmed candidat indépendant qui est Docteur en mathématique et enseignant à l’université Houari Boumediene de Bab Ezzouar. La campagne qui a été menée depuis plusieurs mois a été marquée par des alliances partisanes, la ‘’chakara ‘’ et autres tractations dans le but d’être élu sénateur. A la veille des élections, une alliance de taille a été concoctée par le parti d’Ahmed Ouyahia avec celui d’Amara Benyounès a-t-on rapporté ce qui donne un total d’élus de 184 (142 RND et 42 du MPA).Le parti de saâdani qui part avec 191 élus est lui aussi donné favori à condition que la discipline des élus soit respectée. Les autres partis à savoir le FFS, le PLJ, l’UND qui disposent respectivement de 85 élus, 18 et 21 élus. Selon les observateurs de la scène politique locale, le pronostic est difficile puisque d’autres éléments entrent en considération notamment celui relatif à la ‘’chkara’’ qui ne cesse de revenir sur toutes les lèvres ou la seule voix est évaluée à 10 millions de centimes. L’élément féminin est aussi important pour peser sur le résultat sachant que l’électorat de cette élection représente pas moins de 30% sur les 549 élus soit 165 voix de femmes. B.Khider C' PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT Deux conventions algéro- belges signées eux conventions portant, respectivement, sur la gestion intégrée des déchets dans trois wilayas du pays et sur la formation des cadres pour une meilleure protection de l'environnement ont été signées, lundi à Alger, par l'Algérie et la Belgique dont les relations n’ont cessé de croître à un rythme satisfaisant. Les conventions ont été signées par le secrétaire général du ministère des Ressources en eau et de l'Environnement, El Hadj Belkateb, et l'ambassadeur de Belgique à Alger, Frédéric Maurice, en présence du ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelouahab Nouri. L'une des deux conventions prévoit un appui à la gestion intégrée des déchets dans les wilayas de Mascara, de Sidi Bel Abbès et de Mostaganem par la création d'une filière complète de gestion des déchets ménagers et spéciaux (ramassage, tri, enfouissement et valorisation). à cet effet, Nouri a déclaré que ces deux conventions permettront de donner un nouveau souffle à la coopération algérobelge dans le domaine de l'environnement. Le ministre a déclaré que dans ce projet de près de 20 millions d'euros, la Belgique apportera à l'Algérie un appui technique et financier avec une envelop- D pe financière de 11 millions d'euros, alors que l'apport de l'Algérie est de 8,5 millions d'euros (1 milliard DA). Ce projet intervient suite à la réussite de l'opération-pilote réalisée par les deux parties à Mascara. Le ministre considère ce nouveau projet comme une extension de cette expérience satisfaisante à d'autres wilayas. Selon lui, l'objectif de ce projet, financé à hauteur de 7,5 millions d'euros par la Belgique, est de renforcer les capacités humaines et institutionnelles dans le domaine de l'environnement à travers une meilleure intégration de la préservation de l'environnement dans la mise en œuvre des politiques sectorielles. D’autre part, Nouri a estimé que ces deux conventions permettront de donner un nouveau souffle à la coopération algéro-belge dans le domaine de l'environnement. De son côté, l'ambassadeur belge a souligné que la signature de ces conventions concrétise les efforts belge et algérien de prolonger leur coopération en matière de protection de l'environnement particulièrement. Il a ajouté qu’Il s'agit, d'un partenariat public-public dans le cadre d'un programme de coopération basé sur la convention signée en 2002 entre l'Algérie et la Belgique, au travers de laquelle les deux pays ont décidé de collaborer dans plusieurs secteurs dont celui de l'environnement. Nouri a estimé lundi à Alger qu'il était prématuré de parler de sécheresse dans le pays car l'évaluation du niveau de remplissage des barrages se fait généralement à partir du mois de janvier. Par ailleurs, il a déclaré qu’on ne peut pas parler de sécheresse maintenant. C'est vrai, selon lui, qu'il y a un manque de précipitations durant les mois de novembre et de décembre, mais il y en a eu durant les mois de septembre et octobre. Il a ajouté qu’il est donc prématuré de parler de sécheresse et d'un plan d'urgence pour sauver la saison agricole. Par ailleurs, il a indiqué que le taux de remplissage des barrages est satisfaisant, un taux appelé à augmenter durant les prochains mois. à cet effet, le directeur général de l'Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), Arezki Barrak a indiqué que taux de remplissage des barrages est à plus de 66%, soit le même niveau enregistré l'année dernière à la même période, avait indiqué samedi dernier. De ce fait, il a précisé que ce taux nous a permis de passer une année confortable en matière d'approvisionnement en eau potable. Par conséquent, il a ajouté les apports interviennent généralement entre janvier et mars. LE SOUHAIT DES DEUX PARTIES EST DE RENFORCER LA COOPÉRATION Dans le secteur de l’environnement. Par ailleurs, il est à rappeler que depuis l’établissement des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Royaume de Belgique, les relations entre les deux pays n’ont cessé de croître à un rythme satisfaisant, offrant l’exemple d’une coopération fructueuse et d’une association mutuellement bénéfique tant au plan politique que commercial. D’autre part, il est à noter que la coopération algérobelge continue à être développée davantage dans les différentes filières technologiques pour le développement durable. Dans ce cadre, l’Algérie étant sur la liste des pays partenaires de la Belgique au titre de la coopération au développement. Il est à noter, par ailleurs, que de nombreux stagiaires algériens effectuent des formations professionnelles auprès de différents centres de formation et universités belges, et ce dans différents domaines technologiques (biotechnologie, écologie, désertification et autres). Lazreg Aounallah et APS -- ACTUALITÉ Mardi 29 décembre 2015 ADRAR MÉDICAMENTS Les vacances d’hiver font l’événement Baisse de plus de 23% des importations a ville d’Adrar célèbre sa quinzaine économique. Une ambiance particulière règne dans la cité. L’entrée gratuite à la foire facilite son accès, et les stands sont vite pris d’assaut. Des entreprises privées et publiques ont répondu présentes au palais des expositions. Il y a en réalité deux sortes de “foires’’. Une, à ciel ouvert, qui regroupe plus d’une centaine de commerçants venus de différentes wilayas. La deuxième qui abrite l’ancienne bâtisse couverte de ‘’Souk el-Fellah” Mais les gens préfèrent se rendre et respirer un bon bol d’air frais et visiter la première foire. Les vendeurs vous harcèlent de leurs mégaphones, brandissant une marchandise variée. Les prix raisonnables et abordables favorisent amplement cet échange. D’autres vendeurs étalent divers objets hétéroclites à même le sol. Les stands pleins à craquer vous proposent des ustensiles, des outils, de la boiserie, des chaussures, des appareils électroménagers, de la friperie. D’autres, bout à bout, dans un alignement irréprochable, vous attirent par la couleur des tissus accrochés à des cintres ou à des cordes. Cet endroit est carrément monopolisé par les femmes qui passent des heures entières à palper les étoffes, à questionner les vendeurs et souvent le marchandage revient à la charge, les langues se délient et chacune tente la bonne affaire en mettant la main à l’escarcelle. Il faut rappeler que les visiteurs sont là depuis huit heures L Phs : DR Les vacances scolaires sont là, bien méritées par les élèves après un long trimestre plein d’ardeur et d’efforts conjugués en vue d’obtenir de bons résultats. Les services de l’APC ont décidé de mettre à profit cette trêve hivernale, afin d’apporter une ambiance particulière, par l’ouverture d’une foire. du matin, et l’on compte des retardataires jusqu’à 21 heures. Une façon comme une autre de changer d’air, de défouler, de sortir, de fuir les tracasseries de la vie quotidienne et de la routine de la préparation de la “bouffe”. Ustensiles de cuisine jouissent d’une attention particulière (assiettes, verres thermos...), des nouveautés qui font craquer les ménagères qui ne savent plus où donner de la tête, et dont le seul souci est d’épater la voisine par des achats souvent excentriques et exagérés.De toute façon, l’on trouvera toujours un prétexte. Et puis après… Des stands énormes entièrement remplis de friperie connaissent un engouement et une affluence particulière. On fouille, on cherche, on essaie de dénicher le joli tricot, la belle paire de chaussures, dont le prix satisfait tout ce beau monde. Bradées, comme elles le sont, ces affaires trouveront toujours preneurs. L’espace réservé à cette foire est vaste et arpente ainsi les allées réservées au passage vous épuisent et le soir, de retour à la maison, vos jambes sont carrément en compote. On s’en rend compte, mais on marche sans cesse… Des camions bleus pour la plupart forment un carré et, perchés sur leurs véhicules, ces marchands, venus de loin, munis de mégaphones, bradent chemises, robes, pantalons à des prix qui défient toute concurrence. De 50 à 200 dinars et chacun trouve son compte. Cette quinzaine économique coïncide avec la préparation de la célébration de cet événement de la nativité du Prophète (QSSSL). Une fête grandiose qui attire de nombreux autochtones, nationaux et étrangers. Limani Mustapha, le wali, saisit cette opportunité afin de mettre en exergue les différents projets réalisés depuis sa dernière nomination. Le développement économique, dans cette partie de l’Algérie profonde, offre beaucoup de potentialités aux investisseurs de la wilaya. Les nombreuses sorties et visites sur le terrain sont une preuve indéniable et indubitable de cet homme, dont le seul souci est de se rapprocher du citoyen et veiller au bon déroulement des opérations liées directement aux nombreux projets. Ainsi, trois grandes sociétés vont bientôt s’implanter dans la wilaya pour la construction d’une raffinerie par la compagnie Samsung. D’autres sociétés suivront, il s’agit en outre de Technicasréunidas, une firme espagnole, et de Petrofa une entreprise américaine. Lors des dernières manifestations de certains habitants sor- tis exprimer leur colère pour des logements non distribués qui a conduit au blocage de certains axes routiers et de pneus brûlés, le wali a réagi avec dextérité et sagesse en recevant les représentants des citoyens revendicatifs. Le dialogue franc, transparent a permis d’atténuer et de mettre fin à cette forme d’expression. Je ne peux, précise le wali, procéder à l’ octroi de ces logements qui ne sont pas encore achevés. Patience, les travaux sont en bonne voie et les listes des bénéficiaires seront bientôt connues. Rassurés par les propos du premier responsable, l’ordre et la tranquillité sont revenus dans la paisible ville d’Adrar. Durant toute la durée de cette quinzaine commerciale, l’ambiance ne manque pas, et les troupes folkloriques et du “baroud” animent, à tour de rôle, les soirées malgré un mercure en leur défaveur. Le soir, la grande place d’Adrar est carrément monopolisée par des vendeurs ambulants de thé, un thé préparé et mijoté sous les braises du brasero que des clients s’arrachent. Cette mixture est souvent accompagnée de cacahuètes grillées, d’œufs bouillis saupoudrés de cumen: un vrai délice qui réveille vos émotions gustatives. Adrar est en train de vivre des moments merveilleux. Safi A. T. 5 es importations des produits pharmaceutiques ont reculé à 1,74 milliard de dollars (md usd) sur les 11 premiers mois de l'année 2015, contre 2,28 milliards usd sur la même période de l'année 2014, soit une baisse de 23,47%. Quant aux quantités importées, elles ont également connu une baisse mais à un moindre rythme en s'établissant à 24.061 tonnes (t) contre 27.959 t (-13,94%), précise le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis). La baisse en valeur des importations, constatée depuis le début de l'année, a concerné l'ensemble de la composante des produits pharmaceutiques tandis que le recul des quantités importées a touché seulement les médicaments à usage humain, contrairement à celles des produits destinés à la médecine vétérinaire et des produits para-pharmaceutiques qui ont affiché des hausses. La facture des médicaments à usage humain (95% de la facture globale des importations des produits pharmaceutiques) s'est chiffrée à près de 1,65 md usd contre 2,18 mds usd (-24,2%).Les quantités importées sont passées à 21.962,54 t contre 26.255,2 t (-16,35%). Les importations des produits para-pharmaceutiques se sont établies à 59,75 millions usd (1.462,63 t) contre 61,53 millions usd (1.218,69 t), soit une baisse de 2,89% en valeur et une hausse de 20% en quantité. Quant aux médicaments à usage vétérinaire, leurs importations ont atteint 27,22 millions usd (635,72 tonnes) contre 31,31 millions usd (485 tonnes), soit un recul de 13% en montant et une hausse de 31% en quantité. La baisse en valeur des importations des médicaments s'explique essentiellement par une meilleure négociation des prix auprès des laboratoires étrangers, avait déjà indiqué le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, "Nous avons adopté une nouvelle méthodologie de fixation des prix, basée sur la comparaison des prix à l'international afin d'obtenir les meilleurs prix en Algérie lors de l'enregistrement des produits, dans le cadre de la maîtrise de la facture des importations", selon le directeur des produits pharmaceutiques auprès de ce ministère. Cette nouvelle méthodologie a permis d'obtenir une baisse d'au moins 10% par rapport aux marchés européens, avait précisé le même responsable en ajoutant que les services du ministère veillent à ce que les prix en Algérie restent les plus avantageux dans la région. La facture des importations des produits pharmaceutiques avait atteint près de 2,6 mds usd en 2014, en hausse de 10,44% par rapport à 2013. L PATRIMOINE L'épée targuie attire les visiteurs au salon de l’artisanat à Oran épée targuie "Tkouba" exposée à la 3ème édition du Salon national d’artisanat, qui se poursuit à Oran, attire de nombreux visiteurs fascinés par la beauté du travail et la richesse des motifs. Le stand réservé pour la première fois dans ce salon au riche et varié patrimoine traditionnel targui expose une panoplie de produits d'artisanat jalousement préservés par des artisans attachés à leur sauvegarde contre la disparition, selon un exposant. Les objets d’art portant l'empreinte du patrimoine authentique de L' "l’Homme bleu" suscitent l'admirat i o n , notamm e n t l ' é p é e façonnée par l’artisan Bekk a i Lazouri de la wilaya d’Adrar qui a hérité ce métier de ses ancêtres et veille à sa promotion. La fabrication de ce joyau appelé "Tkouba" continue d'être exer- cée par cet artisan et d'autres, malgré la tentation de la vie moderne et cette activité s'est adjugée, au fil du temps, un label algérien et une réputation qui n'a rien à envier à celle de l'épée légendaire de samouraï, a déclaré un visiteur. Fabriquée de fer de pare-choc des véhicules chauffé dans un vieux four et façonnée dans des moules de différentes tailles, l'épée targuie est gardée dans une étui à base de peau de chèvre ornée de plaques d’aluminium ou d'argent et portant des symboles inspirés de la culture targuie, a expliqué l’artisan Bekkai. Cet artisan úuvre, avec sa famille, à faire découvrir et promouvoir ce produit qu'il estime comme un trésor du patrimoine algérien à travers la participation aux manifestations à l'intérieur et l'extérieur du pays, a-t-il affirmé signalant que cette épée a suscité un vif intérêt des visiteurs à l’exposition organisée à Bordeaux (France). La 3ème édition du salon national d’artisanat, ouverte samedi au Centre des conventions Mohamed Benahmed d'Oran propose 25 activités d'artisanat traditionnel de 321 exposants et 13 associations versées dans le développement des produits d’artisanat artistique. Cette manifestation, qui sera clôturée le 2 janvier prochain, est initiée par la chambre d’artisanat et des métiers en collaboration avec la direction du tourisme et d'artisanat d’Oran. Mardi 29 décembre 2015 7 RÉGIONAL MILA La population s’inquiète d’une eau nauséabonde e p u i s quelques jours les habitants de la wilaya de Mila, soit la quasi-totalité des communes alimentées en eau à partir du barrage de Béni-Haroun, s’inquiètent énormément de l’odeur nauséabonde se dégageant de l’eau du robinet. « C’est vraiment imbuvable à cause d’une odeur nauséabonde de l’eau qui coule ces derniers jours. On n’en consomme plus et on s’approvisionne des colporter qui vendent l’eau des sources. », réclame un citoyen. A ce propos, le chargé de la communication auprès de la direction locale de l’Algérienne des Eaux a élucide que cette odeur n’a aucun risque pour la santé publique et cela est dû à la prolifération des algues aux niveaux des eaux superficielles. Cette situation est générée par la faible pluviométrie enregistrée ces derniers jours, a-t-il ajouté. D A. F. CHLEF AGRICULTURE Les propos rassurants des services agricoles face à la sécheresse ALGER Annulation de l'uniformisation de la couleur des taxis de la wilaya opération d'uniformisation de la couleur des véhicules taxi de la wilaya d'Alger, en orange et noir, a été annulée à compter de mercredi dernier, a annoncé , avant-hier, la wilaya dans un communiqué. "Il est porté à la connaissance des chauffeurs de taxi, exerçant au niveau de la wilaya d'Alger, que suite à la demande formulée par le syndicat des chauffeurs de taxi de la wilaya d'Alger, l'opération d'uniformisation de la couleur des véhicules (en orange et noir) est annulée à compter du mercredi 23 décembre 2015", a précisé le communiqué. L'uniformisation des couleurs des taxi de la wilaya d'Alger avait été contestée par la corporation. Un rassemblement de chauffeurs de taxi s'est tenu lundi dernier à la station routière "Caroubier" à Alger, pour demander à leur syndicat de se joindre à leur mouvement de contestation. L' MASCARA Remise des clefs de 204 logements es clés de 204 logements de différents programmes ont été remises à leurs bénéficiaires, dimanche à Mascara, et 40 familles ont été relogées à Sig dans le cadre de la résorption de l'habitat précaire. La remise des clés a concerné un quota de 104 logements promotionnels aidés (LPA) au niveau du nouveau pôle urbain de Mascara, réalisés par le bureau d’études public "URBAT" et 100 autres de même formule concrétisés par l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de la wilaya de Mascara au profit des personnels du ministère de la Défense nationale. A Sig, 40 familles vivant dans le vieux bâti, à la sortie de la ville en direction d'Arzew, ont été relogées dans des logements sociaux disposant de toutes les commodités pour une vie décente. Les habitations précaires ont été aussitôt démolies afin d'implanter à leur place des équipements publics dans cette partie ouest de Sig dépourvue d’assiettes foncières, selon les explications fournies au wali de Mascara, Salah El Affani, qui a présidé l’opération de relogement. Ph : DR L En l’absence de pluie, le niveau d’eau du barrage de Sidi-Yacoub, qui alimente aussi bien les population situées au nord de la wilaya de Chlef que l’agriculture, notamment les vergers et les cultures maraîchères à raison de 34 millions de m3, continue de diminuer dangereusement . En effet, situé à 28 km au sud de la wilaya, le barrage de Sidi-Yacoub implanté dans les gorges de Oued Lardjem, qui a une capacité de rétention de 280 millions de m3 enregistre actuellement un taux de remplissage de près de 68%. Suite en page 9 Chute mortelle d'un ouvrier à Chaarer n ouvrier répondant aux initiales de Z.T., âgé de 48 ans, a trouvé la mort après sa chute du haut d'un bâtiment en construction, où il exerçait à Chaarer, une banlieue de la ville de U Ténès, a-t-on appris de source hospitalière. La victime a été évacuée par les sapeurs-pompiers vers la morgue de l'EPH Zighout-Youcef, alors que les éléments de la sûreté de la daïra de Ténès ont ouvert une enquête pour déterminer les causes et circonstances réelles de cet accident mortel. Le défunt était marié et père de six enfants. B. O. 8 RÉGIONS Mardi 29 décembre 2015 AÏN TÉMOUCHENT BATNA ADE AÏN-TOUTA L'Algérienne des eaux met les moyens de sa politique Selon la chargée de la cellule de communication de la wilaya d’AïnTémouchent, l’Algérienne des eaux a réalisé, en 2015, un chiffre d’affaires de 644 064 337,20 DA. e seuil financier n’a été possible que grâce au redéploiement du personnel qualifié au niveau des différentes structures de la société, d’une part, et le renforcement du rendement commercial qui s’est traduit par la prise en charge effective des problèmes techniques, de la résorption des fuites (réparations de 7500 fuites et 265 casses), du recouvrement d’une bonne partie de ses créances impayées auprès de ses abonnés, qui étaient de 24 milliards de centimes à fin août 2015, et la mise en œuvre d’une procédure adéquate à l’endroit des abonnés endettés désirant s’acquitter de leurs créances selon un calendrier raisonnable tenant compte des possibilités financière de chaque abonné, d’autre part. L’amélioration qui reste tout juste modeste mais à encourager davantage est due aussi au fait que C l’ADE, unité Aïn-Témouchent, avait procédé à la prise en charge de 07 communes, depuis la dernière visite de l’ex-ministre des Ressources en eau, ramenant ainsi le nombre d’abonnés à 91 680 à mi-décembre, 2015 contre 83 126 à la fin 2014. La prise en charge des réseaux publics d’AEP des dites communes a permis aussi de réaliser des recettes importantes pour l’entreprise, qui est arrivée, grâce au renforcement des grands aménagements hydrauliques réalisés en 2014-2015, à distribuer de l’eau en H24 pour la quasitotalité des villes et communes. Ces aménagements réalisés par une entreprise nationale consistent en la pose d’un transfert de 26 km de gros diamètres et la construction d’ouvrages de stockage destinés à l’amélioration de l’AEP du couloir Aïn Témouchent-ChaâbetEl-Lehem- El Malah. L’introduction du système informatique géographique (SIG) et la mise en œuvre de la télégestion (gestion à distance ) des grands aménagements hydrauliques ont permis indubitablement d’améliorer la gestion, l’exploitation et la prise en charge effective des problèmes pouvant surgir, sans tarder. Aussi, en matière de contrôle de la qualité de l’eau il a été procédé à la désinfection de 161 cuves de stockage d’eau (réservoirs, châteaux d’eau, bâche de reprise) et l’analyse physico-chimique et bactériologique de pas moins de 11300 échantillons d’eau pris à travers l’ensemble des réseaux de la wilaya d’AïnTémouchent. En sus la mise en route du numéro vert «1593» a contribué efficacement à régler pas mal de problèmes, notamment les fuites d’eau qui causaient des désagréments aux abonnés et des préjudices importants à l’Algérienne des eaux sur le plan financier. Une nette appréciation est à signaler et qui résume assez bien l’impression générale des citoyens et des abonnés. Boualem Belhadri ARTISANAT Don de 9 millions DA du FNPAAT à 34 artisans elon Athman Boussaid, directeur de la chambre d’artisanat et des métiers de la wilaya d’Aïn-Témouchent, le Fonds national de promotion de l’artisanat et des activités de l’artisanat (FNPAAT), relevant du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, a accordé un don de 9 millions de dinars à 34 artisans de la wilaya. L’annonce a été faite à la presse écrite ce dimanche 27 décembre 2015. Creusant davantage l’information, l’on apprend que les candidats devaient recevoir des parts non pas en numéraires mais sous forme de lots de matière première, d’équipements et autres outillages estimés entre 20 et 50 millions de centimes. Le choix a porté notamment sur les métiers traditionnels tels que la poterie, le tissage, les travaux d’art, la plomberie, la meunerie…. Les créneaux étant connus, c’est la commission de wilaya, issue de plusieurs départements en rapport avec les activités du secteur qui a trié les 34 postulants retenus parmi les 100 qui répondaient aux critères préétablies et définies selon un arrêté du ministère. Notre source d’information a indiqué que le FNPAAT vise le développement et la préservation des activités artisanales du terroir, créatrices d’emploi et de richesse aux jeunes porteurs de projets innovants. Selon le directeur Athman Boussaid, il est prévu d’élargir le nombre des bénéficiaires lors de la prochaine céré S MÉDÉA SÉCURITÉ ROUTIERE Journées de sensibilisation ne campagne de sensibilisation à la sécurité routière a été lancée, ce lundi dans la wilaya de Médéa , et ce, durant 2 jours, à l’initiative du wali de Médéa, M. Mustapha Liadi, en collaboration avec la Protection civile, la Gendarmerie nationale, la direction de la santé , la direction des transports, les agences de contrôle et les associations nationales de la sécurité routière, a-t-on appris du cabinet de la wilaya. L'opération entamée à la maison de la culture Hassen-El-Hassani cible les conducteurs de véhicules ainsi que les piétons, a précisé le chargé de la communication de la wilaya. Cette campagne vise notamment, selon ses initiateurs, à sensibiliser les Médéens, surtout les jeunes, aux règles de la sécurité routière et à leur inculquer une culture préventive leur permettant d'être à l'abri des accidents de la route, a souligné notre interlocuteur, ajoutant que des dépliants illustrés seront distribués. Un parc pédagogique destiné aux écoliers qui expliquera, durant ces deux journées, la signification des différents panneaux de signalisation et donnera des consignes de prudence lors de la traversée de la chaussée en se dirigeant ou en rentrant de l'école, a été ouvert à la sûreté de wilaya. Une simulation d'accident de la route, destinée à renseigner sur les méthodes d'intervention dans le cadre des premiers secours, a également été organisée à la U maison de la culture. Plusieurs partenaires concernés prennent part à cette opération qui a aussi donné lieu à des déplacements vers plusieurs "points noirs". Des médecins collaborateurs interviendront pour évoquer le traumatisme et la prise en charge des blessés lors de leurs évacuation vers le service des urgences ou un branle de combat des médecins urgentistes qui sont appelés à diagnostiquer le degré des blessures et l'admission en urgence dans divers blocs opératoires, insistant sur le manque de personnel spécialisé surtout quant il s'agit de la gravité du blessé avec en sus l'énorme difficulté à opérer le patient pour une meilleure prise en charge, ce qui devait selon lui offrir plus de moyens pour la réussite de l'intervention chirurgicale, sans le cas contraire dira-t-il avec un point d'amertume le patient risque un handicap majeur pour le reste de sa vie, indique le communiqué du cabinet de la wilaya. Zarouat M. CHABOUNIA La RN 40 se dégrade es désagréments causés par le tronçon routier (RN40) au niveau de la frontière administrative entre les wilayas de Médéa et Djelfa, reliant la commune de Chahbounia (Médéa) à celle de Sidi-Ladjel (Djelfa), continuent de faire des mécontents, notamment les conducteurs qui éprouvent d'énormes difficultés à conduire normalement. Lors de notre passage, samedi passé, nous avons remarqué que ce tronçon est parsemé de nids-de-poule qui vous obligent à zigzaguer afin de les éviter. Une situation qui met les nerfs à rude épreuve. Même la déviation mise en service est en très mauvais état et n'arrange guère les choses. Pneumatiques et amortisseurs en souffrent. Rappelons tout de même que la RN40 est empruntée par des bus, des camions transportant produits alimentaires, fruits et légumes. Des crevasses et autres nids-de-poule obligent les automobilistes à emprunter quotidiennement les bordures et même le sens inverse de la route, ce qui est d'ailleurs à l'origine des embouteillages et surtout de plusieurs accidents qui ont causé même des pertes humaines. Cette situation perdure depuis des années sans que cela attire l'attention des responsables. Z. M. L Un grand potentiel pour la filière avicole a commune d’Aïn-Touta (35 km au sud de Batna) est appelée à "tirer davantage profit de son potentiel pour développer la filière avicole, devenue une vraie vocation dans cette région", a estimé, lundi, le président de l’association "Aurès" des aviculteurs, Abdelaziz Khlifi. La redynamisation de cette filière contribuera sans aucune doute, tout en satisfaisant les besoins exprimés localement et à l’échelle de toute la région, à promouvoir une économie "forte et diversifiée" dans cette commune à proximité de laquelle se trouve déjà la grande cimenterie de la SCIMAT, a considéré M. Khlifi, vétérinaire de formation et vulgarisateur agricole. La daïra d’AïnTouta compte, à elle seule, 80 basses-cours de poulets de chair et 250 unités avicoles totalisant plus d’un (1) million de poules pondeuses produisant annuellement plus de 1,3 milliard d’œufs, soit près de 20 % de la production nationale, a-t-il rappelé. L’émergence de ce pôle a été impulsée par le soutien public de cette filière, ainsi que par les mesures incitatives engagées depuis 2008, dont l’exonération de la TVA sur les intrants (aliments et produits vétérinaires) et l’aide à la réhabilitation des moyens de production. Pour ce vulgarisateur agricole, les principales contraintes liées au développement de la filière avicole dans cette région ont notamment trait à "la hausse des coûts d'aliments de volaille, la prépondérance d’intermédiaires dans le circuit de commercialisation, et aux particularités du circuit de distribution du poussin au niveau national". M. Khlifi a affirmé que le développement de cette filière doit "s'articuler autour d'opérateurs intégrateurs qui peuvent être les fabricants d'aliments composés, des couvoirs, des abattoirs industriels avicoles et des centres de conditionnement d’úufs". L'organisation de la filière exige également, entre autres, l'organisation de la profession des vétérinaires qui est "source d'assurance" pour le consommateur. Des aviculteurs approchés ont souligné que la filière "nécessite une bonne maîtrise des innovations et du savoir-faire pour surmonter le problème de régression de la production en été et la dégringolade des prix en cas de hausse de la production et ce, à travers la disponibilité d'espaces de stockage au froid et la lutte contre l’activité parallèle qui provoque une augmentation des prix préjudiciable autant au producteur qu’au consommateur". Ces mêmes aviculteurs ont fait remarquer que malgré la croissance enregistrée durant les dernières années, un grand nombre d’éleveurs de volailles exercent toujours dans des locaux et des entrepôts non conformes, ce qui est à l'origine de la perte, annuellement, d’un grand nombre de poulets, nonobstant le recours de 70% d'entre eux au marché parallèle sans déclaration auprès des services compétents. Une donne qui rend "difficile", selon eux, l’évaluation et la mise en place de plans de développement "aussi efficaces que souhaité". L RÉGIONS Mardi 29 décembre 2015 CHLEF BATNA ADMINISTRATION-ARCHIVESNUMÉRISATION Suite de la page 7 Premier stage pour les responsables des archives des communes et des wilayas Phs : DR …Selon le relevé effectué dernièrement l’eau emmagasinée est de l’ordre de 189 millions de m3, soit près de 100 millions de m3 de déficit. «Le taux de remplissage est nettement inférieur à celui enregistré à la même période du moins durant les trois dernières années» a indiqué Mlle. Aicha Baha responsable du barrage. Cette situation a conduit les responsables locaux à interrompre la semaine passée le prélèvement d’eau destinée à l’irrigation. Selon toujours la responsable du barrage «les lachers d’eau pourront reprendre dès le début du mois d’avril dans la mesure ou des précipitations viendront combler les quantités d’eau utilisées à ce jour». Par ailleurs concernant la sécheresse qui sévit sur le pays dont la wilaya de Chlef, M. Belaid Mohamed Mokhtar-directeur des services agricoles de Chlef, estime que « il n’y a pas feu à la maison ».Néanmoins ce responsable fera remarquer que « il est vrai que cette année à l’instar des années précédentes d’ailleurs ; les conditions climatiques sont préoccupantes d’autant plus que cette année la pluviométrie de l’automne est relativement très faible dans la wilaya de Chlef». Cependant si les périmètres irrigués ne sont pas touchés par cette sécheresse, il en est autrement pour les cultures stratégiques comme le blé qui ont un besoin vital en eau. Toutefois M. Belaid considère qu’en raison du réchauffement climatique qui affecte l’ensemble de la planète, il est devenu impératif d’utiliser les sciences de la terre et dépasser le seuil de l’agriculture traditionnelle» Pour le directeur des services agricoles «rien n’est encore perdu pour cette année et de recommander aux fellahs qui n’ont pas encore emblavé leurs terres d’utiliser les nouvelles technologies, à savoir utiliser des semences appropriées (de courte durée par exemple) répondant aux critères de la nature des sols et surtout aux conditions climatiques de la région. M. Belaid tient à préciser que « conscients des bouleversements météorologiques qui affectent notre planète nous avons inscrivant dans le cadre de la Journée nationale sur la prévention routière, les services de police de Boumerdés organisent une Journée d’information et une caravane de sensibilisation sur la prévention des accidents de la route au niveau de la localité de Khemis-ElKhechna. Elle a été organisée en collaboration avec l’association nationale de la prévention routière et le mouvement des scouts musulmans de la wilaya de Boumerdés. Dans ce cadre, la manifestation qui a eu lieu au niveau du centre culturel de la ville a drainé un grand nombre de citoyens de tout âge pour s’informer des nouvelles dispositions mises en pratique pour lutter contre ce fléau des accidents de la pris plusieurs dispositions parmi lesquelles la nécessité de doubler nos surfaces irrigables et, à ce titre, dira-t-il nous avons distribué l’année passée 298 kits d’aspersion de type A90 spécial céréales, sachant qu’un kit permet d’irriguer 10 hectares». Quant au programme tracé par la direction des services agricoles pour promouvoir l’agriculture au niveau de la wilaya de Chlef, le directeur des services agricoles fait état d’une feuille de route qui devra rendre à la wilaya de Chlef sa première vocation à savoir agricole. Pour cela un nouveau périmètre qui s’étend sur 3500 hectares situé à Bir Saf-Saf (commune de OuedFodda) sera opérationnel dès l’année prochaine avec la pose des canalisations d’irrigation qui vient de s’achever. Un autre programme concernant un périmètre de 1800 hectares, dont 800 pour les céréales, sera opérationnel également en 2016. Mais le plus important périmètre est sans aucun doute celui qui devra consacrer près de 10.000 hectares à la céréaliculture irrigable. Au total pour l’échéance 2016 ; ce seront pas moins de 19.750 hectares qui bénéficieront de l’irrigation à partir des forages et des eaux provenant des barrages de Sidi-Yacoub et d’OuedFodda. À ce sujet le directeur des ressources en eau (exhydraulique) M. Sebti Kechoud lance un appel à tous les intervenants dans l’hydraulique et l’agriculture d’utiliser les techniques modernes pour la rationalisation de l’eau afin de ne plus être tributaire des caprices de la météo . Bencherki Otsmane route qui ne cesse de prendre de l’ampleur et endeuiller des familles entières. Ainsi, en plus des conseils prodigués pour une meilleure conduite, les citoyens ont découvert les divers moyens de contrôle et de lutte contre les infractions routières à l’exemple de l’utilisation par la police du radar qui détermine la vitesse faite par le chauffeur qui ne respecte pas la limitation indiquée sur un panneau. Une caravane a sillonné toutes les artères de la ville où des jeunes de l’association et des scouts ont sensibilisé les chauffeurs sur la nécessité de respecter le code de la route afin d’épargner des vies humaines et cela en leur remettant des dépliants portant les consignes de conduite. Usant d’exemples illustratifs sur la montée alarmante des accidents de la route,des cadres de la police ont expliqué aux nombreux citoyens les dispositions et les conseils à prendre pour éviter les drames routiers tout en les appelant à utiliser le numéro vert 1548 pour une rapide intervention et une meilleure prise en charge le cas échéant. Lors de cette journée, il a été également mis en exergue les efforts des services de sécurité quant à la lutte contre toutes les formes de criminalité ainsi que les actions menées pour réduire le fléau relatif aux accidents de la route qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans notre pays. B. Khider MOSTAGANEM Création de plus de 23 000 postes de travail en artisanat et métiers as moins de 23.242 postes d'emploi permanents en artisanat et métiers ont été créés dans la wilaya de Mostaganem depuis 1999, a-t-on appris auprès de la chambre de wilaya du secteur. Ces postes sont pourvus à la faveur de la création de 9.224 entreprises dont 4 671 en artisanat de service, 2 487 en artisanat artistique et 2 066 en production P n stage de formation, le premier du genre, visant les responsables des archives de neuf (9) wilayas dans l’est du pays et de leurs communes a été ouvert dimanche à Batna sous l’égide du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales (MICL). Organisé à l’Ecole nationale d'application des techniques des transports terrestres (ENATT) par l’université de la formation continue (UFC), ce stage, qui se poursuivra jusqu’à jeudi, s’inscrit dans le cadre d’un programme du MICL qui a déjà touché les secrétaires généraux des communes, les présidents des APC et les chefs des services techniques des communes, a indiqué lors de l’ouverture le wali de Batna, Mohamed Salamani. Pour la superviseuse de cette formation, Khadidja Houara, conservatrice de la bibliothèque centrale de l’université de Batna 1, le but du stage, "le premier du genre à l’échelle nationale" est "d’outiller" les participants en vue de la numérisation des archives des communes et des wilayas. L’opération, qui concerne pour cette première phase les communes et les wilayas de Jijel, d’Annaba, d’El Tarf, de Constantine, de M’sila, de Bordj Bou Arreridj, de Souk Ahras, de Mila et de Guelma, sera suivie d’autres stages au profit du reste des wilayas du pays. La formation est encadrée par des spécialistes en bibliothéconomie et en gestion des archives. U BOUMERDÈS La police sensibilise sur les accidents de la route à Khemis-El-Khechna S’ 9 de matières. Les services liés à l’aménagement, la maintenance, la sculpture et la décoration viennent en tète des activités artisanales suivis de ceux destinés aux ménages dont la réparation et la maintenance des équipements. Les métiers prisés à Mostaganem, sont ceux des objets d’art, de la poterie, de la sculpture sur le gypse, de la ferronnerie artistique, de la couture, de la broderie et de la pâtisserie. D'autre part, durant la même période, 370 locaux ont été attribués aux artisans sur un total de 2.237 locaux dont a bénéficié la wilaya au titre du programme du président de la République. Le quota global de la wilaya est estimé